NOUVELLES D'AFRIQUE
5.4K views | +2 today
 
Scooped by Romain
onto NOUVELLES D'AFRIQUE
October 9, 2016 6:42 AM
Scoop.it!

"On oublie trop souvent le rôle positif de certaines armées africaines"

"On oublie trop souvent le rôle positif de certaines armées africaines" | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Chercheuse à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (Irsem) et spécialiste des conflits africains, et notamment de la Corne de l'Afrique, Sonia Le Gouriellec est coorganisatrice du colloque « Les nouveaux visages des armées africaines », organisé jeudi 5 et vendredi 6 octobre à l'École militaire à Paris. Elle revient sur la complexité des enjeux de sécurité africains, sur les paradoxes des armées du continent, sur les défis à relever. Sur les aspects positifs, également, trop souvent laissés de côté. Les thématiques abordées se trouvent ici, et le programme est là. Il est possible d'y assister, après inscription obligatoire.
Le Point.fr : Vous coorganisez à l'École militaire de Paris, les 5 et 6 octobre, un colloque sur les armées de l'Afrique subsaharienne. Sont-elles actuellement à la hauteur des enjeux sécuritaires du continent ?
Sonia Le Gouriellec : Elles font effectivement face à un défi véritable, en raison notamment de leurs moyens limités. Globalement, leurs budgets sont très faibles, leurs tailles sont réduites et les populations sont peu engagées dans les forces armées. J'ai noté que 0,2 % de la population africaine est engagée dans les forces armées, quand en France, par exemple, ce chiffre est près de 2,5 fois plus élevé (0,48 %). De plus, elles interviennent souvent sur des terrains très conflictuels, y compris dans les opérations de maintien de la paix qui ressemblent souvent à des guerres. Elles sont souvent sous-équipées, sous-entraînées. Voici quelques mois, Jeune Afrique avait écrit sur les armées africaines « mal équipées, mal entraînées, mal aimées et en piteux état ». Pour autant, leur plus important défi consiste aujourd'hui à s'adapter à de nouvelles formes de conflictualité, comme le djihadisme qui frappe toute la bande sahélienne. Elles sont soutenues dans cet effort par des partenaires comme l'Union européenne, la France, les États-Unis, la Chine, l'Inde et d'autres encore, comme le Brésil ou la Turquie.
Comment se fait-il que ces États faisant face à des adversaires de puissance limitée aient besoin d'armées étrangères pour se défendre ?
Tout d'abord, notons que ces armées ne se sont pas adaptées à l'évolution des conflits. Prenons le cas typique du Nigeria, confronté au groupe Boko Haram. Après la guerre civile de 1967-1970 (guerre du Biafra), les structures militaires ont été remodelées, une culture stratégique nouvelle s'est mise en place. Elle se basait sur l'analyse selon laquelle la menace contre le pays venait de l'environnement régional francophone. C'est pourquoi, dans les années 1980-1990, l'armée nigériane s'est trouvée fortement impliquée dans les opérations de paix sur le plan régional. La conséquence, c'est qu'elle s'est progressivement trouvée incapable de répondre à des menaces infra-étatiques… Elle n'est pas en mesure de faire face aujourd'hui à Boko Haram. D'autres armées uniquement centrées sur la protection des frontières n'étaient pas prêtes à contrer des menaces de nature terroriste lorsqu'elles se sont présentées. Dans d'autres cas encore, on trouve davantage des gardes prétoriennes que des armées nationales. Je pense aux États d'Afrique centrale. Elles forment un groupe de protection autour du président sans être prêtes à affronter les menaces contemporaines.
Ces armées construites autour du clan du chef de l'État sont légion en Afrique. Est-il possible, voire nécessaire, qu'une telle situation évolue, et comment ?
Premier point, ce n'est pas à nous, acteurs extérieurs, d'y remédier. De plus, notre vision très négative est souvent assez biaisée par notre connaissance souvent réduite aux États d'Afrique francophone. Nous les voyons négativement en raison de leur rôle dans les coups d'État, de leur ingérence dans le politique, de la corruption ou du népotisme dont elles sont souvent accusées. On oublie souvent qu'elles ont aussi joué des rôles positifs dans certaines transitions politiques, comme en Guinée en 2008. Le général Sékouba Konaté a mis en place la transition politique, se comportant en véritable modèle, à l'inverse de Moussa Dadis Camara. Au Niger, le coup d'État du commandant Salou Djibo en 2010, resté au pouvoir jusqu'en 2011, visait à restaurer les institutions démocratiques, ce qui a été fait avec succès. En 2014, au Burkina Faso, l'armée a tenté de mettre en place la transition démocratique, mais une de ses factions a appuyé Blaise Compaoré. C'était une armée à deux visages. Les rivalités entre factions sont réelles : bérets rouges et bérets verts au Mali ou encore le régiment de sécurité présidentielle et l'armée régulière au Burkina Faso. Il ne faut pas réduire la complexité des situations.
Les armées africaines sont souvent imbriquées dans les jeux de pouvoir. Est-ce acceptable ?
85 % des pays africains ont été touchés par des coups d'État. Et seuls deux pays (l'Afrique du Sud et la Namibie) n'ont pas connu de régime militaire. L'enjeu réside, à mes yeux, dans la professionnalisation des armées, dont les enjeux sociaux, économiques, mais surtout politiques avec la subordination à l'autorité civile, sont essentiels. C'est particulièrement vrai dans ces pays où des milices ou des groupes de libération nationale sont arrivés au pouvoir par les armes, comme en Éthiopie, en Érythrée, au Soudan du Sud, au Tchad, au Burundi, au Rwanda, etc. On voit que les anciens rebelles mettent en place des régimes très autoritaires, participant davantage que les autres aux opérations de maintien de la paix. Du coup, en devenant indispensables à la résolution des conflits sur le continent, ces régimes forts ne soulèvent que peu de critiques de leurs partenaires internationaux et accroissent leur emprise sur la vie politique et économique de leur pays. C'est particulièrement vrai actuellement avec le Tchad, l'Ouganda, le Burundi et l'Éthiopie
No comment yet.
NOUVELLES D'AFRIQUE
Quelques actualités sur le continent africain (conflit, économie, sécurité ...)
Curated by Romain
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Romain
January 19, 2019 7:31 AM
Scoop.it!

Montés sur leurs dromadaires, les méharistes protègent dans le désert les frontières de la Mauritanie

Montés sur leurs dromadaires, les méharistes protègent dans le désert les frontières de la Mauritanie | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
e désert du sud-est mauritanien n'a aucun secret pour les membres du Groupement nomade (GN) de la garde nationale, une unité de soldats qui le sillonnent à dos de dromadaires. Depuis des décennies, dans le Hodh Ech Chargui, une région rude du Sahel, ils surveillent les caravanes et les trafics en tout genre.

"Durement frappée par les attentats djihadistes et les enlèvements d'étrangers dans les années 2000, la Mauritanie a engagé une politique volontariste : remise sur pied de l'armée, surveillance accrue du territoire et aide au développement des zones les plus reculées, en particulier aux abords des frontières avec le Mali", explique l'AFP.

Les méharistes, alors affectés en grande majorité à la surveillance de l'aéroport de Néma, avaient cessé de parcourir le désert. Mais aujourd'hui, l'Etat veut de nouveau leur confier la surveillance de ce territoire.

"Normalement, le GN comprend trois escadrons montés. Actuellement, je n’ai qu’un escadron sur chameaux et un escadron motorisé, soit une centaine d’hommes. Mais nous allons remonter en puissance", ajoute le chef du Groupement, le colonel Abderhamane Mohamed Saleh, interrogé par l'envoyé spécial du quotidien Ouest-France à Néma, Philippe Chapleau.
Sécurité et développement

Dans le cadre du Fonds européen de développement (FED), l'Union européenne va octroyer 13 millions d'euros pour renforcer la sécurité du territoire en intensifiant les patrouilles et aider au développement du pays. Cet argent va permettre notamment d'effectuer des missions de contrôle des populations, de renseignement, de police administrative, de curage des puits…

"Mes hommes peuvent aider à creuser un puits. Mais ils servent aussi à recueillir du renseignement, grâce à leur proximité avec la population. (…) A dos de dromadaire, ils peuvent parcourir jusqu'à 70 km par jour, en autonomie pendant deux à quatre semaines", souligne un autre gradé, le colonel Abderahamane el-Khalil. "Là où l'Etat n'a pas d'infrastructure, dans les coins reculés, enclavés, on vient porter assistance à la population dans le domaine sanitaire, dans l'éducation..." , ajoute-t-il.
Trois axes

Les Fonds européens vont permettre de développer trois axes : infrastructure, recrutement et dotation en montures.

Les infrastructures pour le commandement seront installées à Oualata, dans un ancien fort français. "La rénovation du fort de 1921 permettra d’accueillir ce PC et un espace muséographique consacré à l’histoire des méharistes", explique François-Xavier Pons, le chef de mission de l'UE sur ce projet. Et de construire aussi à Achemim, entre Néma et Oualata, un centre d'instruction et un poste pour accueillir une partie de l'unité.

Recruter des hommes jeunes et fiables est la deuxième priorité de ce plan. Volonté, connaissance du désert et vocation militaire sont les qualités requises. Le recrutement sera local parmi les populations nomades de l’Est et parmi l’aristocratie guerrière du Hodh Ech Chargui.

Enfin, la troisième et dernière partie du projet concerne l'acquisition de nouvelles montures. L'utilisation de dromadaires n'a rien de folklorique dans ce pays. Il s'agit d'un véritable "outil", explique RFI. En contrepartie d'un cahier des charges et de procédures contraignantes, l'UE contribuera à hauteur d'environ 300.000 euros pour fournir environ 250 dromadaires précise Le Monde.
No comment yet.
Scooped by Romain
December 7, 2018 2:02 AM
Scoop.it!

Pour contrer l'influence jihadiste au Sahel, la France et l'UE débloquent 1,3 milliard d'euros au titre de l'aide au développement

Pour contrer l'influence jihadiste au Sahel, la France et l'UE débloquent 1,3 milliard d'euros au titre de l'aide au développement | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Lors de sa visite faite aux soldats de la force Barkhane, en 2017, à la veille de Noël, le président Macron avait détaillé la stratégie suivie par la France au Sahel, laquelle repose sur la « coordination des opérations militaires » avec la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA], la mission européenne EUTM Mali ainsi que la Force conjointe du G5 Sahel, « l’aide au développement » et les « efforts diplomatiques. »

« Ce triptyque est la condition même de notre réussite. C’est ce qui nous permettra de gagner dans la durée. […] S’il n’y a pas de ligne claire sur le plan militaire et diplomatique, il n’y a pas d’action durable », avait ensuite justifié M. Macron.

S’agissant de l’action militaire, la force Barkhane a fait le travail cette année, avec plus de 150 jihadistes mis hors de combat et des coups sévères portés contre l’encadrement du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM] et les « katibas » de l’État islamique au Grand Sahara [EIGS]. Le bilan est en revanche plus contrasté pour la Force conjointe du G5 Sahel, qui n’est toujours pas pleinement opérationnelle étant donné que les fonds qui lui avaient été promis à cette fin manquent toujours. Les efforts diplomatiques, sur ce point précis, n’ont pour le moment pas porté.

« La question est de savoir comment nous devons aborder la question de notre intervention dans le Sahel. C’est un problème d’une considérable complexité. Nous essayons d’agir avec l’ONU, la […] MINUSMA, l’Union européenne, Barkhane, les acteurs du G5 Sahel, et demain avec l’Union africaine. Tout cela appelle une ingénierie très particulière, une connaissance très particulière, un état d’esprit particulier, et nécessite de construire des forces qui, une fois cette compréhension commune des problèmes acquise, soient capables de définir ensemble des modes d’action communs pour intervenir. Et ces forces doivent être capables d’intervenir », avait expliqué, sur ce point, le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA], lors d’une récente audition parlementaire.

