Toute l'actualité sur http://www.bfmtv.com/ Christophe Moreau ou Thibaut Pinot, tels sont les sportifs qui font partie des coureurs ayant trouvé l'âme sœur durant la Grande boucle. Car durant le Tour de France, il est bien sûr question de vélo, mais pas que! Certains ont trouvé l'amour durant de la compétition. En effet, ils sont chaque jour quelques 4.000 hommes et femmes à se côtoyer.
Romain Bardet devant l’Italien Vincenzo Nibali, samedi dans les Alpes.
À six jours de l’arrivée à Paris, Bardet, Pinot et Péraud vont lutter pour le podium derrière le Maillot jaune italien.
Aux deux tiers du Tour de France, et avant trois étapes redoutées dans les Pyrénées, retour, à l’occasion de la deuxième journée de repos ce lundi à Carcassonne, sur les faits marquants.
Nibali, lumière et ombre L’Italien domine la course. Sans l’écraser. Le leader de l’équipe Astana efface les obstacles, avale les pièges, se faufile entre les caprices de la météo avec sérénité. Mais il doit aussi vivre avec le poids d’un Maillot jaune qui doit supporter les méandres d’une discipline meurtrie ces dernières années par les affaires. Accusé il y a quelques années par Ivo Fanini, le patron de la formation Amore & Vita, de liaisons dangereuses avec Michele Ferrari (sulfureux médecin italien impliqué dans de nombreuses affaires de dopage), le Sicilien, sommé de s’expliquer à nouveau, a calmement expliqué: «Non, je ne l’ai jamais rencontré personnellement. J’ai été accusé d’avoir travaillé avec lui. Il disait qu’il avait des photos, elles n’existaient pas. Je lui ai fait un procès, il s’est excusé. Cela remonte à 2008, 2009…» Nibali évolue dans une équipe marquée par les affaires. Son directeur sportif, Alexandre Vinokourov, avait quitté le Tour 2007 après un contrôle positif (transfusions homologues). En 2010, Albert Contador (contrôlé positif au clenbutérol, affaire de «la viande avariée») avait perdu le gain du Tour…
Trois Français à la lutte pour le podium Le dernier Français posé sur un podium à Paris reste Richard Virenque, en 1997. Romain Bardet (3e, à 13 secondes de l’Espagnol Valverde), Thibaut Pinot (4e, à 16 secondes de Bardet) et Jean-Christophe Péraud (6e, à 1 min 18 s de la 3e place), fouettent l’orgueil du cyclisme français. Entre eux et le podium sur les Champs-Élysées se trouveront, entre autres, l’Espagnol Alejandro Valverde et l’Américain Tejay van Garderen. «J’attends les Pyrénées avec impatience. Il va falloir être fort. Il faudrait un gros concours de circonstances pour déloger Nibali, mais il faut y croire et essayer», plante Bardet. «Les voir lutter devant, cela veut dire que le vélo mondial va bien», souligne Charly Mottet, Maillot jaune au cœur des années 1980. Ce tir groupé réveille les souvenirs des luttes Hinault-Fignon ou Fignon-Leblanc, donne de la couleur au présent et de la force à l’avenir.
AG2R-La Mondiale a tout d’une grande Après près d’un quart de siècle dans le peloton (avec, depuis 1992, les équipes Chazal, Petit Casino et AG2R), Vincent Lavenu, le manager, touche du doigt son rêve. L’équipe, qui se hissa au rang de no 1 mondial après son succès sur Paris-Nice en mars dernier, n’en finit plus de prendre de l’assurance. Avec une victoire d’étape (Kadri à Gérardmer), la place de no 1 du classement par équipes, deux coureurs dans le top 6 et une démonstration collective sur la route de Risoul (lors de l’épilogue dans les Alpes), le meilleur lui semble promis.
Sky rayée de la carte Noir, c’est noir. Après avoir régné sur les deux derniers Tours de France (sacres de Bradley Wiggins et Christopher Froome), l’équipe britannique a rapidement perdu le vainqueur sortant (chutes et abandon lors de la 5e étape) et vu Richie Porte froisser dans les Alpes toute chance de bien figurer. Dave Brailsford, le manager de la formation Sky, résume: «Il faut garder la tête haute et faire avec. On ne va pas renoncer. On a dû se recalibrer vers notre plan B, il nous faut maintenant il recalibrer à nouveau».
