Mon Scoop.it du week-end
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January 11, 2021 1:24 PM
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Le gendarme du nucléaire alerte sur un « déficit de culture de précaution »

Le gendarme du nucléaire alerte sur un « déficit de culture de précaution » | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it

L'autorité de sûreté nucléaire (ASN) pointe deux incidents significatifs au sein du parc nucléaire d'EDF qui attestent, selon elle, d'un déficit de culture de sûreté. A Flamanville, le gendarme du nucléaire a demandé à l'énergéticien de reprendre près d'une centaine de soudures, en sus des huit...


Via Stéphane NEREAU
Bernadette Cassel's insight:
Avis de Stéphane NEREAU :
 

"Le manque de masques au coeur de la crise du Covid-19 l'a révélé au grand jour, mais le constat s'applique aussi au nucléaire : « il y a un déficit de culture de précaution dans notre pays », a estimé ce mercredi le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Bernard Doroszczuk, auditionné au Sénat, à l'occasion de la remise de son rapport annuel."

Stéphane NEREAU's curator insight, May 28, 2020 5:17 PM

Le manque de masques au coeur de la crise du Covid-19 l'a révélé au grand jour, mais le constat s'applique aussi au nucléaire : « il y a un déficit de culture de précaution dans notre pays », a estimé ce mercredi le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Bernard Doroszczuk, auditionné au Sénat, à l'occasion de la remise de son rapport annuel.

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Scoops hors ligne (éditoriale) : Petites entorses à l'entomologie !
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February 10, 1:33 PM
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Le tout premier auteur de l’histoire était une autrice : Enheduanna

Le tout premier auteur de l’histoire était une autrice : Enheduanna | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
Quand on se demande qui fut le premier auteur de l’histoire, beaucoup pensent à Homère. Pourtant, dans l’ancienne Mésopotamie, une femme a signé son œuvre de son propre nom : Enheduanna.

 

Longtemps éclipsée par les figures canoniques de la tradition occidentale, Enheduanna est pourtant la première autrice connue de l’histoire. Il y a plus de 4 000 ans, en Mésopotamie, cette grande prêtresse a signé ses textes, mêlant poésie, pouvoir et spiritualité, et laissé une œuvre fondatrice.

 

Quand on se demande qui fut le premier écrivain de l’histoire, on pense souvent à Homère. L’image du poète aveugle de la Grèce antique occupe le sommet du panthéon de la tradition littéraire occidentale.

 

Mais en réalité, il faut remonter bien plus loin, au-delà de la Grèce, au-delà même de l’alphabet, et tourner notre regard vers le berceau de l’écriture : l’ancienne Mésopotamie. Là, il y a plus de 4 000 ans, une femme a signé son œuvre de son propre nom : Enheduanna.

Qui était Enheduanna ?

Enheduanna a vécu aux alentours de 2300 avant notre ère, dans la cité d’Ur, dans l’actuel sud de l’Irak. Sa figure se distingue à plusieurs titres : elle fut grande prêtresse du dieu lunaire Nanna, une fonction qui lui conférait un pouvoir politique et religieux considérable. Elle était également la fille du roi Sargon d’Akkad, fondateur du premier empire mésopotamien, et surtout l’autrice d’une œuvre littéraire d’une grande profondeur théologique, politique et poétique.

 

« Enheduanna » n’était pas son nom personnel, mais un titre religieux que l’on peut traduire par « grande prêtresse, parure du ciel ». Son véritable nom demeure inconnu. Ce qui ne fait en revanche aucun doute, c’est son importance historique : Enheduanna a écrit, signé ses textes et revendiqué leur paternité intellectuelle, ce qui fait d’elle la première personne connue, homme ou femme, à avoir laissé une œuvre littéraire en son nom propre.

 

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ndé

image 

 

Femme avec une tablette sur les genoux, probablement Enheduanna, Staatliche Museen Zu Berlin (VA04854)

 

via Enheduanna, prêtresse-poétesse en Mésopotamie – La Nymphe et la Sorcière, 21.02.2025 https://lanympheetlasorciere.com/2025/02/21/enheduanna/

 

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February 9, 1:04 PM
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Des bébés prématurés s’éveillent grâce à la poésie dans un hôpital parisien

Des bébés prématurés s’éveillent grâce à la poésie dans un hôpital parisien | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
Le service de néonatologie de l’hôpital Robert-Debré propose un atelier de lecture de poèmes à haute voix pour les bébés nés avant terme. Animé par une orthophoniste et une éditrice, il stimule le développement neuronal et facilite l’apprentissage du langage de ces fragiles tout-petits.

 

Par Clémentine Goldszal

Publié hier à 06h30

 

Extrait

 

"Ce jour-là, à l’hôpital Robert-Debré, quand Xenia et Paul, 32 ans, commencent à lire un texte à leur petite Tania, née trop tôt il y a seulement quelques semaines et qui disparaît sous les langes et les tuyaux qui l’aident à respirer et à s’alimenter, un couinement s’échappe de l’incubateur. Heureux de la voir réagir, les parents garderont – c’est l’espoir d’Adèle Boulanger et de Mathilde Toulot – l’habitude de lui faire la lecture."

 

image : Paul et Xenia lisent un texte à leur fille, Tania, à l’hôpital Robert-Debré, à Paris, le 6 janvier 2026. MARIN DRIGUEZ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE

 

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January 27, 2:01 PM
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Être libre, c’est aussi réfléchir à ce qui nous rend libres | Collège de France

Être libre, c’est aussi réfléchir à ce qui nous rend libres | Collège de France | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
Auteure albanaise et professeure de politique et de philosophie à la London School of Economics, Lea Ypi explique comment notre société capitaliste a contribué à façonner une idée faussée de la liberté.

 

Publié le 06 janvier 2026

 

[...]

 

Dans vos travaux, vous avez tour à tour recours à la réflexion philosophique et à la narration autobiographique. Dans quel but ?

 

Philosophie et littérature sont des moyens complémentaires d’exprimer l’impact des idées sur les individus. Avec la philosophie, il est possible d’expliquer l’histoire avec un grand H. Il existe aussi la « micro-histoire », celle qui est portée à travers les récits et le vécu des gens. Selon moi, les deux se complètent dans la mesure où la littérature est une façon de voir les effets de la macro-histoire sur les récits de vie personnels. La littérature est un formidable vecteur pour raconter ces micro-histoires, car elle permet non seulement de générer de l’empathie, mais aussi de comprendre le conflit entre des idées complexes et la vie des individus.

 

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January 9, 11:47 AM
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Que deviennent les gares rurales quand les trains disparaissent ?

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En France, les fermetures de gares ou de lignes ferroviaires sont légion dans les espaces ruraux. Pourtant, ces dernières années, certaines petites gares retrouvent une nouvelle vie en se transformant en épicerie, en pôle santé ou encore en bureau. Pour quel bilan ?


Via Pôle Veille AgroParisTech
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December 31, 2025 1:34 PM
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Avis et notations en ligne : quels sont les droits des professionnels ? | CNIL

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Si vous exercez une activité commerciale, artisanale ou libérale, vos données professionnelles figurant dans des annuaires publiés sur Internet peuvent faire l’objet de notation et commentaires d’internautes. Ces avis doivent respecter certaines règles.

Via @krisdenerf
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December 26, 2025 9:01 AM
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Joyeuses fêtes 2025 ! 

