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La biodiversité est aujourd’hui l’un des maîtres-mots de tout discours environnemental. Après une trentaine d’années de diffusion du terme, un examen attentif fait pourtant apparaître que son succès médiatique s’est accompagné d’un affaiblissement de sa validité scientifique. Ont surgi nombre d’arguments qui s’éloignent des faits avérés ou des analyses sérieuses, conduisant ainsi à un catastrophisme ambiant mal fondé. Alain Pavé, dont la compétence scientifique dans le domaine est incontestée, propose une analyse critique novatrice et bienvenue, riche d’exemples concrets souvent surprenants, de l’escargot de Quimper à l’ours pas toujours blanc. Loin de prendre le simple contre-pied des idées reçues et d’ouvrir la voie à un quelconque écoscepticisme, l’auteur montre que la prise en compte des réelles menaces qui pèsent sur le vivant demande une compréhension beaucoup plus fine de sa diversité et des mécanismes, évolutifs en particulier, qui la gouvernent et où l’aléatoire joue un rôle déterminant. Il s’agit ici rien moins que de proposer une refondation du concept de biodiversité, à la mesure de son importance et de l’intérêt qu’on doit y porter. La pensée écologique ne pourra que profiter de ce changement de perspective. No comment yet.
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Une étude historique et critique de l'impact des infrastructures électriques sur l'aménagement du territoire, l'urbanisme et l'architecture depuis la mise en place des grands réseaux centralisés. A partir d'études de terrain, les transformations en cours depuis les années 1990 avec l'émergence de systèmes de plus petite échelle fondés sur l'objectif d'autonomie énergétique sont aussi analysées.
Le langage de l’économie est devenu la lingua franca de notre époque. Sans son concours, le monde actuel serait aussi inintelligible que le serait l’univers sans la physique newtonienne. Ce livre expose d’abord comment a germé l’idée audacieuse d’une «science de la richesse» et déploie, en explorant ses lignes de faille, la généalogie intellectuelle d’une discipline qui a donné corps à cette ambition. Mais l’histoire de la pensée économique n’est pas qu’une curiosité intellectuelle. Elle est depuis quatre siècles étroitement associée à la philosophie politique : Montchrestien, Smith, Marx, Walras, Keynes ou Friedman ont, au même titre que Hobbes, Montesquieu, Rousseau, Tocqueville, Rawls ou Hayek, accompagné les bouleversements des Temps modernes et c’est conjointement qu’ils donnent sens à la formation progressive, depuis quatre siècles, d’une société d’individus, à la fois agents économiques et sujets politiques. Il y a toujours eu une tension entre les sphères économique et politique mais l’ère néolibérale, dont nous vivons aujourd’hui le délitement, pousse cette tension à son paroxysme. Ce livre iconoclaste décrypte de manière novatrice les paradoxes et les dilemmes de l’individualisme contemporain. Face au désarroi que révèle la montée des populismes, la tâche du XXIe siècle consiste à renouveler le pari keynésien et à surmonter le divorce actuel entre lucidité économique et volonté politique.
Très utilisée mais souvent mal identifiée, la notion de vulnérabilité est devenue un sujet d'intérêt pour de nombreuses recherches, notamment en sciences humaines et sociales, et ce à partir d'approches disciplinaires et méthodologiques variées. Qu'il s'agisse d'individus ou de groupes sociaux marqués par des situations à risque et donc inscrits dans des positions de fragilité (relatives à l'avancée en âge, au handicap, aux risques environnementaux, à la précarité, à la relégation sociale et spatiale, aux bouleversements politiques, etc.), les approches en termes de vulnérabilité sont stimulantes. En particulier, elles gagnent en pertinence lorsque l'analyse s'inscrit dans des territoires clairement situés et définis, permettant de saisir les interactions entre un environnement spatial et les populations qui y sont installées. Cet ouvrage collectif, issu des 27èmes journées scientifiques de la Société d'écologie humaine (SEH), invite à une réflexion sur les dimensions territoriales des vulnérabilités. Il propose d'abord une réflexion sur les relations entre les risques environnementaux et les vulnérabilités, puis s'intéresse aux vulnérabilités socioculturelles avant d'aborder conjointement la question des représentations de la vulnérabilité et des moyens mis en oeuvre pour s'adapter.