Sagan, le vert à moitié vide Coincé dans l’ombre de l’Allemand Kittel (3 victoires d’étape), du Norvégien Kristoff (2 bouquets) et de Greipel, l’autre Allemand du sprint, Peter Sagan n’a toujours pas levé les bras sur le Tour cette année. Le Slovaque collectionne les places d’honneur (2e à Harrogate, Londres, Nancy et Saint-Étienne, 3e à Nîmes, 4e à Sheffield, 5e à Reims). Il domine le classement du maillot vert (par points) mais court toujours après un premier bouquet.
Alors que les organisateurs du Tour de France sont d’ores et déjà sur le qui-vive en vue de l’édition 2015, les spectateurs devront s’attendre à un petit changement sur les routes du Tour…
Si le Tour de France a autant de succès à l’échelle planétaire depuis de nombreuses années maintenant, il le doit en partie à ses très nombreux partenaires commerciaux, très visibles sur la route du Tour, notamment lors du passage très attendu par les spectateurs de la fameuse caravane du Tour. Or, cette dernière va devoir faire avec un absent de marque cet été…
ON NE VERRA PLUS PMU SUR LE MAILLOT VERT DU MEILLEUR SPRINTEUR !
En effet, L’Équipe rapporte ce lundi que PMU, partenaire historique du Tour de Franceet notamment du maillot vert de meilleur sprinteur depuis 1991, n’a pas renouvelé son contrat cette saison. En conséquence, c’est le constructeur automobile tchèque Skoda, déjà partenaire du Tour (fournisseur de la flotte de voitures du Tour et partenaire du maillot blanc du meilleur jeune), qui aura désormais son nom et son logo sur le maillot vert.« Une sacrée page se tourne. Skoda avait déjà émis l’envie de regarder vers le maillot vert », explique LaurentLachaux, directeur commercial et des partenariats d’ASO, l'organisateur du Tour.
A la veille du contre-la-montre individuel de samedi entre Bergerac et Périgueux en Dordogne, le toulousain Jean-Christophe Péraud peut rêver de la deuxième place dans le Tour de France 2014. Chaque seconde comptera, Jean-Christophe Péraud ne devra pas perdre trop de temps.
Avant le contre-la--montre de samedi (54 kilomètres entre Bergerac et Périgueux en Dordogne), le suspens reste entier pour le podium du Tour de France. Quinze secondes seulement séparent Thibaut Pinot (2e), Jean-Christophe Péraud (3e) et Alejandro Valverde (4e) avant le dernier contre-la-montre du Tour de France samedi, qu'ils aborderont animés de la même ambition, à savoir grapiller des secondes et monter sur la deuxième marche du podium derrière l'intouchable italien Vincenzo Nibali. Le toulousain Jean-Christophe Péraud affectionne l'effort solitaire. C'est dans cet exercice que l'ancien vététiste s'est révélé sur la route avec un titre de champion de France en 2009. Cette avant-dernière épreuve du Tour 2014 constitue donc une chance rare pour le coureur de 37 ans. L'an dernier, il n'avait pas su saisir sa chance: son objectif de Top 10 avait été réduit à néant après deux chutes, à l'entraînement le matin puis en course, dans le contre-la-montre de Chorges à quatre jours de l'arrivée. "C'est quelque chose qu'on a évoqué ensemble. Cette chute l'a marqué psychologiquement. Depuis, il ne descend plus pareil, il ne prend plus les mêmes risques, explique le directeur sportif Julien Jurdie. On fera un point précis sur les descentes. Nous le préviendrons mais il sait déjà que ça peut lui jouer de vilains tours et il ne prendra pas de risques inconsidérés".
L'Australien Michael Rogers a remporté la plus longue étape du Tour de France à Bagnères-de-Luchon au nez et à la barbe de Thomas Voeckler. Le grand gagnant du jour au général se nomme Thibaut Pinot qui monte sur le podium !
