DEFENSE NEWS
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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July 6, 2018 1:38 AM
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Terrorisme : Des gendarmes du GIGN vont patrouiller incognito dans les trains

Terrorisme : Des gendarmes du GIGN vont patrouiller incognito dans les trains | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 21 août 2015, une carnage fut évité in extremis grâce à l’intervention de quatre voyageurs pour maîtriser Ayoub El Khazzani qui s’apprêtait à commettre, au nom de l’État islamique (EI ou Daesh), une attaque dans un train Thalys assurant la liaison Amsterdam-Paris. Un an plus tard, à Wurtzbourg, un jeune jihadiste de nationalité afghane (ou pakistanaise), Riaz Khan Ahmadzai, blessa cinq personnes dans un train avant d’être abattu par la Spezialeinsatzkommando, une unité d’élite de la police allemande.

Ces deux attaques, en particulier celle du Thalys, ont été un « élément déclencheur » pour le Groupe d’intevention de la Gendarmerie nationale (GIGN), qui vient de lancer l’opération « Train Marshalls » à la veille des départs en vacances.

Ainsi, explique le colonel Ghislain Réty, chef du bureau de la défense et de la sécurité nationale au sein de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), des gendarmes du GIGN vont se mêler aux voyageurs « en toute discrétion » (c’est à dire incognito) afin d’intervenir en cas d’attaque terroriste.

« Ils voyageront tous les jours, dans les trains circulant sur l’ensemble du territoire, de façon aléatoire ou de façon plus ciblée en fonction de l’état de la menace. L’objectif est d’être efficace et de rassurer la population », a précisé le colonel Réty.

Cette opération est d’autant plus pertinente que, en août 2017, al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), organisation liée à l’attentat contre Charlie Hebdo, a menacé le transport ferroviaire américain et européen dans sa revue en ligne Inspire.

Les gendarmes du GIGN seront au moins deux par train. Ils seront évidemment armés et équipés de radio. Afin de garder leur couverture, ils n’auront pas à intervenir sur les faits de petite et moyenne délinquance.

« Il est temps que nous inculquions la peur et les contraignons à imposer des mesures de sécurité strictes aux trains comme ils l’ont fait avec leur transport aérien », avait fait valoir AQPA. « Nous devons menacer davantage les vulnérabilités de leur sécurité. Et quand ils dépensent des millions de dollars pour en traiter une, nous devons être prêts pour nous attaquer à une autre », avait expliqué l’organisation jihadiste.
Pour cela, AQPA avait donné trois modes opératoires : l’attaque dans un train, l’assaut d’une gare et le déraillement d’une locomotive en se servant d’un outil similaire à celui utilisé par le personnel technique des compagnies ferroviaires.
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July 6, 2018 1:32 AM
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G5-Sahel : le général Dacko (sans doute) débarqué de la Force conjointe

A la suite du déplacement récent du président Macron en Afrique, le général malien Didier Dacko qui commande la Force conjointe (FC) du G5-Sahel devrait être rapidement remercié. Il sera remplacé par un officier mauritanien, secondé d’un tchadien. Emmanuel Macron est passé par la Mauritanie…

Paris est visiblement agacé par l’attitude des autorités maliennes dans la lutte contre le terrorisme. Lundi 4 juillet, Jean-Jacques Bridey, président de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, avait vendu la mèche, en répétant à l’antenne de RFI ce qui se dit partout en off dans les milieux qu’ils fréquentent : « le pouvoir actuel (au Mali, ndlr) n’est pas à la hauteur des enjeux ». Et visiblement le général Dacko non plus, alors qu’il était présenté il y a peu comme l’homme de la situation. Récemment en visite à Paris, le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga expliquait que « le Mali n’est pas un pays en guerre » même s’« il fait face au terrorisme comme d’autres pays ».

La décision de virer le général Dacko - qui n’est pas officiellement confirmée - interviendrait à quelques semaines de l’élection présidentielle au Mali, le 29 juillet. Le PC de la Force conjointe est installé au Mali, à Sévaré et ce pays est l’épicentre de la lutte contre le terrorisme, même s’il déborde sur le Burkina et le Niger.

L’Elysée entend aujourd’hui « redéployer » la force Barkhane, alors que des discussions confidentielles ont lieu sur le rôle respectif de Barkhane et de Sabre, l’opération plus discrète des forces spéciales. Aucune décision publique n’a encore été annoncée.

Une chose semble certaine. L’armée française préfère miser sur les armées beaucoup plus aguerries du Tchad et de la Mauritanie que de leur partenaire malien.

Plusieurs épisodes récents ont contribué à tendre l’atmosphère : le massacre de civils (16 morts) par des éléments liés à l’armée malienne, l’attaque du PC de Sévaré par un groupe terroriste, puis celle, dimanche dernier, d’une patrouille commune franco-malienne à Gao. L’image d’un VBCI touché - avec quatre blessés sérieux - n’est pas de celles que l’on apprécie à l’Elysée, où l’on attendait des victoires au premier semestre 2018. Malgré le chiffre de 120 terroristes « mis hors de combat » depuis janvier, rendu opportunément public à l’occasion du déplacement du chef de l’Etat, le compte n’y est visiblement pas.
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July 6, 2018 1:27 AM
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UK in talks with Sweden over next-generation fighter jet

UK in talks with Sweden over next-generation fighter jet | DEFENSE NEWS | Scoop.it

The UK has held initial discussions with Sweden about collaborating on a future fighter jet, as it prepares to reveal a long-awaited combat air strategy at the Farnborough air show later this month.

As part of the strategy, the government is expected to commit to launching a next-generation fighter programme by 2020 in a sign of its post-Brexit ambitions to retain cutting-edge combat air expertise.

The strategy, which is expected to set out a timeline for awarding a firm manufacturing contract by 2020, has yet to be given final cabinet approval. But it aims to deliver a strong signal to potential international partners that the UK is determined to press ahead with such a programme, despite being left out of a Franco-German future fighter project last year.

The statement is expected to set out the criteria for international collaboration, stressing that the UK intends to play a leading design role in any partnership to develop a fighter to replace the Typhoon jet from 2040. Sweden — whose defence flagship, Saab, makes the Gripen combat aircraft — has indicated its potential interest and would be a natural partner, according to several sources.

A Ministry of Defence spokesperson said: “The combat air strategy will be launched to ensure Britain maintains a world-leading combat air capability.”

The accord struck last summer between Paris and Berlin to work on a road map for a future fighter programme took the UK government by surprise and stunned executives at BAE Systems, repository of Britain’s combat air expertise. BAE has for several years been working with France’s Dassault Aviation on a future unmanned fighter. It is also a prime partner in the Eurofighter consortium with Franco-German Airbus and Italy’s Leonardo.

The unmanned project, combining capabilities on Britain’s Taranis demonstrator and France’s Neuron, has been seen by many in the defence sector as critical to sustaining the UK’s competence in high-end aerospace skills and technology once Typhoon production ends around 2024.

However, several sources said that collaboration appeared to be stalling in the wake of the Franco-German accord. A person close to BAE said it continued to progress but admitted that the technology involved in the partnership was being reviewed as the focus turned to a future fighter.

France and Germany last month signalled that initial plans for collaboration on a so-called sixth-generation fighter had expanded to include its role in a wider combat system.

Dassault and Airbus have been named the prime industrial partners on the Franco-German project, while France will lead the programme. The two countries have said they would be open to working with other partners, but at a later stage. This has raised concerns that if Britain were to join the project it could be forced to take a secondary role and be locked out of the crucial planning and design phase of any future fighter.

Industrial sources said Brexit tensions had clouded the issue. Questions over the UK’s willingness to make a firm commitment to funding a programme have also frustrated European partners, one industry executive said.

“To break into the Franco-German relationship, we have got to put something on the table that makes it worthwhile for them to take it seriously,” he said.


The strategy will aim to do just that and will be a “strong statement of national interest”, according to one person close to the subject. However, it will not mention the Franco-German accord and will deliberately leave the door open to other partners. As well as Sweden, Japan and South Korea could be potential partners, industry sources said.

BAE said: “We welcome debate about the need for next-generation combat air systems across many nations. We have a strong history of collaboration with other nations and continue to invest in new and emerging technologies so we can develop future aircraft.”

Although the strategy is not expected to define whether the next-generation jet will be manned or unmanned, it will set out policy goals, future requirements and timelines for certain milestones on a future fighter programme.

It is not yet clear if there will be any funding announced at the air show. However, BAE Systems is expected to unveil a concept aircraft at Farnborough to showcase potential technologies for a sixth-generation fighter.

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July 6, 2018 1:25 AM
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L'Espagne est intéressée par le futur avion de combat franco-allemand

L'Espagne est intéressée par le futur avion de combat franco-allemand | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 19 juin, la France et l’Allemagne ont signé une lettre d’intention concernant le développement d’un futur avion de combat. Auparavant, Dassault Aviation et Airbus Defence & Space avait conclu un accord industriel afin de préciser leurs rôles respectifs dans ce programme – d’origine française – appelé SCAF [Système de combat aérien futur]. Cet appareil remplacera, à l’horizon 2040, les Rafale et les Eurofighter Typhoon.

Concrètement, le constructeur français sera chargé de diriger les travaux relatifs à ce nouvel avion de combat, qui sera au coeur d’un « système de systèmes » puisqu’il travaillera en réseau avec différents types d’aéronefs, de satellites et autres plate-formes.

