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October 5, 7:04 AM
Cinq ans aprĂšs le vote de la loi « Climat et RĂ©silience » intĂ©grant le ZĂ©ro artificialisation nette, le constat dâune rarĂ©faction du foncier ne fait plus de doute. Les sols constituent une ressource Ă prĂ©server, et pas quâun actif sur lequel construire, au choix, data-centers ou lotissements. Un bilan dâĂ©tape effectuĂ© le 30 septembre, Ă lâoccasion des Rencontres nationales de la sobriĂ©tĂ© fonciĂšre, a nĂ©anmoins permis de nuancer ce dĂ©clic. Et de sâaccorder, Ă l'aube du nouveau mandat municipal, sur les principaux obstacles restant Ă lever, cĂŽtĂ© Etat mais aussi collectivitĂ©s pour tendre vĂ©ritablement vers un amĂ©nagement plus raisonnĂ© du territoire. Chronique du difficile accouchement dâune rĂ©forme mal engagĂ©e dĂšs le dĂ©part.
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October 1, 10:45 AM
Chaque annĂ©e, la France efface une ville de la taille de Marseille sous le bĂ©ton. Pas une image, un chiffre officiel : environ 20 000 hectares artificialisĂ©s annuellement selon le Cerema, soit presque lâintĂ©gralitĂ© de la surface communale marseillaise, qui sâĂ©tend sur 24 000 hectares.
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September 25, 3:59 AM
La restructuration typologique est l'une des façons de faire du « recyclage immobilier », c'est-à -dire de créer une offre supplémentaire de logements, sans consommer de nouveau foncier. Exemple dans deux tours de logements sociaux à Rennes.
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September 25, 3:58 AM
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Comment mesurer la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers, et quelle trajectoire ZAN un PLUi doit-il intĂ©grer ? QuatriĂšme leçon du cours en 10 vidĂ©os sur le plan local d'urbanisme intercommunal, vu par un gĂ©omaticien. Au programme : le socle de la loi Climat et rĂ©silience, la cascade SRADDET, SCoT, PLUi et ses dĂ©lais, la garantie communale, ce que le PLUi doit contenir, la mesure avec les donnĂ©es du Cerema, un exemple chiffrĂ© sur la CC du Grand Pontarlier, le rapport triennal et un droit toujours en mouvement. Chapitres 0:00 Introduction 0:16 Le socle : la loi Climat et rĂ©silience 0:57 La cascade et les dĂ©lais 1:44 La garantie communale 2:16 Ce que le PLUi doit contenir 2:56 Mesurer la consommation 3:31 Exemple : le Grand Pontarlier 4:12 Le rapport triennal 4:50 Un droit en mouvement 5:27 RĂ©capitulatif Textes citĂ©s : loi n° 2021-1104 du 22 aoĂ»t 2021 (art. 194), loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023, Code de l'urbanisme L101-2-1, L151-4, L151-5, Code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales L2231-1, SRADDET Bourgogne-Franche-ComtĂ© modifiĂ© (approuvĂ© le 18 dĂ©cembre 2024), dĂ©cision du Conseil constitutionnel n° 2026-903 DC du 21 mai 2026. La proposition de loi TRACE n'est pas promulguĂ©e au 13 septembre 2026. Ătat du droit vĂ©rifiĂ© le 13 septembre 2026. Le ZAN Ă©volue vite : revĂ©rifiez les textes avant tout usage professionnel. L'exemple du Grand Pontarlier est un ordre de grandeur avant dĂ©clinaison par le SRADDET et le SCoT. Leçons prĂ©cĂ©dentes dans la playlist ci-dessus. DonnĂ©es : Cerema, consommation d'espaces NAF 2011-2025 (juillet 2026, Licence Ouverte 2.0) ; Admin Express © IGN (2026). Voix de synthĂšse : Kyutai TTS (CC-BY 4.0), voix issue du corpus CML-TTS (CC-BY 4.0). Diallo Geo, gĂ©omatique et cartographie : https://diallogeo.fr #PLUi #ZAN #urbanisme
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September 25, 3:56 AM
Retail parks en déclin, foncier sous pression : comment les villes françaises transforment leurs zones commerciales périurbaines en quartiers mixtes durables.
