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June 4, 2022 7:00 PM
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SAVE THE DATE ! MICROBES Symposium, September 7-8, 2022

SAVE THE DATE ! MICROBES Symposium, September 7-8, 2022 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

The OI MICROBES is pleased to invite you to the 1st MICROBES Symposium that will be held on September 7-8, 2022 in the Auditorium Blandin of the Laboratoire de Physique des Solides, Orsay, 1 rue Nicolas Appert, Bâtiment 510.

 

The interdisciplinary MICROBES symposium is a yearly internal meeting where the teams of the Paris-Saclay MICROBES community present their research. The Symposium will have invited speaker presentations, posters and selected flash talks of posters.

 

The symposium PROGRAM has five Plenary and Poster Sessions:

Session 1 - Health and Disease (wed 7/9/22 morning)

Session 2 - Ecology and Evolution (wed 7/9/22 afternoon)

Session 3 - Fundamental Microbiology (wed 7/9/22 afternoon & thu 8/9/22 morning)

Session 4 - Systems Biology and Engineering (thu 8/9/22 morning & afternoon)

Session 5 - Agriculture and Food (thu 8/9/22 morning)

 

Confirmed Speakers of the symposium are (to be completed):

Mathieu Almeida (MGP)

Harold Auradou (FAST)

Théodore Bouchez (PROSE)

Amandine Cornille (GQE)

Bernard Delmas (VIM)

Marina Elez (MICALIS)

Denis Faure (I2BC)

Tatiana Giraud (ESE)

Amélie Leforestier (LPS)

Bruno Le Pioufle (Institut d'Alembert)

Virginia Lioy (I2BC)

Filipa Lopes (LGPM)

Florent Malloggi (NIMBE)

Françoise Rul (MICALIS)

Guillaume Tresset (LPS)

David Vallenet (GM)

 

INSCRIPTIONS are free but mandatory. Note that places are limited.

Inscription deadline: August 31, 2022.

Flash talk submission deadline: July 15, 2022.

REGISTER HERE

 


For more information: oi.microbes@universite-paris-saclay.fr

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June 27, 4:52 AM
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FOCUS PLATEFORME : L’IERP accueille son nouveau directeur adjoint, Loïc Charpenay

FOCUS PLATEFORME : L’IERP accueille son nouveau directeur adjoint, Loïc Charpenay | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

L’unité expérimentale INRAE « Infectiologie Expérimentale des Rongeurs et Poissons » (IERP – UE0907) située sur le campus de Jouy-en-Josas a accueilli en avril dernier Loïc Charpenay en tant que Directeur Adjoint de l’unité et responsable de l’animalerie rongeurs.

 

Après un parcours de plus de 20 ans en recherche appliquée en santé humaine et vétérinaire dans les domaines de l’infectiologie, Loïc a développé une solide expertise pour la gestion de projets d’exploration in vivo en recherche translationnelle, notamment pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques anti-infectieuses.

 

Au cours des dernières années, il a participé au développement d’approches antimicrobiennes et d’éditions génétiques bactériennes, basées sur les technologies CRISPR/Cas et des systèmes dérivés de bactériophages. Au sein de la biotech Eligo Bioscience, il a coordonné des projets de R&D à l’interface entre microbiologie, biologie moléculaire et pharmacologie.

 

Les projets de recherche et études précliniques auxquels il a participé ont conduit à l’acquisition d’une solide expertise pour la conduite de projets en expérimentation animale en milieu confiné.

 

Au cours de sa carrière, il a acquis une solide expérience des modèles murins, des environnements contrôlés, dans le respect de la réglementation (directive européenne, biosécurité, H&S, …) appliquée aux travaux en infectiologie. Son parcours l’a amené à intervenir aussi bien sur des aspects scientifiques et techniques que sur la conduite d’infrastructures expérimentales ouvertes à la communauté académique et industrielle.

 

Au sein de l’IERP, il participera au pilotage de l’unité, labellisée infrastructure scientifique collective par INRAE et IBiSA et certifiée ISO14001. Il développera également les activités du dispositif rongeurs centrés sur l’étude des interactions hôte - microbes - environnement. Par son positionnement à l’interface avec les utilisateurs académiques et industriels, il fera évoluer l’offre de service en infectiologie sur modèles murins et en exploration fonctionnelle pour le raffinement des procédures expérimentales (méthodes non invasives) en faveur du bien-être des animaux.

 

Son arrivée contribuera également à renforcer les interactions avec les communautés scientifiques de l’environnement Paris-Saclay et les réseaux d’infrastructures en expérimentation animale.

 

-> Contact : loic.charpenay@inrae.fr

Plug In Labs Université Paris-Saclay : cliquer ICI

 

Enfin, en juin 2020, mars 2021, mars 2023, mars 2024, mars 2025 et avril 2025, l’IERP publiait ses premiers FOCUS PLATEFORME… Redécouvrez- les aujourd’hui !

 

INRAE / Infectiologie expérimentale des rongeurs et poissons (IERP). L'infrastructure scientifique collective IERP, labélisée IBISA, a pour principales missions la production et la fourniture d'animaux à statut sanitaire et génétique défini, la réalisation d'expérimentation in vivo en milieu confiné et le phénotypage des animaux en expérimentation. Ouverte à la communauté, elle a un rôle d'interface entre les laboratoires académiques, les industriels et les acteurs de la filière et offre des services standards ou à façon. Les projets hébergés couvrent les domaines de l'infectiologie, l'immunologie, la génétique, la physiologie et le lien entre hôte - microbe et environnement. Les spécificités de l'infrastructure sont donc son ouverture, son expertise en infectiologie associée à la fourniture d'accès à des locaux confinés (NSB2) pour la manipulation d'agents pathogènes et d'OGM; sa pisciculture expérimentale hors sol hébergeant des espèces aquacoles (truite et carpe) et des poissons-zèbres. Le plateau de phénotypage comprend des équipements de pointe distribués au sein même des dispositifs pour limiter le stress lié au transport des animaux et éviter les ruptures de confinement lors des expériences en NSB2. Les technologies proposées couvrent les besoins en imagerie in vivo (à fluorescence et bioluminescence), en transparisation et imagerie à feuille de lumière, en cytométrie d'organismes biologiques complexes (larves de poissons zèbres, organoïdes) et les études comportementales (systèmes home made, Noldus, Viewpoint). L'infrastructure est partie intégrante de réseaux thématiques (Emerg'in, Aquaexcel 3.0, Frontinov, PAHW, InnaSCo) et disciplinaires (RmuI, ImaBio, Rt-mfm, SBEA) nationaux et internationaux.

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June 30, 5:16 PM
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Mode d’action d’une nouvelle molécule qui régule la glycémie

Mode d’action d’une nouvelle molécule qui régule la glycémie | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée dans FASEB Journal, des scientifiques des équipes Amipem et ComBac de l'Institut Micalis (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Jouy-en-Josas) ont mis en évidence les propriétés anti-hyperglycémiantes et le mode d’action d’un dérivé d'acide aminé non protéinogène, l’O-acétyl-Sérine (OAS), un intermédiaire de la voie de biosynthèse des acides aminés soufrés chez les microorganismes et les plantes.

 

Les chercheurs ont montré que l’OAS améliore la glycémie post-prandiale de souris normoglycémiques, de façon dose-dépendante et glucose-dépendante. En effet, l’OAS stimule la sécrétion d’insuline, en agissant directement au niveau des cellules β-pancréatiques seulement en présence de glucose. La stimulation de la sécrétion de l’hormone intestinale GLP-1 (Glucagon-like peptide-1) au niveau intestinal est également observée. De plus, l’OAS est capable d’améliorer la tolérance au glucose des souris prédiabétiques, sans affecter la sensibilité à l’insuline et le poids corporel.

 

Ainsi, ces résultats obtenus dans le cadre du projet de maturation NOVATREAT soutenu par la SATT Paris-Saclay, suggèrent que l’OAS est un nouveau sécrétagogue de l’insuline pouvant potentiellement être utilisé à terme comme produit préventif ou thérapeutique vis-à-vis du développement du prédiabète en diabète de type 2.

