Les Livres de Philosophie
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Actualités des livres et revues philosophiques de langue française
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Francis Hofstein : Un psychanalyste ordinaire

Francis Hofstein : Un psychanalyste ordinaire | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Reflet et questionnement de la vitalité, de l'effervescence et des problèmes de l'Ecole Freudienne de Paris, imaginée à la toute fin de l'année 1969 et arrêtée volontairement en 1978, la revue L'Ordinaire du Psychanalyste publiera en douze volumes 232 articles sans signatures. Francis Hofstein reprend dans cet ouvrage les siens qui, écrits d'une plume libre et vive, traversent la psychanalyse dans toutes ses dimensions, pratique, technique et éthique, par ailleurs intitulé d'un séminaire qu'il tiendra à l'hôpital Henri Rousselle à Sainte Anne de 1980 à 1997 : le contrôle, l'argent et l'écriture, la clinique, la langue et bien sûr le nom, dont se passèrent tous ceux qui écrivirent dans L'Ordinaire, le rapport à Jacques Lacan, à son séminaire, à son Ecole, à son rôle et son pouvoir, évidemment la passe, cette invention qui marqua et marque encore ceux qui se réclament de son enseignement et de sa pratique, l'institution et les questions que posent en son sein la prise de parole et les transferts, aux psychanalystes, aux psychanalysants, au travail et à la théorie, la place de la psychanalyse dans la société et dans l'économie, bref, la trajectoire d'un psychanalyste pas si "ordinaire" que cela qui signe ici sans rien en retrancher tout ce qu'il a écrit durant ce moment de l'histoire, lacanien, de la psychanalyse.
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Christian Ruby : Spectateur et politique. D'une conception crépusculaire à une conception affirmative de la culture ?

Christian Ruby : Spectateur et politique. D'une conception crépusculaire à une conception affirmative de la culture ? | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
" Un ample désenchantement domine désormais le regard porté sur le spectateur d’art, alors qu’il a longtemps fait l’objet d’une extrême valorisation. Beaucoup l’ignorent en ne parlant de lui qu’en termes quantitatifs et méprisants : spectateur « zappant » en permanence, « formaté », « passif »,… Il est ainsi instrumentalisé dans des pensées crépusculaires de la culture qui voient dans son comportement le plus grand péril pour la démocratie.
Dans cet ouvrage, il est question de considérer la figure du spectateur autrement. Ce projet est conduit à partir d’une enquête dans l’archipel du sensible, au sein duquel se croisent Gilles Deleuze, Michel Foucault, Jean-François Lyotard, Jacques Rancière. Ces amers pris dans la pensée des XXe et XXIe siècles font surgir des spectateurs résistants ou en affirmation de soi. A partir du prisme spectateur et politique, ils déstabilisent les perspectives méprisantes à son égard et dessinent les linéaments d’une ouverture sur une histoire qui pourrait commencer, dans la confrontation aux pratiques artistiques nouvelles, aux moyens de communication inédits, et aux théories politiques de l’émancipation.
Les écrits de ces philosophes ont été interrogés à partir des axes suivants : quelle trajectoire de spectateur a été accomplie par chacun, et en rapport avec quelles œuvres ? Comment pensent-ils la distinction entre leur posture de spectateur d’art et les autres postures spectatoriales possibles ? Sur quelle perspective politique ancrent-ils leur conception du spectateur ? Et quelles politiques culturelles à destination du spectateur encouragent-ils ? On découvre alors comment ils entrent en polémique avec le grand récit classique du spectateur et avec les nostalgiques d’une époque qu’il convient de considérer comme résolument révolue." Ch. Ruby

Philosophe, docteur en philosophie et enseignant, chroniqueur à Nonfiction, co-directeur de la revue Raison présente.
Sur cette question du spectateur, il a publié récemment : 
L’Archipel des spectateurs, du XVIIIe au XXIe siècle (Besançon, Nessy, 2012) et La Figure du spectateur. Éléments d’histoire culturelle européenne (Paris, Armand Colin, 2012) que ce volume complète et, précédemment à La Lettre volée : L’Art public. Un art de vivre la ville (2001) ; Nouvelles Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (2005) ; Schiller ou l’esthétique culturelle. Apostille aux Nouvelles lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (2006) ; L’Âge du public et du spectateur. Essai sur les dispositions esthétiques et politiques du public moderne (2006).


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Gianluca Briguglia : Marsile de Padoue

Gianluca Briguglia : Marsile de Padoue | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Marsile de Padoue est un des philosophes politiques les plus audacieux et brillants du Moyen Âge. Ce livre en analyse les idées et la pensée, les mettant en relation avec les événements politiques dont Marsile fut le protagoniste, au côté de l'empereur Louis de Bavière.


