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Bernadette Cassel
October 12, 2024 1:30 PM
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Ces molécules ont été découvertes lors d'analyses toxicologiques menées sur 70 enfants de la plaine agricole d'Aunis, où le nombre de cancers pédiatriques se multiplie. Selon les informations de franceinfo et du journal "Le Monde", de nouveaux cas de cancers chez les plus jeunes ont été recensés. Enquête franceinfo, 12.10.2024 "... présence dans les cheveux et les urines des enfants de pesticides interdits, de la famille des néonicotinoïdes, notamment de l'acétamipride et l'un de ses produits de dégradation. La molécule mère et son métabolite ont été retrouvés dans les cheveux de 17% des enfants. Selon Jean-Marc Bonmatin, chimiste et toxicologue au CNRS d'Orléans, spécialiste des néonicotinoïdes, "cette molécule est interdite depuis 2018, c'est inexplicable de la retrouver dans les urines." "S'il y a cette molécule, ça signifie que les enfants ont été exposés dans les jours qui précèdent, et je n'ai pas connaissance de produit vétérinaire à base d'acétamipride. Pour moi, ça veut sans doute dire qu'il y a eu un usage illégal de ce pesticide, qui est un neurotoxique puissant." Marc Bonmatin
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Bernadette Cassel
January 18, 2024 2:18 PM
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Depuis leur découverte en tant que nouvelle classe d’insecticides dans les années 1990, les néonicotinoïdes sont devenus un pilier de la lutte contre les insectes nuisibles. Ils permettent, depuis trois décennies, de protéger notamment les cultures de betterave sucrière contre les pucerons et les virus qu'ils transmettent. Cependant, ils ont été accusés de réduire la biodiversité. L’Autorité européenne de sécurité des aliments a conclu en février 2018 que « la plupart des utilisations d’insecticides néonicotinoïdes représentent un risque pour les abeilles sauvages et les abeilles domestiques ». Les demandes de dérogations d'usage, déposées chaque année par les différents États membres, ne sont plus accordées. INSECTICIDES TUEURS D'ABEILLES: Quelles alternatives aux néonicotinoïdes? (conférence) Science bestiale, 13 déc. 2023 "... Chaque stratégie de contrôle a été évaluée sur la base de quatre critères : efficacité, durabilité, applicabilité et praticabilité. A partir de ces critères, 20 méthodes ou produits à la fois efficaces et applicables ont été identifiés pour le cas spécifique de la betterave sucrière. Elles comprennent cinq insecticides synthétiques et trois naturels, deux champignons entomopathogènes, deux ennemis naturels arthropodes, des huiles organiques et minérales, deux éliciteurs de défense des plantes, des pratiques agricoles et le potentiel de variétés résistantes. La plupart d’entre elles assurent une efficacité, mais sans doute insuffisante, contre les pucerons si elles sont utilisées seules. Cependant, la plupart d’entre elles semblent complémentaires et compatibles les unes avec les autres.
Par conséquent, des stratégies d’intégration seront nécessaires pour maintenir les rendements de betteraves tout en limitant les effets involontaires sur l’environnement et la biodiversité."
- Verheggen et al 2022. Producing sugar beets without neonicotinoides: An evaluation of alternatives for the management of viruses-transmitting aphids. Entomologia Generalis 4, 491–498
- Epstein, Chapron and Verheggen (2021). EU Court to rule on banned pesticide use. Science 373 (6552), 290.
- Jactel, Verheggen et al 2019. Alternatives to neonicotinoïdes. Environment International. 129: 423-429.
[Image] Mean scores for the four criteria (ecacy, durability, applicability, practicability) of the nine categories of alterna- tive strategies available to control sugar beet aphids (Entomologia Generalis 4, 491–498)
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Bernadette Cassel
April 26, 2023 6:36 AM
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L'Agence européenne de l'environnement (AEE) s'alarme de l'utilisation toujours importante des pesticides en Europe. Et appelle, ce mercredi, à plus d'actions afin de réduire la consommation de ces produits dont les effets délétères sur l'être humain et la biodiversité sont pourtant connus. Par Les Echos Publié le 26 avr. 2023 à 07:42Mis à jour le 26 avr. 2023 à 07:43
« Dans l'Europe des 27, les ventes de pesticides sont restées relativement stables, à environ 350.000 tonnes par an entre 2011 et 2020 », relève l'agence de l'Union européenne, se fondant sur des chiffres d'Eurostat . Et d'appeler les pays de l'UE à diminuer leur dépendance aux pesticides en adoptant notamment d'autres modèles d'agriculture, tels que l'agroécologie. Des seuils préoccupants détectés
De fait, nombre de données et d'études récentes sont alarmantes. En 2020, un ou plusieurs pesticides ont été détectés au-dessus des seuils de préoccupation dans 22 % des sites de surveillance des rivières et des lacs en Europe, rappelle l'AEE. L'imidaclopride, de la famille des insecticides néonicotinoïdes, et l'herbicide métolachlore ont enregistré le plus grand nombre absolu de dépassements dans toute l'Europe, principalement en Italie du Nord et dans le nord-est de l'Espagne. Dans les eaux souterraines, l'atrazine, un herbicide tenace interdit depuis 2007, est à l'origine du plus grand nombre de dépassements." (...) ------- NDÉ Briefing de l'AEE Published 26 Apr 2023 Last modified 26 Apr 2023 Crédit photo : Evangelija Ivanoska, Well with Nature /EEA Food production systems in Europe rely on chemical pesticides to maintain crop yields. However, widespread pesticide use is a major source of pollution — contaminating water, soil and air, driving biodiversity loss, and leading to pest resistance. Human exposure to chemical pesticides is linked to chronic illnesses such as cancer, and heart, respiratory and neurological diseases. This briefing summarises the latest knowledge on how chemical pesticides impact human health and the environment, and presents good practices to reduce their use and risk across Europe.
