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Bernadette Cassel
December 23, 2025 1:31 PM
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"La curation de contenu (étymologiquement du latin curare : prendre soin et de l'anglais content curation ou data curation) est une pratique qui consiste à sélectionner, éditer et diffuser les contenus les plus pertinents du Web pour une requête ou un sujet donné." Curation de contenu — Wikipédia La dernière modification de cette page a été faite le 7 octobre 2025 à 15:49. "La curation est utilisée et revendiquée par des sites qui souhaitent offrir une plus grande visibilité et une meilleure lisibilité à des contenus (textes, documents, images, vidéos, sons…) qu'ils jugent utiles aux internautes et dont la diffusion peut les aider ou les intéresser. La curation est également une manière rapide et peu coûteuse d'alimenter un site sans produire soi-même de contenu. Le contenu ainsi mis en avant permet non seulement d'alimenter le site — même si dans la plupart des cas le site renvoie sur la source originale — mais également d'obtenir un meilleur référencement du site de curation par les moteurs de recherche. Il devient ainsi possible d’enrichir les documents numériques mis à la disposition du public, Wikipédia étant l'exemple par excellence de ce type d'approche." (...) - Laura Ghebali-Boukhris, Le pouvoir du partage. Curation de contenu, réseaux sociaux et entreprises, Paris, L'Harmattan, 2019 (ISBN 978-2-343-18695-5), p.18
------ ndé image via Blog Scoop.it France "Comment veille et curation de contenu transforment l'enseignement", 27.03.2025 https://www.scoop-it.fr/blog/2025/03/27/comment-veille-et-curation-de-contenu-transforment-lenseignement/
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Bernadette Cassel
February 27, 2:08 PM
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Il existe bel et bien des conditions plus ou moins favorables à l’activité des papillons. La température, l’ensoleillement, le vent ou encore la pluie influencent directement leurs comportements, et en particulier leur capacité à voler. Ces variations peuvent donc modifier ce que l’on observe d’une semaine à l’autre, voire au cours d’une même journée, même lorsque les papillons sont bien présents dans le jardin. Sciences participatives au jardin Quand la météo influence vos observations de papillons Par Pierre Nahmiaz - Noé Le 18 février 2026 ------ une étude récente Les réactions comportementales des animaux aux conditions météorologiques ont une incidence sur leur condition physique individuelle, et donc sur l'aire de répartition de leur espèce et la persistance des populations face au changement climatique. Les conditions météorologiques extrêmes sont particulièrement difficiles pour les espèces vivant en milieu urbain. Nous avons observé le comportement de cinq espèces de papillons communs dans la mégapole tropicale de Bengaluru, en Inde, pendant un an. Nous avons suivi 1 011 individus, en enregistrant le temps qu'ils passaient à voler, à se nourrir, à se reposer et à se prélasser dans des conditions météorologiques naturelles. Nous avons constaté que l'alimentation globale diminuait avec l'augmentation de la température, tandis que le temps passé à voler augmentait. Les papillons se nourrissaient davantage après de fortes pluies. Il n'y avait pas d'effet global de l'anomalie de température (supérieure ou inférieure à la température moyenne) ni du fait que l'observation ait eu lieu pendant une vague de chaleur ou une vague de froid, ce qui suggère que ces papillons tropicaux sont sensibles aux conditions immédiates, indépendamment du contexte à plus long terme. Bien qu'il s'agisse là de tendances générales, il existait également des réactions spécifiques à chaque espèce. Par exemple, à mesure que la température augmentait, l'alimentation du papillon à quatre anneaux, du papillon chocolat, du papillon citron et du papillon fauve diminuait. En revanche, l'alimentation du papillon jaune commun augmentait avec la température. Ces résultats soulignent l'importance de la plasticité comportementale spécifique à chaque espèce dans la résilience des papillons face au changement climatique actuel. Cela a des implications pour la prévision des changements futurs dans les distributions locales et l'élaboration de stratégies de conservation de la biodiversité urbaine. Traduit avec DeepL.com (version gratuite) image : Overall effects of microclimatic weather variables on butterfly behaviour in urban areas.
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Bernadette Cassel
February 25, 2:03 PM
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Des chercheurs décrivent une organisation sociale déroutante chez une espèce de fourmi japonaise qui ne produit que des reines. Marc Gozlan Publié aujourd’hui à 15h15 "C’est l’histoire de fourmis reines qui ont poussé très loin l’art de vivre sans les autres. Elle est relatée dans une étude parue le 23 février 2026 dans la revue Current Biology, consacrée à une colonie composée uniquement de reines." (...) image : Temnothorax kinomurai, a workerless, parthenogenetic social parasite.
