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January 15, 11:21 PM
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GA Examining Role of Railguns on Trump-class Battleships

GA Examining Role of Railguns on Trump-class Battleships | DEFENSE NEWS | Scoop.it
General Atomics is holding talks with the U.S. government to clarify the role of railguns on the upcoming Trump-class battleships.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Destroyer USS Truxton Collides With Support Ship During At-Sea Resupply

Destroyer USS Truxton Collides With Support Ship During At-Sea Resupply | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The collision between the Arleigh Burke class destroyer USS Truxtun and the USNS Supply occurred yesterday.
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Air Force Now Denies Receiving F-35s Without Radars

Air Force Now Denies Receiving F-35s Without Radars | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The F-35 Joint Program Office had declined just earlier this week to confirm or deny a report that jets without radars were being delivered.
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DRDO Explores Nano Stealth Coatings to Counter Next-Generation Radar and Quantum Sensors

DRDO Explores Nano Stealth Coatings to Counter Next-Generation Radar and Quantum Sensors | DEFENSE NEWS | Scoop.it
SOURCE: RAUNAK KUNDE / NEWS BEAT / IDRW.ORG India’s Defence Research and Development Organisation is exploring a new frontier in low-observable technology through the development of nano stealth coatings—advanced radar-absorbing finishes based on atomically thin metamaterials. This line of research represents a potential leap beyond conventional radar-absorbent materials, which are typically thick, heavy, maintenance-intensive, and […]
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Chinese Type 09V Next Generation SSN Appears At Bohai

Chinese Type 09V Next Generation SSN Appears At Bohai | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Chinese shipbuilder Bohai this week moved the first Type 09V new generation nuclear powered attack submarine into the launch bay at Huludao.
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Un programme SCAF à deux avions séduit les syndicats allemands, à juste titre !

Un programme SCAF à deux avions séduit les syndicats allemands, à juste titre ! | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 9 février 2026 en Allemagne le BDLI et IG Metall ont publié une prise de position appelant à une option bicéphale pour le SCAF. La proposition inclut deux NGF, une famille de drones et un cloud de combat partagé…
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Rejoint par l’Amiral Ronarc’h, le Jacques Stosskopf et le HMS Dauntless, le groupe aéronaval français en baie de Seine

Rejoint par l’Amiral Ronarc’h, le Jacques Stosskopf et le HMS Dauntless, le groupe aéronaval français en baie de Seine | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est une flotte comme on en a rarement vu en Manche depuis longtemps. Jeudi 12 février, la Marine nationale a annoncé que le porte-avions Charles de Gaulle et son escortent évoluaient désormais en baie de Seine. Le groupe aéronaval français, qui a franchi le détroit de Gibraltar le week-end dernier, est parti de Toulon le 27 janvier avec la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, la frégate multi-missions à capacités de défense aérienne renforcée (FREMM DA) Alsace, a priori une autre FREMM, ainsi que le bâtiment ravitailleur de forces (BRF) Jacques Chevallier.
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Faute de garanties, la Suisse pourrait annuler l'achat du système Patriot au profit du SAMP/T franco-italien

Faute de garanties, la Suisse pourrait annuler l'achat du système Patriot au profit du SAMP/T franco-italien | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Décidément, la Suisse n’est pas vernie avec ses acquisitions d’équipements militaires. Ainsi, après le malentendu sur la notion de « prix fixe » avec l’administration américaine pour sa commande de trente-six chasseurs-bombardiers F-35A Block 4 auprès de Lockheed Martin et la livraison de drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] Hermes 900 HFE aux capacités amoindries, c’est au tour de l’achat de cinq systèmes de défense aérienne Patriot pour plus de 2 milliards de francs suisses [2,2 milliards d’euros] de lui poser des soucis.

Commandées en 2022 dans le cadre du programme Air 2030, aux dépens du système franco-italien SAMP/T, ces batteries Patriot devaient être initialement livrées, avec leurs missiles intercepteurs [PAC-3 MSE et PAC2 GEMT], aux forces armées suisses en 2028 au plus tard. Seulement, l’an passé, le département de la Défense, de la Protection de la population et des Sports [DDPS] fit savoir que ce calendrier n’allait pas être respecté, les États-Unis ayant décidé de donner la priorité à l’Ukraine.

« Les livraisons à la Suisse prendront ainsi du retard. Pour l’instant, on ignore combien de systèmes seront concernés et si la livraison des missiles sera également impactée. Il est pour l’heure impossible de déterminer la durée des retards et d’estimer s’il y aura d’autres répercussions pour la Suisse. Les clarifications sont en cours », avait-il en effet indiqué, en juillet dernier. Ce dossier n’a pas évolué depuis, ce qui a entraîné, selon la presse helvétique, la suspension des paiements, alors que 650 millions de francs suisses ont déjà été versés.