 

-> Contact : veronique.douard@inrae.fr / christine.delorme@inrae.fr

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June 30, 4:51 PM
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Évaluation comportementale et neurophysiologique des effets des pyréthrinoïdes sur la perception olfactive et l'apprentissage chez les abeilles mellifères

Évaluation comportementale et neurophysiologique des effets des pyréthrinoïdes sur la perception olfactive et l'apprentissage chez les abeilles mellifères | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les abeilles mellifères sont considérées comme des espèces clefs de voûte des écosystèmes terrestres, assurant la pollinisation d’une grande diversité de plantes sauvages et/ou cultivées par l’Homme. Malheureusement, les populations d’abeilles ont considérablement diminué au cours des dernières années en raison de divers facteurs environnementaux, dont l’usage de pesticides. Bien que les insecticides pyréthrinoïdes soient largement utilisés depuis les années 70 et reconnus pour leur forte toxicité pour les abeilles, leurs effets potentiels sur les fonctions cognitives de ces insectes n’ont été que peu étudiés à ce jour.

 

Afin de combler cette lacune, les chercheurs du laboratoire Evolution, Génomes, Comportement et Ecologie – EGCE (CNRS/IRD/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) ont étudié l’impact de doses sublétales de deux pyréthrinoïdes (la perméthrine et la cyperméthrine) sur la perception, l’apprentissage et la mémoire olfactive des abeilles mellifères. Pour cela, ils ont utilisé une batterie de tests cognitifs de niveaux de complexité croissants, basés sur le conditionnement de la réponse d’extension du proboscis (PER). Ce protocole reproduit en laboratoire la phase finale du comportement de butinage des abeilles, au cours de laquelle les insectes apprennent à associer les odorants émis par les plantes avec la récompense sucrée présente dans le nectar.

 

Cette étude publiée dans Ecotoxicology and Environmental Safety confirme l’impact négatif des pyréthrinoïdes sur les performances d’apprentissage des abeilles et constitue la première observation expérimentale d’effets de la perméthrine et de la cyperméthrine sur un apprentissage non-associatif (habituation) ainsi que sur une tâche de discrimination olfactive fine. À l'aide d’une approche d’imagerie fonctionnelle du cerveau de l’abeille (imagerie calcique in vivo), l’équipe a ensuite cherché à comprendre les effets de la cyperméthrine sur le traitement de l'information olfactive dans le lobe antennaire, équivalent chez l’insecte du bulbe olfactif des mammifères. Étonnamment, l’exposition à la cyperméthrine n’a eu aucun effet sur la représentation des odeurs au sein des lobes antennaires, ni en termes d’intensité du signal, ni en termes de cartographie des odorants. Ceci suggère que les effets des pyréthrinoïdes pourraient se situer dans des centres de niveau supérieur du cerveau de l’abeille, tels que les corps pédonculés, connus pour leur rôle dans l’apprentissage et la mémoire.

 

Ces résultats montrent que, bien que ces insecticides soient largement utilisés, des doses sublétales de pyréthrinoïdes, telles que celles pouvant être rencontrées lors du butinage, affectent significativement les capacités cognitives des abeilles. Ces observations suggèrent des effets délétères sur l’efficacité de la récolte de nourriture et in fine sur la dynamique des populations de ces insectes. Plus généralement, la batterie de tests proposée dans l’étude pourrait être utilisée pour une évaluation systématique plus approfondie des effets cognitifs des insecticides chez les pollinisateurs avant leur autorisation de mise sur le marché.

 

-> Contact : jean-christophe.sandoz@universite-paris-saclay.fr

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June 30, 4:25 PM
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Les anticorps anti-HLA maternels associés au risque de retard de croissance intra-utérin

Les anticorps anti-HLA maternels associés au risque de retard de croissance intra-utérin | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée dans American Journal of Obstetrics and Gynecology, des obstétriciens de l’Hôpital Antoine-Béclère (AP-HP/UPSaclay, Clamart) en collaboration avec l’Établissement Français du Sang et plusieurs équipes d’immunologie ont exploré le rôle potentiel des anticorps anti-HLA maternels dans le retard de croissance intra-utérin.

 

Les anticorps anti-HLA sont produits par le système immunitaire après exposition à des antigènes étrangers. Leur rôle pathogène est bien établi en transplantation et en transfusion, où ils peuvent être impliqués dans le rejet médié par les anticorps (AMR) ou le syndrome de détresse respiratoire aiguë post-transfusionnelle (TRALI). En revanche, leur implication dans certaines complications obstétricales reste encore peu étudiée.

 

À partir d’une cohorte de 574 femmes ayant eu au moins une grossesse et chez lesquelles les anticorps anti-HLA avaient été dosés dans le cadre du don de sang, le retard de croissance intra-utérin était plus fréquent chez les femmes présentant des niveaux élevés d’anticorps anti-HLA (22,0% contre 15,3%). Les auteurs ont également montré que ces anticorps augmentaient significativement avec le nombre de grossesses et diminuaient progressivement au fil du temps après la dernière grossesse.

 

Ces résultats suggèrent que des mécanismes allo-immuns pourraient contribuer à certaines formes de retard de croissance intra-utérin. Ils soutiennent l’hypothèse d’un sous-groupe de retards de croissance lié à une altération de la tolérance immunitaire entre la mère et le fœtus. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour mieux comprendre les formes inexpliquées de cette pathologie et identifier de futurs biomarqueurs immunologiques.

 

-> Contact : pierrehannoun@me.com

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June 30, 4:06 PM
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Les transferts horizontaux de segments de polydnavirus étendent le spectre connu des attaques de guêpes parasitoïdes aux phasmes et aux orthoptères

Les transferts horizontaux de segments de polydnavirus étendent le spectre connu des attaques de guêpes parasitoïdes aux phasmes et aux orthoptères | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée dans Molecular Biology and Evolution, des chercheurs du laboratoire EGCE (CNRS/IRD/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), en collaboration avec des chercheurs du laboratoire IRBI (CNRS, Université de Tours) et du laboratoire PIMIT (CNRS, IRD, INSERM, Université de la Réunion), utilisent le transfert horizontal de gènes pour révéler des interactions écologiques jusque-là inconnues entre les guêpes parasitoïdes et d’autres insectes. L’approche repose sur l’identification des empreintes moléculaires généralement laissées lorsque des transferts horizontaux se produisent des guêpes vers leurs hôtes par l’intermédiaire de virus domestiqués appelés polydnavirus.

 

L’analyse a mis en évidence des milliers de ces empreintes chez les lépidoptères, les tenthrèdes (ou mouches à scie) et les chrysomèles (Coléoptères), qui sont tous connus pour être parasités par des guêpes porteuses de polydnavirus. Fait remarquable, l’étude révèle également des preuves incontestables de transferts horizontaux de gènes médiés par les polydnavirus chez les phasmes ainsi que chez une espèce de sauterelle (Orthoptère), deux lignées dont on ne savait pas qu’elles pouvaient servir d’hôtes à ces guêpes.

 

La diversité et le nombre d’intégrations de polydnavirus observés chez les phasmes suggèrent l’existence d’interactions écologiques étroites avec ces guêpes, avec des conséquences potentiellement importantes pour l’écologie des communautés et la lutte biologique.

 

Légende Figure : Distribution des intégrations de polydnavirus chez les protostomiens. En bleu, le nombre d’espèces incluses dans l’étude ; en rouge, le nombre d’espèces présentant des intégrations. Les arbres phylogénétiques et les temps de divergence ont été obtenus à partir de TimeTree.org (Kumar et al., 2017). A. Nombre d’espèces par embranchement parmi les espèces de protostomiens dont le génome complet était disponible en mai 2025. B. Nombre d’espèces par ordre parmi les espèces d’insectes dont le génome complet était disponible en mai 2025. C. Nombre d’espèces par famille d’insectes dans lesquelles des intégrations ont été détectées.

