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Romain
June 6, 2014 9:37 AM
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C’est, depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, la plus grande opération extérieure menée par l’armée algérienne. Aucun officiel n’en a parlé et pourtant l’ANP serait, depuis le 29 mai, en guerre contre les groupes terroristes dans l’Ouest libyen. Le jour même du début de l’offensive, le quotidien the Times donnait l’information, citant le think tank britannique The Henry Jackson Society, dont un haut responsable annonçait un envoi de forces spéciales américaines, françaises et algériennes dans le Sud libyen avec pour principal objectif l’élimination des terroristes d’AQMI, la destruction de leur infrastructure d’armement, de communication et d’entraînement dans la région. L’alliance de circonstance entre l’Algérie, les Etats-Unis et la France à qui s’adjoignent le Tchad, probablement la Libye, mais surtout les forces du général Khalifa Haftar qui pilonnent la région de Benghazi, confirment l’encerclement des terroristes djihadistes dans le grand Sud libyen. Mokhtar Belmokhtar ayant été localisé par les services algériens à Tripoli, quelques semaines avant l’attaque de Tiguentourine, figure comme cible prioritaire pour les commandos algériens dans leurs opérations.Selon nos informations, de source militaire, 3500 paras, soit un régiment complet, et un groupe de soutien et d’appui logistique de 1500 hommes sont déployés actuellement de l’autre côté de la frontière. Une autre source, diplomatique cette fois, ajoute aux 5000 soldats au sol une importante mobilisation de moyens aériens, avions de transport, chasseurs, bombardiers, hélicoptères de transport et d’attaque, appareils de reconnaissance et drones, qui opèrent dans le ciel libyen. Coordination Il s’agirait du même régiment parachutiste ayant pris en charge l’opération Scorpion Rapide, qui a pris d’assaut et libéré avec succès, en janvier 2013, le complexe gazier de Tiguentourine à In Amenas. Selon un haut gradé, la préparation de la mission et le regroupement des forces ont été réalisés la dernière semaine de mai. Privilégiant la flexibilité et la rapidité, les troupes envoyées sur place sont équipées d’armes légères et de véhicules 4x4 armés de mitrailleuses en 12.7 mm probablement appuyés par des blindés à roues BTR. La puissance de feu réelle venant des airs, avec la couverture des hélicoptères lourds Mi24. Si l’article du Times confirme le haut degré de coordination qui existe entre les trois armées, le rôle des paras algériens consisterait plus spécifiquement à sécuriser la frontière, occuper les points de ravitaillement et couper toute retraite aux groupes qui tenteraient de fuir les combats à l’Est libyen. Pour dissuader ceux qui souhaiteraient les rejoindre du Sahel, l’armée tchadienne s’occupe de sécuriser la bande d’Aouzou et le Tibesti, ne laissant que peu de marge de manœuvre aux djihadistes. L’armée française aurait également fait appel aux éléments du Commandement des opérations spéciales dont un détachement est stationné au Niger : ils disposent de moyens de surveillance basés au Tchad et au Niger ainsi que d’hélicoptères d’attaque Tigre et des Caracal pour le transport. Exercice interarmes L’armée américaine, dont la force déployable n’est que de 5 à 800 hommes, basés en Espagne, reste dotée de moyens logistiques impressionnants dont des Hercules et V22 Osprey. Ces derniers traqueraient en ce moment même les groupes djihadistes dans le Sud libyen et sécuriseraient les sites pétroliers. L’objectif pour l’ANP : «nettoyer» les villes de Nallout et Zentan, proches de la frontière tunisienne, camps d’entraînement djihadistes, véritables plateformes pour l’envoi d’armes vers l’Algérie. Ils doivent ensuite pousser vers l’oasis de Sabha, véritable nœud logistique du désert libyen. Selon une source militaire, toute cette opération a été «maladroitement camouflée» par l’état-major qui a organisé à la hâte un exercice interarmes aux confins du Sahara, le 28 mai passé, en bricolant même à une vitesse folle une émission de télévision où s’entremêlent des séquences d’archive à d’autres plus actuelles. La veille, le général Boualem Madi, patron de la direction centrale de l’information et de l’orientation au sein de l’ANP, déclarait sur les ondes d’Alger Chaîne III que «la situation aux frontières était préoccupa
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Romain
May 15, 2014 5:44 AM
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Le SIPRI, centre de recherches sur les conflits et l'armement, le contrôle des armes et le désarmement, basé à Stockholm, livre son analyse très attendue sur les " Tendances des dépenses militaires en 2013 " (in english of course). Pour rompre le cou à une idée bien ancrée, ces dépenses ont diminué pour la seconde année consécutive au niveau mondial (-1,9 % en 2013, -0,4 % en 2012) pour s'établir à 1 747 milliards de dollars (1 274 milliards d'euros). Mais cette chute est occidentale (Amérique du nord, Europe de l'ouest et centrale, Océanie) tandis que les autres régions continuent de renforcer leurs budgets de défense... Notamment en Russie (photo AFP d'un char T-90 lors du défilé de la victoire le 9 mai 2014 sur la place rouge à Moscou).
Les cinq plus grand budgets sont dans l'ordre : Etats-Unis (640 b$, milliards de dollars), Chine (188), Russie (87,8), Arabie saoudite (67) et France (61,2). Puis on retrouve : Royaume-Uni (57,9), Allemagne (48,8), Japon (48,6), Inde (47,4), Corée du sud (33,9), Italie (32,7), Brésil (31,5), Australie (24), Turquie (19,1) et Emirats arabes unis (19). Si les USA chutent de 7,8 %, la Chine grimpe de 7,4 % et la Russie de 4,8 % qui continue d'appliquer son colossal plan d'investissement de 705 milliards qui doit moderniser l'armée russe à 70 % entre 2011 et 2020. Le nouvel invité de ce top 5 est saoudien, septième en 2012. Le royaume du Golfe persique est le deuxième pays au monde qui dépense le plus pour sa défense en pourcentage de son PIB (9,3 %) derrière le petit sultanat d'Oman. Conséquence, le Royaume-Uni n'est plus qu'à la sixième place (57,9). Il sort probablement du top 5 pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Sur les grandes tendances mondiales, vingt-trois pays ont au moins doublé leur dépenses militaires entre 2004 et 2013. Aucun dans l'Union européenne. Un classement par régions : Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Russie (+108 %) ; Afghanistan, Cambodge, Chine (+ 170 %), Kazakhstan, Vietnam ; Arabie saoudite (+ 118 %), Bahreïn, Irak, Oman ; Algérie (+ 176 %), Angola, Ghana, Namibie, Swaziland ; Argentine, Equateur, Honduras, Paraguay. Le record appartient à l'Azerbaïdjan qui a quintuplé son budget de défense entre 2004 et 2013 : + 493 % pour s'établir à 3,44 milliards de dollars (tandis que son PIB suivait à + 186 %).
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Romain
March 26, 2014 1:12 PM
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S’il paraît bien loin de l’Algérie, le conflit russo-ukrainien en Crimée met à nu la dépendance de l’ANP envers la Russie et ses relations privilégiées avec Kiev. La complexité du marché de l’armement mondial et son imbrication avec les impératifs diplomatiques et géostratégiques montrent la fragilité de l’armée algérienne et l’impératif besoin en autonomie industrielle. Le 17 février 2008, lorsque le Kosovo déclare son indépendance de la Serbie, des dizaines de pays reconnaissent le petit Etat, musulman et albanophone, des Balkans. Aujourd’hui encore, l’Algérie campe sur ses positions : la non-reconnaissance du Kosovo, les relations entre Alger et Belgrade, civiles et militaires, étant excellentes. Qu’en est-il de la crise en Crimée et de la guerre qui couve entre la Russie et l’Ukraine ? L’ANP se retrouve coincée entre deux partenaires stratégiques, qui eux-mêmes sont interdépendants en matière de défense. Se prononcer envers l’une ou l’autre des parties serait une véritable catastrophe pour l’armée algérienne qui pourrait perdre une source d’approvisionnement en armes ou un accès à la pièce de rechange, à la formation du personnel et à la maintenance de ses équipements de pointe. Selon le rapport annuel de l’Institut de Stockholm pour la recherche sur la paix (SIPRI), paru le 17 mars et couvrant les achats d’armes mondiaux durant la décennie 2004-2013, l’Algérie figure à la 10e position du classement international, la Russie étant son principal fournisseur avec 91% de parts de marché. Marine, aviation, forces terrestres, tous les corps d’armée restent dépendants de Moscou. Si l’Ukraine n’a qu’une portion congrue des marchés d’armement vers l’Algérie, il n’en reste pas moins que l’ANP compte sur le complexe militaro-industriel de Kiev pour des équipements sensibles. Unique en Afrique L’Algérie importe, par exemple, des missiles Air-Air R27 qui vont sur ses Mig 29 et Su 30, de chez Artem, fait réparer ses Mig 25 et d’autres avions chez Migremont et a récemment déployé un radar de contrôle aérien RSP 10 d’Aerotechnica, à Constantine après le crash du C-130. Toutes ces entreprises sont un legs de l’Union soviétique à l’Ukraine. Actuellement cinq hélicoptères d’attaque Mi24 algériens sont bloqués du côté russophone de l’Ukraine chez Aviakon, qui leur faisais subir une rénovation. Une grosse partie des T-72 de l’armée de terre ont été modernisés en Ukraine au format AG, par Morozov, dont l’usine se trouve là aussi, à Kharkhiv, en pleine zone russophone. Il est à noter que l’Ukraine a, durant la décennie noire et l’embargo international sur la livraison d’armes à l’Algérie, joué un rôle important en vendant des hélicoptères d’attaque et en assurant la maintenance de nombreux équipements en remplaçant parfois les coopérants russes. Pis encore, l’ensemble des hélicoptères russes – quasiment 200 – qui sont dans le parc des forces aériennes, est motorisé par Motor-Sich, constructeur de turbines ukrainien, il fournit aussi les moteurs des avions d’entraînement avancés Yak 130 de l’armée de l’air. Ce même Motor-Sich a même récemment inauguré, à Oran, un centre de maintenance avancé pour turbines d’hélicoptère, un centre unique en Afrique et un exemple de transfert de technologies que les Russes n’ont jamais fait en cinquante ans de partenariat. Sous embargo Autre partenariat algéro-ukrainien notable, celui entre l’université d’Oran et l’université nationale technique d’Ukraine, dans le domaine aéronautique et l’assistance dans la réalisation de drones avec une prise en charge de chercheurs algériens et un véritable transfert de technologies. Le pire est que depuis «l’affaire» ukrainienne, certains pays européens, la France en tête, ont mis la Russie sous embargo de fait et bloquent les transactions sur les armes. Laurent Fabius met dans la balance des centaines d’emplois français et 1,2 milliard d’euros, en menaçant la Russie de ne pas lui livrer les deux porte-hélicoptères de classe Mistral qu’elle vient de finir de construire. Idem pour l’Allemagne et les autres membres de l’OTAN qui ont gelé la coopération avec Moscou et les transactions liées à l’armement. L’impact sur l’Algérie est beaucoup plus important qu’on ne le pense, car si la majorité de l’armement acquis par l’ANP au cours de ces cinquante dernières années est russe, il n’en reste pas moins qu’après la chute de l’URSS, le complexe militaro-industriel, subissant l’écroulement économique et la fuite des cerveaux, s’est appuyé grandement sur les composants et les technologies occidentales afin de maintenir l’offre aux partenaires traditionnels, dont beaucoup de composants français et allemands, les Américains étant plus regardants sur les transferts de technologies vers le rival d’hier. Couacs Résultats immédiats sur l’Algérie, le méga contrat d’hélicoptères, annoncé il y a quelques semaines, risque de connaître des couacs. Les caméras et systèmes optroniques étant d’origine française, des systèmes sensibles tels que les afficheurs dans les cockpits et l’ordinateur de bord le sont aussi, il sera quasi impossible pour les Russes de passer outre, vu le nombre réduit de fournisseurs au monde et qui sont généralement membres de l’OTAN ou israéliens. Même chose pour la maintenance des équipements sensibles. Les tanks T90, s’ils sont fabriqués en Russie, ont reçu, pour répondre au cahier des charges de l’ANP, une caméra thermique française Catherine FC de Thales, et un système de commandement des opérations. Pareil pour les avions Sukhoi 30 qui disposent de nombreux équipements français, tels que les écrans d’affichage et l’ordinateur de bord. S’il se confirme que le gouvernement français est en passe de geler pour une durée indéterminée les agréments de la commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG), des contrats, cela mettrait immédiatement en difficulté les arsenaux algériens tributaires de ces engagements internationaux. Retards de livraison Une image résume bien l’état dans lequel se trouve l’Algérie aujourd’hui, celle de l’hélicoptère d’attaque Mi28, tant attendu pour la surveillance et la lutte contre le terrorisme dans le grand Sud et qui risque, au vu de la situation, de connaître des retards de livraison. L’appareil, fabriqué en Russie, à quelques encablures de la frontière ukrainienne, dispose de moteurs ukrainiens et de systèmes optiques français. Cet état de fait inédit prouve si besoin est que l’Algérie tarde à retenir les leçons de l’embargo qui l’a frappé pendant les années 1990, ce qui aurait dû la pousser vers une quête de l’autonomie en matière d’équipements de guerre et d’armes. L’Algérie, qui dispose de moyens humains, technologiques, d’infrastructures et financiers, est à la traîne dans ce domaine. Pour preuve, si les Russes sont incontournables sur de grosses plateformes (chars, avions, navires, hélicoptères…), rien n’empêche l’ANP de généraliser, voire d’imposer l’intégration d’équipements occidentaux localement, y compris via des partenariats public-privé. La chose ayant déjà été tentée avec brio par des institutions de l’ANP, tels que la BCL, l’ERMAero ou l’ERMA. Idem pour la maintenance des équipements qui devrait en principe être uniquement faite localement par des entreprises publiques ou privées. L’urgence n’est pas pour le moment de mettre la charrue avant les bœufs en se lançant dans de l’industrie lourde, mais de minimiser les frais de maintien en condition opérationnelle des équipements acquis en formant et en investissant dans la maintenance et la modernisation.
