 Your new post is loading...
 Your new post is loading...
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:56 AM
|
Theresa May a demandé à son ministre de la Défense de justifier le statut de puissance militaire de "premier plan" du Royaume-Uni, provoquant une onde de choc au sein de la hiérarchie militaire britannique, rapporte le Financial Times (FT). D'après le journal, qui ne cite pas ses sources, la Première ministre britannique a invité Gavin Williamson à réfléchir aux capacités nécessaires à une armée moderne et à mettre l'accent sur la lutte contre les menaces de "cyber-guerre", émanant notamment de Russie. Les services de Theresa May ont reconnu que cette dernière avait remis en cause les projets de son ministre de la Défense lors d'une réunion mardi mais ils ont démenti qu'elle ait plaidé pour un abaissement du statut militaire de la Grande-Bretagne, ajoute le FT. "Il est catégoriquement erroné de laisser entendre que la position actuelle du Royaume-Uni en tant que nation militaire de premier plan est d'une manière ou d'une autre remise en question", a dit un porte-parole du 10, Downing Street, cité par le FT. "La Première ministre est profondément dévouée aux forces armées du Royaume-Uni et au maintien de leur puissance et de leur capacité à dissuader et à vaincre lorsque cela est nécessaire les menaces auxquelles nous sommes confrontés." Une porte-parole de Theresa May contactée par Reuters n'a pas commenté l'article du FT dans l'immédiat tandis que le ministère de la Défense n'était pas joignable. (Guy Faulconbridge; Bertrand Boucey pour le service français)
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:53 AM
|
La ministre des Armées estime que la France doit accroître ses investissements dans le domaine spatial face « aux risques de confrontations ». Les ambitions de Trump dans l'espace font réagir le gouvernement français. La ministre des Armées estime que la France devrait accroître ses investissements dans le domaine spatial. La raison ? Le risque de « confrontations majeures » dans l'espace. « Nous, dans la loi de programmation militaire (LPM), nous considérons que l'espace est un domaine majeur dans lequel effectivement il pourrait y avoir à terme des confrontations », a déclaré Florence Parly, interrogée jeudi par France 2. En conséquence, juge-t-elle, « il faut pouvoir investir » dans le domaine spatial afin de « pouvoir surveiller cet espace ». Pour rappel, la LPM 2009-2015 a été approuvée ce mardi en commission mixte paritaire, ouvrant la voie à son adoption définitive. Comme l'explique la ministre, ce texte affirme notamment que « l'espace exo-atmosphérique présente un intérêt stratégique de premier ordre ». Enfin, il stipule que « face à l'accroissement des risques et menaces, le renforcement continu de la protection et de la résilience des nouveaux moyens spatiaux et des systèmes les utilisant s'impose ». Une Europe de la Défense nécessaire Au-delà de l'infini spatial, le président américain laisse également planer un « doute » sur l'engagement des Etats-Unis au sein de l'Otan. « Il y a un an, au sommet de l'Otan, il n'a pas apporté un soutien très explicite à cette idée selon laquelle, depuis le Traité de l'Alliance atlantique, lorsqu'un pays de l'Alliance est attaqué, les autres viennent lui prêter secours », explique Florence Parly à France 2. Une démarche qui, selon elle, « a jeté une forme de doute ». Donald Trump avait également jugé « obsolète » l'Otan pendant sa campagne électorale. Il se plaint aussi régulièrement avec véhémence du niveau, très insuffisant selon lui, des dépenses militaires des pays européens membres de l'Alliance. Lors du sommet de l'Otan les 11 et 12 juillet à Bruxelles, « je pense que le président des Etats-Unis mettra une très forte pression sur les Alliés, en particulier européens, pour que ceux-ci paient le fardeau que les Etats-Unis selon lui assument », estime la ministre. Pour Florence Parly, cela rend d'autant plus nécessaire un renforcement de l'Europe de la Défense. Particulièrement « dans ce contexte où nous ne savons plus très bien si les acquis sur lesquels nous avons vécu pendant 70 ans sont définitivement acquis », ajoute-t-elle. Enrique Moreira avec agences
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:52 AM
|
Arrivée dans un contexte houleux, la ministre des Armées a réussi à prendre ses marques, avec une loi de programmation militaire réussie. Mais les défis restent nombreux. C'était il y a un an. Une éternité, presque. Sur le tarmac surchauffé du salon du Bourget, militaires et industriels apprennent, ébahis, la démission de Sylvie Goulard, annoncée à 9h38 alors que la ministre était attendue sur le salon. Le lendemain, la nomination de Florence Parly ouvre autant de questions qu'elle apporte de réponses. Ancienne de Bercy, pas forcément un avantage quand on connaît la guérilla permanente entre le Budget et la Défense. la nouvelle ministre briguait plutôt la tête de la RATP que l'hôtel de Brienne. Un an plus tard, quel bilan tirer des premiers pas de la ministre? Les débuts furent indéniablement houleux. A peine nommée, Florence Parly doit faire face à une coupe de 850 millions d'euros dans le budget 2017 des armées décidée par Bercy. La machine infernale est lancée. Premier acte, le coup de sang de Pierre de Villiers devant les députés de la commission de défense, révélé par Challenges et La Tribune, avec le fameux "je ne vais pas me faire b... comme ça". Deuxième acte, l'incroyable humiliation publique du chef d'état-major des armées par Emmanuel Macron lors de la réception du 13 juillet à l'hôtel de Brienne, rappelant ce que personne n'avait jamais contesté: "Je suis votre chef". Troisième acte, l'inéluctable démission du général le 19 juillet. Un mois après sa nomination, Florence Parly se retrouve à la tête d'un d'un ministère traumatisé, avec une coupe de 850 millions à gérer, une Direction générale de l'armement sans patron (Joël Barre ne sera nommé qu'en août) et une loi de programmation militaire à préparer. Bataille face à Bercy Un an plus tard, Florence Parly reste une ministre discrète, peu connue du grand public, et largement dans l'ombre du chef des armées, Emmanuel Macron. "Elle a la double difficulté d'être "juniorisée" par le président, et d'arriver après un Jean-Yves Le Drian au bilan unanimement reconnu comme remarquable", assure un grand patron de la défense. "On ne m’a pas énormément vue, c’est un fait, mais je me soigne, répondait l'intéressée, non sans humour, lors de ses vœux à la presse, le 16 janvier dernier. Quand vous tapez Parly sur un moteur de recherche, vous tombez sur un centre commercial..."
