NOUVELLES D'AFRIQUE
5.4K views | +2 today
NOUVELLES D'AFRIQUE
Quelques actualités sur le continent africain (conflit, économie, sécurité ...)
Curated by Romain
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Romain
January 22, 2014 12:05 PM
Scoop.it!

Derna : le sanctuaire d'Al-Qaida en Libye

Derna : le sanctuaire d'Al-Qaida en Libye | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

L'organisation Ansar al-Charia a réussi à créer dans la région de Derna, sur la côte libyenne, une zone de rassemblement pour tous les mouvements djihadistes d'Afrique du Nord

Il n'est pas si facile de se défaire du goût du sang. Pour s'en convaincre, il suffit de lire la gourmandise sur le visage de Khalil Aboubakar quand il propose de regarder des photos sur son ordinateur. L'ancien rebelle libyen de 40 ans, qui tua beaucoup pendant la révolution, ouvre un fichier et en fait défiler le contenu : des clichés épouvantables de têtes coupées déposées dans des sacs plastique ou brandies par des bourreaux cagoulés. Les photos rappellent l'horreur du conflit en Syrie. Khalil Aboubakar le jure : c'est pourtant bien à Derna, sa ville natale de l'est libyen, qu'elles ont été prises. "Lui, c'est un flic", explique-t-il en montrant l'une d'elles. "Ce jour-là de 2012, cinq ont été décapités." Les coupables? "Ansar al-Charia", lâche Khalil Aboubakar. "Ils ne veulent pas voir des policiers ou des militaires sur leur territoire."

Pour en parler, l'homme a accepté de nous rencontrer hors de Libye, mais a exigé de changer son nom. "Sinon, je suis mort et ma famille avec", jure-t-il. Pour lui, Ansar al-Charia représente le visage du mal à Derna. "Tout le monde les déteste mais ce sont eux les maîtres." Cette organisation salafiste djihadiste a vu le jour en Libye pendant la révolution. Aujourd'hui composée d'anciens rebelles, elle prospère sur le chaos qui règne en Libye. Le pays, qui va bientôt fêter les trois ans du soulèvement contre Mouammar Kadhafi, part en effet chaque jour un peu plus en lambeaux : le gouvernement est totalement impuissant face aux centaines de milices qui existent encore.

Différentes branches du mouvement se sont ainsi implantées à Syrte, l'ancien bastion de Kadhafi, mais aussi à Benghazi, la capitale de l'Est. Mais c'est bien à Derna, traditionnel fief des islamistes libyens, qu'elle a établi sa base. À sa tête, Soufiane Ben Qoumou, que l'on présente aussi comme l'émir d'Al-Qaida dans l'est libyen. La nébuleuse terroriste dispose néanmoins d'un autre représentant à Derna : Abd al-Baset Azzouz, spécialement envoyé en Libye par le leader d'Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, pour y bâtir un réseau.

À "l'extrême de l'extrême"

Khalil Aboubakar connaît bien tous ces djihadistes. Pendant la révolution, il a fait partie de la brigade des Martyrs du 17-Février puis de celle d'Abou Salim, dont certains membres composent aujourd'hui Ansar al-Charia. L'ancien combattant a d'ailleurs conservé des liens avec les djihadistes et avoue avoir "du respect" pour leur drapeau noir frappé des paroles du prophète. "Mais Ben Qoumou et ses proches ont perverti le message", regrette-t-il. "S'ils n'éliminaient que des policiers, des juges, des politiques, ça irait. Mais ils tuent des innocents." Une violence confirmée par Noman Benotman, un repenti du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) aujourd'hui président du think tank Quilliam Foundation à Londres. Il qualifie la nouvelle génération de djihadistes libyens "d'extrême de l'extrême". "Ils ne sont pas vraiment éduqués" poursuit-il. "Leur modèle, c'est al-Zarkaoui (chef d'Al-Qaida en Irak jusqu'en 2006)."

De quoi faire régner la terreur. La peur est devenue une maladie contagieuse à Derna, où les noms d'Ansar al-Charia et d'Al-Qaida se prononcent à voix basse. Malgré tout, en novembre dernier, la population, excédée par les exactions, a osé se soulever contre Ansar al-Charia. Comme à Benghazi, les radicaux ont dû quitter la ville. Ils ne sont pas allés très loin. Dans la Montagne verte qui, sous Kadhafi, servait déjà de maquis aux islamistes. Mais aussi aux abords immédiats de la localité. "On ne sait jamais où ils sont et tout d'un coup, ils apparaissent. Ce sont des fantômes", résume Hamza, un local, aujourd'hui réfugié à Londres.

Le secret est l'une des forces de l'organisation. Le nombre de ses combattants reste un mystère. Son organigramme semble lui aussi mouvant. Au sommet, il y a bien Soufiane Ben Qoumou. Cet homme chétif de 54 ans n'est autre que l'ancien chauffeur de Ben Laden au Soudan. Il a combattu en Afghanistan où il fut arrêté par les Américains en 2001. Après six ans de détention à Guantánamo, il est transféré en Libye où il est jeté en prison. Il est libéré par le régime en 2010 et crée sa propre milice en 2011. Un membre de sa garde rapprochée affirme qu'il a reçu alors la visite de Qataris et des livraisons d'armes de Saoudiens.

"Main dans la main" avec Al-Qaida

Aujourd'hui, Ben Qoumou, époux de deux femmes, résiderait au nord de Derna dans une maison située sur le front de mer. Il ne se déplace jamais sans de très jeunes gardes du corps, "très bien payés et prêts à mourir pour lui", change souvent de véhicule, modifie tous les jours son planning. Autour de lui gravitent des chefs de katibas puissantes, quelques riches commerçants qui financent l'organisation. Officiellement, Ansar al-Charia n'a pas de lien avec Al-Qaida mais selon Khalil Aboubakar, "ils travaillent main dans la main". Outre l'imposition de la charia et le refus de la démocratie, le départ des Occidentaux de Libye semble être un préalable. Washington affirme qu'Ansar al-Charia est directement impliquée dans l'attaque du consulat américain de Benghazi, le 11 septembre 2012, où l'ambassadeur Christopher Stevens trouva la mort. Il y a huit jours, le Département d'État a placé l'organisation sur la liste des organisations terroristes.

"Mais ce qu'ils veulent vraiment va au-delà", assure Khalil Aboubakar. "C'est l'établissement d'un califat sur toute l'Afrique du Nord et jusqu'en Andalousie". "Ils ont un agenda caché déconnecté de la vie politique libyenne", abonde un ministre influent d'un pays frontalier, inquiet de la montée en puissance du mouvement.

L'organisation s'inscrit donc dans une stratégie régionale, voire internationale. Elle accueille sur son sol les Tunisiens du mouvement, bien sûr. Mais aussi, des djihadistes algériens ou somaliens. Chaque mois, elle envoie aussi des dizaines de militants combattre en Syrie aux côtés du Front al-Nosra, affilié à Al-Qaida. Les combattants d'Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique) se sont aussi repliés en Libye et notamment à Derna après l'intervention française au Mali. "Avant cela, Ben Qoumou avait livré des armes au Mali", assure Khalil Aboubakar. "À ma connaissance, sept convois sont partis de Derna juste après l'arrivée des Français."

"Des roquettes de 8 mètres de long"

Établir une zone refuge pour les groupes radicaux régionaux. Tel serait, à court terme, le but d'Ansar al-Charia et d'Al-Qaida en Libye. "Les assassinats systématiques des représentants de l'État participent à cet objectif", estime le ministre. "Ils veulent conserver une zone où ils peuvent agir à leur guise." Ce dernier estime d'ailleurs que les deux organisations ne sont pas encore passées à une phase opérationnelle. "Ils sont encore dans une période de recrutement et d'entraînement." Malgré le survol de Derna par des drones américains, plusieurs sources locales confirment l'existence d'au moins quatre camps de formation aux abords de la ville.

"Dans l'un, j'y ai vu au moins 300 hommes qui s'entraînaient à tirer, se battre, courir", raconte un témoin. Les deux groupes disposent aussi d'entrepôts d'armes, issues de l'arsenal kadhafiste. Un bâtiment proche du centre, près de l'hôtel Pearl, appartiendrait à Ansar al-Charia. "J'y ai vu des roquettes énormes, de près de 8 mètres de long", explique un habitant encore éberlué. Un membre du premier cercle de Ben Qoumou, affirme que depuis quelques semaines, cela s'agite à Derna. "Une action pourrait avoir lieu prochainement. Peut-être pour février et l'anniversaire de la révolution."

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 21, 2014 4:54 AM
Scoop.it!

Cinq pirates interceptés par la marine française au large d’Oman

Cinq pirates interceptés par la marine française au large d’Oman | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

C’est l’état-major des armées qui a diffusé l’information aujourd’hui. « Un bâtiment de la marine française a intercepté durant le week-end au large du sultanat d’Oman un boutre indien qui avait été piraté, procédant à l’arrestation de cinq pirates présumés qui retenaient onze membres d’équipage d’origine indienne ».

Soutenu par un avion de patrouille maritime japonais, le TCD Siroco, servant en ce moment de navire amiral à Atalante, a intercepté samedi dernier l’embarcation soupçonné de servir de base arrière aux pirates. L’opération s’est déroulé  à environ 75 km des côtes omanaises. Les fusiliers marins qui sont montés à bord de l’embarcation étaient appuyés par une Alouette III, toujours en service.

Selon le récent rapport annuel du Bureau maritime international, le niveau de la piraterie mondiale a baissé de 40% depuis 2011, en raison notamment de l’effondrement du nombre d’attaques au large des côtes somaliennes.

No comment yet.
Scooped by Romain
January 20, 2014 10:42 AM
Scoop.it!

