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September 20, 5:11 PM
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Située au cœur du biocluster Genopole, la plateforme de bioproduction du Centre d’Étude des Cellules Souches (CECS) I-Stem constitue l’un des piliers de l’équipe recherche et innovation technologique stemCARE dédiée à la production de cellules humaines pour des applications de recherche et de thérapie. En appui aux activités scientifiques de recherche et d’innovation du CECS I-Stem, elle s’inscrit pleinement dans l’écosystème d’innovation de Genopole et de l’Université Paris-Saclay. La plateforme de bioproduction joue un rôle central dans la mise en œuvre de procédés de culture et de différenciation cellulaire à grande échelle. Elle permet notamment la production de banques de cellules pluripotentes humaines et de leurs dérivés, sous forme de master cell banks ou de working cell banks. Ces banques cellulaires sont ensuite qualifiées et cryoconservées au sein de la plateforme biobanque, en vue de leur utilisation dans des campagnes de criblage sur la plateforme de criblage à haut débit. Cette organisation permet de structurer une chaîne intégrée allant de la production cellulaire jusqu’à l’identification de candidats thérapeutiques. Pour répondre aux exigences de reproductibilité, de montée en échelle et de qualité, la plateforme s’appuie sur un parc d’équipements spécialisés. Elle dispose notamment d’un robot de production cellulaire en masse Compact Select (Sartorius), d’automates CliniMACS Prodigy (Miltenyi Biotec) permettant la culture de cellules en système clos compatible avec des conditions de grade BPF, ainsi que d’équipements dédiés à la cryopréservation et à la traçabilité des lots cellulaires. « La plateforme permet aujourd’hui de standardiser et de sécuriser la production de cellules à grande échelle, tout en garantissant la reproductibilité des procédés, un enjeu essentiel pour le développement d’applications thérapeutiques », souligne Olivier Chose, Ingénieur (PhD) responsable de la plateforme de bioproduction. Un automate de répartition en cryotubes (Fill_It, Sartorius) et un système de descente contrôlée en température (Cryomed, ThermoFisher) assurent la standardisation des étapes de congélation. Des cytomètres en flux MACSQuant (Miltenyi Biotec) complètent cet ensemble pour le contrôle et la caractérisation des cellules produites. Au fil des années, la plateforme a développé une expertise reconnue dans l’automatisation des procédés de production cellulaire. Cette expertise s’est traduite par plusieurs innovations majeures protégées par plusieurs brevets. En 2019, un premier brevet a été déposé concernant un procédé automatisé de différenciation cellulaire permettant la production d’épithélium pigmentaire rétinien. En 2020, un autre brevet a porté sur la production automatisée de kératinocytes. Plus récemment, en 2024, un nouveau brevet a été déposé, portant sur le tri cellulaire magnétique automatisé en système clos pour la production à grande échelle de cellules endothéliales. La plateforme contribue également activement à la production de connaissances scientifiques. En 2025, ses travaux ont donné lieu à une publication dans la revue Stem Cell Research, dans le cadre du projet MyoPharm, témoignant de son implication dans des projets de recherche structurants. StemCare est par ailleurs dédiée au développement technologique. Dans ce contexte, la plateforme de bioproduction développe des procédés basés sur des technologies innovantes. Une approche organoïde est ainsi en cours de développement, exploitant les conditions de microgravité simulée (Clinostar2, Celvivo) ou des mini-bioréacteurs de type roue verticale (PBSmini, PBS Biotech). « L’intégration de la plateforme de bioproduction au sein de stemCARE permet de structurer une offre technologique complète, allant de la production cellulaire jusqu’à son exploitation dans des programmes de recherche et de développement thérapeutique », précise Alexandra Benchoua, Directrice de recherche et Responsable de l’équipe recherche et Innovation technologique. En tant que composante de stemCARE, plateforme technologique labellisée IBiSA, la plateforme de bioproduction s’inscrit dans un cadre structurant favorisant l’innovation, la mutualisation des ressources et le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Elle participe ainsi pleinement à l’accélération des projets de recherche translationnelle, en particulier dans le domaine des maladies génétiques et de la médecine régénérative. -> Contact : Olivier Chose (ochose@istem.fr), Alexandra Benchoua (abenchoua@istem.fr) et Julien Picot (julien.picot@genopole.fr). Plug In Labs Université Paris-Saclay : cliquer ICI I-STEM / Plateforme de bioproduction – Genopole. La plateforme de bioproduction du CECS I-Stem développe et met en œuvre des procédés de production de cellules souches humaines et de leurs dérivés. Elle permet la génération de banques cellulaires standardisées et qualifiées destinées à être utilisées dans des programmes de recherche, notamment en criblage à haut débit. En interaction étroite avec les autres plateformes technologiques de l’équipe stemCARE, elle contribue à structurer une chaîne intégrée de développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. A propos de Genopole. Premier biocluster français dédié à la recherche en génomique et aux biotechnologies appliquées à la santé et à la bioéconomie, Genopole réunit 74 entreprises Biotech, 17 laboratoires académiques, 24 infrastructures, plateformes et plateaux techniques mutualisés, ainsi que des formations universitaires (Université d’Évry Paris-Saclay). Son objectif : favoriser l’émergence et la croissance de sociétés de biotechnologie, le transfert d’innovations vers le secteur industriel, le développement de la recherche et l’enseignement supérieur en sciences de la vie. Genopole est un Groupement d’intérêt public principalement soutenu par la Région Ile-de-France, l’État, l’agglomération Grand Paris Sud, le Département de l’Essonne et l’AFM-Téléthon. Pour obtenir plus de renseignements sur les plateformes technologiques labellisées par Genopole, ainsi que sur les équipements mutualisés accessibles à la communauté scientifique francilienne, contactez Julien Picot (julien.picot@genopole.fr).
