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March 25, 2025 1:58 PM
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Poker 2025-01 : rarissime exercice aérien nucléaire majeur sur la France aux premières lueurs du jour

Poker 2025-01 : rarissime exercice aérien nucléaire majeur sur la France aux premières lueurs du jour | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Quatre fois par an, les Forces Aériennes Stratégiques organisent une simulation de raid aérien nucléaire, baptisée opération Poker. Ce 25 mars fut l’occasion très exceptionnelle pour de nombreux français d’apercevoir, sans le savoir, la première opération Poker de 2025 : normalement, les opérations Poker sont déclenchées de nuit mais cette fois-ci, l’opération a été lancée en début de matinée !
Très rare Poker de jour

Les avions de combat Rafale B des Forces aériennes stratégiques (FAS) font partie d'un des deux moyens constamment en alerte pour effectuer une frappe nucléaire sur ordre du Président de la République. Chaque année, les FAS organisent quatre opérations Poker, un exercice simulant la formation d'un raid aérien nucléaire devant faire face à une force aérienne ennemie avant de pouvoir simuler le tir de missiles de croisière ASMP-A vers la cible. D'ailleurs, cet "exercice" est dénommé "opération" par les FAS car en dehors du tir simulé du ou des ASMP-A, la totalité du reste de la manœuvre représente exactement le déroulé d'un réel raid aérien nucléaire.

Or, ce 25 mars 2025, la première opération Poker a été lancée : les différents sites de live tracking montraient à 04h09 le premier avion ravitailleur A330 MRTT Phénix décoller de la base aérienne 125 d'Istres-Le-Tubé (Bouches-du-Rhône, France). Au total, 6 Phénix vont se positionner sur la Bretagne, en décollant depuis la base aérienne 702 d'Avord (Cher, France) ou la base aérienne 125 d'Istres.
Opération Poker 2025-01: les Forces Aériennes Stratégiques françaises s'entrainent à simuler avec un haut degré de réalité un raid aérien nucléaire (exceptionnellement, en matinée).
Opération Poker 2025-01: les Forces Aériennes Stratégiques françaises s'entrainent à simuler avec un haut degré de réalité un raid aérien nucléaire (exceptionnellement, en matinée). © Air&Cosmos, ADS-B

Cette opération Poker est exceptionnelle car la quasi totalité des Poker sont effectuées de nuit ; il est donc probable que sans le savoir, de nombreux résidents de la Bretagne, des Pyrénées, d'une partie du Sud et du centre de la France ont pu apercevoir les appareils impliqués dans ce raid hautement stratégique. Pour rappel, la dernière opération Poker de jour date du 7 avril 2021. Certains ont même eu la chance d'être à la fois sur le trajet de l'opération Poker 2025-01 et d'avoir un appareil photo à portée de main, comme démontré ci-dessous par les trois photos d’Étienne Marcuz (@Etienne_Marcuz).
Déroulé d'une opération Poker

Une opération Poker se déroule généralement en quatre phases :

Décollage depuis plusieurs bases aériennes des avions de combat Rafale et Mirage, ravitailleurs A330 MRTT Phénix et parfois même avion de guet aérien avancé E-3F Sentry. Ces différents avions se dirigent tous vers la Bretagne, zone de regroupement des appareils intégrés au raid. Les ravitailleurs commencent alors à cercler, créant un "hippodrome" de ravitaillement où les avions peuvent se ravitailler.
Débute ensuite la phase simulant le raid longue distance, en volant en haute altitude au-dessus du golfe de Gascogne, les Pyrénées et le golfe du Lion.
Vient ensuite la phase de pénétration dans un espace aérien ennemi. Cet espace aérien est protégé par de réels avions de combat de l'Armée de l'Air et de l'Espace, représentant une force aérienne ennemie qui devra empêcher les Rafale B porteurs du missile d'arriver jusqu'au point de largage (simulé). Ainsi, des combat aériens ont eu lieu au-dessus du sud et du centre de la France en début de journée. La menace est aussi présente au sol, avec une batterie antiaérienne longue portée SAMP/T qu'il faut éviter ou alors brouiller (SEAD). C'est ainsi que les appareils du raid, tout particulièrement les Rafale B des FAS porteurs des ASMP-A, volent en très basse altitude et à une vitesse subsonique élevée. En cas de réel raid, cette vitesse pourrait bien évidemment être augmentée en supersonique si nécessaire. Cependant, pour y arriver, le Rafale devrait utiliser sa post-combustion et celle-ci consomme énormément de carburant, réduisant ainsi l'autonomie du Rafale (chargé à bloc en munitions). Les Rafale B porteurs d'ASMP-A pourraient, si la situation le demande, passer en hypersonique mais pendant un court laps de temps, privilégiant l'autonomie à la vitesse d'exécution.

Forces Aériennes Stratégiques (FAS) en vol : Rafale B équipé d'un missile ASMP (premier plan) et ravitailleur A330 Phénix_AAE.jpg
Forces Aériennes Stratégiques (FAS) en vol : Rafale B équipé d'un missile ASMP (premier plan) et ravitailleur A330 Phénix_AAE.jpg © Tandem stratégique en vol : Rafale B équipé d'un missile ASMP et ravitailleur A330 Phénix des Forces Aériennes Stratégiques_AAE.jpg

Une fois l'opération terminée, les avions retournent sur leur base aérienne respective. Celle-ci n'est pas spécialement leur base de départ car certains avions ont été pré-dispersés, comme dans le cas où une crise majeure menacerait fortement les intérêts vitaux de la France. Comme démontré sur les sites de live tracking, une partie des ravitailleurs n'a pas décollé depuis leur base principale d'Istres mais bel et bien depuis la base aérienne d'Avord.

