Les microfissures qui ont ébranlé le parc nucléaire d’EDF en 2022, ne sont plus considérées comme des événements « hors du commun » par le gendarme du nucléaire. EDF a détecté une nouvelle fissure sur le réacteur 1 de la centrale de Civaux et entend, à l’avenir, utiliser des « colliers » pour prévenir l’apparition de ce phénomène.
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Build Green's insight:
"Une manière, peut-être, d’atténuer l’effet d’une autre information, jusqu’ici passée sous les radars : en octobre 2025, EDF a détecté une nouvelle fissure, liée au phénomène de corrosion sous contrainte, sur le réacteur 1 de Civaux (Vienne), la centrale française la plus récente et la plus puissante du parc tricolore après l’EPR de Flamanville (Manche). Cette fissure, d’une profondeur de 2,8 millimètres, a été décelée au niveau d’un tronçon qui avait déjà fait l’objet d’un remplacement après l’apparition d’un premier phénomène de corrosion sous contrainte fin 2021. Elle se situe au niveau du circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt. Il s'agit d'une indication « de faible profondeur et ne présentant pas de caractère de nocivité vis à vis de la sûreté », rapporte le groupe tricolore, 100% détenu par l'Etat. Pour l’heure, le tronçon concerné n’a pas encore été remplacé. L’électricien a mis en place un collier, une sorte de pansement, dans l’attente du prochain arrêt du réacteur (programmé en février 2027) pendant lequel la réparation sera effectuée. « Les deux tuyauteries concernées seront prélevées pour être expertisées au Laboratoire intégré d'expertises de Chinon (LIDEC) », précise EDF. "
[Revue de Web] Toutes les raisons pour lesquelles il faut impérativement sortir du nucléaire. Si la tête (le CO2) se porte bien, pour le reste, c'est un cancer généralisé !
Je suis opposant au nucléaire depuis le début des années 2000, après avoir découvert un reportage sur le coût astronomique financier et environnemental (non provisionné à l'époque) du démantèlement des centrales nucléaires. Depuis, je me suis toujours plus ou moins intéressé au sujet ... jusqu'à l'incident de Fukushima. Du début du tsunami, le 11/03/2011 et ce, pendant 6 mois, 12h par jour, j'ai partagé sur cette plateforme Scoop.it et plusieurs réseaux sociaux (Facebook, Twitter) toutes les informations publiées au Japon et ailleurs sur les conséquences de ces explosions. Malheureusement le topic a été supprimé par la plateforme, sans aucune explication ! Il faut dire que ce fut le topic le plus consulté de Scoop.it pendant plus de 5 ans !
Un événement qui n'a fait que renforcer mes convictions anti-nucléaires. Mais je n'étais pas militant jusqu'ici, juste observateur.
Or depuis 2020, un personnage très connu pour son franc parler, et dont je rejoins la plupart des idées (du Shift Project), se répand sur les médias pour défendre cette énergie, prétextant ses faibles émissions de carbone. Argument scandaleux quand on y regarde de plus près.
Je lui ai répondu sur un article dans Linkedin, puis en mettant à jour régulièrement, la liste des sujets en défaveur de cette énergie.
La liste devenant trop longue, j'ai finalement décidé de créer un nouveau topic sur le sujet, en espérant que Scoop.it ne recommence pas son erreur !
La majorité de ces articles sont issus de ma veille, mais certains viennent également de sources comme :
[Edit 01/2026] Sans prévenir, LinkedIn a vidé notre page de son réseau et bloquer nos commentaires. La faschosphère (trumpiste) du nucléaire poursuit sa censure !
Build Green's insight:
Le nucléaire, c'est le nouveau Minitel français : on a raison contre tout le monde, sauf que les autres avancent, et dans 15 ans, impossible de rattraper notre retard sur la transition énergétique (renouvelables + stockage).
Le nucléaire, c'est aussi l'alibi pour ne rien changer à notre économie ultra-libérale et protéger les industries polluantes !
