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Bernadette Cassel
January 31, 1:09 PM
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Cette journée a pour but de favoriser les échanges entre les équipes de recherche du réseau SPS, des unités SayFood et PCNA et des partenaires du secteur privé pour faire émerger de nouveaux projets innovants. Diversification des productions végétales et nouveaux défis pour l’alimentation : perspectives d’innovations de valorisation des plantes pour une alimentation durable Date : 12 mars 2026 Lieu : Campus Agro Paris-Saclay "Les produits végétaux sont une source majeure de macro et micronutriments pour l’alimentation humaine. Leur rôle dans la diversification des sources protéiques suscite un intérêt croissant dans le contexte de la transition agroécologique, notamment en vue de substituer certains produits alimentaires d’origine animale. Cette dynamique implique une évolution et une adaptation des systèmes de cultures, avec un regain d’intérêt pour les espèces végétales riches en protéines et en lipides.
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Bernadette Cassel
February 6, 2025 12:26 PM
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À Tours, une équipe de scientifiques mène un programme de recherche au long cours pour découvrir les arcanes du système olfactif des insectes. Il pourrait aboutir à la création d’un nez artificiel permettant de détecte Christine Launay Publié le 04/02/2025 à 17h41 "Les insectes disposent d’un système olfactif qui dépasse et de très loin celui des chiens. Certains d’entre eux sont capables de détecter des phéromones sexuelles "infinitésimales" à plusieurs kilomètres. Pour le papillon du "ver à soie", étudié à l’université de Tours, il n’est question que de quelques centaines de mètres. La prouesse n’en demeure pas moins exceptionnelle selon le scientifique Jérôme Casas à la tête du projet PheroInnov (...)" Image1 : Les papillons nocturnes tels que les bombycidés, communément appelés vers à soie, ont des antennes multi-échelles qui leur permettent de détecter d'infimes quantités de substances. Crédit : T. Steinmann/M. Jaffar-Bandjee via Projet PheroInnov | CNRS https://www.cnrs.fr/fr/projet-ri2/pheroinnov "Innover en agroécologie et dans la lutte anti-terroriste grâce à la détection bio-inspirée d’odeurs par les insectes" ------ NDÉ Étude récente Alexandra Tiryaeva et al. Traduction : Estimation de la tension superficielle des phéromones sexuelles de papillons de nuit. La tension superficielle des composés chimiques est un paramètre crucial dans de nombreux processus interactifs qui jouent un rôle important dans la communication sexuelle par les odorants. À ce jour, elle n'a été mesurée pour aucune phéromone sexuelle d'insecte, y compris celles provenant de ravageurs mondiaux ou d'organismes bien étudiés. Au lieu de cela, elle peut être récupérée à partir de logiciels de boîte noire dédiés, qui fournissent des calculs théoriques mal décrits et manquent de clarté en ce qui concerne les valeurs d'erreur. En utilisant la faible variabilité des structures chimiques des phéromones sexuelles de plusieurs espèces de papillons de nuit comme un atout pour éviter les effets de composition, nous avons estimé leur tension superficielle en utilisant la méthode de la goutte pendante, une méthode bien connue en chimie et physique des matières molles mais rarement utilisée par les biologistes bien qu'elle soit bien adaptée aux petits échantillons. Nous avons examiné 12 composés : Z8-12:OH, E7Z9-12:Ac, E8E10-12:Ac, Z8-12:Ac, E8-12:Ac, E10Z12-16:Ald, E10Z12-16:OH, Z11-16:Ald, E3Z8Z11-14:Ac, Z9-14:Ac, Y11Z13-16:Ac, Z11-16:Ac. Les espèces associées à ces phéromones comprennent les ravageurs Lobesia botrana, Cydia splendana, Grapholita molesta, Bombyx mori, Cydolima perspectalis, Tuta absoluta, Spodoptera frugiperda, Thaumetopoea pityocampa et Mamestra brassicae. Les valeurs mesurées, comprises entre 26 et 31 mN/m, sont conformes aux valeurs indiquées dans le logiciel ACD/ChemSketch disponible et à nos propres prévisions théoriques basées sur leurs densités et les calculs de Parachor, connus sous le nom de formule de Macleod. Traduit avec DeepL.com (version gratuite) Image2 : Méthode de la goutte pendante via "Estimating surface tension of moth sex pheromones" - Recherche Google https://www.google.com/search?q=+++Estimating+surface+tension+of+moth+sex+pheromones&udm=2#vhid=6hFJLRoWKp6StM&vssid=mosaic
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Bernadette Cassel
from Les Colocs du jardin
February 12, 2024 9:46 AM
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Le plan Ecophyto II prévoit que soient lancés, chaque année au niveau national, des appels à projets pour sélectionner des actions innovantes en faveur de la réduction de l’utilisation, des risques et des impacts des produits phytosanitaires et de la transition vers l’agroécologie. Ecophytopic Les événements listés ci-dessous sont les appels Ecophyto en cours. La date indiquée est celle du début de l'appel
08/02/2024 : Appel à projets Ecophyto II+ R&I Santé & Ecosystèmes 2 08/02/2024 : Appels à projets Ecophyto II+ R&I Diversification 18/01/2024 : Appel à projets Ecophyto DEPHY EXPE : "Expérimentations de systèmes agroécologiques pour un usage des pesticides en ultime recours"
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Bernadette Cassel
December 24, 2023 12:02 PM
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Emmanuelle Porcher est directrice depuis 2020 du Centre d'écologie et des sciences de la conservation. Lauréate en 2020 du prix Recherche de la Société française d'écologie et d'évolution, elle est invitée à occuper la chaire annuelle Biodiversité et écosystèmes du Collège de France pour l'année 2023-2024. Elle revient sur les enjeux de recherche auxquels nous nous heurtons face au déclin des pollinisateurs et de tous les écosystèmes dont ils font partie. Il y a un risque de voir disparaître un grand nombre d’espèces de plantes Publié le 14 décembre 2023 Entretien avec Emmanuelle Porcher Que sait-on aujourd’hui sur le déclin des insectes pollinisateurs ? Emmanuelle Porcher : Les rares études menées sur le sujet concluent à une disparition de deux tiers à trois quarts de la masse d'insectes en seulement l’espace de quelques décennies. Ces chiffres viennent de deux exemples bien documentés, qui ont attiré l'attention dans le monde de la recherche. En Allemagne, une association naturaliste a utilisé