Le fait marquant de l'étape, décisif pour la course au titre, anecdotique, fantaisiste ou tout simplement spectaculaire. The high point of the day, whether o...
Cadel Evans (BMC) a remporté le Tour de France, dimanche sur les Champs-Elysées à Paris. Les frères Schleck sont sur le podium (Andy 2e et Frank 3e). Historique!
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Andy et Frank Schleck ont à nouveau échoué dans leur quête de victoire finale sur le Tour de France, mais les deux Luxembourgeois se consolent en rentrant dans l'histoire du Tour de France. Ils sont devenus les deux premiers frères à monter, ensemble, sur le podium. Cadel Evans (BMC) a lui remporté pour la première fois le Tour de France, dimanche sur les Champs-Elysées à Paris, au terme de la 20e étape gagnée au sprint par le Britannique Mark Cavendish (HTC).
Classement général: 1. Evans (BMC) 2. A. Schleck (LEO) +1'34'' 3. F. Schleck (LEO) +2'30'' 4. Voeckler (EUC) +3'20'' 5. Contador (SBS) +3'57'' Tableau d'honneur Classement général: Cadel Evans (AUS/BMC) Classement de la montagne: Samuel Sanchez (ESP/Euskaltel) Classement par points: Mark Cavendish (GBR/HTC) Classements des jeunes: Pierre Rolland (FRA/Europcar) Classement des équipes: Garmin (USA)
Combativité: Jérémy Roy (FRA/FDJ)
Même s'il a fini pour la troisième fois consécutive au rang de dauphin, Andy Schleck s'est dit «fier» de sa deuxième place derrière Cadel Evans et a promis de revenir l'an prochain pour gagner la Grande Boucle. «Je n'ai que 26 ans. Je reviendrai, je reviendrai pour gagner», a dit le cadet des Schleck. «Je repars à la maison bon perdant. Je suis fier d'être deuxième. Et je suis très content d'être sur le podium à Paris avec mon frère». Souriant, Andy Schleck n'a pas semblé si affecté que ça par la perte du maillot jaune avec lequel il s'était élancé et qu'il a abandonné pour 1'34" à l'Australien Cadel Evans au terme du contre-la-montre de Grenoble. «Le Tour est fini. Je vais revoir toute ma famille, ma copine, mes copains. Je n'ai pas de regrets, je pense quand même que la mission est accomplie». Son frère Frank, troisième au général à 2'30" d'Evans, n'avait pas de regrets non plus, estimant avoir tout fait pour l'emporter et retenant la satisfaction d'arriver à Paris sans encombre, un an après son abandon sur chute en début de Tour de France. «On n'a pas fait de fautes sur les trois semaines. On a tout donné. Finir deuxième et troisième, c'est formidable, surtout pour l'équipe Leopard-Trek qui n'existait pas il y a encore six mois», a-t-il expliqué. «Finir tous les deux sur le podium, c'est un rêve qui devient réalité, c'est formidable, c'est très grand!».
16:58 - Toujours six coureurs en tête Paulinho (RSH), Koren (LIQ), Riblon (ALM), Roy (FDJ), Bak (THR) et Swift (SKY) ont 39’’ d’avance au kilomètre 68. 16:56 - Le Top 10 letour.fr (10) Durant les trois semaines de course, letour.fr a fait vivre aux internautes l’intégralité des étapes, en essayant de retranscrire l’ensemble des faits de course. Les chutes, les victoires, les attaques ou les défaillances observées ont marqué les esprits. Letour.fr livre tout au long de cette dernière journée une sélection totalement subjective des 10 moments les plus forts de l’édition 2011, servie en ordre chronologique. # 10 : Et Rolland dépose Contador ! Entre Modane et l’Alpe d’Huez, l’heure est à la revanche, notamment du côté d’Alberto Contador, qui a cédé trop de terrain dans l’étape de la veille pour espérer conserver son titre. Après cette défaillance, Contador redevient le Pistolero dès le début de cette étape ultra-courte, en montant vers le col du Télégraphe. Un regroupement intervient, mais l’Espagnol persiste dans la montée de l’Alpe d’Huez, où Pierre Rolland montre aussi ses ambitions de victoire. Le face à face semble déséquilibré, surtout que le Français se retrouve aussi accompagné du champion olympique Samuel Sanchez dans le final. Au culot autant qu’à l’énergie, Pierre Rolland dépose les deux Espagnols à 2 kilomètres de la ligne. La vie en jaune s’arrête pour son coéquipier Thomas Voeckler, mais le jeune coureur d’Europcar s’empare du blanc, et devient le deuxième vainqueur français à l’Alpe, 25 ans après Bernard Hinault. 16:51 - 4ème passage sur la ligne d’arrivée Il reste 30 kilomètres avant l’arrivée finale, les 6 hommes de tête ont toujours 37’’ d’avance. 16:51 - Et maintenant 40’’ d’avance Au km 63, le peloton accuse un retard de 40’’ sur Paulinho (RSH), Koren (LIQ), Riblon (ALM), Roy (FDJ), Bak (THR) et Swift (SKY). 16:50 - Résultat sur la ligne du sprint des Champs-Elysées (km 58,5) 1. Koren, 20 pts 2. Roy, 17 3. Paulinho, 15 4. Bak, 13 5. Riblon, 11 6. Swift, 10 … 35’’ 7. Cavendish, 9 8. Goss, 8 9. Rojas, 7 10. Gilbert, 6 11. Renshaw, 5 12. Eisel, 4 13. De Gendt, 3 14. Navardauskas, 2 15. Martin, 1 16:47 - 38’’ d’écart Paulinho (RSH), Koren (LIQ), Riblon (ALM), Roy (FDJ), Bak (THR) et Swift (SKY) ont 38’’ d’avance sur le peloton au passage au km 60. 16:46 - Cavendish consolide son maillot vert Il a pris les 9 points de la 7ème place, en réglant le peloton. 16:45 - Les 20 points pour Koren Il est passé en tête sur la ligne du sprint intermédiaire. 16:44 - Six hommes en tête La jonction est effectuée à l’avant juste avant le sprint intermédiaire (km 58). 16:43 - Derrière Swift Paulinho (RSH), Koren (LIQ), Riblon (ALM), Roy (FDJ) et Bak (THR) sont sur le point de reprendre Ben Swift (SKY). 16:41 - Ben Swift seul en tête Le coureur de Skya pris une centaine de mètres d’avance sur le peloton au km 56, et un groupe de coureurs intercalés se trouve à mi-distance. 16:39 - Chavanel sort aussi du peloton Le champion de France rejoint l’homme de tête, mais la jonction avec le peloton est imminente dans la 2ème descente des Champs-Elysées, au km 54. 16:38 - Costa à l’avant Rui Costa, le vainqueur de l’étape de Super-Besse, a pris une trentaine de mètres d’avance sur le peloton au kilomètre 52. 