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December 21, 2025 1:21 PM
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L’unité mixte de service UMS-IPSIT (Ingénierie et Plateformes au Service de l’Innovation Thérapeutique, Faculté de Pharmacie, Bâtiment Henri Moissan, Orsay) s’est engagée depuis plusieurs années dans une démarche qualité ambitieuse visant à optimiser la performance de ses plateformes technologiques et à renforcer leur visibilité. Portée par deux référents qualité — Claudine Deloménie (responsable de la plateforme de transcriptomique ACTAGen) et Séverine Domenichini (responsable de la plateforme d’imagerie MIPSIT) — cette initiative structurante a bénéficié en 2020 d’un financement « Moyens de Recherche Mutualisés » (MRM) de 18 k€ accordé par l’Université Paris-Saclay. Ce soutien a permis d’intégrer à la démarche un accompagnement professionnel par un qualiticien expert. Grâce à une mobilisation collective, cette démarche a abouti à la formalisation d’un système de management de la qualité (SMQ) partagé, incluant des indicateurs annuels de performance et de suivi, et à l’identification de priorités stratégiques pour le développement des services de l’unité. Ces efforts ont porté leurs fruits : en 2024, le SMQ de l’UMS-IPSIT a passé avec succès un audit de pré-certification conduit par le Réseau Inserm Qualité. Ce résultat marque une étape clé vers l’objectif de certification ISO 9001, envisagée dès 2026. Ce succès collectif témoigne de l’engagement constant de l’équipe de l’IPSIT en faveur de l’excellence opérationnelle et de l’amélioration continue de l’UMS. -> Contacts : Valérie Domergue (valerie.domergue@universite-paris-saclay.fr) / Claudine.Delomenie (claudine.delomenie@universite-paris-saclay.fr) / Séverine Domenichini (severine.domenichini@universite-paris-saclay.fr) Plug-In-Labs Université Paris-Saclay : cliquer ICI A propos de l’IPSIT. L’IPSIT (Ingénierie et Plateformes au Service de l’Innovation Thérapeutique) est une Unité Mixte de Service placée sous les tutelles conjointes de l’UPSaclay (UMS-IPSIT), l’Inserm (US31) et le CNRS (UAR3679). L’IPSIT regroupe 10 plateformes techniques, organisées en deux pôles technologiques (IMCELLF et OMICS) et quatre plateformes. L’IPSIT se veut résolument à l’interface de la chimie, de la biologie et de la clinique en établissant le lien entre la cible pathologique et le médicament. L’IPSIT est adossée à une Structure Fédérative de Recherche (SFR) qui rassemble l’UMS et 25 équipes de recherche. Enfin, l’IPSIT participe à l’animation scientifique et à la formation des étudiants et des personnels tout en contribuant au rapprochement d’équipes d’horizons différents et à la transdisciplinarité des collaborations. Voir aussi ses FOCUS PLATEFORME décrivant toutes ses expertises !
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Today, 11:05 AM
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Ligue nationale contre le cancer : les 12 Appels à Projets 2026
Le calendrier des appels à projets 2026 de la Ligue contre le cancer est disponible. - Allocations doctorales (3 ans)
- Allocations doctorales 4ème année de thèse
- Équipes labellisées
- Enfants, adolescents et cancer
- Recherche clinique et parcours du patient et des proches
- Mobilité cliniciens
- Thérapies cellulaires innovantes en cancérologie
- Douleurs et cancers
- Subventions colloques
Plus d’informations sur le site de la Ligue contre le cancer
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Today, 10:50 AM
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Appel à candidatures Prix René et Andrée Duquesne
En septembre 2026, le Comité de Paris de la ligue Contre le Cancer remettra le ‘Prix René et Andrée Duquesne’. Ce prix prestigieux d'un montant de 75 000 euros sera attribué pour la dix-neuvième fois en 2026 à un chercheur ou à une équipe dont les travaux soit ont abouti à une avancée majeure, soit se révèlent particulièrement prometteurs dans le domaine de la cancérologie. Les candidats ne doivent pas avoir plus de 65 ans et exerceront dans un laboratoire académique en France. Dans le même temps, un prix d'un montant identique sera attribué par l'Institut Pasteur, également légataire de Madame Duquesne, pour des travaux se situant dans d'autres domaines de la recherche médicale et biologique. Le dossier de candidature sera constitué des documents suivants : - lettre de parrainage par une personnalité scientifique;
- curriculum vitae complet de tous les candidats concernés (3 pages max par CV);
- composition de l'équipe;
- nom et adresse de l'organisme gestionnaire dont dépend le(s) candidat(s);
- descriptif des travaux et avancées scientifiques motivant la candidature (5 à 6 pages);
- liste des publications les plus significatives dans la recherche cancérologique.
