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June 27, 4:52 AM
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L’unité expérimentale INRAE « Infectiologie Expérimentale des Rongeurs et Poissons » (IERP – UE0907) située sur le campus de Jouy-en-Josas a accueilli en avril dernier Loïc Charpenay en tant que Directeur Adjoint de l’unité et responsable de l’animalerie rongeurs. Après un parcours de plus de 20 ans en recherche appliquée en santé humaine et vétérinaire dans les domaines de l’infectiologie, Loïc a développé une solide expertise pour la gestion de projets d’exploration in vivo en recherche translationnelle, notamment pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques anti-infectieuses. Au cours des dernières années, il a participé au développement d’approches antimicrobiennes et d’éditions génétiques bactériennes, basées sur les technologies CRISPR/Cas et des systèmes dérivés de bactériophages. Au sein de la biotech Eligo Bioscience, il a coordonné des projets de R&D à l’interface entre microbiologie, biologie moléculaire et pharmacologie. Les projets de recherche et études précliniques auxquels il a participé ont conduit à l’acquisition d’une solide expertise pour la conduite de projets en expérimentation animale en milieu confiné. Au cours de sa carrière, il a acquis une solide expérience des modèles murins, des environnements contrôlés, dans le respect de la réglementation (directive européenne, biosécurité, H&S, …) appliquée aux travaux en infectiologie. Son parcours l’a amené à intervenir aussi bien sur des aspects scientifiques et techniques que sur la conduite d’infrastructures expérimentales ouvertes à la communauté académique et industrielle. Au sein de l’IERP, il participera au pilotage de l’unité, labellisée infrastructure scientifique collective par INRAE et IBiSA et certifiée ISO14001. Il développera également les activités du dispositif rongeurs centrés sur l’étude des interactions hôte - microbes - environnement. Par son positionnement à l’interface avec les utilisateurs académiques et industriels, il fera évoluer l’offre de service en infectiologie sur modèles murins et en exploration fonctionnelle pour le raffinement des procédures expérimentales (méthodes non invasives) en faveur du bien-être des animaux. Son arrivée contribuera également à renforcer les interactions avec les communautés scientifiques de l’environnement Paris-Saclay et les réseaux d’infrastructures en expérimentation animale. -> Contact : loic.charpenay@inrae.fr Plug In Labs Université Paris-Saclay : cliquer ICI Enfin, en juin 2020, mars 2021, mars 2023, mars 2024, mars 2025 et avril 2025, l’IERP publiait ses premiers FOCUS PLATEFORME… Redécouvrez- les aujourd’hui ! INRAE / Infectiologie expérimentale des rongeurs et poissons (IERP). L'infrastructure scientifique collective IERP, labélisée IBISA, a pour principales missions la production et la fourniture d'animaux à statut sanitaire et génétique défini, la réalisation d'expérimentation in vivo en milieu confiné et le phénotypage des animaux en expérimentation. Ouverte à la communauté, elle a un rôle d'interface entre les laboratoires académiques, les industriels et les acteurs de la filière et offre des services standards ou à façon. Les projets hébergés couvrent les domaines de l'infectiologie, l'immunologie, la génétique, la physiologie et le lien entre hôte - microbe et environnement. Les spécificités de l'infrastructure sont donc son ouverture, son expertise en infectiologie associée à la fourniture d'accès à des locaux confinés (NSB2) pour la manipulation d'agents pathogènes et d'OGM; sa pisciculture expérimentale hors sol hébergeant des espèces aquacoles (truite et carpe) et des poissons-zèbres. Le plateau de phénotypage comprend des équipements de pointe distribués au sein même des dispositifs pour limiter le stress lié au transport des animaux et éviter les ruptures de confinement lors des expériences en NSB2. Les technologies proposées couvrent les besoins en imagerie in vivo (à fluorescence et bioluminescence), en transparisation et imagerie à feuille de lumière, en cytométrie d'organismes biologiques complexes (larves de poissons zèbres, organoïdes) et les études comportementales (systèmes home made, Noldus, Viewpoint). L'infrastructure est partie intégrante de réseaux thématiques (Emerg'in, Aquaexcel 3.0, Frontinov, PAHW, InnaSCo) et disciplinaires (RmuI, ImaBio, Rt-mfm, SBEA) nationaux et internationaux.
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Today, 3:48 PM
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La Fondation pour la Recherche sur le Cerveau (FRC) lance son nouveau programme d’appel à projets. Jusqu’en 2029, elle soutiendra des recherches multidisciplinaires et transversales sur « Le cerveau en équilibre ». Une sous-thématique dans laquelle doivent s’inscrire les projets est déclinée chaque année. Après le premier appel à projets 2026, consacré à l’étude des équilibres du cerveau, l’appel à projets 2027 portera sur des recherches en adéquation avec la sous-thématique suivante : l’étude de l’influence des environnements sur les équilibres du cerveau. L’Appel à Projets concerne en particulier les recherches suivantes : - Étudier comment les systèmes internes au corps modulent les fonctionnements cérébraux : métabolisme (glucose, lipides, énergie), microbiote intestinal, système immunitaire et inflammation, hormones (cortisol, hormones sexuelles…), autres organes.