16:37 - Le Top 10 letour.fr (9) Durant les trois semaines de course, letour.fr a fait vivre aux internautes l’intégralité des étapes, en essayant de retranscrire l’ensemble des faits de course. Les chutes, les victoires, les attaques ou les défaillances observées ont marqué les esprits. Letour.fr livre tout au long de cette dernière journée une sélection totalement subjective des 10 moments les plus forts de l’édition 2011, servie en ordre chronologique. # 9 : Un premier contre-la-montre pour Cadel S’il a bien conquis le Maillot Jaune sur la boucle dessinée autour de Grenoble hier, le leader de BMC a surtout construit son succès grâce à sa régularité sur l’ensemble de la course. Il ne porterait pas le Maillot Jaune aujourd’hui s’il n’avait pas pris la situation en mains dans la montée vers le col du Galibier, où Andy Schleck avait peut-être une possibilité d’assommer le Tour. Juste à temps, alors que personne ne semble s’inquiéter de l’avance prise par le Luxembourgeois, Evans se décide à forcer l’allure en tête du peloton, et comble le retard à sa façon, en montant vers le col du Galibier en puissance, et au train. Au sommet, l’Australien a réussi à limiter l’écart dans des proportions acceptables, au prix d’un effort impressionnant, une sorte de chrono de plus de 10 kilomètres en montagne. 16:35 - Voeckler à nouveau dans le peloton Le groupe a comblé son retard, tandis que l’équipe RadioShack mène le peloton. 16:34 - Rythme rapide du peloton Un groupe d’une quinzaine de coureurs est distancé d’environ 50 mètres, avec notamment Thomas Voeckler, 4ème du classement général, et David Moncoutié. 16:32 - Flecha mène le peloton dans la descente des Champs-Elysées Au km 46, il est le premier à accélérer, sans réussir à distancer le peloton. 16:30 - Le Top 10 letour.fr (8) Durant les trois semaines de course, letour.fr a fait vivre aux internautes l’intégralité des étapes, en essayant de retranscrire l’ensemble des faits de course. Les chutes, les victoires, les attaques ou les défaillances observées ont marqué les esprits. Letour.fr livre tout au long de cette dernière journée une sélection totalement subjective des 10 moments les plus forts de l’édition 2011, servie en ordre chronologique. # 8 : Andy l’a fait Poison des amateurs de sensations fortes, la course d’attente a assez duré. Les positions sont figées, et des écarts nécessaires pour faire la différence. L’étape-reine dessinée entre Pinerolo et le col du Galibier s’y prête à merveille. Leopard-Trek envoie en éclaireurs deux coureurs dans l’échappée. On flaire à 100 bornes le coup des frères Schleck. Ils n’oseront tout de même pas ! Mais si, et c’est Andy qui s’y colle, à 65 kilomètres de l’arrivée, au plus fort de la montée vers le col de l’Izoard. Son accélération laisse sans réaction ses rivaux, et le cadet part pour un long raid, un temps accompagné des rescapés de l’échappée, puis en solitaire jusqu’au col du Galibier. Après le Tourmalet l’année précédente, sur un scénario bien moins palpitant, Andy Schleck accroche une autre victoire de prestige à son palmarès. 16:29 - L’entrée sur les Champs-Elysées L’équipe BMC reste en tête pour le premier passage sur la ligne d’arrivée. C’est parti pour huit tours de manège. 16:27 - 50 km de l’arrivée Les coureurs sont maintenant dans le circuit, qu’ils abordent par le tunnel du Louvre après avoir traversé la Seine. 16:26 - Le peloton en bord de Seine Les coureurs se dirigent vers le circuit final, qui sera parcouru huit fois. Toujours en tête du peloton, l’équipe BMC a cette fois-ci opté pour un tempo plus soutenu. 16:21 - Le Top 10 letour.fr (7) Durant les trois semaines de course, letour.fr a fait vivre aux internautes l’intégralité des étapes, en essayant de retranscrire l’ensemble des faits de course. Les chutes, les victoires, les attaques ou les défaillances observées ont marqué les esprits. Letour.fr livre tout au long de cette dernière journée une sélection totalement subjective des 10 moments les plus forts de l’édition 2011, servie en ordre chronologique. # 7 : Forza Norway ! Après la côte de Pramatino, la descente sur Pinerolo se révèle être une scène de spectacle à tous les étages. En tête de course, c’est la virtuosité de Boasson Hagen qui impressionne. Déjà vainqueur à Lisieux, le coureur de Sky s’est isolé dans la montée, et se défait totalement de ses rivaux en dévalant au millimètre cette descente, reconnue puis visionnée avec application. Le coup fonctionne pour le Norvégien, qui signe un deuxième succès personnel, et porte le total de son pays à 4 étapes, son aîné Thor Hushovd ayant fait jeu égale avec lui sur ce terrain. 16:18 - Le peloton du Tour à Paris C’est par les rues du 12ème arrondissement que la course pénètre dans la capitale. 16:08 - Le Top 10 letour.fr (6) Durant les trois semaines de course, letour.fr a fait vivre aux internautes l’intégralité des étapes, en essayant de retranscrire l’ensemble des faits de course. Les chutes, les victoires, les attaques ou les défaillances observées ont marqué les esprits. Letour.fr livre tout au long de cette dernière journée une sélection totalement subjective des 10 moments les plus forts de l’édition 2011, servie en ordre chronologique. # 6 : Thomas « MacAskill » Voeckler Sept ans après sa première expérience en tête du Tour, Thomas Voeckler promène le Maillot Jaune à travers le pays, épate le monde entier en défendant sa position dans la séquence pyrénéenne, tient tête aux meilleurs grimpeurs du peloton, et croit manifestement en ses chances de podium. Descendeur d’exception, il compte combler son retard sur Contador dans la descente ultra-technique sur Pinerolo. Quelques instincts plus tôt, Jonathan Hivert a déjà frôlé la correctionnelle. Sur les deux mêmes virages, le Maillot Jaune évite la chute, et saute un muret avant d’atterrir sur la terrasse d’une villa. Mains serrées sur les freins, Voeckler évite le choc avec la barrière, effectue son demi-tour sans poser pied à terre. A croire que le Vendéen a suivi quelques leçons du champion de trial écossais Dany MacAskill ! 