Dans le cadre de la Fête de la Science, à laquelle participe l’Université Paris-Saclay, le bâtiment Henri Moissan ouvre ses portes au grand public le dimanche 04 octobre 2026, de 13h30 à 18h00. Venez rencontrer notre communauté scientifique et explorer, de manière ludique, participative et pédagogique, les thématiques de la biologie, de la chimie et de la pharmacie. Au programme : 30 ateliers scientifiques, un escape game, des visites des collections naturalistes, des mini-conférences, une exposition sur les femmes en sciences,… le tout en accès libre et gratuit ! N'hésitez pas à diffuser largement l'information et à vous joindre à nous pour cette première Fête de la Science à Henri Moissan ! A bientôt !
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September 24, 4:29 PM
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À l’occasion de la Fête de la Science, venez découvrir les coulisses de la recherche en imagerie médicale et en médecine nucléaire Que se passe-t-il derrière les portes d’un centre de recherche en médecine nucléaire ? Partez à la découverte du Service Hospitalier Frédéric Joliot, centre de référence en imagerie médicale. Au programme 🔬 Visite de nos installations Explorez les différentes étapes qui permettent de développer et d’utiliser des outils innovants pour la médecine : du radiomarquage des molécules et de la préparation des radiopharmaceutiques jusqu’aux technologies d’imagerie de pointe, notamment l’IRM et notamment la TEP (Tomographie par Émission de Positons). 👩🔬 Rencontres avec nos chercheurs et cliniciens Échangez avec celles et ceux qui développent et utilisent ces technologies au quotidien. Ils vous expliqueront comment la recherche en imagerie et en médecine nucléaire contribue à la conception et l’évaluation de nouveaux radiopharmaceutiques permettant d’explorer les mécanismes biologiques impliqués dans les cancers et les maladies neurodégénératives. Une occasion unique de découvrir la science qui se cache derrière les images médicales… et de comprendre comment elle contribue à faire progresser la médecine ! Informations pratiques : 📅 Date : 10 octobre 2026 - Visite de 30 minutes, plusieurs créneaux disponibles entre 14h et 16h30 (se présenter 15 minutes avant le début de la visite)
📍 Lieu : Service Hospitalier Frédéric Joliot, 4 place du général Leclerc, 91400 Orsay
🎯 Public : Tout public à partir de 14 ans, entrée gratuite, inscription obligatoire, accès PMR difficile
👥 L'ajout de participants supplémentaires vous sera proposé à l'étape 3 "Check-out" de votre inscription
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September 24, 12:03 PM
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Paris, métropole verte ? Des jardins et des espaces cultivés, vecteurs de biodiversité par Emmanuelle Baudry, Ségolène Darly, Anne-Claire Maurice, Romain Mélot et Caroline Petit Laboratoire Ecologie Société Evolution - ESE (CNRS/UPSaclay/AgroParisTech, Gif-sur-Yvette) et UMR SADAPT (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Palaiseau). À l’échelle planétaire, les espaces contribuant au verdissement urbain, qu’ils soient supports ou non de production alimentaire, sont autant de leviers pour la résilience des villes sur le plan climatique et environnemental. Ces enjeux sont particulièrement prégnants dans l’aire urbaine parisienne. Première aire métropolitaine de France, c’est un territoire soumis à de fortes dynamiques d’étalement périurbain qui fragilisent les continuités écologiques. Il s’agit cependant aussi d’une région de production agricole majeure, en grandes cultures, principalement tournée vers l’export, ainsi que d’un lieu d’expérimentation d’initiatives d’agriculture urbaine et de reconnexions entre ville, agriculture et nature. Cet ouvrage s’intéresse plus particulièrement aux services pour la biodiversité fournis par les infrastructures vertes (réseaux d’espaces verts et bleus), considérées comme des piliers de la transition écologique des villes, avec un accent porté sur les jardins privés et les micro-fermes urbaines. Les analyses portent à la fois sur des espaces avec ou sans production alimentaire, cette diversité de situations pouvant se retrouver à l’échelle du jardin individuel. Explorer ces enjeux dans une perspective pluridisciplinaire, en croisant regards de sociologues, géographes et écologues, implique d’analyser la diversité des postures et représentations portées par les habitants (propriétaires ou usagers de ces espaces), mais aussi la diversité des « effets de lieu » susceptibles d’orienter les opinions, attitudes et pratiques de gestion. Cet ouvrage rend compte de cette pluralité d’approches en combinant enquêtes sur les représentations, approches géographiques prenant en compte les caractéristiques sociales et spatiales des ensembles urbains, et analyses des pratiques de gestion et de leur impact potentiel sur la biodiversité. Editions MSH Paris-Saclay, téléchargeable (PDF).
