Alors que les deux réacteurs ont été définitivement arrêtés en 2020 après 43 ans de production, l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim va donner le coup d'envoi de son colossal chantier de démantèlement.
Définitivement arrêtée en 2020, la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace, se prépare à un chantier colossal: EDF a 22 ans pour la démanteler complètement, un projet au coût total estimé de 1,4 milliard d'euros. Début mai, le gouvernement a autorisé par décret ces opérations de démantèlement, qui n'attendent plus que l'approbation de l'autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, prévue en juin.
C'est "un jalon très important", commente Pierre-Jean Barret, directeur du site. Construits en 1971 à la frontière franco-allemande, et mis en service en 1977, les deux réacteurs de la centrale se sont arrêtés en 2020 après 43 ans de production, soit l'équivalent de "30 ans de consommation d'électricité en Alsace". (...)
[Revue de Web] Toutes les raisons pour lesquelles il faut impérativement sortir du nucléaire. Si la tête (le CO2) se porte bien, pour le reste, c'est un cancer généralisé !
Je suis opposant au nucléaire depuis le début des années 2000, après avoir découvert un reportage sur le coût astronomique financier et environnemental (non provisionné à l'époque) du démantèlement des centrales nucléaires. Depuis, je me suis toujours plus ou moins intéressé au sujet ... jusqu'à l'incident de Fukushima. Du début du tsunami, le 11/03/2011 et ce, pendant 6 mois, 12h par jour, j'ai partagé sur cette plateforme Scoop.it et plusieurs réseaux sociaux (Facebook, Twitter) toutes les informations publiées au Japon et ailleurs sur les conséquences de ces explosions. Malheureusement le topic a été supprimé par la plateforme, sans aucune explication ! Il faut dire que ce fut le topic le plus consulté de Scoop.it pendant plus de 5 ans !
Un événement qui n'a fait que renforcer mes convictions anti-nucléaires. Mais je n'étais pas militant jusqu'ici, juste observateur.
Or depuis 2020, un personnage très connu pour son franc parler, et dont je rejoins la plupart des idées (du Shift Project), se répand sur les médias pour défendre cette énergie, prétextant ses faibles émissions de carbone. Argument scandaleux quand on y regarde de plus près.
Je lui ai répondu sur un article dans Linkedin, puis en mettant à jour régulièrement, la liste des sujets en défaveur de cette énergie.
La liste devenant trop longue, j'ai finalement décidé de créer un nouveau topic sur le sujet, en espérant que Scoop.it ne recommence pas son erreur !
La majorité de ces articles sont issus de ma veille, mais certains viennent également de sources comme :
Le nucléaire, c'est le nouveau Minitel français : on a raison contre tout le monde, sauf que les autres avancent, et dans 15 ans, impossible de rattraper notre retard sur la transition énergétique (renouvelables + stockage).
Le nucléaire, c'est aussi l'alibi pour ne rien changer à notre économie ultra-libérale et protéger les industries polluantes !
"Une confusion est entretenue entre science et technologie. Les promoteurs du technosolutionnisme se revendiquent de la science, de même que les écomodernistes qui tentent de délégitimer les écologistes en s’arrogeant le monopole d’une approche rationnelle…
La tendance technorassuriste est entretenue par des gens qui ne sont pas des chercheurs mais viennent du monde de l’entreprise, de l’innovation. On trouve beaucoup d’ingénieurs dans cette mouvance, qui sont des gens éduqués à la science mais ne produisent aucune recherche. Ce ne sont pas des scientifiques au sens académique du terme. C’est déroutant car nous sommes, en tant que chercheurs, guidés par les principes de la déontologie scientifique."
Au sommet du château de sable de l’édifice du futur de la production d’électricité d’origine nucléaire, se situe le « Conseil de politique nucléaire », CPN, au sens même du Château de Kafka, avec ses seigneurs et une multitude de secrétaires.