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Bernadette Cassel
from Les Colocs du jardin
February 19, 2023 10:05 AM
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Récemment, la France et son Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), a mandaté un groupe d’experts pour faire le point sur les alternatives existantes. Le dernier groupe de travail était présidé par le Pr. François Verheggen, qui enseigne entre autres les alternatives aux insecticides à Gembloux Agro-Bio Tech. La fin des néonicotinoïdes en Europe : Et maintenant ? Gembloux Agro-Bio Tech, 10.02.2023 "Ces études ont permis de dégager plusieurs choix contre les pucerons. Pour évaluer chaque alternative, l’équipe du Pr. François Verheggen s’est basée sur trois critères : leur efficacité, la facilité de les appliquer et leur durabilité (donc respectueuse de l’environnement). Les insecticides de synthèse comme le Flonicamid et la Spirotetramat semblent être le meilleur compromis entre les trois critères. Ce n’est pas la méthode la plus durable mais elle reste la plus efficace et la plus facile à appliquer. Ce serait donc une solution à court terme et mise en place rapidement pour cette année en Belgique. Dans les autres options, moins efficaces, on trouve des insecticides naturels comme des huiles essentielles d'orange, le spinosad et l’huile de neem (extrait du margousier). Il existe aussi des pratiques agricoles, par exemple les couverts végétaux (ou cultures intermédiaire) et le paillage. L’huile de paraffine est aussi envisageable. Pour François Verheggen, seules, aucune de ces techniques ne sont aussi efficaces que les néonicotinoïdes. Elles représentent aussi un coût en produits, en main-d'œuvre et en formation. Ce sont des dépenses que les agriculteurs ne pourront pas se permettre et il sera nécessaire que l’État intervienne financièrement. Cependant, l’utilisation d’insecticides de manière raisonnée et d’alternatives plus respectueuses de l’environnement pourrait avoir un effet bénéfique à long terme sur la biodiversité et sur les cultures. Comme l’explique le Pr. Francçois Verheggen : « Il faut se rappeler que si les bioagresseurs pullulent, c'est parce qu'avec des monocultures et sans diversité végétale, leurs ennemis naturels ne peuvent pas survivre, se multiplier, et donc réguler naturellement les populations de ces bioagresseurs. » Le dernier élément qu’il convient de prendre en compte est la réémergence d’anciens bioagresseurs, comme les larves de taupin, qui s’attaquent aux racines des betteraves et qui étaient jusqu’alors maitrisés par les néonicotinoïdes. La solution sur laquelle les chercheurs se penchent n’est donc pas de savoir qui est le meilleur remplaçant des néonicotinoïdes mais quelle combinaison permettra d’obtenir un résultat similaire sans nuire à la biodiversité autour des cultures et dans leur sol. De son côté, l’État devra accompagner les agriculteurs dans cette transition en fournissant de nouvelles aides et en se préparant contre les nouvelles menaces." [Image] Myzus persicae (PLoS)
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Bernadette Cassel
January 19, 2023 1:29 PM
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"Ce jeudi 19/01/23. la Cour de justice de l’Union européenne va rendre une décision importante autour du principe de précaution et de l’usage de produits phytopharmaceutiques dans les milieux naturels. #neonicotinoïdes" 🌿 S.Le Briéro 🌿 sur Twitter, January 18, 2023 Lien vers le dossier de procédure : → Cour de justice UE sur Twitter : "#LaSemaineCJUE ⚖️ 17/1 (A): participation du #Kosovo à un organe européen #ORECE (C-632/20 P) ⚖️ 19/1 (A): mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques #environnement @EuropePAN (C-162/21) ⚖️ 19/1 (A): abus de position dominante #concurrence @UnileverItalia (C-680/20) https://t.co/GDx9Ovpn3t" / Twitter https://twitter.com/CourUEPresse/status/1613904309116084224
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Bernadette Cassel
December 21, 2022 2:12 PM
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Si l'inscription, dans le nouveau cadre mondial sur la biodiversité, de l'objectif 30x30 - consistant à étendre les aires protégées sur 30 % des terres et 30 % des mers du globe - compte parmi les succès les plus médiatisés, un autre accomplissement mérite que l'on s'y attarde également : il s'agit de la mention portant sur les pesticides, ces substances utilisées en agriculture pour la prévention, le contrôle ou l'élimination d'organismes jugés indésirables. Impact des pesticides sur la biodiversité : pourquoi est-ce si important de parler de "risque" plutôt que de quantités utilisées ? Nastasia Michaels Publié le 21/12/2022 à 10h05 [...] Certains pesticides sont toxiques à très faibles doses Au delà de la simple mention du terme "pesticide", c'est la formulation du texte qui réjouit encore davantage les experts. En effet, plutôt que la notion de quantité utilisée, c'est celle de "risque" - à réduire de moitié - qui a été retenue dans l'accord de Kunming-Montréal. "La toxicité des pesticides ne dépend pas seulement de la quantité épandue, certains sont toxiques à très faibles doses (par exemple les perturbateurs endocriniens)", précise Hélène Soubelet, directrice de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB), contactée par GEO.fr. Ainsi, en ne considérant les pesticides que sous l'angle de la quantité épandue dans les champs, on rate l'essentiel des conséquences sur la biodiversité. "La toxicité totale des pesticides ciblant les invertébrés a nettement augmenté depuis 2005. Par exemple, elle a doublé pour les pollinisateurs et les vertébrés aquatiques - avec une augmentation d'environ 8 % par an entre 2005 et 2015", remarque Hélène Soubelet. Pourtant, la "quantité d'insecticide appliquée par unité de surface a diminué d'environ 40 %", note-t-elle. Alors, quels pesticides sont les plus toxiques en petites quantités ? Tout dépend pour qui. "Pour les pollinisateurs, par exemple les abeilles ou les bourdons, les néonicotinoïdes sont de plus en plus responsables de la toxicité totale appliquée", détaille la directrice de la FRB. "Pour les invertébrés aquatiques - par exemple, les crustacés, les éphémères, les phryganes (petits insectes ressemblant aux papillons de nuit, NDLR) et les libellules - et pour les arthropodes terrestres, ce sont les insecticides pyréthroïdes qui sont les plus impliqués dans la toxicité depuis 1992." Ces pyréthroïdes, des composés de synthèse dérivés des pyréthrines - des substances naturelles que l'on trouve par exemple dans les chrysanthèmes, furent à l'origine d'un terrible bouleversement pour la nature. "Au milieu des années 2000, la toxicité a été complètement découplée des quantités : pour les invertébrés aquatiques, quatre pyréthrinoïdes ont expliqué (à eux seuls) plus de 80 % de l'augmentation de la toxicité depuis 2006", souligne Hélène Soubelet. "Les insecticides très efficaces à faible dose sont souvent associés à des impacts importants pour l'environnement." Et les animaux ne sont pas les seules victimes répertoriées : les plantes sauvages pâtissent également de certains pesticides nocifs même à faible dose. "L'augmentation de la toxicité totale appliquée des plantes peut avoir des impacts majeurs sur les réseaux trophiques terrestres, par exemple en réduisant la production de semences végétales ou provoquant le déclin des espèces végétales", pointe ainsi la directrice de la FRB, citant trois exemples précis : - les pesticides régulateurs de croissance (par exemple, l'acétochlore), qui contribuent principalement à la toxicité totale appliquée pour les plantes terrestres et aquatiques ;
- les inhibiteurs de la synthèse des acides aminés, tels que le glyphosate, qui sont de plus en plus utilisés ;
- les perturbateurs de la membrane cellulaire (oxyfluorfène).