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Bernadette Cassel
February 23, 12:06 PM
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Les punaises de lit, c’est un fléau. D’autant plus qu’elles restent étonnamment difficiles à éliminer. Il ne manquait pourtant pas grand-chose pour mettre à jour leur point faible : des chercheur Les punaises de lit ont leur kryptonite : des chercheurs ont identifié par accident ce qu’elles détestent par-dessus tout par Nathalie Mayer Publié le 23 février 2026 à 15:45 "... L'étude confirme que toutes les punaises de lit - comprenez mâles ou femelles, jeunes ou plus âgées - évitent de se frotter à des surfaces humides. Pas si surprenant finalement, car ces insectes ont un corps extrêmement plat et de petits orifices respiratoires situés sur les flancs de leur abdomen. Si elles entrent en contact avec de l'eau, elles s'y collent, ce qui bloque ces orifices." image : Les mouvements des punaises de lit lors de l’expérience menée par les chercheurs de l’université de Californie à Riverside (États-Unis). Il apparaît explicitement que les insectes évitent les surfaces humides. © Jorge Bustamante, Jr., Dong-Hwan Choe, UCR
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Bernadette Cassel
February 21, 12:33 PM
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Dans un nouveau rapport consacré à "l'impact et la dépendance des entreprises vis-à-vis de la biodiversité et des contributions de la nature aux populations", l'IPBES (aussi appelé "Giec de la biodiversité") a listé plus de 100 actions à mettre en place pour impliquer les entreprises dans la protection de l'environnement. par Marie-Adélaïde Scigacz France Télévisions Publié le 09/02/2026 14:24 "... Dans ce rapport, l'IPBES se propose de "dissiper la confusion des innombrables méthodes et indicateurs", en fournissant aux entreprises des repères méthodologiques. L'objectif : les aider à agir, en évaluant leur dépendance et leurs impacts vis-à-vis de la biodiversité, alors que moins de 1% des entreprises qui publient des rapports environnementaux mentionnent leurs impacts sur la biodiversité." (...) image : A Dacca, au Bangladesh, les déchets des usines de textiles sont déversés dans le canal Shuvaddya, au point d'empêcher à l'eau de s'écouler, le 6 janvier 2026. (SYED MAHABUBUL KADER/ZUMA/SIPA / SIPA)
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Bernadette Cassel
February 19, 12:42 PM
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Le Belgica antarctica est un moucheron de 2 à 6 mm de long, qui est le seul insecte exclusif à l’Antarctique. Il est aussi qualifié de « seul animal exclusivement terrestre » de ce continent glacé, son plus proche concurrent étant le manchot, qui vit à la fois sur terre et dans l’eau. Les microplastiques de l’Antarctique Par Agence Science-Presse, le 18 février 2026 "Pour survivre dans ce territoire hostile, il a une capacité de résistance assez unique (ses larves peuvent perdre 70% de leur eau sans mourir, et survivre près d’un mois sans oxygène) de sorte qu’il lui faut peut-être plus que quelques microplastiques pour l’inquiéter. Mais les chercheurs qui ont récemment rapporté cette découverte dans la revue Science of the Total Environment ne l’ont pas fait tant pour s’inquiéter de sa survie que pour confirmer que cette forme de pollution mondiale avait atteint cette nouvelle frontière." image : Graphical abstract
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Bernadette Cassel
February 16, 11:31 AM
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As cities grow and natural habitats shrink, urban wildlife must adapt to rapidly changing environments. A new study published in Insect Science shows that the guts of urban-dwelling wild bees contain detailed microbial signatures that reflect both bee health and the quality of the surrounding environment, offering a powerful new tool for monitoring ecological well-being in cities. News Release 23-Dec-2025 Insect Science, Chinese Academy of Science image : A diagram depicting the information extracted from the Osmia gut metagenome. Crédit : Dr Min Tang ------ traduction Une nouvelle étude révèle que l'analyse du métagénome intestinal des abeilles maçonnes solitaires montre comment les environnements urbains influencent leur alimentation, la stabilité de leur microbiome, leur exposition aux agents pathogènes et leur résistance aux antibiotiques. À mesure que les villes s'étendent et que les habitats naturels rétrécissent, la faune urbaine doit s'adapter à des environnements en mutation rapide. Une nouvelle étude publiée dans Insect Science montre que l'intestin des abeilles sauvages vivant en milieu urbain contient des signatures microbiennes détaillées qui reflètent à la fois la santé des abeilles et la qualité de l'environnement environnant, offrant ainsi un nouvel outil puissant pour surveiller le bien-être écologique dans les villes. Traduit avec DeepL.com (version gratuite) ------ via Passion Entomologie | Facebook, 03.02.2026 https://www.facebook.com/passionentomologie/posts/pfbid0qVeruDm9bdJFJR7c3QZLo69YLiGsTiVtgkDu2ypp9QS7SUaA3wpeKQWtfSAmRH2il Une étude récente a analysé le métagénome d’abeilles solitaires (𝑂𝑠𝑚𝑖𝑎 𝑒𝑥𝑐𝑎𝑣𝑎𝑡𝑎) en milieu urbain, en séquençant l’ADN présent dans leur tube digestif. Cette approche permet de reconstituer leur alimentation réelle, leur microbiome et les pressions environnementales auxquelles elles sont exposées. 𝐑𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐜𝐥𝐞́𝐬 Les données issues de 10 sites urbains montrent que : l’alimentation repose sur 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬, principalement des Brassicaceae (ex. colza) et un arbre ornemental très répandu en ville (𝑃𝑙𝑎𝑡𝑎𝑛𝑢𝑠) , malgré une végétalisation visuellement diversifiée le microbiome est relativement stable sur 8 sites, mais présente des perturbations marquées sur 2 sites, révélant 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐮𝐱 localisés des virus associés à l’abeille domestique sont détectés, suggérant des 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐛𝐢𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 entre pollinisateurs via les ressources florales les profils de gènes de résistance aux antibiotiques varient fortement selon les sites, indiquant des 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 très contrastées à l’échelle urbaine 𝐌𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥 𝑳𝒂 𝒃𝒊𝒐𝒅𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒊𝒕𝒆́ 𝒏𝒆 𝒔𝒆 𝒅𝒆́𝒄𝒓𝒆̀𝒕𝒆 𝒑𝒂𝒔. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒔𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒄̧𝒐𝒊𝒕. Comme en agriculture, un paysage simplifié ne se compense pas par quelques aménagements isolés. Ce qui fait réellement la différence : des habitats complets une diversité végétale fonctionnelle des ressources disponibles dans le temps et dans l’espace 𝐄𝐭 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 ? Ces résultats montrent que la 𝐯𝐞́𝐠𝐞́𝐭𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐮𝐧 𝐯𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐥𝐞𝐯𝐢𝐞𝐫 𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞, à condition d’être pensée comme un système cohérent : habitats, continuités écologiques, palettes végétales adaptées aux pollinisateurs… en ville comme en agriculture.
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Bernadette Cassel
February 14, 7:04 AM
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(ETX Daily Up) - Dans le règne animal, la séduction est souvent l’affaire des mâles, qui déploient divers attributs pour attirer les femelles. Pourtant, chez les "mouches danseuses", c’est l’inverse. Publié le 05/02/2025 à 16:18 La Dépêche du Midi (ETX Daily Up) "Les femelles gonflent leur abdomen d’air et exhibent leurs pattes velues pour paraître plus imposantes aux yeux des mâles qu’elles convoitent. Mais ces derniers, loin d’être dupes, ont affûté leur vision au fil de l’évolution pour ne plus se laisser berner." image : Chez les "mouches danseuses", le mâle offre un présent à la femelle avant de s'accoupler, généralement un insecte mort. Ines Carrara / Getty Images ------ l'étude Image : Micrographs of nail varnish eye casts and female front, middle, and hind legs. Each of the eight species included in the comparative analysis is represented. The placement of these species in the new phylogenetic tree is highlighted in Supplementary Figure S1. Images are taken at different magnifications; black scale bars to the right of the respective female legs represent 1 mm, while gray scale bars to the right of the respective eye casts represent 0.1 mm. Supplément The new phylogenetic tree containing 62 species from the genera Hilara, Empis, and Rhamphomyia, as well as the outgroup Heterophlebus versabilis. The eight focal species for which we collected quantitative morphological data are highlighted in red. The scale bar shows the number of nucleotide substitutions per site ------ ndé Empididae - Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/Empididae Common names for members of this family are dagger flies (referring to the sharp piercing mouthparts of some species) and balloon flies. The term "dance flies" is sometimes used for this family too,[1] but the dance flies proper, formerly included herein, are now considered a separate family Hybotidae.