Un CPNE, Conseil de politique nucléaire extérieur, créé en 1976 a été remplacé par le CPN par décret du 21 avril 2008 modifié par le décret du 30 décembre 2023.
(article de B. Laponche recopié pour une meilleure lecture)
Le CPN est présidé par le président de la république et comprend des personnages importants : le premier ministre et une série impressionnante de ministres qui depuis un certain temps doivent virevolter en fonction des changements de gouvernement, avec le
maintien de quelques valeurs sûres (énergie, industrie, affaires étrangères, enseignement, recherche, budget armée). Il y a en plus le chef d’état-major des armées et le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale.
Il est précisé dans le décret du 30 décembre 2023 que le CPN : « peut confier au Hautcommissaire à l’énergie atomique, le soin d’en préparer les délibérations et d’assurer le suivi de leur mise en oeuvre ». Nous voilà rassurés…
Au vu des gens assis autour de la table, on imagine assez bien que la séance doit être essentiellement l’objet d’un long monologue dont notre président a le secret et qui va constituer l’énoncé de la politique électronucléaire de la France, au même titre que le discours de Belfort qui sert régulièrement de référence aux prises de paroles ou présentations des différents opérateurs concernés (EDF, Orano, CEA) et de l’administration.
Chaque réunion du CPN donne lieu à un communiqué de l’Élysée qui « définit les grandes orientations de la politique nucléaire nationale ». Le communiqué publié le 12 mars 2026 tient en une page et présente quelques autosatisfactions parfois étonnantes.
La première est habituelle : « le contexte international confirme les orientations de politique énergétiques prises par le Président pour garantir l’indépendance énergétique de la France ».
On ne parle ni du Gouvernement ni du Parlement. C’est le « Chef » qui décide. Ensuite on attribue à l’électronucléaire la « sortie des énergies fossiles » en oubliant que l’électricité ne représente aujourd’hui que 25% de la consommation énergétique finale dont au mieux 70% de nucléaire.
Évidemment pas un mot de la maîtrise des consommations d’énergie ni des énergies renouvelables. Apparemment le CPN connaît très mal la situation énergétique de la France.
Quant au contexte international… La situation à Zaporijjia en Ukraine nous rappelle que les centrales et les usines nucléaires constituent des cibles extrêmement vulnérables en cas de conflit armé.
Une autre phrase attire l’attention : « Il faut prioritairement garantir la souveraineté de notre pays, rendre l’énergie accessible pour les français et nos entreprises ainsi qu’à lutter contre le changement climatique ».
Alors que depuis la COP 21, de glorieuse mémoire, qui a eu lieu à Paris fin 2015, l’électronucléaire mettait toujours en avant son efficacité pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, cet objectif devient accessoire. Apparemment, et cela confirme d’autres
orientation des politiques actuelles, le climat passe au second plan.
On pourrait s’en tenir là.
Pas du tout : le communiqué réitère les visions « impériales » du « programme EPR2 » de construction de 6 nouveaux réacteurs à Penly, Gravelines et Bugey, sans un mot de prudence sur les bouleversements climatique à venir qui justement condamnent ces trois sites.
On pourrait alors se contenter de cet étonnant enthousiasme et faire confiance aux opérateurs industriels EDF en particulier qui s’est malheureusement engagé dans la construction de deux
EPR à Hinkley Point en Angleterre, chantier qui s’allonge d’année en année et dont le coût augmente en proportion.
Point du tout : il faut renforcer le dispositif en s’appuyant sur la délégation interministérielle au nouveau nucléaire , la splendide DINN.
Qu’est-ce donc que la DINN ?
Le décret 2022-1477 du 7 novembre 2022 institue la DINN. Placée sous l’autorité du Premier ministre elle a pour mission de superviser les projets industriels du nouveau nucléaire afin d’accompagner la transition énergétique.
