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December 6, 2023 12:13 AM
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BIA 23, acte de naissance d'une première brigade interarmes SCORPION

BIA 23, acte de naissance d'une première brigade interarmes SCORPION | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Une nouvelle page de l’ère SCORPION est en cours d’écriture dans les grands camps de Champagne, terrain choisi par l’armée de Terre pour déployer une première brigade interarmes entièrement numérisée et apte à la projection.
La 6e BLB, première brigade « scorpionisée »

Après le groupement tactique interarmes (GTIA) en 2020, l’heure est venue pour une première brigade interarmes de valider son entrée dans la bulle SCORPION, programme clé de renouvellement du segment médian de l’armée de Terre. Depuis dix jours, quelque 3700 militaires français et belges et 500 véhicules sont à pied d’oeuvre pour l’exercice technico-opérationnel (EXTO) BIA 23. L’engagement est à la hauteur de l’enjeu, exceptionnel.

BIA 23 répond à plusieurs objectifs. Déployer une BIA-S entièrement équipée de ses matériels et systèmes d’information de nouvelle génération, mais aussi tester la connectivité de la chaîne de commandement de bout en bout et observer simultanément l’application de la doctrine SCORPION. Une triple mission dont le succès repose en grande partie sur les 2200 combattants d’une 6e brigade légère blindée qui, après quatre années de transformation, « est la brigade de l’armée de Terre la plus avancée en matière de numérisation », se félicite son commandant depuis cet été, le général Valentin Seiler.

Marsouins, bigors, légionnaires, sapeurs et cavaliers légionnaires ainsi qu’un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) belge affrontent depuis une semaine une brigade mécanisée de taille et de capacités identiques. Les trois GTIA armés par les 1er REC, 2e REI et 21e RIMa et leurs appuis « jouent un combat simulé face à un ennemi qui est assez réaliste car joué sur le terrain et doté de capacités d’artillerie et de renseignement », souligne le général Seiler.

BIA 23 engage environ 400 « mobiles » connectés grâce au système d’information du combat SCORPION (SICS), dont une centaine de Griffon et 13 Jaguar. Autant de véhicules et de fantassins débarqués partageant les données – une position, une cible, un ordre, un contre-ordre – qui permettent de jouer la montée en charge du système et d’en évaluer les performances.

Si l’action se veut réaliste, le contrôle ne vise cette fois pas les unités mais les équipements, leur appropriation par les différents échelons hiérarchiques et la cohérence d’ensemble. La tactique devient pour l’occasion un support pour l’expérimentation, conduite sur base d’actions successives prédéfinies. « La force adverse est fortement dirigée, l’objectif étant de faire en sorte que les mobiles se rencontrent dans des conditions certes un peu prévues mais nécessaires pour l’expérimentation », note le général Seiler.
Connectivité et infovalorisation

« Celui qui gagne, c’est celui qui décide plus vite », rappelle un officier supérieur. C’est en partant de ce constat qu’ont été pensés le système d’information du combat SCORPION (SICS) et la radio CONTACT. Le premier apporte l’infovalorisation caractéristique du combat de demain, le second la connectivité nécessaire pour garantir un débit suffisant et résilient.

Infovalorisation et connectivité, deux termes « barbares » au coeur de la logique SCORPION mais dont la combinaison doit garantir « d’augmenter les élongations, de combattre plus loin, de mieux comprendre dans la profondeur ce que veut faire notre ennemi et de mieux saisir les opportunités ». Et, in fine, d’accélérer la boucle décisionnelle et de prendre l’ennemi de vitesse.

Une dizaine de technologies sont déployées à cette fin dans la plaine champenoise. Hormis SICS et CONTACT, ce sont des Griffon VOA, des Griffon dotés d’une station de liaison satellitaire Syracuse IV « on-the-move », des briques de cybersécurité et, surtout, un nouveau système d’information des armées commandement et contrôle (SIA C2) opéré pour la première fois. Des outils réceptionnés entre avril et juin par la Section technique de l’armée de Terre (STAT) puis testés à petite échelle en vue du rendez-vous majeur de fin d’année.

Véritable pont entre la brigade et les échelons supérieurs, SIA C2 dépassera le seul cadre terrestre pour intégrer toutes les armées françaises. Et, plus tard, porter le maillage au niveau interarmées en succédant, par exemple, au FrOpS (French Operational network up to Secret level) propre au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). BIA 23 met également à l’épreuve la version 1.2 du SICS, évolution amenant l’interopérabilité avec le SIA C2 ainsi que l’amélioration de fonctionnalités existantes.
BIA 23, un exercice pour éprouver le « système nerveux » de SCORPION (Crédits image : armée de Terre)

Quant à CONTACT, celle-ci n’est présente que partiellement et la manoeuvre implique encore des postes PR4G d’ancienne génération. Un panachage qui n’a rien d’une surprise car l’hybridité restera la norme le temps que la transition entre passé et futur s’achève dans le courant de la prochaine décennie. « Nous en tirons quand même des bénéfices », pointe le lieutenant-colonel Lionel, de la STAT. La compatibilité entre systèmes est acquise et, si elle se traduit par une sous-utilisation de CONTACT, c’est aussi un avant-goût des capacités que la technologie produite par Thales sera en mesure de fournir une fois totalement .