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Romain
March 19, 2014 5:38 AM
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AFRIQUE DU SUD • Budget 2014-2016 : le budget de la défense pour 2014 s'élève à environ 4 milliards de dollars, légèrement supérieur à celui de 2013. En 2015, selon Jane's, il devrait augmenter de seulement 6,47 % et de 5,3 % en 2016. Renseignements • Satellite : de plus en plus d'informations circulent sur le satellite commandé à Moscou en 2006 dans le cadre du projet Flute. Mis en sommeil en raison de difficultés financières puis relancé, probablement sous un autre nom de code, le satellite concerné serait un Kondor E1 destiné à fournir de l'imagerie, avec des clichés d'une résolution de 1 à 2 mètres au maximum. Les KH-12 américains auraient une résolution d'au moins 2 cm, sachant qu'une résolution de 1 cm est nécessaire pour lire une plaque d'immatriculation depuis l'espace. Fin janvier, la rumeur court que son lancement pourrait avoir lieu le 27 février. Or, aucun lancement de fusée Strela (fusée qui permet la mise en orbite du Kondor E1) ne semble prévu à ce moment là. En revanche, le lancement d'un Kondor E figurait dans le calendrier des tirs pour le 19 mars en théorie, tandis que des mises sur orbite via des Strela doivent encore avoir lieu le 30 mars... À suivre, donc. • Sécurité informatique : les SANDF sont préoccupées par les menaces informatiques tandis que le cybercrime est désormais une "activité nationale". C'est dans cet état d'esprit qu'a été organisé le sixième Military information communication symposium of South Africa (MICSSA) du 3 au 7 février, impliquant dix-sept pays, dont l'Algérie et le Nigeria pour l'Afrique, la Grande-Bretagne et l'Espagne pour l'UE. • Persona non grata : le 10 mars, Pretoria ordonne l'expulsion de trois diplomates rwandais (et d'un burundais) après l'intrusion, le 3 mars (probablement une tentative d'assassinat), au domicile de l'ex-général rwandais Faustin Kayumba Nyambasa, domicilié à Johannesburg. Ex-Directeur des services de renseignement stratégiques rwandais, très critique à l'encontre de Paul Kagamé, l'homme a déjà été la cible de tueurs en juin 2010. Selon les services de renseignements sud-africains, le commando aurait opéré depuis l'ambassade du Rwanda. Le 7 mars, le Rwanda expulsait six diplomates sud-africains... Opérations extérieures • Lutte contre la piraterie : Pretoria dépensera 137,6 millions de dollars pour la période 2014-2015, soit le coût de sa participation à la force d'intervention rapide en RDC et à la lutte contre la piraterie notamment dans le détroit du Mozambique. Cette somme est prélevée sur les crédits de la défense déjà considérés comme notoirement insuffisants pour toutes les missions décidées par le président Zuma. Dans le même temps se pose la question du renouvellement des cadres (plus généralement, des difficultés de recrutement : le dernier objectif n'a pas été atteint) et de l'entretien des infrastructures dont l'état se dégrade d'année en année. Relations publiques • Double-sens et scandales : lors d'ateliers d'anciens du secteur de la Défense, leur ministre de tutelle, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, a déclaré que "la communication est des éléments les plus cruciaux du domaine militaire moderne ; elle peut être utilisée comme un multiplicateur de force néanmoins si elle n'est pas gérée correctement, elle peut avoir des effets dévastateurs sur n'importe quel ministère." L'enjeu consiste donc à redéfinir comment communiquer, quelle interaction avec les médias, tout en respectant les nécessités en matière de confidentialité. Débat à l'honneur du pouvoir sud-africain, d'autant que cette problématique est ignorée par de nombreux pays du continent. Toutefois, problématique qui est également à considérer sous l'angle d'une volonté gouvernementale de faire prévaloir des règles extrêmement strictes (et de fait, peu compatibles avec l'idée de communiquer), afin de couper court aux nombreuses critiques à l'encontre des autorités. De nombreux observateurs – dont l'auteur de ces lignes – s'interrogent sur la pertinence de la politique de défense sud-africaine. Les décideurs sont-ils en mesure de maintenir les SANDF a un bon niveau, loin des scandales et de la corruption ? D'un autre côté, l'affaire du satellite-espion évoquée ci-dessus illustre parfaitement que les préoccupations de Pretoria ne sont pas uniquement politiques. Des fuites dans des domaines sensibles portent véritablement atteinte à la sécurité de l'État. ALGÉRIE Forces aériennes • Havoc et Halo : d'après les médias russes, l'Algérie a commandé 42 Mi-28N Havoc d'attaque et 6 Mi-26T2 Halo de transport lourd. Nous en parlions voici quelques mois sur le blog défense de Jeune Afrique. >> Lire : Algérie, à quoi va servir la hausse du budget militaire
L'Algérie a commandé 42 hélicoptères Mi-28N Havoc d'attaque. © DR Forces navales • Kilo : d'ici à l'été, l'Algérie devrait commander deux sous-marins supplémentaires de la classe Kilo. Selon les médias russes, la signature du contrat interviendrait avant le moins de juin 2014, la livraison des submersibles étant prévue pour 2018. ANGOLA Forces aériennes • Aviation et immigration : des responsables de l'Armée de l'Air ont souligné à l'issue d'une conférence des officiers de l'arme, toute l'importance de l'aviation pour lutte contre l'immigration clandestine qui est décrite comme mettant en péril l'économie et la stabilité du pays. DJIBOUTI Coopération • Accord de défense : après des échanges entre la Chine et Djibouti, que nous évoquions dans le précédent "point de situation", un accord a été signé le 25 février par les ministres de la Défense des deux pays (Hassan Darar Houffaneh et Chang Wanquan). La marine chinoise obtient de disposer d'installations portuaires à Djibouti, en contrepartie de quoi l'État pourrait recevoir des patrouilleurs, mais aussi des avions. En outre, la Chine pourrait s'impliquer considérablement dans la formation des forces djiboutiennes. Forces terrestres • Réception de matériel : les forces terrestres de Djibouti ont reçu le 19 février des véhicules de la part de la France. Ces moyens doivent équiper le contingent djiboutien de l'AMISOM, le pays ayant prévu de déployer 1 000 supplémentaires en 2014, en sus du millier déjà engagé. ÉGYPTE Coopération • Bonne entente : le Caire et Khartoum se sont accordés afin d'organiser des patrouilles communes à la frontière entre les deux pays. Il s'agit à la fois d'améliorer les relations diplomatiques tout en luttant contre le terrobanditisme. Bonne entente qui se traduit quelques jours plus tard, le 4 février, avec la visite du ministre de la Défense soudanais, le général Abdel-Rahim Mohamed Hussein auprès de son homologue égyptien, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi. Rappelons que le premier est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2012, pour crimes de guerre... • Retour dans le temps : le ministre de la Défense et le ministre des Affaires étrangères (respectivement Abdul Fattah al-Sisi et Nabil Fahmy) se sont rendus à Moscou. Le 19 février, ils signent des accords commerciaux de plus de trois milliards de dollars, notamment pour l'achat de systèmes d'armes antiaériens. La Russie serait ainsi prête à engager un processus de coopération avec l'Égypte pour la modernisation de sa défense aérienne dans le domaine de l'aviation, des radars et des missiles, pour une valeur d'environ 2 milliards de dollars. L'Égypte s'était détachée de la sphère "russe" (à l'époque, l'Union Soviétique) à la fin des années 1960, se tournant progressivement vers les États-Unis... Il s'agit donc là d'un succès pour Poutine. À noter que l'Égypte modernisera aussi ses batteries de missiles sol-air Hawk d'origine américaine, les États-Unis fournissant 186 systèmes de propulsion pour les missiles en question. • Exercice militaire : début mars, l'exercice Zayed 1 bat son plein. Il implique des éléments des forces spéciales des Émirats Arabes Unis et d'Égypte, ainsi que des moyens aériens et navals des deux pays. Structures • Haut conseil militaire : le décret de création d'un Haut conseil militaire a été signé par le président Adli Mansour. Cet organe se compose de 23 responsables militaires avec à leur tête, le ministre de la Défense. LIBERIA Doctrine • Petites mais robustes : le 6 février, le colonel Daniel Dee Ziankahn (nommé chef d'état-major quelques jours plus tard), devant une commission spécialisée du Sénat, plaide en faveur de forces armées libériennes très bien entraînées, robustes, mais d'un volume réduit. Cette taille limitée permettrait aux unités de ne pas être touchées par les difficultés économiques (et, par extension, de ne pas peser excessivement lourd sur les crédits) tout en favorisant le professionnalisme. Le principe d'armées dont le "gras" est retiré se généralise en Afrique ; à long terme ce processus aura des conséquences extrêmement positives sur l'efficacité des forces concernées. Le colonel Daniel Dee Ziankhan a été nommé chef d'état-major des forces libériennes. Il remplace un officier nigerian, le général Suraj Alao Abdurrahman.