À adresser par e-mail (natacha.flaih@ligue-cancer.net sous forme d'un fichier PDF unique) et courrier en 1 exemplaire au : Comité de Paris de la Ligue contre le cancer Prix Duquesne 32 avenue Corentin Cariou 75019 PARIS. Date limite de réception des dossiers : Lundi 2 mars 2026 (cachet de la poste faisant foi). Pour plus d'informations, téléchargez le règlement du Prix ainsi que l'historique des lauréats :
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Today, 10:39 AM
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Je suis Lucas Jacquier, en première année de thèse dans l’équipe Processus Écologiques et Pressions Anthropiques du laboratoire Écologie, Société, Évolution. Mon projet de thèse, entrepris sous la direction de Carmen Bessa-Gomes et de Jean-Baptiste Mihoub consiste à étudier les déplacements de plusieurs espèces de vautours dans un but de conservation des espèces. Je suis arrivé à cette thèse suite à un passage en classes préparatoires BCPST (Biologie, Chimie, Physique, Sciences de la Terre) puis à l’École Normale Supérieure Paris-Saclay en Biologie à travers laquelle j’ai réalisé le master Biodiversité, Écologie, Évolution, parcours Écologie de la Conservation, au sein de l’Université Paris Saclay. En 2024, j’ai réalisé un stage de recherche à l’ESE qui a mené à la conclusion que les mouvements de la majorité des espèces aviaires transloquées (c’est-à-dire déplacées par l’humain) à but de conservation, n’ont pas été suivis, rapaces exceptés. Les activités humaines telles que la destruction de l’habitat et le changement climatique sont actuellement à l’origine de la 6ème crise d’extinction des espèces vivantes. Les vautours n’en sont malheureusement pas épargnés et forment un des groupes d’oiseaux les plus menacés, malgré leur importance pour les sociétés humaines. En effet, en éliminant les carcasses d’animaux morts, ces oiseaux fournissent un service d’équarrissage naturel limitant ainsi les propagations de maladies. Les vautours présentent de plus une grande importance dans diverses cultures humaines. C’est pour cela, en plus de leur charisme intrinsèque et du droit de chaque espèce d’évoluer librement, qu’ils doivent être protégés. L’objectif de ma thèse est d’étudier les mouvements d’erratisme et d’hyperdispersion chez ces espèces philopatriques, et les enjeux de conservation associés. Les juvéniles de vautours ont en effet plutôt tendance à réaliser leur première reproduction à proximité de leur site de naissance. Et pourtant, il arrive à certains individus de parcourir de très grandes distances. Par exemple Adonis, un mâle gypaète barbu réintroduit dans le sud de la France, a traversé l’Allemagne jusqu’à Hambourg puis, est allé en Pologne et en Ukraine avant de revenir dans le sud de la France, où il est maintenant installé (données GPS partagées par Olivier Duriez, CEFE). Ces mouvements de grande ampleur, bien que fascinants, sont très risqués. En effet, dans un paysage qui est aujourd’hui grandement dominé par les infrastructures humaines, les oiseaux risquent les collisions, aussi bien avec les éoliennes qu’avec les lignes électriques et, plus exceptionnellement, les trains. C’est pourquoi il est primordial de comprendre ces comportements et leurs moteurs afin d’améliorer les programmes de conservation de ces espèces. -> Contact : lucas.jacquier@ens-paris-saclay.fr
Créée en 1999, la Fondation NRJ de l’Institut de France se fixe pour objet de concourir à la recherche médicale, notamment dans le domaine des neurosciences. Chaque année, elle attribue un Prix de 150.000 euros (130 000 euros pour le laboratoire/Institut et 20 000 euros pour le lauréat) destiné à récompenser un scientifique français travaillant en France ou à l’étranger, ou un scientifique étranger travaillant en France ayant acquis une notoriété internationale dans le domaine des neurosciences, pour lui permettre d’accroître ses moyens d’action. Un jury scientifique, composé de personnalités représentatives de la communauté scientifique, procède à la sélection du lauréat au vu des dossiers reçus par appel à candidatures. Le thème retenu pour 2026 est : « Interface cerveau-machine » Constitution des dossiers de candidature : - Le CV du porteur de projet (incluant adresse personnelle et adresse email)
- La composition de l’équipe de recherche
- La liste des 10 meilleures publications scientifiques (ajouter n° ORCID)
- La description des principaux travaux scientifiques réalisés (3-4 pages maximum) par le porteur du projet et des recherches en cours (1-2 pages maximum)
- Une (ou deux) lettre(s) de support(s) émanant d’un expert extérieur à l’Institution de rattachement du porteur de projet
- Le porteur du projet devra indiquer s’il a déjà reçu des récompenses pour ses travaux
Les dossiers de candidatures doivent être adressés par courrier électronique en un fichier unique (format PDF) à l’adresse prix@institutdefrance.fr au plus tard le jeudi 29 janvier 2026.