des pièges identiques pendant environ trente ans pour capturer et peser régulièrement la masse d'insectes. Une autre étude au Royaume-Uni a comparé les écrasements d'insectes sur les plaques minéralogiques des voitures entre 2004 et 2021. Cependant, ces études restent à une échelle régionale localisée, et ne permettent pas la caractérisation de ces changements à une échelle mondiale. L’un des obstacles auxquels nous nous heurtons aujourd’hui est de mettre en évidence ce déclin à une plus large échelle. Pour y parvenir, nous devons utiliser des méthodes standardisées et le faire sur le long terme. Par exemple, en France, bien que les jeux de données des collections du Muséum national d’histoire naturelle soient très précis en termes d’identification des espèces, ils sont issus d'observations collectées de manière hétérogène au fil des années. Leur utilisation pour évaluer le déclin des insectes s'avère donc difficile malgré notre impression de connaissance. Des outils d’analyse statistique existent pour prendre en compte cette hétérogénéité, mais leur efficacité reste encore mal connue. Les synthèses disponibles à l'échelle mondiale divergent donc à cause de l’hétérogénéité des données : certaines signalent un déclin rapide des insectes, d'autres ne détectent aucun problème et certaines mentionnent même une augmentation dans certains environnements. Dans ce contexte, les sciences participatives peuvent, de prime abord, sembler être un épiphénomène. En réalité, elles changent complètement la dimension de nos recherches dans les sciences naturelles en augmentant considérablement l’échelle des mesures, tout en s’appuyant sur un protocole unique et standardisé. Au lieu de compter uniquement sur un chercheur pour collecter ces données, plusieurs centaines de citoyens font remonter les mêmes informations, assurant ainsi une cohérence dans les données recueillies. Au Muséum national d'histoire naturelle, le programme de sciences participatives Vigie-Nature, en place depuis 1989 pour les oiseaux, se penche en particulier sur l’étude des insectes pollinisateurs, mais aussi celui des plantes pollinisées par ces derniers depuis une quinzaine d’années. En France, nos connaissances acquises sur les changements de la biodiversité ces dernières années proviennent en grande partie des sciences participatives. On entend beaucoup parler du déclin des insectes. Les plantes, qui dépendent de ces derniers, sont-elles affectées ? Elles changent elles aussi, même si c’est d’une façon différente. Par exemple, la taille de leurs fleurs a diminué en comparaison d’il y a quelques années. Pour le démontrer, Pierre-Olivier Cheptou, biologiste de l’évolution à Montpellier, a utilisé une approche appelée « l’écologie de la résurrection » : il a cultivé d’anciennes graines de pensées pour ensuite les comparer avec des graines récentes de la même population. Son constat est clair : les plantes ont actuellement des fleurs plus petites par rapport à il y a vingt ans. Cette réduction peut s'expliquer par la diminution de la présence des insectes pollinisateurs : quand il n’y a plus de pollinisateurs à attirer, la sélection naturelle favorise des fleurs plus petites, moins coûteuses à produire. Il faut comprendre que le principal moteur de la pollinisation, ce sont les insectes. En buvant le nectar des plantes et en mangeant leur pollen, ils trouvent leur source de nourriture et, en transportant les cellules reproductrices entre les plantes, ils garantissent la reproduction de ces dernières. Ce cobénéfice a favorisé, au cours de l’évolution, les plantes ayant des caractéristiques attrayantes pour les pollinisateurs. Par exemple, nous savons que les insectes sont attirés par les couleurs jaunes, bleues et ultraviolettes – d'où la présence de fleurs dans ces teintes. Il arrive même qu'une même espèce de plante, en fonction de la population et du pollinisateur dominant, change de couleur. Par exemple, en Californie, une plante côtière pollinisée par des colibris a des fleurs rouges. Loin de la côte, pollinisée par un papillon, elle présente des fleurs jaunes. Quand les pollinisateurs deviennent plus rares, les plantes peuvent s’adapter, en changeant leur façon de se reproduire. Une possibilité est de recourir à l’autofécondation, c’est-à-dire la reproduction d’une plante avec elle-même, sans avoir besoin de pollinisateurs. C’est le cas de certaines plantes céréalières comme le blé. Les plantes sauvages autofécondes, d’une part, ont des fleurs plus petites et avec moins de ressources pour les pollinisateurs, et, d’autre part, s’adaptent moins bien aux changements de leur environnement. Nous sommes donc en train de rentrer dans une spirale infernale : il y a de moins en moins de plantes avec de grandes fleurs attirantes et nourrissantes pour les pollinisateurs, ce qui contribue à faire diminuer les populations et à favoriser l’évolution des plantes vers des fleurs encore plus petites et plus autofécondes. Et à terme, celles-ci ne vont pas très bien s'adapter aux variations de l’environnement, par exemple les changements du climat. Il y a donc un risque de voir disparaître un grand nombre d’espèces de plantes. Quelles conséquences ces transformations ont-elles sur la pollinisation et, plus largement, sur la production agricole ? Il est probable que la pollinisation soit de moins en moins efficace, mais nous manquons de mesures sur le long terme pour le prouver. C'est précisément l'un des domaines sur lesquels je travaille. Néanmoins, certaines études suggèrent que les rendements des espèces de plantes cultivées, qui dépendent fortement des pollinisateurs, ont diminué ces dernières décennies. Prenons l'exemple des amandiers : la quantité d'amandes produites par hectare diminue dans le monde en raison d'une pollinisation moins efficace. Cependant, la demande mondiale de ce produit reste constante voire augmente, ce qui pousse les cultivateurs à planter des surfaces plus importantes. Il existe même aujourd'hui des entreprises proposant des machines à polliniser ! Ces machines, sous forme de gros tracteurs, pulvérisent du pollen dans les champs. Ce cas des amandiers n'est pas unique. En Bourgogne, les producteurs de liqueur de cassis rencontrent de sérieux problèmes de production. L’écologue Marie-Charlotte Anstett a démontré que l'introduction de nombreux bourdons autour des plants de cassis multiplie par deux voire quatre la production de cassis, permettant aux agriculteurs de générer jusqu'à 