Cela étant, le Royaume-Uni et la France avait déjà établi une coopération pour mettre conjointement au point un drone de combat [SCAF-D]. Seulement, ce programme avance au ralenti pour le moment, sur fond d’incertitudes liées au Brexit. Aussi, les industriels du secteur britannique de l’aéronautique s’inquiètent d’être mis sur la touche avec ce projet d’avion de combat franco-allemand.

Cependant, et comme l’avait expliqué Florence Parly, la ministre des Armées, dans un entretien accordé en avril à La Tribune, il n’est pas question, du moins pour le moment, d’ouvrir ce programme à d’autres pays européens. « Il faut évidemment ne pas l’exclure mais il y a un temps pour tout. Aujourd’hui la priorité, c’est que le socle franco-allemand soit bien solide avant de commencer à s’ouvrir à d’autres partenaires », avait-elle en effet déclaré.

Or, en décembre dernier, l’Espagne fit savoir qu’elle souhaitait participer à ce projet d’avion de combat. Et elle ne peut qu’être intéressée par une telle participation dans la mesure où elle détient 4% du capital d’Airbus et qu’elle devra moderniser son aviation de combat. Dans un premier temps, il serait question de remplacer ses F/A-18 Hornet, qui ne sont plus de toute première jeunesse, par des Eurofighter Typhoon supplémentaires, à l’image de ce qu’envisage de faire Berlin avec ses vieux Panavia Tornado.

Seulement, et comme l’on pouvait s’y attendre, Paris et Berlin n’ont pas la suite qu’espérait Madrid. Selon une source du ministère allemand de la Défense, citée par l’agence Reuters, il a en effet été proposé à l’Espagne un statut « d’observateur » sans lui donner la possibilité de pouvoir changer les « paramètres initiaux » de ce programme d’avion de combat.

« La raison n’est pas d’exclure qui que ce soit, mais d’assurer un travail accéléré sur ce programme », a expliqué cette source, confirmant ainsi les propos de Mme Parly. « L’Espagne et d’autres pays pourraient probablement participer à des étapes ultérieures du programme », a-t-elle ajouté.

À Madrid, l’on a confirmé avoir reçu la proposition franco-allemande. Proposition actuellement examinée par le ministère espagnol de la Défense. Mais si ce dernier l’estime insuffisante, clea risque de poser un dilemne. Refuser tout implication espagnole dans ce projet franco-allemand pourrait pousser Madrid à regarder de l’autre côté de l’Atlantique et d’opter pour le F-35 de Lockheed-Martin. À l’inverse, une participation serait de nature à modifier l’équation industrielle du projet…
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July 6, 2018 1:23 AM
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Les Français veulent-ils vraiment abandonner la dissuasion nucléaire?

Les Français veulent-ils vraiment abandonner la dissuasion nucléaire? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Selon un sondage réalisé par l’IFOP à la demande du « Mouvement de la Paix » et publié, ce 5 juillet, par le quotidien La Croix, 67% des personnes interrogées (et elles ont été 1001 à l’avoir été, choisie dans un « échantillon représentatif ») se disent favorables à ce que la France s’engage dans la ratification du traité sur l’interdiction des armées nucléaires, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en juillet 2017.

Or, ratifier ce traité reviendrait de facto à renoncer à la dissuasion nucléaire, c’est à dire à « l’assurance-vie de la Nation ». C’est d’ailleurs pour cette raison que la France, mais aussi les autres puissances nucléaires, ainsi que l’ensemble des pays membres de l’Otan, ont jusqu’à présent refusé de signer ce traité.

Cependant, le résultat de ce sondage est surprenant. Ainsi, régulièrement, le ministère des Armées commande aussi des enquêtes d’opinion. Et, l’adhésion à la dissuasion nucléaire ne s’est jamais démentie. En octobre 2017, 61% des Français considéraient ainsi que « la possession de l’arme nucléaire » était « un point fort de nos armées » [ce sondage avait été aussi réalisé par l’IFOP, ndlr].

Les chiffres du « baromètre » les « Français et la Défense », publiés quelques semaines plus tôt, ne disaient pas autre chose. « En 2017, 72% des Français estiment que l’arme nucléaire française est crédible », s’était félicité le ministère des Armées. « Par ailleurs une large majorité de nos concitoyens [60%, ndlr] souhaite que nos capacités actuelles soient maintenues et modernisées pour en préserver la crédibilité », avait-il souligné.

Depuis que cet indicateur existe (1985), jamais la dissuasion nucléaire n’avait obtenu de si bonnes opinions parmi les personnes interrogées. Et la seule fois où il fut constaté une forte hausse des réponses favorabes à une réduction du format des forces stratégiques coïncida avec l’incident de la centrale de Fukushima (Japon), qui n’avait rien à voir avec le nucléaire militaire. En 2017, moins de 10% des sondés ont dit souhaiter une telle mesure.

Aussi, le sondage commandé par le « Mouvement de la Paix » prend le contrepied de ceux publiés par le ministère des Armées depuis bientôt 33 ans. Faut-il en déduire définitivement que « les Français sont contre le nucléaire militaire », comme l’a fait le quotidien La Croix? Pas si sûr…

Car cette étude présente un paradoxe : si 67% des sondés veulent que la France ratifie le traité sur l’interdiction des armes nucléaires, 56% se disent hostiles à la modernisation et au renouvellement des forces stratégiques françaises. Or, ces deux variables auraient dû être logiquement égales.

Entre les pro et anti-nucléaires, « 23% attendent en même temps que la France s’engage dans la ratification du traité d’interdiction des armes nucléaires et qu’elle renouvelle et modernise les siennes », précise La Croix.

« En apparence incohérente, cette position ‘réaliste’ peut s’interpréter comme le souhait de l’interdiction du nucléaire militaire dans l’absolu, mais la volonté, en attendant que toutes les autres puissances nucléaires s’y engagent, que la France conserve à jour son propre arsenal », analyse le quotidien.

Cependant, sur cet aspect, ce sondage est binaire : en effet, on peut refuser ou approuver la modernisation de l’arsenal nucléaire français comme l’on peut tout aussi bien estimer qu’il est souhaitable de « s’en tenir à ce qui existe ». Le baromètre « les Francais et la Défense », lui, n’oublie pas de poser une telle question…

En tout cas, le « Mouvement de la Paix » entend s’appuyer sur les résultats de ce sondage pour organiser, à l’automne, une journée de mobilisation sur les « lieux du crime », c’est à dire « là où l’État français modernise et renouvelle l’arsenal atomique meurtrier. » Il est vrai qu’il est plus facile de protester en France (qui possède, au passage, 300 têtes nucléaires) que dans les rues de Pékin (280 têtes) ou de Moscou (7.000 têtes).

En attendant, il reste à connaître les résultats de la prochaine enquête d’opinion commandée par le ministère des Armées. Et il n’est pas certain qu’ils soient les mêmes que ceux du sondage réalisé à la demande du mouvement pacifiste.
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July 6, 2018 1:20 AM
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Armement : les dérapages coûteux de l'administration française

Armement : les dérapages coûteux de l'administration française | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La ministre des Armées présente ce jeudi une réforme de l'administration qui pilote les programmes d'armement de la France. L'exécutif veut plus d'agilité et de coopération. Tour d'horizon de trois surcoûts emblématiques.

Le fiasco des véhicules pour les forces spéciales

La faute à l'Europe ? Souvent invoquée pour expliquer les surcoûts de l'avion de transport militaire A400M ou de l'hélicoptère Tigre, l'explication ne tient pas. La DGA a réussi toute seule à ajouter des spécifications aux véhicules demandés par les forces spéciales , au point que le mouton à cinq pattes n'est toujours pas disponible.

A l'issue de l'opération Serval au Mali, où nombre de camions s'étaient ensablés, le marché avait pourtant été notifié dès 2015 à Arquus (ex-Renault Trucks Defense). En janvier 2016, une commande de 241 véhicules légers et 202 véhicules lourds était passée. Les premiers sont censés pouvoir poursuivre des pick-up de jihadistes, les second assurer une forte autonomie en carburant, eau, vivres et munitions. Un premier lot de 25 camions a été livré en janvier 2017. Mais la DGA a jugé qu'il ne répondait pas à ses attentes et a renvoyé les véhicules à l'usine.

Devant les députés, furieux, le commandant des opérations spéciales a demandé à pouvoir acheter « sur étagère » des véhicules « dérivés de modèles civils et disponibles sur le marché ». Et de réclamer aussi des véhicules légers de type buggy haute mobilité-vélocité, histoire de pas être semé par les pick-up des djihadistes... En réalité, les forces spéciales ont pu tester un poids lourd, avant que la DGA ne définisse une version améliorée, qui in fine ne tient pas bien la route... A l'été 2018, aucun véhicule n'a encore été livré.

Drones : le rendez-vous manqué

La DGA met les bouchées doubles pour rattraper son retard, mais c'est évidemment l'une de ses grandes erreurs : ne pas avoir vu venir la révolution des drones. Au Sahel, l'armée française dépend toujours des drones américains Reaper de General Atomics pour accompagner ses soldats à terre. Pour les armer, comme l'a promis la ministre des Armées Florence Parly il y a un an, il faudra obtenir un feu vert du Congrès américain...