Quant au développement, axé sur la « prévention du jihadisme », un pas vient d’être franchi, à Nouakchott, ce 6 décembre, avec les annonces faites par l’Union européenne et le ministère français des Affaires étrangères, à Noulors d’un sommet extraordinaire du G5 Sahel [Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad].

« Je suis heureux d’annoncer que le soutien de l’Union européenne au Programme d’Investissements Prioritaires (PIP) s’élève à présent à 800 millions d’euros. Cela comprend l’annonce aujourd’hui de 122 millions d’euros d’argent frais », a en effet déclaré Neven Mimica, le commissaire européen pour la Coopération internationale et le Développement.

Ayant déjà engagé 280 millions d’euros pour financer des projets de développement, Paris a annoncé son intention d’ajouter 220 millions supplémentaires. De cette manière, « la France […] investira 500 millions au profit des priorités » du G5 Sahel, a souligné Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères. « La moitié de cette somme concerne des projets déjà en gestation et en cours […] L’autre moité sera octroyée de manière accélérée dans les deux ans qui viennent pour vous permettre d’être au rendez-vous de vos priorités », a-t-il ajouté.

Pour financer leurs 40 projets de développement, le pays du G5 Sahel avaient besoin de 1,9 milliard d’euros, dont 13% sont pris à leur charge. Cette somme, dont l’essentiel sera donc apportée par la France et l’UE, servira à construire des écoles et des centres de soins ainsi qu’à établir des accès à l’eau, en particulier dans les régions « travaillées » par les groupes jihadistes, comme, par exemple, celle du Liptako-Gourma. L’idée est d’éviter que ces derniers puissent tirer parti des carences, voire des défaillance des États concernés, en attirant à eux des populations déshéritées.

« La pauvreté, le chômage, l’analphabétisme, les sentiments d’injustice, d’impuissance et d’absence de perspectives, le laxisme à l’endroit du trafic de drogue et l’incapacité des États à assumer pleinement leurs responsabilités régaliennes génèrent des conditions optimales pour le règne de l’insécurité, laquelle facilite l’intrusion des terroristes et des extrémistes et leur permet de prospérer et de trouver des cibles potentiellement réceptives à leur discours idéologique ou religieux », a fait valoir Ould Abdel Aziz, le président mauritanien, poir qui, « à elle seule », l’approche sécuritaire est « insuffisante pour résoudre définitivement la question de la violence extrémiste. »

« Notre souhait, c’est d’asseoir vigoureusement le second pilier stratégique et décisif de notre action commune, le développement économique et social du G5 Sahel », a ajouté Mahamadou Issoufou, le président nigérien.

Lors d’un entretien donné au quotidien Le Monde, à la veille de quitter le commandement de la force Barkhane, fin juillet, le général Bruno Guibert avait insisté sur la convergence de l’action militaire avec le développement.

« Dans certaines parties du territoire, la sécurité, voire la justice, sont assurées de facto par des groupes djihadistes. Seul le retour permanent de l’autorité malienne, favorisera le retour de la confiance de la population. Un certain nombre de jeunes s’engagent aussi dans les rangs de ces groupes armés pour se défendre contre d’autres communautés. Ce qui ne signifie pas que les populations soutiennent tous les jihadistes. Il faut maintenant faire converger les stratégies militaire et de développement afin de provoquer la rupture et couper les liens entre population, communautés et jihadistes. C’est un point fondamental. Cela prendra du temps, sera douloureux peut-être, mais la situation reste réversible. C’est avant tout une question de volonté politique », avait expliqué le général français.
No comment yet.
Scooped by Romain
November 15, 2018 1:32 AM
Scoop.it!

De violents combats ont été signalés dans la région du Tibesti, au Tchad

De violents combats ont été signalés dans la région du Tibesti, au Tchad | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Le jour du 58e anniversaire de l’indépendance du Tchad, le 11 août dernier, des rebelles tchadiens appartenant au « Conseil de commandement militaire pour le salut de la République » [CCMSR], une organisation installée en Libye, ont lancé une offensive en direction de la localité de Kouri Bougri qui, située dans le massif du Tibesti, à l’extrême-nord du pays, abrite des mines d’or.

Dans la foulée, N’Djamena y a lancé une opération militaire pour en chasser les « milliers d’orpailleurs » qui exploitent l’or de façon « illégale ». Depuis, la situation s’est visiblement enlisée, malgré l’engagement de moyens relativement importants, dont des avions d’attaque Su-25 et des hélicoptères de combat. En effet, les combats y sont de plus en plus fréquents, tout en gagnant en intensité.

« Les autorités tchadiennes ont justifié leur mobilisation en évoquant la lutte contre les orpailleurs. Lorsque nous avons constaté l’envoi de l’armée de l’air, on a compris qu’il s’agissait d’autre chose. N’Djamena veut en finir avec le CCMSR qui attire de plus en plus de monde dans ses rangs », a expliqué un « observateur des droits de l’homme » au quotidien La Croix, en septembre.

Fin octobre, à Miski, l’état-major tchadien a indiqué que des « forces de défense » ont été attaquées par un « groupuscule de terroristes ». Et d’assurer que la situation était « sous contrôle », sans pour autant donner de détails sur les pertes éventuellement subies et infligées à l’adversaire, dont l’identité n’a pas non plus été précisée.

Quelques jours plus tard, Mouli Sougui, le sous-préfet de Yebbi-Bou a remis sa démission, après avoir évoqué les évènements ayant eu lieu à Miski. Ainsi, et comme l’avait affirmé un député de la région ayant requis l’anonymat, les affrontements en question auraient opposé l’armée et des habitants qui contestaient le nouveau découpage admnistratif de la région.

« [Le président] Déby et son clan voudraient absolument mettre la main sur la richesse de Miski. J’ai dit cela en connaissance de cause. Sous mes responsabilités. C’est-à-dire pendant que j’étais sous-préfet. Déby et sa famille ont tenté à maintes reprises d’exploiter l’or de Miski, en dehors de tout cadre légal », a expliqué ce responsable démissionnaire, cité par RFI, après avoir dénoncé « des bombardements aériens, des pillages et des incendies de maisons ».

Le ministre tchadien de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir, a rejeté ces allégations. Toutefois, il a admis que les ressources aurifères étaient bel et bien un sujet de préoccupation. « Il y a des mercenaires, des terroristes, des esclavagistes, qui ne veulent pas que le gouvernement, l’Etat, mette la main sur ces ressources-là! », a-t-il dit. Et de prévenir : « Le gouvernement ne lésinera sur aucun moyen! Nous allons tout engager pour nettoyer la zone! Nous allons engager tous les moyens pour défendre le territoire national! Tous les moyens, je dis bien! »

Seulement, les habitants de Miski, l’ex-sous-préfet en tête, se sont réunis en « comité d’auto-défense » afin de réagir aux « exactions » imputées à l’armée. Et, depuis le début du mois, de violents combats ont eu lieu, obligeant les Su-25 et les hélicoptères tchadiens à intervenir.

« Les affrontements se déroulent à l’intérieur et à l’entrée de Miski », a précisé, ce 14 novembre, M. Sougui, désormais porte-parole de ce « comité d’auto-défense ». Il s’agit, a-t-il expliqué, de protester contre « l’expédition punitive » de l’armée tchadienne. Évolution pouvant être inquiétante pour N’Djamena, l’ex-sous-préfet a évoqué la possibilité avec les rebelles du CCMSR qui, selon lui, auraient progressé depuis le coup de force à Kouri Bougri.

Quoi qu’il en soit, les autorités tchadiennes ne communiquent que très peu sur la situation dans le nord du Tibesti. L’on sait que les opérations y sont dirigées par le général Mahamat Kaka Déby, chef de la Direction générale des services de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE) et fils du président Déby, qui a dû d’ailleurs écourter un déplacement à Palerme [Italie].

La situation dans le nord du Tchad intéresse la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S], dans le mesure où le quartier général de son fuseau « Est » doit y être installé, précisément à Zouar, ville située sur les contreforts ouest du Tibesti.
No comment yet.
Scooped by Romain
October 16, 2018 2:15 AM
Scoop.it!

« La stratégie chinoise connaît ses premiers déboires en Afrique »

« La stratégie chinoise connaît ses premiers déboires en Afrique » | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Chronique. C’était un magnifique aéroport qui devait voir le jour à 60 km de Freetown. Splendide, cher mais inutile. Ce projet à 318 millions de dollars (275 millions d’euros), que la Chine devait financer, construire, gérer et entretenir, a été annulé par les nouvelles autorités de Sierra Leone.

« Le gouvernement considère qu’il n’est pas rentable économiquement de poursuivre la construction d’un nouvel aéroport alors que l’actuel est gravement sous-utilisé », a justifié le ministère des transports et de l’aviation dans un courrier consulté mercredi 10 octobre par l’AFP. Le porte-parole de la diplomatie chinoise, Lu Kang, s’est évertué à éteindre l’incendie le lendemain : « Je ne pense pas que ce dossier particulier indique qu’il y ait des problèmes entre la Chine et la Sierra Leone », a-t-il assuré en conférence de presse.

Car la stratégie chinoise de financement de grands projets d’infrastructures, généralement regroupés sous l’étiquette de « nouvelles routes de la soie », connaît ses premiers déboires. Lancée il y a cinq ans par le président chinois, elle a rapidement associé une soixantaine de pays et permis de signer des centaines de contrats.
« Dérives d’endettement insoutenables »

Mais, depuis quelques mois, rien ne va plus. En Malaisie, au Pakistan, au Sri Lanka, au Népal, en Birmanie et maintenant en Sierra Leone, des projets sont rediscutés, voire annulés. A chaque fois, ce sont les conditions financières qui pêchent.

« L’ampleur des financements accordés par la Chine accroît le risque que soient financés des projets économiquement non viables qui pourraient notamment entraîner les Etats concernés dans des dérives d’endettement insoutenables en l’absence de gains de productivité ou d’activité suffisants », analysent les auteurs d’un rapport du Trésor français publié le 11 octobre.

Même analyse du côté du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, mais aussi des Etats-Unis et de l’Union européenne, qui dénoncent cette « diplomatie de la dette ». En outre, Washington lance un projet concurrent, l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), une agence d’aide au développement dotée d’un fonds de 60 milliards de dollars, soit exactement la même somme que celle annoncée par Pékin lors du dernier sommet Chine-Afrique, début septembre à Pékin.

Les acteurs chinois de ces projets sont tous contrôlés par l’Etat et donc en mesure de proposer des financements attractifs grâce à une garantie implicite de Pékin, qui mobilise une partie de ses réserves de change. Les taux pratiqués sont compris entre 2 % et 3 % pour des financements d’une maturité supérieure à vingt-cinq ans et assortis de périodes de grâce importantes, allant jusqu’à huit ans. Les financements chinois sont d’autant plus attractifs qu’ils n’exigent pas de garantie souveraine du pays hôte, rappellent les experts du Trésor français.
Le cas du Sri Lanka devrait inquiéter Djibouti

Mais il y a un revers à cette jolie médaille, car l’absence de garantie n’exclut pas des exigences de « collatéralisation » portant sur des terres, des matières premières ou des conditions tarifaires attractives dans la production d’énergie.

Le Soudan du Sud va ainsi utiliser son pétrole pour payer à la Chine ses projets routiers. Le même schéma a été utilisé par l’Angola et le Nigeria. Parfois même ces prêts sont alloués à un consortium d’entreprises et donc plus ou moins directement aux entreprises chinoises elles-mêmes. Au niveau mondial, seuls 3,4 % des projets financés par la Chine sont attribués à des entreprises non chinoises. En Afrique, on est proche de zéro.

