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Today, 11:22 AM
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Les États-Unis autorisent le Qatar à se procurer 500 missiles de défense aérienne Patriot et 10 000 roquettes APKWS

Le 19 mars dernier, le Bureau des affaires politico-militaires du département d’État américain a approuvé plusieurs ventes d’équipements militaires [radars, missiles air-air, systèmes de lutte antidrone] aux Émirats arabes unis et au Koweït pour un montant total estimé à 16,5 milliards de dollars. Et d’expliquer que ces deux pays étaient confrontés à une «situation d’urgence», marquée par des attaques de drones et de missiles iraniens lancées en riposte à l’opération «Fureur épique» que les États-Unis avaient lancée quelques semaines plus tôt contre le régime de Téhéran.

Également visé par les attaques iraniennes, le Qatar vient, à son tour, d’être autorisé par le département d’État à regarnir ses stocks de missiles intercepteurs Patriot PAC-2 [Phased Array Tracking Radar to Intercept On Target Advanced Capability-2] et Patriot PAC-3 MSE [Phased Capability-3 Missile Segment Enhancement], pour un coût total estimé à 4,02 milliards de dollars.

Plus précisément, Doha a demandé l’autorisation d’acquérir 500 missiles intercepteurs, à savoir 200 PAC-2 et 300 PAC-3 MSE. Ce qui peut donner une indication sur le nombre de munitions consommées depuis le début de l’opération «Fureur épique».

«Le secrétaire d’État a déterminé […] qu’il existe une situation d’urgence qui exige que la vente immédiate au Qatar» de ces missiles Patriot PAC-2 et PAC-3 MSE «soit dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis» et qu’il fallait par conséquent renoncer «aux exigences d’examen du Congrès en vertu de l’article 36(b) de la loi sur le contrôle des exportations d’armes, telle que modifiée», a justifié le Bureau des affaires politico-militaires.

Et d’ajouter : «Le Qatar utilisera le système de missiles Patriot pour renforcer ses capacités de défense antimissile, défendre son intégrité territoriale et dissuader les menaces à la stabilité régionale.»

Toujours dans le domaine de la lutte antidrone, le département d’État a également donné un avis favorable à la vente potentielle de 10 000 roquettes à guidage laser APKWS [Advanced Precision Kill Weapon System] au Qatar, pour un montant évalué à 992,4 millions de dollars.

Deux autres pays ont également été autorisés par le Bureau des affaires politico-militaires à se procurer des roquettes APKWS : Israël [10 000 unités, pour 992,4 millions de dollars] et les Émirats arabes unis [1 500 exemplaires pour 147,6 millions de dollars].

Enfin, le Koweït va pouvoir acquérir un système de commandement de combat intégré [IBCS – Integrated Battle Command System] pour 2,5 milliards de dollars. Et cela afin de permettre à ses forces armées de «fusionner» les données collectées par différents capteurs multidomaines pour établir une situation tactique la plus complète possible.

L’IBCS offre «aux combattants plus de temps pour évaluer les menaces et y répondre, constituant ainsi un élément fondamental pour les opérations interarmées, de coalition et multidomaines», explique Northrop Grumman.

À noter que, en mars, le département d’État avait validé la vente potentielle au Koweït de huit radars LTAMDS [Lower Tier Air and Missile Defense Sensor] à balayage électronique actif pour 8 milliards de dollars.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Today, 11:26 AM
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Airbus et Thales parmi les grands gagnants du plan de réarmement roumain

Le Parlement roumain a approuvé des contrats de défense d'une valeur totale de 8,33 milliards d'euros. Hélicoptères, navires, radars… l'enveloppe, financée dans le cadre d'un emprunt commun européen, va largement profiter aux industriels allemands et français.
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Today, 11:24 AM
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Le portugais Tekever s’installe à Cahors pour produire ses drones de défense

Le portugais Tekever s’installe à Cahors pour produire ses drones de défense | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Tekever s’apprête à ouvrir une usine de production et d’assemblage de drones pour la défense et la sécurité à Cahors (Lot). 20 à 40 postes vont être créés sur le site d’ici à la fin 2026.
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Today, 11:21 AM
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Les États-Unis annulent le déploiement de missiles à longue portée et d’armes hypersoniques en Allemagne

Lors de son premier mandat [2017-21], le président Donald Trump avait dit envisager de réduire le format des forces américaines déployées en Allemagne de 30 %, notamment afin de «punir» Berlin pour la faiblesse de ses dépenses militaires ainsi que pour ses approvisionnements de gaz auprès de la Russie.

Finalement, suite à l’élection de Joe Biden à la Maison Blanche, le dispositif militaire américain en Allemagne fut maintenu… et même renforcé après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
En outre, en juillet 2024, Berlin autorisa Washington à déployer sur son sol un «groupement interarmes multidomaine» [Multi-Domain Task Force], doté de capacités de frappe à longue portée reposant sur les systèmes M142 HIMARS [High Mobility Artillery Rocket System], associé au missile PrSM [Precision Strike Missile], Typhon, équipé de missiles de croisière sol-sol Tomahawk ou SM-6, et L-RHW «Dark Eagle», pouvant lancer des planeurs hypersoniques.

«Cela comblera une grave lacune en matière de défense du territoire des alliés de l’Otan», s’était alors félicité Boris Pistorius, le ministre allemand de la Défense.

Seulement, le déploiement de ces capacités de frappe à longue portée par l’US Army, prévu cette année à Wiesbaden, n’aura pas lieu. C’est en effet ce qu’a annoncé le département américain de la Guerre, le 1er mai.

Faut-il y voir un lien avec les récentes critiques du chancelier allemand, Friedrich Merz, sur la stratégie des États-Unis à l’égard de l’Iran ? Sans doute est-ce une coïncidence car une telle décision ne se prend pas à la légère. Toujours est-il que le Pentagone a fait savoir qu’il allait retirer d’Allemagne l’équivalent d’une brigade [soit 5 000 hommes] et que le déploiement du «groupement interarmes multidomaine» n’était par conséquent plus d’actualité.

«Cette décision fait suite à un examen approfondi du dispositif de nos forces déployées en Europe et tient compte des besoins et des conditions sur le terrain», a expliqué Sean Parnell, le porte-parole du département de la Guerre, via un communiqué. «Nous prévoyons que le retrait [de ces 5 000 militaires] sera achevé dans les six à douze prochains mois», a-t-il ajouté.

À la fin de l’année 2025, environ 36 000 militaires américains étaient stationnés en Allemagne.

Selon un responsable du Pentagone cité par l’agence Reuters, il s’agit de ramener le niveau des effectifs militaires américains à ce qu’il était avant le début de la guerre en Ukraine. «Cette décision s’inscrit dans la volonté de l’administration Trump de faire de l’Europe le principal garant de la sécurité sur le continent», a-t-il dit.

Quoi qu’il en soit, M. Pistorius ne s’est pas dit surpris par cette annonce. «Que des troupes américaines se retirent d’Europe et d’Allemagne était attendu», a-t-il en effet réagi, via un communiqué cité par l’AFP. «Nous, Européens, devons prendre plus de responsabilité pour notre sécurité», a-t-il ajouté.

Pour autant, a poursuivi le ministre allemand, il est dans «l’intérêt des États-Unis» de maintenir une présence militaire en Allemagne, ne serait-ce que, par exemple, pour leurs opérations au Moyen-Orient.

