Pour évoquer la problématique de la biodiversité, On refait la planète reçoit Gilles Boeuf, président du Muséum national d'Histoire naturelle, et Arnaud Greth, président de l'association Noé. À écouter dans cette émission
- Le cas de la France : l'Hexagone est le 6e pays au monde abritant le plus grand nombre d'espèces menacées. La biodiversité "ordinaire" disparaît progressivement, les villes et l'agriculture remplaçant la nature. Les insectes sont particulièrement menacés - en particulier les abeilles. Au contraire, le réchauffement climatique favorise le développement de certains insectes, comme ces deux espèces de moustiques apparues... sur les lignes 3 et 10 du métro parisien !
Il y a plus de cent cinquante ans, le célèbre naturaliste révolutionnait l’histoire de la vie en mettant sur pied les théories de l’évolution et de la sélection naturelle. À l’heure où les créationnistes regagnent du terrain, retour sur ses travaux essentiels.
[Image] Darwin constitua de nombreuses collections d’insectes, l’occasion de mener des observations naturalistes extrêmement minutieuses.
"Le papillon Comma a quitté le centre de l’Angleterre pour la région d’Edimbourg. Soit 220 kilomètres parcourus en quarante ans, selon des chercheurs de l’université de York qui ont scruté 2 000 espèces animales et végétales. En moyenne, les espèces se seraient déplacées de 16,9 kilomètres [par décennie] vers les hautes latitudes. Soit 20 petits centimètres gagnés chaque heure, « toutes les heures du jour, tous les jours de l’année », selon Chris Thomas, l’un des coauteurs de l’étude."
10 astuces animales pour braver le climat, par Karine Le Loët, Terra eco, 03.07.2012
Ils déménagent, grimpent, changent de régime alimentaire, de période de ponte, rapetissent ou grossissent. Déjà confrontés au changement climatique, les animaux s'adaptent… ou disparaissent.
"Certaines commencent dès 8H30 comme la Cigale du garric (Tibicina garricola) et d’autres chantent jusque tard dans la nuit (jusqu’à 23H30 !) comme la Cigale grise (Cicada orni) et la Grande cigale commune (Lyristes plebejus)."
"Les raisons pour lesquelles les humains n'agissent pas suffisamment pour lutter contre le changement climatique, ou même n'agissent pas du tout."
Par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 18/07/2015
« Dans l'article [référencé ci-dessous], le psychologue de l'environnement à l'université de Victoria, Canada, Robert Gifford, présente 33 raisons regroupées en 7 familles pour lesquelles les humains, même s'ils ne nient pas la réalité du changement climatique, ne font pas tout ce qu'ils pourraient faire pour lutter eux-mêmes contre ce phénomène. L'approche paraitra peut-être simpliste. Cependant, dans la perspective des prochaines conférences sur le climar devant se tenir en décembre à Paris, ces considérations ne sont pas inutiles.
Nous les avons brièvement résumées ci-dessous
Nous présenteront ensuite un petit questionnaire permettant au lecteur de se situer par rapport au concepts de réchauffement climatique et risques associés »
Des chercheurs ont découvert, avec surprise, ce neurone dans des vers. On savait que ces créatures détectaient le champ magnétique terrestre et une nouvelle étude a identifié le microscopique capteur, en forme d’antenne, qui aide les vers à s’orienter sous terre.
Image d’entête : Intérieur de la tête d’un ver C. elegans, la structure en forme d’antenne à la pointe du neurone (vert) est le premier capteur du champ magnétique de la Terre identifié.(Andrés Vidal-Gadea)
Le neurone sensoriel, que le ver C. elegans utilise pour se déplacer vers le haut ou vers le bas dans le sol, pourrait être similaire à ce que beaucoup d’autres animaux utilisent, selon l’équipe de scientifiques et d’ingénieurs de l’université du Texas à Austin.
Les oiseaux, les tortues, les papillons et de nombreux autres animaux peuvent détecter le champ magnétique pour leurs impressionnantes migrations. Mais les chercheurs sont toujours à la recherche des neurones, chez ces animaux, qui le détectent.
Le crabe yéti ( appelé aussi la galathée yéti, ou encore Kiwa hirsuta) cultive des bactéries sur ses bras à fourrure comme principale source de nourriture,
"En réalisant des expériences mécaniques uniques et de la microscopie en vidéo, des chercheurs de l’université de Cambridge ont montré comment les fourmis utilisent de microscopiques “poils”, “peigne” et “brosse” pour garder leurs antennes propres, ce qui pourrait avoir des applications pour le développement de produits de nettoyage dans le domaine des nanotechnologies."
[Image] Antenna cleaner of C. rufifemur ants. (a) Scanning electron micrograph of the antenna clamped by the cleaner (view from the outer=posterior side). (b) Tarsal notch. (c) Tibial spur. Images in (b,c) are coloured to show the bristles (red), the comb (blue) and the brush (green). Scale bars, (a) 150 μm, (b) 100 μm and (c) 50 μm.
Une équipe de chercheurs de l'Imperial College de Londres a publié un spectaculaire cliché illustrant un mécanisme de modification physiologique chez la mouche du vinaigre.
David GIRON est chargé de recherches à l'Institut de Recherche sur la Biologie de l'Insecte, il a accepté de répondre aux questions de Passion-Entomologie
Hypocephalus armatus est un gros Coléoptère d’Amérique du sud : d’une morphologie unique parmi les longicornes (longues antennes), sa biologie et son écologie demeurent un mystère et il reste, depuis sa découverte, une curiosité entomologique.
