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December 10, 2017 8:11 AM
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Bois Belleau : le BPC Tonnerre en exercice avec la Marine égyptienne

Bois Belleau : le BPC Tonnerre en exercice avec la Marine égyptienne | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 26 novembre 2017, en patrouille vers les côtes égyptiennes, le Task Group 473.1, composé du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, a effectué un entraînement conjoint avec un Task Group égyptien constitué du BPC Andwar El Sadat, de la corvette lance-missiles El Fatem et du patrouilleur lance-missiles Mahmoud Fahny.

L’hélicoptère Panther de la flottille 35F ainsi que le Caïman et la Gazelle du 1er régiment d’hélicoptère de combat (1er RHC) embarqués à bord du BPC Tonnerre, ont ainsi effectué plusieurs séries de « Touch and Go » sur la plateforme du BPC Andwar El Sadat. Ces manœuvres se sont poursuivies par des évolutions tactiques, avant de s’achever par l’exécution d’un exercice de lutte anti-sous-marine contre un sous-marin U209 égyptien, récemment admis au service actif.

Ces manœuvres visaient à renforcer encore davantage l’interopérabilité entre nos deux marines, déjà développée au travers de nombreux entraînements bilatéraux. Elles s’inscrivent également dans le cadre de la coopération militaire entre la France et l’Égypte, qui compte parmi nos principaux partenaires dans la région.

Depuis plusieurs années, les marines française et égyptienne conduisent avec succès de nombreuses actions de coopération navale : exercices communs en Méditerranée et en mer Rouge embarquements et formations sur BPC et frégate multi-missions.

De novembre 2017 à mars 2018, un groupe amphibie articulé autour du BPC Tonnerre effectue un déploiement opérationnel en mer Méditerranée et en océan Indien. Baptisé « Bois Belleau 100 » en référence au centenaire de cette bataille de la première guerre mondiale, qui fut le premier engagement des troupes américaines sur le territoire français, ce déploiement a pour objectif d'entretenir un haut niveau d’interopérabilité avec la marine américaine dans le domaine amphibie, et d’assurer la défense des intérêts français dans une région stratégique allant de la Méditerranée orientale au golfe arabo-persique en passant par l’océan Indien.


Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Repoussé à 2038, le SSN Álvaro Alberto brésilien se retrouve dans une double impasse technique et politique

Repoussé à 2038, le SSN Álvaro Alberto brésilien se retrouve dans une double impasse technique et politique | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Marine brésilienne reporte l’entrée en service de l’Álvaro Alberto au plus tôt en 2038 en raison d’un réacteur nucléaire non finalisé…
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Sous-marins, frégates : avec ses dernières victoires, TKMS rappelle qu’il est le patron du naval de défense en Allemagne

Sous-marins, frégates : avec ses dernières victoires, TKMS rappelle qu’il est le patron du naval de défense en Allemagne | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Avec le contrat de sous-marins remporté au Canada début juillet, TKMS a dépassé la cinquantaine de sous-marins vendus à l’export depuis le début des années 2000. Et l’affaire des frégates F126 est venue rappeler à un autre géant de l’armement allemand et nouveau concurrent, Rheinmetall, que TKMS restait un leader mondial et le maître outre-Rhin dans le naval militaire.
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Amiral Pierre Vandier : "La Russie est indéniablement en phase de réarmement" 

Amiral Pierre Vandier : "La Russie est indéniablement en phase de réarmement"  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le sommet de l'Otan à Ankara, du 7 au 8 juillet, a été l'occasion de l'annonce d'une série de contrats pour l'industrie de défense. L'amiral Pierre Vandier, commandant suprême allié pour Transformation de l'alliance, revient pour L'Express sur ses priorités technologiques.
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"Airbus nous a dit 'dehors'": Dassault accuse l'avionneur de l'avoir écarté du programme Eurodrone

"Airbus nous a dit 'dehors'": Dassault accuse l'avionneur de l'avoir écarté du programme Eurodrone | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Devant une commission du Sénat ce mercredi, Eric Trappier a accusé Airbus d'avoir évincé le groupe Dassault du programme Eurodrone, lancé en 2015 et qui avait pour ambition la conception d'un drone à moyenne altitude.
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"On doit être parfaits sur les Champs-Élysées" : après 12 ans d’absence, les légionnaires du 1er Régiment étranger de génie se préparent pour le défilé du 14-juillet à Paris

