Ce n’est pas un scoop : la France accuse un sérieux retard en matière de stockage d’énergie. Ce nouvel inventaire mis en place par la Commission Européenne ne fait que confirmer ce constat.
Via Pascal Jacques Dumoulin
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from POLITIQUES ENVIRONNEMENTALES ET CLIMATIQUES, RSE, FINANCES "VERTES", INFORMATIONS GENERALES
onto Non au Nucléaire March 21, 2025 2:34 AM
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Ce n’est pas un scoop : la France accuse un sérieux retard en matière de stockage d’énergie. Ce nouvel inventaire mis en place par la Commission Européenne ne fait que confirmer ce constat.
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January 8, 4:12 PM
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Prévue en décembre, la publication d'un rapport devant évaluer la capacité des réacteurs nucléaires à varier leur puissance a été reportée sine die. Le gouvernement et la direction d'EDF entendent éviter toute instrumentalisation dans le débat explosif entre nucléaire et renouvelables. Une temporisation qui agace Cédric Lewandowski, le directeur du parc nucléaire existant. [...]
Quand les dirigeants d'EDF ne sont même pas d'accord entre eux sur les conséquences de la modulation du nucléaire, cette énergie soit-disant pilotable !
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January 8, 1:59 AM
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"Après l’épisode neigeux exceptionnel des derniers jours, une tempête s’approche du nord-ouest du pays. Circulant de la Bretagne vers les Hauts-de-France, elle va provoquer des vents violents avec des rafales allant jusqu’à 170 km/h sur toute la côte de la Manche et des vagues de 7 à 8 mètres de hauteur. Quatre départements ont été placés en vigilance orange « vents violents » pour la journée de jeudi 8 janvier."
Sources : Ventusky et Ouest France
Cela va souffler fort sur les sites nucléaires de la Hague, Flamanville, Paluel, Penly et Graveline soit, pour les réacteurs, près 1/4 de la production française.
Espérons que les lignes THT ne seront pas impactées ...
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January 7, 8:30 AM
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D’après nos informations, la flexibilité accrue du parc nucléaire français, appelé à compenser les variations de production des énergies renouvelables, perturbe certaines opérations de mesure et le calendrier de maintenance. C’est ce qu’affirme EDF dans un rapport très attendu, dont la publication reste toujours en suspens.
(...)
Les ENR ont bon dos pour justifier du problème du pilotage du nucléaire. Sans ENR comment ferait RTE pour répondre à la demande (seulement 7 réacteurs HS en ce moment) ?
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January 6, 4:34 PM
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L'industriel et l'électricien ont finalement trouvé un terrain d'entente pour la fourniture d'électricité d'origine nucléaire sur dix-huit ans. Une condition indispensable, mais non suffisante, pour que l'aciériste poursuive ses projets de décarbonation en France.
Un petit pari comme on les aime : ArcelorMittal soit pliera les gaules de France (sic !) soit changera de fournisseur d'ici la fin de leur contrat. Pourquoi ? Intenable financièrement en France pour une industrie aussi gourmande en énergie !
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January 6, 3:55 PM
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Encore un projet de petit réacteur modulaire (SMR) en difficulté. Mercredi 7 janvier aura lieu une audience concernant le redressement judiciaire de Naarea au Tribunal des affaires économiques de Nanterre.
(...)
Sans finances publiques sur le long terme (10 ans au strict minimum) une start-up dans le nucléaire (SMR/AMR/Fusion) n'a aucune chance de s'en sortir. A part quelques grandes entreprises de l'énergie (type Engie ou Total) peuvent se permettre d'investir dans ce type de projets. Les investisseurs privés en Capital Risques, les fonds de pensions et encore moins les Business Angels n'investissent pas sur du si long terme : trop risqué !!
Il y aura donc d'autres liquidations, et certainement aucune pour sortir du lot. En attendant, cela aura enrichi quelques apprenti-sorciers (ou alchimistes) rêveurs, mais ne fera pas avancer la transition énergétique !
