 Your new post is loading...
 Your new post is loading...
|
Scooped by
Romain
December 18, 2017 12:45 AM
|
La loi de programmation des finances publiques, notamment l'article 14, va sérieusement limiter les marges de manœuvres budgétaires, et donc les investissements, du ministère des Armées. L'article 14 va vider de sa substance la prochaine loi de programmation militaire. Le président de la commission de défense de l'Assemblée nationale, Jean-Jacques Bridey, a mis en garde sur les conséquences de cet article sur la Défense.
La France est en guerre. Bercy, lui, mène sa guerre contre le budget des Armées. Avec très certainement la complicité de l'Elysée et surtout d'une majorité parlementaire très inexpérimentée, le ministre chargé des Finances Gérald Darmanin a réussi à gagner une bataille décisive face aux militaires. Dans le cadre de la loi de programmation des finances publiques, votée dans la nuit de vendredi à samedi, Bercy dispose désormais d'une arme de dissuasion massive avec l'article 14 pour empêcher les armées d'investir pour la défense de la France quand bon lui semblera. Cet article pourra être utilisé comme une arme pour vider de sa substance la prochaine loi de programmation militaire et pour apurer d'un coup de sécateur les reports de charge portés par le ministère des Armées.
Très clairement, c'est désormais Bercy qui va décider par exemple du renouvellement ou non de la dissuasion nucléaire sous le seul prisme budgétaire. C'est ce qu'a expliqué le président de la commission de défense de l'Assemblée nationale, Jean-Jacques Bridey: "Alors que la mesure est censée être vertueuse du point de vue des finances publiques, le plafonnement trop rigide des restes à payer (engagements budgétaires pris par l'Etat, ndlr) pourrait empêcher la réalisation d'économies d'échelle dans le cadre de commandes globales". Un comble...
"Par exemple quand il s'agira d'engager une commande groupée pour nos quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins garants de la sécurité nationale, il est évident que le prix demandé par nos industriels ne sera pas le même s'il s'agit de procéder à quatre commandes étalées dans le temps ou un seul marché groupé", a-t-il précisé.
Jean-Jacques Bridey contre l'article 14
Que dit l'article 14? Il pose le principe "de stabilisation du montant des restes à payer (engagements) de l'État pour chacune des années 2018 à 2022, par rapport au niveau atteint en 2017". Un principe de bon sens, mais dont le ministère des Armées aurait dû être exempté au regard de son poids stratégique (renouvellement des équipements liés à la dissuasion, défense antimissile, renseignement...). Au 31 décembre 2016, les engagements pris par l'Etat - les désormais fameux restes à payer - s'élevaient à 106,8 milliards d'euros, dont 47% provenant de la mission Défense (50 milliards d'euros, dont 35 milliards pour les équipements militaires).
L'article 14 a donc fait grincer les dents, y compris jusque chez les députés de la majorité. Et pas des moindres. Ainsi, pour Jean-Jacques Bridey, il présente ni plus ni moins "un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu'elles ont été élaborées de façon consensuelle dans la revue stratégique et telles que nous aurons à les traduire dans nos débats de la programmation militaire". Pour autant, la majorité l'a votée en dépit de la mise en garde du président de la commission de défense de l'Assemblée nationale...
Dans un tweet daté du samedi 16 décembre, le député Les Républicains François Cornut-Gentille, rapporteur spécial sur le budget des Armées (préparation de l'avenir), a estimé pour sa part que c'était un "cinglant camouflet infligé cette nuit (dans la nuit de vendredi à samedi, ndlr) par Bercy au ministère des Armées, via la loi de programmation des finances publiques : la majorité LREM (La République en Marche, ndlr) a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire".
Le Sénat était contre
Le Sénat a adopté en séance deux amendements qui prévoient que la stabilisation des "restes à payer" ne s'applique pas aux dépenses du ministère des armées, à l'exclusion de celles portées par la mission Anciens combattants. Présentés par plusieurs membres du groupe Les Républicains, ces deux amendements ont recueilli un avis favorable du rapporteur général de la commission des finances mais défavorable du gouvernement. Mais à l'Assemblée nationale, les députés ont à leur tour dans la nuit de vendredi à samedi adopté un nouvel amendement présenté par le gouvernement réintégrant le ministère des Armées dans le plafonnement des "restes à payer". Jean-Jacques Bridey n'a pas voté cet amendement.
C'est François Cornut-Gentille, qui avait révélé, fin octobre lors de la discussion budgétaire, la portée "insidieuse" de l'article 14 gelant les restes à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017. "Dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d'être sérieusement mise à mal, avait fait observer le député Les Républicains. En effet, les équipements militaires obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet de l'article 14". Que va faire Florence Parly?
Avec cette épée de Damoclès, le ministère des Armées va avoir ses marges de manœuvre limitées, notamment pour lancer de nouveaux programmes. Interrogée début novembre lors de la discussion budgétaire sur la portée de l'article 14, la ministre des Armées Florence Parly avait estimé qu'il est "évident que si cet article devait être appliqué de manière unilatérale au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements des armées".
Dans ces conditions, Florence Parly, soucieuse de défendre la future loi de programmation militaire, avait assuré qu'elle serait "extrêmement attentive à ce que ce ne soit pas le cas et que la capacité d'engagement de notre ministère, dont les programmes d'équipement par construction s'étalent sur plusieurs années, soit préservée". Pourquoi 50 milliards d'euros de restes à payer pour la défense
Sur les 50 milliards de dépenses à venir des armées (contre 44,8 milliards en 2013), près de 36 milliards d'euros sont destinés pour le seul programme 146 (Équipement des forces) en raison des délais très longs de réalisation des programmes d'armement, qui s'étalent sur des dizaines d'années. Ces "restes à payer" concernent d'ailleurs pour plus de 70 % les engagements pris sur le programme 146. En outre, 9,4 milliards sont aussi d'ores et déjà figés pour le programme 178 (Préparation et emploi des forces). Les "restes à payer" de ce programme ont bondi de 41 % entre 2013 et 2016 (6,43 milliards en 2013).
|
Scooped by
Romain
December 18, 2017 12:41 AM
|
Leonardo a poursuivi les travaux de développement sur la variante d'attaque de son entraîneur M-346FT, effectuant un tir d'essai réussi d'un missile air-air Raytheon AIM-9L Sidewinder.
Ce premier tir d’un missile courte-portée Raytheon AIM-9L « Sidewinder » a été réalisé sur le champs de tir italien de Salto del Quirra au large des côtes de la Sardaigne. Ce tir valide la séparation de la munition de l'avion. Tiré d'un pylône sous les ailes, le missile a été largué à une altitude de 5’000 pieds et à une vitesse de Mach de 0,8.
La dernière série de tests s'ajoute aux efforts de qualification précédents pour d'autres armes, telles que des bombes guidées sur le M-346.
Le M-346FT :
La variante combat-formateur M-346FT est le résultat d’un développement d’une durée d'environ 24 mois de l’avionneur italien. Les principales différences dans la nouvelle variante sont les armes et un équipement de liaison de données et de contre-mesures électroniques tactique.
Cette nouvelle variante du M-346 doit permettre aux utilisateurs actuels de pouvoir grâce à l’armement de bord préparer les pilotes à l’attaque au sol avec des moyens modernes. Mais cette nouvelle version peut aussi venir concurrencer les actuels Embraer EMB-312 « Super Tucano » et Beechraft AT-6 notamment sur les marchés de la contre-insurrection et de l’anti-guerilla. La nouvelle plate-forme offre un potentiel de croissance en termes de capteurs et d'autres armes, selon l’avionneur. La nouvelle version M-346FT devrait voler cette année et sera certifié en 2018.
|
Scooped by
Romain
December 18, 2017 12:39 AM
|
Nous l’avions évoqué lors de la préparation de la Revue Statégique : les milieux de la défense (état-majors, industriels ou experts) sont loin d’être enthousiaste au rapprochement avec l’Allemagne, d’aucuns pointant même un risque de « germanisation ». Lors de sa récente audition au Sénat, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre est revenu sur ce thème, exprimant les craintes que l’on entend dans ce que le général Eisenhower appellait le « complexe militaro-industriel ».
Voici ces propos, soulignés par nous : « S’agissant de la coopération européenne et de l’avion de combat européen, il est manifeste que l’Allemagne souhaite combler son retard dans un certain nombre de secteurs technologiques et industriels, dont elle est notamment absente depuis plusieurs années. S’associer à la France pour créer un futur avion de combat vise à récupérer une compétence qui a été, jusqu’à présent, perdue. Quels avantages espérons-nous tirer du partage, avec l’Allemagne, de cette compétence ? Cette affaire concerne, par définition, davantage les industriels, le directeur général de l’armement et les politiques, que le chef militaire que je suis ! Sous l’angle industriel, cette coopération est déséquilibrée, en raison des moyens colossaux que ce partenaire engage pour assurer la remontée en puissance de sa base industrielle et technologique de défense. (...)
Le fonds européen de défense représente une belle opportunité de faire payer une partie des systèmes d’armes par l’Union européenne. Si vous pouviez encourager nos industriels à jouer le jeu, cela m’arrangerait ! Une meilleure interopérabilité pourrait en résulter, mais j’ai du mal à discerner les alliances industrielles qu’il va falloir bâtir pour y parvenir. Le sujet de l’Allemagne et du système de combat aérien du futur, la situation d’Airbus par rapport à Dassault, la recomposition du secteur industriel de défense terrestre représentent autant de sujets compliqués.»
|
Scooped by
Romain
December 17, 2017 12:31 PM
|
Les forces afghanes s'apprêtent à lancer une vaste offensive pour déloger le groupe jihadiste Etat islamique, installé dans le nord du pays avec le renfort de combattants étrangers, dont des Français, a annoncé mardi le ministère de la Défense.
