LAD & C-UAS
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June 12, 1:32 AM
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Russia reveals how its new automated drone defense system works

Russia reveals how its new automated drone defense system works | LAD & C-UAS | Scoop.it
Russia has publicly released footage of its Zubr automated counter-drone system operating for the first time, showing the weapon detecting, tracking, and engaging aerial targets with minimal human involvement. The release came alongside confirmation from Rostec, Russia's state-owned defense conglomerate,
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June 12, 1:05 AM
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MBDA annonce ouvrir une nouvelle usine et présente à Berlin une solution laser antidrones

MBDA annonce ouvrir une nouvelle usine et présente à Berlin une solution laser antidrones | LAD & C-UAS | Scoop.it
Le missilier a annoncé ce jeudi 11 avril la construction d’une nouvelle usine près d’Orléans, afin de mieux répondre à une demande en forte croissance.
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June 11, 12:56 AM
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Énergie dirigée anti-drones: RF vs lasers et durcissement

Analyse des systèmes anti-drones à énergie dirigée: RF RapidDestroyer vs laser DragonFire, et stratégies de durcissement des drones.
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June 11, 12:26 AM
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Rohde & Schwarz and TRUMPF advance THORIS LCS laser-based counter-UAS system for mobile and fixed defence

Rohde & Schwarz and TRUMPF advance THORIS LCS laser-based counter-UAS system for mobile and fixed defence | LAD & C-UAS | Scoop.it
Rohde & Schwarz is showcasing THORIS at ILA 2026 as a sovereign end-to-end counter-UAS solution.
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June 10, 12:23 AM
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ESKIVE, un PTD pour mettre le laser anti-drones en mouvement

ESKIVE, un PTD pour mettre le laser anti-drones en mouvement | LAD & C-UAS | Scoop.it
Les travaux sont lancés au sein des armées pour intégrer une arme laser sur un véhicule terrestre, application pressentie de longue date et désormais étudiée au travers du projet de technologies de défense (PTD) ESKIVE.

ESKIVE, pour « Effecteur Soft KIll pour VéhiculE », a été lancé l’an dernier par l’Agence de l’innovation de défense (AID). Sans surprise, ce PTD est depuis porté par CILAS, pionnier français du laser et à l’origine d’un système HELMA-P (High Energy Laser Multiple Application) bientôt pris en main par les armées françaises. Après les essais depuis le sol et en mer, après un déploiement lors des JO de Paris 2024, place aux études préliminaires visant une « approche système » et portant sur l’intégration sur des plateformes militaires.

Concentré aujourd’hui sur le domaine terrestre, ESKIVE se traduit par l’intégration d’une capacité de neutralisation de micro et mini-drones sur un porteur ad-hoc. « Une première tranche de travaux s’est achevée ; elle permet de documenter la tourelle avec son effecteur laser, ses systèmes de détection, ainsi que tous les équipements », indique l’AID dans son rapport annuel. Celle-ci accompagne son annonce d’un visuel 3D proposant une version modifiée du laser HELMA-P, principalement sur son volet détection.

L’effort se poursuivra par une démonstration sur le véhicule Sherpa d’Arquus. Rien d’étonnant au fond, ce blindé léger était l’une des options reprises dès l’origine par MBDA lors de la création de son offre anti-drones Sky Warden. Système laser de classe 2 kW, HELMA-P reste l’une des briques d’une solution désormais vendue à deux pays étrangers.
L’intégration sur Sherpa telle qu’exposée par MBDA en 2022 et à partir du design initial de HELMA-P

En plus d’ESKIVE, les armées françaises doivent chacune réceptionner un laser HELMA-P. Commandés à l’été 2024, ces trois effecteurs devaient être livrés l’an dernier pour permettre aux opérationnels de se faire la main sur un sujet encore émergent et de construire des doctrines d’emploi. Leur livraison a néanmoins été décalée à 2026 « du fait de retard industriel », précise le ministère des Armées.