Cependant, des sources citées par l’hebdomadaire NZZ am Sonntag ont confié que l’Office fédéral de l’armement [Armasuisse] espérait avoir un nouveau calendrier d’ici la fin du mois de mars. Et cela alors que Lockheed Martin a récemment annoncé qu’il allait tripler la production de missiles PAC-3 MSE, celle-ci devant s’établir à 2 000 exemplaires par an.

Reste que, pour le moment, le gouvernement suisse n’a encore aucune garantie sur les nouveaux délais de livraison des batteries Patriot. Et encore moins sur le coût final étant donné que, en raison de la demande mondiale, le prix des missiles intercepteurs a fortement augmenté.

Selon NZZ am Sonntag, le DDPS envisagerait une alternative au système Patriot dans le cas où les discussions avec Washington s’éterniseraient. « Il n’est pas exclu que d’autres fabricants soient alors envisagés », ont confié les sources de l’hebdomadaire.

Président de l’association de militaires d’active Pro Militia, le colonel Dominik Riner s’attend à une telle issue. « La Suisse n’est tout simplement plus une priorité pour les Américains. Il faut se rendre à l’évidence. Car, malheureusement, on peut raisonnablement penser que la situation ne s’améliorera pas dans les années à venir », a-t-il dit. En outre, même si les systèmes Patriot sont livrés en 2029, il faudra encore des années pour qu’ils soient pleinement opérationnels.

Ce constat est partagé par certains responsables politiques, comme Mauro Tuena, membre de l’Union démocratique du Centre [UDC, conservateur]. « Nous avons besoin d’un système de défense aérienne terrestre. Si l’armée ne peut pas déployer les systèmes Patriot d’ici 2029 au plus tard, nous devons alors commencer à réfléchir aux alternatives possibles sans tarder », a-t-il estimé.

La solution la plus évidente repose sur le SAMP/T NG franco-italien. Mais encore faut-il que Berne annule la commande des systèmes Patriot. Or, pour le colonel Stefan Holenstein, officier d’état-major et président de l’Association des sociétés militaires, ce serait « sans doute la chose la plus stupide » à faire. En effet, selon lui, la Suisse devrait « acquérir davantage d’armements américains » afin de gagner la confiance des États-Unis pour que ceux-ci livrent les équipements déjà commandés plus vite.

« Cela serait possible si le gouvernement commandait des batteries Patriot supplémentaires. […] Cela montrerait aux États-Unis que nous sommes déterminés à augmenter nos dépenses militaires et à renforcer notre défense nationale », a-t-il plaidé.
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Le Canada prépare la commande de 14 chasseurs-bombardiers F-35A supplémentaires

Le Canada prépare la commande de 14 chasseurs-bombardiers F-35A supplémentaires | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il y a près d’un an, en raison de tensions diplomatiques et commerciales avec les États-Unis, le gouvernement canadien décida de « reconsidérer » son achat de 88 chasseurs-bombardiers F-35A auprès de Lockheed Martin, alors que 16 appareils avaient déjà fait l’objet d’une commande ferme.

Finaliste malheureux de l’appel d’offres qu’Ottawa avait lancé en 2022 pour remplacer les CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne [ARC], le suédois Saab entend bien prendre sa revanche. Aussi, il a récemment proposé d’assembler 72 JAS-39 Gripen E/F ainsi que 6 avions d’alerte avancée GlobalEye [basé sur le Global Express 6000 de Bombardier, ndlr] au Canada afin de faire pencher la balance de son côté.

« Les projets de l’entreprise suédoise suscitent un vif intérêt au sein du gouvernement Carney, qui cherche à diversifier les sources d’approvisionnement du Canada en équipements militaires et à renforcer le secteur industriel durement touché par les tarifs douaniers imposés par le président américain Donald Trump », a ainsi commenté CBC News, le mois dernier.

Pour le moment, le gouvernement canadien n’a toujours pas fait d’annonce officielle sur ses intentions. Sans doute parce que les responsables de l’ARC sont réticents à abandonner le F-35A qui, selon des documents internes ayant opportunément fuité, a obtenu une note de 95 % [soit un total de 57,1 points sur 60] sur le seul critère des capacités militaires lors de l’appel d’offres.

Quoi qu’il en soit, malgré l’examen en cours, dont les conclusions auraient dû être rendues publiques il y a six mois, Ottawa « a engagé des dépenses pour acquérir 14 F-35 supplémentaires », a rapporté Radio Canada, le 10 février. Ce que le ministre canadien de la Défense a refusé de confirmer. « Nous avons acheté 16 F-35 […] La question des acquisitions futures est en cours de révision », avait-il d’ailleurs assuré, quelques jours plus tôt.

Cela étant, selon les sources de Radio Canada, il s’agit de financer l’achat de « pièces cruciales qui requièrent de longs délais de livraison pour 14 appareils » et d’éviter à Ottawa de « perdre sa place » au profit d’autres clients du F-35.