- Analyser l’impact des facteurs environnementaux externes : environnement physique (lumière, bruit, climat, pollution), agents biologiques (virus, infections), environnement socio- affectif, socio-économique et événements de vie (stress, trauma).
- Étudier comment les habitudes de vie influencent directement les équilibres cérébraux : sommeil et rythmes circadiens, activité physique, exposition aux écrans, alimentation, interactions sociales…
Les projets doivent, de façon obligatoire, impliquer un équilibre, c’est-à-dire une balance entre au minimum deux éléments et une dimension environnementale (interne, externe ou une habitude quotidienne).
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Today, 3:36 PM
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ERDERA has opened its Clinical Trial Call (ECTC) to support multinational, GCP‑compliant Phase I, Phase I/II and Phase II interventional clinical trials in rare diseases. This call aims to generate robust clinical evidence and, where appropriate, data of regulatory relevance to support future regulatory interactions and subsequent clinical development. It is designed for rare disease trials where patient populations are often small and geographically dispersed, making multinational collaboration essential. Priority areas (not eligibility criteria): paediatric rare diseases; rapidly progressive rare diseases; and rare diseases with no approved therapeutic options or with substantial residual unmet medical need despite existing treatments. - Webinaire d'information : 6 juillet 2026, 15 h à 17 h. Plus d'informations et inscription ICI.
- Submission deadline for Expressions of Interest : 10 September 2026
- Enveloppe globale : 30 millions d’euros
- En savoir plus
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Today, 11:46 AM
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Cette année, la Fondation de France et la Fondation Jean Valade s’unissent pour distinguer deux acteurs exceptionnels de la recherche médicale française. Un Prix jeune chercheur et un Prix senior seront décernés pour un montant total de 150 000 euros. Ces deux Prix de la recherche médicale de la Fondation de France/Jean Valade visent à récompenser l’avancée de recherches originales et innovantes qui ont débouché ou déboucheront à terme sur des applications chez l’Homme.
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Today, 11:22 AM
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L’Université Paris-Saclay et les sociétés Eldena et HABS s’associent pour créer le Labcom NeuroSkin dédié à un nouveau champ interdisciplinaire, la neurodermatologie numérique, avec pour ambition de corréler les signaux neurophysiologiques issus du cerveau à des réponses cutanées mesurées. La signature du partenariat actant la création du laboratoire commun s’est déroulée vendredi 19 juin 2026, sur le stand de l’Université Paris-Saclay au salon VivaTech. Lire le communiqué de presse
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July 1, 5:19 PM
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OI LivingMachines@Work – Call for Proposals 2026
You are now familiar with the interdisciplinary program OI LivingMachines@Work (LM@W), which is dedicated to understanding the structure and function of cellular machines in order to innovate in the fields of health and biotechnology. LM@W is supported by 5 doctoral schools: Life and Health Sciences, Biosphera, Computer Science, Mathematics and Physics. Today, LM@W opens 3 calls for proposals: - Internship encourages students (L3, M1, M2, engineering school internships...) to discover new disciplines in research labs or platforms of our network through the funding of interdisciplinary internships. The funding is 10 k€, including the internship fee (gratification) paid to the intern and funding for the laboratory. Applications without an identified student will be evaluated and funding will be conditional upon the identification of a student.
- Seeding encourages new interdisciplinary collaborative projects between the research teams or platforms of our network with 10 k€ seed funding.
- Meeting funds or co-funds the organisation of various scientific events at Paris-Saclay University, such as scientific meetings, technological workshops or student summer schools, corresponding to LM@W research axes.
Application deadlines: 21 September 2026 (17h00) Submit application and questions (guidelines and applications forms) to:
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June 30, 5:27 PM
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Le cancer du sein est la tumeur maligne la plus fréquente chez les femmes dans le monde. Les progrès réalisés dans le domaine des traitements multimodaux — incluant la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, l'hormonothérapie et les thérapies ciblées — ont considérablement amélioré les taux de survie à cette pathologie. Cependant, ces améliorations sont souvent contrebalancées par des effets secondaires à long terme tels que la neuropathie, la cardiotoxicité et la fibrose, qui réduisent considérablement la qualité de vie des patientes traitées avec succès. L'étude des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le développement de ces séquelles est donc devenu un enjeu majeur pour concevoir des stratégies de prévention et de prise en charge plus efficaces, visant à mieux accompagner le traitement du cancer. Dans un article de revue publié dans Radiotherapy and Oncology, le Laboratoire de Régénération et Radiopathologies Cutanées – LR2C, Évry (Département de Radiobiologie Cellulaire et Moléculaire – DRCM, CEA-Jacob/UPSaclay/INSERM Stabilité Génétique Cellules Souches et Radiations, Fontenay-aux-Roses), fait le point sur les découvertes récentes dans le domaine de la biologie des ARN non codants (ARNnc), qui font évoluer la compréhension des mécanismes moléculaires sous-tendant à la fois l'efficacité des traitements et les toxicités associées. Les ARN non codants — notamment les microARN (miARN), les longs ARN non codants (lncARN) et les ARN circulaires (circARN) — régulent en effet différents processus vitaux tels que l'apoptose, le stress oxydatif, l'inflammation et le remodelage de la matrice extracellulaire, influençant ainsi le développement et la progression de ces complications. Dans cet article de synthèse, les chercheurs font le point sur les principaux effets secondaires des traitements conventionnels du cancer du sein. Ils mettent en évidence les données actuelles établissant un lien entre les ARNnc et les mécanismes cellulaires et moléculaires à l'origine de séquelles des traitements utilisés dans le contexte des cancers du sein, et soulignent leur potentiel en tant qu'outils diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques pour une prise en charge plus personnalisée et une amélioration de la qualité de vie et de la survie des patientes. Légende Figure : Schéma illustrant le rôle des ARN non codants dans la régulation des voies de signalisation du TGF-β impliquées dans les séquelles radio-induites du cancer du sein, notamment la fibrose, l'inflammation, et le remodelage tissulaire. -> Contact : nicolas.fortunel@cea.fr / tatiana.vinasco-sandoval@cea.fr
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June 30, 5:09 PM
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Les médecins du service de neurologie du CHU Bicêtre (AP-HP/UPSaclay, Le Kremlin-Bicêtre) ont publié dans Amyloid un article sur l’efficacité à long terme du traitement par vutrisiran dans l’amylose héréditaire à transthyrétine ATTRv. L’ATTRv-PN est une maladie génétique rare, progressive et invalidante, caractérisée par l’accumulation des dépôts d’amylose. Un traitements anti-amyloïde précoce est recommandé. Le silençage génique par ARNi ou ASO, empêchant la production hépatique de protéine TTR, constitue une des options. 149 de patients de l’étude de phase III HELIOS-A ont été ré-randomisés selon un ratio 1:1 pour recevoir, en ouvert, du vutrisiran 25 mg/3 mois (n=76) ou 50 mg/6 mois (n=73). À 42 mois, la réduction moyenne des concentrations sériques de protéine TTR était de 84,5% (Figure). L’efficacité clinique observée s’est maintenue entre l’inclusion dans l’extension et le m18, comme en témoignent les résultats du score de neuropathie (mNIS+7), de l’échelle de qualité de vie (Norfolk QOL-DN), du test de marche, de l’échelle de handicap (R-ODS) et de l’indice de masse corporelle modifié (mBMI). La neuropathie est restée stable chez la majorité des patients (67,8%). Les événements indésirables rapportés étaient principalement de sévérité légère à modérée, sans effets inattendus. Les résultats de l’extension HELIOS-A montrent qu’un traitement prolongé par vutrisiran permet de maintenir une stabilité de la neuropathie avec un profil de tolérance satisfaisante. Légende Figure : Concentration sérique de protéine TTR pendant la durée de l’étude d’extension pour les patients randomisés dans le bras vutrisiran 25mg/3 mois ou 50mg/6 mois. Bl : baseline ; d : day ; m : month ; Q3m : every 3 months ; Q3W : every 3 weeks ; Q6m : every 6 months ; RTE : randomized treatment extension ; SE : standard error ; TTR : transthyretin. -> Contact : cecile.cauquil@aphp.fr
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June 30, 4:39 PM
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La spécification des méiocytes mâles à partir de tissus somatiques et le développement de la lignée germinale mâle nécessitent une reconfiguration épigénétique importante. Toutefois, chez le riz, l'ampleur et la chronologie de cette reconfiguration, nécessaire à l'expression génique at au développement de la lignée mâle, restent mal connues. Dans le cadre du projet ANR LANDSREC, des chercheurs de l’Institut des Sciences des Plantes Paris-Saclay - IPS2 (CNRS/INRAE/UEVE/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), en collaboration avec le CIRAD et la Chine, ont mené une étude des profils transcriptomiques et épi-génomiques spécifiques à chaque type de cellule germinale tout au long de la gamétogénèse mâle du riz, depuis les méiocytes jusqu'aux cellules spermatiques. Cette étude, publiée dans Genome Biology, révèle qu'une configuration de la chromatine établie dans les méiocytes avant la méiose est maintenue pour guider une reprogrammation transcriptionnelle séquentielle, permettant l’expression de gènes spécifiques à chaque étape de la gamétogenèse mâle. Cette configuration épigénétique permet préférentiellement l’activation des gènes non constitutifs dépourvus de la méthylation d’ADN au niveau du corps génique (gene body methylation, gbM) qui marque plutôt des gènes conservés ou constitutifs, suggérant un mécanisme susceptible d'accroître la flexibilité régulatrice et de faciliter la sélection haploïde. Ces résultats fournissent un cadre conceptuel pour comprendre comment la transmission de l'état de la chromatine façonne l'expression génique, le cadre de la sélection haploïde et la dynamique évolutive au sein de la lignée germinale mâle des plantes. -> Contact : dao-xiu.zhou@universite-paris-saclay.fr
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June 30, 4:14 PM
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Dans un court article de revue publié dans Trends in Genetics, Fabienne Malagnac de l’I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) et ses collaborateurs dressent un état des connaissances sur les mécanismes de défense que les eucaryotes ont développés pour préserver l’intégrité de leur génome face aux éléments transposables (ET), des séquences mobiles susceptibles d’altérer l’intégrité du génome. Pour se protéger des conséquences délétères de la mobilisation des ET, les génomes eucaryotes ont sélectionné une grande diversité de systèmes de surveillance et de répression destinés à limiter leur propagation. Les auteurs s’intéressent plus particulièrement au mécanisme RIP (Repeat-Induced Point mutation), un système de défense propre aux champignons ascomycètes filamenteux qui cible les séquences répétées avant la méiose en y induisant des mutations irréversibles de type C->T. Longtemps considéré comme une innovation évolutive relativement récente et spécifique à certains champignons, le RIP apparaît aujourd’hui étroitement lié à des voies de défense beaucoup plus anciennes. En effet, les travaux récents passés en revue montrent que plusieurs acteurs moléculaires du RIP, entretiennent des relations fonctionnelles avec les mécanismes de formation de l’hétérochromatine et d’interférence par l’ARN (RNAi), deux systèmes épigénétiques largement conservés chez les eucaryotes. Ces observations suggèrent que le RIP pourrait dériver d’un socle ancestral de mécanismes de défense des génomes, partagé à grande échelle au cours de l’évolution. -> Contact : fabienne.malagnac@universite-paris-saclay.fr