Les projets impliquant l’ingénierie écologique sont, la plupart du
L’ouvrage propose un tour d’horizon des évolutions les plus récentes du foncier et de l’agriculture en Europe. Une première partie caractérise les évolutions et les révolutions des politiques agricoles, étudiées du point de vue du droit, de la science politique, de l’agronomie et de la géographie, en mettant l’accent sur la fin d’une phase protectionniste, et avec deux éclairages régionaux, en Méditerranée et dans l’Europe médiane. Une seconde partie interroge les modèles agricoles et fonciers : l’agriculture familiale, l’agriculture de firme, le travail saisonnier, les mutations de la propriété et l’évolution vers le portage foncier.
Ladyss's insight:
21 mars 2019
Ce livre dresse un panorama unique des inégalités économiques au sein des pays, et au plan mondial. Avec un talent pédagogique certain, il met en évidence les forces « bénéfiques » (accès à l’éducation, transferts sociaux, progressivité de l’impôt, etc.) ou « néfastes » (guerres, catastrophes naturelles, épidémies, etc.) qui influent sur les inégalités. Il identifie les grands gagnants de la mondialisation (les 1 % les plus riches des pays riches, les classes moyennes des pays émergents) et ses perdants (les classes populaires et moyennes des pays avancés).
L’Anthropocène désigne cette nouvelle époque géologique caractérisée par un impact sans précédent d’une seule espèce, Homo sapiens, sur l’écosystème planétaire depuis les débuts de la Révolution industrielle. Le point de départ de cet ouvrage est de considérer que l’Anthropocène ne désigne pas seulement une crise de la nature comme dans l’interprétation qui en est habituellement donnée, mais aussi une crise de l’homme, les deux crises puisant aux mêmes racines dans une interaction continue entre nature et sociétés. Sans se limiter à la période industrielle, l’Anthropocène est mis en perspective dans la très longue durée pour suivre les trajectoires croisées des sociétés et de la nature depuis l’émergence de l’homme, soit depuis environ 7 millions d’années. Ce temps long permet de mettre en lumière le changement des forces anthropiques : d’abord sociales, puis politiques et enfin économiques, qui animent ces trajectoires. Destiné à un large public, cet ouvrage offre une synthèse de toutes les facettes de la crise écologique de l’Anthropocène telles qu’elles sont décrites par la communauté scientifique internationale : réchauffement climatique, explosion démographique, extinction de masse des espèces, artificialisation et pollution des écosystèmes, autant de signes prémonitoires d’un effondrement imminent. Il explore également la crise de l’homme et des sociétés dont l’Anthropocène est le nom. À travers une relecture du récit de la Modernité et de son rôle dans la structuration du système-monde contemporain, il tente d’identifier les ressorts du piège qui peu à peu se referme sur la nature et sur les hommes, et qui nous pose de redoutables questions sur l’essence réelle des processus à l’œuvre. Pour se réconcilier avec la nature, l’homme doit aussi se réconcilier avec lui-même.
Ce livre dresse un panorama unique des inégalités économiques au sein des pays, et au plan mondial. Avec un talent pédagogique certain, il met en évidence les forces « bénéfiques » (accès à l’éducation, transferts sociaux, progressivité de l’impôt, etc.) ou « néfastes » (guerres, catastrophes naturelles, épidémies, etc.) qui influent sur les inégalités. Il identifie les grands gagnants de la mondialisation (les 1 % les plus riches des pays riches, les classes moyennes des pays émergents) et ses perdants (les classes populaires et moyennes des pays avancés).
Dans cet ouvrage, l’auteur montre la portée du lien indéfectible entre les modes de construction des connaissances scientifiques et l’exigence critique. Il précise que ce lien s’enracine dans le concept de rationalité, qui, selon toute vraisemblance, est un concept fondateur, et permet de retenir que le savoir scientifique est un savoir essentiellement critique. Une telle mise en perspective est celle que l’auteur découvre dans l’épistémologie critique de Jean Ladrière, qui est une œuvre admirable. L’attention porte principalement sur les démarches des sciences de la nature où le cercle méthodologique s’articule, et des sciences humaines, où le cercle herméneutique est à l’œuvre. L’auteur n’hésite donc pas à indiquer la valeur de l’exploration des modèles formels, dont la fécondité se révèle à la fois dans les sciences empiriques et dans les sciences humaines, qui, somme toute, ne peuvent échapper à la formalisation.