Cela a probablement aussi été le cas pour les Rafale B des FAS. Pour rappel, deux escadrons d'avions de combat Rafale B de l'Armée de l'Air et de l'Espace font partie des FAS : l'Escadron de Chasse 1/4 Gascogne et l'Escadron de Chasse 2/4 Lafayette. Ces deux escadrons sont basés sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier (Haute-Marne, France), notamment dans le but d'économiser les ressources en vue de l'entretien, l'entrainement,... sur les Rafale B. Mais en cas crise importante, les Rafale B peuvent être déployés sur des bases stockant les missiles ASMP-A. Dénommées 'Base Aérienne à Vocation Nucléaire' (BAVN), elles sont au nombre de trois, avec Saint-Dizier bien évidemment mais aussi Istres-le-Tubé (Bouches-du-Rhône, France) et Avord (Cher, France). La dispersion rendrait, en cas de crise importante, une attaque surprise et incapacitante plus compliquée à mettre en œuvre qu'une seule attaque sur la base aérienne de Saint-Dizier.

Comme expliqué dans la publication sur X ci-dessous, une quatrième BAVN sera prochainement (re)créée. Il s'agit de la base aérienne 116 de Luxeuil-Saint-Sauveur (Haute-Saône, France). L'information avait été annoncée par Emmanuel Macron, président de la République, le 18 mars dernier dans un discours sur la BA 116. Elle sera modernisée à hauteur de 1,5 milliard d'euros pour permettre l'accueil en 2035 des premiers Rafale F5 de l'AAE mais aussi des premiers missiles de croisière air-sol à ogive nucléaire ASN4G.
Pas de missiles actifs en vol

Bien évidemment, si des Rafale B emportent un missile ASMP-A, celui-ci n'est pas réel, mais simule la forme et la masse d'un réel ASMP-A : sa masse n'est pas connue au grand public mais la configuration standard comprend deux réservoirs de carburant supplémentaires, des missiles air-air MICA, le faux ASMP-A et encore deux missiles air-air très longue portée (+200 kilomètres) Meteor. Pratiquement parlant, les Rafale B chargé en ASMP-A sont lourdement chargés, obligeant les équipages à s'entrainer à voler dans cette lourde configuration, avec un appareil qui réagira donc différemment qu'à l'habitude, que ce soit en vol, lors des ravitaillements, de la phase de vol en basse altitude ou encore lors de combats aériens. D'où l'importance des opérations Poker, permettant à la fois d'entrainer la totalité des pilotes prenant part à ce raid complexe mais aussi les pilotes des FAS à voler dans une configuration inhabituelle et fortement chargée.

Pour les opérations Poker, aucun réel ASMP-A n'est bien évidemment emporté : il s'agit d'une réplique dont la masse et la forme est équivalente à un réel ASMP-A. Il peut arriver que des Rafale B soient réellement armés d'ASMP-A opérationnels mais ceux-ci ne décolleraient pas. En effet, toujours dans cette optique d'entrainement, les FAS peuvent organiser une opération Banco. En générale, deux sont organisées chaque année et bien souvent, une semaine avant une opération Poker. Cette opération spécifique permet d'entrainer les différents personnels au sol à réellement armer les appareils en réel, mais encore une fois, les avions armés ne quittent jamais le sol et sont ensuite 'désarmés' avant de prendre part à l'opération Poker.

Bien évidemment, il existe une exception partielle, avec le tir d'essai d'un missile de croisière ASMP-A. L'opération en question vise à recréer une opération Poker mais celle-ci ne se termine pas sur le centre de la France mais bel et bien au-dessus de l'Atlantique. Une fois sur zone, un Rafale B des FAS tire un réel missile ASMP-A dans le but de s'assurer qu'en cas de crise, le vecteur air-sol fonctionnerait correctement. L'exception est partielle car s'il s'agit d'un réel missile mais dont la tête nucléaire aéroportée n'est pas présente à bord : le missile n'est pas armé 'nucléaire'. Ces essais ont lieu à plusieurs années d'écart, comme ce fut le cas dans la nuit du 3 au 4 février 2019 (opération Excalibur). Le dernier tir date du 22 mai 2024, dans le cadre d'opération Durandal. Un Rafale B a tiré pour la toute première fois un missile de croisière ASMPA-R, soit un ASMP-A rénové. Ce missile doit prochainement remplacer l'ASMP-A avant de lui-même être remplacé à l'horizon 2035 par le missile Air-Sol Nucléaire de 4ème Génération ou ASN4G.
Une deuxième option

La dissuasion française se base sur deux composantes d'alerte : les Forces Aériennes Stratégiques (FAS) et la Force Océanique Stratégique (FOST). Une troisième composante peut-être activée : la Force aéronavale Nucléaire (FaNu). Elle consiste à équiper le porte-avions Charles de Gaulle en missiles ASMP-A en vue d'une potentielle utilisation. Mais contrairement aux FAS et à la FOST, la FaNu n'est pas en alerte nucléaire constante, le porte-avions français n'étant pas obligatoirement équipés d'ASMP-A.