"On doit être parfaits sur les Champs-Élysées" : après 12 ans d’absence, les légionnaires du 1er Régiment étranger de génie se préparent pour le défilé du 14-juillet à Paris | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Douze ans après leur dernière participation, les légionnaires du 1er Reg de Laudun-l’Ardoise défileront le 14 juillet prochain sur les Champs Elysées à Paris. Midi Libre a suivi l’un de leurs entraînements, dan
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Intelligence artificielle : «l'IA va profondément changer la manière de faire de la recherche», estime Laura Chaubard, DG de l'Ecole Polytechnique

Intelligence artificielle : «l'IA va profondément changer la manière de faire de la recherche», estime Laura Chaubard, DG de l'Ecole Polytechnique | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Alors que la création d'un Institut de Mathématiques et des Sciences Fondamentales a été annoncé la semaine dernière par l'École Polytechnique, la
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"Il n'existe aucun véritable concurrent à Palantir": comment les armées françaises cherchent à créer le Maven hexagonal, ce logiciel d’aide au ciblage militaire dopé à l’IA, et pourquoi c'est si di...

"Il n'existe aucun véritable concurrent à Palantir": comment les armées françaises cherchent à créer le Maven hexagonal, ce logiciel d’aide au ciblage militaire dopé à l’IA, et pourquoi c'est si di... | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pour garantir sa souveraineté numérique face à la domination du géant américain Palantir, la France accélère le développement d'Arcadia, son propre logiciel de commandement militaire assisté par intelligence artificielle. Après l'échec d'un premier projet, le ministère des Armées espère déploye
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« Le seul industriel en Europe à maîtriser les technologies », ArianeGroup présente sa trame balistique hypersonique

« Le seul industriel en Europe à maitriser les technologies balistiques hypersoniques ». ArianeGroup nous a présenté sa trame balistique lors du salon Eurosatory. Un ensemble de solutions souveraines de frappes « dans la profondeur » d'une portée de 1000 à 2500 kilomètres, comme le B-Strike 1000.
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Le Maroc prépare le coup Rafale face à l'Algérie

Le Maroc prépare le coup Rafale face à l'Algérie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Face à la modernisation accélérée de l'armée de l'air algérienne, désormais tournée vers la technologie chinoise en plus de ses chasseurs russes, le Maroc (…)
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Un changement de cap dicté par la guerre en Ukraine : Au lieu de les vendre d'occasion, ce grand pays veut transformer ses chars russes T-72 en drones terrestres de combat d'ici 2030

Un changement de cap dicté par la guerre en Ukraine : Au lieu de les vendre d'occasion, ce grand pays veut transformer ses chars russes T-72 en drones terrestres de combat d'ici 2030 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'Indian Army ne veut plus vendre ni mettre à la ferraille ses vieux T-72 : elle entend les robotiser pour les envoyer au feu sans exposer ses soldats, dans un projet qui pourrait redéfinir la doctrine d
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La Turquie envisage de revendre ses systèmes russes de défense aérienne S-400 à un pays du Golfe

La Turquie envisage de revendre ses systèmes russes de défense aérienne S-400 à un pays du Golfe | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En juillet 2019, sous la pression du Congrès et au titre de la loi CAATSA [Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act], le gouvernement américain sanctionna la Turquie pour avoir pris possession de systèmes russes de défense aérienne S-400 «Triumph», par définition incompatibles avec ceux de l’Otan, malgré les multiples mises en garde qui lui avaient été adressées. Ainsi, l’industrie turque fut exclue du programme Joint Strike Fighter [JSF] alors qu’Ankara comptait sur ce dernier pour acquérir une centaine de chasseurs-bombardiers F-35 auprès de Lockheed Martin.

«Le F-35 ne peut pas coexister avec une plateforme de collecte de renseignements russe qui sera utilisée pour en apprendre davantage sur ses capacités avancées», avait justifié la Maison Blanche, à l’époque. Mais elle avait toutefois tenté de ménager le gouvernement turc en lui assurant que la coopération militaire se poursuivrait… mais «en tenant compte des contraintes liées à la présence du système S-400».

Durant le mandat de Joe Biden [2021-25], le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, espéra un revirement de l’administration américaine. À cette fin, la Turquie s’attacha les services d’un cabinet de lobbying proche du Parti démocrate et ayant pignon sur rue à Washington. Mais cela ne changea rien. Au plus obtint-elle un accord sur la modernisation de ses avions F-16 en échange de son feu vert à l’adhésion de la Suède à l’Otan.