"Une confusion est entretenue entre science et technologie. Les promoteurs du technosolutionnisme se revendiquent de la science, de même que les écomodernistes qui tentent de délégitimer les écologistes en s’arrogeant le monopole d’une approche rationnelle…
La tendance technorassuriste est entretenue par des gens qui ne sont pas des chercheurs mais viennent du monde de l’entreprise, de l’innovation. On trouve beaucoup d’ingénieurs dans cette mouvance, qui sont des gens éduqués à la science mais ne produisent aucune recherche. Ce ne sont pas des scientifiques au sens académique du terme. C’est déroutant car nous sommes, en tant que chercheurs, guidés par les principes de la déontologie scientifique."
Dans le Tennessee, la fusion sort des labos et entre dans le droit.
L’entreprise américaine Type One Energy vient de faire une demande de licence réglementaire en vue de construire une centrale électrique à fusion aux États-Unis. Aucune entreprise américaine n’était encore allée aussi loin dans ce processus.
Le projet devrait s’implanter sur l’ancien site de la centrale à charbon de Bull Run, dans le Tennessee, arrêtée fin 2023 après plus d’un demi-siècle de service.
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Build Green's insight:
Ah ces start-up d'apprenti-sorciers qui font rêver les capital-risqueurs de l'American Dream.
7 projets de réacteur à fusion nucléaire en cours aux USA et un au Canada. Le mastodonte international Iter a du souci à se faire !
La tempête Goretti a mis à l’arrêt les deux centrales nucléaires de Flamanville (Manche) en fonctionnement dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026. Trop de sel charrié sur les installations. Ce qui pose la question de la vulnérabilité de telles installations implantées à ras de l’eau.
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Build Green's insight:
Qui aurait pu prédire ? Certainement pas les ingénieurs !
Et ce n'est rien par rapport à ce qui nous attend dans les 50 ans à venir. Alors pourquoi persévérer avec ces réacteurs en bord de mer ?
Le niveau des mers augmente, et va encore s'intensifier avec la fonte des glaciers. À quel point ? La réponse à cette question dépend d'une source d'incertitude majeure, étudiée par les scientifiques : le cas de l'Antarctique.
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Build Green's insight:
Aux ingénieurs qui travaillent sur la sécurité des centrales côtières face aux risques de submersions : prévoyez large, voire très large, car les scientifiques sont dans un incertitude complète quant à la hauteur de la montée des eaux avec le réchauffement climatique !
PS : on ne sait pas non plus quels seront les conséquences de ces montées des eaux sur la tectonique des plaques, et donc des raz de marée éventuels. Un élément aussi à prendre en compte !!
Candidat à sa réélection aux municipales, Jean-Michel Baylet réclame la construction de deux nouveaux réacteurs pour la centrale voisine de sa commune. Mais avant d’être un promoteur acharné de l’atome et un magnat de la presse, le jeune Baylet a milité avec véhémence contre le nucléaire jusqu’en 1981.
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Build Green's insight:
La cupidité vérole même les magnats de la presse !
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a convoqué vendredi une réunion extraordinaire de son Conseil des gouverneurs à Vienne. Au cœur des préoccupations: la situation critique des installations nucléaires ukrainiennes, dont la dégradation progressive représente désormais une menace pour l'ensemble du continent européen.
Relancer l’énergie nucléaire, c’est le défi que relève la France depuis quelques années. Plus respectueuse de l’environnement grâce à des émissions de gaz à effet de serre considérablement réduites par rapport aux énergies fossiles, cette source d’énergie pose cependant des questions de sécurité, notamment depuis les accidents de Tchernobyl ou Fukushima.
Développée en France dans les années 1950, puis ralentie dans les années 2010, la construction de réacteurs nucléaires reprend de manière très différente, en tenant compte des événements passés et en s’adaptant au changement climatique.
Alors, qu’est-ce que l’énergie nucléaire au juste ? Comment fonctionne une centrale nucléaire ? Et comment sont conçus et construits les nouveaux réacteurs ?