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:50 AM
|
La ministre française de la Défense, Florence Parly, a affirmé que la France doit se préparer au risque de "confrontations majeures" dans l'espace, en augmentant ses investissements dans le domaine. Cette déclaration intervient quelques jours après que Donald Trump a ordonné la création d'une force spéciale de l'espace, qui correspondrait à la 6ème branche de l'armée américaine, pour que son pays domine l'espace. Pour l'instant, cette annonce n'est pas actée, puisque ce projet doit encore recevoir l'approbation du Congrès américain, mais elle ne semble pas passer inaperçue outre-Atlantique. Interrogée par France 2 sur les propos du président américain, Florence Parly a déclaré: "Nous, dans la loi de programmation militaire, nous considérons que l'espace est un domaine majeur dans lequel effectivement il pourrait y avoir à terme des confrontations. Donc il faut pouvoir investir dans le domaine spatial plus que nous le faisons encore pour pouvoir surveiller cet espace et éviter qu'il ne devienne un espace de confrontations majeures." La surveillance de l'espace est entre autres assurée par l'armée de l'air, à l'aide de radars sophistiqués comme ceux du centre opérationnel de surveillance des objets spatiaux (COSMOS). Mardi 19 juin 2018, le projet de loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 a été approuvée en commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat, ce qui ouvre la voie à son adoption définitive. Ce projet de loi affirme entre autres que "l'espace exo-atmosphérique présente un intérêt stratégique de premier ordre" et que, "face à l'accroissement des risques et menaces, le renforcement continu de la protection et de la résilience des nouveaux moyens spatiaux et des systèmes les utilisant s'impose". La France fait partie de l'une des plus grandes puissances spatiales dans le monde, après les Etats-Unis et la Chine notamment. En 2018, le budget du Centre national d'études spatiales (CNES) a atteint 2438 millions d'euros, ce qui dénote de "la très haute priorité pour l'espace affichée par les pouvoirs publics", rappelle le CNES sur son site. Si l'on rapporte ce chiffre par an et par habitant, le budget que la France consacre aux activités spatiales civile s'élève à 37 euros, et il s'agit du 2ème plus important après celui des Etats-Unis. Sans oublier que l'Hexagone est le premier contributeur au budget de l'Agence spatiale européenne (ESA), à hauteur de 961,2 millions d'euros, soit 24,2% du budget total pour 2018.
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:47 AM
|
Le C-130J-30 est taillé pour de nombreuses missions, en métropole comme en opérations. Son allonge lui permet d’être aussi efficace dans les missions en inter-théâtre et en intra-théâtre. Il assurera les missions de protection, d’intervention et de soutien logistique. La version KC-130J permettra également le ravitaillement en vol des hélicoptères et des avions de chasse. Dernier-né de la gamme C-130 à la fin des années 1990, le C-130J Super Hercules est une version profondément modifiée et modernisée du C-130H. Il dispose de nouveaux moteurs, d’hélices plus performantes à six pales et d’une avionique moderne. Sa fiabilité et ses capacités ont été largement éprouvées en opérations par de nombreuses armées dans le monde. « L’arrivée du C-130J offre à l’Armée de l’air de nouvelles capacités opérationnelles, explique le lieutenant-colonel Stéphane Séry, commandant l’escadron de transport 2/61 « Franche-Comté ». L’un des atouts les plus marquants du C-130J par rapport au C-130H est la visualisation et l’appréciation de la situation tactique qu’il offre à l’équipage.» L’ensemble de la flotte C-130 est mise en œuvre par l’escadron de transport 2/61 « Franche-Comté » sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy. L’acquisition de deux C-130J-30 et deux KC-130J apporte une réponse rapide à l’exploitation opérationnelle exceptionnelle de l’Armée de l’air, laquelle est amplifiée par la déflation en cours de la flotte C160 Transall et les retards dans le déploiement progressif de l’A400M Atlas.Dans le cadre de la coopération franco-allemande sur le C-130J, un training center binational devrait voir le jour en 2021. Il comportera des simulateurs de vol et de soute.
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:44 AM
|
Selon une enquête de la RTS, l'armée suisse a des ambitions spatiales. En 2017, elle a crée une "cellule espace" et a envisagé d'acquérir son propre satellite espion. Lors d'une enquête, la RTS a découvert des documents révélant que l'armée suisse a des visées spatiales secrètes. L'information a été confirmée par le Département de la défense. L'armée possède en effet une "cellule espace", composée de onze officiers de milice, qui sont pour la plupart des anciens employsés de la société Swiss Space Systems (S3). Le Service de renseignement militaire avait même songé à acquérir et lancer son popre satellite espion, un investissement qui aurait permis une certaine indépendance, supprimant le besoin d'acheter des images à l'étranger. Pour cela, il a négocié avec la S3, justement, et un contrat était sur le point d'être rédigé, mais la faillite de la start-up a mis fin au projet.
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:40 AM
|
Le Japon va cesser ses exercices d'évacuation en cas de tirs de missiles nord-coréens, ont rapporté les médias japonais jeudi 21 juin. Le gouvernement n'a pas confirmé dans l'immédiat ces informations, mais les autorités d'une localité ont déclaré qu'elles suspendaient sur ordre de Tokyo un entraînement prévu la semaine prochaine. La décision intervient après le sommet américano-nord-coréen du 12 juin au cours duquel les deux dirigeants ont signé un accord appelant à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. "Tous les entraînements doivent être reportés" La ville de Yaita, dans la préfecture de Tochigi, au nord de Tokyo, avait prévu une simulation d'évacuation la semaine prochaine avec la participation de 800 habitants, dont 350 écoliers. Mais la ville a soudainement annulé toutes les préparations après avoir été informée par le gouvernement du fait que "tous les entraînements devaient être reportés pour le moment en raison d'un changement de situation après le sommet États-Unis-Corée du Nord", a déclaré un responsable municipal. Selon un responsable du gouvernement, ce dernier doit annoncer vendredi sa politique générale concernant les exercices d'évacuation liés à une menace nord-coréenne. La Corée du Nord s'en est régulièrement prise au Japon, colonisateur de la péninsule coréenne de 1910 à la reddition du pays à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, et allié clé des États-Unis. Pyongyang a notamment menacé de "couler" l'archipel nippon ou de le réduire en "cendres". L'an dernier, la Corée du Nord a tiré deux missiles qui ont survolé le Japon et en a fait tomber plusieurs en mer au large du pays. Cette année, des centaines d'habitants de Tokyo ont cherché refuge au cours du premier exercice de ce type dans la capitale nippone.