«Si le problème des S-400 est résolu, les sanctions CAATSA seront levées et nous discuterons du retour de la Turquie au sein du programme F-35. Franchement, si nous pouvons résoudre ce problème du S-400, ce que nous souhaitons, les États-Unis seront heureux d’accepter le retour de la Turquie dans la famille F-35», avait d’ailleurs rappelé Victoria Nuland, alors numéro deux [par intérim] de la diplomatie américaine, en janvier 2024.

Seulement, il n’était pas question pour le gouvernement turc de céder sur le dossier des S-400. D’autant plus qu’il fit valoir que d’autres pays de l’Otan utilisaient également des systèmes de défense aérienne de conception russe, comme… la Grèce.

Et pour cause, celle-ci avait repris les deux batteries S-300 livrées par la Russie à la République de Chypre acquises vers la fin des années 1990 pour apaiser les tensions que cet achat avait suscitées avec la Turquie.

Quoi qu’il en soit, ces derniers jours, peu avant le sommet de l’Otan à Ankara, le président Trump a dit qu’il allait examiner non seulement la possible vente de F-35 à la Turquie… mais aussi la livraison de moteurs GE F110 pour l’avion de combat turc Kaan.

«Nous entretenons de meilleures relations avec la Turquie, et la Turquie s’est montrée à bien des égards beaucoup plus loyale que d’autres pays que nous pensions loyaux», a même affirmé le chef de la Maison Blanche. Pour autant, aucune décision n’a encore été prise. De toute façon, elle devra être approuvée par le Congrès et la levée des sanctions «CAATSA» reste assujettie au sort des S-400.

«C’est une affaire parlementaire et il faut s’assurer que la Turquie s’est mise en conformité avec la loi américaine pour qu’elle puisse avoir les F-35», a ainsi rappelé JD Vance, le vice-président américain. « Il y a certaines choses que nous devons certifier », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la Grèce et Israël sont vent debout contre la réintégration de la Turquie dans le programme F-35.

«Fournir un programme majeur d’acquisition de matériel de défense à un pays de la Méditerranée orientale sans avoir l’assurance qu’il ne sera pas utilisé contre un autre État membre de l’UE – est-ce dans l’intérêt des États-Unis ou non ?», a ainsi demandé Nikos Dendias, le ministre grec de la Défense. Quant à Israël, il redoute de perdre l’avantage militaire qualitatif par rapport aux autres pays du Moyen-Orient que les États-Unis se sont engagés à lui garantir.

Reste que si la Turquie se sépare de ses S-400, il sera difficile de lui refuser les F-35 qu’elle souhaite acquérir, même si d’autres obstacles politiques, juridiques et techniques devront être surmontés. En tout cas, un tel scénario se précise, alors que, dans le même temps, Ankara discute avec Rome et Paris de l’opportunité d’acquérir des systèmes SAMP/T NG [Sol-Air Moyenne Portée / Terrestre de Nouvelle Génération];

En effet, ce 10 juillet, le quotidien Hürriyet a avancé qu’Ankara était sur le point de revendre ses S-400 à un «pays du Golfe», les derniers détails techniques devant être finalisés incessamment sous peu. Il est fort possible que l’acquéreur soit le Qatar, au regard de la robustesse de ses liens diplomatiques et militaires avec la Turquie. Mais les Émirats arabes unis seraient également intéressés.

«Les Émirats arabes unis ont […] participé ponctuellement à des attaques contre l’Iran» et les ripostes iraniennes ont paralysé leur économie, fortement dépendante du tourisme. Depuis lors, ils s’efforcent d’acquérir des systèmes de défense alternatifs», explique le journal turc.

Quant au Qatar, il aurait été «profondément traumatisé» par la frappe israélienne contre le siège du Hamas à Doha, le 9 septembre dernier. «Il a été révélé par la suite que le système Patriot ne s’était pas activé lors de l’attaque, car Israël avait été identifié comme un pays ami. Il a ainsi pris conscience de son absence de protection face» à l’État hébreu, a développé Hürriyet.

En tout cas, cette information sur les intentions turques a été confirmée par la Russie, laquelle est «dans la boucle» puisque tout transfert de S-400 ne peut se faire sans son aval.