Nous nous sommes rendus à Penly, en Seine-Maritime, où un chantier est en cours pour accueillir deux réacteurs nucléaires de nouvelle génération ⚡️
Vidéo réalisée en collaboration commerciale avec @EDFofficiel
0:00 Intro 0:47 La centrale de Penly 1:52 Les débuts du nucléaire en France 4:03 Pourquoi construire de nouveaux réacteurs ? 5:16 Comment fonctionne une centrale nucléaire ? 7:07 Les défis de la construction de nouveaux EPR 8:51 L’impact sur l’environnement 10:01 Des maquettes grandeur nature 11:08 La conception des EPR 12:29 Les évolutions des réacteurs 13:57 Outro
Bien que sponsorisé par EDF ce reportage réalisé avec le scientifique Jamy se montre relativement objectif et vulgarisateur, pour découvrir les étapes de chantier d'un EPR2, ici à Penly.
Si quelques points restent sujet à polémique, on y découvre :
- l'ampleur des travaux nécessaires sur 20Ha/réacteur (et même plus avec les bassins océaniques bloqués)
- l'artificialisation et la destruction des terrains et de la biodiversité (irréversible sur plusieurs générations)
-la faiblesse du dispositif (malgré les moyens) face aux risques de submersion : un mur de 10m + 7m de supplémentaire. Sauf, que le tsunami à Fukushima est monté à 20m ! Or la montée inexorable des hauts va réduire la hauteur minimale du mur.
- la concentration des pollutions sur un faible territoire enclavés dont peu facilement accessible (engorgement entrée/sortie)
On a beau mettre tous les moyens et éléments de sécurité dans ce projet, les risques restent encore très élevés. Pourquoi donc insister dans cette voie sans issue ?!
À Malvési, ORANO traite des concentrés d’uranium provenant du monde entier. Il s’agit d’une des premières étapes pour la fabrication du combustible des centrales nucléaires. L’entreprise produit [1] près de 10 000 tonnes de tétrafluorure d’uranium par an.
Le procédé génère des déchets contaminés par des substances chimiques et radioactives. Plus [2] de 700 000 m3 s’accumulent aux portes de Narbonne et posent des défis considérables.
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Build Green's insight:
"Suite aux fortes pluies de ces derniers jours, l’industriel a rejeté des eaux non traitées et potentiellement contaminées."
Depuis la fin de l’année 2025, la filière nucléaire française vit un moment d’un rare dynamisme pour cette filière. En quelques semaines, trois jeunes acteurs ont effet décidé de faire passer un cap décisif à leur projet respectif en le soumettant à Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).
D’un côté, newcleo a déposé un programme de sûreté nucléaire pour son réacteur rapide refroidi au plomb. Une démarche volontaire, en amont, qui ne vaut pas encore autorisation de construire, mais qui ouvre un dialogue technique approfondi avec le régulateur.
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Build Green's insight:
Qu'ils en profitent, cela ne va pas durer, car il n'y aura pas de place pour tout le monde. Sachant que pour la marche suivante, il faudra lever d'énormes fonds. Et on a rarement vu (sauf dans le numérique, comme l'IA, au plus fort de sa bulle actuellement) du capital risque s'engager sur de tels risques technologiques et financiers sur une telle durée !
Les microfissures qui ont ébranlé le parc nucléaire d’EDF en 2022, ne sont plus considérées comme des événements « hors du commun » par le gendarme du nucléaire. EDF a détecté une nouvelle fissure sur le réacteur 1 de la centrale de Civaux et entend, à l’avenir, utiliser des « colliers » pour prévenir l’apparition de ce phénomène.
