Kunming-Yunnan
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January 11, 2020 2:56 PM
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Li Kunwu, une histoire dessinée de la Chine

Li Kunwu, une histoire dessinée de la Chine | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Maître du lavis et de l’encre de Chine, le dessinateur Li Kunwu raconte l’histoire de la Chine depuis l’arrivée au pouvoir de Mao jusqu’à aujourd’hui. Un témoignage profondément humain des bouleversements de ce pays.
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October 22, 2019 11:59 AM
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Aujourd'hui, pas question de se reposer... - Sylvie Henrionnet Massot | Facebook

Aujourd'hui, pas question de se reposer... - Sylvie Henrionnet Massot | Facebook | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Aujourd'hui, pas question de se reposer pendant les vacances : c'est révision d'histoire.

Intéressons-nous à la ville de Mengzi au sud du Yunnan.

Anciennement Mong Tseu, Mengzi se trouve à 25
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October 2, 2019 4:09 AM
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La Chine maritime et navale (1/7) : les aventures de Zheng He

La Chine maritime et navale (1/7) : les aventures de Zheng He | Kunming-Yunnan | Scoop.it
En République populaire de Chine, l'amiral Zheng He est un héros. Il y a six siècles, l'empereur Yongle le dépêche aux confins du monde connu, de l'Inde à l'Afrique en passant par le Moyen-Orient, à la tête d'une imposante flotte.
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August 25, 2019 4:37 AM
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Comptes rendus | Cairn.info (cairnweb1)