Derrière HELMA-P, c’est toute une gamme de systèmes sur laquelle CILAS planche en solo ou en équipe. Autre PTD lancé en 2025, SYDERAL doit déboucher sur un effecteur de classe 50 kW. À l’autre bout du spectre, une version portable (ou HELMA-LP) sera pour la première fois exposée la semaine prochaine au salon Eurosatory, sur le stand du ministère des Armées.

Tout comme SYDERAL, ESKIVE est l’un des jalons franchis en 2025 par l’AID. D’autres n’auront pas eu cette chance. Bien que soutenu par une enveloppe de plus de 1 Md€, l’indicateur de maturation des technologies de défense aura encore reculé. Seuls 54 des 84 jalons prévus ont pu être franchis. Et encore, un quart de la cible était héritée de reports de 2024. De 82% en 2023 et 70% en 2024, le taux de progression a donc reculé à 61% en 2025.


Ces décalages, le ministère des Armées les explique par « des aléas nombreux concernant notamment la disponibilité des moyens d’essai, le retard pris dans la contractualisation des contrats en période de services votés ou l’allocation des compétences nécessaires », mais également par la « priorisation de l’activité des programmes engendrant des reports des démonstrations sur les moyens d’essai étatiques, redéploiement ou absences de personnels ». La trentaine d’objectifs non atteints a dés lors été reculée à 2026, dont huit étaient au stade du franchissement fin janvier.
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June 9, 12:56 AM
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RapidDestroyer, l'arme anti-drones de Thales UK à 10 centimes

RapidDestroyer, l'arme anti-drones de Thales UK à 10 centimes | LAD & C-UAS | Scoop.it
Face aux essaims de drones, Thales UK mise sur son RapidDestroyer, une arme à micro-ondes qui tire pour quelques centimes d'euros.
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June 9, 12:39 AM
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Finland hosts NATO-led LCI-X counter-UAS testing events to assess new drone detection and defeat technologies

Finland hosts NATO-led LCI-X counter-UAS testing events to assess new drone detection and defeat technologies | LAD & C-UAS | Scoop.it
Finland is hosting a series of counter-UAS testing events linked to NATO Allied Command Transformation’s Layered Counter-UAS Initiative, known as LCI-X.
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June 9, 12:24 AM
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Laser Photonics’ Laser Shield Anti-Drone System Selected by Department of War 

Laser Photonics’ Laser Shield Anti-Drone System Selected by Department of War  | LAD & C-UAS | Scoop.it
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June 8, 12:45 AM
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Royal Air Force highlights low-cost APKWS precision weapon for Typhoon pilots to counter drones and modern threats

Royal Air Force highlights low-cost APKWS precision weapon for Typhoon pilots to counter drones and modern threats | LAD & C-UAS | Scoop.it
The Royal Air Force has strengthened its combat air capability with the introduction of the Advanced Precision Kill Weapon System (APKWS).
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June 8, 12:37 AM
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EM&E Group redefines the anti-drone market with ODIN, a comprehensive and integrated C-UAS solution

EM&E Group redefines the anti-drone market with ODIN, a comprehensive and integrated C-UAS solution | LAD & C-UAS | Scoop.it
The company's anti-drone solutions integrate threat detection, tracking, and neutralization in a scalable configuration, from tactical mobile platforms to fixed permanent surveillance installations.
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June 7, 11:59 PM
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Thales RapidDestroyer directed energy weapon neutralises 80 drones during UK counter-swarm trials

Thales RapidDestroyer directed energy weapon neutralises 80 drones during UK counter-swarm trials | LAD & C-UAS | Scoop.it
Thales in the UK has announced further successful trials of RapidDestroyer, a radio frequency directed energy weapon designed to counter drone swarms.
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June 7, 1:42 PM
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New DroneLight from Esh-Tech Delivers Hard-Kill Laser Defence