"Nous préparons une opération contre Daech (acronyme arabe de l'EI) dans les provinces septentrionales de Sar-e-Pul, Faryab et Jowzjan", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère, le général Dawlat Waziri.
"Nous savons qu'il y a des combattants étrangers parmi eux, mais nous allons les éliminer quelle que soit leur nationalité", a-t-il insisté.
L'installation de combattants étrangers venus rejoindre les rangs de l'EI dans ces régions est désormais établie et reconnue par les autorités, locales et nationales.
Des sources concordantes et recoupées par l'AFP ont affirmé qu'une poignée de ressortissants français, dont des femmes, escortés de leur traducteur tadjik, sont arrivés entre le début et la mi-novembre dans un district isolé de la province de Jowzjan.
Les gouverneurs de la province et du district de Darzab, joints par l'AFP, ainsi que des villageois ont également cité l'arrivée "d'Algériens, certains parlant arabe et français".
Ils ont rejoint un camp d'entraînement de 200 personnes environ près du village de Bibi Mariam composé d'un "mélange d'Arabes, d'Européens, de Soudanais et de Pakistanais", ainsi que des Saoudiens, des Tchétchènes et des Ouzbèkes, issus pour ces derniers du Mouvement islamique d'Ouzbékistan (IMU).
Les forces aériennes afghanes ont lancé la semaine dernière, mercredi, un premier raid sur les positions de Daech à Darzab faisant plusieurs victimes, dont un Français.
"Selon nos informations cinq combattants ont été tués, dont deux ouzbèkes, et onze blessés. Nous avons aussi entendu dire, sans pouvoir le confirmer, qu'un des Français a été tué lors de ces raids", a rapporté le porte-parole du gouverneur provincial Mohammad Raza Ghafoori.
L'EI est apparu en 2015 dans l'est du pays, dans les provinces de Nangarhar puis de Kunar, limitrophes du Pakistan.
Depuis, et à mesure que ses combattants perdaient leurs fiefs en Syrie et en Irak, l'EI s'est étendu au nord, composé surtout d'anciens talibans et d'ex-IMU ralliés.
Outre le district de Darzab, les combattants se sont installés dans le district voisin de Qushtepa, à l'extrême sud-ouest de la province de Jowzjan.
Selon le porte-parole, qui a confirmé mardi attendre une offensive "très prochaine" de l'armée, "une quarantaine (de combattants) étrangers recrutent des locaux et les entrainent au combat" à Darzab.
L'EI recrute également des enfants, selon lui: une cinquantaine d'enfants du district ont été ainsi enrôlés "de force ou en exploitant la misère des familles. Certains ont tout juste 10 ans. Ils ont un camp spécial pour eux dans le village de Sardar où ils les préparent à mener des attentats".
"Nos vies ne tiennent qu'à un fil ici", a confié un des villageois joints par l'AFP. "Ce n'est plus un endroit où vivre. Personne ne veut d'eux ici, mais le gouvernement les a laissés faire. Le gouvernement a disparu", déplorait-il.
La province de Johanna est le fief du chef de guerre ouzbek et vice-président Adulé Rachid Costumé, affaibli depuis un an par des accusations de viol sur un rival et actuellement en Turquie pour "raisons médicales".
|
Scooped by
Romain
December 17, 2017 8:35 AM
|
Les services secrets recrutent ! La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) recherche des profils scientifiques. Pour inciter les jeunes à se tourner vers les métiers de la sécurité extérieure, la DGSE co-organise un concours depuis lundi 11 décembre, jusqu'aux vacances de Noël. Ce concours, nommé Alkindi, propose à des élèves de 4e, 3e et seconde, de décrypter et casser en un temps record des chiffres et des codes.
C'est la troisième année consécutive que la DGSE est partenaire de ce concours, qui avait regroupé en 2016 près de 50 000 candidats. franceinfo a rencontré une partie d'entre eux au lycée de la Vallée de Chevreuse, à Gif-sur-Yvette (Essonne). Pas besoin d'être doué en mathématiques
Dès le début du concours, les élèves sont totalement accaparés par leur écran d'ordinateur. Les yeux rivés sur l'appareil, seul ou à deux, ils ont une dizaine d'exercices à résoudre en quarante-cinq minutes. Les énigmes sont très variées. On peut ainsi lire "les aliens sont de deux espèces différentes. Déplacez chaque message pour le mettre en face de l'alien qui parle cette langue" ou encore "la serrure du coffre ci-dessous est constituée de trois pièces métalliques".
Les candidats sont très concentrés. "On a mis ce qui se ressemblait ensemble mais il doit y avoir une logique", explique une adolescente. Car tout est affaire de logique : pas besoin d'être doué en mathématiques pour réussir. "Quand on dit à quelqu'un : 'Voici un message secret est-ce que tu peux le déchiffrer ?', il y a une curiosité naturelle qui fait que chacun essaie parce qu'on aime résoudre des puzzles. Même si les mathématiques nous font fuir, on a envie d'essayer", explique Mathieu Lequesne, de l'association Animath, qui co-organise le concours. Des sciences, de la technologie, de l'ingénierie
Très vite, plusieurs groupes se forment : ceux qui savent, ceux qui croient savoir, ceux qui tentent - on ne sait jamais - et ceux qui baissent les bras. Ne pas réussir l'épreuve n'est pas synonyme d'échec car le véritable but du concours est ailleurs.
On ne recrute pas des candidats aussi jeunes, dans les lycées, mais on essaie de créer des vocations. On a besoin de motiver les jeunes pour aller vers les matières scientifiques. Patrick Pailloux, directeur technique de la DGSE
à franceinfo
Ces compétences sont au cœur des métiers actuels de la DGSE, selon lui. "On a besoin de décrypter des communications, de savoir ce que les ennemis de la France veulent. Même pour les James Bond qui vont dans des zones extrêmement dangereuses, on a besoin de leur donner des gadgets, des moyens de communications clandestins donc on fait beaucoup de sciences, de technologie, d'ingénierie." Donner une image plus moderne et positive
Grâce à ce concours, la DGSE espère aussi donner une image plus moderne et positive aux jeunes. Mais le travail est long : "Ce n'est pas comme ça que je voyais les choses !", admet une candidate. Un autre jeune confirme : "L'image est un peu moins belle que dans les films."
Chaque année, les services secrets recrutent 400 agents au profil scientifique - "des matheux" traduit un élève. Grâce à ce partenariat, les meilleurs candidats seront invités à visiter des laboratoires de recherche en cryptographie avec, peut-être, une carrière d'agent secret en vue pour eux dans le futur.
|
Scooped by
Romain
December 16, 2017 9:33 AM
|
«Les conditions ne sont pas optimales mais nous continuons à chercher». Le porte-parole de la marine argentine Enrique Balbi a révélé lundi lors d'un point de presse qu'un nouvel objet situé à 1.000 mètres de profondeur a été détecté par des sonars utilisés pour les recherches du sous-marin argentin San Juan, disparu dans l'Atlantique sud avec les 44 membres de son équipage le 15 novembre.
Cette nouvelle piste a été détectée par le navire américain «Atlantis» muni d'équipements de pointe, selon la marine. Près d'un mois après sa disparition, le San Juan reste introuvable malgré l'important dispositif international mis en place. Un submersible russe capable de fouiller à 6.000 mètres de profondeur se trouvait dans la zone «en opération de localisation», avait indiqué la semaine dernière le capitaine Balbi. La Marine a abandonné tout espoir de retrouver des survivants
La Marine a abandonné tout espoir de retrouver des survivants et se concentre sur la recherche de l'appareil, qui avait signalé avoir surmonté une panne de batteries lors de son dernier contact, alors qu'il rentrait d'Ushuaïa, dans l'extrême sud du pays, vers son port d'attache, Mar del Plata, à 400 kilomètres au sud de Buenos Aires.
Un organisme international a signalé une explosion sous-marine sur le trajet du San Juan quelques heures après ce dernier contact. L'attention s'était déjà portée mercredi sur un objet détecté à 940 mètres de profondeur dans cette zone, mais le président argentin Mauricio Macri avait appelé à la prudence, et cette piste s'était révélée infructueuse.
