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Les insectes à la croisée des disciplines
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Scooped by Bernadette Cassel
June 24, 2025 5:43 AM
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Isabelle Autissier : « L’océan, c’est ce qui fait la vie sur Terre »

Isabelle Autissier : « L’océan, c’est ce qui fait la vie sur Terre » | EntomoScience | Scoop.it
Isabelle Autissier est la première femme à avoir bouclé un tour du monde en solitaire à la voile. Forte de 20 ans d’expéditions au contact des glaces, elle est un véritable témoin de

 

par Lucie Petit

 

Publié le 23 juin 2025 à 9:15

 

"... l'océan, c'est ce qui fait la vie sur Terre, il régule la température de la planète à travers les courants et d'autres phénomènes, il apporte de la nourriture à près de 3 milliards d'êtres humains, il absorbe une partie de nos gaz à effet de serre et nous fournit la moitié de l'oxygène que nous respirons."

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July 26, 2022 5:26 AM
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Réinventer les égards envers le monde vivant

Réinventer les égards envers le monde vivant | EntomoScience | Scoop.it
Pourquoi devrait-on avoir des égards envers le monde vivant ? Mais parce que c'est lui qui fait nos corps et nos esprits, capables d'émotions, de joie, de sens. C'est le monde vivant qui a sculpté toutes nos facultés jusqu'aux plus émancipatrices, dans un tissu constitutif avec les autres formes de vie. C'est lui qui nous maintient…

 

Baptiste Morizot

Extrait du livre « Manières d’être vivant », 2020, Actes Sud, pp 281-283

 

Publié le 22 juillet 2022 par Solidarités Émergentes
Bernadette Cassel's insight:

 

'vivant (Le -)' in EntomoScience
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=vivant+%28Le+-%29

 

(33 scoops)

 

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June 8, 2022 2:23 PM
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La biodiversité et le vivant - Philippe Grandcolas - Portrait d'espèce

La biodiversité et le vivant - Philippe Grandcolas - Portrait d'espèce | EntomoScience | Scoop.it
Avez-vous déjà entendu le bruit que fait une colonie d’abeilles noires sur le point d’essaimer ? Saviez-vous que le pique-prune, un petit coléoptère, a réussi à bloquer à lui tout seul la construction d’une autoroute pendant des années ? Saviez-vous que le lichen, qui recouvre tout de même 8% de la surface terrestre, est en fait le résultat d’une coopération entre un champignon, une algue et des microbes ? Souhaiteriez-vous savoir comment l’histoire d’un arbre dans l’architecture de ses branchages ? Toute la semaine, les “portraits d’espèces” vous feront découvrir des êtres vivants autrement, proposant une façon inédite d’envisager la biodiversité.

 

 
"Nous comprenons mal ce que c’est que la diversité du vivant - la biodiversité -. Nous ne tenons pas compte de ses principales caractéristiques mises à jour depuis à peine un siècle : en partie microbienne, toujours en interaction, dynamique et évoluant au quotidien, elle est d’une richesse et d’une complexité extrêmes. Nos efforts pour la maitriser sont souvent assez maladroits, et nous mésestimons notamment sa capacité à interagir et à évoluer. Par conséquent, nous la maltraitons et nous nous portons tort. Il est donc urgent et primordial de prendre conscience de ce que c’est que la biodiversité et d’agir en conséquence, pour notre santé, notre alimentation, notre bien être et le futur de notre monde."

Avec :

 

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May 5, 2022 12:26 PM
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À lire et à voir en mai : Mille Cosmos, n° 1

À lire et à voir en mai : Mille Cosmos, n° 1 | EntomoScience | Scoop.it
Youpi ! Une nouvelle revue « à la croisée des luttes écologistes, queer, féministes, sociales et autochtones ». Pour « inspirer et nourrir des cosmologies opposées à la destruction du vivant », Mille cosmos se veut foisonnante, multipliant, en 120 pages, les points de vue et les thématiques. Dans ce premier opus, on trouvera une série photographique sur la « non-histoire des ruches », un texte de la porte-parole du peuple inuit, un article d’un astrophysicien sur la descente énergétique… Le dossier central, consacré aux écologies déviantes — à l’intersection des luttes écolo et queer — explore les dissidences gays, les vies sexuelles des plantes et des pingouins, le tout accompagné des lumineuses peintures de Pauline Barzilaï.

 

La rédaction de Reporterre

4 mai 2022 à 09h39 Mis à jour le 5 mai 2022

[Image] Mille Cosmos, no 1, éditions Jacques dans le vert, avril 2022

   
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April 2, 2022 12:20 PM
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Que voulons-nous dire et quelle pensée s’installe dans notre esprit quand nous parlons de nature, du vivant ou de la biodiversité ?

Que voulons-nous dire et quelle pensée s’installe dans notre esprit quand nous parlons de nature, du vivant ou de la biodiversité ? | EntomoScience | Scoop.it
À l’heure de la sixième extinction de masse, Philippe Grandcolas nous engage, dans son ouvrage « Le sourire du pangolin », à mieux connaître et comprendre la diversité du vivant.

 

Bonnes feuilles : « Le sourire du pangolin »

Philippe Grandcolas, 25.03.2022

 

"Se représenter un ensemble aussi vaste et complexe que la diversité du vivant avec ses millions d’espèces, leurs innombrables caractéristiques et interactions mutuelles est une sorte de défi en matière de sémantique et de communication. En outre, les cultures humaines n’ont pas toujours considéré cette question de la même manière, loin de là. Des vocables différents se sont succédé au fil du temps, avec des significations souvent sensiblement différentes ou changeantes. Ces mots qui nous servent à communiquer aujourd’hui peuvent ainsi véhiculer malgré nous des manières désuètes ou erronées de percevoir la réalité.

 

Que voulons-nous dire et quelle pensée s’installe dans notre esprit quand nous parlons de nature, du vivant ou de la biodiversité ?

 

  • La « nature » est un terme familier ; utilisé dans des circonstances très diverses, il est toujours très commenté, y compris au plan philosophique. Et pourtant, il reste passablement confus, recouvrant de nombreuses significations différentes ; il a été souvent contesté tant il peut être artificiel ou trompeur, avec des conceptions très diverses selon les cultures. À ce jour, la « nature » rassemble pêle-mêle vivant, minéral et environnement physique. Par exemple, dire que l’on va se promener dans la « nature » signifie que l’on intègre mentalement un paysage avec sa végétation et ses animaux au cours de son itinéraire.

 

Bien souvent, le terme « nature » personnifie cet ensemble de manière fallacieuse – mère Nature ou dame Nature –, comme dans une forme de pensée magique. On a ainsi pu lire ou entendre que la nature se vengeait avec la Covid-19 ; rien de plus trompeur, il n’y a bien évidemment pas de volonté à l’œuvre et la personnifier ainsi nous met en danger de lui prêter des intentions, là où il n’y a que l’effet de nos mauvais traitements que nous devrions identifier et faire cesser. Le terme « nature » implique également l’idée d’un état originel vierge d’influence humaine ; ne dit-on pas revenir à la « nature », ne parle-t-on pas du « naturel » pour désigner ce qui n’aurait pas été perverti ? La conception sous-jacente est passablement romantique, chacun y mettant une vision idéalisée et caricaturée de la nature dite « originelle ». Cela peut être le paradis perdu, une nature merveilleuse, belle et bienfaisante, source de plaisirs et qui comble nos besoins si elle n’est pas trop altérée par l’espèce humaine. C’est la nature des naturalistes, celle qui fait cruellement défaut dans les grandes villes, alors qu’elle est source d’équilibre psychologique et de bien-être et aide à lutter contre les îlots de chaleur ; il s’agit à l’extrême du sophisme de l’appel à la nature, déjà dénoncé par John Stuart Mill, un principe fallacieux selon lequel tout ce qui est naturel serait bon.

 

Mais cette nature présumée vierge dans ses plus beaux atours peut être aussi l’enfer vert, un grouillement d’organismes se dévorant les uns les autres et en perpétuelle compétition, admirable, mais dans laquelle il ne ferait pas bon vivre, théâtralisée par ses colonisateurs occidentaux, grands amateurs de conversion des milieux. La dure loi de la nature, en somme, souvent intégrée dans les caricatures de la théorie de l’évolution biologique et du darwinisme (the struggle for life de Charles Darwin). Chez certains médecins et décideurs, elle est de fait synonyme de problèmes et de nuisances contre lesquelles il faudrait se prémunir. Dans cette dernière conception, se rapprocher de la nature crée des risques. Confronter ces deux conceptions mythifiées – paradis perdu ou enfer vert – est particulièrement révélateur. Cela ne revient pas seulement à comparer des caricatures dont aucune n’est complètement pertinente, c’est aussi prendre conscience qu’il n’existe pas de lois simples et universelles dans notre rapport à l’environnement. Ainsi, créer un parc urbain de plus à Paris avec quelques plantes et animaux régionaux ne semble présenter que des avantages. En revanche, multiplier les jardins avec certaines plantes ornementales locales en Floride augmente le nombre de moustiques vecteurs de maladie. La nature ne se résume pas à une équation de surface par habitant, mais est un système complexe dans lequel toutes les composantes jouent un rôle. Plaider pour ou contre la « nature » n’est donc pas suffisant, elle n’est pas singulière comme ce vocable pourrait le laisser entendre, mais plurielle.