Via Life Sciences UPSaclay
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Today, 5:10 AM
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Une équipe du Centre de Biologie Moléculaire Severo Ochoa (CBM), dirigée par Dr. Aura Carreira, a mis en évidence des mécanismes inédits qui remettent en question la vision classique du rôle des mutations du gène BRCA2 dans le développement du cancer. Cette recherche a débuté à l’Institut Curie (UMR 3348 CNRS/INSERM/UPSaclay/Institut Curie, Orsay), lorsque l’équipe y était basée, avant d’être poursuivie au CBM. Jusqu’à présent, il était admis que la formation de tumeurs chez les porteurs de mutations BRCA2 nécessitait deux « coups » (two hits) : l’un hérité d’un parent et un second inactivant l’autre allèle. Cependant, cette étude démontre que la première mutation peut suffire à provoquer une haploinsuffisance, c’est-à-dire une perte partielle de fonction qui compromet la réparation de l’ADN et accroît la vulnérabilité cellulaire. Les chercheurs ont également découvert que toutes les mutations pathogènes de BRCA2 n’ont pas les mêmes effets. En analysant deux variants identifiés chez des patientes atteintes de cancer du sein, ils ont observé des conséquences très différentes : 1) Une mutation empêche la production de la protéine, réduisant la capacité de réparer l’ADN et augmentant la sensibilité à des agents chimiothérapeutiques tels que les inhibiteurs de PARP. 2) L’autre mutation génère une protéine tronquée qui perturbe la régulation génique, entraînant des modifications de la structure de l’ADN et de la migration cellulaire, des processus susceptibles d’influencer la progression tumorale. Ces altérations ont été confirmées dans des tumeurs de patientes porteuses du même variant. Ces résultats, publiés dans Nature Communications, révèlent une connexion jusqu’alors inconnue entre BRCA2 et la régulation transcriptionnelle et montrent que le type de tumeur peut varier en fonction de la mutation spécifique. Cette compréhension ouvre la voie à des traitements plus personnalisés, adaptés à la mutation précise plutôt qu’à des approches uniformes. -> Contact : acarreira@cbm.csic.es
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Today, 4:37 AM
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Une étude publiée récemment dans ESMO Open, portant sur 342 patients diagnostiqués pour un adénocarcinome pancréatique métastatique, suivis et traités à Gustave Roussy, a démontré l’impact majeur de la réalisation d’un profilage moléculaire sur la survie globale. En effet, chez 69 patients (soit 20%), les scientifiques ont retrouvé une mutation dite « actionnable », c’est-à-dire qui peut être ciblée par un traitement spécifique. Toutefois, seulement 31 patients (soit 45%) ont pu recevoir un traitement ciblé. En comparant la survie globale de ces patients, par rapport à celles des patients porteurs d’une anomalie actionnable mais n’ayant pas reçu de traitement ciblé, et des patients n’ayant pas d’anomalie actionnable, une nette amélioration de la survie a été observée dans le premier groupe avec 32,9 mois versus 12,9 mois pour le groupe 2 et 17,6 mois pour le groupe 3 (p=0,0008). Cette étude a ainsi pu démontrer l’intérêt de la biologie moléculaire dans l’élaboration du plan de soin personnalisé des patients ayant un cancer du pancréas métastatique, et la nécessité de l’implémenter dès le début de la prise en charge. -> Contact : anthony.tarabay@gustaveroussy.fr
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January 2, 5:44 PM
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Dans une étude publiée dans International Journal of Food Microbiology, les scientifiques de l’UMR SayFood (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Palaiseau), de l’UMR MaIAGE (INRAE/UPSaclay, Jouy-en-Josas) et du laboratoire de Mathématiques d’Orsay (CNRS/UPSaclay, Orsay) ont étudié les défauts de décoloration rose observés dans des fromages français à pâte molle à croûte fleurie. Cette couleur nuit à l’acceptabilité du consommateur et entraîne un gaspillage et des pertes économiques. Deux lots de fromages provenant du même site de production ont été analysés : l’un présentant une décoloration rose visible et l’autre non, permettant une analyse comparative. Une approche multi-omique a été appliquée, combinant l’analyse du microbiote et la métabolomique afin d’identifier les facteurs associés à ce défaut. Trois espèces microbiennes ont montré des différences significatives d’abondance selon le type d’échantillon (altéré ou non altéré) et leur localisation à la surface du fromage : Penicillium camemberti, Psychrobacter sp. et Paeniglutamicibacter gangotriensis. C’est la première fois que P. gangotriensis est détectée dans le fromage. Une corrélation positive a été observée entre cette espèce et la concentration en sel, ainsi qu’avec plusieurs métabolites tels que l’acide butanoïque, l’acide acétique, des aldéhydes, des cétones, des esters et des terpènes. L'inoculation d'un fromage modèle avec P. gangotriensis reproduit le défaut de couleur. En conclusion, P. gangotriensis serait l’agent responsable du défaut rose. Ces bactéries sont psychrotolérantes et halotolérantes ce qui favorise probablement leur persistance et leur dominance écologique dans les conditions spécifiques de l'affinage du fromage. Des recherches sont en cours pour identifier la structure chimique du pigment et comprendre les conditions favorisant sa production. -> Contact : sandra.helinck@agroparistech.fr
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January 2, 5:21 PM
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Dans une étude publiée dans Molecular Therapy, les scientifiques du laboratoire d’Isabelle Richard (UMR-S 951 Integrare Inserm/UEVE/UPSaclay, Généthon, Evry) ont évalué les effets cardiaques liés à l’administration systémique de fortes doses de vecteurs AAV utilisés en thérapie génique. Ces vecteurs, prometteurs pour le traitement des maladies monogéniques, ont montré des résultats encourageants, mais des études précliniques et des essais cliniques ont révélé que des doses élevées peuvent induire une cytotoxicité, parfois fatale. Face à des symptômes cardiaques observés chez plusieurs patients après transfert génique, l’équipe a analysé l’impact de vecteurs AAV exprimant trois transgènes associés à la dystrophie musculaire de Duchenne, à la γ-sarcoglycanopathie et à la déficience en protéine FKRP. Les chercheurs ont constaté que l’expression de ces transgènes dans le cœur pouvait provoquer une cardiotoxicité, liée à des mécanismes de surcharge protéique ou de perturbation de l’homéostasie cellulaire. En revanche, des stratégies visant à réduire ou empêcher cette expression cardiaque ont permis d’éviter ces effets indésirables. Cette innocuité a été confirmée chez des primates non humains. Ces résultats soulignent la sensibilité particulière du cœur à l’expression transgénique et l’importance de réguler finement cette expression dans toute approche de thérapie génique. Les données générées dans cet article ont servi de base pour la définition de produits de thérapie génique qui font l’objet d’essais cliniques sponsorisés par la société Atamyo Therapeutics. -> Contact : richard@genethon.fr
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January 2, 9:48 AM
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Merci à toutes et tous pour vos nombreuses contributions ! Excellente année 2026 avec toujours plus de belles découvertes dans le domaine des Sciences de la Vie !
