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Romain
August 16, 9:58 AM
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Si la Marine nationale met en œuvre des avions et des hélicoptères [en réalité, elle fut pionnière en la matière, avec l’achat d’un biplan Farman en 1910], l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] possède des… bateaux. C’est en effet ce que rappelle un appel d’offres émis par le ministère des Armées, via la Direction centrale du service de soutien de la flotte [DCSSF], le 6 août. Dans le détail, il s’agit de notifier un accord-cadre à un prestataire spécialisé pour le «maintien en condition opérationnelle [MCO] des bâtiments des forces spéciales de l’armée de l’Air & de l’Espace et de l’armée de Terre ainsi que de leurs remorques». S’agissant de l’AAE, les «bâtiments» en question sont des vedettes de type Kourning, Sea Master Renken, Correct Craft et Saros-8. A priori, elles n’appartiennent pas en propre à ses commandos parachutistes étant donné que, selon l’appel d’offres, leur maintenance devra se faire sur les bases aériennes de Cazaux, de Solenzara-Ventiseri et de Djibouti, c’est-à-dire là où sont respectivement implantés les escadrons 1/67 «Pyrénées», 1/44 «Solenzara» et 88 «Larzac». Ces derniers assurent une alerte permanente pour effectuer des missions de recherche et sauvetage en mer et/ou de sauvetage au combat [CSAR] avec leurs hélicoptères. D’ailleurs, en avril 2024, alors qu’elle ne met que très rarement ses moyens nautiques en avant, l’AAE fit savoir que les sauveteurs-plongeurs héliportés de l’ET 88 «Larzac» avaient échangé leur vedette Kourning contre une Saros-8, «plus moderne et plus performantes». Celle-ci a d’ailleurs été baptisée « Claude Barrau », en hommage au premier aviatieur à avoir obtenu un brevet de sauveteur plongeur. Quant à l’armée de Terre, l’appel d’offres concerne huit «vecteurs» de type EFC [embarcation fluviale de combat], Styx [embarcation fluviale rapide], Sillinger et VNI [vecteur nautique d’infiltration] avec leurs remorques. Ces moyens sont mis en œuvre par le 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RIMa] et le 13e Régiment de Dragons Parachutistes [RDP], deux unités dédiées aux opérations spéciales. Les prestations demandées seront de deux types. Pour les embarcations de l’AAE, il est question d’un «entretien de catégorie standard» consistant à livrer des ensembles de pièces pour «une maintenance de niveau utilisateur». Celles de l’armée de Terre feront l’objet d’un entretien de catégorie «patrimoine», soit «la réalisation de [leur] maintenance préventive [arrêt technique]». L’appel d’offres évoque également une «maintenance corrective forfaitaire [expertise et travaux]» pour les embarcations des deux armées basées en métropole et prévoit entre 24 et 40 arrêts techniques, sans donner plus de précisions. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 10 septembre pour remettre leurs propositions.
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August 16, 9:38 AM
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En mars, suivant un avis publié quelques mois plus tôt par l’ex-Defense Security Cooperation Agency [DSCA], le Congrès avait surpris de nombreux observateurs en autorisant l’Australie à se procurer 450 exemplaires du nouveau missile air-air à longue portée AIM-260 JATM [pour Joint Advanced Tactical Missile]. Et cela pour un montant estimé à 3,16 milliards de dollars. Ce feu vert était surprenant à plus d’un titre. D’abord, le développement de ce missile, conduit par Lockheed Martin depuis 2017, était encore en cours [et, a priori, il l’est toujours]. Ensuite, la confidentialité entourant cette nouvelle munition suggérait que seules les forces aériennes américaines allaient en être dotées, son intégration sur l’avion de supériorité aérienne F-22A Raptor étant une priorité du Pentagone. «Si un adversaire technologiquement avancé parvenait à obtenir des informations sur les éléments matériels et logiciels spécifiques [de l’AIM-260], il pourrait les utiliser pour développer des contre-mesures susceptibles de réduire l’efficacité de ce système ou pour développer un missile aux capacités équivalentes, voire supérieures», était-il d’ailleurs souligné dans l’avis du Congrès publié par le Journal officiel fédéral du 17 mars. Cependant, il avait été «déterminé que l’Australie [pouvait] assurer un niveau de protection sensiblement équivalent à celui du gouvernement américain». D’où l’autorisation accordée à Canberra. Depuis, les négociations contractuelles ont bien avancé puisque le ministre australien de la Défense, Richard Marles, a profité de l’exercice Pitch Black pour annoncer la commande de 450 AIM-260 JATM pour 518 millions de dollars américains. Soit un montant six fois moins élevé que celui qui avait été estimé par la DSCA. Si cette dernière avait l’habitude de surévaluer ses devis, un tel écart interroge. «L’acquisition de missiles AIM-260 JATM permettra aux plateformes de la Royal Australian Air Force de disposer d’une force de dissuasion crédible contre les cibles aériennes, complétant ainsi les capacités existantes en matière de missiles air-air et autres capacités de missiles terrestres au sein des Forces de défense australiennes [ADF]. Elle renforcera également l’interopérabilité de l’Australie avec les États-Unis», a fait valoir M. Marles. Ces AIM-260 JATM armeront d’abord les F/A-18F Super Hornet, puis les F-35A et les avions de guerre électronique EA-18G Growler de la RAAF. Pour le moment, on ne sait que très peu de choses sur ce nouvelle missile air-air, si ce n’est que ses dimensions sont similaires à celle de l’AIM-120 AMRAAM qu’il est censé remplacer [ou compléter], qu’il fonctionnera avec un nouveau propergol et qu’il disposera de capacités de guidage et de mise en réseau avancées. Quant à sa portée, qui est classifiée, elle devrait être «plusieurs fois» supérieure à celle de l’AMRAAM, qui est de 160/180 km selon les dernières versions. L’AIM-260 JATM est une réponse au développement par la Chine du missile air-air PL-15, lequel est susceptible, selon Air & Space Forces Magazine, de donner à l’Armée populaire de libération un «avantage décisif en termes de capacité de détection et de tir face aux appareils américains».