15 000 euros de bénéfices supplémentaires par hectare. Le déclin des insectes et celui du potentiel de la pollinisation ont également un impact sur notre alimentation. Un tiers du volume total de la production agricole et une proportion importante des vitamines essentielles à notre alimentation dépendent des pollinisateurs. Par exemple, 98 % de la production en vitamine C d'origine naturelle provient des plantes, telles que les agrumes, qui requièrent des insectes pollinisateurs. Quelles solutions peut-on envisager pour mieux protéger les plantes, les pollinisateurs et, avec eux, notre agriculture ? De façon générale, il faut laisser plus de place au vivant sauvage et à sa diversité. Cela passe bien sûr par un renforcement des espaces naturels protégés, mais aussi par des changements qui permettent aux espèces sauvages de cohabiter avec les humains et leurs activités. Concernant l'agriculture, jusqu'à présent, la tendance était d'opter pour des champs comprenant uniquement l'espèce cultivée en utilisant des pesticides pour lutter contre les mauvaises herbes et les espèces dites « ravageurs des cultures ». Une solution possible pour éviter leur recours est de diversifier les aménagements en réintroduisant des haies, des petits bois, des mares et des prairies permanentes. En ce moment, par exemple dans le nord de la France, les agriculteurs ne peuvent pas se passer des pesticides, car il n'y a plus d'éléments naturels dans ces paysages agricoles qui permettent d’abriter des prédateurs naturels pour contrôler les ravageurs. Des propositions sont faites pour rendre compatible le retour de ces éléments naturels dans les paysages agricoles avec l’utilisation de machines. Certains imaginent des configurations avec des champs allongés et juste assez d'espace pour faire passer une moissonneuse-batteuse et des haies de chaque côté afin de conserver des rendements élevés en réduisant, voire en abandonnant les pesticides. Ce n’est pas un pur fantasme : des scénarios à l’échelle européenne ont montré que recourir à l’agroécologie serait viable pour notre agriculture. Concernant l'impact sur les espèces sauvages, les études actuelles laissent entrevoir des résultats positifs. Par exemple, dans des champs en agriculture biologique, sans pesticides ni engrais de synthèse, il y a 50 % d'individus en plus et 25 % à 30 % de diversité d'espèces sauvages supplémentaires. Les champs ne sont pas les seuls espaces sur lesquels nous devons agir si nous voulons préserver la biodiversité. Les espaces urbains doivent être, eux aussi, aménagés en conséquence. Certaines initiatives telles que l'installation de ruches d'abeilles domestiques en ville ont été entreprises. Cela reste une bonne idée en soi, cependant ces abeilles ne trouvent pas toujours une alimentation suffisante dans les plantes ornementales des villes. Ces plantes ont souvent été modifiées par la sélection humaine et ne sont pas toujours riches en ressources. Certaines études ont également montré qu'une forte densité de ruches peut entraîner une compétition entre abeilles et pollinisateurs sauvages, privant les derniers de ressources alimentaires : il est donc important de renforcer la diversité en plantes sauvages y compris au cœur des villes. Sur le plan collectif, nous devrons revoir nos normes en matière d'aménagement des espaces urbains. Par exemple, des plantes mal aimées comme les orties, souvent écartées des espaces verts, peuvent être bénéfiques pour de nombreux chenilles et papillons. Le lierre, fleurissant en automne lorsque les autres ressources se raréfient, peut être cultivé pour soutenir les abeilles, leur évitant d'être nourries en hiver si elles ont stocké suffisamment de miel provenant du lierre autour de leurs ruches. Pensez-vous que la biodiversité soit suffisamment prise au sérieux dans les politiques actuelles ? Étant donné les problématiques actuelles, il est nécessaire de dépasser l'image traditionnelle de l'interaction entre les plantes et les pollinisateurs. Les fleurs et les papillons, c’est mignon, oui. Mais il est crucial de comprendre que c'est un système complexe qui sert de fondations au monde dans lequel nous vivons : nous commençons seulement à en saisir les rouages et la complexité totale échappe encore à notre compréhension. Cela a des implications directes pour nous, les humains. Il est possible que ce que nous considérons comme insignifiant soit en réalité très important et qu'à un certain seuil, ce système subisse une transformation radicale, avec des répercussions non seulement sur nos ressources alimentaires, mais également sur la qualité de notre environnement. En ce qui concerne la crise de la biodiversité, nous n'avons peut-être pas encore pris la pleine mesure du problème. Propos recueillis par Emmanuelle Picaud
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Bernadette Cassel
April 7, 2023 1:29 PM
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Ce congrès a été fondé par le Groupe d’étude français de Biologie et Génétique des Populations (constitué en 1979), afin, d’une part, de fournir une tribune nationale d’échanges pluridisciplinaires autour des sciences de l’évolution, et, d’autre part, d’améliorer la visibilité et le rayonnement de la recherche française.
Ce colloque se veut un lieu d'échanges et de rencontres entre communautés thématiques et géographiques à l'échelle des pays francophones. Ainsi, cette réunion constitue un espace d’émulation scientifique permettant d’échanger au sein de la communauté [i.e. conférences plénières (~1 heure), présentations orales (~15 minutes) ou affichées (poster)] et de faire émerger de nouvelles collaborations. Ouverte aux personnels permanents (Enseignants-Chercheurs, Chercheurs et BIATTS) et non-permanentes (Doctorant.e.s et Post-doctorant.e.s), cette réunion permet également aux doctorant.e.s et post-doctorant.e.s, de confronter leurs hypothèses de travail, d'exposer leurs résultats à la communauté scientifique et d’étoffer ainsi leur réseau professionnel. Les organismes « modèles » et « non-modèles » représentés couvrent l'ensemble des règnes du vivant. Les thèmes scientifiques abordés concernent : - La biologie de l’évolution incluant l'évolution moléculaire, la génomique des populations et l'adaptation, - L'écologie évolutive, - La biologie de la conservation et la caractérisation des ressources génétiques, - Les invasions biologiques - L’étude de l’origine et de l’évolution de la Biodiversité - L'agroécologie.