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Pascal David : Heidegger et le judaïsme. Le nom et le nombre

Pascal David : Heidegger et le judaïsme. Le nom et le nombre | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Secrète convergence ou énigmatique connivence par-delà l'ombre ou le reproche d'antisémitisme ? Loin des polémiques et des controverses récurrentes à chaque découverte de quelque nouveau "flagrant délit" ou tenu pour tel, il reste à interroger la relation ambiguë parce que profonde entre la pensée de Heidegger et l'esprit du judaïsme, d'un Heidegger irréductible à ses circonstances biographiques et d'un judaïsme irréductible à l'ancien Testament du christianisme. C'est à la lumière de la distinction essentielle entre le nom et le nombre que Pascal David mène cette investigation cruciale, en mettant en évidence l'occultation croissante du nom par le nombre dans le cours de la pensée occidentale et à laquelle ne peut dès lors qu'échapper l'incalculable. Il s'agit donc d'interroger et de mettre en question la constitution de la rationalité occidentale comme computatio ou calcul visant à tout faire entrer en ligne de compte - autrement dit les ressorts de notre époque et de notre monde. Cet essai inattendu, dérangeant, fort de bout en bout, fait droit au pouvoir d'interpellation de la pensée de Heidegger lorsqu'elle se demande et nous demande en quoi le vacarme des machines et la soufflerie des ordinateurs couvrent aujourd'hui la voix de Dieu.
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François Guery : Archéologie du nihilisme. De Dostoïevski aux djihadistes

François Guery : Archéologie du nihilisme. De Dostoïevski aux djihadistes | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Si le « nihilisme » a connu une sorte d’apothéose planétaire, le 11 septembre 2001, il fut aussi, ce jour-là, l’épilogue très provisoire d’une longue histoire – qui est précisément celle que cet ouvrage se propose de revisiter.
Depuis l’assassinat en 1881 du Tsar réformateur Alexandre II jusqu’à nos modernes djihadistes, des Démons de Dostoïevski à l’étrange « inversion des valeurs » nietzschéenne, de « la mort de Dieu » à toutes les apologies criminelles d’une violence rédemptrice, voici les coulisses d’une pensée qui n’en finit pas d’embraser le monde.
Camus, Ortega y Gasset, – mais également, et à l’inverse, Ernst Jünger ou Hermann Rauschning – sont tour à tour convoqués afin d’éclairer cette théorie du ravage. Du nazisme à l’islamisme, telle est cette passion de la destruction et de la rupture en tout qui, sous nos yeux, promet à l’Occident des lendemains de cendre…
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Paul Clavier : La fourmi n'est pas prêteuse. Conversations impertinentes sur l'argent

Paul Clavier : La fourmi n'est pas prêteuse. Conversations impertinentes sur l'argent | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
L'économie ne va pas très fort, ces temps-ci, la crise ne cesse de s'approfondir et la pauvreté de gagner du terrain. Et pourtant, certains secteurs de la finance continuent d'enregistrer des profits, certains acteurs de cette forme d'économie dérégulée continuent de s'enrichir en dehors de toute référence à l'économie réelle, avec sa production, son lien au travail et à l'emploi. A travers un dialogue philosophique qui ne se prive pas d'humour, Paul Clavier propose cette réflexion impertinente sur l'argent et la finance, en se demandant si une alternative est possible à ce monde où l'homme n'a plus guère de place. Déjà au Moyen Age, un certain Thomas d'Aquin se posait sérieusement la question de la légitimité du prêt à intérêt…
Paul Clavier est agrégé de philosophie et enseigne à l'Ecole Normale supérieure (Ulm) ainsi qu'à Sciences po. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont « Dieu sans barbe », « La cote argus des valeurs morales »et « Le tremblement de Jupiter ou l'énigme du mal », à côté d'études plus techniques.

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Frédérique Toudoire-Surlapierre : Colorado

Frédérique Toudoire-Surlapierre : Colorado | Les Livres de Philosophie | Scoop.it

Ce livre n'est pas un guide sur le Colorado. C'est à une expédition dans les mots et les images des couleurs que nous vous invitons, voyage qui nous emmènera dans les continents européen et américain - de sorte qu'il sera tout de même question du Colorado. Plébiscitée par nos sociétés contemporaines, la couleur permet à chacun de sentir les vertus sociales, ethniques mais aussi artistiques de la diversité. D'une manière parfois abrupte, la couleur révèle la nature de nos relations aux autres et à nous-mêmes : les couleurs sont-elles juxtaposées, harmonieusement combinées ou se recouvrent-elles au contraire les unes les autres ? Sont-elles séparées ou mélangées ? Si la couleur nous fascine tant, c'est aussi parce qu'elle conforte l'un de nos fantasmes esthétiques les plus tenaces : la possibilité d'un mimétisme parfait de l'art. Dans un monde où tout est coloré, ou le devient, quel sens le noir et blanc de l'écriture peut-il bien prendre, quel rôle peut-il encore jouer ? S'accaparant les possibilités colorées de médias comme la peinture, le cinéma, ou encore la photographie, les mots se servent des couleurs, avec toute l'ambivalence de l'expression : ils en profitent, ils les modifient, parfois ils les abîment aussi. Parler de la couleur n'est jamais seulement métaphorique. La littérature n'évince pas la couleur, elle lui offre des lignes directrices, qu'elles soient fuite ou découverte, lui permettant de faire fi des frontières tant réelles qu'imaginaires. Se découvrent ainsi, au gré des oeuvres, des "lignes de couleurs" où se renégocient quelques-uns des tropismes de l'être humain.