 

Dans tous les cas, le terme a le grand inconvénient d’exclure les humains dont on sait qu’ils n’ont nulle place au paradis – il a été perdu ! – ni dans l’enfer vert – il est invivable ! La nature sans l’humain est ainsi au centre des approches romantiques occidentales, sacralisant la nature sauvage avec le concept de « wilderness » ou de « naturalité ». Et pourtant, il serait bien difficile aujourd’hui de ne pas trouver un lieu sur Terre où notre espèce n’a pas eu une influence significative durant ces derniers siècles, y compris au fin fond de l’Amazonie où la forêt a été façonnée à petits pas par des siècles de cultures sur brûlis.

 

  • Moins chargé d’émotion, mais tout aussi significatif, « vivant » est un autre terme également souvent employé durant le XXe siècle. Au sens littéral, ce terme englobe tout ce qui vit – humains compris – et, plutôt que de se focaliser sur les différences entre organismes, le désigne comme une communauté de propriétés.

 

Les sciences du même nom, lesdites « sciences du vivant » (Life Sciences en anglais), ont dominé la biologie de ces dernières décennies et ont apporté quantité de connaissances nouvelles extraordinaires grâce à l’étude de quelques organismes en laboratoire. Ces derniers sont appelés « organismes modèles », parce qu’ils sont censés représenter – au point d’être modèles – l’ensemble du vivant, et permettre de comprendre les lois qui seraient générales et communes à tous. C’est ainsi que l’on a aujourd’hui de considérables connaissances sur l’hérédité, le fonctionnement des cellules et des organismes, souvent extrapolées à l’espèce humaine et notamment utilisées en médecine. On peut considérer arbitrairement comme organismes modèles ceux dont le génome est aujourd’hui entièrement connu et annoté. Cette connaissance génomique, encore difficile à acquérir jusqu’à une époque récente, est la preuve de l’intérêt de la science pour une espèce, car son acquisition représente un gros effort de recherche, mais représente aussi un outil exceptionnel. À peu près un millier d’espèces sont ainsi connues, dont par exemple la drosophile (mouche du vinaigre) « représentant » les insectes, l’arabette des dames (une petite plante de la famille des Crucifères) « représentant » les plantes, le zebra fish ou la souris pour les vertébrés, et bien d’autres encore.

  

Mille espèces modèles seulement parmi plus de 2 millions d’espèces connues, c’est à la fois beaucoup et très peu : beaucoup pour comprendre en profondeur les mécanismes généraux du vivant et les transposer à l’espèce humaine, et trop peu pour gérer l’environnement et vivre en harmonie avec la nature. En effet, des milliers d’espèces nous sollicitent chaque jour de par le monde, qu’elles soient vectrices d’agents pathogènes, auxiliaires indispensables ou ennemies de nos cultures, sources de molécules nouvelles, etc. Il nous faut les connaître, car chacune d’entre elles a ses particularités uniques qui nous posent problème ou nous offrent des solutions !

 

Les sciences du vivant ont ouvert de tels champs d’études avec leurs changements d’échelle, cellulaire puis moléculaire, qu’elles risquent de s’égarer dans l’infinie complexité de ces univers, en perdant de vue que chaque organisme est différent, qu’il est issu d’une évolution dont l’étude demande comparaison avec ses apparentés et qu’il interagit avec des milliers d’autres dans son environnement. Quel besoin sinon y aurait-il à comparer les espèces, quand une seule cellule d’un organisme de laboratoire recèle un univers entier avec plus de 40 millions de protéines de 5 000 sortes différentes, et des dizaines de milliers de gènes ?

 

  • C’est sans doute pour cela que le terme « biodiversité » est né dans les années 1980, comme une contraction de « diversité biologique ». Parmi les termes existant précédemment, « nature » est par trop imprécis ou mythifié et « vivant » fait l’impasse sur la diversité. Or cette diversité a une importance fonda – mentale.

 

Malgré leurs caractéristiques communes, les organismes diffèrent tous les uns des autres par bien des aspects ; ils interagissent de manière complexe au sein des écosystèmes dans lesquels ils ne sont pas substituables. En tant qu’espèce humaine, nous nous nourrissons d’espèces différentes (5 fruits et légumes par jour !), chacune vivant avec ses centaines d’auxiliaires et d’antagonistes souvent spécifiques. Nous luttons contre des espèces différentes de pathogènes, chacune avec ses caractéristiques qu’il nous est indispensable de connaître : le paludisme est ainsi causé par un Protozaire Plasmodium, tandis que la Covid-19 l’est par un coronavirus, organismes dont les biologies n’ont pas grand-chose de commun et conditionnent les thérapeutiques ou les politiques vaccinales. De nombreux scientifiques s’en sont rendu compte et ont donc proposé un concept – la biodiversité – qui réconcilie la généralité du vivant – « bio » –, ce qui est commun à toutes les espèces, et sa diversité, ce qui est particulier seulement à une ou quelques-unes. Le mot a fait florès et il est même devenu militant.

 

De fait, issu des années 1980, il évoque dans nos esprits baleines, papillons colorés, coccinelles, grands arbres et fleurs somptueuses. Il inclut pourtant tous les organismes, y compris ceux auxquels nous pensons moins spontanément : des espèces domestiquées (un champ de maïs, le champignon Penicillium du fromage), d’autres qui nous répugnent (cafards, rats) ou nous effraient (serpents, araignées), des pathogènes (bactéries, protozoaires), mais aussi des espèces éteintes (fossiles)… et nous, les humains ! Consacré par la Convention internationale sur la diversité biologique rassemblant plus de 100 États dans le monde, le terme a acquis une valeur juridique et sa définition a été stabilisée dès 1992 :

« Variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes. »

 

Le seul inconvénient de cette définition est qu’elle fait l’impasse sur la notion d’évolution, comme si la biodiversité était figée et ne pouvait changer. Ou encore comme si son origine évolutive n’était pas un sujet d’importance, et qu’il nous importe juste de la conserver et d’assurer son fonctionnement à notre bénéfice. Or, on le verra, non seulement la biodiversité est issue de l’évolution, mais encore évolue-t-elle en permanence ; c’est même sa caractéristique la plus intime."

 

Philippe Grandcolas

Directeur de recherche CNRS, systématicien, directeur de l’Institut de systématique, évolution, biodiversité (ISYEB), Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

 

À lire aussi : Pourquoi y a-t-il plus d’espèces terrestres que marines ?

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

En relation :

 

Philippe Grandcolas : Le sourire du pangolin ou comment mesurer la puissance de la biodiversité - De www.cnrseditions.fr - 17 octobre 2021, 00:05

 

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March 16, 2022 3:29 PM
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Biodiversité : « La protection de 30% des écosystèmes est un minimum »

Biodiversité : « La protection de 30% des écosystèmes est un minimum » | EntomoScience | Scoop.it
Depuis lundi se tiennent à Genève des négociations pour préparer la COP15 de la Convention sur la diversité biologique, qui aura lieu en Chine à la fin de l’année. Entretien avec Juliette Landry, chercheuse à l’Iddri.

 

par Coralie Schaub (abonnés)

publié le 15 mars 2022 à 20h10
 
"Comment enfin enrayer l’effondrement du vivant sur Terre, dont le rythme est ahurissant ? Comment mieux protéger la nature et aboutir à un cadre mondial plus protecteur pour la biodiversité lors de la COP15 de la Convention sur la diversité biologique (CDB) qui doit avoir lieu en Chine à la fin de l’année ? Voilà l’objet des négociations qui ont démarré, lundi, à Genève et doivent se poursuivre jusqu’au 29 mars. Des négociations cruciales, tant la crise de la biodiversité est dramatique.
 
En 2019, un rapport des experts biodiversité de l’ONU, l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), révélait qu’un million d’espèces pourrait disparaître lors des prochaines décennies.
 
Entretien avec Juliette Landry, chercheuse à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), qui travaille sur la gouvernance internationale de la biodiversité et assiste aux négociations à Genève en tant qu’observatrice."
(...)

 

[Image] abeille-sauvage-Benoit Geslin_0.JPG via Biodiversité et écosystèmes | IDDRI https://www.iddri.org/fr/programme/biodiversite-et-ecosystemes

 

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March 7, 2022 10:33 AM
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Pour changer le monde, la gauche doit changer de monde

Pour changer le monde, la gauche doit changer de monde | EntomoScience | Scoop.it
Le désarroi de la gauche française n’est pas seulement dû à la faiblesse de ses camps politiques, mais aussi à l’évolution de sa sociologie et, plus largement, de la société, qui ne cesse d’inventer des nouvelles manières de s’émanciper.