|
Scooped by
Romain
December 16, 2017 9:01 AM
|
Des emails révélés en vertu des règles sur la liberté d’information par The Guardian prouvent que le DARPA, l’agence américaine pour la recherche avancée en matière de défense est devenue le plus grand bailleur de fonds des recherches sur le gene drive. Cette technologie de forçage génétique est destinée officiellement à éradiquer les moustiques vecteurs du paludisme, les rongeurs envahissants et d’autres espèces dites nuisibles. Derrière ces bonnes intentions, l’idée de confier à l’armée une si grande puissance de destruction et de transformation du vivant, est-elle si bonne ? Le paludisme, le Zika, le chikungunya… sont des fléaux terribles. Causés par des moustiques que tous les pays touchés entendent éradiquer. Les chercheurs examinent depuis longtemps des solutions chimiques (insecticides), physiques (radiations), transgéniques… Rien ne semble assez efficace à côté d’une arme massue : le forçage génétique. Le gene drive court-circuite la sélection naturelle De quoi s’agit-il ? Le procédé sort directement des avancées récentes permises par l’édition du génome, et la très fameuse technique CRISPR-Cas9 capable de faire du copier-coller avec les gènes. La technique du gene drive concentre dans une cassette un gène que l’on veut propager et l’outil – appelé gène égoïste - permettant d’accélérer sa diffusion. Les ciseaux permettant la microchirurgie génétique sont embarqués et encodés au sein même du génome ciblé. Le montage permet de court-circuiter les lois de Mendel, au point qu’à chaque génération, 100% des descendants ont acquis le gène intrusif. En une dizaine de générations d’individus se reproduisant de façon sexuée, la cassette a contaminé l’intégralité ou l’extrême majorité de la population sauvage. « Le phénomène court-circuite les régulations de la sélection naturelle. La séquence de forçage génétique peut être assimilée à une mutation auto-amplifiante, qui s’auto-réplique elle-même et qui diffuse plus rapidement que par la génétique habituelle. Au regard de sa capacité à faire sauter les trois verrous caractéristiques du rythme évolutionnaire depuis 4 milliards d’années (mutation, hérédité, adaptation), le forçage génétique est probablement l’invention biologique la plus effective et imprédictible qu'on n'ait jamais possédée quant à la gestion du vivant, en nous et hors de nous. » C’est l’alerte que faisaient dans nos colonnes la biologiste Virginie Orgogozo et le philosophe Baptiste Morizot. Quels effets sur l’environnement et la biodiversité ? Face à la puissance de ces outils de transformations génétiques des vecteurs de maladies, les évaluations environnementales tentent de se structurer. Outre les effets imprévisibles de la disparition des moustiques - qui jouent un rôle dans les chaînes trophiques - on peut craindre aussi des « transferts latéraux » c’est-à-dire le passage des gènes greffés à d’autres organismes que les moustiques. L’estimation des bénéfices et des risques va exiger un travail de recherche pluridisciplinaire, collégial et international. Il n’y a pas de frontières en effet pour les organismes vivants, ce qui nécessite d’aborder ces questions de sécurité au niveau d’une sorte de « GIEC des biotechnologies ». Pour le président du comité d’éthique de l’Inserm, Hervé Chneiweiss, « Nous aurons besoin d’une instance politique, intergouvernementale et associant les pays du Sud, puisque ce sont eux les premiers concernés, sur le modèle de celle qui a adopté l’accord de la COP21 ». Malgré les alertes, l’armée US investit Les alertes ne manquent pas dans le monde scientifique. Un réseau de 160 associations issues du monde entier avait manifesté son opposition à cette technique, lors du sommet de Cancun (Mexique) qui s’est tenu il y a tout juste un an - dédié à la biodiversité. À cette occasion a été présentée une demande de moratoire sur la « nouvelle technique génétique d’extinction ». Les associations estiment qu’« il n’est pas possible de prédire de manière adéquate les effets écologiques en cascade de la diffusion dans les écosystèmes sauvages ». Elles craignent les effets irréversibles et le franchissement des barrières d’espèces. Elles demandent l’arrêt de tout recours au forçage génétique même pour la recherche. Lettre morte si l’on en juge par les révélations du Guardian : le Darpa investit plus que jamais dans ces technologies. Jim Thomas, un co-directeur du groupe ETC qui a obtenu les courriels en cause, a déclaré que l'influence militaire américaine qu'ils ont révélée renforcerait le bien-fondé d'une interdiction. « La nature à double usage de la modification et de l'éradication de populations entières est aussi bien une menace pour la paix et la sécurité alimentaire qu'une menace pour les écosystèmes », a-t-il déclaré au Guardian. « La militarisation du financement des gènes pourrait même aller à l'encontre de la convention d'Enmod contre les utilisations hostiles des technologies de modification de l'environnement. » Selon le chercheur Todd Kuiken, qui a travaillé sur le programme GBIRd (biocontrôle génétique des espèces invasives), entre 2008 et 2014, le gouvernement américain a consacré environ 820 millions de dollars à la biologie synthétique. Depuis 2012, la plus grande partie de cette somme provient de Darpa et d'autres agences militaires. Problème de sécurité nationale et arme de destruction massive Quand on écoute bien les déclarations des porte-paroles du Darpa, on observe que les intentions ne s’arrêtent pas à la destruction des moustiques. Il s’agit avant tout d’un investissement de sécurité nationale. Le Darpa croit en effet qu'une forte baisse des coûts des outils d'édition génétique a créé une plus grande opportunité pour les acteurs hostiles ou voyous d'expérimenter la technologie. Cette convergence du faible coût et de la haute disponibilité signifie que les applications pour l'édition génétique - à la fois positives et négatives – « pourraient provenir de personnes ou d'États qui opèrent en dehors de la communauté scientifique traditionnelle et des normes internationales », a déclaré un officiel de l’agence militaire américaine. « Il incombe au Darpa d'effectuer ces recherches et de développer des technologies qui protègent contre les abus accidentels et intentionnels. » La menace est sérieuse car, selon les experts, il sera quasiment impossible de suivre et surveiller toutes les expérimentations menées dans des laboratoires de fortune, voire dans des garages. Pour Todd Kuiken, spécialiste en génie génétique de l’université de Caroline du nord, cité par la revue du MIT, le danger ne vient pas seulement des vecteurs biologiques habituels comme les virus ou autres agents pathogènes. Il vient aussi d’« attaques biologiques plus exotiques » comme par exemple un insecte qui aurait été modifié pour éliminer la culture vivrière de base d’un pays. Déjà, en février 2015 le rapport annuel de la CIA sur l’évaluation mondiale des menaces avait étonné plus d’un. Le directeur du renseignement national américain, James Clapper, avait en effet ajouté l’édition de gènes dans la liste des menaces posées par « des armes de destruction massive et leur prolifération ». CRISPR figurant ainsi aux côtés d’autres menaces plus conventionnelles comme les essais nucléaires nord-coréens, la guerre chimique en Syrie, les nouveaux missiles intercontinentaux russes, etc. Pour Clapper, CRISPR est une technologie menaçante : « Étant donné la diffusion importante, le coût peu élevé et la rapidité de développement de cette technologie à double usage, son détournement volontaire ou non intentionnel peut avoir des implications d'une grande portée, tant sur le plan économique que sur celui de la sécurité nationale ». Il ajoute : « Le fait que des recherches sur l'édition de gènes soient menées dans des pays qui ont des normes règlementaires ou éthiques différentes de celles en vigueur dans les pays occidentaux, augmente probablement le risque de création de produits ou d'agents biologiques potentiellement dangereux. » En septembre 2016, James Stavridis, amiral de l’U.S. Navy, commandant de l’OTAN et doyen de l'École Fletcher de droit et de diplomatie à l'Université Tufts écrivait dans UP’ Magazine : «La militarisation de la biologie vient rapidement. Et notre capacité à contrôler ce processus - ou non - déterminera notre destin. » Une prophétie qui est en train de se réaliser
|
Scooped by
Romain
December 16, 2017 6:04 AM
|
Selon l'office allemand de protection de la constitution, les services de renseignement chinois utilisent LinkedIn pour nouer des contacts avec des responsables allemands, avec de faux profils professionnels. 10.000 personnes auraient été contactées par ce biais.
Soutirer de l'information en usurpant une identité? Ce procédé vieux comme le monde du renseignement connaît une nouvelle variante sur le réseau social professionnel LinkedIn. De faux profils professionnels "de haut niveau" créés par la Chine nouent des contacts en Occident avec certains responsables. C'est l'office fédéral allemand de protection de la Constitution -Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV)- qui a révélé cette nouvelle technique des services de renseignement chinois.
À l'appui de ses affirmations, cet organisme officiel a carrément publié certains faux profils professionnels prétendument utilisés par les services de renseignement chinois: des universitaires et des consultants prétendant appartenir à des institutions ou des universités réputées en Chine. Les noms et profils publiés par le BfV incluent par exemple ceux de Lily Wu et Alex Li du Centre d'études sur le développement sino-européen, et de Laeticia Chen du Centre chinois de politique et d'économie internationale. Quelque 10.000 citoyens allemands contactés sur LinkedIn
"Il s'agit d'une vaste tentative d'infiltration de certains parlementaires, de ministères et d'agences gouvernementales", ont déclaré les responsables du BfV sur Reuters.
Sélectionné pour vous
Johnny Hallyday gérait sa fortune comme la cigale de la fable
Les informations publiées par les autorités allemandes font suite à une enquête de neuf mois sur les réseaux sociaux qui a débuté en janvier 2017. Quelque 10.000 citoyens allemands, notamment des fonctionnaires et des hommes politiques de haut niveau, ont été contactés de cette manière sur le réseau social professionnel selon le BfV, sachant que sur LinkedIn, on peut accepter une demande de mise en relation d'un profil et l'ajouter à sa liste de contact sans pour autant échanger formellement avec lui.