L’argent donné d’une main par la Chine revient ainsi dans la poche de Pékin via ses entreprises publiques. Au Pakistan, 91 % des revenus générés dans les quarante prochaines années par le port de Gwadar devraient revenir à Pékin. En Afrique, on est proche de 100 %…
L’Afrique doit regarder en détail ce qui se passe ailleurs. Le vent nouveau qui souffle contre les intérêts chinois en Asie doit inciter à davantage de prudence afin de ne pas entamer les intérêts stratégiques des pays africains. Le cas du Sri Lanka, où la Chine a obtenu la concession du port de Hambantota pour quatre-vingt-dix-neuf ans suite à un défaut de paiement, devrait inquiéter Djibouti…
Alternances politiques

La décision de la Sierra Leone est un symbole important de cette capacité qu’a l’Afrique de dire « non » lorsque ses intérêts ne sont pas pris en compte ou lorsque les risques sont trop importants. Car de nombreux pays sont déjà étranglés et la Chine détient à elle seule plus de 20 % des dettes publiques africaines.

Le Botswana est ainsi devenu le deuxième pays africain, après l’Ethiopie, à annoncer que Pékin avait accepté de prolonger la période de remboursement de ses emprunts pour les infrastructures ferroviaires et routières. Le président Mokgweetsi Masisi a en outre déclaré avoir obtenu une annulation d’une partie de la dette et des intérêts, à hauteur de 7,2 millions de dollars. Quant à l’Ethiopie, elle a annoncé que la Chine avait accepté de restructurer un prêt de 4 milliards de dollars pour le chemin de fer qui relie sa capitale à Djibouti. « Le prêt pour le chemin de fer, qui devait être payé sur dix ans, a été porté à trente ans », a déclaré le premier ministre, Abiy Ahmed.

Au Kenya, le gouvernement a demandé à Pékin d’envisager de fournir la moitié des 3,8 milliards de dollars alloués à la deuxième phase du chemin de fer Naivasha-Kisumu en guise de subvention et l’autre moitié sous forme de prêt. Enfin, en Zambie, des rumeurs annonçant la reprise par la Chine des services publics de l’électricité, de la télévision et du nouvel aéroport, en échange d’un allégement de la dette, ont été démenties par la suite.

L’Angola, l’Ethiopie et le Kenya sont les trois plus importants débiteurs de la Chine sur le continent. Si le premier peut compter sur ses exportations de pétrole pour régler la note, les deux suivants parient sur la croissance et l’industrialisation pour rembourser. Un pari forcément risqué non seulement pour eux mais aussi pour Pékin, qui découvre combien les alternances politiques peuvent jouer contre ses intérêts. Cela explique le soutien chinois aux régimes forts : pour Pékin, un dictateur dépensier est bien plus intéressant qu’un démocrate économe.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 14, 2018 2:02 AM
Scoop.it!

À vrai dire. En Afrique, la Chine s'en tient-elle vraiment à sa doctrine de non-ingérence ?

À vrai dire. En Afrique, la Chine s'en tient-elle vraiment à sa doctrine de non-ingérence ? | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Ce n'est un secret pour personne : Pékin investit massivement en Afrique. Le géant asiatique finance à grands coups de milliards les infrastructures du continent et assure que son soutien se limite à l'économie. Mais la Chine envoie aussi de plus en plus de soldats sur le continent.

C'est un principe érigé en dogme par le pouvoir chinois : la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres Etats souverains. En témoigne le discours de Xi Jinping, le président chinois, lors de l'ouverture du dernier sommet Chine-Afrique le 3 septembre 2018 :

"Nous poursuivons toujours la pratique des "cinq non" dans nos relations avec l'Afrique, à savoir : ne pas s'ingérer dans la recherche par les pays africains d'une voie de développement adaptée à leurs conditions nationales, ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures africaines, ne pas imposer notre volonté à l'Afrique, ne pas assortir nos aides à l'Afrique de condition politique quelconque, et ne pas poursuivre des intérêts politiques égoïstes dans notre coopération en matière d'investissement et de financement avec l'Afrique."
Quelle est la présence économique de la Chine en Afrique ?

En Afrique, la Chine multiplie depuis longtemps déjà ses aides à différents pays pour construire routes, barrages autres gares. Au total, 136 milliards de dollars auraient été prêtés par Pékin entre 2000 et 2017. "Sans aucune condition politique", précise le pouvoir chinois.

Des investissements qui ont indéniablement fait avancer l'économie des pays concernés. Et que saluent les Africains eux-mêmes. Un sondage réalisé en 2015 montrait que 63% des sondés considéraient comme positive l'influence de la Chine dans leur pays.
La Chine limite-t-elle sa présence à l'économie ?

Depuis quelques années, la Chine est poussée à s'investir un peu plus sur le plan politique et militaire en Afrique. Malgré elle parfois. Comme quand elle a été soupconnée d'avoir soutenu la chute de Robert Mugabe au Zimbabwe. L'homme qui avait initié le coup d'Etat en 2017 venait de passer quelques jours à Pékin.

Ce qui est certain, c'est que la Chine renforce sa présence militaire, par l'intermédiaire de l'ONU.

Le nombre de "casques bleus" chinois impliqués dans des opérations de maintien de la paix en Afrique augmente. Il est en août 2018 de 1876 soldats, essentiellement au Soudan du Sud. C'est un chiffre plus important que n'importe quel autre pays membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

La Chine offre aussi un programme de formation des militaires africains.

Et puis surtout, c'est l'Afrique que Pékin a choisi pour ouvrir sa première base militaire à l'étranger. A Djibouti, un complexe abriterait plusieurs milliers de soldats chinois.

Une manière pour la Chine de sécuriser ses lourds investissements africains, ce qui lui vaut parfois des accusations de néo-colonialisme. Une présence qui reste malgré tout bien mieux tolérée en Afrique que celle des anciens colons français et britanniques.

Retrouvez ici cette chronique et tous les [à vrai dire] de TV5MONDE

Sur Twitter : @TV5MONDEINFO
No comment yet.
Scooped by Romain
May 11, 2018 7:24 AM
Scoop.it!

Côte d’Ivoire : la grande muette en alerte face aux risques de mutineries

Côte d’Ivoire : la grande muette en alerte face aux risques de mutineries | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Les forces de défense et de sécurité ivoiriennes sont en état d'alerte : l'état-major craint de nouveaux soulèvements dans les casernes du pays.

Face au risque de nouveaux soulèvements dans les casernes, l’état-major des armées a pris les devants en demandant à l’ensemble des forces de défense et de sécurité de se mettre en alerte du 1er au 18 mai.
Selon nos sources, sept militaires en poste à Bouaké, suspectés d’être les meneurs de ce possible mouvement de contestation, ont été convoqués les 2 et 4 mai à Abidjan par le chef d’état-major Sékou Touré. Ils devraient être mutés dans les prochains jours.
Opération de recherches d’armes

Ces inquiétudes émergent alors qu’une opération de détection d’armes entamée le 12 avril dans les résidences de Guillaume Soro à Ferkessédougou et dans le village de son épouse, ainsi que dans les demeures de six ex-comzones, a pris fin début mai.

Préparée dans le plus grand secret depuis le début de l’année, cette opération s’inscrivait dans le cadre de l’enquête sur la cache d’armes découverte en mai 2017 à Bouaké.
Début avril 2018, l’armement du troisième bataillon de Bouaké, dirigé officiellement par Hervé Touré (« Vetcho »), entreposé depuis la première mutinerie de 2017 dans le centre d’instruction de Timbé (près de Katiola) sur ordre du ministère de la Défense, a également été délocalisé au sein de la division logistique de l’état-major à Abidjan.
No comment yet.
Scooped by Romain
May 2, 2018 1:43 AM
Scoop.it!

Les ambitions africaines de la Russie

Les ambitions africaines de la Russie | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Continent pivot lors des confrontations est/ouest pendant la Guerre froide, la Russie tente de s’impliquer à nouveau en Afrique. TTU a déjà évoqué, lors des dernières semaines, le retour en force du renseignement russe en Afrique francophone, comme le Congo ou la RCA, mais aussi le travail d’influence mené sur les réseaux sociaux ciblant la diaspora. Cependant l’approche russe est plus globale et ambitionne de réinvestir les trois zones stratégiques que sont l’Afrique australe, la Corne africaine et la BSS.

Investissements, projets énergétiques, contrats d’armements à coûts réduits sont les trois thématiques avec lesquelles Sergueï Lavrov a tenté de séduire ses interlocuteurs lors de sa tournée en Ethiopie, en Namibie, au Mozambique, au Zimbabwe et en Angola. Mais, contraint par le poids des investissements chinois et occidentaux, le projet se veut avant tout politique. En échange d’un soutien en matière d’antiterrorisme, et d’une défense appuyée des intérêts de ses hôtes au sein des institutions de l’Onu (Conseil de sécurité inclus), Moscou cherche à intégrer l’AFRIPOL, en charge de la coordination policière sur le continent.

En revanche dans la BSS, la posture russe se veut résolument plus agressive. Si Alger prend peu à peu ses distances à l’égard de Moscou, en raison du rapprochement avec Paris et le G5 Sahel, et de la découverte des corps de combattants du Front Polisario dans le crash d’un avion russe sur son territoire en avril 2017, Moscou surenchérit. La dépendance d’Alger à l’égard de la BITD russe permet à Moscou d’accroître la pression pour obtenir le leasing d’une partie de la base navale de Mers el-Kébir. Mais surtout le Kremlin considère l’échiquier sahélien comme partie intégrante de sa stratégie sur le continent européen.

Utilisant jusqu’à présent, et discrètement, Alger comme proxy dans son soutien au Front Polisario, la Russie a récemment radicalisé sa position tant à l’égard du Maroc que de l’Union européenne, en recevant officiellement, fin mars, à Moscou une délégation du front Polisario conduite par Mhamed Khaddad, qui a rencontré le vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov. Ils y ont débattu notamment de l’autodétermination du peuple sahraoui et du mandat de renouvellement de la Minurso.
No comment yet.
Scooped by Romain
December 24, 2017 6:51 AM
Scoop.it!

Cedeao : Kaboré défend la création de la monnaie unique dès 2020

Cedeao : Kaboré défend la création de la monnaie unique dès 2020 | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
En marge du sommet d'Abuja, ce week-end, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a défendu le principe d'une mise en place progressive de la monnaie unique de la Cedeao dès 2020. Une nouvelle feuille de route guidant sa création doit être dévoilée en février 2018.

« L’option a été toujours maintenue que 2020 doit être la date de la création de la monnaie de la Cedeao » a martelé le président du Burkina Faso lors du 52ème sommet de la Cedeao qui s’est tenu à Abuja le 16 décembre. Roch Marc Christian Kaboré a cependant précisé que cette date était indicative et que la transition vers la future monnaie commune promise se fera « de façon progressive ».

Le chef de l’État avançant même que « tous les pays qui pourront répondre aux critères de convergence vont commencer à battre la monnaie Cedeao, en attendant que les autres pays puissent se conformer et intégrer le processus de cette monnaie-là ».
Nouvelle feuille de route en février

Sur ces questions monétaires, la conférence a « salué les progrès réalisés par l’ensemble des institutions de la Cedeao impliquées dans la conduite des activités de la monnaie unique de la Cedeao et a réaffirmé son engagement dans la poursuite et l’accélération de la réalisation » de l’agenda de l’intégration économique et monétaire de la Cedeao.

Le président burkinabè n’a fait ici que rappeler l’objectif de l’organisation régionale, qui a décidé en janvier 2015 du lancement de la monnaie unique en 2020, après quatre reports successifs en 2003, 2005, 2009 et 2015.

Entérinant la fin du franc CFA et des monnaies nationales des États non-membres de l’Uemoa, la création de cette union monétaire doit passer préalablement par une convergence des économies de la région, avec des critères à respecter, tels qu’un déficit public ne dépassant pas 3 % du PIB et un taux d’inflation inférieur ou égal à 5 %.