Les premiers drones d'endurance made in France devraient arriver l'an prochain. D'un côté, le Spy Ranger de Thales, qui se range dans un sac à dos, se déploie facilement et promet une autonomie de 30 kilomètres. De l'autre, le Patroller de Safran, dont l'assemblage commence cette année à Montluçon mais prendrait du retard, selon certaines sources. Commandé en 2016 pour l'armée de terre à 14 exemplaires, le contrat serait de 350 millions d'euros. Un prix qui ne laisse d'étonner chez les start up qui ont investi ce nouveau champ d'activités.

Frégates : gâchis et surcoût

Programme phare, le coût des frégates multi-mission FREMM a dérivé de 67 % par unité, a calculé la Cour des comptes en novembre 2017. Le constructeur, Naval Group, ni d'ailleurs la DGA, ne sont vraiment responsables. De coupe budgétaire en coupe budgétaire, l'Etat n'a cessé de revoir à la baisses ses commandes. Au départ, il voulait commander 18 frégates, puis 15, puis 12 ! Et plus on traîne, plus la facture grimpe.

En outre, la FREMM française, taillée sur mesure pour une marine de haute mer, ne s'exporte pas. Trop grande (quelque 6.000 tonnes), elle ne correspond pas à la demande, qui se positionne sur des bateaux militaires d'environ 4.000 tonnes. Ainsi ni l'Etat, ni Naval Group ne peuvent amortir les coûts de développement du navire, faute d'avoir songé en amont à l'exportation. Pire, alors que la loi de programmation militaire prône de remonter la flotte française à 15 frégates de premier rang, la FREMM est délaissée au profit d'une frégate de taille intermédiaire. Mais cette fois, Naval Group a demandé qu'on change la donne : industriels, ingénieurs de la DGA et état-major se sont réunis autour de la table pour en faire le design. Afin de se donner une chance de la vendre...
Anne Bauer
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July 6, 2018 1:18 AM
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Une réforme de la DGA « impérative » pour les armées

Une réforme de la DGA « impérative » pour les armées | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C'est « un des derniers bastions des savoirs techniques de l'État », qui est sur le point de se transformer. La ministre des Armées Florence Parly a annoncé ce 5 juillet un plan de réforme de la Direction générale de l'armement, une feuille de route, plutôt qu'une refonte profonde de l'organisation. Efficacité, Europe, industrie et, bien entendu, innovation, sont les quatre domaines de cette réforme, présentée comme « impérative pour nos forces et leur succès ».

Il s'agira ainsi de délaisser le fonctionnement « en silo » et de mettre en place un dialogue « plus direct et plus pragmatique entre la DGA et les états-majors », déclare ainsi la ministre des Armées. Parmi les mesures évoquées, le regroupement des caractéristiques militaires et des spécifications techniques en un seul document et la réduction de six à trois phases de séquencement des programmes d'armement : préparation, réalisation, utilisation. Parmi les préconisations du ministère, l'intégration « dès la phase de préparation » des experts du MCO, mais également la fusion des essais de recette et des expérimentations en une seule campagne, afin de gagner en réactivité.

Concernant la dimension européenne, la DGA « doit être un moteur pour l'Europe des armements, un architecte pour les partenariats internationaux », a déclaré la ministre des Armées. « Nous ne pouvons pas prétendre parler d'Europe de la défense sans produire et acheter européen ». De source ministérielle, on indique qu'il est nécessaire que la DGA « s'organise avec ses partenaires pour voir comment organiser ces programmes », en faisant référence aux programmes d'envergure tels que le Système de combat aérien du futur, présenté comme l'un des modèles de cette nouvelle dynamique de la DGA. Le ministère souhaite par ailleurs privilégier davantage les accords d'État à État, avec l'objectif de renforcer les relations de partenariats entre la France et la nation cliente. Par ailleurs, « il s'agit d'éviter que la conclusion de ces accords ne vienne prendre sur la substance des armées et de la DGA », explique-t-on au ministère. Le soutien à l'exportation sera en outre renforcé par 400 personnes supplémentaires d'ici la fin de la LPM.

Troisième axe d'amélioration, les relations avec les industriels. « La DGA n'est pas un service d'intendance ni cette vieille grand-mère qui distribuerait des chèques en blanc », énonce Florence Parly, qui souhaite rééquilibrer les relations entre l'État et les industriels. « Nous devons travailler avec les industriels pour mieux définir en amont les caractéristiques des programmes et la manière dont ils pourront exporter », indique le ministère, qui évoque des « relations d'exigences extrêmement fortes avec les industriels ». Autre voeu de la ministre : ne pas payer « seul pour des systèmes d'armes qui bénéficieront à d'autres ». En clair, prendre en compte les perspectives d'exportation et réduire d'autant les coûts d'acquisition pour la France. Une nouvelle approche qui sera expérimentée lors du très prochain lancement du programme MICA NG.

Enfin, la DGA n'échappe pas à la volonté d'innovation du ministère, « c'est la condition de notre supériorité opérationnelle, la condition du succès de nos exportations, la condition de la sécurité et de la crédibilité de nos forces », martèle la ministre. L'agence d'innovation de la Défense, qui devrait être opérationnelle cet automne, « fédérera les efforts du ministère en matière d'innovation », avec un budget d'un peu plus d'un milliard d'euros par an, afin « d'élaborer une politique globale d'innovation », explique-t-on de source ministérielle. La nouvelle agence - qui attend encore un ou une dirigeant-e - se mettra en recherche de nouvelles méthodes en matière d'achat, de contractualisation ou encore de gestion des risques - au sein d'un portefeuille de projet et non plus projet par projet. Le ministère se défausse d'une appellation de « DARPA à la française » et préfère mettre l'accent sur l'ouverture à un écosystème dual. L'ensemble des dispositifs liés à l'innovation (MIP, Astrid, RAPID, etc.) seront intégrés à cette agence.

Cette réforme de la DGA n'est pas, en soi, une révolution, puisqu'elle s'appuie en grande partie sur des idées, des stratégies, des mesures déjà annoncées par ailleurs. Il en va ainsi pour l'intégration des experts du MCO dès la phase de conception des programmes d'armement, tout comme la prise en compte de « l'exportabilité » en début de processus, des mesures respectivement évoquées lors de la présentation du plan de transformation du MCO aéronautique en décembre dernier et dans le rapport au Parlement 2018 sur les exportations d'armement publié le 4 juillet. Il en va de même pour la coopération européenne, puisque le message a été maintes fois répété : tout programme d'armement d'envergure se fera à l'avenir en coopération bi- ou multilatérale, ou ne se fera pas.

Enfin, les accords intergouvernementaux font également l'objet de travaux depuis quelques temps déjà, le rapport sur les exportations d'armement précisant que ces derniers sont « toujours en cours de consolidation et de validation ». Pas de révolution donc, mais un vaste chantier tout de même.
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July 6, 2018 1:11 AM
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L'ONERA « représente une véritable valeur ajoutée dans le processus de soutien à la BITD »

L'ONERA « représente une véritable valeur ajoutée dans le processus de soutien à la BITD » | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Présent en amont de tous les grands programmes aéronautiques, l'Office National d'Études et de Recherches Aérospatiales est naturellement impliqué dans les recherches sur l'aéronautique militaire du futur. Le Journal de l'Aviation a pu s'entretenir avec Franck Lefèvre, directeur des programmes de Défense de l'ONERA.

Quel est le champ d'action de la direction des programmes Défense de l'ONERA ?

Le rôle de la direction des programmes Défense est de faire le lien entre l'ONERA et les besoins « extérieurs », la DGA, notre organisme de tutelle, ou les états-majors, ce qui implique beaucoup de contacts avec les opérationnels, puisqu'il est nécessaire de connaître leurs besoins afin de bâtir les offres et les projets, en fonction des desiderata de la DGA. C'est sur cette base de connaissances que nous orientons les appels à proposition en interne en fonction des besoins ...
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July 5, 2018 2:39 AM
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Les exportations françaises d’armement en très nette baisse, mais « à l’étiage »

Selon le rapport au Parlement 2018 sur les exportations d’armement de la France, présenté aujourd’hui, celles-ci se sont établies à 6,94 milliards en 2017, un chiffre en net recul par rapport aux deux années précédentes 13,9 M en 2016 et 16,9 M en 2015.

« On revient à l’étiage » explique-t-on au ministère des Armées, ce que les chiffres confirment puisqu’entre 2008 et 2014, la moyenne des exportations s’établissait à 6, 57 M par an. Un « socle » minimum d’environ 4 milliards par an semble assuré par divers contrats qui se poursuivent. « La question n’est pas de savoir comment on est passé de 14 à 7 milliards, mais de savoir comment faire pour passer de 7 à 14 » sourit-on dans l’entourage de la ministre.

Les proches du dossier font remarquer que les années électorales françaises sont rarement fructueuses en contrat et que la baisse du prix du pétrole a également joué.

De nouveaux contrats ont été ou pourraient être conclus cette année, notamment avec la Belgique, mais aussi le Qatar ou l’Argentine.
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July 5, 2018 2:09 AM
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Le parquet de Paris demande un procès pour le bombardement de Bouaké, qui fit 9 tués parmi les militaires français en 2004

Le parquet de Paris demande un procès pour le bombardement de Bouaké, qui fit 9 tués parmi les militaires français en 2004 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Tout finit par se savoir, dit-on. À condition d’être patient. Et de la patience, les familles des 9 militaires français et d’un ressortissant américain en font preuve, depuis bientôt 14 ans. Le 6 novembre 2004, soit lors des premiers jours de l’opération « Dignité », lancée par le pouvoir ivoirien contre les rebelles des Forces nouvelles (FN), deux avions d’attaque Su-25 Frogfoot bombardèrent un camp de la force française Licorne à Bouaké.