«Nous avons eu des contacts avec la partie turque à ce sujet et nous continuerons à en avoir», a en effet déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, en répondant à une question posée par l’AFP. «Je ne peux vous dire qu’une chose : il s’agit d’un sujet qui appartient à la catégorie très sensible», a-t-il conclu, sans plus de détails.
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Today, 8:24 AM
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Le ministère allemand de la Défense investit des centaines de millions d’euros pour disposer d’un système d’arme laser en 2029

Le ministère allemand de la Défense investit des centaines de millions d’euros pour disposer d’un système d’arme laser en 2029 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les armes à énergie dirigée, comme le laser, ne sont pas forcément adaptées au combat terrestre. Du moins en l’état actuel des choses. En effet, plus elles sont puissantes, plus il s’avère compliqué de les intégrer à bord d’un véhicule blindé, notamment à cause de la dissipation thermique, de l’usure prématurée due à l’environnement tactique [poussière, sable, etc.] et au volume pris par les systèmes électroniques nécessaires à son fonctionnement. D’ailleurs, l’US Army en avait fait le constat avec ses Stryker DE M-SHORAD, déployés au Moyen-Orient.

En revanche, de telles armes paraissent mieux adaptées aux navires de guerre, lesquels disposent de l’espace, de l’énergie, des capteurs et des systèmes de refroidissement nécessaires à leur mise en œuvre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle plusieurs forces navales ont lancé des programmes afin de doter certaines de leurs frégates de systèmes laser.

C’est le cas de l’US Navy, qui a installé le système HELIOS [pour High Energy Laser with Integrated Optical-Dazzler and Surveillance] à bord du destroyer USS Preble. C’est aussi le cas de la composante navale de l’Armée populaire de libération [APL], avec le LY-1, qu’elle présente comme étant le «canon laser le plus puissant du monde».

La Royal Navy n’est pas en reste, un contrat de 360 millions d’euros ayant été notifié à MBDA UK pour équiper ses six destroyers de Type 45 avec le système DragonFire, développé avec l’appui de Leonardo UK et celui de QuinetiQ. Ce dernier serait en mesure de suivre et d’abattre un drone volant à 650 km/h pour un coût par tir de seulement 10 livres sterling.

En France, après l’expérimentation prometteuse du système Helma-P, la Direction générale de l’armement [DGA] a commandé un «démonstrateur de laser de forte puissance» à un groupement industriel formé par MBDA, Safran Electronics and Defense et CILAS, au titre du programme SYDERAL [système laser de défense de nouvelle génération], mené, a priori, pour le compte de la Marine nationale [en tout cas, c’est ce que suggère la communication du ministère des Armées].

L’Allemagne est aussi dans la course. En 2019, Rheinmetall Waffe Munition GmbH et MBDA Deutschland GmbH furent désignés pour développer un démonstrateur d’arme laser à fibre d’une puissance d’au moins 20 kW, l’objectif étant d’atteindre les 100 kW. Des essais menés depuis la frégate de défense aérienne Sachsen, en octobre 2022, se révélèrent très encourageants.

«Même face aux cibles les plus difficiles et dans des conditions environnementales extrêmes, le système a démontré sa capacité à suivre avec précision un point de visée de la taille d’une pièce d’un euro et à y concentrer l’énergie du laser. Cette précision de suivi et d’engagement évite les tirs manqués et garantit ainsi une sécurité maximale», firent valoir les deux industriels, au moment d’annoncer leur intention de créer une coentreprise pour capitaliser sur cette réussite, en janvier dernier.

Cette dernière n’aura pas tardé à obtenir son premier contrat alors que sa création n’est pas encore finalisée. En effet, le 9 juillet, Rheinmetall Waffe Munition GmbH et MBDA Deutschland GmbH ont fait savoir que l’Office fédéral des équipements, des technologies de l’information et du soutien en service de la Bundeswehr [BAAIBw] venait de lui commander le «développement d’un système d’armes laser à haute énergie» au profit de la marine allemande pour «plusieurs centaines de millions d’euros».

Le contrat porte sur l’élaboration d’un système complet pour un usage maritime et «couvrira toute la chaîne des opérations», de la détection à l’engagement des cibles en passant par leur suivi. L’objectif est qu’il soit opérationnel en 2029.

Selon les deux industriels, leur démonstrateur d’arme laser a fait la preuve de ses capacités durant ses essais, avec plus de 1 000 coups réussis contre des cibles aériennes, maritimes et terrestres, y compris dans des «conditions environnementales défavorables».

«La qualité de faisceau avancée et la capacité de suivi permettent à la puissance laser d’être concentrée avec une extrême précision, même sur des cibles mobiles. […] Grâce à sa très haute densité d’énergie, les cibles peuvent donc être engagées plus rapidement, plus précisément et plus efficacement, tout en utilisant une puissance laser plus faible», ont-ils expliqué.

Pour Thomas Gottschild, un haut responsable de MBDA Deutschland, ce système laser «répond aux exigences spécifiques de la Bundeswehr». Et d’ajouter qu’il pourra également être utilisé pour assurer la protection des infrastructures portuaires.