Le parcours du jour : Carcassonne-Bagnères-de-Luchon (237,5 km) Après la deuxième journée de repos à Carcassonne, et avant les deux arrivées au sommet, à Saint-Lary-Soulan Pla d’Adet (mercredi) et Hautacam (jeudi), les coureurs du Tour s’attaquaient à l’étape la plus longue du parcours, la première des Pyrénées. Avec le Port de Balès comme hors d’œuvre copieux (11,7 km à 7,7%, col hors catégorie) avant de plonger (21,5 kilomètres) pour rejoindre Luchon.
Le résumé de l'étape : Plus c’est long, plus c’est bon pour Michael Rogers. Déjà vainqueur de la plus longue étape du Giro cette année (249 kilomètres), l’Australien a remis ça sur le Tour de France. Son premier succès sur la Grande Boucle pour sa dixième participation. Le triple champion du monde du contre-la-montre (2003, 2004, 2005) s’est montré le plus malin dans la longue descente menant à Bagnères-de-Luchon pour distancer ses derniers compagnons d’une longue échappée à 4,5 kilomètres de l’arrivée. Piégé, Thomas Voeckler, vainqueur en 2010 et 2012 lors des deux dernières arrivées du Tour à Bagnères-de-Luchon, doit se contenter de la deuxième place d’une étape qui a causé pas mal de bouleversements au général.
Au classement général : Le port de Balès a fait de gros dégâts. Si Nibali et Valverde en sont sortis indemnes, ils ont montré quelques signes de faiblesse sous les coups de boutoirs de Pinot, nouveau troisième du Tour à 5’06 du maillot jaune et qui endosse du coup le Maillot Blanc du meilleur jeune. Péraud, qui a suivi le rythme des favoris, gagne deux places pour se retrouver au pied du podium (à 6’08 de Nibali), juste devant Bardet, dans le dur ce mardi et l’un des grands perdants du jour (5e). S’il y a désormais trois Français dans le Top 5, Pierre Rolland a lui disparu du Top 10 (12e).
Le perdant du jour : Outre Bardet, éjecté du podium au général, le grand malheureux du jour se nomme Tejay Van Garderen. L’Américain, en grande difficulté dans le Port de Balès, a sans doute hypothéqué ses chances de monter sur la boite à Paris dimanche prochain. Le leader de l’équipe BMC a franchi la ligne d’arrivée avec plus de 12 minutes de retard sur Rogers. Il a surtout perdu plus de 3 minutes sur le groupe Maillot Jaune (Roy, Pinot, Valverde, Péraud, Nibali, Konig, Keukeleire). Le voilà désormais 6e au général, à 9’25 de Nibali, à 4’19 de Pinot.
Le chiffre : 14 Thibaut Pinot a marqué les esprits ce mardi. A l’approche du sommet du Port de Balès, le Français s’est montré le plus fort, se permettant de basculer devant Nibali, tout en causant quelques frayeurs à Valverde, relégué à 14 secondes et obligé de faire le forcing dans la descente pour revenir. Seules 29 secondes séparent les deux hommes au général avant les deux prochaines étapes dans les Pyrénées. La place de dauphin de Nibali est loin d’être inaccessible.
Classements : Top 5 étape 1. Michael Rogers (Tinkoff-Saxo) en 6h07’10’’ 2. Thomas Voeckler (Europcar) à 0’9 3. Vasili Kiryenka (Sky) à 0’9 4. José Serpa (Lampre) à 0’9 5. Cyril Gautier (Europcar) à 0’9
Top 5 général 1. Vincenzo Nibali (Astana) en 73h05’19’’ 2. Alejandro Valverde (Movistar) à 4’37’’ 3. Thibaut Pinot (FDJ.fr) à 5’06’’ 4. Jean-Christophe Péraud (AG2R) à 6’08’’ 5. Romain Bardet (AG2R) à 6’40’’
L’énorme euphorie qui accompagne les coureurs français sur ce Tour de France est-elle légitime ? Alors que Bardet, Pinot & co savourent leur réussite avant d’attaquer les Pyrénées mardi, tous rappellent que la course est loin d’être finie.