Joyeuses fêtes 2025 !  | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
En cette période de festivités, je tenais à vous remercier d’être là, curieux et enthousiastes face au monde minuscule qui nous entoure. Chaque insecte, chaque invertébré a une histoire fascinante… et vous me donnez le plaisir de les partager. Que votre temps des Fêtes soit rempli de joie, d'étonnement et, pourquoi pas, d’une petite rencontre…

 

Publié le 19 décembre 2025

DocBébitte… et son conjoint Alexandre, à qui tout le crédit revient pour la création de la BD de Noël qui accompagne ce billet!

 

Chroniques sympathiques pour en apprendre plus sur les invertébrés !

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December 17, 2025 6:27 AM
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Le ministère de l’Intérieur piraté, un groupe revendique l’exfiltration du TAJ et du FPR - Next

Le ministère de l’Intérieur piraté, un groupe revendique l’exfiltration du TAJ et du FPR - Next | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
Un groupe de pirates a revendiqué l’attaque contre le ministère de l’Intérieur. Il assure que les données sont beaucoup plus sérieuses que celles reconnues : elles émaneraient du TAJ et d’autres fichiers sensibles.


Vincent Hermann
Le 16 décembre à 10h47

 

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December 8, 2025 11:49 AM
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Quand tu verras ma mère, invite-la à danser Édition bilingue - Joan Baez - Points - Poche - Librairie des femmes Paris

Quand tu verras ma mère, invite-la à danser Édition bilingue - Joan Baez - Points - Poche - Librairie des femmes Paris | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
Il est temps que la plus belle musique commence.
Le coeur en attente, chaque nerf en écoute.Joan Baez écrit de la poésie depuis des décennies ; avec tendresse et légèreté, elle évoque son enfance, partage ses moments d'émerveillement au quotidien et rend hommage à certains de ses contemporains, tels Bob Dylan, Jimi Hendrix ou Judy Collin

 

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via Joan Baez se confie sur sa santé mentale : "Plus d'une cinquantaine de personnages ont cohabité dans ma tête" | France Inter, 08.12.2025 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-portrait/le-grand-portrait-du-lundi-08-decembre-2025-8509667

 

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November 26, 2025 1:15 PM
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Post de @simonrotig.bsky.social — Bluesky

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Le Lyon-Bordeaux et le Clermont-Saint-Etienne ne circulent plus, et la ligne Nevers-Moulins-Paray-le-Monial-Lyon est aujourd'hui très menacée. D'où la nouvelle manifestation de samedi à Dompierre-sur-Besbre (nord-est de l'Allier) ⤵️
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November 5, 2025 11:43 AM
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Super Lune du Castor 2025 : la plus grosse super lune de l'année, c'est ce mercredi - Actualités

Super Lune du Castor 2025 : la plus grosse super lune de l'année, c'est ce mercredi - Actualités | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
Ce mercredi 5 novembre 2025 promet un spectacle exceptionnel avec la Super Lune du Castor. Ce sera à la fois la pleine lune la plus brillante, et la plus proche de la Terre de cette année 2025, un évènement pour tous les passionnés et amateurs d'astronomie. - Actualités La Chaîne Météo
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October 20, 2025 5:11 AM
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Autotune, talk box, vocoder, de quoi parle-t-on ?

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Un vocoder (contraction de « voice encoder ») est un dispositif électronique ou un logiciel qui analyse et synthétise la voix en utilisant les caractéristiques d’un signal vocal pour moduler un signal de synthèse. Il est souvent utilisé pour créer des voix robotiques ou pour ajouter une texture à des voix chantées. Le vocoder a été utilisé dans de nombreux genres musicaux, notamment par des artistes comme Daft Punk dans « Around the World » et « Harder, Better, Faster, Stronger ».

 

Autotune : les secrets de cet outil révolutionnaire en musique | Teufel Blog

Rédaction Teufel

Dernière mise à jour:

08.10.2025
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September 28, 2025 2:14 PM
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Faut-il réellement faire 10 000 pas par jour ?

Faut-il réellement faire 10 000 pas par jour ? | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
« Plus on marche, mieux c'est ; et le seuil à dépasser pour en tirer des bénéfices est plus bas que beaucoup le pensent. »

 

De Tara Haelle
Publication 26 sept. 2025, 09:35 CEST

 

  • Do the associations of daily steps with mortality and incident cardiovascular disease differ by sedentary time levels? A device-based cohort study | British Journal of Sports Medicine, 08/03/2024 https://bjsm.bmj.com/content/58/5/261

 

Image : Dans le comté de Kerry en Irlande, deux randonneurs s'offrent leur quota de pas en parcourant le Dingle Way. Au-delà de 4 300 pas, chaque nouveau pas est bénéfique pour votre santé cardiaque, que ce soit à travers un petit supplément de mille pas au quotidien ou de longues promenades au cours du week-end.

PHOTOGRAPHIE DE Shutterstock, Nat Geo Image Collection
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September 6, 2025 1:42 PM
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Cas d'école - L'histoire de Caroline

Cas d'école - L'histoire de Caroline | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
Parce qu'elle est mariée à une femme, Caroline a subi les attaques d'un corbeau qui l'a menacée de mort et a tagué des insultes homophobes sur le mur de son école. On aurait pu croire que sa hiérarchie et les parents d'élèves auraient fait bloc pour la soutenir. Il n'en a rien été. Parce qu'il ne faut rien laisser passer, découvrez son histoire dans ce nouvel épisode de « Cas d'école ».

 

Remedium, 29.01.2025

 

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via ici Pays d'Auvergne

 

→ Suicide de Caroline Grandjean : ambiance pesante et forte émotion aux obsèques de la directrice d'école - AFP - Publié le jeudi 4 septembre 2025 à 15:48 https://www.francebleu.fr/infos/education/suicide-de-caroline-grandjean-ambiance-pesante-et-forte-emotion-aux-obseques-de-la-directrice-d-ecole-2972264

 

"... Élisabeth Borne a saisi l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR) pour qu'une enquête administrative soit ordonnée, a indiqué le ministère de l'Éducation nationale mardi soir. L'IGESR "aura pour mission d’examiner l’ensemble des faits et des procédures qui ont précédé ce décès tragique", précise le ministère dans son communiqué. Elle devra "faire la lumière sur ce drame, en complément de la saisine de la formation spécialisée Santé, Sécurité et Conditions de Travail départementale".

 

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February 9, 1:30 PM
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The Animals : Don't Let Me Be Misunderstood

The Animals : Don't Let Me Be Misunderstood | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
The Animals "Don't Let Me Be Misunderstood" on The Ed Sullivan Show, January 24, 1965.

 

The Animals "Don't Let Me Be Misunderstood" on The Ed Sullivan Show

 

The Ed Sullivan Show was a television variety program that aired on CBS from 1948-1971. For 23 years it aired every Sunday night and played host to the world's greatest talents. The Ed Sullivan Show is well known for bringing rock n' roll music to the forefront of American culture through acts like Elvis Presley, The Beatles, and The Rolling Stones. The entertainers each week ranged from comedians like Joan Rivers and Rodney Dangerfield, to Broadway stars Julie Andrews and Richard Burton, to pop singers such as Bobby Darin and Petula Clark. It also frequently featured stars of Motown such as The Supremes, The Temptations, Stevie Wonder and The Jackson 5. The Ed Sullivan Show was one of the only places on American television where such a wide variety of popular culture was showcased and its legacy lives on to this day.

