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January 6, 2019 5:03 PM
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December 9, 2018 1:03 PM
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Chercheur à l’Institut Galien Paris-Sud (CNRS/Université Paris-Sud), Julien Nicolas vient de recevoir le prix Novacap de l’Académie des Sciences, qui récompense une innovation dans le domaine de la chimie thérapeutique et/ou pharmacochimie et liée aux mécanismes de médicaments chimiques. A l’interface entre la chimie et la pharmacie, les recherches de Julien Nicolas visent la mise au point de nouveaux matériaux polymères capables de transporter plus efficacement des principes actifs - notamment anticancéreux - et améliorer le confort des patients.
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October 20, 2018 5:56 AM
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Julien Nicolas, lauréat 2018 du prix Novacap de l’Académie des Sciences
Lors d’une cérémonie qui s’est déroulée sous la Coupole de l’Institut de France le 16 octobre 2018, Julien Nicolas, Directeur de Recherche au CNRS à l’Institut Galien Paris-Sud, a reçu le Prix Novacap de l’Académie des Sciences pour ses contributions de premier plan concernant la conception de nouveaux matériaux polymères pour des applications dans le domaine biomédical. Ceux-ci ont notamment conduit au développement de systèmes nanoparticulaires biodégradables innovants permettant de cibler différentes pathologies telles que le cancer ou la maladie d’Alzheimer. Ses résultats ont donné lieu à de nombreuses publications de haut niveau et à une reconnaissance internationale. Le Prix Novacap cible le domaine de la « chimie thérapeutique et/ou pharmacochimie liée aux mécanismes de médicaments chimiques ». Il récompense une innovation, une percée ou une approche nouvelle dans le domaine des petites molécules de synthèse à valeur thérapeutique. Ce Prix est décerné à un scientifique travaillant dans un laboratoire français, public ou privé.
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September 19, 2018 10:51 AM
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L’entreprise Cevidra commercialise depuis le mois de juillet 2018 Cevidra® Calixarene, le premier traitement local d’urgence pour une contamination cutanée par un actinide (uranium, plutonium, américium, etc.). Ce traitement, une crème lavante très simple d’utilisation, qui empêche l’uranium de passer la barrière de la peau à plus de 95 % si elle est appliquée immédiatement, a été mis au point au cours de deux thèses dans le laboratoire de recherche en radiochimie, spéciation et imagerie (LRSI) de l’IRSN en partenariat avec l’Institut Galien Paris Sud (UMR CNRS 8612) et la Direction Générale de l’Armement (DGA).
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June 23, 2018 5:10 PM
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En juin 2018, le fruit d’un travail collaboratif entre l’Institut Galien Paris-Sud (Félix Sauvage, Juliette Vergnaud-Gauduchon, Elias Fattal, Gillian Barratt) et BioCIS (Samir Messaoudi, Mouad Alami), de la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Sud a été publié dans la revue Cancer Letters. Les auteurs ont identifié le potentiel anti-tumoral de liposomes encapsulant un inhibiteur potentiel de la protéine de choc thermique Hsp90 au niveau de son domaine C-terminal (6BrCaQ, analogue de la novobiocine). Tout d’abord, la réponse cellulaire in vitro à ces liposomes a été caractérisée sur la lignée de cancer du sein MDA-MB-231 : un ralentissement de la prolifération cellulaire a été observé sans induction d’une réponse Heat Shock, observée notamment avec les inhibiteurs N-terminaux de Hsp90 et responsable de la résistance au traitement. Dans un modèle de xénogreffe orthotopique de cancer du sein bioluminescent chez la souris nude (MDA-MB-231-Luc), le 6BrCaQ liposomal, administré une fois par semaine par voie intra-veineuse à 1 mg/kg pendant 4 semaines, induit un ralentissement de la croissance tumorale mesurée par l’activité luciférase et le volume tumoral. Cet effet apparaît plutôt lié à une inhibition de la prolifération des cellules tumorales évaluée par un marquage histologique au Ki67 que par l’induction d’apoptose (marquage de la caspase-3 clivée). Cette étude montre avec succès la possibilité de délivrer in vivo, grâce à des liposomes, un inhibiteur C-terminal de l’Hsp90 très peu soluble dans les milieux biologiques et ainsi de faciliter son développement éventuel en tant que candidat médicament. Contact : juliette.vergnaud@u-psud.fr
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March 11, 2018 2:00 PM
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Dans le domaine de la vectorisation des médicaments, sont apparus ces dernières années des systèmes dits anisotropes, car n’ayant pas des propriétés identiques dans toutes les directions de l’espace. Cette anisotropie peut provenir, par exemple, de la forme des objets dans le cas de particules allongées ou de leur composition dans le cas de particules appelées Janus (Dieu romain des commencements et des fins représenté par deux visages) car constituées de deux domaines possédant des propriétés différentes. Ces morphologies particulières peuvent modifier certaines propriétés des transporteurs de médicament comme leur distribution, leur internalisation ou leur capacité d’encapsulation et de libération de molécules actives. Des chercheurs de l’Institut Galien Paris-Sud s’intéressent à l’utilisation des