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Bernadette Cassel
February 10, 2023 6:14 AM
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À l'aube de la sixième crise d'extinction du vivant, provoquée par un modèle économique insoutenable et encore largement aveugle à ses propres dégâts, il y a urgence à transformer radicalement nos façons de produire et de consommer, nos conceptions du monde, nos institutions, voire notre contrat social. Un livre en partenariat avec l’Institut Veblen pour les réformes économiques. L'exploitation de la biosphère nécessaire au développement des sociétés humaines a été tour à tour fondée sur une économie de la prédation puis de la production, avec des conséquences terribles pour la biodiversité. Un des enjeux du XXIe siècle est de faire émerger une économie de la coévolution permettant de redéfinir notre rapport avec la nature. Nous ne partons pas d'une page blanche : des initiatives, dès le XVIIIe siècle, ont tenté de tracer une voie alternative à la surexploitation de la nature. Redécouvrir ces initiatives permet de mieux comprendre les sources de la crise actuelle et de nourrir la recherche de solutions. Les auteurs articulent ces expériences anciennes avec de nombreuses évolutions récentes, du développement de l'agroécologie à la reconnaissance de droits à la nature en passant par le réensauvagement de territoires autrefois totalement contrôlés par les humains. Considérer l'économie comme partie prenante des dynamiques écosystémiques, reconnaître la dette écologique générée par nos modes de production et de consommation, nous nourrir autrement, apprendre à cohabiter avec les espèces sauvages, ou encore nous appuyer sur de nouveaux communs apparaissent ainsi comme autant de leviers de la transformation écologique de nos systèmes socio-économiques. Date de parution : 09/02/2023 Collection : Essais Thèmes : Écologie, Économie, Politique, Transition
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Bernadette Cassel
May 27, 2022 2:12 PM
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Jean-Luc Chotte, président du comité scientifique français de la désertification et chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) décrypte les avancées internationales au terme de la conférence qui s’est tenue à Abidjan. par Margaux Lacroux publié le 21 mai 2022 "La communauté internationale tente de se mobiliser contre la dégradation des sols et la sécheresse, fléaux qui touchent déjà la moitié de l’humanité. La COP15 désertification, qui se déroulait à Abidjan jusqu’à vendredi, a débouché sur un engagement à «accélérer la restauration d’un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030». Un objectif insuffisant mais tout de même un pas supplémentaire salué par Jean-Luc Chotte, président du comité scientifique français de la désertification et chercheur à l‘Institut de recherche pour le développement (IRD). Auprès de Libération, il souligne que l’agroécologie, modèle agricole alternatif respectueux des hommes et de leur environnement, est plus que jamais présente dans les discussions. Que penser de l’objectif annoncé de «restauration d’un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030» ? Il est déjà bien d’avoir annoncé ce chiffre-là dans la déclaration finale. Cet objectif de terres à restaurer était nécessaire, il fallait l’avancer, même si cela est en deçà de ce qu’il faudrait faire. On pourrait faire mieux et plus vite mais cela concrétise l’idée de «tendre vers un monde neutre en termes de dégradation des terres», qui est une cible des objectifs de développement durable de l’ONU." (...) [Image] Réunion de la COP15 Désertification le 11 mai à Abidjan. (Sia Kambou/AFP)
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Bernadette Cassel
July 15, 2021 1:11 PM
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Ces journées de réflexion serviront à présenter certaines des grandes avancées des recherches menées au sein de l'INEE et surtout à définir les priorités, les nouvelles disciplines à soutenir, les outils à développer, les besoins en ressources humaines, réseaux à un horizon voisin de l'année 2025... Ces prospectives sont basées sur les contributions de la communauté ! Même si vous ne pouvez pas venir à la Rochelle, nous vous encourageons à déposer vos contributions, individuelles ou collectives (suivre les instructions dans la colonne de droite de cette page d’accueil). Ces contributions serviront à alimenter les discussions et à structurer les ateliers. ATELIERS
Suite à la consultation des unités réalisée début 2020 et à leurs retours, le conseil scientifique et la direction de l'InEE ont retenu les propositions suivantes d'ateliers : Questions-défis en écologie et évolution Les grands défis environnementaux Écosystèmes en crise Les Défis méthodologiques et leurs Outils Sciences et société : du savoir à l'action
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Bernadette Cassel
April 28, 2021 10:48 AM
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En 2020, deux méta-analyses paraissent dans de grandes revues scientifiques, qui relativisent l’impact de l’agriculture sur l’abondance et la diversité des insectes. Dans des commentaires critiques publiés dans les mêmes revues, des chercheurs d’INRAE, du CNRS et d’autres organismes montrent que ces méta-analyses comportent des biais méthodologiques remettant en cause leurs résultats. Marion Desquilbet, co-autrice de ces contre-analyses, s’intéresse plus globalement aux relations entre l’agriculture et la biodiversité. Elle nous livre ses réflexions sur la construction des connaissances et l’apparition de controverses dans un contexte d’incertitude scientifique. INRAE INSTIT - Par Pascale Mollier Publié le 23 avril 2021 "Marion Desquilbet est économiste de l’environnement. Un de ses axes d’étude concerne les liens entre l’agriculture et la biodiversité. De nombreux travaux montrent que l’agriculture industrielle intensive (voir encadré) induit une perte de biodiversité, par la spécialisation des cultures, la simplification des rotations et l’utilisation d’intrants de synthèse (engrais et pesticides). Cependant, ces systèmes sont aujourd’hui plus productifs que des systèmes plus extensifs, plus favorables à la biodiversité, mais nécessitent davantage de surface à production équivalente. Il y a donc une tension entre production et biodiversité. Comment les scientifiques abordent-ils la tension entre production et respect de la biodiversité ? Marion Desquilbet : Les débats autour du lien entre production agricole et biodiversité se ramènent souvent à la comparaison du land sparing, qui préconise des systèmes de production intensifs sur des surfaces limitées, pour « économiser » les terres et en consacrer une partie à des « sanctuaires » de biodiversité, et du land sharing, qui privilégie des systèmes de production extensifs, dans une logique de « partage » des terres entre l’homme et la nature. Les arguments en faveur du land sparing s’appuient sur des données empiriques (1) qui montrent que l’essentiel de la perte de biodiversité se produit au moment de la mise