«La présence de soldats américains en Europe, et notamment en Allemagne, est dans notre intérêt et dans celui des États-Unis. Nous collaborons étroitement avec les Américains à Ramstein, Grafenwöhr, Francfort et ailleurs, pour la paix et la sécurité en Europe, pour l’Ukraine et pour la dissuasion conjointe. Les États-Unis y concentrent également d’autres fonctions militaires, par exemple pour répondre à leurs intérêts de politique de sécurité en Afrique et au Moyen-Orient», a-t-il en effet souligné.

Cela étant, ce désengagement partiel des forces américaines a été décidé alors que l’Allemagne a entrepris de se doter des «forces conventionnelles les plus puissantes d’Europe», via une hausse très significative de ses dépenses militaires. Hausse qui devrait lui permettre de compenser les capacités de frappe à longue portée que l’US Army devait déployer à Wiesbaden.

En effet, l’an passé, M. Pistorius avait demandé à son homologue américain, Pete Hegseth, l’autorisation d’acquérir des systèmes Typhon, armés potentiellement de missiles Tomahawk. Selon ses explications, cela devait être vu «comme une solution transitoire», dans l’attente de la mise en service des missiles à longue portée issus de l’initiative européenne ELSA [European Long-Strike Approach], lancée avec la France, l’Italie, la Pologne, le Royaume-Uni et la Suède.
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Today, 11:18 AM
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LPM actualisée : La Marine nationale devra encore patienter pour remplacer ses Rafale les plus anciens

Alors chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM] en 2021, l’amiral Pierre Vandier avait soutenu la nécessité de remplacer, dès que possible, les chasseurs-bombardiers embarqués Rafale M les plus anciens pour au moins deux raisons.

La première était liée à l’usure de ces appareils, mis en œuvre dans un environnement «agressif» et soumis à de fortes contraintes mécaniques lors des catapultages et des appontages.

«La Marine est […] la première à avoir eu à sa disposition des avions Rafale [en 2001, ndlr]. Elle sera logiquement la première à les perdre par l’usure du temps» d’autant plus qu’elle les «garde depuis le début de leur mise en service», fit en effet valoir l’amiral Vandier, dans un entretien publié par La Tribune, en juillet 2021. «La mise à niveau de notre flotte de Rafale s’effectue par retrofit», avait-il rappelé.

La seconde raison était que la Marine nationale devait être «vigilante» sur l’âge moyen de ses Rafale M pour éviter un écart trop important avec celui des Rafale de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE]. «Cela nous exposerait à des problèmes de communauté de flotte», avait souligné l’amiral Vandier, par ailleurs issu de l’aéronautique navale.

La notification de la 6e tranche de production du Rafale à Dassault Aviation, prévue en 2029, était censée permettre à la Marine nationale de renouveler environ le tiers de sa flotte de Rafale M [42 exemplaires, dont 36 répartis au sein des Flottilles 11F, 12F et 17F] grâce au Rafale porté au standard F5.

«Parmi les 45 aéronefs commandés, 33 devraient être destinés à l’armée de l’Air & de l’Espace et les douze autres à la Marine nationale», avait en effet avancé le député Frank Giletti, rapporteur du programme budgétaire 178 «Préparation et emploi des forces – Air», en octobre 2024.

Seulement, si l’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 prévoit bien l’acquisition de 47 Rafale F5 d’ici 2035, il n’est pas certain que la Marine nationale puisse en disposer à cette échéance.

«Le calendrier de commandes/livraisons des Rafale Marine au standard F5 sera confirmé au lancement de la production des aéronefs au standard F5. À ce stade, la priorité est mise sur le renouvellement des capacités des Forces aériennes stratégiques avant 2035», ont en effet souligné les députés Jean-Louis Thiériot et Yannick Chenevard, les rapporteurs du projet d’actualisation de la LPM 2024-30.

Et de préciser : «Le calendrier des Rafale Marine F5 est encore à affiner, en cohérence avec l’échéance de la mise en service opérationnel de la FANu [Force aéronavale nucléaire, ndlr] à bord du porte-avions de nouvelle génération à compter de son admission au service actif en 2038».

Lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, le 8 avril, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a expliqué que la priorité donnée au développement du standard F5 du Rafale était liée à la dissuasion nucléaire.

«Une option aurait consisté à suivre la trajectoire et à rester avec le F4, ce qui nous aurait fait perdre un avantage compétitif. Mais pour mettre un missile ASN4G sur un Rafale, il faut passer au F5 : nous avions une impérieuse nécessité d’avancer ce passage. C’est la raison pour laquelle, plutôt que d’acquérir des F4, nous avons choisi de prendre le temps de rénover notre flotte à mi-vie et d’aller directement vers l’acquisition de F5. Cela nous permettra de répondre à nos besoins en matière de dissuasion et de renforcer notre stratégie en matière d’export», a en effet expliqué la ministre.

Comme l’a résumé Patrick Pailloux, le Délégué général pour l’armement lors de son passage devant les députés, le Rafale F5 sera un «nouvel avion» qui ressemblera à l’appareil actuel mais dont les «systèmes internes» auront été «modifiés», y compris les réacteurs, avec le T-REX. «L’intégralité des capteurs sera modernisée, notamment le radar», a-t-il dit. L’enjeu est qu’il puisse être accompagné par un drone de combat [UCAV] «haut du spectre» et/ou par des drones de combat collaboratif [CCA]. La version «Marine» sera en mesure d’apponter automatiquement sur le PANG «France Libre».
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Rheinmetall est retenu pour fournir 298 VCI Lynx KF41 à la Roumanie

Rheinmetall est retenu pour fournir 298 VCI Lynx KF41 à la Roumanie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Roumanie soumet au Parlement l’achat de 298 VCI Lynx KF41 ; Rheinmetall est retenu et 232 véhicules seront financés par l’Union européenne…
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Today, 11:12 AM
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Une avarie a privé le destroyer américain USS Higgins de son système de propulsion pendant plusieurs heures

Une avarie a privé le destroyer américain USS Higgins de son système de propulsion pendant plusieurs heures | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Affecté à la 7e Flotte de l’US Navy, dont l’état-major est installé à Yokosuka [Japon], le destroyer USS Higgins s’est trouvé dans une situation très délicate alors qu’il naviguait dans la Pacifique, le 28 avril. En effet, ce navire a été privé de propulsion pendant plusieurs heures, suite à une «panne technique» de son système électrique.

L’USS Higgins «a connu une panne de courant généralisée ayant entraîné une perte de propulsion», a déclaré le commandant Matthew Comer, le porte-parole de la 7e Flotte, via un communiqué diffusé ce 1er mai.

Plus tôt, la chaîne de télévision CBS News avait rapporté qu’un incendie s’était déclaré à bord de ce destroyer. «Il était circonscrit à un seul équipement et les flammes ne se sont pas propagées» mais il a «provoqué une panne d’électricité et de propulsion à bord», avait-elle avancé, en citant des responsables militaires américains.

Selon les précisions fournies par le commandant Comer, l’USS Higgins a été victime d’un «dysfonctionnement électrique» ayant produit des «étincelles et de la fumée», lesquelles ont cessé «une fois le courant coupé».

«L’alimentation électrique et la propulsion ont depuis été rétablies», a ajouté l’officier, qui a refusé de préciser la position de l’USS Higgins au moment de cet «incident technique». Il «effectuait une mission de routine», a-t-il dit.

La zone de responsabilité la 7e Flotte englobe le Pacifique occidental et l’océan Indien. Ces derniers mois, ce destroyer a effectué plusieurs missions «sensibles», dont au moins deux transits dans le détroit de Taïwan. Selon le dernier signal AIS qu’il a émis, en février, il se trouvait à Singapour.