En réaction aux allégations de l'organisme allemand, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, les a qualifiées d'informations sans fondements, souligne Reuters.
|
Scooped by
Romain
December 16, 2017 4:10 AM
|
Sceptique sur l’affaire des "attaques acoustiques" de Cuba, le physicien Bernard Fontaine est pourtant convaincu que les armes à énergie dirigée vont s’imposer à l’horizon 2030-2040 et modifier la notion d’action militaireUne enquête est toujours en cours à Cuba pour déterminer pourquoi 24 diplomates américains ont souffert entre novembre 2016 et août 2017 de maux mystérieux tels que vertiges, nausées, et perte d’audition. La piste de l’utilisation de l'arme acoustique n’est pas encore complètement écartée, bien que réfutée par Cuba. Les États-Unis ont même expulsé des diplomates cubains en octobre 2017 en guise de représailles, et ont réduit les effectifs de leur ambassade à la Havane, générant une nouvelle crise dans les relations américano-cubaines. Que pensez-vous de la vraisemblance d’une telle attaque ? Bernard Fontaine : Je suis personnellement très sceptique sur l'utilisation d'un canon sonique contre le personnel de l'ambassade. Effectivement, certains symptômes observés sont caractéristiques des effets liés aux infrasons. La transmission de ce son à très basse fréquence entraîne nausée, incontinence, désorientation, vomissements, d’éventuels dommages aux organes internes ou encore le décès de la personne. Mais en l’espèce, si arme acoustique il y a eu, ce serait plutôt des ultrasons – dans la mesure où ils sont d’une portée plus grande que les infrasons. De plus, les ultrasons et infrasons ne sont pas censés être audibles. Or, les diplomates semblaient entendre quelque chose.D'ailleurs, je ne vois pas l’intérêt pour les Cubains de procéder à ce type d’attaque. L’arme sonique, dans son utilisation, n’a pas pour but de blesser mais plutôt de repousser les foules hostiles dans les manifestations, à l’instar du canon à eau utilisé par la police, ou en mer contre des pirates, par exemple. Elle n’est efficace qu’à de faibles distances, quelques dizaines de mètres. En fait, l’arme sonique a une portée beaucoup moins grande que le laser ou les micro-ondes à haute fréquence. Dès que la cible à atteindre se tient à une distance mesurable en km, il faudra un laser. Pour toutes ces raisons, cela n’en fait pas une arme efficace. D’ailleurs ce type d’arme n’a pas d’application en France où l’on se sert uniquement de gaz lacrymogène et de canons à eau pour atteindre le même but. Donc non, je ne pense pas que l’on puisse envisager sérieusement la piste d’une arme acoustique pour l’ambassade à Cuba. Il existe des armes à "énergie dirigée" bien plus nuisibles et préoccupantes pour les diplomates.
ous avez écrit un ouvrage sur les armes à énergie dirigée qui se développent parallèlement de l’artillerie classique. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
Le propre de ce type d’armes est de produire un faisceau d’ondes électromagnétiques se propageant à la vitesse de la lumière avec une grande directivité, et pouvant être concentrée sur une cible à grande distance. Dans le spectre de rayonnement nous avons pour la fréquence la plus basse : le son. Les infrasons sont à très basse fréquence (en dessous de 20 hertz) et pénètrent facilement dans la plupart des bâtiments et des véhicules. Les ultrasons ont une gamme de fréquence supérieure à 20 kilohertz. Comme je le disais précédemment, aucune de ces ondes n’est perceptible à l’oreille humaine. Les infrasons vont attaquer l’estomac et les ultrasons, le cerveau. En termes d’applications, les États-Unis utilisent davantage les ultrasons. En France, aucun des deux.
A une plus haute fréquence, nous avons les micro-ondes (hyper fréquence). Cela comprend notamment le système ADS ( active denial system) composé d’un générateur et d’une antenne qui émet un faisceau intense de rayonnement micro-onde à la fréquence de 95 gigahertz. Son but est d’élever la température de la peau des manifestants à distance et de créer une douleur insupportable à ceux-ci, afin de les neutraliser sans les blesser. Elle n’a toujours pas été mise en service officiellement dans l’armée américaine, notamment en raison des retombées médiatiques que l’emploi d’une telle arme pourrait susciter. Il existe par ailleurs le système LRAD ( Long Range Acoustic Device, ou système acoustique à longue portée). Les Américains utilisent majoritairement ces armes contre les foules dans des pays autres que les États-Unis, comme en Afghanistan ou en Irak. Mais à l’origine, le LRAD a connu un premier emploi opérationnel efficace sur le paquebot Seabourn Spirit pour repousser des pirates au large des côtes somaliennes en novembre 2005. Existant sous diverses variantes, il est actuellement considéré par les experts militaires comme l’un des moyens les plus efficaces de dissuasion non létale à courte-moyenne distance.
À une fréquence supérieure, vous avez les lasers infrarouges, visibles et ultraviolets, au développement desquels j’ai participé. Et enfin les rayons X et les rayons Gamma. Jusqu’à présent aucune arme (non nucléaire) ne repose sur des rayons X ou Gamma.
Quel est l’intérêt de ce type d’armes par rapport à l’artillerie classique ? Peut-on parler de mutation dans la conception et production de l’armement ?
On peut parler de mutation dans le sens où l’on utilise de plus en plus d’armes non létales, notamment pour des raisons éthiques. Mais surtout elles ont un intérêt stratégique pour les Etats dans des guerres asymétriques ou des opérations sécuritaires. Ce que je veux dire c’est que ce type d’arme n’est intéressant que dans un conflit de type "fort contre faible". Les rapports de force peuvent être classés en trois catégories : "fort contre fort", où chaque partie est en mesure de neutraliser l'adversaire (c'est la théorie de la destruction mutuelle assurée, ou MAD) à l’instar de l'affrontement des Etats-Unis contre la Russie ; "faible contre fort", où un Etat peut être détruit par un autre, même si le faible a les moyens de faire beaucoup de dégâts (système de défense stratégique) ; et enfin, "fort contre faible", où il va s’agir de se protéger contre des Etats plus faibles – comme l’Iran et la Corée du Nord – et contre lesquels l’arme nucléaire ne peut pas être utilisée en première intention pour des raisons éthiques.
Dans cette dernière configuration, l’utilisation des armes peut être optimisée. C’est là que toute l’optronique (optique/électronique) de défense a son intérêt. Typiquement, le laser présente plusieurs avantages : face à une nuée de petits bateaux qui vous attaquent, si vous envoyez des roquettes à 100 000 dollars pièce, vous perdez de l’argent et épuisez les magasins du bateau. De son côté, un tir laser unique coûte seulement un euro. Ce qui coûte cher, c’est sa confection.
En outre, le faisceau laser se propage à la vitesse de la lumière. Lorsqu’un missile de croisière arrive, l’artillerie classique n’est pas suffisamment rapide pour le détecter et le détruire, alors que le laser, oui. Autre avantage sur des armes plus classiques, vous pouvez moduler son réglage, et ce avec une telle précision qu’il n’y a pas de risque de dommages collatéraux. Vous pouvez parfaitement atteindre une cible précise sur de « simples » paramètres de dosage. L’argument contre, c’est que la technique du laser est compliquée et qu’il est difficile à développer et à fabriquer. Pour le moment, il est nécessaire d’allier plusieurs compétences scientifiques pour son élaboration et son usage. Enfin, la grande difficulté, c’est d’obtenir un faisceau laser de bonne qualité. La technique du laser connait de grandes innovations actuellement, dans le cadre de son utilisation comme arme. Pouvez-vous nous en dire plus sur les recherches autour du laser et du degré d’efficacité nécessaire pour une utilisation militaire ?
Depuis 4/5 ans, il y a une véritable évolution concernant l’utilisation des lasers comme armes non létales… et létales. En tant qu’arme non létale, on peut s’en servir pour éblouir ou désorienter temporairement des personnes afin de les neutraliser sans créer d’aveuglement définitif. Mais certains sont suffisamment puissants pour aveugler.
Les progrès majeurs obtenus récemment sur les lasers (puissance, qualité de faisceau, fiabilité, rendement, compacité...) ont permis de démontrer leur efficacité lorsqu'ils sont montés sur des navires comme armes de destruction. La marine américaine teste depuis plusieurs années, en conditions opérationnelles, un laser d’une puissance de plusieurs dizaines de kilowatts monté sur une frégate. Ce canon laser a détruit des drones et des bateaux très rapides ( fast boat) à une distance de plusieurs kilomètres. L’étape d’après sera des essais sur des cibles qui demandent plus de puissance (missiles de croisière, avions, etc…). Bientôt, les armes laser très compactes seront présentes sur les navires pour agir en parallèle avec l’artillerie conventionnelle et les missiles.
La Russie, la Chine et les Etats-Unis en sont à ce niveau de recherches. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont pris du retard d’un point de vue opérationnel pour des raisons budgétaires. Et du côté des opérateurs privés, il y a une intense concurrence pour s’emparer du marché de l’arme laser, notamment entre Boeing, Thales, MBDA et Lockheed. Ce dernier vient d’ailleurs de se voir attribuer le 6 novembre 2017 un important contrat avec l’Etat américain pour développer et commercialiser un canon laser compact à mettre sur un avion pouvant détruire des cibles en mouvement à terre.
Ces armes à énergie dirigée en train de se développer sont-elles toutes compatibles avec la Convention de Genève de 1980 sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques – qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs, ou comme frappant sans discrimination ?
En effet, certaines de ces armes sont problématiques. L’usage d’armes acoustiques par exemple pourrait être caractérisé de « non discriminant », dans la mesure où elles ne ciblent pas suffisamment. On peut estimer que ce type d’armes est contraire au droit international humanitaire, et qu'elles peuvent faire l’objet de démarches en vue de les interdire dans le cadre de cette Convention. D’où l’absence d’intérêt de ces armes dans le cadre de stratégie militaire, tout au moins en France.
On peut également citer le Dazzler qui emploie un faisceau laser intense visible proche de l’infrarouge. Un problème permanent est que, suivant la puissance du laser ou la distance entre le Dazzler et la personne visée, celle-ci peut être éblouie ou aveuglée. Or l’aveuglement est un effet interdit et donc contraire à la Convention de Genève de 1980.