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August 16, 9:36 AM
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Au départ, après avoir commandé 36 Rafale dans le cadre d’un accord intergouvernemental avec la France, au titre du programme MRCA [Multi-Role Combat Aircraft], l’Inde envisagea de lancer un appel d’offres pour se procurer 114 avions de combat multirôles supplémentaires, en exigeant de vastes transferts industriels et technologiques, conformément à la politique «Make in India» et à l’initiative «Aatmani Bhar Bharat» [«Inde autosuffisante]. Outre Dassault Aviation, avec le Rafale, les américains Boeing [F-15EX] et Lockheed Martin [F-21, déclinaison du F-16 Viper pour le marché indien] ainsi que le consortium Eurofighter [EF2000/Typhoon], le suédois Saab [Gripen E/F] et le conglomérat russe UAC [Su-35, MiG-35] étaient sur les rangs. Finalement, menée contre les groupes terroristes implantés au Pakistan en mai 2025, l’opération Sindoor changea la donne, le Rafale ayant donné pleinement satisfaction à l’Indian Air Force [IAF]. Il en «a incontestablement été le héros», avait en effet déclaré le général Nagesh Kapoor, son chef d’état-major adjoint. D’où la recommandation de l’IAF d’abandonner l’appel d’offre «MRCA» et de commander 114 Rafale supplémentaires afin de remplacer au plus tôt ses MiG-21 «Bison», qu’elle s’apprêtait alors à retirer du service. En février, le Conseil d’acquisition du ministère indien de la Défense [DAC] fit savoir qu’il appuyait cette requête. L’achat de ces Rafale F4, «renforcera la capacité à assumer des rôles de supériorité aérienne sur l’ensemble du spectre des conflits et augmentera considérablement les capacités de dissuasion de l’IAF grâce à des frappes offensives à longue portée», justifia le DAC. Pour autant, cela ne voulait pas dire que l’affaire allait se conclure rapidement, plusieurs points sensibles devant faire l’objet d’un accord. Parmi ceux-ci, l’Inde exige que 94 Rafale sur les 114 susceptibles d’être commandés soient assemblés sur son territoire, avec au moins 50 % de composants indiens. Il entend également avoir un accès aux documents de contrôle et d’interface [ICD] afin de pouvoir leur intégrer ses propres systèmes d’armes, comme le missile air-air Astra ou encore le missile de croisière Brahmos NG. En outre, il est aussi question de porter ses Rafale F3R au standard F4. Toutes ces exigences ont été détaillées dans une «lettre de demande» que l’Inde a adressée à la France en juillet dernier. Selon de hauts responsables indiens cités par l’agence de presse ANI, une réponse était attendue «dans les deux à trois mois à venir». En réalité, le ministère indien de la Défense l’a déjà reçue. «Dans un développement significatif concernant le contrat de 114 avions Rafale, la France a soumis à l’Inde sa proposition technique et commerciale détaillée pour ce contrat, qui comprendra une fabrication et une production locales à grande échelle de l’avion de combat multirôle», a en effet rapporté ANI, le 6 août. Cette proposition est actuellement examiné par les services du ministère indien de la Défense et par l’IAF. «La partie indienne analysera de près la réponse française à la demande d’intégrer des armements indiens et des composants de fabrication locale» à ces avions, ont précisé des responsables. Une fois ce travail effectué, alors les négociations contractuelles entre l’Inde et la France pourront entrer dans le vif du sujet. L’enjeu est de taille puisqu’il est question d’une commande dont le montant serait supérieur à 30 milliards d’euros, dont une partie devrait revenir à l’industrie indienne. Reste à voir le temps que les discussions mettront pour aboutir. Quoi qu’il en soit, si un accord intergouvernemental est signé, alors l’Inde disposera, à terme, de 176 Rafale, en tenant compte des 26 commandés pour l’Indian Navy, laquelle a d’ailleurs l’intention d’en acquérir 31 de plus. Photo : Rafale de l’Indian Air Force lors du dernier exercice Pitch Black, en Australie – Royal Australian Air Force
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August 8, 1:39 AM
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Cette propulsion nucléaire repose sur deux chaufferies du type K15, similaires à celle équipant les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) du type Le Triomphant, que la Marine nationale a mis en service entre 1997 et 2010. Développés par TechnicAtome, les K15 sont des réacteurs à eau pressurisée qui sont, dans le cas du porte-avions, intégrés dans une enceinte de confinement (la coque joue ce rôle sur les sous-marins). Chaque enceinte avec sa chaufferie pèse environ 800 tonnes.