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September 25, 3:55 AM
LâassemblĂ©e citoyenne « Un Commun accord » lancĂ©e par Jean-Marc Jancovici se rĂ©unira pour la premiĂšre fois Ă Paris les 19 et 20 septembre. Des ONG et anciens membres de la Convention citoyenne pour le climat livrent Ă Reporterre leur analyse sur cette initiative.
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September 25, 3:53 AM
Localtis : La consommation d'espaces agricoles, naturels et forestiers a atteint son plus bas niveau depuis 2011, date Ă laquelle elle a commencĂ© Ă ĂȘtre mesurĂ©e avec prĂ©cision, selon une Ă©tude du Cerema publiĂ©e le 1er juillet. Mais cette baisse semble davantage liĂ©e Ă la baisse conjoncturelle des mises en chantier de logements observĂ©e depuis 2020, qu'aux premiers effets de la rĂšglementation sur le ZAN.
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September 25, 3:52 AM
Cet article est adaptĂ© du mĂ©moire de master 2 en urbanisme et amĂ©nagement intitulĂ© Les jardins pavillonnaires Ă lâheure de la ville dense : quelles lectures depuis les acteurs et les outils de la planification ?, soutenu par Etienne Baudouin Ă lâEcole dâurbanisme de Paris en 2025, sous la direction de Claire Aragau. Ce mĂ©moire a reçu [âŠ]
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September 18, 6:08 AM
L'ADEME a produit un guide synthétique proposant 9 recommandations pour élaborer des stratégies d'aménagement en faveur de l'objectif ZAN.
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September 18, 6:06 AM
Localtis : Le gouvernement envisage de rĂ©viser la liste des projets dâenvergure nationale ou europĂ©enne (Pene) retranchĂ©s de la consommation dâespace imputable aux collectivitĂ©s pour la pĂ©riode 2021-2031.
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September 18, 5:51 AM
CCO via pxhere Retrouvez ici lâensemble des dĂ©cryptages des principaux textes dâapplication de la loi portant lutte contre le dĂ©rĂšglement climatique et renforcement de la rĂ©silience face Ă ses effets, dite « Climat et RĂ©silience » du 22 aoĂ»t 2021 :...
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September 18, 5:51 AM
Recyclage urbain, limitation de la transformation des espaces naturels, reconversion dâanciens bĂątiments : il existe de nombreuses solutions de rĂ©habilitation pour rĂ©pondre Ă la pĂ©nurie de logements. Focus sur certaines dâentre elles.
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September 18, 5:50 AM
Plus de 20 000 friches représentant quelque 61 000 hectares sont désormais recensées en France, selon l'inventaire partiel publié jeudi par ...
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October 1, 10:45 AM
đš 61 000 hectares de friches et une crise du logement : les promoteurs ont-ils peur de retrousser leurs manches ? La loi ZĂ©ro Artificialisation Nette (ZAN) est sans doute lune des idĂ©es les plus vertueuses de la dĂ©cennie. Son principe ?
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October 1, 10:45 AM
Il faut bien le dire, nous sortons groggy de cet Ă©tĂ© 2026 hors norme, ayant fait tomber des tristes records les uns aprĂšs les autres : records de tempĂ©rature et de nombre de canicules, record du nombre dâhectares brĂ»lĂ©s, record de sĂ©cheresse⊠Un Ă©tĂ© hors normes certes au regard du siĂšcle passĂ©, mais...
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September 25, 3:58 AM
Ă lâĂ©chelle ELLO, oĂč en est-on de lâartificialisation des sols ?. Lâagence dâurbanisme de la rĂ©gion de Saint-Nazaire accompagne les acteurs publics et privĂ©s dans la dĂ©finition et la mise en Ćuvre de leurs projets dâamĂ©nagement et de dĂ©veloppement urbains et territoriaux.
