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Today, 6:43 PM
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Le président Zelensky assure que près de quatre frappes ukrainiennes sur cinq sont menées par des drones construits localement. Il s'agit aujourd'hui…
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Today, 6:42 PM
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Ce dimanche 1er février, le patron de Space X, Elon Musk, a répondu sur son réseau social X au ministre de la Défense ukrainien, Mykhailo Fedorov, concernant l’usage du réseau Stralink par les Russes pour leurs drones.
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Today, 6:40 PM
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Récemment, Athènes entendait sceller un accord avec Washington afin de renforcer ses forces navales grâce la production conjointe de frégates de type Constellation, l’US Navy ayant alors l’intention de s’en procurer une vingtaine d’exemplaires. Seulement, ce programme, naguère appelé FFG[X], a fini par prendre énormément de retard, notamment à cause des exigences de l’US Navy, lesquelles ont conduit à modifier considérablement la conception initiale de ce type de navire, au point qu’elle n’avait presque plus rien de commun avec la frégate multimission italienne dont elle devait s’inspirer. Aussi, en novembre, le Pentagone a fini par y mettre un terme. Évidemment, cette décision ne fait pas les affaires de la marine hellénique. Aussi, alors qu’elle vient de prendre possession de sa première Frégate de défense et d’intervention [FDI] sur les quatre qu’elle a commandées auprès de la France, la Grèce pourrait en acquérir trois de plus. En tout cas, cette hypothèse a été avancée par le site spécialisé grec Defence Review, à l’occasion de la visite de Catherine Vautrin, la ministre française des Armées, à Athènes, les 29 et 30 janvier. D’autant plus que, a-t-il noté, Naval Group a anticipé les déboires du programme FFG[X] en soumettant aux autorités grecques une proposition pour la « construction de trois FDI supplémentaires en Grèce ». Et cela avec des transferts de savoir-faire à la clef. Selon Defence Review, « les chantiers navals de Salamine, en lien avec ceux de Skaramangas, seraient privilégiés pour la réalisation de ce projet ». Projet qui, pour le site grec, « garantirait à la marine hellénique un total de sept frégates de haute mer ultramodernes dotées d’une puissance de feu sans précédent et, surtout, une homogénéité et une standardisation, permettant ainsi des économies d’échelle ainsi qu’un entraînement et un soutien technique conjoints ». Mais on n’en est pas encore là… Pour le moment, la priorité de la Grèce et de la France est de renouveler et de renforcer l’accord de défense qu’elles avaient signé en septembre 2021 et qui est sur le point d’expirer. Ayant reçu Mme Vautrin à bord de la FDI HS Kimon, livrée par Naval Group en décembre, le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, a souligné l’importance de cet accord de défense, lequel contient une clause d’assistance militaire mutuelle. « Nous insistons tout particulièrement sur les possibilités d’approfondir notre coopération, notamment dans les domaines de la recherche et des nouvelles technologies. Nous pensons que le développement de solutions innovantes en matière de défense est, non seulement pour la France et la Grèce, mais pour l’Europe, une priorité absolue et impérative », a-t-il ensuite déclaré. Cela étant, le renouvellement de cet accord de défense ne peut que favoriser une commande grecque de quatre sous-marins Scorpène [ou la version conventionnelle du Barracuda] auprès de Naval Group, alors que Saab [A26], TKMS [Type 212 ou 209 NG] sont également sur les rangs. D’après le quotidien Ekathimerini, l’une des exigences de la marine hellénique consisterait à armer ses futurs sous-marins avec des missiles de croisière, comme le MdCN de conception française.
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Today, 6:37 PM
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Entre 2015 et 2021, en raison de son intervention militaire au Yémen, l’Arabie saoudite fut régulièrement visée par des attaques de missiles et de drones attribués aux rebelles houthistes, soutenus par l’Iran. Et il arriva que sa force de défense aérienne fût prise en défaut, comme en 2019, lors des frappes contre les sites pétroliers d’Abqaiq et de Khurais. Aussi, Riyad sollicita de l’aide auprès des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France [avec la très discrète mission « Jaguar »] et la Grèce. Depuis, le royaume a entrepris de renforcer ses capacités de défense aérienne, avec l’achat du système Cheongung-II [ou KM-SAM Block II] auprès du sud-coréen LIG Nex1 pour 3,2 milliards de dollars et la mise en service progressive de sept batteries THAAD [Terminal High Altitude Area Defense] commandées aux États-Unis en 2017. Cela étant, entre 2021 et 2024, l’Arabie saoudite n’eut pas toute la latitude nécessaire pour refaire ses stocks de missiles intercepteurs utilisés par le système Patriot, notamment à cause des restrictions sur les ventes d’armes imposées par l’administration du président Biden. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a changé la donne. Ainsi, en mai dernier, les États-Unis firent savoir qu’ils entendaient proposer à l’Arabie saoudite des contrats d’armement pour une valeur totale de 142 milliards de dollars. « Les ventes que nous avons l’intention de réaliser se répartissent en cinq grandes catégories, à savoir : le développement des forces aériennes et des capacités spatiales, la défense aérienne et antimissile, la sécurité maritime et côtière, la sécurité des frontières et la modernisation des forces terrestres ainsi que la mise à niveau des systèmes d’information et de communication », avait précisé la Maison Blanche. Cependant, hormis la vente – potentielle – d’un millier de missiles air-air AIM-120C-8 AMRAAM pour 3,5 milliards de dollars, les contrats annoncés tardent à se concrétiser. Toutefois, la défense aérienne saoudienne devrait pouvoir se procurer un important stock de missiles intercepteurs pour ses batteries Patriot. En effet, le 29 janvier, chargée des exportations d’équipements militaires américains via le dispositif des Foreign Military Sales [FMS], la Defense Security Cooperation Agency [DSCA] a publié un avis pour recommander au Congrès d’accepter la vente potentielle à l’Arabie saoudite de 730 missiles intercepteurs PAC-3 MSE pour un montant évalué à 9 milliards de dollars. « Cette vente proposée soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en améliorant la sécurité d’un allié majeur non membre de l’Otan, qui contribue à la stabilité politique et au progrès économique dans la région du Golfe », a justifié la DSCA. Elle « améliorera la capacité de l’Arabie saoudite à faire face aux menaces actuelles et futures en fournissant des missiles de défense aérienne avancés dans le cadre d’un système intégré de défense aérienne et antimissile [IAMD] modernisé, renforçant ainsi ses capacités de défense aérienne », a ajouté l’agence américaine. À noter que la publication de cet avis coïncide avec l’accord que le Pentagone a trouvé avec Lockheed Martin pour tripler la production annuelle de missiles PAC-3 MSE en la portant à 2 000 unités par an.