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December 16, 2025 4:38 PM
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L'émergence de Clostridioides difficile comme principale cause d'infections intestinales nosocomiales associées aux soins de santé nécessite de nouvelles stratégies thérapeutiques, en particulier dans le contexte de la résistance aux antibiotiques et des infections récurrentes. La phagothérapie est une approche prometteuse, mais son application clinique contre C. difficile reste entravée par notre manque de compréhension des facteurs déterminant la spécificité de l'hôte. En effet, il est essentiel de comprendre comment les phages interagissent spécifiquement avec leur hôte afin de pouvoir sélectionner les meilleurs candidats pour la préparation d'un cocktail. La protéine SlpA, principale protéine de la couche de surface, est un récepteur clé du phage, mais les détails moléculaires déterminant les interactions entre le phage et le récepteur restent flous. Dans une étude publiée dans PLoS Pathogens, les chercheurs de l’Institut de biologie intégrative de la cellule – I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), en collaboration avec les collègues Canadiens de l'Université de Sherbrooke, ont disséqué les caractéristiques structurelles de SlpA nécessaires à l'infection par les phages grâce à des isoformes SlpA modifiées et à des modifications de domaine, et démontré comment des régions spécifiques de SlpA interviennent dans l'adsorption et l'infection par les phages. Ces nouvelles connaissances sur les interactions entre les phages et les récepteurs seront déterminantes pour orienter la conception future de phages thérapeutiques à large spectre d'hôtes. -> Contact : olga.soutourina@i2bc.paris-saclay.fr
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December 16, 2025 4:48 PM
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Les agrégats de protéines alpha-synucléine et tau sont systématiquement retrouvés chez les patients atteints des maladies de Parkinson et d'Alzheimer. Les évènements menant à leur agrégation ne sont pas bien compris, malgré de nombreuses descriptions structurales à haute résolution in vitro, ou chez des modèles animaux à plus basse résolution. Dans leur étude publiée dans Journal of the American Chemical Society, des scientifiques du département de Biochimie-Biophysique-Biologie Structurale de l'I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) ont développé et utilisé une nouvelle approche expérimentale, pour caractériser à l'échelle atomique les formes solubles de ces protéines en cellule vivante. Les auteurs ont utilisé la RMN pour caractériser des cellules vivantes insérées dans le spectromètre, et plus particulièrement pour observer sélectivement alpha-synucléine et tau exprimées juste auparavant dans un milieu contenant des acides aminés enrichis en 13C-15N. La RMN a en effet deux atouts : elle est non-invasive, et fournit de l’information au niveau atomique. Ainsi, la RMN dite "in-cell" permet d’observer des processus chemo-biologiques dans des systèmes vivants, et de faire le pont entre in vitro et in vivo. Ici, les auteurs ont observé l'existence d'alpha-synucléine et tau à l'état "désordonné", c'est-à-dire sans structure tridimensionnelle fixe. Ils ont pu également cartographier les zones d'interaction avec des partenaires cellulaires (lipides, chaperons, tubuline, ...). Cette étude a montré la faisabilité de l'approche dans des cellules modèles HEK. L'équipe développe actuellement des modèles similaires en cellules souches pluripotentes pour mener ces caractérisations RMN avec des organoïdes-cérébroïdes. Ceux-ci, produits à partir de fonds génétiques variés, seront de bons modèles pour comprendre l'évolution de ces maladies neurodégénératives. -> Contact : francois-xavier.theillet@cnrs.fr
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December 16, 2025 5:05 PM
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Dans une étude publiée dans Nature Neuroscience, les chercheurs de l'Institut des neurosciences Paris-Saclay - NeuroPSI (CNRS/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) ont utilisé des ensembles de données comprenant des enregistrements de l'activité des neurones corticaux ainsi que la cartographie complète de leur connectivité structurelle. Aucune prédiction de la théorie de la fonction corticale en termes d'attracteurs, telle que les "pattern completion units", n'a été trouvée dans les données. Les réseaux corticaux semblent plutôt fonctionner selon des flux continus d’information, qui peuvent être reproduits par de simples modèles de réseaux neuronaux récurrents, sans avoir recours aux attracteurs. -> Contact : alain.destexhe@cnrs.fr
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Today, 11:11 AM
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L’IReSP et l’INCa renouvellent leur appel à candidatures pour le financement de projets de thèse pour une durée de trois ans ainsi que le financement d’une 4ème année de thèse portant sur les conduites addictives, incluant la consommation et la polyconsommation de drogues licites ou illicites et les comportements à pouvoir addictif, qu’ils fassent partie d’un consensus scientifique (jeux d’argent et de hasard, jeux vidéo), ou soient encore peu documentés (écran, achats compulsifs, troubles du comportement alimentaire, sexuel, au sport, au travail, etc.). Les projets relevant des Sciences Humaines et Sociales (SHS), de la santé publique, de la Recherche Interventionnelle en Santé Publique (RISP), et/ou proposant des approches pluridisciplinaires sont particulièrement attendus. Les projets intégrant des approches participatives et communautaires sont également fortement encouragés. L’exploitation de bases de données existantes, de données épidémiologiques et cohortes, et de données issues d’infrastructures de recherche notamment en données ouvertes est également attendue. Une attention particulière sera accordée aux projets portant sur les inégalités sociales, territoriales et de santé (incluant les particularités ultramarines), le rôle de l’entourage (dont les travailleurs pairs, les pairs-aidants et les patients experts), les stratégies et interventions de prévention et de Réduction des Risques et des Dommages notamment les usages innovants) et/ou leur évaluation, ou la santé mentale. Les projets doivent s’inscrire dans un des axes suivants : - Volet 1 : Conduites addictives, drogues et population générale