 

ParNicolas Truong

Publié le 04 mars 2022, mis à jour le 06.03.2022 (abonnés)

 

"... Des électeurs désespérés. Une gauche désespérante. Non pas une défaite, mais une débâcle annoncée. Tel est le sentiment largement partagé au sein du camp progressiste à la veille de l’élection présidentielle. Loin de la Norvège, de l’Allemagne, de l’Espagne ou du Portugal, la social-démocratie française ne parvient pas à coaliser des forces et à nouer des compromis afin d’exercer durablement le pouvoir. Après de notables percées, notamment lors des « mouvements des places » des années 2010 (d’Occupy Wall Street à Nuit debout), le populisme de gauche semble s’essouffler. Une forme de socialisme paraît achever un cycle historique avec le déclin du parti issu du congrès d’Epinay (1971).

 

Le communisme institutionnel séduit davantage par sa défense de l’industrie nucléaire et de la francité que par ses mesures pour l’égalité. L’écologisme, qui pourrait porter le grand récit émancipateur à l’heure du réchauffement climatique, n’a pas encore de base sociale constituée et peine à intégrer les révolutions de la nouvelle pensée du vivant. (...)"

 

Bernadette Cassel's insight:

 

"... Une gauche écologique et sociale a, malgré tout, émergé. Pourtant, elle n’est pas parvenue à politiser le virus, alors que « le premier confinement induit par la pandémie de Covid-19 laissait augurer une sortie de crise à gauche, observe Rémi Lefebvre. Fin du productivisme, démondialisation, relocalisation de la vie économique : l’imagination était à gauche », rappelle le politiste. Or, il semblerait ne plus y avoir de « monde d’après », même à Saint-Germain-des-Prés, pourrait-on avancer avec Juliette Gréco. Nombre de Français ont applaudi chaque soir les soignants, salué « les premiers de corvée » et redécouvert un principe inscrit dans l’article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 – « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune » –, capable de renverser les hiérarchies sociales. Ce qui n’a pas évité un retour à la normale.

 

Cependant, tempère Rémi Lefebvre, « la gauche a trouvé un nouveau récit, l’écologie ». Tel l’horizon indépassable de notre temps, « l’écologie, c’est la nouvelle lutte des classes », affirme le sociologue Bruno Latour, coauteur, avec Nikolaj Schultz, d’un Mémo sur la nouvelle classe écologique (La Découverte, 96 pages, 14 euros). Mais il lui faut, pour cela, « sortir du XXe siècle », rompre avec le productivisme et l’extractivisme qui furent des matrices du socialisme et du communisme. La critique écologique de l’économie politique permet de « se réapproprier un progressisme social détaché des illusions de la croissance » et devient un moyen de « poser une coalition sociopolitique qui intègre les classes populaires à la demande de justice écologique », explique le philosophe Pierre Charbonnier (Politique de l’écologie, AOC, 40 pages, 8 euros)."

 

Nicolas Truong

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February 2, 2022 2:01 PM
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Un ancêtre carnivore, transparent et gélatineux ?

Un ancêtre carnivore, transparent et gélatineux ? | EntomoScience | Scoop.it
Dans l’histoire du règne animal, notre cousin le plus ancien n’était ni une éponge, ni une anémone de mer, mais un cténophore : un petit carnivore marin, transparent et gélatineux. Une hypothèse annoncée dans la revue Science qui reste à confirmer.

 

Vive les SVT ! Les sciences de la vie et de la Terre au collège et au lycée - Cours de SVT en ligne

"Pour appartenir au règne animal, il suffit de répondre aux critères suivants : être composé de plusieurs cellules possédant un noyau, être généralement mobile, et devoir se nourrir de matière organique pour survivre. Cette définition qui distingue les animaux de toutes les autres formes de vie (plantes, champignons, bactéries…) rassemble des millions, voire des milliards d’espèces aussi différentes que l’homme et le ver de terre, le corail et l’insecte, le mollusque et l’éléphant.

 

Pourtant, toutes descendent de cinq lignées animales qui peuplaient l’océan il y a plus de 500 millions d’années : les éponges, les cnidaires (méduses, coraux…), les bilatériens (des animaux qui, comme nous, possèdent une symétrie gauche/droite, avant/arrière), les cténophores ou cténaires qui se distinguent par leurs cils locomoteurs et les placozoaires dont une seule espèce est aujourd’hui connue. En séquençant l’ADN de leur descendance, les scientifiques tentent de reconstruire les liens de parenté entre ces lignées : identifier à quels moments ces ancêtres les plus lointains ont divergé les uns des autres, selon quels scénarios, au prix de quels sacrifices ou de quelles nouveautés en termes d’évolution.

 

Contrairement aux autres groupes, les éponges et les placozoaires ne possèdent ni système nerveux, ni muscle. L’hypothèse la plus logique, du moins en apparence, est qu’ils ont divergé en premier, et que les trois autres groupes ont « inventé » plus tardivement le système nerveux et les muscles, avant de se séparer. Or cette hypothèse a été mise à mal dans la revue Science. Une équipe américaine dirigée par Joseph Ryan vient en effet d’annoncer le premier séquençage d’un génome complet de cténophore (un Mnemiopsis leidyi) et sa conclusion modifie ce scénario des origines. Selon leurs données, les cténophores seraient la première lignée à avoir divergé. Autrement dit, les ancêtres des 150 espèces de cténophores connues aujourd’hui seraient apparus en premier et seraient ainsi nos plus lointains cousins du monde animal."

 

 

__________________________________

 

Pour en savoir plus :

 

 

via Mémoires FB3 | FFESSM
https://biologie.ffessm.fr/memoires-fb3

 

 

 
Bernadette Cassel's insight:

 

'cténophore' in EntomoNews
https://www.scoop.it/topic/entomonews/?&tag=ct%C3%A9nophore

 

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January 30, 2022 2:21 PM
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Match inégal ­entre les deux combats qui sont à mener aujourd’hui : la lutte contre le réchauf­fement climatique et celle contre la disparition de la biodiversité

Match inégal ­entre les deux combats qui sont à mener aujourd’hui : la lutte contre le réchauf­fement climatique et celle contre la disparition de la biodiversité | EntomoScience | Scoop.it
Dans son dernier ouvrage «A l’Aube de la 6e extinction. Comment habiter la Terre», le paléontologue Bruno David décrit les menaces fulgurantes qui pèsent sur certaines espèces, un effondrement dont l’homme est la cause principale. Il rappelle que la biodiversité est notre assurance vie, notre meilleure alliée contre les pathogènes.

 

« En éradiquant nombre d’espèces sauvages, les humains deviennent la cible privilégiée des virus » – par Catherine Calvet

publié le 3 février 2021, mis à jour le 26 janvier 2022 (abonnés)
 

"Président du muséum national d’Histoire naturelle et paléontologue, Bruno David a récemment publié un livre d’une grande clarté sur un sujet multiforme, la biodiversité. Dans A l’Aube de la 6e extinction. Comment habiter la Terre (Grasset, ­janvier), ce biologiste de formation ne renonce pas ­devant la complexité du sujet, et parvient à nous faire sentir humbles devant cette innovation permanente, cette imprévisibilité qui n’est autre que le cœur de la vie sur Terre."

 

Pourquoi parlez-vous de match inégal ­entre les deux combats qui sont à mener aujourd’hui : la lutte contre le réchauf­fement climatique et celle contre la disparition de la biodiversité ?

 

Il faut bien sûr se préoccuper des deux. Le climat est également une urgence. Mais la bio­diversité est une notion beaucoup plus dif­ficile à comprendre, à cerner. Bien que ce soit exact, il ne suffit pas de dire que c’est ce qui est vivant sur Terre.

 

Alors que nous disposons de mesures, de chiffres concernant le réchauffement clima­tique, il est bien plus difficile de mesurer ­l’effondrement de la biodiversité. Son déclin se fait de façon presque invisible. Même si l’on constate autour de nous la disparition locale de certaines espèces d’oiseaux ou d’insectes, on ne réalise pas facilement l’énorme chute des effectifs des espèces que nous voyons ­encore. Car le bon fonctionnement des écosystèmes dépend aussi du nombre d’indi­vidus par espèce qui dépend de leur ­fertilité et des chances de survie des nou­velles générations. L’abondance, c’est-à-dire le nombre d’individus dans une population ou une espèce, est une notion clé, c’est elle qui détermine les relations et les synergies entre les différentes espèces.

 

Le vivant est-il beaucoup plus complexe que le climat ?

 

Oui car, contrairement au climat, on ne peut pas modéliser l’ensemble du vivant pour la simple raison qu’il ne répond pas à une ­logique déterministe ; le vivant est en évo­lution constante, en perpétuelle innovation depuis 3 800 millions d’années. Souvent on a pensé le contraindre, le diriger, mais il a généralement réagi autrement par rapport à ce que nous ­attendions et de façon complè­tement imprévisible. On exerce sans toujours le savoir des pressions de sélection darwinienne qui provoquent souvent d’autres effets que ceux ­escomptés. Par exemple, l’Australie et la Nouvelle-Zélande étaient envahies par les lapins, les autorités ont donc décidé d’introduire un nouveau prédateur pour contenir l’espèce ­invasive : le furet qui est la version domes­tique du putois. Le furet se reproduit très mal dans la nature donc, a priori, il ne ­risquait pas de devenir invasif. En Nouvelle-Zélande, on a toutefois croisé des furets avec des putois afin qu’ils s’adaptent mieux à un environ­nement sauvage. Aujourd’hui, on se retrouve avec des furets devenus sauvages qu’il faut éradiquer. Tout cela signifie que l’on ne peut pas prétendre gérer la nature, nous ne sommes pas des démiurges. Il faut renoncer à cette arrogance dans notre rapport à la ­nature. Nous pouvons agir, mais en restant modestes. La vie ne se gouverne pas. Il faut se défaire de notre déterminisme.

