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September 12, 2025 12:42 AM
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Victoire suédoise pour la jumelle Moskito TI de Safran

Victoire suédoise pour la jumelle Moskito TI de Safran | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Nouvelle victoire nordique pour Safran Electronics & Defense, qui fournira une solution d’appui à la conduite des feux à l’armée suédoise. Au coeur du système retenu, une jumelle multifonction Moskito TI déjà adoptée par de nombreuses armées.

Officialisé hier par l’agence suédoise d’acquisition d’armement (FMV) et par la filiale suisse Vectronix, ce marché de près de 45 M€ prévoit la fourniture d’un nombre non précisé d’exemplaires à compter du printemps 2026. Les formations et livraisons aux unités interviendront plus tard dans l’année, précise la FMV.

Baptisé « MOTI Sharpcrow », le système retenu servira à l’observation, l’identification et la classification de cibles par les spécialistes de la conduite des feux indirects, à commencer par les observateurs d’artillerie et contrôleurs aériens avancés (JTAC). Il reposera essentiellement sur la jumelle moyenne portée Moskito TI.

Sur le marché depuis un moment, la jumelle monoculaire Moskito TI combine une précision d’environ 2 m, une portée de 10 km, trois voies optiques, un télémètre et un pointeur laser optionnel. Le tout avec une autonomie de 4 heures et pour un poids inférieur à 1,3 kg. Des performances qui ont déjà convaincu les forces spéciales françaises, les armées américaine et néerlandaise ou encore le voisin norvégien.

« Avec ce capteur comme base et la possibilité de le compléter d’un chercheur de nord, nous obtenons un système de très haute précision qui peut être pleinement utilisé avec des munitions de précision modernes », indiquait Claes Tamm, chef de projet pour la FMV. Intégrée dans le cas suédois sur un trépied, la Moskito TI peut en effet être combinée avec le chercheur de nord Sterna + de Safran pour gagner en précision tant dans la détermination de sa propre position que dans celles des coordonnées de ciblage.

« Il s’agit d’une solution technique importante pour l’armée, et le fait que nous puissions commencer à la livrer dès 2026 représente une autre pièce du puzzle contribuant à son renforcement », déclarait pour sa part le brigadier général Jonas Lotsne, en charge des matériels terrestres au sein de la FMV.

De fait, la rapidité de livraison est désormais un argument central dans un secteur où l’accélération, tout en étant moins visible que dans d’autres secteurs, est pourtant bien réelle. Safran, qui produit 10 000 systèmes optroniques portables chaque année, a lui aussi choisi d’accélérer pour répondre à une demande en hausse. L’effort a ainsi conduit à pouvoir, dans certains cas, diviser les délais par deux ou trois tout en quadruplant la capacité de production. Deux résultats visibles d’une conjonction entre la reconfiguration de la chaîne, le renforcement des stocks et une production plus localisée.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Les États-Unis proposent 48 chasseurs-bombardiers F-35A à l’Arabie saoudite... à un prix dissuasif

En novembre 2020, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], qui s’occupait alors des exportations d’équipements militaires américains via le dispositif FMS [Foreign Military Sales], publia un avis recommandant au Congrès d’autoriser la vente potentielle de cinquante chasseurs-bombardiers F-35A aux Émirats arabes unis pour un montant estimé à 10,4 milliards de dollars. Mais aucune commande ne fut passée par Abou Dhabi par la suite.

En effet, l’administration du président Biden fit savoir qu’elle allait «réexaminer» les ventes d’armes autorisées durant les dernières semaines du mandat de Donald Trump afin de vérifier si elles répondaient aux «objectifs stratégiques» des États-Unis.

Dans le cas des Émirats arabes unis, trois raisons furent avancées pour justifier le refus de leur vendre ces cinquante F-35A : leur trop grande proximité avec la Chine et la Russie, l’engagement de Washington à maintenir la supériorité militaire d’Israël au Moyen-Orient [Qualitative military Edge – QME] et le risque de voir ces appareils engagés par les forces émiriennes au Yémen et en Libye.

Ces trois arguments étaient aussi valables pour l’Arabie saoudite, même si, à la fin de son mandat, le président Biden avait l’intention de lever toutes les restrictions sur les ventes d’armes imposées au royaume, en échange d’une normalisation de ses relations avec Israël.

Revenu à la Maison Blanche, Donald Trump a renoué avec la politique qui était la sienne à l’égard de l’Arabie saoudite. Lors d’une tournée diplomatique au Moyen-Orient, en mai 2025, il fit savoir que Riyad avait exprimé l’intention de commander des équipements militaires auprès des États-Unis pour un montant total de 142 milliards de dollars.
Depuis, peu de commandes annoncées se sont concrétisées. Et il n’est pas certain que l’Arabie saoudite finisse par obtenir les quarante-huit F-35A qu’elle souhaite acquérir, même si l’administration américaine vient de donner son feu vert à une telle vente, sous réserve qu’elle soit approuvée par le Congrès

En effet, le 17 septembre, le Bureau des affaires politico-militaires du département d’État a diffusé un avis autorisant la vente potentielle de quarante-huit F-35A à l’Arabie saoudite pour 24,3 milliards de dollars. Soit à un prix deux fois plus élevé que pour les cinquante avions proposés aux Émirats arabes unis en novembre 2020.

«Cette vente potentielle soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en améliorant la sécurité d’un allié majeur non-membre de l’Otan qui est une force de stabilité politique et de progrès économique dans la région du Golfe», a justifié le Bureau des affaires politico-militaires.

Et d’ajouter : Elle «renforcera la capacité de l’Arabie saoudite à dissuader les menaces actuelles et futures en consolidant sa défense nationale et en améliorant l’interopérabilité avec les forces américaines, ainsi qu’avec les autres forces régionales et celles de l’Otan. Elle permettra également d’accroître la flotte d’aéronefs opérationnels du Royaume et d’améliorer ses capacités d’autodéfense air-air et air-sol».