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January 6, 1:53 AM
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Depuis ce lundi matin, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Chinon est en arrêt automatique. Ce système de sécurité est prévu pour s'enclencher à la suite d'un aléa technique. Les investigations sont toujours en cours pour comprendre ce qui s'est passé afin de pouvoir redémarrer l'unité.
(...)
Chinon n°4 toujours à l'arrêt à cette heure !
Heureusement aucune centrale n'est totalement à l'arrêt (mais 8 réacteurs tout de même) alors que 1/3 du pays est sous la neige et le verglas, avec des températures de -10° dans de nombreux départements.
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January 3, 4:16 PM
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Pour l’essayiste Chem Assayag, 2025 a marqué le grand retour de l’arme atomique. Elle constitue désormais une menace existentielle et non plus une protection contre cette menace. De la Russie aux États-Unis, l’équilibre de la terreur s’est transformé en déséquilibre dynamique qui risque d’entraîner le monde à sa perte.
(...)
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January 1, 10:59 AM
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l'essentiel Alors que l’unité de production n° 2 n’a pas encore redémarré à la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), un incident s’y est déclaré le 26 décembre 2025. EDF communique ce 31 décembre sur cet événement classé 1 sur l’échelle internationale de l’INES. La commission locale d’information (CLI) réagit également.
Les pieds nickelés en fête au réveillon 2025 : "Le 26 décembre 2025, l’unité de production n° 2 de la centrale est en phase de redémarrage dans le cadre de son arrêt pour maintenance (NDLR : cette unité est à l’arrêt depuis le 18 avril 2025 dans le cadre de sa 3e visite décennale). À 22 h 16, une alarme se déclenche en salle des commandes, signalant un écoulement d’eau provenant d’une tuyauterie située dans un local du bâtiment réacteur. L’équipe d’exploitation en quart présente sur place procède aux vérifications et identifie deux vannes en position ouverte, qui devraient, au regard des règles d’exploitation, être en position fermée. Après concertation avec la salle des commandes, celles-ci sont remises en position fermée, ce qui permet de rétablir l’étanchéité du circuit. Les analyses réalisées a posteriori identifient que le début d’écoulement remonte à 20 h 35 et a pour origine la non-fermeture des vannes."'
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December 31, 2025 5:33 AM
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Le 20 novembre 2025, l’exploitant de la centrale nucléaire de Saint-Alban a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) un événement significatif relatif à la détection tardive de l’indisponibilité d’une pompe du circuit d’injection de sécurité du réacteur 2, en raison d’un évent resté ouvert sur un filtre de sa réserve d’huile.
(...)
"Le 19 novembre 2025, lors d’un essai périodique d’une pompe du circuit d’injection à moyenne pression, l’alarme de niveau bas de la réserve d’huile de cette pompe est apparue et cette dernière a été arrêtée. Les investigations immédiatement conduites ont mis en évidence la présence d’une fuite d’huile au niveau d’un évent d’un filtre de la réserve d’huile associée à la pompe. L’évent a été rapidement refermé. Toutefois, en cas d’incident nécessitant la mise en œuvre de l’injection de sécurité, le bon fonctionnement de cette pompe n’aurait pas pu être assuré.
Lorsqu’une pompe d’injection de sécurité de moyenne pression est indisponible, les règles générales d‘exploitation du réacteur (RGE) imposent le repli du réacteur sous trois jours. Le dernier essai périodique satisfaisant de la pompe concernée ayant été réalisé le 26 septembre 2025, l’exploitant n’a pas pu démontrer qu’elle n’était pas indisponible depuis un délai supérieur à ces trois jours."
Ces 4 derniers exemples d'incident relevés par l'ASNR montrent encore une fois que malgré les RGE (règles générales d’exploitation) des incidents arrivent régulièrement sur les centrales. Un signe qu'il est impossible, à l'homme, de respecter à la lettre la complexité de ces RGE. Une complexité entre les mains de l'homme et peut être bientôt de l'IA !
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December 31, 2025 5:29 AM
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Le 27 novembre 2025, EDF a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) un événement significatif pour la sûreté, relatif au non-respect de la conduite à tenir prévue par les règles générales d’exploitation (RGE) du réacteur 1 concernant l’indisponibilité de la ligne de charge du circuit primaire principal.