Comptes rendus | Cairn.info (cairnweb1) | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Gregorio Salinero, Manuelo Águeda García Garrido, Radu G. Paun (dir.). Paradigmes rebelles. Pratiques et cultures de la désobéissance à l’époque moderne. Peter Lang, collection « Histoire des mondes modernes », 2018, 634 p. 1 Les vingt-deux contributions ici réunies sous la co-direction de Gregorio Salinero, Manuelo Águeda García Garrido, et de Radu G. Paun s’inscrivent dans la collection « Histoire des mondes modernes », qui veut proposer un dialogue entre les historiographies, et les disciplines. Dans cet esprit, l’ouvrage ambitionne de proposer un tour d’horizon des paradigmes rebelles, expression permettant, comme le souligne Manuelo Águeda García Garrido dans la conclusion, de regrouper sous un terme commun le riche lexique des rébellions. La notion de paradigme est définie par Gregorio Salinero, dans une acception volontairement souple, comme « les manières de voir le monde, les systèmes de représentation partagés, l’ensemble d’expériences et de croyances qui influencent le comportement des rebelles » (p. 32). Deux propos introductifs (Tomás A. Montecón Movellán et Gregorio Salinero) posent un cadre épistémologique nourri sur la notion de rébellion, avec une solide définition conceptuelle de la notion, en même temps qu’ils en montrent les différentes formes. Le point de vue adopté est d’analyser les discours des désobéissances dans leurs contextes, les comportements des protagonistes et les formes des mouvements. L’ouvrage s’articule autour d’études de cas, et d’études transversales, qui entendent ainsi, à travers un champ chronologique et géographique large, offrir un panorama complet des rébellions, chaque étude comprenant une bibliographie. 2 L’ambition est ainsi de réunir les rébellions, et d’en dégager les traits communs, ce que révèle le plan choisi, autour de cinq parties. La première interroge les discours et les représentations produits sur ces rébellions. Deux études sont transversales, ainsi de l’examen par Matteo Provasi du vocabulaire de la révolte en Italie du xive siècle au xviie siècle, et de la contribution de Cristina Fontcuberta i Famadas qui examine le discours iconographique, étudiant à la fois les images produites par les pouvoirs européens et celles produites par les rebelles, soulignant la manière dont les rebelles usent des codes sociaux et culturels de leur époque pour transmettre leur message. Les deux autres contributions sont des études de cas, qui permettent d’aborder le discours de justification des rebelles : Angela de Benedictis souligne, dans son étude comparée des discours des rebelles catalans de 1640 et napolitains en 1647, certains traits communs comme le désir de ne pas se présenter comme désobéissants vis-à-vis du pouvoir espagnol ; Corinne Péneau, étudie quant à elle le discours de justification autour de la crise entre l’Église et le roi de Suède déclenchée en 1432 sur la nomination au diocèse d’Uppsala, qui aboutit à la révolte de 1434. 3 La seconde partie s’attarde sur des « pratiques » de la rébellion, dégageant les caractéristiques de différents cas : l’étude de Fabrice Micallef sur l’appel aux puissances étrangères pendant les guerres de religion en France permet d’aborder une « expérience politique singulière » (p. 196), dont il montre les motivations, mais aussi les répercussions géopolitiques, en termes notamment d’action diplomatique, avant de proposer un bilan nuancé de ces interventions. Yves Junot et Violet Soen reviennent sur la révolte des Pays Bas pour souligner un « mouvement polymorphe et évolutif » (p. 205) à partir du cas des provinces francophones, mettant en évidence la complexité du jeu des acteurs et les différentes négociations. La comparaison que dresse Luis Salas Almela entre la rébellion du duc de Medina Sidonia en 1641 et celle du prince de Condé lors de la Fronde offre quant à elle une réflexion sur les motivations des rébellions des puissants. L’auteur souligne les caractéristiques communes des deux rébellions, ainsi que les conditions politiques qui conduisent à la révolte, décrivant l’aspiration au pouvoir des deux princes, le contexte politique fragile et ouvert aux opportunités dans lequel ils évoluent, ou encore le rôle des clientèles. Enfin, Tomás A. Mantecón Movellán, à partir d’exemples de désobéissances au Chili au xviiie siècle, en comparaison avec d’autres cas au xixe siècle, veut montrer toute la pluralité du phénomène. 4 La troisième partie envisage cette fois les « doctrines et projets », en examinant les motifs guidant l’action des rebelles. Deux contributions se placent avant tout dans l’analyse des buts affichés des rebelles. Juan Francisco Pardo Molero revient sur deux rébellions à l’orée des années 1520, les Communidades et les Germanías, mettant en évidence dans les deux mouvements la mise en avant de la valeur de communauté, marquant le désir d’une union censée ramener des temps meilleurs. L’analyse d’une autre rébellion en Aragon, en 1591, est l’occasion pour Jesús Gascón Pérez de souligner la complexité de l’idéologie politique des rebelles, qui comprend certes le désir de défendre les fueros et les libertés, mais aussi une fidélité au souverain, un respect de l’ordre établi, une critique du mauvais gouvernement ou encore l’expression d’un sentiment patriotique. Deux contributions étudient d’autres modalités de rébellion : l’étude sur la rébellion de Dionysos le Philosophe en Epire en 1611 face à l’Empire ottoman souligne l’importance de la dimension prophétique dans les soulèvements (Eleni Gara), tandis que l’examen des prédicateurs séditieux en Espagne entre 1563 et 1700, en Castille, donne l’occasion à Manuelo Águeda García Garrido d’interroger la manière dont les discours en chaire ont pu être des espaces de désobéissance. Enfin, l’étude d’Alicia Esteban Estríngana sur la conjuration flamande de 1632 montre l’écho que purent avoir les projets rebelles sur la scène internationale, puisque le traité de 1635 entre la France et les Provinces-Unies reprit certains des plans d’action déjà envisagés par les rebelles. 5 La quatrième partie, sous le titre « rébellions lointaines », élargit le regard, dans un esprit comparatiste, en donnant à voir les modalités de révolte dans les espaces extra-européens. L’étude sur les rébellions dans le khanat de Crimée (Natalia Królikowska-Jedlińska, à partir d’une typologie des rébellions selon l’ennemi principal, et en se fondant sur trois périodes chronologiques, met en évidence la complexité des rébellions dans cet espace, soulignant ainsi les difficultés pour les khans de contrôler leurs puissants vassaux dont les ressources militaires et financières permettaient de s’opposer à eux, outre qu’ils pouvaient entreprendre des rébellions légales par leur opposition au khan lors des assemblées des nobles (kurultay), à quoi s’ajoutait le jeu des puissances voisines, notamment l’Empire ottoman. Corinne Lefèvre propose quant à elle, sur le cas des désobéissances des élites mogholes des xvie et xviie siècle, de nuancer les traditions historiographiques, en mettant en avant « la gamme des désobéissances » (p. 486). Hélène Vu Thanh se tourne vers le Japon, et montre que « la mission franciscaine du Japon se construit […] sur le paradoxe de la désobéissance » (p. 524), vis-à-vis de la papauté, et du souverain Philippe III. Radu G. Paun revient sur les révoltes balkaniques, montrant, à travers elles, « la construction des idées et des stéréotypes » sur l’ennemi ottoman, et les orthodoxes « frères ennemis des latins » (p. 424). Enfin, Bertrand van Ruymbeke se tourne vers les colonies à propriétaire dans l’Amérique du nord, analysant l’emprise de plus en plus grande de la métropole sur ces colonies, à quoi participent les colons dans leur opposition aux Propriétaires. 6 La dernière partie adopte le point de vue du pouvoir, sous le titre de « la judiciarisation du politique ». La contribution d’Andreas Würgler offre une réflexion sur les modalités de « la gestion des révoltes par les autorités » (p. 529), proposant trois concepts heuristiques pour l’analyse : la criminalisation, qui « désigne la nouvelle gestion des révoltes par l’État moderne en construction autour de 1500 » (p. 536), la judiciarisation, modalité de gestion employée avant tout dans l’Empire, la négociation, qui s’exerce plutôt dans la Confédération suisse. Les trois autres études montrent les relations entre les pouvoirs et les rébellions : Laurent Tartenko suit l’émergence de la « culture rebelle » des cosaques zaporogues, dont les rébellions sont aussi « un espace de négociation entre le prince et ses sujets » (p. 586) ; partant du cas des marins jacobites arrêtés en 1692, auxquels on refuse la qualité de prisonniers de guerre, et qui sont jugés comme traîtres, Solange Rameix montre comment le nouveau souverain, Guillaume III, a renforcé sa légitimité en définissant l’obéissance et la désobéissance ; le cas de Philippe de Longvilliers de Poincy, gouverneur de Saint-Christophe et commandeur de l’Ordre de Malte, qui se soulève en 1645 aux Antilles, offre à Éric Roullet l’occasion de s’interroger sur « la capacité des élites à résister à la puissance royale qui se veut absolue » (p. 607). 7 La richesse des études et l’ampleur chronologique et géographique, permettent d’appréhender le phénomène dans toute sa complexité. La réunion des études autour de grandes thématiques structurantes, et les longs propos introductifs et conclusifs assurent une unité à l’ensemble. Outre les cas étudiés, qui offrent des points de repères et de comparaisons, la conclusion de Manuelo Águeda García Garrido qui revient sur la notion de paradigmes rebelles ouvre plusieurs pistes fécondes pour l’histoire comparée des phénomènes rebelles : on peut mentionner la question de la « psychologie commune » (p. 613) des mouvements, celle de l’extension géographique, mais aussi les temporalités des rébellions, ou encore la question des cultures politiques. Cet ouvrage est donc un important jalon historiographique pour l’étude du phénomène rébellionnaire à l’époque moderne, qui rendra au surplus des services importants pour la question d’histoire moderne mise aux concours d’enseignement de 2019-2020. 8 Damien Fontvieille Vladimir Shishkin [Chichkine] . Frantzuzski korolevski dvor v XVI veke. Istoria instituta [La Cour de France au xvie siècle. Histoire d'une institution]. Saint-Pétersbourg, Eurasia, 2018, 544 p., en russe avec une table de matières en français 9 Dans son nouveau livre, Vladimir Shishkin [Chichkine], historien russe et auteur de l’ouvrage La Cour du roi et la Lutte politique aux xvie et xviie siècles (2004), poursuit ses investigations sur la cour de France. Il considère la cour comme une institution en cours d’évolution, dont les changements organisationnels traduisent les préoccupations du pouvoir royal en quête d’affirmation. Sa recherche s’appuie sur l’analyse approfondie des actes officiels - règlements et états des maisons royales - dont de nombreux exemplaires sont disponibles à la Bibliothèque Nationale de Saint-Pétersbourg (fond Doubrovsky), aussi bien que sur la correspondance et les mémoires des contemporains. 10 L’historien s’interroge tout d’abord sur la genèse de la cour royale, du Moyen Âge aux premiers Valois. Il soutient que si la cour du roi de France avait subi une certaine influence de la cour de Bourgogne au niveau de l’esthétique ou de l’organisation de grandes cérémonies (entrées, baptêmes, funérailles), étant structurellement différente, elle n’a pas été son héritière en ce qui concerne l’étiquette ou l’organisation de la maison du roi. La cour royale française s’est constituée à partir de l’héritage médiéval et des emprunts aux différents cours européennes, royales et princières, grâce à l’action des rois soucieux de renforcer leur pouvoir grâce à la création d’une cour unie et autonome et dans le contexte d’un dialogue constant avec la noblesse. Il montre ainsi que les premiers Valois, François I et Henri II, abandonnent la pratique de création de charges et de rétribution des courtisans par ordonnance, acte qui devait être enregistré au Parlement de Paris et limitait donc, symboliquement, le pouvoir du roi sur sa cour. Dès le règne de Louis XII, on voit, en revanche, l’apparition d’un nouveau type de document, l’état de la maison du roi, qui liste les détenteurs des charges à côté de leur salaire afin de permettre au roi d’effectuer un contrôle annuel sur son personnel. François I, désireux d’agrandir sa cour et de lui accorder une autonomie juridique, crée de nouvelles charges - notamment dans la chambre et la chapelle – et promeut la cour des dames de la famille royale dont les serviteurs reçoivent désormais les mêmes privilèges juridiques et fiscaux que ses propres domestiques. Quant à Henri II, il reconnaît le caractère non destituable des offices domestiques par delà la mort du roi (édit de 1554), en les rapprochant en dignité des autres offices du royaume. Le roi en exerce pourtant le contrôle : si la destitution n’a lieu que dans des cas très précis (haute trahison, par exemple), le roi peut amener un courtisan malvenu à la renonciation ou encore vider la charge de sa fonction. Selon Vladimir Shishkin, ces dispositifs ont transformé en profondeur la cour royale en l’unifiant et en l’érigeant en une véritable institution contrôlée par le roi. 11 L’auteur s’intéresse ensuite à l’évolution de la cour de France pendant les années de régence de Catherine de Médicis et le règne de Charles IX. Il consacre plusieurs pages à la maison de la reine mère, où la part des femmes était importante, sans toutefois dépasser le nombre global des hommes à son service. Avec une hiérarchie comparable aux services réservés aux hommes, rétribuées de la même façon, les dames et les filles de la reine ont ainsi été introduites au cœur de la vie politique et ont gagné en importance sociale et économique. L’étude prosopographique du personnel des maisons royales montre que le service au roi et aux membres de sa famille est alors considéré comme une entreprise familiale et héréditaire. Les familles entières servent à la cour, occupant les positions plus ou moins importantes dans la hiérarchie – même si le personnel masculin de la maison de la reine-mère est, en moyenne, moins titré que celui du roi –, souvent en cumulant les charges : ainsi de nombreuses dames de Catherine de Médicis faisaient partie de la maison des épouses des rois. La qualité du courtisan est affirmée non seulement par ses privilèges, mais aussi par les documents spécifiques (lettres de confirmation, billets) et par les signes de distinction visibles (vêtements, jetons), ce qui permet de parler de la naissance de la société de cour bien avant le xviie siècle (N. Élias). La gestion de la cour de plus en plus nombreuse constitue un véritable sujet de réflexion pour la reine-mère et son fils qui cherchent les moyens à réguler l’espace curial en vue de pacification du royaume. Ainsi, suite aux demandes des États généraux de 1560 sur la réduction des dépenses de la cour, Catherine de Médicis n’hésite pas à solliciter l’ambassadeur de France en Espagne, en lui demandant de se procurer du règlement de la cour de Philippe II et de se renseigner sur les modalités de l’organisation des voyages du roi. Charles IX tente d’ordonner et de sécuriser la cour à plusieurs reprises, notamment à travers plusieurs Ordres-Règlements qui fixent les conditions de recrutement des officiers et leurs obligations, l’étiquette quotidienne et les règles d’accès à la résidence royale et au roi. L’importance stratégique de la cour se lit dans la tentative du jeune duc Henri de Guise d’en prendre le contrôle au lendemain du massacre de la Saint-Barthélemy qui ébranle les fondements de cette institution. Grand Maître de France, il présente au roi un mémoire dans lequel il plaide en faveur de la restauration des anciens pouvoirs de son office, et plus concrètement la main mise sur le recrutement des officiers domestiques, le contrôle de l’accès des ambassadeurs et des Français à la personne royale aussi bien que de le maintien de l’ordre et de la sécurité du roi. Une telle concentration des pouvoirs aurait fait du Grand Maître un officier omnipuissant, capable d’imposer sa politique au roi. 12 Si nous n’avons pas gardé la trace de la réponse de Charles IX, son successeur Henri III, encouragé par sa mère – V. Shishkin partage l’analyse des historiens qui considèrent que la célèbre lettre de Catherine de Médicis sur l’organisation de la cour lui était adressée – a du s’opposer à ces prétentions et publier sa volonté à reprendre la cour en main dès son retour dans le royaume, en août-septembre 1574. L’analyse détaillée des articles du duc de Guise et de la réponse d’Henri III aussi bien que l’examen des premières mesures prises par le roi constituent l’un des points forts de l’ouvrage. L’historien explique l’obsession réglementatrice du souverain par le sentiment de l’urgente nécessité à discipliner les courtisans, à chasser de la cour les éléments de discorde et à l’ordonner autour de la majesté royale totalement autonome dans ses décisions. Il rappelle que Henri III a réussi à esquisser, dans son dernier Règlement général (1585), une sorte de société idéale – où, pour la première fois, figuraient les représentants des trois États –, parfaitement hiérarchisée, pacifiée et théâtralisée. 13 L’auteur consacre également un chapitre à l’étude de l’organisation et de la composition de la cour de Marguerite de Valois qui se sépare de la cour royale en 1578, avec son départ à Nérac. Crée sur le modèle curial des Valois et financée par la couronne, peuplée des dames et des gentilshommes de la noblesse un peu plus modeste tout en tenant compte des intérêts politico-religieuses du pouvoir royal, cette cour fonctionne tout d’abord comme un nouvel espace de pacification au sud de la France, puis comme une cours médiatrice, avant de se marginaliser à partir de 1585. Mais, malgré de longues tribulations dues à l’opposition de Marguerite à son frère puis à son mari, cette dernière représentante des Valois a bien joué le rôle de transmission de la culture de la cour à son retour à Paris en 1605. En effet, son ancien époux Henri IV qui a reconstitué les structures curiales de son prédécesseur, respectant pour la majorité des cas, le principe de l’inamovibilité de charges afin de souligner la transmission du pouvoir royal, intègre la cour de son ancienne épouse à la cour de France et n’hésite pas à solliciter ses compétences, notamment dans l’organisation des festivités à la mode de Valois. 14 Ce livre très riche qui entretient un dialogue constant avec une historiographie internationale vaste et actuelle présente un grand intérêt pour les lecteurs russes car il s’agit d’une véritable somme de connaissances sur la cour royale de France. Il intéressera également le public français car il aborde des thématiques encore peu étudiées, comme l’organisation de la cour de Charles IX et de Catherine de Médicis, leurs tentatives de sa mise en ordre ou encore les prétentions d’Henri de Guise. On ne peut regretter que l’absence de l’index des noms propres car l’aspect prosopographique de l’ouvrage constitue l’un de ses nombreux atouts. 15 Tatiana Debbagi Baranova Jean-Paul Clément. Bertin ou la naissance de l’opinion. Paris, Éd. de Fallois, 2018, 375 p. 16 De Louis-François Bertin (1766-1841), chacun connaît l’impressionnant portrait peint par Ingres en 1833 ; mais nul n’avait encore présenté une biographie à la mesure du personnage, figure majeure de la presse française du xixe siècle. C’est désormais chose faite avec le beau livre que lui consacre Jean-Paul Clément, fin connaisseur de Chateaubriand, collaborateur le plus célèbre du journal créé par « Monsieur Bertin ». 17 Premier des quatre fils d’un ancien militaire vivant dans l’entourage ami des « Lumières » du duc de Choiseul, Bertin l’Aîné, comme on l’appellera, traverse non sans risques avec son troisième frère, connu sous le nom de Bertin de Vaux, une Révolution dont tous deux condamnent la dérive jacobine à travers un journal, L’Éclair, avant l’acquisition d’une feuille née en 1789, le Journal des débats. Malgré ses penchants royalistes, celui-ci réussit à survivre sous le Consulat avant de devenir Journal de l’Empire sous la direction de Fiévée. Avec la Restauration et passé l’intermède des Cent Jours, les Débats retrouvent et leur titre et leurs anciens propriétaires, soutiens affirmés d’un régime représentatif dont ils attendent maintien de l’ordre mais aussi respect d’une certaine liberté pour la presse. L’auteur nous entraîne alors à travers les péripéties politiques de l’époque et tout spécialement les débats suscités par les lois successives sur la presse. Emboitant le pas à Chateaubriand, le journal de Bertin se rapproche du Conservateur et tonne contre Decazes, contribuant à sa chute après l’assassinat du duc de Berry. Il soutient ensuite dans sa « défection » son illustre collaborateur renvoyé par le roi en 1824 et fait campagne contre Villèle. Devenu ainsi une vraie puissance, un « quatrième pouvoir » dirions-nous aujourd’hui, capable d’ébranler sinon de renverser un ministère, le journal s’affirme en même temps comme une référence littéraire, Bertin, bien que fidèle aux auteurs classiques, sachant reconnaître les nouveaux talents et contribuant à consacrer les phares du romantisme. 