Enfin, il a également fait valoir que la vente de F-35 à l’Arabie saoudite et leur «soutien associé» n’allait pas «modifier l’équilibre militaire dans la région». Ce qui, en creux, signifie que les appareils destinés à la Royal Saudi Air Force [RSAF] seront moins performants que ceux les F-35I «Adir» israéliens et que Riyad n’aura pas accès à certaines munitions de pointe, comme, par exemple, le futur missile air-air AIM-260 JATM.

Reste à voir si l’Arabie saoudite acceptera le devis que Washington lui propose, alors que le président Trump a refusé d’engager les forces américaines pour l’aider à empêcher les rebelles houthistes de prendre le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, vital pour ses exportations d’hydrocarbures.

«La vente proposée de F-35 témoigne de la solidité et du caractère durable du partenariat stratégique entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que de la progression constante de notre coopération en matière de défense», a cependant commenté la diplomatie saoudienne.

Enfin, il n’est pas certain que le Congrès suive la recommandation du département d’État dans la mesure où, entre autres, des responsables du renseignement américain ont mis en garde contre une possible fuite vers la Chine de données confidentielles relatives au F-35.

«L’administration Trump ne devrait pas donner suite à son projet de vente d’avions de chasse F-35 à l’Arabie saoudite alors que nos propres services de renseignement nous avertissent que cela pourrait mettre les joyaux de la technologie militaire américaine à la portée du Parti communiste chinois», a ainsi résumé Raja Krishnamoorthi, élu démocrate et membre de la commission du renseignement à la Chambre des représentants.
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Le patrouilleur outre-mer «Jean Tranape» a officiellement été admis au service actif en Nouvelle-Calédonie

Il y a dix ans, l’avenir des moyens mis en œuvre par la Marine nationale en Nouvelle-Calédonie semblait incertain. Certes, le retrait, en 2013, du Bâtiment de transport léger [BATRAL] Jacques Cartier allait être compensé par l’arrivée du Bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer [BSAOM] D’Entrecasteaux. Seulement, le remplacement des deux patrouilleurs P400, à savoir La Glorieuse et La Moqueuse, n’était pas encore assuré, le programme BATSIMAR [pour Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime], évoqué dès 2005, n’ayant pas pu se concrétiser, à cause des contraintes budgétaires.

La décision de construire six patrouilleurs outre-mer [POM] pour la Nouvelle-Calédonie, La Réunion et la Polynésie française ne fut confirmée qu’en décembre 2019, avec la notification, par la Direction générale de l’armement [DGA], d’un contrat au constructeur naval Socarenam.

Depuis, retirée du service en mai 2020, La Moqueuse a été remplacée, trois ans plus tard, par le patrouilleur outre-mer Auguste Benebig, celui-ci étant arrivé à Nouméa au moment où La Glorieuse venait de tirer sa révérence, après avoir parcouru 667 460 nautiques au cours de 36 années d’opérations.

Quoi qu’il en soit, les Forces armées en Nouvelle-Calédonie [FANC] disposent à nouveau de deux patrouilleurs. En effet, ayant quitté Brest en avril dernier pour rallier Nouméa, le POM Jean Tranape – le quatrième de la série – vient officiellement d’être admis au service actif.

«Le 14 septembre 2026, l’amiral Christophe Cluzel, chef d’état-major de la Marine nationale, a prononcé l’admission au service actif du patrouilleur outre-mer [POM] Jean Tranape. Cette admission intervient après un déploiement de longue durée qui a permis à l’équipage de finaliser la prise en main du bâtiment et d’effectuer une grande partie des Vérifications des caractéristiques militaires [VCM] avant sa livraison par la Direction générale de l’armement [DGA] le 10 juillet dernier à Nouméa», vient d’annoncer le ministère des Armées.

À noter que le Jean Tranape a déjà pris part à son premier exercice, en manœuvrant avec le POM Teriieroo a Teriierooiterai, lors de Marara 26, en Polynésie française.

Ce second POM ne sera pas de trop quand l’on sait que la zone économique exclusive [ZEE] de la Nouvelle-Calédonie s’étend sur 1 422 543 km², ce qui représente 13 % du domaine maritime français.

En réalité, le programme POM va bien au-delà du simple remplacement des P400 étant donné que les nouveaux patrouilleurs livrés à la Marine nationale disposent de capacités sans commune mesure avec celles de ces derniers.

Pour rappel, avec un déplacement de 1 300 tonnes pour une longueur de 80 mètres, un POM est trois fois plus imposant qu’un P400. Pouvant mettre en œuvre le système de mini-drone aérien embarqué de la Marine [SMDM ou Aliaca] et trois embarcations [deux rapides et une autre dite de «servitude»], il est équipé du système de gestion de combat Lyncea, d’un radar de surveillance Kelvin Hugues Mk11 SharpEye en bande X et d’une capacité de communication par satellite. En revanche, son armement se limite à un canon téléopéré de 20 mm et à quatre mitrailleuses. Enfin, son rayon d’action est le double de celui des patrouilleurs d’ancienne génération.

Désormais, les moyens et les infrastructures de la Marine nationale en Nouvelle-Calédonie ont quasiment tous été modernisés, avec l’admission au service actif du BSAOM D’Entrecasteaux [en 2016] et des POM Auguste Benebig [2023] et Jean Tranape. Ils ont même été renforcés avec l’Engin de débarquement amphibie standard [EDAS] Sabre, arrivé en 2025. L’an prochain, les deux vieux avions de surveillance maritime Falcon 200 Gardian seront, en principe, remplacés par des Falcon 50 «Triton», dans l’attente de l’arrivée des Falcon Albatros. Il ne restera ensuite plus qu’à remplacer la frégate Vendémiaire [qui a déjà troqué son Alouette III contre un Dauphin] dans le cadre d’un programme de corvettes qui n’a pas encore été lancé.
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Today, 1:04 AM
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Des composants sensibles du chasseur-bombardier américain F-35 ont été détournés vers Hong Kong

Des composants sensibles du chasseur-bombardier américain F-35 ont été détournés vers Hong Kong | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Cet été, alors qu’il devait être acheminé aux États-Unis depuis l’Australie par la mer, un chargement de composants sensibles du chasseur-bombardier F-35A a été détourné lors de la traversée de l’océan Pacifique pour se retrouver à Hong Kong, la «région administrative spéciale» de la République populaire de Chine, sur laquelle Pékin ne cesse d’étendre son emprise depuis quelques années. C’est en effet ce qu’ont confié trois sources «proches du dossier» au site Politico, le 18 septembre.