(...)
"Le 24 novembre 2025, alors que le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse était en arrêt pour intervention dans le cadre de sa quatrième visite décennale, un chargé de préparation a constaté lors d’un contrôle des activités qu’un robinet situé sur la ligne de charge du circuit primaire n’était pas apte à fonctionner à la pression de service du circuit RCV. La ligne de charge du circuit primaire principal a alors été considérée comme indisponible.
L’exploitant a remplacé le robinet le 26 novembre 2025. Toutefois, le délai de réparation a conduit l’exploitant à ne pas respecter la conduite à tenir prescrite dans les RGE, qui prévoit de retrouver une situation conforme aux prescriptions sous 24 heures."
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December 30, 2025 4:04 PM
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La direction et les quatre syndicats représentatifs d'EDF n'ont pas trouvé d'accord autour d'une hausse des salaires de 1,7 % lors des négociations annuelles. Certains élus du personnel craignent un serrage de vis.
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Le nerf de la guerre va être en partie là : le bras de fer avec les syndicats. Car à trop tirer sur la corde (de l'optimisation), les "tir-au-flanc" d'EDF ne vont pas se laisser marcher sur les pieds. Et malgré une large délégation des missions à la sous-traitance, sans ces salariés, EDF est un canard boîteux !
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December 29, 2025 5:53 AM
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EDF se positionne comme un fournisseur d’énergie indispensable aux datacenters et comme un utilisateur avancé de l'IA.
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EDF allier de l'IA, et donc de toutes ces pollutions !
Le plus risible : " EDF se positionne comme un acteur technologique mondial sur ce segment, développant son propre modèle et fournissant des briques technologiques à « 30% » des projets mondiaux.
Cependant, Bernard Fontana estime que leur déploiement direct pour les datacenters en France n’est pas une « nécessité pour le moment », la robustesse du réseau national permettant une intégration efficace."
Bah oui, les SMR, s'ils marchent, ne verront pas le jour avant 10 ans minimum, les data-centers, c'est maintenant !!
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January 8, 4:34 PM
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Afin de prévenir les accidents impliquant des matières dangereuses (dont font partie les matières radioactives), le transport de matières dangereuses (TMD) fait l’objet de réglementations internationales déclinées dans le droit français, avec quelques spécificités nationales le cas échéant.
"En France, environ un million de colis chargés de matières radioactives sont transportés chaque année. La survenue d’accidents impliquant ces matières est anecdotique au regard du nombre d’accidents corporels de la route"
Et on nous dit plus loin : "Le rapport publié révèle que beaucoup des événements survenus auraient pu être évités et rappelle notamment les exigences réglementaires applicables en matière de transport de matières radioactives."
La modération à la méthode ASNR (et plus généralement nucléaire).
Récapitulatif des incidents recensés pendant cette période : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1klE4pK6zXRPVKQNU72UJ0CEXOQl6zp9dB5iOLybu00Q/edit?usp=sharing
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January 8, 2:14 AM
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Le secteur de l’énergie taïwanaise est entré dans un nouvel environnement opérationnel après la fin de son abandon de l’énergie nucléaire en mai 2025. Avec l’arrêt du dernier réacteur en activité, le gouvernement a intensifié son attention sur l’expansion des énergies renouvelables et de la production flexible au gaz pour compenser la perte d’approvisionnement de base tout en réduisant progressivement la dépendance au charbon dans un système électrique isolé et dépendant des importations.
(...)
Les nucléopathes vont encore pester sur le bilan carbone du GNL et la manque d'indépendance, tout en oubliant que la stratégie se base sur une forte production des ENR, la gaz venant en soutient "pour fournir une capacité de base et d’équilibre, à mesure que la pénétration des énergies renouvelables augmente. "
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January 7, 11:05 AM
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La Commission de régulation de l’énergie publie son deuxième rapport biannuel sur la performance des gestionnaires de réseaux dans le développement des réseaux dits intelligents. Point sur les offres de raccordements flexibles en photovoltaïque (15 parcs raccordés en 2024) et en stockage avec les files d’attente optimisées (2,8 GW) et les chantiers réglementaires à venir.