L'intérêt de maintenir deux forces nucléaires en France permet d'assurer une continuité de la dissuasion : une hypothétique frappe surprise sur Saint-Dizier risquerait de détruire les Rafale B avant que ceux-ci puissent se disperser. Or, au moins un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la classe Le Triomphant est constamment dilué en mer. Inversement, les opérations Poker, Banco,... peuvent être utilisées pour du signalement stratégique, rappelant à un éventuel agresseur que la France dispose d'armes nucléaires. Le vecteur aérien est aussi une arme de communication importante, avec la possibilité de faire décoller un réel raid aérien nucléaire pour faire plier l'adversaire. Si c'est le cas, le raid peut-être rappelé avant de tirer le missile ASMP-A.

Enfin, les deux escadrons de chasse des FAS représentent aussi une capacité duale importante pour l'Armée de l'Air et de l'Espace. En effet, les équipages du Lafayette et du Gascogne sont les seuls équipages de l'AAE confirmés sur trois missions : la mission de dissuasion nucléaire, la chasse aérienne et le bombardement conventionnel. Ces deux dernières sont importantes dans la réussite de la première car lors d'un raid aérien nucléaire, l'ennemi peut utiliser sa force aérienne et des systèmes terrestres pour tenter d'empêcher la réussite du raid stratégique français. Par exemple, les Rafale B équipés d'ASMP-A emportent aussi d'autres munitions, comme par exemples les missiles air-air MICA mais aussi deux missiles air-air très longue portée Meteor (portée estimée supérieure à 200 kilomètres). Ces avions peuvent également être utilisé pour protéger l'espace aérien français, la BA113 de Saint-Dizier étant l'une des quatre bases de France où une patrouille d'avion de combat armé en air-air est prête à prendre les airs rapidement. Cette mission de police du ciel ne concerne pas uniquement la France, quatre Rafale B des FAS ont justement été déployés dans les pays baltes pour sécuriser leur espace aérien sur le flanc nord-est de l'OTAN.

D'un point de vue conventionnel, l'Armée de l'Air et de l'Espace dispose aussi d'une capacité de frappe aérienne conventionnelle longue distance grâce à ces équipages des FAS. Ainsi, en dehors de l'emport de munitions conventionnelles, l'opération Hamilton sur la Syrie (avril 2018) avait tout des caractéristiques d'un raid aérien nucléaire (multiples ravitaillement, avions porteurs de missiles de croisière [conventionnels] SCALP-EG escortés par d'autres avions de combat, raid aller-retour longue distance France-Syrie,...).
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Iran Is Piercing Israel's Ballistic Missile Defenses With High Altitude Cluster Warhead Releases

Iran Is Piercing Israel's Ballistic Missile Defenses With High Altitude Cluster Warhead Releases | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Unleashing submunitions at very high altitudes has helped Iran to get around Israel's terminal missile defenses, and is tactic others could seize on.
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Night Stalker AH-6 Little Bird Helicopters Destroyed At Forward Landing Site In Iran

Night Stalker AH-6 Little Bird Helicopters Destroyed At Forward Landing Site In Iran | DEFENSE NEWS | Scoop.it
At least one burned-out AH/MH-6 Little Bird can be seen in photos of the austere airfield that served as a hub for the rescue of the F-15E WSO.
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Le Geran-2 évolue vers une munition intelligente, polyvalente et beaucoup plus dangereuse...

Le Geran-2 évolue vers une munition intelligente, polyvalente et beaucoup plus dangereuse... | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Depuis 2022 en Ukraine, le Shahed-136, désigné Geran-2 en Russie, est passé d’une munition importée guidée par géolocalisation satellite à une plateforme produite…
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U.S. budget prioritizes F-47 fighter with $5 billion request

U.S. budget prioritizes F-47 fighter with $5 billion request | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The Trump administration’s fiscal 2027 defense budget proposal allocates significantly more funding to the Air Force’s sixth-generation F-47 fighter than to the Navy’s F/A-XX program.
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British Army approves hinged mortar fleet integration

British Army approves hinged mortar fleet integration | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The British Army and UK Defence Innovation have issued a Request for Information for a vehicle-mounted 120mm hinged mortar system under Project STOKES, opening a formal procurement process aimed at fielding approximately 60 systems integrated onto light tactical vehicles, with
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L'Onera mise sur le laser pour le transfert de données sécurisé

Conscient de l’intérêt des communications optiques pour garantir la sécurité des informations transmises par satellite - notamment dans le monde de la défense - tout en assurant un très haut débit, l’office de recherche poursuit ses efforts avec le soutien de l’AID et la DGA.
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Un A-10C Thunderbolt II annoncé détruit par l'Iran au-dessus du détroit d'Ormuz

Un A-10C Thunderbolt II annoncé détruit par l'Iran au-dessus du détroit d'Ormuz | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il y a quelques jours le Président des États-Unis Donald Trump annonçait vouloir que «les Iraniens retournent à l’âge de pierre» ; visiblement c’est raté. Ce vendredi 3 avril 2026 un avion d’attaque au sol Fairchild-Republic A-10C Thunderbolt II s’est écrasé à proximité immédiate du détroit d’Ormuz. Via l’agence de presse IRNA les autorités iraniennes clament l’avoir abattu, à peu près en même temps qu’un F-15E Strike Eagle. Le pilote éjecté a réussi à être récupéré par une équipe C-SAR de l’US Air Force.

Si vraiment il est avéré que là encore c’est la DCA iranienne qui a descendu cet A-10C Thunderbolt II, comme un peu plus tôt dans la journée le F-15E Strike Eagle c’est assez incompréhensible. En effet elle n’a jusque là pas vraiment brillé par son efficacité depuis le début de la guerre initiée par les États-Unis et Israël à la tout fin du mois de février. Et pourtant elle a envoyé au tapis deux des avions d’armes les plus efficaces de l’arsenal de l’US Air Force, et ce dans la même journée.