Cette information a été confirmée par le Bureau du programme conjoint F-35 [JPO F-35] du Pentagone, celui-ci ayant affirmé qu’il était «au courant d’un problème d’expédition de composants non fonctionnels de F-35». Et d’assurer qu’il mettait tout en œuvre, en liaison avec les autorités américaines et ses partenaires industriels pour «récupérer» ces pièces sensibles, «enquêter sur cet incident» et «mettre en place des mesures de protection pour éviter qu’il ne se reproduise».

Les circonstances dans lesquelles ce chargement a été détourné restent à préciser. Dans un communiqué, le constructeur Lockheed Martin, qui était le destinataire de ce chargement, a fait valoir qu’il «respectait toutes les réglementations américaines en matière d’expédition de composants d’aéronefs. «Nos équipes traitent chaque expédition avec le plus grand soin et en prenant toutes les précautions nécessaires afin de garantir l’intégrité du programme F-35 et la sécurité de nos partenaires alliés», a-t-il insisté.

Quant aux composants en question, il s’agirait de verrières dont le revêtement absorbe les ondes radar, garantissant la furtivité du F-35. Seulement, ses propriétés se dégradent avec le temps. Or, même si elle dispose de centres techniques pour assurer la maintenance de ses chasseurs-bombardiers, l’Australie n’a pas les moyens de réparer ce type d’élément. D’où leur envoi aux États-Unis.

Évidemment, comme ce chargement a été détourné vers Hong Kong, les autorités américaines craignent que la Chine puisse avoir accès à ces composants sensibles et, partant, obtenir des informations sur les technologies et les matériaux utilisés pour les fabriquer. Rien n’indique toutefois qu’elle ait mis la main dessus. Mais si tel était le cas, on peut supposer qu’elle se garderait de le dire.

Comme le rappelle Politico, le programme F-35 dispose d’un système centralisé pour gérer les pièces détachées pour le compte de l’ensemble des pays qui l’ont rejoint.

Aussi, cette affaire remet la question de la traçabilité des pièces de rechange du F-35 sur la table. Question qui avait été soulevée dans un rapport du Government Accountability Office [GAO] publié en 2023.

Le JPO F-35 «ne supervise ni ne comptabilise les pièces de rechange de son stock mondial, réceptionnées par le gouvernement et stockées dans des entrepôts autres que ceux des maîtres d’œuvre. Il n’enregistre ni ne suit ces pièces dans un système d’information de gestion des biens permettant de saisir et d’enregistrer en temps réel les modifications apportées à ces informations. Actuellement, ces données sont gérées par les maîtres d’œuvre», avait-il constaté.

Selon le GAO, plus d’un million de pièces détachées de F-35 avait disparu des inventaires au cours des cinq années ayant précédé la publication de son rapport.
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Today, 1:02 AM
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L’armée de Terre a reçu la dernière version de l’Engin blindé de reconnaissance et de combat Jaguar

L’armée de Terre a reçu la dernière version de l’Engin blindé de reconnaissance et de combat Jaguar | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En février 2022, l’armée de Terre fit savoir que les premiers Engins blindés de reconnaissance et de combat [EBRC] Jaguar, destinés à remplacer les AMX-10RCR, les ERC-90 Sagaie et les VAB HOT, venaient d’être livrés au 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique et qu’ils n’allaient pas tarder à être mis en œuvre par le 1er Régiment Étranger de Cavalerie [REC].

Seulement, il s’avéra que la tourelle du Jaguar n’était pas encore «stabilisée», ce qui retarda son entrée en dotation au sein du Régiment d’Infanterie Chars de Marine [RICM]. Lors des débats sur la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, évoquant des «aléas», Sébastien Lecornu, alors ministre des Armées, fit part de son inquiétude à ce sujet . «Il va falloir qu’on mette les bouts pour tenir les délais», avait-il dit.

Plus tard, le général Pierre Schill, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], expliqua que des «ajustements étaient encore nécessaires» avant de déclarer ce blindé «pleinement opérationnel». Et d’annoncer que le standard R2 du Jaguar, doté d’un nouveau logiciel de conduite de tir, allait être livré vers la mi-2024.

Ce qui fut fait. Un an plus tard, ayant évoqué des «problèmes de jeunesse» lors d’une audition parlementaire, le général Schill indiqua que les Jaguar R2 étaient désormais en mesure de «tirer en mouvement sur des cibles en mouvement» avec leur canon 40CTA et leur mitrailleuse téléopérée de 7,62 mm.

Pour autant, il n’était toujours pas question de «pleine capacité opérationnelle», celle-ci ne devant être prononcée qu’après la mise en service du Jaguar porté au standard R3, celui-ci prévoyant l’intégration du missile antichar Akeron MP de MBDA [avec, notamment, la capacité à reprogrammer sa trajectoire en vol] ainsi que des fonctionnalités de maintenance prédictive.

«Le Jaguar a été qualifié dans son standard 2 en 2024. Le développement du standard 3, version pleinement opérationnelle, est en cours et il devrait être qualifié fin 2025, en vue d’une appropriation par les forces début 2026», expliqua l’armée de Terre, à l’époque.