18 Très hostile au ministère Polignac, un article assassin lui valant un procès en 1829, le Journal des débats, « royaliste dans la forme mais constamment libéral dans le fond », se rallie sans trop de peine à la Monarchie de Juillet, dont il va devenir le principal organe d’opinion. C’est alors que Bertin, portraituré par Ingres, devient en quelque sorte  la « figure éponyme » d’une bourgeoisie conservatrice mais attachée aux libertés. Son domaine des Roches, près de celui de Chateaubriand à la Vallée-aux-Loups, est un cénacle fréquenté par Hugo, Lamartine, et son journal s’affirme comme « l’arbitre des belles lettres ». 19 « Ordre et liberté », tel restera tout au long du XIXe siècle le credo des Débats avec, parmi les principaux collaborateurs, de grandes figures de l’orléanisme comme Silvestre de Sacy ou Saint-Marc Girardin. Bertin l’Aîné meurt en 1841, précédant de peu son cadet Bertin de Vaux promu pair de France, et d’un peu plus Chateaubriand qui, malgré une profonde divergence d’opinion face à Louis-Philippe, lui avait gardé son amitié. Avec seulement 13 000 exemplaires, le tirage des Débats pouvait sembler bien faible à côté de celui de nouveaux concurrents comme La Presse. Mais lu par toute l’élite dirigeante, et jouant de prudence lors des changements de régime, il allait rester une référence très respectée jusqu’en 1940 où son soutien au gouvernement de Vichy devait entraîner sa disparition. 20 Très documenté et bien illustré, l’ouvrage de Jean-Paul Clément offre en annexes des textes inédits sur les Bertin, d’utiles notices biographiques et une liste instructive des collaborateurs du journal. Donc à la fois une solide biographie et une étude de presse sur une feuille de premier plan. 21 Jean-Pierre Chaline Stéphane Malsagne. Au cœur du Grand Jeu. La France en Orient. Charles-Eudes Bonin (1865-1929), explorateur-diplomate. Paris, Geuthner, 2015, 580 p. 22 C’est à une figure très atypique de diplomate, orientaliste et explorateur, que Stéphane Malsagne consacre cet ouvrage de quelque 470 pages, agrémentées d’un riche corpus, iconographique et documentaire (articles et rapports tirés de ses expériences de terrain, extraits de son journal, de sa correspondance diplomatique, discours …). Charles-Eudes Bonin (1865-1929) n’est pourtant pas isolé dans le panthéon des explorateurs-diplomates, où figurent certains de ses contemporains, Auguste Pavie, Jules Harmand et de Dabry de Thiersant, mais il était moins connu qu’eux jusque-ici. Le mérite de cette biographie, passionnante, dense et très érudite avec de nombreux éclairages historiques sur ces contrées extra-européennes, est d’en avoir saisi l’intérêt et la complexité. Poète inspiré par les auteurs symbolistes et anticonformistes de la fin du xixe siècle, ce chartiste versé dans les études médiévales s’engage dans une carrière coloniale en Indochine dès 1889, avant de mener deux grandes missions d’exploration en Asie centrale (1895-1897 et 1898-1900). Il est alors un des témoins du Grand Jeu qui oppose les impérialismes russe et britannique pour le contrôle des ressources et des routes stratégiques et au cœur duquel il tente de défendre les intérêts de la France. Il devient surtout le meilleur spécialiste du Turkestan chinois et des royaumes himalayens. Fervent partisan de l’aventure coloniale, l’explorateur s’est mis au service de l’expansion française en Indochine en cherchant de nouvelles routes commerciales, notamment au Yunnan. Excellent connaisseur de l’Islam asiatique, il n’a eu de cesse de plaider en faveur d’une politique musulmane de la France non circonscrite à l’Afrique du nord. 23 L’ouvrage s’organise en deux parties qui correspondent aux deux vocations -exploration et diplomatie- de Charles-Eudes Bonin, de part et d’autre de la date charnière de 1901, même si elles se sont parfois entremêlées. Les premiers chapitres suivent les pas de l’explorateur, affecté par l’administration coloniale au Tonkin et en Annam (1889-1893), où il participe à la mise en œuvre du protectorat et à la pacification de régions encore hostiles. Il mène alors des missions au Laos dans un but à la fois scientifique, commercial et politique pour lutter contre les Siamois dont dépendaient les royaumes laotiens, contrer l’influence britannique et établir des relations avec les provinces du sud-ouest de la Chine. Il conçoit en même temps un programme de mise en valeur des territoires rattachés à l’empire, après le traité franco-siamois du 3 octobre 1893. Un voyage aux îles malaises et à Sumatra, alors en proie à la guerre d’Aceh, le convainc de la nécessité de collaborer avec les populations musulmanes d’Asie. Après un bref retour en métropole, Bonin revient en Indochine où il se voit confier successivement deux missions d’exploration en Asie centrale qui fondèrent sa réputation de spécialiste des peuples et de l’histoire des provinces occidentales chinoises. Il parcourt la Chine du sud au nord puis d’est en ouest, en passant par le Tibet et la Mongolie jusqu’aux portes de la Sibérie et du Turkestan russe. Illustrées par de nombreuses cartes qui permettent de suivre leur progression, ces expéditions menées avec peu de moyens sont parfois détournées de leur vocation scientifique. Bonin voit en effet se dessiner les visées politiques des acteurs locaux qu’il croise : missionnaires, autorités coloniales d’Indochine, diplomates et consuls au Sichuan et à Pékin, soucieux de couper toute communication entre la Chine et l’Inde britannique et d’étendre l’influence française au Tibet. D’où ses démêlés avec le consul à Chongqing (Sichuan) Haas, son adjoint Vaulserre, l’ingénieur en chef des mines Leclère chargé d’étudier la possibilité d’une ligne ferroviaire reliant le Tonkin au Yunnan ou encore ses supérieurs à Pékin et Hanoï. Mais lui-même n’est pas insensible aux perspectives commerciales qu’offrent ces territoires explorés. Le contexte est alors particulièrement difficile, marqué par les révoltes musulmanes du Gansu, l’anarchie et l’insécurité au Tibet, mais surtout la montée de l’hostilité des populations chinoises à l’égard des étrangers et les chrétiens. De ce voyage, l’explorateur tirera son livre Les royaumes des neiges, paru en 1911, sur le peuple tibétain, mais aussi de nombreux relevés cartographiques et topographiques, des notes sur l’organisation de l’armée chinoise, sur les révoltes musulmanes contre le pouvoir mandchou, sur les vestiges archéologiques de la présence nestorienne en Chine… 24 La deuxième partie de l’ouvrage relative à la carrière de Bonin au Quai d’Orsay s’ouvre sur son retour en Extrême-Orient en 1901. Nommé consul à Pékin, il met en place un réseau d’agents de renseignement auprès des dignitaires chinois, défend les intérêts économiques, livre une enquête sur les musulmans en Chine et rédige un rapport sur l’état de la chine au lendemain de la révolte des Boxers. Suivant son ministre, Paul Beau, nommé gouverneur général de l’Indochine, Bonin sert de nouveau dans l’administration coloniale : il accomplit d’abord une mission au Nord-Laos pour y étudier la situation politique, puis au Yunnan pour surveiller les intérêts français liés à la construction de la ligne ferroviaire reliant l’Indochine à la Chine. Nommé en 1904 en Egypte, où la France a renoncé à ses prétentions, il plaide pour le développement d’une action culturelle de la diplomatie française. Il n’en dénonce pas moins les efforts de la Grande-Bretagne pour supprimer les capitulations françaises. Déjà, il élabore l’idée qu’il reprendra par la suite, d’une politique musulmane de la France, avec la création de mosquées et d’écoles musulmanes à Paris et Marseille et l’ouverture d’un bureau des affaires musulmanes au Quai d’Orsay. Envoyé à Constantinople, il s’intéresse notamment au panislamisme, abordé sous un angle politique et dans lequel il voit une menace pour les possessions françaises en Afrique du Nord. Quittant momentanément les rivages de la Méditerranée pour ceux de l’Atlantique, Bonin est promu consul général à Montréal (1912-1918) où il encourage la mobilisation des Canadiens francophones pendant la Grande Guerre, rebutés par la loi sur la conscription de 1917. Après la guerre, Bonin obtient des postes diplomatiques plus importants. Il prend d’abord la tête de la légation de Téhéran où il veut renforcer la présence de la France sur le plan culturel et scientifique, économique, et même militaire. Mais il se heurte à la mainmise britannique sur la Perse à la suite de l’accord anglo-persan du 9 août 1919 et à l’incompréhension de ses administrés lorsqu’il envisage leur évacuation au moment de la percée des troupes bolchéviques au nord du pays. En outre, son analyse s’avère en décalage avec la priorité donnée au Levant dans la géopolitique française. Enfin, le dernier poste extérieur qu’il occupe est la légation de Lisbonne où il échoue à négocier un nouveau traité commercial. Il finit sa carrière comme chef des archives diplomatiques. Sa dernière ambition, celle d’occuper le poste de conseiller technique pour les Affaires musulmanes au MAE, dont il avait été à l’origine, est déçue, même s’il obtint la création d’un Bulletin de la presse islamique dédié à l’actualité du monde musulman et destiné aux agents français à l’étranger. Sa réputation de spécialiste de l’Orient et du monde musulman lui vaut toutefois d’être désigné pour sceller le rapprochement entre la France et l’Afghanistan. 25 La biographie de Stéphane Malsagne rend parfaitement compte des différentes facettes de la personnalité de Bonin, grâce à des dépouillements exhaustifs. Que ce soient les 34 cartons classés par Bonin lui-même et déposés aux archives diplomatiques, sa production scientifique, ses journaux de voyage, sa correspondance officielle, le lecteur ne peut être qu’impressionné par la documentation consultée. Les larges extraits cités, systématiquement commentés par l’auteur, nourrissent une réflexion dense qui embrasse des problématiques et des thématiques très variées. L’ouvrage ne nous laisse rien ignorer des origines familiales de ce fils de médecin, sa formation au contact des archives et dans la grande tradition de l’école méthodique dont il garde le goût pour la compilation des sources, ses qualités d’aventurier, son insatiable curiosité pour l’ethnologie, la cartographie, l’archéologie… Sa proximité avec l’élite républicaine à laquelle contribue son mariage avec Geneviève Camescasse, son implication très active dans le parti colonial, les sociabilités intellectuelles qu’il affectionne ou encore la modération de ses engagements politiques, en donnent un profil assez emblématique du personnel diplomatique du début des xxe siècle. Si sa compréhension très vive des enjeux des territoires où il sert et la finesse de ses analyses sont soulignées, Stéphane Malsagne n’en cache pas moins les erreurs et les échecs de Bonin. Il ne dissimule pas non plus les propos assez caricaturaux, teintés de stéréotypes, sur les indigènes (le Laotien, le « plus paresseux des peuples de l’Extrême-Orient », les Cham, une population « à demi-sauvage ») ou encore la légende noire dont il a été affublé, en raison de son anglophobie trop manifeste au Caire et à Téhéran et de sa gestion parfois autoritaire et paternaliste. Par son érudition et par sa densité, parfaitement maitrisées, l’ouvrage intéressera tout autant les passionnés d’histoire de la colonisation et de la politique étrangère de la France, des explorations et des voyages, que des spécialistes de l’Asie centrale et de la Chine, et de l’Islam asiatique, qui découvriront une belle figure de l’« orientalisme asiatisant ». 26 Isabelle Dasque François Jarrige, Thomas Le Roux. La contamination du monde. Une histoire des pollutions à l’âge industriel. Paris, Seuil, 2017, 470 p. 27 Depuis près d’une quinzaine d’année, l’histoire environnementale connaît un essor certain en France. Après un nombre croissant de travaux reposant sur des archives jusqu’ici peu exploitées, l’heure est maintenant aux premières synthèses couvrant de larges périodes. A bien des égards, La contamination du monde s’inscrit dans cette perspective en proposant une histoire des pollutions dans ses multiples dimensions depuis le xviiie siècle jusqu’aux années 1970, en mobilisant notamment la notion de régulation. 28 L’histoire environnementale remet notamment en cause l’idée d’un grand partage entre l’homme et la nature et postule au contraire la permanence de phénomènes d’interpénétration et de co-construction entre ces deux pôles. C’est la raison pour laquelle l’histoire politique, sociale et culturelle des pollutions proposée par François Jarrige et Thomas Le Roux mobilise également les données sur les polluants et les écosystèmes essentielles à la compréhension des phénomènes évoqués. Signalons que cette approche foisonnante n’empêche cependant pas le livre d’être accessible y compris par des non-spécialistes. 29 Interpellés par la crise environnementale contemporaine, les historiens qui s’inscrivent dans ce champ historiographique s’efforcent d’en comprendre les ressorts, les rythmes et les mécanismes à diverses périodes. S’il est désormais bien établi que les xixe et xxe siècles n’ont pas le monopole des pollutions, les auteurs vont plus loin dans l’analyse en cherchant à mettre en évidence de grands cycles chronologiques en fonction des systèmes de production et des actions de la société. Ils soulignent néanmoins que le niveau global des pollutions et leurs impacts tendent à s’accroître y compris dans les pays qui se font fort de lutter contre ce phénomène. En cela, cet ouvrage s’inscrit dans un courant « tragique » de l’histoire environnementale qui documente la dégradation des écosystèmes et les impacts grandissants sur les sociétés. 30 Dans la première des trois grandes parties, les deux auteurs démontrent d’abord combien, dans le cadre de « l’Ancien Régime des pollutions », les pouvoirs publics se montrent longtemps très attentifs aux nuisances, aux mauvaises odeurs et aux plaintes des riverains d’activités industrielles. En cette période de forte incertitude médicale et scientifique, ils mettent en place des règles juridiques très strictes au nom de la santé publique. Ces pratiques sont progressivement remises en cause à mesure que le projet industrialiste prend forme et s’impose aussi bien chez les acteurs économiques qu’au sein des pouvoirs publics. Ce processus conduit des années 1830 à la veille de la Première Guerre mondiale – période évoquée dans la deuxième partie – à la mise en place de régulations favorables à l’expansion économique qui, sous des formes diverses, concourent à une naturalisation des pollutions. L’existence de ces dernières est parfois niée mais elle est plus souvent justifiée et minorée au nom d’une confiance dans le progrès technique et dans la capacité d’absorption des polluants par la nature, présentée comme virtuellement infinie. D’abord localisées autour des établissements industriels puis des agglomérations, les pollutions se diffusent à l’échelle globale au xxe siècle sans que les mécanismes de régulation adéquats ne puissent véritablement y remédier comme l’évoque la troisième partie. L’ouvrage se clôt sur un long épilogue qui s’efforce de faire le bilan de l’évolution de la contamination du monde depuis les années 1970, concluant à une accélération et une aggravation des phénomènes. 31 Embrassant une large période, les deux auteurs s’efforcent également de mobiliser des exemples variés issus de l’ensemble du globe. Ils demeurent malgré tout tributaires de l’historiographie et de ses lacunes, ce qui explique que certaines aires géographiques – l’Amérique latine, le monde arabe par exemple – ne soient évoquées que ponctuellement. Cette approche globale explique que l’ouvrage s’apparente dans une certaine mesure à un manuel de l’enseignement supérieur : en tant que tel, il permet aux lecteurs de se familiariser avec les acquis de l’histoire environnementale et de mesurer l’apport de cette approche historiographique à la compréhension de l’évolution des sociétés. Sa lecture permettra également au lecteur d’approcher les débats et les réflexions historiographiques importantes à l’heure actuelle autour des notions d’anthropocène et de capitalocène [107]. 32 Par cette approche globale et du fait des prises de position argumentées des deux auteurs, l’ouvrage pose un certain nombre de questions qui mériteraient peut-être d’être développées dans des réflexions ultérieures. Les deux auteurs insistent ainsi à raison sur le rôle des pouvoirs publics et des industries – en particulier de la chimie – dans cette contamination du monde. En revanche, à leurs yeux, les contestations par les populations seraient systématiquement marginalisées, rendues peu audibles ou désarmées par l’attrait du progrès industriel. Ce point resterait à creuser : s’il semble que le rapport de force ait rarement été en faveur des victimes des pollutions, il faudrait sans doute affiner ce jugement par des études plus précises. 33 Enfin, dans l’épilogue, intitulé « La course à l’abîme », les auteurs tracent des perspectives sur la période actuelle dont les conclusions sont particulièrement lugubres quant à la diffusion des pollutions et l’incapacité des sociétés contemporaines à y remédier. Au travers de ce bilan, ils ébauchent une réflexion sur l’apport de l’histoire aux débats actuels . Par la mise en lumière des récurrences et des inflexions, par la caractérisation du volume des contaminations et l’émergence des nouveaux cycles polluants, la recherche historique permettrait de s’extirper des incertitudes propices à l’inaction pour retrouver une capacité d’agir individuelle et collective, contribuant ainsi à des débats qui parcourent l’ensemble des humanités environnementales. 34 Alexis Vrignon Marc Levinson. An Extraordinary Time. The End of the Postwar Boom and the Return of the Ordinary Economy. New York, Basic Books, 2016, 336 p. 35 De multiples ouvrages, individuels et collectifs, ont été consacrés à la crise des années 1970 et au changement de paradigme économique qu’elle a entraîné, du keynésianisme aux néolibéralismes. Le livre de Marc Levinson s’insère dans cette littérature en mettant en valeur tout d’abord l’impact disruptif des crises monétaires et pétrolières, et in fine de civilisation, puis le rôle pionnier joué par Thatcher puis Reagan dans la conversion à un nouveau modèle. L’auteur estime que les Trente Glorieuses représentent une exception dans l’histoire économique contemporaine, un moment de rattrapage après les destructions du Second conflit mondial, et de progression exceptionnelle de la productivité, probablement liée à des phénomènes non reproductibles, comme l’exode rural et la diffusion de la société de consommation de masse. 36 Au-delà de cette narration convaincante mais somme toute classique, l’ouvrage apporte trois éléments originaux. Tout d’abord, journaliste de métier soucieux de s’appuyer sur une littérature académique récente, Marc Levinson déploie une prose vivante, où l’anecdote n’est jamais vaine. Elle sert une démonstration souvent très pédagogique des ressorts politiques et culturels du changement des politiques économiques. La crise pétrolière est ainsi illustrée par les interdictions de circulation le dimanche, et la conversion à la baisse des impôts par les protestations d’artistes sociaux-démocrates contre les excès de pouvoirs de l’administration fiscale. 37 Un second apport de l’ouvrage réside dans les multiples étapes intermédiaires décrites entre la crise monétaire de 1971 et la diffusion de politiques néolibérales dans les années 1980. Marc Levinson ne sombre pas dans la téléologie : il explore les différentes voies explorées à la suite des chocs des années 1970, notamment la relance keynésienne entreprise par le Président Mitterrand en 1981. La dérégulation a d’abord été lancée par le démocrate Carter avant d’être adoptée par Thatcher. Enfin, les résultats macro-économiques de Thatcher comme de Reagan sont démystifiés ; ils apparaissent finalement assez décevants, ou au mieux en ligne avec les tendances antérieures. C’est là que l’histoire politico-cuturelle prend toute son importance : la révolution néolibérale s’impose par son discours modernisateur en phase avec les aspirations d’une partie de la population, et par l’absence de perspective alternative, plus que par ses résultats. 38 Enfin, le livre séduit par sa perspective multinationale. Si l’ouvrage traite abondamment des États-Unis et du Royaume-Uni, il n’oublie pas la France et l’Allemagne. Bien plus, le cas japonais est traité en profondeur, tandis que des références fréquentes aux cas suisses, espagnols ou canadiens sont insérées dans la démonstration. Il ne manque finalement que le Sud, bien peu présent en-dehors de la crise financière mexicaine de 1982 entraînée par le « choc Volcker », l’augmentation des taux d’intérêts américains. 39 De par son approche narrative, et notamment son absence de tableaux et de conclusions de chapitres, l’ouvrage ne saurait être considéré comme un manuel. Mais, servi par un style alerte et une taille raisonnable, ce livre s’impose finalement comme un ouvrage de synthèse multinational et pédagogique. 40 Laurent Warlouzet Notes [107] Pour un aperçu de ces débats, le lecteur pourra se reporter à un récent numéro des Annales. Histoire, Sciences Sociales « Anthropocène », 2017/2.
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July 9, 2019 11:39 AM
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Photos : Tourisme dans le sud-ouest de la Chine — Chine Informations