16:03 - L’équipe BMC toujours en tête de peloton Cadel Evans est entouré de ses coéquipiers, qui accélèrent très légèrement l’allure, en traversant Fontenay-sous-Bois, au km 31. 15:56 - Le Top 10 letour.fr (5) Durant les trois semaines de course, letour.fr a fait vivre aux internautes l’intégralité des étapes, en essayant de retranscrire l’ensemble des faits de course. Les chutes, les victoires, les attaques ou les défaillances observées ont marqué les esprits. Letour.fr livre tout au long de cette dernière journée une sélection totalement subjective des 10 moments les plus forts de l’édition 2011, servie en ordre chronologique. # 5 : A Lourdes, tout arrive Thor Hushovd a porté le Maillot Jaune pendant sept jours, après la victoire de Garmin-Cervélo dans le contre-la-montre par équipes des Essarts. Déjà époustouflant dans la défense de sa position à Super-Besse, il lui reste un autre défi à relever : remporter une étape vêtu du maillot arc-en-ciel, retrouvé avec bonheur. L’ancien lauréat du maillot vert choisit la difficulté, une étape pyrénéenne dans laquelle il part en échappée. Le Norvégien s’arrache dans la montée vers le col d’Aubisque, puis dans la descente sur Lourdes, où il fond sur Jérémy Roy. Hushovd ne laisse même pas le loisir au Français de jouer sa chance su sprint. Il le sème à 2 km du but, et lève les bras en solitaire. 15:54 - Le super combatif du Tour Jérémy Roy a été désigné comme le super combatif du Tour 2011.
15:47 - Le Top 10 letour.fr (4) Durant les trois semaines de course, letour.fr a fait vivre aux internautes l’intégralité des étapes, en essayant de retranscrire l’ensemble des faits de course. Les chutes, les victoires, les attaques ou les défaillances observées ont marqué les esprits. Letour.fr livre tout au long de cette dernière journée une sélection totalement subjective des 10 moments les plus forts de l’édition 2011, servie en ordre chronologique. # 4 : Deux seigneurs à terre La journée est déjà riche en émotions, mais la partie de mikado du km 102 a au moins eu le mérite de permettre à l’échappée qui fait route vers Saint-Flour de prendre le large. A 35 km de l’arrivée, tous les espoirs sont permis pour les cinq attaquants. Mais la confrontation « à la pédale » qui s’annonce est anéantie par un accident insupportable : un véhicule précipite une manœuvre de dépassement, fauche Juan-Antonio Flecha, qui envoie à son tour Johnny Hoogerland dans un vol plané qui s’achève sur une clôture de fils barbelés. Malgré la violence du choc, les deux reprennent leur route, et adoptent une attitude de seigneurs en « pardonnant » à l’irresponsable pilote. Hoogerland et Flecha sont encore en course au départ de l’ultime étape de cette 98ème édition. 15:45 - Le peloton à Joinville-le-Pont L’heure est toujours aux bavardages, alors que la course roule à faible allure, au km 18. 15:34 - Le Top 10 letour.fr (2) Durant les trois semaines de course, letour.fr a fait vivre aux internautes l’intégralité des étapes, en essayant de retranscrire l’ensemble des faits de course. Les chutes, les victoires, les attaques ou les défaillances observées ont marqué les esprits. Letour.fr livre tout au long de cette dernière journée une sélection totalement subjective des 10 moments les plus forts de l’édition 2011, servie en ordre chronologique. # 3 : Attendus au tournant… Vainqueur d’étapes, notamment à Paris ou à Mende sur des coups à grand spectacle, Alexandre Vinokourov est venu sur le Tour pour conclure en beauté sa carrière cycliste. Un autre destin l’attend dans l’étape de Saint-Flour, après avoir grimpé au Pas de Peyrol, où l’on salue le Puy Mary. Au km 102 précisément, dans la descente, un virage vicieux met à terre un coureur dans les premières positions du peloton. L’empilage et les chutes multiples dans les sous-bois causent des dégâts majeurs, notamment chez les têtes d’affiche de la course. Le Kazakh quitte la course avec une fracture du fémur, tandis que Jurgen Van den Broeck laisse sur place un poignet et ses espoirs de podium à Paris. 15:28 - En visite chez LCL Le peloton du Tour passe en ce moment devant le nouveau siège de la banque LCL, à Villejuif, au km 8. 15:19 - Le champagne est de sortie Cadel Evans roule avec une flute à la main... 15:17 - Le Top 10 letour.fr (2) Durant les trois semaines de course, letour.fr a fait vivre aux internautes l’intégralité des étapes, en essayant de retranscrire l’ensemble des faits de course. Les chutes, les victoires, les attaques ou les défaillances observées ont marqué les esprits. Letour.fr livre tout au long de cette dernière journée une sélection totalement subjective des 10 moments les plus forts de l’édition 2011, servie en ordre chronologique. # 2 : « Cav » rate le train, pas la gagne Sur la route du Cap Fréhel, le vent souffle, les favoris mordent la poussière (abandon de Brajkovic, chutes de Contador et S.Sanchez…), les attaquants sèment le trouble en bord de mer (Roy, Voeckler), et le final en montagnes russes élimine des débats les moins résistants pour le sprint. Dans cet emballage ultra-tendu, Mark Cavendish a vu son train habituel se disloquer, mais compte bien répliquer à Tyler Farrar, qui l’a battu la veille. Livré à lui-même, le « Cav » semble en retard au moment où il lance son accélération : en 300 mètres, il reprend une dizaine de coureurs et livre le sprint le plus spectaculaire de la course, pour signer la première de ses 4 victoires cette année… en attendant mieux. 15:16 - Evans en queue de peloton Le Maillot Jaune discute actuellement avec Ivan Basso. Les deux hommes partageaient le même entraîneur, Aldo Sassi, jusqu’à son décès en décembre dernier.