• Ses missions :
- supervision industrielle y compris pour les éventuels 8 EPR 2 annoncés dans le discours de Belfort ainsi que certains réacteurs SMR ;
- mobilisation et coordination des pouvoirs publics (qui va coordonner les coordinateurs de la DINN ?) ;
- contribution à l’information du public (propagande officielle ?) et mobilisation des parties prenantes.
• Son organisation :
Joël Barre, Délégué ministériel au nouveau nucléaire, précédemment Délégué général pour l'armement, avec une équipe d’une dizaine de collaborateurs. ..
• Ses publications :
Une seule : « Etude de la filière nucléaire dans la cadre du programme nucléaire français ».
Notons que cette étude n’a pas été réalisée par la DINN mais par le cabinet Accenture en septembre 2023.
On peut légitimement s’interroger sur l’utilité de la DINN.
Peu de choses sont dites dans le communiqué du CPN sur les coûts de ces improbables projets électronucléaires. Il est simplement écrit que « l’audit du programme de construction de 6 réacteurs de type EPR2 mené au début de l’année 2026 par la DINN nous indique qu’EDF s’est engagé à tenir la cible du coût de construction à hauteur de 72,8M d’euros de 2020 et de tenir le calendrier du programme ».
De qui se moque-t-on ?
La réalité du désastre industriel de l’EPR de Flamanville et les péripéties du chantier des réacteurs de Hinkley Point au Royaume-Uni devraint alerter l’État sur les risques économiques de la construction de 6 réacteurs EPR2. Mais non, nous avons droit à des incantations du CPN. Tout sera livré en temps et en heure, et au prix de départ…
Le communiqué du CPN du 12 mars 2026 se termine par un paragraphe concernant le programme « aval du futur » porté par Orano visant à renouveler les installations de l’usine de la Hague.
Mais cela est une autre histoire à laquelle nous consacrerons un autre billet.
En 1977, à Creys-Malville en Isère, un jeune manifestant atteint par une grenade trouve la mort alors qu'il participe à un rassemblement contre Superphénix
Un excellent documentaire qui montre combien la repression de l'Etat est impressionnante quand il s'agit de passer en force un projet non démocratique. Pour rappel, la manifestation de Crey-Malville a fait un mort, un manifestant totalement pacifique !
L'enquête publique concernant le projet Cigéo se terminera le 2 juillet prochain. Les habitants des territoires de Meuse et de Haute-Marne sont invités à donner leur avis. Alors pour ou contre ? Présentation d'un projet qui engagera les générations futures pour près de 100 000 ans.
2e victoire contre EDF cette semaine pour des lanceurs d'alerte.
EDF est donc reconnu coupable d'avoir harcelé A. Begin suite à ces alertes contre des irrégularités que certains salariés voulaient cacher.
L'histoire n'est pas terminée : EDF a fait appel de cette dernière décision (cette fois-ci aux prud'hommes), contestant « certains éléments d’appréciation retenus » par les juges.
La cour d’appel de Grenoble confirme à nouveau la nullité de mon licenciement ainsi que le harcèlement subi, et condamne une nouvelle fois mon ancien employeur de l’entreprise EURALOG AGENCY. La partie adverse EURALOG AGENCY et EDF ont été déboutés de tout !!!
La cour d'appel reconnaît le harcèlement, le licenciement nul, l'intervention de l'ASN, mon statut de salariée protégée, le contexte nucléaire ainsi que la chronologie des alertes que j'ai lancée.
Après plusieurs années de combat judiciaire, plusieurs juridictions ont reconnu la légitimité d’une partie essentielle de mon combat.
Auparavant, au tout début de mon combat, le tribunal administratif de Versailles a annulé l’autorisation de mon licenciement pour faute grave et a condamné l'ASN.
Puis le conseil des prud’hommes de Montélimar a reconnu les faits de harcèlement moral et condamné mon ancien employeur.
J'étais là à chaque audience. À chaque convocation. Dans chaque tribunaux. Avec ma fatigue et ma détermination.