Photos : Tourisme dans le sud-ouest de la Chine — Chine Informations | Kunming-Yunnan | Scoop.it
La Cité Chiyou Jiuli se concentre sur l'histoire et la culture de l'ethnie Miao. - Photo : Wang Quanch.Le site touristique de la Cité Chiyou Jiuli situé dans...
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May 23, 2019 2:27 PM
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Les thèses récentes d’histoire contemporaine (mai 2019) –

Les thèses récentes d’histoire contemporaine (mai 2019) – | Kunming-Yunnan | Scoop.it
COULOUMA, Sarah, Une ethno-histoire des Wa-Paraok de Wengding (Yunnan, Chine) : pratiques, représentations et espace social face au tourisme, thèse soutenue le 7 décembre 2018 à l’université Aix-Marseille.
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April 24, 2019 4:33 AM
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Les Rendez-vous de Moncey ouvrent une page d’histoire de la Chine

L'association Les Amis de la Gendarmerie a pour vocation de contribuer au rayonnement de la Gendarmerie. Présence et prestige est sa devise.
Gilbert C FAURE's insight:

chemin de fer du yunnan

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January 29, 2019 4:15 AM
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Relations Chine-France : l'histoire d'amitié entre la Chine et le musée Cernuschi (REPORTAGE) — Chine Informations

Relations Chine-France : l'histoire d'amitié entre la Chine et le musée Cernuschi (REPORTAGE) — Chine Informations | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Il y a 55 ans, la Chine et la France ont pris la décision historique d'établir des relations diplomatiques. En tant que représentants des cultures orientales...
Gilbert C FAURE's insight:

"Ruan Yuan, c'est quelqu'un qui a été dans plein d'endroits en Chine, et à chaque fois, quand il est arrivé dans un endroit, il commençait à s'intéresser vraiment à ce qui était le plus important dans le patrimoine local", explique-t-il, "Au Shandong, il s'intéresse aux anciens estampages Han, au Zhejiang, il s'intéresse à la peinture et à la poésie, ensuite, (...) au Guangdong, il s'intéresse à la pierre à encre de Duan, puis (...) au Yunan, il s'intéresse au marbre".