Cette attaque fut fatale aux adjudants-chefs Thierry Barathieu et Philippe Capdeville, au sergent-chef Francis Delon, au sergent Laurent Derambure, au soldat de 1re classe David Decuypère, au caporal-chef Patelise Felevalu, au brigadier-chef Franck Duval ainsi qu’aux caporaux Emmanuel Tilloy et Benoît Marzais.
Après ce bombardement, le président Chirac ordonna la destruction de l’aviation militaire ivoirienne. Puis des heurts anti-français éclatèrent, très probablement avec les encouragements du clan Gbagbo. Depuis, la vérité sur les circonstances de ce drame peine à voir le jour.

Pour le moment, l’on a que quelques certitudes : 9 militaires français et 1 ressortissant américain furent tués (et 38 autres furent blessés), les Su-25 appartenaient aux forces ivoiriennes, leur pilotes étaient des mercenaires biélorusses payés par le régime de Laurent Gbagbo, avec comme navigateurs le colonel Patrice Oueï et le capitaine Ange Gnanduillet, lesquels furent promus par la suite.

Mais sans doute que l’on en saura bientôt plus. En effet, après 14 ans d’enquête (et 4 juges d’instruction), le parquet de Paris a requis, selon l’AFP, un procès aux assises pour Yury Sushkin, qui était l’un de deux pilotes biélorusse des Su-25, ainsi que pour le colonel Patrice Oueï et le capitaine Ange Gnanduillet. Motif? « Assassinats, tentatives d’assassinats et destructions de biens. »

Ces trois hommes sont visés par un mandat d’arrêt. Le réquisitoire du parquet évoqué par l’AFP affirme que les investigations ont démontré que le bombardement de Bouaké avait été « concerté » et « totalement prémédité ». En outre, « le positionnement de certaines autorités politiques françaises » au moment des fait intrigue le parquet.

Pour rappel, peu après l’attaque de Bouaké, 15 techniciens aéronautiques russes, biélorusses et ukrainiens avaient été arrêtés à Abidjan par les forces françaises… avant d’être relâchés puis remis au consul de Russie quatre jours plus tard. « Je n’avais pas du tout envie de relâcher ces personnes. On m’a répondu : tu exécutes! », racontera, plus tard, le général Henri Poncet, le commandant de l’opération Licorne à l’époque.
Puis, quelques jours plus tard, 8 ressortissants biélorusses, dont les deux pilotes impliqués dans l’attaque, furent interpellés à la frontière togolaise alors qu’ils se faisaient passer pour des « mécaniciens agricoles ». Seulement, bien qu’alerté par Lomé, les autorités françaises ne bougèrent pas d’un pouce. Officiellement pour des raisons juridiques… Ce qui sera contesté par la juge d’instruction Sabine Kheris, qui a hérité du dossier en 2012.

« Il est apparu tout au long du dossier que tout avait été orchestré afin qu’il ne soit pas possible d’arrêter, d’interroger ou de juger les auteurs biélorusses du bombardement », fera-t-elle valoir pour demander le renvoi devant la Cour de Justice de la République [CJR] de trois anciens ministres en fonction au moment des faits, à savoir Dominique de Villepin (Intérieur), Michel Barnier (Affaires étrangères) et Michèle Alliot-Marie (Défense).

Pour le moment, et deux ans après cette demande, le parquet général près la Cour de cassation n’a toujours pas saisi la commission des requêtes de la CJR. Ce qui pourrait être finalement le cas si l’actuel procureur du parquet de Paris, François Molins, est confirmé à sa tête…

En effet, dans son réquisitoire, il souligne « le travail minutieux et opiniâtre de certains magistrats instructeurs et conseils de parties civiles ayant permis d’assembler […] un puzzle ‘politico-militaire’, sans toujours bénéficier de la célérité et de la spontanéité, notamment dans la remise de documents ou la déclassification de certains d’entre eux, que les victimes, au service de leur patrie, auraient pu légitimement espérer des institutions censées les protéger. »

Il est à espérer que les zones d’ombres de cette affaire finissent pas se dissiper. Qui a donné l’ordre de bombarder le camp français de Bouaké, sachant qu’une méprise était peu probable? Qui a permis aux forces ivoiriennes de se procurer des avions Su-25? Quel a été le rôle de Robert Montoya, cet ancien gendarme dont le nom revient souvent dans ce dossier? Qui a recruté les mercenaires? Pourquoi ces derniers n’ont-il pas été inquiétés? Autant de questions qui trouveront sans doute leurs réponses à l’occasion de ce procès qui s’annonce…

Photo : copie d’écran – vidéo ci-dessus
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July 5, 2018 2:06 AM
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Le concepteur des S-400 et S-500 met le cap sur le développement de la défense antimissile

Le concepteur des S-400 et S-500 met le cap sur le développement de la défense antimissile | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’entreprisse Almaz qui développe des systèmes antiaériens envisage de se focaliser sur le domaine antimissile.

L’association de conception scientifique Almaz, concepteur des célèbres complexes russes S-400 et S-500, portera désormais une attention particulière au développement de systèmes de défense antimissile, relate la presse, se référant au rapport annuel de l’entreprise.

«Il est prévu de porter des efforts particuliers sur le développement d’un système de défense antimissile avec l'expansion de l'emploi de l’approche multicouche dans la conception du système de défense», est-il indiqué.

Entreprise phare du complexe militaro-industriel russe, Almaz est spécialisée dans les systèmes de défense antiaérienne, elle développe notamment les S-400 Triumph.

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July 5, 2018 1:58 AM
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Croatia’s Defence Minister inspects purchased F-16 fighter jets in Israel

Croatia’s Defence Minister inspects purchased F-16 fighter jets in Israel | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Croatian Defence Minister Damir Krsticevic visited Ramat David Airbase in Israel to view used F-16D Barak fighter jets, it was announced on 2 July.

Defence Ministry said in a statement on Monday evening, that it was very important that the Israelis share their valuable knowledge and experience with Croatian pilots and aircraft repair and maintenance personnel.

“The plan is that the Israeli F-16s come to Croatia from this base. Our dream is to see two of these planes in the Croatian skies in 2020 and I hope this will happen. We are now at the stage of preparing contracts and selecting pilots and maintenance personnel who will go to Israel next year for training,” the defence minister said.

It should be reminded that Croatian government decided to buy twelve F-16D Barak multi-purpose fighter jets from Israel in March this year. The acquisition of 12 aircraft is estimated to be worth about $500 million.

The Croatian government plans to replace its aging fleet of Mikoyan MiG-21 aircraft with new fourth-generation aircraft.

“The transition to fourth-generation aircraft is a major technological step forward for the Croatian Air Force. We have a chance to work with the best and it is very important that we are mentored by the Israelis, that they share their valuable knowledge and experience with Croatian pilots and maintenance personnel,” noted Defence Ministry.
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July 5, 2018 1:54 AM
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Madrid invité à "observer" le projet de chasseur franco-allemand

La France et l'Allemagne ont offert à l'Espagne un "statut d'observateur" sur le programme de développement d'un nouvel avion de combat européen, souhaitant que ce projet reste une initiative binationale afin de s'assurer de son avancement rapide, a rapporté mercredi une source gouvernementale allemande.

Ce projet, annoncé par Paris et Berlin il y a un an, a commencé à prendre forme ces derniers mois. En juin, les deux pays ont signé une lettre d'intention sur le système de combat aérien du futur (SCAF), désignant la France comme nation leader du projet destiné à succéder au Rafale et à l'Eurofighter à l'horizon 2040.

Dans une lettre adressée à ses alliés de l'Otan en décembre, l'Espagne a demandé à participer à cet important projet industriel, selon cette source et plusieurs autres du secteur.

Les ministères de la Défense allemand et français ont répondu en avril, proposant à Madrid d'observer ce programme naissant mais sans lui donner la possibilité d'en changer les paramètres initiaux. L'Espagne n'a pas encore répondu, a dit la source gouvernementale.

"La raison n'est pas d'exclure qui que ce soit, mais d'assurer un travail accéléré sur ce programme", a-t-elle déclaré.

L'Espagne et d'autres pays pourraient probablement participer à des étapes ultérieures du programme, a ajouté la source, un point de vue partagé par les entreprises concernées.

Le ministère espagnol de la Défense a confirmé avoir reçu la lettre et a dit étudier cette proposition. L'Espagne détient une participation de 4% dans Airbus, tandis que la France et l'Allemagne en possède chacune 11%.

Ce nouvel avion de combat devrait replacer le Rafale de Dassault Aviation et l'Eurofighter construit par un consortium européen composé d'Airbus, du britannique BAE Systems et de l'italien Leonardo.

Dassault et Airbus ont signé en avril un accord de coopération, sans préciser qui pilotera le projet. Le fait que la France prenne la direction du programme favorise Dassault car la plupart des activités de défense d'Airbus sont en Allemagne.