L’emprise psychologique m'avait profondément démoralisée pour le bon déroulement des procédures judiciaires, car oui l'impact psychologique est violent lorsqu'on est accusé à tort, instrumentalisé, transformé en problème alors que j’avais révélé LE problème en alertant sur des manquements aux mesures de sécurité dans une centrale nucléaire. #lanceurdalerte
• Que dire de l'impact sur ma santé ? Anxiolytiques. Somnifères. Anti-inflammatoires. Une sciatique doublée d'une cruralgie à répétition. Deux béquilles pendant des mois parce qu'une jambe ne répondait plus correctement.
• Que dire de l'impact sur mes enfants ? C'est pour mes filles que je me suis battue et pour ma dignité, en tant que fille de combattant.
Au-delà de ma situation personnelle, je pense à toutes les personnes qui souffrent en silence dans leur travail, qui doutent, qui ont peur de parler, peur de perdre leur emploi, peur de ne pas être entendues.
Je sais à quel point ces combats sont longs, éprouvants, financièrement et humainement difficiles. La justice est longue, épuisante, et honteusement coûteuse. Elle devient progressivement inaccessible pour un citoyen ordinaire, sans réseau, sans moyens, sans soutien institutionnel solide. Ce n'est pas une justice à deux vitesses, c'est une justice à deux mondes.
Mais je veux dire une chose importante; se défendre n’est pas vain.
Lorsqu’on agit avec sincérité, avec des faits, avec persévérance, la vérité finit parfois par être reconnue, même après des années de procédure.
Je mesure aussi que beaucoup de salariés traversent actuellement des difficultés et des tensions sociales importantes. J’espère sincèrement que chacun pourra être entendu avec dignité et respect.
Ce message est un message d’espoir.
Parce qu’aucun salarié ne devrait avoir à choisir entre sa conscience, sa santé et son travail.
Lila Lanceuse d’alerte Collectif des Lanceurs d’alerte de France Ma Zone Contrôlée ⚖️⚖️⚖️⚖️ | 11 comments on LinkedIn
Bravo lila pour ce combat contre ces titans du nucléaire. La justice est rendue et montre, encore une fois, que ce n'est pas qu'on est puissant qu'on n'est pas condamnables, surtout face à un lanceur d'alerte.
La start-up Otrera, qui développe un SMR à neutrons rapides refroidi au sodium, a annoncé jeudi 21 avoir sécurisé 17 millions d’euros supplémentaires. Le groupe EDF fait son entrée au capital, séduit par la proposition technologique de ce spin-off du CEA, qui bénéficie du retour d’expérience des programmes Phénix, Superphénix et Astrid.
Comment une entreprise aussi endettée qu'EDF peut investir autant dans des start-up ? Alors qu'Otrera n'avait pas été retenu dans l’appel à projets de France 2030, finalement l'Etat investit-il indirectement dans cette entreprise privée ?
Magouilles et cie, pour soutenir une industrie ... sans devenir, car à la technologie BEAUCOUP trop chère !
Alors que l’UE vise 90 GW d’énergies citoyennes d’ici 2030, une solution intéressante pour les réseaux, les retombées sociales et l’acceptation, la France est en retard sur la traduction des outils européens dans son cadre national. Pire, les potentielles réformes sur l’énergie décentralisée menacent la pérennité des petits projets citoyens.
Eh oui ! La France préfère l'énergie centralisée du nucléaire des énarques et polytechnicien, pour mieux avoir la maîtrise du peuple à ses pieds ! Tout bonnement scandaleux.
Le 6 mai 2026, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) un événement significatif pour la sûreté relatif au non-respect d’une prescription permanente des règles générales d’exploitation du réacteur 1 de la centrale nucléaire du Tricastin.
"Le 3 mai 2026, alors que le réacteur 1 était en cours de redémarrage, des opérations de conduite ont été engagées pour basculer l’évacuation de la chaleur résiduelle du combustible du circuit RRA vers les générateurs de vapeur. La pose d’une condamnation administrative, permettant l’isolement du refroidissement du RRA, a été anticipée alors que, dans l’état du réacteur, les règles générales d’exploitation ne le permettaient pas. Cela constitue un non-respect d’une prescription permanente des RGE."