Enfin, la coentreprise commune à MDBA Deutschland et à Rheinmetall mettra «particulièrement l’accent sur les chaînes d’approvisionnement allemandes et l’expertise des systèmes nationaux afin de préserver la souveraineté nationale pour cette technologie clef».
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Naval Aviator explains why the US is still ahead with the F-35 despite China's advancements in stealth aircraft

Naval Aviator explains why the US is still ahead with the F-35 despite China's advancements in stealth aircraft
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Today, 11:25 AM
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Action commando, renseignement, contre-terrorisme : les forces spéciales, des soldats d’élite au service de la France

Action commando, renseignement, contre-terrorisme : les forces spéciales, des soldats d’élite au service de la France | DEFENSE NEWS | Scoop.it
DÉCRYPTAGE - Héritiers des SAS français et des commandos Kieffer créés pendant la Seconde Guerre mondiale, ces 4 300 militaires sont soumis à une organisation d’une rare efficacité.
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Today, 11:21 AM
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«On est toujours meilleurs que nos ennemis» : en immersion avec les parachutistes des forces spéciales

«On est toujours meilleurs que nos ennemis» : en immersion avec les parachutistes des forces spéciales | DEFENSE NEWS | Scoop.it
REPORTAGE - Le Commando parachutiste de l’air N°10 compte parmi les unités les plus prestigieuses de l’armée française. Le Figaro Magazine a sauté en parachute et partagé le quotidien de ces soldats d’exception, engagés dans les opérations les plus sensibles et les plu
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Guerre en Ukraine : un char russe T-72 abandonné faute de carburant, Kiev le retourne contre Moscou « sans un seul tir » 

Guerre en Ukraine : un char russe T-72 abandonné faute de carburant, Kiev le retourne contre Moscou « sans un seul tir »  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’armée ukrainienne rapporte avoir récupéré un char russe sur le front, vraisemblablement abandonné après être tombé en panne.
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«Le plan B, c’est un super-Rafale» : au Sénat, le patron de Dassault Aviation livre sa version de l’échec du Scaf et ouvre la porte à des partenariats extra-européens pour son futur avion de combat

«Le plan B, c’est un super-Rafale» : au Sénat, le patron de Dassault Aviation livre sa version de l’échec du Scaf et ouvre la porte à des partenariats extra-européens pour son futur avion de combat | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Devant les sénateurs, Eric Trappier s’est dit “triste et déçu” de l’échec du Scaf avec Airbus. Le dirigeant de Dassault Aviation assure que le Rafale F5 permettra d’éviter la casse avant l’arrivée d’un futur chasseur, à l’horizon 2045. L’avionneur ne ferme pas la porte à des partenaires extra-européens.
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« Sommes-nous prêts ? L'industrie ukrainienne produira les prochains champions européens de la défense »

L'Ukraine a bâti en quatre ans une industrie de défense estimée à 50 milliards de dollars, produisant des drones en quelques semaines. Avec des entreprises comme UForce et Swarmer, le pays s'impose comme un acteur clé, défiant les géants européens traditionnels du secteur, analyse André Loesekrug-Pietri, président de la Joint European Disruptive Initiative (JEDI).
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Today, 11:14 AM
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Guerre en Ukraine : Kiev transmet les numéros de série de composants occidentaux retrouvés dans des armes russes pour remonter les filières 

Guerre en Ukraine : Kiev transmet les numéros de série de composants occidentaux retrouvés dans des armes russes pour remonter les filières  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’Ukraine a remis à plusieurs pays partenaires des centaines de numéros de série de composants électroniques retrouvés dans des missiles et drones russes.
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Today, 11:13 AM
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Sous-marins : comment l’Allemagne a écarté la France du contrat du siècle

Sous-marins : comment l’Allemagne a écarté la France du contrat du siècle | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'Allemagne a raflé le méga-contrat de sous-marins canadien, au terme de mois de lobbying de Berlin. Naval Group essuie un nouveau revers face à son rival allemand TKMS.
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TÉMOIGNAGES. « Aucun de nous n’avait jamais ouvert le feu » : depuis 2024, la Marine nationale au défi des houthistes

TÉMOIGNAGES. « Aucun de nous n’avait jamais ouvert le feu » : depuis 2024, la Marine nationale au défi des houthistes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Deux marins de la frégate « Alsace » et deux navigants d’hélicoptères des flottilles 31F et 36F livrent leurs souvenirs de leur mobilisation en mer Rouge, début 2024, au plus fort de la menace houthiste pour neutraliser drones, missiles et sauver des vies civiles. Deuxième épisode de notre grand format consacré aux conséquences du retour du combat réel pour la Marine nationale.
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Today, 10:24 AM
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Défense : la Turquie demande son "intégration" à l'architecture de défense européenne et la levée des "obstacles" sur ses ventes d'armes vers l'UE