en culture des terres. Pour préserver la biodiversité, les défenseurs du land sparing appellent donc à limiter au maximum le nombre d’hectares mis en culture et, pour cela, à privilégier des systèmes intensifs qui utilisent moins de terres que les systèmes extensifs pour une production agricole fixée. Cependant, ce raisonnement ne tient pas compte d’autres effets, notamment de prix et de marché, qui se répercutent sur les niveaux de production et de consommation, et c’est ce que nous avons montré en développant un modèle bioéconomique. Nous montrons que le coût de production plus faible dans le système land sparing va favoriser la consommation, notamment de produits animaux dont la demande réagit souvent plus aux prix. Cette demande accrue va en retour « doper » la production, et finalement augmenter l’utilisation des terres. Les effets de marché poussent ainsi à augmenter la production, et cet effet « rebond » est difficile à contrôler à l’échelle mondiale. Nos travaux amènent donc à relativiser l’hypothèse de départ du land sparing, qui raisonne avec un niveau de production fixé sans tenir compte des ajustements offre-demande. Avec le land sharing au contraire, la réaction à des prix plus élevés devrait modérer la consommation, voire réduire des surconsommations, limitant du même coup l’extension des terres agricoles. Ces débats sont complexes et ils dépassent maintenant l’arène scientifique. Dans une analyse de la controverse sociotechnique à ce sujet, nous montrons que les arguments en faveur du land sparing sont non seulement surreprésentés dans la littérature scientifique, mais qu’ils sont aussi utilisés dans les rapports de responsabilité sociale des acteurs du monde agricole favorables à l’agriculture industrielle intensive ainsi que dans les standards de durabilité des produits agricoles. Ces modèles ne constituent donc pas seulement des objets techniques, ils véhiculent des visions politiques." (...) (1) En se basant sur des indicateurs restreints tels que les populations d’oiseaux. [Image] Crédit : INRAE, B. Castagneyrol
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Bernadette Cassel
January 14, 2021 11:59 AM
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Cette étude montre que l'agroforesterie permet le maintien des cortèges de prédateurs dans les cultures de Vanille : exemple d'Agro-écologie Par Benoît GILLES, 11.01.2021 "Depuis 1953, Madagascar a perdu 44% de son couvert forestier en raison de la déforestation et de l’extension des cultures itinérantes non durables (brulis par exemple) principalement réalisées par les petits exploitants. Toutefois, de grandes étendues de forêts tropicales humides persistent sur la côte orientale et au nord-est de l’île. Elle abrite une forte diversité d’écosystèmes et d’espèces endémiques, résultant d’un isolement biogéographique de plusieurs millions d’années. Dans ces régions forestières, la principale ressource de 80% des petits exploitant locaux repose sur la culture de la vanille (Vanilla Vanilla planifolia). Cultivée dans des systèmes plantés, soit en forêt, soit en jachère, la vanille joue donc un rôle ambigu en termes de paysage et d’écosystème. Une récente flambée des prix de la vanille a ainsi conduit à la fois à l’expansion des surfaces cultivées mais aussi à encourager la réhabilitation du couvert forestier des zones en jachère mettant ainsi un terme à la culture itinérante."
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Bernadette Cassel
May 18, 2019 12:44 PM
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Jane Lecomte, Professeur à l’Université Paris-Sud et directrice du laboratoire Ecologie, Systématique et Evolution (UPSud, CNRS, AgroParisTech) nous présente les constats faits par l’IPBES et les travaux de l’Université Paris-Saclay dans ce domaine. Publié le 13.05.2019 (...) Qu’est-ce que l’Institut Ecologie, Diversité, Evolution du vivant (IDEEV) qui sera hébergé dans un bâtiment en construction actuellement sur le plateau de Saclay ? "L’IDEEV (Institut Diversité, Ecologie et Evolution du Vivant) est une fédération de recherche composée de trois unités de recherche fondatrices : EGCE (Evolution, Génomes, Comportement et Ecologie), GQE (Génétique Quantitative et Evolution - Le Moulon) et notre unité, ESE. Nos recherches dans ces trois laboratoires portent sur la biodiversité ce qui nous a amené à nous réunir au sein d’un bâtiment qui devrait être prêt à nous accueillir en 2021-2022. Cette proximité des terres expérimentales agricoles mais aussi de la zone de protection naturelle agricole et forestière sur le plateau de Saclay nous offriront de nouveaux terrains d’étude pour des recherches en agroécologie avec d’autres partenaires scientifiques de l’Université Paris-Saclay."
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Bernadette Cassel
from Les Colocs du jardin
February 15, 2019 12:47 PM
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"... 12 sites ont été étudié pendant 1 année entière (d’avril 2016 à mars 2017). Au sein de chacun de ces sites, une rivière (environ 6m de large) bordait une parcelle cultivée en céréales (blé, orge) (Illustration 2)." OSUR Article dans STOTEN - AHLeGall 06/02/2019 "Au sein de chacun de ces sites, 2 pièges à émergence ont été installés pour estimer la magnitude de ce signal émergent qui va potentiellement se retrouver dans les réseaux trophiques terrestres (Illustration 3). Pour caractériser la pression agricole, un ensemble de mesures environnementales de terrain, à l’échelle de la parcelle, ou par cartographie et récolte de données physicochimiques à l’échelle paysagère du bassin versant, ont été récoltées. L’hypothèse principale était que l’agriculture, par son intensification à l’échelle locale et paysagère, pouvait influencer la biomasse et la composition des communautés émergentes, en favorisant notamment l’émergence d’insectes de petites tailles de la famille des chironomidés (Diptères), plus tolérants à cette pression." (...) [Image] Piège à émergence flottant - Raitif_STOTEN-2019_couv.jpg
Via Bernadette Cassel
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Bernadette Cassel
September 24, 2018 10:40 AM
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Dans « L'Urgence du vivant. Vers une nouvelle économie », Dorothée Browaeys raconte comment agroécologie, chimie verte, bioénergies et inventions bio-inspirées font naître, partout, une nouvelle économie solidaire du vivant. Publié le 20.09.2018
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Bernadette Cassel
March 1, 2025 6:05 AM
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Ce cours permet de découvrir ce qu’est l’agroécologie, quelles en sont les différentes approches, comment elles se traduisent dans des pratiques agricoles et dans la transition agroécologique. Dans une dynamique de formation participative, appuyé sur la diversité sociale et géographique des acteurs et actrices, le MOOC propose de construire une approche de l’agroécologie à l’interface entre sciences agronomiques, écologie et sciences sociales. Inscription jusqu'au 16 mars 2025
Pourquoi suivre ce MOOC ?