Des "effets cocktails" et une toxicité diffuse "L'évaluation des risques à ce titre est plus pertinente que la seule quantité appliquée", conclut Hélène Soubelet. Par ailleurs, la notion de risque permettrait également de prendre en compte un autre aspect crucial : celui des interactions entre les différentes substances utilisées. "Les effets cocktails sont aussi à prendre en compte (...), notamment entre fongicides et insecticides (pesticides ciblant respectivement les champignons microscopiques et les insectes)", observe-t-elle. Enfin, "il est important aussi de distinguer la toxicité aiguë, celle qui est le plus souvent testée, et la toxicité diffuse, qui peut passer inaperçue dans les tests en laboratoire, à l'exemple des néonicotinoïdes", complète auprès de GEO.fr Denis Couvet, président de la FRB. En effet, certains pesticides qui n'affecteraient pas directement les fonctions vitales des organismes peuvent néanmoins les affaiblir, perturber leur comportement ou encore, nuire à leur reproduction. Reste à savoir, désormais, si les signataires de l'accord de Kunming-Montréal tiendront leur engagement. "Le cadre (mondial pour la biodiversité) retient différents indicateurs, mais ce sera à chaque pays d’établir son propre indicateur de risque. Au sein de l’Union européenne, par exemple, l’indicateur de risque qui est en cours de préparation présente des faiblesses importantes", regrette Paul Leadley cité par Le Monde. Raison pour laquelle le travail devra être poursuivi jusqu'à la COP 16 Biodiversité, prévue en Turquie en 2024." ⋙ Pesticides : un rapport synthétisant 4.000 études souligne l'ampleur de la contamination de l'environnement ⋙ Pesticides toxiques : la France continue d'exporter des substances interdites vers d'autres pays ------- NDÉ [Image] Éditorial Le monde du 21/12/2022 via COP15 : au-delà des promesses, le combat n’est pas gagné sur la biodiversité https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/12/21/biodiversite-au-dela-des-promesses-le-combat-n-est-pas-gagne_6155261_3232.html
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Bernadette Cassel
June 10, 2022 12:04 PM
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Depuis 1990, la population d’insectes aurait chuté de 75 % en Europe. Aussi captivante qu’alarmante, cette enquête internationale pointe le rôle des néonicotinoïdes, des insecticides neurotoxiques, dans le désastre écologique en cours. ARTE Mag, 07.06.2022 Contact presse : Rima Matta "Il y a trente ans, les automobilistes devaient s’arrêter régulièrement pour nettoyer les impacts sur leur pare-brise. Depuis, 75 % des insectes auraient disparu en Europe, menaçant la survie de nombreux écosystèmes. "C’est la pire extinction de masse que la planète ait vécue", alerte l’entomologiste américain Jonathan Lundgren. Mais comment expliquer cet effondrement ? Le principal coupable serait à chercher du côté des néonicotinoïdes. Développés dans les années 1980 et commercialisés au début des années 1990 au Japon, ces insecticides dits "systémiques", souvent utilisés en traitement préventif des semences, se propagent dans toute la plante pour la protéger des ravageurs. Plus efficaces que les pesticides pulvérisés, ils ont été massivement adoptés par les agriculteurs. Leur marché, détenu par une poignée de multinationales (Syngenta, Bayer-Monsanto, BASF), pèserait ainsi entre 3 milliards et 4 milliards de dollars à l’échelle planétaire. Dans le même temps, les études scientifiques s’accumulent pour dénoncer les ravages de ces neurotoxiques. Pollinisateurs ou rouages essentiels de la chaîne alimentaire, les insectes s'éteignent à une vitesse record, affectant en cascade les populations d’oiseaux, de poissons et d'amphibiens. La santé humaine serait elle aussi menacée : perturbateurs endocriniens potentiels, les néonicotinoïdes, dont on retrouve des résidus dans les aliments d’origine végétale, sont soupçonnés de causer certains cancers et d’altérer le neurodéveloppement dès le stade fœtal. Pressions sur les chercheurs, les décideurs politiques et les autorités de régulation, financement d'études favorables à leurs produits, tests d'homologation biaisés : de leur côté, les lobbies de l'agrochimie brouillent les pistes pour entretenir l'immobilisme. Après les avoir interdits en 2018, la France a réautorisé provisoirement les néonicotinoïdes pour le traitement des betteraves sucrières. Alternatives convaincantes De la Somme aux États-Unis en passant par l’Allemagne, la Belgique ou le Japon, ce documentaire, fondé sur l’enquête de Stéphane Foucart Et le monde devint silencieux – Comment l’agrochimie a détruit les insectes (Éditions du Seuil, 2019), retrace l’histoire des néonicotinoïdes et décrypte leurs effets en compagnie d’une foule de spécialistes : chercheurs, journalistes, représentants d’ONG environnementales, eurodéputé, agriculteur et apicultrice… Étayé de chiffres alarmants, le film met également en lumière les stratégies des industriels pour préserver leurs profits, tout en s’arrêtant sur des alternatives convaincantes : dans la plaine du Pô, en Italie, l’ingénieur agronome Lorenzo Furlan a mis en place un fonds mutuel permettant de compenser les éventuelles – et très rares – pertes de rendement causées par la réduction des pesticides. Ponctuée de fascinantes images d’insectes observés au microscope, cette enquête s’affirme aussi comme une ode à la splendeur du vivant menacé." En lien avec le documentaire 'Insecticide - Comment l’agrochimie a tué les insectes' de Sylvain Lepetit, Miyuki Droz Aramaki et Sébastien Séga (France/Belgique, 2021, 1h33mn) - D’après le livre-enquête de Stéphane Foucart - Coproduction : ARTE GEIE, Squawk, Simple Production, RTBF Prix spécial du jury, Figra 2022 Crédit image : Squawk
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Bernadette Cassel
February 1, 2022 5:33 PM
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L’arrêté a été publié ce mardi au Journal officiel. par Pauline Moullot publié le 1er février 2022 à 17h57 (abonnés) "... Selon l’AFP, l’association Agir pour l’environnement a annoncé qu’elle allait déposer un recours en référé devant le Conseil d’Etat pour réclamer la suspension de l’arrêté publié ce mardi. «Force est de constater que le gouvernement, loin de soutenir une transition agricole et alimentaire urgente et nécessaire, privilégie encore et toujours les tenants d’une agriculture toxique pour les paysans, pour les consommateurs, pour la biodiversité et pour la planète !» a dénoncé son secrétaire général, Jacques Caplat." - Arrêté du 31 janvier 2022 autorisant provisoirement l'emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives imidaclopride ou thiamethoxam et précisant les cultures qui peuvent être semées, plantées ou replantées au titre des campagnes suivantes - Légifrance https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045098120
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Bernadette Cassel
January 7, 2022 12:54 PM