Le commandant Comer n’a pas non plus précisé le temps pendant lequel l’USS Higgins est resté en panne. Toutefois, selon CNN, il serait resté immobilisé pendant «plusieurs heures». Ce qui est «considérable», a commenté un ancien officier de l’US Navy. «Le navire est impuissant, électroniquement aveugle et immobile», avec ses systèmes de défense aérienne potentiellement hors service», a-t-il ajouté. Quant aux générateurs diesel de secours, ils ne peuvent alimenter que les systèmes de communication et la climatisation.

L’avarie de l’USS Higgins fait suite à l’incendie qui s’était déclaré, en août dernier, à bord du navire d’assaut amphibie New Orleans, également affecté à la 7e Flotte.

En outre, les porte-avions USS Gerald R. Ford, engagé dans l’opération «Fureur épique», et USS Dwight D. Eisenhower ont récemment dû faire face à des incendies, de même que le destroyer USS Zumwalt.
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Today, 11:08 AM
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Le Parlement roumain approuve l’achat de 12 hélicoptères H225M Caracal auprès de la France

Le Parlement roumain approuve l’achat de 12 hélicoptères H225M Caracal auprès de la France | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Grâce au dispositif SAFE [Security Action for Europe / Agir pour la sécurité de l’Europe], la Roumanie sera en mesure de combler certaines lacunes capacitaires de ses forces armées en souscrivant un prêt à un taux préférentiel d’un montant total de 16,6 milliards d’euros. La moitié de cette somme va pouvoir être engagée dans les semaines à venir, les commissions de la Défense de la Chambre des députés et du Sénat roumains venant de donner leur feu vert à une première liste de quinze projets d’équipement.

Ainsi, comme cela avait été avancé en janvier, le ministère roumain de la Défense a été autorisé à commander douze hélicoptères de manœuvre H225M Caracal auprès d’Airbus Helicopters, par l’intermédiaire de la Direction générale de l’armement [DGA], pour 852 millions d’euros.

Mais cet achat ne couvrira pas la totalité des besoins de la force aérienne roumaine [Forțele Aeriene Române], laquelle met actuellement en œuvre cinquante-sept hélicoptères de type Puma, construits sous licence par Industria Aeronautică Română [IAR] dans les années 1970. Sans doute qu’il sera suivi par une autre commande, à moins que Bucarest ne fasse un autre choix d’ici là, afin d’assurer le plan de charge de l’usine de Brașov, inaugurée en 2016 par Airbus Helicopters en vue d’y produire le H215M.

La liste adoptée par les députés roumains comprend également la commande de douze radars de surveillance aérienne pour 258 millions d’euros. A priori, même si aucune précision n’a été donnée à son sujet, elle devrait être notifiée à Thales, le groupe français étant fortement pressenti pour fournir des GM200 à la Forțele Aeriene Române.

Cela étant, sur les 8,3 milliards d’euros de commandes approuvées par le Parlement roumain, 5 milliards [soit 60 %] reviendront au groupe allemand Rheinmetall.

Ainsi, sans surprise étant donné les indiscrétions révélées par la presse roumaine il y a quelque mois, il est question d’une commande de 232 véhicules de combat d’infanterie [VCI] KF-41 Lynx pour près de 2,6 milliards d’euros, soit 11,2 millions d’euros l’unité. Comme le souligne Defence Romania, le prix de ces engins a augmenté de 1,2 million depuis une estimation faite en janvier dernier.

Seulement, l’armée roumaine a dit vouloir se procurer 298 nouveaux VCI, afin de remplacer ses MLI-84 datant de la période soviétique.

«Dans le cadre de cette initiative, 232 véhicules de combat d’infanterie seront financés par le mécanisme SAFE et produits par Rheinmetall dans son usine roumaine de Mediaș. Les unités restantes, portant le total à 298, seront couvertes par d’autres sources de financement. Ce programme vise à équiper les forces terrestres de 298 unités» a expliqué un porte-parole du ministère roumain de la Défense.

Une enveloppe d’environ 740 millions d’euros devra donc être prévue pour acquérir soixante-six KF-41 supplémentaires.

Pour rappel, le KF-41 a été choisi par la Hongrie et l’Italie. En outre, Rheinmetall a livré quelques exemplaires à l’Ukraine.

Par ailleurs, l’industriel allemand a été retenu pour livrer différents systèmes de défense aérienne, dont des Skynex [pour 476 millions d’euros], des Skyranger 35 [pour 470 millions] et des Millenium CIWS [pour 36 millions].

Enfin, Rheinmetall, via sa filiale Naval vessels Lurssen, va reprendre le chantier naval d’État de Mangalia afin d’y construire deux patrouilleurs hauturiers ainsi que deux navires d’intervention. Et cela pour 836 millions d’euros.

Par ailleurs, la filiale roumaine de General Dynamics European Land Systems aura à assembler et à livrer 139 véhicules blindés de transport de troupes Piranha 5 dans le cadre d’une commande financée par SAFE à hauteur de 831 millions d’euros. L’armée roumaine doit en acquérir 359 exemplaires au total, dont 220 après 2031.
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Today, 11:06 AM
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Succession du LRU : MBDA et Safran se félicitent du succès des essais de leur roquette à longue portée THUNDART

Succession du LRU : MBDA et Safran se félicitent du succès des essais de leur roquette à longue portée THUNDART | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Une solution souveraine étant privilégiée par la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 pour remplacer les Lance-roquettes unitaires [LRU] de l’armée de Terre, la Direction générale de l’armement [DGA] a lancé un partenariat d’innovation dans le cadre du programme FLP-T [Frappe Longue Portée – Terrestre] en notifiant des contrats de développement à deux groupements industriels, à savoir MBDA/Safran et ArianeGroup/Thales. Les essais des solutions proposées, à savoir le THUNDART et le FLPT-150 ont été réalisés au cours de ce mois, comme l’a rappelé Catherine Vautrin, la ministre des Armées, lors d’une audition au Sénat, le 28 avril.

«Il s’agit de tout faire pour avoir une solution souveraine. Maintenant, je dois à la vérité de dire que cette solution souveraine, c’est évidemment l’efficacité qui nous sera démontrée, c’est le prix et c’est la capacité à la livrer. Et pour que les choses soient bien claires, j’ai demandé aux équipes de la DGA d’aller évaluer ce qui est sur étagère de façon à ce qu’on puisse avoir une comparaison bien claire des avantages et des inconvénients de chacun des éléments. On a des solutions en Asie, où deux pays sont très engagés sur le sujet», a expliqué Mme Vautrin, en faisant allusion au Pinaka indien et au K239 Chunmoo sud-coréen.

Quoi qu’il en soit, a-t-elle ajouté, les essais des deux solutions souveraines ont été «très intéressants».

Pour le moment, ArianeGroup et Thales n’ont pas commenté les essais de leur FLPT-150, contrairement à MBDA et à Safran, qui se sont félicités du succès du premier tir de la «munition THUNDART», effectué le 14 avril depuis le site d’essais de l’Île du Levant [Var], avec l’appui de la Direction générale de l’armement – Essais Missiles [DGA EM].

«Ce succès représente un jalon essentiel à quelques semaines du choix de la DGA pour le remplacement des Lance-roquettes unitaires (LRU), arrivant à obsolescence d’ici 2030. THUNDART est aujourd’hui le seul système souverain en Europe à avoir démontré une capacité de frappe dans la profondeur supérieure aux LRU actuellement en service dans l’armée de Terre française», a fait valoir MBDA, via un communiqué diffusé le 28 avril.