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September 24, 11:37 AM
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Séance de la Société de Biologie le 13 octobre 2026 - "La méiose en 2026"
La prochaine séance de la Société de Biologie aura lieu le mardi 13 octobre 2026 à 14h à l’Institut Curie. Elle est organisée par Valérie Borde et Hervé Tostivint et a pour titre « La méiose en 2026 ». Programme - 14h-14h10 Introduction
- 14h10-14h55 Mathilde Grelon, Institut Jean-Pierre Bourgin - Sciences du Végétal - IJPB, UMR1318 INRAE, AgroParisTech, Versailles : “ Méiose : la dynamique chromosomique au cœur de la transmission génétique ”
- 14h55-15h40 Bernard de Massy, Institut de Génétique Humaine, UMR 9002 CNRS, Université de Montpellier : “ Pourquoi et comment couper et recoller les chromosomes en méiose ? ”
- 15h40-16h25 Valérie Borde, Institut Curie, UMR3244 CNRS, Paris : “ La recombinaison des chromosomes en méiose révèle ses secrets : mise en lumière par des analyses à la loupe, molécule par molécule ”
- 16h25-17h10 Laurent Duret, Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive UMR5558 CNRS -Université de Lyon 1, Villeurbanne : “ Quand les lois de Mendel ne sont plus respectées : mécanismes moléculaires et conséquences évolutives des biais de conversion génique ”
- Discussion et Conclusion
La séance aura lieu à l'Amphithéâtre Hélène Martel-Massignac, Bâtiment de Biologie du Développement (BDD), Institut Curie, 11-13 rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris Participer à la séance en distanciel
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September 24, 11:21 AM
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La famille Colomb est une famille comme les autres. Or, quand ses membres découvrent que des micro-organismes occupent leurs intestins, elle ne vit plus tout à fait son quotidien de la même façon. Si ces habitants miniatures semblent au premier abord de parfaits étrangers aux yeux de notre famille humaine, ils sont en réalité des alliés essentiels. Le microbiote intestinal est un système complexe qui veille sur notre santé, mais la relation entre les humains et leurs bactéries n’est pas toujours paisible. Le mode de vie de l’hôte peut en effet affecter l’équilibre de ses microbiotes, ce qui n’est pas sans conséquences sur notre corps. De ses expériences, la famille Colomb retiendra une idée fondamentale : nous devons entretenir l’harmonie avec nos colocataires minuscules pour rester en bonne santé. Ce livre est conçu pour être utilisé comme support de vulgarisation et d’initiation à la biologie du microbiote, notamment pour les étudiants en médecine et pharmacie, il pourrait également intéresser les enseignants et élèves d'autres filières scientifiques proposant des cours traitant du microbiote. Au-delà de l'enseignement supérieur, le microbiote fait partie du programme de SVT au collège (cycle 4) et est repris en classe de seconde au lycée : le livre pourrait donc aussi constituer une ressource pédagogique pertinente pour ces niveaux. Enfin, la présence d’un glossaire en fin d’ouvrage facilitera la lecture du grand public curieux d’approfondir ce sujet fréquemment abordé dans les média. Anaïs BROSSE est MCU à la Faculté de Pharmacie (Bâtiment Henri Moissan, Orsay) et membre de l’équipe "Bactéries Pathogènes et Santé" de l’Institut MICALIS (UPSaclay/INRAE/ AgroParisTech). Vous pouvez retrouver ce livre ICI ainsi qu’en librairies et sur les plateformes de vente de livres en ligne. -> Contact : anais.brosse@inrae.fr
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September 24, 10:42 AM
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La Fondation Torrey Coast et Cancer Research UK se sont associés pour lancer un appel à projets ciblé dans le cadre du programme Cancer Grand Challenges consacré aux cancers gastro-œsophagiens. Cet appel à projets vise à financer des équipes internationales capables d'apporter des approches, des technologies et des idées novatrices pour relever deux défis majeurs : - Comprendre et inverser les modifications tissulaires précoces menant aux cancers gastro-œsophagiens
- Déterminer les mécanismes biologiques sous-jacents aux variations géographiques de l’incidence du cancer gastro-œsophagien
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September 23, 9:05 AM
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Racisme, antisémitisme, sexisme : vous êtes-vous déjà dit qu'il existait un continuum entre les discriminations, jusqu'à celles subies par les enfants ? Peut-être pas, car il est admis qu'un enfant doit obéir à un adulte. Pour sortir de cet impensé, il fallait donc créer un mot : l'infantisme. Avec Laelia Benoit, pédopsychiatre et sociologue au Yale Child Study Center et chercheuse associée au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations – CESP (UMR-S 1018 INSERM/UPSaclay/UVSQ, Villejuif), est la première en France à utiliser le terme d'"infantisme", proposition de traduction faite à partir du terme "childism", utilisé dès les années 1970 aux États-Unis. Ce concept, l'"infantisme", n'est pas encore installé, partagé, diffusé. La réalité qu'il décrit, la discrimination des enfants, est pourtant bien connue, et cela, même si elle est généralement invisibilisée. L'actualité nous y confronte, avec ce qu'on nomme bien mal des affaires : l'affaire Bétharram, l'affaire Liana, l'affaire du périscolaire à Paris, qui en sont autant d'exemples. Mais comment définir précisément l'"infantisme" ? Comment s'est construit ce concept et comment son élaboration ouvre-t-elle de nouvelles perspectives philosophiques, politiques et esthétiques ? (Ré)Ecouter l’émission de France Culture -> Contact : laelia.benoit@gmail.com
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September 22, 4:28 PM