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September 25, 3:56 AM
22 OCTOBRE 2026 Visioconférence Le Zéro Artificialisation Nette reste trop souvent perçu comme une contrainte réglementaire et une affaire...
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September 25, 3:56 AM
Au-delà de la ville durable, la ville régénérative ambitionne notamment de restaurer activement les écosystÚmes, de valoriser le bùti existant et les ressources locales pour contribuer positivement au vivant.
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September 25, 3:54 AM
ENVIRONNEMENT. Au total, le Conseil constitutionnel a retoqué 25 articles de la loi de simplification de la vie économique, adoptée en avril 2026. #BatiActu
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September 25, 3:53 AM
Localtis : La loi de de simplification de la vie Ă©conomique a Ă©tĂ© publiĂ©e ce 27 mai au Journal officiel, aprĂšs la censure partielle du Conseil constitutionnel. MalgrĂ© la purge des 25 articles de "cavaliers lĂ©gislatifs" - dont celui supprimant les ZFE ou celui allĂ©geant le ZAN - soit prĂšs dâun tiers des 84 articles rĂ©partis en douze titres, le texte, qui a triplĂ© de volume au fil des deux ans de navette parlementaire, reste touffu et hĂ©tĂ©roclite. Y figurent un important volet en matiĂšre de commande publique et de trĂšs nombreuses dispositions en matiĂšre dâurbanisme, notamment commercial, ou visant Ă faciliter l'essor de projets industriels et dâinfrastructures.
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September 18, 6:11 AM
Lu / Marseille, « ville â nature ». Sociologie dâune requalification environnementale et urbaine en tension, par Carole BarthĂ©lĂ©my Posted by urbanites on mercredi, septembre 2, 2026 · Leave a Comment Claire Fonticelli PDF du Lu / Citer ce Lu Lâouvrage Marseille « ville-nature ». Sociologie dâune requalification environnementale et urbaine en tension, issu de lâhabilitation Ă diriger des recherches de Carole BarthĂ©lĂ©my, sociologue de lâenvironnement au Laboratoire Population Environnement DĂ©veloppement (LPED), interroge les relations entre environnement, urbanisation et pratiques habitantes Ă Marseille. Lâouvrage part dâun paradoxe : Marseille est frĂ©quemment reprĂ©sentĂ©e comme une ville mĂ©diterranĂ©enne proche de la nature, marquĂ©e par la prĂ©sence de la mer, des calanques et des massifs, alors mĂȘme quâelle demeure traversĂ©e par de fortes inĂ©galitĂ©s socio-spatiales et environnementales, et des difficultĂ©s dâaccĂšs Ă la nature. La reprĂ©sentation de Marseille « ville-nature » fait aujourdâhui pourtant lâobjet dâune forte rĂ©appropriation institutionnelle, Ă travers des projets de valorisation environnementale et mĂ©tropolitaine. Comme le pointe lâautrice, toute une communication institutionnelle sâest emparĂ©e de cette idĂ©e pour en faire « une Silicon Valley de lâĂ©cologie » au travers de grands projets comme « Odysseo ». Marseille nâest pas en cela un cas unique, et lâautrice souligne le mouvement plus large dâintĂ©rĂȘt de la nature en ville, quâelle lie Ă une nĂ©olibĂ©ralisation de la nature en ville tant dans les pratiques de production ou de maintien de cette nature que dans leur gestion (Erwein, 2019). Mais ce nâest pas tellement cet angle que lâautrice a souhaitĂ© investiguer dans lâouvrage : Ă partir dâune approche mĂȘlant histoire urbaine, ethnographie et analyse des mobilisations, Carole BarthĂ©lĂ©my montre que la nature urbaine constitue moins un dĂ©cor consensuel quâun espace de tensions, de pratiques et de conflits. Lâautrice