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December 14, 2018 4:44 AM
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« Route du thé et des chevaux » : une « Route de la soie » millénaire sous les fers à cheval_En image/Vidéo_China Tibet Online

« Route du thé et des chevaux » : une « Route de la soie » millénaire sous les fers à cheval_En image/Vidéo_China Tibet Online | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Parmi les forêts et les ravins s’étend une ancienne route pleine de mystères : la Route du thé et des chevaux. Elle est en effet la plus haute, la plus accidentée et la plus longue des anciennes routes commerciales du monde. Formée pas à pas sous les fers des chevaux, la Route du thé et des chevaux ne manque pas de sentiers étroits et sinueux, bordés de rochers... La Route du thé et des chevaux est la plus ancienne routes commerciales internationales de l’histoire de la Chine. Elle servait au peuple à l’Antiquité pour faciliter le commerce international qui était populaire à cette époque. C’est un réseau passant d'est en ouest, tel un couloir, reliant les deux zones culturelles nationales : les monts Hengduan et l’Himalaya. Elle croise également la Route de la soie du sud-ouest qui s’étend du sud au nord de la Chine. En tant que moyen de transport privilégié sur la route du thé et des chevaux, les chevaux ont parcouru les monts Hengduan qui regroupent le Tibet, le Sichuan et le Yunnan, ainsi que trois grands cours d’eau : la rivière Jinshajiang, la rivière Lancangjiang, et la rivière Nujiang. Ceci explique pourquoi la route du thé et des chevaux représentait un passage de communication économique et culturelle pour le peuple du sud-ouest de la Chine. Selon des archives, la Route du thé et des chevaux a émergé sous la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220 après J.-C.), il y a plus de 2000 ans. Mais c’est sous les dynasties du Sud et du Nord (420-589 après J.-C.) que l'on a commencé à transporter du thé à l’étranger. La route a été divisée en deux parties : la ligne Sichuan-Tibet et la ligne Yunnan-Tibet. Le fait que le marché commercial frontalier ait continué à s’agrandir, en plus de la mise en service de la Route de la soie sous les dynasties des Sui et des Tang (581-907 après J.-C.), a favorisé le troc du thé chinois contre des chevaux partant pour l’Asie de l’ouest et du nord ainsi que le Moyen-Orient, en passant par Ouighour et Xiyu, ou encore la Sibérie pour finalement gagner la Russie et l’Europe. C’est donc à ce moment que « l'échange du thé contre des chevaux » est apparu dans les régions frontalières du sud-ouest de la Chine. Ainsi, les allées et venues de mulets, fourrures, herbes médicales venant des zones tibétaines et de thé, tissus, sel et ustensiles d’usage quotidien venant du Sichuan, du Yunnan ainsi que d’autres villes du pays animèrent les vallées profondes et les grandes montagnes et devinrent encore plus régulières grâce à la croissance économique sociale, d’où vient cette fameuse Route du thé et des chevaux qui existe toujours aujourd’hui.   Depuis que le thé est entré dans la région tibétaine, les populations locales ont gardé l'habitude de boire du thé. Les peuples croisant ces chevaux étaient nombreux mais ils parlaient des dialectes différents. Pour faciliter la communication, une langue officielle est née dans le sud-ouest de la Chine. Elle a beaucoup impacté le système linguistique chinois. La Route du thé et des chevaux située au sud-ouest de la Chine constitue désormais un passage de communication important entre la Chine antique et l’Asie de l’ouest et du sud, ainsi qu’une plate-forme énorme d’échanges multinationaux en termes économique, social et culturel, ce qui témoigne de l’ouverture du sud-ouest de la Chine dans l’histoire. Aujourd’hui, avec les transports maritime, terrestre et aérien pratiques, la valeur de la Route du thé et des chevaux réside plutôt dans sa culture. En effet, plusieurs de ses centres de transport deviennent des villes faisant partie de l’initiative « Ceinture et Route » , ce qui amène les visiteurs du monde entier à venir découvrir cette ancienne route culturelle. (Rédactrice : Claire SHENG)
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November 23, 2018 1:36 AM
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Regards croisés sur un siècle chinois - La Liberté

Regards croisés sur un siècle chinois - La Liberté | Kunming-Yunnan | Scoop.it
La correspondance d'un Suisse et d'un Chinois livre un éclairage d'exception sur la Chine du XXe siècle...
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August 8, 2018 2:26 AM
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Promenades d'Histoire n°5 : Temple du Yuantong (Kunming, Yunnan, Chine)

A la découverte du temple de Yuantong, fondé il y a 1400 ans à Kunming dans le Sud Ouest de la Chine, province du Yunnan, ambiance et magie d'un autre monde !
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April 29, 2018 4:46 AM
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George Soulié de Morant — Wikipédia

George Soulié de Morant - Wikipédia

Georges Soulié (il ne prendra le nom de George Soulié de Morant qu'à partir de 1917) est né à Paris le 2 décembre 1878. Très jeune il s'initie au chinois dans l'entourage de Judith Gautier. Il effectue un premier séjour en Chine à Pékin en tant que secrétaire-interprète intérimaire à la compagnie de chemin de fer Hankou-Pékin (décembre 1901- juillet 1902).

Pour les articles homonymes, voir Soulié et Morant. George Soulié de Morant Biographie Naissance 2 décembre 1878 Paris Décès 10 mai 1955 (à 76 ans) Neuilly-sur-Seine Nom de naissance Charles Georges Soulié Nationalité Activités Diplomate, sinologue, mongoliste, acupuncteur, traducteur Autres informations Distinction Œuvres réputées Poèmes chinois de l'époque Song, pour chant et piano (d) modifier - modifier le code - modifier Wikidata Charle George Soulié dit George Soulié de Morant est un sinologue et mongoliste français (1878-1955), diplomate en Chine (de 1903 à 1909) et principal promoteur de l'acupuncture en France et en Occident à partir de 1929. Biographie Modifier Georges Soulié (il ne prendra le nom de George Soulié de Morant qu’à partir de 1917) est né à Paris le 2 décembre 1878. Très jeune il s’initie au chinois dans l’entourage de Judith Gautier. Il effectue un premier séjour en Chine à Pékin en tant que secrétaire-interprète intérimaire à la compagnie de chemin de fer Hankou-Pékin (décembre 1901- juillet 1902). En 1903 il intègre le Ministère des affaires étrangères et est nommé élève-interprète au consulat de Shanghai (septembre 1903), séjour interrompu pour des raisons de santé en mars 1906. Il est nommé ensuite interprète de 3e classe à Kunming, où il est en poste de 1907 à 1909, séjour à nouveau interrompu pour des raisons de santé. Soulié de Morant va occuper des postes à l’administration centrale du Ministère des affaires étrangères jusqu’en 1917, année où il est simultanément promu au grade de consul de 2e classe et mis en disponibilité pour assurer une mission pour le compte du sous-secrétariat aux Beaux-arts[1],[2],[3]. Cette mission en Chine visant à la création d’un centre français d’études archéologique ne sera pas effectuée et est l’objet d’une polémique avec Victor Segalen[4]. Soulié de Morant ne sera pas réintégré au Ministère des affaires étrangères et est radié des cadres en 1927. Jusqu’en 1934 Soulié de Morant a une activité de sinologue et d’écrivain sur la Chine publiant plus de trente essais, romans ou traduction du chinois, assurant une chronique régulière pour le Mercure de France ou encore au journal L’Européen. En 1927, il rencontre à la Bourboule un médecin thermaliste, Paul Ferreyrolles, qui va réorienter sa carrière vers l’acupuncture. Ils rédigent ensemble en 1929 leur premier article[5] et en 1932 est créée à l’hôpital Bichat dans le service du professeur Charles Flandin la première consultation hospitalière d’acupuncture. C'est le point de départ de l'utilisation contemporaine de l'acupuncture en France et en Occident. À partir de 1935 Soulié de Morant devient un praticien acupuncteur réputé, recevant dans son cabinet à Neuilly-sur-Seine une clientèle de célébrités[6] (Antonin Artaud, Jean Cocteau, Colette, Maurice Ravel,Vassily Kandinsky…). Ses deux premiers livres sur l’acupuncture sont publiés en 1934[7],[8], mais son œuvre principale et influente est L'Acuponcture chinoise. Le premier tome parait en 1939[9], le deuxième en 1941[10], l’œuvre complète en cinq volumes n’étant publiée qu’en 1957 après sa mort[11]. Dans le tome I de son traité d'acupuncture il rapporte les conditions de son apprentissage de l'acupuncture. Dès son arrivée à Pékin, il observe lors d'une épidémie de choléra l'efficacité spectaculaire de l'acupuncture. Cela le conduit à une étude approfondie de la méthode et il est distingué par le vice-roi du Yunnan par un "globule de corail ciselé qui donne rang d'académicien"[12]. En 1950, Soulié de Morant est proposé au prix Nobel de médecine par son élève, le professeur toulousain Paul Mériel. La même année une plainte pour exercice illégal de la médecine est portée contre lui par le conseil départemental de l’Ordre des médecins et Roger de La Fuÿe en tant que président du syndicat des médecins acupuncteurs de France. Très affecté, Soulié de Morant est victime d’une hémiplégie et décède le 10 mai 1955. Une salle du Musée de la médecine chinoise à Kunming (ex Yunnan Fou) porte son nom. Ce musée se situe à l'Université de Médecine Traditionnelle, campus de Chenggong (云南中医学院). Son œuvre Modifier Son œuvre est constituée de deux parties distinctes. Une première jusqu'en 1934 où sinologue et écrivain il publie de très nombreux ouvrages sur l'histoire, la littérature, l'art chinois, ainsi que plusieurs romans. Il est également traducteur et adaptateur d'œuvres littéraires chinoises en français. Une deuxième à partir de 1934 où il se consacre entièrement à l'acupuncture (livres et articles). Œuvres Modifier Littérature, linguistique et chant Modifier Florilège de la poésie des Song, Paris, Librairie Plon, 1923 Essai sur la littérature chinoise, 1924 La Passion de Yang Kwé-Feï, favorite impériale d'après les anciens textes chinois, 1924 Charles George Soulié, La brise au clair de lune, "Le deuxième livre de génie,", Paris, B. Grasset, coll. « Les Cahiers verts » (no 57), 1925, 364 p. (OCLC 7026151) Armand Bolsène (compositeur) (trad. George Soulié de Morant), Poèmes chinois de l'époque Song, pour chant et piano, Paris, Éditions Maurice Sénart, 1924, 34 p. (OCLC 844081452, lire en ligne) Charles Georges Soulié, Éléments de grammaire mongole (dialecte ordoss), imprimerie nationale, Ernest Leroux, 1903, 114 p. (OCLC 6969878, lire en ligne) Les 47 rônins : le trésor des loyaux samouraïs, éditions H. Piazza : la légende des 47 roninns d'après les textes originaux japonais, avec six estampes anciennes de Hiroshige (1797-1858). Sur l’acuponcture Modifier Livres : Acupuncture et médecine chinoise vérifiées au Japon, 1934. L'acuponcture chinoise : la tradition chinoise classifiee, precisee (par) george soulie de morant. 2V., Paris, Maloine, 1972 (OCLC 301699094) Précis de la vraie acupuncture chinoise : doctrine, diagnostic, thérapeutique. Mercure de France (1934)[1]. L'Acuponcture chinoise. Tome I, L'énergie (points, méridiens, circulation). Mercure de France (1939). L'Acuponcture chinoise. Tome II, Le maniement de l'énergie. Mercure de France (1941). L'Acuponcture chinoise. Tome I à V. Editions Jacques Lafitte (1957). Articles : Soulié de Morant G., Ferreyrolles P., « L'acupuncture en Chine vingt siècles avant J.-C. et la réflexothérapie moderne », L'Homœopathie française, juin 1929, 403-16. Notes et références Modifier ↑ Jeannine Jacquemin, « George Soulié de Morant, sa vie, son œuvre d'écrivain et de sinologue », Histoire des sciences médicales, vol. 20, numéro 1, 1986 [PDF] [lire en ligne] ↑ Wei Thiong Chan Way Tim « George Soulié de Morant » Méridiens. 1987;79:1-124.[lire en ligne] ↑ Nguyen J. La réception de l'acupuncture en France. Une biographie revisitée de George Soulié de Morant (1878-1955). Paris, L'Harmattan. 2012. ↑ Nguyen J. La réception de l'acupuncture en France. Une biographie revisitée de George Soulié de Morant (1878-1955). Paris: L'Harmattan. 2012. Pages 51-9. ↑ Soulié de Morant G., Ferreyrolles P., « L'acupuncture en Chine vingt siècles avant J.-C. et la réflexothérapie moderne » L'Homœopathie française, juin 1929, 403-16 ↑ Il est évoqué par Boris Vian dans L'Automne à Pékin (1947) sous le nom de « Bottine de Mourant » : « Il avait mal au couturier droit, et tenta de se planter une épingle dans la joue pour faire passer la douleur ; l’étude de l’acupuncture dans les ouvrages du Dr Bottine de Mourant était un de ses passe-temps ; par malheur, il ne visa pas bien et se guérit d’une néphrite du mollet qu’il n’avait pas encore attrapée, ce qui le retarda » L'Automne à Pékin, Paris, les Éditions de Minuit. 1965. Page 11). ↑ Nakayama T. « Acupuncture et médecine chinoise vérifiées au Japon, traduit du japonais par T. Sakurazawa et G. Soulié de Morant » Paris, Le François. 1934. ↑ Soulié de Morant G. Précis de la vraie acuponcture chinoise. Paris: Mercure de France; 1934. ↑ Soulié de Morant G. L'Acuponcture chinoise. Tome I, L'énergie (points, méridiens, circulation). Paris: Mercure de France; 1939. ↑ Soulié de Morant G. L'Acuponcture chinoise. Tome II, Le maniement de l'énergie. Paris: Mercure de France; 1941. ↑ Soulié de Morant G. L'Acuponcture chinoise. Paris, Éditions Jacques Lafitte, 1957. Réédition Editions Maloine 1972. ↑ Soulié de Morant G. L'Acuponcture chinoise. Paris: Éditions Jacques Lafitte, 1957. Page 25. Voir aussi Modifier Articles connexes Modifier Liens externes Modifier Bibliographie Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale d’Espagne • Base Léonore • Bibliothèque royale des Pays-Bas • Bibliothèque nationale de Catalogne • WorldCat
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A la recherche d’informations sur le périple chinois d’Antoine Viallon (1867-1905) « Chine «

A la recherche d’informations sur le périple chinois d’Antoine Viallon (1867-1905) « Chine « | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Le Souvenir Français de Chine et la Société d’Histoire des Français de Chine ont reçu, dans le courant de l’année dernière, une requête inédite. Un…
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December 4, 2019 5:20 AM
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10 lieux incroyables et les meilleurs à visiter en Chine

10 lieux incroyables et les meilleurs à visiter en Chine | Kunming-Yunnan | Scoop.it
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October 13, 2019 1:52 PM
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Paul Doumer

Pour les articles homonymes, voir Doumer. Joseph Athanase Doumer, dit Paul Doumer, né le à Aurillac ( Cantal) et mort assassiné le à Paris, est un homme d'État français. Il est président de la République du au . Issu d'un milieu modeste, il travaille dès l'âge de douze ans, comme coursier puis ouvrier graveur.