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:29 AM
|
« Il faut le dire, le Mirage 2000N a bien tenu la posture », exposait récemment le commandant en second des Forces aériennes stratégiques (FAS). « Mais aujourd'hui, les systèmes adverses se densifient et nous avons besoin du Rafale », poursuit le général Pierre-Jean Dupont. Le retrait du service actif des Mirage 2000N a lieu ce 21 juin sur la BA 125 d'Istres, le passage au « tout Rafale » des FAS aura lieu à la rentrée prochaine, avec une bascule de la posture de dissuasion d'Istres à Saint-Dizier, où le 1/4 « Gascogne » et le futur 2/4 « La Fayette » sont déjà prêts à prendre la relève. Un noyau dur, qui préfigure le 2/4, est installé depuis septembre dernier à Saint-Dizier. Complet à 90% lors de sa création, avec environ 150 personnels - répartis entre équipages, ...
|
Scooped by
Romain
June 21, 2018 2:22 AM
|
A l'occasion du salon Eurosatory, ECA Group exposait son drone IT 180. Ce drone est employé par des détachements du génie de l'Armée de Terre au Mali. Afin de répondre aux besoins des forces opérationnelles, ECA Group a mis au point le drone IT 180 (DROGEN), adapté aux missions ISR (renseignement, surveillance, reconnaissance) et ISTAR (acquisition de cible). Le drone IT 180 permet également d' « éclairer la progression de convois et d'appuyer la manœuvre des unités », rapporte l'industriel. Enfin, ce mini drone contrarotatif peut mener des missions de sauvetage au profit des unités de secours ou de « surveillance de feu de foret comme par exemple au sein du SDIS 13 ». Conçu pour des missions opérationnelles, ce drone peut être employé dans des environnements complexes et résiste à des vents allant jusqu'à 60 km/h. En fonction de la configuration choisie, l'IT 180, qui peut évoluer dans un rayon de 30 km depuis sa station sol, dispose d'une autonomie de 30, 60 ou bien 120 minutes. Concernant sa charge utile, le drone IT 180 peut emporter jusqu'à 5 kilos. Outre une caméra, il a été conçu afin de pouvoir embarquer un « module IMSI-catcher de renseignement électronique ». ECA Group ne développe pas ce capteur mais se charge de l'intégrer sur l'aéronef. Cette technologie permet d'identifier les échanges de communication réalisés autour de la zone surveillée. L'IMSI Catcher peut s'avérer fortement utile pour les missions de surveillance. Il peut être intégré sur la version captive du drone qui permet d'observer et de sécuriser pendant plusieurs heures des sites sensibles ou des installations militaires. Parallèlement ECA Group est parvenu à développer une configuration STERNA, permettant d'intégrer un magnétomètre sur le drone afin de mesurer la signature électromagnétique d'un bateau. D'ores et déjà employé au Mali, plus d'une centaine d'IT 180 ont d'ores et déjà été vendus.
|
Scooped by
Romain
June 21, 2018 2:01 AM
|
La marine israélienne a procédé à un essai couronné de succès d'un nouveau système de torpilles qui est désormais opérationnel, a affirmé mardi l'armée israélienne. Au cours de cette expérience effectuée lundi soir, la marine a tiré des torpilles contre des navires ennemis simulés, a précisé l'armée israélienne dans un communiqué. Il s'agissait de la dernière d'une série d'expériences menées au cours des mois écoulés, selon la marine. "À partir de maintenant, ce système sera intégré à toutes les flottes de sous-marins de la marine israélienne", a indiqué l'armée. Ces nouveaux systèmes disposent de capacités et caractéristiques avancées y compris en termes de précision et de portée, a-t-elle dit. "L'entrée en fonctionnement de ces systèmes constitue une grande avancée pour les capacités opérationnelles de la marine et pour sa capacité à défendre l'État d'Israël, a conclu l'armée.
|
Scooped by
Romain
June 21, 2018 1:59 AM
|
SAIC coiffé sur le poteau par BAE Systems: le Corps des marines a annoncé mardi que BAE Systems va fournir une première tranche de 30 ACV (amphibious combat vehicles) pour un montant de 198 millions de $. En 2015, les deux firmes avaient été sélectionnées et avaient produit 16 démonstrateurs en vue de leur évaluation. Il s'agit de commencer à remplacer les 870 AAV vieux de 40 ans. Par la suite, l'USMC envisage d'acheter 240 autres exemplaires, avant une éventuelle commande de 400 exemplaires d'une version plus avancée. Le 3rd Amphibious Assault Battalion sera la première unité équipée de ce blindé.
|
Scooped by
Romain
June 21, 2018 1:58 AM
|
L’heure de la retraite va bientôt sonner pour les véhicules légers tactique tout-terrain (VLTT) Peugeot P4, utilisés par l’armée de Terre depuis plus de 35 ans. Aussi, ayant connu des générations de conducteurs, ces véhicules coûtent très cher à entretenir (comptez 27.000 euros et 300 heures de travail pour en « reconstruire » un). Et, par conséquent, leur flotte se réduit quasiment à vue d’oeil, plusieurs centaines d’exemplaires ayant été en moyenne retirés du service au cours de ces dernières années. D’où, d’ailleurs, l’achat, en 2015, de 1.000 4×4 de type Ford Ranger pour remédier en urgence à cette situation. Au passage, ce choix fut l’objet de vives critiques au nom du « made in France » parce que le Duster de Renault-Dacia et le Berlingo 4×4 de Citröen n’avaient pas été retenus, alors que ces voitures sont produites en Roumanie et en Espagne. Passons. Cela étant, en décembre 2016, le ministre de la Défense d’alors, Jean-Yves Le Drian, annonça la commande, auprès d’ACMAT [filiale de Renault Trucks Defense, devenu ARQUUS, ndlr] de 3.600 4×4 Ford Everest militarisés, dans le cadre du programme VLTP-NP [Véhicule léger tactique polyvalent – Non protégé]. Près de 18 mois plus tard, la Section technique de l’armée de Terre [STAT] a reçu, de la part de la Direction générale de l’armement [DGA], d’un premier exemplaire de ce VLTP-NP, rebaptisé VT4. En effet, le 19 juin, l’armée de Terre a indiqué que la STAT venait de percevoir le VT4 « pour une évaluation technico-opérationnelle », sur le site de l’antenne de la DGA « Techniques terrestres » près d’Angers. Il s’agit de préparer les premières livraisons de ce nouveau véhicule [au standard 1] aux différentes unités de l’armée de Terre. C’est à dire à partir de l’automne prochain. Ensuite, le rythme des livraisons va s’accélérer. En 2019, 730 seront ainsi en service [dont 430 standard 2]. L’année suivante, 920 exemplaires seront livrés, puis 950 autres en 2021, 1.200 en 2022 et 180 en 2023. Au total, 3.980 VT4 seront en dotation. Le VT4 pourra transporter 5 militaires ou 4 combattants équipés du système FELIN [Fantassin à Équipements et Liaisons INtégrés]. Compatible avec le système de communication CONTACT et d’information SIC-S, ce véhicule affiche un poids total à charge de 3,5 tonnes. D’une puissance de 160 cv, il peut rouler à la vitesse maximale de 165 km/h. Climatisé, il est pré-équipé pour recevoir deux postes radios PR4G. Le standard 2 du VT4 sera aérotransportable et disposera d’équipements pour la vision de nuit ainsi que protections amovibles En clair, il sera adapté pour les OPEX. Selon le rapport annexé de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25, l’armée de Terre comptera 4.983 VLTP-NP en 2025, dont 500 véhicules MASSTECH T4 de Technamm et 80 VLTP-NP SAN [actuellement, ce sont des ambulances Mercedes Sprinter 4×4].