 

La prise de conscience de l’effondrement de la biodiversité est beaucoup plus ­récente que celle du réchauffement ­climatique, pourquoi ?

 

Oui, on le voit dans les différentes institutions internationales. Le Giec est plus ancien que la Plateforme intergouvernementale scien­tifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes). Et les ­rapports du Giec sont aussi beaucoup plus ­médiatisés. Il est plus rapide et facile de comprendre que l’année 2020 est la plus chaude enregistrée depuis cent cinquante ans que de saisir les implications d’une étude sur les pollinisateurs. Car si l’on peut étudier le climat globalement, on n’appréhende la biodiversité que par petites touches. On peut calculer un indice climatique mondial, mais pas un indice mondial de la biodiversité. Certes, il convient d’être le plus pédagogue possible, mais on ne peut pas ­réduire la complexité inhérente à la vie en deçà d’un certain seuil. Il faut accepter de se coltiner une part de complexité, même dans les médias."

(...)

  

[Image] Un consortium international d’une cinquantaine de scientifiques de quinze nationalités différentes s’alarme du déclin accéléré de toutes les espèces d’insectes. Outre l’effondrement des populations d’abeilles domestiques, ils font état, mardi 24 juin, des résultats d’une étude qui sera publiée dans la revue Environnemental Science and Pollution Research, d’une disparition progressive des insectes et des oiseaux des champs.

 

En cause, les insecticides systémiques dits « néonicotinoïdes », qui représentent 40 % du marché mondial des insecticides agricoles – 2,6 milliards de dollars. Pulvérisés ou appliqués en traitement des sols, ils ne sont pas absorbés en une seule saison végétative. Ils polluent ainsi massivement les cours d’eau, les sols et les plantes.

 

via La disparition des insectes menace toute la biodiversité

Publié le 25 juin 2014 - Mis à jour le 04 juillet 2019
https://www.lemonde.fr/planete/visuel/2014/06/25/la-disparition-des-insectes-menace-toute-la-biodiversite_4445017_3244.html

 

Bernadette Cassel's insight:

 

Précédemment

 

  • La biodiversité et le climat sont un seul et même combat, alertent le GIEC et l’IPBES dans une collaboration inédite - De www.novethic.fr - 12 juin 2021, 17:17

 

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January 11, 2022 1:34 PM
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Cryptobiose : ces organismes capables d'arrêter le temps

Cryptobiose : ces organismes capables d'arrêter le temps | EntomoScience | Scoop.it
Des invertébrés microscopiques sont revenus à la vie après 24 000 ans passés dans la glace. Une longue sieste qui s’explique par une capacité très spéciale : la cryptobiose, dont sont également capables les tardigrades. Une aptitude à arrêter le temps qui fait rêver les êtres humains.

 

15/06/2021
Par Pierre Ropert
 

"... Il existe plusieurs types de cryptobiose selon les conditions auxquels sont exposés les organismes. Dans le cas d'une baisse importante de température, on parle ainsi de cryobiose. Mais le mode de cryptobiose peut aussi se différencier selon qu'il soit du à un stress hydrique (anhydrobiose), à une diminution du taux d'oxygène (anoxybiose) ou encore à de hauts niveaux de toxines (chimiobiose). 

 

Pour supporter ces changements brusques, "la cryptobiose s'accompagne de modifications plus ou moins poussées de la structure de l'organisme et d'un ralentissement plus ou moins important de leur métabolisme", précise Stéphane Tirard dans son étude Cryptobiose et reviviscence dans les animaux, le vivant et la structure. La cryptobiose se distingue ainsi par des changements plus conséquents que ceux induits par d'autres états de suspension de l'organisme, telles la vie ralentie (comme la dormance, caractéristique de certaines bactéries) ou la vie latente (l'hibernation).

 

 

_______________________________

 

Cas du moustique Polypedilum vanderplanki

 

Un exemple du monde animal, qui combine plusieurs propriétés cryptobiotiques, sont les larves de Polypedilum vanderplanki, une espèce de moustique du Nigeria appelée le "chironomide dormant".

 

Les larves de P. vanderplanki sont des insectes résistants au froid et à la sécheresse. Ils peuvent survivre en tant que larves déshydratées dans l'Hélium liquide (-270 °C) jusqu'à cinq minutes sans dommages permanents. En outre, P. vanderplanki est la seule espèce connue qui peut sécher à moins de 3 % d'humidité et survivre. Dans un environnement naturel, les larves sont exposées à des températures supérieures à 70 °C. En laboratoire, ils ont survécu à des températures de plus de 100 °C pendant trois heures, à des températures supérieures à 200 °C pendant cinq minutes. Ils peuvent passer d'un état complètement inactif et complètement sec à un état complètement actif en moins d'une heure (environ 44 minutes). Cette restriction temporaire de l'activité physique est appelée cryptobiose.

Au moment de la cryptobiose, la tréhalose occupe environ 20 % du poids sec des larves.

 

Lire plus: https://www.aquaportail.com/definition-3266-cryptobiose.html

 

[Image] Anhydrobiotic cycle of P. vanderplanki larvae

 

via Identification of Anhydrobiosis-related Genes from an Expressed Sequence Tag Database in the Cryptobiotic Midge Polypedilum vanderplanki (Diptera; Chironomidae)
https://www.researchgate.net/publication/46220220_Identification_of_Anhydrobiosis-related_Genes_from_an_Expressed_Sequence_Tag_Database_in_the_Cryptobiotic_Midge_Polypedilum_vanderplanki_Diptera_Chironomidae

 

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November 6, 2021 1:31 PM
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Les animaux peuvent-ils avoir une culture ? #1

Les animaux peuvent-ils avoir une culture ? #1 | EntomoScience | Scoop.it
De premières études sur les mouches drosophiles montrent qu’elles choisissent leur partenaire en répliquant les préférences de leurs congénères. À partir de là, peut-on parler de culture animale ?

 

Déborah Federico, 20.10.2021

 

"La culture, en voilà une considération centrale dans nos vies d’humains. On l’a senti en période de pandémie : quand nous sommes tous contraints de rester chez nous, la culture est en danger, et elle nous manque. Mais au fait, c’est quoi la culture ? Chez les scientifiques, la question fait débat. La définition varie surtout selon un parti pris : celui selon lequel la culture serait une affaire spécifiquement humaine, ou au contraire un phénomène social existant chez différentes espèces. Qu’en est-il ?

Extension du domaine de la culture

Ces dernières années, les éthologues et autres spécialistes du comportement animal ont mis en évidence de nombreuses situations qui s’apparentent fortement à de la transmission culturelle. Par exemple, les chimpanzés fabriquent des outils pour pêcher des insectes au fond des fourmilières ou pour casser des noix. Les techniques employées, qui varient d’un groupe à l’autre, semblent se transmettre de la mère aux petits.

 

Ou encore, chez les baleines et chez de nombreuses espèces d’oiseaux, on a rapporté l’existence de dialectes, c’est-à-dire de chants locaux dont les variations se transmettent de génération en génération (souvent de père en fils, cette fois-ci). Le parallèle avec l’existence de nos traditions culinaires et de nos divers langues/dialectes est très tentant.

 

D’où le constat suivant : bien que la culture humaine soit sûrement singulière pour de nombreuses raisons, il semblerait que ses bases soient partagées avec d’autres espèces.

 

Quand on prend le problème sous l’angle de l’évolution, cette hypothèse n’est finalement pas si choquante : il existe une forte continuité du vivant, et la socialité (la vie en groupe), socle de la culture, préexiste non seulement à l’espèce humaine mais se retrouve chez de nombreuses espèces qui partagent actuellement la planète avec nous. Envisager la culture chez les animaux nous permet d’ailleurs de mieux nous poser la question : mais au fait, c’est quoi la culture ? Quels sont ses mécanismes fondamentaux ?

 

La culture, c’est comme la confiture… ça attire les mouches

Pour l’heure, je propose qu’on parle de culture quand il existe des comportements qui se transmettent de génération en génération par apprentissage social (le fait d’apprendre grâce aux autres), formant ce qu’on appelle communément des traditions. Ces dernières peuvent différer entre plusieurs populations d’une même espèce, et se maintenir sur un plus ou moins grand nombre de générations.

 

Vue comme cela, la culture a plus de prétendants qu’on ne le croit. Certains vont même jusqu’à étudier une potentielle transmission culturelle… chez les insectes !"

(...)