Romain Bardet par-ci, Thibaut Pinot par-là… On ne voit que des Français sur ce Tour 2014! On en oublierait presque le Maillot Jaune est italien. Quatre Tricolores dans le Top 10 (Bardet 3e, Pinot 4e, Peraud 6e et Rolland 10e) à moins d’une semaine de l’arrivée sur les Champs-Elysées, voilà une éternité que les passionnés de vélo attendaient ça. Mais ce déferlement médiatique est-il vraiment justifié? "On n’en fait pas trop, répond Yvon Madiot, directeur sportif de FDJ.fr, l’équipe de Thibaut Pinot. Pendant des années et des années, on a mangé notre pain noir. Pour une fois, on touche un peu les dividendes du travail de tous ces gars et de toutes les équipes françaises. Il était temps que ça arrive. Les Français font un gros Tour, je crois que ça fait du bien."
Du côté des coureurs, la douce euphorie est aussi palpable. Ce lundi, lors de la deuxième journée de repos, Romain Bardet, chef de fil de cette France qui retrouve des couleurs, n’était presque pas étonné de voir la salle comble lors de la conférence de presse de son équipe AG2R-La Mondiale: "C’est nouveau mais c’est bon très signe, apprécie-t-il. Cela veut dire que je suis le devant la scène."
Bardet: "Une émulation positive entre Français"
Une réussite qu’il doit aussi à la concurrence saine de ses compatriotes, notamment celle de Thibaut Pinot. "Il y a une émulation positive entre Français", poursuit Bardet, qui garde néanmoins les pieds sur terre. Une bonne chose alors que les noms des légendes Poulidor et Anquetil résonnent sur les routes du Tour pour évoquer sa rivalité naissante avec Pinot.
C’est que la Grande Boucle est loin d’être finie. "Il ne faut pas s’enflammer, tempère Pinot. Celui qui aura un jour sans sait très bien qu’il sera éjecté du podium. Il faut rester tranquille et sage. Si on m’avait dit que je serai quatrième du Tour après l’arrivée à Nîmes, j’aurais signé et je n’y aurais jamais cru." De son côté, Romain Bardet avoue "redouter le chrono final" (samedi entre Bergerac et Périgueux). Une ultime difficulté qui pourrait faire très vite retomber la fièvre bleue avant les Champs-Elysées dimanche. A moins que…
Le Tour de France est une compétition sportive, mais aussi une sorte d’interlude sur les plus beaux paysages des régions traversées par les coureurs. Parmi les millions de téléspectateurs qui regardent chaque jour la course cycliste pendant des heures devant leur écran, beaucoup sont plus intéressés par la carte postale que par les coups de pédales des champions.
Comme le traceur de la Grande Boucle obligé de vérifier mètre après mètre l’état de la route, Jean-Maurice Ooghe, le réalisateur du Tour de France, fait le parcours avant les coureurs, au printemps, histoire de scénariser, en quelque sorte, sa retransmission à venir par le biais d’un repérage scrupuleux, non seulement des villes étapes, mais aussi des campagnes sillonnées. «Depuis une quinzaine d’années, nous avons développé et mis en valeur l’aspect patrimonial des paysages à travers les images,indiquait-il l’an dernier. Car je suis réalisateur du Tour de France, mais aussi du Tour de la France.»
Des images mixées avec celles du direct
Depuis 2013, en plus des hélicoptères qui tournoient dans le ciel pour relayer les images et offrir des vues souvent à couper le souffle, France Télévisions dispose d’une «arme» supplémentaire dans ses moyens de diffusion avec des drones désormais au service du Tour de France.
La société de production Freeway Drone est à la tête de cette petite patrouille d’objets volants qui filment des images en amont du Tour de France, celles-ci étant ensuite mixées avec celles du direct sans que le téléspectateur s’en aperçoive. «Nous avons songé à instiller du direct cette année, mais nous y avons finalement renoncé, admet Michaël Gisselere, l’un des responsables de cette boîte de production spécialisée dans la prise de vue aérienne. Le dernier jour du Tour de France, il aurait été notamment intéressant d’utiliser les drones pour filmer au plus près des images des monuments de Paris, ce que ne permet pas l’hélicoptère. Mais techniquement, c’était trop compliqué à mettre au point.»