La Centrafrique élit son nouveau président de transition sur fond de violences

La Centrafrique élit son nouveau président de transition sur fond de violences | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Le Parlement centrafricain élit ce lundi le nouveau président de transition du pays. Huit candidatures ont été retenues, dont celles de la maire de Bangui et des fils des présidents Ange-Félix Patassé (au pouvoir de 1993 à 2003) et André Kolingba (1981-1993).

Mis à jour à 11h30

C'est à 10h00 (9h00 GMT) qu'a débuté, lundi 20 janvier, l'élection du nouveau président centrafricain de la transition par le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire). La présidente en exercice du CNT, Léa Kouyassoum Doumta, a ouvert les travaux par un rappel des circonstances ayant amené à la démission de l'ex-président et ancien chef rebelle Michel Djotodia, le 10 janvier.

Pour le nouveau président, "ce ne sera pas une partie de plaisir", a constaté Mme Kouyassoum Doumta, en invitant les parlementaires à "avoir une pensée" pour les populations de province "abandonnées à elles-mêmes" et pour les centaines de milliers de déplacés des violences.

Sur les 24 candidatures déposées, seules huit ont été validées par le CNT. Les parlementaires avaient fixé des critères draconiens d'éligibilité, excluant beaucoup de monde : les responsables politiques sous Djotodia, les chefs de partis, les militaires en activité et tous ceux ayant appartenu à une milice ou à une rébellion ces 20 dernières années.

Parmi les candidats figurent la maire de Bangui, Catherine Samba Panza, ainsi que Sylvain Patassé et Désiré Kolingba, respectivement fils des présidents Ange-Felix Patassé (au pouvoir de 1993 à 2003), et André Kolingba (1981-1993). Autre personnalité en vue : Emile Gros Raymond Nakombo, banquier proche de l'ex-président Kolingba, déjà candidat à la présidentielle de 2011.

Ce lundi, chaque candidat aura 10 minutes pour présenter sa "profession de foi" aux parlementaires avant leur vote à bulletin secret. La Constitution provisoire prévoit un seul tour de scrutin, le candidat arrivé en tête étant élu.

Le nouvel élu prêtera serment devant la Cour constitutionnelle provisoire, avant la formation d'un nouveau gouvernement. La présidente en exercice du CNT, Léa Kouyassoum Doumta, a indiqué "qu'aucun membre du CNT ne fera partie" de ce gouvernement.

Macabres découvertes

Cette élection intervient alors que la situation sécuritaire reste très volatile. À Bangui, patrouillée par les soldats français et africains, la population - qui vit pour moitié entassée dans des camps de déplacés - attend avec angoisse de voir quelles réactions provoquera l'élection chez les hommes en armes toujours présents dans la ville.

Dimanche, plusieurs responsables des anti-balaka, dont un de leurs coordinateurs politiques Edouard Ngaïssona, qui menaçaient d'organiser des actes de destabilisation ont été mis aux arrêts par la Misca. Ils ont été libérés lundi matin après avoir passé la nuit au camp M'poko. "Il s'agissait d'une mesure préventive. Ils ont compris le message", a expliqué une source sécuritaire.

Dans le reste du pays, les violences se sont multipliées depuis la démission de Michel Djotodia. La Croix rouge internationale (CICR) et la Croix rouge centrafricaine (CRCA) ont annoncé dimanche la découverte d'au moins 50 corps depuis vendredi dans le nord-ouest du pays.

"Ces dernières 48 heures, les équipes du CICR et de la CRCA ont inhumé une cinquantaine de corps" dans la région, où les violences intercommunautaires se sont multipliées depuis vendredi dans des localités situées sur l'axe entre Bangui et la frontière camerounaise.

Vendredi, une attaque près de Bouar, sur ce même axe routier, a tué au moins 23 civils musulmans, dont trois enfants, qui tentaient de fuir les violences, avait indiqué l'ONG Save de Children.

Samedi, des violences ont également été signalées dans d'autres localités du nord et de l'ouest. À Boali, à 90 km au Nord-Ouest de Bangui, des centaines de musulmans étaient réfugiés dans la paroisse Saint-Pierre après des affrontements entre Séléka et anti-balaka ayant fait sept morts depuis vendredi, selon un bilan de l'abbé Xavier Fagba et de la CRCA.

No comment yet.
Scooped by Romain
January 20, 2014 6:18 AM
Scoop.it!

Japon - Afrique : l'ombre chinoise

Japon - Afrique : l'ombre chinoise | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Parmi les partenaires commerciaux de l'Afrique, le Japon est loin derrière la Chine. Un retard que Shinzo Abe, le Premier ministre nippon, s'emploie à réduire.

En juin 2013, il avait prévenu : "Le Japon tient parole." S'exprimant lors de la 5e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad, qui a réuni une quarantaine de chefs d'État et de gouvernement africains), Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, s'était engagé à se rendre sur le continent "dès que possible".

Dès le mois d'août, c'était chose faite, avec une brève visite à Djibouti, qui accueille depuis 2011 l'unique base militaire japonaise à l'étranger. Cinq mois plus tard, il est de retour. Et passe à la vitesse supérieure, avec une tournée, du 10 au 14 janvier, dans trois pays, la Côte d'Ivoire, le Mozambique et l'Éthiopie, accompagné d'une délégation de près de 250 personnes, dont une trentaine de dirigeants de grands groupes.

Accroître les échanges entre le Japon et l'Afrique

Au programme : la signature de plusieurs accords de financement (dont 77 millions d'euros pour une centrale géothermique en Éthiopie) et de prêt (423 millions d'euros pour le Mozambique). Mais aussi un sommet avec une douzaine de chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), à Abidjan. L'occasion de faire un premier point sur les engagements pris par Tokyo lors de la Ticad, notamment une aide publique de près de 11 milliards d'euros sur cinq ans.

Pour Abe, l'objectif est clair : accroître les échanges entre le Japon et l'Afrique (un peu plus de 23 milliards d'euros en 2011) afin d'assurer à son pays un accès aux ressources du continent, dont la Chine, sa grande rivale, est le premier partenaire commercial (avec 135 milliards d'euros d'échanges en 2011). Ce que Hiroshige Seko, secrétaire général adjoint du gouvernement, traduit en langage diplomatique : "À chaque fois que le Premier ministre se rend dans un pays, on lui demande s'il est là pour concurrencer la Chine, mais ce n'est pas du tout notre intention. Les pays africains sont importants pour nous, indépendamment de l'intérêt que leur porte la Chine."

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 20, 2014 4:38 AM
Scoop.it!

Libye : les jihadistes sous surveillance française

Libye : les jihadistes sous surveillance française | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

L'armée de l'air française survole les frontières Tchad-Libye et Niger-Libye depuis octobre 2013 afin de repérer tout véhicule suspect dans le sud libyen.

Depuis octobre 2013, deux avions Rafale de l'armée de l'air française habituellement stationnés à N'Djamena se posent épisodiquement sur la piste de Faya, la grande palmeraie du nord du Tchad. Leur mission ? Survoler les frontières Tchad-Libye et Niger-Libye afin de repérer tout véhicule suspect dans le sud de ce dernier pays. Sous le ventre de ces avions de chasse est fixée une nacelle Areos Reco NG (pour "nouvelle génération") fabriquée par la société française Thales. Avec ses deux caméras infrarouges, ce nouveau kit de reconnaissance - l'un des meilleurs au monde - peut, de jour comme de nuit, prendre des images à une centaine de kilomètres de distance.

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 16, 2014 11:08 AM
Scoop.it!

Centrafrique - Général Soriano : "Nous resterons le temps qu'il faudra"

Centrafrique - Général Soriano : "Nous resterons le temps qu'il faudra" | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Le Point.fr : Un peu plus d'un mois après le lancement de Sangaris, quel bilan tirez-vous de l'opération ?

Général Soriano : Notre mission consistait à ramener un niveau de sécurité minimum avec la Misca, et d'assurer la montée en puissance de celle-ci, qui doit passer de 4 000 à 6 000 hommes. Nous nous sommes déployés dès le 5 décembre, je suis arrivé le 6 de Libreville avec une partie des éléments. Il fallait ramener le calme, faire cesser les exactions et en parallèle, assurer notre propre montée en puissance. Cela a été une véritable prouesse : en moins de trois jours la force a pu se déployer en totalité. Cela nous a permis de mener la première opération de désarmement dès le 9 décembre. Je peux vous assurer que peu d'armées sont capables de monter en puissance dans des délais aussi brefs et en utilisant tous les dispositifs en venant de France, du Gabon, du Cameroun, en s'appuyant sur les effectifs pré-positionnés, l'alerte Guépard, la réserve opérationnelle embarquée sur le Dixmude. Tout est arrivé en même temps, de façon coordonnée et sans casse.

Après les premières opérations de désarmement, le calme est revenu dans la capitale jusqu'au 19 décembre. Il y a eu un nouveau pic de violence quand les milices ont repris les armes pendant deux jours. Des violences que nous sommes arrivés à contenir jusqu'à Noël, période de tension où nous avons mis un maximum de monde à Bangui et en province. Le pic de violence a été ramené, le 25, à un niveau très bas à nouveau. Ensuite, la démission du président Michel Djotodia a placé le pays dans une période d'attente, propice à certains fauteurs de troubles. Nous étions parfaitement préparés et dès la démission annoncée, nous avons lancé l'opération Ngounda, sur les grands axes, à la fois avec de la présence fixe et beaucoup de mobilité et des patrouilles avec la Misca, près des lieux de pouvoir. Depuis le 13 janvier, nous sommes revenus à une période de calme, que nous espérons la plus longue possible, pour permettre la transition politique. Nous allons continuer, c'est indispensable pour la Centrafrique qui a besoin d'une autorité de transition.

Combien de temps la force doit-elle encore rester ? Les projections ont-elles évolué ?