New DroneLight from Esh-Tech Delivers Hard-Kill Laser Defence | LAD & C-UAS | Scoop.it
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June 5, 1:34 AM
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Anti-Drone 5.56mm Rifle Rounds That Break Into Multiple Projectiles Sought By Marines

Anti-Drone 5.56mm Rifle Rounds That Break Into Multiple Projectiles Sought By Marines | LAD & C-UAS | Scoop.it
The aim is for specialized rounds to help boost the ability of any Marine with a rifle to swat down small uncrewed attackers.
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June 12, 1:25 AM
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Anti-Drone Nets Deployed Near Putin’s Valdai Residence 

Anti-Drone Nets Deployed Near Putin’s Valdai Residence  | LAD & C-UAS | Scoop.it
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June 11, 1:08 AM
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Quantum Systems Launches PULSE P19 Counter-Drone Aircraft at ILA Berlin 2026 

Quantum Systems Launches PULSE P19 Counter-Drone Aircraft at ILA Berlin 2026  | LAD & C-UAS | Scoop.it
Aviation News – German drone manufacturer Quantum Systems has officially unveiled its new PULSE P19 light military aircraft on the opening day of the ILA Berlin 2026 aerospace exhibition. This cut…
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June 11, 12:33 AM
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Airbus and Quantum C-UAS Interceptors Integration

Airbus and Quantum C-UAS Interceptors Integration | LAD & C-UAS | Scoop.it
Airbus Helicopters and Quantum Systems have signed a cooperation agreement to jointly explore the integration of advanced C-UAS interceptors.
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June 11, 12:23 AM
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EM&E Group to present ODIN 6x6 counter-drone system at Eurosatory as it expands defence technology portfolio

EM&E Group to present ODIN 6x6 counter-drone system at Eurosatory as it expands defence technology portfolio | LAD & C-UAS | Scoop.it
EM&E Group will present its new ODIN 6x6 counter-unmanned aerial system at Eurosatory 2026 in Paris.
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June 10, 12:01 AM
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Pentagon picks Picket’s rotating turret for counter-drone test

Pentagon picks Picket’s rotating turret for counter-drone test | LAD & C-UAS | Scoop.it
A U.S. defense startup has been selected by the Defense Innovation Unit, a Department of War organization focused on accelerating commercial technology into military use, to advance an autonomous close-in weapon system designed to reduce aiming latency in close-in counter-drone
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June 9, 12:40 AM
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US approves Kuwait request to buy nearly $2 billion of counter-drone platforms

US approves Kuwait request to buy nearly $2 billion of counter-drone platforms | LAD & C-UAS | Scoop.it
Following recent Iranian strikes on Kuwait, the U.S. approved a potential foreign military sale of counter-UAS platforms made by Anduril.
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June 9, 12:34 AM
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ASELSAN Showcases Integrated Counter-UAV Capabilities in Live Demonstration

ASELSAN Showcases Integrated Counter-UAV Capabilities in Live Demonstration | LAD & C-UAS | Scoop.it
During the two-day demonstration, ASELSAN showcased the coordinated operation of its counter-UAV solutions, including İHTAR, EJDERHA and GÖKBERK, highlighting the company’s layered approach to detecting, tracking and neutralizing evolving drone threats within the STEEL DOME architecture. ASELSAN Click here to read the latest issue of ESD.
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June 9, 12:11 AM
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Royal Air Force introduces low-cost precision weapon to counter drones

Royal Air Force introduces low-cost precision weapon to counter drones | LAD & C-UAS | Scoop.it
The Royal Air Force (RAF) has introduced the Advanced Precision Kill Weapon System (APKWS), a precision-guided munition aimed at countering modern threats such as uncrewed aerial systems.
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June 8, 12:40 AM
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Spanish firm turns retired army truck into mobile EW drone jammer