sâintĂ©resse particuliĂšrement Ă lâanalyse des rapports Ă la nature dans les quartiers pĂ©riphĂ©riques de Marseille, avec des terrains identifiĂ©s, permettant dâinterroger le contour de cette « ville-nature ». Outre les balades urbaines Ă lâĂ©chelle de la ville, lâautrice mobilise deux terrains principaux : la crĂ©ation dâun jardin partagĂ© dans les quartiers nord et le littoral sud marseillais, proche des calanques, dans un quartier Ă lâorigine ouvrier en cours dâembourgeoisement. Elle veut partir des reprĂ©sentations « par le bas » des habitant.e.s pour venir comprendre les relations spĂ©cifiques Ă la nature tissĂ©es et comment elles participent Ă une politisation des habitant.e.s. Lâouvrage sâorganise en trois parties. La premiĂšre retrace lâhistoire socio-environnementale de Marseille, depuis les bastides agricoles jusquâaux recompositions urbaines contemporaines marquĂ©es par la privatisation des espaces rĂ©sidentiels et les inĂ©galitĂ©s dâaccĂšs Ă la nature. La deuxiĂšme partie analyse lâĂ©mergence dâune « movida environnementale » portĂ©e par des artistes, marcheurs.euses et acteurs.rices culturels, notamment autour du GR2013 et des dispositifs de balade urbaine, sâappuyant sur de lâobservation participante et des entretiens. Enfin, la troisiĂšme partie repose sur plusieurs enquĂȘtes ethnographiques menĂ©es dans les quartiers nord et sur le littoral sud marseillais Ă partir de 2010, autour de jardins partagĂ©s, de pratiques habitantes de la nature et de conflits environnementaux liĂ©s Ă des projets urbains ou Ă des friches industrielles polluĂ©es. â Entre calanques, quartiers populaires : quel accĂšs Ă la nature ? Lâun des principaux apports de lâouvrage rĂ©side dans sa capacitĂ© Ă articuler les questions environnementales aux inĂ©galitĂ©s socio-spatiales, et Ă questionner des certitudes. Carole BarthĂ©lĂ©my montre notamment que les rapports Ă la nature dans les quartiers populaires ne se limitent pas Ă un dĂ©ficit dâaccĂšs aux amĂ©nitĂ©s environnementales, mais reposent Ă©galement sur des pratiques ordinaires : jardinage, pĂȘche, cueillette, promenade⊠souvent invisibilisĂ©es par les politiques environnementales urbaines. Lâanalyse des quartiers pĂ©riphĂ©riques marseillais permet ainsi de nuancer certaines approches classiques des inĂ©galitĂ©s environnementales uniquement centrĂ©es sur la rĂ©partition des espaces verts ou des nuisances. Lâouvrage insiste au contraire sur la coexistence de situations ambivalentes, oĂč des populations populaires peuvent bĂ©nĂ©ficier dâune proximitĂ© avec certains espaces naturels tout en restant exposĂ©es Ă de fortes pollutions industrielles â comme câest le cas dans les Calanques â ou Ă des formes de relĂ©gation urbaine â comme dans certains quartiers nord. Lâouvrage met Ă©galement en Ă©vidence les ambiguĂŻtĂ©s des politiques contemporaines de valorisation environnementale. Les analyses consacrĂ©es aux rĂ©sidences fermĂ©es (Dorier et al., 2008), aux projets immobiliers du littoral sud ou encore aux conflits autour des Calanques montrent combien les enjeux environnementaux peuvent sâarticuler Ă des tensions sociales, rĂ©sidentielles et mĂ©morielles. Loin dâune vision consensuelle de la nature en ville, Carole BarthĂ©lĂ©my insiste au contraire sur les conflits dâusage, les attachements diffĂ©renciĂ©s aux lieux et les contradictions produites par lâenvironnementalisation urbaine. Lâautrice mobilise les travaux dâAnna Tsing autour de la « troisiĂšme nature » pour penser Marseille comme un milieu profondĂ©ment transformĂ© par les activitĂ©s