La Misca doit terminer sa montée en puissance fin février, pour pouvoir pleinement remplir sa mission fin juin. Après le mois de juin, elle devra prendre à son compte la sécurité. Notre collaboration pourra prendre d'autres formes, comme du conseil. Mais nous resterons le temps qu'il faudra.

Si la mission consistait à rétablir la sécurité, était-ce vraiment l'armée qu'il fallait envoyer ? N'était-ce pas plutôt une mission pour la gendarmerie ?

Notre mission n'est pas une mission de police. Un militaire de Sangaris, en une journée, peut être amené à faire face à des mouvements de foule mais pas seulement. Les militaires peuvent être pris à partie, parfois il faut mobiliser l'ensemble de la force, avec des éléments qu'il n'y a pas dans les forces de police. Le panel d'actions est extrêmement varié, dans un contexte sécuritaire où des groupes armés récalcitrants peuvent utiliser un armement de guerre. Seule une troupe maîtrisant cet armement peut leur faire face.

Les éléments de la force travaillent énormément, ils ont beau être entraînés et bénéficier d'une expertise certaine, ils sont épuisés. N'êtes-vous pas manifestement en sous-effectif ?

Beaucoup d'acteurs saluent le travail de la force, aussi bien les ONG que les dignitaires, les religieux... Ils sont unanimes sur la disponibilité, l'engagement, la maîtrise de nos éléments. C'est un vrai motif de fierté. C'est la marque d'une armée professionnelle, aguerrie, qui sait faire face à ce type de situations difficiles. Mais nous ne sommes pas seuls. Nous sommes avec la Misca. On est là pour être avec eux et assurer la montée en puissance. Nous devons les amener, de plus en plus, à travailler avec nous. Avec les contingents de sept nations. Dans la capitale, il y a des Burundais et des Tchadiens, des Congolais et des Camerounais parmi les forces de police. Ils sont de grande valeur, disponibles et très sollicités. Soyons aussi un peu indulgents avec la Misca, elle existe depuis le 19 décembre ! Il y a eu une violence ahurissante, et la Misca a accompli sa part pour la contrôler. La coordination se fait au niveau de l'état-major, avec environ dix officiers de liaison. Nous avons aussi une équipe de liaison sur le terrain, notamment avec le contingent burundais.

Aujourd'hui, la transition patine, n'avez-vous pas le sentiment que l'armée a été envoyée alors que le volet politique n'avait, lui, pas été assez pensé ?

J'ai des ordres clairs, une mission claire, je suis en contact quotidien avec les autorités parisiennes et j'ai un soutien total, je me sens totalement à l'aise. Pour moi et pour mes soldats. Alors que nous sommes dans une situation complexe, ils savent exactement ce qu'ils ont à faire, ils ont la bonne attitude pour que la situation ne dérape pas inutilement. Cela nous a permis de maintenir la violence à un niveau minimal et les soldats n'ont pas été critiqués. La population centrafricaine a souffert, elle souffre encore, il faut l'aider. Il faut désarmer les mains, mais aussi les coeurs. Par ailleurs, je veux juste signaler que notre arrivée a suscité beaucoup d'attente, c'est irréaliste de croire qu'en un mois, on va résoudre vingt années de crise.

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 14, 2014 7:04 AM
Scoop.it!

Centrafrique : un hélicoptère français touché vendredi par un tir

Centrafrique : un hélicoptère français touché vendredi par un tir | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
L'appareil, de type Fennec, a été endommagé alors qu'il survolait la capitale, Bangui. Le pilote n'a pas été blessé.

L’armée française est apparemment passée tout près de la catastrophe, vendredi dernier, à Bangui. D’après nos informations, un hélicoptère de type Fennec de la force Sangaris a essuyé un tir alors qu’il survolait un quartier de la capitale. La balle, qui est passée tout près du pilote, d’après une source proche du dossier, a endommagé l’appareil, l’obligeant à regagner sa base précipitamment. L’aéronef est actuellement entre les mains des mécaniciens qui s’affairent pour le réparer.

Cet incident nous a été confirmé ce matin par l’état-major des armées à Paris. «Un Fennec a effectivement été touché par un impact d’arme légère d’infanterie, l’équipage n’a pas été touché», a indiqué à Libération son porte-parole, Gilles Jaron. Aucun autre détail n’est, pour l’heure, disponible sur les circonstances de cette attaque. A notre connaissance, c’est la première fois qu’un tel cas se produit depuis le début de l’opération Sangaris, le 6 décembre. Ce tir a eu lieu le jour où Michel Djotodia, l’ex-président par intérim de la Centrafrique, annonçait sa démission depuis N’Djamena, sous la pression des pays d’Afrique centrale et de Paris.

Visant initialement à désarmer les combattants de tous bords à Bangui, l’opération Sangaris s’est transformée rapidement en mission d’interpositon entre les ex-rebelles de la Séléka (qui avaient pris le pouvoir en mars dernier) et les milices d’autodéfense «anti-balaka». La Séléka, qui dispose d’armes légères et de lance-roquettes, accuse l’armée française de partialité: selon l’ex-rébellion, la force Sangaris ne désarmerait pas les milices anti-balaka qui s’en prennent à la communauté musulmane, assimilée collectivement à la rébellion. Depuis plusieurs jours, les soldats français sont conspués dans les quartiers musulmans de Bangui. Paris clame à l’inverse son impartialité, affirmant saisir les armes de tous les groupes de combattants.

Au troisième jour de l’opération Sangaris,

 

 

No comment yet.
Rescooped by Romain from DEFENSE NEWS
January 13, 2014 5:06 AM
Scoop.it!

Washington a déployé des conseillers militaires en Somalie

Washington a déployé des conseillers militaires en Somalie | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Les Etats-Unis ont déployé une petite équipe de conseillers militaires en Somalie au cours des derniers mois, pour aider la force de l'Union africaine dans le pays, a annoncé l'armée américaine vendredi 10 janvier. L'équipe, lancée en octobre et totalement opérationnelle depuis décembre, compte « moins de cinq » soldats basés à l'aéroport de Mogadiscio, et travaille aux côtés de la mission de l'Union africaine, qui fait face à des insurgés islamistes.

C'est la première fois depuis 1993 – quand deux hélicoptères Blackhaw avaient été abattus, et dix-huit soldats américains tués au cours d'une opération désastreuse – que des troupes américaines sont déployées dans ce pays de la corne de l'Afrique. Les forces américaines tentaient en vain depuis des semaines d'éliminer le puissant chef de guerre Mohamed Farah Aïdid, qui tenait le sud de la capitale somalienne. L'issue de la bataille provoqua le retrait des forces internationales de Somalie.

La Somalie est en état de guerre civile depuis deux décennies. Les islamistes chabab, qui ont juré la perte des autorités, constituent encore le principal obstacle au retour de la paix dans le pays. Sous la pression de la force de l'Union africaine, qui intervient en soutien de l'embryon d'armée somalienne et d'un contingent éthiopien, les Chabab ont perdu un à un leurs bastions des centre et sud somaliens depuis deux ans et demi, mais ils continuent de contrôler de vastes zones rurales.

 

 

No comment yet.
Rescooped by Romain from DEFENSE NEWS
January 10, 2014 9:19 AM
Scoop.it!

Cameroun : L’armée française plie bagage

Cameroun : L’armée française plie bagage | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

La première vague des militaires français arrivée à Ngaoundéré le 29 novembre 2013, remballe ses paquetages après avoir passé 71 jours dans la capitale de la région de l’Adamaoua. Laquelle leur a servi de base-arrière logistique à l’opération Sangaris menée en République Centrafricaine depuis le 5 décembre 2013. Aussi, une partie du matériel roulant a quitté Ngaoundéré le 7 janvier dans un convoi de 26 camions.

Le dernier homme devrait être parti, en principe, le 9 janvier 2014. Selon nos informations, l’essentiel du matériel et des hommes qui étaient jusqu’ici stationnés à l’aéroport de Ngaoundéré est en cours de redéploiement. Après cette vague, d’autres militaires viendront-ils de nouveau s’installer ?

Aucune information n’a filtré sur la question. En tout cas, le matériel roulant a pris la direction de Bangui. Un avion militaire devrait venir chercher le reste des troupes au sol. Cette présence militaire française n’avait pas laissé indifférents les habitants de Ngaoundéré et même une partie de l’opinion nationale.

Durant le séjour de ce contingent, les gérants des snacks et autres hôtels chics de Ngaoundéré se sont remplis les poches. «Ils payent bien ces gens-là, puisqu’ils sortaient tous les soirs. Ils achètent des vins et whiskys cher… Et je vois d’ici les petits métis qu’ils vont nous laisser après leur départ», explique, ironiquement, un propriétaire de snack du centre commercial de Ngaoundéré.

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 9, 2014 5:03 AM
Scoop.it!

800 soldats rwandais en RCA

800 soldats rwandais en RCA | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Le contingent rwandais sera déployé dans une dizaine de jours.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a annoncé aujourd’hui le déploiement sous une dizaine de jours de 800 militaires rwandais en Centrafrique. L’Union africaine « nous a demandé un bataillon qui est d’environ 800 hommes », a-t-elle expliqué sur une radio locale, ajoutant que les soldats suivaient actuellement une préparation, notamment linguistique. Certains ne parlant pas français.

Comptant pour l’heure environ 4000 soldats, la MISCA doit à terme être forte de 6000 hommes. Elle est pour l’instant composée de contingents issus du Burundi, du Cameroun, du Congo, de République démocratique du Congo, du Gabon, de Guinée Equatoriale et du Tchad.

No comment yet.
Scooped by Romain
January 8, 2014 11:28 AM
Scoop.it!

Les négociations sur le Soudan du Sud toujours suspendues

Les négociations sur le Soudan du Sud toujours suspendues | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Les négociations menées à Addis-Abeba sur le Soudan du Sud étaient toujours suspendues mercredi à la suite du refus du gouvernement de Juba de libérer onze opposants qu'il accuse d'avoir voulu renverser le président Salva Kiir le mois dernier.