15:09 - Le Top 10 letour.fr (1) Durant les trois semaines de course, letour.fr a fait vivre aux internautes l’intégralité des étapes, en essayant de retranscrire l’ensemble des faits de course. Les chutes, les victoires, les attaques ou les défaillances observées ont marqué les esprits. Letour.fr livre tout au long de cette dernière journée une sélection totalement subjective des 10 moments les plus forts de l’édition 2011, servie en ordre chronologique. # 1 : Parole de Gilbert Philippe Gilbert a pris l’habitude de fixer des rendez-vous ambitieux, et vise le plus souvent juste. De retour sur la Grande Boucle après trois ans d’absence, le Belge avait annoncé son intention de s’emparer du Maillot Jaune. Après 191,5 kilomètres de course et une victoire aux Mont des Alouettes sur le registre qu’il domine le mieux des arrivées en bosses, Gilbert atteint sa cible et lance le Tour sur des bases explosives. S’il n’a porté le jaune qu’une journée le roi des classiques a laissé parler son tempérament d’attaquant durant tout le Tour. Frissons garantis. 15:08 - Les séances de photos ont commencé Bien que le drapeau soit baissé, les coureurs se prêtent aux traditionnelles photos en tête de peloton, autour du Maillot Jaune Cadel Evans. La course se trouve au km 3. 15:03 - Départ réel donné Le peloton a franchi la ligne du kilomètre zéro à 15h02. 167 coureurs au départ. Aucun non partant. 14:36 - Classement par équipes Connue pour son approche méticuleuse du contre-la-montre, HTC-Highroad a ajouté un succès par équipes au terme de l’unique contre-la-montre individuel du Tour de France 2011. A l’éclatante victoire de Tony Martin, s’ajoutent les performances de Peter Velits, 9e, et Danny Pate, champion du monde espoirs de la spécialité il y a… dix ans, 29e. HTC-Highroad devance Saxo Bank-Sungard de 54 secondes, car il manque au groupe danois un troisième homme dans le top 30 pour compléter les temps d’Alberto Contador, 3e, et Richie Porte, 5e. Garmin-Cervélo conserve le leadership au général. Leopard-Trek devance Ag2r-La Mondiale de seize secondes pour la deuxième place. 14:36 - Maillot blanc Pierre Rolland qui a conquis le maillot blanc dans l’étape de l’Alpe-d’Huez, l’a défendu avec succès dans le contre-la-montre de Grenoble, où il était menacé par Rein Taaramae. 21ème de l’étape, le Français a résisté au champion d’Estonie de la spécialité (10ème), sur qui il garde une avance de 46’’. Deux autres coureurs français se placent en 4ème et 5ème positions du classement des jeunes, Jérôme Coppel et Arnold Jeannesson, respectivement à 7’53’’ et 10’37’’ de Pierre Rolland. 14:36 - Maillot à pois Aucun point n’a été attribué dans le chrono de Grenoble, et l’étape de Paris ne propose aucune montée classée. Le maillot à pois ne bougera pas des épaules de Samuel Sanchez, à condition qu’il termine la course. 14:35 - Maillot vert Les points encaissés par les 15 premiers du prologue ne modifient pas le haut du classement. Au sommet, Mark Cavendish conserve 15 points d’avance sur Jose Joaquin Rojas, ce qui rend le maillot vert mathématiquement indécis au départ de l’ultime étape. Le coureur qui passerait en tête du sprint intermédiaire et de la ligne d’arrivée empocherait en effet 65 points. En comptant sur une défaillance de Cavendish, cet éventuel jackpot peut également intéresser Philippe Gilbert, qui pointe en 3ème position à 50 points. 14:35 - Maillot Jaune Cadel Evans, deuxième du chrono de Grenoble, déshabille Andy Schleck en ajoutant 1’34’’ de marge aux 57’’ qui lui étaient nécessaires de gagner pour prendre la 1ère place du classement général. Après avoir terminé deux fois 2ème du Tour de France, il s’apprête à devenir le premier vainqueur Australien. Le podium est pour l’instant complété par les deux frères Schleck, Fränk ayant résisté à Thomas Voeckler, finalement 4ème. 14:35 - Minute de silence Avant le défilé, les coureurs ont été réunis pour respecter une minute de silence en hommage aux victimes des attaques qui ont frappé Oslo, en Norvège. 14:34 - Les coureurs dans le défilé Le peloton roule actuellement en convoi dans les rues de Créteil, en direction du lieu de départ réel. 14:30 - Bienvenue pour le suivi en direct de l’étape 21 Les coureurs partent aujourd’hui de Créteil pour une route de 95 km en direction de Paris, après une visite du département du Val-de-Marne, et un circuit à parcourir huit fois dans le coeur de Paris. Le départ fictif est prévu à 14h30.
Souvent poissard sur le Tour de France, qu'il avait terminé deux fois à la deuxième place (2007, 2008), Cadel Evans, qui sera dimanche le premier Australien à triompher sur les Champs-Elysées, se félicite d'avoir enfin réuni tous les ingrédients sur la course de ses rêves. Coureur très réfléchi, le leader de BMC associe tous ses équipiers à sa victoire et regrette seulement qu'Aldo Sassi, son ancien mentor, ne soit plus là pour le voir en jaune...