Défense : la Turquie demande son "intégration" à l'architecture de défense européenne et la levée des "obstacles" sur ses ventes d'armes vers l'UE | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Turquie est la deuxième armée de l'Otan en nombre d'hommes et ses industries de défense se situent au 11e rang mondial. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé lundi 29 juin à l'Europe de l'intégrer aux structures de défense européennes et àla levée
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L’Institut de Saint-Louis se félicite de la réussite du premier tir de son canon électromagnétique en champ libre

L’Institut de Saint-Louis se félicite de la réussite du premier tir de son canon électromagnétique en champ libre | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En Europe, l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis [ISL] est à la pointe des travaux portant sur le développement d’un canon électromagnétique [ou «railgun»], une arme dont plusieurs pays cherchent à se doter, comme les États-Unis, la Chine ou encore le Japon où les travaux dans ce domaine sont, a priori, les plus aboutis à l’heure actuelle.

Un canon électromagnétique offre au moins trois avantages : théoriquement, il permet d’atteindre une cible depuis une distance de sécurité à un coût nettement inférieur à celui d’un missile tout en réduisant les risques liés au stockage d’explosifs, notamment à bord d’un navire.

Mais, pour cela, il faut parvenir à faire circuler un courant de très forte intensité, couplé à un champ magnétique, entre deux rails conducteurs d’électricité. La force de Laplace, résultante de celle de Lorenz, fait le reste : un objet placé entre ces derniers subit une accélération si forte qu’il est éjecté de ce «railgun» à une vitesse d’au moins cinq fois la vitesse du son. D’où les défis technologiques qu’il faut relever, notamment en matière d’énergie [il faut en produire beaucoup dans un laps de temps très court], de matériaux, pour tenir compte des contraintes mécaniques qui s’exercent sur une telle arme, et de guidage du projectile.

Quoi qu’il en soit, en 2020, la Commission européenne avait retenu l’ISL pour coordonner le projet PILUM [Projectiles for Increased Long-range effects Using ElectroMagnetic railgun], financé au titre de l’initiative PADR [Action préparatoire sur la recherche en matière de défense]. L’objectif était de paver la voie à un concept de canon électromagnétique capable de tirer des «projectiles hypervéloces, avec précision et sur une distance de plusieurs centaines de kilomètres. L’enjeu était d’atteindre un «potentiel suffisant pour créer une rupture technologique dans l’appui d’artillerie à longue distance».

Par la suite, le projet THEMA [pour TecHnology for Electro-Magnetic Artillery], coordonné par KNDS, prit la suite. Là, l’objectif était de «faire mûrir les composants critiques» d’un canon électromagnétique d’une portée d’une trentaine de kilomètres afin de «compléter» les systèmes de défense aérienne.

Dans le même, en France, la Direction générale de l’armement [DGA] dévoila un projet visant à mettre au point un canon électromagnétique, d’une portée de 200 km, au profit de la Marine nationale. Et cela en se basant sur les travaux de l’ISL.

Ces dernières années, l’institut franco-allemand a développé le «lanceur électromagnétique» PEGASUS ainsi que le canon RAFIRA, censé tirer des salves de projectiles de 25 mm, avec des accélérations de plus de 100 000 G. Et il vient de franchir une nouvelle étape dans ses travaux, avec le tir réussi d’un «canon à rails» réalisé sur le site d’essais de Baldersheim, situé dans la banlieue de Mulhouse [Alsace].

«Le test avec l’installation de vol libre s’inscrit dans le cadre du projet Canon à rails en vol libre […], lancé il y a deux ans, qui s’appuie sur plusieurs décennies de recherche fondamentale de l’Institut en accélération électromagnétique», a précisé l’ISL, via un communiqué diffusé le 9 juillet.

«Sur son terrain d’expériences balistiques, l’ISL pourra à l’avenir, en augmentant l’énergie électrique utilisée, allonger la distance de vol libre des projectiles jusqu’à 1 km. Cela contribuera de manière décisive au succès des types de munitions développés à cet effet par l’Institut. Ce terrain d’expériences en extérieur s’inscrit dans un environnement métrologique de très haut niveau, un puissant levier pour les améliorations futures du système global [alimentation en énergie – canon à rails – projectile]», a-t-il ajouté.