Promotion • Vrai renouveau ? Comme nous l'évoquions ci-dessus, le colonel Daniel Dee Ziankhan a été nommé chef d'état-major des forces libériennes. L'information n'a rien d'anecdotique : il remplace un officier nigerian, le général Suraj Alao Abdurrahman. Ce changement semble confirmer la solidité du renouveau des forces nationales, dans un pays marqué par une effroyable guerre civile. Un exemple à suivre pour la RCA ? Nous y reviendrons ultérieurement. LIBYE Armes de destruction massive • Point final : alors que les retards dans le démantèlement des armes chimiques syriennes prouvent que le calendrier a été par trop optimiste (d'aucuns diraient "utopique", voire "hypocrite"), l'opération de destruction du stock d'armes chimiques libyens s'est achevée fin janvier/début février, avec 517 obus, 8 bombes de 250 kilos et des éléments de bombes. Dix ans après la signature par la Libye de la Convention sur les armes chimiques de l'ONU... À noter que s'il s'agit du "matériel principal", des composants doivent encore être neutralisés d'ici à décembre 2016. Forces aériennes • Désobéissance morale : afin d'éviter de blesser des civils, des pilotes auraient refusé de bombarder le pétrolier nord-coréen alors qu'il se trouvait en cours de chargement dans le terminal d'Es-sider. Forces paramilitaires • Douaniers : 1 072 nouvelles recrues achèvent leurs "classes" courant février. L'EUBAM Libye a contribué à leur formation. Ils opéreront notamment le long des frontières du pays pour tenter d'intercepter les terrobandits, notamment dans le sud. Un travail extrêmement difficile les attend d'autant qu'ils manquent d'expérience et que des questions se posent sur la valeur de l'entraînement reçu, face à des terrobandits qui, souvent, s'imposent en virtuoses de la manœuvre dans le désert... Travail que rendent également difficile les rivalités et l'instabilité politique avec en toile de fond le problème des milices. Relations publiques • Fausses informations : le 1er février, le ministère des Affaires étrangères français dément formellement que des sources françaises aient pu affirmer qu'une opération spéciale américaine avait eu lieu dans le sud de la Libye fin 2013, montée depuis une "base secrète" en Tunisie. Les autorités tunisiennes ne cessent de nier qu'une base américaine se trouve sur leur sol. Il est vrai que rien n'accrédite son existence qui paraît d'ailleurs des plus douteuses. En revanche, la possibilité d'une action des Delta Force dans le sud de la Libye n'a rien d'absurde. D'ailleurs, pour la mener, nul besoin pour les Américains de disposer d'une très hypothétique base fantôme en Tunisie. MAROC Marine • Exercice naval : un exercice a été mené par l'équipage de la frégate américaine Elrod et par celui de la corvette marocaine Allal Ben Abdellah, le 6 février. Les marins américains ont apprécié avoir travaillé avec leurs homologues chérifiens, constatant leur professionnalisme. Forces paramilitaires • BearCat : la gendarmerie a reçu 88 véhicules blindés multirôles BearCat. Fabriqués par Lenco, ceux-ci sont notamment utilisés par différents groupes d'intervention (de type "SWAT") des forces de police américaine. Au Maroc, ils sont destinés au maintien de l'ordre, aux patrouilles, à l'escorte de convois... NIGERIA Lutte contre le terrorisme • Coopération et entraînement : l'inspecteur général de la police nigériane, Mohammed Abubakar, et le représentant pakistanais pour les affaires de sécurité, le général Muhammed Ashraf Saleem, se sont accordés le 19 février pour renforcer la coopération entre les services des deux États face à la menace terroriste. Dans ce cadre, dix officiers de police du Nigeria ont été envoyé au Pakistan afin d'y être entraînés, notamment à la neutralisation d'engins explosifs. Le chef d'état-major de l'Armée de Terre, le général Kenneth Minimah, et le chef d'état-major de l'Armée de l'Air, Adesola Amosu, ont eux aussi insisté sur l'importance de la formation et de la discipline dans le combat avec Boko Haram. • Détermination : fin février, les autorités intensifient la lutte contre Boko Haram suite au massacre d'élèves le 25 du mois. À ce titre, les fonctionnaires des Eaux et forêt ont commencé à recevoir un entraînement à la lutte contre-insurrectionnelle, incluant l'utilisation de fusils d'assaut. Quant à l'exemple, il est donné par Adesola Amosu, à bord d'un Alpha Jet qui attaque des positions de la secte islamiste, répondant en cela aux critiques selon lesquelles l'Armée de l'Air est par trop absente. Forces aériennes • Missions de surveillance : le chef d'état-major de l'Armée de l'Air, Adesola Amosu, a laissé entendre que les appareils nigérian pourraient survoler les pipelines de la Shell afin de lutter contre le sabotage économique. Des drones conviendraient parfaitement à ce type de missions... En outre, mi-mars, est décidé d'augmenter les vols de surveillance dans le nord du pays, contre Boko Haram. • Danger des missiles sol-air à très courte portée : la virulence de Boko Haram a amené le chef de la formation et des opérations de l'Armée de l'Air, Olutayo Oguntoyinbo à évoquer le danger des missiles SATCP pour l'aviation civile dans la région. Marine • Exercices : un groupe naval italien comprenant le porte-aéronefs Cavour et regroupant environ 1 200 hommes et femmes s'est entraîné avec la marine nigériane. L'accent a été mis sur la lutte contre la piraterie. • Patrouilleurs : le 27 janvier, un premier OPV destiné à la marine nigériane est achevé en Chine tandis que débute l'assemblage d'un second. Comme nous l'évoquions précédemment, ces embarcations seront précieuses pour lutter contre la piraterie dans le golfe de Guinée. RÉPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC) Forces terrestres Chars complexes : acquis pour un coût d'environ 10 millions de dollars fin 2013 (11,5 millions en tout), 50 chars T-64BV-1 devraient en théorie être livrés à la RDC. Version modernisée du char de combat T-64BV qui équipe les forces ukrainiennes, le T-64 est un char complexe qui réclame un entretien attentif. Il est intéressant de noter que le T-64 n'a jamais été exporté par l'URSS du temps de sa production, tant pour sa technologie avancée (à l'époque) que pour la complexité à maintenir celle-ci opérationnelle. Le T-80, développement du T-64 a d'ailleurs été retiré des unités russes voici peu, au profit du T-72...
Un char de combat T-64BV, dont 50 exemplaires devraient être livrés à la RDC. © DR Deux questions se posent. Tout d'abord, pourquoi acheter un char – certes, qui n'a aucun équivalent dans la région – qui peut rapidement ne plus être opérationnel faute d'entretien satisfaisant ? D'autre part, le contrat ne sera-t-il pas dénoncé alors que l'Ukraine s'efforce de remuscler ses forces armées face à la Russie ? Cinquante T-64BV-1 ne seraient pas refusés par les militaires de Kiev... RWANDA Formation • ACOTA : dans le cadre du programme (African Contingency Operations Training and Assistance) sur lequel nous reviendrons dans un billet consacré à la coopération militaire entre le Niger et les États-Unis (et, plus généralement, sur la politique sécuritaire américaine en Afrique), des échanges ont lieu entre militaires rwandais et américains du 3 au 05 février. Ils portent sur l'expérience acquise au cours des opérations de maintien de la paix menées par les Rwandais. Le responsable de l'ACOTA au département d'État déclare à cette occasion que les forces de défense rwandaises sont l'une des plus professionnelles d'Afrique. Sécurité intérieure • Bilan positif : le quartier général des Forces de défense rwandaise a accueilli une conférence sur la sécurité intérieure le 10 février, avec des responsables nationaux. Les participants ont indiqué que la situation dans le pays était globalement positive, même si la vigilance doit être maintenue face aux auteurs du génocide de 1994. Ainsi ont-ils invité la MONUSCO en RDC à accomplir sa mission en combattant notamment les rebelles du FDLR. >> Voir la carte interactive des groupes armés du Kivu après le M23 SOUDAN DU SUD Coopération • Parenthèse : fin février, les États-Unis envisagent de mettre entre parenthèses leur aide sécuritaire au Soudan du Sud tant que n'aura pas été réglée pacifiquement la crise avec les rebelles. L'aide apportée en dix ans par Washington s'élève à environ 300 millions de dollars. TCHAD Forces aériennes • Frogfoot : après le Niger l'année passée, le Tchad devrait recevoir quatre Su-25 Frogfoot. Ces appareils supplémentaires (qui s'ajouteront aux six autres en services) augmenteront sensiblement la capacité d'attaque au sol des forces tchadiennes. Se pose la question de savoir qui les pilotera ? TUNISIE Lutte contre le terrorisme • Priorité : le nouveau Premier ministre Mehdi Jomaa a affirmé que la priorité serait donnée à la lutte contre le terrorisme par le biais de l'approche globale, en s'attaquant à la fois aux cellules jihadistes et à la fois aux problèmes sociaux qui font le terreau de ces groupes. Il a également souligné toute l'importance de la coopération avec les pays voisins dans ce difficile combat. Dans cette logique, le 6 février, il rend hommage aux forces de sécurité qui sont intervenues à Raoued dans la nuit du 3 au 4 février, réaffirmant que le terrorisme n'avait pas sa place en Tunisie. Coopération • Dispositif de surveillance : la volonté affichée de Jomaa de combattre le terrorisme s'exprime rapidement : en visite en Algérie, Jomaa rencontre son homologue algérien, Abdelmalek Sellal. Y est discuté la manière de renforcer la coopération entre les deux pays pour traquer les terrobandits, notamment par la mise en place de dispositifs de surveillance commun en moins trois points de la frontière.
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March 5, 2014 9:11 AM
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On en sait un peu plus sur l’accident mortel survenu le 26 février dernier à bord d’un sous-marin Kilo indien, l’INS Sindhuratna. Deux officiers mariniers ont été tués dans un incendie du submersible lors d’une patrouille à 40 miles de Bombay. La profondeur à laquelle l’accident est survenue reste inconnue. Sept autres militaires indiens ont été blessés dans le drame. Selon la presse indienne, le feu a été déclaré en raison d’un court circuit de câbles électriques. Contrairement à de précédentes informations relayées dans la presse locale au cours de ces derniers jours, un défaut de batterie n’est donc pas à l’origine de cet incident. La gravité de l’accident a conduit le chef d’état-major de la marine, l’amiral Joshi, à démissionner. Au cours des sept derniers mois, il s’agit du septième (!) incident plus ou moins grave touchant un sous-marin indien. Ces derniers sont de conception russe, les kilos ont été exportés dans de nombreux pays comme l’Iran, la Chine ou encore l’Algérie. Neuf Kilo sont en service en Inde. Un autre sous-marin, l’INS Sindhurakshak, avait explosé en août 2013 causant la mort de 18 sous-mariniers. A bord d’un sous-marin, l’eau et le feu sont les deux principales hantises pour les sous-mariniers. Des essais sont régulièrement menés avant le début de chaque patrouille opérationnelle pour s’exercer à la gestion d’une inondation ou d’un incendie à bord d’un submersible.
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February 7, 2014 10:45 AM
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Dédié aux missions de Débarquement et de Soutien Logistique, le Batiment de Débarquement et de Soutien Logistique (BDSL), algérien, est en construction depuis 11 janvier 2012 au chantier Fincantieri de Riva Trigoso, du consortium italien Orizzonte Sistemi Navali, groupant les deux constructeurs italiens Finmeccanica et Fincantieri. Ce BDSL baptisé Kalaat Beni Abbès, par l’armée algérienne, aura pour principales missions, le débarquement de forces terrestres mécanisées, le soutient logistique navale et amphibie ainsi que les interventions de secours médicalisés. Le Kalaat Beni Abbès est d’un déplacement de 9000 tonnes, il mesure 143 mètres de long pour 21.5 mètres de large, sa vitesse peut atteindre les 20 nœuds. Il dispose d’un pont d’envol continu, avec deux spots d’appontage pour hélicoptères à l’avant et à l’arrière. La partie du pont au niveau de l’îlot sera dotée d’un ascenseur pouvant accueillir une machine de 30 tonnes et donnant accès à un hangar pouvant abriter 5 hélicoptères lourds. Coté armements et électroniques, le BDSL algérien aura en équipement un EMPAR, radar tridimensionnel développé par Selex Sistemi Integrati, en plus de 16 missiles anti-aérien Aster 15, semblables à ceux qui équipent la FREMM Mohammed VI. Le BDSL algérien sera également équipés d’une tourelle de canon 76mm OTO-Melara et de deux canons télé-opérés de 25mm, gérés comme le 76mm par une conduite de tir NA 25 FCS de Selex SI. Enfin, le bâtiment sera doté d’une suite complète de guerre électronique fournie par Thales et Elettronica, associée à deux lance-leurres SCLAR-H d’OTO-Melara. "Achat injustifié" selon l'IISS
Selon le site Defense News, Christian Le Miere, un consultant Senior en sécurité navale à l’ International Institute for Strategic Studies IISS, a douté de la pertinence d’un tel choix d’armements pour l’Algérie, qu’il a jugé complètement injustifié. Christian Le Miere a expliqué que la principale terreur du pouvoir algérien est son propre peuple, l’armée algérienne ne sert qu’à lutter contre les insurrections populaires internes, elle n’a point besoin d’un tel navire, aussi lourd à l’achat qu’à l’entretien, a-t-il conclu.