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Today, 6:35 PM
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Les positions entre Dassault Aviation et Airbus étant inconciliables, aucun accord sur la phase 2 du Système de combat aérien du futur [SCAF] n’a pu être trouvé entre la France, l’Allemagne et l’Espagne avant la fin de l’année 2025, comme cela avait été pourtant promis par le président Macron et le chancelier allemand, Friedrich Merz. Pour rappel, Dassault Aviation veut avoir les leviers nécessaires pour exercer son rôle de maître d’œuvre pour le développement de l’avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter] sur lequel doit s’appuyer le SCAF. Ce que lui refuse Airbus, représenté par ses filiales allemande et espagnole. Aussi, une solution pour sortir par le haut de cette impasse consisterait à mettre au point deux NGF pour un seul système. D’ailleurs, le PDG d’Airbus Defence & Space, Michael Schöllhorn, a défendu cette approche lors d’un entretien accordé à Euractiv. « C’est une option viable » et « il est en fait dans l’intérêt de l’Europe d’avoir des solutions un peu plus détaillées qui répondent à différents profils de mission », a-t-il estimé. « Une telle approche pourrait créer une certaine diversité et une certaine résilience », a-t-il ajouté. Le 29 janvier, lors d’une conférence de presse donnée au côté d’Inga Ruginiene, la cheffe du gouvernement lituanien, le chancelier Merz, a assuré que le sort du SCAF serait scellé d’ici quelques semaines. « Nous sommes actuellement en dialogue intensif avec la France et je pars du principe que nous parviendrons à une décision commune dans les prochaines semaines », a-t-il en effet déclaré. « Il existe des conceptions qui diffèrent des nôtres » et « nous cherchons à résoudre cela. Dans tous les cas, il y aura des systèmes communs », a-t-il conclu. Une telle issue ne serait pas surprenante : elle avait été évoquée par le général Fabien Mandon, le chef d’état-major des armées [CEMA] lors d’une audition au Sénat, en octobre. « Après huit ans, les chefs des armées de l’Air et de la Marine sont d’accord sur le projet, mais les États parties ne parviennent pas à se mettre d’accord et nous nous orientons vers la fabrication de deux avions. C’est irrationnel, on est prêt à acheter plus cher un produit moins bon parce qu’on n’arrive pas à s’entendre entre Européens alors que ce qui devrait être notre priorité, c’est d’être prêts le jour de l’attaque », avait-il dit. Cependant, comme l’a souligné à plusieurs reprises le général Jérôme Bellanger, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le plus important dans le SCAF n’est pas l’avion de combat mais… l’architecture numérique [le « cloud de combat »] qui doit permettre de relier les aéronefs, les drones, les capteurs et les systèmes d’armes entre eux. Reste que le SCAF n’est pas le seul projet mené en coopération à connaître des turbulences. Son concurrent, le GCAP [Global Combat Air Programme], mené par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon, n’est pas non plus exempt de tiraillements. Pourtant, un organisme gouvernemental conjoint aux trois pays, le GIGO, a été mis en place en décembre 2024 pour assurer la maîtrise d’ouvrage de ce projet, dont l’architecture industrielle repose sur la coentreprise Edgewing, détenue à parts égales [33 %] par BAE Systems, Leonardo et Japan Aircraft Industrial Enhancement. Seulement, l’Italie n’est visiblement pas satisfaite de cette coopération. Déjà, les deux premières phases du GCAP devraient lui coûter trois fois plus cher que prévu [18,6 milliards d’euros au lieu de 6 milliards]. En outre, le Royaume-Uni ne jouerait pas le jeu. C’est en effet ce qu’a dénoncé Guido Crosetto, le ministre italien de la Défense, le 27 janvier. Selon lui, le Royaume-Uni ne partage pas suffisamment ses technologies avec ses deux partenaires du GCAP. Or, a-t-il dit, « dans un moment aussi crucial, le refus de partager les technologies entre alliés est insensé, tant sur le plan politique qu’historique. C’est de la folie. C’est un cadeau fait à ceux qui ne sont pas de notre côté ». Aussi, M. Crosetto a fait savoir qu’il avait « expressément demandé à l’industrie italienne [et en particulier à Leonardo] de tout partager avec les Britanniques et même avec les Japonais ». « Voyons s’ils suivront. Ce sera un premier pas décisif. […] Nous donnons ainsi l’exemple en prenant l’initiative », a poursuivi le ministre italien. Le sujet du partage des technologies entre les partenaires du GCAP n’est pas nouveau. Il avait déjà été évoqué par M. Crosetto en avril 2025. « Il faut abattre les barrières de l’égoïsme. L’Italie les a complètement brisées, le Japon presque. Il me semble que le Royaume-Uni est beaucoup plus réticent à le faire et c’est une erreur, car l’égoïsme est le pire ennemi des nations », avait-il fait valoir. Et d’ajouter : « Il n’y a plus personne qui puisse être considéré comme de première ou de seconde classe et qui veuille défendre les anciens héritages ». Visiblement, le message n’a pas été reçu à Londres.