Du fait de ces outils de nouvelle génération, la profondeur fuseau s’étend. Ainsi, la 6e BLB est déployée sur environ 120 km, « ce qui est presque le double des standards habituels d’une brigade occidentale ». « Cela crée de la friction et nous pose d’autres problèmes de logistique et de liaison, mais c’est justement ce que nous cherchons à réaliser grâce à notre numérisation : allonger, élargir notre espace de combat », explique un officier du centre opérationnel (CO) de brigade.

Préparé depuis deux ans, BIA 23 est unique en son genre et cette particularité se ressent dès l’entrée dans ce CO. Pour l’occasion, celui-ci est non seulement fixe et sous tente plutôt que mobile et sous blindage, mais aussi huit à dix fois plus grand qu’en temps normal. Une ampleur indispensable pour tester « la mise en charge » des systèmes d’information et, accessoirement, accueillir les quelque 80 personnels de la STAT chargés de « prendre des mesures avec les industriels » et d’appuyer les unités combattantes dans leur appropriation. Il héberge également des spécialistes civils pour « régler in situ un certain nombre de difficultés techniques ou d’imprévus auxquels nous faisons face et qui sont inhérents à la mise en oeuvre de nouveaux systèmes complexes ».
Enseignements à chaud et défis à venir

Si l’armée de Terre travaille depuis longtemps sur sa numérisation et se trouve même en avance par rapport aux grandes nations, BIA 23 amène son lot de défis et d’enseignements pour d’éventuels rééquilibrages et évolutions. « La brigade, et c’est là l’une des difficultés, est à cheval entre un échelon opératif où l’on a un peu plus de temps et le combat du régiment qui se trouve dans l’action immédiate », rappelle le lieutenant-colonel Lionel.

Exit la seule phonie, l’information revêt de nombreuses formes dont certaines plus massives que d’autres. « Cela nécessite de disposer de débits importants parce que la masse qui circule est importante », observe le général Seiler. Les premiers jours d’exercice se sont avérés relativement fluides pour la boucle décisionnelle. La montée en charge se veut progressive et se renforcera parallèlement à l’appropriation des utilisateurs pour parvenir au niveau optimal en fin de manoeuvre. « C’est satisfaisant, mais nous avons encore quelques marches à franchir », estimait le chef du détachement de la STAT après 36h de combats.

« Ces systèmes d’information, ce sont en quelque sorte le système nerveux d’un corps. Si ce système nerveux tombe, c’est la paralysie générale de votre force, donc vous êtes morts », complète le général Seiler. Les problématiques de robustesse, de résilience de la chaîne de commandement sont pour lui « très, très claires ». « Les questions de cyberdéfense nous concernent directement, même si nous oeuvrons dans des échelons tactiques assez bas », ajoute-t-il.

Pour le commandant de la 6e BLB, il s’agit d’avoir « en permanence à l’esprit, dans le système de commandement que je dois bâtir pour l’avenir, de répondre à deux impératifs très importants. Il faut que mon système de commandement soit d’un côté agile, et de l’autre côté endurant. Agile pour me permettre de comprendre la situation tactique, de prendre des décision, de donner des ordre et ensuite en contrôler l’exécution. (…) L’endurance répond quant à elle à l’impératif de survivabilité, ce qui implique qu’il soit petitement dimensionné, sous blindage, capable de se prémunir des frappes adverses et de se maintenir sur le terrain dans des conditions dégradées ».

« Un poste de commandement, au 21e siècle, est une cible à très haute valeur ajoutée. Il est de plus en plus facilement détectable, notamment de par son émission électromagnétique ». Dans sa configuration adoptée pour BIA 23, le PC de brigade aurait un taux de survivabilité très faible. « Il faut que l’on trouve le bon compromis entre la performance du PC et sa survivabilité au combat », indique le général Seiler.

Les enseignements issus de l’EXTO BIA 23 seront précieux pour poursuivre la numérisation des autres brigades de l’armée de Terre. Ils le seront tout autant pour la Belgique, dont la Composante Terre mise depuis maintenant cinq ans sur SCORPION pour se moderniser et parvenir à l’interopérabilité native avec son homologue française. Ses Griffon et Jaguar lui seront livrés à compter de 2025 et 2027, de quoi parvenir à un premier SGTIA belge scorpionisé en 2027 et à une BIA-S en 2030.