Le canon électromagnétique sur lequel l’ISL travaille est a priori destiné à la défense aérienne. Du moins, c’est ce qu’il a suggéré en expliquant qu’il serait susceptible d’offrir une «alternative aux systèmes cinétiques existants» et qu’il pourrait contribuer à contrer les menaces hypersoniques. Toutefois, la route est encore longue avant de pouvoir disposer d’une solution pleinement opérationnelle. «D’importants travaux de recherche, de tests et de qualification restent nécessaires», a-t-il souligné.

En attendant, a fait valoir Christian de Villemagne, le directeur français de l’ISL, ce canon électromagnétique a «quitté le laboratoire» et «s’engage sur la voie des applications futures». Et d’y voir une «étape importante non seulement pour l’institut mais aussi pour la recherche de défense européenne dans son ensemble».
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La frégate belge Léopold Ier est immobilisée depuis plusieurs jours aux États-Unis à cause d’avaries sérieuses

La frégate belge Léopold Ier est immobilisée depuis plusieurs jours aux États-Unis à cause d’avaries sérieuses | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ayant appareillé de Zeebruges au début du mois dernier pour rejoindre le Groupe maritime permanent Otan n°1 [SNMG 1, pour Standing Nato Maritime Group 1], la frégate belge Léopold I a d’abord effectué une patrouille en mer du Nord avant de poursuivre sa mission dans l’Atlantique Nord. «Une grande partie du commerce européen transitant dans ces zones, la surveillance maritime y est essentielle», avait souligné le ministère belge de la Défense, au moment de son départ.

«Concrètement, nous nous entraînerons avec des navires d’autres pays de l’Otan à des missions de combat maritime dans toutes les dimensions, et en formation de flotte : défense aérienne, lutte anti-sous-marine, neutralisation de navires ennemis, etc.», avait, de son côté, expliqué le capitaine de frégate Jan Gacas, le «pacha» du Léopold I, dans les colonnes de la Libre Belgique.

Cela étant, cette frégate belge devait aussi participer à la Sail4th Fleet Parade, c’est-à-dire la parade navale organisée le 4 juillet dernier à New York pour célébrer le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis. Seulement, elle en a été absente car contrainte de rester à Norfolk, où elle était arrivée une dizaine de jours plus tôt.

En effet, cette semaine, le site spécialisé marineschepen.nl a révélé que le Léopord I n’avait pas été en mesure de rallier New York à cause d’une avarie apparemment sérieuse. Ce qu’a confirmé le service de presse du ministère belge de la Défense auprès de la presse d’outre-Quiévrain.

La frégate est en proie à «un problème technique qui affecte un système essentiel du refroidissement des moteurs», a-t-il indiqué. «Pour des raisons de sécurité opérationnelle, nous ne pouvons pas fournir davantage de détails», a-t-il ajouté.

Ce 10 juillet, la marine belge a fait savoir que la frégate avait finalement rejoint New York. Mais nul ne sait quand elle pourra reprendre le fil de sa mission car de nouveaux problèmes sont apparus, cette fois au niveau de ses compresseurs d’air haute pression.

«Par mesure de précaution, le navire a été temporairement retiré du service le temps d’effectuer les opérations de maintenance et de réparation nécessaires. La sécurité de notre équipage et du navire demeure notre priorité absolue. La situation est suivie de près et nous vous tiendrons informés dès que nous aurons plus d’informations», a indiqué la marine belge, via le média social X.

Pour rappel, la frégate Léopold I est l’une des deux unités anti-sous-marines de type M [ou classe Karel Doorman] acquises d’occasion par la Belgique auprès de la Marine royale néerlandaise dans les années 2000, l’autre étant la Louise-Marie.

Ces deux navires seront remplacés dans le cadre du programme ASWF [Anti-Submarine Warfare Frigate], mené en coopération avec les Pays-Bas et confié à Damen et à Thales Nederland.

Seulement, alors que le Léopold I et la Louise-Marie doivent respectivement être retirés du service en 2028 et en 2031, ce programme a pris énormément de retard, au point que la marine belge risque de se retrouver sans frégate jusqu’en 2034.