Dimanche 27 juillet, lorsque les coureurs aborderont les Champs-Elysées, les téléspectateurs se contenteront donc d’images en différé du Grand Palais ayant été enregistrées voilà quelques jours par des drones, dont l’un d’entre eux a pu pénétrer et papillonner dans l’enceinte du monument.
«Un direct n'est pas forcément inenvisageable»
Pour cette édition 2014, Freeway Drone, qui possède dans son «garage» quatorze drones dont la valeur oscille de 3.000 à 30.000 euros, a filmé depuis le printemps 17 lieux hautement touristiques frôlés par le Tour de France et sélectionnés par France Télévisions en les survolant ou, parfois même donc, en les visitant de l’intérieur avec à chaque fois deux personnes «derrière» la machine: un «pilote» et un cadreur.
«Pour des mesures de sécurité et en raison de la législation en vigueur, nous ne pouvions pas filmer en présence de public, explique Michaël Gisselere. Les drones pèsent de 4 jusqu’à 12 kilos et ont une autonomie énergétique de 12 minutes. Si l’un d’entre eux tombe sur une foule, c’est évidemment très dangereux. Mais un direct n’est pas complètement inenvisageable avec ce type d’engin si l’on sait à rester à distance du public, et c’est la raison pour laquelle nous y avions songé pour l’arrivée de ce Tour de France avant d’y renoncer.»
Lors des derniers Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, un drone a été utilisé justement pour filmer en direct des images des épreuves de snowboard et c’est encore une société française qui était à la manœuvre, XD Motion, par le truchement d’un engin ressemblant à une araignée. Mais si le drone peut être facilement envisageable en direct lors de compétitions où le public n’est pas massivement concentré à certains endroits, comme au ski alpin (et à condition que les sportifs soient d’accord), il est forcément moins évident d’usage dans des stades (parfois fermés) comme les grandes enceintes de football, de rugby ou d’athlétisme ou des arènes plus petites comme Roland-Garros.
Les spidercams comme substituts
En 2011, lors d’un match amical de football entre la France et les États-Unis au Stade de France, TF1 avait voulu tenter l’option d’un drone en direct, mais l’expérimentation avait avorté selon Philippe Kieffer, des Productions du colibri, en charge de cette opération ce jour-là. «Nous avions fait des essais avant le match, mais l’effet de chaudron de stade avec la multiplication des ondes qui circulent dans une enceinte pareille quand il y a 80.000 personnes nous avait fait reculer, raconte-t-il. Et comme la législation française est très stricte avec l’interdiction du survol d’une foule, l’usage d’un drone dans un stade n’est pas utile pour le moment sauf éventuellement, lorsqu’il s’agit de filmer l’arrivée d’une équipe sur le terrain où cela reste possible.»
Les cablecams ou les spidercams, ces caméras aériennes installées sur des filins au-dessus d’un stade comme à Roland-Garros, sont, il est vrai, des technologies de remplacement tout aussi valables, même si elles sont moins souples que des drones. «Dans ce domaine, on progresse aussi, constate Philippe Kieffer. Lors de la Coupe du monde au Brésil, des évolutions notoires assez bluffantes ont pu être constatées avec ces caméras sur câbles.»
Cyril Linette, le directeur des sports du groupe Canal+, ne ferme pas cependant la porte aux drones, si fascinants, il faut bien l’avouer: «On ne l’a jamais fait, même si on l’envisage», nous a-t-il indiqué sachant que le documentaire, mieux que le direct, profite donc pour le moment mieux de cette nouvelle technologie. S’il franchit le Rubicon, il n’aura que l’embarras de choix tant le nombre des sociétés de production proposant des images avec des drones a explosé dans la période récente. «Il y a trois ou quatre ans, nous étions moins de cinq en France, sourit Christelle Bozzer, autre responsable chez Freeway Drone. Aujourd’hui, nous sommes plus de 600 même si le champ d’activité des drones est très large avec des images liées à la surveillance, au militaire, au tourisme et à tant d’autres activités.»
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