BIA 23 monte à peine en puissance que l’avenir s’y écrit déjà. Un petit état-major divisionnaire y est engagé afin de progresser sur le prochain grand jalon, celui d’une division SCORPION pleinement opérationnelle. L’enjeu, fixé pour 2027 dans la nouvelle loi de programmation militaire, exigera de repousser les limites actuelles pour porter la connectivité et l’infovalorisation à l’échelon supérieur. « À chaque fois que l’on monte d’un cran, la difficulté augmente. Parce que l’on agrège plus de forces, parce que le volume de données augmentent. Nous serons sur d’autres défis en 2027, dont celui du traitement de l’information », entrevoit le commandant de la 6e BLB.

Explosion, protection et convergence des données obligent, le niveau divisionnaire s’accompagne de nouvelles réflexions portant sur le recours à l’intelligence artificielle et aux clouds de combat susceptibles de remplacer des serveurs physiques vulnérables. Ce volet global de protection des liaison de données et des informations, « c’est l’un des enjeux qui est encore devant nous. (…) Nous avons encore beaucoup de travail, mais la dynamique est bonne », conclut le général Seiler.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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U.S. Navy Boosts Lionfish UUV Production with New HII Contract Option

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HII has been awarded an option year production contract for the U.S. Navy’s next-generation program of record, the Lionfish small unmanned undersea vehicle (SUUV).
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The UK and Netherlands have signed a landmark £2.4 billion agreement to build eight next-generation, 15,000-ton amphibious transport ships optimized for hybrid drone warfare.
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The Tu-142 maritime patrol aircraft flew just off the HMS Prince of Wales while deploying submarine-detecting sonobuoys as F-35s shadowed it. The Tu-142 maritime patrol aircraft flew just off the HMS Prince of Wales while deploying submarine-detecting sonobuoys as F-35s shadowed it.
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Out Of Patriot Interceptors, Ukraine Can't Down Any Ballistic Missiles Striking Kyiv

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Ukraine is trying to get allies to donate more Patriot interceptors at a time when the missiles are in very low supply and extreme demand.
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North Korea's Frigate Bristles With A Comical Number Of Machine Guns

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North Korea's Kang Kon warship released a full broadside of machine gun fire during a demonstration for Kim Kong Un.
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NATO Picks Saab GlobalEye To Replace Aging E-3 AWACS Fleet

NATO Picks Saab GlobalEye To Replace Aging E-3 AWACS Fleet | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The GlobalEye acquisition comes alongside a raft of NATO capability announcements spanning drones, maritime patrol aircraft, tankers, and airlifters. The GlobalEye acquisition comes alongside a raft of NATO capability announcements spanning drones, maritime patrol aircraft, tankers, and airlifters.
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Poor B-52 Readiness Creating Testing Challenges For New AGM-181A Nuclear Cruise Missile

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The B-52 fleet is in need of an upcoming upgrade and has been in high demand, as well as suffering a tragic loss.
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Could CUAS demand open a new market for armed trainer aircraft? 

Could CUAS demand open a new market for armed trainer aircraft?  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
As affordable counter-drone solutions become a military priority, repurposing training aircraft could emerge as a credible option to prepare for emergency scenarios.
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July 8, 1:13 AM
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US Air Force lays the groundwork to move the F-15EX acquisition to lots 7 and 8 

US Air Force lays the groundwork to move the F-15EX acquisition to lots 7 and 8  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Procurement of the Eagle Passive Active Warning Survivability System for future production lots signals the air force's commitment to an expanded 267-aircraft Eagle II fleet while sustaining full electronic warfare capability on every fighter.
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July 8, 1:11 AM
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Le Danemark confirme l’achat de deux avions de patrouille maritime P-8A Poseidon auprès des États-Unis

Le Danemark confirme l’achat de deux avions de patrouille maritime P-8A Poseidon auprès des États-Unis | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Malgré les tensions qu’il a engendrées, l’intérêt manifesté avec insistance par le président américain, Donald Trump, pour le Groenland n’aura eu que très peu d’incidence sur la politique d’achat d’équipements militaires de Copenhague.

Chasseurs-bombardiers F-35A supplémentaires, drones de combat collaboratif, drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9B SkyGuardian, radars de surveillance aérienne à longue portée TPY-4, système de commandement de combat intégré [IBCS], munitions diverses et variées… Même s’il a préféré le système de défense aérienne franco-italien SAMP/T au Patriot américain, le Danemark a multiplié les projets d’acquisition auprès des États-Unis au cours de ces derniers mois.