(...)
"au 1er septembre 2025, RTE a approuvé 12,6 GW de demandes de raccordement pour des batteries sur le réseau public de transport, pour 0,3 GW actuellement en service."
La transition est en marche, mais RTE le fait à petit pas. Dommage, car on a déjà une bonne capacité de production ENR. Cela pourrait nous permettre de nous passer de nombreux réacteurs nucléaires !
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January 6, 4:36 PM
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L’exploitant d’une centrale nucléaire au Japon a reconnu avoir présenté des données sous-estimant potentiellement les risques sismiques auprès des autorités. La population reste inquiète par la relance du parc nucléaire japonais, près de 15 ans après la catastrophe de Fukushima.
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En France, on ne s'encombre pas de ces problèmes : aucun risque au-delà des références historiques ! Et pourtant...
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January 6, 4:00 PM
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La consommation électrique est stable en France, d’après le bilan 2025 publié par le gestionnaire du réseau électrique, RTE. Cette apparente bonne nouvelle témoigne en réalité du retard prit dans l’électrification des transports, du chauffage et de la production industrielle, nécessaire à la...
Auto-consommation (solaire), sobriété, efficacité énergétique ont déjà leurs effets sur la consommation d'électricité. Et beaucoup de gens ne font plus confiance à EDF pour se chauffer.
D'autres énergies soient émerges soient se statibilisent. L'électricité ne doit pas être la seule et unique piste pour notre transition énergétique, au risque de mettre notre pays en faillite !
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January 6, 12:56 PM
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Après la diffusion d’un tract de Sud Orano recyclage dénonçant le fichage de représentants syndicaux, deux syndicats, FO et CFDT, ont déposé plainte contre Sud.
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Décidemment, les syndicats de la filière nucléaire font parler d'eux en ce moment !
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January 6, 1:48 AM
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Alors que la France traverse un rare épisode de froid, la centrale occitane a prolongé de plusieurs mois l'arrêt d'un de ses deux réacteurs en maintenance.
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L'énergie pilotable ... selon les bons vouloirs des syndicats surtout !
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January 1, 11:01 AM
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L’accès régulé à l’électricité nucléaire historique disparaît à partir du 1ᵉʳ janvier : EDF peut désormais commercialiser la production nucléaire comme bon lui semble.
2026 va être clairement l'année des trop pour le nucléaire : trop cher, trop de travaux, trop lent, trop risqué.
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January 1, 10:57 AM
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Des milliers d’abonnés EDF l’ont plutôt mauvaise ce 31 décembre : ce jour est rouge dans leur offre Tempo et l’électricité qu’ils vont consommer ce soir va leur coûter trois fois le prix du tarif réglementé.
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La belle arnaque du tarif Tempo(nucléaire) !
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December 31, 2025 5:30 AM
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Le 2 décembre 2025, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) un événement significatif pour la sûreté relatif à une anomalie de positionnement des grappes de commande du réacteur 3 de la centrale nucléaire du Tricastin.
(...)
"Le 27 novembre 2025, alors que le réacteur 3 de la centrale nucléaire du Tricastin était en cours de montée en puissance, dans le cadre de son redémarrage à l’issue de son arrêt pour rechargement, une opération de basculement de l’alimentation en eau des générateurs de vapeur sur la configuration à grand débit a été engagée. Des erreurs commises lors de cette opération ont conduit à des mouvements des grappes de régulation de température en dehors des limites autorisées, jusqu’au dépassement de la limite très basse d’insertion, sur une durée de sept minutes. En outre, les actions conduites n’étaient pas conformes à celles appelées par l’alarme apparue en salle de commande."
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December 31, 2025 5:21 AM
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Le 3 décembre 2025, l’exploitant de la centrale nucléaire de Chooz B a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) un évènement significatif pour la sûreté relatif au non-respect d’une prescription des règles générales d’exploitation du réacteur 1, concernant le refroidissement du réacteur.