Lors de cet essai, le THUNDART a affiché des performances «supérieures» aux attentes et démontré sa «robustesse dans des environnements spécifiques et contraints». Et cela, grâce au propulseur fourni par Roxel [filiale de MBDA] et le module de guidage AASM [Armement Air Sol Modulaire] de Safran.

S’agissant de la capacité à livrer le THUNDART rapidement [le LRU arrivera en fin de vie en 2027 et non en 2030, ndlr], MBDA et Safran assurent qu’ils se sont «mis en ordre de bataille» pour augmenter leurs capacités de production, le premier ayant prévu d’investir 2 milliards à cette fin, entre 2026 et 2030 tandis que le second produit déjà quatre fois plus d’AASM depuis 2022.

«Les deux groupes s’appuient également sur une chaîne de sous-traitance intégralement française, contribuant ainsi au maintien et au développement des compétences dans cinq régions, tout en permettant d’assurer une sécurisation des approvisionnements», a par ailleurs fait valoir MBDA.

En tout cas, a-t-il soutenu sur le réseau social X, le succès de ce tir confirme que le THUNDART est une «solution fiable» qui sera «prête dans les délais».
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Today, 11:02 AM
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Au cœur de la guerre aérienne au Moyen-Orient

Au cœur de la guerre aérienne au Moyen-Orient | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Air & Cosmos a pu s’immerger dans la war room du CDAOA, véritable cerveau des opérations aériennes, d’où sont pilotées les actions de guerre aérienne défensive au Proche et Moyen-Orient (PMO). L’armée de l’Air et de l’Espace commence déjà à tirer les premiers enseignements…
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Today, 10:59 AM
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Ukraine wants 15,000 recruits to help create drone ‘kill zone’

Ukraine wants 15,000 recruits to help create drone ‘kill zone’ | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ukraine's concept of a 15km-deep drone kill zone is intended to hold the line in the face of Russian attacks, and limit Ukrainian casualties.
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Today, 10:58 AM
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DZYNE wins AFRL contract for additional ULTRA Turbo aircraft

DZYNE wins AFRL contract for additional ULTRA Turbo aircraft | DEFENSE NEWS | Scoop.it
US-based DZYNE Technologies has secured a contract to supply three ULTRA Turbo platforms to the US Air Force Research Laboratory.
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Today, 10:41 AM
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Air Force One : le Boeing 747-8 qatari offert à Donald Trump entrera en service cet été

Air Force One : le Boeing 747-8 qatari offert à Donald Trump entrera en service cet été | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le Boeing 747-8 offert par le Qatar à l’administration Trump a achevé ses vols d’essais et s’apprête à entrer en service cet été en tant qu’Air Force One
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Today, 10:38 AM
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La Hongrie réceptionne deux Gripen C neufs 

La Hongrie réceptionne deux Gripen C neufs  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Dans le cadre d’une commande de quatre unités passée en février 2024, ces avions monoplaces renforceront la flotte initiale de l’armée de l’air hongroise.

Gripen C hongrois @ Peter Unmuth

La livraison

Les deux appareils en provenance de Suède sont arrivés sur la base aérienne de Kecskemet le 29 avril dernier. Le service a reçu son premier exemplaire du type en 2006, les moyens étant utilisés opérationnellement par sa 101ᵉ Escadre Aérienne depuis 2008.

Saab note que la flotte de Gripen de l’armée de l’air hongroise, qui comptera finalement 16 aéronefs, bénéficiera des « dernières améliorations » du chasseur C/D au standard MS20. Ses nouveaux exemplaires portent les immatriculations 45 et 46.

Le ministère hongrois de la Défense note que le Gripen protège continuellement la souveraineté de l’espace aérien national depuis le retrait de ses précédents intercepteurs MiG-29 « Fulcrum » en 2010.



« La Hongrie, en tant que partenaire de Saab et de la Suède, pourra influencer, développer et bénéficier du développement et de l’exploitation continus du système Gripen », déclare Lars Tossman, responsable de l’unité aéronautique de l’appareil de l’avion. Il souligne un « programme engagé et de modernisation à long terme » et souligne la « préparation de Saab à investir dans un centre de développement de l’aviation dans le pays ».



Les accords actuels avec l’administration du matériel de défense de Stockholm prévoient que l’armée de l’air hongroise exploite ses Gripen au moins jusqu’en 2035.



Rappel

La Hongrie a signé un contrat en novembre 2001 pour la location de 12 JAS 39A monoplaces et de deux JAS 39B biplaces de Suède, pour un service avec 1. Vadászrepülö Század "Puma" à la 59ᵉ aile de chasse tactique à Kecskemét. L'accord a ensuite été modifié en avions JAS 39C/D, et les cinq premiers sont arrivés en Hongrie en mars 2006. La mission principale de l'escadron "Puma" est la défense aérienne de l'espace aérien hongrois. En 2014, les Gripens hongrois ont également commencé à défendre l'espace aérien slovène et ont été responsables du détachement de la police aérienne de la Baltique de l'OTAN en Lettonie en 2015 et 2019. En mai/juin 2015, deux Gripens ont été radiés lors d'accidents non mortels, mais ont été remplacés par d'autres avions en provenance de Suède. Après avoir examiné l'option d'acheter l'avion carrément en 2011, la Hongrie a décidé de prolonger le contrat de location à 20 ans en janvier 2012. En février 2017, l'accord a été modifié pour augmenter l'allocation annuelle de temps de vol de 1 600 à 2 000 heures. Dans le même temps, l'engagement de mettre à niveau l'avion vers le MS20 a également été pris.



Mise à jour des Gripen

La flotte de Gripen hongrois a depuis été mise à niveau au standard MS20 Block II. Les améliorations ont porté sur le radar PS-05/A Mk 4 et augmentent la portée de suivi de la cible air-air du capteur, ainsi que d'autres améliorations de performance. Ils comprennent une meilleure suppression de l'encombrement et une capacité de détection améliorée contre de petites cibles aériennes. Le radar offre également un potentiel de croissance pour les modes air-air et air-sol supplémentaires. Le standard MS20 Block 2 améliore également la fonctionnalité du lien de données Link 16 de la norme de l'OTAN et met à jour la communication vocale vers la dernière norme de sécurité de l'OTAN. En outre, la mise à niveau introduit la dernière norme d'ami ou d'ennemi (IFF) d'identification du mode 5.



Le programme de modernisation a ouvert également trois nouvelles armes aux Gripen hongrois : la bombe guidée à double mode (laser, GPS/inertiel) GBU-49 Enhanced Paveway II, le missile air-air à portée visuelle IRIS-T et le MBDA Meteor à longue portée. La Hongrie a ordonné à l'IRIS-T en décembre de remplacer l'actuel AIM-9M Sidewinder, le missile européen offrant des améliorations significatives de l'enveloppe d'engagement, ainsi que de meilleures performances de rejet des fusées éclairantes. Il a une plus longue portée contre les cibles frontales grâce à une meilleure discrimination des cibles et sa buse de vectorisation de poussée et sa capacité de verrouillage après lancement lui permettent d'engager des cibles derrière l'avion de lancement, tournant à des vitesses allant jusqu'à 60° par seconde avec des charges de 60 g.