Finalement, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a admis avoir engagé cette dépense. « Oui, le gouvernement paie un petit montant pour avoir des options. C’est utile pour notre défense et pour nos négociations avec les Américains », a-t-il dit, lors d’une séance de questions au Parlement.

Pour le quotidien Le Devoir, cette dépense d’un « petit montant » constitue sans doute un « premier indice » sur la décision qu’envisage de prendre Ottawa. Et cela alors que les responsables militaires canadiens insisteraient « fortement » pour que la commande de F-35A soit maintenue comme prévu.

« Nous construisons une force aérienne de cinquième génération très moderne, qui reposera sur une technologie que nous n’avons jamais eue jusqu’à présent », avait ainsi soutenu le commandant de l’ARC, Mme le général Jamie Speiser-Blanchet, dans les colonnes de Flight Global, en août dernier.
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Le ministère indien de la Défense donne son feu vert à l'achat de 114 Rafale de plus pour 30 milliards d'euros

Le ministère indien de la Défense donne son feu vert à l'achat de 114 Rafale de plus pour 30 milliards d'euros | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le ministère indien de la Défense ne pouvait pas démentir les fausses informations publiées à l’issue de l’opération Sindoor d’une manière plus éclatante. En effet, ce 12 février, conformément aux recommandations faites par l’Indian Air Force [IAF] en septembre dernier, son Conseil d’acquisition [DAC] a approuvé la commande 114 avions Rafale supplémentaires pour 30 milliards d’euros, dans le cadre d’un accord intergouvernemental qui pourrait être signé lors de la prochaine visite officielle du présent Macron à New Delhi dans quelques jours.

Pour rappel, l’Inde avait jusqu’à présent l’intention de lancer un appel d’offres pour se procurer 114 nouveaux avions de combat, dans le cadre du programme MRFA [Multi Role Fighter Aircraft], avec des transferts industriels et technologiques à la clé pour répondre aux exigences de la politique « Make in India » et à celle de l’initiative « Aatmani Bhar Bharat » [« Inde autosuffisante »]. Outre le Rafale, le F-21 [une déclinaison du F-16 Viper] de Lockheed-Martin, le Gripen E/F de Saab, le F-15EX Eagle II de Boeing, l’EF2000/Typhoon du consortium européen Eurofighter, le MiG-35 et le Su-35 étaient sur les rangs.

Seulement, l’an passé, l’IAF fit valoir que, avec le retrait prévu de ses derniers MiG-21 Bison, elle n’avait plus le temps d’attendre, à moins de se contenter d’aligner seulement 29 escadrons de chasse. Puis, menée contre les groupes terroristes repliés au Pakistan, l’opération Sindoor fit le reste.

Ainis, le 11 février, à l’occasion du lancement de l’exercice Vayu Shakti 2026, le chef d’état-major adjoint de l’IAF, le général Nagesh Kapoor, a dit tout le bien qu’il pensait du Rafale.

« Le Rafale a incontestablement été le héros de l’opération Sindoor. L’IAF envisage d’intégrer davantage d’avions de combat multirôles, qu’il s’agisse de Rafale ou d’autres appareils. Les discussions sont en cours et aucune décision définitive n’a encore été prise », a-t-il déclaré, sans s’avancer sur ce qu’allait annoncer le DAC.

L’acquisition de Rafale « renforcera la capacité à assumer des rôles de supériorité aérienne sur l’ensemble du spectre des conflits et augmentera considérablement les capacités de dissuasion de l’IAF grâce à des frappes offensives à longue portée », a ainsi commenté le ministère indien de la Défense, dans un communiqué publié ce 12 février.

Selon l’Indian Express, ces « avions de combat modernes seront essentiels pour combler le déficit d’escadrons de chasse au sein de l’IAF, qui s’élève actuellement à 29, contre un effectif autorisé de 42. Ils permettront de pallier ce manque de capacités jusqu’à ce que les programmes d’avions de combat nationaux – tels que le LCA Mk1 A, le LCA Mk 2 et l’avion de combat avancé de cinquième génération [AMCA] – arrivent à maturité ».

Quoi qu’il en soit, sur les 114 Rafale que New Delhi va commander, 90 seront fabriqués localement, avec 50 % de composants indiens. Ce que le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier, a anticipé, avec la signature d’un accord avec Tata Advanced Systems afin de produire des fuselages de son avion de combat à Hyderabad.

« Si nous avons une grosse commande en Inde, nous devrons augmenter la production du Rafale, afin d’absorber la charge de travail. Ce qui passerait par des recrutements, la construction ou l’extension de hangars en France ainsi que l’installation d’une chaîne d’assemblage en Inde », avait d’ailleurs affirmé M. Trappier, en mars 2025.

Pour rappel, l’IAF dispose actuellement de 35 Rafale B/C [un a été perdu lors de l’opération Sindoor, dans des circonstances qui n’ont fait l’objet d’aucun commentaire de la part de New Delhi] tandis que l’Indian Navy en alignera prochainement 26 exemplaires [22 Rafale Marine et 4 Rafale B].