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February 4, 2014 3:55 AM
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C’est en novembre prochain, à l’issue de ses essais en mer, que le Kalaat Beni Abbes devrait être livré à la marine algérienne, indiquent les Italiens. Le BDSL, qui pourrait être suivi par un sistership, est une version agrandie et améliorée des bâtiments italiens du type San Giorgio. Il mesure 143 mètres de long pour 21.5 mètres de large, son déplacement en charge devant atteindre 9000 tonnes. Il pourra mettre en oeuvre cinq hélicoptères lourds, ainsi que trois chalands de type LCM (Landing Craft Mechanized) et trois chalands de type LCVP (Landing Craft Vehicle Personnel). Les capacités d’emport seront importantes, avec plusieurs dizaines de véhicules (dont 15 chars lourds) et 440 soldats, en plus des 150 membres d’équipage. ...On notera que Kalaat Beni Abbes sera le premier bâtiment de ce type à être doté d’un système de défense aérienne de premier rang, avec un lanceur vertical pour 16 missiles Aster 15, appuyé côté électronique par un radar tridimensionnel EMPAR.
Lire l'intégralité de l'article sur Mer et Marine : http://www.meretmarine.com/fr/content/lalgerie-devrait-receptionner-le-kalaat-beni-abbes-au-mois-de-novembre
Via Patrick H.
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January 13, 2014 5:03 AM
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The future flagship of the Algerian fleet, an Amphibious Ship type BDSL"Batiment et de Débarquement de Soutien Logistics" commissioned from Orrizonte Sistemi Navali (a joint venture of Fincantieri and Selex Sistemi Integrati). Specifications : -Total displacement = 9000 tons -Length = 142.9 meters -Width = 21.5 meters -Flight deck with two runways and landing pads for heavy-lift helicopters in the extremities and 30-ton lift in the central part of the deck -The power plant includes two diesel engines Wärtsilä 12V32 rated at 6000 kW -The maximum speed = 20 knots -Cruising range = 11,265 km -Generation of electricity will be provided by four diesel generators Isotta Fraschini V1716 C2ME capacity of 1300 kW and one emergency V1708 T3 of 600 kW -Armament includes MBDA SAAM-ESD (Aster missiles + A50 launcher Sylver) behind the island superstructure + Oto Melara 76/62 Super Rapid + 2 Single 25mm -The electronic structure will include Selex Sistemi Integrati EMPAR + AESA radar of CICS Athena-C + navigation radar and flight control by -gosopoznavaniya SIR + Communication system supplied by Selex Elsag + EW systems produced by Elettronica and Thales + two SCLAR-H decoy launchers -The Algerian helicopter landing ship dock can accommodate 3 Landing Craft Mechanized (LCM) + 3 small Landing Craft Vehicle Personnel (LCVP) + 1 large Landing Craft Personnel (LCP) + 2 semi-rigid boats. The garage can accommodate up to 15 armored vehicles. -The crew = 150 people -The landing force = 440 people
Via Patrick H.
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from Newsletter navale
December 17, 2013 12:24 PM
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Le Kalaât Beni Abbès, premier bâtiment de débarquement et de soutien logistique de la marine algérienne, va bientôt flotter. Construit par le chantier Fincantieri de Riva Trigoso, près de Gênes, le BDSL devait être transféré vendredi dernier sur une barge afin d'être conduit vers le site de Muggiano, où se déroulera sa mise à l'eau. La manoeuvre a, cependant, été annulée suite à un accident mortel ayant provoqué le décès du commandant d'un remorqueur chargé de tracter la barge. Le transfert a été par conséquent reporté à un date ultérieure. Lire l'intégralité de l'article sur Mer et marine : http://www.meretmarine.com/fr/content/le-batiment-de-debarquement-algerien-va-etre-mis-leau
Via Patrick H.
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September 23, 2013 11:51 AM
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L’Algérie veut moderniser son aviation et diversifier ses fournisseurs surtout après le malheureux épisodes des avions de combats russes livrés avec des défauts. Et pour ce faire, l’Algérie se tourne résolument vers les avionneurs américains. Le Président de la filiale Defense, Espace et Sécurité de Boeing, Dennis Muilenberg, a non seulement confirmé l'intérêt de l'armée algérienne pour un certain nombres de ses avions, écrit le site secret-difa. Mieux encore Alger veut des appareils ultra-modernes. Certains ne sont même pas encore sur le marche. Comme le nouveau ravitailleur de la firme de Seattle, le KC46, qui ne sera disponible aux essais qu'en 2018. Selon ses confidences faites à la revue sud-africaine Defenseweb par Paul Oliver, vice-président de cette même filiale pour l'Afrique et le Moyen-Orient. Lorsque le vice-président de la filiale de Boeing a évoqué les essais en vol de l'A330 MRTT d'EADS à Boufarik et à Tamanrasset, ses interlocuteurs algériens ne lui ont pas caché leur volonté d'en commander trois pour remplacer les Il78 en service, mais ils semblaient à l'aise à l'idée de tester le tanker de Boeing même en 2018. Paul Oliver a aussi confirmé l’intérêt d'Alger pour les C17 dont quatre à six unités pourraient être commandées pour les forces aériennes algériennes. Cependant l'avionneur américain a annoncé, mercredi 18 septembre, qu'il cessera la production de ce gros appareil en 2015. Ce site internet a aussi donné un aperçu sur le potentiel des transactions à venir que compterait mener l’Algérie : Drone Scan Eagle, plateforme AEW&C, plateformes ELINT/SIGINT et augmentation des capacités ISR. Cela étant, rien n’a filtré au niveau du ministère de la Défense pour le moment. Et si cette information se vérifiait, elle confimerait la volonté de l'Algérie de tourner le dos aux Russes et de s'approvisionner auprès des plus compétitifs.
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May 17, 2013 9:57 AM
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Comme leurs homologues indiennes, les forces aériennes algériennes ont été de bonnes clientes de l’industrie aéronautique russe. Elles le restent d’ailleurs, mais dans des proportions moindres que par le passé étant donné que, de plus en plus, et comme New Delhi d’ailleurs, Alger se tourne vers d’autres fournisseurs pour moderniser les équipements de son armée. C’est ainsi que, par exemple, dans le domaine du transport aérien militaire, l’Algérie a opté pour le C-295 d’Airbus Military et qu’il est question, à l’avenir, d’aquérir le C-17 Globemaster américain. Mais ce n’est pas tout car, comme le rapporte Aviation Week, l’armée de l’Air algérienne a évalué l’avion ravitailleur A-330 MRTT (Multi-Role Tanker Transport), configuré comme les appareils déjà en service au sein de la Royal Air Force. Les démonstrations ont commencé le 10 mai dernier sur la base aérienne de Boufarik. Selon un blog algérien traitant des affaires de défense, 3 A-330 MRTT pourraient être commandés par Alger – c’est aussi le chiffre avancé par l’hebdomadaire américain – afin de remplacer les avions ravitailleurs d’origine russe Il-76 (Il-78 Midas). Jusqu’à présent, 28 A330 MRTT ont été vendus par Airbus Military, à l’Australie, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Royaume-Uni. En outre, cet appareil a été retenu par l’Inde en janvier dernier (un contrat portant sur 6 unités doit être négocié). Et il devrait également équiper l’armée de l’Air française. Selon le dernier Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale ( LBDSN) publié le 29 avril dernier, il serait désormais question de commander 12 exemplaires au lieu des 14 intialement envisagés.
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April 16, 2013 4:59 AM
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Le chiffre d’affaires global des 100 plus importants industriels de l’armement ayant reculé en 2011 pour la première fois depuis 1994, l’on pouvait s’attendre à ce que le niveau des dépenses militaires mondiales soit également en recul. Et c’est ce que vient confirmer le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) dans une étude publiée ce 15 avril, avec une baisse de 0,5% en 2012 – hors inflation – par rapport à l’année précédente, pour atteindre 1.750 milliards de dollars. Une première depuis 14 ans. Le rapport de l’institut suédois confirme donc plusieurs tendances déjà observées ces derniers temps, comme par exemple le croisement des courbes représentant le montant des dépenses militaires des pays asiatiques et européens. “Nous assistons à ce qui pourrait être le début d’un changement dans l’équilibre des dépenses militaires mondiales des pays riches occidentaux vers les régions émergentes, tandis que les politiques d’austérité et la réduction des effectifs en Afghanistan réduisent les dépenses pour les uns,les fonds de croissance économique continue d’augmenter pour les autres”, a expliqué le Dr Sam Perlo-Freeman, directeur du programme du Sipri sur les dépenses militaires et la production d’armes. Ainsi, en Europe, la crise économique et les politiques d’austérité expliquent la baisse, parfois drastique, des budgets militaires. Depuis 2008, 18 pays membres de l’Otan et/ou de l’Union européenne ont réduit leurs dépenses militaires de plus de 10% en termes réels. Les Etats-Unis ne sont pas épargnés par cette tendance, qui va même s’accentuer cette année encore avec l’entrée en vigueur de coupes automatiques dans le budget du Pentagone. Pour la première fois depuis la fin de l’URSS, la part de ce dernier dans les dépenses militaires mondiales est passée sous la barre des 40%. “Tout montre que les dépenses militaires mondiales sont susceptibles de continuer à diminuer pendant les deux à trois prochaines années, au moins jusqu’à ce que l’Otan achève sont retrait d’Afghanistan fin 2014″, a estimé le Dr Perlo-Freeman. “Toutefois, les dépenses dans les régions émergentes vont probablement poursuivre leur hausse, et donc le total mondial remontera probablement après cela”, a-t-il ajouté. Car, si les pays de l’Otan et de l’UE désarment, c’est loin d’être le cas en Asie, au Moyen-Orient et en Russie. Cela étant, il reste de la marge étant donné que “les Etats-Unis et leurs alliés sont toujours responsables de la grande majorité des dépenses militaires mondiales”, lesquelles ont atteint 1.000 milliards de dollars en 2012. Même avec une baisse de 6%, le budget américain de la Défense reste 4 fois supérieur à celui de la Chine, dont le montant estimé pour 2012 par le Sipri serait de 166 milliards de dollars (+7,8%), donc bien au-dessus des sommes officiellement annoncées par Pékin. Toutefois, il n’en reste pas moins que les dépenses militaires des pays dits émergents sont orientées à la hausse, même si cette progression est affectée par les contraintes économiques. Ce ralentissement est notable en Asie, où le taux d’augmentation moyen des sommes affectées aux forces armées est passé de 7% en 2003-2009 à 3,4% en 2009-2012. Mais en fait, cela recouvre des situations constrastées. Ainsi, le Sipri relève que le Vietnam a fortement augmenté ses dépenses militaires en raison des tensions avec la Chine alors que celles de l’Inde ont diminué de 2,8%. Même chose sur le continent africain. Si les budgets alloués à la Défense ont progressé de 7,8% en termes réels en Afrique du Nord (principalement l’Algérie et le Maroc), ceux des pays de l’Afrique subsahérienne sont en recul de 3,2%. Au Moyen-Orient, il est plus compliqué, semble-t-il, d’avoir une évaluation précise de la situation étant donné que les dépenses militaires de l’Iran, de la Syrie, du Qatar et des Emirats arabes unies ne sont pas connues. En revanche, les budgets de la défense ont augmenté de 8,4%, la plus forte progression revenant à Oman, avec une hausse de 51%. Des taux quasiment aussi importants ont été observés au Paraguay (+43%) et au Venezuela (+42%). Cela s’explique en partie par la militarisation de la lutte contre les réseaux criminels, en particuliers ceux liés au trafic de drogue. Dans l’ensembles, les dépenses militaires en Amérique latine ont progressé de 4,2% en 2012. Mais la région où les budgets dédiés à la défense ont le plus augmenté est l’Europe de l’Est, avec une hausse de 15,3%. Les dépenses militaires russes ont ainsi progressé de 16%, ce qui s’explique par le plan de réarmement de la Russie voulu par le président Poutine. Mais l’Ukraine a fait mieux, en augmentant les siennes de 24%.