 

-> Contact : clement.gilbert1@universite-paris-saclay.fr

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June 23, 4:46 PM
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ARNs longs : segmenter en sous-domaines par l'IA pour mieux prédire la structure secondaire

ARNs longs : segmenter en sous-domaines par l'IA pour mieux prédire la structure secondaire | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée dans Journal of Molecular Bioinformatics, les chercheurs de l'équipe AROBAS du laboratoire Informatique, BioInformatique, Systèmes Complexes - IBISC (UEVE/UPSaclay, Evry) présentent DivideFold+, un outil d’IA dédié à la prédiction de la structure secondaire des ARN longs. Comprendre cette structure est essentiel pour mieux cerner le rôle biologique des ARN, mais cette tâche reste particulièrement complexe pour les ARN de grande taille.

 

Grâce à l'apprentissage profond, DivideFold+ découpe les longs ARN en fragments plus courts et plus simples à analyser. Il reconstruit ensuite la structure globale à partir des prédictions obtenues sur chaque fragment par un outil existant. Les chercheurs ont également mis au point une nouvelle stratégie d’augmentation de données, spécifiquement adaptée aux séquences et aux structures secondaires d’ARN, afin d’améliorer les performances du modèle d’IA malgré la quantité limitée de données disponibles.

 

Au-delà de la prédiction de la structure secondaire, l’outil identifie et visualise les sous-domaines structuraux au sein des ARN à travers sa segmentation. Ces partitions pourraient correspondre à des domaines fonctionnels, à l’image de ceux observés dans les protéines, et offrir de nouvelles pistes pour l’étude des ARN longs, y compris ceux présentant des structures complexes telles que les pseudo-nœuds.

 

Enfin, DivideFold+ est accessible via un serveur web permettant de visualiser les structures prédites et leur segmentation en sous-domaines.

 

-> Contact : fariza.tahi@univ-evry.fr

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June 23, 5:10 PM
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Le marqueur Edil3 caractérise les « mesitocytes », population stromale majoritaire du côlon à l'origine des fibroblastes associés à l'inflammation induits après irradiation

Le marqueur Edil3 caractérise les « mesitocytes », population stromale majoritaire du côlon à l'origine des fibroblastes associés à l'inflammation induits après irradiation | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée dans Cell Death and Differentiation, les scientifiques du Laboratoire de Radiobiologie des expositions MEDicales, au sein l’ASNR (Fontenay-aux-Roses), en collaboration avec les chercheurs de l’unité Radiothérapie Moléculaire et Innovations Thérapeutiques - RAMO-IT (UMR-S 1355 (ex 1030), INSERM/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif), ont réalisé une caractérisation approfondie des cellules stromales du côlon grâce aux techniques de séquençage ARN sur cellule unique combinée à la transcriptomique spatiale MERFISH, dans des conditions physiologiques et dans un contexte de rectite radique (RR) chez la souris.

 

La RR constitue un effet secondaire clinique majeur chez les patients traités par radiothérapie pour des cancers pelviens, et ne dispose actuellement d’aucun traitement curatif. Bien que le stroma joue un rôle essentiel dans la régulation de l’homéostasie tissulaire, il est souvent considéré comme obscur, composé de types cellulaires difficiles à distinguer et aux fonctions redondantes. De plus, aucune étude n’avait jusqu’à présent exploré le stroma colique après irradiation.

 

Ce travail a permis de lever toute controverse quant à la localisation et les fonctions des différentes cellules stromales. Les auteurs ont notamment identifié un nouveau marqueur, Edil3, caractéristique de la principale population stromale, qu’ils ont nommés mesitocytes en raison de sa localisation et de son rôle dans le gradient de signalisation le long de l’axe des cryptes. Ils ont également mis en évidence l’émergence de fibroblastes inflammatoires, spécifiques de la zone ulcérée, issus majoritairement des mesitocytes. Des expériences in vitro, montrent que les molécules secrétées par ces cellules fibroblastiques inflammatoires participent aux dommages cellulaires, en induisant des modifications transcriptomiques au niveau des cellules endothéliales et épithéliales.

 

Ces résultats améliorent la compréhension des mécanismes moléculaires de la RR, révèlent de nouvelles voies moléculaires qui pourraient être ciblées pharmacologiquement, ouvrant ainsi la voie au développement de traitements innovants.

 

-> Contact : noelle.mathieu@asnr.fr

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June 24, 5:16 PM
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Une nouvelle hypothèse sur l’origine des tumeurs hématologiques chez les patients atteints du xeroderma pigmentosum

Une nouvelle hypothèse sur l’origine des tumeurs hématologiques chez les patients atteints du xeroderma pigmentosum | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Le xeroderma pigmentosum (XP) est une génodermatose récessive rare causée par des anomalies du système de réparation par excision de nucléotides (NER). Les patients atteints de XP sont extrêmement sensibles aux rayonnements ultraviolets, ce qui entraîne une incidence accrue de cancers cutanés dans les zones exposées au soleil. Grâce à l’amélioration des mesures de photoprotection et à l’éducation thérapeutique, l’espérance de vie des patients atteints de XP a considérablement augmenté.

 

Récemment, cependant, il a été observé que certains patients XP présentent également un risque très élevé de développer des tumeurs internes. En particulier, 50% de ces tumeurs correspondent à des syndromes myélodysplasiques (SMD) sévères et/ou à des leucémies aiguës myéloïdes (LAM) survenant chez des patients XP-C âgés de moins de 25 ans, soit près de 50 ans plus tôt que dans la population générale.

 

Dans un article publié dans DNA Repair, Alain Sarasin (Directeur de recherche Emérite à l’UMR 9019 (CNRS/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif) propose l’hypothèse que deux mécanismes distincts mais complémentaires contribuent au risque élevé de cancers hématologiques chez les patients XP-C.

 

Premièrement, la préservation de la réparation couplée à la transcription associée à un défaut de réparation globale du génome dans les cellules XP-C, en présence de lésions endogènes volumineuses de l’ADN encore non caractérisées, entraîne une augmentation >25 fois de la fréquence des mutations somatiques dans les cancers hématologiques associés au XP-C par rapport aux tumeurs correspondantes observées dans la population générale. Le séquençage du génome entier des cancers hématologiques XP-C révèle une signature mutationnelle caractéristique d’un déficit du système NER.

 

Deuxièmement, la protéine XPC a été identifiée comme un cofacteur de l’ARN polymérase II, régulant l’expression de centaines de gènes. La perte complète de la protéine XPC, due à des mutations germinales tronquantes, entraîne une dérégulation de multiples voies géniques, notamment celles impliquées dans les processus hématopoïétiques, immunologiques et oncogéniques.

 

L’auteur propose que l’association de l’accumulation de mutations dans les gènes drivers et la perturbation des voies de régulation de l’hématopoïèse puisse expliquer l’incidence exceptionnellement élevée ainsi que la gravité des SMD et des LAM observées chez les jeunes patients atteints de XP-C. La survie médiane de ces patients est de 22 ans et aucune thérapie n’est actuellement efficace en dehors de la greffe de cellules souches hématopoïétiques qui reste exceptionnelle. Les médecins qui suivent les patients XP-C doivent insister sur le dépistage précoce des tumeurs internes chez ces malades.

 

Légende Figure : Hypothèse sur la double origine des tumeurs hématologiques chez les jeunes patients XP-C.

 

-> Contact : alain.sarasin@gustaveroussy.fr

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June 24, 5:32 PM
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Des signatures transcriptomiques distinctes éclairent la progression de la maladie de Sjögren

Des signatures transcriptomiques distinctes éclairent la progression de la maladie de Sjögren | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La maladie de Sjögren (SjD) est une pathologie auto-immune hétérogène qui se complique chez 30 à 40% des patients de manifestations systémiques potentiellement sévères et notamment d’un surrisque de lymphome. Dans une étude publiée dans Arthritis & Rheumatology, les chercheurs de l’UMR-S 1184 Center for Immunology of Viral Infections and Autoimmune Diseases-IDMIT (UPSaclay/Inserm/CEA, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre) ont analysé les profils transcriptomiques sanguins de 351 patients de la cohorte multicentrique française ASSESS, répartis selon trois clusters cliniques précédemment décrits : BALS (activité B élevée, peu symptomatique), HSA (forte activité systémique) et LSAHS (faible activité systémique, symptômes marqués).