L’un d’eux, évoqué dès mai 2025, vient de se concrétiser. En effet, ce 7 juillet, le ministre danois de la Défense, Jeppe Bruus, a annoncé l’acquisition de deux avions de patrouille maritime P-8A Poseidon auprès de Boeing pour un montant qu’il n’a pas précisé.

Pour rappel, en décembre dernier, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], alors chargée des exportations d’équipements militaires américains via le dispositif appelé FMS [Foreing Military Sales], avait autorisé le Danemark à acquérir trois P-8A Poseidon, pour un montant estimé à 1,8 milliard de dollars.

Plus tôt, Boeing avait anticipé une éventuelle commande danoise en signant un protocole d’accord avec le groupe Terma, afin d’assurer le maintien en condition opérationnelle [MCO] de ces appareils au Danemark.

«Ces dernières années, les forces de défense danoises ont renforcé leur présence militaire grâce à une étroite collaboration avec le Naalakkersuisut [gouvernement du Groenland, ndlr]. Grâce à ces avions de patrouille maritime, la capacité du Danemark à faire respecter sa souveraineté et à surveiller la région sera considérablement renforcée. De plus, cette acquisition témoigne clairement de l’importance que nous accordons à notre mission commune au sein de l’Otan», a justifié M. Bruus.

L’achat de ces deux P-8A Poseidon a été recommandé par le général Michael Wiggers Hyldgaard, le chef d’état-major des forces armées danoises.

«Nous devons être en mesure de défendre l’ensemble du territoire du Royaume. Cela vaut également pour les zones arctiques et atlantiques. Nous avons l’obligation, envers l’Otan, de contribuer à la défense collective, notamment en atteignant les objectifs fixés en matière de lutte anti-sous-marine. L’acquisition de deux nouveaux avions P-8 renforce la capacité opérationnelle des forces armées en matière d’interception et de surveillance à très longue distance. Cela contribuera, entre autres, à améliorer notre compréhension commune de la situation», a-t-il fait valoir.

L’objectif du Danemark est de nouer une coopération avec un autre pays de l’Otan doté de P-8A Poseidon afin de créer une unité conjointe, l’idée étant de mutualiser le MCO, les activités opérationnelles, la logistique ainsi que la formation et l’entraînement des équipages. La Norvège serait pressentie.

La possibilité de nouer une telle coopération est l’une des deux principales raisons qui justifient l’achat de P-8A Poseidon, la seconde étant la possibilité d’associer ces avions aux MQ-9B SkyGuardian que le Danemark a commandés en juillet 2025.

Quoi qu’il en soit, l’acquisition de nouveaux avions de patrouille maritime était urgente, les actuels Challenger 604 mis en œuvre par la force aérienne danoise étant confrontés à d’importants problèmes de disponibilité.

Pour rappel, conçu à partir de la cellule d’un B-737, le P-8A Poseidon est équipé d’un radar de surface AN/APY-10 conçu par Raytheon, d’un radar à ouverture synthétique AN/APS-128 et d’un système de détection passif AN/ALR-73. Il peut emporter des torpilles Mk-50, des charges de profondeur Mk-57 et Mk-101, des mines Mk-55 et Mk-56 ainsi que des missiles AGM-84 Harpoon.
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July 8, 1:09 AM
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Rheinmetall trouve un accord avec Lockheed Martin pour produire le missile sol-sol ATACMS en Allemagne

Rheinmetall trouve un accord avec Lockheed Martin pour produire le missile sol-sol ATACMS en Allemagne | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La semaine passé, recevant Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan, à Berlin, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a confirmé l’intention de nouer des partenariats avec Washington afin de produire des systèmes – ou des composants de systèmes – américains en Allemagne.

«Nous savons que les capacités de production américaines sont limitées et qu’il est urgent de les accroître», a ainsi expliqué M. Pistorius. Et d’insister : «Personne n’a jamais dit que nous voulions renoncer aux systèmes américains. […] Nous collaborons étroitement avec l’industrie de défense américaine et nous souhaitons poursuivre cette collaboration».

Selon le Financial Times, Berlin aurait engagé des discussions avec les autorités américaines afin d’obtenir des licences permettant de fabriquer des missiles de croisière Tomahawk ainsi que des missiles intercepteurs PAC-3 MSE.

Cela étant, des industriels allemands ont déjà conclu des accords pour produire des équipements militaires et des munitions «complexes» de conception américaine. Tel est le cas de MBDA Deutschland pour le missile intercepteur GEM-T, utilisé par le système de défense aérienne Patriot. Mais c’est surtout celui de Rheinmetall, qui a scellé des partenariats avec Boeing [pour le drone de combat collaboratif MQ-28 Ghost Bat], Anduril et Lockheed Martin.