Constatant le non-respect de ces objectifs, la quatrième réunion de la task force présidentielle sur le programme de la monnaie unique de la Cedeao, qui s’est tenue à Niamey le 24 octobre dernier, a décidé de se donner jusqu’à février 2018 pour proposer une nouvelle feuille de route en vue d’accélérer la création de la monnaie unique en 2020.

D’après le communiqué final de la rencontre, « une approche graduelle privilégiant un démarrage avec les pays qui respectent les critères de convergence devrait être étudiée. »

En attendant février 2018, deux lignes semblent apparaître parmi les dirigeants ouest-africains.

D’un côté, le président du Nigéria Buhari, qui se montre pessimiste quant-à la possibilité de créer une zone monétaire unique. Selon lui, les fondamentaux économiques ont continué à diverger au cours des années, rendant plus difficile la réalisation du projet d’ici 2020. Buhari souhaite donc procéder « prudemment » sur la question de l’intégration, « en tenant compte de ces problèmes et de ce qui se déroule actuellement dans l’Union européenne ».
De l’autre, le président du Niger Mahamadou Issoufou prône au contraire une approche plus incrémentale, souhaitant la mise en œuvre de la monnaie unique de la Cedeao dès 2020 pour les pays « techniquement prêts », avec une adhésion des autres États au fur et à mesure, sur le modèle de l’élargissement de la zone euro. Pour lui, « la monnaie unique Cedeao ne doit pas être l’Arlésienne toujours annoncée mais jamais arrivée. »
No comment yet.
Scooped by Romain
December 19, 2017 12:57 AM
Scoop.it!

Zimbabwe: l'armée annonce la fin de l'opération qui a fait chuter Mugabe

L'état-major de l'armée zimbabwéenne a officiellement annoncé lundi la fin du coup de force qui a précipité, le mois dernier, la fin des trente-sept ans du règne sans partage exercé par l'ancien président Robert Mugabe sur le pays.

Traditionnels soutiens du régime depuis l'indépendance du pays en 1980, les militaires sont intervenus dans la nuit du 14 au 15 novembre dans les rues d'Harare pour dénoncer le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa.

Placé en résidence surveillé, M. Mugabe, 93 ans, a démissionné une semaine plus tard, lâché par son parti.
"Les forces de défense et de sécurité prononcent la fin de l'opération +Restaurer la légalité+", a annoncé le commandant de l'armée de terre du pays, le général Phillip Valerio Sibanda.
"La normalité règne à nouveau dans notre pays. Nous voulons remercier tous les Zimbabwéens pour leur soutien, leur patience et leur compréhension pendant les cinq semaines de l'opération", a poursuivi l'officier lors d'une conférence de presse.

Les militaires sont sortis de leurs casernes pour empêcher la Première dame Grace Mugabe de succéder à son mari. C'est elle qui avait obtenu le départ du vice-président, considéré jusque-là comme le dauphin du "camarade Bob".

M. Mnangagwa a été investi président par intérim jusqu'aux élections prévues à la mi-2018.
Le général Sibanda a mis en garde contre les soutiens de Mme Mugabe, qualifiés de "mécontents et saboteurs" qui veulent "troubler la paix et la tranquillité" du pays.

Surnommé le "crocodile", le nouveau président a nommé plusieurs généraux dans son gouvernement et à l'état-major du parti au pouvoir, la Zanu-PF.
Lui-même candidat de la Zanu-PF à la présidentielle, M. Mnangagwa a promis des élections "libres et justes". Mais ses critiques en doutent, rappelant qu'il avait été l'un des exécuteurs de la répression ordonnée pendant l'ère Mugabe.
No comment yet.
Scooped by Romain
October 13, 2017 1:10 AM
Scoop.it!

Le Tchad allège sa présence militaire au Niger

Le Tchad allège sa présence militaire au Niger | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Plusieurs centaines de militaires tchadiens engagés dans la lutte contre les djihadistes de Boko Haram au Niger ont quitté le pays, a-t-on appris jeudi de sources humanitaires et auprès des autorités locales.

Le gouvernement tchadien n'a fourni aucune explication, mais il s'est plaint il y a un mois de l'interdiction faite à ses ressortissants de se rendre aux Etats-Unis, laissant entendre que cette décision pourrait avoir des conséquences sur ses engagements en matière de sécurité, qui comprennent la lutte contre Boko Haram menée avec l'appui des Etats-Unis.

Dans la région de Diffa, théâtre d'une série d'exactions du mouvement islamiste, la réduction des effectifs tchadiens s'est déjà traduite par une recrudescence du banditisme, selon Ibrahim Arimi, un habitant de Bosso, qui a dû quitter ce village frontalier du Nigeria en raison de l'insécurité.

Selon Lamido Moumouni, député de la région, les habitants commencent à se plaindre. "Ils s'étaient habitués à être sous la protection des troupes et ont donc l'impression que la sécurité va se dégrader", a-t-il dit lors d'un entretien téléphonique.

Au plus fort de leur déploiement, en 2016, après une attaque à Bosso, 2.000 militaires tchadiens participaient à la lutte contre Boko Haram au Niger.

(Boureima Balima, avec Emma Farge à Dakar, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
No comment yet.
Scooped by Romain
June 7, 2017 2:10 AM
Scoop.it!

Le mandat de la force de la Cedeao en Gambie prorogé d'un an

Le mandat de la force de la Cedeao en Gambie prorogé d'un an | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Le contingent militaire ouest-africain a prolongé d'un an sa mission en Gambie, où il s'est déployé en janvier pour contraindre le président Yahya Jammeh à reconnaître sa défaite électorale et à quitter le pouvoir, a annoncé lundi la Cedeao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest).

Cinq cents soldats de la Cedeao se trouvent toujours en Gambie, sur les 7.000 qui avaient franchi la frontière sénégalo-gambienne pour obliger Jammeh à partir en exil et à céder la présidence à Adama Barrow, lequel l'avait battu lors de l'élection de décembre dernier.

Les soldats de la mission, baptisée ECOMIG, ont été la cible d'une attaque vendredi dernier par des habitants du village natal de Yahya Jammeh, Kanilai, a déclaré le ministre gambien de l'Intérieur, Mai Ahmed Fatty, soulignant les tensions qui persistent dans le pays.

L'un des manifestants réclamant le départ de l'ECOMIG a été tué dans les troubles, et les forces de sécurité ont procédé à 22 arrestations.

(Pap Saine; Eric Faye pour le service français)
No comment yet.
Scooped by Romain
October 9, 2016 6:42 AM
Scoop.it!

"On oublie trop souvent le rôle positif de certaines armées africaines"

"On oublie trop souvent le rôle positif de certaines armées africaines" | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Chercheuse à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (Irsem) et spécialiste des conflits africains, et notamment de la Corne de l'Afrique, Sonia Le Gouriellec est coorganisatrice du colloque « Les nouveaux visages des armées africaines », organisé jeudi 5 et vendredi 6 octobre à l'École militaire à Paris. Elle revient sur la complexité des enjeux de sécurité africains, sur les paradoxes des armées du continent, sur les défis à relever. Sur les aspects positifs, également, trop souvent laissés de côté. Les thématiques abordées se trouvent ici, et le programme est là. Il est possible d'y assister, après inscription obligatoire.
Le Point.fr : Vous coorganisez à l'École militaire de Paris, les 5 et 6 octobre, un colloque sur les armées de l'Afrique subsaharienne. Sont-elles actuellement à la hauteur des enjeux sécuritaires du continent ?
Sonia Le Gouriellec : Elles font effectivement face à un défi véritable, en raison notamment de leurs moyens limités. Globalement, leurs budgets sont très faibles, leurs tailles sont réduites et les populations sont peu engagées dans les forces armées. J'ai noté que 0,2 % de la population africaine est engagée dans les forces armées, quand en France, par exemple, ce chiffre est près de 2,5 fois plus élevé (0,48 %). De plus, elles interviennent souvent sur des terrains très conflictuels, y compris dans les opérations de maintien de la paix qui ressemblent souvent à des guerres. Elles sont souvent sous-équipées, sous-entraînées. Voici quelques mois, Jeune Afrique avait écrit sur les armées africaines « mal équipées, mal entraînées, mal aimées et en piteux état ». Pour autant, leur plus important défi consiste aujourd'hui à s'adapter à de nouvelles formes de conflictualité, comme le djihadisme qui frappe toute la bande sahélienne. Elles sont soutenues dans cet effort par des partenaires comme l'Union européenne, la France, les États-Unis, la Chine, l'Inde et d'autres encore, comme le Brésil ou la Turquie.
Comment se fait-il que ces États faisant face à des adversaires de puissance limitée aient besoin d'armées étrangères pour se défendre ?
Tout d'abord, notons que ces armées ne se sont pas adaptées à l'évolution des conflits. Prenons le cas typique du Nigeria, confronté au groupe Boko Haram. Après la guerre civile de 1967-1970 (guerre du Biafra), les structures militaires ont été remodelées, une culture stratégique nouvelle s'est mise en place. Elle se basait sur l'analyse selon laquelle la menace contre le pays venait de l'environnement régional francophone. C'est pourquoi, dans les années 1980-1990, l'armée nigériane s'est trouvée fortement impliquée dans les opérations de paix sur le plan régional. La conséquence, c'est qu'elle s'est progressivement trouvée incapable de répondre à des menaces infra-étatiques… Elle n'est pas en mesure de faire face aujourd'hui à Boko Haram. D'autres armées uniquement centrées sur la protection des frontières n'étaient pas prêtes à contrer des menaces de nature terroriste lorsqu'elles se sont présentées. Dans d'autres cas encore, on trouve davantage des gardes prétoriennes que des armées nationales. Je pense aux États d'Afrique centrale. Elles forment un groupe de protection autour du président sans être prêtes à affronter les menaces contemporaines.
Ces armées construites autour du clan du chef de l'État sont légion en Afrique. Est-il possible, voire nécessaire, qu'une telle situation évolue, et comment ?
Premier point, ce n'est pas à nous, acteurs extérieurs, d'y remédier. De plus, notre vision très négative est souvent assez biaisée par notre connaissance souvent réduite aux États d'Afrique francophone. Nous les voyons négativement en raison de leur rôle dans les coups d'État, de leur ingérence dans le politique, de la corruption ou du népotisme dont elles sont souvent accusées. On oublie souvent qu'elles ont aussi joué des rôles positifs dans certaines transitions politiques, comme en Guinée en 2008. Le général Sékouba Konaté a mis en place la transition politique, se comportant en véritable modèle, à l'inverse de Moussa Dadis Camara. Au Niger, le coup d'État du commandant Salou Djibo en 2010, resté au pouvoir jusqu'en 2011, visait à restaurer les institutions démocratiques, ce qui a été fait avec succès. En 2014, au Burkina Faso, l'armée a tenté de mettre en place la transition démocratique, mais une de ses factions a appuyé Blaise Compaoré. C'était une armée à deux visages. Les rivalités entre factions sont réelles : bérets rouges et bérets verts au Mali ou encore le régiment de sécurité présidentielle et l'armée régulière au Burkina Faso. Il ne faut pas réduire la complexité des situations.
Les armées africaines sont souvent imbriquées dans les jeux de pouvoir. Est-ce acceptable ?
85 % des pays africains ont été touchés par des coups d'État. Et seuls deux pays (l'Afrique du Sud et la Namibie) n'ont pas connu de régime militaire. L'enjeu réside, à mes yeux, dans la professionnalisation des armées, dont les enjeux sociaux, économiques, mais surtout politiques avec la subordination à l'autorité civile, sont essentiels. C'est particulièrement vrai dans ces pays où des milices ou des groupes de libération nationale sont arrivés au pouvoir par les armes, comme en Éthiopie, en Érythrée, au Soudan du Sud, au Tchad, au Burundi, au Rwanda, etc. On voit que les anciens rebelles mettent en place des régimes très autoritaires, participant davantage que les autres aux opérations de maintien de la paix. Du coup, en devenant indispensables à la résolution des conflits sur le continent, ces régimes forts ne soulèvent que peu de critiques de leurs partenaires internationaux et accroissent leur emprise sur la vie politique et économique de leur pays. C'est particulièrement vrai actuellement avec le Tchad, l'Ouganda, le Burundi et l'Éthiopie
No comment yet.
Scooped by Romain
August 10, 2016 1:32 PM
Scoop.it!