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Bernadette Cassel
February 12, 11:50 AM
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Le virus de la rayure du riz détourne le système immunitaire de son hôte pour protéger l’insecte qui lui sert de vecteur. Une interaction virus-plante-insecte inédite. Sean Bailly 12 février 2026 "Les alliances de circonstance sont parfois très étonnantes. C’est tout particulièrement le cas de celle qui unit le virus de la rayure du riz (du genre Tenuivirus) et certains insectes qui se nourrissent de la sève du riz, à l’instar de la cicadelle brune mineure (Laodelphax striatella). Ces animaux agissent comme un vecteur de propagation du virus dans les rizières. Celui-ci, loin d’être passif, joue un rôle protecteur pour les cicadelles. En effet, alors que le système immunitaire de la plante présente une parade contre ses prédateurs en faisant appel à un autre acteur, des guêpes parasitoïdes, le pathogène interfère dans cette ligne de défense du riz, suivant un mécanisme que l’équipe conduite par Ian Baldwin, de l’institut Max-Planck d’écologie chimique, à Iéna, en Allemagne, et Xiaoming Zhang, de l’Académie chinoise des sciences, vient de décrire. Cette meilleure compréhension du ménage à quatre qui entoure la rayure du riz ouvre la voie à des modes de protection des cultures reposant sur la chimie des plantes, et donc respectueuses de l’environnement." (...) ------ ndé l'étude image : Proposed model illustrating how rice-infecting viruses attenuate indirect defenses against insect vectors. (A) Ecological layer: Healthy rice plants indirectly defend against the insect vector, the SBPH, through parasitism by the parasitoid wasp (A. nilaparvatae), which targets planthopper eggs. RSV infection reduces this parasitism and weakens the indirect defense. (B) Chemoecological layer: SBPH infestation enhances rice plant attractiveness to parasitoid wasps through elevated emission of MeSA. RSV infection suppresses this effect, reducing wasp attraction to infested plants. (C) Molecular layer: SBPH feeding up-regulates OsMYC2 expression, which activates OsBSMT1 transcription via binding directly to its promoter. OsBSMT1 catalyzes the methylation of SA to produce MeSA, mediating parasitoid recruitment and enhancing indirect insect defenses. RSV-encoded NS2 protein binds to OsMYC2, retaining it in the cytoplasm and reducing its nuclear activity. This leads to down-regulation of OsBSMT1 and compromised MeSA-mediated parasitoid attraction, facilitating vector survival and viral spread.
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Bernadette Cassel
February 10, 12:58 PM
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La mise en liquidation d’Ynsect en décembre 2025 pose la question de la pertinence économique de l’élevage d’insectes. Le secteur a attiré d’importants flux d’investissements. Tom Bry-Chevalier Publié: 4 février 2026, 16:10 CET Le 2 décembre 2025, le tribunal de commerce d’Évry, dans l’Essonne, a prononcé la liquidation judiciaire d’Ynsect. Après avoir levé plus de 600 millions d’euros, cette ancienne pépite de la French Tech laisse derrière elle une méga-usine vide et 350 salariés licenciés en deux ans. Au-delà du cas particulier, cet échec interroge la viabilité même du secteur de l’élevage d’insectes en Europe et l’aveuglement de certaines visions de l’innovation. [...] Des atouts surestimés ? "L’argument environnemental constituait un pilier central du discours promotionnel de l’industrie. Or, les études scientifiques récentes nuancent considérablement ce tableau. Une étude commandée par le gouvernement britannique, passant en revue 50 articles scientifiques, conclut que la farine d’insectes émet de 5 à 13 fois plus de gaz à effet de serre que la farine de soja, même lorsque les insectes sont nourris de déchets alimentaires. Sur 16 indicateurs environnementaux analysés, la farine d’insectes obtient de moins bons résultats que le soja sur 13 d’entre eux. Ces résultats décevants s’expliquent en partie par l’utilisation de coproduits plutôt que de déchets pour nourrir les insectes, mais aussi par les besoins énergétiques du secteur. Les insectes nécessitent des températures de 25 à 30 °C pour croître efficacement. En climat tempéré européen, maintenir ces conditions implique, au-delà de l’impact environnemental, des coûts de chauffage considérables. Plusieurs entreprises du secteur ont d’ailleurs en partie justifié leur échec par la hausse importante du coût de l’énergie ces dernières années. Cette dépendance énergétique pose une question rarement abordée : l’Europe est-elle le bon endroit pour développer cette industrie ? Les régions tropicales comme l’Asie du Sud-Est disposent d’un avantage comparatif naturel. Combiné à des coûts de main-d’œuvre plus élevés et à une réglementation plus stricte sur le plan sanitaire, il est peu probable que l’élevage d’insectes contribue significativement à l’autonomie protéique européenne." (...) image : Les insectes, une option plus coûteuse que l’alimentation animale classique Le coût approximatif de la farine d’insectes (à gauche) comparé à celui de la farine de poisson (au milieu) et de la farine de soja (à droite) en 2023.