matériaux lipidiques et amphiphiles pour le développement de tels systèmes innovants d’administration de médicaments et viennent de publier une étude intéressante dans la revue Nanoscale. Les nanoparticules Janus dont il est question ici sont constituées d’un compartiment lipidique sur lequel est « accolé » un compartiment aqueux délimité par une bicouche à base de phospholipides et de tensioactifs non-ioniques. Il résulte de cet assemblage la possibilité de co-encapsuler des molécules aux solubilités opposées. Par rapport à des systèmes isotropes tels que les cubosomes par exemple, la dissymétrie de ces nanoparticules permet en théorie d’augmenter les taux de chargement en actifs ou de faciliter une libération contrôlée et indépendante de chacune des molécules actives. La méthode de préparation de ces systèmes, impliquant uniquement des excipients pharmaceutiques autorisés par les différentes pharmacopées et un procédé d’homogénéisation haute pression largement utilisé au niveau industriel, a été brevetée (US Patent 9,757,337). Un mécanisme de formation de ces nanoparticules a été proposé récemment dans le journal Nanoscale. Des expériences multi-échelles en microscopie et diffraction des rayons X aux petits angles ont ainsi permis de mettre en évidence une séparation de phase, température dépendante, lors de l’étape de refroidissement des nanodispersions produites par homogénéisation haute pression. Les développements en cours autour de ces nanoparticules concernent, entre autres, les potentialités d’incorporation d’entités d’intérêt dans l’un et l’autre des compartiments, depuis des petites molécules thérapeutiques jusqu’à des grains d’oxyde de fer pour des applications d’imagerie, de guidage magnétique ou d’hyperthermie. Contact : vincent.faivre@universite-paris-saclay.fr
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February 16, 2018 12:19 PM
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Les avancées obtenues dans le domaine de la cancérologie ont démontré l’existence d’une population particulière de cellules tumorales, les cellules souches cancéreuses (CSC), jouant un rôle central dans la propagation et la résistance tumorales. Elles sont, d’une part, plus résistantes à la chimiothérapie classique et, d’autre part, douées d’une longue persistance au sein des tumeurs et si elles ne sont pas toutes éliminées, elles vont se différencier et proliférer favorisant les métastases et la rechute tumorale. Les CSC, d'abord identifiées dans le cancer du sein, expriment plusieurs marqueurs parmi lesquels le récepteur CD44. Des chercheurs de l'Institut Galien Paris-Sud (UMR UPSud/CNRS 8612, Faculté de Pharmacie, Châtenay-Malabry) ont construit un nanomédicament capable de cibler ces cellules. L’originalité de leur approche a consisté à associer au sein de ce nanomédicament des acides nucléiques en surface (aptamères) pour la reconnaissance moléculaire du CD44, et des acides nucléiques à l’intérieur (siRNA), destinés à interférer avec l’expression de gènes de ces cellules tumorales. Le nanomédicament est constitué d’un cœur et d’une couronne, le tout mesurant 100 nm. La couronne présente un ligand de type aptamère liant le récepteur CD44 permettant à l’ensemble de reconnaitre spécifiquement et avec une grande affinité les cellules porteuses du récepteur. Les aptamères sont des acides nucléiques (fragments d’ADN ou d’ARN) caractérisés par une forte affinité de fixation et une excellente spécificité vis-à-vis d’une cible donnée. Ils sont en outre parfaitement bien tolérés par l’organisme. Par ailleurs, le cœur du nanomédicament est composé d’une enveloppe lipidique entourant un complexe formé par l’association d’un ARN interférent (siRNA) à de la protamine. Les chercheurs ont observé que l’affinité de l’aptamère pour le récepteur était améliorée par sa présence à la surface des nanomédicaments par rapport à l’aptamère seul. La capture cellulaire des nanovésicules fonctionnalisées a été évaluée sur des lignées cellulaires exprimant CD44 et comparée à une lignée cellulaire ne l’exprimant pas. Les résultats ont montré une internalisation beaucoup plus importante des nanomédicaments par les cellules exprimant le récepteur. Ce système original a été évalué pour l’extinction du gène rapporteur de la luciférase exprimé dans un modèle de cancer du sein triple négatif, in vitro et in vivo en situation orthotopique, avec pour objectif de servir de plateforme pour inhiber à terme toute une série de protéines impliquées dans les processus de maturation et de prolifération des cellules souches cancéreuses, tout en épargnant les cellules saines. Journal of Controlled Release https://doi.org/10.1016/j.jconrel.2017.12.022 Contact : elias.fattal@u-psud.fr, juliette.vergnaud@u-psud.fr, herve.hillaireau@u-psud.fr
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January 11, 2018 6:03 PM
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Patrick Couvreur est nommé Docteur Honoris Causa de l'Université de Gand
Patrick Couvreur, Professeur à l’Université Paris-Sud et membre de l’Académie des Sciences, a été nommé Docteur Honoris Causa de l'Université de Gand en Belgique. La cérémonie aura lieu le 23 Mars 2018. Patrick Couvreur est reconnu au niveau international pour ses travaux dans le domaine de la vectorisation des médicaments pour le traitement du cancer. Il dirige une équipe au sein de l'Institut Galien Paris-Sud (UMR UPSud/CNRS 8612) à la Faculté de Pharmacie de l'UPSud à Châtenay-Malabry. Toutes nos félicitations !