Soudan du Sud: les casques bleus ont refusé de combattre à Malakal, admet l’ONU

Soudan du Sud: les casques bleus ont refusé de combattre à Malakal, admet l’ONU | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Les Nations unies ont publié un rapport sur l'attaque du camp de Malakal, en février dernier au Soudan du Sud. Des hommes armés avaient fait irruption dans un camp de réfugiés de la Minuss, la Mission de l'ONU au Soudan du Sud. Il y a eu une trentaine de morts et une centaine de blessés. Il y a eu des accusations à l'encontre des casques bleus qui auraient selon des ONG refusé de combattre. Aujourd'hui avec ce rapport, les Nations Unies reconnaissent ce refus de combattre des casques bleus.

Les mots de la commission d'enquête de l'ONU sont durs. « La mission a échoué, à tous les niveaux, à gérer la crise de manière efficace ». Ces 17 et 18 février, des soldats de la SLPA, l'armée nationale sud-soudanaise, sont entrés dans le camp de l'ONU de Malakal où 48 000 civils avaient trouvé refuge. A l'intérieur, des combats entre des jeunes des ethnies shilluk et dinka ont éclaté. Des combats auxquels la SLPA a pris part. Le bilan a été très lourd : une trentaine de morts et plus de cent blessés.

Le rapport explique que les soldats de la Minuss ont réagi pour certains en abandonnant leur poste, et pour d'autres ont refusé d'user de la force sans autorisation écrite préalable.

Par ailleurs, la commission souligne aussi un manque de communication entre les différents contingents « faute de langue commune ». Sur place étaient présents des casques bleus éthiopiens, rwandais et indiens, mais aujourd'hui l'ONU se refuse à donner la nationalité des casques bleus fautifs.

Enfin, et pour éviter que l'événement puisse se reproduire, la commission d'enquête demande à ce que la façon dont les camps de protection des civils sont protégés soit réévaluée en prenant en compte « les réalités du terrain ».
No comment yet.
Scooped by Romain
January 8, 2019 12:37 AM
Scoop.it!

Gabon : le putsch fait pschitt mais la reprise en main s’annonce violente

Gabon : le putsch fait pschitt mais la reprise en main s’annonce violente | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Le putsch des bérets verts gabonais a fait long feu. Six heures après la diffusion d’un message radiophonique annonçant la création d’un "Conseil national de restauration", les forces loyalistes ont repris le contrôle de Libreville.

Le lieutenant Kelly Ondo Obiang, dirigeant d’un autoproclamé Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), a été arrêté, ainsi que la poignée de militaires putschistes. Ces soldats entendaient évincer le président Bongo et remplacer les institutions "illégitimes et illégales".

Ali Bongo, qui est âgé de 59 ans et qui est au pouvoir depuis 2009, a été hospitalisé le 24 octobre après avoir été victime d’un AVC lors d’une conférence économique en Arabie Saoudite. Hospitalisé plusieurs jours à l’hôpital Roi Fayçal de Ryad, il a poursuivi sa convalescence au Maroc, laissant son vice-président exercer le pouvoir en son absence sur décision de la Cour constitutionnelle. Le 31 décembre, le président Bongo a pris la parole pour la première fois depuis son hospitalisation. Cette prise de parole, peu fluide, était pour le MPJFDS une "honte" pour un "pays (qui) a perdu sa dignité". D’où la décision d’un putsch et d’un appel au "peuple afin de sauver le Gabon du chaos".

gabon.jpg

L’échec de ce putsch, putsch certainement téléguidé, risque de provoquer une sérieuse reprise en main par le camp supposé être évincé.

En effet, l’entourage d’Ali Bongo est divisé, chacun revendiquant l’héritage politique et financier du Président. "Un clan des durs rassemble plusieurs généraux et conseillers autour de Frédéric Bongo, le frère du Président et chef des services de renseignements", confiait en novembre un connaisseur des arcanes gabonais. "Il s’oppose au clan rassemblant le directeur de cabinet Brice Laccruche, la Première dame et des membres du Mouvement des amis d’Ali Bongo Ondimba". 

L’enjeu est de taille : le pouvoir politique au Gabon, la fortune personnelle du chef de l’État (460 millions d’euros) et, plus largement, "toute l’économie du Gabon sous la coupe d’Ali et de Pascaline", sa soeur, selon Gilles Gaetner, l’auteur d’un récent Pilleurs d’Afrique.

En décembre, c’est le Franco-Gabonais Brice Laccruche, directeur de cabinet d’Ali Bongo depuis 2017, qui a été visé par des accusations de tripatouillage et de fraudes et traité d'"escroc vénal obsédé par l’argent et le pouvoir". Laccruche a riposté lors de ses vœux, dénonçant "les professionnels de la polémique, ainsi que les sycophantes modernes qui font profession de la calomnie et de la diffamation". Qui visait-il ? Certainement Frédéric Bongo, le chef des services de renseignements, qui aimerait bien que le pouvoir reste aux mains du clan Bongo. Un clan qui contrôle pouvoir et économie depuis 1967.

Simultanément a été établie et dénoncée la présence à Libreville d’une douzaine de Français, anciens militaires proches des Services français. La présence de ce "mystérieux commando français" a fait polémique. Certains ont pensé que cette présence n’avait pas pu échapper aux Services gabonais et à leur chef, Frédéric Bongo. Mais celui-ci aurait découvert le déploiement de cette équipe chargée, prétendument, d’un audit de sécurité commanditée par le porte-parole de la présidence gabonaise, Ike Ngouoni, lui-même aux ordres de Brice Laccruche. Le chef de cette équipe française, Stephan Privat, a été interpellé et interrogé par les services gabonais avant d’être relâché.

Encore une fois, le scénario s'organise autour de la rivalité entre Frédéric Bongo et Brice Laccruche.

Les machettes de sortie

La "drôle de guerre" de succession d’Ali Bongo a donc pris fin et la vraie guerre a démarré. Elle va opposer deux camps qui ont tout à perdre ou tout à gagner.

L’enquête qui va suivre, après le pitoyable putsch de ce lundi, pourrait bien dévoiler les responsabilités des uns et des autres et porter un coup fatal à l’un des clans qui se battent pour la "présidence bis" du petit pays pétrolier où la France garde toujours une (la?) main et s'immisce dans les affaires les plus intimes de l'Etat.
No comment yet.
Scooped by Romain
December 3, 2018 5:28 AM
Scoop.it!

Burkina Faso: deux véhicules de l'armée sautent sur des mines dans l'est du pays

Deux véhicules de l'armée burkinabèe ont sauté dans la nuit de vendredi à samedi sur un engin explosif improvisé dans la localité de Boungou à l'est du Burkina Faso, faisant des morts, a appris samedi Xinhua de sources concordantes.

"Deux véhicules de l'armée sont tombés dans une embuscade. Le véhicule en tête de peloton a sauté sur une mine", a déclaré une source sécuritaire sous couvert d'anonymat, sans fournir de bilan.

Des sources médiatiques locales avancent le chiffre d'"au moins 5 morts dont des militaires", alors que les autorités sécuritaires n'ont pas y encore réagit.

Le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à une montée de l'insécurité et des attaques terroristes sur son territoire, qui ont fait plus de 230 morts selon les autorités. La capitale Ouagadougou a été la cible de trois grandes attaques en moins de deux ans.
Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.
No comment yet.
Scooped by Romain
October 29, 2018 7:10 AM
Scoop.it!

La Russie ne contribue pas à stabiliser la Centrafrique, dit Parly

La Russie ne contribue pas à stabiliser la Centrafrique, dit Parly | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Le renforcement de la présence russe en République centrafricaine, où le Kremlin ne cesse d'étendre sa zone d'influence aux dépens de la France, n'est pas de nature à "stabiliser le pays", déclare Florence Parly dans une interview publiée dimanche dans Jeune Afrique.

La Russie a obtenu en décembre 2017 le feu vert du Conseil de sécurité de l'Onu pour acheminer des armes en Centrafrique, ex-puissance coloniale française en proie à des violences intercommunautaires depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par les milices musulmanes de la Séléka.

La présence russe se fait de plus en plus marquée, autant auprès des forces armées centrafricaines que de la garde rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra.

Priée de dire si l'influence croissante de la Russie constitue une menace pour les intérêts français, la ministre française des Armées élude : "Je ne parlerai pas des intérêts français mais des intérêts centrafricains".

"L'Afrique appartient aux Africains et à personne d'autre. Pas plus aux Russes qu'aux Français", souligne-t-elle.

"La Russie a affirmé sa présence en Centrafrique ces derniers mois, c'est vrai. Mais je ne suis pas certaine que cette présence et les actions déployées par Moscou, comme les accords négociés à Khartoum à la fin d'août, contribuent à stabiliser le pays", ajoute Florence Parly.

Des groupes armés centrafricains ont signé fin août dernier, à Khartoum, une "déclaration d'entente" sous l'égide de la Russie et du Soudan alors que l'Union africaine, soutenue par Paris, supervisait des négociations de sortie de crise.

La France est intervenue en décembre 2013 en Centrafrique, dans le cadre de l'opération "Sangaris" sous mandat de l'Onu, au plus fort de la guerre civile entre combattants de l'ex-Séléka, de confession musulmane, aux miliciens chrétiens anti-balaka. L'opération s'est achevée trois ans plus tard sans que le pays retrouve la paix.

La France maintient depuis une présence militaire en RCA, au sein notamment de la Mission des Nations unies (Minusca) déployée dans le pays depuis 2014.
No comment yet.
Scooped by Romain
October 13, 2018 11:26 AM
Scoop.it!

Le grand retour de la Russie en Afrique

Le grand retour de la Russie en Afrique | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Armements, annulation de dettes, accords de coopération militaire et industrielle, la Russie veut renforcer sur tous les fronts sa présence en Afrique, a déclaré le représentant spécial du président Poutine pour cette région et le Moyen Orient.

L'occasion était trop belle pour exposer la vision de la Russie en Afrique : un sommet organisé sur l'Afrique dans le cadre du Forum de Rhodes du Dialogue of Civilizations (DOC), un institut de recherche créé à Berlin par Vladimir Iakounine, un proche de Vladimir Poutine.

En fin de semaine dernière, devant le Premier ministre guinéen, Ibrahim Kassory Fofana, et l'ancien président malien Dioncounda Traoré ainsi que la Ghanéenne Samia Nkrumah, présidente du centre pour le panafricanisme, Mikhail Bogdanov, le représentant spécial du président Poutine pour le Moyen Orient et l'Afrique, a affirmé que la communauté internationale devait « respecter et écouter l'avis des pays africains », surtout quand il s'agit de lutte contre le terrorisme et l'Islam radical. Son objectif est clair : défendre le grand retour de la Russie sur le continent africain.

« La Russie veut non seulement rétablir la situation qu'elle avait mais aussi accroître ses relations avec l'Afrique, dans un respect mutuel », a-t-il dit samedi lors d'un entretien en marge du forum. Certes, concède le vice-ministre des Affaires étrangères russe, son pays est « en retard et arrive après les Européens, les Américains et les Asiatiques ».