Spanish firm turns retired army truck into mobile EW drone jammer | LAD & C-UAS | Scoop.it
A Spanish defense technology company has transformed a decommissioned military truck into one of the more unusual vehicles currently making the rounds in European defense circles: a fully operational mobile electronic warfare platform packed with jamming systems, satellite connectivity management,
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June 8, 12:16 AM
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La lutte anti-drones, « une nouvelle corde à l'arc de l'aérocombat »

La lutte anti-drones, « une nouvelle corde à l'arc de l'aérocombat » | LAD & C-UAS | Scoop.it
Deux chefs de bord Tigre sont rentrés du Proche-Orient, où ils ont participé durant plusieurs mois à la protection de bases françaises, de sites sensibles et d’infrastructures critiques dans le ciel des Émirats arabes unis. Cette capacité détenue par l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) y aura démontré son efficacité face aux drones iraniens, évolution de son armement et de son domaine d’emploi à la clef.
Un pied dans la LAD pour l’ALAT

C’est l’histoire de la rencontre réussie entre un besoin urgent de défense et une arme que certains ont trop vite mis à la retraite. L’ALAT a définitivement pris pied dans la LAD, la lutte anti-drones. Peu auraient parié sur son implication lorsque la France décide de déployer un éventail de moyens de défense aérienne au Proche et Moyen-Orient dès les premiers jours du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran. Quelques Tigre y opèrent depuis lors aux côtés de moyens « classiques », que sont les chasseurs Rafale et les systèmes de défense sol-air SAMP/T et MISTRAL 3.

La mission confiée à cette quarantaine de militaires issus du 5ème régiment d’hélicoptères de combat et renforcés d’un équipage du 1er régiment d’hélicoptères de combat ? Identifier et neutraliser les drones envoyés par l’Iran « dans une logistique strictement défensive de protection de ses forces ainsi que de ses partenaires à leur demande », rappelait ce mardi le commandant de la 4ème brigade d’aérocombat, le général de brigade Olivier Hautreux, depuis Phalsbourg (Moselle) et les installations du 1er RHC. Lancée sous très court préavis, l’opération a fait mouche. « La LAD est une nouvelle corde à l’arc de l’aérocombat (…) Cette capacité s’est avérée particulièrement efficace face aux drones Shahed qui sévissaient surtout la nuit dans le Golfe », s’est félicité celui qui commande quatre des cinq régiments de l’ALAT. Shahed 136 ou autre évolution du même acabit, les équipages « ont été capables d’en détruire plusieurs pendant un seul vol », observe le colonel Brice Erbland, à la tête du 1er RHC. S’il est surtout taillé pour l’appui-feu des troupes au sol, le Tigre a visiblement bien intégré les spécificités de l’engagement air-air. Abattre des cibles volantes est une petite nouveauté mais « il n’y a pas vraiment de différences, cela reste un engagement (…) Nous sommes entraînés pour et, visiblement, pour l’instant nous savons faire », assure le capitaine Adrien du 5e RHC, l’un des deux chefs de bord Tigre rentrés en France.

Si toutes ont été menées au-dessus de la mer et de nuit, aucune mission n’était vraiment semblable. Chacune sont planifiées à partir d’un créneau et d’une zone donnés, espace de chasse dans lequel tout drone entrant doit pouvoir être neutralisé. « Chaque détachement avait des amplitudes de sept à huit heures à tenir » ou l’équivalent de 2h30 à 4h par équipage de Tigre, détaille le capitaine Adrien. La densité de l’environnement, entre autres, aura incité à n’envoyer qu’un seul Tigre à la fois, un mode d’action « complètement nouveau mais aussi beaucoup plus simple à gérer », poursuit celui qui est aussi chargé d’opérer le canon de 30 mm. Mobiliser deux appareils dans un unique secteur s’est vite révélé contre-productif, répartir les moyens garantissant une meilleure « étanchéité » et une meilleure tenue dans la durée pour les appareils.