"Pour découvrir ce qui se cache derrière l’agroécologie, terme de plus en plus présent dans les médias, dans les politiques scientifiques ou encore dans les expériences de terrain
Pour vous former aux bases scientifiques de l’agroécologie avec une approche interdisciplinaire combinant agronomie, écologie, anthropologie, sciences du sol, sociologie, zootechnie…" (...) Prérequis "Ce MOOC ne nécessite pas de prérequis en particulier. Public ciblé: - les curieux et les curieuses qui veulent découvrir le monde de l’agroécologie : pas de prérequis nécessaires - les professionnel·les qui veulent acquérir des compétences : un dispositif souple et des contenus fondés sur les dernières avancées de la recherche et du développement - les étudiant·es qui veulent se former : des bases scientifiques aux mises en œuvre opérationnelles - les passionné·es qui veulent partager leur savoir et apprendre des autres : un dispositif unique d’échange avec une grande diversité d’apprenant·es"
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Bernadette Cassel
May 18, 2024 7:35 AM
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Le bio, la permaculture, la biodynamie… Les agricultures alternatives sont nombreuses, mais pas toujours faciles à distinguer. Un agronome et une biogéochimiste vous aident à y voir plus clair. Publié: 10 mai 2024, 10:17 CEST Mis à jour le : 13 mai 2024, 09:41 CEST Marie-Liesse Vermeire Chercheuse en écologie du sol, Cirad Raphaël Belmin Chercheur en agronomie, photographe, accueilli à l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA, Dakar), Cirad "Le modèle dominant de l’agriculture conventionnelle, parfois également appelée industrielle ou intensive, est de plus en plus contesté. Ce système de production agricole, qui cherche à maximiser la production grâce au travail des machines et à des intrants divers (engrais et pesticides de synthèses, semences hybrides, carburant pour les machines, eau d’irrigation…), est décrié pour ses conséquences. Pour n’en citer que quelques-uns : dégradation des sols, pollution de l’environnement, effondrement de la biodiversité, émissions de gaz à effet de serre, détresse des communautés rurales, inégalités mondiales… Il existe cependant d’autres modèles : l’agriculture biologique, l’agriculture régénérative, l’agriculture de conservation, l’agriculture climato-intelligente, la biodynamie, la permaculture ou encore l’agroécologie. Porteuses de nombreuses promesses, ces agricultures ne sont cependant pas toujours faciles à différencier et à évaluer. Nous proposons de les passer au crible pour mieux les distinguer dans leur positionnement, leurs objectifs et leurs pratiques." (...) [Image] Comment les différents types d’agriculture se protègent des ravageurs ? Marie-Liesse Vermeire, Fourni par l'auteur/autrice
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Bernadette Cassel
January 14, 2024 11:53 AM
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Plus de cent scientifiques interpellent la Commission européenne sur les lacunes de sa proposition de dérèglementation des OGM, formulée en juillet 2023. Alors que cette proposition fait l’objet d’intenses négociations politiques à Bruxelles, ces scientifiques demandent notamment une évaluation des risques complète et une transparence totale pour tous les citoyens. par Eric MEUNIER Date de rédaction / mise à jour : 21 décembre 2023 "Selon la Commission européenne, les OGM obtenus par de nouvelles techniques de modification génétique (NTG) seraient équivalents à ce qui peut apparaître spontanément dans la nature ou être obtenu par des méthodes conventionnelles de production de semences. Sur base de ce postulat, pourtant contesté, elle propose de mettre fin à l’évaluation des risques et à la traçabilité de ces OGM. Une approche qui est loin d’être partagée par le monde scientifique, comme en témoignent deux lettres ouvertes adressées à la Commission européenne. Deux lettres qui rejoignent les nombreuses voix de syndicats agricoles, associations de défense de l’environnement, associations de consommateurs ou encore distributeurs, qui s’alarment d’une dérèglementation des OGM. Des lacunes dénoncées par 100 scientifiques Début décembre 2023, cent scientifiques ont co-signé une lettre adressée à la Commission européenne pour s’opposer au projet de dérèglementation des OGM [1]. Ils sont issus de différents domaines de recherche, mais en lien de près ou de loin avec les questions agricoles, comme « l’agroécologie, l’écologie politique, la sociologie rurale, la biologie moléculaire, l’histoire environnementale, la génétique des populations, la biologie de l’évolution, l’écologie, l’agronomie ou encore l’étude des innovations ». Ils expliquent que les deux catégories d’OGM/NTG n’ont « aucun fondement scientifique ». Selon eux, le postulat affirmant qu’une « plante GM [génétiquement modifiée] avec moins de vingt modifications génétiques telles que listées par la Commission européenne présentera moins de risques qu’une plante GM avec plus de vingt modifications génétiques » ne fait l’objet d’aucune preuve. Une aberration d’autant plus grande, précisent-ils, que le risque ne dépend pas du nombre de modifications génétiques mais de ce qu’elles font. Le non-respect du principe de précaution est une source d’inquiétudes pour ces chercheurs." (...)