La disparité économique entre la consommation sur le réseau et l’approvisionnement propre définit actuellement la stratégie énergétique dans le secteur industriel et commercial (C&I) : alors que l’Association fédérale allemande des industries énergétiques et de l’eau (BDEW) indique actuellement des prix de l’électricité d’environ 14-16 centimes d’euro/kilowattheure pour les clients industriels allemands, l’Institut Fraunhofer ISE estime entre 5,6 et 12 centimes d’euro/kilowattheure le coût de revient pour les installations photovoltaïques en toiture.
L’entreprise peine à rassurer sur le bon déroulement des travaux de déconstruction et d’assainissement du site alsacien, lancés par décret début mai. EDF n’a encore jamais achevé le démantèlement d’un réacteur. Ces chantiers sont pourtant cruciaux pour l’avenir de la filière.
"Depuis un demi-siècle, ces chantiers s’enlisent, et leurs coûts ne cessent de dériver. Au point qu’à l’heure actuelle, aucun réacteur d’EDF n’a encore été complètement déconstruit. Et selon les projections de l’entreprise, les plus anciennes centrales pourraient attendre jusqu’en 2100 pour disparaître."
Certainement une raison claire pour laquelle EDF ne veut pas sortir du nucléaire : trop long et coûteux, comme sa construction !
Nous venons de recevoir la décision de rejet par ordonnance du référé-liberté que nous avions déposé lundi face à la précipitation de l’enquête publique sur le dossier d’autorisation de création de Cigéo.
La première centrale nucléaire au monde équipée d'un réacteur modulaire à haute température refroidi au gaz est entrée en service commercial, a annoncé l'Administration nationale de l'énergie de Chine.
« L’objectif principal du HTR-PM est de cogénérer de la vapeur à haute température (jusqu’à 500 °C) et de l’électricité.
« Les réacteurs à haute température (HTR) présentent les températures de fonctionnement les plus élevées (1650°) de tous les types de réacteurs existants et sont également les seuls à pouvoir fournir de la chaleur de procédé à très haute température. »
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C'est bien joli de faire joujou avec la "chaleur". Mais un jour il faudra se poser la question de la contribution de tous ces réacteurs au réchauffement climatique (par la vapeur d'eau générée notamment)
La société franco-italienne fusionne avec un SPAC et fait ainsi son entrée sur le Nasdaq. L'opération la valorise 2,4 milliards de dollars et concrétise son virage américain.
Les concentrations commencent dans le monde des start-up nucléaires. Inévitable tant les besoins en capitaux sont énormes.
Cependant, on doit s'interroger MAINTENANT, des provisions faites par ces entreprises pour les démantèlements. Leur probabilité de déposer le bilan étant très forte, il est nécessaire de s'y préparer !
Autre problématique, la sécurité liée aux combustibles radioactifs : comment sont gérés ces risques et avec quels moyens ?
La France a besoin de l'ordre de 8 000 à 9 000 tonnes d’uranium naturel par an pour fabriquer le combustible alimentant son parc nucléaire. D'où vient cet uranium qui est intégralement importé ?
"En 2023, la France a importé pour 1,4 milliard d’euros de matières nucléaires, essentiellement de l’uranium naturel et de l’uranium enrichi, et en a exporté à hauteur de 1,7 milliard d’euros (essentiellement de l’uranium enrichi), selon le ministère de la Transition écologique."
00:00 Le désert de l’uranium 03:48 Les villes minières 06:15 Les habitants exposés 08:41 Les maladies invisibles 11:08 Les fantômes de l’uranium 14:02 Pollution radioactive 17:11 Les responsabilités 20:06 Un héritage toxique
Le Niger possède l’un des plus importants gisements d’uranium au monde. Depuis des décennies, cette ressource stratégique alimente l’industrie nucléaire internationale.