D’autres armes, pourtant compatibles avec la Convention, sont néanmoins très nuisibles. Ainsi les armes hyperfréquence de très grande puissance sont capables de détruire dans un périmètre de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres toute l’électronique d’une zone par effet de champ électrique. Il s’agit ni plus ni moins d'une bombe électronique. Les USA développent actuellement une arme de ce genre, appelée CHAMP. Elle sera placée sur un missile de croisière ou un avion bombardier. Comme ces armes ne sont pas nucléaires et ne tuent personne, en principe, elles ne sont pas contraires au droit international. Elles sont, de toute façon, bien moins meurtrières que des bombes classiques.
|
Scooped by
Romain
December 16, 2017 3:03 AM
|
L’armée de Terre parmi les meilleurs représentants de l’industrie de défense française ? Sans aucun doute. Eurosatory, IDEX, AUSA… et, pour la première fois, Expodefensa, organisé la semaine dernière à Bogotá (Colombie) : les Terriens participent activement à la promotion des savoir-faire français, tant opérationnels qu’industriels. De la caserne aux allées des salons de défense, nous sommes partis à la rencontre de ces « VRP en treillis ».
Un soldat du 27BCA présente le système Félin a un homologue colombien
Un soldat du 27BCA présente le système Félin a un homologue colombien
« Faire rayonner l’armée de Terre à l’étranger et contribuer au soutien à l’export des industriels français », tel est le credo poursuivi depuis plus d’une décennie par l’état-major de l’armée de Terre (EMAT), nous explique le commandant Laure du SIRPA Terre. Une double mission dont la réussite repose sur « un savant mélange de communicants, d’opérationnels et de techniciens », nous dit-on. Autrement dit, des membres du SIRPA Terre, du 27e bataillon de chasseurs alpins (27BCA), des Forces armées en Guyane (FAG) et de la STAT dans le cas d’Expodefensa.
« Notre présence prend tout son sens lorsqu’elle permet de prouver directement que le matériel est satisfaisant », nous explique-t-on. Ici, nul discours commercial mais un langage technique précis, clair, rapide, de soldat à soldat, à l’occasion épaulé par le commandant François, officier de la Légion étrangère rattaché à la STAT. Afin de mieux faire face à l’avalanche de question, « il faudra certainement renforcer l’information technique à l’avenir », estime le commandant Laure.
Le hasard faisant bien les choses, car « l’autre grande tendance concerne la Légion », révèle le sergent Thibault, chef de section du 27BCA, unité sélectionnée pour ce salon. Plus d’une dizaine de fois par jour, ses hommes répondent aux requêtes des soldats, mais aussi des parents désireux d’y envoyer leur enfant, « preuve que le mythe fonctionne à plein », s’amuse le commandant Laure.
Ambiance décontractée donc, mais la prudence reste de mise. Peu rompus à cet environnement particulier, les militaires sélectionnés sont en effet briefés en amont sur l’armée colombienne, sur Bogotá, sur ce qu’on attend d’eux et, forcément, sur « ce qu’est un salon d’armement », détaille le commandant Laure. Soumis au devoir de réserve, il leur est également demandé de ne pas donner d’opinion politique, philosophique ou religieux, au risque de froisser leurs homologues. De même, hors de question de parler des engagements français à l’étranger, il convient avant tout de « s’exprimer sur ce qu’ils maîtrisent parfaitement : le matériel et son utilisation, leur entraînement, leur unité ». Le tout, avec une approche optimiste. Il est logiquement exclu d’évoquer un matériel défectueux et préconisé de présenter « un équipement en constante amélioration », nous précise-t-on.
Suivant le contexte, les soldats sont en outre susceptibles de passer entre les mains du DRSD, dont les briefings spécifiques aident à prévenir le risque d’espionnage et les dangers spécifiques au pays visité, « une question de bon sens », explique le commandant Laure, elle-même régulièrement « approchée par de pseudo-journalistes » (dont le pays d’origine commence souvent par R et fini par E).
Le stand de l'armée de Terre, logiquement noir de monde
Le stand de l’armée de Terre, véritable « aimant commercial » pour les industriels français
Preuve de l’importance croissante des salons d’armement pour l’EMAT, la gestion de cette tâche, jusqu’alors confiée à un chargé de mission occasionnel, est devenue en août 2017 l’une des prérogatives de la section évènements-promotion-édition, aujourd’hui dirigée par le commandant Laure. Cette unité dépend directement du Bureau coopération bilatérale/SOUTEX (soutien aux exportations), lui-même soumis à l’officier général en charge du pôle « relations internationales » (OGRI) de l’EMAT, le général de brigade Jérôme Lockhart.
Côté industriels, cette présence de l’armée s’inscrit dans « une logique gagnant-gagnant, on y voit notre intérêt en appuyant sur le RETEX opérationnel », explique François Mattens, directeur de la communication du GICAT. Une stratégie qui tend à se développer, mais qui dépend néanmoins « du fragile alignement des planètes entre l’EMAT, les conditions du salon et les industriels », ajoute Mattens.
Mais le SOUTEX a également un prix, car si les industriels participent aux coûts, ceux-ci restent en grande partie à la charge des armées. Un partage inégal du fardeau financier datant de 1983, soit bien avant que la France n’atteigne le top 3 des pays vendeurs d’armes. De même, rien n’est prévu dans la LPM actuelle concernant les modalités de retour des opérations « une fois les objectifs d’exportation atteints et largement dépassés », rappellent les sénateurs Jean-Marie Bockel et Christine Prunaud dans un avis sur la LPM 2018 fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat. « Des efforts devraient sans doute être faits (dans la prochaine LPM) afin que les armées obtiennent ainsi une sorte de « retour » compensant les coûts induits des exportations d’armement », demandent-ils.
À deux pas de nous, le stand de l’armée de Terre est noire de monde et de jeunes soldats colombiens poussent des cris d’admiration en découvrant le bandeau ostéophonique du système Félin, preuve que le SOUTEX, que son financement évolue ou non, a encore de beaux jours devant lui.
|
Scooped by
Romain
December 15, 2017 7:01 AM
|
es combattants du groupe jihadiste Boko Haram ont tenté de prendre d'assaut mercredi un poste militaire dans le nord-est du Nigeria, avant de se replier au bout d'une heure de combat avec l'armée, laissant plusieurs morts sur le terrain.
Selon plusieurs sources --un ancien responsable local, un membre d'une milice civile ainsi qu'un témoin automobiliste--, l'attaque a visé le poste militaire du village de Mainok, dans l'État de Borno.
L'armée régulière a pu repousser les assaillants grâce à des renforts, mais l'attaque est la dernière d'une série d'opérations similaires lancées par le groupe jihadiste contre l'armée, faisant craindre une résurgence du groupe ultra-radical.
Selon Lawan Bukar Wasaram, ancien président du district de Kaiga, où est situé Mainok, les assaillants sont arrivés "en grand nombre".
"Jusque là, 14 des assaillants ont été tués et deux de leur pick-up détruits", a-t-il déclaré à l'AFP, indiquant que "la situation est sous le contrôle des soldats".
Le chef de la milice civile de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, située à 60 km de Mainok, a fait état de son côté de neuf tués parmi les assaillants.
"Ils ont tenté de prendre d'assaut la base militaire, mais la troupe a riposté. Ils (l'armée) avait eu des renforts", a-t-il déclaré.
Laminu Isa, qui se rendait en voiture à Maiduguri, a été pris comme des centaines d'autres automobilistes dans la fusillade.
"Ils (les assaillants) sont arrivés à bord de huit pick-up. On les a vus quand ils ont traversé la route et beaucoup d'entre nous ont paniqué. Mais ils nous ont dit qu'ils n'en avaient pas après les civils", a-t-il déclaré.
"Leur cible principale était les militaires, alors ils n'ont touché personne parmi les automobilistes".
Selon lui, les jihadistes venaient de Buni Yadi, dans l'État voisin de Yobe, qui partage avec l'État de Borno la forêt de Sambisa, la base historique du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau.
La recrudescence des attaques jihadistes contre des cibles "dures" telle que l'armée intervient alors que le chef militaire de la région nord-est, le général Ibrahim Attahiru, a été remplacé la semaine dernière.
Au moins six soldats nigérians ont ainsi été tués dans les environs de Damboa dans deux différentes embuscades tendues par des membres présumés de Boko Haram au cours du week-end, selon des sources sécuritaires.
L'insurrection jihadiste a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria.
|
Scooped by
Romain
December 15, 2017 6:18 AM
|
Depuis maintenant des semaines, Mme le ministre des Armées, Florence Parly, réclame le déblocage de 700 millions d’euros de crédits gelés par le ministère de l’Action et des Comptes publics. En vain.
Fin novembre, la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées avait tenté de mettre la pression sur Bercy en s’abstenant lors du vote des crédits de la mission « Défense » pour 2018. « Qu’attend le gouvernement pour sortir ces 700 millions d’euros du congélateur? Qu’ils ne soient plus consommables? », s’était alors emporté Christian Cambon, son président. Mais là encore, cette « sortie » n’eut aucun résultat.
Et, au 13 décembre, ces 700 millions euros, destinés au programme 146 « Équipement des forces », déjà « victime » d’une coupe de 850 millions en juillet, n’étaient toujours pas dégelés.
À l’Assemblée nationale, le député Joaquim Pueyo (Nouvelle gauche), membre de la commission de la Défense, a interpellé le Premier ministre sur cette affaire. » À ce jour, ce sont toujours 700 millions d’euros qui manquent. Ces gels et annulations auront, bien sûr, un impact sur les commandes et les livraisons des nouveaux matériels », a-t-il fait valoir.