- Volet 2 : Conduites addictives, drogues et cancers
- Volet 3 : Conduites addictives, drogues et dommages autre que le cancer
- Volet 4 : Comportements avec pouvoir addictif
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Today, 10:58 AM
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Marie Sklodowska-Curie Actions (MSCA) are the EU's flagship programme to support scientific excellence and cooperation across countries, sectors and research fields. The programme aims to encourage more young people to make a career in research, promote its attractiveness for top talents from around the world, retain its own researchers and reintegrate those working elsewhere. Applications are now being accepted under the co-funding of regional, national and international programmes (COFUND) scheme, which provides funding for regional, national and international programmes for training and career development through co-funding mechanisms, as well as Staff Exchanges to fund short-term international, inter-sectoral and interdisciplinary exchanges of staff members involved in research and innovation activities at all stages of the innovation chain. Applications should be submitted by 16 April 2026. More information
Le prochain café de la GS LSH se tiendra le vendredi 9 janvier 2026 en visioconférence de 13h30 à 14h. Au programme : "Decoding the role of topology in DNA transactions " par François-Xavier Barre (Institut de Biologie Intégrative de la Cellule - I2BC CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette). - Pour assister en visioconférence : ICI
- Pour devenir orateur/oratrice : ICI
The Paris-Saclay Cancer Cluster (PSCC) is delighted to invite you to the 3rd PSCC Innovation Forum, taking place on Wednesday, February 4, 2026, on the occasion of World Cancer Day. 📍 Les Esselières – Villejuif (M° Lines 7 &14) 🕘 Full-day event followed by a cocktail reception 👉 Register now Join us for a day of oncology innovation, scientific exchange, and ecosystem collaboration, bringing together the leading minds shaping the future of cancer care. On the agenda: - Expert talks and cutting-edge insights into the latest breakthroughs in oncology
- Dynamic networking with academia, industry leaders, investors, and public stakeholders
- Start-up pitches from the most promising companies supported by PSCC
- Real-world collaboration stories between SMEs, large companies and investors in biotech and medtech
The 2025 edition gathered over 550 participants - don’t miss your chance to be part of the next one! Get the programme ! Best regards, The PSCC Team
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Today, 10:18 AM
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L’hyperaldostéronisme primaire (HAP) causée par des adénomes ou des hyperplasies des surrénales est une des causes les plus fréquentes d’hypertension artérielle (HTA) secondaire. L’excès d’aldostérone provoque une HTA associée à une hypokaliémie et des complications vasculaires importantes. L’HAP est traité quand c’est possible par l’exérèse chirurgicale d’un adénome des surrénales ou à défaut par un traitement médical prolongé par des antagonistes du récepteur des minéralocorticoïdes comme la spironolactone qui ont des effets secondaires. Un traitement médical efficace de l’HAP par un inhibiteur de l’enzyme aldostérone synthase, appelé initialement LCI699 a émergé en 2010. Cependant, son développement n’a pas été poursuivi dans l’HAP ou dans l’HTA car ce médicament inhibait en même temps les taux sanguins de cortisol avec un risque d’insuffisance surrénale pouvant engager le pronostic vital. De façon intéressante l’inhibition de la 11ß-hydroxylase surrénalienne par le LCI699, étape enzymatique cruciale de la synthèse de cortisol a fait basculer son indication thérapeutique vers un traitement des maladies responsables de sécrétion excessive de cortisol connues sous le nom de syndrome de Cushing (SC). Depuis 2015 de très nombreuses études prospectives contrôlées ont démontré l’efficacité du LCI699 appelé ensuite osilodrostat, dans toutes les causes de SC. Ces études ont montré que le LCI699/osilodrostat était efficace aussi bien dans les SC par sécrétion excessive d’ACTH par des adénomes corticotropes hypophysaires ou par des tumeurs neuroendocrines stimulant la sécrétion pathologique de cortisol. D’autres études ont montré que l’osilodrostat permettait de contrôler efficacement l’hypersécrétion de cortisol par des tumeurs de la corticosurrénale. Chez les patients atteints d’hyperaldostéronisme primaire des approches métabolomiques ont montré récemment qu’il existait une hypersécrétion concomitante, mais très modérée, de cortisol. Les patients atteints de lésions de la surrénale entrainant une hypersécrétion sévère, à la fois d’aldostérone et de cortisol, sont exceptionnels. Dans une étude récente preuve de concept, publiée dans le New England Journal of Medecine menée par l’équipe du service