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Today, 6:32 PM
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Expert de l’usinage de pièces tournantes pour l’aéronautique civile, le site Safran du Creusot (Saône-et-Loire ) étend son activité à la défense. Pour accompagner ce développement, le groupe industriel engage 70 millions d’euros afin de construire une extension et s’adapter à la hausse de cadence de la production du Rafale de Dassault.
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Today, 6:31 PM
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Recently emerged images show a Mi-28NE helicopter in a hangar geolocated in Iran, following reports of multiple Russian Il-76MD cargo aircraft flying into the country.
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Today, 6:30 PM
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A Wildcat helicopter conducted simulated Martlet missile strikes on moving targets at the National Drone Hub, Predannack, using live data provided by Puma and Providence UAVs.
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Today, 6:29 PM
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The Type 076 is moving rapidly towards becoming the first ship with an EMALS catapult to operate combat drones, with the GJ-21 possibly being prepared for testing.
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Today, 6:26 PM
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En 2011, pour remporter l’appel d’offres lancé par l’US Air Force pour acquérir 178 nouveaux avions ravitailleurs, Boeing prit le risque de proposer un rabais généreux pour imposer son KC-46A « Pegasus », qui n’était alors qu’à l’état de concept, face à l’A330 MRTT d’Airbus [EADS, à l’époque]. Et cela alors que le contrat que le Pentagone s’apprêtait à notifier était à prix fixe, c’est-à-dire que les éventuels surcoûts devaient être à la charge de l’industriel et non à celle du contribuable. Cette précaution n’a pas été inutile… car le développement du KC-46A, basé sur le B767, n’a pas été épargné par les problèmes techniques, dont certains n’ont pas encore été réglés à ce jour, comme celui concernant le système de caméras permettant de contrôler les ravitaillements en vol [RVS – Remote Vision System]. D’autres sont apparus récemment. L’an passé, des fissures sur des « structures primaires et secondaires » furent découvertes sur deux appareils sur le point d’être remis à l’US Air Force, ce qui entraîna une suspension des livraisons pendant quelques semaines. Puis, il apparut que le groupe auxiliaire de puissance [GAP ou APU, pour « Auxiliary Power Unit »] du KC-46A, utilisé pour alimenter les différents systèmes de bord et démarrer les moteurs d’un avion, était sujet à des pannes « prématurées ». En mai dernier, l’US Air Force fit savoir que le KC-46A présentait encore cinq déficiences de niveau 1, c’est-à-dire susceptibles de provoquer sa perte. Le montant total des surcoûts engendrés par ces problèmes techniques avait dépassé les 7 milliards de dollars en 2024. Et ce n’est pas fini. Cette semaine, Boeing a fait état d’une nouvelle perte de 565 millions de dollars sur le programme KC-46A. Cela étant, le PDG de Boeing, Kelly Ortberg, a expliqué que cette perte était due à la hausse des coûts de production [liée à des difficultés sur la chaîne d’approvisionnement] et à des investissements supplémentaires pour améliorer le contrôle qualité et le soutien technique dans son usine d’Everett, où sont assemblés les KC-46A. « Nous avons pris cette décision, certes difficile, d’assumer des coûts supplémentaires pour le programme de ravitailleurs » mais « je pense que cela portera ses fruits et nous permettra de livrer 19 KC-46 l’année prochaine », a dit M. Ortberg. D’autant plus que l’US Air Force envisage de commander 75 appareils supplémentaires afin de hâter le retrait de ses KC-135 Stratotanker. Si cette intention est confirmée, alors Boeing entend revoir les modalités du programme KC-46A. « Alors que nous avons l’opportunité de renégocier les prix, nous voulons nous assurer qu’il soit équitable et rentable », a conclu M. Ortberg.
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Today, 6:24 PM
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A newly released video shows RQ-170 Sentinels at Creech Air Force Base, offering also a rare size comparison with an MQ-9 Reaper and nearby pickup trucks.