Mais, pour le responsable, il est clair que l'amélioration de la situation en Russie après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, a ouvert des « opportunités » en politique étrangère. Un des avantages mis en avant par le ministre est l'aide apportée aux pays africains lors de leur indépendance à la fin de la période coloniale.
Un acteur encore petit par rapport à la Chine

Mais face à une Chine qui désormais est le principal partenaire commercial de l'Afrique devant les Etats-Unis et qui a déjà investi quelque 125 milliards de dollars sur le continent, selon des estimations publiées par le « Financial Times », et vient de promettre 60 autres milliards, la Russie reste encore un partenaire relativement petit. Dans un geste, la Russie avait décidé, il y a un an, d' annuler 20 milliards de dollars de dettes pour certains pays africains, a rappelé Mikhail Bogdanov. Pour d'autres pays qui ont encore une dette, a-t-il suggéré, il s'agit de proposer des annulations contre investissements, dans l'énergie, les ressources naturelles (pétrole, gaz, métaux, minerai). En outre, a-t-il dit, l'agriculture en Afrique offre aujourd'hui de « bonnes opportunités »

Mais l'un des secteurs importants pour le ministre est l'armement. « Dans ce domaine, la Russie est extrêmement compétitive », a-t-il affirmé. De plus, beaucoup de pays africains possèdent encore des armes de l'époque soviétique, a-t-il rappelé. Outre la volonté de conclure des accords de coopération industrielle, la Russie a ainsi conclu des accords militaires avec la République démocratique du Congo et la République Centrafricaine.
La Russie a déployé 175 conseillers militaires en RCA

Si en Syrie, la Russie a actuellement deux bases militaires, « provisoires » selon lui, elle n'a pas de déploiement militaire permanent en Afrique. La Russie, a-t-il affirmé, n'avait d'ailleurs pas pu obtenir l'autorisation pour une station de ravitaillement à Djibouti pour deux avions de reconnaissance maritime destinés à l'opération multilatérale de lutte contre la piraterie dans l'Océan indien. En revanche, il a confirmé la présence de quelque 175 conseillers militaires et formateurs russes en RCA (République Centrafricaine) , en accord avec le gouvernement de Bangui.

Pour le ministre, la disparition récente de trois journalistes russes en Centrafrique qui enquêtaient sur la société militaire privée russe Wagner, est un « malheureux exemple » de journalistes partis dans un pays en guerre sans obtenir au préalable une quelconque protection. « Ceci est un crime contre nos concitoyens et nous avons ouvert une enquête avec la RCA ». Cette société Wagner, a-t-il affirmé, n'a pas de lien avec l'armée russe et emploie des militaires à la retraite. Les Russes d'ailleurs sont très en retard sur ce marché mondial par rapport aux Américains qui font appel à des « consultants » comme Blackwater, déployée en Irak et en Afghanistan, a regretté Bogdanov.
Jacques Hubert-Rodier
No comment yet.
Scooped by Romain
July 9, 2018 1:13 AM
Scoop.it!

Violents accrochages entre Congolais et Ougandais sur le lac Edouard

Violents accrochages entre Congolais et Ougandais sur le lac Edouard | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Des accrochages ont opposé sur le lac Edouard une patrouille ougandaise et la marine de RDC, jeudi matin 5 juiller. Des victimes sont à déplorer. Et les circonstances de cette passe d’armes ne sont pas très claires, les versions divergent entre Kinshasa et Kampala.

Selon l'administrateur du territoire de Beni, Donat Kibwana, cette affaire a débuté mercredi, avec l'arrestation par la marine ougandaise de dix pirogues ainsi que les pêcheurs congolais qui étaient à bord. Jeudi, la marine congolaise décide d'envoyer très tôt une patrouille maritime avec à son bord des soldats et des membres du comité des pêcheurs, pour s'enquérir de la situation.

« Ils sont tombés dans une embuscade tendue par la force ougandaise, qui a commencé à tirer la première » alors qu'ils étaient toujours dans les eaux congolaises, assure l'administrateur du territoire de Beni. Les Congolais ont répliqué faisant sombrer le bateau ougandais avec son équipage. Quatre militaires et trois civils ougandais sont tués dans ces affrontements. Côté congolais, on ne déplore que deux blessés légers, un militaire et un civil, si l'on en croit Donat Kibwana.

Un groupe armé pour les Ougandais

Mais les Ougandais ont une tout autre version des faits. Le porte-parole de l'armée ougandaise, le brigadier général Richard Karemire, dément toute confrontation avec l'armée congolaise sur le lac Edouard jeudi matin et parle plutôt d'un accrochage avec un groupe armé non identifié, qui s'est déroulé dans les eaux territoriales ougandaises et qui a fait un mort et un blessé dans les rangs de l'armée de ce pays. Depuis, la marine ougandaise a intensifié ses patrouilles dans le lac Edouard, toujours selon l'officier ougandais.

Seule source indépendante à s’exprimer sur cet incident : la Monusco. Le représentant local de la Mission de l'ONU en RDC donnait hier un bilan de neuf victimes : quatre militaires et trois civils côté ougandais, un militaire et un civil côté congolais. Enfin, la situation semblait plutôt calme sur le lac Edouard ce vendredi matin, selon l'administrateur du territoire de Beni. Un calme tendu et les centaines de bateaux de pêche qui sillonnent d'habitude les eaux sont tous restés à quai prudence oblige.
No comment yet.
Scooped by Romain
May 9, 2018 2:23 AM
Scoop.it!

Cameroun : plus de 23.000 armes illégales dans le pays, les armuriers en ligne de mire

Cameroun : plus de 23.000 armes illégales dans le pays, les armuriers en ligne de mire | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
D'après les déclarations du ministre camerounais de l'administration territoriale, Paul Atanga Nji, un peu plus de 23.000 armes circulent illégalement au Cameroun. Sur 27.000 armes qui circuleraient dans le pays, seulement 3.800 autorisations de port d'armes ont été données sur l'ensemble de territoire national.

La propagation incontrôlée des armes au Cameroun, l'une des principales causes de l'insécurité dans le pays, inquiète les autorités gouvernementales. « La prolifération et la circulation illicite des armes à feu de tous calibres et de leurs munitions ont, depuis quelque temps, atteint des proportions préoccupantes et représentent une réelle menace à l'ordre public », insistait d'ailleurs le ministre camerounais de l'administration territorial Paul Atanga Nji, dans un communiqué officiel publié le 4 avril dernier.

Cette semaine, le responsable est revenu sur ce communiqué, indiquant qu'un peu plus de 23.000 armes circulent illégalement sur le territoire. Pour arriver déterminer ce chiffre, le ministre est parti du fait qu'à ce jour, le gouvernement n'a donné que 3.800 autorisations de port d'armes sur l'ensemble du territoire alors qu'un total de 27.000 d'armes circule dans le pays. Une situation inquiétante au regard de la montée en puissance du grand banditisme mais aussi des velléités insurrectionnelles qui couvent dans certaines régions du pays. Commentant la décision du gouvernement prise le 04 avril dernier, d'interdire la vente d'armes de chasse, de protection et des munitions dans six régions du Cameroun notamment, l'Adamaoua, le Centre, le Littoral, l'Ouest, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, le responsable s'est voulu très ferme.

« On ne peut pas mettre en danger la vie de toute une nation parce qu'on veut plaire aux commerçants. Les responsables d'armureries ne doivent pas être complices. Pour que les bandits de grand chemin changent de métier, nous devons trouver des solutions pour arrêter la prolifération illicite des armes », a prévenu le ministre camerounais de l'administration territorial.

Une épée de Damoclès sur la tête des armuriers

Pour Paul Atanga Nji, venir à bout de ce phénomène de propagation illégale requiert une collaboration entre les armuriers et la police. « Les responsables d'armureries ne tiennent pas toujours les fichiers numériques mentionnant l'identité et la localisation de ceux qui détiennent les armes (...) Si quelqu'un vient devant votre comptoir et qu'il veut acheter une arme sans autorisation, vous pouvez immédiatement informer la police... », a laissé entendre le responsable camerounais.

Alors que les armuriers se sont plaints lors d'une rencontre le 27 avril dernier avec le ministre, des conséquences de la fermeture sur le secteur, dont notamment, le chômage technique sous lequel ploient actuellement leurs 500 employés et l'asphyxie du secteur, Nji a dû faire une autre proposition. Il s'agira d'organiser des séminaires d'imprégnation de la loi de 2016 portant régime général des armes et munitions au Cameroun, des contrôles internes des personnels et des activités menées au sein des armureries et du contrôle externe des armureries par l'administration.

Pour l'heure, assure le ministre, les armuriers ont « un pied chez eux et un pied en prison ». Il a expliqué que ces derniers sont « maintenant » responsables de tout dégât causé par leurs armes vendues. Il les a exhorté à avoir un plan de localisation de tous leurs clients, de vendre les armes et munitions dans le respect de la légalité, de constituer le fichier numérique de toutes les armureries du Cameroun, d'extirper parmi eux ceux qui ne respectent pas la loi.
No comment yet.
Scooped by Romain
March 26, 2018 1:52 AM
Scoop.it!

Lac Tchad : un soldat tchadien et vingt jihadistes tués dans des affrontements avec Boko Haram

Lac Tchad : un soldat tchadien et vingt jihadistes tués dans des affrontements avec Boko Haram | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it

Par AFP
735 partages

Un soldat tchadien et vingt membres du groupe jihadiste nigérian Boko Haram ont été tués vendredi au cours d'un affrontement dans la région du lac Tchad, a appris samedi l'AFP de source militaire tchadienne.

« Un accrochage entre les forces armées tchadiennes et les éléments de Boko Haram a eu lieu vendredi sur une Île appelée Tchoukou Hadje dans la région du lac », a indiqué à l’AFP un officier de l’état-major du Tchad.
PUBLICITÉ
inRead invented by Teads

« Vingt éléments de Boko Haram ont été tués et d’importants matériels récupérés », a ajouté l’officier en précisant que « les forces armées tchadiennes ont perdu un élément » et que « cinq soldats ont été blessés ».

« Le ratissage (de la zone) continue » samedi, a affirmé cette source.

Deux militaires tchadiens, dont un capitaine, avaient été tués il y a un mois dans une embuscade de Boko Haram dans cette même région du lac Tchad, près de la frontière nigériane.

Il s’agissait de la première attaque répertoriée sur le sol tchadien de combattants de Boko Haram depuis mai 2017, au cours de laquelle 9 soldats tchadiens avaient été tués.
« Comités de vigilance »

Depuis plusieurs années, l’armée tchadienne et des « comités de vigilance » civils patrouillent dans la zone du lac Tchad pour empêcher le retour des jihadistes du groupe Boko Haram dans la région du lac Tchad.

Les combattants de Boko Haram ont été chassés par l’armée tchadienne et la Force multinationale mixte (FMM, force militaire régionale contre Boko Haram) de la plupart des localités tchadiennes autour du lac dont ils s’étaient emparés.

Du côté nigérian de la frontière, l’armée traque les jihadistes dans l’un de leurs principaux fiefs, la forêt de Sambisa (Etat de Borno) dans le nord-est du pays.

Boko Haram, né au Nigeria, sévit essentiellement dans ce pays où il commet des attentats meurtriers et des attaques contre les forces de l’ordre, et procède à des enlèvements de jeunes filles.

Il a libéré mercredi un groupe d’une centaine d’écolières enlevées le 19 février.

Mais le groupe jihadiste frappe également dans plusieurs pays frontaliers du Nigeria comme le Tchad, le Cameroun et le Niger.

Depuis 2009, plus de 20.000 personnes sont mortes au seul Nigeria, victimes des actions de Boko Haram et du conflit qui l’oppose à l’armée.
No comment yet.
Scooped by Romain
December 19, 2017 1:05 AM
Scoop.it!

Soudan du Sud : le mandat des Casques bleus prorogé jusqu’en mars 2018

Soudan du Sud : le mandat des Casques bleus prorogé jusqu’en mars 2018 | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Le Conseil de sécurité des nations unies a décidé de prolonger le mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) jusqu'au 15 mars 2018. Il s’agit de la conséquence logique de la situation politique, sécuritaire et humanitaire toujours préoccupante dans le pays, une situation que le conseil a mis sur le dos des différents protagonistes du conflit. Du coup, l’ONU a décidé de taper du point sur la table et a exigé des différentes parties, la mise en œuvre sans délais des engagements qu’ils ont pris pour ramener la paix dans le pays.