 

Les résultats montrent une signature interféron (IFN) robuste, commune aux clusters BALS et HSA par rapport à LSAHS. Au sein du cluster BALS, le sous-groupe évoluant vers une complication systémique et/ou un lymphome (BALS_Evol, n=15) présente une activation IFN et inflammatoire encore plus marquée (TNFα, IL-6, complément, mTORC1). À l'inverse, comparé à BALS, le cluster HSA montre une atténuation de la voie IFN au profit de programmes prolifératifs et métaboliques (MYC, mTOR, phosphorylation oxydative).

 

Ces résultats suggèrent un modèle en deux étapes de la progression systémique de la SjD : une phase initiale dominée par l'inflammation IFN-dépendante, suivie d'un basculement vers des voies prolifératives. Bien qu'exploratoires, ces données ouvrent la voie à une médecine personnalisée adaptée aux différents stades de la maladie.

 

-> Contact : gaetane.nocturne@aphp.fr

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June 23, 3:26 AM
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Portrait Jeune Chercheur – Nicolas Macaisne, Chaire de Professeur Junior en Biologie de la Reproduction

Portrait Jeune Chercheur – Nicolas Macaisne, Chaire de Professeur Junior en Biologie de la Reproduction | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Nicolas Macaisne est titulaire d’une Chaire de Professeur Junior à l’UFR Simone Veil-Santé de l’UVSQ. Il est responsable de l’axe de recherche Génétique et Altération de la Qualité des Gamètes au sein de l’unité Innovation thérapeutique : de la physiopathologie à l’appliqué dans les pathologies neuro-Musculaires, la rePROduction et le déVEloppement - IMPROVE (UMR-S 1357 INSERM/UVSQ/UPSaclay, Montigny-le-Bretonneux) dirigée par le Dr Aurélie Goyenvalle.

 

Titulaire d’un doctorat en biologie, Nicolas a construit un parcours à l’interface de la génétique, de la génomique et de la biologie cellulaire pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires de la reproduction, avec un intérêt particulier pour la méiose. Lors de sa thèse à l’INRAE de Versailles, sous la direction de Raphaël Mercier, il a mené un crible de mutants stériles d’Arabidopsis, aboutissant à l’identification de gènes régulant le brassage génétique et essentiels à la formation des gamètes. Il a ensuite exploré divers aspects de la méiose et de la gamétogénèse en travaillant sur de nombreux organismes modèles, animaux et végétaux. Il a ainsi étudié le cycle de reproduction de l’algue brune Ectocarpus à la Station Biologique de Roscoff dans l’équipe de Mark J. Cock, les mécanismes de réparation de l’ADN lors de l’ovogénèse grâce au modèle C. elegans dans l’équipe de Judith Yanowitz au Magee-Womens Research Institute de Pittsburgh (USA), les mécanismes cellulaires permettant le tri des chromosome à l’entrée en méiose chez le modèle drosophile dans l’équipe de Jean-René Huynh au Collège-de-France, et les aspects moléculaires régulant les étapes de ségrégation chromosomique dans l’équipe de Julien Dumont à l’Institut Jacques Monod.

 

Nicolas a rejoint l’UFR Simone Veil-Santé en décembre 2025. Avec son équipe, il s’attache à transformer les découvertes fondamentales en applications concrètes pour la santé avec deux objectif complémentaires : (i) Développer de nouveaux outils de diagnostic pour aider les cliniciens à mieux accompagner les patients dans leur parcours de procréation médicalement assistée, et (ii) valoriser les connaissances acquises grâce aux organismes modèles pour concevoir des approches thérapeutiques innovantes destinées à traiter l’infertilité humaine.

 

Sur le plan pédagogique, il contribue aux enseignements de physiologie et de génétique à l’UVSQ. Il est également engagé dans la mise en œuvre de la réforme des études de santé, prévue pour la rentrée 2026, en tant que co-responsable de l’UE de génétique aux côtés du Dr Rodolphe Dard. Soucieux de transmettre au-delà des connaissances théoriques, il s’attache à cultiver chez les étudiants la curiosité scientifique et l’ouverture d’esprit, afin de leur permettre de mieux comprendre les fondements cellulaires et moléculaires des pathologies humaines.

 

« L’esprit qui invente est toujours mécontent de ses progrès, parce qu’il voit au-delà. » - Jean Le Rond d'Alembert

 

-> Contact : nicolas.macaisne@uvsq.fr

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June 25, 5:05 PM
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Catherine Brenner, lauréate 2026 du "Lifetime Achievement Award" de la "International Cell Death Society"

Catherine Brenner, lauréate 2026 du "Lifetime Achievement Award" de la "International Cell Death Society" | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Catherine Brenner received the lifetime achievement award at the recently concluded 2026 annual meeting of the International Cell Death Society (ICDS) held at INEM, Necker hospital, Paris. She is Research Director at CNRS and her research interest are mitochondria, metabolism and cell death. She and her colleagues discovered the cooperation of Bax and ANT in mitochondrial apoptosis and investigated the role of the permeability transition pore, a mitochondrial polyprotein complex, as a target for anti-cancer chemotherapy. She is currently studying the concept of metabolic flexibility for the identification of new biological mechanisms, therapeutic targets and small molecules to overcome drug resistance in adult and pediatric cancers such as osteosarcoma and lung. Her team « metabolic reprogramming in cancer » is exploring how the AIF/CHCHD4 complex regulates the cancer cell metabolic flexibility and investigating the consequences of the invalidation of this protein-protein complex in a therapeutic perspective. She investigates also the combination of electrochemotherapy with glutathion for head and neck cancer treatment (Coll S. Beckechus, ANR-DFG 2026-2028).

 

Since 2020, she is the director of UMR9018-METSY (CNRS/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif). She has been the scientific director of a high throughput screening platform (CIBLOT, University Paris-Saclay, 2014-2022) and is currently the scientific director of cellular metabolism evaluation platform equipped with a Seahorse, Cytation 1 (Agilent) and an OROBOROS, referenced by Agilent and CNRS.

 

She published more than 180 research articles/reviews and 6 patents in the field of therapeutic innovation. She trained 16 PhDs, 15 postdocs, 2 ERASMUS students (Spain, Portugal). She participated in 110 international scientific meetings and gave 31 invited conferences. She serves as co-organizer of MAC meetings dedicated to Mitochondria, Aging and Cell death ; Metabolism workshops with Agilent and ICDS (International Cell Death Society) meetings.

 

She belongs to Foster consortium (Fighting Osteosarcoma Through Research Together) and SIRIC Paris Kids Cancer. Her research is funded by CNRS, Gustave Roussy, INCa, ANR, Aviesan, SFCE, Grandir sans cancer, Eva pour la vie.

 

-> Contact : catherine.brenner@gustaveroussy.fr

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June 26, 4:37 PM
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Tatiana Giraud, lauréate ERC Advanced 2025

Tatiana Giraud, lauréate ERC Advanced 2025 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Mardi 23 juin, le Conseil européen de la recherche a publié la liste des 319 projets lauréats des bourses Advanced 2025. Trois d’entre eux, portés par des membres de la communauté de l’Université Paris-Saclay, vont bénéficier de ce financement européen. Parmi ceux-ci, Tatiana Giraud, ingénieure agronome et directrice de recherche CNRS au laboratoire Écologie, société et évolution (ESE – Univ. Paris-Saclay/CNRS/AgroParisTech, Gif-sur-Yvette), a reçu une bourse ERC Advanced pour son projet DEGENSEX, Sex chromosome degeneration and its effects fitness. C’est son 4ème financement ERC.