Les affrontements depuis la mi-décembre au Soudan du Sud, le plus jeune Etat africain indépendant, depuis juillet 2011, ont fait un millier de morts et plus de 200.000 déplacés, sur fond de rivalités ethniques entre Dinka favorables au chef de l'Etat et Nuer partisans de l'ancien vice-président Riek Machar, destitué en juillet dernier.

Les deux camps se sont rencontrés face à face pour la première fois mardi dans la capitale éthiopienne mais les discussions ont rapidement été suspendues, les rebelles exigeant la libération "immédiate" des onze "détenus politiques".

L'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), organisation régionale à l'origine des négociations, a envoyé mardi trois émissaires à Juba, conduits par l'ex-ministre éthiopien des Affaires étrangères Seyoum Mesfin, pour tenter de convaincre Salva Kiir de libérer les prisonniers.

Mais le gouvernement de Juba a rejeté cette exigence, affirmant que la procédure judiciaire devait suivre son cours.

"Nous voulons entendre ce qu'ont à dire les médiateurs de l'Igad avant de décider ce que nous allons faire", a déclaré mercredi Mabior Garang, porte-parole de la délégation rebelle à Addis-Abeba. Les délégués de l'Igad, revenant de Juba, sont attendus dans la journée dans la capitale éthiopienne.

Michael Makuei, qui dirige la délégation du gouvernement sud-soudanais, a précisé que l'Igad avait avancé des propositions sur un cessez-le-feu qui devraient être discutées mercredi si les négociations reprennent.

Aaron Maasho avec Florence Tan, Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 8, 2014 5:00 AM
Scoop.it!

Pas de renfort français prévu en Centrafrique

Pas de renfort français prévu en Centrafrique | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Le ministre de la défense s’est exprimé au sujet de l’opération Sangaris.

 

Alors que les commentateurs s’expriment depuis plusieurs jours sur la nécessité absolue de déployer davantage de soldats français en RCA (avec quels effectifs ?), Jean-Yves Le Drian a déclaré aujourd’hui qu’il n’y avait « dans l’état actuel des choses, pas de raisons particulières » d’envoyer des renforts en Centrafrique. Un point sera néanmoins fait au « début du mois de février », soit deux mois après le début de l’opération Sangaris.

Le ministre a notamment rappelé que le déploiement de la MISCA est encore en cours donnant les mêmes délais pour sa mise en place dans tout le pays. Précisant que « la sécurisation de Bangui se fait quartier par quartier ».

Selon les chiffres officiels, 1 600 soldats français sont déployés en RCA, depuis le 5 décembre 2013. Les opérations se poursuivent quotidiennement dans un climat délétère entre ex-Séléka et anti-Balaka, dans et autour de Bangui ainsi qu’en province notamment à Bossangoa.

 

No comment yet.
Rescooped by Romain from DEFENSE NEWS
January 8, 2014 4:57 AM
Scoop.it!

Bilan Défense : ce qu'il fallait retenir de l'année 2013 en Afrique

Bilan Défense : ce qu'il fallait retenir de l'année 2013 en Afrique | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l'histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l'université Johns-Hopkins, aux États-Unis. Dans cet article, il revient sur les principaux événements de l'année 2013 en matière de stratégie de défense et d'acquisition d'armement sur le continent.

L'année 2013 aura été brutale et sanglante pour le continent africain : offensive des islamistes au Mali et intervention française le 11 janvier, prise d'otages massive d'In Amenas en Algérie, le 16 janvier, chute du président Bozizé en Centrafrique, le 24 mars 2013, suivie d'une recrudescence des exactions dans le pays, résilience des Shebab en Somalie, résilience de la LRA en Afrique Centrale, attentats et violences en Libye, purulence du terrorisme en Tunisie et au Mali, affrontements contre les guérillas en RDC, sale petite guerre au Nigeria contre Boko Haram, piraterie dans le golfe de Guinée, prise d'otages massive à Nairobi, le 21 septembre, intervention française en Centrafrique... La période est aux rétrospectives, mais là n'est pas le propos de ce billet.

Évoquer ces événements permet de souligner à quel point les démocraties qui s'installent péniblement (mais sûrement) en Afrique ont besoin de forces de sécurité solides, bien équipées et entraînées face à un spectre de menaces plus vaste qu'il ne l'était à l'époque des conflits "par proxy" de la Guerre Froide. Un besoin d'autant plus crucial que l'Union Africaine veut mettre sur pied ses troupes d'intervention et de sécurité à l'échelle continentale. Les acquisitions et modernisations des forces armées, le développement de leurs capacités opérationnelles représentent donc des enjeux stratégiques pour l'Afrique. Afin d'avoir une vision globale de ceux-ci, nous présenteront régulièrement quels sont les réflexions, les nominations, les commandes de matériels, les déploiements de force, ce qui concerne le monde de la défense en Afrique...

UNION AFRICAINE

Organisation des forces

Système C3I (Command Control Communications and Intelligence) : le 16 décembre, l'Union Européenne décide de financer un système destiné à améliorer le fonctionnement de sa chaîne de commandement, ce qui ne peut que faciliter l'opérationnalisation de la Force africaine en attente (FAA). Le montant de l'aide s'élève à 17 millions de dollars qui proviennent de l'Africa Peace Facility (APF). L'ensemble du système sera activé entre 2014 et 2015.

ONU

Amisom (Somalie)

Nominations : le commandant de l'Amisom, l'efficace général Andrew Gutti, est remplacé par le général burundais Ntigurirwa. Par ailleurs, le Conseil de sécurité a relevé le plafond des troupes autorisées de l'Amisom, celui-ci passe de 17 731 hommes à 22 196. Cette décision s'explique par la nécessité de consolider les acquis de la mission alors qu'un regain de vigueur est clairement perceptible du côté des Shebab et des groupes qui leurs sont affiliés. Si l'Amisom sort vainqueur du bras de fer qui s'est (encore) engagé, les terroristes pourraient être durablement affaiblis.

La Côte d'Ivoire a fait part de son intérêt pour le concept de surveillance des frontières par drones.

Monusco (République Démocratique du Congo)

Drones : le 3 décembre, le premier exercice avec les drones Falco a été mené. Les Falco surveillent la frontière entre le Rwanda et la RDC. Ces aéronefs sans pilote sont fabriqués par la Selex ES, filiale de Finmeccanica. Un total de 5 Falco pourrait être mis en service au sein de la Monusco afin de permettre un survol en continu de la région frontalière. À noter que la Côte d'Ivoire a fait part de son intérêt pour le concept, tandis que des responsables de l'ONU envisagent de le généraliser à d'autres zones de crises.

Le contrat donne à la Monusco le pouvoir d'utiliser ces drones durant 3 ans, avec une éventuelle prolongation de 2 ans. Robustes, ils peuvent opérer depuis des pistes relativement sommaires tout en emportant différents appareillages électro-optiques ou, pour les missions les plus pointues, un radar à ouverture synthétique, des systèmes de protection (notamment contre les missiles sol-air à très courte portée), voire jusqu'à 70 kilos de charge (on peut ainsi imaginer des Falco larguant des médicaments). Leur rayon d'action est de 150 kilomètres et ils peuvent voler durant 8 heures.

AFRIQUE DU SUD

Aviation :

JAS39 : Saab et Armscor ont signé un contrat d'une valeur de 27,5 millions de dollars (180 millions de couronnes) pour le soutien technique de la flotte de 26 JAS39 Gripen de l'aviation sud-africaine de 2013 à 2016 ; ledit contrat garantira une disponibilité opérationnelle optimale pour le chasseur-bombardier. Des difficultés budgétaires ainsi que l'expiration du contrat précédent avait obligé Pretoria à maintenir en réserve une partie des Gripen.

Avions de transport : comme nous le soulignions, l'âge des C-130 sud-africains implique un remplacement d'autant plus rapide que Pretoria s'inscrit en acteur principal de la mise sur pied d'une force d'intervention rapide avant l'opérationnalisation de la FAA. Or, qui dit force d'intervention rapide dit "moyens de déploiements" adéquats. Des Il-76 Candid russes d'occasion font partie des options envisagées.

Matériels terrestres

Blindés du Kazakhstan : le groupe sud-africain Paramount, qui rassemble plusieurs entreprises dans le domaine de la défense s'associe avec le Kazakhstan afin de construire à Astana (capitale du Kazakhstan) jusqu'à 350 véhicules civils et militaires par an ; les engins produits (dont des blindés) seront destinés au marché Kazakh, mais aussi à l'exportation, notamment pour l'Afrique.

Badger : courant novembre, un important accord a été signé entre les sociétés Denel (Afrique du Sud) et Patria (Finlande) pour la fabrication de blindés de transport de troupes au profit des forces sud-africaines. Désignés "Badger", 233 de ces véhicules devraient être reçus par les SANDF ; 5 ont déjà été livrés, pour essais. Les 16 premiers Badger arriveront de Finlande, tandis que le reste sera assemblé par Denel, en Afrique du Sud. À terme, les Badger permettront le remplacement des vieux Ratel. Le Badger est dérivé du Patria AMV qui équipe notamment la Finlande, la Suède ou encore Pologne ; le modèle sud-africain d'une protection supplémentaire contre les mines avec un plancher blindé. Rappelons que les Polonais se sont montrés très satisfaits des exemplaires qu'ils ont déployé en Afghanistan.

CAMEROUN

À l'image du Nigeria, la marine camerounaise augmente sensiblement ses capacités de lutte contre la piraterie et les trafics côtiers avec ces bâtiments.