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December 6, 2017 10:47 AM
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Réservez votre journée du mercredi 14 février 2018 pour participer au colloque accessible au grand public à la Maison de la Chimie. Nous appelons tous de nos vœux une chimie et des méthodes de production industrielle respectueuses de l’environnement et une médecine personnalisée. Parmi les approches susceptibles de répondre pour partie à ces voeux, la biologie de synthèse occupe une place de choix. Elle offre dans plusieurs secteurs des solutions innovantes. Citons des médicaments, vaccins et diagnostics aux performances améliorées ; des techniques novatrices en médecine régénérative ; de nouveaux outils pour réhabiliter les sols pollués ou traiter l’eau ; des matières plastiques ou textiles avec une empreinte carbone réduite. Alors qu’appelle-t-on « biologie de synthèse » ? Participeront à ce colloque plusieurs collègues de l'UPSaclay et des départements Chimie et SDV dont : - ALAMI Mouad - Laboratoire CoSMIT (Faculté de Pharmacie, UPSud, Châtenay-Malabry) - COUVREUR Patrick - Institut Galien (Faculté de Pharmacie, UPSud, Châtenay-Malabry) - FAULON Jean-Loup - MICALIS (INRA/AgroParisTech, Jouy-en-Josas) - HILDEBRANDT Niko - Institut de Biologie Intégrative de la Cellule (CNRS/CEA/UPSud, Orsay et Gif-sur-Yvette).
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October 29, 2017 1:47 PM
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Une étude publiée dans la revue Journal of Controlled Release, coordonnée par Nicolas Tsapis et associant l’Institut Galien Paris-Sud UMR CNRS 8612 (Faculté de Pharmacie, Labex Lermit), Neurospin (Institut des Sciences du Vivant Frédéric Joliot, CEA Saclay) et le Service interdépartemental de Pharmacologie et d’Analyse du Médicament (SIPAM) (Gustave Roussy, Villejuif) montre que l’application d’une hyperthermie modérée (41-43°C) au niveau de tumeurs solides, grâce à des ultrasons focalisés, permet de potentialiser l’effet de thérapies anticancéreuses. Cette étude, réalisée in vivo chez la souris, met en évidence que la potentialisation du traitement grâce à l’hyperthermie est aussi efficace pour des chimiothérapies classiques que pour des nanomédicaments. Les mécanismes par lesquels l’hyperthermie améliore l’efficacité anti-tumorale restent à démontrer. Une stimulation locale du système immunitaire pourrait être impliquée. Contact : nicolas.tsapis@universite-paris-saclay.fr
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June 1, 2017 5:09 PM
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Dans un article publié dans la revue Nature Communications, l’équipe de Patrick Couvreur à l’Institut Galien (Université Paris-Sud/ Université Paris-Saclay) a découvert qu’il était possible d’exploiter les lipoprotéines (LDL, HDL) de la circulation générale pour la vectorisation indirecte de médicaments, à condition que ceux-ci soient équipés d’un groupement chimique ayant une forte affinité pour les LDL. Ces travaux ont été réalisés dans le cadre de l’ERC Advanced Grant “TERNANOMED”. Contact: patrick.couvreur@u-psud.fr
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May 9, 2017 5:23 PM
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Cinq enseignants-chercheurs de l'Université Paris-Sud seront nommés membres de l'Institut universitaire de France (IUF) à compter du 1er octobre 2017 dont trois en Sciences de la Vie : Bastien Berret, UFR STAPS, laboratoire CIAMS, Myriam Taverna (Senior) et Simona Mura (Hunior), UFR Pharmacie, Institut Galien Paris-Sud. Bravo aux lauréats !