Partout où l’agriculture a été modernisée au cours du xxe siècle, des hausses de productivité de la terre et du travail extrêmement fortes ont permis, avec la « révolution verte », d’en finir avec les famines massives. Pourtant, ce siècle s’est terminé sur un constat critique et un diagnostic alarmant : dégradation des sols, pollutions diffuses, érosion de la biodiversité... La modernisation agricole a eu de lourds impacts négatifs sur l’environnement, dont l’agriculture subit en retour les conséquences. Dans un contexte de bouleversement climatique, et face à l’augmentation démographique et au changement des régimes alimentaires, il est crucial de nourrir l’humanité sans continuer à dégrader la planète. L’enjeu des agricultures est de produire en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, sur des espaces agricoles limités où doivent être préservés la biodiversité, la qualité des ressources, les sols, les eaux, l’air… Cet ouvrage collectif, publié à l’occasion des vingt années d’existence du département Environnement et Agronomie de l’Inra, fait le point sur les avancées réalisées dans ce sens. Il montre qu’une communauté de chercheurs,pluridisciplinaire et diversifiée, s’est organisée pour s’engager résolument dans des recherches sur les grands cycles biogéochimiques, la valorisation de la biodiversité, l’impact, l’adaptation et l’atténuation du changement climatique, la conception de systèmes de culture agro-écologiques…
Dans les milieux de ceux qui veulent changer le monde, un mot d’ordre fait consensus : « Agir local, penser global ». Mais agir localement ne va pas de soi. Comment mobiliser ? Comment s’organiser pour faire vivre les projets alternatifs ? Comment réussir à les pérenniser ? Il faut en réalité penser l’agir local. La multiplication des initiatives de terrain en faveur du développement durable est source d’inspiration. Ce livre propose justement de tirer les enseignements d’une expérience qui donne à penser. Celle d’un groupe d’agriculteurs biologiques des Pays de la Loire qui, soucieux de leur territoire, ont su trouver des solutions innovantes et originales pour faire vivre leur projet associatif. La manière dont ils ont su construire un collectif fort et solidaire, en même temps que respectueux de l’indépendance de ses adhérents, est riche d’enseignements à plusieurs titres.
L’opposition entre villes et campagnes est dépassée. Attirés par le rêve de « la ville à la campagne », les périurbains représentent aujourd’hui un quart de la population française. Dans certaines villes, ils sont même devenus majoritaires. Cette révolution silencieuse transforme les paysages des campagnes, où dominent pavillons, centres commerciaux et zones d’activité. Elle bouleverse aussi la géographie sociale de la France : bien souvent, les classes populaires résident dans le centre, alors que les classes moyennes se retrouvent dans les couronnes périurbaines, où elles bénéficient des avantages de la ville et de la campagne. Après avoir été victimes de l’exode rural, les villages ont pris leur revanche.
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This unique and erudite second edition can be used at three different levels – advanced undergraduate, post-graduate and doctoral. It comprehensively covers the critical issues on the economics of climate change and climate policy features and clearly identifies the specific sections each level of reader should explore. Topics include the costs and benefits of adaptation and mitigation, discounting, uncertainty, policy instruments, and international agreements. Lectures can be combined with exercises, guided reading, or the building and application of an integrated assessment model. The book is accompanied by a website with background material, data, opinion pieces and videos. Although primarily intended for use in the classroom, anyone with an interest in climate policy can use this text as a reference.
"À quoi sert le droit de l’environnement ?" est la prolongation de l’ouvrage À quoi sert le droit ? Usages, fonctions, finalités, publié par François Ost, en 2016, aux éditions Bruylant. Le questionnement est ici étendu au terrain de l’environnement, face au constat du décalage entre l’urgence écologique et l’arsenal juridique qui n’a eu cesse de se développer depuis maintenant un demi-siècle. La dimension juridique est-elle quintessentielle à la protection de l’environnement ? Quelles sont les véritables finalités d’un droit qui se prétend « de l’environnement » mais qui ne provoque pas, partout et à suffisance, les réformes nécessaires pour prévenir les affres de ce qui n’est autre qu’un problème de civilisation ? Et qu’adviendrait-il, du point de vue de l’environnement, si la société décidait de ne pas « passer au dr
Du cyclone de Bhola en 1970 à la catastrophe de Tohoku et Fukushima en 2011, en passant par le séisme en Arménie de 1988, l'ouragan Mitch de 1998 ou le tsunami de 2004 en Asie du Sud-Est, un monde international des catastrophes dites « naturelles » a progressivement émergé. Pourquoi « naturelles » ? Depuis les années 1990, les phénomènes naturels – séisme, ouragan, tsunami, éruption volcanique – ne sont plus considérés comme seuls responsables des catastrophes : l’activité humaine accentue la vulnérabilité des territoires et des habitants face aux catastrophes, qu’il n’est donc plus acceptable d’imputer à la seule nature. Le monde social qui se construit autour de ces catastrophes est composé de nombreux acteurs issus d’horizons divers : secouristes, professionnels des ONG, diplomates, scientifiques... Pour former un « gouvernement international des catastrophes », ils ont dû élaborer des normes, des standards, des outils et un langage communs afin d’harmoniser des façons de faire divergentes voire concurrentes. Cet ouvrage, fruit d’une ethnographie de sept années auprès des acteurs de ce monde, rend compte de ce travail continu et fait émerger les principales tensions qui l’animent : entre préparation et résilience, prévention et urgence, technologie et pratiques traditionnelles, commandement hiérarchique et organisation horizontale, paradigme aléa-centré et paradigme de la vulnérabilité...