Marine

Patrouilleurs et bateau de débarquement : Grup Aresa Internacional, entreprise espagnole, a livré 2 Aresa 2400 CPV (patrouilleurs) et 1 Aresa 2300 (bateau de débarquement). Le Cameroun les a reçus fin novembre. La livraison de 2 autres patrouilleurs de 32 mètres est prévue en février 2014. À l'image du Nigeria, la marine camerounaise augmente sensiblement ses capacités de lutte contre la piraterie et les trafics côtiers avec ces bâtiments.

KENYA

Organisation des forces armées

Nouveau commandement : suite à la prise d'otages massive de Nairobi, les autorités kényane annoncent le 9 décembre la création d'un nouveau commandement militaire, le Nairobi Metropolitan Command, soit le commandement de la capitale. Jusqu'alors n'existaient que les commandements Est et Ouest, mais aucune structure spécifique pour ladite capitale. Elle devrait permettre aux forces armées d'assister la police de manière plus cohérente. Pour certains observateurs, cette dernière a été dépassée par l'action terroriste du 21 septembre. Les policiers, eux, apprécient modérément cette décision.

LIBERIA

Formation

Des instructeurs libériens pour les soldats libériens : après plusieurs années durant lesquelles les forces libériennes ont été formées par des instructeurs libériens, les militaires nationaux sont désormais entraînés par des instructeurs du pays.

Organisation des forces armées

Augmentation des effectifs : après une sélection sérieuse, 791 hommes et femmes ont été retenus sur 4 800 individus afin d'entamer un programme de formation. L'objectif est d'augmenter d'environ 2 000 hommes et femmes les effectifs actuels.

MAROC

Opérations extérieures

Si en Centrafrique les Tchadiens sont accusés d'être des soutiens directs des Séléka, les Marocains bénéficient d'une image de "neutralité".

Contingent des FAR pour la République de Centrafrique : 250 hommes des Forces armées royales ont été acheminés en RCA le 26 décembre ; la France sait pouvoir compter sur eux, notamment pour désamorcer les tensions entre chrétiens et musulmans. Ces derniers portent des accusations à l'encontre de la France qui, selon eux, faciliterait l'action des anti-balaka. Autre avantage : si les Tchadiens sont accusés d'être des soutiens directs des Séléka, les Marocains bénéficient d'une image de "neutralité".

NIGERIA

Budgets

5,3 milliards de dollars : la menace que représente Boko Haram ainsi que le terrobanditisme que le gouvernement décrit comme du "sabotage économique", pas moins de 5,3 milliards de dollars sont prévus pour les forces armées et paramilitaires, la défense recevant 1,9 milliard de dollars.

Renseignement

Elbit au Nigeria : les informaticiens et techniciens de l'entreprise israélienne Elbit Systems sont au Nigeria afin d'y mettre en place le système de renseignement informatique fédéral. Celui-ci sera sous le contrôle de la National Intelligence Agency (NIA), l'agence de renseignement nationale et permettra de collecter des informations sur les réseaux informatiques (dont Internet) ; il devrait être pleinement opérationnel en 2016. Le contrat signé en avril 2013 avec la firme israélienne représente au moins 40 millions de dollars. Le projet suscite la critique des associations de défense des libertés.

Aviation

Le drone "Ragot" : le 17 décembre, en présence de son président, Goodluck Jonathan, le Nigeria dévoile son premier drone de fabrication nationale, le Gulma ("Ragots"). L'aéronef sans pilote pourrait appuyer des opérations de secours lors de catastrophes naturelles, effectuer des reconnaissances météos ou géologique au profit de l'industrie pétrolière... Reste que sa destination première sera de mener des missions de reconnaissance et de surveillance au-dessus des zones difficiles d'accès du pays pour lutter contre la secte Boko Haram et les différents groupes de terrobanditisme qui pullulent au Nigeria. Huit ans auparavant, Abuja obtenait ses premiers drones Aerostar. Cependant, des problèmes d'exploitation avec le constructeur atténuèrent la valeur opérationnelle du système, incitant le Nigeria a développer son propre UAV. Le coût du Gulma n'aura été que de 3 millions de dollars.

Tucano ? : alors que les Alpha Jet vieillissent dangereusement, d'où une augmentation des coûts de l'heure de vol et des accidents, comme au Mali lorsque l'un d'eux s'écrase le 6 mai 2013, le Nigeria s'intéresse au Tucano d'Embraer. L'appareil permettrait à la fois d'entraîner les pilotes, mais serviraient aussi pour les missions de surveillance et d'attaque légère dans des missions de type COIN (Counter-insurgency ; lutte anti-guérilla) ou en appui d'opérations de maintien de la paix.

Matériels terrestres

Blindés : l'Etat d'Osun n'étant pas épargné par les tensions politiques et religieuses qui touchent le Nigeria, 20 véhicules blindés et un hélicoptère ont été commandés pour les forces de sécurité locales.

Marine

Navires de fabrication nationale : Abuja prévoie de présenter son premier patrouilleur construit au Nigeria, lors du salon Nimarex de 2014. Le NNS Andoni, de type "Seaward Defence Boat" (SDB), est inspiré de la classe River Town britannique. Un second SDB est en cours de fabrication, il sera opérationnel en 2014.

Patrouilleurs chinois : la construction du premier OPV P18N (patrouilleur hauturier) débutera en Chine en janvier 2014, celle du second suivra au cours du 2e trimestre 2014. Ces acquisitions s'inscrivent dans une logique de modernisation et de montée en puissance des forces navales rendue nécessaire par la piraterie et le "sabotage économique" le long des côtes du pays. En novembre, Abuja demandait à Pékin de moderniser les installations navales de Port-Harcourt ; à terme, celles-ci permettront l'assemblage de patrouilleurs. Le même mois, le Nigeria recevait trois patrouilleurs Manta (classe Shaldag israélienne) portant le total de Manta à sept.

Patrouilleurs divers : Abuja souhaite se doter de 5 patrouilleurs côtiers légers K13 de la société sud-africaine Pacific Work Boats et le Gallatin, ex-navire des garde-côtes américains.

OUGANDA

Marine

Chantier naval : le pays disposera à terme d'un chantier naval à Masese, près de Jinja. Les installations permettront l'entretien des embarcations qui patrouillent sur le lac Victoria, ainsi que la construction de navires. Le premier d'entre-eux sera capable de transporter 2 200 tonnes. En outre, l'Ouganda souhaiterait créer une école navale à Namasagali.

RWANDA

Économie

Le ministère rwandais de la Défense s'implique dans la remise en état des routes du pays.

Routes de tourisme : le ministère de la Défense s'implique dans la remise en état des routes du pays dans le cadre d'un programme de développement (l'Economic Development and Poverty Reduction Strategy ; EDPRS2) aux côtés du ministère des Transports, ainsi que dans les activités touristiques (visites des grottes du pays). Ces liens entre le ministère de la Défense et le domaine économique civil sont critiqués par de nombreux observateurs et chercheurs étrangers.

ZIMBABWE

Matériels terrestres

Maintien de l'ordre : de nombreux véhicules blindés susceptibles d'être utilisés dans des opérations de maintien de l'ordre et équipement anti-émeutes dédiés ont été reçus par les autorités du pays au cours des derniers mois.

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 22, 2014 4:38 AM
Scoop.it!

L’Europe se prépare à la guerre terrestre en Afrique

L’Europe se prépare à la guerre terrestre en Afrique | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

A l’unanimité, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont donné hier leur feu vert à une mission européenne en République centrafricaine qui pourrait impliquer jusqu'à 1 000 casques bleus, écrit mardi 21 janvier le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Bruxelles souligne qu’il s'agit de la première opération terrestre de l'Union européenne depuis six ans. Les détails du plan, qui ont filtré dans la presse, évoquent également le projet d'envoyer au Mali un contingent franco-allemand d'une centaine de soldats, selon certaines sources.

Le conflit interconfessionnel entre chrétiens et musulmans en Centrafrique dégénère aujourd’hui en génocide et a déjà engendré près d'un million de réfugiés. Plus de mille personnes ont été tuées le moins dernier seulement dans la capitale, Bangui. Les réfugiés évoquent d'horribles cruautés et racontent que les gens sont égorgés comme des animaux. "La crise a tous les aspects que nous avons déjà vus au Rwanda et en Bosnie. Les éléments sont réunis pour un génocide.

Il n’y a pas de doute", a déclaré jeudi John Ging, directeur des opérations de l’Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). La France n'est pas à même de rétablir la sécurité à elle seule : l'ambassadeur français à l'Onu Gérard Araud a reconnu que de toute évidence, Paris avait sous-estimé l'importance du conflit interethnique. C'est pourquoi les Français ont demandé de l'aide à d'autres pays européens.

Pour l'instant il ne s'agit que d'une ligne politique commune de l'UE en Centrafrique.

Une planification militaire minutieuse et l'approbation du Conseil de sécurité des Nations unies sont encore nécessaires pour envoyer une mission de 300 à 500 casques bleus. Le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie ont préalablement refusé de participer à cette opération. L'Estonie a confirmé qu'elle mettrait à disposition 55 hommes. La Suède, la Finlande, la Belgique, la Lituanie, la Slovénie et la Pologne ont fait part de leur intérêt pour rejoindre le contingent.

Selon les diplomates, les casques bleus seront projetés en Centrafrique à partir de fin février.

La mission militaire européenne, sous le commandement de la France, durera entre 4 et 6 mois puis le contrôle sera transmis à l'Union africaine (UA).

Il est prévu de déployer le contingent européen autour de Bangui pour protéger les habitants de la capitale et l'aéroport. L'UE et l'UA agissent en collaboration avec les Etats-Unis, qui transfèrent actuellement les troupes rwandaises en Centrafrique - deux avions de transport C-17 ont déplacé jeudi 70 soldats de Kigali à Bangui où ils seront 800 en tout. Deux avions pour le transport de troupes et deux ravitailleurs ont été proposés à Bangui par Berlin. Il s'agit de la première opération terrestre d'envergure de l'UE depuis six ans et l'envoi de troupes au Tchad et en Centrafrique, dans le cadre du conflit du Darfour en 2008. Une autre mission militaire de l'UE au Mali, d'un autre ordre, a pour objectif de former l'armée locale.