#TheAnimals #EdSullivan #EdSullivanShow

 

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via Musique. « L’un de mes premiers 45 tours » : les mythiques Animals sont passés par Feurs (Loire), 14.08.2025 https://www.leprogres.fr/culture-loisirs/2025/08/14/l-un-de-mes-premiers-45-tours-les-mythiques-animals-sont-passes-par-feurs

 

The House of the rising sun , Don’t let me be misunderstood , ces tubes des années 1960 traversent les époques et le groupe The Animals continue de jouer sur les scènes du monde entier. Ce jeudi 14 août, ils ont fait un passage exceptionnel à Feurs, pour le plus grand plaisir des aficionados de blues rock. Rencontre avec les artistes et leurs spectateurs.
 
Émilie Méchenin - 14 août 2025 à 22:54 | mis à jour le 14 août 2025 à 23:08

 

image : The Animals sur la scène du Forum, à Feurs. Phto Charly Jurine

 

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February 5, 2:11 PM
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De bête féroce à icône pop, comment le loup est devenu croc mignon

De bête féroce à icône pop, comment le loup est devenu croc mignon | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
CHRONIQUE. « Au bestiaire ! ». Peluches, albums jeunesse, produits dérivés : en quelques années, le carnivore semble avoir fait peau neuve et être devenu une sympathique mascotte du foyer.

 

Marjorie Philibert

Publié le 31 janvier 2026 à 06h00

 

 

extraits 


"... Pierre Jouventin, éthologue et auteur du livre Le Loup, ce mal-aimé qui nous ressemble (HumenSciences, 2021), analyse ainsi : « La publicité Intermarché est très efficace, et bien plus intelligente qu’il n’y paraît. Elle joue sur le fait que le loup mal-aimé est désormais bien-aimé. » Selon lui, cette prise de conscience vient du fait que le public a compris que la mauvaise réputation du loup était injustifiée. « Il faut quand même rappeler qu’il n’y a pas eu d’attaque du loup sur l’homme en France depuis quarante ans, explique-t-il. Au Moyen Age, il y avait environ 15 000 individus qui, lorsqu’ils avaient faim, pouvaient effectivement attaquer l’homme. Aujourd’hui, on a une population stable estimée à 1 082 individus, qui prennent la fuite dès qu’ils voient un humain. »

 

Pierre Jouventin souligne que le mythe du prédateur a souvent masqué les qualités du loup, qu’il décrit comme une espèce fondamentalement altruiste : « J’ai élevé une louve chez moi en appartement, et elle faisait vraiment partie de la famille. Quand on se disputait avec ma femme, elle venait nous séparer, et quand mon fils rentrait à la maison déprimé parce qu’il avait eu une mauvaise note, elle lui léchait le visage. »"

(...)

 

"Le Cloître-Saint-Thégonnec, petit village du Finistère, abrite le Musée du loup, le seul du genre en France. Astrid Delangle est la responsable de ce lieu précurseur qui a ouvert en 1991, avec l’objectif de redorer le blason du loup. « La collection présentée ici vise à amener le public à questionner sa représentation du loup, en montrant comment celle-ci est souvent fondée sur une image scientifiquement erronée de l’animal, précise-t-elle. Une salle du musée expose ainsi un journal illustré de la fin du XIXe siècle, qui titre : “Une meute de vingt loups attaque un cycliste”, ce qui est hautement improbable, étant donné que les meutes de loups comportent en général de quatre à cinq individus. Ce genre d’exagération est typique de la psychose qui accompagne le loup. »

 

Depuis plusieurs années, elle a constaté une réelle évolution de l’image de l’animal : « Il y a vingt ans, c’était parfois compliqué de faire entrer les tout-petits dans le musée, certains se mettaient à pleurer. Aujourd’hui, on a un loup naturalisé dans l’entrée et les enfants veulent tous le caresser ! » Elle a également identifié un net « effet Intermarché » : « On a eu deux fois plus de visiteurs en décembre 2025 qu’en décembre 2024. Récemment, quand j’ai demandé aux enfants de me citer un conte avec un loup, plusieurs ont dit : “La pub Intermarché !” » Le grand gentil loup ne fait vraiment plus peur aux enfants."

 

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January 17, 6:26 AM
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La jeune fille au cinéma ou les ravages d’un mythe

ENQUÊTE par Zineb Dryef dans M le magazine du Monde - le 23 février 2024

 

 

En accusant Benoît Jacquot et Jacques Doillon d’agressions sexuelles, l’actrice Judith Godrèche a mis en lumière un mythe tenace dans la culture contemporaine : celui de la jeune fille modelée par son pygmalion. Depuis le film « Lolita », de Stanley Kubrick, cette relation a irrigué de multiples œuvres, ouvrant la porte à de nombreux abus de la part de réalisateurs vus comme des créateurs tout-puissants.

Lire l'article sur le site du "Monde" : 

https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2024/02/23/la-jeune-fille-au-cinema-ou-les-ravages-d-un-mythe_6218004_4500055.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=ios&lmd_source=twitter

Elles étaient belles et jeunes à l’écran. Elles semblaient heureuses, affranchies et libres. Elles avaient 13 ans, 14 ans, 15 ans, 17 ans, 22 ans. Elles incarnaient la jeunesse, le désir, l’indépendance. Et voilà que certaines, devenues adultes, racontent un piège. Flavie Flament, Vanessa Springora, Adèle Haenel, Charlotte Arnould, Judith Godrèche, Isild Le Besco n’appartiennent pas aux mêmes mondes, elles n’avaient pas le même âge, elles ne se connaissaient pas ou si peu, mais elles racontent une même histoire, celle d’un mensonge et d’une jeunesse mise en pièces.

 

 

 

Ces femmes ont, chacune à leur manière, disséqué ce qui leur est arrivé. Vanessa Springora, dans Le Consentement (Grasset, 2020), décrivait le piège du pédocriminel (ici, Gabriel Matzneff) qui fait de sa victime une complice – « Tu m’aimais ». La journaliste Hélène Devynck dépeint dans Impunité (Seuil, 2022), sur l’affaire PPDA, un système qui fait des jeunes femmes des poupées et les réduit au silence, dont elle a été elle-même victime. Judith Godrèche, en réalisant en 2023 sa série Icon of French Cinema (Arte), revient sur son cheminement d’enfant-objet dans les mains du cinéaste Benoît Jacquot à femme qui reprend les rênes du récit.

 

Toutes mettent en lumière la solidarité de ces « familles » – du cinéma, des médias, de l’art – qui protègent leurs grands hommes. « Ce n’est pas ce à quoi on nous oblige qui nous détruit, mais ce à quoi nous consentons qui nous ébrèche ; ces hontes minuscules, de consentir journellement à renforcer ce qu’on dénonce », écrivait Lola Lafon dans Chavirer (Actes Sud, 2020), une autre histoire de jeune fille abusée.

L’ingénue en quête de liberté

Depuis les débuts de #metoo en France, beaucoup de femmes qui s’expriment racontent un roman d’apprentissage à l’issue tragique : celui d’une fille, de la prépubère à la jeune adulte, qui croise le chemin d’un homme beaucoup plus âgé qui, au prétexte de l’initier à un art ou à un métier, la possède contre son gré. Ce fantasme s’est décliné dans toute la littérature et le cinéma jusqu’à la caricature de la gamine nubile en veste de velours, frange dans les yeux et roman de Sade dans la poche. Aujourd’hui, ces filles, devenues adultes, le dénoncent. Elles n’ont pas consenti. Elles n’ont pas eu le choix.