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Dans une revue publiée dans la revue Natural Product Reports, des chercheurs du laboratoire BioCIS (CNRS/UPSaclay, Orsay), en collaboration avec des équipes de l'ETH Zurich, de l'Université d'Anvers, de l'Institut de chimie organique de Prague, de l'Université Paris-Dauphine et de l'Université de Wageningen, font le point sur les stratégies numériques permettant d'explorer à grande échelle les « collections d'extraits naturels ». Ces collections, qui rassemblent des centaines voire des milliers d'extraits issus de plantes, de champignons, de micro-organismes ou d'invertébrés marins, restent une source majeure de molécules d'intérêt thérapeutique, à l'image des statines ou des taxanes, largement utilisés en thérapeutique. Pourtant, leur exploitation reste freinée par le risque de « redécouvrir » des molécules déjà connues, ce qui limite l'investissement de l'industrie pharmaceutique dans ce domaine. Les auteurs montrent comment les outils de spectrométrie de masse, couplés à des méthodes bioinformatiques et d'intelligence artificielle, peuvent désormais traiter, comparer et prioriser efficacement des dizaines de milliers de signatures chimiques. Ils proposent une définition claire de la notion de « scalabilité » appliquée à ce domaine, articulée autour de trois exigences : la rapidité de traitement, la qualité de l'annotation, et l'accessibilité des données pour les chimistes. La revue dresse ainsi une feuille de route pour transformer la recherche de nouvelles molécules bioactives, d'une exploration artisanale vers une science des données à grande échelle, ouvrant la voie à une nouvelle génération d'outils d'aide à la découverte de médicaments issus de la nature. -> Contact : mehdi.beniddir@universite-paris-saclay.fr
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September 22, 4:10 PM
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L’Unité Hémostase Inflammation Thrombose (UMR-S1176 INSERM/UPSaclay, Le Kremlin-Bicêtre) s’est récemment doté d’une banque synthétique d’anticorps à domaine unique (sdAb ou VHH ou nanocorps) de lama, pour développer de nouveaux VHHs dirigés contre les protéines de l’hémostase. Une étude publiée dans Thrombosis & Haemostasis décrit pour la première fois l’utilisation de cette banque pour générer rapidement des VHHs dirigés contre l’inhibiteur de la voie du facteur tissulaire (TFPI), une protéine anticoagulante naturelle. Même si ces VHHs ne proviennent pas d’une banque immune, c’est-à-dire générée à partir d’un lama immunisé avec le TFPI, certains des VHHs identifiés présentent une haute affinité et spécificité pour le TFPI. Parmi eux, deux VHHs inhibent également les activités anticoagulantes du TFPI, dans des tests enzymatiques et de coagulation plasmatique. L’importance fonctionnelle de ces VHHs est démontrée par leur capacité à augmenter la génération de thrombine, et donc la coagulation, dans des plasmas de patients avec des déficits en facteur VIII (hémophiles A), IX (hémophiles B) et XI. De tels VHHs apparaissent ainsi comme les chefs de file d’une potentielle nouvelle classe d’agents pharmacologiques bloquant le TFPI, avec un intérêt thérapeutique chez ce type de patients qui présentent des syndromes hémorragiques. Les VHHs anti-TFPI pourraient alors venir compléter un arsenal thérapeutique d’agents dits « rebalançant la coagulation », comprenant déjà des anticorps monoclonaux bloquant le TFPI (concizumab, marstacimab). Cette étude démontre également tout l’intérêt de cette nouvelle banque synthétique générée à l’UMR-S 1176, qui présente une grande diversité (4.109 clones différents) et peut théoriquement être utilisée pour générer des VHHs dirigés contre n’importe quel antigène. Cette banque ouvre la voie au développement de VHHs dirigés contre d’autres protéines de la coagulation. -> Contact : francois.saller@universite-paris-saclay.fr / peter.lenting@inserm.fr
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September 22, 3:49 PM
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Dans Microbiology and Molecular Biology Reviews, deux auteurs retracent 60 ans de recherche consacrée à un transporteur du champignon Aspergillus nidulans. Dans les années 1960-1970, Claudio Scazzocchio, maintenant Professeur Émérite à l’Université Paris-Saclay au sein de l’I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), isole des mutants déficients dans le transport des purines, et des mutants affectant le promoteur de l’un des transporteurs identifiés, uapA, spécifique de l’acide urique et de la xanthine. À Orsay, George Diallinas, alors dans le laboratoire de Claudio Scazzocchio, clone uapA, qui devient l’objet d’étude majeur dans son laboratoire à Athènes. Les interactions des facteurs de transcription avec les séquences 5’ du uapA étaient alors élucidés. Une analyse mutationnelle exhaustive, suivie d’études cristallographiques et de cryo-EM, établissent le mécanisme du transport. Celui-ci repose sur un modèle dit de « l’élévateur », dans lequel, au sein du dimère de UapA, le domaine liant le substrat « glisse » vers l’intérieur de la cellule. Ces travaux ont permis d’identifier les mécanismes de l’endocytose des protéines membranaires et de montrer que, tandis que l’acheminement des protéines du ribosome vers la membrane suit la voie classique pour les protéines destinées à l’apex du mycélium, les protéines membranaires non polarisées empruntent une voie inédite qui contourne le passage par l’appareil de Golgi. Ces études apportent un éclairage nouveau sur les mécanismes d’action d’une famille de transporteurs présents des bactéries aux mammifères, ainsi que sur leur évolution. Elles révèlent également de nouveaux mécanismes de trafic intracellulaire et constituent un remarquable exemple de collaboration entre plusieurs chercheurs dans différents pais Européens, contribuant aussi à la formation de plusieurs jeunes scientifiques. Légende Figure : Panneau supérieure, à droite, schéma des deux voies d’insertion des protéines dans la membrane, repérés chez Aspergillus nidulans. A gauche, localisation de UapA (vert) comparé à SynA (protéine impliqué dans l’exocytose, magenta). Panneau inferieur : topologie de UapA dans la membrane cellulaire avec indication des acides aminés là où des mutations ont étés répertoriés. -> Contact : claudio.scazzocchio@i2bc.paris-saclay.fr
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September 22, 12:16 PM