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Contribution de l’Opie à la consultation publique du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation : projet d’arrêté autorisant provisoirement l'emploi de semences de betteraves sucrières traitées. Office pour les insectes et leur environnement Publié le 07/01/2022 Joli cadeau de Noël du ministère de l’Agriculture que cette Consultation publique lancée le 24 décembre 2021 jusqu’au 16 janvier 2022. L’Opie souhaite ici rappeler sa position, quelques faits scientifiques et donner des éléments factuels susceptibles d’être utilisés par les citoyens désireux d’apporter leur réponse à cette consultation. _______________________________________ Contribution de l’Opie à la consultation publique du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation : projet d’arrêté autorisant provisoirement l'emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives imidaclopride ou thiamethoxam et précisant les cultures qui peuvent être semées, plantées ou replantées au titre des campagnes suivantes. _______________________________________ Préambule, rappel de notre position L'Opie rappelle sa ferme opposition à toute dérogation concernant la possibilité d’utiliser en agriculture et en foresterie n’importe laquelle des molécules de la famille des néonicotinoïdes (NNI) ! Nos éléments ont déjà été exposés ici. Rappelons aussi l’impressionnante quantité de littérature scientifique qui prouve l’extrême nocivité de ces substances, non seulement pour les abeilles (et tous les autres insectes pollinisateurs sauvages), mais aussi pour les milieux (sols, eau) et les organismes qui les peuplent, et évidemment pour la santé humaine ! Insistons encore sur leur rémanence (temps durant lequel elles resteront actives et donc dangereuses) qui dépasse de loin une année entière, temps qui semble pourtant satisfaire les mesures d’accompagnement fallacieuses de l’Arrêté en question… L’Opie a refusé de siéger au « Conseil de surveillance » sensé encadrer l’application de la loi réautorisant provisoirement l'emploi de semences de betteraves sucrières traitées aux néonicotinoïdes pour 3 ans, bien persuadé de l’inutilité d’une telle démarche complétement biaisée dès le départ ! Aujourd’hui, les associations partenaires qui y siègent et dont nous saluons la ténacité, s’y retrouvent muselées par l’équilibre savamment inégal de la composition de ce « conseil ». D’autant que les représentants du Ministère de la Transition écologique qui y siègent aussi semblent recevoir la consigne de s’abstenir pendant les votes… Pression politique – devrait-on dire des lobbies agricoles ? – quand tu nous tiens... Cela dit, et tout illusoire que soit notre souhait de voir ces dérogations levées, il nous semble extrêmement important de rappeler les alternatives et solutions les « moins pires » qui ne sont même pas envisagées dans ce projet d’Arrêté. Car non-content d’avoir réussi l’impossible en 2020 avec la ré-autorisation pour 3 ans des substances que la Loi avait banni avec courage, responsabilité et raison, le Gouvernement ne fait aucun effort pour contrôler et suivre les modalités d’application de ces poisons dont l’impact opère à grande échelle. Nos remarques sur l'arrêté Les molécules : Alors que l’Union européenne a interdit la totalité des molécules de NNI et qu’une seule d’entre elles a été réautorisée de manière dérogatoire en Allemagne, pourquoi en réautoriser 2 en France, dont la « pire » d’entre elles, le tristement célèbre Gaucho ? D’autant que les « effets cocktails » issus de la dégradation et recombinaisons des molécules commencent tout juste à être documentés par des résultats scientifiques effrayants… Les surfaces autorisées : l’Allemagne toujours, n’a autorisé que 50% des surfaces concernées par la culture betteravière à être traitées. Il n’est pas compréhensible que la totalité des surfaces françaises concernées soient autorisées dans cette dérogation ! L’arrêté doit faire preuve de discernement et s’attacher strictement à limiter l’utilisation de ces produits toxiques aux seules zones les plus sensibles. Les modalités d’application vs réalité de la menace : l’enrobage est une manière de traiter en préventif et à l’aveugle complétement irresponsable et sans aucune relation avec la réalité du terrain et du travail de l’agriculteur. Le produit est utilisé sans autre alternative et les autorisations de dérogations données en 2021 ont conduit à un immense gâchis. Aucun des modèles prévisionnels utilisés n’a pu prédire la très faible population de pucerons de l’année et donc l’absence de menaces… Pour autant, les substances tueuses ont bel et bien été larguées dans l’environnement… Rappelons aussi que la vision « à la parcelle » qui prétend que la nocivité du produit – comme le « nuage de Tchernobyl » – s’arrête aux limites de la parcelle agricole concernée est un non-sens : c’est tout le territoire environnant qui se trouve impacté. En cas de risque majeur sur la production betteravière dans une région donnée, la seule modalité qui pourrait être concevable – à défaut d’être acceptable – serait une application par pulvérisation ciblée quand le début d’une infestation est constaté. D’autant que cela rendrait factuelle la nécessité ou pas de traiter. Vers une sortie définitive en 2023 ? Malgré l’affirmation du Gouvernement que tout sera fait pour sortir définitivement de l’utilisation des NNI en 2023, force est de constater que seules les solutions chimiques continuent à être majoritairement financées dans le cas des cultures betteravières. L’ANSES, en réponse à la saisine du ministère de l’Agriculture, a pourtant récemment publié une liste de solutions alternatives non-chimiques pour la protection des cultures de betteraves. Ces alternatives doivent être mises en œuvre immédiatement et à grande échelle, et les axes de recherche et développement suggérés par l’ANSES doivent faire l’objet de financements effectifs, plutôt que de continuer à dépenser de l’argent public dans des recherches tournées vers la solution chimique. Nous ne sommes pas dupes de la volonté des lobbies, validée par le Ministre de l’Agriculture, de refaire passer ces dérogations pour 3 années de plus a minima tant l’absence de recherches ou d’essais sur les véritables solutions alternatives non-chimiques et/ou bios est assourdissante. Ces solutions alternatives, déjà mises en œuvre à l’échelle européenne, couteraient moins chers à mettre en place que d’augmenter encore le coût économique à long terme engendré par les pollutions chroniques qui dérèglent en profondeur le fonctionnement des écosystèmes, contribuent à la perte de biodiversité, mettent en péril la capacité agricole à moyen terme et influent négativement jusqu’en santé humaine. Deux rappels : - Le coût financier induit par la pollution à grande échelle de l’environnement et les conséquences en santé publique de l’utilisation des NNI est déjà vertigineux et uniquement porté par la société, et non par les responsables. Ces arrêtés continuent à augmenter la note de ce désastre collatéral. - Le puceron Myzus persicae, vecteur de la jaunisse et cible de ces insecticides, a (avait) pour hôte primaire les Pruneliers qui composaient en grande partie les haies des paysages agricoles d’autrefois… « La possession de merveilleux moyens de productions n’a pas apporté la liberté, mais le souci et la famine » Albert Einstein En bref : - limiter strictement à 1 molécule la dérogation sur la base des connaissances scientifiques permettant d’éliminer les NNI les plus nocifs ;
- restreindre la dérogation aux surfaces les plus sensibles ;
- utiliser la pulvérisation ciblée uniquement en cas de constat d’infestation ;
- mettre en place au plus vite les techniques alternatives non-chimiques existantes et éprouvées dont l’ANSES a dressé une liste documentée ;
- arrêter de prétendre que les dommages irrémédiables et de long terme, causés par les traitements parcellaires, s’arrêtent à la parcelle et seront absorbés par une année de cultures « non-attractives ».