L’avion d’attaque perdu évoluait au-dessus du détroit d’Ormuz à la recherche de cibles de surfaces, des vedettes légères des Pasdarans qui mènent des actions de contrôle et de blocage de cette zone maritime ô combien essentielle au commerce mondiale. Les A-10C Thunderbolt II se sont découverts une nouvelle fonction dans ce rôle depuis le début d’Epic Fury. Il semble avoir été atteint par un tir de missile sol-air en provenance d’Iran. Le pilote a eu le temps de s’éjecter.

Une mission C-SAR (pour Combat – Search And Rescue) a été montée autour d’un quadrimoteur Lockheed-Martin HC-130J Combat King II et de deux hélicoptères Sikorsky HH-60W Jolly Green II. Leurs équipages ont repéré la balise du pilote et ont pu le récupérer sain et sauf.
En conséquence des deux pertes d’avions de combat l’US Central Command et l’US Department of War ont ordonné une réunion d’état-major. La Maison-Blanche reste, étrangement, assez silencieuse sur la question.

Affaire à suivre.

Photo ©US Air Force
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Today, 4:48 AM
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Au Liban l'aviation israélienne accusée de crimes de guerre 

Au Liban l'aviation israélienne accusée de crimes de guerre  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
À l’heure de la généralisation des munitions guidées par laser et/ou GPS il y a certaines bavures qui passent plus mal que d’autres. Depuis le lundi 2 mars 2026 Heyl Ha’Avir mène des frappes aériennes quotidiennes contre le Liban souverain, officiellement afin de combattre la milice islamiste du Hezbollah. Le souci c’est que ses bombardements tuent également de nombreux civils, et peut-être plus grave encore il a été documenté que des humanitaires avaient été la cible de frappes aériennes. Des allégations rejetées par les porte-paroles de Tsahal.

À la date du mardi 24 mars 2026 un total de quarante-deux secouristes libanais, aussi bien membres du Croissant Rouge qu’ambulanciers d’état, étaient morts sous des frappes aériennes ciblées par des avions de combat et des drones porteurs des marques de nationalité d’Israël. C’est la dernière fois qu’on a eu un chiffre validé et vérifié par des journalistes indépendants, notamment de CNN et de Franceinfo. Plus récemment des sources proches du gouvernement libanais parlaient de cinquante-et-un secouristes assassinés par des frappes aériennes israéliennes sans que cela ait été confirmé par des médias européens et/ou nord-américains.

Le droit international, notamment celui de la guerre, est très clair. Bombarder des hôpitaux ou des personnels de soins dans l’exercice de leur fonction est un crime de guerre. On peut retourner la question dans tous les sens, le droit est là. Alors on comprend mieux pourquoi les communicants de Tsahal clament à droite à gauche que les services de secours libanais ont été noyautés par les miliciens islamistes du Hezbollah. Dans leurs mots frapper les secouristes c’est tuer leurs ennemies.

Des images amateurs tendraient à prouver qu’au moins un F-16I Sufa aurait frappé jeudi dernier une ambulance du Croissant Rouge dans le sud de Beyrouth, la capitale libanaise. L’avion de chasse semblait seul à l’instant T du bombardement, ou plutôt juste avant et juste après l’explosion du véhicule sanitaire. Trois secouristes se trouvaient à bord, ainsi qu’un blessé. Laquelle de ces quatre personnes était l’objectif réel de Heyl Ha’Avir ? On ne le saura sans doute jamais. Niveau transparence sur les questions de guerre Israël vaut largement la Russie.
F-16I Sufa de l’aviation israélienne.

Reste désormais à savoir jusqu’où iront les accusations portées au Liban contre l’aviation israélienne pour crime de guerre. Rappelons que les États-Unis, soutien numéro 1 de l’état hébreu dans le monde, est membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU. Son droit de véto permet donc de protéger Heyl Ha’Avir et Tsahal de toutes investigations internationales à leur encontre pour crime de guerre.
Pour ce qui est de ce que l’Histoire en retiendra dans les décennies et siècles à venir c’est une toute autre… histoire
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April 5, 5:45 PM
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Le 54e Régiment d’Artillerie évalue les drones intercepteurs «Destinus Hornet» et «GOBI»

Le 54e Régiment d’Artillerie évalue les drones intercepteurs «Destinus Hornet» et «GOBI» | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pour le moment, s’agissant des forces françaises, seuls les Rafale de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] ont été sollicités pour détruire les drones iraniens Shahed dans le ciel des Émirats arabes unis avec leurs missiles air-air MICA IR/EM. Ce qui, comme l’a récemment souligné Catherine Vautrin, la ministre des Armées, pose la question de «l’adéquation entre l’effet militaire recherché et les moyens» étant donné qu’utiliser une munitions coûtant 700 000 euros pour intercepter un engin qui en vaut cinquante fois mois n’est guère soutenable sur le long terme, non seulement sur le plan budgétaire mais aussi, et surtout, au niveau des stocks.

Cette semaine, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Le Point, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, a fait savoir que quatre hélicoptères de reconnaissance et de combat EC665 Tigre avaient été «intégrés au dispositif allié» au Moyen-Orient. Même s’ils n’ont pas de radar dédié, il est cependant «probable qu’ils interceptent des drones car ils peuvent se porter plus en avant», a-t-il dit. D’autant plus que ces hélicoptères peuvent compter sur leur canon de 30 mm.