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Today, 6:17 PM
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Est-ce le premier vrai coup dur pour l’avionneur brésilien dans sa conquête du marché européen des avions de transport tactique ? Ce mercredi 28 janvier 2026 Vilnius a annoncé que la commande passée l’an dernier lors du Salon du Bourget autour de trois Embraer C-390 Millennium ne serait finalement pas signée cette année. Les autorités lituaniennes reconnaissent avoir désormais d’autres priorités et la repousse au plus tôt pour 2030 voire au-delà. La Lietuvos Karinės, l’aviation militaire de Lituanie, dispose d’avions de transport pouvant tenir jusque là. La flotte de transport militaire lituanienne s’articule autour de trois Alenia C-27J Spartan II d’origine italienne et de Let L-410UVP en provenance de Tchéquie. Les premiers sont des avions de transport tactique et les seconds de transport léger. La Lietuvos Karinės devra donc s’en contenter encore pour au moins sept à huit ans. Les trois Embraer C-390 Millennium officiellement commandés l’an dernier auraient dû commencer à être livrés au second semestre 2028, à condition que le contrat soit signée en ce début d’année 2026. On sait donc désormais que cela n’aura pas lieu. Pour autant les autorités civiles et militaires de Vilnius n’ont pas annulé la commande auprès de l’avionneur brésilien. Elles l’ont simplement repoussé de quatre ans minimum, voire cinq ou six selon certaines sources. Les raisons de ce revirement sont à chercher à la fois du côté de Moscou et de Washington DC. Dans le cas de la Russie c’est simple le dictateur Vladimir Poutine fait peser de plus en plus de menaces sur l’intégrité et la souveraineté de la Lituanie. Dans celui des États-Unis ce sont les provocations de Donald Trump contre l’Union Européenne qui obligent les Lituaniens à rechercher de nouvelles alliances industrielles et militaires, notamment en privilégiant les fournisseurs jugés «ITAR Free» et permettant donc de se mettre à l’abri des délires trumpiens. Et malheureusement pour l’avionneur Embraer son biréacteur de transport tactique est très loin d’être «ITAR Free». Les composants d’origine américaine à bord du C-390 Millennium sont partout, à commencer par le poste de pilotage, le radar embarqué, ou encore la motorisation. Donc non les Lituaniens n’ont pas annulé leur commande mais on sent bien que s’ils trouvent mieux ailleurs, c’est à dire moins dépendant des USA, cet ajournement de commande finira en résiliation pure et simple. La balle est clairement dans le camp du groupe Airbus et son très hypothétique A200M. Affaire à suivre.
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Today, 6:11 PM
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La force commerciale de l’avion de combat français est de ne pas dépendre du bon vouloir des différentes administrations fédérales américaines, qu’elles soient démocrates ou républicaines, voire pis trumpiennes. On appelle ça en mauvais français ITAR free et cela a souvent fait la différence dans les marchés à l’export du Dassault Aviation Rafale. Or tout cela pourrait ne plus être qu’un bon souvenir, suite à la vente des capitaux de la PME corrézienne LMB Aerospace au géant américain Loar Group sis dans l’état de New York. Une acquisition qui a fait trembler les murs de l’Assemblée Nationale ce mercredi 28 et ce jeudi 29 janvier 2026. Avouons-le LMB Aerospace n’est pas le sous-traitant aéronautique le plus célèbre en France. Pourtant c’est un des plus essentiels, ses clients s’appelant aussi bien Airbus Helicopters que Dassault Aviation. La PME installée dans la commune de Malemort-sur-Corrèze, limitrophe de Brive-la-Gaillarde est également un fournisseur de Naval Group. Son activité touche donc également à la construction navale, là encore pour le compte des militaires français. Spécialisée dans le développement et l’usinage de petits moteurs et de ventilateurs électriques servant au refroidissement l’entreprise vient juste d’être rachetée par le conglomérat Loar Group. Ce dernier est loin d’être un inconnu puisqu’il est sous-traitant outre-Atlantique de Boeing, Kratos Aerospace, Lockheed-Martin, ou encore Northrop Grumman. Sa spécialité ? Tout et n’importe quoi en matière de petits équipements mécaniques pour l’aéronautique civile et militaire. Airbus, Bombardier, et Embraer ont également des contrats avec des sociétés dépendant directement de Loar Group comme Applied Avionics, Beadlight, Freeman Composites Company, ou encore General Ecology. Et donc désormais la société française LBM Aerospace. Il est à signaler que le géant américain a promis de ne pas délocaliser, insistant sur le savoir-faire corrézien. Comme dit l’adage politique bien connu : «les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent». Et justement les politiques dans tout ça ? Bah on pourrait dire qu’il y a naturellement deux camps. D’un côté le gouvernement, qui par la voix de Bercy, se veut rassurant en indiquant que l’Agence des Participations de l’État a fait l’acquisition d’actions de préférence permettant ainsi d’avoir un droit de regard sur le futur de LMB Aerospace. De l’autre les oppositions parlementaires de gauche comme La France Insoumise et le Parti Socialiste mais aussi d’extrême droite avec le Rassemblement National qui crient (assez logiquement) au bradage de la souveraineté industrielle française à un moment où l’Amérique ne représente plus vraiment un partenaire économique et militaire fiable pour notre pays. C’est marrant comme des gens qui se détestent profondément peuvent parfois se trouver des points de convergences, et je n’écris pas seulement cela pour les Insoumis et les Socialistes. La passage de LMB Aerospace sous le giron américain met donc clairement en danger l’aspect ITAR free du Dassault Aviation Rafale. Rappelons que l’ITAR c’est l’International Traffic in Arms Regulations telle qu’admise par l’US Munitions List. Mise en place depuis 1976 elle intègre depuis 2002 de nombreux équipements industriels comme des réacteurs d’avions, des trains d’atterrissages, voire même parfois de simples feux clignotants. Il n’est pas impossible que les ventilateurs électriques de LMB Aerospace s’y retrouvent tôt ou tard. Et dès lors l’administration fédérale des États-Unis possèdera un point d’appui afin d’apposer son véto à l’exportation du Rafale. Vous l’aurez compris l’autorisation par Bercy de la vente de LMB Aerospace à Loar Group n’est pas une simple bévue, c’est une connerie XXL. D’abord pour la sécurité des employés corréziens et ensuite pour la souveraineté industrielle tricolore. Et aujourd’hui il semble difficile de faire machine arrière. Il faut savoir que la Direction Générale de l’Armement avait recommandé que la banque publique d’investissement BpiFrance soit intégrée dans les négociations autours du rachat, sans que cela ne soit suivi par le ministère de l’Économie. Vous le sentez pousser le scandale d’état ? Affaire à suivre.