 

 

[Image] Cette drosophile prend-elle part à des processus de transmission culturelle ? Pierre Anquet/Flickr, CC BY-NC-ND

Bernadette Cassel's insight:

 

Voir tous les scoops :

 

→ Cultural flies: Conformist social learning in fruitflies predicts long-lasting mate-choice traditions https://www.scoop.it/search?q=+Cultural+flies%3A+Conformist+social+learning+in+fruitflies+predicts+long-lasting+mate-choice+traditions

 

(5 scoops)

 

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October 4, 2021 6:51 PM
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« Face à la crise écologique globale, il faut développer les relations diplomatiques avec le vivant »

« Face à la crise écologique globale, il faut développer les relations diplomatiques avec le vivant » | EntomoScience | Scoop.it
Maître de conférences en philosophie à l’université d’Aix-Marseille, mais aussi naturaliste et pisteur averti, Baptiste Morizot plaide pour une attention nouvelle aux « autres manières d’être vivant », tournant le dos au dualisme entre humains et non-humains que porte le concept de nature.

 

Le lundi 4 octobre 2021

Propos recueillis par Nicolas Chevassus-au-Louis

 

 

 

[...]

 

Vous appelez à établir des « relations diplomatiques » avec les autres espèces vivantes, en vous appuyant sur l’exemple du loup, que vous avez beaucoup étudié. Mais n’est-ce pas un cas particulier, du fait des capacités remarquables de communication de cette espèce ?

 

"Le concept de relations diplomatiques dans nos rapports avec les autres vivants comporte plusieurs couches. La couche maximaliste exige de faire passer des messages à des espèces qui peuvent comprendre. C’est par exemple le cas du loup, comme de tous les animaux. Mais le sens minimaliste, qui inclut, lui, la totalité du vivant, décrit une attitude visant à repenser les écosystèmes dans les termes de l'interdépendance. Le diplomate provient d'un camp, tout en travaillant au bien de la relation entre plusieurs camps. C'est ce dont nous avons besoin. En tant qu'humains héritant de la tradition dualiste, nous pensons spontanément en termes de vases communicants : si l'on veut faire le bien des humains, il faudra pressurer la planète ; et à l'inverse, si on veut protéger la nature, il faudra sacrifier les humains. Ce qui m'intéresse est d'imaginer une autre manière de penser, soulignant que notre camp n'existe que par ses interdépendances avec les autres formes de vie, et qu'il faut donc prendre soin de la relation d’interdépendance entre les vivants. Et ce aussi pour le bien des humains. La diplomatie est la capacité à voir et penser du point de vue des interdépendances, par exemple celles avec les insectes pollinisateurs ou la faune des sols pour l’agriculture."

 

Pour en savoir plus :

Baptiste Morizot, Manières d’être vivant, Actes Sud, 2020.

Baptiste Morizot, Raviver les braises du vivant, Actes Sud, 2020.

 

Image : Actes Sud

 

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September 17, 2021 2:02 PM
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Beauté mathématique du vivant : Journée François Jacob 2021 - Collège de France

Beauté mathématique du vivant : Journée François Jacob 2021 - Collège de France | EntomoScience | Scoop.it
Organisée par l'Institut de biologie du Collège de France, la journée François Jacob se tiendra le 4 octobre 2021, de 9h30 à 18h00, Amphithéâtre Marguerite de Navarre. Les conférences sont en anglais.

 

Journée François Jacob 2021 - Beauté mathématique du vivant - Centre interdisciplinaire de recherche en biologie (CIRB) - UMR 7241 / U1050 - Collège de France, 02.08.2021


"Elle réunira des spécialistes d’horizons divers, mais tous impliqués dans la modélisation physique ou mathématique des objets biologiques."

 

Bernadette Cassel's insight:

 

'mathématique' in EntomoScience
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=math%C3%A9matique

 

(11 scoops)

 

'physique' in EntomoScience
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=physique

 

(11 scoops)

 

 

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March 31, 2023 11:35 AM
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Quel langage pour penser autrement le vivant ?

Quel langage pour penser autrement le vivant ? | EntomoScience | Scoop.it

Pour parler de ce qu’il faudrait « protéger » dans la « nature », le terme « biodiversité » élaboré en 1983, est devenu hégémonique dans la biologie de la conservation, puis dans les politiques publiques, et enfin dans les médias. En lui-même, c’est un concept intéressant et opératoire, lorsqu’il est appliqué dans les contextes pertinents. Mais lorsque la biodiversité devient le nom hégémonique du monde vivant, et plus un instrument de mesure, le concept bloque les possibilités de pensée et d’action nécessaires pour l’avenir – parce qu’il masque ce que le vivant est vraiment, et qui nous sommes en lui. Quand cette unité de mesure prend la place de ce qui est mesuré, cela transforme le vivant, puissance quotidienne de terraformation qui rend la Terre habitable, nous façonne et nous irrigue de l’intérieur, en liste d’entités apathiques, fragile et en attente de notre gestion toute puissante. Pour changer de projet de société, nous avons besoin de penser le monde vivant comme ce qu’il est vraiment : quelque chose d'actif, d'organisé, de constitutif, de jamais en attente, tramant toujours l'habitabilité de ce monde en nous et hors de nous.

 

Un nouveau langage pour le vivant | Collège de France

La Lettre du Collège – 30 mars 2023

 

L’écrivain et philosophe Baptiste Morizot nous invite à modifier notre pensée du vivant pour changer de rapport au monde, dans une conférence le 3 avril 2023.

Baptiste Morizot

Baptiste Morizot est écrivain et maître de conférences en philosophie à Aix-Marseille Université. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Les Diplomates. Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant (Wildproject, 2016), Sur la piste animale (Actes Sud, 2018), Manières d'être vivant (Actes Sud, 2020) et Raviver les braises du vivant. Un front commun (Actes Sud, 2020). Son dernier livre, intitulé L’inexploré, est paru chez Wildproject en avril 2023.

 

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NDÉ

Illustration

 

 

Bernadette Cassel's curator insight, March 31, 2023 11:32 AM

 

(Re)lire aussi

 

  • Réinventer les égards envers le monde vivant - De solidaritesemergentes.wordpress.com - 26 juillet 2022

 

  • Le « vivant », un concept qui gagne en popularité dans la philosophie et les combats écologiques - De www.lemonde.fr - 10 juin 2022, 17:26

 

  • « Face à la crise écologique globale, il faut développer les relations diplomatiques avec le vivant » - De www.larecherche.fr - 5 octobre 2021, 00:51

 

  • « Raviver les braises du vivant » en lui laissant la place d’exister - De reporterre.net - 6 avril 2021, 20:26

 

 

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June 10, 2022 11:26 AM
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Le « vivant », un concept qui gagne en popularité dans la philosophie et les combats écologiques

Le « vivant », un concept qui gagne en popularité dans la philosophie et les combats écologiques | EntomoScience | Scoop.it

Par Nicolas Truong dans Le Monde - 22 septembre 2021

 

Mis à jour le 21 octobre 2021

 

La notion est plus inclusive que « nature » et « environnement », moins usée que « sauvage » et moins savante que « biodiversité » ou « non-humains ».

 

Histoire d’une notion. Les mots font ou défont les choses. Et les concepts, écrit le philosophe Baptiste Morizot dans le sillage de Gilles Deleuze, permettent même de « résister au chaos ». Lorsqu’ils se répandent dans l’espace public, ils deviennent les balises du basculement du monde et les marqueurs du changement des temps. Ainsi en va-t-il de la notion de « vivant », qui s’est largement imposée dans la pensée de l’écologie, et plus largement auprès de ceux qui cherchent à lutter contre la dévastation planétaire, attestée par les rapports scientifiques de plus en plus alarmants. En effet, « la crise écologique actuelle est une crise de nos relations au vivant », assure Baptiste Morizot, qui a donné à cette notion son actuelle dimension. « C’est un concept qui met l’accent sur nos interdépendances, et qui permet de travailler pour le bénéfice de nos relations avec les écosystèmes, sans opposer a priori et toujours les intérêts des humains et ceux de la “nature” », poursuit-il dans un entretien au Monde.

 

« Vivant » s’oppose tout d’abord à la mort, à la disparition d’une partie de la biodiversité qui prend la forme d’une « sixième extinction ». Dans l’insistance sur le vivant, « il y a une impulsion, sinon une pulsion de vie opposée à la pulsion de mort qui abîme les psychismes (écopsychologique), épuise les ressources humaines (burn-out) et naturelles (extractivisme), dans le mouvement morbide du nécrocapitalisme », analyse le philosophe Jean-Philippe Pierron.

 

« C’est la catastrophe en cours qui nous fait vraiment entrer dans le moment du vivant », explique le philosophe Frédéric Worms, directeur adjoint de l’Ecole normale supérieure. Mais qu’est-ce que le vivant ? « C’est l’ensemble des forces qui résistent à la mort », dit-il, en paraphrasant la célèbre formule du médecin anatomiste Marie François-Xavier Bichat (1771-1802) à propos de la vie. Sans compter qu’il y a quelque chose de performatif dans le vivant, une invitation à la résistance, voire une incitation à la métamorphose et à la renaissance.