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June 30, 3:53 PM
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Portrait Jeune Chercheur – Yann Dussert, Chercheur en biologie évolutive
Yann Dussert est chercheur au CEA dans le Laboratoire de Bioinformatique pour la Génomique et la Biodiversité (LBGB), dirigé par Jean-Marc Aury, au sein du laboratoire de Génomique Métabolique du Genoscope (CEA-Jacob/CNRS/UEVE/UPSaclay, Évry). Lors de ses études de licence et de master en biologie à l’Université Pierre et Marie Curie, il ne compte initialement pas effectuer une carrière dans la recherche, mais il change rapidement d’avis lors de son stage de master au laboratoire Écologie, Systématique et Évolution (UMR 8079 - Orsay, France), lors duquel il se prend d’intérêt pour ce métier. Il réalise sa thèse dans le même laboratoire sous la direction des Drs. Thierry Robert et Najat Takvorian. Cette thèse porte sur les processus de domestication du mil (Pennisetum glaucum), une céréale cultivée en Afrique. Lors de ce doctorat, il analyse les différents facteurs (histoire de la domestication, flux de gènes récents) influençant la diversité génétique du mil, et étudie le déterminisme génétique de l’architecture et de la durée du cycle de la plante. Son 1er post-doctorat s’est déroulé au sein du laboratoire Santé et Agroécologie du Vignoble (UMR 1065 SAVE, INRAE - Villenave d’Ornon, France) sous la direction du Dr. François Delmotte, et a traité de l’adaptation de l’agent pathogène du mildiou de la vigne (Plasmopara viticola) à son hôte et aux fongicides, par des approches de génomique des populations et de génomique comparative. Lors d’un 2ème post-doctorat à Queen Mary University of London (Royaume-Uni) sous la supervision du Pr. Richard A. Nichols, Yann participe à un projet d’envergure visant à étudier la diversité spécifique, variétale et génétique des plantes cultivées en Éthiopie. Son travail porte sur le bananier d’Abyssinie (Ensete ventricosum), chez lequel il démontre que des variations de ploïdie sont associées à des traits d’intérêt agronomique. Il rentre ensuite en France, pour un post-doctorat au laboratoire Écologie et Biologie des Interactions (UMR 7267 CNRS / Université de Poitiers) avec le Dr. Jean Peccoud. Il y étudie les facteurs déterminants du sexe, tels que les chromosomes sexuels et les symbiotes manipulateurs du sexe, chez les isopodes terrestres. En septembre 2024, Yann intègre le LBGB au Genoscope, au sein duquel il utilise des méthodes de génomique comparative et métagénomique pour étudier l’évolution des espèces marines eucaryotes et de leurs symbiotes, afin de comprendre comment ces organismes co-évoluent et élucider les bases génétiques des interactions symbiotiques allant du mutualisme au parasitisme. "It doesn't stop being magic just because you know how it works." - Terry Pratchett (The Wee Free Men) -> Contact : ydussert@genoscope.cns.fr
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June 23, 4:54 PM
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Dans un viewpoint publié dans Blood Advances, les chercheurs l’unité Hémostase Inflammation Thrombose (UMR-S 1176 INSERM/UPSaclay, Le Kremlin-Bicêtre) font le point sur les nouvelles approches thérapeutiques en développement pour la maladie de von Willebrand (VWD), la plus fréquente des maladies hémorragiques héréditaires. Au cours des dernières décennies, le traitement de la maladie de Willebrand s'est essentiellement appuyé sur des approches classiques consistant à administrer le facteur manquant ou dysfonctionnel. Cependant, plusieurs études récentes ont montré que les traitements actuels ne répondent pas toujours de manière satisfaisante aux besoins des patients, ce qui souligne la nécessité de développer des approches thérapeutiques plus innovantes et davantage personnalisées. D’une part, de nouvelles molécules ont été développées spécifiquement pour la maladie de von Willebrand. D’autre part, certaines molécules initialement développées pour d’autres maladies hémorragiques, telles que l’hémophilie, sont actuellement évaluées en vue de leur repositionnement thérapeutique dans la maladie de von Willebrand. Dans cet article, les auteurs discutent des résultats disponibles issus des études cliniques en cours ou des études précliniques les plus récentes. À terme, ces nouvelles approches pourraient transformer la prise en charge de la maladie de von Willebrand en réduisant le recours aux perfusions répétées, en facilitant la prophylaxie et en améliorant la qualité de vie des patients. Figure Created in BioRender. Casari, C. (2026) https://BioRender.com/ih3gjvz -> Contact : caterina.casari@inserm.fr
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June 23, 5:20 PM