Ce calendrier était visiblement optimiste car les premiers Jaguar R3 viennent juste d’être livrés à l’armée de Terre par le Groupement momentané d’entreprises [GME] formé par KNDS France, Arquus et Thales. C’est en effet ce qu’a annoncé le ministère des Armées, le 18 septembre.

«Les premiers Engins blindés de reconnaissance et de combat Jaguar en version R3 ont été livrés cet été à l’armée de Terre dans le cadre du programme SCORPION. Un total de 21 véhicules a été livré au 4 septembre 2026», a-t-il en effet indiqué.

Selon ses explications, la Direction générale de l’armement [DGA] a qualifié la version R3 du Jaguar comme étant «bonne de guerre» le 8 avril, l’armée de Terre ayant autorisé son emploi le 20 juillet. Et de rappeler que celle-ci «embarque l’ensemble des capacités techniques et opérationnelles du Jaguar» et qu’elle «prévoit l’intégration des Missiles moyenne portée [ou Akeron MP]», ce qui lui permettra d’éviter un «affrontement canon contre canon avec un char ennemi» et de «viser des cibles à haute valeur ajoutée de l’adversaire et avec une portée jusqu’à quatre kilomètres».

Quant aux Jaguar R2, ils devraient tous avoir été portés au standard R3 d’ici la fin de l’année 2027.
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Today, 12:58 AM
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L’Irlande a confirmé la commande de cinq radars de surveillance aérienne auprès de la France

L’Irlande a confirmé la commande de cinq radars de surveillance aérienne auprès de la France | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Considérée comme étant le maillon faible de la défense européenne [et, par extension, de celle de l’Otan, même si elle n’en fait pas partie], l’Irlande entend mettre en œuvre un plan d’investissement de 1,7 milliard d’euros sur la période 2026-30 afin de se doter de capacités dont elle est actuellement démunie, comme en matière de surveillance aérienne, et de moderniser ses forces terrestres.

Ainsi, ces derniers mois, le ministère irlandais de la Défense a laissé entendre que, pour une très grande part, ces investissements allaient profiter à la Base industrielle et technologique de défense [BITD] française, avec la possible commande de blindés issus du programme SCORPION et l’achat de radars de surveillance aérienne.

Pour le moment, Dublin n’a pas encore décidé de rejoindre le programme SCORPION. En revanche, la commande de cinq radars conçus par Thales est désormais officielle. C’est en effet ce qu’a annoncé Helen McEntee, la ministre irlandaise de la Défense, via un communiqué publié le 18 septembre.

«Le ministère de la Défense vient de signer un ordre d’acquisition avec la Direction générale de l’armement [DGA], l’organisme chargé des acquisitions au sein du ministère des Armées. Cet ordre prévoit la livraison de cinq systèmes radar à longue portée déployables de Thales, à partir de l’année prochaine, pour une pleine capacité opérationnelle d’ici fin 2028», a-t-elle précisé.

C’est une «nouvelle étape importante dans la mise en œuvre du Programme de radars militaires, une recommandation clé de la Commission sur les forces de défense. Cette annonce confirme que nous restons en bonne voie pour surveiller l’espace aérien irlandais d’ici fin 2028, ce qui renforcera considérablement notre capacité à protéger notre ciel», a fait valoir Mme McEntee.

Pour rappel, l’Irlande est dépourvue d’avions de combat, l’Irish Air Corps ne disposant que de huit Pilatus PC-9, c’est-à-dire des appareils dédiés à l’entraînement avancé et, éventuellement, à l’appui aérien.

Quoi qu’il en soit, le modèle des radars commandés, pour un budget compris entre 300 et 500 millions d’euros, n’a pas été précisé. Il est possible qu’il s’agisse de GM400α. En tout cas, il correspond aux performances attendues par le ministère irlandais de la Défense.

Selon Thales, le GM400α «assure une surveillance aérienne continue à longue portée, offrant une vision complète de la situation aérienne pour faciliter la prise de décision. […] Avec un taux de rafraîchissement de 6 secondes et une puissance de traitement exceptionnelle, il détecte en continu tous types de cibles aériennes, des drones évoluant à faible vitesse aux avions de chasse hautement manœuvrants, à basse comme à haute vitesse, jusqu’à 515 km».
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Today, 12:56 AM
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Le quatrième patrouilleur outre-mer, le « Jean Tranape » basé à Nouméa, est admis au service actif

Le quatrième patrouilleur outre-mer, le « Jean Tranape » basé à Nouméa, est admis au service actif | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le ministère des Armées a annoncé avoir admis au service actif le « Jean Tranape », le 14 septembre. Le quatrième patrouilleur outre-mer de la classe Félix Éboué, sur une série de six, avait rejoint la Nouvelle-Calédonie en juin.
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Today, 12:55 AM
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De l'autonomie à la résilience : les leçons algorithmiques de la guerre en Ukraine

De l'autonomie à la résilience : les leçons algorithmiques de la guerre en Ukraine | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Et si la véritable révolution n'était pas l'intelligence artificielle, mais la capacité à résister quand tout s'effondre autour d'elle ?
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Today, 12:53 AM
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Indonesia's First Aircraft Carrier: Former Italian Ship ‘Garibaldi’ Reaches Domestic Waters

Indonesia's First Aircraft Carrier: Former Italian Ship ‘Garibaldi’ Reaches Domestic Waters | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The ex-Italian Navy carrier Garibaldi reaches Indonesia as the nation's first aircraft carrier, ahead of its formal welcome in Jakarta.
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Dassault Aviation a livré les deux premiers Falcon 2000 Albatros de la Marine nationale

Dassault Aviation a livré les deux premiers Falcon 2000 Albatros de la Marine nationale | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est une étape majeure pour le programme AVSIMAR (avions de surveillance et d’intervention maritime). Après plusieurs années de développement et d’essais, les deux premiers Falcon 2000 LXS Albatros sont désormais entre les mains de la Marine nationale.
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Today, 12:49 AM
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EURONAVAL TALKS : menaces sur les infrastructures sous-marines critiques