|
Scooped by
Romain
June 21, 2018 1:51 AM
|
La Cour des comptes américaine (GAO - Government accountability office) a récemment publié un nouveau rapport sur l'avancée du F-35 de Lockheed Martin. Le programme de développement, quasiment achevé, doit ouvrir la voie à l'automne 2019 à la pleine capacité de production - à 77 exemplaires par an pour les 12 prochaines années - après validation par le Pentagone. Le GAO met ainsi en garde le département de la Défense, qui doit s'assurer de pouvoir résoudre l'ensemble des déficiences qui affectent l'avion avant cette montée en cadence. Parmi les risques techniques identifiés depuis le dernier rapport du GAO, le système de ravitaillement en vol, les pneus ainsi que divers systèmes d'oxygénation. Pour le premier cas, un système renforcé est en cours de développement et des améliorations logicielles pour réduire la charge de travail du pilote lors de l'opération de ...
|
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:55 AM
|
Naval Group et Business France font le point sur l’évolution du contrat des douze sous-marins commandés par l’Australie, remporté en avril 2016. Le “contrat du siècle” est une victoire de la French Tech. En avril 2016, Naval Group et Business France étaient choisis par l’Australie pour construire 12 sous-marins Shortfin Barracuda (modèle inspiré du Barracuda français sans qu’il soit à propulsion nucléaire), un contrat de l’ordre de 50 milliards de dollars australiens (31,7 milliards d'euros). Le projet franchit une nouvelle étape avec le programme “Maritime Connection Days in Australia”, créé par Business France en collaboration avec Naval Group, le Groupement des industries de construction et activités navales (GICAN) et les Pôles Mer Bretagne et PACA. Dans le cadre de celui-ci, 8 sociétés françaises s’engagent à s’implanter dans le marché maritime australien. Business France les entraînera aux stratégies d’implantation et à négocier à l’australienne. Le "bootcamp" (camp d'entrainement) a été lancé le 20 juin. D’ailleurs, l’Australie va bientôt décider, en ce mois de juin, de son deuxième plus grand programme[…]
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:52 AM
|
Le plus grand constructeur naval chinois, CSIC, a publié mercredi une photo de ce qui serait le premier porte-avions du pays équipé d’un système de lancement par catapulte électromagnétique, écrit The Global Times. Les experts militaires estiment que Pékin comptera trois porte-avions dans un avenir proche. La China Shipbuilding Industry Corporation (CSIC), la plus grande société de construction navale du pays, a publié une photo qui montre un porte-avions inconnu au centre, flanqué des deux côtés par le Liaoning et le Type 001A, le premier porte-avions construit entièrement par la Chine, annonce The Global Times. Le cliché a été dévoilé à l'occasion d'une réunion à l'Institut de recherche n°701 de la CSIC, selon le compte WeChat de la société. Des chasseurs chinois J-15 et un nouveau type d'avion d'alerte avancée à voilure fixe se trouvaient sur le pont de ce navire inconnu. La photo est apparue sur fond de spéculations sur la construction d'un troisième porte-avions chinois à Shanghai. Le cliché montre deux porte-avions avec des rampes de lancement en tremplin, mais le porte-avions inconnu est doté d'une rampe plate, ce qui rend possible un système de lancement par catapulte électromagnétique, a expliqué mercredi au Global Times l'expert militaire Song Zongping.Selon lui, le nouveau porte-avions aura un déplacement supérieur à 8 tonnes. Un troisième porte-avions renforcerait considérablement les capacités de la marine chinoise. Le Type 001A est le premier porte-avions de construction chinoise et le deuxième porte-avions de la marine chinoise après le Liaoning, l'ex-croiseur soviétique Variag dont la construction n'avait pas été achevée et qui a été acheté à l'Ukraine.
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:50 AM
|
L'US Navy a annoncé avoir officiellement attribué le 15 juin un contrat à la firme General Atomics Aeronautical Systems qui va mettre en œuvre ses propres drones Reaper et équipages au profit de l'USMC en Afghanistan. J'avais signalé cette décision en janvier dernier (lire ici), décision qui s'inscrit effectivement dans un "surge" américain dans le domaine de l'ISR. Montant de ces prestations: près de 40 millions de dollars. On ignore le nombre de drones et d'employés qui seront déployés. Sur le théâtre afghan, quatre Reaper devraient être disponibles pour répondre aux besoins de l'USMC. Voici l'avis d'attribution: General Atomics Aeronautical Systems Inc., Poway, California, has been awarded an undefinitized contract action with a not-to-exceed value of $39,566,023 to provide additional unmanned air system intelligence, surveillance, and reconnaissance surge support for Marine Corps Task Force Southwest operations in the U.S. Central Command (CENTCOM) area of operations (AOR) using contractor-owned/contractor-operated MQ-9 Reaper unmanned air systems. Work will be performed in Yuma, Arizona (35 percent); Poway, California (15 percent); and within the CENTCOM AOR (50 percent), and is expected to be completed in November 2018. Fiscal 2018 operations and maintenance (Navy), overseas contingency operations funds in the amount of $19,387,351 will be obligated at time of award, all of which will expire at the end of the current fiscal year. This contract was not competitively procured pursuant to 10 U.S. Code 2304(c)(1). The Naval Air Systems Command, Patuxent River, Maryland, is the contracting activity (N00019-18-C-1063).