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Pour se défendre contre les pathogènes (bactéries, champignons, etc.), les plantes possèdent un système immunitaire complexe composé de deux lignes de défense principales : la « Pattern-Triggered Immunity » (PTI) déclenchée par la reconnaissance de « Pathogen-Associated Molecular Patterns » (PAMPs) au niveau de la membrane plasmique, et l’« Effector-Triggered Immunity » (ETI) déclenchée par la détection d’effecteurs microbiens au sein des cellules végétales. Longtemps considérées comme indépendantes, des études récentes montrent que PTI et ETI interagissent étroitement. Les protéines de signalisation « Mitogen Activated Protein Kinases 3/6 » (MPK3/6), activées par la reconnaissance de PAMPs, sont notamment impliquées dans l’induction de certains gènes, comme SNC1, codant pour des récepteurs immunitaires intracellulaires d’effecteurs. Les mécanismes de régulation sous-jacents restent cependant largement méconnus. Dans un article de recherche publié dans Scientific Reports, des chercheurs de l’équipe STRESS de l’Institut des Sciences des Plantes Paris-Saclay - IPS2 (CNRS/INRAE/UEVE/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) ont montré par des approches génétiques que le facteur de remodelage de la chromatine « Chromatin Remodeling Factor 5 » (CHR5) agit en aval de MPK3/6 pour réguler positivement l’expression de SNC1. Les auteurs ont également démontré que, si CHR5 ne régule pas l’abondance ou l’activité de MPK3/6, la combinaison de mutants auto-immuns gain-de-fonction pour MPK3 et SNC1 conduit à un fort effet synergétique. Au final, les résultats obtenus identifient un nouveau module de signalisation MPK3/6-CHR5-SNC1 et contribuent ainsi à mieux comprendre les liens entre PTI et ETI. -> Contact : valerie.cantonny@universite-paris-saclay.fr
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Today, 3:58 PM
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IHI call 13 is a two-stage call with topics on accelerating healthcare innovation through networks, reducing animal use in drug safety studies, and decoding the immuno-science of diseases affected by ageing and the immune system. Topics Important information on eligibility for funding Legal entities based in all countries associated to Horizon Europe, including Canada, Switzerland, the UK, and South Korea, will be eligible to receive funding under this call, in line with the normal rules. Find out more about the topics For full details of the topics, including the budget breakdown, read the call text. All documents relating to the call can be found via the Funding and Tenders Portal and the IHI call documents page. We advise you to read these documents, in particular the guide for applicants, carefully. Key dates and deadlines - Call launch: 2 July 2026
- Short proposal submission deadline: 08 October 2026 at 17:00 Brussels time
- Full proposal submission deadline: 21 April 2027 at 17:00 Brussels time
- More information
The International Symposium on Sjögren's Disease, held every two years, is gearing up for its 17th edition being hosted in the beautiful Paris, France. We warmly invite you to save the date for this prestigious event, which brings together researchers, physicians, patients and experts from around the world to discuss the latest advancements in Sjögren's disease. It is a unique opportunity to exchange knowledge, discover groundbreaking innovations, and connect with leading specialists in the field. Stay tuned for updates and the release of the upcoming program. We eagerly anticipate having you join us to share in this enriching experience of learning and collaboration. See you soon at the International Sjögren’s Disease Symposium Paris 2026! Prof Xavier Mariette Université Paris-Saclay For the Organization committee 2026
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Today, 12:03 PM
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Dans la revue « Nature » du 10 juin, une équipe espagnole retrace, par un travail d’archéologie moléculaire assisté d’un supercalculateur, cette aventure évolutive fondatrice, qui donnera naissance à l’ensemble des plantes, des champignons et des animaux. « Nous sommes tous des chimères », s’amuse Purificacion Lopez-Garcia, directrice de recherche CNRS au Laboratoire Ecologie Société Evolution - ESE (CNRS/UPSaclay/AgroParisTech, Gif-sur-Yvette). Pour cette spécialiste de l’évolution du vivant, ce « nous » ne désigne pas seulement l’espèce humaine : il concerne l’ensemble des organismes dits « eucaryotes » : soit tous les animaux, végétaux, champignons et protistes (algues, protozoaires). Rien de moins. Une équipe espagnole raconte, dans la revue Nature du 10 juin, l’histoire évolutive de ces « chimères » – qui est aussi la nôtre. Comment se sont construites les premières cellules eucaryotes ? D’où vient leur complexité ? Tous ces êtres vivants, en effet, sont formés d’une ou plusieurs cellules, chacune d’elles étant dotée de compartiments internes spécialisés : les organites. Toutes ces cellules possèdent ainsi un noyau (qui abrite leur génome), des mitochondries (ces mini-usines qui les alimentent en énergie), ainsi que des vésicules renfermant toutes sortes de composés (enzymes, déchets cellulaires, produits de sécrétion…). Cette architecture sophistiquée contraste avec la simplicité des organismes dits « procaryotes ». Ces derniers sont en effet constitués d’une cellule unique, généralement dépourvue de compartiment interne. Il en existe deux grands groupes : les bactéries et les archées. Découvertes à la fin des années 1970, ces dernières ont d’abord été classées parmi les bactéries : leurs morphologies se ressemblent. Lire la suite de l’Article dans Le Monde (sur abonnement) -> Contact : puri.lopez@universite-paris-saclay.fr
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Today, 11:36 AM
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En collaboration avec Infectious Diseases Cluster (IDCluster), l’ANRS Maladies infectieuses émergentes lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) consacré au développement de solutions diagnostiques innovantes et de nouvelles stratégies antivirales contre les infections à hantavirus. Cet appel vise à identifier et accompagner des projets à fort potentiel de valorisation clinique et industrielle, afin de renforcer les capacités de détection, de traitement et de préparation face à ces infections virales émergentes, dont celles causées par le virus Andes.