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Today, 6:42 PM
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L’Inde affiche ses ambitions en termes de puissance maritime. Le pays privilégie les constructions locales, qui se succèdent. Mais le géant asiatique a encore besoin du concours de chantiers étrangers.
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Today, 6:42 PM
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De quatre, la commande norvégienne auprès de TKMS de sous-marins de type 212CD passe à six. La Norvège disposera au total du même nombre d’unités que l’Allemagne.
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Today, 6:38 PM
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Comme annoncé par son chef d’état-major [CEMAT], le général Pierre Schill, via le réseau social X, la semaine passée, l’armée de Terre est en train de recevoir les 1 000 drones Sonora qui avaient été commandés auprès de l’entreprise française Harmattan AI en juin dernier. C’est ce qu’a en effet annoncé la Direction générale de l’armement [DGA], via un communiqué diffusé ce 30 janvier. « Cette première dotation de drones à coût maîtrisé est destinée à équiper en priorité les unités qui prendront part à l’exercice Orion 2026. Ils seront également utilisés dans le cadre de la formation et de la préparation opérationnelle des combattants », a précisé la DGA. Pour rappel, l’armée de Terre avait exprimé le besoin de se doter d’un millier de micro drones à des fins d’entraînement en décembre 2024. Pour cela, elle s’était tournée vers les entreprises ayant rejoint le « pacte drones aériens de défense » que le ministère des Armées avait proposé quelques mois plus tôt pour structurer la filière française et « apporter une réponse adaptée et souveraine aux besoins des forces armées ». Puis, la DGA lança un appel d’offres européen, avec une « expression de besoin volontairement simplifiée, proche de l’offre du marché et comportant une vingtaine d’exigences seulement, pour viser un coût unitaire faible et une production rapide tout en répondant aux enjeux opérationnels ». Grâce à cette approche, le contrat put être notifié à Harmattan AI seulement six mois après l’expression des besoins de l’armée de Terre. Et six autres mois auront été nécessaires à cette entreprise pour remettre à la DGA les 1 000 drones Sonora commandés. Lors d’un déplacement à Toulon, le 22 janvier, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a mis en avant les entreprises qui « qui vont vite, qui innovent, qui osent, qui prennent des risques, et qui développent souvent des technologies duales », à l’image d’Harmattan AI. Créée en 2024, cette société « a su répondre à un appel d’offre allégé, sous très court préavis, pour fournir en six mois 1 000 drones spécialement conçus dans le cadre de l’exercice Orion qui va débuter dans quelques jours. Cette réactivité doit être finalement notre nouvelle norme. C’est notre nouvelle échelle de temps », a-t-elle fait valoir. Selon la DGA, le drone Sonora affiche une masse de 1,8 kg. Ayant une portée supérieure à deux kilomètres et une autonomie de 40 minutes, il est équipé de systèmes optroniques fournis par Lynred. « Il permet de surveiller ou de reconnaître rapidement de grandes surfaces ou des zones difficiles d’accès, de jour comme de nuit », a-t-elle conclu. Récemment Harmattan AI est devenue la première « start-up » de la Base industrielle et technologique de défense [BITD] française à obtenir le statut de « licorne », après que sa valorisation a dépassé le milliard d’euros, suite à une levée de fonds à laquelle Dassault Aviation a participé. Outre le drone Sonora, Harmattan AI a également obtenu une commande de 3 000 « systèmes autonomes » auprès du ministère britannique de la Défense. Ayant noué un partenariat stratégique avec Dassault Aviation dans le domaine de l’intelligence artificielle, l’entreprise a contribué à améliorer les capacités du drone Ryabird, développé par l’ukrainien Skyeton.