d’Endocrinologie de l’hôpital Bicêtre et de l’UMR-S 1185 « Physiologie et Physiopathologie Endocriniennes » (INSERM/UPSaclay, Le Kremlin-Bicêtre) les auteurs ont utilisé avec succès l’osilodrostat chez un patient atteint à la fois d’un HAP majeur (HTA et hypokaliémie sévères) et d’un hypercortisolisme patent, tous deux causés par une hyperplasie macronodulaire bilatérale des deux surrénales. Chez ce patient le cathétérisme des veines surrénaliennes indiquait une hypersécrétion unilatérale d’aldostérone mais bilatérale de cortisol par les nodules surrénaliens. Le patient ayant récusé une surrénalectomie, l’osilodrostat a été proposé en deuxième ligne. Le rationnel était de profiter du double effet inhibiteur de l’osilodrostat, à la fois sur l’aldostérone synthase et la 11-ßhydroxylase pour contrôler simultanément l’hypersécrétion d’aldostérone et de cortisol. Sous ce traitement un contrôle complet des sécrétions excessives et concomitantes d’aldostérone et de cortisol a été obtenu, avec une normalisation de la pression artérielle, du potassium circulant et de la glycémie. Ainsi, pour la première fois il a été démontré que cet inhibiteur enzymatique pléiotrope, grâce à son double effet permettait de contrôler simultanément une situation complexe associant 2 endocrinopathies chez un même patient. -> Contact : jacques.young@aphp.fr
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Today, 4:59 AM
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Face à l’augmentation préoccupante des maladies infectieuses et de la résistance aux antimicrobiens, le développement de stratégies thérapeutiques innovantes constitue un enjeu majeur de santé publique. Dans ce contexte, les systèmes de délivrance de molécules actives basés sur les nanoparticules suscitent un intérêt croissant en raison de leur potentiel à améliorer le ciblage et l’efficacité des traitements antimicrobiens. En particulier, dans les infections pulmonaires, l’administration locale de nanovecteurs par voie inhalée ou intranasale permet la libération au niveau du site de l’infection, tout en réduisant l’exposition systémique et les effets indésirables associés. Dans une étude publiée dans Journal of Controlled Release, les scientifiques de l’ISMO (CNRS/UPSaclay, Orsay) démontrent que des nanoparticules de poly(acide lactique-co-acide glycolique) (PLGA), administrées par voie intranasale à des souris infectées par Mycobacterium tuberculosis, se distribuent largement dans l’ensemble du parenchyme pulmonaire et s’accumulent préférentiellement au sein des macrophages alvéolaires, qui constituent les principales cellules hôtes du pathogène. De manière notable, les macrophages infectés internalisent significativement davantage de nanoparticules que leurs homologues non infectés. Cela conduit à une augmentation des concentrations intracellulaires du principe actif et à un ciblage plus efficace de l’agent infectieux. Ce phénomène de captation préférentielle des nanovecteurs par les cellules infectées est observé de façon reproductible dans différents modèles d’infections bactériennes, virales et parasitaires, ainsi qu’avec diverses classes de nanomatériaux. Dans l’ensemble, ces résultats mettent en lumière une propriété jusqu’ici sous-exploitée de certains nanomédicaments : leur capacité intrinsèque à s’accumuler sélectivement dans les cellules infectées. Cette caractéristique ouvre des perspectives prometteuses pour le développement de thérapies antimicrobiennes plus ciblées, plus efficaces et mieux tolérées. -> Contact : ruxandra.gref@universite-paris-saclay.fr
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January 2, 5:59 PM
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L'agriculture durable est essentielle pour répondre à la demande alimentaire. Il est indispensable de comprendre les interactions entre les plantes et le sol pour optimiser les rendements des cultures et apporter moins d'intrants (engrais et traitements chimiques). Les exsudats racinaires régulent le cycle des nutriments et les interactions entre les plantes et les microbes. À l'aide d'une co-culture de maïs et d’un champignon mycorhizien en système aéroponique , l’équipe d’Alia Dellagi à l’Institut Jean-Pierre Bourgin - Sciences du Végétal - IJPB (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Versailles) a montré comment Rhizophagus irregularis et les rapports azote/phosphore (N/P) influencent le niveau des métabolites spécialisés (MS) des exsudats racinaires. Ce dispositif unique mis au point permettra d'étudier les exsudats racinaires des racines mycorhizées, ce qui constitue une avancée majeure. En résumé, cette étude montre le potentiel des systèmes aéroponiques en tant qu'outil robuste pour simuler les conditions physiologiques, offrant ainsi la possibilité de récolter des informations uniques pour comprendre comment les exsudats racinaires influencent l'assemblage du microbiote en fonction de la disponibilité des nutriments. Les développements futurs pourraient impliquer l'utilisation de consortiums microbiens (CMA + bactéries) dans le système aéroponique afin d'étudier le rôle de la composition des exsudats racinaires et de la symbiose sur l'assemblage et le fonctionnement du holobionte végétal en relation avec le génotype de l'hôte et les facteurs environnementaux tels que la disponibilité des nutriments. Légende Figure : Culture aéroponique de maïs mycorhizée par le champignon mycorhizien à arbuscules Rhizophagus irregularis. -> Contact : alia.dellagi@agroparistech.fr
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January 2, 5:33 PM