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Build Green's insight:
"Une manière, peut-être, d’atténuer l’effet d’une autre information, jusqu’ici passée sous les radars : en octobre 2025, EDF a détecté une nouvelle fissure, liée au phénomène de corrosion sous contrainte, sur le réacteur 1 de Civaux (Vienne), la centrale française la plus récente et la plus puissante du parc tricolore après l’EPR de Flamanville (Manche). Cette fissure, d’une profondeur de 2,8 millimètres, a été décelée au niveau d’un tronçon qui avait déjà fait l’objet d’un remplacement après l’apparition d’un premier phénomène de corrosion sous contrainte fin 2021. Elle se situe au niveau du circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt. Il s'agit d'une indication « de faible profondeur et ne présentant pas de caractère de nocivité vis à vis de la sûreté », rapporte le groupe tricolore, 100% détenu par l'Etat. Pour l’heure, le tronçon concerné n’a pas encore été remplacé. L’électricien a mis en place un collier, une sorte de pansement, dans l’attente du prochain arrêt du réacteur (programmé en février 2027) pendant lequel la réparation sera effectuée. « Les deux tuyauteries concernées seront prélevées pour être expertisées au Laboratoire intégré d'expertises de Chinon (LIDEC) », précise EDF. "
Le 27 janvier 2026, l’ASNR a présenté ses vœux à la presse. Pierre-Marie Abadie, président, a souligné la bonne installation de l’Autorité dans son environnement national et international. À l’occasion de son premier anniversaire, l’ASNR est prête à relever les défis dans tous ses domaines d’activités : recherche, expertise, instruction et contrôle. Le président a également dressé le panorama des enjeux identifiés par l’ASNR et les grands dossiers qu’elle traitera en 2026. L’ensemble du collège a ensuite répondu aux questions des journalistes présents.
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1 an après la (très contestée) fusion ASN / IRSN, l'heure est au bilan mais surtout aux enjeux à venir. Et ils sont nombreux :
- instruction des dossiers EPR2 de Penly et Graveline (rien pour Bugey, en stand-by suite à une décision de justice qui n'a pas fait grand bruit)
- l'entêtement d'EDF à vouloir repousser les limites des réacteurs au-delà de 60 ans, alors que certains peinent à passer l'étape des 40 ! Un challenge important pour l'ASNR compte tenu de la quanité de réacteurs à contrôler. Il faut notamment "identifier et examiner les éléments génériques qui pourraient limiter la durée de fonctionnement jusqu’à et au-delà de 60 ans, comme le vieillissement des bétons et de certains composants métalliques non ou difficilement remplaçables"
- la nécessité de relancer et développer une filière combustible (sans une source d'approvisionnement sûre) " à l’amont (production de combustible) et l’aval (retraitement) du combustible."
Plusieurs gros chantiers : piscine d’entreposage du combustible usé, d’entreposage du plutonium et de nouvelle usine de production de combustible MOX.
Et on ne parle même pas du grand carénage, du centre d'enfouissement Cigeo, des problèmes des mines fermées, du démantèlement des centrales en cours et à venir,
Autant dire que l'ASNR a du pain sur la planche, avec de faibles moyens et effectifs (sur un marché en tension !)
L’énergéticien EDF dispose d’un portail d’IA générative multi-LLM accessible à 160 000 collaborateurs, qualifié de “souverain”, et supportant plus de 400 cas d’usage pour ses métiers. L’hébergement s’effectue on-premise.
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Build Green's insight:
On va espérer que cette IA sera exempt de tout risque cyber.
Dans tous les cas, elle ne remplacera pas le besoin en ingénieurs, tout au mieux, elle les rendra un poil plus efficace. Car si telle était l'idée sous-jacente de la direction d'EDF, il faudra s'attendre à quelques catastrophes opérationnelles ! La fiabilité de l'IA est en effet loin d'être au point.