Cette activité ancestrale continuera-t-elle à structurer nos sociétés modernes, à retenir des familles à la terre tout en fournissant aux populations citadines une nourriture à la fois abondante et saine ? Dans ce nouveau volume des 1ndispensables, sociologues, économistes, écrivains et agronomes interrogent l’activité agricole, ses transformations nécessaires comme ses contraintes à la fois écologiques et financières. Alors que les fermes familiales disparaissent au profit des fermes-usines, l’agriculture biologique reste encore confinée dans des espaces restreints. À force d’uniformiser les modèles agricoles et les productions, les politiques publiques ont accéléré une mutation qui condamne la notion même de diversité. Si des initiatives naissent, plus respectueuses des cycles naturels – la permaculture –, si les individus, quand ils en ont les moyens, sont plus soucieux de leur santé en choisissant leur alimentation, la course à l’agriculture intensive et productiviste n’est pas terminée. Derrière les crises qui se succèdent – crise du lait, crise du porc –, ce sont des choix de société qui se profilent, parfois bruyamment quand se lève la colère paysanne.
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« Notre santé se détériore – créant ainsi des maladies et des dépendances fort rentables –, parce que nous sommes incapables de percevoir les liens directs qui unissent la vie à l’alimentation, l’alimentation au travail, et le travail à l’amour. C’est seulement en rénovant les liens qui ont été rompus que nous pourrons guérir. La santé, ce sont les liens. » La terre en tant que communauté vivante : Berry a placé cette réalité au centre de sa vie de paysan et d’écrivain. Articulant les questions de nourriture et de sexualité, de vie familiale et de racisme structurel, de critique de la religion et d’économie, l’œuvre de Berry tourne autour de la question de la « santé de la terre ». Ancré dans Homère, Dante et Shakespeare, dialoguant avec Ivan Illich, Masanobu Fukuoka, Sir Albert Howard, William Blake, Wes Jackson, John Ruskin…, Wendell Berry est, parmi les fondateurs de la pensée écologiste, l’un des rares qui soit un agriculteur.
Depuis cinquante ans, les innovations ont pris une nouvelle dimension : Internet, séquençage de l’ADN, manipulations génomiques, avancées du transhumanisme, nanotechnologies… Ces innovations récentes ne sont pas sans soulever des problématiques nouvelles dont les conséquences sont aussi importantes qu’irréversibles. L’innovateur, dont Steve Jobs, Mark Zuckerberg ou Elon Musk sont des figures contemporaines emblématiques, apparaît comme une personnalité aussi géniale que destructrice, qui ambitionne de changer le monde quelle que soit la violence qui découlera de son innovation. Se dessine alors la nécessité d’établir une innovation-responsable, dans laquelle l’innovateur devrait rendre compte de ses actes et revoir sa position de héros. Pour établir cette nouvelle éthique, la philosophie est un recours nécessaire, puisqu’avec les stoïciens, Aristote, Kant, Nietzsche et Foucault, entre autres, elle interroge la maîtrise de soi, la prudence, le respect, la volonté de puissance et le pouvoir, toutes notions à rapprocher de la figure de l’innovateur.