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August 8, 1:39 AM
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(suite de notre article : Le central Opérations et les capteurs) Le radar Arabel est employé pour le guidage initial ou la correction éventuelle en vol des missiles surface-air Aster 15. Pas moins de 32 de ces armes sont embarquées par le porte-avions et tirables immédiatement, pour moitié dans deux lanceurs verticaux octuples Silver A43 situés à tribord avant, deux autres lanceurs de ce type étant situés à bâbord, au milieu du bâtiment.
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August 8, 1:38 AM
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Depuis sa mise en service, le Charles de Gaulle est régulièrement modernisé, en particulier à l’occasion de ses arrêts techniques majeurs (ATM). Ces phases de grande maintenance, qui comprennent le rechargement de ses deux réacteurs en combustible nucléaire, interviennent tous les 10 ans et durent 18 mois. Pilotées par Naval Group et le Service de soutien de la flotte (SSF), elles sont aussi l’occasion de rénover de grands systèmes et d’adapter le bateau et ses installations à différentes évolutions.
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August 8, 1:37 AM
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Après le retrait du service des vénérables Alouette III fin 2022, les deux types d'hélicoptères aujourd'hui intégrés au groupe aérien embarqué sont des Caïman Marine et Dauphin, avec parfois également un Panther.
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August 8, 1:37 AM
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La marine française est la seule en dehors de l’US Navy à employer l’E-2C Hawkeye dans une application embarquée, pour laquelle il a été spécialement conçu par les Américains. Cet avion radar est chargé d’assurer la surveillance et le contrôle aérien à longue portée autour du porte-avions. Il accompagne également les avions de combat dans leurs opérations contre des cibles terrestres ou maritimes.
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August 8, 1:37 AM
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À chaque fois qu’il est déployé, le porte-avions Charles de Gaulle est encadré par une puissante flotte dont la première des missions est de le protéger et de soutenir ses opérations. Elle se compose généralement de deux à quatre frégates, un à deux sous-marins nucléaires d’attaque (SNA), un à deux bâtiments ravitailleurs de forces (BRF) et d’avions de patrouille maritime intervenant depuis des bases terrestres.
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August 8, 1:36 AM
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(suite de notre article : Une plateforme de plus de 42 000 tonnes à propulsion nucléaire) Pour les opérations aériennes, l’allure du bâtiment est adaptée à celle du vent, face auquel le porte-avions vient se positionner pour mettre en œuvre ses appareils. La portance nécessaire à l’envol dépend d’une vitesse minimale.
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August 8, 1:36 AM
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(Suite de notre article : Le hangar et les ateliers) Le Charles de Gaulle a été conçu pour pouvoir embarquer jusqu’à 40 aéronefs, avions et hélicoptères. Le maximum enregistré à ce jour est de 35 appareils, embarqués en 2019. Il y avait là 30 Rafale Marine, 2 Hawkeye et 3 hélicoptères Caïman Marine et Dauphin.