EURONAVAL TALKS : menaces sur les infrastructures sous-marines critiques | DEFENSE NEWS | Scoop.it
"We guard the crates, not the nervous system of our societies.” While navies spend billions protecting shipping lanes, far less attention - and funding - goes to the infrastructure carrying the data, energy and connectivity modern economies depend on. Submarine cables transport more than 95% of global internet traffic. Offshore energy infrastructure powers entire countries. Yet much of this critical infrastructure was never designed for today’s hybrid threats. So what happens when these systems are targeted?
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Benoît Vedel nommé Délégué général adjoint du GICAT

Benoît Vedel nommé Délégué général adjoint du GICAT | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le GICAT, le groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres, annonce la nomination de Benoît Vedel au poste de Délégué général adjoint. Aux côtés de Marc Ollier, Délégué général, il contribuera de manière transversale au pilotage de la délégation et à la mise en œuvre de la stratégie du Groupement, au service de l’ensemble des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres.
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Guerre électronique : Thales fait décoller son détecteur radar BeamTracker

Guerre électronique : Thales fait décoller son détecteur radar BeamTracker | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Lorsque Mer et Marine avait fait le point avec Thales, en septembre 2025, sur les évolutions de ses systèmes de guerre électronique navale, le groupe travaillait déjà à l’intégration de charges R-ESM (Radar Electronic Support Measures) sur de petits drones.
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Airbus Defence and Space s’allie à Unseenlabs pour le futur système de renseignement spatial Cassiopée

Airbus Defence and Space s’allie à Unseenlabs pour le futur système de renseignement spatial Cassiopée | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le consortium formé par l’historique Airbus Defence and Space et l’acteur du New Space Unseenlabs s’est vu notifier le contrat Cassiopée par la Direction générale de l’armement (DGA), en marge du Sommet international sur l’espace, qui s’est déroulé à Paris les 9 et 10 septembre.
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Today, 1:06 AM
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Thales défie l’américain Palantir en proposant son logiciel de commandement basé sur l’IA «HexaForce» à l’Otan

En août 2025, le Grand Quartier général des puissances alliées en Europe [SHAPE] fit savoir que des «militaires de l’Otan» venaient de commencer une formation pour s’approprier le système MSS NATO [pour Maven Smart System NATO], un logiciel de commandement et de contrôle [C2] utilisant l’intelligence artificielle [IA], développé par le groupe américain Palantir. Et cela en vue de l’exercice Steadfast Duel 2025.

«Le système MSS NATO renforcera notre capacité à traiter et à exploiter des données interdomaines en temps réel. Il s’agit de bien plus qu’un simple logiciel : il s’agit de transformer la façon dont l’Otan pense, s’entraîne et combat», avait expliqué le colonel [américain] Arnel David, le directeur de la Force opérationnelle Maven.

Dérivé du projet Maven, mené par le Pentagone, le MSS NATO compile et analyse d’énormes quantités de données afin de permettre aux états-majors de mieux identifier les cibles éventuelles et de prendre des décisions plus rapidement.

Seulement, pour certains membres de l’Otan, le recours à Palantir risque d’accroître la dépendance vis-à-vis des États-Unis et pose la question de l’interopérabilité entre les différents systèmes actuellement utilisés.

Aussi, la France a discrètement lancé le développement de son propre logiciel de C2, appelé «Arcadia», à partir du projet Artemis.IA, confié par le ministère des Armées à Athea, une coentreprise créée par Thales et Eviden [filiale d’Atos].

En juin, alors qu’il était encore major général de l’armée de Terre [MGAT], le général Patrick Justel confia à Defense News que ce système avait été mis en œuvre, à des fins d’essais, lors de récents exercices [Dacian Fall et Orion 26, notamment] et qu’il allait être déployé lors des manœuvres CWIX [Coalition Warrior Interoperability, eXperimentation, eXamination, eXercice].

Sans entrer dans les détails, Arcadia se compose de trois couches distinctes : une infrastructure «physique», c’est-à-dire des serveurs sécurisés et des «data hub» dits de l’avant, la gestion des données opérationnelles issues de différentes sources [capteurs, drones, satellites, etc.] et les applications, «dopées» à l’intelligence artificielle, pour les traiter.

«Arcadia est notre réponse à Maven», avait insisté le général Justel. Selon lui, la solution américaine soulevait des questions de «souveraineté numérique» et d’ «interopérabilité» dans la mesure où elle n’avait pas été conçue pour être conforme aux normes FMN [Federated Mission Networking] de l’Otan. Ce que Palantir a réfuté dans les pages de Defense News.

«Le système Maven de l’Otan est compatible et permet l’interopérabilité, mais bien sûr, les nations sont libres de choisir les systèmes qu’elles utilisent», abonda Martin O’Donnell, le porte-parole du SHAPE.

Quoi qu’il en soit, le général Justel fit valoir que plusieurs armées européennes étaient intéressées par Arcadia.

«Lorsque nous discutons avec nos partenaires européens, la réaction est toujours la même : ‘Nous avons opté pour Maven, faute de mieux. Mais si une alternative européenne existe, nous la soutiendrons».

Cette «alternative européenne» est désormais sur le marché. En effet, le 17 septembre, grâce aux bons retours d’expérience [RETEX] d’Arcadia et à son implication dans le projet Artemis.IA, Thales a présenté la solution multidomaine «Hexaforce», décrite comme étant un «système souverain de commandement militaire augmenté par l’IA» destiné à l’Otan et aux pays alliés.

Conçue selon une architecture ouverte, distribuée et interopérable, en coopération avec les «forces armées» [sous-entendu : françaises], la solution HexaForce a «déjà été testée avec succès lors de l’exercice Otan CWIX 2026», a précisé Thales. Elle «s’adapte aux conflits de haute intensité dont les besoins de commandement dépassent 100 000 combattants et dont le rythme nécessite un recours massif et raisonné à l’IA», a ajouté l’industriel français.