Mais dans les régions minières, des habitants dénoncent des maladies, des contaminations et des conséquences sanitaires liées à l’exploitation de l’uranium.
Entre enjeux énergétiques mondiaux et drame humain local, ce reportage explore les conséquences invisibles d’une industrie aussi stratégique que controversée.
Sauf revirement de dernière minute, la jeune pousse ne devrait pas être retenue pour la deuxième phase du plan France 2030, son audition ayant révélé des faiblesses sur les plans économique et industriel. La décision finale du Secrétariat général pour l’investissement est attendue début juin. En parallèle, Newcleo s’apprête à faire des annonces sur son financement et l’accélération de son développement international.
Alors que les deux réacteurs ont été définitivement arrêtés en 2020 après 43 ans de production, l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim va donner le coup d'envoi de son colossal chantier de démantèlement.
Définitivement arrêtée en 2020, la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace, se prépare à un chantier colossal: EDF a 22 ans pour la démanteler complètement, un projet au coût total estimé de 1,4 milliard d'euros. Début mai, le gouvernement a autorisé par décret ces opérations de démantèlement, qui n'attendent plus que l'approbation de l'autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, prévue en juin.
C'est "un jalon très important", commente Pierre-Jean Barret, directeur du site. Construits en 1971 à la frontière franco-allemande, et mis en service en 1977, les deux réacteurs de la centrale se sont arrêtés en 2020 après 43 ans de production, soit l'équivalent de "30 ans de consommation d'électricité en Alsace". (...)
Il y a quarante ans, le 23 mai 1986, le conseil municipal de la ville de Plouézec (Côtes-d’Armor), votait contre l’implantation d’une centrale nucléaire sur ses côtes, après des semaines de lutte intense et une grande manifestation. Retour sur cette époque.
Parmi les vidéos suivantes du colloque Global Chance 2026 sur le thème "Notre système énergétique est-il adapté au monde qui vient ?", nous avons retenu celle-ci avec l'intervention en dernière partie (vers 37'25) de Antoine de Ravignan, journaliste à Alternatives économiques, qui nous détaille le coût totalement démesuré de la construction de ces 6 EPR, de l'ordre de 250 Mds €, en grande partie dû aux charges financières. Et encore, il ne détaille pas l'amont (combustible) et l'aval (démantèlement, déchets).
Après la nationalisation en juin 2025 de la Somaïr, filiale d’Orano, le Niger poursuit sa reprise en main de l’uranium. Niamey et le groupe français se disputent toujours le contrôle d’un stock d’uranium au cœur d’un contentieux arbitral international.
"Le Conseil des ministres a aussi adopté un décret portant création de la Teloua Safeguarding Uranium Mining Company (TSUMCO SA), qui se substitue à la Société des Mines de l’Aïr nationalisée. Selon les autorités, la dénomination « Teloua » fait référence à la nappe aquifère souterraine sur laquelle étaient installées les infrastructures de la mine COMINAK, exploitée par Orano de 1978 à 2021. Le groupe français y est accusé d’impacts « dramatiques sur les sols, les eaux, la biodiversité » autour d’Arlit."
Concernant la demande d'autorisation de création de l'installation nucléaire de base (INB) du centre de stockage en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et de moyenne activité à vie longue (CIGEO) déposée par l'agence nationale de gestion des déchets radioactifs (ANDRA)
Ce projet engage la France et l'humanité pour des milliers d'années. Il ne doit donc faire l'impasse sur rien. Or le sujet est loin d'être parfaitement clair, avec beaucoup points d'interrogations soulevés par le CNDP, l'ASNR et les associations.
Sachant que ces enquêtes publiques sont du vent démocratique, est-il utile de perdre son temps à répondre ?
En France, près de 70 % de l'électricité qui recharge les voitures électriques provient du nucléaire. Ce chiffre alimente régulièrement le débat : la mobilité
Le réseau va-t-il disjoncter avec des millions de voitures branchées ?