Justement, s’agissant de cette dernière, le DAC a également donné son feu vert à l’achat de six avions de patrouille maritime P-8A Poseidon supplémentaires auprès de Boeing. Et cela alors que les négociations relatives à cet achat avaient été suspendues en août en raison des tensions entre Washington et New Delhi au sujet des droits de douane. Tensions qui se sont soldées par la signature d’un accord commercial, le 2 février.
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Le Mali refuse de négocier la libération de l’agent français de la DGSE, détenu depuis six mois

Le Mali refuse de négocier la libération de l’agent français de la DGSE, détenu depuis six mois | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Yann V., un officier du renseignement français accrédité à Bamako, a été arrêté le 14 août 2025. Les autorités maliennes le soupçonnent d’avoir pris part à une « tentative de putsch » à l’encontre du général Assimi Goïta.
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Stern Landing Vessel: le Pentagone envisage des achats de péniches de débarquement sur étagère

Stern Landing Vessel: le Pentagone envisage des achats de péniches de débarquement sur étagère | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’US Navy et l’US Marine Corps souhaitent acquérir, sur étagère et auprès de chantiers navals civils, des navires amphibies plus petits et moins coûteux pour débarquer des troupes et du matériel sur les côtes ennemies; j’avais consacré un post, le 16 janvier 2025, à un tel projet: « Les Américains prêts à s’équiper avec des navires de débarquement achetés sur étagère« .

L’idée n’est pas nouvelle et elle repose sur des bâtiments amphibies de conception civile et de petite taille qui viendraient compléter la flotte actuelle de l’US Navy, composée d’une trentaine de grands navires, et permettraient à cette dernière de couvrir une zone plus étendue afin d’échapper aux frappes (chinoises) en cas de crise dans le Pacifique.

Parmi ces navires civils militarisables figurent les SLV ou Stern Landing Vessel (qui permettent un débarquement par la poupe). Ce type navire serait, selon ses concepteurs, plus stable, plus efficace et plus confortable qu’une barge de débarquement, tout en étant capable de s’échouer par ses propres moyens.

Un SLV de la société SeaTransport a entamé ses essais à la mer avant sa livraison aux forces armées US. Ce navire de transport amphibie de 73 mètres de long sera testé, a priori par l’USMC américain qui va l’évaluer.

Une telle l’évaluation avait déjà eu lieu en 2023 d’un navire de Hornbeck Offshore Services.
(Un test de SLV dans la cadre du projet Convergence Capstone 4 (U.S. Marine Corps photo by Lance Cpl. Mhecaela Watts)

Le SLV qui va être évalué, baptisé Matilda 1, a été mis à l’eau fin janvier à Batam, en Indonésie. Le contrat de location a été passé par les forces US avec Sealease, une filiale de Seatransport.

Le SLV permettra aux forces américaines de transporter des charges plus importantes sur des distances bien plus longues qu’avec les engins de débarquement à rampe d’étrave actuels; le SLV pourrait achminer jusqu’à 550 tonnes de cargaison (charge utile réelle à l’échouage) sur une distance de 4 000 milles nautiques par mer de force 4.

Grâce à son pont de chargement de 670 mètres carrés, le Matilda 1 peut embarquer, entre autres, 20 véhicules tactiques légers interarmées (JLTV), 18 lanceurs HIMARS, 16 camions MTVR 6×6 ou une douzaine de véhicules de combat amphibies (ACV) de 32 tonnes.

Pour les conteneurs, le pont de chargement dispose de 42 emplacements au sol et d’une stabilité permettant le double empilage, ce qui donne un total embarquable de 84 conteneurs ISO de 20 pieds.

Le SLV serait affrété pour une durée de trois ans par les forces armées américaines afin de d’éclairer les besoins et d’affiner les concepts d’opérations expéditionnaires en vigueur.
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Today, 1:56 AM
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UK to make NMH decision before Leonardo's offer expires in March, says minister

UK to make NMH decision before Leonardo's offer expires in March, says minister | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The UK government intends to make its long-awaited decision on the New Medium Helicopter (NMH) programme in the coming days, a senior minister said on 11 February.
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Today, 1:54 AM
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L'Estonie double la mise sur le CAESAR

L'Estonie double la mise sur le CAESAR | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Douze canons CAESAR supplémentaires seront livrés à l’armée estonienne, a annoncé le ministre de la Défense estonien, Hanno Pevkur, en marge d’une rencontre avec son homologue française, Catherine Vautrin.

Non pas six mais 12 CAESAR Mk 1supplémentaires viendront renforcer la flotte opérée depuis l’an dernier par le 3ème bataillon d’artillerie automotrice. Un premier lot de taille identique avait été acquis à l’été 2024, une commande suivie de la notification d’un contrat de soutien et, six mois plus tard, de la livraison des premières pièces. Le montant de ce nouveau contrat n’est pas détaillé, mais il semble bien être question de livrer à nouveau au plus vite.