Et M. Pueyo d’ajouter : « Si les fonds supplémentaires n’étaient pas dégelés, l’impact sur les budgets suivants serait très préoccupant et aurait une incidence sur la capacité à atteindre l’objectif de 2 % du PIB consacrés à la défense en 2025, fixé par le président de la République. Le budget de la défense, en relative hausse pour 2018, subira d’une manière ou d’une autre les effets de ces décisions budgétaires. »
Invitée à répondre au député Pueyo, Mme Parly a de nouveau fait part, comme au Sénat, fin novembre, de sa détermination à obtenir le dégel de ces crédits. Au mieux s’est-elle réjouie qu’ils n’aient pas été annulés…
« Aucune décision n’a encore été prise à ce jour car il convient de disposer des éléments les plus actualisés et les plus précis de l’exécution 2017 du budget de l’État dans son ensemble. Ce que je peux vous garantir, en revanche, c’est que ces crédits n’ont pas fait l’objet d’une décision d’annulation dans le cadre du schéma de fin de gestion, ce qui est une excellente nouvelle », a en effet répondu Mme la ministre des Armées.
Si ces crédits ne sont pas annulés, reste donc savoir quand ils seront effectivement débloqués. Sur ce point, Mme Parly a évoqué leur éventuel report pour l’an prochain. « Je ne peux néanmoins pas vous dire qu’ils ont fait l’objet d’une décision de report de 2017 sur 2018. Sans préjuger de rien, je crois pouvoir affirmer que l’hypothèse d’un arbitrage favorable reste ouverte », a-t-elle dit, avant d’assurer de sa « détermination pour continuer à convaincre de la nécessité d’obtenir [ce] dégel de crédits. »
L’hypothèse d’un report de ces crédits en 2018 viendrait contredire les assurances données par le président Macron lors de son déplacement sur la base aérienne d’Istres, en juillet, peu après l’annnonce de l’annulation de 850 millions d’euros dans le budget des Armées afin de prendre en charge la majeure partie des surcoûts liés aux opérations (en lieu et place d’un financement interministériel en fin de gestion, comme le voulait l’usage.
« Le montant de la loi de finances initiales 2017 sera respecté », avait en effet assuré le chef de l’État, après avoir réaffirmé son engagement de porter le budget des armées à 2% du PIB.
Cela étant, même si ces 700 millions sont dégelés d’ici la fin de cette année, le report de charges du ministère des Armées risque d’atteindre les 3,5 milliards d’euros. Quand il s’élevait à « seulement » 3 milliards, il constituait déjà un « sérieux motif de préoccupation ». Son importance compromet en effet les équilibres de la Loi de programmation militaire en cours et pèsera sur la prochaine. D’autant plus que les « restes à payer » (c’est à dire les autorisations d’engagement non couvertes par des crédits de paiement) ont dépassé les 50 milliards d’euros.
|
Scooped by
Romain
December 15, 2017 5:53 AM
|
La Chine a adressé jeudi aux Etats-Unis une mise en garde contre la visite de navires de guerre américains à Taïwan, rendue possible par le budget de la défense signé cette semaine par Donald Trump. "Il s'agit d'une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine", a averti devant la presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang. Pékin considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire. "Nous faisons part de notre ferme opposition et avons protesté officiellement", a ajouté le porte-parole, alors que le président américain Donald Trump a signé mardi un budget de la Défense qui envisage la possibilité de rétablir des visites portuaires mutuelles entre les marines américaine et taïwanaise. "Nous sommes fermement opposés à toute forme d'échange officiel et de liens militaires entre Taïwan et les Etats-Unis ainsi qu'à des ventes d'armes américaines à Taïwan", a rappelé M. Lu.
La semaine dernière, la presse chinoise avait évoqué des propos d'un diplomate de l'ambassade de Chine aux Etats-Unis disant avoir averti des interlocuteurs de l'administration américaine que Pékin reprendrait Taïwan par la force le jour où un navire américain entrerait dans un port taïwanais. Depuis qu'ils ont établi des relations diplomatiques avec Pékin, les Etats-Unis n'entretiennent pas de relations officielles avec Taïwan mais Washington continue à vendre des armes à l'île du Pacifique, au grand dam du gouvernement chinois.
Aux termes d'une loi "anti-sécession", Pékin se réserve le droit de reprendre l'île par la force en cas de déclaration d'indépendance formelle à Taipei ou bien d'intervention militaire extérieure. L'île est gouvernée séparément du continent depuis la fuite du gouvernement nationaliste à Taïwan en 1949 lors de la prise du pouvoir des communistes à Pékin.
|
|
Scooped by
Romain
December 18, 2017 12:43 AM
|
Le 15 octobre dernier, le sous-marin allemand U-35 effectuait une plongée au large de la côte norvégienne quand l’une des 4 branches de ses barres de plongée en croix de St-André a heurté un rocher. Les dégâts ont été suffisamment graves pour qu’il soit nécessaire de le faire escorter jusqu’à Kiel par le navire d’essai Helmsand.
Sur le papier, la marine allemande dispose de 6 sous-marins Type 212A équipés d’une propulsion anaérobie, leur permettant de naviguer très discrètement en plongée pendant plus de 2 semaines sans revenir en surface.
Mais en réalité, la marine allemande n’a actuellement pas un seul sous-marin opérationnel.
Le premier sous-marin Type 212A, le U-31, est hors service depuis 2014. Même si les réparations devraient se terminer ce mois-ci, il faudra encore plusieurs mois d’essai avant qu’il ne soit prêt pour une mission opérationnelle.
Le U-32 a subi des dégâts à ses batteries lors d’un transit vers la Norvège en juillet 2017. Jusqu’à présent, aucune cale sèche n’est disponible pour commencer les réparations. La prochaine place disponible devrait se libérer en janvier 2018, et elle devrait être occupée par le U-34, qui doit lui aussi être réparer, sans qu’on sache encore combien de temps les travaux vont durer.
Le U-33 subit lui aussi des réparations qui devraient se terminer en février 2018. Puis il faudra encore 3 à 4 mois d’essais. Le U-36, le sister-ship du U-35, a été admis au service actif le 10 octobre 2017, mais il ne devrait pas être opérationnel avant mai 2018.
La raison de ces très longs retards ? Depuis la fin de la Guerre Froide, la marine allemande a arrêté de maintenir un stock complet de pièces détachées dans le cadre de mesures d’économie. Elle achète les pièces détachées à la demande ou les prélève sur des sous-marins non-opérationnels. La conséquence est des retards importants et une accumulation de travaux en retard.
Ce n’est qu’à la mi-2018 que la marine allemande retrouvera 3 sous-marins opérationnels, avec peut-être un 4è en novembre.
Mais le problème est que la marine allemande ne serait pas capable de déployer l’ensemble de sa force sous-marine, même les 6 sous-marins étaient opérationnels. Selon Hans-Peter Bartels, président de la commission de la défense du Bundestag, il n’y aurait que 3 équipages qualifiés disponibles pour constituer les équipages des 6 Type 212A.
Le U-35 et le U-36 ont été les 2 derniers sous-marins Type 212A à entrer en service. Mais un article du quotidien Der Spiegel a révélé en 2015 que leur première mission avait été un mélange de farce et de désastre.
Des officiers allemands étaient frustrés que le constructeur ThyssenKrupp ait eu du mal à corriger les défauts identifiés sur les 4 premiers Type 212A. Lors des essais à la mer du U-35, son hélice faisait des « bruits étranges et des grincements » parce qu’elle était excentrée, réduisant à néant la discrétion acoustique du sous-marin. Lors de sa première sortie opérationnelle, le radar est tombé en panne à de multiples reprises, jusqu’à ce que les mécaniciens finissent par installer un radar civil prélevé sur un yacht de luxe. Au port, une grue tombée en panne a endommagé le mât de communications du U-35. En mer, sa bouée de communication Callisto était en panne à de multiples reprises, jusqu’à ce qu’elle soit démontée.
Officiellement, le U-36 a été admis au service actif en 2015. Mais en réalité, nombre de ses équipements avaient simplement été installés de façon temporaire, juste pour la cérémonie. Une lettre d’information interne le surnomme le « donneur d’organes » : de nombreux équipements, dont le schnorchel, ont été prélevés pour maintenir le U-35 opérationnel.
|
Scooped by
Romain
December 18, 2017 12:40 AM
|
En visite sur le site d'ArianeGroup aux Mureaux, la ministre des armées a insisté sur la nécessité pour les européens de disposer de capacités de surveillance de l'espace. Le commandement interarmées de l'Espace va justement bénéficier du système GEOTracker d'ArianeGroup.
Air & Cosmos présentait la semaine dernière le centre opérationnel de surveillance des objets spatiaux (COSMOS) de l'armée de l'Air (Numéro 2573 du 8 décembre 2017). Ce centre utilise le radar Graves pour la détection et le suivi des objets spatiaux en orbite basse et les radars Satam pour suivre les trajectoires des objets en ré entrée. Manquait une capacité permanente d'observation des satellites en orbite moyenne et géostationnaire (Même si des expérimentations avaient été réalisées).
Pour bénéficier d'informations sur les satellites se trouvant en orbite à 36 000 km de la terre, le Commandement Interarmées de l'Espace (CIE) a signé un contrat avec ArianeGroup pour bénéficier des données recueillies par son réseau mondial d'observation GEOTracker. Lequel a été conçu pour suivre avec précision les satellites en orbite moyenne et géostationnaire. L'accord a été signé cet été ont annoncé ArianeGroup et le géneral Breton commandant du CIE. ArianeGroup entretiendra pour les armées un catalogue des satellites géostationnaires et pourra travailler sur des zones particulières en fonction des besoins des militaires.