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Bernadette Cassel
December 23, 2021 12:38 PM
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"Pour la seconde année consécutive, le Conseil de surveillance « néonicotinoïdes » présidé par le député de la majorité Gregory Besson-Moreau, vient d’émettre un avis favorable à un projet d’arrêté de dérogation permettant le traitement des semences de betteraves avec des insecticides de la famille des néonicotinoïdes." Agir pour l'Environnement, 22.12.2021 "À la lecture des documents transmis aux membres de ce Conseil de surveillance, force est pourtant de constater que la principale menace motivant les néonicotinoïdes n’existe plus ! En effet, le prélèvement d’adventives permettant de déterminer l’état des réservoirs viraux indique qu'en 2020, 23,14% des tests étaient positifs, mais qu'ils ne sont plus que 0,88% en 2021 ! Les données disponibles, transmises aux membres du Conseil de surveillance démontrent que : les pertes de rendement de 2020 ne concernaient pas toutes les zones de culture, l'hiver 2020-2021 avait connu des évènements de gel qui avaient invalidé la prétendue nécessité de traitement validée l'an dernier, il n'y a pas de corrélation nette entre les traitements 2021 et les rendements de cette année, le risque pour la saison 2022 est faible. Dans ce contexte, pour l'agronome Jacques Caplat, secrétaire général d'Agir Pour l'Environnement et membre de ce Conseil de surveillance, "autoriser à nouveau l'utilisation de ces pesticides ultra-toxiques et ultra-rémanents, sans même zoner l'autorisation ni prévoir de 'clause de revoyure' pour intégrer d'éventuels épisodes de gel, revient à utiliser une enclume pour tuer un moustique". Il ajoute : « Une dérogation à l'interdiction des néonicotinoïdes doit être, au regard de l’article 53 du règlement européen sur les produits phytosanitaires, "limitée et contrôlée en raison d’un danger qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens raisonnables". En réalité, il s'agit ici pour la filière sucrière d'un contrefeu pour faire oublier la casse sociale provoquée par la suppression des quotas betteraviers. Il serait plus économique et écologique d'organiser une indemnisation des agriculteurs réellement touchés et un plan de sauvegarde de la filière, plutôt que de déverser des produits toxiques tout en lançant une vaste agitation coûteuse de prétendues expérimentations." Sans admettre ces dimensions, le Conseil de surveillance, réuni dans une sucrerie de Cristal Union, a émis un avis favorable, passant outre les positions hostiles des associations."
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Bernadette Cassel
November 18, 2021 1:10 PM
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L’UE a donné son feu vert aux demandes d’exportation d’au moins 4 000 tonnes de néonicotinoïdes interdits, notamment au Brésil. La France est le deuxième pays exportateur. L’Europe exporte des milliers de tonnes de pesticides « tueurs d’abeilles » pourtant interdits sur son sol Par Stéphane Mandard Publié aujourd’hui à 00h00, mis à jour à 09h39 (abonnés) "Depuis 2018, l’Union européenne (UE) interdit sur son sol l’usage de trois insecticides néonicotinoïdes (l’imidaclopride, le thiaméthoxame et la clothianidine), considérés comme des « tueurs d’abeilles » et une grave menace pour la biodiversité. Pourtant, une quinzaine de pays, dont la France, accordent toujours des dérogations temporaires, en particulier aux producteurs de betteraves sucrières. Surtout, l’UE continue à produire et à exporter massivement ces pesticides ultratoxiques dont elle ne veut plus dans ses champs." (...) [Image] Exterior shot of the largest production site of Syngenta in Monthey, in the Canton of Valais, Switzerland, on October 29, 2019. The Syngenta production site in Monthey is one of Syngenta's strategic manufacturing sites, where the producing of herbicides, fungicides and insecticides to protect the world's major crops takes place. (KEYSTONE/Gaetan Bally) [Photo via MaxPPP]
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Bernadette Cassel
July 13, 2021 12:12 PM
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Le Conseil d’État a rejeté le recours des producteurs de produits pour les végétaux contre le décret interdisant les insecticides néonicotinoïdes, une décision saluée mardi comme une « victoire » par les défenseurs de la biodiversité Par Sudouest.fr avec AFP Publié le 13/07/2021 à 18h03 "Dans un arrêt rendu le 12 juillet 2021, le Conseil d’État a rejeté un recours fait par l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) qui regroupe les industries phytosanitaires, dont certains produits contiennent des néocotinoides. L’UIPP réclamait l’annulation du décret du 30 juillet 2018 qui interdit cinq substances classées comme néonicotinoïdes qui contribueraient au déclin des colonies de pollinisateurs. « Des effets néfastes » La plus haute juridiction administrative française, mettant notamment en avant des études scientifiques portées au dossier, estime ainsi que « les néonicotinoïdes présentent des effets néfastes sur la santé des abeilles », ainsi que sur d’autres espèces pollinisatrices. Il souligne que l’UIPP n’a pas apporté « d’éléments probants de nature à remettre en cause les données scientifiques attestant des risques liés à l’utilisation » de ces substances. « Il s’agit d’une grande victoire pour les protecteurs de la biodiversité comme Générations Futures et les apiculteurs de l’Union nationale de l’apiculture française et du Syndicat national de l’apiculture, tous parties prenantes de cette procédure », se félicite mardi l’ONG Générations Futures dans un communiqué." [Image] Les industries phytosanitaires n’ont pas apporté de preuves suffisantes que leurs produits étaient sans risques pour les abeilles. Crédit photo : Stéphane Lartigue / SudOuest
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Bernadette Cassel
May 25, 2021 6:35 AM