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Sven Ortoli (dir.) : Les philosophes face au nazisme. Avant, pendant, après Auschwitz

Sven Ortoli (dir.) : Les philosophes face au nazisme. Avant, pendant, après Auschwitz | Les Livres de Philosophie | Scoop.it

Qu'en pleine lumière, au vu et au su de tous ceux qui auraient voulu savoir, la patrie de Kant et de Nietzsche, de Hegel et de Husserl, ait pu bâtir la machine de mort nazie n'est sans doute plus un mystère pour les historiens mais pose encore des questions philosophiques qui n'ont pas trouvé toutes leurs réponses.   Quelles sont les sources intellectuelles du nazisme ? Qu'ont écrit et publié les philosophes contemporains de l'ascension et de la chute du Reich ? En quoi la philosophie de Heidegger est-elle, ou non, compromise ? Et comment philosopher après, sur, et malgré Auschwitz ?


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Marie-Odile Goulet-Cazé : Cynisme et christianisme dans l'Antiquité

Marie-Odile Goulet-Cazé : Cynisme et christianisme dans l'Antiquité | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Le cynisme ancien critiquait les valeurs de la civilisation, remettait en cause les hiérarchies sociales, exigeait l’accord entre les actes et les paroles, enseignait le mépris des richesses et recommandait une ascèse radicale. Par là il offrait des points de contact idéologique avec le judaïsme et le christianisme des premiers siècles. Parmi les exégètes et les théologiens du Nouveau Testament, on trouve même des gens – les partisans de la « Cynic hypothesis » –, qui pensent que Jésus lui-même et ses compagnons auraient pu connaître en Galilée des cyniques et qu’en conséquence ils auraient pu être influencés de façon décisive par la morale et les comportements de ces prédicateurs itinérants. Ce caractère cynique du message originel de Jésus serait particulièrement manifeste dans ce qu’on appelle la « Source Q » des Évangiles synoptiques, dès lors qu’on la lit à la lumière des chries grecques, voire cyniques, et à travers la grille de la morale diogénienne. Afin de vérifier la validité de leurs arguments, il était nécessaire d’analyser à nouveaux frais la véritable nature du cynisme, loin des clichés et des a priori, et d’évaluer la portée des parallèles mis en avant par les tenants de la « Cynic hypothesis », en prenant en compte les objectifs visés par les textes et l’esprit qui les anime.
Dans les siècles qui suivirent, les chrétiens, partagés entre l’admiration pour l’ascétisme des premiers cyniques et la répulsion qu’ils éprouvaient à l’égard de l’impudeur et de l’athéisme des « Chiens » de leur époque, adoptèrent des attitudes diverses et parfois opposées, n’hésitant pas tantôt à faire appel à l’exemple des philosophes cyniques, tantôt à insulter et à calomnier ces gens épris de vaine gloire, qui représentaient à leurs yeux une affirmation de la volonté humaine diamétralement opposée à la soumission religieuse de la foi chrétienne. Aller le plus loin possible dans l’approfondissement des liens qui unirent la philosophie la plus dérangeante de l’Antiquité et la religion au message le plus révolutionnaire, sans forcer les textes et sans sacrifier à une quelconque idéologie, tel est l’enjeu de la présente étude.

Marie-Odile Goulet-Cazé est chercheur au CNRS. Elle a publié des études sur le cynisme, le stoïcisme et le néoplatonisme anciens

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Pierre Rodrigo : Sur l'ontologie de Marx. Auto-production, travail aliéné et Capital

Pierre Rodrigo : Sur l'ontologie de Marx. Auto-production, travail aliéné et Capital | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Interpréter le monde, transformer le monde. L’alternative est célèbre depuis les Thèses sur Feuerbach. Sa signification suscite pourtant les plus vifs débats, comme si l’ensemble des problèmes relatifs au statut du philosophique chez Marx se condensait dans l’énoncé laconique de la onzième Thèse, comme si le spectre de la philosophie et de la pensée abstraite n’en finissait décidément pas de hanter le(s) marxisme(s). On écarte ici la version exclusive de l’alternative, qui considère que c’est de deux choses l’une : ou l’on théorise comme l’ont toujours fait les philosophes, abstraitement, en reconduisant l’illusion de la primauté des représentations du réel par rapport à ce réel lui-même, ou l’on donne un fondement économico-historique concret à la réflexion en abandonnant le terrain de la spéculation – y compris dans sa variante dialectique (Hegel) – et celui de l’intuition sensible qui croit en être la réfutation (Feuerbach).
Il est certes vrai que Marx dénonce aussi bien la philosophie de Hegel que celle de Feuerbach, mais il est tout aussi vrai que, desManuscrits de 1844 jusqu’aux derniers textes du Capital, il a explicitement reconnu la « grandeur » de la conception du mouvement dialectique du réel chez Hegel, le « génie » d’Aristote en matière d’analyse formelle de l’échange marchand et de la monnaie, ou la profondeur de la « révolution théorique » accomplie par Feuerbach. La question à affronter est donc celle-ci : comment conciliait-il la dénonciation de « l’idéologie » philosophique avec l’hommage au génie, à la grandeur ou au sérieux de philosophes comme Aristote, Hegel et Feuerbach? C’est en suivant cette voie qu’on espère retrouver le principe de l’ontologie de Marx.

Pierre Rodrigo est professeur de philosophie à l’Université de Bourgogne. Il est membre, dans cette université du « Centre Georges Chevrier » (UMR 7366 C.N.R.S.), et membre associé des « Archives Husserl » de Paris.