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Bernadette Cassel
February 8, 7:11 AM
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C’est une dramatique illustration du mythe de Sisyphe : pour chaque dollar investi pour protéger la nature, 30 dollars sont dépensés pour la détruire. Tel est le constat accablant dressé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement dans un rapport paru jeudi 22 janvier. 23 janvier 2026 à 15h17 ------ via ONU Info "Pour chaque dollar investi pour protéger la nature, 30 dollars sont dépensés pour la détruire", 22.01.2026 https://news.un.org/fr/story/2026/01/1158271 Outre l'identification de l'ampleur du déséquilibre, les auteurs du rapport présentent une vision d'un « tournant majeur pour la nature », en mettant en avant des exemples de solutions à la fois efficaces et économiquement viables. Parmi ces solutions : - la végétalisation des zones urbaines pour lutter contre les îlots de chaleur et améliorer la qualité de vie des citoyens ;
- l'intégration de la nature dans les infrastructures routières et énergétiques ;
la production de matériaux de construction à émissions négatives. L'étude propose également une feuille de route pour l'élimination progressive des subventions néfastes et des investissements destructeurs dans les systèmes de production, et pour le développement des investissements « positifs pour la nature ». image : The Nature Transition X-Curve – A framework for the transition to a nature-positive society
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Bernadette Cassel
February 6, 1:26 PM
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La plupart des médicaments contre le paludisme sont des thérapies combinées basées sur l'artémisinine, un ingrédient actif dérivé de la plante médicinale Artemisia annua (armoise douce). Le parasite du paludisme Plasmodium falciparum devient de plus en plus résistant à ce type de traitement. De nouvelles combinaisons de médicaments antipaludiques approuvés pourraient apporter une solution. Des médicaments puissants contre la résistance au paludisme [sic] - Les nouvelles associations de médicaments s'avèrent sûres, bien tolérées et efficaces 05.02.2026 "Des chercheurs de l'Institut Bernhard Nocht de médecine tropicale (BNITM) ont testé deux nouvelles combinaisons de médicaments (artésunate/pyronaridine-atovaquone/proguanil et artésunate-fosmidomycine-clindamycine) dans le cadre d'un essai clinique de phase II au Gabon et au Ghana, afin d'en évaluer l'innocuité, la tolérabilité et l'efficacité dans les cas de paludisme sans complication. Ces résultats prometteurs ont été récemment publiés dans la revue Lancet Microbe." [...] Différentes cibles de la triple combinaison "Les thérapies combinées comportant plus de deux substances actives sont encore un concept thérapeutique relativement nouveau. Les chercheurs ont choisi l'artésunate/pyronaridine, un médicament déjà approuvé contre le paludisme, qui est utilisé comme traitement standard pour le paludisme non compliqué dans les zones endémiques. Ils ont complété le traitement avec les principes actifs suivants : l'atovaquone, qui entrave la production d'énergie des parasites, et le proguanil, qui perturbe la synthèse de l'ADN des parasites. L'atovaquone/proguanil est également utilisé pour traiter le paludisme, y compris en prophylaxie. Les chercheurs ont également testé deux antibiotiques antibactériens (la fosmidomycine et la clindamycine) en combinaison avec l'artésunate, un dérivé de l'artémisinine. La fosmidomycine inhibe une voie métabolique absente chez l'homme mais présente chez les parasites du paludisme. La clindamycine inhibe la synthèse des protéines dans un organite parasitaire important pour la survie du parasite du paludisme. « Avec les substances actives combinées, nous attaquons simultanément différents processus vitaux du parasite afin de ralentir le développement de la résistance. Nous considérons également que la combinaison d'un médicament antipaludique avec des antibiotiques est prometteuse. Souvent, le paludisme ne peut être distingué cliniquement des maladies bactériennes, et les diagnostics de laboratoire ne sont généralement pas disponibles dans les régions où le paludisme est endémique. Le traitement avec un médicament qui cible le paludisme et également de nombreux types de bactéries pourrait donc être bénéfique dans ces région », déclare Mischlinger." Note : Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. ------ ndé l'étude
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Bernadette Cassel
February 4, 8:06 AM
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CHRONIQUE. C’est une première : les larves du méloé printanier produisent des composés volatils floraux qui attirent les pollinisateurs, proies de leur parasitisme. Nathaniel Herzberg Publié le 01 février 2026 à 15h30, modifié le 02 février 2026 à 18h34 (abonnés) ------ traduction (DeepL) On ne sait pas si les animaux biosynthétisent des signaux floraux pour manipuler les pollinisateurs, bien qu'un tel mimétisme puisse profondément influencer les interactions entre les plantes et les pollinisateurs. Les larves du scarabée européen toxique Meloe proscarabaeus parasitent plusieurs espèces d'abeilles solitaires, mais le mécanisme permettant d'attirer les hôtes reste inconnu. Nous montrons ici que ces larves attirent les abeilles en émettant un bouquet de composés volatils qui ressemble fortement au parfum des fleurs. Des analyses chimiques révèlent un mélange complexe de monoterpénoïdes dérivés du (S)-linalol, un composé volatil floral omniprésent. Des tests comportementaux démontrent que ces composés fonctionnent comme des signaux floraux, suscitant l'attraction des abeilles. Des analyses transcriptomiques et fonctionnelles identifient les enzymes cytochromes P450 qui oxydent le (S)-linalol, démontrant que les larves biosynthétisent ces composés volatils de type végétal de novo. Ensemble, ces résultats élargissent la portée du mimétisme chimique inter-royaumes et révèlent une forme frappante de tromperie sensorielle dans laquelle un insecte assume chimiquement l'identité du signal d'une fleur, révélant que les animaux peuvent développer des voies biosynthétiques pour exploiter la communication entre les plantes et les pollinisateurs.
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Bernadette Cassel
February 28, 1:55 PM