D'après les revues Süddeutsche Zeitung et Spiegel, c'est la brigade franco-allemande (BFA) créée en 1989 qui participera à l'opération au Mali, selon des sources militaires allemandes. D'après le quotidien Dernières Nouvelles d'Alsace, le général Mark Rudkiewicz, commandant de la BFA, a déclaré qu'une centaine de soldats de la brigade seraient envoyés à Bamako en mars. Rappelons que Berlin fait partie de la mission de l'Onu pour le maintien de la paix au Mali et de la mission de formation de l'UE, qui sera rejointe par les soldats de la BFA, selon le général Rudkiewicz.

L'information officielle est attendue le 19 février à l'issue du conseil bilatéral pour la défense à Paris. Pour la presse française, la volonté de Berlin d’aider plus activement Paris au Sahel signe une nouvelle ère de la coopération franco-allemande, que le président François Hollande a une nouvelle fois promis de développer lors d'une conférence de presse le 14 janvier.

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 21, 2014 4:48 AM
Scoop.it!

Afrique: les Twin Otters de Berry Aviation opérationnels à Ouagadougou

Afrique: les Twin Otters de Berry Aviation opérationnels à Ouagadougou | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Berry Aviation qui a remporté le contrat "TRANS-SAHARA SHORT TAKE-OFF AND LANDING AIRLIFT SUPPORT" du DoD (voir mon post de juillet dernier ici) a déployé deux DHC-6-300 Twin Otters au Burkina Faso (photo ci-dessus Berry Aviation).

La société a acheté trois appareils de ce type et deux ont pris la direction de l'Afrique pour des missions de transport de personnel et de fret dans le cadre de ce contrat d'une durée de quatre ans, qui a une valeur de 49 millions de dollars. Les deux Twin Otters sont basés à Ouagadougou où les USA maintiennent une présence aérienne notable.

En fin d'année dernière, Berry Aviation disposait de 25 avions:
• 3 Fairchild Metro II
• 7 Fairchild Metro III
• 4 Fairchild Metro III Heavy
• 4 de Havilland Canada DHC-8-200
• 3 de Havilland Canada DHC-6-300
• 2 Embraer EMB-120 Brasilia
• 2 Dornier DO 328-120

La société opère aussi quatre hélicoptères UH-72 Lakota qui appartiennent à l'US Army. Mais elle pourrait acquérir de nouveaux appareils puisque dans le cadre d'un contrat de 129 millions de dollars, signé en novembre avec le CENTCOM, elle pourrait déployer jusqu'à 14 avions en Afghanistan.

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 20, 2014 8:58 AM
Scoop.it!

Les forces armées du Sahel s'entraînent ensemble

Les forces armées du Sahel s'entraînent ensemble | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Des membres des forces armées d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord se rassembleront le mois prochain au Niger pour participer à des exercices baptisés "Flintlock".

Ces manoeuvres de deux semaines, qui s'attacheront à la lutte africaine contre le terrorisme et les trafics, comporteront des opérations aériennes et terrestres.

Organisés chaque année dans les pays de la région du Sahel, ces exercices sont planifiés par les forces américaines d'opérations spéciales en vue de renforcer les capacités et la collaboration entre les forces africaines de sécurité pour protéger les populations civiles.

Flintlock vise également à réduire les bastions et les soutiens apportés aux organisations extrémistes violentes.

Mais cet exercice ne comporte pas qu'un seul volet militaire. Cette opération internationale vise également à répondre aux besoins humanitaires des communautés locales, sous la forme d'une assistance médicale pour les habitants des régions où elle se déroule.

Il est important d'entretenir "de bonnes relations entre la population locale et l'armée", explique le colonel mauritanien Mohamed Cheikh Ould Boide.

Cela est particulièrement vrai dans des régions comme le Sahel, "où l'accès aux informations réelles est toujours très difficile et où de nombreuses rumeurs circulent en permanence", ajoute cet officier, dont le pays avait accueilli l'édition 2013 de Flintlock.

"Les pays du Sahel doivent participer à toutes les formations destinées à aider à lutter contre le terrorisme et à réduire le champ d'activité des cellules terroristes", a expliqué à Magharebia Syed Ahmed Ould Atefal, spécialiste de la sécurité.

"Une large participation à ces exercices illustre l'importance des dangers que représentent ces groupes pour la sécurité des pays du Sahel, ainsi que pour les activités économiques dans la région", a-t-il précisé.

Dans le cadre des préparatifs de cet exercice, les responsables militaires de la région se sont dits extrêmement préoccupés par l'escalade de la violence en Libye, où des groupes extrémistes liés à al-Qaida se sont implantés dans plusieurs villes de l'est.

Les drones sont aujourd'hui une chose habituelle dans le ciel de l'est de la Libye, où ils fournissent des informations sur al-Qaida, Ansar al-Sharia et les autres menaces pesant sur la région.

"Chaque nation dispose d'un appareil sécuritaire pour repousser ce mal", a expliqué le colonel à la retraite George Bristol, commandant du contingent américain lors de l'exercice Flintlock 2013.

"J'estime que lorsqu'une vingtaine de pays s'associent pour des exercices destinés à repousser cette menace, cela envoie un signal fort à chacun de ces pays sur les liens qui se tissent pour l'avenir, et à l'ennemi, indiquant que la justice le poursuivra où qu'il se rende", a-t-il ajouté.

Mohamed Ould Ahmadou, militant touareg dans le nord du Mali, a expliqué à Magharebia que "tous les exercices militaires destinés à renforcer les armées du Sahel dans leur lutte contre le terrorisme sont très importants. Tous les citoyens loyaux doivent les encourager."

"Il est difficile de répondre individuellement aux risques sécuritaires", a expliqué le journaliste mauritanien Abu Bakr. "Ce type d'exercice militaire est important parce qu'il renforce les capacités des forces de défense et leur apporte un soutien contre toute menace terroriste potentielle."

La sécurité des pays du Sahel requiert des forces militaires efficaces, a-t-il ajouté.

Et de conclure : "De tels exercices y veillent, dans la mesure où ils sont appuyés par les armées des plus grandes puissances mondiales.".

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 20, 2014 4:39 AM
Scoop.it!

La brigade franco-allemande sera engagée au Mali

La brigade franco-allemande sera engagée au Mali | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

On commence à y voir un peu plus clair sur ce que signifie la relance du couple franco-allemand en matière de défense, annoncée par le président Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier. Des militaires allemands de la Brigade franco-allemande (BFA) devraient ainsi rejoindre prochainement le Mali, pour servir au sein de l'EUTM-Mali, la mission européenne de formation de l'armée malienne. Certes, des Allemands y participent depuis le lancement de cette mission, notamment pour la formation des sapeurs et le soutien médical. Par ailleurs, l'Allemagne fournit un soutien aérien pour la force des Nations unies (Minusma) à partir du Sénégal. 

 La décision de Berlin d'engager des troupes de la BFA est toutefois symbolique, d'autant que leur mission pourrait être élargie en particulier à des missions de "force protection" de l'EUTM-Mali, ce que l'Allemagne avait refusé l'an dernier, dans un contexte de sécurité beaucoup plus tendu. Deux unités de la BFA seraient concernées ; le 292ème Jägerbataillon de Donaueschingen et le 295ème Artilleriebataillon d'Immendigen, comme l'indique le Süddeutsche Zeitung. 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui se rend au Mali dimanche et lundi, devrait s'entretenir de ce sujet avec sa nouvelle homologue allemande, Ursula von der Leyen, au cours d'un diner lundi soir à Paris.

La décision finale devrait être annoncée le 19 février lors du conseil des ministres franco-allemand, avec la participation de François Hollande et d'Angela Merkel. Ce sommet pourrait ausi mettre en branle une action commune en vue d'une mission européenne en Centrafrique, en matière humanitaire et securitaire. L'Allemange semble aujourd'hui prête à fournir des moyens aériens pour soutenir l'action de la communauté internationale en Centrafrique.

A l'Elysée, on se réjouit du nouveau cours franco-allemand, que traduit l'arrivée au ministère des Affaires étrangères de Frank-Walter Steinmeier (SPD), plus européen et plus proche de Laurent Fabius que son prédécesseur libéral Guido Westerwelle. A la Défense, Ursula von der Leyen (CDU) est également très europhile. Ces nominations sont importantes car en Allemagne les ministres, notamment des Affaires étrangères et de la Défense, sont beaucoup plus indépendants de la chancelière que ne le sont leurs homologues français vis-à-vis de l'Elysée. 

Au cours des derniers mois, les relations franco-allemandes en matière de défense n'étaient pas au beau fixe : dissolution du dernier régiment français outre-Rhin (110ème RI), refus de l'Allemagne de financer l'opération Sangaris en Centrafrique et petite phrase assassine du ministre sortant de la Défense.

Reste maintenant à voir comment les choses vont se concrétiser sur le terrain.  Et, par ailleurs, comment se déroulera le prochain sommet franco-britannique du 31 janvier. En effet, depuis plus de trois ans, avec les accords de Lancaster House, la France misait d'abord sur l'alliance militaire avec le Royaume-Uni. Un sujet que François Hollande n'a même pas évoqué, ni lors de sa conférence de presse, ni lors de ses voeux aux armées ou au corps diplomatique. Assiste-t-on à un changement d'allié prioritaire en catimini ? 

Réagissez

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 17, 2014 9:29 AM
Scoop.it!