humaines, mais oĂč persistent malgrĂ© tout des formes de vie, dâusages et dâattachements. Elle dĂ©finit cette troisiĂšme nature comme une « altĂ©ration profonde des milieux naturels, qui rĂ©sistent, fonctionnent et produisent dâautres assemblages de la viabilitĂ© multi-espĂšces du milieu de la perturbation » (Ting, 2022 : 44). Cette approche permet Ă Carole BarthĂ©lĂ©my de dĂ©passer une opposition classique entre nature et artificialisation, en montrant combien les espaces marseillais Ă©tudiĂ©s relĂšvent de formes hybrides mĂȘlant hĂ©ritages industriels, pollutions, pratiques habitantes et biodiversitĂ© ordinaire. Ces figures reviennent tout au long de lâouvrage, notamment avec la convocation des terrains dans les Calanques, marquĂ©s par une pollution lourde, qui ne remettent pourtant pas en question les pratiques de nature dĂ©veloppĂ©es par les habitant.e.s. â La « movida environnementale » : artistes-marcheur.euse.s et nouvelles mĂ©diations Ă la nature Lâanalyse de la « movida environnementale » constitue Ă©galement un apport original du livre, Ă©clairant un aspect connu de Marseille dâune maniĂšre originale. Carole BarthĂ©lĂ©my dĂ©signe par cette expression lâĂ©mergence, Ă Marseille, dâun ensemble dâinitiatives artistiques, culturelles et habitantes qui mobilisent la marche, les paysages ordinaires et les expĂ©riences sensibles pour renouveler les reprĂ©sentations de la ville et les rapports Ă la nature, dans un contexte de recomposition mĂ©tropolitaine et dâenvironnementalisation urbaine. La notion fait explicitement Ă©cho Ă la « movida marseillaise » des annĂ©es 1990-2000, associĂ©e au renouvellement de lâimage culturelle et artistique de la ville, dont elle constituerait un prolongement ou un dĂ©placement vers les enjeux environnementaux. Carole BarthĂ©lĂ©my montre comment des artistes-marcheurs, des collectifs culturels et des dispositifs comme le GR2013 participent Ă renouveler les reprĂ©sentations de Marseille et Ă faire Ă©merger de nouveaux rĂ©cits territoriaux fondĂ©s sur lâexpĂ©rience sensible des paysages ordinaires. La balade urbaine apparaĂźt ici comme un outil de mĂ©diation et de fabrication mĂ©tropolitaine, permettant de relier des espaces fragmentĂ©s et de sensibiliser diffĂ©rents publics aux enjeux territoriaux. Lâautrice souligne la spĂ©cificitĂ© marseillaise de cette dynamique, davantage portĂ©e par les milieux culturels que par les institutions classiques de lâamĂ©nagement, mĂȘme si leurs liens sont forts. Toutefois, la portĂ©e politique de cette « movida environnementale » demeure parfois difficile Ă Ă©valuer. Si lâouvrage montre bien la capacitĂ© de ces dispositifs Ă produire des expĂ©riences collectives, des formes ponctuelles de sensibilisation ou des rĂ©cits alternatifs sur la ville, il interroge leurs effets durables sur les rapports de domination ou les inĂ©galitĂ©s socio-spatiales restent plus incertains. Cette limite apparaĂźt dâailleurs dans plusieurs passages consacrĂ©s aux actions artistiques, dont les effets semblent souvent localisĂ©s, temporaires et dĂ©pendants de logiques de projet, lâauteure allant jusquâĂ parler « dâĂ©phĂ©mĂšre entre-soi ». De ce point de vue, lâouvrage questionne la capacitĂ© transformatrice de ces dispositifs culturels. â Jardiner, pĂȘcher, contester : rapports habitants Ă la nature La troisiĂšme partie, centrĂ©e sur les enquĂȘtes ethnographiques menĂ©es dans les quartiers nord et sur le littoral sud, constitue pour moi la plus forte de lâouvrage. Les matĂ©riaux mobilisĂ©s : carnets de terrain, observations