Pour les Tigre, il aura fallu s’intégrer dans l’environnement interarmes, interarmées et interalliés complexe de ce système de défense multicouches. Chaque acteur de la 3D doit pouvoir identifier et être identifié instantanément pour éviter un tir fratricide. La Direction générale de l’armement (DGA) et le Groupement aéromobilité de la Section technique de l’armée de Terre (GAMSTAT) se sont donc retroussés les manches pour intégrer « en un temps record » une brique essentielle pour les aviateurs et la défense sol-air : la liaison 16. Elle aura permis aux Tigre de s’imbriquer naturellement dans un quadruple rideau. Le premier, le brouillage, « fonctionne assez bien ». Suivent les chasseurs, « qui en interceptent un grand nombre et de plus loin, ce qui reste le but premier », note le capitaine Adrien. Les Tigre arrivent ensuite, à 30-40 km des côtes émiriennes. Et si le drone parvient à franchir ces trois boucliers, reste la défense sol-air.
Un drone Shahed 136 abattu par un Tigre français
(Crédits image : État-major des armées / armée de Terre)

Le danger n’est pas absent. Hormis la fatigue et le souci constant de déconfliction, il faut aussi compiler avec de potentielles surprises. « Les drones n’ont pas de couloir, ils arrivaient tout azimut. Pour nous, le principal risque reste le drone qui n’a pas été détecté et qui arrive à la même altitude », pointe le capitaine Adrien. Ce n’est heureusement jamais arrivé, car l’équipage n’est pas vraiment seul. Il opère en contact permanent avec un contrôleur aérien, ses « yeux » dans un ciel surchargé. Cette surveillance constante, c’est un pays allié qui l’aura assurée dans les premiers instants de l’opération, le temps d’intégrer un contrôleur tactique français dans le dispositif.

En cas d’écho radar suspect, c’est ce contrôleur qui envoie le Tigre vérifier in situ. « Le but, c’est de détecter et d’être guidé au plus tôt », résume le capitaine Adrien. La procédure est ensuite bien rodée : se placer en poursuite et en surplomb, identifier le modèle grâce au viseur de toit Strix et, une fois l’aval reçu, ouvrir le feu. La simplicité n’est qu’apparente, car il faut tenir compte des navires et infrastructures éventuellement présents dans l’arrière plan et susceptibles d’être touchés l’obus manquant sa cible. Tout l’enjeu consiste donc à trouver le bon angle et le bon moment pour déclencher le tir. Malgré les précautions, tout ne se passe pas toujours comme prévu. L’élongation et le vent peuvent amener à devoir poursuivre le drone au dessus du sol, de quoi complexifier le tir sans pour autant l’interdire.

S’ils agissent dans l’ombre, rien ne décolle sans ces mécaniciens, contrôleurs et autres experts de la météo présents au sol. Avionicien armement au sein du 5e RHC, le maréchal des logis-chef Kevin a l’habitude des opérations extérieures. Mais, contrairement à celles conduites dans le Sahel, la mission dans le Golfe s’inscrit dans l’urgence, dans un cadre nativement interalliés et dans un environnement un peu différent. Il fallait pouvoir s’approprier un lieu qui est tout sauf une base aérienne émirienne et y installer au plus vite les équipements de soutien nécessaires. Le survol maritime des Tigre amène son lot de travail supplémentaire. « Qui dit environnement marin dit sel et qui dit sel dit rouille », explique le chef Kevin. Ce paramètre nécessite de graisser davantage la mécanique et de laver plus régulièrement les machines pour retirer l’excédent de sel. Sans oublier ce sable qui s’insinue partout, jusque dans le canon. « Il faut garder la concentration à son maximum. On s’entraîne pour cela », relève-t-il.
De l’expérimentation au déploiement sur frégate

« Ce qu’il faut retenir, c’est la réactivité dont ont fait preuve les régiments de la brigade, en particulier le 5e RHC, pour mettre sur pied cette capacité. (…) Sur ordre de l’état-major de l’armée de Terre, la brigade a été en mesure de préparer une capacité robuste de LAD à partir du Tigre en une dizaine de jours », indique son commandant. Tous étaient formés et déployés deux semaines à peine après le déclenchement du conflit. « Une procédure très claire a pu être définie en très peu de jours quand l’opération au Proche et Moyen-Orient a été déclenchée », poursuit le patron du Primus Primorum.