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April 11, 2013 5:32 AM
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La rumeur du remplacement d’Erard Corbin de Mangoux se répandait depuis plusieurs mois dans Paris. L’information est officielle depuis ce matin : Bernard Bajolet, ancien coordonnateur national du renseignement et actuel ambassadeur à Kaboul, est le nouveau patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), le plus important service de renseignement français. Le profil du nouveau boss est du genre solide : fin connaisseur du monde arabo-musulman, ancien ambassadeur en Jordanie, en Bosnie-Herzégovine, en Irak et en Algérie, il avait aussi été le premier titulaire du poste de coordinateur national du renseignement. Le nouveau patron débarque dans une « Piscine », le surnom donné par les médias au siège de la DGSE boulevard Mortier (les agents préfèrent dire "la Boîte"), en pleine transformation. Dans la foulée d’un Livre blanc de 2008 ayant consacré le renseignement en priorité stratégique, la loi de programmation militaire 2009-2014 prévoit 690 recrutements sur la période, notamment des profils techniques et des analystes. La DGSE compte 4991 agents, dont 72% de civils et 28% de militaires, et la croissance des effectifs se poursuit, de même que celle du budget : 600 millions d’euros de crédits de paiement en 2013, contre 577 millions en 2012 (+4%), auxquels il faut rajouter 50,2 millions d’euros provenant des fonds spéciaux. L’accroissement des moyens de la DGSE est cependant à nuancer : « Les crédits et les effectifs de la DGSE ne représentent qu’environ 1 % des crédits et des effectifs du ministère de la défense et que ses moyens humains et financiers restent deux à trois fois inférieurs à ceux dont disposent nos principaux partenaires européens, comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne », indiquaient les sénateurs Jeanny Lorgeoux et André Trillard en novembre 2012 dans un avis sur le projet de loi de finances 2013. Un vrai problème, alors que les missions de la DGSE sont très larges : « rechercher et d'exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, ainsi que de détecter et d'entraver, hors du territoire national, les activités d'espionnage dirigées contre les intérêts français afin d'en prévenir les conséquences », précise le Code de la défense. Le dernier arrêté d'organisation de la DGSE (21 décembre 2012) a aussi officialisé l'existence d'un « service de sécurité économique ». De quels moyens dispose la DGSE ? Selon l’expression d’Erard Corbin de Mangoux lors de son audition à l’Assemblée nationale en février dernier, elle « recueille le renseignement par tous moyens, notamment en disposant d’une centaine de postes à l’étranger et en diligentant entre 1 500 à 1 800 missions par an ». Les moyens techniques sont larges : renseignement d’origine électromagnétique (ROEM), la DGSE disposant notamment d’un site d’un centre d’écoute et d’interception à Domme, dans le Périgord ; dispositifs d’interception des flux Internet ; imagerie satellite, en bénéficiant des données transmises par la direction du renseignement militaire (DRM)… Mais les moyens humains sont au moins aussi importants, d’où l’importance du recrutement actuel de profils très spécialisés.
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May 23, 2014 12:46 PM
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Les mots sont nouveaux et ils pèsent. Le sujet est celui de la coopération militaire. Or, entre Alger et Paris, on a évoqué ces jours derniers, en dépit des drames du passé, des « défis communs », une « adhésion », une « nouvelle façon de travailler ensemble ». La visite qu’a effectuée le ministre français de la défense à Alger, mardi 20 mai, marque un tournant. Jean-Yves Le Drian n’est que le deuxième ministre de la défense français, après Michèle Alliot-Marie en 2004, à se rendre en Algérie depuis l’indépendance du pays. Paris avait souhaité un tel déplacement au lancement de l’opération « Serval » contre les groupes djihadistes du Mali en janvier 2013, grâce à laquelle une coopération opérationnelle inédite s’est nouée. De part et d’autre, l’événement a été marqué par une claire volonté d’affichage politique. Toutes les hautes autorités du pays ont reçu M. Le Drian, accompagné de son cabinet : le président Abdelaziz Bouteflika, avec qui il s’est entretenu pendant cinquante minutes, le premier ministre Abdelmalek Sellal, le ministre des affaires étrangères Ramtane Lamamra, le général Gaïd Salah, vice-ministre de la défense et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP). « NOUS AVONS UN ENNEMI COMMUN », DÉCLARE M. LE DRIAN « C’est la première fois que, sur une aussi grande période, il y a une bonne coopération entre l’Algérie et la France », a déclaré d’une voix peu audible le président Bouteflika, après avoir reçu de la part de M. Le Drian le message d...
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April 29, 2014 8:55 AM
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Dans les pays développés, la course aux armements s'essouffle. C'est loin d'être le cas en Afrique, où les budgets militaires enflent, voire explosent. C'est un constat du Sipri, l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, qui fait référence en la matière : pour la deuxième année consécutive, les dépenses militaires sont en baisse dans le monde (- 0,4% en 2012, - 1,9% en 2013). Le jour où le concert des nations décidera d'en finir avec la course aux armements n'est cependant pas arrivé. Car si les pays développés, atteints par la crise, ont revu pour la plupart leurs budgets de défense à la baisse - dont les États-Unis (- 7,8% en 2013), il n'en va pas de même pour les pays du Sud. Le dernier rapport du Sipri, publié le 14 avril, note que là où l'on se développe, en Asie, en Amérique latine, au Moyen-Orient ou en Afrique, les dépenses augmentent. Voire explosent, comme en Arabie saoudite, passée en un an du septième au quatrième rang mondial. L'Afrique n'est pas en reste. Selon le Sipri, c'est le continent où la hausse est la plus forte (+ 8,3 % en un an). En 2013, les États africains ont affecté 44,9 milliards de dollars à leurs armées. C'est très loin des dépenses mondiales (1 747 milliards) et même en deçà du seul budget militaire de l'Inde, mais l'effort est tout de même spectaculaire. En 2013, l'Algérie est ainsi devenue le premier pays africain à avoir franchi le seuil des 10 milliards de dollars (+ 8,8 % en un an) et l'Angola, en deuxième position sur le continent avec 6,1 milliards, a vu son budget de défense croître de 36 %. Le pays lusophone dépasse l'Afrique du Sud (4,1 milliards) : une première.Mais la palme de la plus forte hausse revient au Ghana, et de loin : il a triplé ses dépenses en un an ! Il est vrai qu'Accra partait de très bas (109 millions de dollars en 2012). L'institut suédois relève qu'entre 2004 et 2013, cinq pays africains - l'Algérie, le Ghana, l'Angola, la Namibie et le Swaziland - ont doublé ou triplé leurs budgets militaires et constate que dans la plupart des cas, en Afrique comme ailleurs, l'explosion des moyens alloués aux forces de défense est liée à la découverte de richesses dans les sous-sols.
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March 21, 2014 12:15 PM
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Et si la France passait dans le camp des espions? Affichée comme victime des écoutes de la NSA, la France ne serait pas en reste niveau espionnage selon les services secrets canadiens, révèle Le Monde ce vendredi. Les Canadiens suspecteraient en effet la DGSE, services de renseignements français, "d'être derrière une vaste opération de piratage informatique, qui aurait débuté en 2009 et se poursuivrait toujours, grâce à un implant espion". L'attaque viserait en premier lieu des institutions iraniennes liées au programme nucléaire du pays, mais également le Canada, l'Espagne, la Grèce, la Norvège, la Côte d'Ivoire et l'Algérie. Selon les services secrets canadiens, la DGSE (Direction générale de sécurité extérieure) empièterait également sur les tablettes de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), en menant cette opération de piratage informatique contre des intérêts ciblés en France. Confirmation des services secrets canadiens Le document que s'est procuré Le Monde émane du Centre de la sécurité des télécommunications du Canada, extrait des archives de la NSA. "Nous estimons, avec un degré modéré de certitude", conclut le CSEC, "qu'il s'agit d'une opération sur des réseaux informatiques soutenue par un Etat et mis en oeuvre par une agence française de renseignement." Interrogée par Le Monde, la DGSE s'est refusée à tout commentaire "sur des activités réelles ou supposées". Le CSEC, en revanche, s'est montré plus disert et a confirmé au Monde que ce document émanait bien de ses services, sans pour autant rentrer dans le détail de cette chasse au logiciel espion. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/la-france-soupconnee-de-cyberattaque-en-iran-par-les-renseignements-canadiens_1502013.html#Zw1eRZKv8uoxzkJm.99
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March 11, 2014 11:55 AM
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L'Algérie vient de passé une commande pour l'achat de 42 hélicoptères d'attaque Mil Mi-28 et six hélicoptères de transport Mi-26T2, destinés à sa force aérienne. Le contrat est évalué à 2,7 milliards de dollars. Le contrat comprend également prévu la mise à niveau de 39 hélicoptères Mil Mi-8 au standard «Terminator», ils seront équipés d'un blindage au niveau du cockpit, d'un pod de désignation laser et d'une large gamme d'armement. Le Mil Mi-28NE: Le MIL Mi-28 est un hélicoptère d’attaque blindé. Il ne dispose pas de fonction secondaire de transport comme le Mi-24 et est surtout destiné à un rôle anti-char et de soutien à l’infanterie. Le Mi-28NE possède des caractéristiques intéressantes qui en font un hélicoptère redoutable : - Équipement électronique (navigation, armement, etc.) intégré à l'appareil et géré par deux ordinateurs.
- Protection passive du pilote et du copilote : Cockpit totalement blindé résistant au tir de munitions perforantes ou incendiaires de calibre 12,7 mm.
- Deux turbines séparées ayant leurs éléments vitaux protégés par un blindage supplémentaire. Possibilité de voler sur une seule turbine.
- Utilisation de nouveaux matériaux résistant mieux aux dommages.
- Possibilité de vol de jour ou de nuit par des conditions météo mauvaises, et cela même à basse altitude (5-15m selon le fabricant).
Le Mi-28NE peut accueillir différentes armes, en tourelle et sur ses 4 points d'emports : - Armement fixes : canon automatique Shipuniv 2A42 de calibre 30x165mm, embarquant 250 projectiles. la cadence de tir est réglable à 200 ou 550 coups par minute. Il est monté sur la tourelle NPPU-28N. Sa portée pratique est de 2 500 m.
- Armement amovible sur les 4 points d'emports :
- Missiles guidés :
- Jusqu'à 16 missiles guidés anti-chars 9M120 Ataka-B ou jusqu'à 8 missiles à détection infrarouge Igla-V.
- Pods de roquettes amovibles :
- Type S-8 (Calibre 80 mm) jusqu'à 80 pièces sur 4 pods ou Type S-13 (calibre 122 mm) jusqu'à 20 pièces sur 4 pods ou Type S-24 (Calibre 240 mm) jusqu'à 2 pièces.
- Pods de mitrailleuses amovibles :
- Jusqu'à 2 canons UPK-23-250 de 23 mm avec 250 projectiles chacune.
- Mines :
- Jusqu'à 4 lance-mines KMGU-2.
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February 24, 2014 4:52 AM
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MOSCOW, February 21. (ARMS-TASS). Russia and Algeria plan in the first half of this year to sign a contract for the construction of two diesel-electric submarines (SSK) Project 636 "Varshavyanka", told Itar-Tass source in the Russian defense industry. "Supposed deadline submarines customer - 2018 It is about Algeria," - said the source. He added that the construction of submarines will be on "Admiralty Shipyards" in St. Petersburg. "Rosoboronexport" and the Ministry of Defence in 2006, Algeria signed a contract for the construction of two submarines of Project 636 "Varshavyanka" that were put foreign customer in 2010, two more submarines 877EKM (Kilo), are in service with the Navy Algeria were a few years ago upgraded in Russian shipyards. Multipurpose Project SSK 636.1 (Improved Kilo) are the 3rd generation. They are designed to CDB Marine Engineering "Rubin" (St. Petersburg). Submarines are considered among the quietest. Submerged speed submarines of Project 636 is 20 knots, operating depth - about 240 m
Via Patrick H.