participantes, rĂ©cits de pratiques habitantes ⊠donnent une rĂ©elle Ă©paisseur empirique Ă lâanalyse. On suit combien le terrain est connu et reconnu pour lâautrice. Les descriptions des pratiques de jardinage, de pĂȘche, de cueillette ou de cuisine permettent de saisir concrĂštement et avec finesse la maniĂšre dont les relations Ă la nature sâinscrivent dans des trajectoires sociales, migratoires et rĂ©sidentielles. Cette attention portĂ©e aux pratiques ordinaires de lâenvironnement constitue lâune des grandes qualitĂ©s du livre. Lâanalyse des conflits environnementaux apparaĂźt particuliĂšrement intĂ©ressante, car elle Ă©claire dans la finesse une diversitĂ© de postures, avec des motifs environnementaux plus ou moins affichĂ©s. Lâautrice Ă©voque ainsi le cas du projet « Jardin possible » dans le quartier du Grand Saint-BarthĂ©lĂ©my qui montre bien comment des projets culturels et Ă©cologiques peuvent ĂȘtre perçus comme des formes dâimposition symbolique lorsquâils ne prennent pas suffisamment en compte les attentes habitantes, loin dâune posture oĂč la culture et lâagriculture urbaine seraient a-conflictuelle. Dans un contexte dĂ©jĂ conflictuel de rĂ©novation urbaine, lâarrivĂ©e dâartistes et de paysagistes pour porter un projet voulu par la maitrise dâouvrage et imaginĂ© comme consensuel, a suscitĂ© des rĂ©actions habitantes et des associations en place remettant en question le projet. Lâautrice met en Ă©vidence et questionne les tensions entre participation affichĂ©e, rapports de classe et enjeux de reconnaissance locale. De la mĂȘme maniĂšre, les dĂ©veloppements consacrĂ©s aux friches industrielles du littoral sud et aux conflits autour des projets immobiliers permettent de montrer comment les questions environnementales sâarticulent Ă des enjeux sanitaires notamment, et de questionner les relations des habitants vis-Ă -vis du parc national des Calanques et des interdits quâil gĂ©nĂšre. Lâouvrage accorde une place importante aux enquĂȘtes de terrain, quâon devine menĂ©es au long cours. Les extraits de carnets de terrain, les descriptions des balades urbaines ou encore les rĂ©cits liĂ©s aux pratiques de jardinage, de pĂȘche ou de cueillette donnent une forte Ă©paisseur empirique Ă lâanalyse. Cette attention portĂ©e aux expĂ©riences vĂ©cues permet Ă Carole BarthĂ©lĂ©my de restituer la complexitĂ© des rapports Ă la nature dans les espaces urbains populaires, sans les rĂ©duire Ă une simple question dâaccĂšs aux amĂ©nitĂ©s environnementales. Le recours aux carnets de terrain et aux descriptions situĂ©es contribue Ă©galement Ă produire une Ă©criture incarnĂ©e, oĂč lâautrice rend visible sa propre position dâenquĂȘtrice et les relations tissĂ©es au fil des terrains. Lâautrice nâhĂ©site pas Ă situer sa posture, on devine des proximitĂ©s, des attachements construits au fil des terrains. Cette dimension rĂ©flexive renforce la qualitĂ© de lâouvrage, le plaisir pris Ă le lire, sans nuire Ă sa rigueur analytique. Marseille « ville-nature » constitue ainsi une contribution aux recherches sur les relations entre ville, nature et inĂ©galitĂ©s environnementales. En articulant histoire urbaine, ethnographie et analyse des conflits, Carole BarthĂ©lĂ©my propose une lecture sensible et incarnĂ©e de Marseille, attentive aux pratiques habitantes comme aux tensions produites par la montĂ©e en puissances des politiques environnementales. Le lecteur y retrouvera des spĂ©cificitĂ©s connues de Marseille, notamment autour des artistes marcheur.euse.s, mais dĂ©couvrira aussi dâautres aspects de cette ville, liĂ©s Ă