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Isabelle Aubert : Habermas. Une théorie critique de la société

Isabelle Aubert : Habermas. Une théorie critique de la société | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Habermas est un des philosophes contemporains vivants les plus célèbres. Cet héritier de l'Ecole de Francfort a participé aux grandes controverses du XXe siècle, celle opposant Adorno à Popper, mais aussi à la querelle des historiens allemands. L'oeuvre abondante d'Habermas croise morale, sociologie, politique et épistémologie. Isabelle Aubert en découvre la profonde unité dans l'intersubjectivité, cette notion que l'on trouve chez Fichte et Husserl mais qu'Habermas s'est efforcé de détourner. Il ne s'agit pas d'éliminer toute forme de subjectivité mais de déplacer la perspective sur le social en mettant au centre une notion qui appréhende la réalité de sujets situés et en relation. Ce modèle alternatif d'intelligibilité s'effectue sur le mode de la participation au dialogue, de l'échange de paroles et non selon le mode de l'observation entre un pôle de représentation et un environnement extérieur. Ainsi naît une nouvelle anthropologie sociale fonctionnelle, à l'écart du mouvement post-moderne.
Isabelle Aubert est maître de conférences en philosophie à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur la théorie critique, le constitutionnalisme, la citoyenneté.
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Corine Pelluchon : Les nourritures. Philosophie du corps politique

Corine Pelluchon : Les nourritures. Philosophie du corps politique | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Ce livre constitue une tentative originale de construire une "phénoménologie des nourritures", en partant d'intuitions de Levinas sur les dimensions qui inscrivent l'existence individuelle dans un "vivre-de" : dépendances à l'égard du monde, des aliments, d'autrui, qui rompent avec toute image du sujet maître et autonome au profit d'une subjectivité toujours prise dans des relations. Cette philosophie du corps implique de réviser l'approche de "l'être-là" étrangement "désincarné" que l'on trouvait, notamment, chez Heidegger. C. Pelluchon entend tirer toutes les conséquences politiques de cette phénoménologie qui se développe ainsi en une philosophie de l'écologie. Mais cette écologie ne se cache pas d'être une construction politique et sociale, un "nouveau contrat social" qui revendique l'héritage des Lumières (Locke, Rousseau...). Le livre aborde aussi la question de la transformation de la démocratie dans un sens plus délibératif, capable de faire place à ces exigences de justice de long terme, envers les générations futures, les animaux, etc. L'ouvrage explore ainsi des phénomènes très peu abordés par la philosophie et qui affectent cependant la vie d'un grand nombre de personnes aujourd'hui : la faim, mais aussi la malnutrition, l'anorexie et la boulimie. D'autre part, il tranche avec une grande part de la pensée critique contemporaine en assumant une vision ouverte à la pluralité discursive et joyeuse, une apologie du goût et du plaisir de manger.
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Thomas Boccon-Gibod : Autorité et démocratie. L'exercice du pouvoir dans les sociétés modernes

Thomas Boccon-Gibod : Autorité et démocratie. L'exercice du pouvoir dans les sociétés modernes | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Les rapports de la démocratie et de l'autorité suscitent généralement la perplexité, sinon l'inquiétude. Depuis les Révolutions modernes, nous sommes en effet accoutumés à ne concevoir la liberté que sous la forme de la résistance à l'oppression, et la notion d'autorité constitue dès lors un véritable angle mort de la pensée politique. Mais si l'on inscrit la liberté individuelle dans son contexte social, on peut comprendre la façon dont elle acquiert concrètement valeur et signification. La dynamique de l'autorité peut alors se laisser saisir dans son fonctionnement impersonnel et démocratique : celui d'une augmentation de chacun par tous. Par contrecoup, ce sont toutes les catégories politiques de la modernité qui sont à repenser, et en particulier, les notions de volonté individuelle, de nature humaine, d'État et d'institution. Confrontés aux modalités concrètes de leur exercice, les fondements allégués des sociétés occidentales peuvent ainsi être passés au crible des principes démocratiques de l'autorité : c'est alors de l'intérieur même de l'exercice du pouvoir, dans la manière dont il se trouve structuré et mis en oeuvre par les institutions gouvernementales, que l'on peut comprendre l'organisation de la vie commune, et distinguer de nouveaux chemins pour la liberté. 
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Michel Lallement : L'âge du faire : Hacking, travail, anarchie

Michel Lallement : L'âge du faire : Hacking, travail, anarchie | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Depuis dix ans, une vague déferle sur les Etats-Unis et gagne le reste du monde, rappelant les philosophies qui ont émergé au début des années 1960 et qui tentaient de s'éloigner des modes de production industrielle et de consommation. Equipés de machines industrielles comme des plus récents équipements informatiques, les hackers inventent un nouveau modèle d'activité : le faire (make). Michel Lallement revient sur les sources de ce mouvement en Europe, sur les conditions de son implantation en Californie et dans les grandes universités américaines de la côte est. Ce modèle en construction doit beaucoup à l'esprit qui anime les militants du logiciel libre, autrement dit à la volonté de créer et de partager en se défaisant des contraintes imposées par le marché, la rentabilité, le droit de propriété... Un nouvel âge du travail émerge, qui bouleverse les pratiques et reconfigure nos représentations. L'enquête se poursuit par une plongée dans les hackerspaces et autres laboratoires du faire où l'auteur a partagé la vie des membres, les a regardé inventer, bidouiller et s'organiser au quotidien dans des communautés frottées, pour certaines d'entre elles, aux principes de l'anarchisme. Aux membres de ces groupes il a demandé de raconter et expliquer leur vie, leurs choix, leurs idées décrivant un monde porteur d'innovations radicales mais où l'on n'évite pas les questions de l'intégration à la société, des risques de l'extension, des conflits internes. Michel Lallement esquisse, en conclusion, les rudiments d'une nouvelle grammaire du travail et du vivre ensemble.
Michel Lallement est professeur du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), titulaire de la chaire d'Analyse sociologique du travail, de l'emploi et des organisations et membre du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (CNRS). Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la sociologie du travail.
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Mark Hunyadi : La tyrannie des modes de vie