Grâce à la modernisation des Gripen, les capacités opérationnelles de l'armée de l'air hongroise sont considérablement augmentées.
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"Pas préparés à faire face à des explosifs aussi rudimentaires": les drones à fibre optique du Hezbollah mettent à mal les défenses d'Israël

"Pas préparés à faire face à des explosifs aussi rudimentaires": les drones à fibre optique du Hezbollah mettent à mal les défenses d'Israël | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Alors que les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, le mouvement armé pro-iranien utilise de plus en plus de drones à fibre optique, que les défenses de Tsahal ont du mal à intercepter.
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Les États-Unis autorisent le Qatar à se procurer 500 missiles de défense aérienne Patriot et 10 000 roquettes APKWS

Le 19 mars dernier, le Bureau des affaires politico-militaires du département d’État américain a approuvé plusieurs ventes d’équipements militaires [radars, missiles air-air, systèmes de lutte antidrone] aux Émirats arabes unis et au Koweït pour un montant total estimé à 16,5 milliards de dollars. Et d’expliquer que ces deux pays étaient confrontés à une «situation d’urgence», marquée par des attaques de drones et de missiles iraniens lancées en riposte à l’opération «Fureur épique» que les États-Unis avaient lancée quelques semaines plus tôt contre le régime de Téhéran.

Également visé par les attaques iraniennes, le Qatar vient, à son tour, d’être autorisé par le département d’État à regarnir ses stocks de missiles intercepteurs Patriot PAC-2 [Phased Array Tracking Radar to Intercept On Target Advanced Capability-2] et Patriot PAC-3 MSE [Phased Capability-3 Missile Segment Enhancement], pour un coût total estimé à 4,02 milliards de dollars.

Plus précisément, Doha a demandé l’autorisation d’acquérir 500 missiles intercepteurs, à savoir 200 PAC-2 et 300 PAC-3 MSE. Ce qui peut donner une indication sur le nombre de munitions consommées depuis le début de l’opération «Fureur épique».

«Le secrétaire d’État a déterminé […] qu’il existe une situation d’urgence qui exige que la vente immédiate au Qatar» de ces missiles Patriot PAC-2 et PAC-3 MSE «soit dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis» et qu’il fallait par conséquent renoncer «aux exigences d’examen du Congrès en vertu de l’article 36(b) de la loi sur le contrôle des exportations d’armes, telle que modifiée», a justifié le Bureau des affaires politico-militaires.

Et d’ajouter : «Le Qatar utilisera le système de missiles Patriot pour renforcer ses capacités de défense antimissile, défendre son intégrité territoriale et dissuader les menaces à la stabilité régionale.»

Toujours dans le domaine de la lutte antidrone, le département d’État a également donné un avis favorable à la vente potentielle de 10 000 roquettes à guidage laser APKWS [Advanced Precision Kill Weapon System] au Qatar, pour un montant évalué à 992,4 millions de dollars.

Deux autres pays ont également été autorisés par le Bureau des affaires politico-militaires à se procurer des roquettes APKWS : Israël [10 000 unités, pour 992,4 millions de dollars] et les Émirats arabes unis [1 500 exemplaires pour 147,6 millions de dollars].

Enfin, le Koweït va pouvoir acquérir un système de commandement de combat intégré [IBCS – Integrated Battle Command System] pour 2,5 milliards de dollars. Et cela afin de permettre à ses forces armées de «fusionner» les données collectées par différents capteurs multidomaines pour établir une situation tactique la plus complète possible.

L’IBCS offre «aux combattants plus de temps pour évaluer les menaces et y répondre, constituant ainsi un élément fondamental pour les opérations interarmées, de coalition et multidomaines», explique Northrop Grumman.

À noter que, en mars, le département d’État avait validé la vente potentielle au Koweït de huit radars LTAMDS [Lower Tier Air and Missile Defense Sensor] à balayage électronique actif pour 8 milliards de dollars.
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Today, 11:20 AM
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Le Canada a discrètement commandé des lance-roquettes multiples M142 HIMARS auprès des États-Unis

Depuis sa décision de «reconsidérer» l’achat de 88 chasseurs-bombardiers F-35A, annoncée l’an passé, le gouvernement canadien a exprimé, à plusieurs reprises, sa volonté de réduire la dépendance de ses forces armées aux équipements militaires américains, compte tenu de ses rapports tendus avec l’administration du président Trump.

Publiée en février, la «Stratégie industrielle de défense du Canada» a ainsi fixé l’objectif d’attribuer 70 % des contrats d’armement à des entreprises canadiennes d’ici 2035 [contre 43 % actuellement]. «Le Canada n’a ni dépensé suffisamment en défense, ni investi assez dans ses industries de défense. Et nous avons trop compté sur notre géographie et sur d’autres pays pour nous protéger», a déclaré Mark Carney, le Premier ministre canadien, dans une allusion à peine voilée aux États-Unis.

Cela étant, comme l’avait expliqué l’Ottawa Citizen en mars 2025, les responsables militaires canadiens «sont proches de leurs homologues américains et hésitent à détourner leur attention des États-Unis». D’où leur choix en faveur du lance-roquettes multiple M142 HIMARS [High Mobility Artillery Rocket System], produit par Lockheed Martin.

En octobre dernier, l’agence alors chargée des exportations d’équipements militaires américains via le dispositif FMS [Foreign Military Sales] autorisa le Canada à acquérir 26 systèmes M142 HIMARS pour un montant estimé à 1,75 milliard de dollars.

Cette vente potentielle «va améliorer la capacité» des forces canadiennes à «faire face aux menaces actuelles et futures en leur fournissant le système de frappe de précision à longue portée M142 HIMARS et ses munitions», avait justifié la Defense Security Cooperation Agency [DSCA].

Puis les choses en restèrent là. Du moins en apparence… Car c’est en toute discrétion que la commande de ces M142 HIMARS a été signée par Ottawa. C’est en effet ce que suggère un avis publié par le Pentagone le 29 avril.

Avis qui évoque un contrat d’une valeur de 1,1 milliard de dollars pour lancer la production de 17 M142 HIMARS non seulement pour l’US Army et l’US Marine Corps mais aussi pour des «clients étrangers», dont l’Estonie, l’Australie et… le Canada.

«Contrairement à d’autres achats importants d’équipements militaires – dont plusieurs ont été dévoilés en mars –, le gouvernement libéral n’a pas publié de déclaration officielle concernant son intention d’acheter le système HIMARS de fabrication américaine, même s’il semble que l’accord officiel ait été signé en janvier», a ainsi relevé Radio Canada, le 1er mai.

Selon deux sources proches du dossier, une déclaration publique sur cette commande avait bel et bien été préparée… avant d’être finalement mise au panier avant «la publication par le gouvernement […] de sa stratégie industrielle de défense, qui mettait l’accent sur l’achat d’équipement militaire canadien», rapporte le média public. En clair, l’annonce de l’achat de M142 HIMARS aurait fait mauvais effet.

Quoi qu’il en soit, le succès du lance-roquettes multiple de Lockheed Martin ne se dément pas. Le 30 avril, la Lituanie a fait savoir qu’elle venait de commander plusieurs unités supplémentaires [suffisamment pour constituer une batterie] pour environ 280 millions de dollars. Et cela alors que huit systèmes, commandés en décembre 2022, doivent lui être livrés dans le courant de cette année.

«Les États-Unis demeurent un partenaire stratégique. Ces trois dernières années, la Lituanie a acquis des armes et des équipements américains pour environ 2 milliards d’euros. Elle est le principal acheteur d’armements américains parmi les pays baltes», a fait valoir le ministère lituanien de la Défense.
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Today, 11:17 AM
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La force aérienne israélienne a l’intention de commander 25 chasseurs-bombardiers F-35I supplémentaires

Depuis qu’ils ont été officiellement déclarés opérationnels au sein de l’escadron 140 «Aigle Doré», en décembre 2017, les chasseurs-bombardiers F-35I «Adir» de la Force aérienne israélienne ont été intensivement sollicités, au point que les cinquante exemplaires en service ont déjà accumulé plus de 15 000 heures de vol.