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August 7, 1:18 AM
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Le débat est fort ancien : faut-il constituer une flotte importante de navires légers, modernes, rapides et moins coûteux à construire, comme le suggérait l’amiral Théophile Aube à la fin du 19e siècle ou, au contraire, suivre la thèse de l’amiral américain Alfred Mahan et miser sur un nombre aussi élevé que possible de bâtiments lourds et puissamment armés [et donc forcément coûteux] ? Avec la Frégate de défense et d’intervention [FDI], la Marine nationale a fait le choix de l’agilité, sans toutefois disposer, à ce jour, de davantage de navires dits de premier rang. De son côté, si elle va se doter de navires «légers» d’environ 4 700 tonnes dans le cadre de son programme FF[X], l’US Navy reste fidèle aux principes édictés par l’amiral Mahan. En effet, en décembre, le président Trump a annoncé la construction d’une nouvelle classe de cuirassés de 30 000 à 40 000 tonnes, qui portera d’ailleurs son nom. Ces navires seront conçus pour assurer la défense aérienne et antimissile d’un groupe aéronaval, diriger un groupe d’action navale pour la guerre de surface et la lutte anti-sous-marine, coordonner les opérations d’un flotte, effectuer des tirs «stratégiques hypersoniques à longue portée» et contribuer à la dissuasion américaine en emportant un nombre – encore indéterminé à ce jour – de missiles de croisière à capacité nucléaire SLCM-N [Nuclear-Armed Sea-Launched Cruise Missile]. Équipé d’un radar SPY-6 à panneaux fixes, un tel cuirassé sera également doté de 128 cellules de lancement vertical Mk41, de missiles de croisière Tomahawk, de missiles hypersoniques CPS [Conventional Prompt Strike], d’un canon électromagnétique et des armes laser. Sa propulsion reposera sur une chaufferie nucléaire identique à celle des porte-avions de la classe Ford. Reste à voir le coût de ce programme… Le Bureau du budget du Congrès [CBO – Congressional Budget Office] a fait ses calculs… Et, le 5 août, il a livré son verdict. Ainsi, il a estimé le prix moyen d’un cuirassé affichant un déplacement de 35 000 tonnes à 18 milliards de dollars. Et il serait supérieur de 16 % s’il s’agit de construire un navire de 41 000 tonnes. Au total, le coût de ces quinze cuirassés pourrait atteindre les 275 milliards de dollars, dont 23 milliards pour la construction de la tête de série, à savoir l’USS Defiant, le prix unitaire de chaque navire devant décroître par la suite. Le choix de doter ces navires de chaufferies nucléaires alourdit évidemment la note [environ de 13 %]… Mais ce surcoût sera compensé par la suite par des coûts d’exploitation et de maintenance moindre sur toute la durée du programme. Cependant, le CBO a effectué son évaluation tout en ne connaissant pas l’ensemble des spécifications techniques de ces futurs cuirassés. «D’autres facteurs pourraient également faire augmenter ou diminuer les coûts», a-t-il prévenu, dans son rapport. «L’estimation du coût du programme repose sur trois hypothèses : que le premier cuirassé soit commandé en 2028, que l’US Navy achète quinze navires et les construise au rythme prévu dans son plan de construction navale de 2027 et qu’un chantier naval assure leur assemblage final, leurs différentes parties ou sections devant être construites par d’autres», a expliqué le CBO. Cela étant, une autre donnée doit également être prise en compte : l’équipage. Ce point avait d’ailleurs été soulevé par l’amiral Nicolas Vaujour, lors de son ultime audition au Sénat en tant que chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM]. «La Golden Fleet américaine, avec des bateaux de 30 000 à 40 000 tonnes pose plusieurs questions : d’abord le coût, mais surtout le coût RH. Ce n’est pas tout d’avoir un bateau de 40 000 tonnes, ou même de 15 000 tonnes, il faut avoir la ressource humaine», avait-il en effet relevé.
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August 7, 1:17 AM
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Toute proportion gardée, la mission que vient d’effectuer un détachement du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], implanté à Cayenne, rappellera, à ceux qui l’ont lu, le roman «Le superbe Orénoque» de Jules Verne… Ayant mobilisé une compagnie, une section commando, une section transmissions, des piroguiers bushinengues de la section fluviale, du personnel soignant de la Direction interarmées du service de santé [DIASS] et des instructeurs du Centre de formation du fleuve et de la forêt [C3F], cette mission avait pour principal objectif de reconnaître la borne «Trijonction», laquelle se trouve à l’intersection des frontières française, brésilienne et surinamaise sur le plateau des Guyane. Or, depuis son indépendance, obtenue en 1975, le Suriname ne reconnaît par le tracé de sa frontière avec la Guyane. D’où la nécessité d’y affirmer la présence française, au travers de cette mission, justement baptisée «Trijonction». Celle-ci avait trois autres objectifs : détecter d’éventuelles activités liées à l’orpaillage illégal, «entretenir» les capacités de projection du 9e RIMa et aller à la rencontre des populations locales vivant sur les rives des fleuves Maroni, Alawa et Litani. Le détachement du 9e RIMa a donc parcouru 540 kilomètres à bord de pirogues pour rejoindre la crique Koule-Koule, qui marque la frontière avec le Suriname. Seulement, sa progression a été entravée par des amas d’arbres et de branches s’étant accumulés sur le cours