Cadel, vous avez écrasé les frères Schleck dans le contre-la-montre pour vous emparer du maillot jaune à la veille de l'arrivée du Tour de France. Que ressentez-vous ? Vraiment, je n'arrive pas encore à y croire. J'ai été tellement concentré sur un seul événement jour après jour... Il y a eu de bons et mauvais moments durant ces trois semaines, et je n'arrive pas à réaliser ce qui m'arrive. L'an passé, j'avais pris le maillot jaune face à Alberto Contador puis je m'étais cassé le bras. Je n'ai pu retrouver mon niveau complet que cette saison. En outre mon équipe était encore plus forte cette année, nous nous sommes davantage concentrés. Au cours des trois semaines écoulées, avez-vous eu peur de perdre le Tour de France ? Oui, il y a eu des moments difficiles. J'ai eu un problème mécanique hier dans le col du Télégraphe. J'étais avec Andy Schleck et Alberto Contador, ça allait bien, et j'ai perdu du temps pour une question mécanique. Au col du Lautaret la veille, j'ai aussi eu peur que le Tour m'échappe. J'étais vraiment en difficulté, seul à mener la poursuite derrière Andy Schleck, mais j'ai essayé de conserver mon calme. J'avais les jambes pour le faire. Peut-être qu'avant je n'avais pas les jambes nécessaires, si bien que je n'avais pas le choix. J'ai pu faire cette fois ce que je devais faire. Vous avez toutefois montré ce jour-là votre sens des responsabilités... C'était étrange, une étape particulièrement dure. Tout le monde était en train de se faire éliminer mais personne ne travaillait à l'arrière. Ça n'avait rien à voir avec l'ère Armstrong, quand des gens travaillaient pour lui tout au long de l'étape. Andy Schleck a placé une attaque tellement en amont de l'arrivée que j'ai eu beaucoup de mal. J'ai perdu du temps car j'avais le vent de face. J'ai pu me rattraper dans la descente et la vallée pour tâcher de ne rien céder. "Il fallait puiser dans ce qui reste d'énergie pour aller plus loin" En vous réveillant ce matin, aviez-vous le sentiment que c'était votre jour ? Je me suis réveillé très tôt, et je me suis dit : "mince, il y a encore de la musique dans la boîte de nuit de l'hôtel, je peux encore dormir." Je cours bien depuis trois semaines, il y a eu des signes encourageants, mais à un contre deux avec les Schleck, c'était difficile. J'aurais préféré gagner du temps hier mais je n'ai pas pu faire la différence, sans doute en raison des dépenses d'énergie pendant les autres étapes. Vous attendiez-vous à réaliser des différences aussi importantes dans le contre-la-montre ? On veut toujours un final très excitant. Lorsqu'on a commencé ce matin, trois coureurs se tenaient en une minute, tout pouvait se jouer aujourd'hui. Les écarts étaient très rapprochés. J'ai eu une très bonne journée, pas suffisante pour gagner l'étape mais nous sommes là où nous le souhaitions au classement général. Y a-t-il eu un moment où vous vous êtes dit que ça se tramait bien pour vous ? Lorsque nous avons couru le Dauphiné, j'ai vu que si j'arrivais avec de bonnes jambes dans la troisième semaine du Tour, je pouvais vraiment faire quelque chose d'intéressant. C'est un tracé très différent des autres. Nous sommes en dernière semaine et nous sommes épuisés. Il fallait puiser dans ce qui reste d'énergie pour aller plus loin. Hier j'ai dû dépenser de l'énergie, avant-hier également. Mais ce matin je me sentais bien lorsque je me suis entraîné et tout s'est très bien passé pendant la course. Andy Schleck n'avait pas pris soin de reconnaître le parcours du contre-la-montre avant ce matin, a-t-il commis une erreur ? Je ne sais pas si je peux critiquer sa préparation. Je ne me permettrai pas, il faut lui poser la question. "Je ne sais absolument pas ce qui se passe en Australie" Vous avez mis dix ans pour gagner enfin le Tour de France, comment avez-vous vécu cette période ? J'ai été beaucoup critiqué parce que j'ai perdu le Tour plusieurs fois mais moi je vois ça différemment. J'ai commencé dans le Giro en portant le maillot rose en 2002. J'ai mis du temps à faire la transition complète entre vététiste et coureur. J'ai mis les Grands Tours entre parenthèses pendant deux ans, puis j'ai découvert le Tour de France en 2005, dans une équipe qui travaillait pour Robbie McEwen, qui a gagné plusieurs étapes. En 2007, j'ai terminé 2e pour une vingtaine de secondes, j'étais très proche de Contador, qui bénéficiait de meilleurs équipiers en montagne. En 2008, tout le monde était convaincu que j'allais gagner le Tour, mais je savais que beaucoup de choses pouvaient mal se passer. Et je suis tombé. J'ai souffert énormément, ça a été le Tour le plus difficile. J'avais des bleus, le corps éraflé. Dans le chrono final, j'espérais gagner mais la souffrance et le manque d'énergie m'ont défavorisé. En 2010 j'étais bien positionné, maillot jaune avec 1'42" d'avance sur Contador mais je me suis cassé le bras... Sur ce Tour, vous avez toujours été parmi les meilleurs, pensez-vous avoir fait la course parfaite ? On a eu des problèmes par-ci par-là, un peu de malchance hier avec le problème mécanique. Les Leopard-Trek ont renforcé leur équipe, ils ont vraiment bien travaillé au Galibier, j'ai dû prendre mes responsabilités, seul, dans la course. Surtout, l'aspect clé de ce Tour, ça a été la cohérence : toujours être présent. Les dix premiers jours qui menaient à la montagne étaient critiques. L'équipe a beaucoup travaillé en plaine pour m'emmener là où je suis aujourd'hui. Je ne parle pas uniquement des coureurs mais de toute l'équipe BMC. Pensez-vous que votre bon résultat cette année soit dû à votre équipe ou à un changement de comportement de votre part ? Nous sommes le produit de l'environnement qui nous entoure. Comme la plupart des gens, quand les choses se passent mal, je deviens nerveux. Cette année nous avons planifié sérieusement ma saison, en course et en stage. Beaucoup de gens ont travaillé dur : les ingénieurs ont vraiment travaillé pour me donner le meilleur vélo pour le contre-la-montre. Il y a beaucoup de préparation de mon côté. J'ai évité la malchance et ça a fonctionné pour moi cette fois. Et puis depuis longtemps de bonnes personnes ont cru en moi, depuis mon premier entraîneur quand j'avais 14 ans, jusqu'à mes débuts sur la route. Aldo Sassi a toujours cru en moi, plus que je ne croyais en moi-même. Je suis triste qu'il ne soit pas là aujourd'hui (son ancien entraîneur est décédé en fin d'année dernière, ndlr), ça aurait été fabuleux. En Australie, c'est la fête. Le Premier Ministre a même appelé à une journée de congé national... Une journée de repos, ma foi si c'est bon pour l'économie, ça me va très bien. Je suis ravi d'entendre qu'ils fêtent ma victoire. Je reste concentré et j'espère que tous les Australiens ont bien profité du Tour. Lorsqu'on arrivera aux Champs, je pense que j'arriverai à comprendre ce qui se passe dans le monde, et pas seulement sur le Tour. Mais pour l'heure je ne sais absolument pas ce qui se passe en Australie. Je n'ai pas eu le temps de voir cela mais je suis très honoré.