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:49 AM
|
Le modèle de guerre « stand-off » (menées sans contact direct avec l’ennemi) ou avec proxy – c’est-à-dire des intermédiaires – est dépassé parce que les dégâts humains et matériels qu’il entraîne souvent sont jugés inadmissibles : quand on voit les images des destructions cataclysmiques occasionnées aux villes irakiennes et syriennes (ce ne sont que les exemples les plus médiatisés), on se demande légitimement quel est l’intérêt fondamental – autre que géopolitique et/ou de fierté personnelle – d’avoir (re)conquis d’immenses champs de ruines où déambulent des populations ayant tout perdu. Pour éviter de telles destructions, il faut accepter le retour à la guerre de contact, notamment – surtout – en milieu urbain.Problème : dans le combat urbain, les militaires sont toujours dépassés numériquement par la population civile au sein de laquelle se dissimulent très fréquemment des combattants en civil. Les militaires ont donc besoin d’être secondés par des robots qui vont les soulager d’une série de tâches dévoreuses d’énergie et de temps. On songe bien sûr d’abord à la logistique et au renseignement. A quoi on peut ajouter le tir mais sur ce point, il est indispensable de développer une nouvelle génération de robots dont les aptitudes dépassent ce qui existe actuellement. Il s’agit de réaliser des engins qui garantissent à 100% la réussite de tirs isolés ou simultanés jusqu’à 200 mètres, avec une précision telle qu’elle permette de programmer le ou les robots pour que le ou les projectiles tirés atteignent un bras ou une jambe afin d’immobiliser la ou les cibles sans les tuer. Le général c.r. Michel Yakovleff, responsable de développement export chez SD4E, invoque l’intérêt qu’il y aurait à réussir à empêcher des terroristes de se faire exploser en les blessant : correctement soignés, intelligemment « travaillés », certains « kamikazes » changeraient probablement d’attitude et livreraient des informations très précieuses permettant de remonter la filière de leur organisation. Un délice pour les hommes du renseignement ! Autre application prévue pour des robots hyper-précis : la défense de sites sensibles tels des centrales nucléaires. L’impérieuse nécessité d’atteindre très précisément des intrus évoluant dans un périmètre prédéfini n’échappe à personne. En temps de paix, il s’agit prioritairement de pouvoir blesser plutôt que tuer un ou plusieurs individus qui se seraient introduits dans l’un des bâtiments les plus sensibles d’un complexe où leur présence les définit comme malveillants, au cas où une arrestation judiciaire classique serait impossible. Et précisément dans cette hypothèse où un robot est appelé à intervenir, il y aura toujours un contrôle humain par un représentant des forces de l’ordre titulaire du pouvoir judiciaire et toute la procédure légale sera respectée, avec pour avantage que l’intervention du ou des robots sera enregistrée, permettant de documenter parfaitement le dossier. Le système ne tombera donc pas sous la suspicion ou carrément l’accusation de laisser un robot décider à la place de l’être humain. En revanche, il se peut que la présence d’un tel dispositif dissuade nombre de malveillants potentiels qui se sauraient confrontés à la quasi-certitude de perdre un bras ou une jambe dans l’aventure… Cette nouvelle forme de défense rehausserait significativement le seuil d’impunité dont ont joui jusqu’à présent nombre de militants malveillants. Pour défendre une installation militaire, au lieu d’utiliser un certain nombre de sentinelles dont la vigilance peut être prise en défaut ou le temps et le choix de la réaction se révéler fatal, on pourrait installer des rails sur le périmètre et y faire circuler des robots programmés pour réagir instantanément en fonction des paramètres chargés en relation avec les lieux, les types de menace envisagés, les restrictions applicables, etc. Là aussi, en fonction des paramètres de la situation rencontrée, le robot exécuterait la décision humaine d’effectuer un tir pour blesser ou pour tuer avec une précision et une rapidité quasi inégalables. Les robots seraient d’un type à éclipse pour empêcher leur destruction préventive. Un tel dispositif économiserait massivement la main d’œuvre aujourd’hui affectée à la protection des infrastructures en OPEX : il faut déployer cinq personnes pour en avoir une en permanence sur le parapet. Un site nécessitant une dizaine de défenseurs en permanence (un cas assez courant) nécessite le déploiement d’une cinquantaine de soldats. Dans le cas présent, un système de défense à base de Snibot permettrait de réorienter un nombre significatif de soldats vers des missions hors du périmètre, tout en assurant une défense à l’effet garanti, non sujet à la fatigue, au stress, etc. Autre exemple idéal d’utilisation d’un robot hyper-précis : la prise d’otage(s), surtout par plusieurs individus. Au lieu d’astreindre une équipe de tireurs d’élite à cet exténuant compte à rebours simultané pour ne tirer que lorsque tous les preneurs d’otages sont en vue au même moment afin d’empêcher que l’un d’eux puisse exécuter les otages après avoir vu ses complices abattus, ce sont des robots qui, sous l’autorité du pouvoir judiciaire représenté sur place, exécuteraient cette séquence de tir. Les habituelles interruptions et reprises du compte à rebours ne pèseraient plus sur des tireurs. Il y a bien des années, lors d’une prise d’otages à Djibouti, les tireurs d’élite français avaient littéralement cuit sous le soleil pendant plusieurs heures avant que la fenêtre de tir permettre d’abattre simultanément tous les preneurs d’otages. Psychologiquement et physiquement, les tireurs d’élite se trouveraient soulagés d’un certain nombre d’intervention, à condition, encore une fois, que le niveau d’hyper-précision requis, assorti d’une fiabilité couverte par l’autorité judiciaire, permette de remplacer l’être humain. Pour développer un tel robot de l’hyper-précision, Philippe Levilly, directeur de projet dans la société SD4E qu’il a créée dans ce but, s’est entouré de collaborateurs stratégiques : Alain Juillet (autorité reconnue dans la sécurité et le renseignement), pour la présider ; Michel Yakovleff (général c.r., responsable du développement export) ; Frédéric Gallois (conseiller opérationnel), Jean-Pierre Devaux (directeur de la stratégie) ; Jean-Jacques Topalian, associé stratégique et spécialiste en mécatronique (via la société Shark Robotics ) ; last but not least, Etienne Besnard, de la société MGPI (mécanique générale de précision). SD4E a adopté un angle de vue particulier : il n’est pas parti d’une arme à laquelle adapter un robot, ni d’un robot qu’il conviendrait d’adapter à un rôle de tireur d’élite. Non, il est parti du tir de haute précision à réaliser et, dès lors, a élaboré le robot nécessaire pour accomplir cette tâche. L’armée est convaincue de l’impérieuse nécessité de développer des robots pour une série de tâches à remplir dans des conditions opérationnelles souvent complexes. Cela requiert un budget important. Mais, à titre de référence, comme l’a dit le chef d’état-major de l’U.S. Army : « L’armée américaine ne compte que 4% de membres qui utilisent une arme personnelle pour combattre mais ces 4% représentent 90% des pertes alors qu’ils ne reçoivent que 1% du budget annuel. Il est temps que cela change et que ces troupes au contact direct avec l’ennemi reçoivent 10% du budget ! ». Ce qui vaut pour l’armée américaine vaut pour les autres, évidemment.
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:46 AM
|
Dhaka signed an intergovernmental agreement with Beijing on 20 June for the procurement of an undisclosed number of additional Hongdu Aircraft Industries Corporation (HAIC) K-8W Karakoram basic jet trainers for the Bangladesh Air Force (BAF). The Bangladeshi military’s Inter-Services Public Relations announced that the contract was signed in a ceremony attended by BAF Chief of Air Staff Air Marshal Masihuzzaman Semiabat and China’s Ambassador to Bangladesh, Zhang Zuo, among others.