(Andrea Shalal, avec Belen Carreno à Madrid Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)
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July 6, 2018 1:33 AM
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La Chine développerait un nouveau chasseur embarqué

La Chine développerait un nouveau chasseur embarqué | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Chine est en train de développer un nouveau chasseur embarqué pour remplacer le chasseur Shenyang J-15, actuellement utilisé après une série de défaillances techniques et de crash d’aéronefs, écrit le quotidien South China Morning Post, citant des sources militaires et des experts.Selon le quotidien South China Morning Post, qui cite des sources militaires et des experts, la Chine développe un nouveau chasseur embarqué qui doit remplacer le chasseur Shenyang J-15 actuellement utilisé après une série de défaillances techniques et de crash d'appareils.

Le J-15 est un chasseur embarqué développé par Shenyang Aircraft Corporation basé sur le prototype du Su-33 avec un radar et un armement chinois modernisés.
Selon la publication, la nécessité de développer un nouveau chasseur pour la Chine est devenue encore plus urgente après une série de «défaillances techniques impardonnables» touchant les J-15, à la suite de laquelle l'un des meilleurs pilotes de l'APL a été tué et un autre a été blessé.

Selon deux sources militaires, au moins quatre accidents impliquant des J-15 se sont produits, en dépit du fait que seulement deux cas ont été traités.

«Le J-15 est un avion problématique, son système de contrôle de vol instable a été le principal facteur dans deux cas de crash il y a deux ans», a déclaré une source.

Comme le notent les sources, de nombreux avions de combat fabriqués en Chine ont eu des problèmes de moteurs, de conception et de modifications. Cependant, au lieu de faire plus de vols d'essai, les pilotes ont été contraints de voler sur ces appareils militaires malgré la présence de défaillances techniques.

«Bien que l'on apprenne aux pilotes à se catapulter en cas de défaillance technique, on leur dit également qu'il est de leur devoir de garder une "machine militaire de valeur" qui appartient à l'État», a déclaré une source.

Selon lui, cette approche doit être modifiée, car la vie humaine n'a pas de prix. L'avion peut être reconstruit tandis que la vie du pilote ne peut pas être restaurée.
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July 6, 2018 1:28 AM
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Les choix capacitaires de Canberra

Les choix capacitaires de Canberra | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Sydney réalise actuellement des efforts considérables non seulement pour protéger son espace maritime mais également pour démontrer son rôle de puissance régionale autonome.

C’est un contrat de 26 milliards de dollars qui vient d’être signé pour l’acquisition de neuf frégates anti-sous-marines Type 26 à BAE. «Consensuelle», cette frégate associe la coque construite par Navantia et Fincantieri au système de combat AEGIS américain. Un choix militaire qui permet l’interopérabilité avec les marines américaines, japonaises et coréennes, mais aussi politique.

Avec le contrat SEA 1000 (Naval Group), le gouvernement Turnbull dispose ainsi dans son jeu de toutes les cartes diplomatiquement impactantes. De plus, simultanément un contrat de 5 milliards de dollars était signé avec Washington pour l’acquisition de six drones HALE stratégiques de surveillance maritime Triton identiques à ceux de l’US Navy, dont une partie a été déployée sur l’île de Guam en avril dernier. Sydney se dote ainsi d’un moyen ISR capable de rayonner du Pacifique Sud, en passant par l’océan Indien et l’Antarctique. Un choix analogue à celui de Tokyo.

La menace sous-marine chinoise, qui aligne quarante-huit sous-marins diesels et dix nucléaires, apparaît donc comme la première priorité des forces australiennes. D’autant que les Triton assureront leurs missions en coordination avec les huit P-8 Poseidon acquis en 2015 et qui seront en dotation à compter de 2021. Des plateformes qui sont, elles, interopérables avec les P-8 américains, indiens et japonais.

Ce maillage océanique de moyens ISR communs dans la zone indo-pacifique pourrait s’étendre à l’hémisphère nord puisque le Canada se coordonne avec l’Australie depuis des années pour acquérir le même type de frégate. En outre si Berlin a également fait le choix d’acquérir des Triton, Ottawa, qui dispose également de P-8 Poseidon, pourrait acquérir prochainement des Triton, dont une partie de la production est assurée sur son territoire.
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July 6, 2018 1:25 AM
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UAE seeks to buy F-35 fifth-generation fighter jets

UAE seeks to buy F-35 fifth-generation fighter jets | DEFENSE NEWS | Scoop.it
he United Arab Emirates (UAE) has been seeking to buy an unknown number of F-35 Lightning II fifth-generation fighter jets, said in the report byi24NEWS.

According to the Israeli news portal, the UAE seeks to purchase its own fleet of the advanced F-35 fighter jets, built by US defense giant Lockheed Martin, and amid reports of a burgeoning Israeli-Gulf alliance against Iran.

The UAE is building one of the most modern armed forces in the region and for this purpose visited Israel to review operations of the advanced US-made F-35 fighter jets. A delegation from the USA was also present at the time of the UAE visit to Nevatim Air Base in Israel.

However, there is no official confirmation of both the visit of the UAE delegation to Israel and the negotiations on the F-35 at the moment.

The F-35 Lightning II is a 5th Generation fighter, combining advanced stealth with fighter speed and agility, fully fused sensor information, network-enabled operations, and advanced sustainment. Israel is the only country in the Middle East to have the F-35 fighter jet, where they are operated by the IAF’s Golden Eagle Squadron, based in the Nevatim Air Base in the center of the country.
Tags: IsraelUAE
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July 6, 2018 1:24 AM
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Egypt plans to procure additional Rafale fighter jets

Egypt plans to procure additional Rafale fighter jets | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Egypt is set to acquire additional Rafale multirole fighter aircraft from Dassault by the end of this year, the French newspaper La Tribune reported on 4 July.

According to the newspaper, Egypt’s government is looking to sign a new agreement with France to supply the new 24 Rafale multirole fighter aircraft by the end of 2018.

Under the previous contracts, France had concluded several major military agreements with Egypt, including the sale of 24 Rafales, at a cost of € 5.2 billion. To date, the French company has delivered 14 of Egypt’s Rafale aircraft.

Egypt was the first export client for the Rafale, which was part of a French arms deal that included a Naval Group multimission frigate and four Gowind corvettes, with options for two more.

According to the Dassault, the Rafale is a twin-jet combat aircraft capable of carrying out a wide range of short and long-range missions, including ground and sea attacks, reconnaissance, high-accuracy strikes and nuclear strike deterrence.

From 2006 to 2011, French Air Force and Navy Rafale fighters were engaged in countless combat missions in Afghanistan where they demonstrated a very high proficiency and a tangible military value. The AASM/HAMMER precision-guided modular air-to-surface armament, PAVEWAY laser-guided bombs, and the 30 mm cannon were employed on many occasions, scoring direct hits with remarkable precision.

In 2011, French Air Force and French Navy Rafale fighters were successfully engaged in coalition operations over Libya. In Iraq and Syria, Rafales operate in difficult conditions, far from their bases, taking advantage of their huge operational range to strike distant targets with clinical accuracy.
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July 6, 2018 1:22 AM
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L’armée belge crée son Special Operations Regiment

L’armée belge crée son Special Operations Regiment | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Comme prévu dans la Vision stratégique belge, la Brigade légère de la Composante Terre est transférée de Marche-en-Famenne à Heverlee (Est de Bruxelles). Elle devient en outre le Special Operations Regiment (SO Regt), composé du Special Forces Group, du 2e bataillon de Commandos, du 3e bataillon de Parachutistes et des centres d’instruction connexes, ainsi que du 6e CIS Group (Groupe de commandement et de systèmes d’information). « Ce n’est pas une naissance mais une évolution vers une structure mieux adaptée pour répondre à l’environnement sécuritaire actuel », a expliqué le colonel Vincent Descheemaeker, commandant du SO Regt.

Les missions du SO Regt seront particulièrement axées sur l’exécution d’opérations spéciales telles que, par exemple, la lutte contre le terrorisme. L’état-major du régiment, chapeauté par le Major Tim Jansen, commande désormais toutes les forces terrestres impliquées dans des opérations spéciales. Il est chargé de leur formation permanente, de l’instruction et de la gestion du personnel. C’est l’épine dorsale de la conduite des interventions rapides des forces spéciales. Mais pourquoi ce transfert vers Heverlee? Tout simplement pour « assurer un déploiement plus rapide partout dans le monde grâce à la position centrale de Heverlee, qui offre un accès facile aux grands axes routiers et à la base aérienne de Melsbroek », ajoute le colonel Descheemaeker.



La structure du Special Forces Group (SF Gp) a été élargie avec une cellule d’instruction spécifique adaptée pour intégrer les développements les plus modernes des SOF, y compris les micro et mini-UAV, ainsi que les chiens. Son effectif organique devrait en conséquence atteindre 250 militaires l’horizon 2030.

Désormais, en plus de leur formation actuelle pour des missions conventionnelles telles que la capture et la sécurisation d’un aéroport ou l’évacuation de ressortissants d’une zone de crise, les bataillons para-commandos sont également formés pour mener des opérations spéciales ; selon la mission, ils peuvent l’exécuter en appui du Special Forces Group ou de manière totalement autonome. Les missions supplémentaires requièrent des compétences supplémentaires, en l’occurrence une manière différente de planifier et de préparer les opérations, un leadership plus décentralisé et une formation plus intensive aux techniques de tir de précision (sniping), aux communications, aux compétences médicales, aux combats urbains, à la mobilité (techniques d’insertion), aux dispositifs explosifs et la survie sont des éléments clés de leur processus de transformation. Cette formation adaptée est en vigueur depuis mai au sein du Centre d’entraînement commandos de Marche-les-Dames.