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La schistosomiase, aussi appelée bilharziose, reste l’une des maladies tropicales les plus répandues, touchant plus de 280 millions de personnes, en particulier en Afrique. Cette maladie parasitaire aiguë et chronique est causée par des vers plats du genre Schistosoma, dont le cycle de vie complexe alterne entre des hôtes vertébrés et des escargots d’eau douce, qui agissent comme hôtes intermédiaires. En collaboration avec l’équipe MinT d’Oleg Melnyk et de Jérôme Vicogne à l’Institut Pasteur de Lille (CIIL/CNRS), l’équipe de Solange Moréra de l’I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) a étudié des miniprotéines (schistosomines) d’environ 80 résidus de l’escargot Biomphalaria glabrata. Ces dernières sont conservées chez les gastéropodes, et forment une famille orpheline de longue date, dont la structure et les rôles biologiques restaient jusqu’ici inconnus. Leur étude, publiée dans Protein Science, décrit la synthèse chimique totale et la caractérisation structurale d’une isoforme de schistosomine. Grâce à une synthèse peptidique en phase solide, une ligation peptidique chimiosélective et un repliement oxydatif contrôlé, la miniprotéine a été cristallisée et sa structure résolue. Cette structure, inédite dans la Protein Data Bank, révèle un nouveau repliement riche en ponts disulfures ayant une stabilité thermique remarquable. Des analyses in silico suggèrent que les deux isoformes naturelles (qui ne diffèrent que par un seul résidu) présentent des propriétés structurales et dynamiques très similaires. L’analyse des transcrits et des protéines dans différents tissus de l’escargot fournit la première carte d’expression spatiale de la schistosomine. Ces résultats placent la schistosomine comme le prototype d’une nouvelle famille de miniprotéines de gastéropodes, dont les rôles biologiques dans l’interaction mollusque-parasite restent à explorer. Légende Figure : A gauche, l’escargot adulte Biomphalaria glabrata. A droite, Représentation en ruban de la structure de la miniprotéine schistosomine de B. glabrata colorée du N-terminal en bleu au C-terminal en rouge. Les quatre ponts disulfures intramoléculaires, Cys22-Cys62, Cys31-Cys55, Cys41-Cys76 et Cys52-Cys85, sont représentés en bâtonnets, avec les cystéines correspondantes indiquées. -> Contact : solange.morera@i2bc.paris-saclay.fr
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September 22, 5:58 AM
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Les protéines JIP3 et JIP4 (JIP3/4) ne se contentent pas de jouer un rôle d’adaptateurs en reliant les moteurs moléculaires kinésine-1 et dynéine à leurs cargos vésiculaires pour un transport bidirectionnel le long des microtubules. Elles agissent également comme des régulateurs clés de ce transport, capables d’activer ces moteurs en levant leur état auto-inhibé. Dans une étude récente publiée dans Journal of Biological Chemistry, des scientifiques de l’I2BC (CNRS/CEA-Jacob/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) ont caractérisé, in vitro, le mode d’interaction de JIP3/4 et de KIF5B. Pour ce faire, ils ont utilisé des approches de biologie moléculaire ainsi qu’une approche de biophysique, la MicroScale Thermophoresis (Plateforme PIM, I2BC). Cette étude a permis d’identifier les régions minimales de ces protéines nécessaires à leur interaction : le domaine N-terminal N-RH1 de JIP3/4 et la région CC4 de KIF5B. Une découverte inattendue a émergé de cette étude : JIP3 et JIP4 présentent des différences d’affinité pour KIF5B d’un facteur 40. Pour approfondir ces mécanismes, les chercheurs ont mené une mutagenèse dirigée extensive sur la région N-RH1 de JIP3/4, en ciblant les résidus chargés accessibles et les différences de séquence entre JIP3 et JIP4. Leurs résultats révèlent l’existence de plusieurs sites de liaison de faible affinité chargés négativement et l’implication du domaine N-terminal non structuré, qui, combinés, définissent une surface étendue d’interaction avec KIF5B sur le domaine N-RH1 de JIP3. Ces travaux apportent un éclairage nouveau sur la manière dont JIP3/4 pourraient lever l’auto-inhibition de la kinésine-1. En effet, dans sa forme auto-inhibée, la kinésine-1 est stabilisée par la région CC4. En interagissant de manière étendue avec cette dernière, JIP3/4 déstabilisent cette conformation, permettant ainsi l’activation du moteur moléculaire. -> Contact : paola.llinas@i2bc.paris-saclay.fr / julie.menetrey@i2bc.paris-saclay.fr
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La GS Chimie organise une journée scientifique sur la thématique « Impact de la Chimie sur la santé et le développement soutenable » ("Impact of Chemistry on Health and Sustainability"). Le programme est en cours d'élaboration et vous sera communiqué dès que possible. Cette journée aura lieu dans l’amphithéâtre Olivier Kahn, au bâtiment Henri Moissan 2, et l'accueil se fera à 08h30, le jeudi 15 Octobre 2026. Inscriptions
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September 24, 4:41 PM
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Vous avez une idée de collaboration avec une équipe d’une autre discipline ? L'objet Interdisciplinaire (OI) INanoTheRad de l'Université Paris Saclay peut vous aider à la concrétiser dès 2027 en finançant un stage de Licence ou de Master. L’objectif est simple : permettre à deux laboratoires de croiser leurs expertises autour d’un projet commun, tout en donnant l’opportunité d’accueillir un étudiant, de faire émerger de nouvelles collaborations et d’identifier de futurs talents. Les projets proposés devront : INanoTheRad pourra soutenir jusqu’à 5 stages, à hauteur de 693 € par mois et par stagiaire pendant 6 mois maximum. Calendrier : - fin septembre - début octobre : retour des propositions (template à compléter)
- fin octobre : sélection des projets
- mi-novembre : objectif de transfert des fonds vers l'un des deux laboratoires d'accueil
- début 2027 : démarrage des stages selon les calendriers des formations
Si vous avez un projet en tête, contacter zakari.mouheb@universite-paris-saclay.fr pour obtenir le template et lui transmettre votre proposition dès maintenant, idéalement d’ici début octobre.