(...)
"Le 28 novembre 2025, alors que le réacteur 1 était à l’arrêt pour maintenance et rechargement en combustible et refroidi par l’eau du circuit secondaire, l’essai périodique d’une pompe d’alimentation du circuit ASG a été initié. Durant cet essai, la pompe a fait l’objet d’une montée en température anormale nécessitant sa mise à l’arrêt. L’expertise réalisée à la suite de ce dysfonctionnement a permis d’établir que la pompe était indisponible depuis une opération de maintenance réalisée quelques semaines auparavant. Cette situation, impactant la fonction de sûreté relative au refroidissement du réacteur, constitue un non-respect des RGE."
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December 30, 2025 3:54 PM
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L’ancien PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy le comparait à un « poison ». L’intersyndicale du groupe le qualifiait de « spoliation » et de « pillage ». La Cour des comptes estimait en 2022 que sans lui, l’électricien aurait engrangé 7 milliards d’euros supplémentaires en dix ans. Lui ? L’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique). Institué en 2011, ce mécanisme qui court jusqu’au 31 décembre 2025 oblige EDF, filiale à 100 % de l’Etat, à vendre à un prix bradé (42 euros le mégawattheure) environ un tiers de son volume d’électricité. Mais aujourd’hui, le cauchemar prend fin.
(...)
La sortie de l'Arenh risque de coûter cher à EDf qui sera incapable de rivaliser sur les marché avec son nucléaire trop cher utile seulement pour 4 mois de l'année. EDF va devenir un boulet pour l'Etat qui s'entête à persévérer dans une filière plus du tout rentable !
Et malheureusement l'upgrade des réacteurs de 900MWh ne chagera pas grand chose à la donne, si ce n'est accélerer le vieillissement des réacteurs : https://www.latribune.fr/article/entreprises-finance/8142708938952714/nucleaire-edf-mise-sur-ses-vieux-reacteurs-pour-produire-un-peu-plus
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December 27, 2025 12:23 PM
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[Trad] Les pays occidentaux s'efforcent de mettre en place de nouveaux systèmes de défense face à la montée en puissance des menaces autonomes, constatée par les experts.
C'était un avant-goût de ce qui pourrait devenir l'une des menaces décisives l'année suivante, lorsque la trajectoire de vol entre Dublin et la centrale nucléaire britannique de Sellafield a été perturbée par des drones non identifiés.
À bord de l'avion se trouvaient le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son épouse, à quelques minutes de l'atterrissage à l'aéroport de Dublin, légèrement en avance sur l'horaire prévu.
Après qu'un navire de la marine irlandaise a signalé que plusieurs drones manœuvraient à 36 km au nord-est de la ville – Sellafield se trouve à seulement 200 km de la capitale –, le ministre irlandais de la Justice, Jim O'Callaghan, a déclaré qu'il s'agissait d'une « menace coordonnée » visant à « faire pression » sur l'Europe et l'Ukraine.
Quelques jours plus tard, la menace a changé de nature. La Marine française a ouvert le feu sur des drones détectés au-dessus d'un site hautement sensible abritant la flotte de sous-marins nucléaires du pays.
Les drones présents sur la base navale de l'Île Longue ont finalement été interceptés par des systèmes de brouillage, mais leur présence au-dessus de l'un des sites les plus lourdement protégés du continent a envoyé un message clair : l'Europe prend conscience des importantes vulnérabilités de ses sites nucléaires militaires et civils, et la Russie est largement soupçonnée d'être à l'origine de cette activité.
Menace nucléaire
La France compte 19 centrales nucléaires, la Grande-Bretagne cinq – dont celle de Sellafield, dans le comté de Cumbria, au nord-ouest de l'Angleterre – et de nombreuses autres sont réparties sur le continent. Des analystes de la défense ont averti qu'un État hostile pourrait cibler une centrale vulnérable plutôt que de recourir à la violence directe d'une attaque nucléaire.