d’eau. N’ayant pu avancer que de 1,8 km en huit heures en se frayant un passage à la tronçonneuse, il a dû poursuivre son périple à pied. «Les militaires se répartissent alors sept jours d’autonomie en vivres ainsi que le matériel collectif, comprenant notamment trois tronçonneuses, seize litres de mélange et deux cordes de franchissement, avant de s’enfoncer dans la forêt amazonienne», a relaté l’armée de Terre, ce 6 août. Il lui aura fallu quatre jours de marche, dans des conditions éprouvantes – et 2 500 mètres de dénivelé positif – pour atteindre la borne Trijonction. «Cette progression, aussi technique que physique, met à rude épreuve les corps et les esprits dans un milieu où chaque mètre se conquiert», a ainsi souligné l’armée de Terre. Durant les trente-six heures suivantes, le détachement du 9e RIMa s’est employé à aménager une zone pour permettre à un hélicoptère H225M Caracal de se poser dans la zone… et au commandant supérieur des Forces armées en Guyane de venir «témoigner de l’importance accordée à cette mission». Puis, une fois la borne Trijonction reconnue et rafraîchie, le détachement a été récupéré par des hélicoptères Caracal, ce qui ainsi mis un terme à quinze jours de mission en «totale autonomie». Cette mission «illustre, une fois encore, la vocation singulière du 9e RIMa et sa capacité à projeter et soutenir un détachement dans la profondeur du massif guyanais, sur le fleuve comme en forêt, au service des intérêts de la France en Amérique du Sud», a conclu l’armée de Terre. Photo : Forces françaises en Guyane
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August 16, 9:38 AM
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En septembre 2025, alors que l’Iran venait d’être visé par l’opération israélienne «Rising Lion» ainsi que par un raid mené par des bombardiers stratégiques américains B-2 Spirit, l’Arabie saoudite signa un accord de défense mutuelle avec le Pakistan, seul pays du monde musulman doté d’un arsenal nucléaire. Visiblement, le royaume saoudien voulait d’autres garanties de sécurité que celles apportées par les États-Unis au titre du Pacte du Quincy, signé le 14 février 1945. Et il les a donc trouvées en se mettant sous la protection du parapluie nucléaire pakistanais, qu’il avait d’ailleurs en partie financé. «Le nucléaire fait partie intégrante de cet accord, et le Pakistan se souvient que le royaume a largement financé son programme nucléaire et l’a soutenu lorsqu’il était sous sanctions», avait en effet confirmé Ali Shihabi, un analyste proche du pouvoir saoudien sollicité par l’AFP, à l’époque. Pour rappel, devenu une puissance dotée en 1998, le Pakistan disposerait d’environ 170 ogives nucléaires. Son arsenal s’appuie sur des missiles sol-sol de moyenne portée, comme l’Ababeel [2 200 km] et le Shaheen-III [2 700 km] ainsi que sur une composante aéroportée, avec deux escadrons de JF-17 Thunder et un autre de F-16, capables de mettre en œuvre le missile de croisière Ra’ad [350 km de portée]. Enfin, Islamabad est en train de développer le missile mer-sol Babur III [450 km de portée] pour ses sous-marins de la classe Hangor, de conception chinoise. Quoi qu’il en soit, cette alliance vient d’accueillir un troisième membre, à savoir la Turquie. En effet, le 7 août, le prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salmane, le Premier ministre pakistanais, Muhammad Sharif et le président turc, Recep Tayyip Erdoğan ont scellé un pacte de défense mutuelle lors du sommet de Makkah Al-Mukarramah [la Mecque]. Le fait que cet accord ait été signé dans cette ville peut être perçu comme étant un message d’unité adressé au monde musulman. D’autant plus que le rapprochement entre Riyad et Ankara aurait été impensable il n’y a pas si longtemps encore, leurs relations étant à couteaux tirés, en raison de leurs nombreux différends [affaire Khashoggi, mise au ban du Qatar, proche allié de la Turquie, par les monarchies du golfe Persique, opposition entre la doctrine wahhabite et celle des Frères musulmans, etc.]. Cependant, la détente entre les deux pays s’amorça en juillet 2023, l’Arabie saoudite ayant passé une importante commande de drones de conception turque. Elle avait été favorisée par le relatif effacement des États-Unis au Moyen-Orient durant le mandat du président Biden ainsi que par la guerre en Ukraine. «Tandis que l’Arabie saoudite a fait preuve de prudence et ne s’est pas fermement rangée derrière l’une ou l’autre des parties au conflit, celui-ci met la Turquie dans une position embarrassante consistant à soutenir l’Ukraine sans s’opposer à la Russie», avait relevé la Fondation pour la recherche stratégique [FRS], dans une note publiée à l’époque. Cette situation, «intenable sur le long terme», ne fait qu’accroître la «nécessité»pour Ankara de «se rapprocher de ses voisins moyen-orientaux», dont Riyad, avait-elle ajouté. Dans le détail, selon le communiqué conjoint publié par les trois pays signataires, l’accord de la Mecque «vise à renforcer la dissuasion collective face à tout acte d’agression et stipule que toute attaque armée contre l’un des trois États sera considérée comme une attaque contre les trois». En outre, «il prévoit le renforcement de la coopération en matière de défense […] dans tous les domaines». Le communiqué ne précise pas si ce pacte de défense mutuelle tient compte de l’arsenal nucléaire pakistanais. A priori, il n’y aurait aucune raison pour que ce soit le cas, la Turquie étant couverte par la force de frappe de l’Otan.