 

Chez de nombreux êtres vivants, certaines régions des chromosomes liés au sexe ne s'échangent plus de matériel génétique, comme les chromosomes X et Y chez l'humain. Or, ces échanges jouent normalement un rôle important de « nettoyage » en éliminant les mutations défavorables. Lorsque ces échanges cessent, les gènes situés dans ces régions peuvent progressivement se dégrader : certains disparaissent, d'autres fonctionnent moins bien ou sont moins exprimés. Ce phénomène, appelé dégénérescence génomique, pourrait notamment contribuer à certaines différences en termes de maladies ou de longévité observées entre les sexes dans de nombreuses espèces. Malgré son importance, on sait encore mal comment cette dégénérescence évolue et quelles sont ses conséquences réelles, en particulier dans les premières étapes du processus.

 

Pour répondre à ces questions, le projet DEGENSEX étudiera des groupes de champignons dont les chromosomes impliqués dans la reproduction présentent des situations très variées, avec de nombreuses évolutions indépendantes de suppression de recombinaison, d’âges très différents mais globalement relativement jeunes. Cette diversité constitue un véritable « laboratoire naturel » permettant de suivre les premières étapes de la dégénérescence génomique : pertes de gènes, dérèglement de leur expression et réarrangements des chromosomes. Le projet cherchera également à comprendre si certains mécanismes permettent de limiter cette dégénérescence. Par exemple, les organismes peuvent parfois compenser la perte d'activité de certains gènes en augmentant l'expression de leurs copies restantes ou en acquérant de nouveaux gènes. L'importance réelle de ces mécanismes fait encore débat parmi les biologistes de l'évolution. L'utilisation de champignons présente un double avantage : elle permet de vérifier si les phénomènes observés chez les animaux et les plantes sont universels, et elle offre la possibilité de tester directement en laboratoire les effets de la dégénérescence génomique sur les performances et la survie des organismes. En reconstituant l'histoire de la dégénérescence des chromosomes et des mécanismes qui la compensent, DEGENSEX apportera un nouvel éclairage sur une question fondamentale de la biologie : comment les génomes évoluent lorsqu'ils cessent de se recombiner, et quelles conséquences cela a sur la capacité de survie des organismes. 

 

-> Contact : tatiana.giraud@universite-paris-saclay.fr

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June 27, 4:10 AM
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Mathieu Almeida, dans « Pour la Science » : Une signature spécifique du microbiome intestinal est associée à la maladie de Parkinson

Mathieu Almeida, dans « Pour la Science » : Une signature spécifique du microbiome intestinal est associée à la maladie de Parkinson | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Une altération particulière du microbiome intestinal a été observée chez des patients parkinsoniens. Cette signature pourrait aider à concevoir des méthodes pour prédir le développement de la maladie.

 

La maladie de Parkinson est la deuxième pathologie neurodégénérative la plus répandue, avec près de 300 000 personnes atteintes en France, derrière la maladie d’Alzheimer. Ses causes seraient multiples : vieillissement, génétique et environnement – reste à savoir dans quelles proportions respectives. S’ajoute aux troubles moteurs, au déclin cognitif et autres symptômes, une dysbiose intestinale, c’est-à-dire un déséquilibre du microbiote intestinal, à laquelle la pathologie est souvent associée sans que l’on comprenne vraiment l’origine de ce lien. Une équipe internationale, pilotée par des chercheurs de l’University College de Londres, avec l’implication d’une équipe française du centre MetaGenoPolis, dirigée par Mathieu Almeida (université Paris-Saclay/Inrae), vient de mettre en évidence, via une méthode inédite, une altération spécifique du microbiome intestinal (c’est-à-dire l’ensemble du matériel génétique du microbiote) liée à la maladie de Parkinson.

 

Parmi les prédispositions génétiques connues de la maladie, des mutations sur le gène GBA1 sont retrouvées chez 15% des patients. Cependant, chez l’ensemble des porteurs de ces mutations, seules 1 à 2 personnes sur 10 développent la pathologie. Pour tenter d’élucider ce qui différencie un porteur de ces mutations atteint de la maladie de Parkinson d’un porteur sain, les scientifiques se sont intéressés à la piste de la dysbiose, et donc du microbiome intestinal. Pour ce faire, ils ont analysé les différences génomiques des micro-organismes intestinaux d’une large cohorte d’individus.

 

Elle comprenait 271 patients atteints de la maladie de Parkinson – dont 109 avec des mutations du gène GBA1 –, 43 personnes avec des mutations du gène mais porteurs sains et 150 personnes sans mutation du gène et non touchées par la maladie neurologique (le groupe contrôle). Premier constat : au sein des patients parkinsoniens, le microbiome ne diffère pas significativement entre porteurs et non-porteurs de mutations. Les chercheurs ont donc poursuivi leur analyse en regroupant les patients parkinsoniens sans distinction génétique. Ils ont ainsi identifié 176 espèces bactériennes dont l’abondance diffère entre les parkinsoniens et le groupe contrôle.

 

Mais une différence est-elle détectable entre les porteurs de mutations non-malades et le groupe contrôle ? Avec 43 individus étudiés, l’échantillonnage est trop faible pour que la mesure des variations d’abondance de chaque espèce bactérienne soit significative. L’originalité de la méthode réside ici : plutôt que d’évaluer chaque espèce isolément, les chercheurs ont examiné la « cohérence globale » des variations. Pour chacune des 176 espèces dont l’abondance est affectée par la maladie, ils ont vérifié si elles variaient dans le même sens – si le microbiome en était enrichi ou appauvri – chez les 43 individus par rapport aux personnes du groupe contrôle. Résultat : 142 espèces sur 176 variaient dans le même sens que chez les parkinsoniens. Cela représente une variation cohérente de plus de 80% des espèces altérées, ce qui reflète une tendance trop marquée pour être due au seul hasard.

 

De fait, le degré de variation d’espèces de bactéries chez les porteurs de mutations est intermédiaire entre celui des personnes du groupe contrôle et celui des patients. Comme si leur microbiome se trouvait dans un entre-deux. En outre, les 8 personnes qui présentaient des signes avant-coureurs de la pathologie (on parle de syndrome parkinsonien prodromique) avaient toutes un degré significatif de variation des espèces de bactéries. Et 4 d’entre elles avaient le degré de variation le plus important. Ces signes correspondent statistiquement, chez les personnes avec mutations du gène GBA1, à un risque de 10 à 20% de développer la maladie de Parkinson.

 

Les chercheurs se sont aussi intéressés au groupe contrôle et, de façon plus inattendue, ont constaté que le sous-groupe présentant la variation du microbiome la plus cohérente avec celle des parkinsoniens était aussi associé à davantage de signes (constipation, dépression, etc.) correspondant à un risque accru de développer la maladie de Parkinson.

 

Seul un suivi sur le long terme permettrait néanmoins de vérifier si les individus à risque développent effectivement la maladie de Parkinson. Mais la perspective reste prometteuse. Un test fondé sur l’analyse du microbiome, seul, ne suffira pas pour conclure, mais combiné aux données cliniques, génétiques et environnementales, il permettrait de repérer les personnes à risque, bien avant l’apparition des premiers symptômes.

 

Lire l’article dans Nature Medicine

 

-> Contact : mathieu.almeida@inrae.fr

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June 30, 5:27 PM
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ARN non codants et séquelles liées au traitement du cancer du sein : données actuelles et perspectives

ARN non codants et séquelles liées au traitement du cancer du sein : données actuelles et perspectives | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Le cancer du sein est la tumeur maligne la plus fréquente chez les femmes dans le monde. Les progrès réalisés dans le domaine des traitements multimodaux — incluant la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, l'hormonothérapie et les thérapies ciblées — ont considérablement amélioré les taux de survie à cette pathologie. Cependant, ces améliorations sont souvent contrebalancées par des effets secondaires à long terme tels que la neuropathie, la cardiotoxicité et la fibrose, qui réduisent considérablement la qualité de vie des patientes traitées avec succès. L'étude des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le développement de ces séquelles est donc devenu un enjeu majeur pour concevoir des stratégies de prévention et de prise en charge plus efficaces, visant à mieux accompagner le traitement du cancer.