Ainsi, le groupe de Düsseldorf a inauguré une usine en Rhénanie-du-Nord-Westphalie pour fabriquer des sections de fuselage destinées au chasseur-bombardier F-35. Mais c’est dans le domaine de l’artillerie que sa coopération avec Lockheed Martin est la plus étroite.

En 2023, les deux industriels s’étaient mis d’accord pour développer le GMARS, une solution «sur mesure» pour la frappe dans la profondeur développée à partir du M142 HIMARS [High Mobility Artillery Rocket System] de Lockheed Martin. Sans grand succès pour le moment, du moins en Allemagne, la Bundeswehr ayant opté pour le système israélien Euro-PULS [Multi-Purpose Universal Launching System ou système de lancement universel polyvalent].

Puis, l’an passé, Rheinmetall et Lockheed Martin annoncèrent la création, en Allemagne, d’un centre d’excellence «européen» dédié aux roquettes M270 et aux missiles sol-sol MGM 140 ATACMS [Army TACtical Missile System]. Mais ils n’ont pas l’intention d’en rester là.

En effet, à l’occasion du Forum des industriels de défense organisé en marge du sommet de l’Otan à Ankara, les deux groupes ont signé un nouveau protocole d’accord, cette fois pour localiser la production de MGM 140 ATACMS à Unterlüß [Basse-Saxe], via la création d’une coentreprise. Et cela avec le soutien des gouvernements américain et allemand.

«Le transfert de la production de l’ATACMS en Allemagne est un signal fort pour l’industrie de défense européenne et pour la résilience à long terme de l’Otan», a fait valoir Dennis Goege, le directeur général de Lockheed Martin pour l’Europe.

«Ce partenariat allie la technologie américaine éprouvée à la puissance industrielle européenne, créant ainsi de la valeur industrielle en Allemagne tout en renforçant les capacités dont les alliés ont besoin pour répondre aux exigences croissantes en matière de sécurité», a-t-il ajouté.

Le PDG de Rheinmetall, Armin Papperger, s’est félicité que son groupe ait été retenu pour «créer et exploiter la première et unique usine de missiles guidés ATACMS au monde, hors des États-Unis». Et d’ajouter : «Nous sécurisons l’approvisionnement de nos clients et renforçons notre autonomie en matière de politique de défense».

Une telle démarche n’est pas propre à Rheinmetall. Le 6 juillet, la Pologne a signé un accord avec Anduril afin de permettre au groupe public PGZ de produire, sous licence, le missile de croisière SLB-500M «Barracuda».

Le ministre polonais de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, a qualifié cet accord de «stratégiquement important pour l’influence de la Pologne en Europe» car «nous pouvons ainsi devenir un centre d’excellence, et pas seulement pour nous-mêmes».

Pour Anduril, l’intérêt est d’être en mesure de contourner les restrictions mises par la Commission européenne pour qu’un État membre puisse bénéficier d’un prêt au titre de l’initiative SAFE [Safety Action for Europe].

Pour rappel, l’une des conditions exige que «pas plus de 35 % des coûts des composants» des équipements militaires commandés «ne proviennent de l’extérieur de l’UE, de l’Ukraine ou de pays faisant partie de l’Espace économique européen et de l’Espace européen de libre-échange». Or, Anduril ne fait pas mystère de ses intentions dans le communiqué qu’il a publié pour se féliciter de cet accord avec PGZ.

«Aux termes de l’accord de coopération […], la filiale de PGZ, WZL-2, et Anduril produiront des milliers de systèmes SLB-500M pour les forces armées polonaises. Au fur et à mesure de l’avancement du projet, PGZ et Anduril augmenteront progressivement la part de composants polonais et européens dans la chaîne d’approvisionnement, l’objectif étant de faire du Barracuda polonais un produit majoritairement fabriqué en Europe et conforme à la norme SAFE», a en effet expliqué l’industriel américain.
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July 8, 1:07 AM
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India-France 6th-Gen Fighter Program May Carry a Price Tag Exceeding $100 Billion

India-France 6th-Gen Fighter Program May Carry a Price Tag Exceeding $100 Billion | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The Future Combat Air System (FCAS), Europe’s ambitious sixth-generation fighter initiative envisioned as a comprehensive “system-of-systems
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July 8, 1:05 AM
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Marine nationale : plus qu’un ancien aviso du type A69 en service

Marine nationale : plus qu’un ancien aviso du type A69 en service | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 18 juin, la Marine nationale annonçait le retrait du service actif de l’Enseigne de vaisseau Jacoubet, basé à Brest et qui avait rejoint la flotte en octobre 1982. Le 1er juillet, ce fut au tour de la toute dernière unité de ce type encore opérationnelle à Toulon, le Commandant Bouan, qui était opérationnel depuis mai 1984.
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July 8, 1:19 AM
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PAL Aerospace Adapts Dash 8s for Greenland Maritime Surveillance