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September 24, 4:23 PM
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La santé du cerveau constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et de recherche. Les maladies et troubles qui y sont associés (maladies neurologiques, dont les maladies neurodégénératives, troubles du neurodéveloppement, troubles sensoriels ou troubles psychiatriques) représentent une part importante des situations de handicap, une charge croissante pour les patients et leurs familles ainsi qu’un coût important pour la société. Par cet appel à projets, la Fondation pour la Recherche Médicale souhaite accorder une priorité particulière aux travaux de recherche portant sur la prévention des maladies mentales et sur l’étude des mécanismes de vulnérabilité pendant les périodes critiques de leur développement (la périnatalité, l’adolescence et le jeune âge adulte en ciblant le neurodéveloppement ; ainsi que chez le sujet adulte atteint d’un trouble du neurodéveloppement dont le vieillissement cognitif serait accru par la survenue d’une autre maladie). Calendrier - Ouverture du formulaire de pré-demande : le 08 octobre 2026, 16h00
- Clôture du formulaire de pré-demande : le 03 décembre 2026, 16h00
- Sélection des demandes : Automne 2027
Accéder au formulaire de pré-demande Télécharger l'AAP
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September 24, 11:47 AM
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Comment transformer un sol dégradé par les activités humaines ou mis à nu par un chantier en un milieu herbacé pérenne, intégré au paysage et favorable à la biodiversité ? À travers de nombreux contextes d'application : talus routiers et ferroviaires, friches industrielles, parcs urbains, berges remodelées, pistes de ski, zones humides dégradées ou milieux naturels restaurés, l'auteur partage des solutions pour revégétaliser ces espaces. Longtemps réduite à une simple opération de verdissement rapide et économique des sols, la végétalisation a progressivement intégré de nouveaux enjeux : pérennité des couverts, qualité paysagère et préservation de la biodiversité. Les aménageurs doivent désormais concilier contraintes techniques, réglementaires, économiques et écologiques. Pour les aider, l'ouvrage rassemble l'ensemble des connaissances disponibles en écologie, génie civil, paysagisme et au sein de la filière semencière. Il propose un cadre théorique et des outils opérationnels pour concevoir une végétalisation raisonnée. Il présente les fondements écologiques de la discipline, retrace l'évolution des pratiques, dresse un état des lieux de la filière semencière et développe un itinéraire technique couvrant toutes les étapes du projet, de sa conception à la gestion des espaces. Plusieurs retours d'expérience illustrent la mise en œuvre de cette démarche. Anaël Mayeur est enseignant-chercheur AgroParisTech et membre du Laboratoire Ecologie Société Evolution - ESE (CNRS/UPSaclay/AgroParisTech, Gif-sur-Yvette). Vous pouvez retrouver ce livre ICI ainsi qu’en librairies et sur les plateformes de vente de livres en ligne. -> Contact : anael.mayeur@universite-paris-saclay.fr
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September 24, 11:28 AM
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Al Maqdisi est le Partenariat Hubert Curien (PHC) franco-palestinien. Il est mis en œuvre en France par les services centraux du ministère chargé de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et le ministère de l'Enseignement Supérieur, et de la Recherche et de l'Espace (MESRE), et dans le pays partenaire par le Consulat général de France à Jérusalem. - L'appel à candidatures de ce programme est lancé sur un rythme annuel.
- Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 15 octobre 2026.
- En savoir plus
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September 24, 10:52 AM
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INRAE et la Région Ile-de-France organisent un colloque le 20 octobre 2026 sur le Campus Agro Paris-Saclay, avec le soutien de la GS Biosphera. Ce colloque sera l’occasion de faire le bilan synthétique des 9 projets financés dans le cadre du projet de recherche Transition Agricole et Alimentaire en Région Île-de-France (2022-2026), financé par l’AMI Question d’Intérêt Majeur de la Région Île-de-France et par le programme TETRAE. Il permettra de discuter des orientations futures et des actions à mener pour poursuivre ces travaux. Informations pratiques Le séminaire se tiendra dans l’amphi B du campus Agro-Paris-Saclay, au 22, place de l’Agronomie à Palaiseau (91). Un buffet est prévu à midi. La participation et le déjeuner sont gratuits, mais l’inscription préalable est obligatoire.