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Today, 8:17 AM
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La Provence se penche sur les effets durables de la maltraitance infantile sur le cerveau des adolescents, à partir d’une étude française dirigée par les chercheurs de l’Inserm Jean-Luc Martinot et Éric Artiges. Réalisée au sein du laboratoire Trajectoires développementales et psychiatrie (Inserm/ENS Paris-Saclay) et du Centre Borelli (CNRS/Université Paris-Saclay), l’étude a analysé une cohorte de 634 adolescents, dont 105 avaient subi des violences avant l’âge de 14 ans. Les chercheurs se sont intéressés au système limbique, impliqué dans la mémoire, l’apprentissage et la régulation des émotions. Les résultats, publiés dans la revue European Psychiatry, montrent que les adolescents ayant subi des maltraitances présentent un volume de matière grise plus faible dans cette région cérébrale. Ces altérations persistent entre 14 et 18 ans sans s’atténuer et sont associées à des symptômes dépressifs ainsi qu’à des difficultés émotionnelles et comportementales. Jean-Luc Martinot souligne que cette étude, la plus vaste de ce type, met en évidence la nécessité de développer des stratégies de prévention ciblées pour les adolescents à risque. Selon lui, « les efforts de prévention devraient se concentrer sur les jeunes ayant des signes avant-coureurs de risque pour leur santé mentale ou physique ». Lire l’article dans La Provence et le communiqué de presse. -> Contact : jean-luc.martinot@inserm.fr / eric.artiges@inserm.fr
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July 1, 5:10 PM
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Les propositions peuvent inclure, sans toutefois s'y limiter, des études mécanistiques visant à élucider comment le microbiome pénien contribue à l'établissement, à la persistance et à la récidive de la dysbiose vaginale, notamment la vaginose bactérienne. Les domaines d'intérêt comprennent la dynamique de transmission microbienne lors de l'activité sexuelle, l'adaptation à la niche et la persistance des taxons associés à la vaginose bactérienne dans l'environnement pénien, ainsi que les conséquences fonctionnelles de ces interactions sur la stabilité du microbiote vaginal. - Date butoir : 15 janvier 2027
- La subvention annuelle est fixée à 200 000 €. La durée maximale du projet sera de 3 ans
- En savoir plus
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June 30, 5:16 PM
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Dans une étude publiée dans FASEB Journal, des scientifiques des équipes Amipem et ComBac de l'Institut Micalis (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Jouy-en-Josas) ont mis en évidence les propriétés anti-hyperglycémiantes et le mode d’action d’un dérivé d'acide aminé non protéinogène, l’O-acétyl-Sérine (OAS), un intermédiaire de la voie de biosynthèse des acides aminés soufrés chez les microorganismes et les plantes. Les chercheurs ont montré que l’OAS améliore la glycémie post-prandiale de souris normoglycémiques, de façon dose-dépendante et glucose-dépendante. En effet, l’OAS stimule la sécrétion d’insuline, en agissant directement au niveau des cellules β-pancréatiques seulement en présence de glucose. La stimulation de la sécrétion de l’hormone intestinale GLP-1 (Glucagon-like peptide-1) au niveau intestinal est également observée. De plus, l’OAS est capable d’améliorer la tolérance au glucose des souris prédiabétiques, sans affecter la sensibilité à l’insuline et le poids corporel. Ainsi, ces résultats obtenus dans le cadre du projet de maturation NOVATREAT soutenu par la SATT Paris-Saclay, suggèrent que l’OAS est un nouveau sécrétagogue de l’insuline pouvant potentiellement être utilisé à terme comme produit préventif ou thérapeutique vis-à-vis du développement du prédiabète en diabète de type 2. -> Contact : veronique.douard@inrae.fr / christine.delorme@inrae.fr
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June 30, 4:51 PM
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Les abeilles mellifères sont considérées comme des espèces clefs de voûte des écosystèmes terrestres, assurant la pollinisation d’une grande diversité de plantes sauvages et/ou cultivées par l’Homme. Malheureusement, les populations d’abeilles ont considérablement diminué au cours des dernières années en raison de divers facteurs environnementaux, dont l’usage de pesticides. Bien que les insecticides pyréthrinoïdes soient largement utilisés depuis les années 70 et reconnus pour leur forte toxicité pour les abeilles, leurs effets potentiels sur les fonctions cognitives de ces insectes n’ont été que peu étudiés à ce jour. Afin de combler cette lacune, les chercheurs du laboratoire Evolution, Génomes, Comportement et Ecologie – EGCE (CNRS/IRD/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) ont étudié l’impact de doses sublétales de deux pyréthrinoïdes (la perméthrine et la cyperméthrine) sur la perception, l’apprentissage et la mémoire olfactive des abeilles mellifères. Pour cela, ils ont utilisé une batterie de tests cognitifs de niveaux de complexité croissants, basés sur le conditionnement