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Today, 6:36 PM
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Pour certains, avec la généralisation des drones sur le champ de bataille, comme c’est le cas en Ukraine, les jours de l’hélicoptère d’attaque seraient comptés. C’est d’ailleurs pour cette raison que, en 2024, l’US Army a décidé de mettre un terme à son programme FARA [Future Attack Reconnaissance Aircraft] et d’accélérer le retrait de ses AH-64D « Apache », ce qui se traduira par la transformation des escadrons répartis entre les 6th et 17th Cavalry Regiments. En outre, l’armée sud-coréenne partage cet avis, au point qu’elle a l’intention d’annuler l’achat de 36 AH-64E Apache/Guardian qu’elle envisageait de faire avant le début de la guerre en Ukraine. Cependant, pour d’autres, l’hélicoptère d’attaque garde au contraire toute sa pertinence. En tout cas, c’est l’idée que défend l’aviation légère de l’armée américaine [United States Army Aviation Branch], en voulant associer l’AH-64E à des drones de type « ailier fidèle », à l’instar de la British Army, via le programme NYX, et de l’armée de Terre, qui mise sur le développement « d’engins lancés par aéronef » [ELA] et de « drones tactiques d’aérocombat » [DTA] censés accompagner ses hélicoptères Tigre. En outre, l’US Aviation Branch a récemment démontré l’apport de l’AH-64E dans la lutte antidrone grâce à la capacité de cet appareil à tirer des missiles Hellfire, des roquettes guidées Hydra-70 de type APKWS [Advanced Precision Kill Weapon System] et des obus de 30 mm. Ce que la force aérienne israélienne [IAF – Israeli Air Force] a su faire, avec ses 48 AH-64A/D Apache, lors de ses récents engagements à Gaza et au Liban. Aussi, l’état-major israélien n’a nullement l’intention de renoncer aux hélicoptères d’attaque puisqu’il entend se procurer des AH-64E Guardian auprès de Boeing. Ce qu’il pourra bientôt faire, après l’avis émis par la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], chargée des exportations d’équipements militaires américains via le dispositif FMS [Foreign Military Sales]. En effet, celle-ci a autorisé la vente potentielle de 30 AH-64E à Israël pour un montant estimé à 3,8 milliards de dollars. « Les États-Unis sont attachés à la sécurité d’Israël et il est vital pour leurs intérêts nationaux de l’aider à développer et à maintenir une capacité d’autodéfense forte et opérationnelle. Cette vente proposée est conforme à ces objectifs », a justifié la DSCA. Cette vente potentielle « renforcera la capacité d’Israël à faire face aux menaces actuelles et futures en améliorant sa défense des frontières, des infrastructures vitales et des centres urbains. Elle augmentera l’interopérabilité avec les forces américaines et témoigne de l’engagement des États-Unis envers la sécurité d’Israël et la modernisation de ses forces armées », a ajouté l’agence américaine. Dans le même élan, cette dernière a également approuvé la vente potentielle à Israël d’hélicoptères utilitaires légers AW119Kx pour 150 millions de dollars, de groupes motopropulseurs APC-MT883 destinés aux blindés de transport de troupes Namer pour 740 millions de dollars et de 3 250 véhicules tactiques légers [JLTV] pour 1,98 milliard de dollars.
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Today, 6:32 PM
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Les bisbilles entre industriels autour du programme d’avion de combat européen SCAF s’étendent aux syndicats. La CGT de Dassault Aviation répond aux attaques du syndicat allemand de la métallurgie IG Metall, dans une lettre que s’est procurée L’Usine Nouvelle.
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Today, 6:32 PM
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Un an après son annonce, le « Dôme d’or » de Donald Trump reste théorique à cause de choix technologiques non tranchés et une architecture spatiale encore floue. Malgré un calendrier officiel visant 2028 et des budgets colossaux annoncés, sa concrétisation se fera après la fin de son second mandat.
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Today, 6:30 PM
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USAF F-35As deployed to Puerto Rico for the attack on Venezuela might now be part of what Trump called a ‘massive armada’ moving towards Iran. In recent
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Today, 6:29 PM
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The first production representative MQ-25 taxied under its own power at Boeing’s facilities, following a series of rigorous ground trials over several months.