En mai, il a été rapporté que des discussions entre les autorités belges et néerlandaises étaient en cours afin de trouver une «solution d’urgence» et que des annonces pourraient être faites d’ici juillet. Finalement, selon le ministre belge de la Défense, Theo Francken, il faudra patienter jusqu’à l’automne prochain.
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L’armée de l’Air & de l’Espace pourrait engager des avions A400M dans la lutte contre les incendies dès cet été

L’armée de l’Air & de l’Espace pourrait engager des avions A400M dans la lutte contre les incendies dès cet été | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En juillet 2022, Airbus fit savoir qu’un avion de transport A400M «Atlas», doté d’un module de lutte contre les incendies, venait d’achever une campagne d’essais avec succès, grâce à l’appui de 43e escadron de l’Ejèrcito del Aire y del Espacio, unité chargée, en Espagne, de mener des missions relevant de la sécurité civile.

À l’instar du MAFFS [Modular Airborne Firefighting System], qui permet de transformer un C-130 Hercules en bombardier d’eau, l’idée d’Airbus consiste à installer, dans la soute d’un A400M, un module amovible de type RORO doté de deux sorties distinctes «auxquelles sont raccordées des conduites qui, lorsque le largage est déclenché, expulsent le liquide par deux sections d’environ un demi-mètre carré à l’extrémité de la rampe arrière».

Grâce à ce dispositif, un A400M est donc en mesure de larguer 20 tonnes d’eau en moins de dix secondes, à basse altitude [150 pieds, soit 45 mètres] et à faible vitesse [125 nœuds, soit 230 km/h].

Le succès des essais effectués en Espagne n’avait pas totalement convaincu la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises [DGSCGC], celle-ci ayant émis des réserves sur la manœuvrabilité de l’A400M pour intervenir dans les zones où le relief est accidenté. En outre, elle douta de l’efficacité du concept d’Airbus pour éteindre un incendie grâce à l’effet de souffle de l’eau. Aussi, elle demanda à voir.

Finalement, des évaluations du module d’Airbus, supervisées par le Centre d’Essais et de Recherche [CEREN] de l’Entente-Valabre, un établissement public français habilité par le ministère de l’Intérieur pour évaluer les matériels et équipements de lutte contre les incendies de forêt, eurent raison des doutes de la DGSCGC.

«Le CEREN a réalisé des tests de type ‘grille de coupelles’ afin d’évaluer avec précision l’efficacité de la répartition et de la concentration du retardant au sol. Au cours des largages, l’avion a fait des passages à des altitudes à moins de 98 pieds [30 mètres] et à des vitesses d’environ 125 nœuds [230 km/h]», avait commenté Airbus, à l’époque.

Alors que, en mai dernier, le gouvernement espagnol a annoncé que des A400M dotés de ce module de lutte contre les incendies allaient renforcer les moyens du 43e escadron de l’Ejército del Aire y del Espacio, le directeur général de la Sécurité civile et de la gestion des crises, Julien Marion, a affirmé qu’il pourrait en aller de même en France, dans le cadre de l’opération Héphaïstos, menée par les armées.

«Nous allons probablement mettre en œuvre, dès cette saison ‘feux’, un nouveau moyen de lutte contre les feux de forêt, en recourant à l’appareil A400M qui équipe les armées et sur lequel nous allons pouvoir installer un kit de largage d’eau de grande capacité, de 20 tonnes, ce qui représentent l’équivalent, à peu près, de trois Canadair», a en effet annoncé M. Marion, le 10 juillet.

«Des tests ont été réalisés avec succès l’an dernier et au regard du début de saison très intense que nous connaissons, des discussions sont en cours avec l’industriel et le ministère des Armées pour rendre possible ce recours à ce moyen, pour la première fois, dès cet été si cela s’avère nécessaire. Nous pensons que l’A400M pourra être utilisé d’ici dix à quinze jours, en fonction de la nécessité», a-t-il ajouté.

Cette annonce est surprenante à plus d’un titre car, il y a exactement un an, lors d’une audition parlementaire, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE], le général Jérôme Bellanger, avait exprimé de sérieuses réserves au sujet de l’emploi des A400M pour la lutte contre les incendies, notamment en soulevant la question des compétences particulières qu’une telle mission requiert.

«Le prototype [du module anti-incendie d’Airbus] permet d’avoir des performances plus élevées que celles des Canadair. L’armée de l’Air & de l’Espace pourrait bien sûr contribuer à cette nouvelle mission. Maintenant, ça nécessite de former des pilotes parce que c’est quand même une mission extrêmement spécifique. Donc, il y a derrière de l’infrastructure, des ressources humaines, de la formation, etc. Ce que fait très bien la sécurité civile», avait expliqué le CEMAAE. Et d’insister : «Ce sont généralement d’anciens pilotes de l’armée de l’Air & de l’Espace» qui sont aux commandes des Canadair et « je peux vous dire que les missions qu’ils réalisent, ce n’est vraiment pas un sport de masse».
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