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Bernadette Cassel
August 3, 2023 6:13 AM
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"La principale cause du déclin des insectes est la destruction de leurs habitats, due à l'urbanisation mais aussi l'agriculture intensive et à l'utilisation de pesticides. En France , il est un lieu où ont été produites des études parmi les plus significatives sur l'écologie des milieux agricoles. Dans la zone atelier Plaine et Val de Sèvre, à Chizé, en plein cœur de la campagne poitevine, on analyse depuis trente ans des trajectoires de la biodiversité et des pratiques agricoles." Extrait de : L'insecte est l'avenir de l'homme Aurélie Kieffer et Véronique Rebeyrotte Grand Reportage Vendredi 28 avril 2023 L'urbanisation, l'agriculture intensive et les pesticides en cause "... Piloté par le CNRS, cet immense laboratoire à ciel ouvert couvre 45 000 hectares, essentiellement des cultures, exploités par 430 agriculteurs. Mais, blé, luzerne, pois, tournesol... Trente-cinq variétés au total, dont 20% en bio. Un suivi sur du temps long avec les mêmes protocoles qui se mettent en place chaque printemps. Le chercheur Jérôme Moreau est notre guide :
"Ici, on travaille en lien avec les agriculteurs pour voir comment on peut améliorer les choses en terme d'agroécologie, en évitant de mettre trop d'intrants. Dans toutes les zones de cultures, on pose des pièges à insectes plusieurs mois dans l'année, depuis des années. Et on recense les évolutions, les densités des populations d'insectes avec des comparaisons entre les pratiques agricoles. Les insectes ont un rôle important dans la pollinisation. Le colza peut s'autoféconder, mais s'il est fécondé par les insectes, il a un meilleure rendement". Pas d'insectes, c'est aussi, dans cette zone atelier, moins d'oiseaux." [Image] Jérome Moreau, maitre de conférence à l'Université de Bourgogne , chercheur rattaché au centre d'études biologiques de Chizé dans les Deux -Sèvres Crédit : Radio France - Véronique Rebeyrotte
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Bernadette Cassel
March 4, 2023 1:05 PM
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En marge du Salon de l’agriculture, scientifiques et associations ont défilé à Paris ce samedi pour réclamer la fin des pesticides et la transition vers un modèle d’agroécologie. par Olivier Monod publié aujourd'hui à 17h10 (abonnés) "Soudain, des cris résonnent dans les tranquilles allées du Jardin des plantes, à Paris. «Non aux pesticides : stop à l’écocide !» Il est midi ce samedi. Les badauds s’arrêtent pour regarder une procession étrange. À l’avant, sept femmes et un homme, visages blancs et tenues rouges, avancent lentement en esquissant des gestes lents proches du tai-chi. Derrière eux, des manifestants en blouse blanche portent des pancartes. « Chute de 80% de la population d’insectes en trente ans», «Une plante sur cinq est menacée d’extinction». Il s’agit de l’action «Printemps silencieux» (du nom du livre de 1962 de Rachel Carson) organisée par Scientifiques en rébellion. «Un off du Salon de l’agriculture», expliquent-ils pour bien souligner que leur revendication principale est la fin de l’agriculture conventionnelle pour faire émerger l’agroécologie. [Image] L'action «Printemps silencieux» menée par Scientifiques en rébellion et Extinction Rebellion au Jardin des plantes, ce samedi. (STEPHANE DE SAKUTIN/AFP) ------- NDÉ Sur le même sujet Paris (AFP) – Une centaine de personnes ont formé un cortège funèbre samedi à Paris pour dénoncer, à l’appel de scientifiques, les « conséquences catastrophiques du recours massif aux pesticides et promouvoir un autre modèle agricole », a constaté un photographe de l’AFP. Les associations Scientifiques en rébellion et Extinction Rebellion ont organisé ce cortège au jardin des Plantes, devant le Museum national d’histoire naturelle, sous la bannière « Printemps silencieux : les pesticides tuent ». L’action, organisée en parallèle du Salon de l’agriculture, fait référence au livre « Printemps silencieux » de la biologiste nord-américaine Rachel Carson, première lanceuse d’alerte en 1962 sur la dangerosité des pesticides de synthèse », selon le communiqué des associations. Les ONG Pollinis, Générations futures, Avenir Santé Environnement et Alerte des Médecins sur les Pesticides participaient à l’évènement. Des militants ont pris la parole, pendant que d’autres s’allongeaient au sol, au rythme de coups de gong. Des artistes, « vêtues de rouge pour symboliser le sang des espèces éteintes, ont déambulé parmi les participant.es vêtu.es de noir et les scientifiques en blouse blanche », décrit le communiqué. « Les études scientifiques montrent une chute fulgurante de l’abondance des insectes, dont certains pollinisateurs, qui atteint de 60 à 80% en Europe depuis 30 ans, ainsi qu’un déclin massif de 30% des populations d’oiseaux d’habitats agricoles en 30 ans en France », a déclaré Benoît Fontaine, ornithologue membre de Scientifiques en rébellion, cité dans le communiqué. Après de récentes restrictions sur l’usage des pesticides qui préoccupent les paysans, Emmanuel Macron a annoncé samedi au Salon de l’Agriculture le lancement d’un nouveau plan visant notamment à coordonner l’action de la France avec celle de l’Union européenne. La France compte réduire de 50% l’usage des pesticides de synthèse d’ici à 2025. Nombre d’agriculteurs jugent que l’éventail des pesticides (insecticides, fongicides ou herbicides) autorisés s’est excessivement réduit ces dernières années, les laissant face à des « impasses ». Une décision de la justice européenne a contraint la France à abandonner les dérogations accordées aux producteurs de betteraves, sur les néonicotinoïdes, toxiques pour les abeilles. À lire aussi Il faut sauver nos insectes Jean-Marc Bonmatin : « l’immense majorité des pesticides ne servent pas à grand-chose » Les fourmis protègent mieux les cultures que les pesticides Sciences, carrières professionnelles et urgence climatique : les scientifiques face aux défis environnementaux
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Bernadette Cassel
June 3, 2022 12:27 PM
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La nouvelle programmation de la politique agricole commune devrait débuter le 1er janvier 2023 après un long et âpre processus de négociation. Les trois règlements européens qui en constituent désormais le socle, publiés le 6 décembre dernier (JOUE n° L 435, 6 déc. 2021, p. 1-314), s'inscrivent dans le cadre plus large du « Pacte vert pour l'Europe » (COM/2019/640 final) et de ses stratégies connexes : « farm to fork » (COM (2020)381 final) ; « Biodiversité 2030 » (COM (2020)380 final) et « Protection des sols » (COM (2021) 699 final). Les Etats membres jouent dans cette partition nouvelle un rôle essentiel : c'est à eux qu'il revient, par le truchement de leur plan stratégique national, de donner corps au projet écologique de l'Union européenne. Portail Universitaire du droit Le 23 juin 2022 à Poitiers En présentiel ou en visioconférence Organisée par le CECOJI, Faculté de droit et sciences sociales, Université de Poitiers, le DCS et le CRDEI, Université de Bordeaux
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Bernadette Cassel
November 21, 2021 10:55 AM
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... Anthropocène, intersectionnalité, décroissance… Ce jargon vous dit quelque chose, bien sûr ! Mais parfois, nous utilisons ces mots sans bien savoir ce qu’ils veulent dire. Dans les Mots de la Science, on revient donc sur l’histoire et le sens de ces mots clés avec des chercheuses et chercheurs capables de nous éclairer. Laurent Hazard et Iris Deroeux , 27.07.2021 "L'agronome Laurent Hazard nous emmène dans les coulisses de ce travail de recherche. Directeur de recherche à l’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’alimentation et l’Environnement), à Toulouse, spécialiste de la transition agroécologique et de l’accompagnement des agriculteurs en la matière, lui et son équipe conçoivent et testent, collectivement, les méthodes agricoles de demain."