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March 29, 2017 12:26 PM
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Depuis ce matin la partie Nanomédecine du MOOC Nanoscience annoncé en février, et qui a été préparé par Simona Mura, Hervé Hillaireau et Patrick Couvreur (Institut Galien Paris-Sud, Département Chimie et SDV de l'UPSaclay), est disponible après inscription sur la plate-forme FUN.
L'excellence de l'enseignement supérieur pour des cours en ligne, gratuits et ouverts à tous !!!
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December 31, 2018 12:23 PM
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Parmi les biomatériaux, les polymères synthétiques biodégradables se trouvent principalement limités à deux catégories que sont les polyesters et les polypeptides. Ils présentent également de nombreux inconvénients tels qu’une synthèse relativement complexe, une faible diversité de structure et de composition, ainsi qu’une fonctionnalisation peu aisée. De leur côté, les polymères vinyliques, bien que facilement synthétisables et fonctionnalisables, ne sont pas dégradables du fait de leur squelette carboné. Permettre leur dégradation apparaît donc comme un enjeu majeur pour la mise au point de nouveaux matériaux polymères biodégradables capables de combiner à la fois la biodégradabilité des polyesters et les avantages des polymères vinyliques. C’est dans ce contexte que des chercheurs de l’Institut Galien Paris-Sud (IGPS, CNRS/Université Paris-Sud/Paris-Saclay) et de l’Institut de Chimie Radicalaire (ICR, CNRS/Aix-Marseille Université) ont développé une nouvelle famille de polymères vinyliques dégradables et facilement fonctionnalisables pour des applications biomédicales (voir article dans Biomacromolecules). Ces matériaux, de structure très similaire à la polycaprolactone (PCL), ont été obtenus par copolymérisation radicalaire entre des acétals de cétène cycliques, qui sont des monomères précurseurs de fonctions esters dans le squelette polymère, et des éthers de vinyle fonctionnels, qui permettent quant à eux d’introduire divers groupements fonctionnels du fait de leur grande diversité de structure. En jouant sur la nature de l’éther de vinyle et en appliquant sur ces pseudo-polyesters des méthodes de post-fonctionnalisation de type substitution nucléophile ou chimie "click", des copolymères hydrophobes, amphiphiles ou hydrophiles, ont pu être facilement synthétisés. Ces derniers peuvent se dégrader à la fois de manière hydrolytique en conditions physiologiques et de manière enzymatique en présence d’estérases, avec des cinétiques de dégradation similaires à celles de la PCL. Ils peuvent également être formulés sous la forme de nanoparticules stables et PEGylées de 130-250 nm de diamètre, soit en présence de tensioactif pour les copolymères hydrophobes, soit sans tensioactif pour les copolymères amphiphiles ou hydrophiles. Cette nouvelle méthodologie de synthèse permet donc l’obtention par voie radicalaire de copolymères vinyliques dégradables de type polyester avec plus d’aisance et de polyvalence en termes de synthèse et de fonctionnalisation que les polyesters traditionnels. Elle ouvre également la voie à une nouvelle famille de nanoparticules dégradables pour des applications biomédicales telle que la vectorisation des principes actifs. Contact : julien.nicolas@u-psud.fr Twitter : @julnicolas @umr8612 @cnrs @INC_CNRS @u_psud @Pharma_UPSud @univamu @Biomac_ACS
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October 20, 2018 5:15 PM
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Dans un article de revue récemment accepté dans Advanced Drug Delivery Reviews, Alexandre Bordat, Tanguy Boissenot, Julien Nicolas et Nicolas Tsapis (Institut Galien Paris-Sud, CNRS/UPSaclay, Faculté de Pharmacie) décrivent l’état de l’art concernant l’utilisation de polymères thermosensibles pour l’encapsulation et la libération de substances actives. Afin de contrôler finement leur libération sous l’effet d’une augmentation de température (hyperthermie), deux familles de polymères existent : ceux possédant une température critique inférieure de solubilité (lower critical solution temperature - LCST) et ceux possédant une température critique supérieure de solubilité (upper critical solution temperature - UCST). Les polymères LCST sont solubles à une température inférieure à la LCST et deviennent insolubles au-delà, tandis que les polymères UCST sont insolubles en-dessous de l'UCST et solubles au-dessus. Les polymères LCST ont été étudiés depuis environ deux décennies et ont été formulés en nanoparticules thermosensibles mais leur passage en clinique n’est pas encore acté car une partie de la substance active reste piégée après application de l’hyperthermie (Figure, gauche). L’étude des polymères UCST (Figure, droite) est plus récente car jusqu’à peu ils n’étaient pas solubles dans l’eau. Si les données de la littérature montrent souvent que l'hyperthermie améliore la libération de la substance active in vitro ou in vivo, les auteurs omettent souvent les contrôles non thermosensibles permettant de comprendre comment la température influe sur la diffusion de la substance active à partir de la matrice polymère. Afin que les nanoparticules polymères thermosensibles puissent atteindre les essais cliniques, leur conception nécessite la synthèse de matériaux biocompatibles et biodégradables, mais aussi une bonne communication entre chercheurs de différentes domaines et cliniciens afin d’adapter les nanosystèmes développés aux exigences des modalités d'application de l'hyperthermie en clinique. Contact : nicolas.tsapis@universite-paris-saclay.fr