 

 

C’est ce qu’écrivait en 2017, dans The Atlantic, l’actrice et réalisatrice américaine Brit Marling, 41 ans, qui a fait partie des nombreuses comédiennes à accuser le producteur Harvey Weinstein d’agressions sexuelles : « Ce qui vous incite en partie à rester assise sur cette chaise, dans cette pièce, à endurer le harcèlement ou les abus d’un homme en position de pouvoir est que, en tant que femme, vous vous êtes rarement imaginé connaître un autre sort. Dans la plupart des romans que vous avez lus, des films que vous avez regardés, des histoires qu’on vous a racontées depuis votre naissance, les femmes connaissent une fin tragique. » Car la figure de la jeune fille est un pilier de la culture et irrigue nos imaginaires.

 

A quoi ressemble-t-elle cette figure qui traverse les arts ? Elle a toujours « ce visage de la jeune fille à qui on n’a pas encore volé son ciel », comme l’écrivait Henri Michaux à partir du Portrait de Mademoiselle Irène Cahen d’Anvers (1880), d’Auguste Renoir. Une fille à peine nubile, vierge. C’est la raison pour laquelle elle est si précieuse : « Son apparence est éphémère, elle va disparaître à jamais. C’est ce qui la rend si désirable. Elle est décrite comme un trésor », explique Pierre Péju, romancier et philosophe qui, dans Métamorphoses de la jeune fille (Robert Laffont, 2023), étudie ce mythe.

Des romans de chevalerie aux descriptions contemporaines, les canons varient et évoluent, explique le philosophe, mais l’idée de sa perfection est constante : « Le corps et le visage sont beaux, la peau est lisse, la chevelure abondante. La petite fille a achevé sa croissance, elle est pubère, elle a atteint la perfection. » Cet idéal de féminité défini par les adultes a d’abord consacré la vierge, l’enfant pure au Moyen Age, avant l’ingénue en quête de liberté. La seconde moitié du XXe siècle invente la femme-enfant fatale. Elle est la petite fille offerte de Balthus, l’adolescente vaporeuse d’Eric Rohmer, la blonde floutée aux seins naissants de David Hamilton – photographe accusé de viols et d’agressions sexuelles par ­plusieurs de ses anciens modèles.

Une conception au cœur de la Nouvelle Vague

« Ces mille et une façons de “raconter” la jeune fille ont toujours été structurées par les fantasmes patriarcaux et par la conception exclusivement machiste du monde qui se sont inscrits dans les lois, installés dans les coutumes, qui étaient exigés par la patrilinéarité, et se sont gravés dans les inconscients des deux sexes », poursuit Pierre Péju. Il désigne cette figure « produite par des milliers d’histoires », ce mythe devenu « indestructible » comme une « clé et un symptôme du viriarcat ». Un mot cousin de « patriarcat », construit sur le latin vir, « homme », qui définit un système dans lequel on proclame la supériorité du mâle, mais où ce dernier « n’est plus forcément père ou patriarche ».

 

Dans ce mythe, la jeune fille n’est jamais seule. Il lui faut toujours un homme. Rien n’est plus banal que de voir cette créature au bras d’un individu de l’âge de son père. Ce motif récurrent raconte une fable : celle de la muse. L’amour et la créativité se confondent. L’artiste, en Pygmalion, se fabrique sa propre jeune fille. « Il ne la voit pas, il la sculpte. Le miracle, c’est que cette sculpture devient vivante », écrit encore Pierre Péju.

 

Dans le cinéma français, le mythe de l’adolescente façonnée par l’homme tout-­puissant a été, non pas inventé, mais permis par la Nouvelle Vague. Quand, au tournant des années 1960, une bande de jeunes gens, quasiment tous des hommes (François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Jacques Rivette, Eric Rohmer), veulent réinventer le cinéma, « ils plaquent sur l’industrie du cinéma une logique qui est celle de la littérature : le cinéaste, réalisateur, est le seul auteur de son œuvre », explique Geneviève Sellier, professeure émérite en études cinématographiques à l’université Bordeaux-Montaigne. « Le mythe de Pygmalion est au cœur de la Nouvelle Vague, poursuit l’universitaire. On fait jouer des inconnues, on les crée, on les fabrique, on les façonne. »

 

 

Lire l’enquête | Article réservé à nos abonnés Benoît Jacquot, un système de prédation sous couvert de cinéma
 

Le cinéma, c’est « l’art de faire faire de jolies choses à de jolies femmes », selon l’expression du critique et scénariste Jean George Auriol (1907-1950) reprise par François Truffaut. C’est ainsi que se justifiaient encore récemment Benoît Jacquot dans les colonnes du Monde mais aussi Philippe Garrel – mis en cause par plusieurs comédiennes pour des actes pouvant relever de l’agression sexuelle – dans Mediapart : « Comme beaucoup de réalisateurs de la Nouvelle Vague, j’aimais tourner avec la femme dont j’étais amoureux et la filmer. »

Confusion entre l’amour et la possession

Accusé par l’actrice Adèle Haenel d’agressions sexuelles quand elle était mineure, le réalisateur Christophe Ruggia a précisément invoqué ce rôle de mentor pour se défendre : « J’ai commis l’erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu’une telle posture suscite », a-t-il déclaré dans Mediapart, le 6 novembre 2019, quelques jours après les révélations de la comédienne.

 

« Le cinéma est une bonne couverture pour des mœurs de ce type-là, confessait ouvertement Benoît Jacquot en 2011 dans un documentaire de Gérard Miller (lui aussi accusé d’agressions sexuelles et de viols). Dans le Landerneau cinématographique, cela force même l’admiration. On se dit : lui est cinéaste, il est en train de fabriquer une actrice. » « Il faut nommer les choses : ces faits relèvent de la pédocriminalité, dénonce l’universitaire Geneviève Sellier. Ces comportements s’ancrent dans le ressort le plus archaïque de la domination masculine : la confusion entre le lien amoureux et la possession, la confusion entre aimer quelqu’un et le contrôler. »

 

 

 

Certaines ont parlé. Deux jeunes comédiennes ont porté plainte contre Jean-Claude Brisseau dès 2001, rejointes par deux autres en 2003, pour des faits de harcèlement sexuel. Une vingtaine de femmes ont témoigné contre le réalisateur, pourtant massivement soutenu par la « grande famille du cinéma français », au cours d’un procès, en 2005. Brisseau a été condamné à un an de prison avec sursis et à 15 000 euros d’amende pour « harcèlement sexuel » sur deux actrices lors d’auditions et, un an plus tard, en appel, pour « agression sexuelle » sur une troisième.

 

 

Parmi les témoins, la mère de Vanessa Paradis évoquait un « incident » survenu pendant le tournage de Noce blanche (1989). Sa fille avait alors 16 ans, c’était son premier film. La jeune chanteuse jouait le rôle d’une adolescente ensorcelante qui faisait succomber son professeur de philosophie vieillissant. Le long-métrage, présenté comme une histoire d’amour impossible, fut un énorme succès.

 

Brisseau ne fut pas une exception sulfureuse. Au cours des années 1980, le cinéma connaît une « déferlante » de petites filles amoureuses de quadragénaires. Les succès de Diabolo menthe (1977), de La Boum (1981) inspirent les réalisateurs et réalisatrices qui mettent en scène des gamines confrontées à leurs désirs. Mais c’est le personnage de Charlotte Gainsbourg dans L’Effrontée (1985) qui fixe à jamais dans le cinéma français l’image de l’adolescente tourmentée.