de la réponse d’extension du proboscis (PER). Ce protocole reproduit en laboratoire la phase finale du comportement de butinage des abeilles, au cours de laquelle les insectes apprennent à associer les odorants émis par les plantes avec la récompense sucrée présente dans le nectar. Cette étude publiée dans Ecotoxicology and Environmental Safety confirme l’impact négatif des pyréthrinoïdes sur les performances d’apprentissage des abeilles et constitue la première observation expérimentale d’effets de la perméthrine et de la cyperméthrine sur un apprentissage non-associatif (habituation) ainsi que sur une tâche de discrimination olfactive fine. À l'aide d’une approche d’imagerie fonctionnelle du cerveau de l’abeille (imagerie calcique in vivo), l’équipe a ensuite cherché à comprendre les effets de la cyperméthrine sur le traitement de l'information olfactive dans le lobe antennaire, équivalent chez l’insecte du bulbe olfactif des mammifères. Étonnamment, l’exposition à la cyperméthrine n’a eu aucun effet sur la représentation des odeurs au sein des lobes antennaires, ni en termes d’intensité du signal, ni en termes de cartographie des odorants. Ceci suggère que les effets des pyréthrinoïdes pourraient se situer dans des centres de niveau supérieur du cerveau de l’abeille, tels que les corps pédonculés, connus pour leur rôle dans l’apprentissage et la mémoire. Ces résultats montrent que, bien que ces insecticides soient largement utilisés, des doses sublétales de pyréthrinoïdes, telles que celles pouvant être rencontrées lors du butinage, affectent significativement les capacités cognitives des abeilles. Ces observations suggèrent des effets délétères sur l’efficacité de la récolte de nourriture et in fine sur la dynamique des populations de ces insectes. Plus généralement, la batterie de tests proposée dans l’étude pourrait être utilisée pour une évaluation systématique plus approfondie des effets cognitifs des insecticides chez les pollinisateurs avant leur autorisation de mise sur le marché. -> Contact : jean-christophe.sandoz@universite-paris-saclay.fr
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June 30, 4:25 PM
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Dans une étude publiée dans American Journal of Obstetrics and Gynecology, des obstétriciens de l’Hôpital Antoine-Béclère (AP-HP/UPSaclay, Clamart) en collaboration avec l’Établissement Français du Sang et plusieurs équipes d’immunologie ont exploré le rôle potentiel des anticorps anti-HLA maternels dans le retard de croissance intra-utérin. Les anticorps anti-HLA sont produits par le système immunitaire après exposition à des antigènes étrangers. Leur rôle pathogène est bien établi en transplantation et en transfusion, où ils peuvent être impliqués dans le rejet médié par les anticorps (AMR) ou le syndrome de détresse respiratoire aiguë post-transfusionnelle (TRALI). En revanche, leur implication dans certaines complications obstétricales reste encore peu étudiée. À partir d’une cohorte de 574 femmes ayant eu au moins une grossesse et chez lesquelles les anticorps anti-HLA avaient été dosés dans le cadre du don de sang, le retard de croissance intra-utérin était plus fréquent chez les femmes présentant des niveaux élevés d’anticorps anti-HLA (22,0% contre 15,3%). Les auteurs ont également montré que ces anticorps augmentaient significativement avec le nombre de grossesses et diminuaient progressivement au fil du temps après la dernière grossesse. Ces résultats suggèrent que des mécanismes allo-immuns pourraient contribuer à certaines formes de retard de croissance intra-utérin. Ils soutiennent l’hypothèse d’un sous-groupe de retards de croissance lié à une altération de la tolérance immunitaire entre la mère et le fœtus. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour mieux comprendre les formes inexpliquées de cette pathologie et identifier de futurs biomarqueurs immunologiques. -> Contact : pierrehannoun@me.com
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June 30, 4:06 PM
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Dans une étude publiée dans Molecular Biology and Evolution, des chercheurs du laboratoire EGCE (CNRS/IRD/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), en collaboration avec des chercheurs du laboratoire IRBI (CNRS, Université de Tours) et du laboratoire PIMIT (CNRS, IRD, INSERM, Université de la Réunion), utilisent le transfert horizontal de gènes pour révéler des interactions écologiques jusque-là inconnues entre les guêpes parasitoïdes et d’autres insectes. L’approche repose sur l’identification des empreintes moléculaires généralement laissées lorsque des transferts horizontaux se produisent des guêpes vers leurs hôtes par l’intermédiaire de virus domestiqués appelés polydnavirus. L’analyse a mis en évidence des milliers de ces empreintes chez les lépidoptères, les tenthrèdes (ou mouches à scie) et les chrysomèles (Coléoptères), qui sont tous connus pour être parasités par des guêpes porteuses de polydnavirus. Fait remarquable, l’étude révèle également des preuves incontestables de transferts horizontaux de gènes médiés par les polydnavirus chez