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Une suppression de recombinaison a souvent évolué autour des loci déterminant le sexe chez les eucaryotes, y compris autour des loci de type sexuel des champignons. Les facteurs évolutifs à l’origine de l’évolution de la suppression de recombinaison sont encore peu compris. Un article récent paru dans Molecular Biology and Evolution révèle que la suppression de recombinaison autour du locus de type sexuel est associée à un cycle de vie dicaryotique (avec deux noyaux par cellules), chez certains champignons ascomycètes du sol. Une équipe du Laboratoire Ecologie Société Evolution - ESE (CNRS/UPSaclay/AgroParisTech, Gif-sur-Yvette), en collaboration avec une équipe de l’Institut de biologie intégrative de la cellule – I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) et le Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain (UMR 8236 CNRS/Université de Paris Cité), a étudié la région du locus de type sexuel chez plusieurs espèces proches de champignons du genre Schizothecium ayant des cycles de vie différents. Les résultats révèlent plusieurs étapes successives de suppression de recombinaison autour du locus de type sexuel, mais uniquement chez les espèces ayant un cycle de vie dicaryotique. En revanche, les espèces ayant un cycle strictement haploïde recombinent à des distances proches du locus du type sexuel. Plusieurs modèles théoriques d’abritement des mutations délétères par le locus de type sexuel qui est à l’état permanent hétérozygote peuvent expliquer une telle association de l’évolution suppression de recombinaison avec le cycle de vie, un état diploïde ou dicaryotique étant une condition nécessaire pour l’abritement des mutations délétères. Cette étude apporte donc des éléments empiriques importants pour distinguer les modèles théoriques d’évolution des chromosomes sexuels. -> Contact : fanny.hartmann@universite-paris-saclay.fr / tatiana.giraud@universite-paris-saclay.fr / philippe.silar@u-paris.fr
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January 2, 5:11 PM
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Dans une étude publiée dans Nature Immunology, les scientifiques de l’UMR-S 1015 (Inserm/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif) ont établi un atlas des cellules dendritiques (DC) humaines. Alors que les DC plasmacytoïdes (pDC) sont de mauvaises cellules présentatrices d’antigène, les DC myéloïdes (mDC), qui comprennent les DC1, DC2 et DC3, sont spécialisées dans l'activation des LT, nécessaire à une bonne réponse immunitaire anti-tumorale. Ils ont intégré les mDC provenant de 13 tissus tumoraux et juxtatumoraux issus de 40 ensembles de données de séquençage d’ARN en cellule unique pour créer le mDC-VERSE. Les sous-populations et « états » des DC dans ces tissus ont ainsi pu être caractérisés. La plupart des tumeurs étudiées contenaient une population de DC CD207+, un état commun aux DC2 et DC3, qui s'accumule dans les tumeurs de tous les carcinomes inclus dans l’étude. Leur expansion est : (1) inversement corrélée à l’expansion clonale des LT et à la fréquence des LT CD8+ résidents (TRM), et positivement corrélée aux LT CD8+ mémoire effecteurs « épuisés » dans les tumeurs ; (2) associée à une survie plus faible chez les patients ayant reçu une immunothérapie par inhibiteur de point de contrôle immunitaire (ICB). Des analyses transcriptomiques et immunohistofluorescentes spatiales en cellule unique de carcinomes humains ont démontré que les lymphocytes et la plupart des DC sont enrichis dans le stroma tumoral, tandis que les DC CD207+ sont principalement intégrées dans les nids tumoraux. Ce mDC-VERSE constitue une ressource solide à la disposition de la communauté scientifique pour étudier les DC en situation saine ou pathologique. -> Contact : charles-antoine.dutertre@inserm.fr
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January 2, 6:08 AM
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Portrait Jeune Chercheur – Partho Sarothi Ray, Chaire de Professeur Junior en oncologie
Partho Sarothi Ray est Chaire de Professeur Junior (CPJ) à l’Université d’Évry–Paris-Saclay, au sein du laboratoire Structure et Activité des Biomolécules Normales et Pathologiques (SABNP, UMR-S 1204 Inserm.UEVE/UPSaclay, Evry) dirigé par David Pastré. Il dirige l’équipe « Interactions ARN-protéines dans le cancer et l’inflammation », qui étudie le rôle des protéines liant l’ARN (RBP), des microARN et des modifications des ARNm dans la régulation de la traduction et la métastase tumorale. Formé en biologie cellulaire et moléculaire ainsi qu’en physiologie humaine, Partho a réalisé son doctorat à l’Indian Institute of Science (IISc) de Bangalore. Ses travaux de thèse ont porté sur la fonction des RBP dans la traduction des virus à ARN et ont mené au développement, puis au dépôt de brevet, d’une des premières molécules d’ARN structurées capables d’inhiber la traduction virale. Il y a également découvert le site d’entrée interne du ribosome (IRES) régulant la traduction de l’ARNm codant la protéine suppresseur de tumeur p53, une avancée majeure dans la compréhension du contrôle traductionnel des gènes critiques en oncologie. Il a ensuite effectué un postdoctorat au Lerner Research Institute, Cleveland Clinic (USA), où il a étudié le rôle des interactions ARN-protéines dans l’inflammation et l’angiogenèse tumorale. Il y a identifié le premier ribo-interrupteur régulé par une RBP chez les mammifères, situé dans l’ARNm du facteur angiogénique VEGF-A. Cette découverte a ouvert un domaine nouveau portant sur les commutateurs structuraux de l’ARN régulés par les signaux cellulaires. De retour en Inde, Partho a fondé son propre groupe de recherche en tant que professeur assistant à l’IISER Kolkata. Son équipe y a étudié l’interaction dynamique entre