Ce n'est vraiment pas une surprise et c'est d'ailleurs à l'unanimité que les 15 membres du Conseil de sécurité des nations unies viennent de décider de proroger jusqu'au 15 mars prochain le mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) jusqu'au 15 mars 2018. La résolution 2392 qui a été présentée par les États-Unis, « autorise la Mission à utiliser tous les moyens nécessaires pour mener à bien ses tâches ». La prorogation va au-delà de la recommandation du secrétaire général de l'ONU, qui préconisait dans son rapport que le mandat actuel de la MINUSS soit prorogé de deux mois afin de permettre l'achèvement de l'examen stratégique de la Mission qui est actuellement en cours et l'analyse par le Conseil de ses recommandations.

Dans une déclaration lue à l'issue du vote par le président du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, le japonais Koro Bessho, les membres du Conseil ont réitéré à nouveau leurs préoccupations sur la situation politique, humanitaire, économique, de sécurité et des droits de l'homme au Soudan du Sud. Le Conseil « s'inquiète vivement des activités menées par toutes les parties au conflit qui perpétuent cet état de choses », a rapporté Koro Bessho, qui a également ajouté que désormais, ils sont quelques 7,6 millions de personnes qui ont besoin d'aide, quatre millions sont déplacées et six millions « n'ont pas de quoi manger à leur faim ».

Le Conseil a ainsi déploré le fait que les parties n'aient pas pleinement mis en œuvre les mesures qu'il avait demandé, tout particulièrement le respect du cessez-le-feu permanent et l'accès sans entrave de l'aide humanitaire, et exige d'elles qu'elles les appliquent sans délai. Les nations unies ont toutefois pris note de l'initiative de cessez-le-feu prise par le gouvernement à qui il a été demandé de s'y tenir tout en exhortant l'opposition à en faire autant.
Elections improbables en 2018

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité souligne avoir également pris note du rapport de la Commission mixte de suivi et d'évaluation selon lequel « les conditions propices à la tenue d'élections crédibles en 2018 ne sont pas réunies à l'heure actuelle ». Le Conseil a par ailleurs exprimé « son ferme appui » au Forum de haut niveau pour la revitalisation de l'Accord, que prépare l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) tout insistant sur le fait qu'« aucune des parties ne devrait imposer de conditions préalables à sa participation, sous peine de sanctions ». Pour les membres du conseil, le Forum de l'IGAD est la « dernière chance » pour les parties de parvenir à une paix et une stabilité durables au Soudan du Sud. « Il est en outre demandé à toutes les parties de cesser les hostilités pour montrer leur volonté de respecter leurs engagements à l'égard du Forum et de s'entendre sur des mécanismes de contrôle et d'exécution, de sorte à pouvoir appliquer les décisions prises lors du Forum » a poursuivi la même source.

Au gouvernement sud-soudanais, il est rappelé l'engagement qu'il a pris de coopérer pleinement avec la MINUSS et le Conseil a réaffirmé la nécessité de traduire en justice les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l'homme et d'atteintes à ces droits, « afin de rompre le cycle de l'impunité qui prédomine actuellement » au Soudan du Sud
No comment yet.
Scooped by Romain
October 26, 2017 1:47 AM
Scoop.it!

Le Niger, tête de pont des forces américaines en Afrique de l'Ouest

Le Niger, tête de pont des forces américaines en Afrique de l'Ouest | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Avec 800 soldats américains et une importante base de drones déployés sur son territoire, le Niger constitue la tête de pont des forces des Etats-Unis pour lutter contre les groupes armés islamistes en Afrique de l'Ouest.

L'embuscade qui a coûté la vie à quatre soldats américains début octobre a révélé l'ampleur de cette présence militaire et provoqué une polémique aux Etats-Unis, conduisant l'armée à dévoiler des chiffres et à justifier son engagement.

Le chef d'état-major des armées américaines, le général Joe Dunford, a ainsi révélé que c'était le Niger qui abritait actuellement la plus importante force US en Afrique.

Au total 6.000 soldats américains sont déployés sur le continent africain - mais une large partie d'entre eux gardent les ambassades.

Ce sont surtout les forces spéciales qui sont actives contre les groupes jihadistes. Les effectifs de ces troupes d'élite (qui proviennent de divers corps de l'armée américaine) sont montés à 1.300 hommes en 2017, contre 450 en 2012.

Le choix du Niger se justifie d'abord sur le plan géostratégique. "Le Niger est proche de deux grandes menaces, Boko Haram et Al-Qaïda au Maghreb islamique" (Aqmi), explique une source sécuritaire de la région.

Les jihadistes nigérians de Boko Haram et Aqmi, dont les cellules opèrent sur toute la zone sahélienne, sont en effet les deux groupes les plus actifs en Afrique de l'Ouest.

De plus "les Etats-Unis ont des accords politiques avec le Niger", souligne cette source. Le Niger a permis la construction d'une importante base américaine de drones à Agadez, dans le centre du pays, dont le coût est estimé à une centaine de millions de dollars, et qui donne aux Etats-Unis une plate-forme de surveillance de premier plan.

Les Américains ont de leur côté "formé et équipé" un bataillon de l'armée nigérienne, et "ils font beaucoup de missions conjointes", selon la source sécuritaire.

- Davantage d'actions militaires -

Autre atout, le Niger est perçu comme un pays relativement stable politiquement, comparé à ses voisins, précise la source.

Frontalier de la Libye au nord, du Nigeria au sud, du Mali à l'ouest, le Niger, dont le territoire est pour l'essentiel désertique, est au coeur de nombreux trafics en Afrique de l'Ouest : drogues, armes, migrants clandestins, marchandises de toute sorte.

Or "les réseaux terroristes se financent avec les trafics", relève une source militaire française. Lutter contre ces trafics permet d'assécher les sources de financement des groupes jihadistes.

Le général Dunford a indiqué lundi que les Etats-Unis allaient encore renforcer leur présence, car "l'Afrique est l'un des endroits où nous savons que l'ISIS (le groupe Etat islamique) espère renforcer sa présence".

Selon l'armée américaine, l'embuscade où les quatre soldats américains sont morts a été perpétrée par un groupe lié à l'Etat islamique.

Le déploiement américain au Niger apparaît complémentaire de celui des forces françaises projetées au Sahel pour l'opération anti-jihadistes Barkhane.

Quelque 4.000 militaires français sont déployés dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, principalement au Tchad et au Mali. L'armée américaine apporte notamment une aide en matière de renseignement à l'armée française.

Les Américains semblent s'engager vers davantage d'actions militaires, selon les propos du général Dunford et ceux tenus par le sénateur républicain Lindsey Graham vendredi.

"Nous allons assister à davantage d'actions en Afrique", avait déclaré ce dernier à la presse à la sortie d'un entretien avec le secrétaire américain à la Défense James Mattis.
No comment yet.
Scooped by Romain
June 26, 2017 2:14 AM
Scoop.it!

Scandales, absences et impuissance : la faillite de la Mission de l’ONU en Centrafrique

Scandales, absences et impuissance : la faillite de la Mission de l’ONU en Centrafrique | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Malgré le déploiement, depuis 2013, de 12 000 casques bleus, 20 % de la population a dû fuir devant les attaques meurtrières de milices toujours plus nombreuses.Faute de s’entendre sur une sortie de crise, il est un sujet de consensus parmi les Centrafricains, probablement le seul par ailleurs. Du gouvernement à l’opposition, en passant par tous les chefs de guerre et leurs centaines de milliers de victimes civiles ; les leaders religieux chrétiens, animistes ou musulmans ; sans oublier les chancelleries occidentales ou les organisations non gouvernementales. Tous critiquent l’incapacité de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), déployée depuis 2013, à contenir les éruptions de violences et à protéger les populations, base de son mandat.Depuis la tuerie de Bangassou, début mai, où la Minusca a failli, ces voix se font plus fortes encore. Cette ville au sud-est de la Centrafrique était certes calme jusqu’à récemment. Pour autant, les violences y étaient prévisibles plusieurs semaines avant, selon de multiples témoignages, sans que les casques bleus n’adaptent leur dispositif.
Vaines alertes

Dès novembre 2016, la tension était montée d’un cran avec l’arrivée sur les rives de l’Oubangui de combattants musulmans peuls de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), chassés de Bambari, 300 km plus au nord. Dirigé par Ali Darassa, ce mouvement est en bute avec tous les autres groupes armés, chrétiens et animistes anti-balaka, mais aussi ses « frères » musulmans de l’ex-Séléka. « Il était évident qu’ils allaient vouloir chasser l’UPC de la région », explique Serge Singha Bengba, député de Bangassou. « Nous avons alerté la Minusca, ajoute l’élu. Puis, dix jours avant l’attaque, mon adjoint est allé trouver les représentants de la Minusca pour les avertir que les anti-balaka concentraient des hommes dans la région pour s’en prendre à l’UPC à Bangassou. En vain. »
Le 13 juin, 300 à 500 combattants anti-balaka, regroupés depuis plusieurs jours aux alentours de la ville, y attaquaient donc le quartier musulman, pourchassant et tuant ses habitants jusque dans la mosquée. Le bilan est lourd, environ 160 morts et la moitié des 50 000 habitants de la ville déplacés, soit pour fuir les assaillants soit, dans les jours suivants, par crainte d’une opération de représailles pour ce qui concerne les populations chrétiennes.

La Minusca brilla par son absence durant ces longues heures de tueries. Le contingent marocain, pris pour cible dans sa caserne par des combattants pourtant sous-équipés, ne mit pas le nez dehors. Quelques jours auparavant, un de ses soldats avait été tué, ainsi que trois autres casques bleus cambodgiens, à un barrage anti-balaka des environs. Le calme ne revint à Bangassou que deux jours plus tard avec l’arrivée des forces spéciales portugaises dépêchées « en urgence » sur Bangassou mais qui perdirent un temps précieux sur la route pour porter secours, à Alindao, à d’autres civils martyrisés. Cette force de réaction rapide ne le fut donc guère. Pour le député Serge Singha Bengba, « les événements de Bangassou ont montré que l’on peut battre la Minusca. Le mythe d’une armée invincible est tombé. Elle ne fait plus peur ».
Equilibre régulièrement déséquilibré

Quelques chiffres illustrent cet échec malgré une enveloppe annuelle de 800 millions de dollars (718 millions d’euros) par an équivalente à deux fois et demie le budget national centrafricain. De septembre 2016, date de la reprise des combats, à mai de cette année, le Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) a comptabilisé 120 000 personnes nouvellement déplacées par les combats, également marqués par des centaines de morts. Au total, en tenant compte des violences précédentes, c’est donc 20 % de la population centrafricaine qui est réfugiée à l’étranger ou déplacée à l’intérieur du pays.

Certes, il n’est rien de pire pour une armée constituée que d’affronter une guérilla composée d’une myriade de groupes rebelles rivaux, éparpillés sur un territoire grand comme la France et la Belgique réunies. Des petits groupes qui se déplacent à pied ou à moto en terrain boisé et dont les objectifs politico-militaires ne sont pas d’une clarté absolue.
Pour y faire face, la Minusca dispose de 12 000 hommes. Ce qui signifie, au mieux, que seulement un quart de ce contingent est réellement déployé sur le terrain, une fois retranchés ceux destinés au soutien (personnel administratif, logistique, médical…). C’est peu, alors que les attaques se multiplient depuis plusieurs mois dans tout le pays et que l’équilibre de la mission est régulièrement déstabilisé par le rappel de contingents éclaboussés par des scandales. Les 600 hommes du contingent du Congo-Brazzaville doivent ainsi être prochainement renvoyés chez eux sur fond d’accusation d’abus sexuels et de trafic de carburant. Il y a peu, les Camerounais, déployés le long de leur frontière côté centrafricain, revendaient illégalement des camions de bière importée de leur pays d’origine.