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August 16, 9:36 AM
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Déployés sur la base aérienne de Šiauliai [Lituanie], entre le 1er novembre 2024 et le 1er avril 2025, dans le cadre de la mission Baltic Air Policing menée par l’Otan, les quatre Rafale des deux détachements successifs de l’armée de l’Air & de l’Espace, à savoir eAP 67-1 et eAP 67-2, effectuèrent dix-huit décollages sur alerte, appelés «Alpha Scramble», pour aller à la rencontre d’aéronefs repérés dans la région d’information de vol [FIR – Flight Information Region] des pays baltes avec leurs transpondeurs éteints et sans avoir préalablement déposé de plan de vol. Seulement dix appareils des forces aérospatiales russes avaient ainsi été interceptés. Un an après le mandat eAP 67, l’AAE a de nouveau déployé un détachement de quatre Rafale en Lituanie. Pour le moment, alors que sa mission a pris fin le 1er août et qu’il a été relevé par quatre Eurofighter EF2000 de l’Aeronautica Militare, le Commandement aérien allié de l’Otan [AIRCOM] a donné le bilan de son activité opérationnelle. Et celle-ci a visiblement été intense. «Durant ce déploiement de quatre mois, les Rafale français […] ont maintenu une alerte de réaction rapide [QRA] permanente, garantissant ainsi la capacité de l’Otan à réagir promptement à d’éventuelles violations de l’espace aérien», a-t-il d’abord rappelé. Ainsi, les Rafale ont assuré quarante décollages sur alerte, dont un pour neutraliser un drone d’attaque présumé ukrainien au-dessus de la Lettonie, avec un missile air-air MICA, le 8 juin dernier. «Sur le plan opérationnel, le missile MICA est utilisé par les forces aériennes françaises dans le monde entier, mais son utilisation ici, pour la première fois dans les pays baltes, afin de détruire un drone au-dessus de la Lettonie, constitue un véritable succès tactique pour l’Otan, la France et les pays baltes», a commenté le chef du détachement de l’AAE, dont l’identité n’a pas été précisée. Au total, les Rafale des 4e et 30e escadres de chasse qui se sont relayés à Šiauliai ont effectué 540 heures de vol et participé à 70 exercices. Également déployés en Lituanie durant la même période, six F-16 de la force aérienne roumaine ont, quant à eux, accumulé 800 heures de vol et effectué vingt «alpha scramble». L’un d’eux a également abattu un drone d’attaque ukrainien au-dessus de l’Estonie, en mai. Enfin, les quatre F-16 envoyés par la force aérienne portugaise à Amari [Estonie] ont réalisé vingt-cinq interceptions d’aéronefs non identifiés, ce qui a représenté 75 heures de vol [sur les 480 qu’ils ont effectuées au total]. Ces chiffres témoignent de l’augmentation des menaces aériennes – qu’elles émanent des forces russes ou de drones d’attaque ukrainiens désorientés – sur le flanc oriental de l’Europe. Via le média social X, le Commandant interallié de l’Otan à Brunssum a fait état d’une hausse de 250 % des décollages sur alerte effectués par les avions de combat engagés dans les missions de type eAP, comme Baltic Air Policing entre juillet 2025 et juillet 2026. «Des avions militaires russes ont survolé à plusieurs reprises l’espace aérien de l’Otan sans plan de vol ni signal transpondeur, obligeant nos chasseurs à les intercepter et à les identifier. Chaque intervention témoigne de notre vigilance. Chaque interception prouve que l’espace aérien de l’Otan est protégé», a-t-il fait valoir. Photo : État-major des armées
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August 16, 9:34 AM
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Ayant officiellement succédé à Emmanuel Chiva, alors devenu Délégué général pour l’armement, à la tête de l’Agence de l’innovation de défense [AID] en mars 2023, l’ingénieur général de 2e classe [IG2A] Patrick Aufort vient de prendre ses fonctions de directeur du Bureau de soutien à la collaboration de l’Organisation pour la science et la technologie [STO] de l’Otan, où il sera notamment chargé de conduire le Programme de travail collaboratif [CPoW], lequel vise à fédérer les expertises des pays alliés et partenaires pour innover face aux menaces émergentes et répondre aux besoins opérationnels des forces armées. Contrairement à ce qu’il s’était passé il y a trois ans, où l’AID était restée sans directeur pendant plus de six mois après le départ de M. Chiva, le succession de l’IG2A Aufort aura été rapide. En effet, par arrêté de la ministre des Armées, Catherine Vautrin, en date du 3 août, Adrien Facon a été nommé directeur de