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Today, 6:27 PM
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Lors du « Combined Naval Event » organisé à Farnborough [Royaume-Uni] en mai dernier, un officier de la Marine nationale diffusa une infographie décrivant l’évolution du groupe aérien embarqué [GAé] du porte-avions de nouvelle génération [PA NG] en 2038 et 2045. Ainsi, il est question d’affecter à ce dernier, dès 2038, un drone de type VSR700, issu du programme SDAM [Système de drones aériens pour la Marine]. Et cela alors que, conçu à partir de l’hélicoptère civil léger Cabri G2, cet appareil devait initialement servir de capteur déporté aux frégates de premier rang. Cependant, le 16 janvier, la Direction générale de l’armement [DGA] a indiqué que les six VSR700 qu’elle venait de commander à Airbus Helicopters seraient finalement intégrés aux Bâtiments ravitailleurs de forces [BRF]. Ils « accompagneront ainsi le groupe aéronaval, formé autour du porte-avions Charles de Gaulle », a-t-elle précisé. Puis, selon les plans de la Marine nationale, le PA NG mettra en œuvre le drone de combat [UCAV] associé au Rafale F5 à partir de 2040. Mais pas seulement car l’infographie montrait également la silhouette d’un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance], similaire à celle du MQ-9 produit par l’américain General Atomics. Grâce à l’ajout d’un module STOL [Short Take-off and Landing aircraft / Avion à décollage et atterrissage court], il est en effet possible d’exploiter un MQ-9B SeaGuardian ou un Mojave depuis un porte-aéronefs. Une telle solution est envisagée par la Royal Navy afin de doter ses deux porte-avions de la classe Queen Elizabeth d’une capacité de guet aérien. Or, avec les trois E-2D Advanced Hawkeye qu’elle doit recevoir, la Marine nationale n’a pas besoin d’utiliser des drones MALE pour assurer une telle fonction. En revanche, elle pourrait sans doute les utiliser pour la guerre électronique, des missions ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance] voire pour la lutte anti-sous-marine. Quoi qu’il en soit, si elle tient à disposer de drones MALE pour le PA NG [ou même pour le Charles de Gaulle], la Marine nationale pourrait compter sur une solution 100 % française. En effet, ce 30 janvier, Naval Group et Turgis Gaillard ont scellé un partenariat pour développer une version embarquée du drone MALE Aarok. « Naval Group et Turgis Gaillard ont signé un contrat de collaboration. Il porte sur l’intégration et l’embarquement d’un drone de moyenne altitude et longue endurance sur une plateforme navale », a annoncé le constructeur naval via le média social LinkedIn. « Depuis janvier, nous collaborons pour étudier conjointement l’intégration physique du drone Aarok à bord, définir des plans de vol, établir le système de lancement et de récupération et étudier l’interface avec le système du navire », a-t-il ajouté, avant de préciser que l’objectif était de « mettre à la disposition des marines le potentiel de ce drone aérien capable de voler plus de 20 heures en dépassant les 15 000 mètres d’altitude ». Pour rappel, développé sur fonds propres, l’Aarok a effectué son vol inaugural en septembre dernier. D’une endurance supérieure à 24 heures, ce drone emporte une charge utile de 1,5 tonne. Lors du salon du Bourget, Turgis Gaillard a signé un partenariat avec Thales pour équiper son appareil avec le radar à antennes actives [AESA] multirôle « AirMaster S », lequel peut être utilisé pour la lutte antinavire et anti-sous-marine, la surveillance maritime, la recherche et le sauvetage ou encore la cartographie.
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Today, 6:24 PM
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During a recent mission, Spanish Air Force F-18M Hornets intercepted a Russian Naval Aviation Su-30SM2 carrying an unusual loadout for operations over the Baltic region.
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Today, 6:19 PM
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Le contexte géopolitique et sécuritaire du Canada a considérablement évolué depuis le déploiement initial de sa flotte d’hélicoptères tactiques CH-146 Griffon au milieu des années 1990. À l’époque, l’URSS implosait et la Chine était encore un pays en voie de développement. Le Canada, le Mexique et les États-Unis (surnommés les trois imagos) venaient de signer un accord de libre-échange continental. Qui aurait cru que la plus grande démocratie au monde allait sombrer dans le despotisme et l’isolationnisme une trentaine d’années plus tard ? Et qu’une guerre atroce allait se dérouler sur le sol européen, aux frontières de l’OTAN ? Même depuis le dévoilement de la nouvelle politique de défense du Canada en 2024, intitulée de façon prémonitoire Notre Nord, fort et libre, nombre de certitudes sont tombées quant aux relations canado-américaines et le respect des engagements des États-Unis à l’égard des alliés de l’OTAN. En 2024, un montant de 18,4 milliards de dollars était prévu pour la modernisation de la flotte des hélicoptères tactiques de l’Aviation royale canadienne (ARC). Coup d’accélérateur en 2025 alors que le Canada s’engage, à l’instar de ses alliés de l’OTAN à hausser ses dépenses militaires jusqu’à 5% de son PIB d’ici 2035. Avec un budget de la défense qui va plus que doubler, on peut anticiper un renforcement des capacités de l’ARC bien au-delà de ce qui était initialement prévu. Aussi, le gouvernement Carney a clairement exprimé son intention de réduire la dépendance du Canada à l’égard du matériel militaire américain. Il entend favoriser le développement de l’industrie militaire canadienne, tout en misant sur des partenariats avec des alliés fiables. Le Canada mise notamment sur un partenariat renforcé avec l’Union européenne, suite à son adhésion en 2025 au programme SAFE (Security Action for Europe). C’est le premier pays non-européen à se joindre à cette initiative, alors que le Royaume-Uni tarde à se rallier ! La relation avec son encombrant voisin s’est tellement détériorée, que l’État-major de la défense canadienne en est même rendu à modéliser divers scénarios de guerre contre un éventuel envahisseur américain… hallucinant ! Bell CH-146 Griffon Tout cela pour dire