Résultat, la Minusca court d’un feu de brousse à l’autre. En guise d’impuissance, un haut fonctionnaire de la Minusca s’interroge et partage sa « frustration » : « Comment se projeter sur de mini-théâtres de conflits, lutter contre la multiplication des groupes criminels et sécuriser les couloirs de transhumance où transitent des millions de têtes de bétail ? » « Leur lance de pompier est trop courte », résume un militaire étranger. Les dernières recommandations du Conseil de sécurité illustrent ce dilemme. New York va en effet redéployer des casques bleus vers les zones les plus troublées de l’est et du centre du pays. En conséquence, l’ouest sera dégarni alors que l’insécurité gagne dorénavant cette région jusqu’alors épargnée.
Désengagements successifs

Sa tâche est d’autant plus compliquée qu’elle est seule au front depuis le désengagement, en décembre 2016, des 2 500 soldats français de « Sangaris » déployés trois ans plus tôt et dont la force d’intervention et de dissuasion était incomparablement supérieures à celle des casques bleus. Le retrait, début 2017, des soldats ougandais et américains traquant d’autres rebelles, ceux de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), non-Centrafricains – a également créé un vide sécuritaire, à l’est du pays, aux confins de l’Ouganda et du Congo-Kinshasa.

Quant aux Forces armées centrafricaines (FACA), elles ont littéralement explosé après la chute du président François Bozizé en 2013. Cette œuvre de destruction s’est poursuivie avec la prise de pouvoir, par les armes, puis la débandade de la Séléka, l’année suivante. L’Union européenne a certes formé un contingent de 700 hommes, mais ils ne disposent aujourd’hui d’aucun armement. « Nous n’avons aucun moyen pour limiter la contagion de la violence, c’est à la Minusca d’agir », se dédouane le porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso.

« C’est de la victimisation, tout serait la faute des étrangers. Or, ici comme ailleurs, les opérations de mission de la paix de l’ONU n’ont pas vocation à se substituer aux forces armées nationales, nous ne sommes pas là pour faire la guerre », rétorque un haut responsable de la Minusca. Le pourrait-elle ? Comme la plupart des missions de la paix déployées dans le monde, les contingents envoyés par les pays contributeurs – les deux principaux, dans ce pays francophone, sont le Pakistan et le Bangladesh avec environ 1 000 hommes chacun – affichent des états de service très inégaux.
Leur réactivité est également ralentie par le système de « double commande ». Un officier du contingent égyptien de la Minusca (750 soldats), par exemple, réfère ainsi, au préalable, à son état-major au Caire avant d’appliquer un ordre venu du commandant en chef des casques bleus à Bangui, en l’occurrence le lieutenant général sénégalais Balla Keïta. Partant de ce constat, la Minusca fait-elle au mieux avec ce qu’elle a ? Quelle est sa stratégie ? « Flottante, mis à part la protection de Bangui », lâche un officier supérieur étranger bon connaisseur de la Centrafrique.
No comment yet.
Scooped by Romain
February 16, 2017 2:47 AM
Scoop.it!

Le conflit au Soudan du Sud atteint des proportions « catastrophiques »

Le conflit au Soudan du Sud atteint des proportions « catastrophiques » | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Ayant obtenu son indépendance par rapport à Karthoum en 2011, le Soudan du Sud ne tarda pas à basculer dans une guerre civile nourrie par la rivalité entre les deux hommes forts de ce nouvel État, à savoir le président Salva Kiir et le vice-président Riek Machar, ainsi que par les tensions éthniques et la convoitise suscitée par les réserves pétrolières du pays.

Les premiers combats eurent lieu à Juba, la capitale, en décembre 2013. Et Riek Machar, qui, issu de l’éthnie Nuer, venait d’être limogé par Salva Kiir, prit la fuite pour éviter d’être tué et forma, avec une partie de l’armée, un nouveau mouvement rebelle.

Cependant, en août 2015, un accord de paix fut conclu par les deux camps, après tout de même plusieurs dizaines de milliers de morts. Et, en avril 2016, Riek Machar redevint vice-président. Retour à la case départ… Mais pas pour longtemps : en juillet, sous l’impulsion des extrémistes de deux partis, les tensions repartirent de plus belle.

Le 7 juillet, peu avant le 5e anniversaire de l’indépendance, cinq soldats de l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS, loyale au président Kiir) furent tués dans les rues de Juba par des hommes de Riek Machar. Et ce fut le point de départ de nouvelles violences, qui firent au moins 300 morts en trois jours.

Plus tard, Salva Kiir désigna le général Taban Deng Gai, un rival de Riek Machar appartenant, comme lui, à l’éthnie Nuer, au poste de vice-président. Puis, de nouvelles milices armées apparurent, notamment dans des régions du Soudan du Sud jusqu’alors relativement épargnée par le conflit.

« Il y a des allégations selon lesquelles certains de ces groupes ciblent des Dinka [l’ethnie du président Salva Kiir, ndlr]« , a récemment déploré Festus Mogae, l’ancien président du Botswana actuellement à la tête de la Commission de surveillance et d’évaluation de l’accord de paix (JMEC) d’août 2015. Mais les troupes gouvernementales ne seraient pas en reste étant donné qu’elles ont aussi été accusées d’avoir commis des massacres éthniques…

« Il y a déjà un processus régulier de nettoyage ethnique en cours dans plusieurs zones du Soudan du Sud, qui se traduit notamment par la faim extrême, des viols collectifs et la destruction de villages », a ainsi affirmé, le 1er décembre, Yasmin Sooka, qui venait de conduire une délégation du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme au Soudan du Sud. « Partout où nous sommes allés dans le pays, nous avons entendu des villageois dire qu’ils étaient prêts à répandre du sang pour récupérer leurs terres », a-t-elle ajouté, prévenant que pour beaucoup, le « point de non-retour avait été atteint. »

Et cela, alors que les effectifs de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS) ont été revus à la hausse en août 2016 pour être portés à 13.000 personnels, grâce à l’envoi de 4.000 casques bleus supplémentaires, fournis principalement par l’Éthiopie, le Kenya et le Rwanda.

Seulement, pour la première phase de cette guerre civile (2013-2015) comme pour la seconde, la MINUSS a été impuissante à empêcher les exactions commises à grande échelle sur la population civile, plusieurs rapports ayant évoqué des faits épouvantables (viols, émasculations, recrutement de milliers d’enfants soldats, massacres, etc…). Pourtant, la mission de l’ONU a créé des sites accueillant les civils fuyant les persécutions. Mais ces derniers sont régulièrement attaqués par les forces gouvernementales et les rebelles.

En outre, une enquête confiée par l’ONU au général néerlandais à la retraite Patrick Cammaert sur les événements de juillet 2016 a dénoncé les « piètres performances » de la MINUSS, causées par des « lacunes » dans son commandement et une « aversion au risque ». Ainsi, note le rapport, les Casques bleus en patrouille se contenteraient de « surveiller les alentours derrière les minuscules vitres de leurs véhicules blindés », ce qui ne permet évidemment pas de rassurer la population ou d’intervenir le cas échéant. Vexé par ces conclusions, le Kenya a décidé de retirer son contingent du Soudan du Sud…

Qui plus est, en décembre 2016, une résolution visant à instaurer un embargo sur les armes à destination du Soudan du Sud et soumise par les États-Unis au Conseil de sécurité a été rejetée par la Chine et la Russie.

Le 12 février, le général Thomas Cirillo Swaka, numéro deux de la division logistique au sein de l’état-major des troupes gouvernementales et membre de l’ethnie Bari, a annoncé sa démission en accusant l’entourage de Salva Kiir d’avoir torpillé les accords de paix d’août 2015 et de mettre en oeuvre une politique de nettoyage éthnique.

Les Dinka de la SPLA sont « déployés stratégiquement dans des zones non-dinka afin de mettre en place une politique d’occupation des terres » afin de s’approprier « les biens des autres gens », a affirmé le général Swaka.

Aussi, un rapport remis au Conseil de sécurité par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, estime que la situation au Soudan du Sud continue « de se détériorer dans certaines régions du pays et l’impact de ce conflit et des violences atteint des proportions catastrophiques pour les civils. »

Et d’ajouter : « La montée des milices sous le commandement du SPLA ou des rebelles est en train de causer la fragmentation » du Soudan du Sud qui risque ainsi « d’échapper à tout contrôle du gouvernement pour les années à venir. »

Pour éviter le pire, le déploiement d’une force régionale, sous l’égide des Nations unies, est envisagé, notamment pour renforcer la sécurité à Juba. Mais cela paraît bien insuffisant à l’échelle du pays… D’autant plus qu’il n’est pas exclu de voir le conflit s’étendre étant donné que certains États de la région y sont indirectement impliqués. Ainsi, l’Ouganda soutient le présiden Salva Kiir et l’Éthiopie, où Riek Machar s’est réfugié, accueille de nombreux réfugiés ayant fui les combats et a été le théâtre d’affrontements éthniques, comme en avril 2016, où des Sud-Soudanais de l’ethnie Murle ont tué 216 civils Nuers, installés sur le territoire éthiopien.
No comment yet.
Scooped by Romain
August 29, 2016 2:35 AM
Scoop.it!

Le Japon s’engage à investir 27 milliards d’euros en Afrique

Le Japon s’engage à investir 27 milliards d’euros en Afrique | NOUVELLES D'AFRIQUE | Scoop.it
Le Japon va investir 30 milliards de dollars (27 milliards d’euros) en Afrique sur les trois prochaines années, dont 10 milliards de dollars dans le développement des infrastructures, a promis, samedi 27 août, le premier ministre japonais, Shinzo Abe, lors d’un sommet Japon-Afrique à Nairobi.

« Je m’attends à ce que la somme s’élève à 30 milliards de dollars », a déclaré M. Abe à l’ouverture de la 6e Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad), précisant qu’il s’agit d’investissements aussi bien publics que privés.

Une trentaine de chefs d’Etat doivent participer à ce sommet, dont les principaux axes de travail sont l’industrialisation de l’Afrique, l’amélioration des soins de santé ainsi que la stabilité d’un continent miné par de nombreuses crises. Y seront également signés plus de 70 protocoles divers et accords commerciaux entre le Japon et les pays africains.
D’anciens engagements à respecter

« Il s’agit d’un investissement qui a confiance dans le futur de l’Afrique », a affirmé M. Abe, selon lequel un tiers de cette somme sera consacré à l’amélioration des infrastructures africaines.

Les 30 milliards de dollars promis par le Japon incluent des nouveaux engagements à hauteur de 21 milliards de dollars ainsi que 9 milliards de dollars provenant de la précédente promesse d’investissement, prononcée trois ans plus tôt lors de la cinquième édition de la Ticad, a expliqué un porte-parole du gouvernement nippon, Yasuhisa Kawamura.

En 2013, le Japon avait promis 3 200 milliards de yens d’assistance sur cinq ans (28 milliards d’euros au cours actuel). A la fin de 2015, 33 % de cet objectif restait encore à réaliser, soit un peu plus de 9 milliards de dollars, selon le gouvernement japonais.
Le Japon veut se consolider sur le marché africain

Organisée conjointement par les Nations unies (ONU), l’Union africaine, la Banque mondiale et le Japon, la Ticad est une opportunité pour l’Afrique d’attirer des capitaux japonais pour accélérer son développement, et elle est, pour Tokyo, le moyen de consolider sa position sur le marché africain, notamment en démarquant son offre de celle de son voisin chinois.

Les échanges commerciaux entre le Japon et l’Afrique s’élevaient à 24 milliards de dollars en 2015, bien moins que les 179 milliards de dollars d’échanges entre la Chine et ce continent.
No comment yet.