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October 16, 2018 5:48 PM
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Jamais en manque d’applications, les polymères investissent également la lutte contre le cancer. Des chercheurs de l’Institut Galien Paris-Sud (IGPS, CNRS/Université Paris-Sud, Université Paris-Saclay) et de l’Institut de Chimie Radicalaire (ICR, CNRS/Aix-Marseille Université) ont ainsi développé des polymères dont les deux extrémités sont occupées par des molécules de principes actifs ou des sondes fluorescentes. Ces travaux, publiés dans le Journal of Controlled Release, permettent notamment de convoyer efficacement plusieurs agents anticancéreux en même temps, pour une utilisation potentielle en chimiothérapie combinatoire. Lorsque des médicaments anticancéreux sont administrés pour soigner des tumeurs, leur zone d’action doit être soigneusement circonscrite, dans l’espace et le temps, afin de limiter les dommages collatéraux causés aux tissus sains. Or les méthodes actuelles d’encapsulation de principes actifs, au sein des nanoparticules, n’embarquent que de faibles quantités à la libération souvent incontrôlable. En quête de nouvelles solutions, des chercheurs de l’Institut Galien Paris-Sud (IGPS, CNRS/Université Paris-Sud, Université Paris-Saclay) et de l’Institut de Chimie Radicalaire (ICR, CNRS/Aix-Marseille Université) ont conçu des polymères fonctionnalisés à leurs extrémités par des molécules d’intérêt, puis les ont formulés en nanoparticules. Les chercheurs proposent une méthode simple, en très peu d’étapes de synthèse, pour positionner des molécules aux extrémités du polymère : un principe actif et une molécule fluorescente pour l’imagerie, ou deux principes actifs différents. Cette seconde combinaison, une première mondiale, présente un réel intérêt en chimiothérapie combinatoire. La méthodologie permet également de convoyer davantage de principe actif par nanoparticule, limitant ainsi la quantité de nanoparticules administrées. Avec cette approche, les propriétés anticancéreuses des molécules ne sont activées qu’après rupture de leur liaison avec le polymère, ce qui améliore le contrôle de leur action. Ces travaux ont été réalisés dans le cadre du projet Européen H2020 NABBA (Action Marie Skłodowska-Curie Innovative Training Network). Contact : julien.nicolas@u-psud.fr
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September 2, 2018 12:05 PM
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Chemotherapy protocols for childhood cancers are still problematic due to the high toxicity associated with chemotherapeutic agents and incorrect dosing regimens extrapolated from adults. Nanotechnology has demonstrated significant ability to reduce toxicity of anticancer compounds. Improvement in the therapeutic index of cytostatic drugs makes this strategy an alternative to common chemotherapy in adults. However, the lack of nanomedicines specifically for pediatric cancer care raises a medical conundrum. This review highlights the current state and progress of nanomedicine in pediatric cancer and discusses the real clinical challenges and opportunities. Une revue dans ACS Nano à laquelle a participé Patrick Couvreur de l'Institut Galien Paris-Sud. Contact : patrick.couvreur@u-psud.fr
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June 12, 2018 4:31 PM
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Vu sur le site de l'INC du CNRS. Un des défis de la thérapie génique est de développer de nouveaux vecteurs, ces molécules capables de transporter les « outils thérapeutiques » jusqu’au cœur de la cellule. Les dendrimères, macromolécules à la structure ramifiée, peuvent remplir ce rôle de vecteur. Une équipe franco-suisse montre que la modélisation peut prévoir les différences de comportement constatées entre plusieurs dendrimères similaires, laissant imaginer qu’un grand nombre de tests pourraient être pilotés virtuellement, épargnant ainsi l’effort de nombreuses expériences en laboratoire et sur l’animal. Ces travaux, parus dans Nanoscale, sont le fruit de la collaboration internationale incluant l’Institut Galien Paris-Sud (CNRS/Université Paris-Sud/Université Paris-Saclay, Faculté de Pharmacie, Châtenay-Malabry, membre du LabEx LERMIT), le Laboratoire de chimie de coordination (CNRS), l’Université de Toulouse (UPS/INPT) et le Laboratoire de chimie et de biochimie pharmacologiques et toxicologiques (CNRS/Université Paris Descartes). Très prometteuse, la thérapie génique consiste à envoyer au cœur de la cellule un « messager » qui délivre une information pour remplacer