RBP et microARN dans la régulation post-transcriptionnelle de l’expression génique, combinant modélisation computationnelle et approches expérimentales. Il y a encadré les travaux de 8 doctorants et 10 étudiant·e·s de master, contribuant à structurer une communauté émergente dédiée à la biologie de l’ARN. Il a ensuite rejoint l’Université de Heidelberg/EMBL Heidelberg en tant que chercheur invité, afin d’acquérir une expertise avancée en transcriptomique appliquée aux interactions ARN-protéines. Il a participé au développement de nouvelles méthodes pour étudier la régulation traductionnelle en conditions de stress, qu’il souhaite désormais appliquer à grande échelle au laboratoire SABNP. À Évry, Partho ambitionne de développer un programme de recherche intégratif visant à analyser les interactions ARN-protéines à l’échelle du transcriptome complet, en tenant compte du rôle des RBP, des microARN et des modifications des ARNm dans le contrôle de la traduction. Il bénéficie d’une subvention ATIGE du Genopole d’Évry pour mener à bien ce projet de recherche. En parallèle de ses activités de recherche et d’enseignement, il nourrit un intérêt constant pour la biologie évolutive, l’histoire et la philosophie des sciences, ainsi que pour les questions sociopolitiques. Publications « De omnibus dubitandum est » – Tout est sujet à question. - (Attribué à René Descartes) -> Contact : parthosarothi.ray@univ-evry.fr
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December 16, 2025 4:41 PM
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Le traitement de tumeurs radio-résistantes telles que le glioblastome multiforme demeure un défi majeur, aggravé par leur forte composante immunosuppressive. La radiothérapie (RT) exerce un rôle immunomodulateur en induisant à la fois des effets immunosuppresseurs et immunostimulateurs. La nature de ces effets dépend de plusieurs paramètres, notamment la dose totale, la dose par fraction, le mode de délivrance de la dose et la durée du traitement. Il est généralement admis que l’hypofractionnement tend à favoriser une stimulation du système immunitaire. Toutefois, son utilisation reste limitée dans les tumeurs volumineuses, comme les gliomes, en raison d’un risque élevé de toxicité. Dès lors, l’identification de nouvelles stratégies capables d’induire des réponses immunitaires plus favorables tout en réduisant les effets indésirables sur les tissus sains apparaît essentielle pour améliorer l’efficacité des traitements anticancéreux. Dans ce contexte, une étude parue dans Cancer Immunology Research, menée dans l’équipe Nouvelles Approches en Radiothérapie - NARA du Laboratoire signalisation, radiobiologie et cancer (UMR 3347 CNRS/UMR-S 1021 INSERM/Institut Curie/UPSaclay, Orsay), s’intéresse à l’évaluation de la réponse immunitaire antitumorale induite par la radiothérapie par mini-faisceaux de protons (pMBRT), dont les effets immunomodulateurs restent encore imparfaitement caractérisés. Une analyse approfondie de la réponse immunitaire à une dose curative de pMBRT a été réalisée dans un modèle préclinique orthotopique de glioblastome chez le rat. Les résultats mettent en évidence une association étroite entre la pMBRT et l’activation du système immunitaire. En particulier, la pMBRT induit une augmentation plus marquée de la densité lymphocytaire intratumorale que la protonthérapie conventionnelle. L’analyse transcriptomique unicellulaire a permis d’identifier plusieurs populations immunitaires ainsi que des signatures transcriptionnelles spécifiques au sein des cellules immunitaires tumorales après pMBRT, caractérisées notamment par une augmentation de la production d’anticorps, de l’expression de cytokines chimiotactiques et des réponses de type interféron. Ces observations soulignent le rôle central de l’immunité adaptative, et en particulier des lymphocytes T, dans le mécanisme d’action de la pMBRT. La capacité de la pMBRT à induire une réponse immunitaire antitumorale efficace en une seule séance de radiothérapie, tout en préservant les tissus sains, en fait une approche prometteuse pour de futurs essais cliniques et pour des stratégies combinant radiothérapie et immunothérapie. -> Contact : yolanda.prezado@curie.fr / yolanda.prezado@usc.es
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December 16, 2025 4:58 PM
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Dans une étude publiée dans PNAS, l’équipe Dynamique des Chromosomes de l’Institut des Sciences des Plantes de Paris-Saclay - IPS2 (CNRS/INRAE/UEVE/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) met en évidence l’existence d’un mécanisme global de répression de la transcription chez la plante modèle Arabidopsis thaliana. À l’aide d’un crible génétique, les chercheurs ont montré que la protéine LUMINIDEPENDENS (LD) intervient dans la réponse au stress réplicatif. L’analyse de ses cibles, réalisée par immunoprécipitation de la chromatine et des approches transcriptomiques normalisées par spike-in, révèlent que LD agit comme un régulateur négatif de la transcription à l’échelle du génome. L’étude de ses partenaires protéiques suggère que LD module la transcription par divers mécanismes, notamment la modification des histones, la phosphorylation de l’ARN polymérase II ou encore son recrutement sur la chromatine par le complexe Mediator. Ainsi, LD apparaît comme un régulateur global de la transcription, dont le rôle dans la réponse au stress réplicatif pourrait s’expliquer par une réduction des conflits transcription-réplication, sources majeures de stress réplicatif et d’instabilité génomique. -> Contact : cecile.raynaud@universite-paris-saclay.fr
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