Ce type d’engagement était en réalité dans les cartons depuis un moment. Depuis 2022 et le déclenchement du conflit russo-ukrainien, l’ALAT réfléchit à adapter son cadre d’emploi aux nouveaux enjeux opérationnels amenés par ce conflit. L’usage massif des drones en fait partie. Lutter contre ceux-ci rentre dès lors d’emblée dans la boucle des réflexions. L’ALAT a pu mener une campagne expérimentale sur le site de l’île du Levant de DGA Essais de missiles à l’été 2025. La DGA disposait d’un drone cible ad-hoc, les régiments d’une gamme d’effecteurs. Bref, « c’était une opportunité », note le colonel Erbland. Ses Tigre auront été les premiers à neutraliser des drones de cette manière. Le jalon est resté sous les radars mais l’intérêt étant vérifié, un mandat exploratoire a été confié dans la foulée au 5e RHC, chargé de définir des concepts d’interception à partir du Tigre, mais aussi de la Gazelle armée d’une mitrailleuse Gatling et du Caïman armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm.

Chaque appareil a ses avantages, mais la menace rencontrée dans le Golfe exigeait de miser en priorité sur le Tigre. Pourquoi ? Pour sa vitesse et les performances accrues de son canon. Avec une portée efficace de 1500 m, il permet de rester à bonne distance de la « boule de feu » produite par le Shahed. Sa conduite de tir, ensuite, « change tout ». Il suffit de placer le croisillon de la caméra sur la cible et le processeur se charge d’aligner le canon selon la vitesse et le vent. « C’est une conduite de tir fabuleuse », souligne le capitaine Adrien. Ses obus de 30 mm, enfin. Les équipages ont pu toucher les nouveaux obus explosifs incendiaires (OEI) juste avant leur départ. Débloqué pour l’occasion, cette munition conçue pour exploser à l’impact s’est révélée mieux adapté à la LAD que l’obus semi-perforant explosif incendiaire (OSPEI) auparavant privilégié. « Nous en sommes très contents », précise le chef de bord du 5e RHC.
Précurseur sur la question, le 5e RHC a armé l’essentiel du contingent envoyé en mars au Proche et Moyen-Orient

« Les opérations agissent ainsi comme un véritable accélérateur de nos capacités », relevait le général Hautreux. Non seulement le domaine d’emploi du Tigre évolue, mais son armement aussi. Après l’obus OEI, la DGA et l’armée de Terre se sont attachés à adapter la gamme d’effecteurs. Le déploiement dans le Golfe aura ainsi accéléré le retour du missile MISTRAL. Abandonnée depuis quelques années, cette capacité revient avec le MISTRAL 3. Des essais d’intégration ont été conduits dès le mois de mars à Cazaux (Gironde) sur un Tigre Mk II par les équipes de DGA Essais en vol. Avec une vitesse d’interception dépassant Mach 3, il sera utile « si on ne peut pas se permettre d’attendre » pour intercepter un drone avant que celui-ci ne survole une zone à forte densité de population. Sa charge militaire de 3 kg assure au passage la destruction complète du drone.

La satisfaction du travail accompli est palpable dans les rangs. « Un militaire a vocation à être déployé. Il n’y a donc rien de plus satisfaisant que de mettre en oeuvre tout ce que j’ai pu apprendre », relève le capitaine Melchior, seul chef de bord Tigre projeté par le 1er RHC. Avec une cinquantaine d’heures de vol au compteur, celui qui est aussi chef de patrouille a vécu sa première OPEX. Bien qu’ayant participé à deux campagnes de tirs, « j’étais à des années lumières de me dire que je serai dans le Golfe deux semaines plus tard pour appuyer nos alliés », admet-il. « C’est la mission, nous sommes là pour ça », estime pour sa part le capitaine Adrien au terme d’une soixantaine d’heures au-dessus des eaux émiriennes.