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Bernadette Cassel
May 22, 2021 6:54 AM
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... Le Ministre dit s'appuyer sur la « science », mais il fait comme si tout allait bien avec la PAC* actuelle. Dans une récente tribune[1], plus de 700 scientifiques jugeaient au contraire que « Les petits pas de la politique agricole commune ne suffisent plus ». Confédération Paysanne, 21.05.2021 Premiers signataires : Jacques Baudry, écologue (Institut national de la recherche agronomique - Inrae) ; Bernard Chevassus-au-Louis, écologue (association Humanité et biodiversité) ; Denis Couvet, écologue (Muséum national d’histoire naturelle) ; Marion Desquilbet, économiste (Inrae et Toulouse School of Economics) ; Sophie Devienne, professeure d’agriculture comparée (AgroParisTech) ; Julien Fosse, inspecteur en chef de santé publique vétérinaire ; Eve Fouilleux, directrice de recherches en science politique (Centre national de la recherche scientifique - CNRS) ; Bernard Hubert, écologue (Inrae) ; Jean-Marc Meynard, agronome (Inrae) ; Clélia Sirami, chercheuse en agroécologie (Inrae) ; Pablo Tittonell, chercheur en agroécologie (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement - Cirad) ; Sandra Lavorel, écologue (CNRS)...
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Bernadette Cassel
February 27, 2021 7:14 AM
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Dès la fin 2020, deux nouveaux services du programme européen Copernicus pourraient contribuer à l'optimisation des pratiques agricoles européennes. Ces nouveaux services, nommés Phenology HR et Cropland HR, s'inscrivent dans la volonté du développement de l'agroécologie souhaité par la Commission européenne. Grâce à des relevés satellites à haute résolution, l'Union européenne aura de nouveaux outils d'appréciation d'indicateurs environnementaux définis par l'INRAE. Derrière, se profile une fois de plus en filigrane une inéluctable modernisation de la PAC. Posté le 30 juillet 2020 par Chaymaa Deb dans Environnement
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Bernadette Cassel
June 17, 2019 1:58 PM
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Pour l’agronome Marc Dufumier, l’agriculture doit tenir compte du fonctionnement de l’écosystème dans sa globalité. Publié le 17.06.2019 (abonnés)
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Bernadette Cassel
March 11, 2019 7:32 AM
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Le professeur en biologie et anthropologie Alexandre Aebi parie sur l’agroécologie pour en finir avec les pesticides, dont les néonicotinoïdes. Par Philippe Le Bé, 08.03.2019 "C’est après avoir lu une étude réalisée par l’Université de Neuchâtel (UNINE) et le Jardin botanique de Neuchâtel sur l’exposition des pollinisateurs aux néonicotinoïdes, publiée en octobre 2017 dans la revue Science, que le secrétaire d’Etat britannique à l’environnement Michael Gove a décidé de bannir les produits de cette famille d’insecticides. Comme il l’a confié au quotidien britannique The Guardian, une autre étude de chercheurs allemands portant sur l’effondrement en 30 ans de 75% de la biomasse d’insectes, d’araignées et d’arthropodes volants, l’a conforté dans sa décision. En avril 2018, grâce à la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, l’Union européenne (UE) a interdit trois produits appartenant aux néonicotinoïdes. La Suisse s’est alignée sur l’UE. C’est une belle victoire pour les auteurs de cette étude, Prof. Alexandre Aebi, maître d’enseignement et de recherche en agroécologie à l’UNINE, et Prof. Edward Mitchell, qui dirige le laboratoire de diversité du sol dans la même université. Pour évaluer les risques posés par l’utilisation des néonicotinoïdes, les chercheurs ont mesuré la concentration de cinq de ces produits dans les miels en provenance de tous les continents. Pendant quatre ans, plus de 100 citoyens voyageurs ont rapporté des pots de miel dans un projet de «science citoyenne»." (...)
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Bernadette Cassel
November 16, 2018 1:10 AM
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Des études montrent que la population d’insectes est en chute libre, que la biodiversité est menacée, qu’une catastrophe écologique est imminente. Professeur à l’Université de Neuchâtel, Alexandre Aebi lance un appel aux politiques et aux agriculteurs pour que l’on agisse avant qu’il ne soit trop tard. Et il y a urgence selon ce chercheur engagé. Publié le 14.11.2018 [Image] Quand les insectes battent de l’aile, c’est tout l’écosystème qui est en danger. Pour Alexandre Aebi, professeur de biologie et d’ethnologie à l’Université de Neuchâtel, expert en agroécologie et apiculteur à ses heures perdues, nous courons au désastre, à moins de changer rapidement notre manière de cultiver et d’appréhender notre environnement. (Photo: Matthieu Spohn)
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