L'engouement pour les drones ne se dément pas. Mais, attention, après plusieurs incidents, une nouvelle réglementation entre en vigueur en juillet.
Les progrès technologiques ont fait du drone le nouveau gadget high-tech à la mode. Cet objet volant à hélices, pilotable à distance, n'est plus un produit élitiste réservé aux seuls passionnés de modélisme. Il s'est fait une place dans la nébuleuse des objets connectés, à côté des robots, des capteurs d'activité, des montres intelligentes. La nouvelle génération surfe sur l'eau, grimpe sur les murs et accomplit des sauts périlleux. Si les drones sont encore loin d'encombrer le ciel, ils sont suffisamment nombreux pour qu'on ne laisse pas cette industrie émergente se développer sans cadre. La législation étant compliquée – plusieurs codes de loi et deux arrêtés –, la Direction générale de l'aviation civile avait édité une notice résumant les dix règles à suivre.
Mais plusieurs incidents (survols de centrales nucléaires, de l'Élysée, montée au créneau des professionnels contre les amateurs qui commercialisent leurs prises de vues) ont incité le gouvernement à prendre de nouvelles mesures. À partir de juillet, la réglementation française existante sera complétée par des requis supplémentaires pour les appareils pesant 800 grammes et plus, soit 10 % des drones de loisir vendus dans le commerce. Des drones comme le DJI Mavic Pro ou le Parrot Bebop 2 ne sont pas concernés puisqu'ils pèsent moins que les 800 grammes réglementaires. En revanche, les DJI Phantom, best-sellers des drones qui s'adressent aussi bien aux particuliers qu'aux professionnels, tombent sous le coup de la nouvelle législation.
Formation théorique en ligne
Ces modèles devront être déclarés via un enregistrement électronique et équipés de dispositifs pour l'identification à distance et d'un signal lumineux. Le propriétaire devra suivre une formation théorique en ligne sous forme d'un QCM. « Le but n'est pas de sanctionner, mais de porter la loi à la connaissance des utilisateurs », analyse Frédéric Botton, expert en drones (1). Une bonne partie des utilisateurs de drones ignore en effet la réglementation en vigueur. « En revanche, poursuit Frédéric Botton, pour ce qui est des puces d'identification, c'est le flou total. Les constructeurs vont devoir ajouter de l'électronique sur les appareils avec le poids que cela implique, mais, pour l'heure, aucune solution n'a été avancée. »
Conséquence de la surenchère par couches successives de nouveaux textes, le marché est en baisse, tant sur le segment des drones de loisir que sur celui des professionnels. Il devrait à l'avenir se resserrer sur les modèles de moins de 800 grammes. Au niveau des acteurs du secteur, le constructeur chinois DJI truste les deux tiers du marché avec des modèles toujours plus sophistiqués, suivi par le français Parrot et d'autres marques comme Yuneec, chinoise également, qui luttent pour s'imposer face au leader.
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Romain
onto AERONAUTIQUE NEWS - AEROSPACE POINTOFVIEW - AVIONS - AIRCRAFT June 10, 2018 5:37 AM
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