Mark Hunyadi : La tyrannie des modes de vie | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Les modes de vie sont ce qui nous affecte le plus, et pourtant ils sont hors de notre contrôle. Il y a là un paradoxe démocratique : nous, individus réputés libres et démocratiques, sommes dans les fers des modes de vie. Ceux-ci nous imposent en effet des attentes de comportement durables (avoir un travail, être consommateur, s'intégrer au monde technologique, au monde administratif, au monde économique,...) auxquels nous devons globalement nous adapter. Ce paradoxe est renforcé par un paradoxe éthique : c'est au moment où l'on assiste à une véritable inflation éthique, par la multiplication des comités, chartes, conseils, règlements, labels éthiques en tout genre, tous censés protéger les droits individuels, que le modes de vie de plus en plus contraignants étendent comme jamais leur emprise sur les individus. Ce qui veut dire que toute cette inflation éthique sert à blanchir le système et les modes de vie qui en découlent, qui peuvent ainsi étendre toute leur emprise en étant éthiquement "clean". Notre éthique ne sert donc pas à critiquer le système ni les modes de vie, mais à les accompagner dans leur marche triomphale. A travers les modes de vie, avec la complicité de l'éthique individualiste, le système s'impose de manière aveugle, non concertée, non voulue, non planifiée, et pour cela inéluctable.
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Julien Lecomte's comment, January 26, 2015 3:34 PM
J'espère que la faute d'ortho de la première ligne ne figure pas telle quelle sur la quatrième de couverture, sinon à la place de M. Hunyadi, je l'aurais mauvaise sur mon éditeur d'avoir laissé passer ça (déjà sur les sites en ligne, c'est gênant)... Sinon pour parler fond, ça donne envie d'être lu. J'ai eu le plaisir de rencontrer M. Hunyadi durant mes études
dm's comment, January 26, 2015 3:40 PM
de quelle faute parlez-vous ?
Julien Lecomte's comment, January 26, 2015 3:59 PM
Celle que vous avez corrigée :-). J'ai vu qu'elle se trouvait telle quelle dans le livre, mais bon je peux comprendre le raisonnement liant "les modes de vie" et "affectent", mais je crois que la tournure choisie par M. Hunyadi et/ou son relecteur demeure incorrecte...
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Arnaud Buchs : Diderot et la peinture

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La peinture traverse toute l'oeuvre de Diderot, et pourtant elle demeure insaisissable. Elle surgit régulièrement au détour d'une digression, puis sa trace se perd rapidement, avant de ressurgir au moment où l'on ne s'y attend plus. Diderot aime s'en détacher pour mieux y revenir, comme malgré lui. Les essais réunis ici montrent, à trois moments bien distincts, que la peinture est en fait essentielle à l'écriture et à l'esthétique de Diderot. Ces trois essais n'ont aucune visée totalisante ou synthétique ; ils proposent au contraire un regard oblique sur une oeuvre foisonnante où l'essentiel n'est jamais là où l'on croit l'avoir vu.
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Kostas Axelos : Une Pensée à l'horizon de l'errance. Dix dialogues méditatifs

Kostas Axelos : Une Pensée à l'horizon de l'errance. Dix dialogues méditatifs | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Il paraît que le travail de la pensée s'éclaircit et se précise dans l'entretien. C'est Kostas Axelos lui-même qui l'affirme. Tout au long de sa vie Kostas Axelos a développé sa pensée essayant sans cesse d'ouvrir la problématique d'une nouvelle voie à travers la provocation que lance la technique à l'égard de tout ce qui est, et ceci en privilégiant toujours le dialogue. Il n a jamais cessé de l'entretenir et il s'y adonnait avec fougue et plaisir avec les autres et parfois avec « soi-même » aussi, comme on peut le constater dans certaines pages de ce livre ; il n a jamais cessé de provoquer et de nourrir cet échange fécond qu'est le dialogue, lequel de par son origine étymologique n est rien d'autre que ce dia-logos productif et générateur de pensée, qui tient du logos et se situe bien au-delà d'une simple communication réciproque de paroles ou d'idées.
Les dix entretiens reproduits dans ce livre correspondent à des moments espacés du parcours philosophique de Kostas Axelos. Déjà parus dans des recueils ou des revues françaises ou grecques ils ont été choisis parce qu ils offrent au lecteur même le moins avisé la possibilité d'une approche plus aisée et directe de cette pensée énigmatique et questionnante qui a affronté le jeu du monde et prévu le destin planétaire et l'errance de l'homme actuel en essayant de (lui) tracer un chemin marqué par l'amicalité.
Il y va ici du monde de demain, de la technique dominante et des grandes questions qui se posent non seulement dans notre quotidien mais dans notre transquotidien aussi.
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Danielle Cohen-Levinas et Jean-Luc Nancy : Inventions à deux voix. Entretiens