Bientôt, elles deviennent des aguicheuses d’hommes adultes. Des films oubliables – La Petite Allumeuse (1987), de Danièle Dubroux, dont le titre résume le propos –, mais aussi des succès comme Beau-père (1981), de Bertrand Blier, Noce blanche, ou La Fille de 15 ans (1989), de Jacques Doillon – visé par une plainte de l’actrice principale, Judith Godrèche, pour un viol qui aurait eu lieu à l’époque du tournage –, représentent tous, dans un procédé romantique, l’amour tragique d’un couple déchiré par l’écart d’âge et la morale.

Le malentendu autour de la Lolita de Nabokov

« Le tournant a été l’adaptation filmique de Lolita, le roman de Nabokov », estime Brigitte Rollet, chercheuse habilitée en études cinématographiques au centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (université Paris-Saclay). Le film de Stanley Kubrick, sorti en salle en 1962, précipite le malentendu autour de cette œuvre publiée en 1955 en imposant l’image de la femme-enfant fatale, de la gamine aguicheuse aux lunettes en forme de cœur, une sucette à la bouche.

 

Enorme succès en librairie, Lolita échappe totalement à son créateur lorsque le cinéma s’en empare. Stanley Kubrick ne retient pas l’histoire d’une fillette violée par son beau-père mais représente une histoire d’amour impossible. « Nabokov ne raconte pas cette histoire, souligne Olivia Mokiejewski, réalisatrice de Lolita, méprise sur un fantasme (2021). Il raconte l’histoire d’une fillette – Lolita a 12 ans – décrite à travers le regard d’un homme. » Ses attraits sont fantasmés par une libido adulte, mais le contresens s’est installé, durablement.

 

Lorsque, en 1975, sur le plateau d’« Apostrophes », Bernard Pivot présente le roman comme l’histoire d’une petite fille « un peu perverse », Nabokov le reprend fermement : « Lolita n’est pas une jeune fille perverse. C’est une pauvre enfant. Une pauvre enfant que l’on débauche et dont les sens ne s’éveillent jamais sous les caresses de l’immonde M. Humbert. » Il insiste : « En dehors du regard maniaque de M. Humbert, il n’y a pas de nymphette. »

En réalité, Lolita ne séduit pas son beau-père, elle en est prisonnière. « C’est le regard masculin qui en fait un objet de désir déviant », poursuit Olivia Mokiejewski, qui a été troublée, en lisant Le Consentement, de Vanessa Springora, d’y retrouver le récit de cette même confusion : celle d’une gamine qui se croit amoureuse d’un homme mûr abusant de son pouvoir et celle d’une société complaisante à l’égard des messieurs qui succombent aux charmes des petites tentatrices. L’indulgence, là aussi, s’exprime à la télévision, sur le même plateau d’« Apostrophes », où Gabriel Matzneff exprime librement ses goûts pédophiles. « On regarde des personnes cultivées discuter tranquillement de tout cela, sans réprobation, dénonce Olivia Mokiejewski. Ce n’est pas qu’un homme qu’il faut juger, c’est un système. »

Un comportement tyrannique valorisé

Ce système a détruit des jeunes filles. A commencer par Lolita, dont tout le monde semble avoir oublié le destin tragique. Spoiler : elle meurt. Comme si Nabokov avait su qu’une vie n’était plus possible après ça. Là encore, la réalité rattrape la fiction. Sue Lyon, l’interprète de Lolita dans le film de Kubrick, déclarait, amère, en 1997 : « Lolita m’a exposée à des écueils qu’aucune fille de cet âge ne devrait affronter. Je défie n’importe quelle fille de 14 ans jetée sous les projecteurs pour son rôle de nymphette de rester sur ses deux jambes. »

 

 

Elles sont nombreuses ces jeunes premières découragées qui ont jeté l’éponge, abandonnant leur passion et leur carrière ou qui ont choisi l’exil. Elles sont nombreuses, celles qui ont relaté l’anorexie, la boulimie, l’alcoolisme, le sexe à outrance, l’immense solitude, avant, parfois, la reconstruction.

 

Ce comportement des réalisateurs tyranniques a longtemps été excusé, voire valorisé. « En France, l’artiste est au-dessus des lois qui régissent nos vies. Il est le démiurge, le créateur, analyse l’universitaire Brigitte Rollet. C’est comme si l’on admettait que le cinéma devait être le résultat de la souffrance. » C’est Henri-Georges Clouzot qui assène une gifle à Brigitte Bardot sur le tournage de La Vérité (1960) – avant qu’elle ne la lui retourne –, Maurice Pialat qui exige de Gérard Depardieu qu’il mette de vraies claques à Sophie Marceau sur le tournage de Police (1985)…

Le cinéma regorge de ces histoires de violences subies par les acteurs et surtout par les actrices au nom de l’art. Les femmes les ont pourtant dénoncées. Après le tournage de Mouchette (1967), de Robert Bresson, Marie Cardinal, qui jouait la mère de l’héroïne interprétée par Nadine Nortier, 14 ans, se souvint dans son récit autobiographique, Cet été-là (Nouvelles Éditions Oswald, 1967), qu’elle avait dû répéter une scène de gifle vingt-quatre fois d’affilée. Bresson avait coutume de travailler avec des non-professionnels, à qui il imposait des règles strictes. « Plus vous frapperez fort, meilleure sera la prise », justifiait-il. Marie Cardinal, dans son livre, n’a pas de mots assez durs : c’est un « négrier ».

Le « jeu pervers » de Robert Bresson

Amoureux des jeunes filles, Robert Bresson jouait l’ambiguïté. Anne Wiazemsky, dans Jeune fille (Gallimard, 2007), un roman qui retrace le tournage d’Au hasard Balthazar (1966), se remémore sur un ton badin le « jeu pervers » qu’établit le réalisateur de 64 ans avec l’adolescente de 17 ans qu’elle était. Avant même le tournage, il l’encercle, choisissant des vêtements pour elle, lui téléphonant sous mille prétextes pour, en réalité, tester sa voix, la promenant de café en cinéma où, dans l’obscurité, il caresse ses mains, ses bras. Bresson la voit comme une ingénue prête à s’offrir, elle prend son « travail » au sérieux et vit comme une chance cette découverte du cinéma.

 

 

« D’emblée, j’ai été sa chose. Je ne devais me lier à personne d’autre que lui », écrit-elle. Sur le tournage, l’homme, relativement tendre, se mue en tyran. Il tente de l’embrasser, elle le repousse et le voilà qui devient tranchant, sec comme avec tous les autres. L’éconduit, la force à rejouer une scène, une fois, deux fois, quinze fois, ça n’est jamais assez. De quoi la punissait-il ? Elle ne le sait que trop bien.

 

Les mots d’aujourd’hui qualifieraient cette conduite de harcèlement. Ce n’était pas le propos d’Anne Wiazemsky, qui a gardé de la tendresse et de l’amitié pour le cinéaste. Les tournages de Bresson ont été décrits dans leurs moindres détails dans nombre d’études, d’articles et de livres de souvenirs sans que la souffrance de ses actrices soit jamais prise en compte. Parce que le cinéaste a fait de grands films, de beaux films – au prix de l’obéissance, voire du sacrifice de ceux et celles qu’il n’appelait pas des acteurs et actrices mais des « modèles » –, seule l’admiration pour le perfectionnisme maniaque de Robert Bresson transparaît dans ces textes. Il ne voulait pas de jeu, mais de l’émotion et de la spontanéité. Un geste pur.