Le ministre de la Défense belge, Steven Vandeput, a déclaré à Forces Operations que cette nouvelle structure de l’ex-Brigade Légère correspondait à un besoin opérationnel appris des différentes opérations extérieures auxquelles participent les unités belges, que ce soit sous le drapeau de l’OTAN ou de l’ONU. Un élément clé de l’environnement du nouveau régiment est le SOCOM (Special Operations Command), le commandement des opérations spéciales. Le ministre Vandeput a expliqué que « Parallèlement au processus de création du Special Operations Regiment, un Commandement des opérations spéciales (SOCOM) a été mis en place à la mi-2017. Bien que les unités SO ne relèvent pas directement du SOCOM, cette dernière peut être considérée comme le centre d’expertise belge pour les opérations spéciales. En raison de sa place dans la structure de défense, le SOCOM est le point de contact pour la coopération internationale et interdépartementale concernant les opérations spéciales. Le SOCOM est également responsable de la rédaction du projet de commandement de la composante des opérations spéciales composites où la Belgique, avec les Pays-Bas et le Danemark, développe un QG SOF déployable qui peut être mis à la disposition de l’OTAN ».
Le colonel Descheemaeker a déclaré à Forces Operations que « le changement de nom est un tremplin dans un processus de construction qui s’inscrit dans la Vision stratégique. Nos méthodes de recrutement et de formation s’adapteront à cette nouvelle structure. Notre coopération privilégiée avec les forces spéciales hollandaises et danoises explique la raison pour laquelle nos trois unités échangent des officiers de liaison ». En effet, notons, par exemple, que le nouveau véhicule Fox RRV (Rapid Reaction Vehicle), le « Fox » dont les livraisons ont commencé, a été conçu pour être transportable à l’intérieur d’un hélicoptère CH-47 Chinook de l’armée néerlandaise. « Les ambitions du SO Regt évolueront et grandiront pour faire face aux menaces de manière plus efficace, tant au sein d’une coalition ou que de manière autonome », a ajouté le colonel Descheemaeker.
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July 6, 2018 1:19 AM
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Japan, Vietnam agree to expand industrial collaboration

Japan and Vietnam have said they will expand defence collaboration to include engagement across defence industries and related technologies.

Following a defence policy dialogue between the two countries in Tokyo on 4 July, a statement by the government in Hanoi said defence industrial co-operation had been highlighted as a requirement in order to deepen strategic ties.

Hanoi said the two counties’ defence partnership is framed around a ‘Joint Vision Statement on Japan-Vietnam Defence Cooperation’, which was signed in April 2018. This outlines collaboration across a range of activities until the late 2020s.

In addition to defence industries, other areas in which the two countries have agreed to expand collaboration include cyber security, marine security, search and rescue, military medicine, peacekeeping.
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July 6, 2018 1:16 AM
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Armement : Paris lance enfin un FMS à la française (contrat d'Etat à Etat)

Armement : Paris lance enfin un FMS à la française (contrat d'Etat à Etat) | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La France va se doter d'un nouvel outil pour soutenir les exportations d'armes. Elle pourra désormais signer des contrats d'Etat à Etat avec ses partenaires stratégiques.

Et la réforme de la Direction générale de l'armement, accoucha notamment d'un FMS (Foreign Military Sales) à la française. Longtemps souhaité mais jamais lancé jusqu'ici en raison de l'opposition ferme de Bercy, réticent à engager la garantie de la France, ce dispositif permettra à la France de signer des contrats d'Etat à Etat avec des pays alliés dans le cadre de projets stratégiques. Ce sera le cas notamment avec la Belgique dans le cadre du projet "Camo" (capacité motorisée) destiné à équiper l'armée belge de 60 blindés Jaguar et de 417 véhicules de combat légers de type Griffon. "La Belgique se met en sécurité en travaillant avec la France", souligne-t-on au ministère des Armées.

"Je veux saluer le magnifique travail qui a été fait par les équipes de la DGA, de la direction des affaires juridiques, et de l'EMA (Etat major des armées, ndlr), pour avoir mis sur pied un nouveau mode de contrat d'Etat à Etat, a souligné la ministre des Armées, Florence Parly lors de son discours à Balard sur la transformation de la direction général de l'armement (DGA). Demain, si un de nos partenaires nous le demande, et qu'il s'agit d'un projet stratégique pour la France, nous serons en mesure de nous présenter en tant que fournisseur, pour offrir toutes les garanties souhaitables".

Pourquoi un tel dispositif ? La politique d'exportation d'armement contribue à consolider la position de la France sur la scène internationale, à garantir son autonomie stratégique et à renforcer la crédibilité de ses forces armées. S'inscrivant dans une logique économique, industrielle, opérationnelle et diplomatique, elle contribue en outre à la soutenabilité financière de la politique de défense de la France et au développement d'un bon niveau d'interopérabilité des capacités des armées françaises.
L'Etat jouera une rôle d'intermédiaire

Concrètement, l'Etat français signera les contrats et jouera l'intermédiaire entre les pays acheteurs et les industriels tricolores. Il achètera les équipements militaires aux groupes de défense français pour le compte du pays acheteur. C'est précisément la DGA, qui pilotera le programme pour le compte du pays client, qui aura également la garantie de la France. C'est en quelque sorte une "sincérisation" des contrats export dans le domaine de la défense. Car les industriels de l'armement se tournaient toujours vers l'Etat en cas de problème dans l'exécution d'un contrat export.

Le ministère, qui a "pris ce sujet à bras le corps", doit encore affiner les modalités des contrats d'Etat à Etat (ou gouvernement à gouvernement). Mais il travaille déjà sur "des pistes juridiques" pour boucler ce dossier, explique-t-on dans l'entourage de la ministre. Les futurs contrats d'Etat à Etat condamnent à termes les officines, qui servaient d'intermédiaires entre l'Etat français et certains pays clients, à l'image d'ODAS en Arabie Saoudite. "C'était des cotes mal taillées", explique-t-on au ministère... même si ODAS proposait déjà des contrats d'Etat à Etat.
Contribution des industriels

Ce dispositif permettra par ailleurs au ministère des Armées d'intégrer dans les contrats les coûts d'intervention directs et indirects de l'Etat (DGA et armées), explique-t-on dans l'entourage de Florence Parly. Les armées pourront être sollicitées pour apporter leur expertise dans les actions de soutien aux exportations des matériels (SOUTEX). En outre, des effectifs supplémentaires seront affectés à la DGA pour la renforcer dans ce rôle et pour accompagner les exportations (400 nouveaux postes sur la période 2019-25).

En matière de soutien aux exportations, la loi de programmation militaire (LPM) 2019-25 "prévoit une contribution des entreprises et industries de défense couvrant de manière plus complète et équilibrée la charge induite pour les armées par leur soutien aux exportations d'armement, avait expliqué le rapport annexé au projet de LPM. Cette contribution, d'ordre pécuniaire, sera prévue, en fonction des cas, par un texte réglementaire ou conventionnel, qui organisera les conditions d'abondement du budget des armées, par voie de fonds de concours ou d'attribution de produits, pour couvrir les coûts indirects aujourd'hui laissés à la charge du ministère".

Enfin, les industriels vont devoir contribuer aux programmes d'armement dès lors que celui-ci a été déclaré exportable lors de la définition du programme. "Il n'est pas normal que l'Etat ne bénéficie pas de prix plus avantageux, lorsque les hypothèses d'exportation deviennent réalité, a martelé Florence Parly. Cela doit changer, et nous inaugurerons cette nouvelle approche avec le lancement du programme MICA NG (missile air-air développé par MBDA, ndlr) à la fin de ce mois de juillet". Clairement, le ministère des Armées veut désormais un "retour étatique" dans "une logique de redevance" dans le cadre de son soutien à l'industrie de défense. En tout cas, l'Hôtel de Brienne veut à tout prix rééquilibrer les forces entre les industriels et la DGA.

"Se retrouver en tête à tête avec un industriel en situation de monopole n'est pas une situation facile pour un négociateur même pour des acheteurs chevronnés de la DGA et j'ai donc souhaité que nous puissions nous redonner des marges de manœuvre", a précisé la ministre dans son discours.
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July 6, 2018 1:10 AM
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Europe, deux projets pour l’avion de combat du futur

Europe, deux projets pour l’avion de combat du futur | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Je vous l’annonçais en avril dernier en marge du projet franco-allemand en vue de la création du futur avion de combat européen entre Dassault Aviation et Airbus DS, des rumeurs de discussions existaient entre les anglais de BAe Systems et le suédois Saab. C’est chose faite, avec la confirmation aujourd’hui de la part du Royaume-Uni et la Suède sur la collaboration sur un futur avion de combat.

Anglais et Suédois s'apprêtent à dévoiler leur stratégie aérienne de combat lors du prochain salon aéronautique de Farnborough à la fin du mois. Dans le cadre de cette stratégie, le gouvernement devrait s'engager à lancer l’étude d’un programme d’avion de combat de nouvelle génération d'ici 2020.

Offrir un contre-projet à l’axe franco-allemand :

Nous assistons ici à une ambition post-Brexit des anglais pour conserver une expertise de pointe dans le domaine du combat aérien, qui vise à donner un signal fort aux partenaires internationaux potentiels, que le Royaume-Uni est déterminé à poursuivre un tel programme, même s'il a été exclu d'un projet de combat franco-allemand l'année dernière.