Danielle Cohen-Levinas et Jean-Luc Nancy : Inventions à deux voix. Entretiens | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
L'œuvre de Jean-Luc Nancy – une des plus importantes aujourd’hui – aura traversé plus qu’une expérience de pensée. La richesse et la complexité de ses analyses, de ses références, de son engagement intellectuel sont d’une densité rare. Rien ne lui aura échappé : histoire de la philosophie, métaphysique, politique, déconstruction, théologie, esthétique, art, littérature… Les entretiens passe en revue ces différents registres de la pensée sans jamais céder à l‘exigence philosophique qui caractérise ce partage à deux voix.
Ce dialogue entre Danielle Cohen-Levinas et Jean-Luc Nancy a commencé depuis longtemps, un peu sur le mode d’une forme musicale, telle qu’on la trouve à l’époque classique et baroque. L’inventeur de l’invention est Jean-Sébastien Bach. Il s’agit ici d’une invention à deux voix, qui se déploie dans le temps sans jamais viser sa finalité ou sans jamais toucher à sa fin.
Jean-Luc Nancy est Professeur Émérite de philosophie à l’université de Strasbourg. Deux rencontres orienteront sa vie et sa pensée, celle de Philippe Lacoue-Labarthe avec qui il écrira plusieurs livres et celle de Derrida qui deviendra son interlocuteur principal. La danse, la peinture et une discussion ininterrompue avec le christianisme seront au centre de son œuvre maintenant célèbre. Il est notamment l’auteur de L’absolu littéraire. Théorie de la littérature du romantisme allemand, avec Philippe Lacoue-Labarthe, Le Seuil, 1978. La communauté désœuvrée, Christian Bourgois, 1986. Du livre à la librairie, Ed. Quai des brumes, 2004. La Déclosion, déconstruction du christianisme, Galilée, 2005. Vérité de la démocratie, Galilée, 2008. Dieu – l’amour – la justice – la beauté, Bayard, 2009. 
Ancienne élève du Conservatoire National Supérieur de Musique, Danielle Cohen-Levinas a suivi une double formation, philosophie et de musique/musicologie. Elle est Professeure à l’Université Paris IV Sorbonne où elle a fondé en 2008 le « Le Centre Emmanuel Levinas, Collège des études juives et de philosophie contemporaine ». Elle est également chercheure associée aux Archives Husserl de l’ENS-CNRS Paris. Derniers ouvrages parus : Politique et méta-politique chez Emmanuel Levinas, L’énigme de l’humain – Entretiens avec Miguel Abensour (Hermann édition, 2012) ; L’opéra et son double (Vrin, 2013) ; co-responsable avec Jean-Luc Nancy du 3e volume des inédits d’Emmanuel Levinas, Eros, littérature et philosophie (Grasset/Imec, 2013) ; Vers une analytique de l’esprit, suivi du texte d’Emmanuel Levinas, La compréhension de la spiritualité dans les culture française et allemande (Payot et Rivage, 2014) ; Appels de Jacques Derrida (co. resp. Ginette Michaud, Hermann édition, 2014).
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Axel Honneth : Le droit de la liberté: Esquisse d'une éthicité démocratique

Axel Honneth : Le droit de la liberté: Esquisse d'une éthicité démocratique | Les Livres de Philosophie | Scoop.it

Avec cet ouvrage, Axel Honneth marque une étape décisive dans ce qu'il appelle «le parcours de la reconnaissance», c'est-à-dire l'appréhension de la société contemporaine comme mue par les luttes visant à la reconnaissance par autrui de la spécificité et de l'égale dignité de chaque individualité. Prônant une répartition équitable des libertés individuelles entre tous les membres de la société, il repense à nouveaux frais une théorie de la justice, qui, afin d'échapper à la simple proclamation de principes idéaux, allie impérativement analyse empirique et réflexion normative. Chaque sphère constitutive de notre société incarne institutionnellement un aspect déterminé de notre expérience de la liberté individuelle : l'idée une, moderne, de justice est donc fragmentée en autant de sphères institutionnalisées d'une promesse de liberté efficiente, selon leurs modalités propres. Sur la base de cette idée fondatrice, Axel Honneth se livre à l'une des entreprises les plus ambitieuses de la philosophie contemporaine : une «reconstruction normative» destinée à déterminer, à travers l'évolution historique de chacune de ces sphères sociales (les rapports personnels : amitié, relations intimes, famille ; l'économie de marché : marché et morale, consommation, marché du travail ; la formation de la volonté démocratique : vie publique démocratique, Etat de droit démocratique, culture politique), jusqu'à quel point les conceptions de la liberté qui y furent à chaque fois institutionnalisées (liberté juridique, liberté morale, liberté sociale) ont déjà atteint une concrétisation ou se sont heurtées à des pathologies qui leur sont propres. Une conscience claire des exigences à venir de la justice sociale n'est possible que si nous gardons le souvenir des revendications d'une liberté institutionnalisée qui sont demeurées jusqu'à aujourd'hui sans réponse. A cette fin, il y a nécessité, pour toute théorie de la justice digne de ce nom, d'une récapitulation des combats menés sur le terrain normatif de la modernité.