l’AID. Cette décision a été publiée par le Journal officiel de ce 7 août. Le profil du nouveau «patron» de l’innovation de défense est en ligne avec les priorités du ministère des Armées, à savoir l’intelligence artificielle et les technologies liées à la physique quantique. Diplômé de l’École polytechnique, titulaire d’un «master» de l’École normale supérieure [ENS], ingénieur en chef des mines, docteur en physique, après avoir publié une thèse sur la métrologie quantique, M. Facon, 39 ans, a notamment dirigé la recherche et l’innovation de l’entreprise Secure-IC, spécialiste de la sécurité des systèmes embarqués. À ce titre, il a mené des programmes sur l’intelligence artificielle et le chiffrement post-quantique. Chercheur associé à l’ENS entre 2018 et 2024, M. Facon a ensuite rejoint le cabinet de Sébastien Lecornu, alors ministre des Armées, en tant que conseiller pour l’industrie et l’innovation. Puis, en 2025, il a rejoint Matignon pour y occuper le poste de conseiller «souveraineté, numérique et intelligence artificielle» au sein du cabinet du Premier ministre. Créée en 2018 et relevant de la Direction générale de l’armement [DGA], l’AID est chargée de «capter les innovations d’opportunité au bénéfice de tous les utilisateurs finaux quels que soient leurs domaines : conduite des opérations, équipements, soutiens, fonctionnement, administration». En 2025, elle a ainsi engagé 1,173 milliard d’euros pour financer 187 nouveaux projets de recherche menés en lien avec des laboratoires académiques, 158 projets d’accélération de l’innovation et 20 projets d’innovation participative. Par ailleurs, en avril dernier, l’AID a organisé le premier «Forum quantique» du ministère des Armées. Les technologies quantiques constituent un «enjeu de supériorité opérationnelle», avait-elle souligné. «Dans un contexte géostratégique marqué par le retour de la haute intensité et l’accélération des technologies de rupture, les technologies quantiques représentent un champ de confrontation géostratégique, comparable à celui de l’arme nucléaire ou de l’accès à l’espace», avait-elle expliqué. D’où l’importance d’avoir un spécialiste de ce domaine à sa tête.
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August 8, 1:39 AM
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Liberté de manœuvre L’avantage principal d’un tel navire est sa capacité à profiter de la liberté de naviguer dans les eaux internationales pour se projeter partout dans le monde, sachant que la grande majorité des populations, bassins économiques, centres de décision et installations stratégiques sont situés sur la côte ou suffisamment proche du littoral pour être atteintes par l’aviation embarquée.
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August 8, 1:38 AM
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(suite de notre article : La mise en oeuvre de l'aviation embarquée) Le pont d’envol, d’une surface de 12 000 m², est une zone de grande activité. Au fil des catapultages et appontages, les avions sont déplacés, préparés et armés, avec un souci constant d’optimisation de l’espace pour faciliter les opérations et maximiser les zones de parking.
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Romain
August 8, 1:38 AM
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Pour cette dernière édition de Mer et Marine avant la trêve estivale (l'édition d'actualité quotidienne reprendra le 21 août), nous vous proposons de découvrir notre nouvelle page long format dédiée au porte-avions Charles de Gaulle. Vous y trouverez tous les détails techniques relatifs au fleuron de la Marine nationale, ainsi que des articles détaillés sur ses différentes installations et capacités, nourris et richement illustrés grâce, notamment, aux différents reportages que nous avons réalisé à bord depuis 20 ans.
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Romain
August 8, 1:37 AM
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S’ils peuvent, comme tout avion, réaliser des missions à partir de bases terrestres, les Rafale Marine ont comme rôle principal d’opérer depuis un porte-avions. Pour cela, ils disposent d’une crosse d’appontage pour accrocher les brins d’arrêt (dressés en travers de la piste oblique) et d’une structure renforcée, dont le train avant, pour résister aux contraintes des catapultages. Les 10 premiers Rafale Marine (M1 à M10), livrés de 1999 à 2001, étaient au standard F1, aptes uniquement à la défense aérienne. A partir de 2006 sont arrivés les Rafale F2, ajoutant la capacité air-sol.