Ce chapitre ne se referme pas pour autant pour le personnel revenu en France. D’autres prennent et prendront la relève. Il s’agit donc de propager les retours d’expérience et d’adapter l’entraînement pour être « encore plus efficaces ». Le capitaine Melchior est ainsi à l’origine d’un nouveau scénario aujourd’hui injecté dans les simulateurs d’entraînement. « Nous avons créé un scénario par retour d’expérience du type de combat qui a été mené dans le Golfe, avec notamment une zone maritime très saturée en navires », précise son chef de corps.

Surtout, les résultats obtenus par les Tigre déployés ont fini de convaincre la Marine nationale. « En parallèle, la brigade s’entraîne à opérer ses hélicoptères pour des missions de lutte anti-drones à bord des frégates de la Marine nationale en vue d’une participation éventuelle à une opération d’envergure dans la région qui viserait à sécuriser la liberté de navigation », déclare le général Hautreux. Une telle opération est justement en préparation à l’initiative de la France et du Royaume-Uni pour sécuriser le détroit d’Ormuz. En attendant que ce scénario se vérifie, l’intérêt est palpable du côté des équipages. « Nous avons l’habitude d’être embarqués (…) Ce sera forcément du positif. C’est en train de mûrir mais cela va ouvrir des perspectives auxquelles nous n’avions pas accès jusqu’à présent », analyse le capitaine Adrien.

S’ils ont l’habitude d’opérer depuis les portes-hélicoptères amphibies, les équipages de Tigre ne sont pas formés à l’appontage sur les petites plateformes. Autre exemple d’accélération, cette compétence « a pu être obtenue rapidement grâce à la convergence des efforts », annonce le commandant de la 4e BAC. Une fois le domaine de vol ouvert par les marins, les travaux ont pu démarrer en s’appuyant sur un pilote d’essai de la Marine nationale. Deux pilotes instructeurs et quelques pilotes de l’ALAT ont été qualifiés jusqu’à présent. « Nos Tigre sont en mesure de sécuriser les déploiements des bâtiments de la Marine nationale face aux drones aériens mais pas seulement, aussi face aux drones navals et face à d’autres petites embarcations », assure désormais le général Hautreux. De quoi ajouter encore une autre corde à l’arc de l’aérocombat.
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June 7, 2:54 PM
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« Une réussite de 100 % » : le succès de l’hélicoptère Tigre dans la lutte anti-drones

« Une réussite de 100 % » : le succès de l’hélicoptère Tigre dans la lutte anti-drones | LAD & C-UAS | Scoop.it
De retour du Golfe, où ils ont été déployés deux semaines après le début de la guerre en Iran, le 1er et le 5e régiment d’hélicoptères de combat ont prouvé leur efficacité face aux redoutables drones Shahed.
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June 5, 1:41 AM
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Un hélicoptère Caracal de l’armée de l’Air & de l’Espace a effectué ses premiers tirs antidrones

Un hélicoptère Caracal de l’armée de l’Air & de l’Espace a effectué ses premiers tirs antidrones | LAD & C-UAS | Scoop.it
En mars 2024, l’hélicoptère AS.565SA Panther de la Flottille 36F, embarqué à bord de la frégate Alsace, fit parler de lui en abattant un drone Sammad, lancé depuis le Yémen par les rebelles houthistes, dans le cadre de l’opération Aspides. Plus récemment, des Tigres de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] ont démontré leurs capacités en matière de lutte antidrone aux Émirats arabes unis, alors que, initialement, ils n’étaient pas prévus pour un tel emploi.