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Simon Canat : La Loi du Désir et les Névroses

Simon Canat : La Loi du Désir et les Névroses | Les Livres de Philosophie | Scoop.it

Alors que les médias ne font plus entendre que les mots simplificateurs de 'dépression' et de 'stress' comme s'ils résumaient à eux seuls l'ensemble des maux psychiques affectant l'homme moderne, alors que le lobby neuropharmacologique étend son hégémonie au moyen du fameux D.S.M. (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), seule la psychanalyse propose encore de chercher du sens derrière les affections psychologiques, faisant l'effort de les structurer dans une logique subjective et existentielle où le désir fait loi. Dans ce court exposé qui se veut avant tout pédagogique et accessible à tous, délibérément expurgé de tout jargon, Simon Canat reprend les fondamentaux de la psychanalyse freudienne et lacanienne autour du concept de névrose tout en nous présentant un tableau psychopathologique bien plus large (incluant notamment perversion et psychose). Qui ne se sentirait concerné par des questions telles que : Un père réel endosse-t-il toujours la fonction paternelle ? Toute existence repose-t-elle sur une identification imaginaire ? Comment s'articulent angoisse et symptôme ? Le pervers est-il un être narcissique ? Le délire est-il une tentative d'auto-guérison ? Etc.


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Denis Kambouchner : Descartes n'a pas dit. Un répertoire des fausses idées sur l'auteur du Discours de la méthode, avec les éléments utiles et une esquisse d'apologie

Denis Kambouchner : Descartes n'a pas dit. Un répertoire des fausses idées sur l'auteur du Discours de la méthode, avec les éléments utiles et une esquisse d'apologie | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Être cartésien : aucun sens ? 21 idées qui ont la vie dure, répertoriées avec impertinence et démontées avec méthode.
Aucun philosophe n'est plus connu que Descartes, et aucun n'est plus mal connu. Chacun croit savoir ce qu il a dit, et beaucoup se dispensent de le lire.
En vingt et un chapitres clairs et vifs, qui touchent aux différentes parties de l uvre (méthode, métaphysique, physique, morale), ce livre dresse un tableau des méprises les plus constantes et présente les textes de nature à les dissiper.
La raison cartésienne n est pas sèche et doctrinaire comme on l imagine : elle est exceptionnellement réfléchie et par là toujours exemplaire.

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Gilbert Hottois, Jean-Noël Missa, Laurence Perbal : Encyclopedie du trans/posthumanisme.

Gilbert Hottois, Jean-Noël Missa, Laurence Perbal : Encyclopedie du trans/posthumanisme. | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Les préfixes de l’humain sont nombreux (ab- in-, para-, pré-, post-, proto-, sub-, sur-, trans-humain…). Ils invitent à réfléchir à la nature, aux limites et aux transformations de l’être humain ainsi qu’aux réactions intellectuelles et émotionnelles suscitées. Le trans/posthumanisme concerne toutes les techniques matérielles d’augmentation ou d’amélioration (physique, cognitive, émotionnelle) de l’homme, une perspective volontiers située dans le prolongement de l’humanisme progressiste des Lumières. Mais l’homme « amélioré ou augmenté » – « transformé » – pourrait s’éloigner toujours davantage des conditions de l’homme naturel « cultivé » ordinaire. Le transhumanisme risque de verser, brutalement ou imperceptiblement, dans le posthumanisme, référant à des entités qui, bien que « descendant » de l’homme, seraient aussi étrangères à celui-ci que l’espèce humaine est éloignée des formes de vie paléontologiques. Le posthumanisme flirte avec le nihilisme et l’imagination apocalyptique.
Aux franges les plus audacieuses de la bioéthique, l’Encyclopédie n’écarte pas plus qu’elle ne focalise les questions éthiques. Elle englobe, sans les confondre, l’analyse conceptuelle, l’extrapolation technoscientifique et l’imagination spéculative. La première partie « Philosophie et éthique » est consacrée au débat philosophique relatif au trans/posthumanisme. Les entrées reflètent le vocabulaire conceptuel propre aux principaux auteurs trans/posthumanistes et à leurs critiques directs. La deuxième partie « Technoscience et médecine d’amélioration » parcourt les références actuelles aux sciences et aux techniques biomédicales inhérentes à la problématique transhumaniste. Elle distingue entre ce qui se fait, pourra probablement se faire ou relève du domaine de la projection spéculative et imaginaire.
La troisième partie « Techniques, arts et science-fiction » est centrée autour des échanges entre technosciences et créations artistiques, spécialement l’imaginaire de la science-fiction où les thèmes post/transhumanistes sont fortement représentés.

Ont collaboré à ce volume : S. Allouche, M. Andrin, B. Baertschi, J.-M. Besnier, G. Chapouthier, A. Cleeremans, P.-F. Daled,Ch. Den Tandt, É. De Pauw, G. Dine, L. Frippiat, J. Goffette, J.-Y. Goffi, D. Goldschmidt, M. Groenen, G. Hottois,C. Kermisch, D. Lambert, A. Mauron, J.-N. Missa, D. Neerdael, P. Nouvel, L. Perbal, M.-G. Pinsart, C. Pirson, J. Proust,I. Queval, S. Vranckx

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Jean-Clet Martin : Le mal et autres passions obscures