Procès en puritanisme

Devenues adultes, face aux images de certains de leurs premiers films, des actrices disent éprouver un malaise. Jodie Foster, qui a joué une vamp prépubère dans Bugsy Malone (1976), d’Alan Parker, une adolescente prostituée dans Taxi Driver (1976), de Martin Scorsese, une enfant allumeuse dans Moi, fleur bleue (1977), d’Eric Le Hung, a récemment regretté, au micro de France Inter, que, dans le monde où elle a grandi, « les femmes avaient l’impression de ne pas pouvoir dire non à quoi que ce soit ».

 

 

Natalie Portman, qui a joué à l’âge de 12 ans dans Léon (1994), de Luc Besson, a confié, en mai 2023 au Hollywood Reporter qu’il était « compliqué [pour elle] d’en parler », le film traitant d’une relation ambiguë entre un homme adulte et une très jeune adolescente : « Il m’a offert ma carrière, mais, oui, quand vous le voyez aujourd’hui, il contient définitivement des éléments gênants, qui mettent mal à l’aise. C’est le moins qu’on puisse dire. »

En 1981, les parents d’Ariel Besse, actrice principale de Beau-père, tentèrent en vain de faire interdire l’affiche du film de Bertrand Blier : on y voit l’adolescente de 15 ans, seins nus, à califourchon sur les genoux de Patrick Dewaere, 34 ans. Le réalisateur dira, plus tard, regretter ce choix d’image qu’il n’avait pas validé.

La dénonciation de cette sexualisation des jeunes actrices n’est pas nouvelle, mais elle s’est heurtée, jusqu’à aujourd’hui, au procès en puritanisme de celles et ceux qui s’y risquaient. « Je détestais ma condition de jeune fille actrice, ce rôle de muse, de nymphe, confiait Julie Delpy, en 2021 à Télérama, au sujet de ses débuts dans les années 1980 dans le cinéma d’auteur français (Détective, de Jean-Luc Godard, Mauvais Sang, de Leos Carax…). Des journalistes m’ont traitée de moralisatrice parce que j’avais osé dire que c’était dégueulasse que des mecs de 50 ans se tapent des gamines de 14. »

La Sainte Trinité des amateurs de nymphettes

Dès 1979, la Franco-Canadienne Nancy Huston dénonce la transformation des petites filles en objets sexuels dans son premier essai Jouer au papa et à l’amant (Ramsay, 1979). Elle y dépeint sa relation, à l’âge de 15 ans, avec un professeur d’anglais de dix ans son aîné qui la maltraite. Son texte est mal reçu par la critique, notamment par Roland Jaccard, dans Le Monde.

Le critique, proche de Gabriel Matzneff, qui a lui-même publié des pages et des pages sur son amour des jeunes filles, écrivait, assassin : « Ne comptez pas, amateurs de nymphettes, sur l’indulgence de Nancy Huston. Cette jeune journaliste canadienne n’a pas craint pour son premier livre de s’attaquer à l’un des mythes les plus tenaces de l’après-guerre : celui de Lolita, adolescente ensorceleuse aux charmes équivoques et au regard canaille, décrite par Nabokov, peinte par Balthus, photographiée par Hamilton et convoitée par la plupart des hommes. » Nabokov, Balthus, Hamilton, la Sainte Trinité convoquée par ceux qui esthétisent les jeunes filles.

 

Comme Gabriel Matzneff, le futur académicien Alain Robbe-Grillet n’a jamais tu ses préférences pour les adolescentes. En 2001, lorsqu’il publie La Reprise (Minuit), où il étale ses fantasmes de « jolies gamines naïves » et de « fillettes prépubères », les critiques soupirent. Encore des gamines délurées soumises aux vieux messieurs ? Cela ne choque pas, ne dérange pas. Cela ennuie juste. Pas une ligne de condamnation, même lorsqu’il persiste, dans une interview donnée la même année au magazine Lire. « Le consentement a-t-il une limite d’âge ? », interroge le journaliste. Le grand écrivain répond : « Quand j’ai connu Balthus, il vivait avec Laurence Bataille, la fille de Georges et de Sylvia Bataille. Laurence avait 12 ans et cela ne choquait ni la petite fille, ni ses parents, ni Balthus. » Laurence Bataille, sa muse, avait en réalité 16 ans, ce qui expliquerait que Balthus n’ait jamais été inquiété.

Réprobation envers celles qui parlent

Cette fable de la muse a régulièrement été démontée par celles qu’on a installées sur un piédestal. En 1964, la peintre Françoise Gilot publie Vivre avec Picasso (Calmann-Lévy), dans lequel elle étrille la méchanceté de l’artiste et son comportement destructeur avec les femmes. Elle s’était installée avec le peintre à l’âge de 20 ans. « J’étais un peu comme la septième femme de Barbe-Bleue… », écrit-elle. Le peintre fait tout pour interdire la publication du livre, en vain, et la presse y voit un ramassis de commérages.

Elle n’a pas été la seule. Le romancier Pierre Péju rappelle l’histoire tragique de Marie-Thérèse Walter, l’une des muses de Picasso, « si jeune et si blonde », qu’il faisait poser des heures, sans repos, « en une sorte de frénésie érotique et en se dessinant lui-même, avec délectation, sous les traits d’un Minotaure violeur ». Lorsqu’il la rencontre, elle a 17 ans. Leur relation durera une dizaine d’années. Un amour fou, selon beaucoup – Marie-Thérèse Walter se suicida quatre ans après la mort de Picasso. « Certains préféreraient appeler emprise cette dépendance consentie d’un personnage qui écrase par sa force, son esprit ou son statut des êtres plus faibles », note Pierre Péju.

De l’autre côté de l’Atlantique, en 1998, Joyce Maynard, dans son récit autobiographique Et devant moi, le monde (Philippe Rey, 2010), raconte sa relation avec J. D. Salinger. L’écrivain avait 53 ans, elle en avait 18. Son récit de ses mois passés auprès d’un homme tyrannique, jaloux et destructeur lui vaut la désapprobation de toute la critique américaine. Longtemps, elle est restée la « nymphe opportuniste » qui avait couché avec le grand écrivain et en avait fait un livre. En 2018, l’autrice a publié un long article dans le New York Times qui, à l’époque de son témoignage, l’avait qualifiée de « prédatrice ». Elle écrivait : « Il y avait peut-être bien un prédateur dans cette histoire. Je laisse les lecteurs décider de qui il s’agissait. »

On ne pourrait plus regarder « Les Valseuses » ?

Si la figure du pygmalion, si prisée des arts, est tellement difficile à déboulonner, c’est parce que porter un regard critique sur les œuvres de nos grands hommes expose immanquablement à l’accusation de censure. Ainsi on ne pourrait plus regarder Les Valseuses ?

En 2017, l’historienne Laure Murat pousse l’audace jusqu’à revisiter Blow-Up, de Michelangelo Antonioni, dans un texte publié dans Libération. Elle n’avait pas revu le « chef-d’œuvre » depuis vingt-cinq ans et, en le revisionnant, elle est frappée par son « étalage d’une misogynie et d’un sexisme insupportables ». Elle s’interroge : pourquoi n’en a-t-elle pas gardé ce souvenir ? Comment a-t-elle pu oublier la violence ? « La réponse est contenue dans le film : l’esthétisme. La perfection formelle de Blow-Up écrase et étouffe le scandale qu’il recèle », écrit-elle. L’historienne en tire un impératif : « une relecture des œuvres, à partir du moment présent ». Elle précise « sans anachronisme, ni logique de tribunal ».