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:44 AM
|
Après une courte accélération sur la piste, le pilote d’essai Iouri Alacheev tire légèrement le manche vers lui, et l’appareil de 85 tonnes décolle. Cet avion extraordinaire au fuselage élancé gagne rapidement de l’altitude et se cache derrière les nuages. Il y a 60 ans, le 21 juin 1958, l'URSS se dotait d'un argument sérieux dans son bras de fer avec l'Otan: il s'agissait du premier vol de l'appareil 105 qui entrerait en service quatre ans plus tard en tant que Tu-22. Ces bombardiers à longue portée ont été pendant plus de 30 ans le «bras long» des forces aériennes soviétiques et russes. Qui plus est, leurs successeurs — les Tu-22M3 modernisés — sont toujours en service. Lourd et rapide La conception du bombardier supersonique Tu-22 a débuté en 1955. Ces appareils étaient destinés à remplacer, dans l'arsenal de l'armée, les bombardiers subsoniques Tu-16 qui étaient déjà incapables de percer efficacement la défense antiaérienne de l'ennemi potentiel. Le pays avait besoin d'un avion de frappe à longue portée plus fort, plus manœuvrable et plus polyvalent. C'était une question de survie: au milieu des années 1950, ni l'URSS ni les États-Unis ne disposaient encore d'un arsenal de missiles balistiques intercontinentaux. Ainsi, l'aviation à longue portée était considérée par les deux superpuissances comme le vecteur principal des armes nucléaires. Et bien que l'industrie soviétique ait lancé en 1955 déjà la production des célèbres Tu-95, il n'existait encore aucune option supersonique pour les bombardiers. Le Tu-22 était un avion tout-métal classique, avec les ailes en flèche et un train d'atterrissage à trois supports. Les pilotes soviétiques ont immédiatement qualifié l'avion de «perçoir» à cause de son nez poinu. Le cœur de l'avion était formé de deux turboréacteurs RD-7M2 ayant chacun une puissance de 11 000 kilogramme-force en régime nominal ou de 16 500 kilogramme-force en régime surchargé. Ils permettaient à l'avion d'atteindre la vitesse de 1600 km/h, ce qui était, à l'époque, comparable à celle des chasseurs à réaction. Son plafond pratique se chiffrait à 13 000 mètres, alors que la distance de vol maximale atteignait 4 400 km à une vitesse subsonique ou 1 560 kilomètres à une vitesse supersonique. L'équipage de l'avion comprenait trois personnes: le commandant, le navigateur et le tireur/opérateur de radio. L'avion pouvait tirer jusqu'à 9 tonnes de munitions contre l'ennemi potentiel. La base de son arsenal était formée de bombes non-guidées pesant de 100 kg à 9 tonnes, notamment des munitions nucléaires de puissance différente. Il serait pourtant injuste de considérer cet avion comme un porteur banal de bombes. Les concepteurs soviétiques ont créé plusieurs modifications destinées à des objectifs différents: le bombardier Tu-22B, l'avion de renseignement Tu-22R/RD, muni des équipements photographiques, le brouilleur efficace Tu-22P/PD et enfin le porteur de missiles Tu-22K/KD, équipé en Kh-22, les meilleurs missiles antinavires supersoniques de l'époque. Qui plus est, ces derniers pouvaient porter non seulement des ogives explosives et à charge creuse, mais aussi nucléaires. Cela permettait au Tu-22 de faire efficacement face même aux plus grands navires de l'Otan. Une «maturation» difficile Le Tu-22 est non sans fondement considéré comme un «enfant problématique» de l'industrie aérienne soviétique. Ainsi, il n'a pas tout de suite appris à voler correctement. De 1958 à 1991, l'armée de l'air a perdu au total 70 des 311 avions de série (c'est-à-dire plus de 20% du parc) à cause des incidents différents. Même son premier vol a été troublé: le pilote d'essai Iouri Alacheev a été obligé d'atterrir le 105 sur son «ventre» à cause d'une panne du châssis avant. Le premier prototype a été mis hors service et transformé en outil d'entraînement. Le pilote a ainsi été transféré dans la cabine du deuxième appareil d'essai, le 105A, qui a pour la première fois franchi le mur du son le 21 décembre 1959. Les gouvernails d'altitude et le stabilisateur se sont toutefois avérés incapables de résister à cette vitesse. L'avion est entré en chute libre, et l'opérateur radio a été le seul à pouvoir s'éjecter. Le lieutenant-colonel Iori Alacheev, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, a reçu le titre de Héros de l'Union soviétique à titre posthume. Plusieurs autres avions se sont également écrasés avant 1962, quand le Tu-22 est officiellement entré en service. Son exploitation pratique par l'armée a elle-aussi révélé de nombreux défauts sérieux. Ainsi, le placement des moteurs au-dessus de l'empennage de queue rendait l'appareil difficilement contrôlable à une vitesse supersonique, le tremblement du châssis compliquait la vie de l'équipage lors du décollage et de l'atterrissage, alors que les préparatifs du vol d'un Tu-22 pouvaient prendre une bonne partie de la journée à cause de la construction compliquée de l'appareil. Tous les pilotes n'étaient pas en mesure de maîtriser cet avion lourd, rapide et très capricieux. Seuls les pilotes militaires les plus expérimentés pouvaient assumer le rôle de commandant de l'équipage. C'est entre leurs mains que le potentiel du Tu-22 était totalement exploité. Ce bombardier a été considérablement perfectionné avec le temps. Son objectif était de frapper les forces de l'Otan en Europe en cas de troisième guerre mondiale. Dans les années 1970-1980, les Tu-22 prenaient part à tous les exercices importants à l'ouest de l'URSS. Compte tenu de la saturation du théâtre des opérations présumé en forces antiaériennes, les pilotes des bombardiers s'entraînaient activement à s'introduire sur le territoire de l'ennemi en groupes aériens à des altitudes basses et très basses. Ces entraînements ont inclus plus tard des vols en régiment à basse altitude. On a également mis en place la couverture des groupes de frappe par les avions de guerre électronique. Un avion furtifLe baptême de feu du Tu-22 a eu lieu au Moyen-Orient le 22 septembre 1980. Quatre bombardiers irakiens chargés de bombes aériennes explosives FAB-500 ont littéralement rasé l'aérodrome de Mehrabad, près de Téhéran, détruisant sa piste d'atterrissage et plusieurs avions. Par la suite, Bagdad a activement utilisé les Tu-22 pour lancer de puissantes frappes de bombes et de missiles contre des cibles en Iran, ne perdant que 4 de ses 12 appareils en 8 ans. Cette capacité remarquable à survivre du bombardier s'expliquait notamment par ses moyens avancés de lutte électronique. Les appareils des dernières séries étaient munis des brouilleurs SPS-100 Rezeda-A ou SPS-5 Fassol, voire SPS-151, SPS-152 ou SPS-153 Siren. Même si les chasseurs iraniens arrivaient à rattraper les Tu-22, ils étaient incapables d'assurer le ciblage des missiles. Quant aux tirs de canon, les bombardiers irakiens ne permettaient pas aux avions de l'ennemi d'atteindre la distance nécessaire. Le Tu-22 était pratiquement invincible face aux avions et aux systèmes antiaériens de l'ennemi, ce qui contrebalançait d'une certaine manière ses défaillances techniques fréquentes. Ainsi, le 23 mars 1983, un bombardier soviétique a perdu son chemin lors des exercices et a violé par erreur l'espace aérien de l'Iran. Selon les conditions des manœuvres, le pilote utilisait tous les systèmes de lutte électronique. L'Iran a lancé des intercepteurs F-14 de production américaine, qui n'ont pas été en mesure de cibler l'avion et ont failli se frapper l'un l'autre. Au retour, le Tu-22 est également passé par le ciel afghan, où un MiG-23 et un Su-22 ont tenté de l'intercepter… en vain. L'avion soviétique est revenu sans problème à l'aérodrome de Mary en République socialiste soviétique du Turkménistan. Un avenir prometteur En Russie, le dernier Tu-22 a été mis hors service en 1994. Ces bombardiers supersoniques ont tué beaucoup de pilotes en près de 30 ans d'exploitation. Toutefois, la version perfectionnée de cet appareil est devenue une arme redoutable de l'aviation soviétique et était considérée par les analystes de l'Otan comme l'un des avions de frappe les plus menaçants de l'arsenal soviétique. Il est à noter que l'expérience d'exploitation des Tu-22, payée par le sang, n'a pas été vaine. Elle a permis de construire sur sa base le nouveau bombardier supersonique polyvalent Tu-22M Sa dernière modification — le Tu-22M3 — a lancé plusieurs fois des frappes contre les sites des terroristes en Syrie. Qui plus est, sa future version T-22M3M, qui devrait encore être mise au point, pourrait porter les nouveaux missiles air-surface Kh-32 entrés en service en 2016. Autrement dit, le Tu-22, avion au passé compliqué et marqué par un grand nombre de «maladies infantiles», a laissé derrière lui un digne successeur.