Jean-Clet Martin : Le mal et autres passions obscures | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
Le mal n’est pas un sujet exclusivement moral pour dénoncer des comportements abusifs. Il est au cœur du théâtre, de l’opéra, du cinéma, de la littérature où il montre des figures ultimes, supérieures, qui ne vont pas sans vertus. Le mal est vécu comme l’intrusion démoniaque de forces qui ne sont pas reconnaissables, des forces qui échappent au quotidien et avec lesquelles il s’agira de composer sans disposer de règles. Autant de transgressions dont la philosophie a traité sous le nom de passion.
Le mal n’est pas simplement une mauvaise conduite réprouvée par une société aux valeurs relatives et changeantes. Il fait l’expérience d’une rencontre terrible, bouleversante, qui va au cœur des ténèbres, là où défaille notre propre limite, où s’éveillent angoisse et stupeur devant tout ce qui conteste notre pouvoir d’agir. Le mal dessine une frontière, une ligne d’affrontement pour celui qui va au bout de ce qu’il peut. Il y découvre des mondes impossibles à évaluer de manière empirique, placés hors de nos maximes étriquées. Il s’agira donc d’une approche ontologique, élaborée «par-delà le bien et le mal», loin de tout manichéisme.
Ce livre vaut ainsi comme une Critique de la raison pathétique s’ouvrant à des vertus prises forcément a priori ne disposant d’aucune règle antérieure. L’opinion ne permet pas d’en juger et le tribunal des mœurs ne saurait en mesurer la justesse. Se rencontrent ainsi des monstres et des terreurs dont l’imagination rend l’affrontement accessible par des recours au mythe ou encore à des personnages dont la grandeur dépasse toute interprétation moralisante comme le montre Flaubert mis en procès pour sa version d’Emma Bovary.
Jean-Clet Martin est philosophe et romancier, spécialiste de Deleuze, Derrida, Foucault. Il fut directeur de programme au “Collège international de philosophie” de 1998 à 2004.
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Connexions n°102 : Causalité, Déterminisme et Interprétation dans les Sciences Humaines

Connexions n°102 : Causalité, Déterminisme et Interprétation dans les Sciences Humaines | Les Livres de Philosophie | Scoop.it
La vague ultralibérale, son utilitarisme et son allégeance à la normalisation hygiéniste, aux intérêts des multinationales pharmacologiques et des assurances a amené une régression des interrogations épistémologiques et éthiques dans le champ des sciences humaines et des pratiques cliniques. Entre les enfermements dogmatiques et les dérives œcuméniques, dans un monde où désormais tout se vaut et tout se vend, les théories de la pratique se juxtaposent, se superposent et se mélangent dans des boîtes à outils organisées par les logiques du profit et de l’efficacité immédiate. Dans une perspective d’élucidation des différents paradigmes, les auteurs travaillent à redéfinir une pensée de la complexité et les enjeux des nécessaires débats théoriques. Ils explorent les conceptions de la causalité et du déterminisme telles qu’elles se pensent, et se mettent en œuvre dans la clinique et la théorie. En interrogeant notamment les différents modèles présents dans les théories de l’inconscient, dans l’ensemble de ses configurations et de ses acceptions (psychique, sociologique, anthropologique, biologique, linguistique…), ils abordent la question de leur articulation, intrication et résonance, et les possibilités de transformation des pratiques qui pourraient en découler à partir de leur confrontation.
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Collectif : Modéliser & simuler. Epistémologies et pratiques de la modélisation et de la simulation, tome 2

Collectif : Modéliser & simuler. Epistémologies et pratiques de la modélisation et de la simulation, tome 2 | Les Livres de Philosophie | Scoop.it

Sous la direction de Franck Varenne, Marc Silberstein, Sébastien Dutreuil, Philippe Huneman


Il y a trente-cinq ans paraissait en France l’importante synthèse dirigée par Pierre Delattre et Michel Thellier : Élaboration et justification des modèles. Depuis cette date, que de chemins parcourus ! La simulation a pris un poids considérable. Sa pratique n’est plus seulement numérique. L’approche objets, la simulation à base d’agents, la simulation sur grille, le calcul parallèle se sont développés. La diversité des pratiques s’est donc considérablement accrue, essentiellement à la faveur de l’enrichissement des possibilités offertes par la computation. Si cette augmentation de la diversité a pu apparaître comme occasionnant un morcellement des pratiques de modélisation, on ne peut oublier qu’elle a été accompagnée d’une tendance inverse : l’intégration de différents types de sous-modèles dans des systèmes uniques de simulation.

Reste que la puissance calculatoire des ordinateurs, la diversité des modes de simulation, l’amplification du phénomène « boîte noire » impliquée par ces deux facteurs, ont pu concourir à un effet de « sidération » devant l’effectivité de ces expériences in silico. Une forme de « scepticisme computationnel » doit alors être à l’œuvre pour s’en prémunir.

Il fallait tâcher de rendre compte de ces mouvements riches et en partie contradictoires. Il fallait tâcher d’en proposer des analyses épistémologiques en profitant des progrès de la philosophie des sciences sur la notion de modèle, fruits d’inflexions importantes qui ont également eu lieu dans cette discipline au cours des dernières décennies depuis l’analyse des théories scientifiques vers l’examen des modèles.

Les 23 chapitres du tome 2 de Modéliser & simuler entendent compléter le vaste état des lieux commencé dans le tome 1 en mettant en valeur des disciplines et des approches qui n’y étaient pas représentées, par exemple la modélisation matérielle en physique, la modélisation formelle et la simulation en chimie théorique et computationnelle, en architecture ou encore en ingénierie et dans les sciences de la conception.

Les tomes 1 et 2 sont indépendants l’un de l’autre.



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