« Je me réjouis que le Centre national pour les investissements de défense (RKIK), la Direction générale de l’armement (DGA) et la société française KNDS aient signé l’accord portant sur l’acquisition par l’Estonie de 12 nouveaux canons automoteurs sur roues CAESAR. Conformément à cet accord, ces canons seront livrés en Estonie cette année », s’est félicité le ministre de la Défense estonien.

Cet investissement « renforcera considérablement la puissance de feu et la réactivité de la division estonienne, permettant un appui-feu indirect efficace aux unités déployées sur l’ensemble du territoire estonien. La plus grande mobilité des plateformes à roues par rapport aux systèmes chenillés permet un redéploiement plus rapide et accroît sensiblement la flexibilité et la capacité de combat des moyens d’appui-feu indirect de la division », estimait pour sa part le lieutenant-colonel Meelis Laanemets, officier rattaché à l’état-major des forces de défense estoniennes.

Réunis aujourd’hui à Bruxelles, les deux ministres en ont profité pour annoncer le renouvellement à venir du partenariat stratégique unissant Tallinn et Paris. L’intention intervient à l’heure où d’autres opportunités apparaissent pour l’industrie de défense française. L’Estonie projette en effet de renforcer son bouclier anti-aérien par l’acquisition d’un système de défense sol-air de moyenne portée idéalement opérationnel à compter de 2030, un besoin pour lequel le SAMP/T NG franco-italien aura plus d’une carte à jouer.
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Today, 2:08 AM
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This Is The LOCUST Laser That Reportedly Prompted Closing El Paso's Airspace

This Is The LOCUST Laser That Reportedly Prompted Closing El Paso's Airspace | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The U.S. Army has been acquiring multiple versions of the LOCUST laser weapon system to bolster its ability to shoot down hostile drones.
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Today, 2:08 AM
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Airspace Closure Over Laser Weapon Use A Glaring Example Of Drone Defense Policy Struggles

Airspace Closure Over Laser Weapon Use A Glaring Example Of Drone Defense Policy Struggles | DEFENSE NEWS | Scoop.it
After years of putting off the drone threat, the U.S. government is trying to do something about it, but policy is struggling to catch up.
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Today, 2:06 AM
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Indonesian Navy Wants Ex-Italian Aircraft Carrier to be Delivered Before October 5

Indonesian Navy Wants Ex-Italian Aircraft Carrier to be Delivered Before October 5 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Indonesia’s plan to acquire the former Italian Navy aircraft carrier Giuseppe Garibaldi (C 551) appears to be gathering pace, although a formal contract confirmation is yet to be made.
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L'Espagne défend un effort à 2,1 % du PIB face aux 5% exigés par Donald Trump à La Haye

L'Espagne défend un effort à 2,1 % du PIB face aux 5% exigés par Donald Trump à La Haye | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 10 février 2026 l'Espagne affirme pouvoir atteindre les objectifs militaires et opérationnels fixés par l'OTAN avec un effort de défense limité à 2,1 % du PIB,…
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Mines Paris – PSL et la Légion étrangère signent un partenariat stratégique de recherche et de formation

Mines Paris – PSL et la Légion étrangère signent un partenariat stratégique de recherche et de formation | DEFENSE NEWS | Scoop.it
« Ce partenariat illustre la capacité de Mines Paris – PSL à mobiliser sa recherche au contact de réalités opérationnelles exigeantes. Il s’inscrit dans la continuité de la création du Collège des Sciences Navales (CSN) à Toulon, au printemps dernier, qui a concrétisé l’expertise de notre école sur les sujets de robotique marine et sous-marine.
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LampreyMMAUV : Lockheed Martin dévoile le premier drone auto-stoppeur sous-marin

LampreyMMAUV : Lockheed Martin dévoile le premier drone auto-stoppeur sous-marin | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Dévoilé le 9 février par le géant de la défense américain Lockheed Martin, le Lamprey Multi-Mission Autonomous Undersea Vehicle (MMAUV) est un drone sous-marin autonome d’une douzaine de mètres de long conçu pour pouvoir remplir des missions très variées sur toute la colonne d’eau, des fonds marins à la surface. Conçu sur fonds propres par Lockheed Martin, le LampreyMMAUV innove principalement par sa capacité à être déployé en se fixant sous un navire ou sur la coque d’un sous-marin, sans équipement de manutention particulier.
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L'US Air Force aurait reçu des F-35A provisoirement privés de radar

L'US Air Force aurait reçu des F-35A provisoirement privés de radar | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En janvier 2023, Northrop Grumman fit savoir qu’un nouveau radar à balayage électronique actif [AESA], appelé AN/APG-85, était en cours de développement pour équiper les chasseurs-bombardiers F-35 portés aux standard TR3 et Block 4. Et donc remplacer l’actuel AN/APG-81 installé sur les appareils déjà en service.