 

Dans un article de revue publié dans Radiotherapy and Oncology, le Laboratoire de Régénération et Radiopathologies Cutanées – LR2C, Évry (Département de Radiobiologie Cellulaire et Moléculaire – DRCM, CEA-Jacob/UPSaclay/INSERM Stabilité Génétique Cellules Souches et Radiations, Fontenay-aux-Roses), fait le point sur les découvertes récentes dans le domaine de la biologie des ARN non codants (ARNnc), qui font évoluer la compréhension des mécanismes moléculaires sous-tendant à la fois l'efficacité des traitements et les toxicités associées.

 

Les ARN non codants — notamment les microARN (miARN), les longs ARN non codants (lncARN) et les ARN circulaires (circARN) — régulent en effet différents processus vitaux tels que l'apoptose, le stress oxydatif, l'inflammation et le remodelage de la matrice extracellulaire, influençant ainsi le développement et la progression de ces complications. Dans cet article de synthèse, les chercheurs font le point sur les principaux effets secondaires des traitements conventionnels du cancer du sein. Ils mettent en évidence les données actuelles établissant un lien entre les ARNnc et les mécanismes cellulaires et moléculaires à l'origine de séquelles des traitements utilisés dans le contexte des cancers du sein, et soulignent leur potentiel en tant qu'outils diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques pour une prise en charge plus personnalisée et une amélioration de la qualité de vie et de la survie des patientes.

 

Légende Figure : Schéma illustrant le rôle des ARN non codants dans la régulation des voies de signalisation du TGF-β impliquées dans les séquelles radio-induites du cancer du sein, notamment la fibrose, l'inflammation, et le remodelage tissulaire.

 

-> Contact : nicolas.fortunel@cea.fr / tatiana.vinasco-sandoval@cea.fr

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June 30, 5:09 PM
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Efficacité et innocuité à long terme du vutrisiran dans l'amylose héréditaire à transthyrétine avec polyneuropathie : analyse finale de l'extension de traitement randomisée HELIOS-A

Efficacité et innocuité à long terme du vutrisiran dans l'amylose héréditaire à transthyrétine avec polyneuropathie : analyse finale de l'extension de traitement randomisée HELIOS-A | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les médecins du service de neurologie du CHU Bicêtre (AP-HP/UPSaclay, Le Kremlin-Bicêtre) ont publié dans Amyloid un article sur l’efficacité à long terme du traitement par vutrisiran dans l’amylose héréditaire à transthyrétine ATTRv.

 

L’ATTRv-PN est une maladie génétique rare, progressive et invalidante, caractérisée par l’accumulation des dépôts d’amylose. Un traitements anti-amyloïde précoce est recommandé. Le silençage génique par ARNi ou ASO, empêchant la production hépatique de protéine TTR, constitue une des options.

 

149 de patients de l’étude de phase III HELIOS-A ont été ré-randomisés selon un ratio 1:1 pour recevoir, en ouvert, du vutrisiran 25 mg/3 mois (n=76) ou 50 mg/6 mois (n=73). À 42 mois, la réduction moyenne des concentrations sériques de protéine TTR était de 84,5% (Figure). L’efficacité clinique observée s’est maintenue entre l’inclusion dans l’extension et le m18, comme en témoignent les résultats du score de neuropathie (mNIS+7), de l’échelle de qualité de vie (Norfolk QOL-DN), du test de marche, de l’échelle de handicap (R-ODS) et de l’indice de masse corporelle modifié (mBMI). La neuropathie est restée stable chez la majorité des patients (67,8%). Les événements indésirables rapportés étaient principalement de sévérité légère à modérée, sans effets inattendus.

 

Les résultats de l’extension HELIOS-A montrent qu’un traitement prolongé par vutrisiran permet de maintenir une stabilité de la neuropathie avec un profil de tolérance satisfaisante.

 

Légende Figure : Concentration sérique de protéine TTR pendant la durée de l’étude d’extension pour les patients randomisés dans le bras vutrisiran 25mg/3 mois ou 50mg/6 mois. Bl : baseline ; d : day ; m : month ; Q3m : every 3 months ; Q3W : every 3 weeks ; Q6m : every 6 months ; RTE : randomized treatment extension ; SE : standard error ; TTR : transthyretin.

 

-> Contact : cecile.cauquil@aphp.fr

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June 30, 4:39 PM
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L’information épigénétique de la gamétogenèse mâle des plantes est préétablie avant la méiose

L’information épigénétique de la gamétogenèse mâle des plantes est préétablie avant la méiose | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La spécification des méiocytes mâles à partir de tissus somatiques et le développement de la lignée germinale mâle nécessitent une reconfiguration épigénétique importante. Toutefois, chez le riz, l'ampleur et la chronologie de cette reconfiguration, nécessaire à l'expression génique at au développement de la lignée mâle, restent mal connues.

 

Dans le cadre du projet ANR LANDSREC, des chercheurs de l’Institut des Sciences des Plantes Paris-Saclay - IPS2 (CNRS/INRAE/UEVE/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), en collaboration avec le CIRAD et la Chine, ont mené une étude des profils transcriptomiques et épi-génomiques spécifiques à chaque type de cellule germinale tout au long de la gamétogénèse mâle du riz, depuis les méiocytes jusqu'aux cellules spermatiques. Cette étude, publiée dans Genome Biology, révèle qu'une configuration de la chromatine établie dans les méiocytes avant la méiose est maintenue pour guider une reprogrammation transcriptionnelle séquentielle, permettant l’expression de gènes spécifiques à chaque étape de la gamétogenèse mâle. Cette configuration épigénétique permet préférentiellement l’activation des gènes non constitutifs dépourvus de la méthylation d’ADN au niveau du corps génique (gene body methylation, gbM) qui marque plutôt des gènes conservés ou constitutifs, suggérant un mécanisme susceptible d'accroître la flexibilité régulatrice et de faciliter la sélection haploïde.

 

Ces résultats fournissent un cadre conceptuel pour comprendre comment la transmission de l'état de la chromatine façonne l'expression génique, le cadre de la sélection haploïde et la dynamique évolutive au sein de la lignée germinale mâle des plantes.

 

-> Contact : dao-xiu.zhou@universite-paris-saclay.fr

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June 30, 4:14 PM
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Le mécanisme fongique d’hypermutation RIP est profondément enraciné dans l’histoire évolutive des eucaryotes

Le mécanisme fongique d’hypermutation RIP est profondément enraciné dans l’histoire évolutive des eucaryotes | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans un court article de revue publié dans Trends in Genetics, Fabienne Malagnac de l’I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) et ses collaborateurs dressent un état des connaissances sur les mécanismes de défense que les eucaryotes ont développés pour préserver l’intégrité de leur génome face aux éléments transposables (ET), des séquences mobiles susceptibles d’altérer l’intégrité du génome.

 

Pour se protéger des conséquences délétères de la mobilisation des ET, les génomes eucaryotes ont sélectionné une grande diversité de systèmes de surveillance et de répression destinés à limiter leur propagation. Les auteurs s’intéressent plus particulièrement au mécanisme RIP (Repeat-Induced Point mutation), un système de défense propre aux champignons ascomycètes filamenteux qui cible les séquences répétées avant la méiose en y induisant des mutations irréversibles de type C->T. Longtemps considéré comme une innovation évolutive relativement récente et spécifique à certains champignons, le RIP apparaît aujourd’hui étroitement lié à des voies de défense beaucoup plus anciennes.

 

En effet, les travaux récents passés en revue montrent que plusieurs acteurs moléculaires du RIP, entretiennent des relations fonctionnelles avec les mécanismes de formation de l’hétérochromatine et d’interférence par l’ARN (RNAi), deux systèmes épigénétiques largement conservés chez les eucaryotes.

 

Ces observations suggèrent que le RIP pourrait dériver d’un socle ancestral de mécanismes de défense des génomes, partagé à grande échelle au cours de l’évolution.