Vous lisez un « article de qualité ». Pour les articles homonymes, voir Doumer. Paul Doumer Paul Doumer en 1931. Fonctions Président de la République française 13 juin 1931 – 7 mai 1932 (10 mois et 24 jours) Élection 13 mai 1931 Président du Conseil Pierre Laval André Tardieu Prédécesseur Gaston Doumergue Successeur Albert Lebrun Président du Sénat 14 janvier 1927 – 9 juin 1931 (4 ans, 4 mois et 26 jours) Réélection 12 janvier 1928 10 janvier 1929 16 janvier 1930 15 janvier 1931 Prédécesseur Justin de Selves Successeur Albert Lebrun Ministre des Finances 16 décembre 1925 – 9 mars 1926 (2 mois et 21 jours) Président Gaston Doumergue Gouvernement Aristide Briand VIII Prédécesseur Louis Loucheur Successeur Raoul Péret 16 janvier 1921 – 15 janvier 1922 (11 mois et 30 jours) Président Alexandre Millerand Gouvernement Aristide Briand VII Prédécesseur Frédéric François-Marsal Successeur Charles de Lasteyrie 1er novembre 1895 – 29 avril 1896 (5 mois et 28 jours) Président Félix Faure Gouvernement Léon Bourgeois Prédécesseur Alexandre Ribot Successeur Georges Cochery Ministre d'État Membre du Comité de guerre 12 septembre 1917 – 16 novembre 1917 (2 mois et 4 jours) Avec Louis Barthou Léon Bourgeois Jean Dupuy Président Raymond Poincaré Gouvernement Paul Painlevé I Président de la Chambre des députés 10 janvier 1905 – 31 mai 1906 (1 an, 4 mois et 21 jours) Réélection 9 janvier 1906 Législature VIIIe Prédécesseur Henri Brisson Successeur Henri Brisson Gouverneur général de l'Indochine française 13 février 1897 – 14 mars 1902 (5 ans, 1 mois et 1 jour) Prédécesseur Armand Rousseau Successeur Paul Beau Biographie Nom de naissance Joseph Athanase Doumer Date de naissance 22 mars 1857 Lieu de naissance Aurillac (France) Date de décès 7 mai 1932 (à 75 ans) Lieu de décès Paris 8e (France) Nature du décès Assassinat Sépulture Cimetière de Vaugirard (Paris 15e) Nationalité Française Parti politique RAD puis proche de l'ARD/PRD/PRDS/AD Conjoint Blanche Richel (1878-1932) Enfants Huit, dont René Doumer Profession Enseignant Journaliste Homme d'affaires Présidents de la République française modifier  Joseph Athanase Doumer, dit Paul Doumer, né le 22 mars 1857 à Aurillac (Cantal) et mort assassiné le 7 mai 1932 à Paris, est un homme d'État français. Il est président de la République du 13 juin 1931 au 7 mai 1932. Issu d'un milieu modeste, il travaille dès l'âge de douze ans, comme coursier puis ouvrier graveur. En parallèle de ces emplois, il obtient une licence en mathématiques, puis devient enseignant. Il est également journaliste dans l'Aisne et à Paris. Entré en politique comme radical, il s'éloigne de la gauche à partir de la fin des années 1890. Il est élu plusieurs fois député entre 1888 et 1910, alternativement pour l'Aisne et l'Yonne. Partisan du colonialisme, il occupe de 1897 à 1902 la fonction de gouverneur général de l'Indochine française, dont il assainit les finances publiques et où il lance d'importants travaux, notamment le Transindochinois et le chemin de fer du Yunnan. Entre 1895 et 1926, il est ministre des Finances à trois reprises. À ce titre, il porte en 1896 un projet de loi visant à instaurer l'impôt sur le revenu qui se heurte à l'opposition du Sénat, et cherche invariablement à atteindre l'équilibre budgétaire. Élu président de la Chambre des députés en 1905, il se présente sans succès à l'élection présidentielle de 1906 face à Armand Fallières. Battu aux élections législatives de 1910, il se consacre un temps au monde des affaires. Lors de la Première Guerre mondiale, qui coûte la vie à quatre de ses fils, il dirige le cabinet civil du gouvernement militaire de Paris, puis est nommé ministre d'État et membre du comité de guerre. Ministre des Finances après la victoire alliée, il adopte une attitude intransigeante sur les réparations de guerre dues par l'Allemagne. Sénateur de la Corse à partir de 1912, il devient président du Sénat en 1927. Briguant une nouvelle fois la présidence de la République en 1931, il l'emporte sur le républicain-socialiste Aristide Briand grâce au soutien du centre et de la droite. En tant que chef de l'État, il se montre partisan d'un renforcement de la puissance militaire française, appelle à l'unité nationale, et critique l'attitude des partis politiques. Moins d'un an après le début de son septennat, alors qu'il inaugure un salon d'écrivains anciens combattants, il est assassiné par Paul Gorgulov, un immigré russe aux motivations confuses. Sommaire Biographie[modifier le code] Situation personnelle[modifier le code] Origines modestes et incertaines[modifier le code] Joseph Athanase Doumer naît le 22 mars 1857 à Aurillac, dans le département du Cantala,2. Au début de sa carrière, il optera pour le prénom de son grand-père paternel, Paul, en raison de sa consonance plus républicaine que ses prénoms d’état civil1,5. Baptisé le jour même de sa naissance en l'église catholique Notre-Dame-aux-Neiges d'Aurillac, il a deux sœurs aînées : Renée (née en 1854) et Thérèse (née en 1855)1. Le faible salaire de son père rend difficiles les conditions de vie de la famille, qui vit alors dans une chambre d'un logement ouvrier6. S'il est admis que ses parents sont de condition très modeste, les origines et la destinée familiale du futur président de la République sont incertaines. Son acte de naissance indique qu'il est le fils de Jean Doumer, « employé dans les chemins de fer », et de Victorine David, « sans profession »7. Le couple n'est probablement pas marié, Victorine David ayant épousé en 1835 un homme qui l'a abandonnée4. Dans sa biographie de 2013 consacrée à Paul Doumer, Amaury Lorin rapporte que Jean Doumer, lors de la naissance de son fils, est employé itinérant des chemins de fer d'Orléans : en tant que poseur de rails, il participe à la construction de la ligne Paris-Aurillac8. En novembre 1857, la mission de Jean Doumer étant achevée, la famille aurait quitté Aurillac pour Paris, comme de nombreuses autres familles ouvrières du Cantal9. Elle se serait installée dans la commune de Montmartreb. Amaury Lorin indique que le mois suivant son arrivée en région parisienne, en décembre 1857, Jean Doumer meurt pour une raison restée inconnue1 ; d'autres sources font état d'un accident du travail4. Dès lors, pour assurer la survie de la famille, Victorine Doumer aurait travaillé comme femme de ménage et couturière, et aurait déménagé rue de Belleville11. Dans les années 2010, des recherches menées par Jean-François Miel et la généalogiste Béatrice Rousseau donnent une version différente. Le père de Paul Doumer serait en réalité Jean Doumerg (né en 1821 à Camburat, dans le Lot), agent voyer à Castelnau (Lot) jusqu'à sa démission en 1854, puis associé à des entrepreneurs dans le secteur des travaux de chemins vicinaux, toujours dans le Lot. Contrairement à ce qui est traditionnellement rapporté, le père ne serait pas mort prématurément mais aurait abandonné sa famille, ce qui aurait conduit Victorine David à déménager à Paris avec ses trois jeunes enfants. Jean Doumerg continue de travailler dans les chemins vicinaux jusqu'en 1858, et emménage par la suite à Paris, où il est métreur. Il est condamné par contumace en 1873 pour avoir pris part à la Commune. Revenu dans la capitale après l'amnistie, il meurt dans le 17e arrondissement en 18934. Paul Doumer, qui aurait entrepris en 1877 des recherches sur son ascendance, aurait été convaincu par cette dernière hypothèse. Pendant son parcours politique, il aurait volontairement entretenu le flou sur ses origines en raison de l'engagement communard de son père4. Formation et ascension sociale[modifier le code] Plaque au collège Roland Dorgelès (Paris 18e). Paul Doumer est scolarisé à l'école primaire de garçons de la rue Ramey, située dans l'actuel 18e arrondissement de Paris. Il ne bénéficie pas d'une bourse d'étude, seules quelque 4 000 personnes y ayant alors droit. Étant l'un des meilleurs élèves du quartier de Montmartre, il obtient son certificat d'études primaires (CEP) en 18705,12. À ses douze ans, en raison de la situation financière de sa famille, il doit abandonner ses études pour entrer en apprentissage ; il est alors un des rares adolescents français à bénéficier de ce type de contrat1. Durant six années, il est apprenti en tant que coursier, puis comme ouvrier graveur dans une fabrique parisienne de médailles1. En parallèle, il poursuit des études gratuites en formation continue au Conservatoire national des arts et métiers13. Il s'intéresse notamment aux mathématiques, à la chimie, au latin et au grec14. En 1876, il obtient un baccalauréat ès sciences avec félicitations15. À vingt ans, dispensé de service militaire du fait de son statut d'orphelin, Paul Doumer est nommé professeur de mathématiques au collège de Mende (Lozère)13. En 1878, il obtient une licence ès mathématiques, condition posée par le père de Blanche Richel, Clément Richel, pour qu'il puisse épouser cette dernière11,c À partir de 1879, afin d'avoir une rémunération plus importante, il enseigne au collège de Remiremont, dans les Vosges18,19. Il devient en 1880 secrétaire de la fédération vosgienne de la Ligue de l'enseignement, qui prône le développement de l'instruction pour assurer le renforcement de la Troisième République18 ; à ce titre, il organise des conférences sur l'histoire et les valeurs républicaines14. Il quitte l'enseignement en septembre 1883 en invoquant des problèmes de santé mais étant en réalité vexé par un rapport de l'inspection générale de l'Éducation nationale critique à son égard14. Dès lors, Paul Doumer s'investit pleinement dans le secteur de la presse, écrivant des articles à l'occasion de séjours à Paris. Par l'intermédiaire de son beau-père, il entre en contact avec plusieurs personnalités républicaines, dont les sénateurs et conseillers généraux de l'Aisne Henri Martin et William Waddington. Avec le soutien de ces derniers, il devient en 1883 rédacteur en chef du journal Le Courrier de l'Aisne, à Laon, où il établit son domicile. En parallèle, il travaille comme répétiteur au collège de Laon. À la tête du journal, traditionnellement modéré, il adopte une ligne très radicale et un ton polémique. C'est pourquoi à la mort d'Henri Martin, à la fin de l'année 1883, la direction du journal l'oblige à démissionner20. Après ce départ forcé, il fonde, avec notamment Gabriel Hanotaux, La Tribune de l'Aisne, dont il devient le premier directeur et qu'il oriente résolument à gauche. Dans le premier numéro du journal, il écrit : « La création de La Tribune n'a pas eu et ne doit pas avoir pour effet de provoquer une scission dans le camp républicain du département de l'Aisne. Nous voulons réagir contre la méthode trop préconisée et trop suivie qui consiste à remettre les destinées de la République aux mains de ses amis de dernière heure, à ses amis les plus tièdes, les plus imbus des doctrines monarchiques. […] La grave question des rapports de l'État avec les diverses Églises est depuis longtemps pendante. L'opinion publique est insuffisamment préparée à la seule solution possible : la suppression du budget des cultes. […] » — Paul Doumer, 6 janvier 1885, La Tribune de l'Aisne20 Il travaille également pour les journaux parisiens Le Matin et Le Voltaire21. À l'instar d'autres personnalités, il se sert de ce journal, qui connaît un important succès, comme d'un tremplin électoral20. Sa carrière politique couronnera sa promotion sociale22. Vie privée et familiale[modifier le code] Paul et Blanche Doumer avec leurs filles Hélène et Germaine (1932). Le 13 août 1878, à la mairie du 2e arrondissement de Paris, il épouse Blanche Richel (1859-1933), dans la famille de laquelle il logeait pendant ses études14,23. De leur mariage naissent huit enfants : Fernand Paul (1879-1972)24, officier et industriel, marié à Madeleine Despretd ; Hélène Blanche (1880-1968)25, mariée à Pierre Émery ; Marcel Victor (1886-1918)26, ingénieur, mort pour la France, marié à Jeanne Cattelaine ; René Léon (1887-1917)27, employé en banque, mort pour la France, marié à Marie-Henriette Matray ; André Karl (1889-1914)28, lieutenant d'artillerie, mort pour la France ; Armand Albert (1890-1923)29, docteur en médecine, mort pour la France des suites d'une maladie contractée pendant la Grande Guerref ; Lucile Jane (1893-1917)32, mariée à Georges Creté et morte de chagrin après la disparition de ses frères lors de la Première Guerre mondialeg,33 ; Germaine Louise (1897-1985), résistante ayant abattu un sous-officier allemand pendant la Seconde Guerre mondiale34, mariée à Georges Louis Lemaire. Ses enfants lui inspirent l'ouvrage de morale Livre de mes fils (1906), dans lequel il écrit : « Je souhaite qu'ils se forment une idée élevée de l'homme du vingtième siècle, du bon Français, du citoyen de notre République, et que, les yeux fixés sur ce modèle, ils s'attachent à l'imiter, à réaliser en eux-mêmes les qualités et les vertus qu'ils auront mise en lui. […] Il faut aimer la patrie jusqu'à lui tout sacrifier, ses biens, sa vie, ses enfants, mais aussi jusqu'à puiser dans cet amour d'elle la force et le courage35,36. » L'ouvrage est réédité après la Première Guerre mondiale, qui tue quatre de ses cinq fils (alors qu'il avait la possibilité d'user de ses relations pour écarter ceux-ci des zones de combat)37. Parcours politique[modifier le code] Débuts comme élu municipal à Laon (1887-1888)[modifier le code] Avec l'appui de son journal, Paul Doumer s'implante dans le département de sa belle-famille, l'Aisne, qu'il qualifie de « pays de la loyauté »38. Il fonde et devient secrétaire de l'association républicaine du canton de Laon20. Il se présente aux élections municipales d'octobre 1887 à Laon, où la liste sur laquelle il figure obtient la majorité face à celle soutenue par Le Courrier de l'Aisne, dirigé par William Waddington22. Paul Doumer devient conseiller municipal (républicain radical), étant à trente ans le benjamin du nouveau conseil municipal20. Deux semaines plus tard, à la suite de la démission du maire de la ville, Jean-François Glatigny, il est élu premier adjoint au nouveau maire, Charles Bonnot39. Pendant son mandat, ce dernier cherche à modérer les positions de son premier adjoint, qu'il juge excessives40. Membre de la commission municipale chargée de l'agriculture, de l'industrie et du commerce, Paul Doumer se montre soucieux de réaliser des investissements tout en s'assurant de l'équilibre du budget municipal. En vertu de la loi Goblet, il exige au plus tôt la laïcisation de l'école communale des garçons. Rapidement, il acquiert une réputation de grand travailleur et de connaisseur des dossiers de la commune, qui compte alors quelque 10 500 habitants41. Sa mesure phare est le lancement de la construction du tramway de Laon, qui permettra de relier la gare à la ville haute : mis en service en 1899, le tramway connaîtra un réel succès et fonctionnera jusqu'en 197138,42. Première élection à la Chambre des députés (1888-1889)[modifier le code] Portrait de Paul Doumer par Disdéri (années 1880). En 1888, Paul Doumer est investi par les radicaux pour l'élection législative partielle faisant suite à la mort du député de l'Aisne Ernest Ringuier43. À la tête du Courrier de l'Aisne, Charles Sébline mène alors une intense campagne contre Doumer, dénonçant son manque d'expérience et son parachutage dans le départementh. Il doit également faire face à la candidature du populaire général Boulanger, qui fait figure de favori sur ces terres plutôt rurales et conservatrices45. Terminant en deuxième position du premier tour, Paul Doumer bénéficie finalement du désistement de Boulanger, arrivé nettement en tête du scrutin grâce au soutien des paysans et des mineurs46. Le 8 avril, dans un contexte de faible participation, il est élu député avec 47 % des suffrages exprimés, contre 37 % au candidat orléaniste René Jacquemart47. Il démissionne alors de ses mandats à Laon et quitte la rédaction de La Tribune de l'Aisne48. À la Chambre des députés, où ont encore lieu de vifs débats entre partisans de la monarchie et de la république, il fait partie des rares élus issus de la classe ouvrière49. Durant ses dix-huit mois de mandat, pendant lesquels il siège au sein du groupe de la Gauche radicale, il se montre très actif, rédigeant plusieurs rapports, notamment sur les finances, l'armée et la marine. Il vote contre le projet de loi Lisbonne visant à réduire la liberté de la presse et en faveur de l'abandon du scrutin de liste au profit du scrutin d'arrondissement. Avec le dirigeant radical Léon Bourgeois, il milite pour le développement des sociétés coopératives ouvrières de production afin de réduire l'influence de ses adversaires socialistes, étant rapporteur de la loi sur le sujet50. Ses relations avec le général Boulanger se dégradent lorsqu'il se prononce contre la proposition de celui-ci de réviser les lois constitutionnelles, puis lorsqu'il vote pour les poursuites contre le général et trois députés issus de la Ligue des patriotes11,50. Candidat à sa réélection lors des élections législatives de 1889 dans la nouvelle seconde circonscription de Laon, il est battu dès le premier tour par le candidat boulangiste André Castelin39. Chef de cabinet de Charles Floquet et député de l'Yonne (1889-1896)[modifier le code] Grâce à son travail législatif et à ses relations au sein de la franc-maçonnerie, Paul Doumer devient chef de cabinet du président de la Chambre des députés, Charles Floquet, en novembre 188950. En 1891, à la suite de la mort du député René Laffon et avec l'aide de Floquet, il se porte candidat à un scrutin législatif partiel dans la première circonscription d'Auxerre, dans l'Yonne51. Malgré la campagne hostile conduite à son égard par L’Estafette de Jules Ferry, il est élu au second tour avec 59 % des voix exprimées52. Il quitte alors la tête du cabinet de Floquet53. Le 10 décembre 1891, dans son premier grand discours à la Chambre, il appelle à une augmentation de l'impôt sur les successions et à l'instauration d'un impôt corrélé aux ressources des citoyens, qui sera par la suite appelé impôt sur le revenu. Faisant de cette dernière idée son combat principal dans un système fiscal qu'il juge très inégalitaire, il s'attire les critiques de la droite et d'une partie de la presse, notamment du Figaro53. En avril 1894, aux côtés de Godefroy Cavaignac, il porte une proposition d'impôt progressif sur le revenu qui fait notamment face à l'opposition de Raymond Poincaré : la Chambre repousse le texte par 267 voix contre 23622,53. Paul Doumer est réélu aux élections législatives de 1893 dès le premier tour de scrutin avec 56 % des suffrages exprimés53. À l'ouverture de la nouvelle législature, il obtient qu'une séance soit consacrée chaque vendredi au travail et à la condition des ouvriers53. En plus de la fiscalité, il travaille essentiellement sur les colonies, quelques années après le « tournant colonial » pris par la Troisième République. En 1893, il est rapporteur d'une proposition de loi de Joseph Reinach visant à instaurer un ministère des Colonies de plein exercice, ce qui est fait l'année suivante54. En tant que rapporteur du budget des Colonies, il intervient en 1895 dans le cadre du projet de loi ayant pour objet le règlement provisoire de la situation financière du protectorat de l'Annam et du Tonkin et des dépenses de l'expédition du Siam ; il est alors pressenti pour remplacer le gouverneur général de l'Indochine française, Armand Rousseau, malade11. Premier passage au ministère des Finances (1895-1896)[modifier le code] Articles connexes : gouvernement Léon Bourgeois et impôt sur le revenu (France). Le 3 novembre 1895, à trente-huit ans, bénéficiant de sa réputation d'expert des questions financières et fiscales, il est nommé ministre des Finances dans le premier gouvernement radical homogène de l'histoire, formé par Léon Bourgeois55. Cherchant à allier équilibre des finances publiques et justice sociale, Paul Doumer conduit une politique de rigueur, procédant à un plan d'économies et à une augmentation de l'impôt sur les successions. À l'instar des projets qu'il a précédemment défendus en tant que député, il prône la mise en place d'un impôt global et progressif sur le revenu. Devant remplacer la contribution personnelle et mobilière et l'impôt sur les portes et fenêtres, ce projet de prélèvement visant à s'appliquer aux revenus supérieurs à 2 400 francs suscite l'opposition de la droite et d'une partie de la majorité, effrayées par la personnalisation de la fiscalité directe, la progressivité et la déclaration de revenus. Le ministre des Finances leur répond que le système fiscal français fait davantage reposer l'impôt « sur le pauvre que sur le riche », et que la mesure, déjà adoptée par la Prusse, permettrait d'accroître les rentrées fiscales dans la perspective d'un nouveau conflit militaire54. Avec le soutien des socialistes, le principe de l'impôt sur le revenu est approuvé par la Chambre des députés, ce qui constitue une première, les projets similaires précédents ayant tous été repoussés par l'assemblée54. Mais Paul Doumer se heurte à l'hostilité du Sénat, plus conservateur que la chambre basse, et doit faire face à des appels de membres de sa majorité à retirer son projet s'il ne veut pas faire chuter le gouvernement. Le ministre des Finances ne renonçant pas, le Sénat contraint le cabinet Bourgeois à la démission, le 23 avril 189656. Paul Doumer se voit alors tenu pour responsable du renversement du ministère. Redevenu simple député, il propose une nouvelle fois l'établissement de l'impôt sur le revenu en juillet 189654. Cet impôt sera finalement instauré en 1914, en raison de la nécessité d'accroître les recettes de l'État à l'aube de la Première Guerre mondiale57,58. Gouverneur général de l'Indochine française (1897-1902)[modifier le code] Paul Doumer aux côtés de Nguyễn Trọng Hợp et Cao Xuân Dục lors d'un concours triennal (Nam-Dinh, 1897, photographie d’André Salles). À la fin de l'année 1896, après la mort d'Armand Rousseau, le président du Conseil, Jules Méline, lui propose de devenir gouverneur général de l'Indochine française15. Paul Doumer répond positivement à l'offre du chef de gouvernement modéré, ce qui est considéré comme une trahison par les radicaux59. Les détracteurs de Doumer l'accusent d'avoir accepté la fonction afin de bénéficier d'une rémunération conséquente alors qu'il est de notoriété publique qu'il est endetté59. Il devient gouverneur général le 13 février 1897, étant remplacé à la Chambre des députés par Jean-Baptiste Bienvenu-Martin13. Doté d'importants pouvoirs, Paul Doumer est chargé de réorganiser l'Indochine française, qui connaît alors une grave crise60. Marquées par l'affaire du Tonkin, l'opinion publique et la classe politique se montrent méfiantes à l'égard du territoire, qui est largement déficitaire et pour lequel d'importantes dépenses sont régulièrement engagées61. Dans ce contexte, pendant les premiers temps de sa fonction, Paul Doumer ne bénéficie pas de nouveaux crédits pour l'Indochine59. Chargé avant tout de redresser cette situation financière, il s'entoure d'un cabinet restreint, composé d'hommes venus avec lui de métropole59. Il réprouve la politique de ses prédécesseurs, qui n'étaient selon lui que de simples « administrateurs », adoptant pour leitmotiv « gouverner partout, n'administrer nulle part »62. À l'inverse des précédents gouverneurs généraux, il se rend régulièrement sur le terrain et bénéficie d'une réputation d'ubiquité59. L'Indochine française — qui comprend la colonie de Cochinchine et les protectorats de l'Annam, du Tonkin, du Cambodge et du Laos — doit selon Paul Doumer être gérée par un pouvoir central fort63. Estimant que la conquête coloniale par étapes a conduit à un morcellement et jugeant insuffisante l'Union indochinoise, Paul Doumer entreprend une refonte administrative visant à unifier les différents territoires de l'Indochine. En 1899, sur le modèle de l'Indian Civil Service, il crée un corps unique des services civils dont il confie la surveillance à des inspecteurs chargés de lutter contre la corruption et l'arbitraire64. Appelant à un État doté d'un appareil administratif et budgétaire performant, il met en place des organes centralisateurs. Mais rapidement, l'organisation initiée par Paul Doumer — surnommé le « Colbert de l'Indochine » — compte un très grand nombre de fonctionnaires et présente d'importantes rigidités65. Pour renforcer le gouvernement général, il réduit l'influence de la dynastie Nguyễn, et fait supprimer la fonction de kinh luoc, qui maintenait une forme de liaison entre le Tonkin et la cour impériale de Hué, au profit du résident supérieur français66. Jugeant les Européens plus aptes à décider que les indigènes, il affaiblit ainsi considérablement le gouvernement impérial62. Dans un article publié en 1909, il énumère les caractéristiques des races supérieures : propension au travail, patriotisme, amour de la culture, courage et force morale ; dans cette optique, il estime que les Annamites sont supérieurs aux populations voisines en raison de leur intelligence et de leur discipline67. Afin de renforcer la connaissance des Français pour les particularités de cette région d'Asie, il crée l'École française d'Extrême-Orient, qui attire nombre de savants68. Sa politique mêle ainsi des éléments d'assimilation et d'association69. Sur le plan financier, confronté aux contraintes budgétaires imposées par la métropole, il renforce la lutte contre la fraude, instaure de nouveaux prélèvements obligatoires et augmente ceux déjà existants. L'institution en 1899 d'un budget général se fait au détriment des budgets locaux et notamment de la Cochinchine, principal moteur économique de l'Indochine étant parvenu jusque-là à conserver une forte indépendance. Cette dernière mesure attire à Paul Doumer de vives critiques de la presse et des figures de la Cochinchine, notamment de Paul Blanchy et Charles Le Myre de Vilers, qui affirment qu'il souhaite faire payer la colonie pour les protectorats64. Grâce notamment aux droits de douane et à la mise en place — très contestée par la population — des régies (sur le sel, l'opiumi et l'alcool de riz), le gouvernement général parvient rapidement à dégager des excédents budgétaires64. Le Petit Journal faisant état d'une visite de Paul Doumer au Siam (actuelle Thaïlande) et d'une rencontre avec le roi Rama V, en 1899. Si elles appauvrissent et révoltent les populations indigènes, ces nouvelles recettes permettent à Paul Doumer d'obtenir le soutien de la Banque de l'Indochine et de lancer plusieurs grands projets d'infrastructures (chemins de fer, routes, ponts, ports, etc.) en utilisant les techniques et le savoir-faire européens70. C'est en particulier le cas à Hanoï, où sont notamment construits le Grand Palais et le pont Paul-Doumer, qui s'étend sur une longueur de 1 670 mètres au-dessus du fleuve Rouge71. Paul Doumer organise dans la ville une exposition mondiale, qui se déroule en 1902 et 1903, afin de présenter la modernisation en cours en Indochine ; le coût élevé de cet événement, pénalisé par la démission de Doumer, laisse le budget de la ville en déficit pendant une décennie72,71. Il se fait également construire la Villa Blanche — du nom de sa femme — au cap Saint-Jacques, lieu de villégiature prisé des coloniaux de Cochinchine française73. En matière agricole, il permet la répartition des terres en faveur des colons et grandes entreprises françaises64. Considérant que « la civilisation suit la locomotive », il est un ardent partisan de la construction d'un chemin de fer traversant tout le territoire, le « Transindochinois », dont le plan du réseau avait commencé à être dressé par son prédécesseur, Armand Rousseau15,74. Ce chemin de fer, construit par des « coolies » dans des situations précaires, sera achevé en 193615. Pour la réalisation de la ligne du Yunnan, il obtient un emprunt de 200 millions de francs-or75. Les services de Paul Doumer font également terminer les travaux du port d'Haïphong76. Il transfère le gouvernement à Hanoï, où il fait construire une nouvelle résidence pour les gouverneurs généraux et qu'il désigne comme capitale de l'Indochine en 1902 en remplacement de Saïgon64. En collaboration avec le médecin Alexandre Yersin, il ordonne aussi la construction de la ville de Dalat, afin que les travailleurs européens puissent profiter d'un sanatorium et récupérer ainsi du rude climat de l'Annam77. À la suite de l'agronome Auguste Chevalier et de l'économiste Henri Brenier, Paul Doumer se montre favorable à l'acclimatation de l'hévéa — dont la culture est déjà importante en Malaisie britannique et aux Indes néerlandaises — dans les terres récemment conquises de Sumatra78. Il est également à l'origine de l'université de médecine de Hanoï68. Inquiet de l'avancée en Asie de la Russie et du Royaume-Uni, Paul Doumer semble être favorable à une colonisation de la Chine par la France68. Sans en informer Paris, il fait en sorte de créer une situation de fait devant conduire à l'annexion de la prospère province du Yunnan, dans le sud-est du pays68. À ce titre, il visite en juin 1899 la capitale de la région, Kunming, où il fait face au refus du vice-roi de satisfaire sa demande d'obtention d'un terrain destiné à construire une gare ferroviaire. Cet incident diplomatique conduit à un soulèvement d'habitants du xian de Mengzi redoutant l'achat de leurs mines d'étain par les Français68. Le ministre français des Affaires étrangères, Théophile Delcassé, assure alors à la Chine et au Royaume-Uni qu'il n'entend pas annexer le Yunnan79. Quelques mois plus tard, éclate contre les colons la révolte des Boxers, lors de laquelle Paul Doumer fait envoyer des troupes d'Indochine pour soutenir les légations étrangères69,80. Dans le même temps, ses relations avec l'armée coloniale sont tendues, cette dernière n'acceptant pas l'ingérence du gouvernement général dans ses prérogatives69. Souhaitant revenir en métropole pour briguer un nouveau mandat de député aux élections législatives, Paul Doumer démissionne de sa fonction de gouverneur général en mars 190215. Il est remplacé en octobre suivant par Paul Beau, réputé plus consensuel que lui81,82. Avec ses cinq années passées en Indochine, Paul Doumer est l'un des gouverneurs généraux du territoire à la longévité la plus importante, la plupart de ses prédécesseurs ayant occupé le poste pendant un ou deux ans83,84. Il est également considéré comme ayant été l'un des gouverneurs les plus actifs55. Face aux critiques dont il fait l'objet à son retour en métropole, notamment sur la question indigène, il publie en 1905 un ouvrage de souvenirs d'Indochine, qui servira de référence à plusieurs responsables militaires pendant la
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September 24, 2019 6:45 AM
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La gare de Mengzi au Yunnan : un lieu de mémoire franco-chinois_欧时网