Cela étant, il apparut très vite aux yeux de l’IAF que le nombre de F-35I était insuffisant pour lui permettre de tenir ses contrats opérationnels. En 2020, elle fit savoir qu’elle souhaitait acquérir vingt-cinq appareils supplémentaires. Seulement, l’instabilité politique, marquée par des élections législatives à répétition, retarda la mise en œuvre de ce projet.

Finalement, en juin 2024, Israël fit savoir qu’un accord avait été trouvé avec les États-Unis pour l’achat de vingt-cinq F-35I «Adir» de plus, pour 3 milliards de dollars, une partie de la facture devant être prise en charge par le programme américain de financement militaire étranger [FMF]. Les livraisons de ces nouveaux avions doivent commencer en 2028, à raison de trois ou quatre exemplaires par an.

Mais il est question d’aller plus loin encore. En effet, ce 3 mai, le ministère israélien de la Défense a annoncé qu’il entendait doter l’IAF d’un quatrième escadron de F-35I Adir et d’acquérir vingt-cinq F-15EX [ou F-15IA Ra’am II] supplémentaires.

«Il s’agit de la première étape de la mise en œuvre du plan décennal de renforcement de Tsahal, approuvé par le Premier ministre et le ministre de la Défense dans le cadre d’un budget dédié de 350 milliards de shekels [100 milliards d’euros, ndlr]», a-t-il expliqué, via le réseau social LinkedIn.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a souligné que «l’opération Lion rugissant [menée contre le régime iranien, ndlr] avait une fois de plus démontré la puissance de la force aérienne israélienne et son rôle décisif dans la protection d’Israël». Aussi, a-t-il ajouté, «les enseignements de cette campagne nous incitent à poursuivre nos efforts capacitaires afin de garantir la supériorité aérienne pour les décennies à venir.»

D’un montant total estimé à «des dizaines de milliards de shekels», ces deux projets prévoient également le maintien en condition opérationnelle [MCO] des avions ainsi que l’approvisionnement en pièces détachées et un soutien logistique.

Au total, l’IAF disposera de cent F-35I «Adir» et de cinquante F-15IA Ra’am II, un premier lot de vingt-cinq appareils ayant déjà été commandés auprès de Boeing pour plus de 5 milliards de dollars, en novembre 2024. Pour le directeur général du ministère israélien de la Défense, Amir Baram, la complémentarité de ces deux types d’appareils «permettra à l’IAF de faire face à un large éventail de scénarios de combat».

«Outre les besoins immédiats en matière d’approvisionnement liés à la guerre, nous avons la responsabilité d’agir dès maintenant pour garantir la supériorité militaire de Tsahal dans dix ans et au-delà», a insisté M. Baram, pour qui les récentes opérations menées contre l’Iran ont «renforcé l’importance cruciale de la relation stratégique entre les États-Unis et Israël». En outre, a-t-il conclu, elles ont «souligné combien la puissance aérienne demeure essentielle».

Pour rappel, les F-35I «Adir» sont équipés de leurs propres systèmes de guerre électronique, mis au point par Elbit Systems, et peuvent être équipés de réservoirs externes spécifiques supposés ne pas dégrader leur furtivité.
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Today, 11:14 AM
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Le norvégien Kongsberg va livrer quatre simulateurs de passerelle à la Marine nationale

Le norvégien Kongsberg va livrer quatre simulateurs de passerelle à la Marine nationale | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Après les drones sous-marins Hugin, capables d’évoluer à 6 000 mètres de profondeur, le groupe norvégien Kongsberg vient d’obtenir un nouveau contrat auprès de la Marine nationale. Cette fois, il s’agit de livrer quatre systèmes de simulation de passerelle K-SIM Navigation pour un montant qui n’a pas été précisé.

Ce contrat a été «attribué à l’issue d’un appel d’offres au cours duquel Kongsberg Maritime a obtenu la meilleure note d’évaluation globale», a souligné l’industriel, via un communiqué publié le 29 avril.

Plus précisément, ces simulateurs seront utilisés par les élèves officiers de l’École navale à partir d’octobre prochain. Chacun d’entre eux est doté de «systèmes radar intégrés et d’un environnement visuel à 270 degrés, grâce à une technologie de projection haut de gamme, permettant ainsi de jouer des scénarios d’entraînement réalistes et immersifs», précise Kongsberg.

En outre, reposant sur la réalité virtuelle et la visualisation 3D mixte, le système K-SIM Navigation comprend «deux passerelles hybrides conçues pour la formation polyvalente» ainsi que des «simulateurs de bureau configurés pour la formation au Système de Visualisation des Cartes Électroniques et d’Information [ECDIS pour Electronic Charts Display Information System] en salle de classe.

Enfin, Kongsberg développera également «plusieurs modèles de navires de guerre et de zones de navigation» afin de répondre aux «exigences opérationnelles et aux objectifs de formation de la Marine nationale».

«Ces nouveaux simulateurs donneront accès à une technologie de simulation de haute qualité, dotée de fonctionnalités navales avancées, permettant un entraînement extrêmement réaliste et efficace pour nos élèves-officiers», a fait valoir le commandant «Gabriel».

«Il y a près de 30 ans, nous livrions pour la première fois des simulateurs à la Marine nationale française. Nous sommes donc ravis de confirmer notre partenariat et de continuer à soutenir la formation de haut niveau de ses élèves-officiers», s’est félicité Are Føllesdal Tjønn, le directeur de la division «Simulation» chez Kongsberg Maritime. Et d’ajouter : «Grâce à cet investissement, l’École navale rejoindra la communauté internationale des meilleures académies navales qui font confiance à notre technologie de simulation».
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Today, 11:09 AM
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L’armée norvégienne a pris possession de ses premiers chars Leopard 2A8

L’armée norvégienne a pris possession de ses premiers chars Leopard 2A8 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En novembre dernier, KNDS Deutschland avait indiqué que les livraisons du nouveau char Leopard 2A8 à la Norvège et à l’Allemagne allaient débuter en avril 2026.

Pour le moment, le ministère allemand de la Défense n’a fait aucune annonce à ce sujet, contrairement à son homologue norvégien, qui a présenté à la presse les deux premiers exemplaires qu’il venait de recevoir, lors d’une cérémonie organisée au camp militaire de Rena, le 30 avril.

Dans le détail, ces deux Leopard 2A8 seront utilisés pour former les instructeurs de l’École d’armement de l’armée norvégienne. Puis, au fil des livraisons, un premier escadron sera constitué au sein de la Brigade Nord dans le courant de l’automne 2027.

«Ces nouveaux chars nous permettront de maintenir notre capacité à assurer une dissuasion et une défense crédibles, aux côtés de nos alliés», s’est félicité Tore O. Sandvik, le ministre norvégien de la Défense.

«Le Leopard 2 A8 représente à la fois une prouesse technologique et un exemple d’excellente coopération entre alliés. Conformément à notre plan à long terme, nous renforçons les capacités de défense de la Norvège, dont l’objectif principal est de dissuader tout adversaire potentiel. Cette nouvelle plateforme représente un obstacle de taille pour quiconque envisagerait d’attaquer la Norvège», a ensuite fait valoir le ministre.

À moins qu’une option pour dix-huit exemplaires de plus ne soit levée, l’armée norvégienne ne disposera que de cinquante-quatre Leopard 2A8. Tous devront lui avoir été livrés avant 2031, selon un communiqué publié par Oslo lors de la notification du contrat à KNDS Deutschland, en 2023.