 

Lire aussi Article réservé à nos abonnés « Le “vivant” n’est pas un slogan, c’est une carte pour s’orienter »

 

« Vivant » permet de sortir du dualisme entre la nature et la culture. Pour les lecteurs de l’anthropologue Philippe Descola et du philosophe Bruno Latour, c’est désormais un acquis : nous sommes sortis du grand partage entre l’homme et le monde. La nature n’est plus un décor, un réservoir de richesses, une aire de repos ou un terrain de jeu. Avec ces nouvelles ontologies qui ne séparent plus la nature de la culture, les « non-humains » (plantes, animaux, fleuves, etc.) ne sont plus des choses ou des objets, mais des êtres qui importent, et doivent être mieux pris en compte par le politique, comme par le droit.

 

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Le terme de « vivant » est plus inclusif et englobant. Il permet de rompre avec « l’environnement », « le sauvage » ou « la nature » dont l’usage suppose une extériorité de l’homme par rapport à son écosystème. Pour beaucoup, il serait également moins anthropocentrique que le terme de « non-humains » – qui suppose à nouveau une séparation entre deux entités. C’est pourquoi il est en train de prendre de l’ampleur dans le monde des idées.

« Nouveau regard sur le monde »

L’emploi de ce concept nous offre « un nouveau regard sur le monde, auquel nous appartenons aussi », témoigne Laurent Tillon, biologiste et ingénieur forestier à l’Office national des forêts qui, dans Etre un chêne (Actes Sud, 230 pages, 22 euros), raconte comment les arbres ont une histoire, à travers celle de « Quercus », un chêne sessile âgé de 240 ans qu’il connaît depuis l’adolescence : « Avec le terme vivant, on se sent appartenir à une même communauté. Quand je visite Quercus, je suis autant présent que n’importe quel autre vivant que je côtoie : mon arbre Quercus, le hêtre voisin, le pic dans l’arbre d’à côté, la mésange qui vient par curiosité, et le chevreuil qui s’interroge depuis quelque temps de ma présence si tôt en forêt en ce moment ».

 

Ce changement de paradigme conduit ainsi à une éthique, mais également à une politique du vivant. « Construire une cosmopolitique du vivant est le défi de notre époque », lance l’économiste Felwine Sarr. « La crise actuelle nous rappelle l’importance d’une “vital-démocratie” », assure Frédéric Worms. Après avoir théorisé les différentes « manières d’être vivant », Baptiste Morizot esquisse aujourd’hui les contours d’une « éthopolitique », afin de « restituer aux vivants les puissances d’agir qui sont les leurs, pour faire face avec nous aux métamorphoses environnementales contemporaines induites par le changement climatique ». L’éthopolitique donc, contre la « nécropolitique », cette soumission du vivant au pouvoir de la mort analysée par l’historien Achille Mbembe.

 

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Cohabiter avec tous les vivants

 

Les limites de l’usage du concept de « vivant », comme les signes d’agacement à son endroit, ne manquent cependant pas. Le motif léopoldien – « penser comme » (une montagne, disait l’écologue américain Aldo Léopold, mais qui se décline à présent à l’infini) – « risque de devenir un mantra », reconnaît Jean-Philippe Pierron. Le succès du concept de « vivant » est parfois même perçu comme une hégémonie.

 

Nicolas Truong

 

Bernadette Cassel's insight:

 

Voir aussi :

 

 

 

(30 scoops et +)

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May 8, 2022 12:25 PM
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Parasites : Chap 1. Ils sont plusieurs dans leur tête ! –

Parasites : Chap 1. Ils sont plusieurs dans leur tête ! – | EntomoScience | Scoop.it
Le monde des parasites c'est un peu les feux de l'amour en pleine guerre froide avec Jack Nicholson dans le rôle du beau-papa schizophrène. Entre manipulation, synthèse des coûts/bénéfices, parasites inter-générationnels et parasites moteurs de l'évolution, bienvenue dans cet univers qui n'épargne personne.

 

Café des sciences, 2013

chap 1. Ils sont plusieurs dans leur têtes !

Dans les testicules de Darwin

Il y a 9 ans

 

"Zombis, mafia, meurtres déguisés en suicide, schizophrénie, contrôle des pensées, manipulation de masse... Vous pensez qu' Hollywood a tout inventé? Et bien détrompez vous, dans le monde fabuleux du vivant toutes ces pratiques sont monnaies courantes. Nous allons aujourd'hui faire un tour des ces (...)"

 

______________________________

 

Via le Café des sciences, lire aussi :

 

→ "Moi, Parasite" Pierre Kerner - Strange Stuff And Funky Things
http://ssaft.com/Blog/dotclear/?pages/Moi-Parasite

 

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April 14, 2022 1:55 PM
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Nadir Alvarez et les secrets des êtres vivants et… éteints

Nadir Alvarez et les secrets des êtres vivants et… éteints | EntomoScience | Scoop.it
Le biologiste et généticien va prendre cet été la direction du futur Muséum cantonal vaudois des sciences naturelles de l’Etat de Vaud. Il rêve aussi de faire revivre des espèces disparues

 

Christian Lecomte  
Publié mercredi 13 avril 2022 à 21:31
Modifié mercredi 13 avril 2022 à 23:32

 

"... En 2001, un projet botanique l’envoie au Cameroun, dans un coin de brousse où 40 variétés de sorgho sont cultivées. Le Mexique ensuite, durant six mois, pour observer les interactions entre plantes et insectes. Il aime avant tout comprendre le monde du vivant et trouve «hard» de devoir composer avec celui qui s’éteint. «Un écocide est en cours à cause, entre autres, des pesticides. Observez nos pare-brise après un long voyage. Ils étaient jadis maculés d’insectes écrasés, aujourd’hui plus», déplore-t-il.

De l’ADN dans le permafrost

En 2017, il est nommé conservateur en chef au MHNG et enseigne à l’Université. Il y travaille sur plusieurs axes de recherche, notamment la description de la biodiversité. «On ne peut protéger que ce qui porte un nom. En deux cents ans d’existence, le MHNG a décrit plus de 10 000 nouvelles espèces sur un total de l’ordre d’un million au niveau mondial, soit environ 1% de toute la biodiversité connue, c’est un apport crucial pour comprendre le monde vivant», insiste-t-il. Il travaille aussi, en sa qualité de généticien, sur l’ADN et a publié avec Lionel Cavin Faire revivre des espèces disparues ?, un ouvrage de vulgarisation qui connaît un joli succès :

La Tête au carré, l’émission culte de Mathieu Vidard sur France Inter, a invité les deux auteurs."

(...)

 

 

[Image] Crédit : David Wagnières pour Le Temps

 
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March 22, 2022 2:54 PM
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Physique et biologie explorent ensemble les mécanismes du vivant

Physique et biologie explorent ensemble les mécanismes du vivant | EntomoScience | Scoop.it
Des scientifiques de l’UNIGE créent un modèle expliquant comment les protéines se répartissent de façon inégale dans les cellules. Un processus essentiel pour le développement des êtres vivants.

 

News Release 9-Mar-2022

Université de Genève

 

"Chacune de nos cellules contient environ 40 millions de protéines qui accomplissent ensemble toutes les tâches nécessaires à sa survie. Pour y parvenir, les différentes protéines doivent être concentrées en quantités spécifiques, au bon endroit au bon moment. Le processus qui permet le déroulement sans accrocs d’une distribution si précise se déroule à des résolutions spatiales si infimes que les outils standard de biologie cellulaire sont souvent incapables de le détecter. Pour comprendre comment fonctionne ce mécanisme, des scientifiques de l’Université de Genève (UNIGE) ont développé une approche novatrice qui combine des expériences de génétique et de biologie cellulaire à une modélisation faisant appel à la physique. Grâce à des algorithmes spécifiques, ils/elles ont simulé en 3D et sous forme dynamique la formation de gradients de protéines et ont pu expliquer ces phénomènes complexes. De plus, leur modèle peut être adapté à d’autres systèmes biologiques pour étudier la dynamique des protéines. Ces résultats sont à découvrir dans les Proceedings of the National Academy of Sciences."

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

'biologie du développement' in EntomoScience
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=biologie+du+d%C3%A9veloppement

 

(4 scoops)

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March 10, 2022 6:30 AM
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Pourquoi la forêt française a besoin de mieux prendre en compte les résultats de la recherche scientifique

Pourquoi la forêt française a besoin de mieux prendre en compte les résultats de la recherche scientifique | EntomoScience | Scoop.it
Si la surface de forêt a augmenté sur le territoire métropolitain ces dernières décennies, les peuplements forestiers dépérissent. Une approche écosystémique s’impose.

 

Pourquoi la forêt française a besoin d’un traitement de fond

Guillaume Decocq et Serge Muller, 20.02.2022

 

[...]

Mieux prendre en compte les résultats de la recherche scientifique

"Cet effort indispensable pour adapter la gestion des forêts aux changements climatiques ne doit pas se limiter aux actions d’ingénierie, mais reposer sur une approche scientifique interdisciplinaire, fondée sur l’ensemble des apports récents des sciences et techniques de la conservation.

 

La recherche scientifique en écologie forestière en particulier est très mobilisée sur la question des impacts des changements climatiques sur la forêt et des capacités adaptatives des espèces.