PAL Aerospace Adapts Dash 8s for Greenland Maritime Surveillance | DEFENSE NEWS | Scoop.it
PAL Aerospace has been contracted to convert two Air Greenland DHC-8-200 aircraft into modern maritime surveillance aircraft for Arctic operations. Read details.
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July 8, 1:19 AM
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Philippines Confirms Deal to Acquire Five Japanese Abukuma-class Destroyer Escorts

Philippines Confirms Deal to Acquire Five Japanese Abukuma-class Destroyer Escorts | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The Philippines has reached a broad agreement with Japan to acquire five soon-to-be-retired Abukuma-class destroyer escorts from the JMSDF.
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July 8, 1:18 AM
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China's Submarine-Launched Ballistic Missile Test In The Pacific Is A Big Deal

China's Submarine-Launched Ballistic Missile Test In The Pacific Is A Big Deal | DEFENSE NEWS | Scoop.it
An extremely rare Chinese SLBM launch sends clear signals and puts a brighter spotlight on Beijing's rapidly evolving strategic arsenal.
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July 8, 1:18 AM
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Canada Picks German Type 212 Submarine For Badly Needed Fleet Renewal

Canada Picks German Type 212 Submarine For Badly Needed Fleet Renewal | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The 12-boat procurement is one of Canada’s biggest-ever defense buys and marks a major shift toward closer military cooperation with European allies. The 12-boat procurement is one of Canada’s biggest-ever defense buys and marks a major shift toward closer military cooperation with European allies.
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July 8, 1:16 AM
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VH-92 Patriot Getting Granite White House Helipad Will Finally Allow VH-3D Sea King To Retire

VH-92 Patriot Getting Granite White House Helipad Will Finally Allow VH-3D Sea King To Retire | DEFENSE NEWS | Scoop.it
After many decades of landing on the White House lawn, Marine One will operate from a helipad, which Trump says the VH-92's maker is paying for.
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July 8, 1:16 AM
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Mysterious Rectangle 'Silos' Spotted At Sprawling Chinese Missile Test Base

Mysterious Rectangle 'Silos' Spotted At Sprawling Chinese Missile Test Base | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The structures with large rectangular retractable roofs could point to new strategic capabilities China could deploy more widely.
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July 8, 1:15 AM
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Fenris 6x6 emerges as first joint vehicle from John Cockerill-Arquus partnership 

Fenris 6x6 emerges as first joint vehicle from John Cockerill-Arquus partnership  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The new 6x6 wheeled fire support vehicle is armed with a 105mm NATO-standard high-pressure rifled gun, positioning it for the French Army and wider potential allied requirements.
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US Air Force unveils new details of Next Generation Airlift aircraft to replace C-17 and C-5 

US Air Force unveils new details of Next Generation Airlift aircraft to replace C-17 and C-5  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
New planning documents reveal how the service is defining the aircraft expected to succeed the C-17 and C-5, including its initial requirements and procurement roadmap.
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Le Canada retient l’allemand TKMS pour se procurer jusqu’à douze nouveaux sous-marins

Le Canada retient l’allemand TKMS pour se procurer jusqu’à douze nouveaux sous-marins | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En septembre 2024, le Canada confirma son intention de se procurer jusqu’à douze nouveaux sous-marins à propulsion classique en lançant un appel d’offres d’un montant alors évalué à 60 milliards de dollars canadiens [CAD]. Puis, un an plus tard, il ne restait plus que deux industriels en lice, l’allemand TKMS et le sud-coréen Hanwha Ocean ayant été retenus aux dépens de Naval Group, de Navantia et de Saab [associé à Damen].

Cela étant, quelques mois plus tôt, engagées dans une coopération autour du sous-marin U212CD, l’Allemagne et la Norvège avaient proposé au Canada de nouer un «partenariat stratégique» pour renforcer la protection de l’Arctique. Évidemment, cela ne pouvait que favoriser la candidature de TKMS.

Cependant, d’autres considérations devaient être prises en compte, comme l’implication de l’industrie locale dans ce programme et les délais de livraison, les quatre sous-marins de la classe Victoria mis en œuvre par la Marine royale canadienne [MRC] devant être retirés du service à l’horizon 2035/36.

Sur ce point, Hanwha Ocean avait assuré être en mesure de livrer quatre sous-marins KSS-III à la MRC avant 2035. Or, lors d’une visite à Ottawa effectuée en mai dernier, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, affirma que TKMS pourrait en faire autant. En effet, ayant commandé douze U212CD au total dans le cadre d’une commande groupée, l’Allemagne et la Norvège firent savoir qu’elles pourraient chacune décaler la livraison d’un de leurs sous-marins pour satisfaire la demande canadienne.