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Des scientifiques britanniques ont développé des larves de teignes génétiquement modifiées qui pourraient remplacer les rongeurs dans certaines recherches. Manuel Stocker Publié aujourd’hui à 13h24 Traduit de l’allemand par Laura Antonietti. [...] Des observations en temps réel Comme l’explique le professeur James Wakefield, cette méthode innovante permet aux chercheurs d’observer certains phénomènes en temps réel. Ils peuvent ainsi analyser sans délai l’apparition d’une infection ou l’action d’un médicament. Son collègue James Pearce, également de l’Université d’Exeter, rappelle que la résistance aux antibiotiques constitue l’une des plus grandes menaces pour la santé publique. Pour tester les résultats issus de la recherche, il estime qu’il est urgent de développer «des méthodes plus rapides, plus éthiques et applicables à grande échelle». Cette innovation pourrait en outre épargner de nombreux rongeurs. Au Royaume-Uni, environ 100’000 souris sont utilisées chaque année dans la recherche sur les infections, selon CNN. En Suisse, elles représentent la plus grande part des animaux utilisés à des fins scientifiques, soit 67% selon le rapport sur la statistique de l’expérimentation animale 2024. ------ ndé l'étude The larvae of the greater wax moth, Galleria mellonella, are gaining prominence as a versatile nonmammalian in vivo model to study host–pathogen interactions. Their ability to be maintained at 37 °C, coupled with a broad susceptibility to human pathogens and a distinct melanization response that serves as a visual indicator for larval health, positions G. mellonella as a powerful resource for infection research. Despite these advantages, the lack of genetic tools, such as those available for zebrafish and Drosophila melanogaster, has hindered development of the full potential of G. mellonella as a model organism. Here we describe a robust methodology for generating transgenic G. mellonella using the PiggyBac transposon system and for precise gene knockouts via CRISPR–Cas9 technology. These advances significantly enhance the utility of G. mellonella in molecular research, paving the way for its widespread use as an inexpensive and ethically compatible animal model in infection biology and beyond. image : La teigne Galleria mellonella pour les études hôte-pathogène | via médecine/sciences https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2019/05/msc190043/msc190043.html
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Bernadette Cassel
February 26, 2:09 PM
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Le piège ? Une fois entrés dans une colonie, les coléoptères ne peuvent jamais partir. Publication 26 févr. 2026, 10:48 CET "Des chercheurs ont récemment rendu compte d'une espèce de coléoptères du genre Sceptobius qui a évolué et imite chimiquement des phéromones sécrétées par les fourmis du genre Liometopum, lui permettant d'infiltrer des colonies de fourmis comme un parasite." image : Des coléoptères du genre Sceptobius (Sceptobius lativentris) font la toilette d'une fourmi dans le cadre de leur relation symbiotique évoluée. PHOTOGRAPHIE DE D. Miller, Parker Lab, Caltech
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February 24, 12:57 PM
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Clap de fin pour Ynsect, la start-up de protéines animales à base de larves d’insectes (le ver de farine surtout). Le 1er décembre 2025, le tribunal de commerce d’Évry a prononcé sa liquidation judiciaire, après plusieurs années de difficultés. Liquidation judiciaire prononcée pour Ynsect Par Rédaction Wikiagri Publié le 24 février 2026 ------ ndé sur le même sujet « On veut juste comprendre et savoir où est passé l’argent » : Hadrien Godard, l'ex-salarié d’Ynsect devenu lanceur d’alerte - L'Humanité, 23.02.2026 https://www.humanite.fr/social-et-economie/amiens/on-veut-juste-comprendre-et-savoir-ou-est-passe-largent-hadrien-godard-lex-salarie-dynsect-devenu-lanceur-dalerte Aux prud'hommes d'Amiens, le liquidateur refuse toujours de fournir aux ex-Ynsect la comptabilité de l'entreprise - ICI, 19.02.2026 https://www.francebleu.fr/hauts-de-france/somme-80/amiens/aux-prud-hommes-d-amiens-le-liquidateur-refuse-toujours-de-fournir-aux-ex-ynsect-la-comptabilite-de-l-entreprise-5623186 Ÿnsect, une catastrophe industrielle emblématique de la « start-up nation » boostée à l’argent public | Mediapart, 28.01.2026 https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/280126/ynsect-une-catastrophe-industrielle-emblematique-de-la-start-nation-boostee-l-argent-public Mediapart a obtenu des documents attestant de l’incroyable gabegie de ce projet bancal de production de larves d’insectes. Portée à bout de bras par Bpifrance, l’entreprise a englouti au moins 170 millions d’euros d’argent public avant d’être liquidée.
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Bernadette Cassel
February 22, 12:54 PM
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Une nouvelle étude scientifique révèle que le moustique tigre peut transmettre le chikungunya à des températures plus basses qu’on ne le pensait. De quoi rendre possible une contamination locale en Belgique durant l’été. Publié le 19/02 à 14h27 par RTL info "Le moustique tigre, déjà bien installé dans plusieurs régions d’Europe, pourrait transmettre le chikungunya en Belgique, selon une nouvelle étude scientifique. Jusqu’ici, les chercheurs estimaient que cet insecte avait besoin d’au moins 16 à 18°C pour transmettre le virus. En dessous de ce seuil, le chikungunya – dont la durée de vie moyenne dans le moustique est de 8,7 jours – ne se développait pas suffisamment. Mais cette limite était trop élevée. D’après une étude publiée le 18 février 2026 dans le Journal of the Royal Society Interface et relayée par nos confrères de Standaard et de la VRT, la température minimale nécessaire serait en réalité de 13,8°C. Le niveau optimal de transmission se situe autour de 25,6°C. Résultat: durant l’été, certaines régions belges pourraient bel et bien réunir les conditions favorables à une transmission locale." (...) ------ ndé l'étude Le virus Chikungunya (CHIKV) a été signalé dans plus de 10 pays européens. Malgré la sensibilité à la température des virus transmis par les moustiques, il n'existe aucun modèle spécifique décrivant la relation entre la température et les caractéristiques de la période d'incubation extrinsèque (EIP) et de la compétence vectorielle (VC) du CHIKV chez Aedes albopictus. Cela limite notre compréhension de l'influence de la température sur le risque de transmission du CHIKV en Europe. Nous avons utilisé les données sur les caractéristiques obtenues à partir d'une revue de la littérature guidée par les éléments préférés pour les revues systématiques et les méta-analyses (PRISMA) afin de modéliser les relations entre la température et les caractéristiques pour l'EIP et la VC. Ces relations ont ensuite été intégrées dans un nombre de reproduction de base dépendant de la température, , afin de générer des cartes de risque basées sur le climat et l'adéquation saisonnière. Nous estimons un maximum de 8,7 jours à 18 °C et un minimum de 1,7 jour à 30 °C. La plage de compétence vectorielle s'étend de 13,8 à 31,8 °C, avec un pic à 25,6 °C. De plus, le CHIKV est transmissible à des températures plus basses que ce qui était précédemment reconnu, ce qui suggère une transmission plausible dans la majeure partie de l'Europe en juillet et août, avec une aptitude prolongée de mai à novembre dans les régions méridionales. La transmission du CHIKV est possible dans une large gamme de températures, ce qui expose une grande partie de l'Europe à un risque, en particulier les régions méridionales. Comprendre quelles zones de transmission sont les plus touchées par le commerce et le tourisme pendant cette période peut permettre de mieux délimiter les zones à risque pour la gestion. Traduit avec DeepL.com (version gratuite) image : Map of predicted temperature suitability for CHIKV transmission by Ae. albopictus in Europe. Bar charts represent the seasonal risk of transmission in countries where Ae. albopictus is either established or introduced [6]. The -axis on the bar charts represents the proportion of the geographical area of each country with a probability of CHIKV transmission, i.e.