La gare de Mengzi au Yunnan : un lieu de mémoire franco-chinois_欧时网 | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Une gare du nom de « Bisezhai », construite en 1909, par des Français à dix kilomètres de la ville est aujourd’hui réhabilitée. C’est un petit coin de France que cette station de chemin de fer longtemps abandonnée.
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July 16, 2019 3:31 AM
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» [RussEurope-en-Exil] L’Indochine dans la marche à la guerre en Asie (1940-41), par Jacques Sapir

» [RussEurope-en-Exil] L’Indochine dans la marche à la guerre en Asie (1940-41), par Jacques Sapir | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Le livre de Franck Michelin[1], tiré de la thèse qu’il a soutenu en décembre 2014, éclaire de manière novatrice les mouvements préparatoires à la guerre du Pacifique qui commença le 7 décembre 1941…...
Gilbert C FAURE's insight:

Rapidement, la voie de chemin de fer entre Hanoi et Kunming devient un sorte d’obsession pour les dirigeants japonais et en particulier ceux de l’armée, car elle permet de ravitailler la Chine face au Japon qui a rapidement pris le contrôle d’une partie de la zone côtière

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June 12, 2019 6:44 AM
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Guerre du Pacifique : Épisode 2 – Pearl Harbor (partie 2/2)

Guerre du Pacifique : Épisode 2 – Pearl Harbor (partie 2/2) | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Au programme, l’invasion de l’Indochine française et l’attaque « surprise » de Pearl Harbor, l'élément déclencheur de l'entrée en guerre des États-Unis.
Gilbert C FAURE's insight:

La colonisation de l’Indochine s’accompagne d’une politique de grands travaux jusqu’aux années 1930 pour établir des infrastructures de transport modernes. A noter la ligne de chemin de fer de l’Indochine et du Yunnan reliant Haïphong (Tonkin) à Kunming (province du Yunnan en Chine) de 2 767 km. Des hôpitaux, dispensaires et infirmeries sont créés et des campagnes de vaccination massive et le progrès de la médecine réduisent les épidémies (variole, peste, paludisme, choléra…). La France investit aussi dans l’enseignement : l’université indochinoise à Hanoï est créée en 1907 et devient le lieu de formation des cadres administratifs indigènes. Fortement inégalitaires avant la colonisation, les sociétés indochinoises le resteront dans le système colonial.

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May 3, 2019 1:25 PM
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Zheng He : Le Nouvel étendard de la diplomatie chinoise

Zheng He : Le Nouvel étendard de la diplomatie chinoise | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Par François Lafargue, Professeur à l’ILERI    Portrait de Zheng He. Photo de l’auteur ©   Si Christophe Colomb, Fernand de Magellan ou Vasco de Gama figurent parmi les navigateurs les plus connus du public européen, le chinois Zheng He (1371-1433) n’a pas encore acquis en Occident, une même notoriété. Pourtant l’amiral Zheng He dirigea sept longues expéditions maritimes, qui permirent à la Chine de découvrir avant les Européens, les côtes orientales de l’Afrique. Les marins des expéditions menées par Zheng He ont atteint la côte orientale de l’Inde dès 1406, et le premier Européen Vasco de Gama ne les suivit qu’en 1498. À Mombassa comme à Aden et à Malacca, le navigateur chinois précède de plusieurs décennies les premiers explorateurs européens.   Les circumnavigations de la flotte de Zheng He sont régulièrement célébrées en Asie, particulièrement en Chine populaire et à Singapour. L’ingéniosité des artisans qui construisirent ces navires en teck et en palissandre, dotés de compartiments étanches (pour limiter le risque de naufrage en cas de collision avec un récif) comme le courage des équipages sont une source légitime de fierté[1]. Mais cette célébration de Zheng He a aussi des visées plus politiques et elle vise à conforter la diplomatie de la République populaire de Chine.   Comparaison de taille entre les navires de Zheng He et de Christophe Colomb (source : Musée Zheng He à Malacca, Malaisie). Photo de l’auteur © N.B. Un pied équivaut à 30 m   Un eunuque devenu amiral[2]   Quand Ma He naquit au Yunnan en 1371 (le patronyme de Zheng ne lui fut attribué que plus tard), cette province était encore sous la domination de l’un des descendants de Kubilaï Khan, le petit-fils de Gengis Khan, le Mongol Basalawarmi. En 1381, l’empereur de Chine Hongwu, décida d’annexer par la force, le Yunnan, par l’envoi d’un corps expéditionnaire. Le père de Zheng He, qui combat aux côtés de Basalawarmi est tué, et son fils est capturé. Le châtiment infligé au vaincu est cruel, puisque l’adolescent est castré, puis incorporé dans l’armée impériale et muté à Pékin. Sa connaissance de l’art de la guerre permit au jeune eunuque de gagner progressivement la confiance du nouvel empereur Yongle (qui avait succédé à son père en 1402) en l’aidant à asseoir son autorité, contestée par son neveu.   À partir de 1405, Zheng He, devenu ministre de la Navigation maritime et qui avait été élevé au rang d’amiral organisa sept expéditions maritimes qui le conduisirent à découvrir le détroit d’Ormuz, la mer Rouge et à longer les côtes orientales de l’Afrique. Pour la Chine de la dynastie des Ming, ces explorations peuvent lui offrir des nouveaux débouchés commerciaux pour sa production artisanale de porcelaines, de pièces de cuivre ou encore de soie. La protection du territoire chinois contre les exactions perpétrées par les pirates japonais et coréens, les Wako, justifie également de bâtir une force navale.   Les sept voyages de l’amiral Zheng He (Source : Musée Zheng He à Malacca). Photo de l’auteur ©   La témérité de ces navigateurs aurait pu permettre à la Chine de devenir comme le Portugal au XVe siècle ou les Provinces unies au XVIIe, une puissance navale dominant les océans. Mais les expéditions maritimes s’interrompirent après le décès de Zheng He (1433), et elles ne vont guère susciter d’intérêt pendant près de cinq siècles. La notoriété du navigateur ne dépasse pas les cénacles d’historiens, et il est longtemps resté ignoré dans la « nouvelle Chine », qui rejetait les figures du passé et dans laquelle, la doxa officielle a longtemps assimilé les préceptes moraux de Confucius, ou de Lao Tzeu à un ordre moral rétrograde.   À la fin de l’année 1963, Zhou Enlai, alors Premier ministre effectua un long déplacement en Afrique, et dans plusieurs de ses discours notamment celui prononcé à l’OUA, il fit référence au célèbre navigateur de l’époque des Ming. La figure de Zheng He sort d’un certain oubli à partir des années 1980. Son cénotaphe situé à Nankin est restauré (1983) et plusieurs ouvrages lui sont consacrés. Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques (août 2008), le spectacle chorégraphique évoquait longuement les pérégrinations de Zheng He. Son nom est de plus en plus fréquemment évoqué par les responsables politiques. En février 2005, lors de la visite officielle du Chef d’État de la Malaisie à Pékin, Hu Jintao rappelait dans son discours prononcé à l’Assemblée du peuple que Zheng He avait été un vecteur du rapprochement des peuples chinois et malais. Le navigateur devient le symbole de l’ouverture pacifique de la Chine sur le monde. En 2007, les pouvoirs publics célébrèrent le 600e anniversaire de la date du départ de sa première expédition. Une exposition temporaire relatant les différentes pérégrinations de l’amiral s’est tenue dans le Musée provincial des Minorités à Kunming. Mais cette réhabilitation a surtout une dimension politique et idéologique et elle vise à appuyer la politique étrangère et intérieure de la République populaire de Chine (RPC).   Affiche célébrant la commémoration des premiers voyages de Zheng He (Source : Musée provincial des Minorités à Kunming, Chine). Photo de l’auteur ©   Une figure consensuelle au service de la diplomatie de Pékin   L’évocation de la geste de l’amiral Zheng He permet à la Chine d’entretenir l’image d’une nation aux intentions pacifiques, particulièrement dans ses relations avec les pays d’Afrique. La présence de la Chine en Afrique fait l’objet d’une littérature abondante, dont les conclusions sont souvent critiques à l’égard des investisseurs et entrepreneurs chinois. Le terme de néocolonialisme est désormais régulièrement employé en Europe, mais également par certaines élites africaines. Ces condamnations sont vigoureusement démenties par Pékin qui rappelle l’ampleur des échanges bilatéraux et qui souligne sa contribution au développement du continent. La Chine, à la différence des anciennes puissances coloniales, ne partage ni de langue et ni de culture commune avec les pays africains. La Chine célèbre et enjolive les explorations de Zheng He en Afrique, en prétendant que sans la conquête européenne, elle aurait pu nouer une profonde relation amicale et pacifique avec le continent noir, lui épargnant les longues et douloureuses années de colonisation. La Chine rappelle à juste titre, que la découverte des terres africaines par Zheng He, ne fut pas suivie par une politique de colonisation et que là encore, contrairement aux Européens, elle ne pratiqua pas la traite des Africains. Le souvenir de Zheng He est une pièce essentielle dans la construction d’une communauté culturelle associant la Chine et les pays africains. En février 2007, le président Hu Jintao à l’université de Pretoria, évoque le navigateur Zheng He et son équipage en ces termes : « ils ont apporté au peuple africain un message de paix et de bonne volonté, pas des épées, des fusils, le pillage ou l’esclavage. Depuis plus de cent ans dans l’histoire moderne de la Chine, le peuple chinois a été soumis à l’agression coloniale et l’oppression par des puissances étrangères et a traversé des souffrances similaires que la majorité des pays africains a endurées »[3]. Plus récemment, Xi Jinping justifiait son projet de construction d’infrastructures maritimes et ferroviaires entre la Chine et le reste du monde (Belt and Road Initiative) en invoquant la démarche pacifique de Zheng He[4].   Le culte rendu à Zheng He[5] est aussi un message à l’intention de la minorité musulmane de Chine (environ 20 millions de fidèles, principalement des Ouïghours et des Huis). Une démarche nécessaire au moment où la situation politique dans la province du Xinjiang ne cesse de se détériorer. Zheng He est le visage musulman de la Chine. Sa célébration permet de réaffirmer l’appartenance à la nation chinoise de cette minorité musulmane, et de rappeler que sa ferveur religieuse a servi le rayonnement de la Chine impériale et fut une aide spirituelle précieuse dans ces aventures périlleuses.   Une figure utile pour la géopolitique de la Chine   L’invocation de Zheng He s’inscrit dans un discours politique, puisque certains épisodes peu flatteurs de ses pérégrinations sont volontairement occultés, comme le recours à la violence. Lors de son premier voyage, Zheng He livra plusieurs batailles sanglantes contre des pirates commettant leurs méfaits au large du détroit de Malacca. Près de 5 000 d’entre eux périrent, et leur chef Chen Zuyi fut arrêté puis exécuté.   La Chine rappelle à juste titre que ses missions se sont limitées à prendre contact avec les peuples de l’océan Indien, sans volonté de conquête territoriale et d’asservissement. Un tel discours souligne le contraste avec les périples entrepris par les Européens. Mais les expéditions maritimes menées par Zheng He peuvent être interprétées comme une forme de reconnaissance préalable du terrain, que les Européens aussi avaient menée avec souvent des objectifs similaires, commerciaux et scientifiques (découvrir de nouveaux continents et en établir une cartographie plus précise). La menace que constituent les armées mongole et mandchoue amène les empereurs chinois à mettre un terme à cette découverte des océans. La poursuite de la construction d’une ligne de fortification au nord du pays (la Grande muraille) devient alors une priorité. L’image de Zheng He dessinée par l’historiographie officielle chinoise est celle d’un explorateur aux intentions purement pacifiques. Pourtant l’armada qui quitte le port de Liujiagang au sud de Nankin, en 1407 compte 27 000 hommes répartis sur 317 vaisseaux dont 62 étaient des « bateaux trésor »[6]. Ces Bǎo Chuán désignent les bâtiments les plus imposants destinés à rapporter des objets précieux, et équipés de canonnières rudimentaires. Une véritable petite armée. Rappelons que les trois caravelles de Christophe Colomb, parties d’Andalousie pour relier les Indes orientales et qui fortuitement atteindront l’Amérique, ne transportaient que moins d’une centaine d’hommes. Quant à Vasco de Gama, il n’était accompagné que de deux cents marins quand il partit de Lisbonne en 1497, pour relier l’Inde.   Une réévaluation historiographique de l’action de Zheng He est nécessaire, afin que sa mémoire ne soit ni confisquée ni instrumentalisée. Mais alors qui est Zheng He ? La littérature concernant cette figure centrale de la Chine des Ming est abondante, mais se mêlent, écrits apocryphes et ouvrages laudateurs. Si les circumnavigations de l’amiral chinois sont assez bien connues, grâce aux mémoires consignés par ses contemporains, les réelles motivations de ces expéditions restent encore à éclaircir. Cette incertitude ouvre la voie à toutes les interprétations et permet de faire de Zheng He une icône consensuelle, le symbole d’une Chine aux intentions pacifiques[7].   [1] Jacques Dars, La Marine chinoise du Xe au XIVe siècle, Paris, Economica, 1992, pp. 113-130. [2] L’ouvrage de Ying Liu, Zhongping Chen et Gregory Blue  Zheng He’s Maritime Voyages (1405-1433) and China’s Relations with the indian ocean world: A multilingual bibliography, Brill, Boston, 2014, établit une recension des publications consacrées à Zheng He, dans une trentaine de langues. [3] http://www.dfa.gov.za/docs/speeches/2007/jintao0207.htm [4] Discours prononcé lors du Forum Ceinture et Route pour la coopération internationale, qui s’est tenu à Pékin en mai 2017. http://www.xinhuanet.com/english/2017-05/14/c_136282982.htm [5] Le navigateur appartient à la minorité nationale des Huis, qui désigne des populations aux origines diverses (perse, turque, arabe mais aussi han) converties à l’islam. Les Huis sont aujourd’hui de l’ordre de dix millions. Le père de Zheng He avait effectué le pèlerinage de la Mecque. [6] Une précision apportée par John Fairbank et Merle Goldman, Histoire de la Chine, Paris, Tallandier, 2010, pp. 208-210. [7] Voir F et L. Lafargue, La mémoire disputée de Zheng He, Études 2016/3, pp 17 à 28.
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January 29, 2019 9:02 AM
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CCTV - Le jambon de Xuanwei du Yunnan | Facebook