un gène défectueux. Ce « messager » peut également inhiber la production de protéines responsables de pathologies comme dans le cas de certaines inflammations pulmonaires (asthme, broncho-pneumopathie chronique obstructive) qui pourraient être enrayées grâce à un acide nucléique particulier : l’ARN interférent « TNF-Alpha ». La difficulté se trouve dans le transport de cet ARN jusqu’au cœur de la cellule, pour lequel les chercheurs ont eu recours à deux dendrimères. Ces macromolécules arborescentes, chargées positivement en surface, devraient capter l’ARN chargé négativement via des interactions électrostatiques, avant de pénétrer dans la cellule. Mais une première étude menée en 2017 in vitro sur des cellules et in vivo chez la souris témoignait d’une nette différence d’efficacité entre deux dendrimères pourtant très ressemblants. Pour mieux comprendre ces différences de comportement, les chercheurs se sont tournés vers la modélisation moléculaire, en collaboration avec des chercheurs suisses de l’Istituto Dalle Molle di studi sull'Intelligenza Artificiale et de l’Università della Svizzera italiana, pour étudier les interactions entre l’ARN et les deux dendrimères. Ces résultats confirment qu’un des deux dendrimères présente une plus forte affinité avec l’ARN et montrent, de plus, que ce dendrimère se lie avec deux ARN alors que l’autre n’en capte qu’un seul. Cette affinité plus forte explique et confirme la plus grande efficacité d’une des deux thérapies. La modélisation moléculaire montre sa robustesse et son intérêt. En prédisant le degré d’affinité du dendrimère pour l’ARN interférent, elle pourrait permettre un criblage en amont de toute une banque de dendrimères, pour sélectionner les scénarios les plus pertinents, réduisant d’autant le nombre d’expériences à mener in vitro ou in vivo. Contact : nicolas.tsapis@u-psud.fr ou elias.fattal@u-psud.fr
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March 3, 2018 12:10 PM
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Les nanomédecines rassemblent un ensemble d’applications médicales des nanosciences et nanotechnologies. Pour une utilisation clinique, la conformité des lots sur le plan de l’activité biologique et la sécurité du médicament doit être apportée par un processus de caractérisation rigoureux et conforme aux exigences de l’application envisagée. L’article de revue publié par des chercheurs de l’Institut Galien Paris-Sud (UMR UPSud/CNRS 8612, Faculté de Pharmacie, Châtenay-Malabry) dans le Journal of Controlled Release rapporte l’état actuel de la caractérisation des nanomédecines en contexte clinique et le mettent en perspective avec le degré d’exigence rencontré dans les processus biologiques contrôlant l’activité et la sécurité de ces dernières. Les résultats de cette analyse sont discutés sur la base des caractérisations recommandées par les différentes agences en charge de la sécurité des médicaments et des possibilités méthodologiques réellement disponibles. La réflexion menée a fait ressortir l’existence de limites dans le processus de caractérisation des nanomédecines actuel et identifie des verrous méthodologiques à lever en vue d’obtenir une caractérisation plus précise des nanomédecines. De nouveaux horizons sont proposés pour lever ces limites. Les nouvelles méthodes mentionnées ouvrent la voie vers une caractérisation des nanomédecines en adéquation avec la précision mise en jeu dans les processus biologiques contrôlant l’activité et la sécurité de ces dernières. Cette revue rend compte de l’effort sur le volet de la caractérisation et d’une vision tournée vers les interactions avec les milieux biologiques à prendre en compte pour une translation en clinique plus aisée des nanomédecines. Contact : christine.vauthier@u-psud.fr
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January 13, 2018 5:37 AM
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Elias Fattal Lauréat du Prix Maurice-Marie Janot 2018
Elias Fattal, Professeur à l’Université Paris-Sud et directeur de l’Institut Galien Paris-Sud (UMR CNRS 8612) a été désigné par un comité scientifique international de 70 personnalités scientifiques « lauréat du Prix Maurice Marie Janot 2018 ». La première édition de ce prix remonte à 1986. Il est décerné par l’association Européenne APGI ( https://www.apgi.org) et sponsorisé par la société Sanofi. Ce prix récompense l'innovation et l'impact scientifique des travaux d’un chercheur en Sciences Pharmaceutiques. Elias Fattal se verra décerner le prix lors du « 11th World Meeting on Pharmaceutics, Biopharmaceutics and Pharmaceutical Technology » qui se tiendra à Grenade (Espagne) du 19 au 22 mars 2018. Ce congrès réunit près de 1500 participants ce qui en fait la première réunion mondiale dans le domaine du drug delivery. A cette occasion, Elias Fattal donnera une conférence plénière intitulée « Tackling physiological resistances to drug delivery ». Dans le palmarès, Elias Fattal succède à une série de scientifiques de renommée mondiale (liste des lauréats https://www.apgi.org/list-of-recipients-of-the-maurice-marie-janot-award/). Toutes nos félicitations !