"Dans le cadre du compte rendu associé à l’événement significatif, l’ASNR souhaite disposer d’analyses détaillées sur les points suivants : ▪ fiabilité des équipements (alimentations externes de tranche et du CCL, groupes froids DELbis, …) au regard des dégâts causés par la tempête Goretti, dont les caractéristiques (vent, embruns, houle, amplitude des marées) sont a priori dans l’enveloppe des hypothèses retenues dans la démonstration de sûreté pour leur qualification ; ▪ robustesse de l’approvisionnement en carburant des groupes électrogènes diesel, limité à ce jour à la livraison par un seul camion provenant d’Alsace pour des raisons notamment de qualité de carburant. Ces dispositions interrogent sur le caractère opérationnel de cette organisation (en situation d’évènement climatique de plus grande échelle rendant les voies de circulation difficiles, en cas d’aléas de transport, en cas d‘une perte de longue durée des alimentations 400 kV, …) ; ▪ qualité de la prise de décision de reprendre les activités de remplacement des générateurs de vapeur dès le week-end suivant le passage de la tempête Goretti, en particulier la manutention d’un générateur de vapeur usé compte tenu des risques de perdre l’alimentation électrique des moyens de levage et la mise en œuvre d’un procédé chimique de décontamination des tuyauteries du circuit primaire avec ce même risque de perte électrique."
C'est bien beau la centralisation de la production électrique, mais quand sa distribution dépend de quelques lignes THT, plus d'énergie quand les lignes sont indisponibles. Et cela depuis bientôt un mois !
La date à réserver: le dimanche 29 mars 2026 L'association Nos Voisins Lointains 3.11 organise une conférence en ligne de M. Tetsuji Imanaka intitulée "Un demi-siècle en tant que chercheur en génie nucléaire opposé à l'utilisation de l'énergie nucléaire : un récit personnel", en coopération avec l'association Yosomono-net France. Date: le 29 mars à 14h - Participation gratuite,…
Nous avons, en tant qu’association déclarée, fait connaître notre existence aux différentes CLI afin que les personnes qui les composent — associations, experts, élus, syndicats, etc. — puissent nous connaître et, pour certains, nous aider. Or, les CLI ont refusé de faire connaître notre association, comme cela a été le cas pour celle de Cherbourg, dont les explications sont pour le moins surprenantes et contradictoires.
L'Autorité de sûreté nucléaire juge insuffisante « la conception et la démarche de dimensionnement des ouvrages de génie civil » des futurs réacteurs de Penly. EDF doit compléter son dossier pour espérer un feu vert à la construction début 2027.
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Build Green's insight:
Ce n'est que le 3e organisme qui met les pieds dans le plat !!
Rappelez-nous en combien de temps l'illuminé PDG d'EDF veut construire ces premiers EPR2 ?
Saint-Paul-lès-Durance : le CEA de Cadarache vise 2026 avec des ambitions en défense, énergies décarbonées et médecine du futur. Découvrez les enjeux.
Build Green's insight:
Le CEA, gros incubateur à start-up dans devenir, veut donc travailler sur des chantier qui prouvent encore une fois la faiblesse de la filière :
"Parmi les projets du futur, le directeur du CEA évoque notamment le chantier de construction du réacteur de recherche Jules Horowitz, qui doit permettre de tester le comportement de matériaux et combustibles sous irradiation, en soutien aux réacteurs nucléaires actuels et futurs."
"Parmi les grands chantiers envisagés pour 2026, le directeur cite également l’établissement d’une feuille de route pour la fermeture du cycle du combustible, aux côtés d’EDF et d’Orano, le CEA va devoir phosphorer pour trouver des solutions de réutilisation de combustible usé pour réduire notre dépendance à l’uranium et renforcer la souveraineté énergétique française."
En effet, le nucléaire est une filière en constante évolution, parce qu'on avance à taton, sur tous ses risques, comme des apprenti-sorciers.
Arrêtons le massacre et consacrons nos investissements là où le marché est sûr et en devenir !
Après une alerte sur des problèmes de sûreté, de corruption, de harcèlement ou de discriminations, des salariés d’EDF sont réprimés voire licenciés. Le Média en a rencontré une douzaine dont dix ont lancé des procédures judiciaires. Dans au moins trois affaires, EDF a déjà été condamnée pour « discrimination », « harcèlement moral » ou « préjudice économique ».