Provoquer un incident nucléaire par plusieurs frappes de drones serait difficile, mais même une attaque limitée pourrait engendrer des dommages symboliques et économiques. Les conséquences pourraient inclure des fermetures d'entreprises, des évacuations massives et une panique sur les marchés financiers, le tout sans qu'un État franchisse le seuil nucléaire.
« Et si la Russie faisait sauter une centrale nucléaire britannique à l'aide de drones pilotés depuis le Royaume-Uni ? », s'interroge Ed Arnold, analyste militaire au Royal United Services Institute. « Ce serait une menace différente, mais du point de vue russe, l'objectif serait le même. »
Il a ajouté que les « vulnérabilités des sites sont vraiment critiques, car il est difficile de s'en prémunir », et que même le simple fait de faire voler des drones au-dessus de sites sensibles « est peu coûteux, peut être nié et a un impact économique important ».
Centrale nucléaire de Sellafield, dans le comté de Cumbria, au nord-ouest de l'Angleterre. Getty
L'Ukraine est, d'une part, à l'origine de tactiques qui relevaient auparavant de la pure imagination. Son opération « Toile d'araignée », couronnée de succès en juin, a démontré l'évolution des frontières de la guerre.
L'opération a utilisé plus de 100 drones kamikazes à courte portée lancés depuis des camions stationnés à moins de 10 km de plusieurs bases aériennes russes, détruisant 11 bombardiers russes à longue portée capables de transporter des armes nucléaires.
« Bien que cette leçon ait été coûteuse, elle a probablement permis à Moscou de prendre conscience des opportunités offertes par ces capacités », a écrit le Dr Daniel Salisbury dans une note de l'Institut international d'études stratégiques (IISS) consacrée à la menace croissante. « Même des capacités minimales peuvent exploiter les technologies émergentes pour mettre en péril les installations nucléaires », a-t-il ajouté.
Il y a un an, l'idée qu'un chef d'État puisse être la cible d'un assassinat par drone semblait tout droit sortie d'un roman de Tom Clancy. Ce n'est plus le cas. Les services de sécurité présidentiels sont désormais équipés de brouilleurs de drones qui ressemblent à des armes à feu surdimensionnées.
Un policier allemand pointe un brouilleur de fréquences électroniques utilisé pour la défense contre les drones. Getty
Mais les incidents français et irlandais ne sont pas les seuls à susciter l'inquiétude en Europe. Le mois dernier, des drones ont été aperçus au-dessus de la base aérienne de Kleine-Brogel, en Belgique, pendant trois nuits consécutives.
Nouveaux modes
Aux Pays-Bas, des gardes ont tiré sur des drones au-dessus de la base aérienne de Volkel, qui abrite des armes nucléaires américaines dans le cadre des accords de partage nucléaire de l'OTAN. Plus tôt ce mois-ci, des chasseurs F-35 néerlandais ont été déployés pour intercepter un drone.
Des incidents similaires ont été signalés aux alentours de la base aérienne de Lakenheath, dans l'est de l'Angleterre, qui devrait bientôt accueillir des armes nucléaires américaines après deux décennies d'absence.
Ce qui inquiète les autorités, c'est que ces vols se concentrent autour de sites nucléaires et militaires de grande valeur, avec des drones plus grands et plus performants que ceux habituellement utilisés par les amateurs.
« Ce ne sont pas des gens qui pilotent des jouets », a déclaré le ministre belge de la Défense, Théo Francken, après l'incursion dans le Kleine-Brogel. « Ils étaient venus espionner, repérer les F-16, localiser les munitions et obtenir d'autres informations hautement stratégiques. » De plus, certains drones ont volé plus haut et se sont montrés résistants au brouillage.
Cet incident s'ajoute à une série d'événements survenus depuis septembre, au cours desquels des drones ont survolé des aéroports civils en Europe de l'Est, ainsi qu'en Allemagne et en Scandinavie.
Ces vols, probablement effectués par des bandes criminelles et payés en cryptomonnaie par Moscou, pourraient bien être interprétés comme des « missions de reconnaissance hostiles » visant à observer des sites ou même à tester leur technologie anti-drones en vue d'un futur conflit.