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Neonicotinoids disrupt memory, circadian behaviour and sleep Kiah Tasman, Sergio Hidalgo, Bangfu Zhu, Sean A. Rands & James J. L. Hodge Scientific Reports volume 11, Article number: 2061 (2021) Article Open Access Published: 21 January 2021 Traduction du résumé : Les néonicotinoïdes sont les insecticides les plus utilisés dans le monde, malgré leurs effets sublétaux bien documentés sur les insectes utiles. Les néonicotinoïdes sont des agonistes des récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine. La mémoire, la rythmicité circadienne et le sommeil sont essentiels à l'efficacité du butinage et de la pollinisation et nécessitent la signalisation des récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine. L'effet de concentrations sur le terrain de néonicotinoïdes interdits par l'Union européenne (imidaclopride, clothianidine, thiaméthoxame et thiaclopride) a été testé sur la mémoire, les rythmes circadiens et le sommeil de la drosophile. Des concentrations d'imidaclopride, de clothianidine et de thiaméthoxame adaptées au terrain ont perturbé l'apprentissage, la rythmicité comportementale et le sommeil, tandis que l'exposition au thiaclopride n'a affecté que le sommeil. L'exposition à l'imidaclopride et à la clothianidine a empêché le remodelage jour/nuit et l'accumulation du neuropeptide facteur de dispersion des pigments (PDF) dans les terminaisons dorsales des neurones de l'horloge. Le knockdown des sous-unités Dα1 et Dβ2 des récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine sensibles aux néonicotinoïdes dans les corps des champignons ou les neurones de l'horloge a récapitulé les déficits de type néonicotinoïde dans la mémoire ou le comportement de sommeil/circadien respectivement. La perturbation de l'apprentissage, de la rythmicité circadienne et du sommeil est susceptible d'avoir des effets néfastes de grande envergure sur les insectes utiles dans les champs. ___________________________________ [Étude repérée via] "Que se passerait-il si toutes les abeilles disparaissaient ?" De www.slate.fr - Aujourd'hui, 12:10 [Image] Crédit : Stan Lupo via Heaton Moor Park sur Twitter, 24.01.2021 https://twitter.com/heatonmoorpark/status/1353310067047735296 "Neonicotinoids and the park: Neonicotinoids disrupt memory, circadian behaviour and sleep.....https://t.co/GQnXJmowPl ...... #pesticides #neoniccotinoids #entomology #insects (Image: Stan Lupo)"
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September 16, 2024 12:51 PM
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Des scientifiques ont développé un hydrogel à base de microparticules qui augmenterait la survie de 30 % chez les bourdons d'élevage exposés à des doses létales de néonicotinoïdes, selon une étude repérée par le Guardian. Si ces substances nocives pour les pollinisateurs sont désormais interdites dans l'Union européenne, le principe du nouvel antidote pourrait s'appliquer à d'autres pesticides. "Faute d'interdire ce pesticide nocif, des chercheurs américains développent un "vaccin" destiné aux bourdons" Nastasia Michaels Publié le 16/09/2024 à 6h51 "Véritable espoir, ou cautère sur une jambe de bois ? Alors que le nouveau gouvernement britannique envisage de bannir les néonicotinoïdes à l'instar de l'Union européenne, nos confrères du Guardian sont allés butiner du côté des États-Unis, où l'interdiction de ce pesticide [l'imidaclopride, ndé] hautement nocif pour les pollinisateurs est tout sauf à l'ordre du jour. Là-bas, des scientifiques ont développé un hydrogel contenant des microparticules capables de se lier à la molécule toxique avant qu'elle n'atteigne le système nerveux des insectes, qui l'éliminent ainsi en grande partie via leur système digestif. Des bourdons d'élevage moins désorientés… Publiée dans la revue Nature Sustainability (5 septembre 2024), leur étude fait état d'un taux de survie augmenté de 30 % chez les bourdons exposés à des doses létales d'imidaclopride, l'un des sept néonicotinoïdes existants." (...) ------ L'étude Julia S. Caserto et al. [Bombus impatiens] ------ Image via James Bullock sur X, 13.09.2024 "This is terrifying A treatment for *managed* bees to reduce neonic pesticide impacts Meaning wild bees remain at risk To address the ecological emergency, we need to reduce pesticide use not find ‘cures’ for effects on domesticated species" https://x.com/JMBecologist/status/1834575466017010081
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Bernadette Cassel
May 14, 2023 12:22 PM
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Une équipe de l’Université de Göttingen a mis un frein au concept de bande fleurie. Les chercheurs avaient déterminé et publié une étude correspondante dans la revue “Basic and Applied Ecology”, selon laquelle les champs traités de manière biologique abritaient toujours plus d’abeilles sauvages que les champs exploités de manière conventionnelle avec des bandes de fleurs "Université de Bonn", Association enregistrée Nature Conservation Union Allemagne, Heiko Schmied, Jürgen Tautz, Laura Breitkreuz, Union européenne, Université de Göttingen ------- NDÉ Référence
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March 29, 2023 11:12 AM
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Au lieu de généraliser l’interdiction, d’en finir avec les dérogations, certains chercheurs proposent une solution technique : modifier les insectes pour qu’ils redeviennent « sensibles » aux pulvérisations de néonicotinoïdes. Ainsi, plusieurs universitaires chinois ont modifié génétiquement, en utilisant l’outil moléculaire Crispr/Cas9, une cicadelle, Nilaparvata lugens (famille des hémiptères) par Christophe NOISETTE Date de rédaction / mise à jour : 29 mars 2023 Le vivant mute. Les insectes aussi. Ils s’adaptent en permanence. Ainsi, les insecticides, telles les néonicotinoïdes, deviennent de moins en moins efficaces. Face à ce phénomène, deux solutions : changer nos pratiques agricoles ou modifier génétiquement les insectes pour les rendre à nouveau sensibles à ces molécules. Des chercheurs chinois s’intéressent sérieusement à cette deuxième option. "Cet insecte est un fléau pour la riziculture du fait de sa résistance à plusieurs insecticides. La surexpression du gène CYP6ER1 est un mécanisme prévalent de résistance aux néonicotinoïdes chez cet insecte. Ils ont donc désactivé (knock out) cette séquence génétique et ont constaté une sensibilité 100 fois plus élevée à l’imidaclopride et au thiaclopride chez cet insecte muté génétiquement que chez son homologue naturel, et de 10 à 30 fois plus élevée pour quatre autres molécules (acétamipride, nitenpyram, clothianidine et dinotefuran).
Cette recherche, certes, nous renseigne sur les mécanismes à l’œuvre dans le cas de résistance. Mais l’utilisation de cette découverte à des fins agricoles et commerciales est une simple fuite en avant technologique. Le vivant continuera de muter, de s’adapter."