Le système GEOTracker est le fruit de dix années de travaux. Il repose sur six télescopes basés au Chili, en Espagne, en France et en Australie afin de couvrir l'ensemble de l'orbite géostationnaire. Bien qu'il soit encore en cours de développement, selon ArianeGroup GEOTracker démontre l'intérêt de technologies bas coût pour ce type d'applications. Les télescopes sont en effet des matériels amateurs qui ont été adaptés. Le CIE est le premier client de ce réseau. Les échanges entre les armées et ArianeGroup devraient permettre au système d'évoluer progressivement.
En visite le 14 décembre sur le site d'ArianeGroup aux Mureaux, Florence Parly, ministre de la défense a insisté sur la nécessité pour la France et ses partenaires européens de disposer de moyens de surveillance de l'espace : "Nous devons nous doter de notre propre cartographie complète, pour identifier tous les objets en orbite et les détecter en amont afin de dissuader d’éventuels agresseurs." La ministre a notamment estimé qu'il faut que les européens unissent leurs efforts dans ce domaine : "Aujourd’hui, c’est pour la construction d’un système de surveillance de l’espace que nous devons parler d’une voix, européenne".
|
Scooped by
Romain
December 17, 2017 12:32 PM
|
Derrière la capacité de l’armée à détecter et à neutraliser les tunnels terroristes creusés sous le territoire israélien se cache une innovation israélienne originale développée par Israel Military Industries et Elbit Systems.
Le système comprend une série de capteurs et d’algorithmes complexes qui analysent les données recueillies et permettent une détection précise des tunnels. La précision du système continue d’être améliorée depuis que Tsahal a commencé à l’utiliser à la frontière de Gaza; il n’a pas encore atteint son efficacité maximum mais a permis la détection de deux tunnels en mins d’un mois et demi.
Avant d’arriver au système actuel, le ministère de la Défense a testé toutes les technologies prouvées capables de détecter les tunnels, y compris les capteurs sismographiques qui détectent les petits tremblements dans le sol causés par le creusement; des microphones miniatures qui détectent les sons, des radars et pleins autres types de capteurs.
Comme le dôme de fer qui a été développé sur seulement deux ans, le système de détection de tunnel a également développé rapidement. Selon des sources étrangères, le ministère de la Défense a dépensé plus de 60 millions de dollars au cours des cinq dernières années pour son développement.
Après avoir été autorisé à publier que Tsahal a découvert et détruit un autre tunnel transfrontalier, Lieberman a déclaré : «Les tunnels terroristes qui traversent Israël et nuisent à notre souveraineté sont une menace que nous ne pouvons pas accepter et nous investirons toutes nos ressources pour la déjouer.
Grâce aux efforts conjoints de Tsahal, du ministère de la Défense et des industries de la défense, nous avons de nouvelles capacités technologiques pour lutter contre les tunnels terroristes et nous espérons sincèrement que cette menace que représentent les tunnels pour les résidents de la frontière de Gaza sera rapidement partie du passé ».
|
Scooped by
Romain
December 17, 2017 8:43 AM
|
Changement de pilote du Rafale solo display. Le capitaine Sébastien Nativel dit Babouc va succéder à Marty en tant que démonstrateur officiel du Rafale pour la période 2018-2019. Ce passage de flambeau se fera officiellement en mai, après une formation de quelques mois. Marty tire sa révérence. Jean-Guillaume Martinez, alias Marty, pilote du Rafale solo display a réalisé son dernier vol de la saison à Istres le 7 décembre. C'est le capitaine Sébastien Nativel, dit Babouc, qui va prendre la relève et devenir le démonstrateur officiel du Rafale pour la période 2018-2019.
Mais avant de faire voltiger l'avion de chasse lors des démonstrations de vol, Babouc va suivre une formation de quelques mois. Ce n'est qu'en mai que son aptitude sera prononcée à Salon-de-Provence. Il deviendra alors le cinquième pilote de l'Armée de l'air à endosser cette responsabilité de pilote du Rafale solo display
Selon outremers360, Babouc a passé son bac sur l'île de La Réunion dont il est originaire avant de s'envoler pour la Métropole afin réaliser son rêve : devenir pilote de chasse. Il a débuté sa carrière sur Mirage 2000 N à l'escadron 3/4 Limousin situé sur la base aérienne 125 Istres-Le Tubé. Ce n'est que 15 ans après que Babouc passe aux commandes d'un Rafale à l'escadron de chasse 1/7 Provence. Il était instructeur au sein de l'escadron de transformation Rafale 3/4 "Aquitaine" (ETR) à la base aérienne 113 de Saint-Dizier Dizier (Haute-Marne) avant d'être nommé pilote du Rafale solo display.
Début de l'entraînement sur Extra 330
A 36 ans, Babouc va renouer avec la formation et suivre un programme d'entraînement concocté avec Marty qui va lui transmettre ce qu'il a appris. "Dans ce métier, la concentration doit être permanente. Les avions peuvent dépasser 2 000 km/h. Mais ça reste le pied de défier les lois de la gravité !", déclare Babouc au site outremers360. e la concentration il en faut ! Babouc a débuté sa formation en septembre en montant à bord du Rafale avec Marty, comme le relate l'ETR ¾ Aquitaine. Un seul objectif pour Babouc : "ne pas perdre connaissance". "Même pour un cocher aguerri, le rythme et la densité de la démonstration sont un défi physique indéniable", ajoute l'ETR sur Facebook.Début décembre c'est avec l'Equipe de voltige de l'Armée de l'air (EVAA) qu'il a poursuivi sa formation. Babouc doit réaliser cinq vols sur Extra 330 afin de se sensibiliser aux spécificités de la voltige à très basse altitude. C'est seulement après ces vols qu'il débutera son entraînement sur Rafale.Une fois qu'il aura encaissé les différentes voltiges et obtenu sa certification, Babouc parcourra le monde pour réaliser des prouesses techniques aux manettes du Rafale. Fera-t-il plus que les 210 démonstrations de Marty ?
|
Scooped by
Romain
December 17, 2017 5:09 AM
|
Les Etats-Unis ont lancé une offensive "sans précédent" contre les laboratoires d'héroïne en Afghanistan. Les avions de chasse furtifs F-22 "Raptor", un des appareils les plus chers de leur flotte, et des bombardiers stratégiques B-52 sont engagés dans ce combat.
Depuis le lancement le 20 novembre par l'armée américaine de raids aériens contre ces laboratoires, qui représentent la principale source de revenus des talibans, "nous avons éliminé 25 laboratoires de production de drogue de l'inventaire des talibans", a annoncé mardi le général Lance Bunch.
Cela représente une production de drogue pour une valeur de 80 millions de dollars (79 millions de francs) "et plus de 16 millions de dollars de revenus pour les talibans", a-t-il ajouté.
Production d'opium doublée
Pour cette offensive que les forces américaines et la présidence afghane présentent comme sans précédent, les Etats-Unis ont utilisé tous les avions à leur disposition, y compris des bombardiers stratégiques B-52, des avions d'attaque A-29 Super Tucano de l'armée afghane, ainsi que des avions de combat F-16 et F-22, ainsi que des drones, a précisé le général Bunch.
Le F-22 "Raptor", un appareil furtif et maniable destiné au combat aérien, a été utilisé "parce que nous devions viser des cibles qui exigeaient très peu de dommages collatéraux". Or le F-22 peut être armé de bombes "extrêmement précises" a expliqué le général Bunch.
Le F-22 "Raptor" est l'avion militaire américain le plus performant à ce jour, son successeur, le F-35, étant encore en cours de développement.
La production d'opium a doublé dans le pays en 2017 pour atteindre 9000 tonnes selon l'ONU, confirmant l'Afghanistan comme premier producteur mondial.
|
Scooped by
Romain
December 16, 2017 9:14 AM
|
L'équipement de l'armée de terre subit de plein fouet les opérations extérieures.
Cela ne peut plus durer, a martelé Florence Parly. Lundi soir, la ministre des Armées a tapé du poing sur la table à propos des avions militaires trop souvent cloués au sol pour cause de maintenance. Mais le constat est le même pour l'armée de terre qui subit de plein fouet l'intensité de l'engagement militaire français. Usure, accident, explosion... les engins ressemblent à des épaves à leur retour en France. On ne parle plus de réparation après diagnostic, mais de reconstruction. Illustrations dans un centre de maintenance à Clermont-Ferrand.
Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 12/12/2017 présenté par Gilles Bouleau sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 12 décembre 2017 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.
|
Scooped by
Romain
December 16, 2017 7:01 AM
|
REPORTAGE EXCLUSIF - Textes et photos : © Mathieu Mounicq.
Les Forces aériennes de la Gendarmerie nationale (FAG) comptent entre 400 et 500 personnes pour une cinquantaine d’hélicoptères. Leur rôle est d'intervenir au profit des autres forces de la Gendarmerie et de la Police Nationale dans le cadre d'opérations de police judiciaire ou encore en missions de secours 24h/24 et 365 jours par an.
Elles sont réparties en sept groupements opérationnels, un pour chaque zone de défense du territoire national, et sont appuyées par le Groupement de Maintien en Conditions Opérationnelles (GMCO) d’Orléans-Bricy et par le Groupement d’Instruction (GI) de Cazaux. Ce dernier est notamment en charge d’assurer la formation de l’ensemble des personnels navigants de la Gendarmerie Nationale, mais pas uniquement.
A la publication d’un premier reportage présentant les Forces Aériennes de la Gendarmerie Nationale dans le Sud-Ouest, Defens’Aero s’est rendu sur la base aérienne 120 de Cazaux afin de découvrir cette unité très particulière des FAG. Présentation.