que les fabricants de matériel militaire européens sont mieux placés que jamais pour profiter des opportunités au Canada. À titre d’exemple, pour l’acquisition d’une douzaine de sous-marins (plus de 100 milliards de dollars prévus), le Canada pourrait bien officialiser en juin prochain un partenariat avec l’Allemagne et la Norvège pour la construction de sous-marins de type 212CD développés par TKMS. Notons que la firme sud-coréenne Hanwha Ocean est également dans la course avec son sous-marin KSS-III, mais l’option européenne semble avoir une longueur d’avance. Le secteur aéronautique européen pourrait également profiter du nouveau contexte géo-politique, ce qui nous ramène aux hélicoptères tactiques. Plus qu’un simple remplacement des hélicoptères Griffon, le programme nTACS (next Tactical Aviation Capability Set) vise à répondre à de nouveaux besoins en matière de mobilité aérienne tactique et de puissance de feu. Dans le cas de l’Arctique en particulier, il faudra prendre en considération l’environnement hostile, les grandes distances à parcourir et la rareté des infrastructures. Cela pointe notamment vers des capacités de ravitaillement en vol. Évidemment, cet ambitieux plan d’acquisition va impliquer une flotte mixte. Récemment, le ministère de la Défense du Canada annonçait que la livraison du premier lot des nouveaux hélicoptères, prévus à l’horizon 2032/2033, sera destiné au Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada. Des flottes subséquentes d’hélicoptères d’attaque, de reconnaissance et de transport moyen devraient commencer à entrer en service vers 2038. Pour ce qui est du transport tactique lourd, la flotte des hélicoptères CH-147F Chinook sera fort probablement bonifiée. Bien qu’il s’agisse d’un hélicoptère d’origine américaine, il faut bien avouer qu’il n’y a rien d’équivalent au légendaire Chinook sur le marché. Boeing CH-147F Chinook Les discussions avec les entreprises invitées dans le cadre du nTACS vont donc s’accélérer au cours des prochains mois. Airbus, Bell, Boeing, Leonardo et Sikorsky font déjà valoir leurs arguments. Au-delà des performances requises pour satisfaire les besoins opérationnels de l’ARC, les retombées industrielles au Canada seront également considérées de près, compte tenu de l’ampleur de l’investissement. Airbus Helicopters affirme être prêt à fournir une solution conçue pour le Canada. L’entreprise fait valoir que l’Airbus H135 destiné à devenir très prochainement l’appareil de formation pour les futurs pilotes d’hélicoptères de l’ARC, va faciliter la transition vers d’autres plateformes Airbus. Airbus affirme que sa gamme variée d’hélicoptères H145M, H160M, H175M et H245M sont utilisés par plus de 140 forces armées à travers le monde, pour des missions allant de la reconnaissance armée, au transport de troupes, à l’attaque, aux opérations maritimes et aux opérations spéciales, même dans les environnements les plus difficiles. Airbus rappelle son ancrage profond au Canada, avec plus de 5000 employés à travers le pays, dont la majorité à ses installations d’assemblage d’avions de ligne A220 à Mirabel au Québec. Déjà implanté à Fort Érié en Ontario, Airbus Helicopters Canada constitue un autre atout pour le groupe européen. Incidemment, cette installation devrait très prochainement canadianiser le premier hélicoptère fabriqué en Allemagne pour le transformer en CT-153 Juno.
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Today, 6:15 PM
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Ses détracteurs disent de lui que c’est un avion de combat raté ; pourtant ils ne peuvent ici que s’incliner devant la froide efficacité des chiffres. Ce jeudi 29 janvier 2026 le consortium Eurofighter a annoncé que son chasseur multi-rôle EF-2000 Typhoon avait franchi le cap du million d’heures de vol. Le décompte s’est fait à partir du 27 mars 1994, date du premier vol de son prototype, et ce jusqu’aux appareils de série en service actuellement au sein de neuf pays. C’est une très belle réussite industrielle européenne. Typhoon espagnol biplace de transformation opérationnelle. Ses utilisateurs historiques s’appellent Aeronautica Militare, Ejercito del Aire y del Espacio, Luftwaffe, et Royal Air Force. Ce sont là les aviations militaires pour lesquels il a été pensé et usiné. L’Arabie Saoudite, l’Autriche, Oman, et le Qatar le font également voler dans leurs forces aériennes respectives, et bientôt ce sera au tour de la Turquie. C’est un des avions de combat essentiel des forces de l’OTAN, de la défense européenne. En service depuis l’été 2003 l’Eurofighter EF-2000 Typhoon est un chasseur de génération 4.5, à l’instar du Dassault Aviation Rafale français. Les comparaisons entre les deux avions sont fréquentes, pas toujours très objectives. Sans doute par excès de chauvinisme certains aiment à casser du sucre sur le dos de l’avion d’en face. Pourtant dans les différentes opérations internationales il est devenu évident que le Typhoon et le Rafale sont très similaires, et très interactifs l’un vis-à-vis de l’autre. Il y a une forme de cohérence à les faire voler ensemble. Un million d’heures de vol c’est avant tout un succès pour le consortium Eurofighter et ses trois avionneurs que sont Airbus Defence, BAE Systems, et Leonardo. Le motoriste Eurojet a lui aussi un part dans cette réussite. Même s’il a été bien exporté le Typhoon se traine encore la réputation d’être un chasseur européen alors même qu’en dehors de l’Autriche les marchés d’exports du Vieux Continent lui ont échappé. C’est dommage. À titre personnel j’ai adoré voir voler des Typhoon sous cocardes belges, néerlandaises, ou encore suisses. Ça aurait eu une sacrée gueule. Typhoon autrichien en vol de conserve au-dessus des Alpes. En 2026 le chasseur européen n’est pas encore mort. À l’instar là encore de Dassault Aviation le consortium Eurofighter fait évoluer son avion. Il sera bientôt apte aux missions de guerre électronique active et de lutte antiradar et devrait voir apparaitre un nouveau standard général. À celles et ceux qui pensent l’enterrer ce n’est pas gagner. Et s’il visait les deux millions d’heures de vol ? Photos © Bundesheer et Ejercito del Aire y del Espacio.
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