Cela étant, la commande de ces Leopard 2A8 avaient été décidée contre l’avis du général Eirik Kristoffersen, le chef d’état-major des forces armées norvégiennes. En effet, celui-ci avait estimé qu’il valait mieux acquérir des armes de précision à longue portée et des hélicoptères plutôt que d’investir dans de nouveaux chars.

«C’est le rôle et la responsabilité du chef de la défense de me donner des conseils. Ensuite, c’est le rôle et la responsabilité du gouvernement de prendre des décisions fondées sur des objectifs politiques. […] Sur la base d’une évaluation globale, le gouvernement est parvenu à la conclusion que l’achat de Leopard 2 est la meilleure option», avait expliqué Bjørn Arild Gram, alors ministre de la Défense.

Outre l’aspect opérationnel, des considérations industrielles ont motivé l’achat de ces chars. En effet, trente-sept d’entre eux seront assemblés par l’entreprise norvégienne Ritek.

«Cela apportera une grande valeur ajoutée au développement de l’industrie de défense norvégienne et à notre capacité à entretenir et à réparer ces nouveaux chars d’assaut en cas de crise ou de guerre», a soutenu Tomas Beck, le responsable des capacités terrestres au sein du département des matériels de défense du ministère norvégien de la Défense.

Quoi qu’il en soit, le Leopard 2A8 va offrir à la Brigade nord une «combinaison unique de puissance de feu, de protection, de vitesse et de capacités de commandement et de contrôle», ses systèmes d’informations permettant de partager en temps réel des données de ciblages avec les pièces d’artillerie, les drones et le véhicule de combat d’infanterie [VCI] CV-90.

«Le Leopard 2 A8 NO surpasse les autres chars en termes de puissance de feu et de portée, et bénéficie d’une excellente protection. Il est doté d’un blindage passif renforcé et d’un système de protection active très performant, capable de contrer les roquettes, les missiles et autres menaces», a d’ailleurs résumé le ministère norvégien de la Défense.

Photo : Ministère norvégien de la Défense
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Today, 11:08 AM
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Le prochain chef adjoint de la division des opérations de l’armée allemande sera un officier supérieur américain

Le prochain chef adjoint de la division des opérations de l’armée allemande sera un officier supérieur américain | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Durant son premier mandat [2017-21], le président Trump avait dit envisager de réduire les effectifs militaires américains déployés en Allemagne de 30 %. Des plans en ce sens devaient lui être remis par le Pentagone. Et cela pour trois raisons : la faiblesse, à l’époque, des dépenses militaires allemandes, la participation de Berlin au projet russe Nord Stream 2 et des considérations juridiques sur l’implication de la base aérienne de Ramstein dans les frappes de drones effectuées par les États-Unis contre des organisations terroristes en Afghanistan et au Moyen-Orient.

Finalement, suite à l’élection de Joe Biden à la Maison Blanche, et, surtout à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le dispositif militaire américain en Allemagne fut maintenu, voire renforcé. Mais pour combien de temps ?

En effet, le 29 avril, via le réseau social Truth Social, M. Trump a affirmé que les États-Unis étaient actuellement en train d’examiner «la possibilité d’une réduction de leurs effectifs militaires en Allemagne». Et d’ajouter : «Une décision sera prise très prochainement».

Si un retrait partiel des forces américaines stationnées en Allemagne est envisagé depuis maintenant six ans, certains observateurs voient dans la déclaration de M. Trump une réponse aux critiques faites par Friedrich Merz, le chancelier allemand, au sujet de la stratégie des États-Unis – ou plutôt leur «absence de stratégie» – face à Téhéran.

Pourtant, quelques heures avant le message posté par M. Trump, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, et son homologue allemand, Johann Wadephul avaient évoqué la situation en Iran ainsi que la nécessité de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

En outre, le chef d’état-major de la Bundeswehr, le général Carsten Breuer, venait de rencontrer Elbridge Colby, le sous-secrétaire américain à la Guerre, ainsi que d’autres responsables du Pentagone pour évoquer l’ambition de Berlin de se doter de la «plus grosse force conventionnelle d’Europe». Ce qui a été accueilli favorablement à Washington.

«Le président Trump a clairement indiqué que l’Europe devait prendre davantage ses responsabilités et que l’Otan ne devait plus être un tigre de papier. L’Allemagne joue désormais un rôle de premier plan dans ce domaine. Après des années de désarmement, Berlin passe à l’action», a commenté M. Colby.

C’est dans ce contexte que, le 29 avril, le site Politico a révélé qu’un officier supérieur américain allait être nommé à un poste clef au sein de l’état-major de l’armée allemande [la Heer].

«À compter d’octobre, un colonel américain rejoindra le commandement de l’armée allemande pour prendre les fonctions de chef adjoint de la division des opérations, où les missions sont planifiées et les décisions prises», a en effet rapporté Politico. Et de souligner qu’il sera placé «au cœur des forces terrestres allemandes».

«L’objectif est d’approfondir la coopération germano-américaine et d’optimiser les capacités opérationnelles conjointes au sein de l’Otan», a expliqué un porte-parole de l’armée allemande.

Cela étant, depuis 2014, le second du commandant de l’US Army en Europe est un… officier allemand. Actuellement, ce poste est occupé par le général Björn F. Schulz.

Quoi qu’il en soit, pour le général Christian Freuding, le chef d’état-major de la Heer, «l’intégration d’un officier américain de haut rang au sein de notre division des opérations s’inscrit dans le cadre d’un renforcement de la coopération bilatérale» et «témoigne également de notre profonde confiance mutuelle». Du côté de l’US Army, on explique que ce colonel aura à veiller sur «l’amélioration de l’interopérabilité» en «soutien aux exigences de l’Otan et aux exigences bilatérales».
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Today, 11:04 AM
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Silvus Technologies FASST 6000 Spectrum Sensor Delivers Powerful RF Spectrum Intelligence and Geolocation 

Silvus Technologies FASST 6000 Spectrum Sensor Delivers Powerful RF Spectrum Intelligence and Geolocation  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
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Vers la révolution du drone de combat

Vers la révolution du drone de combat | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’actualisation de la Loi de programmation militaire sanctuarise l’importance croissante des drones, quelle que soit leur taille et leur mission. Au-delà du consensus, le Cemaae veut aller plus loin avec des escadrons de drones de combat collaboratifs.
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Today, 10:58 AM
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Ukraine receives first mobile F-16 simulators for pilot training

Ukraine receives first mobile F-16 simulators for pilot training | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ukraine’s Ministry of Defence has confirmed receipt of the country’s first “mobile” F-16 simulators to support fighter pilot training.
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Today, 10:58 AM
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ICEYE: UK should pair Oberon with commercial satellites

ICEYE: UK should pair Oberon with commercial satellites | DEFENSE NEWS | Scoop.it
An executive said that the UK Ministry of Defence should complement its sovereign Oberon satellites with a commercial constellation.
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Today, 10:40 AM
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L’US Air Force va doubler sa flotte de F-15EX 

L’US Air Force va doubler sa flotte de F-15EX  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’US Air Force doit se moderniser et, tout en augmentant sa capacité de frappe, le « combo » F-15EX/F-35 formera l’atout majeur.

Le puissant F-15EX Eagle II @ USAF

Une flotte plus que doublée

L'US Air Force prévoit de plus que doubler sa flotte d’avions de combat Boeing F-15EX « Eagle II », pour atteindre 267 appareils, contre 129 initialement prévus, dans le cadre du budget 2027 présenté cette semaine. Ce plan révisé prévoit l'acquisition de 24 « Eagle II » supplémentaires l'année prochaine, pour un coût d'environ 3 milliards de dollars, selon le budget 2027 de l’USAF.