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February 5, 2014 5:28 AM
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Dans le collimateur de son ex-employeur pour son rôle dans la libération des otages au Sahel, le patron d’Amarante fait la lumière sur ses activités. Dans le petit monde du renseignement français, ses initiales sont devenues une obsession. Ancien de la DGSE et patron de la société de sécurité Amarante, Pierre-Antoine Lorenzi –PAL comme il signe ses SMS– est de ces profils qui fascinent et suscitent la polémique. La révélation par Le Monde de son rôle dans la libération des quatre otages au Sahel en octobre dernier, alors que la DGSE était mise sur la touche par le ministère de la Défense, a mis le feu aux poudres. « La bête noire de la DGSE », titrait le quotidien dans un portrait fin novembre. Interrogé sur le rôle de Lorenzi dans la libération des otages dans le même article, Bernard Bajolet, le patron de la DGSE, se fendait même de deux qualificatifs rageurs : « contreproductif » et « parasitaire ». Relations avec la DGSE Deux mois plus tard, PAL n’a pas digéré l’affront. Oui, il a bien répondu à la demande de l’Etat de l’aider à libérer les otages. Oui, il a bien fourni « des points d’appui, des relais » dans une zone sahélienne où il a « des amis ». Oui, il a travaillé sur une piste distincte de celles de la DGSE, avec laquelle il affirme avoir… « les meilleures relations du monde ». Mais le Scud de Bajolet ne passe toujours pas. « J’ai réglé un problème que personne n’arrivait à régler, je n’ai pas gagné un rond pour ça, et je n’ai jamais voulu que ça soit rendu public, assure-t-il à Challenges. Alors quand j’entends que mon rôle a été parasitaire, oui, je le prends très mal. J’ai commencé à bosser en 2011 sur le dossier, Bernard Bajolet est arrivé en avril 2013. Il ne connaît pas l’histoire. » Amarante serait-il devenu une alternative aux services de renseignements pour les libérations d’otages ? Lorenzi tempère : « Le Niger, c’est un service que j’ai rendu à l’Etat à titre personnel, pas une mission d’Amarante, jure-t-il. Les otages, ce n’est pas un business, c’est une part très mineure de l’activité de la société. Je trouve dommage de ne parler de nous qu’à travers ce prisme, alors que nous avons créé, en sept ans, un des leaders français de la sécurité. » Périmètre des interventions De fait, Amarante –14,9 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013 (+30%) et 180 salariés – est avant tout spécialisé dans la sécurisation de sites industriels, le conseil en gestion des risques et la protection d’expatriés. Si elle reste loin des leaders anglo-saxons comme Control Risks, la société, créée en 2007, revendique une place dans le Top-3 français du secteur, aux côtés de Geos et Risk & Co, et devant Gallice et Anticip. « Notre activité est portée par le fait que les zones qui affichent la croissance la plus forte, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, sont aussi des régions à risques, souligne Alexandre Hollander, un ex-officier du service action de la DGSE devenu directeur général d’Amarante et associé de Lorenzi. Notre objectif, c’est d’apporter des solutions pérennes pour protéger les collaborateurs et les investissements dans ces zones. » Forte d’une quarantaine d’ex-agents de la DGSE et de conseillers reconnus, comme l’ancien chef de l’Office central de répression du banditisme Charles Pellegrini, Amarante sécurise des sites pétroliers et industriels en Algérie et en Angola. Organise des escortes de protection en Syrie ou en Libye. Gère la sûreté des escales aéroportuaires à Dakar, Beyrouth, Alger, Riyad, Djedda ou Kinshasa, le plus souvent pour Air France, en assurant la protection des équipages, des avions, du fret, mais aussi en prenant en charge l’embarquement et le contrôle des visas. Quant à la filiale dédiée au spatial, elle protège les éléments les plus sensibles du lanceur Ariane 5 contre le sabotage et l’espionnage industriel, ainsi que les technologies-clés de satellites vendus à l’export jusqu’à leur lancement. Les clients ? Amarante refuse de dévoiler leurs noms. Mais chacun dans le milieu sait que la société travaille pour Alstom, GDF Suez, Sanofi, Total, Novartis, Airbus Defence & Space, mais aussi pour des organismes publics qui représentent 25% de son chiffre d’affaires (Cnes, ministère des Affaires étrangères…). « Nous sommes organisés par compte client, pas par métier: chaque responsable est en charge d’un client sur toutes les missions qu’il nous confie », explique Pierre-Antoine Lorenzi. Au siège de la société, à deux pas de l’Elysée, quatre grands écrans font défiler les missions du groupe, le responsable local et le niveau de risque du pays dans une sorte de war room. « En bonne intelligence » La libération d’otages est une activité à part. Amarante s’est positionné sur le marché dit du « kidnap & ransom » : en gros, les sociétés exposées aux zones à risques souscrivent des contrats d’assurance pour leurs expatriés avec des assureurs anglo-saxons, comme Hiscox, AIG ou Chubb. En cas d’enlèvement, ces assureurs délèguent la négociation à des consultants spécialisés, parmi lesquels Amarante est quasiment le seul acteur français. « Nous avons une équipe de négociateurs de très haut niveau, assure Alexandre Hollander. Mais nous ne travaillons pas contre les services de l’Etat. La collaboration s’est toujours effectuée en bonne intelligence. » Même si, en avril dernier, la société avait négocié en solo en Afghanistan la libération de Charles Ballard, un salarié de l’ONG Acted, comme l’a dévoilé la lettre confidentielle Intelligence Online. Amarante n’est pas le premier coup fumant de Lorenzi. Dès 2002, PAL s’était fait la main, après son départ de la DGSE, en fondant une société de conseil, Serenus, spécialiste du Maghreb et de la Turquie, qui existe toujours. Plusieurs sources assurent que c’est lui qui a joué les intermédiaires pour convaincre le Maroc de commander en 2008 une frégate multimission (FREMM) au groupe naval français DCNS, un contrat estimé à 470 millions d’euros. Pour négocier ses contrats ou voir ses contacts, PAL se déplace le plus souvent dans un petit avion d’affaires TBM 700 que ce passionné d’aéronautique pilote lui-même – « Ça me permet de penser tranquille », commente-t-il. Le politique et le fonceur Avec Alexandre Hollander, il fonde en 2007 Amarante et change de braquet. « Nos clients désiraient qu’on leur offre aussi des prestations de sécurité, raconte Nicolas Bourillon, un ancien collaborateur de Lorenzi, aujourd’hui patron de la société d’intelligence économique Bucy. On a fait l’inverse des autres boîtes, qui vont plutôt de la sécurité à l’intelligence économique. » Le succès est immédiat, Amarante affichant une croissance moyenne de 40% depuis sa création. « Les associés sont deux pros, très complémentaires, assure le député européen Arnaud Danjean, ancien de la DGSE où il a bien connu les deux hommes. Lorenzi est un type doté d’un sens politique redoutable, Hollander est un fonceur, un des militaires les plus doués de sa génération. » Mais le poids croissant d’Amarante agace, tout comme la puissance des réseaux de Lorenzi, proche d’Arnaud Montebourg, de Manuel Valls, de Cédric Lewandowski, directeur de cabinet du ministre de la Défense, mais aussi de l’ex-patron de la DCRI Bernard Squarcini. « Leur croissance repose avant tout sur une série d’acquisitions », assure un concurrent, citant les rachats récents d’acteurs tels CIAS ou Sofrasep. « Notre niveau d’endettement est très bas, et la croissance organique très forte », répond PAL. D’autres évoquent de « l’eau dans le gaz » entre Lorenzi et Hollander. Les intéressés démentent, assurant n’avoir aucune intention de raccrocher. « Nous n’avons ni la même histoire, ni le même parcours, mais nous sommes parfaitement complémentaires. Nous sommes idéalement placés pour continuer la belle histoire », assure PAL. Message transmis au patron de la DGSE.
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January 28, 2014 4:26 AM
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C'est un immense terrain d'opérations, aussi vaste que l'Europe, mais presque entièrement désertique. Les «groupes armés terroristes» (GAT, selon l'acronyme militaire) qui le parcourent ne connaissent pas les frontières internationales, tracées au cordeau par les anciennes administrations coloniales, au milieu de... rien. Comme ses ennemis, l'armée française, qui est au premier rang dans la guerre contre les djihadistes au Sahel, a décidé de s'abstraire de ces frontières. Dans ce but, le ministère de la Défense réorganise en profondeur son dispositif militaire en Afrique. Cette «régionalisation de la bande sahélienne» est en cours de mise en oeuvre : pas d'annonces mirobolantes mais un travail d'ajustement discret dont voici les grandes lignes. Tout part d'une analyse de la menace : après avoir défait - mais non entièrement supprimé - les GAT dans le nord du Mali au premier semestre 2013, l'armée française et les services de renseignement ont, sans surprise, constaté que ceux-ci s'étaient, pour une part, dispersés dans les Etats voisins. Notamment dans le sud-ouest de la Libye, où s'est constitué un véritable « trou noir sécuritaire» au Fezzan, autour du triangle Oubari-Sebha-Mourzouk. C'est depuis cette base arrière que les djihadistes reviennent vers le Nord Mali - dix-neuf d'entre eux ont été tués au cours d'une opération spéciale en décembre - et le Niger, où une action terroriste importante a récemment été déjouée. Les GAT empruntent un axe de plus de mille kilomètres qui, après la passe de Salvador, suit la frontière entre le Niger et l'Algérie. Les pistes empruntées passent aussi bien sur le territoire algérien que nigérien. La stratégie de la France consiste à couper les djihadistes de leur base arrière en Libye, où il est impossible d'intervenir de manière ouverte. Pour les militaires français, trois Etats de la région forment désormais un unique théâtre : le Mali, le Niger et le Tchad. Leurs trois gouvernements sont impliqués dans la lutte antiterroriste et coopèrent avec la France. Dans la région, la France disposera de quatre bases principales : N'Djaména (Tchad), Niamey (Niger), Gao (Mali) et Ouagadougou (Burkina Faso). A N'Djaména : des avions de combat Rafale et Mirage 2000, appuyés par des ravitailleurs, et des forces terrestres - ainsi que l'état-major qui commandera les opérations au Sahel. A Niamey, des moyens de renseignement, notamment les deux nouveaux drones Reaper achetés aux Etats-Unis et qui seront opérationnels dans les prochains jours. Ces appareils de surveillance pilotés depuis le sol sont colocalisés à Niamey avec ceux de l'US Air Force. Cette base peut également accueillir des avions de combat et de patrouille maritime Atlantique 2, qui servent aussi bien au dessus du désert que de l'océan. A Gao, des forces terrestres, avec un détachement important d'hélicoptères. Enfin, plus discrètement, à Ouagadougou, le groupement des forces spéciales Sabre qui opère dans toute la zone à partir de cette base arrière. A ces quatre bases principales, l'armée française va ajouter des points d'appui, situés plus au nord, c'est-à-dire au plus près des éventuelles zones d'interception des groupes terroristes. Deux d'entre eux ont été choisis : Tessalit, à l'extrême nord du Mali, et Faya-Largeau, dans le nord du Tchad. Un autre est toujours recherché dans le nord-est du Niger, sachant que les forces spéciales sont déjà présentes dans la zone minière d'Arlit (nord-ouest). Ces points d'appui doivent posséder une piste d'aviation, même sommaire, permettant de déposer des véhicules légers ou de mettre en œuvre des hélicoptères. Sans parler du recueil du renseignement, humain ou électronique... Au total, ce dispositif dans la bande sahélienne mobilisera 3000 militaires français de manière permanente, avec des moyens aériens de près de trente aéronefs (avions de combat, de transport, hélicoptères, drones, etc). L'ensemble de ce nouveau dispositif, qui n'a pas reçu de nom de baptême générique, sera appuyé par trois bases arrières en Afrique : Dakar (Sénégal), Abidjan (Côte d'Ivoire) et Libreville (Gabon). Pour compenser la montée en puissance dans la zone sahélienne, les effectifs de Dakar et Libreville, ainsi que ceux de Djibouti, seront revus à la baisse. L'abandon d'Abidjan, un temps envisagé, n'est plus d'actualité, bien au contraire. Son rôle logistique est même considéré comme prioritaire en direction du Sahel. Djibouti, tourné vers un autre théâtre d'opération - notamment la Somalie - verra ses effectifs continuer à décroître. Les relations entre la France et le gouvernement djiboutien ne sont plus ce qu'elles étaient... Un régiment, la 13ème DBLE, a déjà quitté le pays pour s'installer aux Emirats arabes unis. Au total, ce sont environ 6000 militaires français qui resteront présents en Afrique, de manière permanente, dont la moitié au Sahel. C'est beaucoup. Plus en tout cas qu'aucun autre pays occidental. L'idée de se retirer du continent, caressée lors de la rédaction du précédent Livre blanc de la défense (2008), a fait long feu. La France reste, plus que jamais, une puissance militaire africaine permanente, bien au-delà des opérations décidées par François Hollande, Serval au Mali et Sangaris en Centrafrique. Les Etats-Unis soutiennent globalement ce choix. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian doit se rendre à Washington fin janvier pour y expliquer le nouveau dispositif au Sahel, mais Washington fournit déjà un soutien militaire et de renseignement aux Français. Les Etats-Unis souhaitent se désengager là où ils le peuvent et voient donc d'un œil relativement favorable les Français prendre en charge la lutte antiterroriste au Sahel. Même attitude de la part des pays européens, ravis de voir Paris faire le travail dans ses anciennes colonies, même s'ils sont prêts à donner, parfois, un petit coup de main. Si tout se fait évidemment avec l'accord des Etats concernés - la France devrait ainsi signer un accord de défense avec le Mali dans les prochaines semaines - reste un problème sérieux : celui de l'Algérie. Jean-Yves Le Drian n'a pas encore pu expliquer en détail à ses interlocuteurs algériens, par exemple le Premier ministre Abdelmalek Sellal, ce que la France faisait dans ce qu'Alger considère volontiers comme son arrière-cour. Voir 3000 militaires français déployés en permanence au sud de l'Algérie pourrait ne pas amuser tout le monde en Algérie, où les relations avec l'ancienne puissance coloniale restent passionnelles. Sur le papier, Alger et Paris combattent les mêmes groupes djihadistes, mais la réalité du terrain et les susceptibilités des uns et des autres ne vont pas jusqu'à une coopération étroite et confiante. L'Algérie pourrait donc rester le point aveugle de cette «régionalisation de la bande sahélienne», mise en place par la France.