Les drones peuvent également recueillir des images en temps réel que les satellites ne peuvent pas obtenir, et si l'on pouvait capturer un sous-marin nucléaire français quittant l'île Longue ou un sous-marin de la Royal Navy quittant Faslane en Écosse, cela donnerait aux ennemis un avantage considérable en matière de suivi.
Des drones partout
Les États hostiles peuvent également exploiter le marché en pleine expansion des drones civils pour se fondre dans le paysage médiatique et dissimuler leurs véritables intentions. Au Royaume-Uni, on estime qu'en 2030, 76 000 drones commerciaux pourraient évoluer dans l'espace aérien britannique, selon The Economist . Et à travers l'Europe, plus de 3 800 incidents de collision rapprochée entre drones et aéronefs ont été recensés l'an dernier, soit plus du double par rapport à l'année précédente.
Selon M. Arnold, les drones sont parfaitement adaptés aux opérations en « zone grise », c’est-à-dire aux activités qui, sans constituer une guerre ouverte, provoquent perturbation et appréhension.
Annabelle Walker, analyste au sein de la société de renseignement Sibylline, a également suggéré que la Russie avait un intérêt majeur à sonder l'état de préparation de l'OTAN.
« L’utilisation de drones a mis en évidence une lacune importante dans les pays européens », a-t-elle déclaré. « Tester les temps de réaction, la prise de décision et la coordination est très instructif, et tout cela peut se faire en deçà du seuil de la guerre. »
Un militaire ukrainien teste un filet anti-drone à Kyiv, en 2022. EPA
Les abattre ?
Abattre des drones comporte des risques de dommages collatéraux. Les principales méthodes de défense consistent à brouiller ou à leurrer les drones, en les incitant à se méprendre sur leur position. Le brouillage est moins efficace contre les drones autonomes programmés pour frapper ou contrôlés par fibre optique, comme on l'a souvent constaté lors du conflit russo-ukrainien.
Les forces de défense peuvent recourir à des contre-mesures physiques telles que des fusils lance-filet et des fusils de chasse, largement répandus en Ukraine. Selon nos informations, Kiev devrait dévoiler l'année prochaine un drone intercepteur de pointe. Le marché des systèmes anti-drones représente désormais une part importante des activités des entreprises de défense.
Pour se défendre contre une attaque sérieuse contre un site nucléaire, les gouvernements doivent identifier les emplacements vulnérables puis utiliser une défense à plusieurs niveaux comprenant des radars, la guerre électronique et du personnel formé dédié aux opérations anti-drones, a déclaré Douglas Barrie de l'IISS.
Mais la défense aérienne est un domaine dans lequel les États européens ont sous-investi pendant des décennies depuis la fin de la guerre froide. « L’Europe occidentale et le Royaume-Uni doivent vraiment y accorder plus d’attention, car ce sujet est redevenu une priorité », a déclaré M. Barrie au journal The National .
« Moscou est clairement dans le collimateur, et ils testent les limites de ce qu'ils peuvent se permettre avant que l'autre camp ne réagisse », a-t-il ajouté.
L'incident évité de justesse par M. Zelenskyy au-dessus de Dublin n'était pas nécessairement un acte de guerre, mais c'était un avertissement – tout comme les autres incidents – et Moscou pourrait bien envisager d'autres opérations de déstabilisation qui évitent un conflit ouvert.
La question est désormais de savoir si l'Europe peut renforcer ses défenses face à une menace qui ne fera que s'intensifier.
Si la France s'est préparé à ce type d'attaque, notre niveau de sécurité est-il suffisamment pertinent pour éviter le drame ?
Cet article semble prouver qu'il faut fortement s'y préparer, face à la menace russe qui gonfle progressivement !
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On est tellement persuadé en France que le nucléaire est la seule solution pour notre énergie, qu'on prend là aussi un retard exceptionnel sur le stockage. Pourtant, ce sont de multiples solutions de plus en plus efficaces, qui offrent aux territoires une réelle autonomie, sans besoin d'uranium et ses déchets !