Hollande : «La France n'est pas le gendarme de l'Afrique et elle n'entend pas le redevenir»

Hollande : «La France n'est pas le gendarme de l'Afrique et elle n'entend pas le redevenir» | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Si la France est solidaire de l'Afrique et le sera toujours, elle n'en n'est pas le gendarme et elle n'entend pas le redevenir, a tenu à préciser François Hollande lors de ses vœux aux ambassadeurs français vendredi après avoir dressé un bilan...
No comment yet.
Scooped by Romain
January 16, 2014 4:41 AM
Scoop.it!

Centrafrique : l'envoi d'une force européenne pratiquement acquis

Centrafrique : l'envoi d'une force européenne pratiquement acquis | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

L'objectif serait de déployer de 300 à 500 hommes sous les couleurs de l'UE dans un délai de maximum de dix semaines.

Correspondant à Bruxelles

L'envoi en Centrafrique d'une force militaire européenne de quelques centaines d'hommes, afin de sécuriser l'aéroport de Bangui, semblait pratiquement acquis mercredi soir à l'issue d'un nouveau huis-clos entre les vingt-huit ambassadeurs de l'UE à Bruxelles.

Dans le cheminement bureaucratique de l'accord, une étape cruciale vient d'être franchie avec la préparation d'un «concept de gestion de crise», désormais confiée au SEAE, le «ministère» des affaires étrangères de l'UE. En d'autres termes, Laurent Fabius et ses vingt-sept collègues européens trancheront sur la base d'un vrai plan d'opération lorsqu'ils se retrouveront lundi pour le huis-clos décisif. Formellement, la mission militaire impliquera encore une validation politique à l'unanimité, un feu vert du Conseil de sécurité de l'Onu et une autorisation finale de déploiement.

L'accent sur l'aéroport de Bangui

L'objectif reste mesuré: il semble être de déployer de 300 à 500 hommes sous les couleurs de l'UE dans un délai de maximum de dix semaines, d'après des sources diplomatiques concordantes. Dans un premier temps, l'accent serait mis sur la sécurité de l'aéroport de Bangui, où 100.000 déplacés ont trouvé refuge. Cela permettrait de libérer pour d'autres engagements une partie des 1600 hommes de la mission française Sangaris, sans disperser ni les troupes européennes; ni le soutien logistique. C'est aussi la solution qui a reçu, dans un premier temps, le soutien de l'état-major à Paris.

Au concept d'opération devrait s'ajouter rapidement la «génération de forces», autrement dit la liste des besoins et les contributions nationales. La Pologne et la Belgique ont déjà fait savoir qu'elles seraient présentes, pour peu qu'un cadre européen soit établi. D'autres pays pourraient maintenant se dévoiler, laisse-t-on entendre à Bruxelles.

L'opération militaire de l'UE, assortie d'un mandat d'au moins quatre mois ferait la jointure soit avec la Misca, la force militaire africaine, soit avec une mission propre de l'ONU. Un autre scénario, poussé par le SEAE de Catherine Ashton, prévoit de confier ultérieurement aux Européens une «zone de sécurité» à l'ouest de la RCA. Elle engloberait entre autres la route stratégique qui conduit au Cameroun. Mais cette mission supposerait un contingent plus large, de l'ordre du millier d'hommes.

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 13, 2014 8:28 AM
Scoop.it!

A Bangui, « l'anarchie est terminée »

A Bangui, « l'anarchie est terminée » | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Le président du Parlement provisoire centrafricain et chef de l'Etat par intérim, Alexandre-Ferdinand N'Guendet, a promis lundi 13 janvier que « l'anarchie était terminée » à Bangui, dans un discours à l'état-major de la gendarmerie. « Aux ex-Séléka, aux anti-balaka et aux amoureux du pillage, je vous lance une mise en garde sévère, c'est terminé la récréation ! » a-t-il martelé, devant les officiers et les hommes du rang, dont certains venaient se faire enregistrer dans la capitale après avoirdéserté leur unité ces derniers mois.

Il a, par ailleurs, assuré que la police et la gendarmerie, totalement absentes dans la capitale depuis des semaines, seraient « redéployées d'ici soixante-douze heures et impliquées dans le processus de désarmement » en cours dans la ville.

DES SEMAINES DE TUERIES INTERRELIGIEUSES

« Aujourd'hui, c'est une honte pour la nation de voir la sécurité du peuple centrafricain confiée à des organisations régionales et internationales », a poursuivi le président par intérim, en référence au déploiement d'une force africaine, la Misca, et de l'opération française Sangaris. Ces dernières ont pour mission de rétablir la sécurité dans le pays, livré pendant des semaines à des tueries interreligieuses, qui ont abouti à la démission de Michel Djotodia et de son premier ministre, Nicolas Tiangaye, vendredi sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale, provoquant des scènes de liesse dans les rues de Bang

En vue également d'une normalisation institutionnelle en République centrafricaine, le Conseil national de transition (CNT) – le Parlement provisoire – commence mardi une session spéciale pour élire un nouveau président de transition, a-t-on indiqué de source officielle.

DES SOLDATS ONT REJOINT LES CASERNES

Premier signe d'un début de retour à la normale : après l'appel du chef d'état-major, le général Ferdinand Bombayake, à rejoindre les casernes « d'ici lundi », des centaines de soldats de l'armée régulière centrafricaine – qui avaient rejoint les milices anti-balaka opposées à l'ancien président Djotodia ou fui de peur d'être tués – sont revenus à Bangui pour se faire enregistrer à l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (ENAM), où l'état-major a installé un bureau.

« Ils sont venus très nombreux et ça continue d'arriver [...]. C'est un soulagement, c'est un très bon signe », estime le colonel Désiré Bakossa, de l'état-major, qui supervise les opérations d'enregistrement à l'ENAM.

DES SCÈNES DE CANNIBALISME

Malgré l'objectif de retour au calme affiché, la BBC rapporte, lundi, des actes de cannibalisme lors de lynchages d'habitants par des groupes de pillards dans des quartiers du nord de la capitale centrafricaine. Un homme se faisant appeler « Mad Dog » explique à la BBC avoir mangé un musulman pour se venger des Séléka ayant tué sa femme enceinte, sa belle-sœur et son bébé. Une vingtaine d'hommes lui ont prêté main-forte pour forcer sa victime à descendre du bus dans lequel elle était assise. Ils ont ensuite battu l'homme sur la chaussée avant de lui mettre le feu. Puis des témoins disent avoir vu « Mad Dog » manger la jambe de sa victime sans que personne intervienne. 

Ces scènes de cannibalisme ont été confirmées aux agences de presse par des témoins : « La scène s'est déroulée devant moi mardi dernier dans le quartier Modoua. Un sujet musulman se trouvant dans un taxi-bus descendait à Pétévo pour laisser passer un autre passager. Mais il a été surpris par un groupe de personnes qui l'ont lynché et découpé à la machette », a relaté, encore choqué, Jean-Sylvestre Tchya, 35 ans, technicien de surface.

Si des actes de violences ont encore émaillé la capitale ce week-end, le retour à la normale semble désormais en bonne voie : la nuit de dimanche à lundi a été « particulièrement calme », selon des habitants qui n'ont fait état d'aucune scène nocturne de pillage, malgré quelques tirs isolés. Selon eux, les soldats français de l'opération Sangaris et africains de la Misca ont intensifié leurs patrouilles pour neutraliser les bandes des pillards armés de machettes et de gourdins.

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 10, 2014 10:01 AM
Scoop.it!

Centrafrique : le président Michel Djotodia démissionne

Centrafrique : le président Michel Djotodia démissionne | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Son avenir était l'objet de tractations au sommet extraordinaire organisé à N'Djamena. Le premier ministre Nicolas Tiangaye a, lui aussi, renoncé à ses fonctions.

Le sort de la Centrafrique se décide au Tchad. Le sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d'Afrique centrale qui se tenait à N'Djamena vient d'entériner un nouveau changement de pouvoir à Bangui. Les participants ont annoncé vendredi la démission du président Michel Djotodia, et de son premier ministre Nicolas Tiangaye, qui étaient arrivés mercredi dans la capitale tchadienne. Jeudi en fin de journée, la réunion s'était déjà transformée en une conférence nationale inédite, avec la convocation de tout le personnel politique centrafricain dans la capitale tchadienne. Les 135 membres du Conseil national de transition - qui ne se réunissait plus depuis des mois -, ainsi que des représentants de la communauté civile, avaient été transportés par avion à N'Djamena, sans savoir trop ce que l'on attendait d'eux.

Une minute de silence

À l'ouverture du sommet, le président tchadien Déby avait demandé une minute de silence, «face à cette tragédie vécue par les Africains en Centrafrique».

«Un seul constat doit être fait, et il est amer: la RCA subit au plus profond d'elle-même les agissements de ses propres fils, plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir.» «Il nous faut des actes concrets et décisifs», a ajouté Idriss Déby. La réunion devrait aboutir à la désignation d'un nouveau président, dont le CNT doit approuver la nomination des nouvelles autorités de transition.

Mais comme depuis le début, une difficulté majeure se pose: toutes les solutions élaborées pour sortir de l'impasse n'ont aucun relais sur le terrain. L'État centrafricain n'existe plus que sur le papier, et aucune autorité n'a été jusqu'à présent en mesure de faire appliquer dans les faits quelque politique que ce soit.

Le président Djotodia était depuis des mois le chef d'un État fictif. Reclus dans sa villa du camp de Roux au milieu de ses miliciens, il fait lui-même partie du problème. Honni par la majorité de ses administrés non musulmans, qui l'associent à la terreur des ex-Séléka, il s'est montré incapable de contrôler ces troupes, encore moins de les désarmer. La démission de Djotodia, entérinée par les chefs d'État de la région, pose presque autant de problèmes que son maintien. Son départ signifie la fin d'un processus de transition qui, aussi fragile soit-il, n'en restait pas moins la raison d'être de l'opération «Sangaris», et la base de tout le montage politique et ­diplomatique élaboré pour sortir de la crise.