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January 8, 2014 4:57 AM
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Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l'histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l'université Johns-Hopkins, aux États-Unis. Dans cet article, il revient sur les principaux événements de l'année 2013 en matière de stratégie de défense et d'acquisition d'armement sur le continent. L'année 2013 aura été brutale et sanglante pour le continent africain : offensive des islamistes au Mali et intervention française le 11 janvier, prise d'otages massive d'In Amenas en Algérie, le 16 janvier, chute du président Bozizé en Centrafrique, le 24 mars 2013, suivie d'une recrudescence des exactions dans le pays, résilience des Shebab en Somalie, résilience de la LRA en Afrique Centrale, attentats et violences en Libye, purulence du terrorisme en Tunisie et au Mali, affrontements contre les guérillas en RDC, sale petite guerre au Nigeria contre Boko Haram, piraterie dans le golfe de Guinée, prise d'otages massive à Nairobi, le 21 septembre, intervention française en Centrafrique... La période est aux rétrospectives, mais là n'est pas le propos de ce billet. Évoquer ces événements permet de souligner à quel point les démocraties qui s'installent péniblement (mais sûrement) en Afrique ont besoin de forces de sécurité solides, bien équipées et entraînées face à un spectre de menaces plus vaste qu'il ne l'était à l'époque des conflits "par proxy" de la Guerre Froide. Un besoin d'autant plus crucial que l'Union Africaine veut mettre sur pied ses troupes d'intervention et de sécurité à l'échelle continentale. Les acquisitions et modernisations des forces armées, le développement de leurs capacités opérationnelles représentent donc des enjeux stratégiques pour l'Afrique. Afin d'avoir une vision globale de ceux-ci, nous présenteront régulièrement quels sont les réflexions, les nominations, les commandes de matériels, les déploiements de force, ce qui concerne le monde de la défense en Afrique... UNION AFRICAINE Organisation des forces Système C3I (Command Control Communications and Intelligence) : le 16 décembre, l'Union Européenne décide de financer un système destiné à améliorer le fonctionnement de sa chaîne de commandement, ce qui ne peut que faciliter l'opérationnalisation de la Force africaine en attente (FAA). Le montant de l'aide s'élève à 17 millions de dollars qui proviennent de l'Africa Peace Facility (APF). L'ensemble du système sera activé entre 2014 et 2015. ONU Amisom (Somalie) Nominations : le commandant de l'Amisom, l'efficace général Andrew Gutti, est remplacé par le général burundais Ntigurirwa. Par ailleurs, le Conseil de sécurité a relevé le plafond des troupes autorisées de l'Amisom, celui-ci passe de 17 731 hommes à 22 196. Cette décision s'explique par la nécessité de consolider les acquis de la mission alors qu'un regain de vigueur est clairement perceptible du côté des Shebab et des groupes qui leurs sont affiliés. Si l'Amisom sort vainqueur du bras de fer qui s'est (encore) engagé, les terroristes pourraient être durablement affaiblis. La Côte d'Ivoire a fait part de son intérêt pour le concept de surveillance des frontières par drones. Monusco (République Démocratique du Congo) Drones : le 3 décembre, le premier exercice avec les drones Falco a été mené. Les Falco surveillent la frontière entre le Rwanda et la RDC. Ces aéronefs sans pilote sont fabriqués par la Selex ES, filiale de Finmeccanica. Un total de 5 Falco pourrait être mis en service au sein de la Monusco afin de permettre un survol en continu de la région frontalière. À noter que la Côte d'Ivoire a fait part de son intérêt pour le concept, tandis que des responsables de l'ONU envisagent de le généraliser à d'autres zones de crises. Le contrat donne à la Monusco le pouvoir d'utiliser ces drones durant 3 ans, avec une éventuelle prolongation de 2 ans. Robustes, ils peuvent opérer depuis des pistes relativement sommaires tout en emportant différents appareillages électro-optiques ou, pour les missions les plus pointues, un radar à ouverture synthétique, des systèmes de protection (notamment contre les missiles sol-air à très courte portée), voire jusqu'à 70 kilos de charge (on peut ainsi imaginer des Falco larguant des médicaments). Leur rayon d'action est de 150 kilomètres et ils peuvent voler durant 8 heures. AFRIQUE DU SUD Aviation : JAS39 : Saab et Armscor ont signé un contrat d'une valeur de 27,5 millions de dollars (180 millions de couronnes) pour le soutien technique de la flotte de 26 JAS39 Gripen de l'aviation sud-africaine de 2013 à 2016 ; ledit contrat garantira une disponibilité opérationnelle optimale pour le chasseur-bombardier. Des difficultés budgétaires ainsi que l'expiration du contrat précédent avait obligé Pretoria à maintenir en réserve une partie des Gripen. Avions de transport : comme nous le soulignions, l'âge des C-130 sud-africains implique un remplacement d'autant plus rapide que Pretoria s'inscrit en acteur principal de la mise sur pied d'une force d'intervention rapide avant l'opérationnalisation de la FAA. Or, qui dit force d'intervention rapide dit "moyens de déploiements" adéquats. Des Il-76 Candid russes d'occasion font partie des options envisagées. Matériels terrestres Blindés du Kazakhstan : le groupe sud-africain Paramount, qui rassemble plusieurs entreprises dans le domaine de la défense s'associe avec le Kazakhstan afin de construire à Astana (capitale du Kazakhstan) jusqu'à 350 véhicules civils et militaires par an ; les engins produits (dont des blindés) seront destinés au marché Kazakh, mais aussi à l'exportation, notamment pour l'Afrique. Badger : courant novembre, un important accord a été signé entre les sociétés Denel (Afrique du Sud) et Patria (Finlande) pour la fabrication de blindés de transport de troupes au profit des forces sud-africaines. Désignés "Badger", 233 de ces véhicules devraient être reçus par les SANDF ; 5 ont déjà été livrés, pour essais. Les 16 premiers Badger arriveront de Finlande, tandis que le reste sera assemblé par Denel, en Afrique du Sud. À terme, les Badger permettront le remplacement des vieux Ratel. Le Badger est dérivé du Patria AMV qui équipe notamment la Finlande, la Suède ou encore Pologne ; le modèle sud-africain d'une protection supplémentaire contre les mines avec un plancher blindé. Rappelons que les Polonais se sont montrés très satisfaits des exemplaires qu'ils ont déployé en Afghanistan. CAMEROUN À l'image du Nigeria, la marine camerounaise augmente sensiblement ses capacités de lutte contre la piraterie et les trafics côtiers avec ces bâtiments. Marine Patrouilleurs et bateau de débarquement : Grup Aresa Internacional, entreprise espagnole, a livré 2 Aresa 2400 CPV (patrouilleurs) et 1 Aresa 2300 (bateau de débarquement). Le Cameroun les a reçus fin novembre. La livraison de 2 autres patrouilleurs de 32 mètres est prévue en février 2014. À l'image du Nigeria, la marine camerounaise augmente sensiblement ses capacités de lutte contre la piraterie et les trafics côtiers avec ces bâtiments. KENYA Organisation des forces armées Nouveau commandement : suite à la prise d'otages massive de Nairobi, les autorités kényane annoncent le 9 décembre la création d'un nouveau commandement militaire, le Nairobi Metropolitan Command, soit le commandement de la capitale. Jusqu'alors n'existaient que les commandements Est et Ouest, mais aucune structure spécifique pour ladite capitale. Elle devrait permettre aux forces armées d'assister la police de manière plus cohérente. Pour certains observateurs, cette dernière a été dépassée par l'action terroriste du 21 septembre. Les policiers, eux, apprécient modérément cette décision. LIBERIA Formation Des instructeurs libériens pour les soldats libériens : après plusieurs années durant lesquelles les forces libériennes ont été formées par des instructeurs libériens, les militaires nationaux sont désormais entraînés par des instructeurs du pays. Organisation des forces armées Augmentation des effectifs : après une sélection sérieuse, 791 hommes et femmes ont été retenus sur 4 800 individus afin d'entamer un programme de formation. L'objectif est d'augmenter d'environ 2 000 hommes et femmes les effectifs actuels. MAROC Opérations extérieures Si en Centrafrique les Tchadiens sont accusés d'être des soutiens directs des Séléka, les Marocains bénéficient d'une image de "neutralité". Contingent des FAR pour la République de Centrafrique : 250 hommes des Forces armées royales ont été acheminés en RCA le 26 décembre ; la France sait pouvoir compter sur eux, notamment pour désamorcer les tensions entre chrétiens et musulmans. Ces derniers portent des accusations à l'encontre de la France qui, selon eux, faciliterait l'action des anti-balaka. Autre avantage : si les Tchadiens sont accusés d'être des soutiens directs des Séléka, les Marocains bénéficient d'une image de "neutralité". NIGERIA Budgets 5,3 milliards de dollars : la menace que représente Boko Haram ainsi que le terrobanditisme que le gouvernement décrit comme du "sabotage économique", pas moins de 5,3 milliards de dollars sont prévus pour les forces armées et paramilitaires, la défense recevant 1,9 milliard de dollars. Renseignement Elbit au Nigeria : les informaticiens et techniciens de l'entreprise israélienne Elbit Systems sont au Nigeria afin d'y mettre en place le système de renseignement informatique fédéral. Celui-ci sera sous le contrôle de la National Intelligence Agency (NIA), l'agence de renseignement nationale et permettra de collecter des informations sur les réseaux informatiques (dont Internet) ; il devrait être pleinement opérationnel en 2016. Le contrat signé en avril 2013 avec la firme israélienne représente au moins 40 millions de dollars. Le projet suscite la critique des associations de défense des libertés. Aviation Le drone "Ragot" : le 17 décembre, en présence de son président, Goodluck Jonathan, le Nigeria dévoile son premier drone de fabrication nationale, le Gulma ("Ragots"). L'aéronef sans pilote pourrait appuyer des opérations de secours lors de catastrophes naturelles, effectuer des reconnaissances météos ou géologique au profit de l'industrie pétrolière... Reste que sa destination première sera de mener des missions de reconnaissance et de surveillance au-dessus des zones difficiles d'accès du pays pour lutter contre la secte Boko Haram et les différents groupes de terrobanditisme qui pullulent au Nigeria. Huit ans auparavant, Abuja obtenait ses premiers drones Aerostar. Cependant, des problèmes d'exploitation avec le constructeur atténuèrent la valeur opérationnelle du système, incitant le Nigeria a développer son propre UAV. Le coût du Gulma n'aura été