Les nombreux résultats de la recherche permettraient d’appuyer les stratégies de gestion et de planification forestières sur des bases scientifiques robustes. Pourtant ces résultats sont jusqu’ici peu ou pas pris en compte par les décideurs.

 

La gestion durable des forêts ne peut pourtant reposer sur la seule ingénierie, tout comme elle ne peut se réduire aux seuls arbres. Agir en environnement changeant et en univers incertain suppose d’intégrer nos connaissances scientifiques dans tous les domaines, de prendre en compte l’évolution des attentes sociétales et d’actualiser les outils des ingénieurs."

 

 

→ Connaître la biosphère pour agir

 

- Biodiversité, évolution, adaptation.

 

- Écologie fonctionnelle, analyse et gestion des services écosystémiques.

 

- De l’anthropisation à l’artificialisation des milieux et du vivant.

 

- Rétroaction des systèmes socio-écologiques sur les changements globaux.

 

 

→ Des outils et des dispositifs innovants au service de la recherche en écologie

 

- Les Écotrons

 

- Les stations d'écologie expérimentale (RéNSEE)

 

- Les Zones Ateliers (ZA)

 

- Les Observatoires hommes-milieux (OHM)

 

- Les Sites d'étude en écologie globale (SEEG)

 

- Les dispositifs de partenariat en écologie et environnement (DIPEE)

 

- Bases de données biodiversité, écologie, environnements, sociétés (BBEES)

 

- Plateforme de recherche européenne matériaux anciens (IPANEMA)

 

 

 

[Image] via "Choisir la composition des forêts pour améliorer leur capacité à fixer le carbone" | INRAE INSTIT, 02.03.2022 - Crédit INRAE - Louis Vidal https://www.inrae.fr/actualites/choisir-composition-forets-ameliorer-leur-capacite-fixer-carbone

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February 3, 2022 12:10 PM
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Penser le vivant avec Augustin Berque : « L’être se crée en créant son milieu »

Penser le vivant avec Augustin Berque : « L’être se crée en créant son milieu » | EntomoScience | Scoop.it
Le géographe et philosophe Augustin Berque publie Entendre la Terre. À l’écoute des milieux humains (Editions Le Pommier), un livre d’entretiens avec Damien Deville. Ce penseur atypique, continuateur de la mésologie – l’étude du milieu – revient sur son parcours, sur les enjeux majeurs de sa discipline et sur la transformation brutale du Japon qu’il a pu observer depuis un demi-siècle. 

 

Usbek & Rica, 17.01.2022

 

La mésologie, au carrefour de la géographie et de la phénoménologie 

La mésologie, l’étude des milieux humains, est une discipline peu connue, au carrefour de la géographie et de la phénoménologie. Elle postule que notre existence est avant tout relationnelle, c’est-à-dire que l’être n’est jamais absolu mais toujours relatif au milieu dans lequel il évolue. Réciproquement : le milieu n’est jamais une entité fixe, il change en fonction des individus qui le peuplent. Cela implique également qu’il n’y a pas d’opposition stricte entre nature et culture. Augustin Berque résume ainsi le « principe ontologique » de la mésologie : « l’être se crée en créant son milieu ».

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February 1, 2022 5:31 AM
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Au cœur des mécanismes du vivant. Mutations, sélection naturelle et hasard

Au cœur des mécanismes du vivant. Mutations, sélection naturelle et hasard | EntomoScience | Scoop.it
Au delà de son intérêt en botanique, Arabidopsis a permis de déchiffrer des mécanismes moléculaires universels. Elle a ainsi été un modèle particulièrement important pour comprendre la méthylation de l’ADN et ses régulations.


L’Arabette et le Peuplier

Publié par mariephilippine
février 1, 2022


Si je vous parle d’elle aujourd’hui c’est qu’elle a récemment fait l’actualité scientifique. Il est question de mutations, de sélection naturelle et de hasard. Au cœur des mécanismes du vivant.

 

"En biologie et théorie de l’évolution, on considère que les mutations surviennent au hasard, quelles qu’en soient les conséquences, positives ou négatives. C’est la sélection qui explique ensuite que certaines deviennent plus (si elles ont un effet positif) ou moins (si elles ont un effet négatif) représentées dans une population. Cette proposition axiomatique a profondément marque l’étude de la diversité génétique et de l’évolution, et plus généralement tous les mécanismes biologiques.

 

Ainsi, à l’échelle moléculaire, l’action conjointe de mutations aléatoires et de la sélection permet d’expliquer que les régions du génome portant des gènes importants pour la survie présentent un moindre pourcentage de variants génétiques.

Contredisant ce postulat, Monroe et al. ont récemment publié dans la revue Nature des résultats suggérant que, chez Arabidopsis thaliana, le taux de mutation est plus faible dans les régions du génome présentant une plus grande importance fonctionnelle.


Afin de s’affranchir des effets de la sélection naturelle qui opère avec le temps dans les populations naturelles, ils ont analysé les mutations (détectées par séquençage) dans une population obtenue par croisements successifs en laboratoire. Le taux de mutation mesuré à l’intérieur des gènes est 58 % moins important que dans les régions du génome (non codantes) qui les environnent immédiatement. Quand ils comparent les gènes entre eux, ce taux de mutation est 37 % inférieur dans les gènes dits essentiels (indispensables pour la survie et la reproduction) comparé a celui des gènes non-essentiels.

Quels mécanismes pourraient expliquer ce résultat ? Les auteurs ont remarqué que le taux de mutations dans une région donnée est corrélé avec certaines caractéristiques moléculaires : le pourcentage de nucléotides guanine ou cytosine et certaines modifications épigénétiques (affectant l’activité des gènes sans en changer la séquence). Simple corrélation ou contrôle direct des mécanismes de régulations des mutations de l’ADN ? La question n’est pas résolue."

(...)

 

Références

 

Monroe et al., Mutation bias reflects natural selection in Arabidopsis thaliana., Nature, January 12, 2022.

 

Jianzhi Zhang, Important genomic regions mutate less often than do other regions, Nature, January 12, 2022.

Bernadette Cassel's insight:

 

"Cette fleur si discrète n’a fait l’objet que de peu d’attentions pendant des siècles. Elle n’est en effet ni suffisamment belle pour séduire les fleuristes, ni suffisamment nutritive pour intéresser les paysans, ni suffisamment toxique pour attirer les apothicaires (ou les sorcières).

 

Elle est pourtant devenue, en quelques décennies, la plante modèle des généticiens (la première conférence lui étant dédiée a été tenue a Göttingen, en Allemagne, en 1965).

 

A l’instar de la drosophile ou de la souris, elle possède les qualités requises pour régner en laboratoire : une stature réduite (environ 10 cm de haut à l’état adulte), une durée de génération courte (de six à huit semaines « de graine a graine ») et un génome de petite taille (seulement cinq chromosomes pour approximativement 135 mégabases, environ cent fois moins que chez des plantes cultivées comme l’orge et le maïs).

 

Très largement répandue a la surface du globe, elle présente de nombreux variants (les cultivars) et plusieurs centaines de mutations ont été répertoriées et étudiées."

 

 

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January 21, 2022 1:12 PM
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Entretien avec... Michel Papazian, entomologiste amateur, Président de l'OPIE Provence-Alpes-du-Sud

Entretien avec... Michel Papazian, entomologiste amateur, Président de l'OPIE Provence-Alpes-du-Sud | EntomoScience | Scoop.it
Bienvenue dans notre rubrique "Entretien avec ..." qui complète les pages d'un carnet de voyage, dont l'ambition est l'immersion de notre auditoire dans les coulisses de Microland et celui du monde du vivant.

 

Microland

16 mars 2020

 

(...)

 

Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier et pourquoi vous être spécialisé dans les Odonates ?

 

Lors d’une sortie de recherche paléontologique avec André Nel, les premiers insectes fossiles me sont apparus et, avec eux, le concept d’évolution. Ce fut un tournant déterminant. La nervation des ailes des libellules fossiles est fascinante, présentant à la fois des caractères archaïques, évolutifs, rétrogrades. Et il en est ainsi chez les libellules actuelles.

  

Dans un contexte familial et professionnel qui ne me permettait pas de « tout faire », je me suis spécialisé dans l’étude des libellules actuelles sans délaisser, loin sans faut, la nature dans sa globalité. S’en est suivi un perfectionnement autodidacte et une « montée en grade », du niveau local au niveau international.

 
(...)
 
[Image] Libellule fossile Lestes ceresti (Luberon), décrite en 1985 par Nel & Papazian
 
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November 26, 2021 12:34 PM
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Jean de la Fontaine, pionnier de l'écologie

Jean de la Fontaine, pionnier de l'écologie | EntomoScience | Scoop.it
Patrick Scheyder publie dans We Demain une série de portraits consacrés aux pionniers de l'écologie. Dans le numéro actuellement en kiosques, il s'intéresse à Jean de la Fontaine, qui n'eut de cesse de défendre la Nature et les Animaux dans ses Fables.

 

Le Club de la Terre au Carré : balade en forêt, La Fontaine écologiste, un jeu pour enfants

vendredi 26 novembre 2021

par Mathieu Vidard

 

En quoi Jean De Le Fontaine est-il écolo ? 