Le système HexaForce repose sur les technologies de LLM [Large Langage Models] et d’IA agentique, celles-ci permettant de réduire le temps de planification, d’enrichir la compréhension du théâtre des opérations, de partage les informations en temps réel et de consolider une situation tactique et opérationnelle, d’accélérer la prise de décision, de mieux utiliser les effecteurs et d’optimiser le maintien en condition opérationnelle [MCO] sur le terrain.

«Le système automatise l’analyse, la corrélation et la priorisation de larges volumes de données issues de sources multiples [militaires, ouvertes et civiles], venant accroître significativement la capacité d’action des forces. Les phases d’expérimentations préparent la montée en puissance du système afin de passer de 100 à 1 000 objectifs de ciblage par jour», a expliqué Thales.

En outre, a soutenu l’industriel, HexaForce est actuellement le «seul système du marché capable d’orchestrer l’ensemble des équipements présents dans les forces armées et les coalitions, de l’échelon stratégique au niveau tactique». Enfin, s’appuyant sur un réseau de données distribué, il est «résilient face aux fortes dégradations de communication».

Maintenant qu’une solution de C2 européenne est sur le marché, quels pays membres de l’Otan s’affranchiront du système américain Maven ?

«L’Otan a d’importants besoins. Palantir ne représente qu’une toute petite partie de la solution. Il y a plusieurs appels d’offres en cours de l’Otan pour s’équiper de ce type de solution, telle qu’HexaForce et d’autres proposées par des concurrents», a cependant expliqué Patrice Caine, le PDG de Thales.
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Un avion de combat italien Eurofighter F2000 a été touché lors d’une attaque des rebelles houthistes en Arabie saoudite

Un avion de combat italien Eurofighter F2000 a été touché lors d’une attaque des rebelles houthistes en Arabie saoudite | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En mars, l’Italie a déployé le détachement «Task Force Air – Saudi» sur la base aérienne «Roi Fahd» de Taïf, située dans la province de la Mecque [Arabie saoudite]. Il y encore peu, sa composition était inconnue du grand public. Mais, sous la pression politique , le ministère italien de la Défense a fini par préciser qu’il comprenait quatre avions de combat Eurofighter F2000A, un avion de détection et de commandement aéroportés E-550A CAEW ainsi que des appareils de transport C-130J/KC-130J Hercules.

«La mission […] est de contribuer, grâce à des moyens aérospatiaux spécialisés, à la défense aérienne et à la surveillance de l’espace aérien des pays partenaires du Golfe. Cette force intègre des capacités d’alerte avancée, de commandement et de contrôle, de défense aérienne, de transport tactique, de surveillance radar et de lutte contre les drones. L’utilisation de ces moyens renforce le cadre de sécurité régional, contribuant ainsi à la protection des infrastructures stratégiques et des intérêts nationaux dans la région», explique le ministère, sur son site Internet.

Toujours selon ce dernier, ce déploiement de moyens aériens fait suite à une demande adressée à Rome par des «pays partenaires» et vise à «appuyer les forces armées et les forces de sécurité d’Arabie saoudite, du Koweït et de Bahreïn».

Il s’agissait surtout pour Rome de renforcer ses moyens militaires au Moyen-Orient étant donné que l’Aeronautica Militare était alors déjà présente au Koweït, avec deux Eurofighter F2000A et au moins un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9A Reaper, dans le cadre de la mission «Prima Pathica» [nom de la participation italienne à l’opération antijihadiste Inherent Resolve, ndlr].

Ce 18 septembre, alors que, depuis le Yémen, les rebelles houthistes ont pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb et intensifié leurs frappes contre l’Arabie saoudite, le ministère italien de la Défense a indiqué que l’un des F2000A avait été touché lors d’une attaque contre la base aérienne de Taïf.

«Cette nuit, j’ai suivi personnellement, avec la plus grande attention et en liaison étroite avec le chef d’état-major des armées, le général Luciano Portolano, l’évolution de la situation en Arabie saoudite, et plus particulièrement celle de la base aérienne de Taïf [qui] a fait l’objet de plusieurs attaques», a d’abord indiqué Guido Crosetto, le ministre italien de la la Défense.

«Aucun de nos militaires n’a été touché. Mais lors d’une attaque, un avion italien F2000 […] a été atteint. Aucun autre dommage n’est à déplorer concernant les véhicules ou les infrastructures utilisés par nos personnels», a-t-il ensuite indiqué.

En outre, sans s’attarder sur les détails, M. Crosetto a dit avoir demandé une «nouvelle évaluation sur l’évolution de la situation, l’état de nos personnels et les options opérationnelles envisageables». Et de conclure : «La situation est suivie avec la plus grande attention, l’objectif étant de garantir la protection totale de notre personnel et d’agir avec la responsabilité qui s’impose».

Ce n’est pas la première fois que des militaires italiens sont visés – sciemment ou non – au Moyen-Orient depuis que les États-Unis et Israël ont lancé leurs opérations contre l’Iran. En mars, le drone MQ-9 Reaper déployé au Koweït avait été détruit lors d’une frappe iranienne contre la base aérienne Ali Al Salem. Et deux F2000 avaient été endommagés par des éclats.
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La Lettonie va acquérir des obusiers automoteurs tchèques Morana plutôt que des systèmes suédois "Archer"

La Lettonie va acquérir des obusiers automoteurs tchèques Morana plutôt que des systèmes suédois "Archer" | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En 2024, les trois pays baltes annoncèrent leur intention de bâtir une «ligne de défense» commune à leurs frontières avec la Russie et la Biélorussie en expliquant qu’elle serait nécessaire «pour défendre le flanc oriental de l’Otan et priver nos adversaires de leur liberté de mouvement». Pour autant, il n’était pas question d’aller jusqu’à coordonner leurs achats militaires pour renforcer leurs capacités, comme cela avait été suggéré, dix ans plus tôt, par Andris Bērziņš, alors président de la Lettonie.