les phasmes ainsi que chez une espèce de sauterelle (Orthoptère), deux lignées dont on ne savait pas qu’elles pouvaient servir d’hôtes à ces guêpes. La diversité et le nombre d’intégrations de polydnavirus observés chez les phasmes suggèrent l’existence d’interactions écologiques étroites avec ces guêpes, avec des conséquences potentiellement importantes pour l’écologie des communautés et la lutte biologique. Légende Figure : Distribution des intégrations de polydnavirus chez les protostomiens. En bleu, le nombre d’espèces incluses dans l’étude ; en rouge, le nombre d’espèces présentant des intégrations. Les arbres phylogénétiques et les temps de divergence ont été obtenus à partir de TimeTree.org (Kumar et al., 2017). A. Nombre d’espèces par embranchement parmi les espèces de protostomiens dont le génome complet était disponible en mai 2025. B. Nombre d’espèces par ordre parmi les espèces d’insectes dont le génome complet était disponible en mai 2025. C. Nombre d’espèces par famille d’insectes dans lesquelles des intégrations ont été détectées. -> Contact : clement.gilbert1@universite-paris-saclay.fr
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June 23, 4:46 PM
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Dans une étude publiée dans Journal of Molecular Bioinformatics, les chercheurs de l'équipe AROBAS du laboratoire Informatique, BioInformatique, Systèmes Complexes - IBISC (UEVE/UPSaclay, Evry) présentent DivideFold+, un outil d’IA dédié à la prédiction de la structure secondaire des ARN longs. Comprendre cette structure est essentiel pour mieux cerner le rôle biologique des ARN, mais cette tâche reste particulièrement complexe pour les ARN de grande taille. Grâce à l'apprentissage profond, DivideFold+ découpe les longs ARN en fragments plus courts et plus simples à analyser. Il reconstruit ensuite la structure globale à partir des prédictions obtenues sur chaque fragment par un outil existant. Les chercheurs ont également mis au point une nouvelle stratégie d’augmentation de données, spécifiquement adaptée aux séquences et aux structures secondaires d’ARN, afin d’améliorer les performances du modèle d’IA malgré la quantité limitée de données disponibles. Au-delà de la prédiction de la structure secondaire, l’outil identifie et visualise les sous-domaines structuraux au sein des ARN à travers sa segmentation. Ces partitions pourraient correspondre à des domaines fonctionnels, à l’image de ceux observés dans les protéines, et offrir de nouvelles pistes pour l’étude des ARN longs, y compris ceux présentant des structures complexes telles que les pseudo-nœuds. Enfin, DivideFold+ est accessible via un serveur web permettant de visualiser les structures prédites et leur segmentation en sous-domaines. -> Contact : fariza.tahi@univ-evry.fr
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June 23, 5:10 PM
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Dans une étude publiée dans Cell Death and Differentiation, les scientifiques du Laboratoire de Radiobiologie des expositions MEDicales, au sein l’ASNR (Fontenay-aux-Roses), en collaboration avec les chercheurs de l’unité Radiothérapie Moléculaire et Innovations Thérapeutiques - RAMO-IT (UMR-S 1355 (ex 1030), INSERM/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif), ont réalisé une caractérisation approfondie des cellules stromales du côlon grâce aux techniques de séquençage ARN sur cellule unique combinée à la transcriptomique spatiale MERFISH, dans des conditions physiologiques et dans un contexte de rectite radique (RR) chez la souris. La RR constitue un effet secondaire clinique majeur chez les patients traités par radiothérapie pour des cancers pelviens, et ne dispose actuellement d’aucun traitement curatif. Bien que le stroma joue un rôle essentiel dans la régulation de l’homéostasie tissulaire, il est souvent considéré comme obscur, composé de types cellulaires difficiles à distinguer et aux fonctions redondantes. De plus, aucune étude n’avait jusqu’à présent exploré le stroma colique après irradiation. Ce travail a permis de lever toute controverse quant à la localisation et les fonctions des différentes cellules stromales. Les auteurs ont notamment identifié un nouveau marqueur, Edil3, caractéristique de la principale population stromale, qu’ils ont nommés mesitocytes en raison de sa localisation et de son rôle dans le gradient de signalisation le long de l’axe des cryptes. Ils ont également mis en évidence l’émergence de fibroblastes inflammatoires, spécifiques de la zone ulcérée, issus majoritairement des mesitocytes. Des expériences in vitro, montrent que les molécules secrétées par ces cellules fibroblastiques inflammatoires participent aux dommages cellulaires, en induisant des modifications transcriptomiques au niveau des cellules endothéliales et épithéliales. Ces résultats améliorent la compréhension des mécanismes moléculaires de la RR, révèlent de nouvelles voies moléculaires qui pourraient être ciblées pharmacologiquement, ouvrant ainsi la voie au développement de traitements innovants. -> Contact : noelle.mathieu@asnr.fr
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