Outre ces quatre Tigre, le CEMAT a aussi évoqué le déploiement de «moyens de défense de point avec une portée de 6 km», ce qui correspond aux performances du missile antiaérien MISTRAL, ce dernier étant probablement associé au radar d’alerte SAMANTHA, en dotation au 54e Régiment d’Artillerie [RA], qui est la seule unité spécialisée dans le combat antiaérien de l’armée de Terre.

Cela étant, comme l’avait fait Mme Vautrin quelques jours plus tôt, le général Schill a mis l’accent sur le recours à des drones antiaériens.

«Nous expérimentons des drones intercepteurs», des modèles semblant efficaces, contrairement à certains qui nécessitent un pilotage trop complexe», a confié le CEMAT.

Cette expérimentation est actuellement menée par le 54e RA, sous l’égide du Commandement du combat futur [CCF] et dans le cadre de l’opération Sagittaire.

«Mandaté depuis plusieurs mois par le CCF, le 54e RA conduit une évaluation tactique [EVTA] dans le but de mesurer l’apport d’un nouveau type de solution antiaérienne innovante déjà observable en Ukraine : les drones intercepteurs de drones», a fait savoir le régiment, via le réseau social Facebook, le 3 avril.

Cette EVTA est menée en lien avec le CCF, la Section technique de l’armée de Terre [STAT] et la Direction générale de l’armement [DGA], celle-ci ayant mis son site DGA-EM de l’île du Levant à la disposition du 54e RA.

L’objectif est de «doter l’armée de Terre d’une capacité de lutte antidrone spécialisée permettant de mieux combattre les drones et munitions téléopérées ou guidées sur coordonnées de type Shahed ou Lancet», précise le régiment.

Deux modèles de drones sont actuellement évalués : le GOBI de Harmattan AI et le Hornet de Destinus, une entreprise qui, fondée en Suisse par l’ingénieur et dissident russe Mikhaïl Kokoritch, a récemment créé une filiale en France.

Le GOBI a été conçu pour suivre et détruire un drone hostile une minute seulement après son lancement. «Dès son activation, GOBI passe de l’état de veille à l’état de surveillance active, analysant en continu le spectre électromagnétique à la recherche de menaces potentielles […]. Une fois une menace identifiée et l’autorisation confirmée, le système vérifie les paramètres d’interception et se prépare à l’engagement», résume Harmattan AI.

Après une phase de poursuite, le GOBI passe en mode «guidage terminal» à l’approche de sa cible. «La vision par ordinateur identifie le point d’impact optimal et ajuste automatiquement la trajectoire. Une frappe cinétique précise et non explosive neutralise le drone hostile avant qu’il n’atteigne son objectif», précise Harmattan IA. Ce drone intercepteur peut atteindre une vitesse de pointe de 350 km/h, pour une plage d’interception de 5 km.

Quant au Destinus Hornet, il s’agit d’un appareil ayant une portée de 70 km. Doté d’une propulsion électrique, il est lancé depuis un conteneur. «Il permet d’assurer une défense rapide, proportionnée et économique contre les drones, les munitions rôdeuses et les hélicoptères», assure son fabricant, qui reste toutefois discret sur les performances de son modèle.

Pour cette EVTA, le 54e RA a créé plusieurs équipes spécialisées dites DID [pour drone intercepteur de drones]. «Les opérateurs DID ont pu s’approprier ces nouveaux vecteurs et réaliser plusieurs séquences d’interception», avance-t-il.

Les travaux réalisés dans le cadre de cette évaluation ont récemment été présentés au général Fabien Mandon, le chef d’état-major des armées [CEMA] et le général Schill.

«Expert antiaérien de l’armée de Terre, le 54e RA poursuit, fidèle à sa devise ‘croire, oser, agir’, sa transformation afin d’adapter sa réponse aux menaces aériennes à l’étranger comme sur le territoire national», a conclu le régiment.
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April 5, 5:40 PM
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Updated: A-10 Thunderbolt II Crashed Near the Strait of Hormuz, U.S. Officials Tell NYT

Updated: A-10 Thunderbolt II Crashed Near the Strait of Hormuz, U.S. Officials Tell NYT | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Almost the same time as an F-15E Strike Eagle went down over Iran, the U.S. Air Force lost an A-10 Thunderbolt II attack aircraft near the Strait of Hormuz. U.S. officials told NYT that the jet's pilot was safely rescued. 
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April 5, 5:35 PM
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Mission to Recover Downed F-15E Aircrew Puts Combat Search And Rescue in the Spotlight

Mission to Recover Downed F-15E Aircrew Puts Combat Search And Rescue in the Spotlight | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The loss of an F-15E Strike Eagle in Iran prompted specialized Combat Search and Rescue units to spring into action, with a multitude of assets working together to recover all missing aircrew. Here’s how.
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April 5, 5:35 PM
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[Updated] U.S. Rescues Downed F-15E WSO Deep Inside Iran

[Updated] U.S. Rescues Downed F-15E WSO Deep Inside Iran | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The mission to rescue the isolated airman inside Iran has been described as one of the most challenging and complex in the history of U.S. special operations.
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April 5, 5:31 PM
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India Inducts Third SSBN, Fourth Nilgiri-class Frigate

India Inducts Third SSBN, Fourth Nilgiri-class Frigate | DEFENSE NEWS | Scoop.it
India’s third Arihant-class SSBN INS Aridhaman and fourth Nilgiri-class frigate INS Taragiri were commissioned on April 3 at Visakhapatnam by defence minister Rajnath Singh.
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Today, 5:08 AM
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F-15E Weapon Systems Officer Shot Down Over Iran Has Been Rescued (Updated)

F-15E Weapon Systems Officer Shot Down Over Iran Has Been Rescued (Updated) | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The airman was rescued by U.S. special operations forces reportedly after a fierce firefight that was the culmination of a massive high-risk search operation.
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Today, 5:05 AM
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Le retard du F-47 peut-il déclasser l'US Air Force face aux Forces aériennes chinoises ?