L’ancien champion de VTT Jean-Christophe Peraud termine 6ème au contre la montre.
- France 3 Régions - France 3 :
Hier Samedi, lors de la 20ème étape contre la montre Grenoble-Grenoble, le creusotin Jean-Christophe Peraud a terminé 6ème. Il signe un temps de 57'06s, soit 1'33s que le meilleur temps remporté par l'allemand Tony Martin.
Pour sa première participation au Tour, le coureur bourguignon est donc actuellement en 10ème position au classement général. Une satisfaction pour lui, rester dans le Top 10 était son objectif.
Pierre Rolland, l'équipier devenu grandAgoraVoxPassé de l'ombre de Voeckler à la lumière de l' Alpe d'Huez, Pierre Rolland s'est définitivement affirmé comme la grande révélation de ce Tour de France 2011.
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Passé de l'ombre de Voeckler à la lumière de l' Alpe d'Huez, Pierre Rolland s'est définitivement affirmé comme la grande révélation de ce Tour de France 2011. Il tentera lors du contre-la montre de Grenoble de décrocher le maillot blanc du meilleur jeune de la compétition. Mais au delà de sa victoire éblouissante sur l'étape alpestre la plus prestigieuse, l'Alpe d'Huez a peut-être vue hier l'éclosion d'un des futurs grands champions cyclistes de la prochaine décennie. Il y a quelques années, je me souviens avoir entendu quelques journalistes dire de Pierre Rolland que la France détenait un des futurs grands espoirs du cyclisme, un coureur complet au très fort potentiel capable de faire de grandes choses… et pourquoi pas un possible futur vainqueur du Tour. Je me rappelle avoir ricané dans mon coin, haussant les épaules et prédisant ironiquement un futur espoir qui allait grossir les rangs des déceptions françaises, prédisant à cet inconnu au mieux un destin à la Chavanel. Force est de constater que je m'étais planté en beauté. J'avais pris à la légère le destin de ce jeune coureur. Pierre Rolland est bluffant depuis le début de ce Tour 2011. A seulement 24 ans, il réalise des performances impressionnantes, se hissant à la hauteurs des meilleurs dans les prestigieux cols pyrénnéens et Alpestres. Il confirme que son potentiel entrevu dans les catégories de jeunes était bien réel. Dès son plus jeune âge, un potentiel impressionnant est détecté chez le jeune coureur orléanais. Il dispute vite les championnats du monde juniors à l'âge de 16 ans. Le jeune homme décide ne pas brûler les étapes, il fait ses classes dans la prudence. Il marche aussi aux coups de coeurs et à l'affectif : Il rejoint d'abord l'équipe amateur bretonne de Stéphane Heulot avant de passer professionnel chez le Crédit Agricole de Roger Legeay. Un début de saison 2008 tonitruant lui fait avoir de nombreuses propositions alléchantes. L'équipe de Legeay est contrainte de mettre la clé sous le paillasson, faute de sponsor repreneur. Contre toute attente, Rolland signe chez Jean-René Bernaudeau dans l'équipe Bouygues Télécom pour un salaire bien moindre qu'on lui proposait ailleurs. Le discours lui plait. Il accepte aussi de progresser petit à petit. Il opte pour la prudence, le travail et la lucidité. Depuis ce dernier transfert, Rolland était un peu disparu de la circulation se contentant de faire quelques bonnes figurations sur les grands tours (21ème du Tour de France en 2009). Il apprend, travaille dans la discrétion, bien couvé par le Team de Bernaudeau. On avait presque oublié son statut d'espoir du cyclisme français, il s'était de lui-même un peu oublié, roulant dans l'ombre aux contact des capitaines de routes que sont Voeckler, Charteau ou Fedrigo. Contrairement aux leaders de son équipe qui sont des baroudeurs capables de coup d'éclats, Rolland s'entraine pour devenir un coureur capable de viser le classement général d'un grand tour. Bernaudeau lui ôte toute pression de résultats, il le laisse s'exprimer, se préparer, s'entrainer durment en le préservant des médias. Il sait qu'il détient un diamant brut. Car ils sont rares ceux capables d'être réguliers dans une course éprouvante de trois semaines. Il lui faut malgré tout progresser dans l'exercice du contre-la montre, sa principale faiblesse. Il ne lui reste qu'à s'affirmer, qu'à exploser. Cette explosion viendra lors de ce Tour de France 2011. Voeckler décroche le maillot jaune grâce à l'une de ses célèbres échappées en plaine. S'ensuivra une défense acharnée de son leadership à travers les Pyrénées et les Alpes pendant 10 jours. Après 2004, la France replonge dans une seconde Voeckler-mania. Alors que l'on attendait Anthony Charteau pour préter main-forte au leader d'Europcar, c'est finalement Pierre Rolland qui se révélera et fera figure d'équipier modèle. Alors que Contador, Sanchez ou Evans se retrouvent ésseulés lors des arrivées au sommet, Voeckler lui, peut compter sur son fidèle lieutenant. Pendant les arrivées terribles de Luz-Hardiden, du plateau de Beille et du Galibier, Rolland abat un travail de titan. Il emmène l'alsacien dans sa roue pendant des épopées montagnardes incroyables où aucun des deux compères ne flanchera malgré les multiples dangers des gros bras du peloton. La France se met à réver que Voeckler puisse peut-être garder son maillot jusqu'à Paris. Mais hier, ce fut l'étape de trop. Malgré son panache, la succession des cols et des exploits harassants ont eu raison de sa volonté. Rincé, lessivé, se voyant incapable de rivaliser une fois de plus face aux meilleurs, il donne carte blanche à son acolyte afin qu'il puisse tenter de conquérir le maillot blanc du meilleur jeune. Rolland se permit de faire coup double puisqu'il remporta en prime l'étape la plus prestigieuse du Tour, se payant même le luxe de lâcher le Champion Olympique Samuel Sanchez et le triple vainqueur du Tour Alberto Contador dans le dernier col. Pour la première fois depuis Bernard Hinault en 1986, un français remporte l'étape de l'Alpe d'Huez. Pierre Rolland triomphe au sommet de l'ascension mythique aux 21 lacets. Ce 22 Juillet a sonné le glas des espoirs de Voeckler qui a sans doute même fait malheureusement une croix sur le podium. Une fois encore, l'espoir de voir un français triompher à Paris pour la première fois depuis 25 ans dans la plus grande course du monde s'est envolé. Mais le cyclisme français peut pourtant se permettre d'entretenir un espoir encore plus fou. Désormais l'avenir appartient sans doute à Pierre Rolland.