« Le développement et l’intégration de l’AN/APG-85 feront appel aux technologies les plus récentes et contribueront à garantir la supériorité aérienne. Ce capteur de pointe offrira une connaissance situationnelle du champ de bataille sans précédent, ce qui se traduira par une létalité, une efficacité et une capacité de survie accrues » pour le F-35, avait alors expliqué l’industriel.

Ainsi, s’il permettra d’assurer la détection et le suivi, à longue portée, des aéronefs et des missiles, l’AN/APG-85 fournira aussi une imagerie en haute résolution des cibles terrestres [installations adverses, véhicules, etc.] grâce à son mode air-sol.

D’après les plans du Pentagone, il était prévu d’intégrer l’AN/APG-85 sur les F-35 du lot n° 17. Seulement, la mise en point de ce nouveau radar a pris du retard et il ne devrait pas être prêt avant la mise en production des appareils du lot n° 20. D’où le problème auquel est confronté l’US Air Force.

En effet, selon Avionics International et Defense Daily, la connectique de l’AN/APG-81 n’est pas la même que celle de l’AN/APG-85. Ce qu’a confirmé le Rob Whitman, le président de la sous-commission des forces aériennes et terrestres tactiques de la Chambre des représentants.

Selon lui, « l’intégration de l’AN/APG-85 suppose de modifier la conception » du F-35 car « les deux radars sont très différents ». Qui plus est, le successeur de l’AN/APG-81 a besoin de plus de puissance électrique pour fonctionner.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le PDG de Lockheed Martin, Jim Taiclet, a proposé à l’US Air Force de modifier le fuselage de son chasseur-bombardier afin qu’il puisse accueillir les deux radars, sachant que l’AN/APG-85 est plus imposant que son prédecesseur. Mais cette solution ne pourrait être mise en œuvre qu’à partir du lot n° 20.

Or, les F-35 du lot n° 17 que l’US Air Force a reçus sont « câblés » pour recevoir l’AN/APG-85 en lieu et place de l’AN/APG-81. En clair, ces appareils auraient donc été livrés sans radar… Ce qui suppose de les faire voler avec du lest pour assurer leur équilibre en vol.

Évidemment, les capacités d’un F-35 privé de radar sont considérablement amoindries. Pour autant, grâce à la liaison de données MADL [Multifunction Advanced Data Link], il peut obtenir des données tactiques issues d’un autre F-35 qui dispose du sien. À la condition, toutefois, de voler en formation. Mais cela serait prendre de gros risques s’il s’agit d’aller au combat.

Quoi qu’il en soit, en juin dernier, une source « proche du dossier » avait confié à Breaking Defense que Northrop Grumman était inquiet au regard des délais qu’il devait tenir pour développer et produire l’APG-85. Mais ses préoccupations auraient été balayées par le bureau du programme F-35 et Lockheed Martin, qui étaient alors « très désireux » d’intégrer le nouveau radar le « plus rapidement possible ».

« Northrop a d’abord résisté, arguant qu’il s’agissait d’un bond technologique important qui prendrait du temps. Mais le JPO et Lockheed ont fait pression sur Northrop pour qu’il accélère le processus. Il s’avère que les estimations initiales de Northrop étaient probablement plus justes », avait-elle expliqué.
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Renault confirme que son usine du Mans va produire des drones militaires

Renault confirme que son usine du Mans va produire des drones militaires | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En partenariat avec la société de défense Turgis Gaillard, le constructeur automobile compte mettre en place, en moins d’un an, une capacité de production de drones militaires pouvant aller jusqu’à 600 unités par mois dans son usine du Mans. Dans un communiqué publié avant-hier, le groupe Renault a confirmé qu’après consultation des instances de représentation […]
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Damen et Blue Water concluent un accord pour construire un navire autonome destiné à l’US Navy

Damen et Blue Water concluent un accord pour construire un navire autonome destiné à l’US Navy | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La construction de ces navires autonomes, conçus conjointement par Blue Water et Damen, doit débuter le mois prochain, pour une première livraison à l’US Navy d’ici la fin de l’année. Créée en 2024, Blue Water Autonomy avait dévoilé son concept de navire autonome au printemps 2025, sans toutefois révéler à ce moment-là le choix de son partenaire pour le design de la coque du bâtiment.
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La tempête Nils a eu raison de l'exercice ORION26

La tempête Nils a eu raison de l'exercice ORION26 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En raison des conditions météorologiques et pour des impératifs de sécurité, plusieurs séquences de l’exercice ORION 26 ont été annulées. La faute à la tempête Nils, marquée par des vents dépassant 160 km/h. Selon le bulletin Météo France de ce jeudi matin, 22 départements au total, du Finistère à l’Hérault en passant par la Corrèze, sont en vigilance orange pour la journée face au risques de débordements sur des tronçons de fleuves et rivières. La vigilance rouge crues sur la Gironde et le Lot-et-Garonne a été étendue à vendredi, qui verra toujours 22 départements maintenus en vigilance orange pour le même motif.