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Build Green's insight:
Edifiant ! Soit t'es dans le moule et tu la fermes, soit t'es rebelle et au mieux on te met au placard, au pire on te licencie pour des motifs abracabradantesque !
(Maxime Laisney sur BSky) En 2024, le ministre Roland Lescure a forcé la dissolution de l'IRSN dans l'ASN en promettant que les moyens seraient au rendez-vous pour permettre à l'ASNR de faire face à la relance du nucléaire.
En 2026, il lui impose une baisse de 10 % !
M. Lescure se moquerait-il de la sûreté ?
Les promesses ne valent que pour ceux qui les écoutent. Mais là il y avait du monde. Alors pourquoi prendre tant de risque sur la sécurité malgré les enjeux en cours.
« La corrosion sous contrainte va faire partie de la vie des installations. » Cette déclaration, prononcée le 27 janvier par Pierre-Marie Abadie, président de l’Autorité de la sûreté nucléaire et de radioprotection, marque un tournant dans le discours officiel sur le parc nucléaire français.
Désormais, la découverte de microfissures ne relèverait plus de l’exception. Elle s’inscrirait dans un fonctionnement jugé normal des réacteurs. Cette position interpelle fortement. En effet, si l’on peut aujourd’hui « vivre avec » ces fissures, une question demeure. Pourquoi ce même phénomène a-t-il justifié, il y a peu, des arrêts prolongés de nombreuses tranches nucléaires et une enquête parlementaire ?
Une proposition de loi portée par la députée polynésienne Mereana Reid Arbelot devrait être adoptée par l'Assemblée nationale dans les prochains jours. Elle vise à mieux indemniser les victimes des essais nucléaires français en Polynésie : un "soulagement" attendu depuis 30 ans.
Le premier employeur privé du Nord Cotentin se prépare à une vague d’embauches d’une ampleur considérable pour mener à bien son projet « Aval du futur ». Un défi de taille sur cette péninsule en situation de quasi plein-emploi.
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Build Green's insight:
Encore et toujours plus de déséquilibre social, immobilier, fiscal et financier pour cette enclave géographique :
"Au moins 6 000 nouveaux emplois industriels y sont à créer d’ici 2034, selon une étude menée par le cabinet Helevato à la demande du Conseil régional, de la CCI et des principaux employeurs de la place. Pour ce département où le taux de chômage dépasse à peine les 5%, c’est un défi de taille. « Gagner en attractivité sera l’enjeu clé de ces prochaines années », dit à son propos l’économiste Laurent Davezies, auteur d’une autre étude sur le rebond industriel du bassin de Cherbourg.
Le principal responsable de cet appel d’air sur l’emploi s’appelle Aval du Futur (ou ADF) du nom dont Orano a baptisé le projet d’extension de son usine de La Hague. Bien que la décision finale d’investissement soit attendue en 2029, le groupe a déjà placé son équipe RH en tension. A titre d’exemple, le seul service ingénierie devrait doubler ses effectifs d’ici 2030 (de 2 000 à 4 000 personnes). Quant à la jeune société de projet Orano Aval du Futur, créée en janvier, elle devrait passer de 200 salariés aujourd’hui à dix fois plus dans quatre ans. Et encore ne compte-t-on pas les centaines d’embauches attendues chez les sous-traitants."
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"Autant dire que les ressources locales seront loin d’y suffire, d’autant qu’EDF et Naval Group, les deux autres gros employeurs du bassin, vont partir en quête de nouveaux talents dans le même pas de temps. Adélie Horaist, directrice des ressources humaines, sait que le chantier qui l’attend est « ambitieux »."
Quatre ans après le début de l’invasion globale de l’Ukraine par l’armée russe, le commerce nucléaire entre la France et la Russie continue. Greenpeace France a documenté les échanges commerciaux concernant l’uranium qui n’ont pas cessé depuis 2022 et publie aujourd’hui une actualisation des résultats dans une note d’investigation complémentaire à celle publiée en 2023 intitulée “La Russie, plaque tournante de l’uranium”.