La déclaration devrait définir les critères de collaboration internationale, soulignant que le Royaume-Uni a l'intention de jouer un rôle de premier plan dans tout partenariat visant à développer un chasseur pour remplacer l’Eurofighter « Typhoon II » à partir de 2040. De son côté, la Suède indiqué son intérêt et l’avionneur Saab sera un partenaire naturel.

L’objectif étant de dynamiser le potentiel de l’industrie européenne et d’offrir un choix pour les forces aériennes européennes et internationales.

Ne pas jouer les seconds couteaux :

Le projet franco-allemand « SCAF » est pour l’instant fermé à toute nouvelle collaboration d’ici 2021. Le but étant de pouvoir développer le concept « SCAF » en nombre réduit et éviter ainsi les querelles du projet « EFA 2000 ».Mais pour les BAe Systems et Saab, il n’est pas question d’arriver après la bataille et de se contenter de jouer les sous-traitants. Le choix est donc clair, anglais et suédois ont l’intention d’offrir une alternative au projet franco-allemand.

Deux projets, deux visions :

Pour autant en concurrence, les deux projets européens pourraient d’une certaine manière être complémentaires ou du moins offrir un choix optimum aux futurs clients. Le projet SCAF sera « Itar free », c’est-à-dire souverain, car sans composants acquis aux Etats-Unis. Le but étant d’éviter toute dépendance américaine. Si l’on ne connaît pas encore les choix de Bae Systems et Saab, ceux-ci devraient par contre être plus ouvert aux composants internationaux, offrant aux futurs clients le choix de s’équiper européens ou à ailleurs. On ne sait pas encore si la division militaire du Brésilien Embraer qui travaille avec Saab sur le Gripen E rejoindra le projet, de même que l’équipementier israélien Elbit System qui équipe la famille « Gripen » sera également de la partie. Le donaine reste ouvert cependant.

Quoi qu’il en soit ces deux projets auront une importance primordiale pour l’avenir de la défense et de l’indutrie en Europe.

Un intérêt énorme pour la Suisse et d'autres:

La décision franco-allemande et anglo-suédoise vont avoir des répercussions très importantes pour notre pays en cas de choix du Rafale ou du Gripen E. En effet, les avionneurs ont besoins de vendre et les offres en matière d’Offsets (100% de garantie de compensation obligatoire) seront très importantes et même probablement supérieures à notre demande. De fait, la Suisse à une occasion en « or » de pouvoir négocier un partenariat industriel, non seulement à moyen-terme, mais également à long terme, en y incluant une entrée dans le programme du futur avion du futur combattant que nous choisiront. Le peuple devra en être conscient lors de la votation
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July 5, 2018 2:18 AM
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Aeronautics Group : une gamme de drones étendue

Aeronautics Group : une gamme de drones étendue | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La société israélienne Aeronautics Group présentait sur Eurosatory sa gamme de drones, composée des familles Orbiter, Pegasus, Aerostar et Dominator.

Sur le salon Eurosatory, qui s'est tenu en juin au parc des expositions de Villepinte, l'entreprise Aeronautics Group exposait de nombreux modèles de drones. Avec plus de 20 ans d'expérience et 75 utilisateurs à travers le monde, l'entreprise n'entend pas se reposer sur ses acquis. Dans ce sens, elle a récemment mis au point un nouveau drone appartenant à la famille Orbiter, le drone tactique Orbiter 4. Afin d'améliorer les performances des drones Orbiter déjà développés, Aeronautics Group a concentré son effort sur les caractéristiques techniques de l'appareil. Celui-ci est ainsi doté d'une autonomie pouvant aller jusqu'à 24 heures. Afin d'intégrer l'Orbiter 4 dans un environnement militaire, l'industriel a travaillé sur la signature visuelle et acoustique de l'appareil. Concernant le champ des applications, outre les missions en environnement terrestre, l'Orbiter 4 peut également réaliser des vols en milieu maritime. Depuis un bâtiment, il est propulsé à partir d'une catapulte. L'Orbiter 4 peut dès lors conduire des missions de reconnaissance en mer, de protection des ZEE et d'installations offshore, des opérations de recherche et sauvetage, de surveillance des frontières, et bien d'autres encore.

Autre drone tactique de la famille Orbiter, l'Orbiter 3. D'une autonomie de 7 heures, celui-ci peut être transporté et lancé depuis une catapulte installée sur un véhicule. Cette capacité permet un déploiement en 7 minutes. Il peut également mener des missions en milieux terrestre et maritime. L'emport de trois charges utiles lui permet enfin de collecter des données de jour comme de nuit, ainsi que dans un ciel encombré. L'Orbiter 3 existe aussi en version « cellular intelligence system ». « La charge utile Airborne Cellular Intelligence utilisée pour la détection à distance, l'identification, la localisation et l'interception de cibles cellulaires est complétée par un capteur électro-optique / infrarouge », rapporte Aeronautics Group.

L'Orbiter 2, développé pour les missions d'observation, « a démontré ses performances et sa fiabilité, apportant un soutien pour les missions de secours dans les zones de conflit », explique Aeronautics Group. La version maritime de l'aéronef se dédie davantage à la surveillance, à la reconnaissance et à l'acquisition de cibles.

Enfin une version « kamikaze » de l'Orbiter a également été mise au point. L'Orbiter 1K permet ainsi d'identifier des cibles et de les détruire grâce à l'emport d'une ogive de 2 kilos. « Par ailleurs, une fois lancé, quand la situation le nécessite, l'Orbiter 1K peut abandonner sa mission » et retourner à sa base, annonce Aeronautics Group.

L'industriel israélien est également parvenu à mettre au point le drone MALE Dominator XP pour les missions de longue-portée. Il est « capable de conduire des opérations sous tous les temps et dans des zones privée de signal GPS et réalise des missions ISR, de surveillance maritime et de sécurité intérieure. La configuration maritime du Dominator permet également de réaliser des détection sous-marines », précise l'industriel. Afin de faciliter la mise en œuvre de l'aéronef, celui-ci a été conçu afin de pouvoir décoller et atterrir de façon automatique. Il peut par ailleurs emporter jusqu'à 373 kilos de charge utile.

Sur son stand, Aeronautics Group exposait également le drone tactique Aerostar, qui enregistre déjà plus de 250 000 heures de vol. Grâce aux capacités développées en interne, cet aéronef peut être modifié afin de s'adapter aux besoins des différents clients pouvant y avoir recours. Enfin, on retrouvait également le Pegasus 120, seul drone multi-rotors produit par l'entreprise.
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July 5, 2018 2:08 AM
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Donald Trump aurait envisagé d'envahir le Venezuela

Donald Trump aurait envisagé d'envahir le Venezuela | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Et puis pourquoi pas? Les faits se sont déroulés en août dernier, mais n'ont été révélés que ce mercredi 4 juillet: alors que l'équipe du bureau ovale se réunissait pour discuter de l'instabilité vénézuélienne et des sanctions contre le pays, le président Donald Trump a posé une question très sérieuse et troublante à ses conseillers, selon l'Associated Press: "Le Venezuela menace la sécurité régionale... Pourquoi les États-Unis n'envahissent-ils pas simplement le pays?"

Selon l'agence de presse, qui reprend un compte rendu de la conversation divulgué par un haut fonctionnaire de l'administration, cette suggestion a stupéfié ses interlocuteurs, dont le secrétaire d'État américain Rex Tillerson et le conseiller à la sécurité nationale HR McMaster, -qui ont depuis quitté le navire.

"Occupez-vous de vos affaires M. Trump"

Ces derniers ont alors pris le temps d'expliquer à leur président pourquoi il n'était pas judicieux d'envahir le Venezuela. Notamment car l'action militaire pouvait se retourner contre les Etats-Unis et que le pays risquait de perdre le soutien gagné parmi les gouvernements latino-américains.

Toutefois, l'idée a persisté dans la tête du président puisque le lendemain, le 11 août, Trump a évoqué publiquement la menace d'une "option militaire" pour retirer Maduro du pouvoir. Il s'était ainsi attiré les foudres de son entourage, mais surtout de Maduro lui-même. Le fils de ce dernier avait d'ailleurs répondu "Occupez-vous de vos affaires et réglez vos propres problèmes, M. Trump" avant de menacer de s'en prendre à la Maison Blanche en cas d'attaque.

Plus tard, lors d'un dîner privé avec quatre chefs d'États latino-américains, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, il leur avait demandé à chacun s'ils étaient contre l'idée d'une invasion américaine au Venezuela. Ses interlocuteurs s'étaient alors empressés de l'en dissuader.

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July 5, 2018 2:06 AM
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Vu de Chine : le mal de la paix

Vu de Chine : le mal de la paix | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le journal officiel de l’armée chinoise a publié un éditorial pour le moins intéressant. Et si, depuis les derniers coups de feu échangés avec le Vietnam il y a presque quarante-ans, les militaires ne s’étaient pas endormis, bercés par la paix ? Et si, cette paix était en fait une maladie pour l’armée ? Réponse du journal : il faut se soigner avant que cela devienne incurable.

Est ce que ça marche pour la guerre comme ça marche pour le vélo ? On a peur, on apprend et tout se passe bien, puis pendant dix ans, aucune occasion de remonter en selle, et un beau jour quelqu’un veut faire la course avec vous, vous vous voyez tomber, mais finalement tout se passe bien. Une armée est-elle prête à gagner des guerres si elle n’a plus combattu depuis des décennies ? En Chine, on serait d’avis à penser que non, ça ne marche pas comme pour le vélo, l’armée serait infectée par la maladie de la paix.