Le retard du F-47 peut-il déclasser l'US Air Force face aux Forces aériennes chinoises ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Alors que le F-47 américain devait conférer à l'US Air Force le même avantage que fut celui du F-22 dans les années 90, son report autour d
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Pakistan Navy Inducts 2nd Babur-class Corvette, PNS KHAIBAR

Pakistan Navy Inducts 2nd Babur-class Corvette, PNS KHAIBAR | DEFENSE NEWS | Scoop.it
On April 4, the Pakistan Navy held the induction ceremony for the second Babur-class corvette, the PNS KHAIBAR (F-282), in Karachi.
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Today, 4:59 AM
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Ukraine develops air-launched ballistic missile

Ukraine develops air-launched ballistic missile | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Denis Shtilerman, chief designer at Ukrainian strike drone and missile developer Fire Point, has confirmed the company is developing an air-launched ballistic missile (ALBM) based on its FP-9 platform, adding a new long-range strike capability to a portfolio that already
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UK launches anti-fibre-optic drone program

UK launches anti-fibre-optic drone program | DEFENSE NEWS | Scoop.it
UK Defence Innovation has launched a market engagement activity seeking novel technologies capable of detecting and defeating fibre-optic controlled drones, opening a formal call to industry that closes on April 21, 2026. The solicitation marks the first public acknowledgment by
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Le porte-avions USS George H.W. Bush attendu la semaine prochaine en Iran

Le porte-avions USS George H.W. Bush attendu la semaine prochaine en Iran | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Nous vous annoncions déjà ce déploiement il y a deux semaines, cependant celui-ci a pris un certain retard. Depuis trois jours l’USS George H.W. Bush vogue, avec ses destroyers d’escorte, à travers l’Atlantique nord en direction du détroit de Gibraltar. S’il n’embarque pas de Lockheed-Martin F-35C Lightning II une nouveauté est cependant présente à bord : le Bell-Boeing CMV-22B Osprey. Epic Fury sera donc la première action de guerre du convertiplane de l’US Navy.
Le CMV-22B Osprey, vedette un peu malgré lui de ce début de déploiement du porte-avions.

On pourrait penser que cela fera trois porte-avions américains en zone de guerre face à l’Iran mais c’est sans doute faux. En effet l’escale technique de l’USS Gerald R. Ford en Croatie, après un incendie au niveau de la blanchisserie, semble se prolonger plus longtemps que prévu. Entre ça et ses WC bouchés le fleuron de l’US Navy n’a vraiment pas l’air adapté à la guerre de haute intensité. Rappelons que deux marins qui travaillaient dans la dite blanchisserie ont été grièvement brûlés et évacués depuis vers un hôpital militaire de Norfolk aux USA.

Le déploiement à marche forcée de l’USS George H.W. Bush ressemble donc beaucoup plus à un renfort en remplacement de l’USS Gerald R. Ford qu’à autre chose.
Pas de Lockheed-Martin F-35C Lightning II donc à bord, contrairement à l’USS Abraham Lincoln lui aussi engagé sur Epic Fury et dont les chasseurs furtifs participent activement aux actions de guerre. En cela l’aviation embarquée des USS George H.W. Bush et USS Gerald R. Ford se ressemblent beaucoup. Le «nouveau venu» embarque quatre formations sur Boeing F/A-18E/F Super Hornet sous la forme de la VFA-103 Jolly Rogers sur biplaces en tandem et des VFA-83 Rampagers, VFA-105 Gunslingers, et VFA-131 Wildcats sur monoplaces. Il convient évidemment d’y ajouter les Boeing EA-18G Growler et Northrop Grumman E-2D Advanced Hawkeye des, respectivement, VAQ-140 Patriots et VAW-116 Sun Kings. C’est donc quasiment du copier-coller entre les deux bâtiments de guerre. D’autant que logiquement les hélicoptères Sikorsky MH-60R Seahawk et MH-60S Knighthawk se trouvent à bord de l’USS George H.W. Bush, appartenant là encore respectivement aux escadrilles HSM-46 Grandmasters et HSC-5 Nightdippers.
En fait la seule nouveauté à bord est à chercher du côté des COD, les Carrier Onboard Delivers, ces avions de transport embarqués. Exit le vénérable (et si attachant) Grumman C-2A (R) Greyhound et bonjour l’ultramoderne Bell-Boeing CMV-22B Osprey. Un embarquement qui outre-Atlantique fait déjà polémique parmi les cercles informés.
Une opération comme Epic Fury est-elle envisageable sans EA-18G Growler ?

En effet jusque là l’escadrille VRM-40 Mighty Bison auxquels appartiennent les deux CMV-22B Osprey déployés à bord de l’USS George H.W. Bush était jusque là restreinte dans ses vols. Cela faisait suite aux nombreux accidents et incidents techniques ayant touchés les CV-22B Osprey de l’US Air Force et les MV-22B Osprey de l’US Marines Corps. Le Naval Air Systems Command s’astreignait à ces restrictions de vol estimant les conclusions données par les experts du consortium Bell-Boeing et de l’US Air Force non adaptées aux besoins d’un avion dit de COD.
Pourquoi alors un tel revirement en quelques jours ? C’est ce que plusieurs parlementaires américains, démocrates mais aussi républicains, ont demandé au Navy Yard et à l’US Department of War. Il semble que pour le moment leurs interrogations soient demeurées lettres mortes.
Le Super Hornet demeure le poing armé de l’US Navy dans le ciel.