Missions
Le Groupement d’Instruction a trois missions :
Sa mission première est bien entendu la formation. Un total d'environ 320 stagiaires de différentes spécialités passe ainsi par l'unité chaque année :
Tous les personnels navigants de la Gendarmerie Nationale, pilotes et mécaniciens, se rendent à Cazaux pour obtenir les différentes qualifications machines sur les hélicoptères en dotation dans les FAG (AS350 B, EC-135 T2+, EC-145). Le GI assure également les formations visant à l'obtention de leurs différentes qualifications opérationnelles que ce soit l'aérocordage, le treuillage, l'usage de la caméra embarquée, le vol de nuit sous jumelles de vision nocturne, le vol en montagne ou en zone maritime, etc…
|
Scooped by
Romain
December 16, 2017 5:55 AM
|
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré lundi que des responsables russes et turcs se rencontreraient dans les prochains jours afin de finaliser un accord avec Moscou sur l'obtention de systèmes de défense antiaérienne S-400 russes.
"Des responsables vont se rencontrer cette semaine pour finaliser les travaux nécessaires sur cette question des S-400. Je leur souhaite du succès", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse avec son homologue russe Vladimir Poutine, de passage à Ankara lundi soir. Il n'a pas donné plus de détails sur l'objet de ces rencontres.
Ankara avait annoncé en septembre avoir signé un important contrat d'armement portant sur l'achat de S-400 à Moscou tout en affirmant que certains points, notamment sur le financement de cet accord, restaient à régler.
Sans évoquer directement les S-400, M. Poutine a affirmé voir "une perspective considérable pour étendre la coopération dans le domaine technique militaire". "Nous avons finalement convenu d'un accord de crédit qui, je l'espère, (...) sera signé au plus vite", a-t-il déclaré au côté de son homologue turc.
Ces systèmes de missiles de technologie russe ne sont pas compatibles avec ceux de l'Alliance atlantique et cette annonce avait été perçue comme une manifestation de mauvaise humeur de la part du président turc, sur fond de tensions avec ses alliés occidentaux.
La question de l'interopérabilité avait déjà été soulevée en juillet par les Etats-Unis, le Pentagone affirmant sur le ton de l'euphémisme que "généralement, c'est plutôt une bonne idée pour des alliés d'acheter du matériel" compatible avec les systèmes de l'Otan.
M. Erdogan avait répliqué en déclarant que la Turquie prend seule les décisions relevant de son indépendance.
M. Poutine s'est rendu à Ankara lundi soir après s'être rendu dans la matinée sur la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie avant de faire étape au Caire dans l'après-midi.
|
Scooped by
Romain
December 16, 2017 3:49 AM
|
Le Qatar vient d’acheter 12 Rafale à la France et a posé une option pour 36 autres. Il l’a fait alors même qu’il n’a pas encore été livré du premier des 24 Rafale commandés en 2015 et qu’il a aussi acheté 36 F-15 à l’américain Boeing et signé une lettre d’intention pour 24 Typhoon d’Eurofighter. Ce petit pays du Golfe a-t-il vraiment besoin de tous ces avions ? Veut-il vraiment les déployer sur des théâtres d’opérations ? En réalité, plus que des avions, le Qatar s’achète des alliés. Soumis à un rude blocus diplomatique et économique emmené par l’Arabie saoudite et les Émirats, qui l’accusent de soutenir l’Iran et le terrorisme, il s’est lancé dans une quête effrénée de soutiens pour desserrer l’étau. Il a renforcé ses partenariats avec la Turquie et l’Iran. « C’est le retour de la diplomatie du chéquier. Le Qatar s’achète une influence politique avec des pays influents et est en train de reconfigurer tout son réseau d’approvisionnement », explique Karim Sader,[…]
|
Scooped by
Romain
December 16, 2017 1:40 AM
|
Les Etats-Unis examinent la possibilité de produire de nouveaux missiles de croisière de portée intermédiaire en réaction à ce qu'ils considèrent comme une violation par la Russie du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF) de 1987, a déclaré vendredi la porte-parole du département d'Etat.
Washington est prêt à cesser "de telles activités de recherche et développement" si Moscou respecte à nouveau le traité INF, a ajouté Heather Nauert dans un communiqué.
La porte-parole a également agité la menace de sanctions économiques, sans préciser lesquelles, déclarant que Washington envisageait "des mesures économiques et militaires destinées à inciter la Fédération russe à se remettre en conformité".
L'avertissement est la première réponse de l'administration de Donald Trump à des accusations formulées pour la première fois en 2014 par les Etats-Unis, selon lesquelles la Russie aurai déployé un missile en violation du traité de 1987.
Le pacte signé par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev vise au démantèlement des missiles lancés du sol dont la portée est située dans une fourchette de 500 à 5.500 km.
Les responsables américains déclarent que ce missile de croisière russe est capable de transporter une ogive nucléaire et que Moscou a refusé de mener des discussions approfondies à propos de cette violation présumée.
Moscou dément enfreindre le traité. Dans un communiqué diffusé avant celui de Nauert, le ministère russe des Affaires étrangères s'est dit prêt à discuter avec les Etats-Unis pour préserver le traité et promet de respecter ses obligations à condition que les Etats-Unis fassent de même.
Dans ce communiqué diffusé à l'occasion du 30e anniversaire du traité INF, le ministère ajoute que Moscou juge inacceptable le "langage des ultimatums".
La question pourrait être discutée dans les semaines à venir lors d'une réunion de la commission spéciale chargée de superviser le texte, a indiqué un responsable de l'administration américaine.
(Jonathan Landay; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
|
Scooped by
Romain
December 15, 2017 6:19 AM
|
La Chine semble vouloir produire « en grande série » ses sous-marins nucléaires de nouvelle génération, c’est en tout cas ce que font savoir, de manière subtile, les dernières publications du chantier naval Bohai. C’es ici que tous les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et sous-marins nucléaire lanceur d’engins (SNLE) de la marine chinoise sont produits depuis 1968.
Dans un premier article paru dans le compte Weixin du chantier le 15 Novembre, article qui a été retiré quelques jours après, on apprend que les responsables du parti communiste de l’Institut 719 et du chantier naval Bohai ont organisé ensemble une journée à thème portée sur la collaboration future.
Lors de cet événement, LI Tian Bao (李天宝), P-DG du chantier naval Bohai, a prononcé un discours dans lequel il indique que ses équipes feront tout pour « réaliser le rêve de plusieurs génération », à savoir « produire en grande série d’un certain projet », et que les produits militaires restent la priorité des priorités pour l’entreprise.
Les phrases similaires ont également été employées lors de sa visite du 2 Novembre à un autre site de production du chantier naval, où il a parlé « de calendrier et des missions de construction et d’essais à la fois chargées et difficiles », dès maintenant et « dans un futur proche ».
Ici s’ajoute le fait que les travaux de construction de la nouvelle chaîne de production, qui semble être dédiée à l’assemblage des sous-marins nucléaires, touchent à leur fin, on suppose donc que le « certain projet » dont LI a évoqué par deux fois serait en réalité celui des nouveaux SNA chinois Type 09V ou SNLE Type 09VI.
Sachant que l’Institut 719, filiale du groupe naval chinois CSIC et bureau d’études spécialisé dans la conception des sous-marins nucléaires, a commencé le design des sous-marins de nouvelle génération depuis 2012, il semble être cohérent de voir démarrer la découpe de la première tôle incessamment sous peu, comme ce que nous avons déjà suggéré dans un dossier publié en Avril cette année.
Et LI Tian Bao n’est pas la seule personne à avoir fait savoir que le chantier naval Bohai devrait lancer la construction en grande série. Son adjoint, HU De Fang (胡德芳), qui occupe le poste du directeur général, a tenu une réunion le 12 Novembre avec plusieurs responsables de production, durant laquelle il a demandé à ces derniers de « bien capitaliser les expériences industrielles » et de « saisir une opportunité historique sans précédent », pour mieux préparer à « la mise en parallèle de la production en grande série ».
Bien que le texte n’a pas mentionné de quel produit il s’agit, mais de toute évidence il devrait être du même que LI a parlé trois jours après.
n remarque par ailleurs que plusieurs hauts responsables politiques et industriels ont rendu visite à l’Institut 719 et au chantier naval Bohai depuis cet été. On peut citer par exemple :
La visite du P-DG du groupe CSIC à l’Institut 719 le 22 Août dernier, où il a entendu le progrès réalisé sur un « projet capital » L’inspection du directeur général adjoint de CSIC du 11 au 12 Septembre sur l’application des normes de sécurité La visite d’un autre directeur général adjoint de CSIC le 12 Septembre sur la gestion et la planification des ressources humaines et matérielles. Il a d’ailleurs renouvelé sa visite une deuxième fois le 21 Novembre. La visite officielle du président du conseil de surveillance, envoyé par le Conseil des affaires de l’Etat et détaché au CSIC, pour suivre la situation de production
Cette fréquence inhabituelle des visites et des inspections de haut rang est aussi une preuve indirecte que le lancement de la dite « production en grande série » est imminent.
A suivre.
Henri K.
|
Scooped by
Romain
December 15, 2017 6:08 AM
|
Singapore’s Nanyang Technological University and the Swedish SAAB group embark on a five-year research collaboration. The agreement currently covers two focus areas: air traffic management (ATM) and underwater robotic research projects, both areas are key activities for SAAB. In the ATM field, joint projects will study the application of artificial intelligence (AI) and machine learning to augment the human operations of air traffic controllers. In the underwater domain, projects will explore means to navigate autonomous vehicles to relative to surrounding objects.
|