Cette maladie de la paix est le sujet d’un éditorial publié par le People’s Liberation Army Daily ce lundi 2 juillet. D’après son rédacteur, la maladie de la paix a infiltré tous les coins de l’Armée Populaire de Libération depuis ses dernières batailles, avec le Vietnam à la fin des années 1970, menaçant de miner la capacité de combat de la plus grande armée du monde. L’éditorial ne s’attarde pas sur explications socio-philosophiques et va droit au but : si cette maladie s’est bien installée c’est qu’il y a un phénomène de « corruption » jusque dans les exercices militaires.



L’éditorial explique que dans un environnement relativement paisible, l’armée est toujours confrontée au danger d’un relâchement spirituel, et que certains officiers et ainsi que leurs hommes sont enclins à engendrer le relâchement et la paralysie (le rédacteur prend l’exemple de notions comme « soldats de la paix » qui donnent à la vie une « nouvelle saveur » alors que, si un jour la guerre devait éclater, les vivants en payeraient le prix fort). Alors, pour éradiquer le mal qui sévit, les journalistes de l’armée chinoise proposent de réveiller les intentions initiales des soldats et donc de renforcer leur conscience des combats. En clair, que les soldats retournent s’entraîner.



Cet éditorial est à mettre en relation avec le récent mouvement poussé par le Président Xi Jinping qui veut donner à la Chine une armée de premier rang, capable de gagner de guerre, qui préfère renforcer sa technologie et son aguerrissement plutôt que de continuer à se reposer sur ses millions d’hommes en armes. S’adressant au South China Morning Post, le colonel Yue Gang, retraité de l’APL, a indiqué que les traitements allaient bientôt être délivrées par le gouvernement chinois : « Outre la corruption, l’omission de travail est le prochain symptôme clé de la maladie de la paix dans l’armée chinoise qui doit être guérie ». Cette notion d’omission du travail fait référence aux commandants qui sont accusés de créer de fausses données sur la préparation de leurs hommes. D’après Yue, « Le message est clair: les militaires inactifs impliqués dans la falsification seront envoyés devant les tribunaux militaires et punis par la loi, ce qui est nettement plus sévère que les années précédentes. » Pour mettre fin aux falsifications, de nouveaux groupes d’officiers anti-corruptions ont été mis en place pour surveiller les exercices d’envergure. Quand l’armée chinoise aura été « soignée » de ses « corrompus », restera à la soigner de ses « incompétents » : « être un officiel non corrompu ne signifie pas que vous êtes qualifié dans l’armée. » a indiqué Yue au SCMP.



Il est vrai, face à une armée qui combat partout, tout le temps, que pourrait bien faire l’Armée Populaire de Libération de ses millions d’hommes si ils ne sont pas prêts au combat, de ses centaines de navires et milliers de tanks si leurs opérateurs ne les connaissent pas comment leur poche ? Même la « petite » armée française n’a pas à rougir de ses capacités, chez nous les hommes et matériels sont combat proven. Quand les Chinois seront combat proven ou même combat ready, là ce sera une toute autre chose.
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July 5, 2018 1:58 AM
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Un rapport du Sénat pointe (encore) la vétusté des logements occupés par les gendarmes

Un rapport du Sénat pointe (encore) la vétusté des logements occupés par les gendarmes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pression opérationnelle croissante, insuffisance de la réponse pénale, manque d’équipements, vétusté des locaux, apparition de nouvelles formes de violences « clairement destinées à causer une atteinte physique majeure […], voire à tuer », etc. L’épais rapport que vient de remettre la commission d’enquête sénatoriale sur l’état des forces de sécurité intérieure conclut que la police et la gendarmerie « traversent incontestablement une véritable crise qui met en péril le bon fonctionnement du service public de sécurité. »

À la lecture de ce document, l’on a le sentiment que le malaise est plus profond au sein de la police, avec une prise en charge insuffisante des risques psycho-sociaux, un organisation et des méthodes de « management » qui « ne permettent pas aux agents d’accomplir sereinement leurs missions », un manque de cohésion « patent » entre les trois corps de cette administration, un « esprit de corps défaillant » ou encore une gestion des ressources humaines inadaptée.

Cependant, la gendarmerie nationale connaît aussi des difficultés. Certaines sont communes avec celles de la police (nouvelles formes de violences, rapports compliqués avec l’autorité judiciaire, équipements insuffisants). D’autres lui sont propres. À commencer par le logement des gendarmes. Sur ce point, le constat du rapport est sans appel étant donné qu’il évoque « vie en caserne contraignante, rendue particulièrement pénible par la vétusté du parc immobilier domanial de la gendarmerie nationale. »

À la différence des policiers, les gendarmes, avec leur famille, bénéficient d’un logement en caserne. Si, il y a quelques années, des responsables de syndicats policiers y ont vu un « avantage » parce que les militaires ne payaient pas de loyers, les choses sont plus compliquées.

« Il est important de rappeler que, loin de représenter un simple avantage en nature, la concession de logement par nécessité absolue de service, qui se traduit par l’obligation faite aux gendarmes de vivre en caserne avec leur famille sur leur lieu de travail, constitue un élément essentiel du fonctionnement de la gendarmerie », rappelle ainsi le rapport de la commission d’enquête.

Les gendarmes étant des militaires [et l’article 7 du statut général des militaires stipule, qu’à ce titre, ils « peuvent être appelés à servir en tout temps et en tout lieu » et que leur liberté de résidence « peut être limitée dans l’intérêt du service], cette obligation de vivre en caserne permet à la gendarmerie « d’assurer, avec des unités à faibles effectifs disséminées sur l’ensemble du territoire, un service de proximité, en mesure de monter très rapidement en puissance lorsque les circonstances l’exigent. »

Citant, un membre du Conseil de la Fonction Militaire de la Gendarmerie, le rapport souligne que la « vie en caserne peut engendrer du stress si les logements ne sont pas en bon état. » Ce qu’ont pu constater de leurs propres yeux les membres de la commission d’enquête lors de leurs déplacements.

La caserne de Satory, pour laquelle il est prévu de débloquer une enveloppe de 10,5 millions d’euros (sur 3 ans) pour rénover 374 logements, est symptomatique.

Le rapport parle en effet de la « vétusté inacceptable de certains logements » avec la présence d’amiante et l’absence d’isolation, ainsi que d’éventuels « problèmes de sécurité posés par le casernement (absence de contrôle des accès, faisant de ces lieux des cibles potentielles privilégiées). »

« Si la caserne est un taudis, le statut nous permet certes d’y envoyer nos hommes, mais ces derniers en partent dès qu’ils le peuvent. C’est donc du perdant-perdant », a ainsi résumé le général Hervé Renaud, directeur des personnels militaires de la gendarmerie nationale.

Et comme l’a précisé un membre d’une association professionnelle nationale de militaires (APNM), de plus en plus de gendarmes remettent en cause la « pertinence » d’un logement en caserne.

L’aspect sécuritaire ne doit pas être non plus négligé : en 2017, trois casernes de gendarmerie ont été attaquées (à Limoges, Grenoble et Meylan), ce qui aurait pu avoir des conséquences très graves car, dans au moins un des cas, la volonté des assaillants, appartenant très probablement à la mouvance de l’ultra-gauche, était de s’en prendre manifestement aux familles des militaires.

Cependant, un plan d’urgence immobilier, dont le montant à été porté à 100 millions d’euros en autorisation d’engagement en 2018 a été lancé. Il « devrait permettre d’enrayer partiellement la dégradation du parc et répondre aux normes réglementaires et de confort », estime le rapport de la commission d’enquête. Toutefois, relative-t-il, « le nombre de logements rénovés constitue toutefois, pour l’heure, une minorité du parc. »

Entre 2015 et 2017, 12.400 logements ont ainsi été « traités ». Et l’objectif est d’en rénover 5.900 en 2018. Des chiffres à mettre en perspective avec les 3.888 casernes que compte la Gendarmerie (soit 65.254 logements).

La question de la vétusté des logements occupés par les gendarmes n’est pas nouvelle. En 2012, déjà, le député Daniel Boisserie avait estimé, dans un rapport, qu’il fallait « 200 à 300 millions d’euros par an pour remettre le parc à niveau », dont l’âge moyen était alors de 39 ans (50 ans pour celui ds locaux de service).

Six ans plus tard, avec quelques « mesures de régulation budgétaires » [des annulations de crédits, ndlr] au compteur, les besoins sont quasiment les mêmes (sauf que l’on est désormais plus proche des 300 millions….).

« Les études entreprises par la gendarmerie nationale, dont les résultats ont été transmis à la commission d’enquête, ont permis d’évaluer les besoins budgétaires en matière immobilière à environ 300 millions d’euros par an, dont 101 millions d’euros pour la maintenance (corrective et curative, en titre 5). Seuls 65 millions d’euros ont été prévus en 2018 et 200 millions d’euros pour les opérations de reconstruction ou de renouvellement (en titre 5), estimées nécessaires en moyenne tous les cinquante ans pour un immeuble entretenu de manière satisfaisante », est-il souligné dans le rapport.

Aussi, conclut la commission d’enquête, les « crédits prévus sur les années 2018-2020 s’avèrent donc en réalité largement inférieurs d’environ 450 millions d’euros aux besoins identifiés. »
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