 

-> Contact : fabienne.malagnac@universite-paris-saclay.fr

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June 30, 3:53 PM
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Portrait Jeune Chercheur – Yann Dussert, Chercheur en biologie évolutive

Portrait Jeune Chercheur – Yann Dussert, Chercheur en biologie évolutive | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Yann Dussert est chercheur au CEA dans le Laboratoire de Bioinformatique pour la Génomique et la Biodiversité (LBGB), dirigé par Jean-Marc Aury, au sein du laboratoire de Génomique Métabolique du Genoscope (CEA-Jacob/CNRS/UEVE/UPSaclay, Évry).

 

Lors de ses études de licence et de master en biologie à l’Université Pierre et Marie Curie, il ne compte initialement pas effectuer une carrière dans la recherche, mais il change rapidement d’avis lors de son stage de master au laboratoire Écologie, Systématique et Évolution (UMR 8079 - Orsay, France), lors duquel il se prend d’intérêt pour ce métier. Il réalise sa thèse dans le même laboratoire sous la direction des Drs. Thierry Robert et Najat Takvorian. Cette thèse porte sur les processus de domestication du mil (Pennisetum glaucum), une céréale cultivée en Afrique. Lors de ce doctorat, il analyse les différents facteurs (histoire de la domestication, flux de gènes récents) influençant la diversité génétique du mil, et étudie le déterminisme génétique de l’architecture et de la durée du cycle de la plante.

 

Son 1er post-doctorat s’est déroulé au sein du laboratoire Santé et Agroécologie du Vignoble (UMR 1065 SAVE, INRAE - Villenave d’Ornon, France) sous la direction du Dr. François Delmotte, et a traité de l’adaptation de l’agent pathogène du mildiou de la vigne (Plasmopara viticola) à son hôte et aux fongicides, par des approches de génomique des populations et de génomique comparative. Lors d’un 2ème post-doctorat à Queen Mary University of London (Royaume-Uni) sous la supervision du Pr. Richard A. Nichols, Yann participe à un projet d’envergure visant à étudier la diversité spécifique, variétale et génétique des plantes cultivées en Éthiopie. Son travail porte sur le bananier d’Abyssinie (Ensete ventricosum), chez lequel il démontre que des variations de ploïdie sont associées à des traits d’intérêt agronomique. Il rentre ensuite en France, pour un post-doctorat au laboratoire Écologie et Biologie des Interactions (UMR 7267 CNRS / Université de Poitiers) avec le Dr. Jean Peccoud. Il y étudie les facteurs déterminants du sexe, tels que les chromosomes sexuels et les symbiotes manipulateurs du sexe, chez les isopodes terrestres.

 

En septembre 2024, Yann intègre le LBGB au Genoscope, au sein duquel il utilise des méthodes de génomique comparative et métagénomique pour étudier l’évolution des espèces marines eucaryotes et de leurs symbiotes, afin de comprendre comment ces organismes co-évoluent et élucider les bases génétiques des interactions symbiotiques allant du mutualisme au parasitisme.

 

"It doesn't stop being magic just because you know how it works." - Terry Pratchett (The Wee Free Men)

 

-> Contact : ydussert@genoscope.cns.fr

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June 23, 4:54 PM
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Maladie de von Willebrand : tour d’horizon des nouvelles stratégies thérapeutiques

Maladie de von Willebrand : tour d’horizon des nouvelles stratégies thérapeutiques | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans un viewpoint publié dans Blood Advances, les chercheurs l’unité Hémostase Inflammation Thrombose (UMR-S 1176 INSERM/UPSaclay, Le Kremlin-Bicêtre) font le point sur les nouvelles approches thérapeutiques en développement pour la maladie de von Willebrand (VWD), la plus fréquente des maladies hémorragiques héréditaires.

 

Au cours des dernières décennies, le traitement de la maladie de Willebrand s'est essentiellement appuyé sur des approches classiques consistant à administrer le facteur manquant ou dysfonctionnel. Cependant, plusieurs études récentes ont montré que les traitements actuels ne répondent pas toujours de manière satisfaisante aux besoins des patients, ce qui souligne la nécessité de développer des approches thérapeutiques plus innovantes et davantage personnalisées. D’une part, de nouvelles molécules ont été développées spécifiquement pour la maladie de von Willebrand. D’autre part, certaines molécules initialement développées pour d’autres maladies hémorragiques, telles que l’hémophilie, sont actuellement évaluées en vue de leur repositionnement thérapeutique dans la maladie de von Willebrand. Dans cet article, les auteurs discutent des résultats disponibles issus des études cliniques en cours ou des études précliniques les plus récentes.

 

À terme, ces nouvelles approches pourraient transformer la prise en charge de la maladie de von Willebrand en réduisant le recours aux perfusions répétées, en facilitant la prophylaxie et en améliorant la qualité de vie des patients.

 

Figure Created in BioRender. Casari, C. (2026) https://BioRender.com/ih3gjvz

 

-> Contact : caterina.casari@inserm.fr

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June 23, 5:20 PM
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Une meilleure compréhension de la régulation du gène de résistance SNC1

Une meilleure compréhension de la régulation du gène de résistance SNC1 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Pour se défendre contre les pathogènes (bactéries, champignons, etc.), les plantes possèdent un système immunitaire complexe composé de deux lignes de défense principales : la « Pattern-Triggered Immunity » (PTI) déclenchée par la reconnaissance de « Pathogen-Associated Molecular Patterns » (PAMPs) au niveau de la membrane plasmique, et l’« Effector-Triggered Immunity » (ETI) déclenchée par la détection d’effecteurs microbiens au sein des cellules végétales. Longtemps considérées comme indépendantes, des études récentes montrent que PTI et ETI interagissent étroitement. Les protéines de signalisation « Mitogen Activated Protein Kinases 3/6 » (MPK3/6), activées par la reconnaissance de PAMPs, sont notamment impliquées dans l’induction de certains gènes, comme SNC1, codant pour des récepteurs immunitaires intracellulaires d’effecteurs. Les mécanismes de régulation sous-jacents restent cependant largement méconnus.

 

Dans un article de recherche publié dans Scientific Reports, des chercheurs de l’équipe STRESS de l’Institut des Sciences des Plantes Paris-Saclay - IPS2 (CNRS/INRAE/UEVE/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) ont montré par des approches génétiques que le facteur de remodelage de la chromatine « Chromatin Remodeling Factor 5 » (CHR5) agit en aval de MPK3/6 pour réguler positivement l’expression de SNC1. Les auteurs ont également démontré que, si CHR5 ne régule pas l’abondance ou l’activité de MPK3/6, la combinaison de mutants auto-immuns gain-de-fonction pour MPK3 et SNC1 conduit à un fort effet synergétique.

 

Au final, les résultats obtenus identifient un nouveau module de signalisation MPK3/6-CHR5-SNC1 et contribuent ainsi à mieux comprendre les liens entre PTI et ETI.

 

-> Contact : valerie.cantonny@universite-paris-saclay.fr

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June 24, 5:24 PM
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Cancers digestifs : des clusters de cellules tumorales peuvent changer et adapter leur stratégie migratoire collective à leur environnement pour mieux envahir l'organisme

Cancers digestifs : des clusters de cellules tumorales peuvent changer et adapter leur stratégie migratoire collective à leur environnement pour mieux envahir l'organisme | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La dissémination métastatique transforme les cancers localisés en maladies systémiques mortelles. Les cellules tumorales ont plusieurs stratégies migratoires pour disséminer. Individuellement ou en groupe, elles peuvent adhérer fortement au substrat et se déplacer par traction. Alternativement, elles se propulsent sans adhérer à la matrice extracellulaire, uniquement en se frayant un passage à travers la matrice à la manière d’une amibe. Lorsqu’elles migrent individuellement ces cellules sont capables de changer de stratégie migratoire si l’une des deux est empêchée. Depuis une dizaine d’année, il est maintenant admis que la dissémination métastatique repose majoritairement sur la migration collective en groupe. Néanmoins, les scientifiques ne savent toujours pas si les amas de cellules cancéreuses sont aussi capables de changer de stratégie migratoire et de l’adapter aux spécificités de leur environnement.