Ainsi, si l’Estonie et la Lituanie ont décidé d’acquérir des CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] auprès de la France pour moderniser leurs forces terrestres respectives, la Lettonie a fait un tout autre choix.

En janvier, le ministère letton de la Défense annonça la commande de dix-huit obusiers automoteurs Archer dans le cadre d’un accord avec la Suède.

«L’acquisition de ce système d’artillerie constitue une étape importante dans le renforcement des capacités des Forces armées nationales. Elle permettra non seulement d’accroître nos capacités de tir indirect, mais aussi de favoriser une coopération plus étroite avec la Suède, en garantissant des entraînements conjoints et des échanges d’expérience. Il s’agit d’un investissement à long terme dans notre sécurité et nos capacités de défense», avait justifié Andris Sprüds, alors ministre de la Défense.

Il était question de créer une unité commune avec la Suède afin de permettre à l’armée lettone de s’approprier plus rapidement les systèmes Archer qui lui étaient promis.

Sauf que, neuf mois plus tard, Andris Sprüds ayant dû céder son fauteuil à Raivis Melnis au terme d’une crise politique, le ministère letton a changé d’avis. En effet, via un communiqué diffusé le 17 septembre, il a annoncé qu’il avait finalement renoncé à acquérir les dix-huit Archer suédois et qu’il allait commander des obusiers automoteurs sur roues Morana auprès du tchèque Excalibur Army, filiale de Czechoslovak Group.

«Cette décision a été prise après l’évaluation des offres en termes de coût, de délais de livraison, de capacités opérationnelles et d’implication de l’industrie locale dans le processus d’achat», a-t-il justifié.

Quant aux Archer qu’il avait initialement envisagé de commander, le ministère letton a expliqué que leurs coûts et les délais de livraison «relativement longs» n’étaient pas compatibles au regard de ses ressources financières. En outre, il a estimé que les retours industriels n’étaient pas suffisants.

«Les négociations avec Excalibur Army se poursuivent et une offre a été reçue pour un système d’artillerie aux performances opérationnelles équivalentes, assortie de conditions de prix et de livraison plus avantageuses. Ceci permettra d’accélérer considérablement la mise en place des capacités d’artillerie au sein des Forces armées nationales. Autre avantage significatif : la participation de l’industrie est prévue dans le cadre du contrat», a-t-il précisé.

Pour autant, cette décision ne serait pas de nature, selon le ministère letton, à remettre en cause la coopération qu’il avait l’intention de nouer avec son homologue suédois. «La Lettonie poursuit également ses acquisitions d’équipements auprès de la Suède», a-t-il souligné, avant de rappeler qu’il avait commandé des systèmes de défense aérienne à courte portée RBS 70 NG ainsi que des radars de surveillance aérienne Giraffe 1X.

Pour rappel, monté sur un châssis Tatra 8×8, le Morana est équipé d’un canon de calibre 155 mm L52 qui, affichant une portée de 41,5 km, est associé à un système de chargement et de visée automatique. Il est mis en œuvre par trois servants opérant sous blindage. Assurant une protection de niveau 2 «STANAG 4569» Otan, il dispose d’un tourelleau téléopéré escamotable armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm. Jusqu’alors, il n’avait fait l’objet d’aucun contrat.
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Transport stratégique : L’Agence européenne de défense évoque une modernisation «en profondeur» des Antonov AN-124

Transport stratégique : L’Agence européenne de défense évoque une modernisation «en profondeur» des Antonov AN-124 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Sans avion de transport hors gabarit, il est compliqué de «projeter» des forces sur un théâtre extérieur. Pour cela, la France a recours au contrat SALIS [Solution intérimaire pour le transport aérien stratégique], attribué par l’Otan à la compagnie privée ukrainienne Antonov Logistics Salis, affrète des Antonov AN-124-100, capables de transporter 120 tonnes, dans le cadre d’une procédure dite à «bons de commande» ou compter sur le bon vouloir de ses partenaires, certains étant dotés de C-17A Globemaster III [avec une capacité de 70 tonnes].

Ces appareils étant vieillissants et le contrat SALIS devant arriver à échéance au début des années 2030, la Commission européenne lança le projet Strategic Air Transport for Outsized Cargo [SATOC], au titre de la Coopération structurée permanente [PESCO], en 2021. Coordonné par l’Allemagne, il réunit actuellement trois autres pays, à savoir la France, les Pays-Bas et la République tchèque.

Puis, en janvier 2023, l’Agence européenne de défense [AED] fit savoir qu’elle allait accompagner le projet SATOC en aidant à élaborer des «exigences communes».

«SATOC vise à combler le manque critique de capacités de transport aérien « hors gabarit ». […] Ce projet suppose une approche en trois étapes : identifier un nombre suffisant de participants, harmoniser les exigences et convenir d’une solution européenne commune», avait-elle alors expliqué.

Entre-temps, Airbus Defence & Space proposa une solution basée sur son avion de transport hors gabarit A300-600ST « Beluga».

«La demande de capacité de transport hors gabarit est en hausse. Cette capacité est rare et, à la lumière des développements géopolitiques actuels, de nombreux clients recherchent de nouvelles solutions rapides et efficaces. C’est exactement ce que nous offrons avec notre flotte de Beluga ST», avait alors fait valoir Michael Schoellhorn, son PDG.

Seulement, faute d’avoir su trouver le bon modèle économique, Airbus mit un terme à cette activité en janvier 2025, alors qu’il venait d’être retenu par la Commission européenne pour coordonner le projet «European System for Outsized Cargo Airlift» [ESOCA].

Financé à hauteur de 20 millions d’euros par le Fonds européen de la défense [FEDef], le projet ESOCA implique l’Allemagne, la France, l’Italie, la Grèce, la Finlande, la Pologne et les Pays-Bas.