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Bernadette Cassel
February 20, 2:12 PM
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Découvrez comment la symbiose entre fourmis et coléoptères transforme une contrainte vitale en stratégie évolutive. Publié le 18 Fév 2026 à 21H00 Auriane Polge Certains insectes ne vivent que dans l’ombre d’une autre espèce. En modifiant leur chimie corporelle, des coléoptères ont neutralisé leurs propres défenses pour s’intégrer aux sociétés de fourmis, au prix d’une dépendance totale. "... Les colonies de fourmis fonctionnent comme des forteresses biologiques. Les intrus y sont repérés en quelques secondes grâce aux hydrocarbures cuticulaires qui recouvrent le corps de chaque individu et forment une odeur collective homogène. Selon une étude publiée dans Proceedings of the Royal Society B, cette couche chimique joue à la fois un rôle de communication sociale et de barrière contre la déshydratation. Certains coléoptères myrmécophiles ont contourné ce système en renonçant à produire leur propre signature chimique. À la place, ils prélèvent directement les hydrocarbures des fourmis en les toilettant. Ce comportement leur permet d’endosser une odeur parfaitement compatible avec celle de la colonie et de circuler sans déclencher d’agression. Ce camouflage n’est pas une simple ruse comportementale. Des travaux menés par l’équipe de Joseph Parker et publiés dans Cell montrent que, chez des espèces comme Sceptobius lativentris, les gènes responsables de la synthèse des hydrocarbures cuticulaires sont activement réduits au silence. Le corps du coléoptère devient alors une surface neutre, incapable de produire une odeur autonome et totalement dépendante de celle des fourmis pour rester hydratée et invisible." (...) image : Graphical Abstract
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Bernadette Cassel
February 17, 7:25 AM
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Jusqu’à 140 tonnes de substances actives, dont certaines sont interdites, sont dissoutes dans les nuages au-dessus du territoire métropolitain, selon une étude franco-italienne. Les écosystèmes éloignés des activités humaines sont exposés à ces molécules par les précipitations. Des dizaines de tonnes de pesticides présentes dans les nuages au-dessus de la France Par Stéphane Foucart Publié le 20 septembre 2025 à 05h45, modifié le 11 février 2026 à 11h58 "... Parmi les substances retrouvées, plusieurs sont interdites, parfois de longue date. Comme l’atrazine, un herbicide banni d’Europe en 2003, ou encore la carbendazime, un fongicide sorti du marché en 2008. De même, des insecticides comme le fipronil et la perméthrine, également interdits de longue date, sont retrouvés dans les prélèvements. « La présence de ces substances proscrites d’Europe peut s’expliquer par un possible transport à longue distance dans les nuages, depuis des régions où ils sont toujours utilisés, dit Mme Bianco. Cela pourrait aussi être dû à des usages illégaux en Europe ou encore à une remise en circulation dans l’atmosphère par les pratiques d’irrigation, lorsque l’eau est pompée dans des nappes où se sont accumulées certaines de ces molécules. »" (...) Pesticides particulièrement délétères "Le dépôt régulier, par les précipitations, de petites doses de mélanges de pesticides dans des écosystèmes éloignés de toute activité humaine est encore un point aveugle de l’écotoxicologie. Les travaux de Mme Bianco et de ses coauteurs ouvrent ainsi de nouvelles pistes de recherche pour expliquer les écroulements d’abondance d’insectes dans les régions les plus reculées. Au Groenland, par exemple, des travaux publiés en 2017 dans la revue Ecography mettent en évidence un déclin catastrophique de l’abondance de 16 espèces locales de mouches au cours des dernières années : leurs populations ont chuté d’environ 80 % entre 1996 et 2014. En général, ces déclins sont, par défaut, attribués au réchauffement, mais, comme le relève le biologiste Dave Goulson (université du Sussex), auteur de nombreux travaux sur la biologie et l’écologie des insectes pollinisateurs, « la question est au centre de nombreux débats ». Et la démonstration que ces milieux sont en réalité exposés à des pesticides particulièrement délétères pour l’entomofaune pourrait rebattre les cartes du débat. « Les indices d’un déclin important des populations d’insectes dans des zones où les pesticides ne sont pas utilisés, comme les forêts tropicales de Porto Rico et du Costa Rica ainsi que les réserves naturelles en Allemagne, sont particulièrement déroutants, précise le chercheur britannique. Cette nouvelle étude vient s’ajouter aux preuves de plus en plus nombreuses indiquant que les pesticides dérivent dans l’atmosphère et retombent sous forme de pluie ou de neige à des centaines, voire des milliers, de kilomètres de l’endroit où ils ont été utilisés. Notre belle planète est désormais baignée dans un cocktail de poisons. »" image : Collecteur installé sur le toit de l’Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand. ANGELICA BIANCO
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Bernadette Cassel
February 15, 1:35 PM
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On a tree, it is common to find communities of arthropods belonging to one or more species, mainly herbivorous insects (Basset & Arthington 1992; Basset & Novotny 1999; Basset 2001; Ranius 2007 Full article: The island within the island: characterization of the habitat and ecology of the neotropical tree-bark mantis Liturgusa dominica from Marie-Galante, Guadeloupe (Mantodea: Liturgusidae) "L’île à l’intérieur de l’île : caractérisation de l’habitat et de l’écologie de la mante néotropicale Liturgusa dominica à Marie-Galante, Guadeloupe (Mantodea : Liturgusidae). Liturgusa dominica a été étudiée sur les troncs d’arbres de Marie-Galante (Guadeloupe) afin de comprendre la spécificité de son habitat (c’est-à-dire pour savoir si elle est spécialiste des troncs d’arbres ou si elle occupe d’autres habitats) et l’influence des arbres hôtes et de la structure de l’écorce sur leur présence, leur abondance et la répartition des différents stades de vie. Six cents arbres ont été étudiés et la structure de leur écorce a été classée en sept catégories. Au total, 2976 signes de présence ont été accumulés (2791 oothèques, 179 nymphes, cinq femelles adultes et un mâle adulte). La présence de cette espèce de mante, spécialiste des troncs d’arbres, est significativement influencée par la structure de l’écorce. En termes d’abondance, les arbres à écorce lisse (non pelée) à légèrement rugueuse et sillonnée ont accueilli 92,4% des observations de l’espèce, quelle que soit l’essence de l’arbre. Ces résultats soutiennent l’hypothèse que certaines espèces de Mantodea, même si elles sont des prédateurs généralistes, sont influencées par les caractéristiques de leur micro-habitat pour croître, se cacher, se déplacer, chasser et se reproduire. image : Bark structures grouped into seven categories. ------ via Nicolas Moulin Entomologiste, Facebook, 05.02.2026 https://www.facebook.com/photo/?fbid=1505571408241820&set=a.436662118466093