L’appel à projets « Amorçage de jeunes équipes FRM » est proposé par la Fondation pour la Recherche Médicale afin de soutenir de jeunes chercheurs et chercheuses, français ou étrangers, souhaitant rejoindre une structure de recherche en France pour y mettre en place et diriger une nouvelle équipe de recherche. Calendrier
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Life Sciences UPSaclay
September 22, 4:36 PM
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Dans une étude collaborative publiée dans Metabolic Engineering, des chercheurs du laboratoire Génomique Métabolique du Genoscope (CEA-Jacob/CNRS/UEVE/UPSaclay, Évry), du Max Planck Institute Potsdam-Golm et du département de Biochimie de la Charité Universitätsmedizin Berlin ont soumis à des protocoles d’évolution en culture continue des mutants d’Escherichia coli dépourvus d’une enzyme indispensable au fonctionnement de la voie glycolytique d’Embden-Meyerhoff-Parnass (Pgk, Eno). Ces mutants, dont la croissance dépend de l’apport conjoint de deux sources de carbone alimentant la partie haute (D-xylose) et la partie basse (succinate) du métabolisme central, ont été cultivés dans des dispositifs automatisés de culture continue (GM3) en présence de concentrations limitantes de succinate. Ce protocole a permis l’émergence après plusieurs centaines de générations de lignées variantes pour lesquelles l’apport de succinate n’est plus nécessaire. Les analyses de marquage métabolique avec des traceurs-13C montrent que, parmi les voies glycolytiques alternatives, c’est celle d’Entner-Doudoroff qui a été sélectionnée par le processus évolutif. Les approches omiques (WGS, transcriptomique, protéomique), génétiques et enzymologiques révèlent que des mutations adaptatives ciblant certaines enzymes du métabolisme central du carbone et des régulateurs transcriptionnels contrôlant différents points de bifurcation métabolique sont essentielles à la croissance sur le D-xylose. Ces travaux montrent comment, par le design et la construction de souches cribles modifiées génétiquement et l’utilisation de protocoles de culture continue sélectifs recourant uniquement aux mécanismes naturels de l’évolution (mutations spontanées), on peut obtenir la reprogrammation métabolique d’un microorganisme tel qu’Escherichia coli. -> Contact : mbouzon@genoscope.cns.fr
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Life Sciences UPSaclay
September 22, 4:20 PM
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Dans un article de synthèse publié dans Advanced Materials, les chercheurs de l'équipe Nanomédecine d'Alexandre Detappe, au sein de l'unité Biothérapies innovantes (UMR-S 1363 Inserm/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif), et de l'Institut Strauss de Strasbourg (Xavier Pivot) font le point sur un angle mort des conjugués anticorps-médicament (ADC). Souvent présentées comme des missiles guidés, ces molécules associent un anticorps reconnaissant la cellule tumorale à une charge cytotoxique qu'il y délivre. Ce récit oublie que l'anticorps est lui-même un médicament : le trastuzumab, socle de plusieurs ADC approuvés dans le cancer du sein HER2-positif, qui avait révolutionné le traitement de cette maladie bien avant d'être conjugué. Or, la conjugaison sacrifie une partie de cette pharmacologie, car la toxicité de la charge plafonne la dose administrable tandis que son hydrophobie accélère l'élimination du conjugué : le trastuzumab emtansine apporte environ 40% d'anticorps en moins par cycle que le trastuzumab seul, et la demi-vie apparente du trastuzumab déruxtécan tombe de quatre semaines à une. Les auteurs nomment ce phénomène « déficit d'exposition à l'anticorps » et proposent de le quantifier par un ratio d'exposition à l'anticorps (AER). Ils en déduisent une cartographie des ADC, des constructions « payload-first », où l'anticorps n'est qu'un transporteur, aux formats « antibody-first » à faible charge et conjugaison site-spécifique, qui préservent l'anticorps et autorisent un double mécanisme d'action, l'ingénierie du fragment Fc ajoutant un troisième axe. Ils plaident enfin pour une description standardisée de la pharmacocinétique des ADC et pour des essais cliniques testant explicitement si préserver l'anticorps améliore le devenir des patients. Légende Figure : La conjugaison réduit l'exposition à l'anticorps. (A) Concentrations sériques du trastuzumab seul, du T-DM1 et du T-DXd face au seuil d'activité du trastuzumab. (B) Accélération de l'élimination avec la charge en molécules cytotoxiques (DAR). (C) Carte de conception des ADC selon l'exposition à l'anticorps et à la charge, des formats « antibody-first » aux formats « payload-first ». -> Contact: alexandre.detappe@gustaveroussy.fr
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September 22, 4:00 PM
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Dans le cadre du projet européen PanCare SurFup, les chercheurs de l'équipe « épidémiologie des radiations » du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) ont réalisé la plus importante étude portant sur le risque de sarcome des tissus mous survenant après guérison d'un cancer de l'enfant, et comportant une reconstitution de la dose de radiations ionisantes reçues au site du sarcome des tissus mous pendant la radiothérapie et les doses des agents de chimiothérapie. Cette étude a porté sur 275 cas de sarcome des tissus mous et 275 témoins appariés, au sein d’une cohorte de 69 460 survivants à 5 ans d’un cancer de l’enfant. Elle a permis de préciser, pour la première fois, la relation entre la dose de radiation reçue à un site anatomique et le risque d’y développer ultérieurement un sarcome des tissus mous (voir figure), relation dont la connaissance est indispensable à l’anticipation des risques associés à un plan de radiothérapie donné. Pour des doses locales de radiations supérieures à 20 Gy, le risque était multiplié par 22 (IC à 95% : 7-95). Par ailleurs, les femmes, ainsi que les sujets traités pour un neuroblastome ou un sarcome osseux, étaient plus à risque, à dose de radiation égale. Le seul agent chimiothérapique trouvé associé à une augmentation du risque était la procarbazine, une dose 6,0 g/m² ou plus multipliant le risque par 5 (IC à 95 % : 1-25]. Cette étude, publiée dans ESMO Open, clarifie les connaissances sur le risque de sarcome secondaire en oncologie pédiatrique, et a des implications à la fois dans la planification de nouveaux traitements et dans le suivi post traitement. -> Contact : rodrigue.allodji@gustaveroussy.fr