Preuve que les conditions ne sont guère clémente au large de la Bretagne, la compagnie BreizhGo Océane a annoncé que tous les départs de la journée du jeudi 12 février 2026 sont annulés entre Quiberon et Belle-Ile-en-Mer (Morbihan). Situation identique vers Houat et Hoëdic, où les deux rotations journalières ne seront également pas assurées.

En ce qui concerne les annulations, il s’agit des séquences:
– de ce 12 au 14 février : embarquement et répétition amphibie à Saint-Nazaire ;
– du 15 au 16 février : embarquement – combat naval de haute intensité ;
– le 17 février : embarquement – manœuvre de débarquement amphibie à Saint-Nazaire.

Néanmoins, une séquence est prévue le samedi 14 février à Quiberon (56), sous réserve de l’évolution des conditions météorologiques. Il s’agira d’une manœuvre amphibie de grande ampleur impliquant le PHA Tonnerre, le PHA Mistral, ainsi que deux bâtiments de la marine italienne : le San Giusto et l’Andrea Doria. Au cours de cette démonstration, des unités de la 4ᵉ brigade d’aérocombat (4ᵉ BAC) et de la 9ᵉ brigade d’infanterie de marine (9ᵉ BIMa) effectueront un débarquement sur les côtes.

Cette phase devrait toujours inclure la prise de l’aéroport de Vannes-Meucon avant une opération aéro-terrestre vers Coëtquidan.
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Babcock France se renforce dans la formation des équipages militaires

Babcock France se renforce dans la formation des équipages militaires | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Babcock France a annoncé avoir remporté un contrat attribué par le Service du Commissariat des Armées (SCA) pour délivrer la formation aux techniques de pilotage de base des équipages de l’Armée de l’Air et de l’Espace et de la Marine nationale.

L’entreprise mettra à disposition des instructeurs expérimentés afin d’assurer l’enseignement théorique et la formation pratique en vol des élèves pilotes, des navigateurs officiers systèmes d’armes (NOSA) ainsi que des élèves moniteurs simulateur.

Le contrat s’articule autour de deux volets principaux :
• la formation sur Cirrus SR22 sur la base aérienne 701 de Salon‑de‑Provence
• la formation sur Grob 120 sur la base aérienne 709 de Cognac

Ce marché comporte deux lots: un lot pour Salon, d’une durée de 4 ans et un lot pour Cognac d’une durée de 2 ans renouvelable.

A terme du PC-7 partout
Depuis 2018, Babcock France est le partenaire de l’Armée de l’Air et de l’Espace pour la formation des équipages d’avions de chasse français. Fort de cette expérience, sur la base aérienne de Salon-de-Provence, Babcock France construit le futur système d’entrainement des élèves pilotes de l’armée de l’air et de l’espace et la Marine nationale sur l’avion PC-7 MkX. Les premiers avions seront livrés en 2027.

Mentor 2, seconde étape de l’opération de modernisation des pilotes des deux armées, verra, à terme, l’ensemble de la flotte de GROB 120A de Cognac, et de Cirrus SR20 de Salon-de-Provence, remplacée par un unique aéronef, le Pilatus PC-7 MKX implanté sur le site provençal.
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L'Europe se penche (encore) sur la robustesse de son industrie de défense

L'Europe se penche (encore) sur la robustesse de son industrie de défense | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Mieux vaut tard que jamais. Vingt ans après une première prise de conscience, la sécurité d’approvisionnement est un défi grandissant pour la BITD européenne. Il justifie la recherche, pilotée par l’Agence européenne de défense (AED), d’un outil de surveillance et d’alerte précoce des éventuelles ruptures.

La sécurisation des approvisionnements en matière de défense, l’Europe y travaille depuis 2006. Deux décennies plus tard, ce qui n’était alors qu’un sujet annexe est devenu aujourd’hui un enjeu stratégique. Les remous de la crise sanitaire, puis l’invasion russe de l’Ukraine et l’explosion de la demande ont renforcé un risque qui s’assortit désormais de nouvelles positions protectionnistes sur certaines matériaux et composants clés.

« Il est donc nécessaire d’adopter une approche plus coordonnée pour comprendre les chaînes d’approvisionnement de défense, leurs interdépendances et leurs vulnérabilités, ainsi que pour développer des solutions en coopération pour relever les défis communs », commente l’AED dans un document publié fin janvier. Cartographier, surveiller et alerter, voilà les trois missions que l’AED aimeraient confier à un logiciel ou à une plateforme en ligne ad-hoc.

Qu’importe la voie retenue, il s’agira pour celle-ci « d’assurer une transparence maximale sur les chaînes d’approvisionnement de défense, en mettant l’accent sur les matières premières critiques et les composants clés des principaux systèmes d’armes ». Exhaustif et conduit en temps réel, le suivi garantirait une détection précoce des risques. Une alerte préemptive serait émise si ceux-ci augmentent. Potentiellement enrichi d’une couche d’intelligence artificielle, l’outil devrait également permettre de prioriser les alertes selon l’urgence et l’impact potentiel. Le tout doit contribue à identifier au plus vite les possibles goulets d’étranglement, voire à anticiper la disparition pure et simple d’un maillon essentiel.