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Bernadette Cassel
February 13, 6:42 AM
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La Nouvelle-Calédonie présente une biodiversité foisonnante. Un chercheur du Muséum, en collaboration avec des scientifiques de l'université de Tours, de l’INRAE Orléans, du Naturalis Biodiversity Center (Pays-Bas), et de l’Université Préfectorale de Kyoto (Japon), a publié une étude révélant la découverte de deux nouvelles espèces de papillons au mode de vie inédit. Une vie cachée au cœur des feuilles Le Parc des Grandes Fougères, vaste espace de plus de 4 500 hectares de forêt tropicale humide situé au centre de la Nouvelle-Calédonie, a servi de terrain d’exploration aux chercheurs. Lors de leurs prospections, ils se sont intéressés à une famille de papillons microscopiques, les Gracillariidés, dont l’envergure varie de quelques millimètres à un centimètre. À l’état larvaire, ces papillons sont de minuscules chenilles qui vivent cachées à l’intérieur des feuilles, où elles creusent de fines galeries. La plupart d’entre elles quittent ensuite cette feuille, mais une exception remarquable était déjà connue au Japon : une espèce du genre Caloptilia (Caloptilia cecidophora), capable de déclencher la formation d’une galle, une excroissance végétale dans laquelle la chenille s’installe jusqu’à sa métamorphose. Cette galle lui offre à la fois une nourriture abondante et une protection efficace, mais elle impose aussi une contrainte majeure : vivre et se nourrir dans un espace clos oblige la chenille à gérer soigneusement ses déchets. Chez cette espèce japonaise – la seule connue jusqu’alors qui reste dans une galle – les excréments sont compactés à l’extrémité de la galerie afin d’éviter l’encombrement de son habitat. L’invention des "toilettes" chez les chenilles Les deux nouvelles espèces découvertes dans le Parc des Grandes Fougères appartiennent, elles aussi, au genre Caloptilia et vivent, comme leur cousine japonaise, à l’intérieur d’une galle durant toute leur vie larvaire, jusqu’à leur métamorphose. En revanche, ces deux espèces ont poussé la gestion des déchets encore plus loin, en développant un système étonnamment sophistiqué… de véritables "toilettes" ! Contrairement à l’espèce japonaise, ces chenilles maintiennent en permanence un étroit conduit reliant l’intérieur de la galle à l’extérieur, par lequel elles évacuent régulièrement leurs excréments. Après chaque utilisation, ce conduit est soigneusement obstrué à l’aide d’un opercule de soie. Deux nouvelles venues chez les Caloptilia C’est ce mode de vie remarquablement propre qui a inspiré le nom de l’une des deux espèces, Caloptilia augeas, en référence au célèbre nettoyage des écuries du roi Augias par Hercule, dans la mythologie grecque. La seconde espèce, Caloptilia ceryneia, doit quant à elle son nom à ses couleurs vives et à son comportement discret, évoquant la biche de Cérynie que le héros dut capturer lors de ses douze travaux. Par leur découverte, le nombre d’espèces de papillons Caloptilia capables de former des galles est triplé, ce qui prouve que ce mode de vie est sans doute plus répandu que les scientifiques le pensaient. Une fois encore, de telles découvertes soulignent l’incroyable biodiversité encore inexplorée de la Nouvelle-Calédonie, et renforce les enjeux liés à sa conservation. Référence de l'étude scientifique Guiguet A, van Nieukerken EJ, Giron D, Gravendeel B, Lopez-Vaamonde C, Ohshima I (2026) - Two new species of Caloptilia (Lepidoptera, Gracillariidae) from New Caledonia inducing galls on Glochidion billardierei (Phyllanthaceae) and redescription of C. xanthopharella (Meyrick, 1880). ZooKeys 1268: 113-137. 04.02.2026 https://doi.org/10.3897/zookeys.1268.173885
image : Galle de Caloptilia augeas ouverte en deux. La chenille est visible à gauche tandis que conduit d’évacuation des excréments se situe à l’extrémité opposée de la galle. Crédit : MNHN - A. Guiguet
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February 11, 1:44 PM
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Amitermes hastatus plays a significant role in South African biodiversity as a key decomposer in the fynbos biome, one of the world's biodiversity hotspots. Fiche d'espèce Amitermes hastatus 1KSA Projet 1KSA (DIPLOMICS) ------ ndé traduction et complément Amitermes hastatus joue un rôle important dans la biodiversité sud-africaine en tant que décomposeur clé du biome du fynbos, l'un des hauts lieux de la biodiversité mondiale. Traduit avec DeepL.com (version gratuite) [Le fynbos ou finbos est une formation végétale naturelle caractéristique du sud de l'Afrique du Sud (province du Cap-Occidental), limité à une mince zone côtière et montagneuse au climat méditerranéen. via Wikipédia] ------ la publication Cette fiche d'espèce présente les résultats du séquençage d'Amitermes hastatus dans le cadre du projet 1KSA. [Zenodo makes the sharing, curation and publication of data ...] ------ via Post de @damsgergonne.bsky.social — Bluesky, 02.02.2026 https://bsky.app/profile/damsgergonne.bsky.social/post/3mdv3m7ycs22x Assemblage génomique de haute qualité du termite Amitermes hastatus, un décomposeur clé du biome fynbos. Séquencé pour le projet #1KSA avec DIPLOMICS 🧬 #Génomique #Biodiversité #ADN
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February 9, 12:46 PM
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Comment les insectes perçoivent-ils et interprètent-ils les odeurs qui leur permettent de survivre ? Une étude récente menée par des chercheurs d'INRAE décrypte, à l’échelle moléculaire, le fonctionnement des récepteurs olfactifs. Ce travail, en associant des données de biologie structurale issues de la bibliographie et de l’intelligence artificielle, apporte un regard nouveau sur la détection des signaux chimiques et ouvre des pistes prometteuses pour mieux comprendre les comportements des insectes. Publié le 09 février 2026 "Les insectes s’appuient sur leur système olfactif pour reconnaître une plante, un partenaire ou un danger grâce aux odeurs, des mécanismes que décrypte une étude coordonnée par des chercheurs de l’unité iEES Paris. Au centre de ces travaux, les récepteurs olfactifs, des protéines spécialisées qui détectent les molécules odorantes de l’environnement et jouent un rôle clé dans des comportements essentiels comme la recherche de nourriture, le choix des plantes hôtes ou la reproduction. Grâce aux progrès récents de la biologie structurale et à l’intelligence artificielle, les scientifiques ont pu modéliser la structure tridimensionnelle de nombreux récepteurs. Cette approche permet de localiser précisément, au sein de ces structures 3D, les acides aminés et régions identifiés expérimentalement comme essentiels à la détection des odeurs, et de mieux comprendre comment leur organisation influence le fonctionnement des récepteurs. Les chercheurs ont ainsi mis en évidence des « zones clés » impliquées dans la reconnaissance des signaux chimiques. Ces résultats, publiés dans la revue Biological Reviews, montrent que de faibles modifications génétiques dans ces régions peuvent entraîner des changements importants dans la réception des odorants, contribuant à la spécialisation écologique des insectes. Ces avancées renforcent la compréhension des comportements des insectes et ouvrent des perspectives en écologie chimique, en neurobiologie et pour le développement de méthodes de biocontrôle plus ciblées et respectueuses de l’environnement. - Référence : Li, Z., Baruah, A., Bhamidipati, S., Montagné, N., Jacquin-Joly, E. and Meslin, C. (2026), Molecular bases of insect odorant receptor function: specificity and evolution. Biol Rev. https://doi.org/10.1002/brv.70114