son environnement particulier. Lâouvrage intĂ©ressera aussi bien les chercheurs en Ă©tudes urbaines et environnementales que les acteurs de lâamĂ©nagement confrontĂ©s aux enjeux de justice environnementale et aux contradictions des politiques de valorisation de la nature en ville. ParticuliĂšrement agrĂ©able Ă lire, il Ă©claire une autre vision des pratiques ordinaires marseillaises, en sâattachant Ă parler de la construction de la ville, des pratiques, et des rapports Ă lâenvironnement. CLAIRE FONTICELLI â Claire Fonticelli est maĂźtresse de confĂ©rences en urbanisme et amĂ©nagement Ă Aix-Marseille UniversitĂ©, au sein du laboratoire LIEU. Ses travaux portent sur les friches urbaines et agricoles, les conflits dâamĂ©nagement, les politiques de sobriĂ©tĂ© fonciĂšre et les recompositions territoriales liĂ©es au ZĂ©ro Artificialisation Nette (ZAN), principalement dans le sud de la France. Elle sâintĂ©resse particuliĂšrement aux tensions entre transition Ă©cologique, dĂ©veloppement territorial et prĂ©servation des espaces ouverts. claire.fonticelli@univ-amu.fr â Bibliographie Elisabeth Dorier, Gwenaelle Audren, JĂ©rĂ©my Garniaux, AurĂ©lie Stoupy et Rozbabil Oz, 2008, « Ensembles rĂ©sidentiels fermĂ©s et recompositions urbaines Ă Marseille », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la dĂ©centralisation, n° 78 III, 92-98. Ernwein Marion, 2019, Les natures de la ville nĂ©olibĂ©rale : une Ă©cologie politique du vĂ©gĂ©tal urbain, Grenoble, UGA Ăditions, 240 p. Tsing Anna Lowenhaupt, Schaffner Marin et Stengers Isabelle, 2022, ProlifĂ©rations, Marseille, Wildproject, 120 p. â RĂ©fĂ©rence de lâouvrage : BarthĂ©lĂ©my Carole, 2026, Marseille, « ville-nature ». Sociologie dâune requalification environnementale et urbaine en tension, Grenoble, UGA Editions, 182 p. â Couverture : La porositĂ© entre la cour dâun logement social et le massif des Calanques, Quartier La Cayole, 9Ăšme arrondissement, Marseille (C. BarthĂ©lĂ©my, 2013) â Pour citer cet article : Fonticelli Claire, 2026, « Marseille, « ville â nature ». Sociologie dâune requalification environnementale et urbaine en tension, par Carole BarthĂ©lĂ©my », UrbanitĂ©s, Lu, septembre 2026, en ligne. â Tweet Category: ActualitĂ©s, Lu · Tags: Marseille, nature, requalification, sĂ©grĂ©gation
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September 18, 6:07 AM
Localtis : Plus de 20.000 friches représentant quelque 61.000 hectares sont désormais recensées en France, selon l'inventaire partiel publié ce 3 septembre par le Centre d'études et d'expertise sur les risques (Cerema).
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September 18, 6:06 AM
Dans une rĂ©gion oĂč la biodiversitĂ© est menacĂ©e par l'artificialisation et le changement climatique, les solutions fondĂ©es sur la nature constituent un levier d'action majeur pour l'adaptation des...
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September 18, 5:51 AM
Une grande incertitude  Artificialiser un champ au foncier bon marchĂ© pour y Ă©riger un lotissement avec un prix de sortie des logements fort rentable, le modĂšle a fait long feu.Depuis la loi climat et rĂ©silience de 2021 et lâobjectif ZAN (« zĂ©ro artificialisation nette ») pour 2050 â et mĂȘme si ...
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September 18, 5:50 AM
Localtis : L'économie française est au ralenti, avec des annonces de créations d'usines qui se tarissent. C'est ce qui ressort du bilan Trendeo du premier semestre 2026 pour l'emploi et l'investissement en France publié le 24 août 2026.