que de 3 millions de dollars. Tucano ? : alors que les Alpha Jet vieillissent dangereusement, d'où une augmentation des coûts de l'heure de vol et des accidents, comme au Mali lorsque l'un d'eux s'écrase le 6 mai 2013, le Nigeria s'intéresse au Tucano d'Embraer. L'appareil permettrait à la fois d'entraîner les pilotes, mais serviraient aussi pour les missions de surveillance et d'attaque légère dans des missions de type COIN (Counter-insurgency ; lutte anti-guérilla) ou en appui d'opérations de maintien de la paix. Matériels terrestres Blindés : l'Etat d'Osun n'étant pas épargné par les tensions politiques et religieuses qui touchent le Nigeria, 20 véhicules blindés et un hélicoptère ont été commandés pour les forces de sécurité locales. Marine Navires de fabrication nationale : Abuja prévoie de présenter son premier patrouilleur construit au Nigeria, lors du salon Nimarex de 2014. Le NNS Andoni, de type "Seaward Defence Boat" (SDB), est inspiré de la classe River Town britannique. Un second SDB est en cours de fabrication, il sera opérationnel en 2014. Patrouilleurs chinois : la construction du premier OPV P18N (patrouilleur hauturier) débutera en Chine en janvier 2014, celle du second suivra au cours du 2e trimestre 2014. Ces acquisitions s'inscrivent dans une logique de modernisation et de montée en puissance des forces navales rendue nécessaire par la piraterie et le "sabotage économique" le long des côtes du pays. En novembre, Abuja demandait à Pékin de moderniser les installations navales de Port-Harcourt ; à terme, celles-ci permettront l'assemblage de patrouilleurs. Le même mois, le Nigeria recevait trois patrouilleurs Manta (classe Shaldag israélienne) portant le total de Manta à sept. Patrouilleurs divers : Abuja souhaite se doter de 5 patrouilleurs côtiers légers K13 de la société sud-africaine Pacific Work Boats et le Gallatin, ex-navire des garde-côtes américains. OUGANDA Marine Chantier naval : le pays disposera à terme d'un chantier naval à Masese, près de Jinja. Les installations permettront l'entretien des embarcations qui patrouillent sur le lac Victoria, ainsi que la construction de navires. Le premier d'entre-eux sera capable de transporter 2 200 tonnes. En outre, l'Ouganda souhaiterait créer une école navale à Namasagali. RWANDA Économie Le ministère rwandais de la Défense s'implique dans la remise en état des routes du pays. Routes de tourisme : le ministère de la Défense s'implique dans la remise en état des routes du pays dans le cadre d'un programme de développement (l'Economic Development and Poverty Reduction Strategy ; EDPRS2) aux côtés du ministère des Transports, ainsi que dans les activités touristiques (visites des grottes du pays). Ces liens entre le ministère de la Défense et le domaine économique civil sont critiqués par de nombreux observateurs et chercheurs étrangers. ZIMBABWE Matériels terrestres Maintien de l'ordre : de nombreux véhicules blindés susceptibles d'être utilisés dans des opérations de maintien de l'ordre et équipement anti-émeutes dédiés ont été reçus par les autorités du pays au cours des derniers mois.
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December 6, 2013 4:41 AM
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D'ici quelques années, l'Inde, l'Irak et le Vietnam seront les plus grands importateurs d'armes russes, a annoncé mercredi à RIA Novosti le directeur du Centre d'analyse du commerce mondial d'armes (TSAMTO) Igor Korotchenko. "De 2013 à 2016, la part de l'Inde dans l'ensemble des importations d'armes russes augmentera considérablement pour atteindre 32,75% contre 27,31% en 2005-2012", a souligné l'expert. Selon les prévisions du Centre TSAMTO, la part de l'Irak s'élèvera à 9,87% contre 0,54% en 2005-2012 et celle du Vietnam à 8,92% contre 4,86% en 2005-2012. D'après M. Korotchenko, entre 2013 et 2016, ces trois pays pourraient totaliser 51,24% des exportations d'armes russes. 32,54% de ces exportations devraient revenir aux pays situés entre la quatrième et la dixième place du classement établi par le Centre. "Il s'agit de la Chine, du Venezuela, de l'Algérie, de la Syrie, de l'Azerbaïdjan, du Brésil et de l'Iran, à condition de conclure avec ces pays des accords sur les systèmes de défense antiaérienne", a indiqué l'expert.
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July 1, 2013 5:02 AM
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Le BDSL algérien à gauche, le long de la FREMM italienne Carlo Margottini, lancée le 29 juin. crédits : FINCANTIERI. L’assemblage du futur Bâtiment de Débarquement et de Soutien Logistique (BDSL) de la marine algérienne, dont la découpe de la première tôle est intervenue le 11 janvier 2012 au chantier Fincantieri de Riva Trigoso, près de Gênes, est entré dans sa phase finale. La coque est presque terminée et l’îlot en place, la mise à flot étant prévue dans les prochains mois pour une livraison en 2014. Version agrandie et améliorée des bâtiments amphibie italiens du type San Giorgio, le futur BDSL algérien, qui pourrait être nommé Kallat Beni Abbes, mesurera 143 mètres de long pour 21.5 mètres de large, son déplacement en charge atteignant 9000 tonnes. Capable d'atteindre la vitesse de 20 noeuds grâce à deux moteurs diesels, avec une autonomie de 6000 milles à vitesse économique, le bâtiment disposera d’un pont d’envol continu, avec deux spots d’appontage pour hélicoptères à l’avant et à l’arrière. La partie du pont au niveau de l’îlot sera dotée d’un ascenseur pouvant accueillir une machine de 30 tonnes et donnant accès à un hangar pouvant abriter 5 hélicoptères lourds.... Lire l'intégralité de l'article sur Mer et Marine : http://www.meretmarine.com/fr/content/la-construction-du-bdsl-algerien-avance
Via Patrick H.
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Romain
May 3, 2013 7:22 PM
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Sa place en tant que première force sous-marine en Afrique déjà établie, la Marine nationale algérienne s’apprête à acquérir deux nouveaux sous-marins, dont la commande devrait être incessamment passée. Les deux sous-marins russes de la classe Kilo (code de l’OTAN) déjà réceptionnés, ces trois dernières années, les deux autres fraîchement modernisés en Russie auxquels s’ajoutent les deux unités devant être prochainement commandées devraient permettre à la Marine nationale d’être confortée dans son ambition de rejoindre le club des puissances européennes. C’est ce qu’il faut retenir de l’état des lieux des différentes forces navales à travers le monde que vient de dresser le site Mer et Marine, qui s’occupe de tout ce qui se rapporte au monde maritime civil et militaire. Face à une concurrence marocaine peu redoutable malgré les acquisitions importantes – de grands et puissants bâtiments, des sous-marins allemands type 209/1200 ou russo-italien type S1000 évoqués –, ses voisines libyenne, tunisienne et égyptienne sensiblement affaiblies, les événements du Printemps arabe ayant freiné l’évolution de la situation de leurs forces navales respectives – la Marine nationale semble voir de plus en plus grand. Ainsi, outre les trois remorqueurs d’assistance et de sauvetage du type UT 515 qu’elle s’est offerts auprès de la Norvège, deux frégates lance-missiles de type Meko A200 ont été commandés en 2011 et 2012 à l’Allemagne puis deux autres à la Chine, indique la même source. BDSL crédits ORIZZONTE SISTEMI NAVALI Autres commandes, autres dimensions et autres enjeux. Après de longues et pointilleuses négociations avec le ministère de la Défense, l’italien Orizzonte Sistemi Navali (société commune des groupes italiens Finmeccanica et Fincantieri) a fini par décrocher le premier contrat à l’export de sa toute dernière version de bâtiments amphibies. Le nouveau bâtiment de débarquement et de soutien logistique (BDSL) commandé par la Marine nationale et dont la construction a été entamée début 2012 par les ingénieurs du chantier naval Fincantieri, sera, en effet, le premier bâtiment de projection à être équipé de puissants systèmes électroniques de défense aérienne et antinavire de dernière génération. Outre le radar tridimensionnel destiné à la détection aérienne à grande portée ainsi que la conduite de tir appelé à y être installés, le futur bâtiment de la Marine nationale sera également le premier à mettre en œuvre les Aster 15, la dernière version de missiles antimissiles récemment mise au point par le leader européen des missiles et systèmes de missiles MBDA. Aster 15 S’agissant des capacités d’accueil, force est de dire que le nouveau bâtiment de projection algérien est une véritable base militaire flottante. En témoignent : un hangar pouvant abriter 5 hélicoptères lourds, un garage pour 15 chars lourds, des logements pour 440 soldats en plus des 150 membres d’équipage, une unité hospitalière de 50 lits dotée de salles d’opération permettant la prise en charge des troupes débarquées ou pouvant être mis au service des populations civiles lors d’opérations humanitaires, selon Mer et Marine.
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Romain
April 15, 2013 4:43 AM
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L'US Transportation Command (USTRANSCOM) a émis une pré-solicitation le 1er avril (modifiée le 11, avec un document daté du... 16); il recherche une société privée pour effectuer des missions de soutien aérien en Afrique! Au menu: évacuations sanitaires (d'où la fourniture de medics avec le ou les appareils), largage de matériel, transport de personnels (dont des forces spéciales), transport de fret. L'entreprise devra opérer à partir de Ouagadougou, au Burkina Faso, là où le Pentagone a décidé de baser ses drones et d'où opèrent déjà des U-28B. Elle sera amenée à intervenir dans tout le Sahel et l'Afrique de l'Ouest. La liste des pays cités est la suivante: Algérie, Burkina Faso, Cameroon, Centrafrique, Tchad, RDC, Ethiopie, Kenya, Libye, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan, Sud Soudan, Tunisie et Ouganda. Les opérations devraient démarrer le 12 août; le contrat initial sera de dix mois et demi (jusqu'en juin 2014), avec la possibilité de trois extensions d'un an et une autre de six mois (jusqu'à la fin 2017). Un transfert de positionnement (Rapid Base Relocation) est envisagé au cas où la situation évoluerait négativement au Burkina. Ces prestations pourront être réalisées au profit de l'US Special Operations Command Africa (SOCAFRICA)selon un document intitulé "PERFORMANCE WORK STATEMENT (PWS) TRANS-SAHARA SHORT TAKE-OFF AND LANDING AIRLIFT SUPPORT" et daté du 16 avril 2013 (?!). Ce document est consultable ici. Danger Room qui s'est intéressé à cet appel d'offres estime la valeur du contrat à 50 millions de dollars.
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