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February 2, 2023 5:36 AM
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Une trentaine d’ONG et de nombreux députés saisissent le Conseil d’État pour contraindre le gouvernement à prendre en compte l’« effet cocktail » de tous les formulants entrant dans la composition des pesticides. Par Stéphane Foucart et Stéphane Mandard Publié aujourd’hui à 06h57, mis à jour à 10h07 "Après les néonicotinoïdes, le gouvernement va-t-il être contraint de revoir l’ensemble de ses procédures d’autorisation de mise sur le marché de pesticides pour mieux prendre en compte leur toxicité ? Contraint par la justice européenne de renoncer à prolonger les dérogations pour les insecticides « tueurs d’abeille », l’exécutif est désormais visé par une action devant la juridiction administrative pour ses « carences dans l’homologation des pesticides » et une « sous-évaluation » de leur toxicité. Un recours devait être déposé, jeudi 2 février, devant le Conseil d’État, pour demander au gouvernement, et en particulier au ministre de l’agriculture, chargé de ce dossier, de prendre en compte les effets de tous les formulants qui entrent dans la composition des pesticides et de se conformer à la législation européenne, qui stipule qu’un produit phytosanitaire ne peut être commercialisé que si son innocuité est prouvée à court ou à long terme." (...) → Lire aussi : Réautorisation des néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » : la stratégie française sur la sellette [Image] Un fermier pulvérise du Roundup 720 contenant du glyphosate sur un champ de maïs, à Piacé (Sarthe), en mai 2018. JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP ------- NDÉ Précédemment → Le gouvernement prié d’inclure les « formulants » dans l’évaluation des risques des pesticides. Par Stéphane Foucart et Stéphane Mandard. Publié le 05 octobre 2022 https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/10/05/le-gouvernement-prie-d-inclure-les-formulants-dans-l-evaluation-des-risques-des-pesticides_6144439_3244.html Lire aussi : Pesticides : des associations attaquent l’Etat pour n’avoir pas assez protégé la biodiversité Lire aussi : « Le nouveau gouvernement doit réviser en profondeur et de manière transparente les mécanismes d’homologation des pesticides » Lire aussi : Glyphosate : des experts indépendants mettent en doute l’intégrité des travaux d’homologation • PFOS* was detected in 6 out of 10 tested insecticide formulates (3.92–19.2 mg/kg). • Non-targeted techniques suggested additional PFAS species in 7 out of 10 insecticides. • Discovery of a potential source of PFAS* contamination for rural and agricultural areas. * PFAS : Produits per- et polyfluoroalkylées qui comptent au nombre des substances de synthèse les plus persistantes et les plus toxiques. (PFOS, PFOA, PFHxA, PFDA, PFHS, etc.)
------- NDÉ Actualité en relation Le ministre de l’agriculture, Marc Fesneau, a annoncé qu’il ne prolongerait pas la dérogation accordée aux betteraviers pour utiliser ces produits interdits.
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Bernadette Cassel
January 5, 2023 11:18 AM
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Le débat sur les néonicotinoïdes est relancé en raison d’une consultation sur la prolongation de la dérogation accordée aux betteraviers au-delà de 2022. La filière de la betterave sucrière avait obtenu fin 2020 une dérogation de 3 ans pour recourir aux pesticides néonicotinoïdes et faire face à la jaunisse virale ainsi qu’à une diminution de leur production. Julien Leprovost Publié le : 05 Jan 2023 "La jaunisse virale est transmise aux plantes par les pucerons verts, ce qui explique le recours aux pesticides. Aujourd’hui, la prolongation de cette dérogation fait l’objet d’une consultation publique en ligne ouverte jusqu’au 24 janvier 2023 inclus. Pourtant, avec la dérogation actuelle, des fonds avaient été débloqués afin de permettre le développement d’alternatives à l’emploi des néonicotinoïdes dans la filière." (...) Une dérogation non justifiée pour les ONG « Aujourd’hui les informations scientifiques dont nous disposons ne justifient en rien la demande d’une nouvelle dérogation pour l’usage de néonicotinoïdes pour les semences de betteraves sucrières. », déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures dans un communiqué. « Nous demandons donc aux Ministères concernés de renoncer à accorder cette dérogation injustifiée pour des substances extrêmement dangereuses pour l’environnement et la santé. » ajoute-t-il. Des alternatives déjà existantes aux néonicotinoïdes La dérogation de 2020 avait un caractère provisoire, le temps de trouver des alternatives. Pourtant, dès 2018, l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) avait identifié des alternatives au recours aux pesticides dans le traitement des cultures de betteraves. En 2021, l’agence a renouvelé son travail et identifié 22 alternatives possibles dont 4 disponibles immédiatement et 18 autres déployables en 3 ans. « Dans le cadre de la première expertise, nous avions une vision d’ensemble, avec 130 usages analysés », explique Emmanuel Gachet sur le site Internet de l’Anses, coordinateur scientifique de l’expertise et responsable de l’unité Expertise sur les risques biologiques du laboratoire de la Santé des végétaux de l’Anses. « Ici, nous nous sommes concentrés sur les deux espèces de pucerons principalement responsables de la transmission des virus de la jaunisse, le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) et le puceron noir de la fève (Aphis fabae) pour identifier des solutions rapidement disponibles pour la betterave sucrière. » Parmi les solutions envisageables, le recours à des produits naturels, comme des huiles, du biocontrôle – c’est-à-dire le recours à des insectes prédateurs des pucerons -, ou encore de ne pas pratiquer la monoculture de betterave sur la parcelle. L’agence explique que de telles pratiques requièrent de fait un effort supplémentaire de la part des exploitants puisqu’elle écrit que « la plupart des solutions alternatives considérées substituables aux néonicotinoïdes montrent des efficacités correctes mais insuffisantes, en utilisation seule, pour réduire les niveaux de dégâts à un seuil économique acceptable. » Pour aller plus loin À lire aussi sur GoodPlanet Mag’ → Betterave: nouvelle dérogation validée pour les néonicotinoïdes] → L’alimentation, première source d’exposition aux néonicotinoïdes → Jean-Marc Bonmatin : « l’immense majorité des pesticides ne servent pas à grand-chose » → Les fourmis protègent mieux les cultures que les pesticides
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Bernadette Cassel
November 7, 2022 12:44 PM
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112 molécules actives ont été retrouvées dans les poils de micro-mammifères du sud Deux-Sèvres. Près de la moitié sont interdites depuis plusieurs années. Accablant. [Courrier de l'Ouest]07.11.2022 ------- NDÉ L'étude - Pervasive exposure of wild small mammals to legacy and currently used pesticide mixtures in arable landscapes |
Clémentine Fritsch, ..., Colette Bertrand & Céline Pelosi Scientific Reports, 23.09.2022 https://www.nature.com/articles/s41598-022-19959-y Traduction (extraits) Un total de 112 composés a été détecté, montrant une exposition des petits mammifères aux fongicides, herbicides et insecticides avec 32 à 65 résidus détectés par individu (13-26 BRP et 18-41 CUP). [...] Six composés présentaient des concentrations comprises entre 50 et 100 ng/g : l'insecticide imidacloprid, les herbicides aclonifen et isoproturon, et les fongicides cyproconazole, propiconazole et tebuconazole. Diverses familles chimiques sont représentées parmi les PUC présentant des concentrations élevées chez les petits mammifères, notamment les carbamates, les carboxamides et les benzamides, les herbicides acides et uréiques, les azoles et les néonicotinoïdes (tableau 2). Les insecticides ont montré des concentrations globalement plus faibles que les herbicides et les fongicides, puisqu'aucune valeur supérieure à 50 ng/g n'a été mesurée dans les insecticides, à l'exception de l'imidaclopride. Outre le néonicotinoïde imidaclopride, les insecticides présentant les valeurs les plus élevées (> 10 ppb) étaient tous des pyréthrinoïdes, qu'il s'agisse des parents ou de leurs métabolites (cyfluthrine, cyhalothrine, perméthrine, 3-PBA, Br2CA, Cl2CA). Parmi les 12 CUP qui n'ont jamais été détectés, seuls les composés parents étaient présents, avec six fongicides, deux herbicides et quatre insecticides appartenant à diverses familles chimiques telles que les pesticides azolés, carbamates, organophosphorés, triazines, néonicotinoïdes, strobilurines, oxadiazines et urées. Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite) [Image] Boxplots of number of molecules and sum of concentrations for (a) banned and restricted pesticides (BRPs) and (b) currently used pesticides (CUPs) according to farming practices. Statistical differences between groups are indicated by red asterisks (statistical significance: p-value< 0.05), if close to significance level (0.10 > p-value > 0.05) the color of asterisk is grey. CF Conventional farming, OF Organic farming.