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PREMIÈRE POUR EVANS, VINGTIÈME POUR CAVENDISH L’ultime étape du Tour 2011 a consacré Cadel Evans, premier vainqueur australien du Tour de France, 30 ans après l’exemple donné par son compatriote Phil Anderson, premier porteur non-européen du Maillot Jaune. Avant de connaître le succès à 34 ans, Evans avait déjà connu la frustration de la deuxième place à deux reprises (2007, 2008). Il a cette fois réalisé un sans-faute et parachevé son œuvre sur le contre-la-montre final de Grenoble, où il a délogé Andy Schleck du fauteuil de leader. Loin de Cadel Evans dans la hiérarchie générale, Mark Cavendish a rempli son pari en signant une cinquième victoire sur le Tour 2011, la vingtième de sa carrière sur le Tour de France. Il devient également le premier vainqueur britannique du maillot vert. Photos et champagne Après une cérémonie organisée autour d’une stèle inaugurée en souvenir de Laurent Fignon, ancien licencié de l’US Créteil, puis une minute de silence respectée en hommage aux victimes du double attentat d’Oslo, les 167 coureurs encore présents enfourchent leurs vélos. Dans les premiers kilomètres, avant que l’étape devienne une course, le peloton s’accorde un défilé bien tranquille, bien que le drapeau ait été baissé par Christian Prudhomme. L’heure est aux photos autour du Maillot Jaune, le champagne est de sortie. La visite du Val-de-Marne se fait au ralenti, le peloton saluant notamment à Villejuif le nouveau siège de LCL, partenaire depuis 30 ans du Tour de France. Flecha donne le coup d’envoi C’est à l’entrée dans Paris que le rythme s’accélère, et précisément pour le premier passage sur la place de la Concorde, où l’équipe BMC au complet se présente en tête du peloton. Juan-Antonio Flecha est ensuite le premier à tenter une sortie, momentanément accompagné de Sylvain Chavanel. Mais au km 56, c’est Ben Swift qui lance un mouvement un plus convaincant, avec Paulinho (RSH), Koren (LIQ), Riblon (ALM), Roy (FDJ) et Bak (THR). Les six associés de circonstance sont toutefois contrôlés par les équipes se sprinteurs, qui maintiennent un écart maximal de 40’’. Sur le sprint intermédiaire, Mark Cavendish réduit encore un peu plus le suspense relatif au maillot vert, en saisissant les 9 points de la 7ème place. Cavendish, invaincu à Paris Mais la mission du sprinteur britannique ne s’arrête pas là. A la cloche, soit avec 6 kilomètres à parcourir, les échappés n’ont plus que 12’’ d’avance sur le peloton. Le train de la HTC commence à se mettre en place, et l’accélération générale condamne les attaquants. Lars Bak et Ben Swift, les deux plus résistants, sont avalés à 2 km de la ligne. Omega Pharma Lotto pour Greipel, Garmin Cervélo pour Farrar, sont prêts à livrer combat. Mais à l’entrée de la dernière ligne droite, Matt Goss et Mark Renshaw, les deux derniers accompagnateurs de Cavendish, sont en première loge, avec Edvald Boasson Hagen comme dernier rival. Mais même en prenant la roue de Cavendish, le Norvégien ne résiste pas à l’accélération des trois cents derniers mètres. Le maître du sprint s’impose pour la troisième fois à Paris, où il est invaincu. Il scelle aussi la victoire du classement par points.
MARK CAVENDISH : « ENCORE PLUS INTENSE » « C’est incroyablement émouvant. C’est la troisième année consécutive que je m’impose à Paris, et cette fois je prends le maillot vert, ce qui rend cette journée encore plus intense. Naturellement je dois tout cela à mes coéquipiers, qui ont fait un travail fantastique pour y arriver. Au départ c’était un objectif, mais il n’a jamais été l’unique motivation. Alors nous avons travaillé pour prendre des points sur les sprints intermédiaires, accumuler des points dès que possible, et gagner des étapes. Avec tout cela le maillot vert est venu, et il a fallu travailler pour le défendre. Et bien sûr le changement de règlement nous a contraints à nous adapter. Je n’ai pas souffert tant que cela dans les Alpes. En réalité j’ai trouvé les Pyrénées plus difficiles, avec des pentes très raides. En plus j’ai été malade dans la première semaine, avec des douleurs d’estomac qui ont rendu difficiles les étapes de Super-Besse et de Saint-Flour par exemple. Mais en montagne toute l’équipe était autour de moi, spécialement Bernard Eisel qui m’a beaucoup accompagné. Ce maillot vert, c’est une récompense pour toute l’équipe. »
CLASSEMENT PAR ÉQUIPES : GARMIN-CERVÉLO AU NOM DE LA NORVÈGE La dernière étape, remportée par Sky essentiellement grâce à la deuxième place du Norvégien Edvald Boasson Hagen, n’a apporté aucune modification au classement par équipes, remporté au final par Garmin-Cervélo avec 11’04’’ d’avance sur Leopard-Trek et 11’20’’ sur Ag2r-La Mondiale. Thor Hushovd s’est donc avancé vers le podium des Champs-Elysées en emmenant dans son sillage ses sept équipiers, puisque seul David Zabriskie a quitté la course, sur chute, lors de la neuvième étape. Le champion du monde s’est fait le porte-parole du désarroi de ses compatriotes suite à la tragédie qui s’est produite à Oslo en cette fin de semaine. Une fois encore, les cyclistes ont tenu à montrer qu’ils avaient grand cœur en concluant ce Tour de France qui restera dans l’histoire comme l’un des plus passionnants de l’ère moderne.