Las. Une polémique enfiévrée accompagne la publication de cette tribune : son autrice est accusée de vouloir brûler des pellicules – une posture que les critiques révisent aujourd’hui. De Télérama aux Cahiers du cinéma, la presse spécialisée a entamé un travail d’introspection. Ont-ils été aveuglés ?

 

 

 

Un regard tragique porté sur les jeunes filles

Un viol ou une gifle au cinéma, c’est de la fiction. Le pacte est clair avec le spectateur. Lorsque Eric Rohmer (1920-2010), dans Le Monde, en 1998, est interrogé sur sa relation avec les jeunes actrices qui peuplent ses films, il précise : « Je refuse de les manipuler comme le font beaucoup de réalisateurs, je ne leur cache rien de ce que je sais du film. Le cinéma est déjà suffisamment manipulateur par lui-même. »

Les actrices, tout juste sorties de l’adolescence, qui ont incarné ces héroïnes « rohmériennes » ont certes pour la plupart décrit un homme habité de fantasmes de jeunes filles en fleur mais aussi un professionnel qui ne mélangeait pas tout. Laurence de Monaghan, l’interprète principale du Genou de Claire (1970), raconte dans Au travail avec Eric Rohmer (Capricci, 2024) : « Certes, il y a manipulation, mais pas de harcèlement, pas d’atteinte à l’image de la femme. Elle est un sujet de désir, ce qui la met plutôt en valeur. J’espère que les féministes d’aujourd’hui ne critiqueraient pas le film ! Le Genou de Claire reste dans un registre cérébral et a plusieurs degrés de lecture. On peut y voir une analyse quasi psychanalytique du désir, mais aussi un conflit entre celui-ci et la notion d’interdit lié à l’infidélité, voire de péché. Eric Rohmer était un fervent catholique qui avait certainement des désirs pour les jeunes femmes. » Mais qui s’en tenait là.

 

 

 

Que nous fait la fiction ? Elle nous formate. Elle rend désirable ce qui se passe à l’écran ou dans les livres, lorsque cela est amené sans ironie ni distance critique. La chercheuse Brigitte Rollet s’interroge sur la fameuse scène du mambo dans le film de Roger Vadim Et Dieu… créa la femme (1956) dans laquelle l’actrice danse de façon suggestive, comme déchaînée. Cette séquence, devenue l’image de la liberté, a été célébrée par Simone de Beauvoir elle-même dans un long texte publié, en anglais, dans Esquire, en 1959.

Ce film, certes, « renversait les tables », note Brigitte Rollet, et raconte une « femme libre », mais une « femme libre de quoi ? » : une femme qui se marie avec celui qui n’est pas son premier choix. Sur ces jeunes héroïnes, le regard porté est non seulement sexuel mais tragique. « La mort d’une belle femme est, incontestablement, le plus poétique sujet du monde », écrivait le poète américain du XIXe siècle Edgar Allan Poe, ce à quoi l’essayiste américaine Rebecca Solnit rétorque aujourd’hui sans ironie : « J’essayais de ne pas être le sujet poétique d’un autre et de ne pas me faire tuer », dans son essai Souvenir de mon inexistence (L’Olivier, 2022), consacré à ses années de jeunesse.

Une autre histoire, portée par des réalisatrices

Toutes les jeunes filles ne meurent pas au cinéma. Une autre histoire, portée par des réalisatrices, existe : celle de jeunes femmes qui ne sont pas sculptées, modifiées, abusées par des hommes. Celle-ci a longtemps été plus confidentielle, mais elle n’en a pas moins existé. Agnès Varda filme Sandrine Bonnaire dans Sans toit ni loi (1985). Chantal Akerman filme Lio dans Golden Eighties (1986) et propose un Portrait d’une jeune fille de la fin des années 60 à Bruxelles à la télévision française en 1994.

L’âge adulte qui pointe et le désir désordonné sont explorés par Catherine Breillat dans Une vraie jeune fille (1976), 36 Fillette (1988), ou encore Une vieille maîtresse (2007). Ce sont des personnages féminins qui ne sont ni des partenaires ni des objets de désir mais des sujets désirants. Elles ne sont plus des figures éthérées ou des proies : elles existent. Des dizaines et des dizaines de longs-métrages proposent un autre regard sur cette figure pour la nuancer, la libérer.

 

 

Au fil des années, ce cinéma-là a pris de l’ampleur, gagné de la reconnaissance. Si bien qu’existent aujourd’hui des rôles de jeunes filles qui n’obéissent pas au regard des hommes. Dans cette cinématographie, Brigitte Rollet distingue Portrait de la jeune fille en feu (2019). Dans ce long-métrage, consacré à la relation entre une peintre et son modèle, et qui ne comporte aucun rôle masculin, Céline Sciamma s’attache à des figures féminines émancipées chez qui la soif d’indépendance guide chacune des actions. Dans ce film, la jeune fille est libre.

 

Via Le spectateur de Belleville
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January 6, 5:57 AM
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Trois générations de cheminots témoins de la mutation de la SNCF

Bonification des conditions de travail, réforme controversée du statut, perte de sentiment d’appartenance… A travers leur parcours, Antoine Morland, 27 ans, son père, Thierry, et son grand-père, Gilbert, racontent l’évolution du métier depuis les années 1960.

 

Trois générations de cheminots témoins de la mutation de la SNCF : « C’était un peu physique. On était sales, mais ça ne faisait rien, j’adorais ça »

 

Par Solène L'Hénoret (Dole (Jura), envoyée spéciale)

Publié le 04 janvier 2026 à 06h00, modifié le 04 janvier 2026 à 15h16

 

"... Avec un père et un grand-père cheminots à la SNCF, tous deux aujourd’hui à la retraite, Antoine a eu l’occasion dans sa jeunesse de prendre le train « plus souvent qu’une personne lambda »."

(...)

 

Bernadette Cassel's insight:

 

 

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December 29, 2025 1:38 PM
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2025, une année d’enquêtes sur les violences sexistes et sexuelles

2025, une année d’enquêtes sur les violences sexistes et sexuelles | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
#MeToo sur Thierry Lounas, féminicide de Sofya Rudeshko, affaire Tran, suicide d’Astrid M. : « Les Jours » ont multiplié les révélations.

 

Épisode n° 4 28 décembre 2025
 

 

"Cette année, Les Jours ont multiplié les enquêtes et reportages sur les violences sexistes et sexuelles. Nous avons poursuivi notre série consacrée aux violences conjugales, Une femme sur six, ainsi que celle traitant de l’affaire Tran, ce gynécologue accusé par 130 femmes. Les Jours ont également ouvert de nouveaux dossiers sur ces infractions qui touchent tous les milieux sociaux, nous appliquant à révéler la parole des victimes tout en pointant les silences et défaillances des institutions."

 

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December 19, 2025 12:00 PM
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Trains de nuit : comment expliquer la suppression du Paris-Berlin ?

Trains de nuit : comment expliquer la suppression du Paris-Berlin ? | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
Mardi 16 décembre, il devrait être à nouveau possible de réserver un trajet Paris-Berlin en train de nuit grâce à la coopérative European Sleeper.

 

Podcast

L’Heure du Monde

 

Cette structure belgo-néerlandaise s’engouffre dans le vide laissé par la SNCF, qui a annoncé qu’elle cessait l’exploitation des liaisons Paris-Berlin et Paris-Vienne. Cela fait suite du désengagement de l’Etat qui ne renouvelait pas une aide au démarrage que la société ferroviaire estime indispensable pour que le service soit rentable.