L’image de millions de conducteurs branchant simultanément leur voiture à 19 h un soir de janvier alimente régulièrement les inquiétudes. Dans les faits, ce scénario ne correspond pas aux comportements réels observés. De nombreux propriétaires de voitures électriques ne branchent leur véhicule que tous les deux ou trois jours, leur batterie couvrant largement les trajets quotidiens qui dépassent rarement 50 à 60 kilomètres. La diversité des habitudes de recharge lisse mécaniquement la demande sur le réseau.
Les pics de consommation électrique, qui surviennent typiquement entre 18 h et 20 h en hiver, ne sont pas aggravés par la recharge des voitures, car la majorité des conducteurs programment leur recharge en heures creuses, généralement entre 22 h et 6 h du matin. À ce moment, la consommation nationale est au plus bas, et les capacités de production disponibles sont largement suffisantes. Le tarif réglementé EDF affichait en 2026 un écart d’environ 30 % entre heures pleines et heures creuses, ce qui incite naturellement à décaler la recharge. Toutes les voitures électriques modernes intègrent une fonction de programmation horaire ; pour les modèles plus anciens, un interrupteur programmable installé sur la prise résout simplement la question.
(...)
La technologie V2G (vehicle-to-grid) va encore plus loin. Elle permet à votre véhicule de réinjecter de l’électricité dans le réseau lors des pics de consommation, transformant chaque batterie en un point de stockage distribué. Le principe est simple : vous branchez votre voiture le soir, le système décharge partiellement votre batterie aux heures les plus tendues, puis la recharge au tarif le plus bas avant le matin. Résultat : votre véhicule est plein au réveil et vous avez généré un crédit sur votre facture.
Et l'exemple norvégien est frappant :
" Le pays est devenu le premier marché électrifié au monde, avec plus de 90 % des ventes de voitures neuves en électrique en 2025 et près de 30 % du parc roulant déjà 100 % électrique. La Norvège ne possède pourtant aucune centrale nucléaire. Sa production électrique repose à 88 % sur l’hydroélectricité, complétée par environ 10 % d’éolien et une part résiduelle de gaz.
Le bilan carbone du mix électrique norvégien est ainsi le meilleur d’Europe, devant la France. Cet exemple démontre que ce dont une voiture électrique a réellement besoin pour rouler proprement, ce n’est pas du nucléaire en particulier, mais d’un mix électrique suffisamment décarboné."
Pour payer la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, l’Élysée a choisi de puiser dans les fonds du Livret A. Pour les 58 millions d’épargnants, peu de changement.
Si vous êtes comme nous profondément anti-nucléaires, c'est le moment de vider votre Livret A et de placer votre argent dans des projets d'autoconsommation collective, par exemple.
Sur un îlot isolé du Pacifique, un héritage nucléaire des années 1950 suscite une inquiétude croissante. Le dôme de Runit, construit à la fin des années 1970 sur l’atoll d’Enewetak, devait confiner des milliers de tonnes de déchets radioactifs issus des essais américains. Cette structure en béton, posée sans fond étanche sur un sol corallien poreux, montre aujourd’hui des signes visibles de dégradation.
Un départ de feu s’est déclaré sur un transformateur de la centrale nucléaire de Chinon, vendredi 15 mai 2026. L’incendie a été rapidement éteint et n’a pas fait de blessé.
Un incendie s’est déclaré vendredi 15 mai 2026 au niveau du transformateur principal de l’unité de production numéro 3 de la centrale nucléaire de Chinon, « situé à l’extérieur de la salle des machines, hors zone nucléaire », informait la préfecture d’Indre-et-Loire dans un communiqué.
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EDF a beau minimiser les risques, la moindre poussière radioactive est cancérigène. Et il en reste des tonnes !
Si à cela on ajoute le coût (véritablement incalculable) de ce démantèlement, on est en droit de se demander si le jeu en vaut la chandelle ?