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December 7, 2017 11:13 AM
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Pour faire face à la forte augmentation annoncée du nombre global de nouveaux cas de cancer, mais également pour abaisser significativement la charge financière importante des traitements anticancéreux, le développement de chimiothérapies, à la fois efficaces et peu couteuses, représente un réel besoin clinique. Cependant, malgré l’immense enthousiasme généré par l’utilisation des vecteurs nanoparticulaires de principes actifs, tels que les liposomes et les nanoparticules, leur translation en clinique demeure complexe et régulièrement ponctuée par d’importantes déconvenues lors d’essais cliniques de systèmes pourtant considérés comme prometteurs. Par conséquent, repenser en profondeur la délivrance des principes actifs au moyen de systèmes nanoparticulaires semble indispensable. Dans ce contexte, l’objectif du projet THERMONANO ("Nanoassemblages pour l’auto-administration sous-cutanée de principes actifs anticancéreux", budget : 1 759 414 €) que porte Julien Nicolas (Institut Galien Paris-Sud, UMR 8612, CNRS/UPSud, Faculté de Pharmacie de Châtenay-Malabry) est de mettre au point une nouvelle approche pour la délivrance de tout type de principes actifs anticancéreux, qui soit à la fois efficace, confortable pour le patient et bien moins couteuse dans son utilisation que les chimiothérapies actuelles. Pour y parvenir, l’idée est de concevoir des nanoassemblages chargés en principes actifs capables d’être administrés par voie sous-cutanée. Cela permettrait non seulement d’avoir à disposition des traitements beaucoup plus simples à mettre en place et à gérer, mais également aux patients de s’auto-administrer leurs chimiothérapies, idéalement à domicile. Contact : julien.nicolas@u-psud.fr
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November 29, 2017 12:32 PM
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L'ERC a annoncé ce 28 novembre 2017 les noms des 329 lauréats, dont 38 français, retenus dans le cadre du second tour de l'appel "Consolidator 2017". Parmi ceux-ci, trois lauréats du département SDV de l'UPSaclay : - Rut CARBALLIDO-LOPEZ (LS3), chercheuse à l'Institut Micalis (UMR 1319, équipe ProCeD, INRA, AgroParisTech, Université Paris-Saclay, 78350 Jouy-en-Josas) dont le projet est intitulé "BACTIN : Shaping the bacterial cell wall: the actin-like cytoskeleton, from single molecules to morphogenesis and antimicrobials". Contact : rut.carballido-lopez@inra.fr - Brice BATHELIER (LS5), chercheur dans l'Unité Neuroscience Information et Complexité ( Laboratoire UNIC, Institut des Neurosciences Paris-Saclay, Gif sur Yvette), dont le projet est intitulé "DEEPEN : Deciphering deep architectures underlying structured perception in auditory networks" (Budget: 1980 k€). Ce projet vise à extraire de manière générique les principes computationnels du système auditif de la souris en combinant des techniques d'imagerie deux-photon à haut-débit, de manipulation optogénétique de la connectivité neuronale et de modélisation par des réseaux profonds. Contact : brice.bathellier@unic.cnrs-gif.fr - Julien NICOLAS (LS7) (Département CHIMIE et SDV), chercheur à l'Institut Galien Paris-Sud (Faculté de Pharmacie, UMR 8612 CNRS/UPSud, Châtenay-Malabry) dont le projet est intitulé "Nanoassemblies for the subcutaneous self-administration of anticancer drugs".