L’analyse se baserait sur différents capteurs et facteurs de risque, de l’imagerie thermique ou satellite permettant de visualiser une baisse d’activité au niveau de consommation électrique en passant par l’apparition de grèves, d’une chute d’activité, de délais en hausse, d’une nationalisation des ressources ou encore de catastrophes naturelles à répétition. Robuste et modulaire, la solution recherchée devra présenter plusieurs fonctionnalités. Hormis l’intégration et l’analyse des données, l’AED espère disposer d’une fonction de modélisation des risques assortie de moyens de communication sécurisés pour la remontée d’alerte.

L’idée découle en droite ligne du programme pour l’industrie européenne de défense (EDIP). Adopté en décembre 2025 par l’Union européenne, ce nouvel instrument a été doté d’une première enveloppe 1,5 Md€ afin de renforcer la BITDE. Son chapitre VII se focalise ainsi sur la sécurité d’approvisionnement. Ce projet n’en est pour l’instant qu’au stade de la demande d’information. Attendues pour aujourd’hui au plus tard, les réponses techniques serviront de base pour évaluer la capacité du marché à répondre au besoin, affiner les exigences opérationnelles et techniques en lien avec les contraintes calendaires et budgétaires et éventuellement lancer un appel d’offres. À en croire le document de l’AED, une phase pilote de trois à six mois impliquant au maximum 15 utilisateurs semble être envisagée dans un premier temps.

À supposer que ce mécanisme soit finalement déployé, il n’en demeurera pas moins limité à la surveillance et à l’alerte précoce. Rien n’est prévu dans ce cadre en termes de mesures correctives. Son usage n’aurait par ailleurs rien d’évident tant la BITDE se révèle vaste, fragmentée et ambivalente. Selon la Commission européenne, celle-ci emploie 500 000 personnes pour un chiffre d’affaires estimé à 70 Md€ en 2024. L’attention devra tout particulièrement porter les quelque 2500 PME constituant autant de fournisseurs essentiels des grands maître d’oeuvres européens. Surtout, l’industrie de défense européenne reste la somme de filières nationales aux niveaux de coopération variables. Les États demeurent seuls maîtres à bord en fin de compte. Rien ne dit que tous adhéreront au degré de transparence recherché, d’autant plus quand leurs champions nationaux se retrouvent parfois en compétition ouverte. Hors, que quelques maillons manquent à l’appel et c’est tout un pan de cette cartographie qui s’en retrouverait faussé.

La France n’avait attendu ni l’Europe, ni 2026 pour aborder le sujet. La Direction générale de l’armement (DGA) s’est penchée sur la résilience de la filière française dès 2020 et les remous engendrés par la crise sanitaire, déploiement de mesures de sauvegarde à la clef. Une première alerte suivie deux ans plus tard de l’invasion russe de l’Ukraine et de l’émergence de la notion d’économie de guerre. L’objectif initial visant à « produire plus, plus vite et moins cher » s’est rapidement heurté, entre autres, à des problématiques d’approvisionnement.

Des 4000 entreprises composants la BITD française, plus d’une centaine étaient en butée de production en novembre 2022, donc susceptibles de devenir des goulets d’étranglement et de gripper la machine. Depuis, la vigilance s’est non seulement maintenue mais a aussi été suivie de plusieurs mesures de sauvegarde inscrits dans la loi de programmation militaire 2024-2030. Ce sont la création d’une réserve industrielle, la simplification des dispositifs de réquisition, la priorisation de la production d’armement ou encore la constitution de stocks stratégiques, quatre pans parmi d’autres d’une démarche qui produit ses premiers résultats.

Mais la France a été un cran plus loin en initiant, en 2024, l’expérimentation « Nation Prod View ». Pilotée par l’Agence de l’innovation de défense (AID) et la DGA, cette innovation vise à rassembler et mobiliser tous les moyens de fabrication disponibles en temps réel au sein d’un unique tableau de bord dématérialisé et sécurisé. Les capacités d’un acteur de la BITD deviennent insuffisantes ? Nation Prod View permet de visualiser et d’accéder aux outils industriels et services qu’offre le secteur civil pour pérenniser la production tout en sécurisant le partage de la documentation technique. Trois sociétés spécialisées dans la fabrication additive ont intégré ce qui restait, à la mi-2025, une expérimentation conduite en collaboration avec l’entreprise suisse Nicomatic. Héritée de l’expérience ukrainienne, confidentielle et pour l’instant nationale, l’application pourrait par la suite s’étendre à des BITD étrangères et contribuer à son échelle à cette robustesse recherchée par l’AED.
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