Greenpeace France dénonce le double discours du Président français, qui d’un côté affiche son soutien à l’Ukraine (et heureusement !) mais de l’autre ferme les yeux sur la poursuite des liens commerciaux entre l’industrie nucléaire française et la Russie. Ces échanges concernent notamment l’uranium, la fabrication de combustibles et certaines technologies nucléaires. Des relations commerciales qui désavouent la prétendue « souveraineté énergétique » de la France grâce au nucléaire.
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Build Green's insight:
A voir les enquêtes :
- sur les navires russes de Vladimir Lisin :
"Même s’ils ne sont pas directement sanctionnés, il est scandaleux que la France continue à dépendre de navires appartenant à une personnalité qui profite de l'économie de guerre pour se faire livrer son uranium".
- sur les importations, exportations d'uranium : ces Navires livrent l'uranium naturel du Kazakhstan et de l'Ouzbékistan (50% de nos importations) et l'uranium enrichi russe (18% de nos importations).
Les innovations technologiques liées notamment aux batteries pourraient donner l’avantage aux renouvelables, estiment les auteurs du rapport du World Nuclear Industry. Une étude soutenue par les Verts au Parlement européen et la fondation Heinrich Böll.
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Build Green's insight:
"Le coût des batteries tend lui aussi à décliner. De plus, le parc de véhicules électriques « présente un potentiel extraordinaire si la recharge bidirectionnelle devient la norme. Au niveau de consommation actuel, si l’ensemble du parc automobile allemand était électrifié, les batteries de voiture pourraient alimenter le pays pendant deux jours »."
Depuis le temps qu'on vous le dit. Le nucléaire est la techno du 20e siècle, le stockage viendra enterrer le nucléaire, en appui des ENR au 21è siècle !
La preuve en chiffres : "Au 1er janvier 2026, il y avait 404 réacteurs nucléaires en service dans le monde, soit cinq de moins qu’un an auparavant, pour une capacité stable de 369 GW. Onze pays, soit cinq de moins qu’il y a seulement deux ans, ont des réacteurs en construction, observe le rapport.
L’an dernier, quatre nouveaux réacteurs, pour une capacité totale de 4,4 GW, ont été couplés au réseau : deux en Chine, un en Inde et un en Russie. Parallèlement, sept ont été arrêtés : trois en Belgique, trois en Russie et un à Taïwan signant ainsi la sortie du nucléaire de ce pays.
Pour les projets nucléaires, la Chine domine de la tête et des épaules avec « trente-six projets actifs sur son territoire. » Actuellement, il y a soixante-six réacteurs en construction dans onze pays. À l’export, la Russie très offensive est devenue « le premier fournisseur au niveau international avec vingt tranches en construction hors de ses frontières »."
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"Une manière, peut-être, d’atténuer l’effet d’une autre information, jusqu’ici passée sous les radars : en octobre 2025, EDF a détecté une nouvelle fissure, liée au phénomène de corrosion sous contrainte, sur le réacteur 1 de Civaux (Vienne), la centrale française la plus récente et la plus puissante du parc tricolore après l’EPR de Flamanville (Manche). Cette fissure, d’une profondeur de 2,8 millimètres, a été décelée au niveau d’un tronçon qui avait déjà fait l’objet d’un remplacement après l’apparition d’un premier phénomène de corrosion sous contrainte fin 2021. Elle se situe au niveau du circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt. Il s'agit d'une indication « de faible profondeur et ne présentant pas de caractère de nocivité vis à vis de la sûreté », rapporte le groupe tricolore, 100% détenu par l'Etat. Pour l’heure, le tronçon concerné n’a pas encore été remplacé. L’électricien a mis en place un collier, une sorte de pansement, dans l’attente du prochain arrêt du réacteur (programmé en février 2027) pendant lequel la réparation sera effectuée. « Les deux tuyauteries concernées seront prélevées pour être expertisées au Laboratoire intégré d'expertises de Chinon (LIDEC) », précise EDF. "