«Les capacités de transport aérien stratégique sont essentielles pour déployer rapidement et efficacement d’importants effectifs, des équipements lourds et des charges hors gabarit, afin de répondre aux besoins militaires des nations européennes et alliées. Il est nécessaire de définir et de développer pleinement cette capacité en coopération à l’échelle européenne».

L’objectif d’ESOCA est d’identifier, de définir et d’évaluer des «options à court et à long terme pour une future capacité européenne de transport aérien stratégique, en couvrant toutes les études nécessaires à la réalisation de l’action».

Au terme d’une étude ayant duré dix-huit mois, le consortium retenu au titre du projet ESOCA a récemment présenté ses conclusions à l’AED. Et, à vrai dire, on n’est pas plus avancé…

En effet, selon l’AED, deux pistes sont privilégiées pour éviter une rupture capacitaire en matière de transport aérien stratégique : la modernisation «en profondeur» des actuels AN-124-100 ou le développement d’un «nouvel avion européen pour remplacer les C-17».

«Ces conclusions, ainsi que les questions en suspens concernant les exigences opérationnelles sous-jacentes, seront examinées par les États membres de l’Union européenne lors des Journées du transport stratégique, les 21 et 22 octobre à Bruxelles», a indiqué l’AED, via le média social LinkedIn.

«L’ESOCA est un excellent exemple de la manière dont le développement collaboratif des capacités peut contribuer à combler des lacunes critiques et à façonner une vision commune des futurs besoins de l’Europe en matière de transport aérien stratégique», a encore souligné l’agence.

Dans le même temps, l’US Air Force a récemment dit envisager de relancer la production du C-17A Globemaster III, celle-ci ayant été arrêtée par Boeing en 2015.
«On peut toujours prolonger la durée de vie du C-17, mais la question de la reprise de la production est posée. […] J’entends cette question depuis toujours. Une fois une chaîne de montage arrêtée, est-il possible de la remettre en marche ? Est-ce que quelqu’un stocke les machines, les matrices, etc., et est-ce qu’on peut les ressortir ? C’est la question que nous nous posons», a en effet déclaré le général Daniel Tulley, le chef de l’Air Mobility Command [AMC], selon des propos rapportés par le site spécialisé «The War Zone».

Pour rappel, capable de transporter une charge maximale de 74 tonnes et de voler à une vitesse de croisière de 450 nœuds sur 3 400 km, le C-17 a la particularité de pouvoir décoller et atterrir sur des pistes courtes, étroites et sommairement aménagées grâce à sa conception [et surtout à ses volets hypersustentateurs].
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Today, 12:56 AM
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La marine va participer à un test complexe de munitions téléopérées depuis un hélicoptère

La marine va participer à un test complexe de munitions téléopérées depuis un hélicoptère | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En janvier 2027, un hélicoptère NH90 va larguer en vol une munition téléopérée dans des conditions complexes et inédites.
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Today, 12:56 AM
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Shahed-136 Clone Found By Florida Fisherman, Eglin AFB Admits It Lost A Drone

Shahed-136 Clone Found By Florida Fisherman, Eglin AFB Admits It Lost A Drone | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The drone hauled in off Florida appears to be of the same family as those used by the U.S. military to strike Iran.
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Today, 12:54 AM
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Video: MBDA Pitches Combat-Proven Aster Missiles to Royal Danish Navy

Video: MBDA Pitches Combat-Proven Aster Missiles to Royal Danish Navy | DEFENSE NEWS | Scoop.it
MBDA showcased combat-proven Aster missiles for the Royal Danish Navy at DALO Industry Days 2026, highlighting performance and new capabilities.
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Today, 12:50 AM
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F127: Over-Reliance on U.S. Technology Is No Longer Appropriate

F127: Over-Reliance on U.S. Technology Is No Longer Appropriate | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Analyzing Germany's F127 frigate program, this article examines why relying heavily on U.S. Aegis technology may undermine national sovereignty and defense readiness.
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EURONAVAL TALKS : des fonds marins à l'espace, la connaissance du milieu maritime à l'ère spatiale

EURONAVAL TALKS : des fonds marins à l'espace, la connaissance du milieu maritime à l'ère spatiale | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Can navies still hide at sea when sensors are everywhere? From satellites and synthetic aperture radar to underwater sensors and fibre optic cables, the maritime domain is becoming increasingly transparent. But having more data does not automatically mean having better maritime awareness.
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EURONAVAL TALKS : opérations navales et autonomie énergétique en mer

EURONAVAL TALKS : opérations navales et autonomie énergétique en mer | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Logistics, fuel and energy are becoming strategic vulnerabilities. What does it take to sustain naval operations in contested environments? As geopolitical uncertainty grows and access to overseas ports can no longer be taken for granted, sustaining operations at sea is becoming a challenge in its own right.
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Jean-Noël Barrot à Bodø pour approfondir la coopération navale franco-norvégienne

Jean-Noël Barrot à Bodø pour approfondir la coopération navale franco-norvégienne | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, s'est rendu à Bodø, en Norvège, les 14 et 15 septembre, à l'invitation de son homologue Espen Barth Eide, accompagné du député Pascal Lecamp. Cette visite, au-delà du cercle polaire arctique, s'inscrit dans le prolongement du partenariat stratégique franco-norvégien signé en juin 2025.
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Déjà âgées de 35 ans, les vieilles frégates belges pourraient être prolongées jusqu’en 2036

Déjà âgées de 35 ans, les vieilles frégates belges pourraient être prolongées jusqu’en 2036 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Belgique va-t-elle temporairement se retrouver privée de frégates ? C’est le scénario que le gouvernement belge tente d’éviter à tout prix au moment où les menaces sur l’Europe s’accentuent. Au cœur du problème se trouve toujours le programme ASWF, initié en 2017 avec les Pays-Bas et mis sur les rails en 2023 via un accord de coopération qui ne s’est pas encore traduit par la commande des bâtiments. Cette initiative commune s’inscrit dans le cadre d’une stratégie d’acquisitions navales conjointes entre les deux nations.
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