 

Dans une étude publiée dans Cell Reports, les scientifiques du laboratoire Biologie des Cancers Digestifs Avancés (UMR-S 1279 INSERM/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif) rapportent que la migration collective fait preuve d'une plasticité similaire à la migration individuelle et que les amas cellulaires tumoraux utilisent cette plasticité pour disséminer efficacement dans un modèle murin de carcinomatose péritonéale. Utilisant des organoïdes humains dérivés de cancers colorectaux et du pancréas, ils montrent que l’utilisation d’un mode plutôt qu’un autre dépend du niveau de contractilité des cellules, de leur capacité à percevoir la matrice extracellulaire par l’intégrine β1 et du niveau de confinement ressenti.

 

Ce phénomène de plasticité amène à réévaluer les pistes thérapeutiques anti-invasion en se focalisant notamment sur des molécules pouvant cibler les deux types de migration.

 

-> Contact : florent.peglion@gustaveroussy.fr

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June 24, 5:40 PM
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Une nouvelle génération de sondes moléculaires pour visualiser l’activité des protéases dans les systèmes biologiques complexes

Une nouvelle génération de sondes moléculaires pour visualiser l’activité des protéases dans les systèmes biologiques complexes | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée dans Angewandte Chemie International Edition, les chercheurs du Laboratoire de Biologie Chimique du SIMoS/MTS (CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) ont développé une nouvelle approche permettant de détecter et d’identifier simultanément plusieurs protéases actives au sein d’échantillons biologiques complexes.

 

Les protéases sont des enzymes essentielles à de nombreux processus physiologiques et pathologiques, notamment l’inflammation, le cancer et les maladies cardiovasculaires. Cependant, leur étude reste difficile car les méthodes conventionnelles mesurent généralement leur abondance totale sans distinguer les formes réellement actives des formes inactives.

 

Pour répondre à cette limitation, les chercheurs ont conçu des sondes moléculaires innovantes capables de reconnaître sélectivement les protéases actives et de leur transférer une étiquette analytique caractéristique détectable par spectrométrie de masse. Cette stratégie permet non seulement de détecter l’activité enzymatique, mais également d’identifier simultanément plusieurs membres d’une même famille de protéases dans leur environnement biologique natif.

 

Cette technologie ouvre la voie à une cartographie plus précise de l’activité des protéases dans les fluides biologiques et sur tissus. À terme, elle pourrait contribuer à l’identification de nouveaux biomarqueurs et au développement d’outils diagnostiques permettant de mieux caractériser certaines pathologies et d’en suivre l’évolution.

 

-> Contact : laurent.devel@cea.fr

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June 28, 5:27 PM
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Traitement des infections fongiques graves par une immunothérapie associant anti PD-1 et interferon gamma

Traitement des infections fongiques graves par une immunothérapie associant anti PD-1 et interferon gamma | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée dans mBio, un groupe de scientifiques coordonné par Alexandra Serris et le Centre National de Référence des Mycoses Invasives en lien avec le Pr Olivier Lambotte, expert des immunothérapies et directeur de l’IDMIT (Immune Diseases, Microbiology and Innovative Therapies IDMIT/UMRS1184 Inserm/CEA/UPSaclay, Le Kremlin Bicêtre), ont évalué l'intérêt d'une immunothérapie adjuvante pour le traitement des infections invasives à champignons filamenteux notamment les mucormycoses et les aspergilloses, dont la mortalité reste élevée malgré les traitements antifongiques conventionnels. Les auteurs sont partis du constat que ces infections sévères s'accompagnent fréquemment d'un épuisement des lymphocytes T, caractérisé par une forte expression du récepteur inhibiteur PD-1.

 

Au total, douze patients présentant des infections particulièrement graves ont été discutés en réunion multidisciplinaire. Huit ont reçu une combinaison d'anticorps anti-PD-1 (principalement le nivolumab) et d'interféron-γ, en complément du traitement antifongique et de la chirurgie lorsque celle-ci était possible. Les patients présentaient majoritairement des mucormycoses extensives ou des aspergilloses réfractaires aux traitements habituels.

 

L'expression de PD-1 était élevée chez tous les patients traités et diminuait après l'administration de l'anticorps. Six des huit patients ont survécu malgré la gravité de leur infection. Le traitement a été globalement bien toléré, bien que plusieurs effets indésirables immunologiques mineurs aient été observés, justifiant une surveillance.

 

Cette étude apporte ainsi des preuves cliniques préliminaires en faveur d'une stratégie d'immunothérapie ciblant l'épuisement immunitaire pour améliorer la prise en charge des infections fongiques invasives réfractaires. Les auteurs soulignent toutefois que ces résultats devront être confirmés par des essais cliniques de plus grande ampleur.

 

-> Contact : olivier.lambotte@aphp.fr

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June 26, 4:29 PM
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Tatiana Giraud, invitée de France 24 : Canicule : "la plus grande priorité, c'est de garder notre planète habitable"

Tatiana Giraud, invitée de France 24 : Canicule : "la plus grande priorité, c'est de garder notre planète habitable" | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Alors que la France connaît une nouvelle canicule, Tatiana Giraud, chercheuse en évolution, écologie et biodiversité et directrice de recherche au CNRS (Laboratoire Ecologie Société Evolution - ESE (CNRS/UPSaclay/AgroParisTech, Gif-sur-Yvette), alerte sur les effets du dérèglement climatique. Invitée de France 24, elle explique que les forêts, affaiblies par le stress hydrique et les sécheresses à répétition, absorbent de moins en moins de CO₂. Elle revient aussi sur la fragilité de la biodiversité et le réchauffement des océans. Selon elle, « la plus grande priorité, c'est de garder notre planète habitable », mais les décideurs peinent encore à prendre les mesures nécessaires.

 

Visionner l’émission

 

Voir également l’émission 28’ diffusée sur Arte

 

-> Contact : tatiana.giraud@universite-paris-saclay.fr

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June 27, 3:55 AM
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Christelle Monville et Camille Geiger, invitées de France Culture dans « La Science au labo » : Utilisation des cellules souches pluripotentes induites la recherche biomédicale

Christelle Monville et Camille Geiger, invitées de France Culture dans « La Science au labo » : Utilisation des cellules souches pluripotentes induites la recherche biomédicale | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Le clonage thérapeutique visait à créer des cellules souches identiques, à partir de cellules de patients, dans le cadre de la recherche biomédicale. Mais, cette technique a été remplacée par les cellules souches pluripotentes induites, aussi appelées IPS, qui sont plus simples à obtenir.

 

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Les cellules souches sont intéressantes dans la recherche biomédicale parce qu’elles sont immatures, on dit aussi indifférenciées. On peut donc les faire se diviser à l’infini, et produire le type de cellule différenciée qui nous intéresse, comme du muscle ou de la rétine, en ajustant la composition du milieu dans lequel on les place.

 

Les cellules souches peuvent être d’origine embryonnaire ou obtenues par reprogrammation génétique : on parle alors d’iPS. Ce sont des cellules souches humaines particulières qu’on est capable de produire à partir de cellules déjà différenciées, comme des cellules de sang ou de peau prélevées sur des patients. On les utilise ensuite en orientant leurs différenciations dans le type cellulaire dont on a besoin pour mieux comprendre et traiter certaines maladies. Les chercheurs et chercheuses sont mêmes capables de cultiver les cellules obtenues en trois dimensions formant ainsi des organoïdes.

 

Christelle Monville, professeure à l’université Evry-Paris Saclay qui dirige une équipe de recherche au laboratoire I-Stem et Camille Geiger, ingénieure d’étude, utilisent les iPS dans le cadre de leurs recherches sur les pathologies génétiques qui affectent la rétine.

 

(Ré)écouter le podcast de l’émission

 

-> Contact : christelle.monville@univ-evry.fr / cgeiger@istem.fr

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