Très utilisée mais souvent mal identifiée, la notion de vulnérabilité est devenue un sujet d'intérêt pour de nombreuses recherches, notamment en sciences humaines et sociales, et ce à partir d'approches disciplinaires et méthodologiques variées. Qu'il s'agisse d'individus ou de groupes sociaux marqués par des situations à risque et donc inscrits dans des positions de fragilité (relatives à l'avancée en âge, au handicap, aux risques environnementaux, à la précarité, à la relégation sociale et spatiale, aux bouleversements politiques, etc.), les approches en termes de vulnérabilité sont stimulantes. En particulier, elles gagnent en pertinence lorsque l'analyse s'inscrit dans des territoires clairement situés et définis, permettant de saisir les interactions entre un environnement spatial et les populations qui y sont installées. Cet ouvrage collectif, issu des 27èmes journées scientifiques de la Société d'écologie humaine (SEH), invite à une réflexion sur les dimensions territoriales des vulnérabilités. Il propose d'abord une réflexion sur les relations entre les risques environnementaux et les vulnérabilités, puis s'intéresse aux vulnérabilités socioculturelles avant d'aborder conjointement la question des représentations de la vulnérabilité et des moyens mis en oeuvre pour s'adapter.
"À quoi sert le droit de l’environnement ?" est la prolongation de l’ouvrage À quoi sert le droit ? Usages, fonctions, finalités, publié par François Ost, en 2016, aux éditions Bruylant. Le questionnement est ici étendu au terrain de l’environnement, face au constat du décalage entre l’urgence écologique et l’arsenal juridique qui n’a eu cesse de se développer depuis maintenant un demi-siècle. La dimension juridique est-elle quintessentielle à la protection de l’environnement ? Quelles sont les véritables finalités d’un droit qui se prétend « de l’environnement » mais qui ne provoque pas, partout et à suffisance, les réformes nécessaires pour prévenir les affres de ce qui n’est autre qu’un problème de civilisation ? Et qu’adviendrait-il, du point de vue de l’environnement, si la société décidait de ne pas « passer au dr
Le langage de l’économie est devenu la lingua franca de notre époque. Sans son concours, le monde actuel serait aussi inintelligible que le serait l’univers sans la physique newtonienne. Ce livre expose d’abord comment a germé l’idée audacieuse d’une «science de la richesse» et déploie, en explorant ses lignes de faille, la généalogie intellectuelle d’une discipline qui a donné corps à cette ambition. Mais l’histoire de la pensée économique n’est pas qu’une curiosité intellectuelle. Elle est depuis quatre siècles étroitement associée à la philosophie politique : Montchrestien, Smith, Marx, Walras, Keynes ou Friedman ont, au même titre que Hobbes, Montesquieu, Rousseau, Tocqueville, Rawls ou Hayek, accompagné les bouleversements des Temps modernes et c’est conjointement qu’ils donnent sens à la formation progressive, depuis quatre siècles, d’une société d’individus, à la fois agents économiques et sujets politiques. Il y a toujours eu une tension entre les sphères économique et politique mais l’ère néolibérale, dont nous vivons aujourd’hui le délitement, pousse cette tension à son paroxysme. Ce livre iconoclaste décrypte de manière novatrice les paradoxes et les dilemmes de l’individualisme contemporain. Face au désarroi que révèle la montée des populismes, la tâche du XXIe siècle consiste à renouveler le pari keynésien et à surmonter le divorce actuel entre lucidité économique et volonté politique.
Sécurité alimentaire, emplois, transition écologique des modes de production et de consommation... L’agro-écologie pourrait être l'une des solutions pour répondre aux défis à venir de l’humanité. Inscrite dans les 17 Objectifs du développement durable, elle nécessite un engagement de tous. Pour satisfaire les besoins alimentaires et économiques des communautés rurales et urbaines en croissance, répondre à des consommateurs de plus en plus exigeants, préserver les ressources naturelles et s’adapter au changement climatique, il devient urgent de produire différemment. Au cours des dix dernières années, le Cirad et l’AFD ont conduit des expériences de transition agro-écologique avec les producteurs, chercheurs, professionnels du développement et décideurs de nombreux pays du Sud. Ils livrent leurs réflexions sur l’avenir de l’agro-écologie comme moyen pour les agricultures du Sud de s’adapter aux changements globaux et analysent les conditions de réussite de la transition agro-écologique.
Depuis les années soixante-dix, certains conflits environnementaux sont restés dans la mémoire collective comme des moments d’opposition irréductible entre deux systèmes voire entre deux mondes, à l’instar, en France, du Larzac, de Plogoff ou encore de Notre-Dame-des-Landes. En rassemblant des chercheurs d’horizons disciplinaires variés, cet ouvrage entend dépasser ces cas emblématiques pour observer comment, dans les conflits locaux, les relations de l’homme à l’environnement furent interrogées, débattues et parfois remises en cause. Ces contributions s’inscrivent ainsi dans un profond renouvellement des études consacrées à la question du rapport des sociétés à l’industrialisation et à la crise écologique. |
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