« Cela permettra de finaliser la construction des unités de F-15EX existantes, puis d'entamer le renouvellement de la flotte vieillissante de F-15E », a déclaré un porte-parole de l'Air Force.



La future force sera composée d'un mélange de chasseurs de 4ᵉ, 5ᵉ et de nouvelle génération. La capacité opérationnelle des chasseurs sera maintenue grâce à la modernisation, dans la limite des contraintes budgétaires, des F-16, F-15 et F-22, plus anciens mais toujours performants. L’US Air Force déploiera également des F-15EX, des F-35 Block 4 et plus tard des F-47.



Les responsables de l’US Air Force ont présenté le F-15EX, construit par Boeing, comme un complément, et non un concurrent, du F-35A de Lockheed Martin.



« Nos attentes vis-à-vis d’une plateforme comme le F-15EX diffèrent fondamentalement de celles que nous recherchons pour d’autres chasseurs de cinquième et sixième générations », a déclaré un responsable de l’US Air Force lors d’un point de presse au Pentagone le 21 avril, citant la capacité d’emport d’armement de l’appareil et son rôle dans le Pacifique. Le F-15EX peut emporter jusqu'à 12 missiles air-air, plus que tout autre chasseur américain actuel, ainsi que des munitions de plus grande capacité à longue portée, des capacités que l'US Air Force associe à la défense antimissile de croisière du territoire national et aux frappes à longue portée dans le Pacifique.



Mais sa conception non furtive l'empêche d'effectuer des missions de pénétration contestées réservées au F-35A et au futur F-47 de Boeing, encore en développement. Par ailleurs, le porte-parole a souligné : « Si les chasseurs pilotés resteront le cœur de la puissance de combat de l'US Air Force, les avions de combat collaboratifs sans pilote (CCA) apporteront des capacités de combat supplémentaires et une solution rentable. »



La pleine complémentarité

Le binôme F-35/F15 n'est plus a démontrer@ USAF

Le concept d’engagement de l’USAF prévoit dans les engagements à l’étranger de positionner le F-35A, plus furtif, pour s'approcher des ennemis, les repérer, puis transmettre les données de ciblage aux F-15X, qui pourraient alors lancer des missiles sur les menaces à distance de sécurité. L’Air Force a pleinement adopté ce type de guerre en réseau et les atouts du F-15X et du F-35A se complètent dans un tel contexte.



Cette conception découle directement des enseignements obtenus lors des récents exercices « Red Flag » opposant l'USAF et divers partenaires à différents scénarios de combat aérien réalistes.

Plusieurs unités équipées de F-35A y ont participé. Il est à noter que l'exercice « Red Flag » de cette année s'est déroulé dans un environnement plus « contesté », partant du principe que les États-Unis ne seraient pas en mesure de maintenir une supériorité aérienne totale. Il simulait ainsi une guerre aérienne contre un adversaire de même niveau ou quasi-égal, doté d'une force aérienne moderne et d'armes antiaériennes.



Selon un communiqué de la 388ᵉ escadre de chasse, le F-35A a surclassé les avions plus anciens lors de l'exercice. L'exemple le plus frappant est relaté par le commandant du groupe des opérations du 388ᵉ escadron. Dans un environnement fortement brouillé, un jeune pilote, fraîchement sorti de formation aux commandes d'un F-35, a repéré une menace qu'un pilote plus expérimenté, totalisant 3 000 heures de vol, n'avait pas détectée, car ce dernier pilotait un appareil de 4ᵉ génération. Le jeune pilote a ordonné à son collègue d’opérer un demi-tour, puis a neutralisé cette menace ainsi que plusieurs autres.

En effet, la capacité du F-35 à jouer le rôle d'yeux d'une formation a été soulignée dans le communiqué de presse, étant donné que ses capteurs radar et optiques figurent parmi les plus performants actuellement en service. Les F-35 possèdent également des capacités de mise en réseau et de liaison de données supérieures, ce qui leur permet de gérer davantage de données de capteurs et d'avoir une vision du champ de bataille plus précise que les appareils plus anciens. Ils peuvent ensuite transmettre cette vision à d'autres aéronefs.



Si le F-35A a prouvé sa valeur et sa supériorité en tant qu'avion de combat aérien performant, le F-15X remplit un rôle différent au sein de l'US Air Force. Le F-15X pourra emporter beaucoup plus de missiles que le F-35, jusqu'à vingt-deux missiles air-air dans certaines configurations. L’Eagle II permettra un engagement lourd face à une défense ennemie structurée et densifiée. L’effet de neutralisation devant se faire sentir rapidement, la force de frappe du F-15EX sera un atout majeur. Cette complémentarité entre le F-15EX et le F-35 donnera à l’USAF des avantages certains.



Boeing F-15EX « Eagle II »

Boeing a doté le F-15EX d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif (AESA), avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS « Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant de travailler en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé offre la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appui avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accru, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité réside dans le fait qu’il sera possible, en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et d'armes en externe.

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15EX « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’armes comme, par exemple, le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. Par ailleurs, il peut lancer des armes hypersoniques jusqu'à 22 pieds de long et pesant jusqu'à 7 000 livres. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration. Dernier élément, le F-15EX pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

L'architecture OMS permettra l'insertion rapide des dernières technologies aéronautiques. Pour soutenir davantage la cellule numérique et faire avancer l’insertion de technologies, le programme F-15EX utilise le précurseur à l’initiative DevSecOps du ministère de la Défense, visant à développer des logiciels sécurisés, flexibles et agiles. De plus, l'architecture des systèmes de mission ouverts garantit sa viabilité pendant des décennies. L'épine dorsale numérique du F-15EX, ses systèmes de mission ouverts et sa capacité de charge utile généreuse cadrent bien avec la nouvelle vision de l’USAF d'une future guerre en réseau. Le F-15EX réunit les avantages de l'ingénierie numérique, des systèmes de mission ouverts et du développement de logiciels agiles pour rester abordable et évolutif pour les décennies à venir.

Cockpit grand écran du simulateur @Boeing

Le moteur F110-GE-129 de General Electric est le seul moteur testé, intégré et certifié pour le F-15EX fly-by-wire. En 2014, GE a commencé à investir des ressources et s'est engagé à long terme à soutenir le F-15EX. General Electric possède une expérience et une expertise considérables en matière d'intégration d'aéronefs, qu'elle a acquises avec Boeing grâce à des mises à niveau technologiques et logicielles, à des changements de version logicielle et à des améliorations des performances et de la durabilité de la famille des moteurs F110.

La famille de moteurs F110 a dépassé les 10 millions d'heures de vol. Le F110 alimente tous les F-15 livrés au cours des huit dernières années. Le programme d'extension de durée de vie F110 (SLEP) étend la puissance fiable du moteur F110 et permet des économies substantielles et la disponibilité des systèmes d'armes pour les forces aériennes du monde entier.

Grâce à des insertions de technologies clés éprouvées issues des programmes de moteurs commerciaux de GE, SLEP met à niveau les composants critiques, notamment la chambre de combustion, la turbine haute pression, le compresseur et l'augmentation. Ces améliorations se combinent pour prolonger la durée de vie. La version du F110 destinée au F-15EX va réduire les coûts d'exploitation, augmenter la fiabilité et améliorer la sécurité. Le programme est conçu pour fournir une augmentation significative avec une amélioration de 25 % du coût par heure de vol et une extension de 50 % des inspections de phase moteur.
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