Les fourmis Atta représentent le plus haut degré de complexité d'organisation sociale des insectes, elles cultivent un champignon dont elles se nourrissent
La société Muscidia, à Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, près de Morlaix, élève des mouches. Leur nymphes sont indispensables à la reproduction de guêpes, qui les parasitent. Les guêpes prêtes à éclore sont ensuite vendues aux agriculteurs qui veulent se débarrasser des mouches. Le reportage de David Cormier. Plus d'infos sur www.letelegramme.fr
Aux Pays Bas, à l’intérieur des terres, régnaient il y a une trentaine d’années les coccinelles noires à pois rouges. Désormais, leur nombre décline au profit des coccinelles rouges à taches noires, habituées des côtes. Les chiffres, établis par le recensement d’une équipe de l’université de Cambridge et publié en décembre 2011, parlent d’eux-mêmes : en 1980, à 40 km à l’intérieur des terres, 60% des coccinelles étaient noires contre 20% en 2004. L’explication pourrait être la suivante : si le noir absorbe l’énergie du soleil et permet aux animaux de survivre dans des conditions plus continentales, le rouge permet aux animaux de ne pas attraper un coup de chaud près des côtes. Le réchauffement du territoire a vu le rouge triompher du noir.
10 astuces animales pour braver le climat, par Karine Le Loët, Terra eco, 03.07.2012
Saviez-vous que l’abdomen des cigales est aux trois quarts creux ? J’étais vraiment étonné de l’apprendre et du coup, ça m’a donné envie d’en savoir plus. Déjà, j’ai trouvé une image sympa où l’on voit le soleil traverser l’abdomen de la cigale en lui conférant cette douce luminosité.
Un référentiel faunistique régional est un document faisant état de la liste des espèces de la faune observée ou ayant été observée dans une région donnée.
Groupe ornithologique et naturaliste du Nord et du Pas-de-Calais (GON)
« Dans le Nord – Pas-de-Calais, certains groupes faunistiques étudiés depuis longtemps sont assez bien connus (Mammifères, Oiseaux, Reptiles, Amphibiens, Poissons, Odonates, Hyménoptères, Rhopalocères) ; d’autres font l’objet de recherches plus récentes (Orthoptères, Coccinellidés, Araignées, Mollusques), et certains restent totalement méconnus (Vers Oligochètes par exemple). Pour le moment, ce référentiel ne prend donc en compte que les groupes pour lesquels les données sont suffisantes ; il sera complété en fonction des avancées de la connaissance naturaliste. Le référentiel faunistique est donc d’abord une liste taxonomique de la faune avec les noms scientifiques et vernaculaires mis à jour et légitimes. »
« Le référentiel fait aussi état du statut biologique régional des espèces (reproducteurs, non reproducteurs), de leur statut juridique au regard de la réglementation française et européenne, et de leur niveau de sensibilité en termes de rareté et de menace, exprimé par la catégorie dans laquelle elles sont classées dans les listes rouges mondiale, nationale, régionale ou des pays et régions voisines, établies selon les critères IUCN. Ce document est publié à une date donnée et constitue donc une photographie de l’état d’une partie de la faune à une période déterminée. Ce n’est donc pas un document « définitif » et il devra être mis à jour régulièrement. »
Les insectes, pour survivre aux froids extrêmes de l'hiver, ont développé des adaptations physiologiques particulières : comme la cryoprotection
Source:
– Sformo T., et al. (2010) : Deep supercooling, vitrification and limited survival to -100°C the Alaskan beetle Cucujus clavipes puniceus (Coleoptera : Cucujidae) larvae – The Journal of Experimental Biology 213:502-509
"INTERVIEW. Un premier cas de Xylella fastidiosa a été découvert mercredi en Corse. Thierry Candresse, spécialiste des pathologies affectant les arbres fruitiers [, virologue à l'Inra], en détaille les caractéristiques."
[...]
« Comment se propagent ces bactéries ?
Via les petits insectes se nourrissant de la sève des plantes infectées. Dans leur œsophage, les bactéries s’accumulent en attendant de contaminer le prochain plant où ils s’alimenteront. D’un point de vue épidémiologique, c’est un processus très efficace. On sait que deux espèces de cicadelles [un insecte parasite, ndlr], très répandues en Europe, peuvent la véhiculer. La cigale est soupçonnée de faire de même, mais cela reste à démontrer. Sur les longues distances, la maladie voyage de deux façons : par le commerce ou l’importation illégale de plants infectés, ou, c’est moins courant, par le transport d’insectes porteurs de la bactérie. »
"Cela ne peut plus durer, il est temps de passer à l'action..." Dans un exposé passionnant et passionné, présenté au Cirad en juillet 2015, Gilles Boeuf raconte l'histoire de "L'humain dans la biodiversité" et montre ce qui guette le monde, si les hommes ne changent pas leur comportement. Gilles Boeuf est président du Museum national d'histoire naturelle. Il est également président du Conseil scientifique du Cirad.
Le morpho est un magnifique papillon d'Amérique du sud dont les ailes semblent irradier une lumière bleue. Ne pourrait-on pas imiter la structure de ses ailes pour, nous aussi, générer de la lumière ? Premier épisode de la série La boîte noire qui propose de découvrir le monde de la recherche. A l'occasion de l'Année internationale de la lumière.
Quel meilleur symbole de la biovidersité que l'abeille ? Insecte pollinisateur par excellence, les trois quarts des espèces de plantes ne parviendraient pas à se reproduire sans elle... Premier épisode de la série Abécédaire de la biodiversité
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