Quant à l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE], elle disposait seulement d’hélicoptères Fennec pour neutraliser des drones hostiles. Ce ne sera bientôt plus le cas.

En effet, ce 4 juin, le ministère des Armées a annoncé que, lors d’une campagne d’essais à Biscarrosse, elle venait d’expérimenter «les premiers tirs sur des cibles aériennes de type ‘drone’ depuis un hélicoptère H225M Caracal», grâce à son armement de sabord, en l’occurrence le canon SN20 de 20 mm.

Jusqu’alors, il n’était possible d’utiliser cet armement qu’en mode air-sol, pour assurer la protection de l’hélicoptère et de ses abords ainsi que pour des missions d’appui-feu au profit des troupes au sol. Son «emploi air-air, pour une mission de lutte antidrone [LAD], est une première et a été couronné de succès», se félicite le ministère des Armées, pour qui cette évolution élargit l’éventail des capacités du H225M Caracal et, partant, ses «possibilités d’emploi» tant sur le territoire nationale qu’en opérations extérieures.

«Elle complète aussi, de fait, l’arsenal de l’AAE dans le domaine de la lutte antidrone et contribue à développer une défense aérienne élargie et multicouche», a-t-il fait observer.

Cette adaptation capacitaire augmente les possibilités d’emploi du Caracal, sur le territoire national comme en opérations extérieures.

Pour rappel, en métropole, le Caracal est mis en œuvre par l’escadron 1/67 «Pyrénées» qui, basé à Cazaux, fait partie des forces spéciales. En outre, en 2023, Airbus Helicopters avait fait part de son intention de doter cet hélicoptère d’une nacelle « canon » NC 621, produite par KNDS France, afin de lui donner une capacité de tir vers l’avant.

Quoi qu’il en soit, ces dernières semaines, avec l’appui de la Direction générale de l’armement [DGA] et de son Centre d’expertise aérienne militaire [CEAM], l’armée de l’Air & de l’Espace a entrepris de développer plusieurs solutions en matière de lutte antidrone, l’objectif étant de diminuer le coût par tir, d’économiser des missiles air-air MICA et d’être en mesure d’apporter une réponse graduée, en fonction des menaces et des contextes d’emploi [police du ciel, défense aérienne, mesures de sûreté aérienne].

Ainsi, récemment, un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper a effectué, avec succès, des tirs d’expérimentation sur une cible de type «drone» avec des missiles AGM-114 Hellfire. En outre, des travaux sont en cours pour permettre aux Rafale de tirer des roquettes à guidage laser, beaucoup plus économiques qu’un missile air-air classique.

«Nous travaillons actuellement sur la conduite de tir du Rafale, afin que le canon permette de tirer sur des cibles lentes et très petites avec plus de précision. Nous sommes également en train de travailler sur l’intégration de roquettes, qui coûtent très peu cher par rapport à un missile. Ces travaux sont en cours sur les Tigre et sur les Rafale, dans le cadre d’un effort actif engagé avec la DGA sur plusieurs mois», a effet expliqué le général Fabien Mandon, le chef d’état-major des armées [CEMA], lors d’une récente audition au Sénat.

Par ailleurs, en faisant manifestement allusion à un article du Canard Enchaîné qui évoquait une «rivalité» entre l’armée de Terre et l’AAE dans le domaine de la lutte antidrone, le CEMA a fait une mise au point.

«J’ai lu un article […] évoquant une rivalité entre les hélicoptères Tigre et les avions Rafale. Cet article ne recouvre aucune réalité. Il existe au contraire une très bonne dynamique entre nos armées. Ce qui compte, c’est le résultat, pas l’armée qui l’obtient. Nous sommes là pour la protection des Français et pour respecter nos accords de défense. Dans ce cadre, tout ce qui est possible est fait. Les Tigre faisaient partie de notre solution et ont obtenu de bons résultats», a conclu le général Mandon.
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