CCTV - Le jambon de Xuanwei du Yunnan | Facebook | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Le jambon de Xuanwei, dont la fabrication peut remonter loin dans l'histoire, est une spécialité charcutière de la ville de Xuanwei, dans la province chinoise du Yunnan. Le jambon de Xuanwei tir
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January 13, 2019 4:17 AM
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Les routes mythiques

Les routes mythiques | Kunming-Yunnan | Scoop.it
Des chemins caillouteux aux routes asphaltées en passant par celles qui ont marqué l’histoire, voici 10 routes parmi les plus mythiques du monde.
Gilbert C FAURE's insight:

La route du Thé

Il s’agissait d’un réseau de chemins sinueux, empruntés par des caravanes de mulets et de chevaux transportant les précieuses feuilles de thé du sud-ouest de la Chine jusqu’au Tibet et en Birmanie. Des plaines du Yunnan aux sommets enneigés de l’Himalaya, cette route mythique qui vit le jour en 618 sous la dynastie Tang était encore empruntée jusque dans les années 1960.

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December 11, 2018 2:25 PM
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15 jours dans le Yunnan : itinéraire et conseils

15 jours dans le Yunnan : itinéraire et conseils | Kunming-Yunnan | Scoop.it
15 jours dans le Yunnan : notre itinéraire et nos conseils
La Chine, ce grand et vaste territoire riche d’une histoire millénaire, ne nous est pas étranger et indifférent. Un lien particulier nous lie à ce pays. En effet, il y a tout d'abord les origines de Benoît mais aussi la fascination d'Amandi
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November 17, 2018 4:08 AM
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Roy Chapman Andrews — Wikipédia

Roy Chapman Andrews - Wikipédia

Roy Chapman Andrews (né le dans le Wisconsin et mort le à Carmel) est un explorateur, aventurier, paléontologue et naturaliste américain.

Pour les articles homonymes, voir Andrews. Roy Chapman Andrews Naissance 26 janvier 1884 Beloit (Wisconsin) Décès 11 mars 1960 Carmel Nationalité  Américain Domaines explorateur, aventurier, paléontologue et naturaliste modifier Roy Chapman Andrews (né le 26 janvier 1884 dans le Wisconsin et mort le 11 mars 1960 à Carmel) est un explorateur, aventurier, paléontologue et naturaliste américain. Biographie Modifier Tenté jeune par l'exploration et la collecte des spécimens, il se forme seul à la taxidermie. Il finance alors ses études au College Beloit et postule à un poste au Muséum d'histoire naturelle de Washington qu'il n'obtient pas. Il étudie en parallèle à l'université Columbia et collecte pour le muséum de nombreux spécimens. Entre 1910 et 1913, il voyage en Asie du Sud-Est et dans l'Arctique, collectant lézards et serpents, observant les mammifères marins et filmant les baleines. En 1914, il se marie et part avec son épouse, Yvette Borup dans une série d'expéditions en Chine, visitant essentiellement le Yunan. En 1920, il explore la Mongolie et y découvre le squelette d'un rhinocéros préhistorique et des ossements de dinosaures. En 1923, dans le désert de Gobi, Kan Chuen Pao, un membre de l'expédition dirigée par Andrews, découvre le crâne fossilisé d'un grand mammifère carnivore, qu'il baptise Andrewsarchus. Parmi les découvertes les plus célèbres d'Andrews, on peut citer un velociraptor et un œuf de dinosaure (en). Devenu président du Club américain des explorateurs (1931-1934), il est nommé en 1934, directeur du Muséum d'histoire naturelle de Washington. Œuvres Modifier Monographs of the Pacific Cetacea (1914–16) Whale Hunting With Gun and Camera (1916) Camps and Trails in China (1918) Across Mongolian Plains (1921) On The Trail of Ancient Man (1926) Ends of the Earth (1929) The New Conquest of Central Asia (1932) This Business of Exploring (1935) Exploring with Andrews (1938) This Amazing Planet (1939) Under a Lucky Star (1943) Meet your Ancestors, A Biography of Primitive Man (1945) An Explorer Comes Home (1947) My Favorite Stories of the Great Outdoors Editor (1950) Quest in the Desert (1950 Heart of Asia: True Tales of the Far East (1951) Nature's Way: How Nature Takes Care of Her Own (1951) All About Dinosaurs (1953) All About Whales (1954) Beyond Adventure: The Lives of Three Explorers (1954) Quest of the Snow Leopard (1955) All About Strange Beasts of the Past (1956) In the Days of the Dinosaurs (1959) Roy Chapman Andrews en 1913 Relation avec Indiana Jones Modifier Bien que de nombreuses sources[1] affirment qu'Andrews a été l'inspiration pour Indiana Jones, ni George Lucas, ni les autres créateurs de ces films ne l'ont jamais confirmé. La transcription des conférences de l'histoire du film ne fait pas mention de lui[2]. Une analyse de la Smithsonian Channel conclut que le lien est indirect, avec Andrews (et d'autres explorateurs) ayant servi de modèle pour les héros de films d'aventure des années 1940 et 1950, qui ont à leur tour inspiré Lucas et ses comparses. Bibliographie Modifier Charles Gallenkamp, Dragon hunter: Roy Chapman Andrews and the Central Asiatic Expedition, Viking Allen Lane, 2000 François Angelier, Dictionnaire des voyageurs et explorateurs occidentaux, Pygmalion, 2011, p. 65-66 Notes et références Modifier Liens externes Modifier Sur les autres projets Wikimedia : Roy Chapman Andrews, sur Wikimedia Commons (en) Site officiel de la Roy Chapman Andrews Society Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • CiNii • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • Bibliothèque nationale d’Espagne • Bibliothèque royale des Pays-Bas • Bibliothèque nationale d’Irlande • WorldCat
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June 11, 2018 9:16 AM
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6ièmes rencontres autour du thé puerh 2018

6ièmes rencontres autour du thé puerh 2018 | Kunming-Yunnan | Scoop.it
LES RENCONTRES AUTOUR DU THÉ PUERH Depuis sa première édition en 2012, les rencontres autour du thé puerh sont devenues un rendez-vous immanquable pour les amateurs de thé ! Tous les deux ans nous vous proposons un certain nombre d’événements, dégustations, ateliers, formations afin de faire découvrir au plus grand nombre la richesse des thés puerh. A travers chaque édition nous essayons de mettre en lumière une facette particulière de la culture de ces thés. Cette année, pour la 6e édition de ce festival, nous avons choisi de faire un focus sur les tendances vertes du thé puerh. 2018 SUPER GREEN Le puerh est généralement connu sous sa forme fermentée : un thé aux feuilles et à la liqueur sombre, aux arômes typiques de sous-bois, qui est traditionnellement classé dans la famille des « Hei Cha », littéralement thé « thé noir » ou « thé sombre ». C’est ainsi que ce thé est consommé depuis plus d’un siècle, en particulier à Hong-Kong et dans la région de Canton, où plus que nulle part ailleurs c’est développé l’art de l’affinage du thé (aspect que nous avons largement exploré lors des 4ièmes rencontres autour du thé puerh). C’est aussi sous sa forme sombre que ce thé est arrivé en Occident, notamment à travers les fameux « tuo cha » fermentés, des thés spécialement pensés pour le marché occidental et que vous avez probablement déjà croisés sur les étagères des épiceries chinoises. Mais il existe une autre forme du thé puerh, verte, aujourd’hui au devant de la scène en Chine et que le reste du monde commence à découvrir. Un thé produit depuis des siècles non seulement dans le Yunnan mais dans tout le Triangle d’or, qui fait partie des plus vieux thés au monde mais est toujours resté en marge des grands thés chinois. Un thé dont les feuilles vertes produisent une liqueur jaune-orangé, dont les arômes végétaux, fleuris ou fruités contrastent avec l’univers des puerh sombres. Un thé, qui s’apparente à un thé vert, mais n’est rentré dans l’histoire des thés Chinois que très récemment par la porte des thés sombres. Or le puerh vert, ou puerh brut, est aussi un thé qui a beaucoup changé ces 20 dernières années, et qui, bien qu’il ait une longue histoire n’a jamais été aussi vert qu’aujourd’hui ! La 6e édition des Rencontres autour du thé puerh, « super green », propose de découvrir, d’explorer et d’interroger la dimension verte du thé puerh. « Super green » : le puerh comme un super thé vert ? L’enjeu de ces rencontres est tout d’abord de porter un nouveau regard sur le puerh vert. Un thé qui par sa nature, son caractère, et la manière dont il est aujourd’hui consommé demande à être remis en perspective par rapport à la famille des thés verts, voir re-pensé au sein de cette dernière. Le puerh serait-il devenu un thé vert ? Ou un super thé vert ? « Super green » : un puerh devenu super-vert ? Mais il s’agit aussi d’interroger la tendance actuelle à produire d’année en année des puerh toujours plus verts, ou inspirés de standards venant du thé vert. Des thés qui jouent parfois la carte du végétal au-delà même que ce que se permettent les thé vert chinois. Des thés qu’on affirme encore venir d’un passé lointain, mais dont la nature même a tellement changé ces 10 dernières années qu’ils ne ressemblent plus à rien de ce qui a été produit dans le temps... EVENEMENTS Ces 6e rencontres seront tournées autour de trois grands axes : Découvrir Pour permettre au plus grand nombre de découvrir l’univers des puerh verts, nous vous proposons cette année différentes dégustations de puerh, conviviales et gratuites, en partenariat avec des maisons de thé renommées ! Une sélection de puerh verts, de nature, d’âge et d’origines différentes vous seront ainsi proposés, présentés et commentés par Olivier Schneider, dans une ambiance décontractée et informelle. Apprendre Pour ceux qui veulent aller plus loin dans leur compréhension des thés puerh, nous vous proposons différents ateliers et journées de stage sur différents aspects de cette famille de thé. Selon votre niveau, vos moyens et votre motivation, vous pourrez opter pour des formations « basiques », qui vous donnerons les bases pour appréhender convenablement ces thés, ou des formations « approfondies » qui vous mèneront à une véritable maîtrise en profondeur de ces thés. Ressentir Enfin nous vous proposerons aussi des temps particulier pour ressentir pleinement ces thés. Il ne s’agit plus de découvrir avec curiosité l’ampleur et la variété des puerh verts, d’apprendre avec une soif de savoir à les connaître et à les comprendre, mais simplement de vivre des moments forts en leur compagnie. Ces différents événements, parfois expérimentaux, dépasseront ainsi parfois la stricte sphère du thé pour s’ouvrir à d’autres univers gustatifs, voire d’autres domaines tels que la musique, et vous proposerons de remettre en avant de manière sensible et créative le plaisir de la dégustation. Prochains événements: Les différents événements du festival seront progressivement annoncés sur cette page, pensez à la consulter régulièrement ou inscirvez-vous à notre lettre d'information:
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April 22, 2018 11:52 AM
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éruption volcanique la plus grande dans l'histoire humaine a changé le 19ème siècle, autant que napoleon comment transférer Bitcoin aux USD

La plupart ont entendu parler de la bataille de Waterloo, mais qui a entendu parler du volcan appelé Tambora? Aucun manuel scolaire que j'ai vu mentionne que
Gilbert C FAURE's insight:

traduction automatique!!!

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