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September 8, 2017 3:25 AM
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BioKawthar Technologies a été fondée pour valoriser des microparticules innovantes qui peuvent booster l’activité médicamenteuse de substances actives. Cette jeune start-up issue des travaux de l’Institut Galien Paris Sud est actuellement installée dans les locaux de la Faculté de Pharmacie, Université Paris Sud. Pour son premier médicament, BioKawthar Technologies a choisi de cibler une infection dans le top 5 des maladies nosocomiales. Il s’agit de la candidose, avec une première indication pour la forme oropharyngée qui s’attaque aux muqueuses de la bouche et de l’œsophage. Contact : kawthar.bouchemal@u-psud.fr
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Life Sciences UPSaclay
May 29, 2017 6:48 PM
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Dans un article publié dans la revue Cancer Research, l’équipe de Patrick Couvreur à l’Institut Galien (Université Paris-Sud/ Université Paris-Saclay) a conçu un nouveau nanomédicament à base de cisplatine pour le traitement expérimental du cancer du colon. Administré par voie orale, ce nanomédicament a montré une activité anticancéreuse accrue et une moindre toxicité rénale par rapport au cisplatine libre. Ces travaux ont été réalisés dans le cadre de l’ ERC Advanced Grant “TERNANOMED”. Le couplage chimique du cisplatine (un médicament anticancéreux majeur) au squalène (un lipide naturel et biocompatible) permet l’obtention d’un bioconjugué de cisplatine-squalène dont les molécules s’auto-assemblent spontanément sous forme de nanoparticules en milieu aqueux. Comme le squalène est un lipide bien absorbé per os, les chercheurs ont eu l’idée de tester l’activité anticancéreuse de ces nanoparticules dans plusieurs modèles expérimentaux de tumeurs coliques après administration par voie orale. Il a tout d’abord été montré que les nanoparticules de cisplatine-squalène (SQ-cisPt) inhibent ex-vivo la croissance de lignées cellulaires de cancer du colon (HT-29, KM-12) à des concentrations dix fois moindres que le cisplatine (CisPt). Cette amélioration de l’activité anticancéreuse a pu être attribuée à une augmentation de la platination de l’ADN résultant d’une accumulation intracellulaire accrue, la forme nanoparticulaire permettant le contournement des protéines d’efflux. Le traitement des cellules cancéreuses par les nanoparticules de SQ-cisPt déclanche, par ailleurs, toute une série de mécanismes cellulaires comme la production de radicaux libres, l’activation des processus d’apoptose, des cascades cellulaires de stress kinases et l’accumulation de transcripts de métaux lourds. La meilleure efficacité antitumorale des nanoparticules a ensuite été montrée in vivo sur (i) la tumorigénèse spontanée des souris ApcMin/+, (ii) la carcinogénèse chimioinduite à l’azoxymethane et (iii) la dissémination métastasique hépatique d’une tumeur colorectale orthotopique. Le traitement par nanoparticules ne s’est accompagné d’aucune toxicité aux doses utilisées. Comme l’administration des médicaments anticancéreux s’effectue généralement par voie intraveineuse, l’utilisation de nanotechnologies pour l’administration par voie orale contribue à la fois à l’amélioration du confort du patient et, contrairement à la voie intravasculaire, elle ne nécessite pas d’hospitalisation coûteuse. Contact: patrick.couvreur@u-psud.fr
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Life Sciences UPSaclay
April 13, 2017 5:35 PM
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Docteur en pharmacie, Kawthar Bouchemal, 38 ans, s'est associée en 2014 à Manuel Silva, 57 ans, un scientifique ayant déjà développé plusieurs start-ups, pour commercialiser son invention. Avec son équipe de l'institut Galien Paris-Sud (UFR de Pharmacie, Univ Paris-Sud, UPSaclay), la chercheuse a découvert des microparticules ayant le pouvoir de doper l'activité d'une molécule dans une formulation dermatologique. " Les molécules du principe actif se mettent en rang d'oignon et s'accrochent à la chaîne de particules qui va les transporter comme une soucoupe volante, explique Manuel Silva. Cet artifice physique permet une concentration locale beaucoup plus efficace ". La jeune entreprise, qui avait un client avant même d'être créée, développe un premier médicament contre la candidose. Son plan ? Générer rapidement des revenus afin de pouvoir lancer d'autres programmes de recherche, dont un médicament soignant d'autres types de candidoses et un gel faisant barrière aux maladies infectieuses. La startup a été sélectionnée par le magasine Challenges pour son numéro spécial "100 start-ups où investir".
Contact: kawthar.bouchemal@u-psud.fr
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