Tony Martin, né à l'Est avant de grandir à l'Ouest, est l'enfant d'une Allemagne réunifiée mais qui se désintéresse du cyclisme après les scandales de dopage, malgré ses bons résultats comme samedi dans le contre-la-montre du Tour de France.
En mars dernier, le coureur de 26 ans se désolait, quelques jours avant sa victoire sur Paris-Nice, de ne voir aucun journaliste de son pays. "Je suis triste de voir ça mais je connais la situation. En Allemagne, le cyclisme est malheureusement synonyme de dopage", déclarait-il. "Les supporteurs et les médias ne nous font pas confiance. A nous de nous battre, de montrer que ce sport est propre. Moi, je ne peux pas faire davantage que passer les contrôles", ajoutait-il.
Les scandales autour de Jan Ullrich, Stefan Schumacher et Bernard Kohl collent à la peau des cyclistes allemands. Tony Martin espère les enlever. Pour l'instant en vain. Pourtant en quelques années, il s'est imposé comme l'un des meilleurs rouleurs du monde. Il a même été le seul coureur à battre en 2010 Fabian Cancellara, champion du monde du contre-la-montre (2006, 2007, 2009 et 2010) et champion olympique (2008), dans un chrono de plus de 10 kilomètres, lors de la 9e étape du Tour de Suisse.
Il a fait ses classes dans l'équipe Thüringer Energie puis dans le Team High Road, successeur de la T-Mobile qui deviendra ensuite Columbia puis HTC. Il a affiché rapidement de remarquables aptitudes sur l'exercice chronométré par plusieurs podiums dans ces épreuves sur le Tour d'Italie (2008) ou au Championnat du monde de la spécialité (3e en 2009 et 2010). Il a également montré ponctuellement quelques talents en montagne avec quelques belles prestations lors d'arrivées au sommet au Tour de Suisse (Crans-Montana) et au Tour de France (Ventoux) en 2009. Mais ce sont ses impressionnantes qualités de rouleur qui en font un coureur à part et un élément-clé dans le "train" de Mark Cavendish. Il était venu sur le Tour de France 2011 avec des ambitions de classement général. "J'ai compris qu'il n'y avait pas de possibilité pour moi. A partir de là, je n'ai plus eu qu'une seule idée en tête : remporter ce contre-la-montre", a-t-il déclaré samedi.
Seule étape de contre-la-montre individuelle de cette édition, où la victoire finale sur le Tour est encore en jeu!
Suite101.fr :
Seule étape de contre-la-montre individuelle de cette édition, où la victoire finale sur le Tour est encore en jeu! Alors que le Tour s’achève le lendemain, le maillot jaune est encore incertain. Le bras de fer oppose Andy Schleck à Cadel Evans. Les deux hommes ont déjà fini deux fois second du Tour de France et l’un franchira l’ultime marche sur le podium à Paris. Tony Martin écrase le contre-la-montre Pour les premiers coureurs à s’élancer, le départ ne se déroule pas comme prévu. Pris dans les embouteillages, certains n’ont que 5 minutes pour s’échauffer, avant de se lancer dans l’effort. Sur le Dauphiné, en juin, le parcours du contre-la-montre était identique à celui-ci. Et déjà, Tony Martin (HTC) s’était imposé, en force. Ce samedi, il a prouvé qu’il était un vrai spécialiste de la discipline. Il double, Zandio, parti deux minutes avant lui et même Morabito. L’Allemand dégage beaucoup de puissance, dans un style impeccable. S’il ne bat pas son propre record du Dauphiné pour seulement cinq secondes, il remporte une superbe victoire sur le Tour de France. Il distance presque tous ses adversaires de plus d’une minute! Par exemple, le champion du monde, Cancellara, est relégué à la huitième place, à 1 minute 42 !
Avec sa victoire de prestige au sommet de l'Alpe d'Huez, le jeune coureur Europcar a prouvé qu'il n'était pas qu'un coéquipier modèle de Thomas Voeckler.
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Le cyclisme français tient SA pépite L'éclosion d'un futur champion ? Ce n'est pas la première fois que les commentateurs sportifs s'extasient devant le potentiel d'un jeune coureur avant de déchanter. Rémy Di Gregorio, Christophe Kern, Sandy Casar ou Sylvain Chavanel ont dû endosser cette responsabilité avant lui sans vraiment y parvenir. En revanche, c'est peut-être la première fois qu'un jeune cycliste confirme à ce point les espoirs placés en lui. Pierre Rolland semble bel et bien s'affirmer comme le nouveau patron du vélo tricolore. Petit à petit... Il dompte l'Alpe d'Huez Le vendredi 22 juillet 2011. La date restera à jamais dans la tête du coureur Europcar. Dans une étape mythique, Rolland laisse sur place les Espagnols Alberto Contador (Saxo Bank) et Samuel Sanchez (Euskaltel). Excusez du peu ! Au sommet de l'Alpe d'Huez, un espoir succède à un autre. Alors que son leader Thomas Voeckler perd le maillot jaune, l'Orléannais récupère le maillot blanc de meilleur jeune. Félicité par Sanchez à l'arrivée, la grande révélation du Tour de France 2011 nourrit de grandes ambitions pour l'avenir.« Je sais que je vais m’entraîner pour être au plus haut niveau, et pour ne pas avoir de regrets une fois que ma carrière sera terminée»
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