«Nous sommes absolument convaincus qu’il est dans notre intérêt commun, au sein de l’Otan et entre l’Europe et le Canada, de renforcer toutes les capacités de nos alliés canadiens», fit alors valoir M. Pistorius. «Il s’agit de fiabilité entre partenaires et alliés. Il s’agit d’une vision commune et partagée des menaces auxquelles nous sommes tous confrontés. Et cela implique de se concentrer sur les zones où la menace est la plus présente, comme par exemple dans le Grand Nord, l’Arctique et l’Atlantique Nord», avait-il insisté.

Les arguments du ministre allemand ont fini de convaincre Ottawa. En effet, le 6 juillet, soit à la veille du sommet de l’Otan à Ankara, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé que TKMS avait été choisi pour livrer douze sous-marins U212CD à la MRC. Toutefois, les négociations contractuelles restent à finaliser, ce qui devrait prendre entre six et dix-huit mois.

«Les puissances moyennes comme le Canada cherchent à accroître leur autonomie stratégique par des partenariats avec des États partageant les mêmes idées», a déclaré M. Carney.
«Dans un monde de plus en plus dangereux et fragmenté, le Canada doit être prêt à assurer sa défense ainsi que celle de ses alliés» et «avec le plus long littoral du monde, notre capacité à mener des opérations de surveillance sous-marine est essentielle. Notre sécurité et notre souveraineté en dépendent», a-t-il ajouté, après avoir souligné que «l’Arctique devenait de plus en plus un facteur central pour la sécurité de l’Amérique du Nord et du flanc ouest de l’Otan ». Au passage, un seul des quatre sous-marins de type Victoria de la MRC serait opérationnel actuellement…

Aussi, même si elle a été difficile à prendre, tant les deux industriels en lice étaient « hautement qualifiés », la décision a donc consisté « à choisir le meilleur partenariat possible pour servir les intérêts stratégiques, sécuritaires et économiques communs du Canada », a expliqué M. Carney.

Pour le constructeur naval allemand, il s’agit de la commande de sous-marins la plus importante de son histoire.

«TKMS se félicite de la décision du gouvernement du Canada de retenir l’Équipe 212CD comme fournisseur privilégié pour le Projet de sous-marins de patrouille canadiens. […] Il s’agit d’une étape historique pour le Canada, l’Allemagne et la Norvège, marquant le début d’un partenariat stratégique à long terme qui renforcera la sécurité, la coopération industrielle et la défense collective dans l’Atlantique Nord», s’est félicité l’industriel.

Du côté de Hanwha Ocean, on est résigné. «Malgré tous nos efforts […], nous n’avons pas pu franchir la barrière que représente l’alliance de l’Otan», a en effet réagi le groupe sud-coréen, qui a aussi récemment essuyé un échec en Pologne.

Quoi qu’il en soit, pour M. Pistorius, l’enjeu est de «bâtir la flotte de sous-marins conventionnels la plus grande et la plus moderne au monde». Et d’ajouter : La «future flotte de sous-marins» commune à l’Allemagne, à la Norvège et au Canada constituera «un pilier essentiel de la stratégie de l’Otan pour la sécurisation du Grand Nord et une contribution visible au partage du fardeau au sein de l’Alliance».
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July 8, 1:09 AM
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L’Otan annonce la création d’une flotte multinationale d’avions de transport A400M Atlas

L’Otan annonce la création d’une flotte multinationale d’avions de transport A400M Atlas | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Comme attendu, à l’occasion du Forum des industries de défense organisé en marge du sommet d’Ankara, l’Otan a annoncé que les avions de détection et de commandement aéroportés E-3A Sentry de sa Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle [NAEW&C] seraient finalement remplacés par dix GlobalEye devant être acquis auprès du suédois Saab et non par des Boeing E-7A Wedgetail comme cela avait été initialement envisagé.

«Les avions GlobalEye permettront d’effectuer une surveillance avancée dans plusieurs milieux [aérien, terrestre et maritime] à partir d’une seule plateforme, ainsi que de mieux détecter et mieux suivre les menaces complexes, notamment les essaims de drones, les missiles balistiques et les missiles de croisière. Ils aideront ainsi l’Otan à renforcer sa connaissance de la situation et à mener des opérations», a expliqué l’organisation, via un communiqué.

Dans cette affaire, Boeing, qui avait pourtant les meilleures cartes en main, a payé les tergiversations du Pentagone à l’égard de l’E-7A Wedgetail ainsi que l’annulation de la contribution financière américaine à la future capacité initiale de surveillance et de contrôle de l’Alliance [iAFSC]. Celle-ci réunit l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, la Roumanie et la Suède.