On ignore actuellement si l’USS George H.W. Bush demeurera en Méditerranée orientale, afin notamment de réassurer Israël, ou s’il franchira le canal de Suez afin de rejoindre l’USS Abraham Lincoln au plus près des côtes iraniennes. Ce qui est sûr c’est qu’il est attendu dans la région en milieu de semaine prochaine.
Les destroyers lance-missiles USS Ross, USS Donald Cook, et USS Mason assurent son escorte. Ce dernier est notamment en charge de sa protection contre les menaces venant des airs. Chacun embarque un hélicoptère.

Affaire à suivre.
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Les avions de l'US Air Force interdits dans le ciel d'Autriche

Les avions de l'US Air Force interdits dans le ciel d'Autriche | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Voilà qui ne va pas arranger les relations diplomatiques entre Vienne et Washington DC. Déjà très critique du déclenchement de l’opération Epic Fury contre la république islamique d’Iran l’Autriche a décidé ce jeudi 2 avril 2026 de hausser le ton. Désormais l’espace aérien de ce pays d’Europe centrale est fermé à tous les avions militaires américains. Une décision qui concerne aussi bien l’US Air Force, l’US Army, l’US Navy, que l’US Marines Corps.

Donald Trump va devoir regarder sur une mappemonde pour trouver l’Autriche. Peu de chances qu’il le sache jusque là. Mais dorénavant il risque de ne plus retenir ses coups contre ce pays européen. Et pourtant le gouvernement autrichien est parfaitement dans son droit d’interdire son ciel aux aéronefs militaires américains, et pour cause. L’Autriche s’appuie sur un argument imparable que même le Président des États-Unis ne devrait pas pouvoir contester : sa neutralité !

Neutralitätsgesetz est le nom autrichien de la politique de neutralité initiée en octobre 1955. Bien que membre de l’Union Européenne et disposant d’une force armée d’importance non négligeable, le Bundesheer, l’Autriche a toujours refusé de rejoindre l’alliance Atlantique. Sa neutralité est bienveillante envers l’Ukraine mais demeure stricte face à l’opération américaine Epic Fury.

La fermeture de son espace aérien n’a aucune limite. L’Autriche a choisi bien évidemment de l’interdire aux avions d’attaque au sol, aux bombardiers stratégiques, mais aussi aux chasseurs. Jusque là rien de surprenant pour un pays refusant la guerre. Cependant Vienne a aussi choisi de fermer ses cieux aux avions de transport tactique et stratégique, aux avions ravitailleurs, et même à ceux de liaisons et de transport d’état-major. Aucun avion militaire américain n’est désormais toléré au-dessus du territoire autrichien.
Même les avions cargos comme ce Lockheed C-130H Hercules sont désormais indésirables au-dessus de l’Autriche.

Après récemment l’Espagne et dans une moindre mesure la France l’Autriche prend donc le parti de refuser la guerre initiée par Donald Trump hors de tout cadre juridique international. Une décision qui localement pourrait avoir des répercussions sur le choix du futur chasseur de la Luftstreikräft, notamment vis-à-vis des avionneurs américains Boeing et Lockheed-Martin.
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April 5, 5:47 PM
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Les forces spéciales américaines ont mené une opération audacieuse pour récupérer le navigateur du F-15E perdu en Iran

Les forces spéciales américaines ont mené une opération audacieuse pour récupérer le navigateur du F-15E perdu en Iran | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les forces américaines engagées dans l’opération «Fureur épique», menée contre le régime iranien depuis maintenant plus d’un mois, ont connu des moments compliqués lors de ces dernières heures.

Ainsi, le 3 avril, après la destruction d’un avion de détection et de commandement aéroportés E-3G Sentry lors d’une frappe iranienne effectuée contre la base aérienne «Prince Sultan», en Arabie saoudite, un hélicoptère de transport lourd CH-47 Chinook a été irrémédiablement endommagé par une munition téléopérée alors qu’il se trouvait sur le tarmac d’une base aérienne koweïtienne.

Le même jour, l’US Air Force a perdu un avion d’attaque A-10 Warthog au-dessus du détroit d’Ormuz, celui ayant été apparemment abattu par les forces iraniennes. Son pilote a pu être récupéré rapidement. Plus tôt, un F-15E «Strike Eagle» du 494th Fighter Squadron s’était écrasé dans la région de Kohguilouyeh-et-Bouyer-Ahmad [sud-ouest de l’Iran], dans des circonstances qui restent encore à établir.

Signe que l’équipage de l’appareil avait pu s’éjecter à temps [contrairement aux affirmations iraniennes], l’US Air Force déclencha immédiatement une mission de type CSAR [Combat Search and Rescue], des images montrant un avion HC-130J Combat King II et deux hélicoptères HH-60W Jolly Green II ayant été diffusées via les réseaux sociaux.

Les missions de type CSAR font partie des opérations les plus complexes et les plus dangereuses dans la mesure où elles supposent de s’infiltrer en territoire hostile et d’intervenir dans une zone où les forces adverses, en alerte maximale, sont également à la recherche de l’équipage de l’avion abattu.