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September 22, 3:25 PM
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Alors que les innovations thérapeutiques sont nombreuses dans la lutte contre le cancer de l’adulte, ces avancées peinent à être transférées chez l’enfant. Pourquoi ? Lire l'article dans The Conversation du Gilles Vassal, Professeur à l'Université Paris-Saclay et oncologue pédiatrique à Gustave Roussy. -> Contact : gilles.vassal@gustaveroussy.fr
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September 22, 12:04 PM
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Dans une étude publiée dans Cell Death & Differentiation, des scientifiques de l’UMR 3347 CNRS/UMR-S 1021 (INSERM/Institut Curie/UPSaclay, Orsay), avec leurs collaborateurs, apportent un nouvel éclairage sur le rôle de la voie de signalisation β-caténine dans le mélanome. Bien connue pour son implication dans de nombreux cancers, cette voie joue dans le mélanome un rôle complexe qui restait encore controversé. En combinant l’analyse de données de patients, des approches transcriptomiques et des modèles cellulaires et murins, les chercheurs montrent que l’activation de la β-caténine est associée à une évolution plus défavorable du mélanome. Surtout, ils identifient MICAL2 comme un nouvel effecteur majeur de cette voie de signalisation. MICAL2 favorise plusieurs propriétés essentielles à la progression tumorale : elle stimule la croissance des cellules de mélanome, mais également leur capacité à migrer et à envahir les tissus environnants. Une expression élevée de MICAL2 est ainsi associée à un phénotype plus invasif et à un moins bon pronostic. L’étude révèle également un rôle inattendu de MICAL2 dans la réponse aux traitements. Son expression augmente dans des cellules devenues résistantes aux inhibiteurs de BRAF, utilisés pour traiter certains mélanomes. À l’inverse, diminuer MICAL2 permet de restaurer leur sensibilité au traitement. Ces travaux établissent ainsi un nouveau lien entre β-caténine, progression tumorale et résistance thérapeutique, et désignent MICAL2 comme une cible potentielle pour lutter contre les mélanomes les plus agressifs. Légende Figure : Activation de la voie β-caténine dans le mélanome. L’activation de β-caténine induit MICAL2, qui favorise la croissance, la migration et l’invasion des cellules de mélanome ainsi que la résistance aux inhibiteurs de BRAF. La diminution de MICAL2 restaure la sensibilité au traitement, identifiant MICAL2 comme une cible thérapeutique potentielle. -> Contact : lionel.larue@curie.fr
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September 22, 5:46 AM
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Portrait Jeune Chercheuse – Iqraa Meah, Maîtresse de conférence en statistiques
Iqraa Meah est maîtresse de conférences à AgroParisTech au sein de l’Unité Mathématiques et Informatique Appliquées – MIA-Paris-Saclay (INRAE/AgroParisTech/Université Paris-Saclay), à Palaiseau, et membre de l’équipe de statistique SOLsTIS depuis septembre 2025. Après un baccalauréat scientifique, elle obtient une licence de mathématiques à l’Université Paris Cité, anciennement Université Paris Diderot. Elle poursuit ensuite son cursus à Sorbonne Université, anciennement Université Pierre et Marie Curie, où elle obtient en 2021 un master 2 de statistique. Initialement réticente à l’idée de poursuivre en doctorat, elle découvre la recherche lors de son stage de fin d’études réalisé au sein de l’entreprise Owkin, où elle travaille sur des problématiques d’apprentissage fédéré. Cette première expérience de recherche lui donne le goût du travail scientifique et la conduit à entreprendre une thèse de doctorat en cotutelle entre le Laboratoire de Probabilités, Statistiques et Modélisation (LPSM) de Sorbonne Université et la Hochschule Darmstadt, en Allemagne. Sa thèse, dirigée par Etienne Roquain (LPSM, Sorbonne Université) et Sebastian Döhler (Hochschule Darmstadt), porte sur les méthodes de tests multiples pour des données présentant des structures complexes, notamment des données en ligne, pré-ordonnées ou discrètes. Les méthodes classiques de tests multiples pouvant perdre en efficacité dans ces contextes, ses travaux visent à développer des méthodes capables de tirer parti de ces structures particulières plutôt que de les considérer comme des contraintes. Elle soutient sa thèse en novembre 2023. En janvier 2024, elle rejoint ensuite le Centre de Recherche en Épidémiologie et Statistiques (CRESS), au sein de l’équipe METHODS, pour un postdoctorat sous la direction de Raphaël Porcher et François Petit. Elle y travaille sur des problématiques d’inférence causale dans le cadre d’essais cliniques émulés à partir de données observationnelles, avec une application à la transplantation pulmonaire. Cette expérience lui permet d’élargir ses domaines de recherche, en passant des problématiques méthodologiques développées durant sa thèse à des questions d’inférence causale directement motivées par des données médicales réelles. Elle développe ainsi une approche à la fois théorique, méthodologique et appliquée de la statistique. Au printemps 2025, elle réussit le concours de maîtresse de conférences à AgroParisTech et rejoint, en septembre de la même année, l’équipe de statistique SOLsTIS. Ses activités d’enseignement couvrent notamment le tronc commun de statistique de deuxième année ainsi que plusieurs domaines d’approfondissement de troisième année, notamment les domaines METATOX et Biotech. Elle intervient également dans le master 2 Agronomie et Agroécologie (M2 AAE), porté par l’Université Paris-Saclay, où elle enseigne les statistiques. Au-delà de ses activités de recherche et d’enseignement, Iqraa Meah accorde une importance particulière aux enjeux liés à l’égalité et à la diversité dans les sciences. Elle souhaite notamment contribuer à la lutte contre le sexisme et contre les biais de genre qui peuvent encore influencer les parcours, les représentations et les opportunités dans le monde académique et scientifique. À travers ses activités d’enseignement, de recherche et de sensibilisation, elle souhaite participer à la construction d’un environnement scientifique plus inclusif, dans lequel chacune et chacun puisse trouver sa place, développer ses compétences et être reconnu pour la qualité de son travail, indépendamment de son genre. « Le mérite ne peut pas être la seule mesure de la réussite quand les biais déterminent encore qui est encouragé, reconnu et entendu. » -> Contact : iqraa.meah@agroparistech.fr
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