Dans son communiqué, l’Otan a fait valoir, tout en y mettant les formes, que ce projet illustrait «l’étroite coopération industrielle établie entre les deux rives de l’Atlantique, dont les industries européenne et canadienne sont le moteur et à laquelle les entreprises américaines contribuent significativement.»

Cela étant, outre Saab, un autre industriel européen a été mis en avant lors de ce Forum Otan des industries de défense. En effet, sept alliés, à savoir la France, la Belgique, la Turquie, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Pologne et la Croatie, ont lancé un «projet multinational à haute visibilité» [PHV] visant à constituer une flotte conjointe d’avions de transport A400M «Atlas». Et cela sur la base du concept «pooling and sharing», lequel avait été promu dans les années 2010.

C’est d’ailleurs selon ce dernier que, en 2016, les Pays-Bas et le Luxembourg lancèrent le programme «Initiative Multinational MRTT Fleet» [MMF] avec la commande conjointe de deux avions ravitailleurs A330 MRTT auprès d’Airbus. Ils ont depuis été rejoints par l’Allemagne, la Belgique, la Norvège, la République tchèque, la Suède et le Danemark. Ce 7 juillet, la Finlande a fait part de son intention d’y participer.

Cette MMF dispose actuellement de neuf A330 MRTT, mis en œuvre depuis les bases aériennes d’Eindhoven [Pays-Bas] et Cologne [Allemagne]. Trois autres lui seront livrés prochainement, dont un dans le courant de cette année.

Le principe de la MMF est que les pays participants mettent en commun leurs avions ravitailleurs afin d’en partager les coûts [exploitation, logistique, maintenance, formation, acquisition, etc.] et donc de réaliser des économies d’échelle.

«Ce programme fructueux confère aux nations le droit exclusif d’exploiter les Airbus A330 MRTT appartenant à l’Otan dans le cadre d’un accord de mise en commun, garantissant ainsi l’homogénéité, la rentabilité et l’interopérabilité des deux côtés de l’Atlantique. Il demeure un exemple exemplaire de coopération opérationnelle européenne en matière de défense», fait valoir Airbus.

Celui de la flotte multinationale d’A400M reposera sur des bases similaires.

«Grâce à l’A400M, l’Otan et les forces des pays de l’Alliance gagneront en flexibilité opérationnelle et pourront procéder plus facilement au déplacement des moyens militaires sur tout le territoire de l’Alliance, et ce en temps de paix comme en période de crise ou de conflit. Ce transporteur lourd de longue portée sera en mesure d’atteindre des zones qui restent inaccessibles à bon nombre d’appareils plus imposants», a expliqué l’organisation atlantique.

Parmi les sept pays de l’Otan à l’origine de ce projet, cinq disposent à eux seuls de quatre-vingts A400M. Si la Pologne avait fait part de son intention d’en acquérir, la présence de la Croatie est, en revanche, une surprise.

«Le choix de l’A400M pour cette flotte multinationale souligne ses capacités stratégiques. Avec plus de 135 appareils en service et plus de 270 000 heures de vol cumulées, l’A400M est devenu la pierre angulaire de la mobilité aérienne pour les plus grands pays européens membres de l’Otan. Grâce à sa feuille de route pour le développement de ses capacités futures, son rôle sera encore plus essentiel pour les décennies à venir», a commenté Ben Bridge, le président d’Airbus Defence and Space au Royaume-Uni.

Quoi qu’il en soit, cette flotte multinationale d’A400M va compléter l’initiative «Strategic Airlift Capability» de l’Otan, laquelle réunit douze alliés. Elle repose sur l’exploitation de trois avions gros porteurs C-17 Globemaster III basés en Hongrie.
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July 8, 1:07 AM
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UK Confirms Transfer of Nine Retired Jaguar Jets to India, 42 More Still in Storage

UK Confirms Transfer of Nine Retired Jaguar Jets to India, 42 More Still in Storage | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The United Kingdom’s Ministry of Defence (MoD) has officially confirmed that nine retired Royal Air Forc
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July 8, 1:06 AM
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Thales va acquérir la participation de la famille Gorgé dans Exail, en vue de lancer une offre publique d’achat pour 100% du capital de l’entreprise

Thales va acquérir la participation de la famille Gorgé dans Exail, en vue de lancer une offre publique d’achat pour 100% du capital de l’entreprise | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Thales (Euronext Paris : HO) annonce aujourd’hui avoir signé un accord engageant avec la famille Gorgé pour l’acquisition de leur participation combinée de 35,51 % (1) dans Exail Technologies (« Exail » ; Euronext Paris : EXA), en vue d’acquérir 100 % d’Exail, par le biais d’une offre publique d’achat obligatoire, au prix de 134,00 € par action (2) pour chacune des deux étapes de l’offre.
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