La seule réalité qui compte est celle du terrain ; les seules forces qui empêchent une nouvelle explosion de violence à Bangui sont les troupes françaises de «Sangaris» et les contingents africains de la Misca.

Les soldats français se sont déployés pendant la journée de mercredi dans plusieurs points clefs de Bangui, pour prévenir au maximum d'éventuels incidents. Des points de contrôle étaient installés sur les grands axes, ainsi que devant les grands camps de déplacés intérieurs qui se sont formés dans la capitale: l'aéroport M'Poko, le centre salésien Don Bosco, l'évêché Saint-Paul des Rapides et la paroisse Saint-Bernard à Boye-Rabe, pour ne citer que les plus importants.

Anti-Balaka et ex-Séléka toujours face à face

Aux abords et parfois même à l'intérieur de ces vastes camps où s'entassent dans des conditions sommaires au moins 150.000 personnes, des miliciens Anti-Balaka en armes se préparent sous le nez des soldats français à prendre leur revanche sur la minorité musulmane dès que l'occasion s'en présentera.

Ces Anti-Balaka, qui s'intitulent aussi dorénavant «combattants pour la libération du peuple centrafricain», ne sont pas les seules forces susceptibles de faire basculer de nouveau la ville dans la violence. Cantonnés dans leurs casernes, mais toujours munis de l'essentiel de leur armement, les ex-Séléka représentent encore une force non négligeable. Leur réaction après le départ annoncé de Djotodia est imprévisible, mais potentiellement violente.

 

 

No comment yet.
Scooped by Romain
January 9, 2014 12:51 PM
Scoop.it!

Niger : Le gouvernement cède devant Areva

Niger : Le gouvernement cède devant Areva | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Lundi dernier, dans un entretien diffusé par la radio publique nigérienne, le ministre nigérien des Affaires étrangères  Mohamed Bazoum a laissé entendre qu’il ne mettrait pas en œuvre la fiscalité de 2006 pour éviter aux sociétés qui exploitent l’uranium de fermer. La déclaration marque un fléchissement dans les négociations entre le gouvernement nigérien et le groupe français Areva, même si le ministre précise que si un accord doit être conclu, il ne le sera pas sur la base de la loi de 1993 comme le souhaite Areva.
Le code minier à appliquer est le cœur du différend entre le Niger et Areva. Niamey se réfère au Code minier de 2006 qui prévoit un alourdissement des impôts, taxes et redevances minières tandis que le groupe nucléaire français réclame l’application de la loi minière de 1993 qui plafonnerait la redevance minière à 12%.
La raison du fléchissement du gouvernement se trouve dans la baisse des cours de l’uranium dont le prix est tombé à 34 dollars la livre, un point bas atteint en juillet 2013. Et malgré une timide reprise de la construction de réacteurs nucléaires dans le monde, 68 au total, les perspectives du marché de l’uranium à court terme ne sont pas bonnes. En cause principalement l’arrêt par le Japon de ses 54 réacteurs nucléaires pour maintenance et renforcement des barrières de sécurité après l’accident nucléaire de Fukushima en mars 2011 mais également la baisse de la demande allemande qui aura fermé toutes ses centrales d’ici à 2022. Le Niger souffre également de la concurrence apportée par l’ouverture programmée de mines au Canada et les productions de l’Australie et du Kazakhstan.
Dans ce contexte, Niamey pourrait bien se voir contraint de revoir ses ambitions à la baisse de manière à permettre à Areva de continuer à investir. Le directeur général-adjoint chargé du secteur des mines Olivier Wantz négocie actuellement à Niamey où il a eu lundi une longue séance de travail avec les responsables du ministère nigérien des mines.

No comment yet.
Scooped by Romain
January 8, 2014 12:01 PM
Scoop.it!

Centrafrique : Le Tchad déterminé à rester au cœur du dossier

Centrafrique : Le Tchad déterminé à rester au cœur du dossier | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Le Tchad, qui effectuait lundi son entrée au Conseil de sécurité des Nations unies, s’est opposé, lors d’un sommet de l’ONU tenu le même jour, à l’envoi de Casques bleus en Centrafrique. N’djamena estime que la Misca, la force de l’Union africaine officiellement entrée en fonction il y a un mois, est capable de gérer la situation.
C’est pratiquement seul contre tous que l’ambassadeur tchadien a défendu sa position. Face à la reconnaissance unanime de la détérioration de la situation, l’envoi de Casques bleus est soutenu par plusieurs pays. Mais le Tchad veut laisser aux Africains, avec lui-même aux premières loges, la primauté dans la gestion de la crise.
Le représentant tchadien aux Nations unies Mahamat Zene Cherif a annoncé la tenue à N’djamena le 9 janvier prochain d’un sommet devant réunir tous les partenaires internationaux pour une évaluation de la situation sécuritaire et politique qui se trouve actuellement dans l’impasse. L’importance de la présence des soldats tchadiens dans la Misca est même soutenue par l’opposition tchadienne. En effet, le Coordinateur adjoint du Conseil patriotique des Forces pour le Changement a déclaré que les troupes tchadiennes sont les plus actives sur le terrain, avec les troupes françaises, dans la dissuasion des ex-Séléka et des milices anti-Balaka.
Même en passant outre la réticence du Tchad, un envoi de Casques bleus ne devrait pas se faire dans l’immédiat. Le Conseil de sécurité attend un rapport du Secrétaire général Ban Ki-moon avant de décider un tel déploiement. Or, selon les premières estimations, ce rapport ne devrait être présenté pas avant la fin du mois de février. Les Nations Unies manquent également de moyens pour venir à l’aide humanitaire concernant des déplacés dans le pays, estimés à plus d’un million. Une conférence des donateurs doit se tenir le 1er février prochain à Addis-Abeba.

No comment yet.
Scooped by Romain
January 8, 2014 11:18 AM
Scoop.it!

Centrafrique : l'UE évoque une mission militaire européenne

Le service diplomatique de l'Union européenne a proposé aux États différentes options pour lancer une mission militaire afin de soutenir les opérations africaine et française en Centrafrique, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques. Les capitales vont examiner ces options jusqu'au 20 janvier, jour où les ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l'UE devront trancher lors d'une réunion à Bruxelles.

Le service diplomatique de l'UE propose qu'une "force militaire" de l'UE "se déploie rapidement en Centrafrique" afin de "contribuer à y rétablir la sécurité aux côtés de la Misma (force africaine) et de Sangaris (force française)", selon le document envoyé aux États. L'une des options prévoit que cette mission européenne soit basée à Bangui, assure des patrouilles dans la capitale et prenne le relais des soldats français pour sécuriser la zone de l'aéroport, où est implanté un grand camp de réfugiés.

Plus d'un millier de soldats

Dans l'autre option, les Européens se baseraient dans l'ouest du pays pour "assurer la sécurité" de l'axe routier stratégique de l'ouest menant vers le Cameroun. Pour un tel rôle, le déploiement de plusieurs centaines de soldats serait nécessaire, avec un équipement adéquat, dont des hélicoptères, des moyens de renseignement et médicaux, précise le document. Ces effectifs pourraient atteindre plus d'un millier d'hommes, selon une source diplomatique.

À plus long terme, les Européens pourraient examiner la mise en place d'une mission de formation des forces de sécurité (armée, gendarmerie et police) qui sont, selon le document, "inefficaces" et souffrent d'une "absence d'organisation et de stratégie". L'examen du lancement d'une mission européenne avait été obtenu par le président français François Hollande au sommet européen de décembre. Les partenaires européens avaient alors apporté leur soutien à l'opération française mais sans s'engager à déployer des soldats, se contentant, pour certains d'entre eux, de mettre à disposition des moyens logistiques.

No comment yet.
Scooped by Romain
January 8, 2014 4:59 AM
Scoop.it!

Le soutien espagnol se concrétise pour la Centrafrique

Le soutien espagnol se concrétise pour la Centrafrique | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Composée de 12 personnes, ce sera à Libreville qu’elle établira les contacts opportuns pour la préparation du déploiement du Détachement Aérien Tactique de l’Armée de l’Air, dans son appui aux opérations de l’ONU en République Centrafricaine.

Le Ministère de Défense dans un communiqué, précise qu’avec le départ de cette équipe de reconnaissance,débutera la matérialisation du déploiement militaire espagnol (OLRT) comme force d’appui aux Nations Unies dans sa mission pour la résolution de la crise centrafricaine.
La semaine dernière, le conseil des ministre et les députés avaient donné leur feu vert.

La mission de L’OLRT sera au Gabon de se mettre en contact avec les forces françaises, et la délégation diplomatique espagnole avec elles, pour travailler ensemble à l’installation du Détachement Tactique Aérien de l’Armée de l’Air espagnole sur la base aérienne française à Libreville.
L’Espagne apporte un avion cargo militaire de transport “Hercule” C-130, et un contingent de 60 hommes.

En outre, l’équipe de reconnaissance procédera dans la dite base à l’investigation des installations, des services, des capacités et des équipements pouvant favoriser l’installation du personnel.

La mission espagnole en RCA sera axée sur le transport stratégique dans les zones d’opération des membres de l’Armée française de l’opération “Sangaris” et des forces africaines de la MISCA.

La participation espagnole entre dans le cadre de la Résolution 2127 du Conseil de Sécurité de Nations Unies, adoptée le 5 décembre 2013, et qui autorise le déploiement de Missions Internationales en RCA.
Sa durée sera de 12 mois.

Cette mission a pour but de contribuer à la protection des civils, de rétablir la sécurité et l’ordre public, de coopérer au rétablissement de l’autorité de l’État sur tout le territoire, et de créer des conditions d’assistance à l’aide humanitaire; et enfin, de faciliter le processus de désarmement, tout comme la restructuration des secteurs de défense et de sécurité.

No comment yet.