 

Le simple fait de choisir des animaux pour les faire parler, pour donner le sens aux hommes, c'est renverser la situation. Il dit quelque part, non seulement les animaux ont une sensibilité, mais aussi une intelligence s'ils sont capables de donner une leçon aux hommes. C'est donc qu'ils ont une valeur intrinsèque. 

 

Il s'en prend à détruire méthodiquement la théorie de Descartes dans une longue introduction qui fait 10 pages sur la condition animale. C'est, à ma connaissance, un des premiers textes sur la condition animale où il explique que la théorie de Descartes est fausse. Elle se dit nouvelle, mais en fait, elle nie le vivant.

 

 

L’étude du vivant, avec son milieu, n’a pas été inventée au XXe siècle, elle constitue de tout temps la trame complexe de la vie. D’Aristote à Jean-Jacques Rousseau, en passant par George Sand, artistes, écrivains,philosophes ont mis la nature au cœur de leurs œuvres. WE DEMAIN consacre son premier chapitre de sa série sur l’écologie culturelle à Jean de La Fontaine. Observateur avisé de son temps, le poète prend parti pour les animaux et les végétaux dans ses Fables, publiées en douze livres entre 1668 et 1694, qui ne sont pas que morales et métaphores.

 

[Image] Le logo créé à l’occasion de cet anniversaire s’inspire du portrait d’après Hyacinthe Rigaud, chef-d’œuvre du musée Jean de La Fontaine à Château-Thierry. Un renard, un corbeau, une cigale, un lièvre, une fourmi et un héron sont dissimulés dans sa chevelure.

 

via 1621-2021 : La Fontaine célébré dans les Hauts-de-France et dans le monde https://www.lavoixdunord.fr/981886/article/2021-04-13/1621-2021-jean-de-la-fontaine-celebre-dans-les-hauts-de-france-et-dans-le-monde

 

 

  • Le document avec toutes les animations à télécharger directement ici.
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October 30, 2021 2:04 PM
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L’économiste Laurence Scialom décrit les méthodes des lobbys pour ralentir ou bloquer les politiques publiques en matière d’ environnement et de santé

L’économiste Laurence Scialom décrit les méthodes des lobbys pour ralentir ou bloquer les politiques publiques en matière d’ environnement et de santé | EntomoScience | Scoop.it

Tribune. Réglementations environnementales ou sanitaires, autorisations de mise ou de maintien sur le marché de produits phytosanitaires, normes techniques… Les lobbys pèsent systématiquement sur les décisions publiques par différents mécanismes : « capture du régulateur », « portes tournantes » entre public et privé, voire corruption, ou plus simplement porosité entre monde des affaires, monde politique et haute fonction publique, favorisée par le nouveau management public et par un cadre cognitif commun. Ou encore instrumentalisation de la science et « fabrique du doute » pour affaiblir les réglementations et les orienter dans un sens favorisant l’industrie.

"Les décisions publiques sont à la merci des marchands de doute"

Publié le 30.10.2021 (abonnés)

 

"L’ouvrage de deux historiens des sciences, Naomi Oreskes (Harvard), et Erik Conway (NASA), a popularisé l’expression (Les Marchands de doute, Le Pommier, 2012) . Les auteurs décortiquent, sur la base d’un travail d’archives, comment les lobbys industriels ont réussi à infléchir les décisions publiques dans un sens favorable à leur intérêt en fabriquant artificiellement du doute et de la controverse soi-disant scientifique. Ces stratégies d’instillation du doute sont mobilisées sur des sujets majeurs d’intérêt public comme l’usage des pesticides, les perturbateurs endocriniens, le tabac, l’alcool, le réchauffement climatique et la perte de biodiversité."

(...)

 

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Changement climatique : comment Total et Elf ont contribué à semer le doute depuis des décennies

 

[Image] Laurence Scialom - Professeure d’économie à l’université Paris Nanterre | via Alternatives Économiques https://www.alternatives-economiques.fr/users/laurence-scialom

 

Bernadette Cassel's insight:

Suite de l'article :

 

"L’actualité ne cesse de nous abreuver de révélations sur la « manufacture du doute ». Une récente étude a révélé que Total avait conscience, dès 1971, de l’impact des énergies fossiles sur le réchauffement climatique et qu’à l’instar d’Exxon, Total a activement participé à l’effort collectif des sociétés pétrolières mondiales d’instillation du doute pour retarder toute politique publique visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Décrédibiliser les chercheurs

Les méthodes mobilisées sont similaires à celles qu’utilisa l’industrie du tabac niant l’impact de la cigarette sur les cancers. Dans le cas de Total, l’instillation du doute est passée par le financement de recherches faisant diversion ou ayant pour objet d’atténuer le caractère alarmant du réchauffement climatique et/ou cherchant à faire croire à l’existence d’incertitudes dans les sciences climatiques.

 

Les méthodes des marchands de doute ont été recensées par Naomi Oreskes et Erik Conway. Y figure la dissimulation des positions de conflits d’intérêts de chercheurs travaillant pour ou rémunérés par l’industrie, tout en étant consultés en tant qu’experts soi-disant indépendants par les pouvoirs publics.

 

Lire aussi « La confrérie des insectes », ces scientifiques indépendants qui enquêtent sur la disparition des abeilles

 

Autre technique : les attaques visant à décrédibiliser les chercheurs dont les travaux nuisent à leurs intérêts, et à empêcher leur nomination à des postes pouvant leur nuire ; la capacité à briser les carrières scientifiques de jeunes chercheurs. Stéphane Foucart, journaliste au Monde, révèle dans son ouvrage Et le monde devint silencieux (Seuil, 2019) qu’un groupe de 70 scientifiques (biologistes, toxicologues, ornithologues, entomologistes, spécialistes de la conservation, etc.) d’une vingtaine de nationalités, regroupés au sein de la Task Force on Systemic Pesticides, mène une recherche totalement indépendante des firmes sur les causes réelles du déclin des insectes, des oiseaux et du reste du vivant, mais sans dévoiler les noms des scientifiques impliqués – notamment les plus jeunes – pour éviter qu’ils soient « blacklistés »."

(...)

Laurence Scialom

 

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September 30, 2021 12:52 PM
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Fête de la science 2021 - Jeunes chercheurs et chercheurs associés - Collège de France

Fête de la science 2021 - Jeunes chercheurs et chercheurs associés - Collège de France | EntomoScience | Scoop.it

"Cette année, les chercheurs de l'association ChaDoCs (Chercheurs Associés et Doctorants du Collège de France) organiseront des conférences en ligne du lundi 4 octobre au vendredi 8 octobre et des activités en présentiel le 9 octobre."

 

 

Lundi : Neurobiologie

Rôle des astrocytes dans le développement du cerveau

Rachel Breton Les astrocytes, cellules cruciales du développement cérébral ! Tel est l’objet de recherche de Rachel Breton, doctorante au Centre interdisciplinaire de recherche en biologie (CIRB) du Collège de France.
Découvrez son interview dans notre série Chemins de chercheurs !

Webinaire : lundi 4 octobre, 18 h En savoir +  

 


Mardi : Cancérologie

L’arsenic contre la leucémie

Pierre Bercier

Une protéine défendant ou détruisant des cellules agressées ! Tel est l’objet de recherche de Pierre Bercier, doctorant au Centre interdisciplinaire de recherche en biologie (CIRB) du Collège de France.
Découvrez son interview dans notre série Chemins de chercheurs !

Webinaire : mardi 5 octobre, 18 h

En savoir +  

 


Mercredi : Papyrologie

Des forêts en Égypte ? Reconstruire les paysages de l'Égypte ancienne à partir des papyrus grecs.

Valérie Schram

L’arbre et le bois dans l’Égypte gréco-romaine ! Tels sont les objets de recherche de Valérie Schram, chargée de recherche au CNRS, auparavant attachée temporaire d'enseignement et de recherche (ATER) au Collège de France.
Découvrez son interview dans notre série Chemins de chercheurs !

Webinaire : mercredi 6 octobre, 18 h

En savoir +  

 

 

Jeudi : Neurobiologie

La construction du cerveau, une équation à 100 milliards de neurones ?

Maëla Paul
 

Comment les neurones se connectent-ils entre eux ? Tel est l’objet de recherche de Maëla Paul, doctorante au Centre interdisciplinaire de recherche en biologie (CIRB) du Collège de France.
Découvrez son interview dans notre série Chemins de chercheurs !

Webinaire : jeudi 7 octobre, 18 h

En savoir +  

 

 

Vendredi : Biochimie & Anthropologie

Comment approcher les origines de la vie ?

Cyrille Jeancolas
 

Les origines de la vie et la fabrication du vivant en laboratoire ! Tels sont les objets de recherche de Cyrille Jeancolas, doctorant au Laboratoire de biophysique et évolution (LBE) de l'ESPCI et au Laboratoire d’anthropologie sociale (LAS) du CNRS, de l'EHESS et du Collège de France.
Découvrez son interview dans notre série Chemins de chercheurs !

Webinaire : vendredi 8 octobre, 18 h

 

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