image : (A) Phylogenetic tree of species in which amino acids important for ligand binding have been identified in their odorant receptors (tuning ORs). The emergence of tuning ORs and their co-receptor Orco is also indicated. Time references (MYA, million years ago) are indicated at three nodes in the phylogenetic tree. (B–D). Functionally relevant residues for the OR–Orco complex. (E–G) The 3D structure of ApisOR5/ApisOrco (PDB ID: 8z9a) (Wang et al., 2024) with different functional regions of both OR and Orco highlighted
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Bernadette Cassel
February 7, 1:48 PM
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Autorías: Iñigo Palacios Martinez, Tomas Roman. Localización: Graellsia: revista de zoología. Nº. 1, 2025. Artículo de Revista en Dialnet. Archaeognatha of chile: A synthesis based on literature and inaturalist records Graellsia, 18/08/2025 Iñigo Palacios-Martinez & Tomás Román-de la Fuente image : Current knowledge of Archaeognatha in Chile. A. Distribution of unidentified genus-level Archaeognatha records from iNaturalist and bibliographic sources. Provinces where Archaeognatha were recorded are shown in different colors: provinces with general Archaeognatha records (gray), exclusively Machiloides Silvestri, 1904 records (orange), and exclusively Allomachilis Silvestri, 1906 records (green). B. Map showing the location of Chile, the study area. C–E. iNaturalist photographs of non-identified Archaeognatha records from San Antonio (C), Malleco (D), and Valdivia (E). Image credits: A–B, Iñigo Palacios-Martinez & Tomás Román de la Fuente; C, Rigoberto Yáñez (@rigoyan); D, Cristián Estades (@cestades); E, Eduardo Fernández Reza (@lalo46).Fig. 1. Conocimiento actual de Archaeognatha en Chile. A. Distribución de registros de Archaeognatha a nivel de género no identificados de iNaturalist y fuentes bibliográficas. Las provincias donde se registraron Archaeognatha se muestran en diferentes colores: provincias con registros generales de Archaeognatha (gris), exclusivamente registros de Machiloides Silvestri,1904 (naranja) y exclusivamente registros de Allomachilis Silvestri, 1906 (verde). B. Mapa que muestra la ubicación de Chile, el área de estudio. C–E. Fotografías de iNaturalist de registros de Archaeognatha no identificados de San Antonio (C), Malleco (D) y Valdivia (E). Créditos de las imágenes: A–B, Iñigo Palacios-Martinez & Tomás Román de la Fuente; C, Rigoberto Yáñez (@rigoyan); D, Cristián Estades (@cestades); E, Eduardo Fernández Reza (@lalo46). ------ ndé via iNaturalist, January Newsletter, 28.01.2026 Les archéognathes sont des insectes anciens que l'on trouve dans les feuilles mortes, l'écorce et sous les rochers. Au Chili, ils ont été peu étudiés, mais cette recherche a combiné la littérature scientifique et les enregistrements d'iNaturalist pour cartographier leur répartition. La littérature ne documentait que 4 espèces dans 5 provinces, mais iNaturalist a étendu cette répartition à 30 provinces. Certaines observations suggèrent même l'existence de nouvelles espèces ! Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
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February 5, 1:51 PM
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Leaf-cutting ants, which comprise more than 50 species distributed from Patagonia to North America, build the largest nests among ants. Workers forage plant fragments to cultivate a symbiotic fungus inside underground chambers, which serves as the primary food source for the colony. While digging the nest, workers respond to local cues such as soil temperature, moisture, and CO2 levels, resulting in the emergence of a nest architecture that provides a proper environment for fungus growth. Leaf-cutting ants have species-specific nest architectures, which evolved from a basal design consisting of a vertical tunnel and a few interconnected chambers. Some species developed, in addition, architectural innovations aimed at the control of both hygiene and nest climate, including waste chambers, ventilatory turrets, and a nest thatch. A fine-tuned climate control is achieved by the relocation of fungus gardens within the nest following the workers’ environmental preferences and by nesting plasticity. Nest Building in Leaf-Cutting Ants: Behavioral Mechanisms and Adaptive Value Flavio Roces, Martin Bollazzi. 2026. Annual Review Entomology, 28.10.2025 ------ via https://www.dictionnaire-amoureux-des-fourmis.fr/Nouveautes/2026/Fevrier-2026.html#Attines "Les fourmis champignonnistes comprennent plus de 50 espèces de la Patagonie jusqu'en Amérique du Nord. Elle contruisent les nids les plus grands parmi les fourmis. Les ouvrières fourragent des fragments de plantes pour cultiver un champignon symbiotique dans des chambres souterraines. Le champignon est la nourriture principale de la colonie. Pour creuser le nid, les ouvrières le font en fonction de la température du sol, de l'humidité, du CO2. Cela donne des architectures spécifiques à partir d'un tunnel vertical avec peu de chambres. Quelques espèces développent en plus des structures qui permettent l'hygiène et la climatisation du nid avec des chambres à déchets, des tours de ventilation. Les jardins sont ensuite déplacés selon les conditions.
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Bernadette Cassel
February 3, 12:58 PM
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La pollution à l’ozone cause 20 000 morts par an selon un rapport de l’Ademe. Mais le gaz nuit également profondément aux insectes, notamment en altérant la communication chimique entre les fourmis. Par Hervé Ratel le 02.02.2026 à 21h00 "Polluant atmosphérique reconnu, l’ozone ne nuit pas seulement à la santé humaine. Il dégrade les phéromones des insectes et perturbe la communication chimique entre les fourmis, a découvert une équipe de chercheurs allemands." ------ ndé l'étude Eusocial hymenoptera recognize nestmates based on colony-specific profiles of cuticular hydrocarbons (CHCs). While these profiles contain a variety of alkanes, the less abundant alkenes are crucial for nestmate recognition [F. R. Dani et al., Chem. Senses ... Nan-Ji Jiang, Bhoomika Ashok Bhat, [...] Markus Knaden image : Ozone exposure elicits aggressive behaviors between nestmates in Messor barbarus
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