 

Une désillusion pour les passionnés de train, mais aussi pour les voyageurs en quête de modes de transport plus écologiques que l’avion, alors que deux ans plus tôt, l’Etat annonçait pourtant en grande pompe le retour de cette ligne, ainsi qu’un investissement massif à venir sur le train de nuit.

 

Pourquoi un tel retournement de situation ? La coopérative European Sleeper va-t-elle sauver le trajet ?

 

Réponses dans cet épisode de « L’Heure du Monde » avec Jonathan Pariente, journaliste spécialiste des transports au Monde.

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December 17, 2025 6:01 AM
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Espions, policiers ou militaires d’élite français trahis par les données publicitaires de leurs téléphones

Espions, policiers ou militaires d’élite français trahis par les données publicitaires de leurs téléphones | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
En utilisant des données publicitaires d’accès facile, « Le Monde » a pu déterminer avec certitude ou un haut niveau de probabilité l’identité, le domicile et les habitudes de plusieurs dizaines de salariés ou fonctionnaires d’entités sensibles.

 

Par Martin Untersinger, Damien Leloup, Thomas Steffen et Elsa Delmas

Publié le 10 décembre 2025 à 06h00, modifié le 10 décembre 2025 à 14h55

 

Extrait :

 

"Le Monde et plusieurs médias partenaires se sont procuré une base de données publicitaires, proposée par un courtier en données personnelles. A l’intérieur, plus de seize millions d’identifiants publicitaires et près d’un milliard de points de géolocalisation, représentant donc plusieurs millions de possesseurs de smartphones. Selon le courtier, ces données datent d’octobre 2024, mais des éléments recueillis par Le Monde montrent qu’elles sont parfois vieilles de quelques années.

Il s’agit d’un aperçu imparfait mais révélateur du type de données qui s’échangent chaque seconde au sein des marchés publicitaires. Et qui démontre à quel point ce commerce, dans lequel peuvent très facilement s’introduire des services de renseignement hostiles ou la criminalité organisée, met en danger la sécurité de l’Etat et de ses effectifs."

 

Bernadette Cassel's insight:

 

"Cette collecte de données publicitaires n’est techniquement pas inévitable. Il est possible de réinitialiser régulièrement son identifiant publicitaire, brouillant ainsi les pistes. Il est aussi possible de refuser systématiquement la localisation de toutes les applications."

 

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December 6, 2025 6:22 AM
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Saint Nicolas : "Boucher, voudrais-tu me loger ?" - Nos parcours musicaux

Saint Nicolas : "Boucher, voudrais-tu me loger ?" - Nos parcours musicaux | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
"Ils étaient trois petits enfants, Qui s’en allaient glaner aux champs." Ces quelques mots suffisent à nous évoquer la célèbre chanson relatant le fameux miracle de saint Nicolas. Et si cette chanson est arrivée jusqu’à nous, c’est suite à une riche tradition orale qui s’est perpétuée depuis le 11e siècle.

 

04/12/2023 | Doris Brasseur

 

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La légende de saint Nicolas

Ils étaient trois petits enfants 
Qui s’en allaient glaner aux champs
Tant sont allés, tant sont venus 
Que vers le soir se sont perdus.

 

S’en sont allés chez le boucher :
Boucher, voudrais-tu nous loger ?

Entrez, entrez, petits enfants,
Y’a de la place assurément.

 

Ils n’étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués,
Les a coupés en p’tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux.

 

Saint Nicolas au bout d’sept ans
Vint à passer dedans ce champ,
Alla frapper chez le boucher :
Boucher, voudrais-tu me loger ?

 

Entrez, entrez, saint Nicolas,
Y’a de la place, il n’en manque pas.

Il n’était pas sitôt entré

qu’il a demandé à souper.

 

Voulez-vous un morceau de jambon ?

Je n’en veux pas, il n’est pas bon.
Voulez-vous un morceau de veau ?
Je n’en veux pas, il n’est pas beau.

 

Du p’tit salé, je veux avoir

Qu’il y a sept ans qu’est dans l’saloir.

Quand le boucher entendit ça,
Hors de la porte il s’enfuya.

 

Boucher, boucher ne t’enfuis pas,
Repends-toi, Dieu te pardonnera.

Saint Nicolas alla s’asseoir
Dessus le bord de son saloir.

 

Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand saint Nicolas.

Et le saint étendit trois doigts,
Les petits se levèrent tous trois.

 

Le premier dit : « J’ai bien dormi. »
Le second dit : « Et moi aussi. »
Et le troisième répondit

« Je me croyais au Paradis »

 

Chansons - L'histoire de saint Nicolas — Fêtes de Saint-Nicolas à Nancy - Ville de Nancy https://saint-nicolas.nancy.fr/lhistoire-de-saint-nicolas/chansons

 

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November 10, 2025 1:20 PM
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À la DGSE, Bernard Bajolet, le bras armé de la riposte

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Dix ans après, « Les Jours » recueillent l’écho des attentats du 13 novembre 2015. Aujourd’hui, l’ex-maître espion raconte ses erreurs et la réplique contre l’État islamique.
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November 3, 2025 12:06 PM
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Post de @elisabethlaffay.bsky.social — Bluesky

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#anthropologie

✏️Sergio Salma

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October 4, 2025 2:23 PM
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Paris-Toulouse, Paris-Clermont : la SNCF rattrape enfin son retard sur les lignes oubliées

Paris-Toulouse, Paris-Clermont : la SNCF rattrape enfin son retard sur les lignes oubliées | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
D'importants travaux ont été entamés par SNCF Réseau sur ces lignes délaissées depuis des décennies, au grand désarroi des usagers. Elles devraient bénéficier d’investissements conséquents dans les prochaines années.

 

via Post de @simonrotig.bsky.social — Bluesky
https://bsky.app/profile/simonrotig.bsky.social/post/3lzort7n4l22k

 

Bernadette Cassel's insight:

 

"Dans l'article de @liberation.fr, le patron de Michelin se plaint de l'état de la ligne Paris-Clermont.
Les travaux sur la ligne coûteront au total 740 millions.
Pour la seule année 2023-2024, Michelin a bénéficié de 32 millions d'exonérations de cotisations sociales + 40 millions de CIR."

 

@simonrotig.bsky.social


auxane.ba@gmail.com's curator insight, October 24, 2025 8:22 AM
D'importants travaux ont été entamés par SNCF Réseau sur ces lignes délaissées depuis des décennies, au grand désarroi des usagers. Elles devraient bénéficier d’investissements conséquents dans les prochaines années.D'importants travaux ont été entamés par SNCF Réseau sur ces lignes délaissées depuis des décennies, au grand désarroi des usagers. Elles devraient bénéficier d’investissements conséquents dans les prochaines années.
Scooped by Bernadette Cassel
September 18, 2025 6:28 AM
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Fin des mises à jour de Windows 10 : "Un vrai hold-up numérique" de Microsoft, dénonce l'association HOP

Fin des mises à jour de Windows 10 : "Un vrai hold-up numérique" de Microsoft, dénonce l'association HOP | Mon Scoop.it du week-end | Scoop.it
Dès le 14 octobre prochain, si votre ordinateur est sous Windows 10, il ne pourra plus recevoir automatiquement de mises à jour de fonctionnalité et de sécurité. L’association Halte à l’obsolescence programmée alerte sur des "conséquences économiques, sociales, environnementales sans précédent".

 

franceinfo
Radio France
Publié le 17/09/2025 08:25
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