Quoi qu’il en soit, celle lancée peu après la perte du F-15E permit de localiser et, surtout, de récupérer le pilote de l’appareil. Lors de son sauvetage, deux hélicoptères furent touchés par des tirs iraniens. Mais cela n’eut aucun conséquence sur la suite de la mission.

Restait alors à en faire autant pour le navigateur officier systèmes d’armes [NOSA], alors que les autorités locales venaient de promettre une «généreuse» récompense à quiconque permettrait de le capturer. Évidemment, l’image d’un aviateur américain fait prisonnier ne pouvait que servir la propagande du régime iranien.

D’ailleurs, alors que les opérations de recherche étaient encore en cours, le Corps des gardiens de la révolution a diffusé, via les réseaux sociaux, une photographie censée montrer l’interrogatoire du «major Smith», le NOSA américain. Sauf qu’elle était fausse. Et pour cause.

En effet, dans nuit du 3 au 4 avril, le site d’information Axios a été le premier à rapporter que le second membre de l’équipage du F-15E venait d’être récupéré lors d’une «opération menée par une unité commando spécialisée» ayant «bénéficié d’une importante couverture aérienne». Et d’ajouter : «Les forces américaines ont déclenché un feu nourri et toutes ont quitté l’Iran».

«NOUS L’AVONS RETROUVÉ !» a ensuite confirmé le président Trump, via le média social Truth Social. «Ces dernières heures, l’armée américaine a mené l’une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des États-Unis pour l’un de nos officiers les plus remarquables, qui se trouve être un colonel très respecté. Je suis ravi de vous annoncer qu’il est désormais SAIN et SAUF !» a-t-il poursuivi. Et cela alors qu’il était «traqué par nos ennemis qui se rapprochaient d’heure en heure», a relevé le chef de la Maison Blanche.

Selon ses explications, «des dizaines d’avions, dotés des armes les plus redoutables au monde», ont été impliqués dans cette mission. Cela étant, l’officier a été blessé [sans doute lors de son éjection]. «Mais il s’en remettra», a rassuré M. Trump, avant d’affirmer que «c’est la première fois, de mémoire militaire, que deux pilotes américains sont secourus séparément en plein territoire ennemi».

Cette opération de sauvetage a également mobilisé des moyens de la CIA, selon Fox News.

«Avant de localiser le NOSA [ou WSO pour l’US Air Force] et de permettre son sauvetage, la CIA a d’abord mené une campagne de désinformation en Iran pour faire croire que les forces américaines l’avaient déjà retrouvé et l’exfiltraient par voie terrestre. Alors que les Iraniens étaient désorientés et ne comprenaient pas ce qu’il se passait, l’agence a utilisé ses capacités uniques et exceptionnelles pour localiser l’aviateur américain […] qui s’était caché dans une crevasse», a raconté Jennifer Griffin, une journaliste de Fox News, via le réseau social X.

Ce récit a été confirmé par Axios et le New York Times, lequel a précisé que «des centaines de membres des forces spéciales» ainsi que «des hélicoptères, des capacités de renseignement cybernétiques, spatiales et autres» ont été mobilisés.

Cependant, il est rare que les opérations les plus audacieuses, même quand elles ont été minutieusement préparées, ne soient pas l’objet d’impondérables. Et celle qui vient d’être menée n’y a pas échappé puisque deux avions de transport [des HC-130J ?] n’ont pas pu redécoller d’un point de ravitaillement en carburant [FARP – Forward Arming and Refuelling Point] établi sur le territoire iranien. Aussi ont-ils été détruits sur place par les forces spéciales américaines. Trois autres appareils ont donc été envoyés sur place pour les exfiltrer, avec le NOSA du F-15E

Reste que, comme l’a confié un haut responsable du Pentagone au New York Times, cette mission de sauvetage aura été «l’une des plus difficiles et complexes de l’histoire des opérations spéciales américaines, compte tenu du terrain montagneux, des blessures du pilote et de l’arrivée des forces iraniennes sur les lieux».
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April 5, 5:40 PM
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Iranian Media Posts Debris From USAF F-15E Claimed to Have Been Downed Earlier Today

Iranian Media Posts Debris From USAF F-15E Claimed to Have Been Downed Earlier Today | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Although Iranian media claimed an F-35 has been shot down, images from the crash site clearly show debris belonging to an F-15E Strike Eagle. On Apr. 3,
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April 5, 5:40 PM
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Iran’s RQ-170 Clone Destroyed in U.S. Strikes, CENTCOM Video Shows

Iran’s RQ-170 Clone Destroyed in U.S. Strikes, CENTCOM Video Shows | DEFENSE NEWS | Scoop.it
A video shared by CENTCOM shows the destruction of an Iranian clone of the RQ-170 Sentinel, which was reverse-engineered after crashing in Iran 15 years ago.
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April 5, 5:35 PM
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U.S. F-16 Shown with Mine-Dispensing Cluster Bombs

U.S. F-16 Shown with Mine-Dispensing Cluster Bombs | DEFENSE NEWS | Scoop.it
CENTCOM has released photos of F-16s loaded with cluster bombs for operations in Iran, a week after BLU-91/B ‘Gator’ anti-tank mines were found on the ground.
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April 5, 5:31 PM
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Northrop Grumman to deliver first SEWIP Block 3 system for CVN under contract modification

Northrop Grumman to deliver first SEWIP Block 3 system for CVN under contract modification | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The US Navy has awarded Northrop Grumman a $334.4 million contract modification to produce up to nine additional Surface Electronic Warfare Improvement Program (SEWIP) Block 3 electronic attack (EA) systems, including the first shipset for installation on a nuclear-powered aircraft carrier (CVN).
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