|
Scooped by
Romain
June 22, 2018 1:30 AM
|
Beaucoup le disaient enterré, fini, incapable de tenir les promesses face à l’Eurofighter EF-2000 Typhoon et au Lockheed-Martin F-35A Lightning II, force est de constater que ceux-ci avaient tort. L’avion de combat omnirôle français Dassault Aviation Rafale n’a jamais quitté la compétition belge pour le remplacement des chasseurs-bombardiers F-16MLU Fighting Falcon. Les dirigeants de l’avionneur francilien tablent notamment sur deux facteurs forts en Belgique : l’Europe de défense et le partenariat industriel. Un pari osé mais qui pourrait porter ses fruits dans quelques mois. Et c’est de tout en haut de l’état belge qu’est revenu l’espoir français. En fin de semaine dernière le premier ministre Charles Michels annonçait dans la presse que son gouvernement étudierait en profondeur la proposition française autour du Rafale et en tirerait les conclusions qui s’imposent. Il faut dire que quelques jours auparavant Eric Trappier, l’actuel numéro 1 de Dassault Aviation, annonçait des accords de partenariat majeur entre son entreprise et plusieurs sociétés d’outre-Quiévrain. Dans les domaines aéronautiques et de la défense forcément mais pas uniquement. En effet le groupe Dassault pourrait intervenir auprès des entreprises belges dans le très stratégique domaine de la cybercriminalité et du cyberterrorisme. La contrepartie économique pour la Belgique pourrait s’élever à vingt milliards d’euros. De quoi largement faire réfléchir les décisionnaires bruxellois. Dans le même temps Eric Trappier ne ferme pas la porte à la Belgique à une participation future au programme pour l’instant franco-allemand SCAF. Pour autant il insiste sur le fait que cela ne se fera pas sans sacrifice. Le SCAF pourrait alors devenir une sorte d’Eurofighter 2.0 mais avec le savoir-faire français cette fois-ci. Pour autant il ne faut pas croire qu’Airbus Defense & Space et Lockheed-Martin vont laisser Dassault Aviation leur souffler ainsi ce marché très fort. On attend sous peu la réaction américaine, même s’il est peu probable que l’on est des offres supérieures à celle de l’avionneur francilien. Airbus Defense & Space de son côté semble avoir usé toutes ses cartouches dans la compétition et pourrait bien ne plus être que celui qui compte les points entre le Rafale et le F-35A. Quoiqu’il en soit le programme de remplacement des vieux General Dynamics F-16 Fighting Falcon belges semble loin d’être terminé. Européens et Américains vont s’y affronter sur fond de politique commerciale de Donald Trump. Le Président des États-Unis sera forcément en filigrane de ces pourparlers et son «America First» pourrait bien desservir Lockheed-Martin. Affaire donc à suivre. Photo © Dassault Aviation.
|
Scooped by
Romain
June 21, 2018 2:23 AM
|
Le Mirage 2000N s’apprête à prendre sa retraite après trente ans dans les rangs des Forces Aériennes Stratégiques (FAS). Le lieutenant colonel Geoffroy, commandant de l’escadron 2/4 “La Fayette” détaille le programme de la journée de commémoration pour son retrait de service qui a lieu ce jeudi 21 juin sur la base d’Istres-Le Tubé (Bouches-du-Rhône). L’armée de l’Air rendra un dernier hommage au Mirage 2000N lors de la journée de commémoration de son retrait de service, jeudi 21 juin sur la base d’Istres-Le Tubé (Bouches-du-Rhône). Le chasseur-bombardier des Forces Aériennes Stratégiques (FAS) s’apprête à prendre sa retraite après trente ans passés à assurer la mission de dissuasion nucléaire. C’est un baroud d’honneur qui attend l’appareil avant qu’il ne laisse sa place au tout Rafale”. Le lieutenant colonel Geoffroy, commandant de l’escadron 2/4 “La Fayette”, en détaille le programme ainsi que l’attachement des anciens vis à vis de cet appareil.