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Romain
August 8, 1:37 AM
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(suite de notre article : un pont d'envol de 12 000 m²) Relié au pont d’envol grâce à deux ascenseurs capables de supporter chacun une charge de 36 tonnes, le hangar mesure 138 mètres de long pour 29 mètres de large, soit une surface de 4 000 m², avec un peu plus de 6 mètres de hauteur sous plafond. Il est organisé en deux demi-hangars pouvant être séparés en déployant une grande cloison pare-feu en cas d’incendie.
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August 8, 1:37 AM
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(suite de notre article : 30 à 40 aéronefs à bord) En dehors du PC Pont d’envol, l’îlot du Charles de Gaulle abrite différents locaux, dont la salle de briefing des pilotes qui viennent y préparer leurs missions, la passerelle d’où est gérée la navigation ou encore le Central Opérations (CO).
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Romain
August 8, 1:36 AM
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Pour succéder aux anciens porte-avions Clemenceau (1961-1997) et Foch (1963-2000), plusieurs projets sont étudiés dans les années 70, y compris de petits porte-aéronefs embarquant des avions à décollage court et appontage vertical (short take-off and vertical landing – STOVL). Un choix fait par les Britanniques, qui abandonnent et le regretteront amèrement ensuite, les porte-avions à catapultes et brins d’arrêt (Catapult Assisted Take-Off But Arrested Recovery – CATOBAR).
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Romain
August 8, 12:49 AM
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Le 5 août 2026, par Arnaud. Ce mois ci cela fait 31 ans que la Croatie a déclaré son indépendance de la Yougoslavie, alors en pleine décomposition après l'effondrement titiste. Et ce Aéronefs Militaires
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Romain
August 7, 1:18 AM
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Pour le moment, l’armée grecque n’a toujours pas choisi le modèle du véhicule blindé sur lequel doit reposer la modernisation de son infanterie mécanisée, alors que ce dossier devient de plus en plus urgent à mesure que le temps passe. Le VBCI Philoctète, proposé par KNDS France dans le cadre de partenariats avec l’industrie locale, fait partie des options étudiées, de même que le KF-41 «Lynx» de Rheinmetall, l’industriel allemand étant prêt à consentir des facilités de paiement pour l’acquisition de 205 exemplaires et à livrer 200 Marder 1A3 ayant servi sous les couleurs de la Bundeswehr. La modernisation de 500 blindés M113 de facture américaine, avec l’appui du groupe israélien Rafael, est également sur la table. Cela étant, pour renforcer les capacités de son commandement militaire suprême de la mer Égée et de la Méditerranée orientale [ASDAAM], l’état-major grec envisage de se procurer un autre modèle de VCI, à savoir le blindé à roues américain Stryker. C’est en effet ce qu’avance le site spécialisé On Alert, ce 6 août. Plus précisément, Athènes entend acquérir ces véhicules par l’intermédiaire du programme «Excess Defense Articles» [EDA] mis en place par les forces américaines pour revendre leurs surplus aux pays alliés ou partenaires. En clair, il s’agit de blindés anciens destinés à être cédés en l’état. Une demande a été adressée en ce sens à Washington. «La partie grecque attend désormais la réponse écrite officielle des États-Unis. Cela permettra de déterminer le nombre de véhicules blindés disponibles, les versions susceptibles d’être fournies, leur état, le calendrier de livraison probable et le coût financier pour leur transport, leur réparation et leur remise en service», explique On Alert. Si un accord est trouvé, ces Stryker seraient utilisés dans les îles grecques pour transporter les groupes de combat d’infanterie, renforcer les points stratégiques, accompagner les unités de lutte antichar et «constituer des réserves flexibles». Mais tout dépendra du nombre de véhicules proposés. Si «plusieurs centaines» d’exemplaires peuvent être acquis, alors ils pourraient être déployés, selon On Alert, dans l’Evros, c’est-à-dire la région – très militarisée – frontalière avec la Turquie. Ce n’est évidemment pas la première fois que l’état-major grec envisage d’acquérir des équipements d’occasion via le programme EDA. Mais cette procédure est à double tranchant. Si, grâce à elle, il a récemment pu mettre la main, à bon compte [94 millions de dollars, ndlr], sur 1 202 véhicules blindés de sécurité M1117 «Guardian» naguère utilisés par le Corps de police militaire de l’US Army [USAMPC], elle ne lui a en revanche pas permis d’acquérir quelques dizaines de VCI Bradley, les exemplaires proposés étant en trop mauvais état pour être remis en service. Pour rappel, utilisé par l’US Army depuis le début des années 2000, le Stryker se décline en dix-huit versions différentes. D’une masse de 18 tonnes, il peut transporter neuf soldats et parcourir 500 km. La Grèce pourrait être le septième pays à s’en doter, après les États-Unis, la Thaïlande, la Macédoine du Nord, l’Ukraine, l’Argentine et la Bulgarie.
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