|
Scooped by
Romain
June 21, 2018 2:12 AM
|
Lundi 18 juin, dans le bureau du général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est déroulée la signature du contrat d’objectif et de performance (COP) pour les années 2018 à 2021 de l’économat des armées (EdA), en présence du général de corps d’armée Patrick Destremau, sous-chef performance à l’état-major des armées (EMA), du commissaire général de 2e classe Thierry Pineaud, officier général pilotage à l’EMA, de Monsieur Marembaud, président de l’EdA et du commissaire général Lautredou, directeur de l’EdA. L’économat des armées est un prestataire de services dédié au soutien des forces, c’est un établissement public à caractère commercial placé sous la tutelle de l'état-major des armées (EMA). Il s'appuie sur près de 500 collaborateurs aux savoir-faire multiples. L’EdA approvisionne en produits et en marchandises diverses, les personnels en service et en opération, dans le monde entier, des trois armées, de la gendarmerie et des services communs, et leurs familles. Outre son expertise dans le domaine de l'approvisionnement sous toutes ses formes, l'économat est un service complémentaire et indispensable de chacune des armées et des bases de défense. C’est la 3e fois qu’un COP est signé entre les armées et l’EdA. Les 3 axes du COP 2018/2021 sont : conforter la robustesse de l’intervention de l’EdA en soutien des forces ; accompagner le service du commissariat des armées (SCA) dans sa démarche de transformation des fonctions restauration, hôtellerie et loisirs sur le territoire national ; améliorer la performance interne de l’établissement en adaptant sa gouvernance et son organisation. Mais pour les prochains mois, l’un des enjeux majeurs de l’EdA est la mise en œuvre des mesures du plan famille dont l’EdA est l’opérateur, sous l’égide du SCA (déploiement du wifi gratuit en métropole, et extension du wifi dans les opérations extérieures, notamment). Sources : État-major des armées Droits : Ministère de la Défense
|
Scooped by
Romain
June 21, 2018 1:59 AM
|
Florence Parly, ministre des Armées, et son homologue allemande Ursula von der Leyen, ont signé deux lettres d’intention communes sur le char de combat du futur (Main Ground Combat System – MGCS) sous leadership allemand et sur le système de combat aérien du futur (Next Generation Weapon System within a Future Combat Air System – SCAF) sous leadership français. L’identification très claire d’une nation leader sur chaque projet garantit une organisation efficace des travaux, assurent les deux signataires. Le SCAF sera le système de combat aérien du 21e siècle. Il rassemblera autour d’un nouvel avion de combat polyvalent, adapté aux menaces aériennes contemporaines et exploitant le potentiel de l’intelligence artificielle, des moyens de combat travaillant en réseau, dont des drones de différents types. Il devrait être mis en service à l’horizon 2040. La lettre d’intention fixe l’objectif de lancer une phase d’étude au plus tard fin 2018. Dans cette phase, les travaux d’architecture s’accompagneront du lancement rapide de démonstrations. Ces actions technologiques devront préfigurer, à l’horizon 2025, les concepts à retenir pour le futur système opérationnel. La lettre d’intention désigne la France comme nation leader sur le projet. Elle prévoit également que d’autres partenaires, en particulier européens, puissent se joindre à la réalisation du projet. Concernant le char de combat futur, la France et l’Allemagne partagent la même vision d’un système appuyé sur les technologies les plus innovantes et capable d’assurer une supériorité opérationnelle dans tous les contextes et sur tous les terrains. Pleinement intégré au programme Scorpion en France et au système HEER en Allemagne, MGCS sera le système terrestre de référence à son déploiement en 2035. La lettre fixe comme objectif de lancer une phase commune de démonstration d’ici mi-2019. Adaptée aux évolutions des menaces et des technologies, elle prévoit un point d’étape en 2022 et l’établissement d’ici 2024 d’un besoin opérationnel détaillé. Elle désigne l’Allemagne comme nation leader du projet et offre des bases solides pour un accord de coopération plus vaste, notamment avec d’autres partenaires européens. La lettre porte également des engagements communs sur le système d’artillerie du futur (CIFS). Signe de la qualité de la coopération franco-allemande, a aussi été convenu le lancement du satellite militaire franco-allemand CSO3, sur Ariane 6. Le projet Ariane 6, que la France soutient pleinement, est un enjeu majeur pour l’accès souverain de l’Europe à l’espace. Alors que la France et l’Allemagne se sont engagées dans un effort de défense nécessaire compte-tenu de l’évolution du contexte stratégique, ces programmes constitueront un apport majeur à la sécurité des Européens ainsi qu’au développement d’une Alliance atlantique moderne et adaptée. Ces deux lettres concrétisent la volonté de la France et de l’Allemagne de bâtir en commun les systèmes d’armement du futur et d’agir pour la construction de l’Europe de la défense.
|
Scooped by
Romain
June 21, 2018 1:58 AM
|
«L’espionnage entre amis, cela ne va pas du tout !», la phrase prononcée en 2013 par Angela Merkel, réagissant à la nouvelle que le renseignement militaire américain (NSA) avait écouté son propre téléphone, vient de refaire surface. Mais cette fois-ci, ce sont les services secrets allemands (BND) qui ont pris la place de la NSA, et l’Autriche qui semble être le dindon de la farce. Samedi dernier, le quotidien Der Standard et l’hebdomadaire Profil ont annoncé disposer de documents prouvant que le BND a «écouté» près de 2 000 numéros de téléphones fixes et mobiles, fax et adresses électroniques de ministères, organisations internationales, ambassades, entreprises installés en Autriche, entre 1999 et 2006. Parmi les organisations internationales figurent l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Suite à cela, le porte-parole de la Chancellerie, Steffen Seibert, a réaffirmé les liens d’amitié qui lient les deux pays mais a refusé de se prononcer sur les reproches en précisant que le gouvernement fédéral ne s’exprimait jamais publiquement sur les services secrets. En revanche, la Commission des services secrets du Bundestag doit se réunir très prochainement pour auditionner les responsables des services concernés. Au-delà de l’acte hostile envers un pays ami et des organisations internationales, le BND a acquis, via la nouvelle loi sur les services secrets de 2016, le plein droit d’écouter des institutions, organisations et citoyens dans l’Union européenne, s’il est question de prévenir des dangers qui menacent la sécurité intérieure et extérieure de l’Allemagne. Alors que le chancelier Sebastian Kurz s’est déclaré confiant sur le fait qu’il obtiendrait tous les éclaircissements de la part de «l’ami allemand». Peter Grindling, directeur de l’Office fédéral autrichien des renseignements généraux et de la lutte antiterroriste, a, pour sa part, expliqué dans les médias autrichiens que les agissements du BND sont connus depuis longtemps, et que les numéros écoutés n’appartiennent pas à des cibles autrichiennes. Des déclarations qui laissent présager que cette affaire ne devrait pas faire trop de vagues entre les deux pays.
|
Scooped by
Romain
June 21, 2018 1:52 AM
|
MBDA has unveiled a new version of its Licorne lightweight very short range air defence (VSHORAD) command and control (C2) system, which includes an integrated anti-drone capability. First launched at Eurosatory 2016, the Licorne pocket C2 system is designed for use with systems such as MBDA’s Mistral family and has been derived from its existing Missile Control Post (MCP) and Platoon Command Post (PCP) systems, which are in service in several countries. The system provides surveillance, detection, and identification functions with a high level of connectivity. It can be used in association with passive infrared 360° surveillance sensors, lightweight radars, or electronic support measures (ESM) and acoustic sensors. It provides multisensor data fusion, real-time ranging, shared tactical position calculation, and can upload battery sensor images to upper command levels using standard NATO military datalink protocols such as JREAP-C. The organic sensor capability consists of a radar and an electro-optical (EO) sensor. The new anti-drone capability adds a mobile radio frequency (RF) detection unit produced by Cerbair to intercept mini-drone datalink transmissions. Drones can be detected and identified either by the radar/EO combination or by the RF unit. Once the threat has been detected and located, Licorne allows operators to activate countermeasures using a network of field-deployed jammers developed by KEAS. The new version of Licorne has a scalable architecture and has been designed particularly for early entry forces to give them a lightweight and portable air defence (AD) C2 capability, including in the manpack role if necessary.
|