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Bernadette Cassel
March 13, 2022 6:25 AM
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"Pour lutter contre le paludisme au Mali, une équipe de chercheurs maliens en partenariat avec la firme israélienne Westham Innovations développe une nouvelle technologie capable d’éliminer plus d’un tiers de la population de moustiques." Par Journal Scientifique et Technique du Mali publié le Mar 7, 2022 Yacouba Sangaré & Mardochée Boli "... Le dinotéfurane est un insecticide créé pour lutter contre des insectes ravageurs. Il agit sur l’insecte en entraînant une perturbation du système nerveux et la mort. Mélangé au sucre, « il entraine une mort immédiate du moustique. » Dernière phase vers l’homologation de la technologie par l’OMS. "La technologie est le résultat de 10 années de recherches. Cependant, les essais sont toujours en cours. Les deux premières phases de l’étude ont permis de réduire de 34% la population de moustiques dans les zones d’étude. (...) Des risques environnementaux ? "Depuis plus d’une décennie, les programmes de lutte antivectoriels sont dirigés contre les maladies transmises par les moustiques, la résistance aux insecticides et l’impact environnemental sur les organismes non ciblés. Dans le cadre de la technologie à base de sucre attractif et toxique développée par Mahamoudou Touré et son équipe, les abeilles, les lucioles, les mouches, entre autres, sont des insectes non ciblés exposés au dinotéfurane. Mais, Dr Mahamoudou Touré, rassure que des études effectuées ont montré que la technologie mise au point n’est pas toxique pour l’homme et n’attire pas des insectes autres que les moustiques. Dr Mahamoudou Touré a précisé que « tous les risques ont été évalués avant de passer à la phase clinique »." [Image] Composition d’une station Le moustique va piquer à travers la membrane et ingérer le sucre toxique contenu dans le réservoir. Le back layer est la partie fixée au mur donc solide
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Bernadette Cassel
January 13, 2022 11:37 AM
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Une récente étude publiée par des chercheurs de l’Université de Californie révèle que certains pesticides peuvent avoir des effets durables sur la santé reproductive des abeilles, en réduisant leur taux de fertilité. Plus alarmant, alors que les populations d’abeilles sont déjà en chute libre depuis plusieurs années, cette étude révèle également que l’exposition aux pesticides affecte les insectes pollinisateurs sur plusieurs générations, réduisant ainsi la croissance globale des populations d’abeilles. Essentielles pour la sauvegarde de la biodiversité, des écosystèmes et de la sécurité alimentaire, il est urgent d’adopter des politiques ambitieuses de conservation et de protection des espèces pollinisatrices, dont nous dépendons tous intrinsèquement. Mise en lumière. Publié le 11.01.2022 Traduction : "... les abeilles peuvent avoir besoin de plusieurs générations pour se remettre d'une seule exposition à un pesticide ; les effets de transfert doivent donc être pris en compte dans l'évaluation des risques et la gestion de la conservation. Résumé Les pesticides sont liés au déclin des insectes à l'échelle mondiale, avec des répercussions sur la biodiversité et les services écosystémiques essentiels. Outre les effets directs bien documentés des pesticides au stade ou au moment de l'exposition, les effets différés potentiels d'une exposition antérieure à un stade de vie différent peuvent augmenter les impacts sur les individus et les populations. Nous avons étudié les effets de l'exposition actuelle et les effets différés d'une exposition antérieure aux insecticides sur les taux vitaux individuels et la croissance de la population de l'abeille solitaire, Osmia lignaria. Les abeilles, placées dans des cages de vol, ont butiné librement des fleurs sauvages, certaines traitées avec l'insecticide commun, l'imidaclopride, dans un plan entièrement croisé sur 2 ans, avec exposition à l'insecticide ou sans exposition chaque année. L'exposition à l'insecticide directement sur les adultes en train de butiner et par le biais d'effets de transfert d'une exposition antérieure a réduit la reproduction. L'exposition répétée sur 2 ans a altéré de manière additive les performances individuelles, entraînant une réduction de près de quatre fois de la croissance de la population d'abeilles. L'exposition à une seule application d'insecticide peut avoir des effets persistants sur les taux vitaux et peut réduire la croissance de la population pendant plusieurs générations. Les effets de transfert ont eu des implications profondes sur la persistance de la population et doivent être pris en compte dans l'évaluation des risques, la conservation et les décisions de gestion des pollinisateurs afin d'atténuer les effets de l'exposition aux insecticides. Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite) [Image] A blue orchard bee on a leaf. The effects of pesticides are cumulative, the study shows. Photograph: Jennifer Bosvert/Alamy via Bees may take generations to recover from one exposure to insecticides | Bees | The Guardian, 22.11.2021 https://www.theguardian.com/environment/2021/nov/22/bees-generations-recover-exposure-insecticides
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January 6, 2022 12:15 PM
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Efficiency and Persistence of Movento® Treatment against Myzus persicae and the Transmission of Aphid-Borne Viruses by Thomas Armand, Luâna Korn et coll. PHIM Plant Health Institute Montpellier, University of Montpellier, INRAE, CIRAD, Institut Agro, IRD, CEDEX 5, 34398 Montpellier, France & Bayer S.A.S./Bayer CropScience, 16 rue Jean Marie Leclair, CS 90106, CEDEX 09, 69266 Lyon, France Plants Published: 13 December 2021 Traduction : Les néonicotinoïdes sont largement utilisés pour protéger les champs contre les maladies virales transmises par les pucerons. L'interdiction récente de ces composés chimiques dans l'Union européenne a fortement impacté les pratiques de culture du colza et de la betterave à sucre. La faible durabilité des autres familles d'insecticides et la faible efficacité des méthodes prophylactiques pour contrôler les populations de pucerons et l'introduction de pathogènes renforcent la nécessité de caractériser l'efficacité des nouveaux produits phytosanitaires ciblant les pucerons. Dans cette étude, l'impact de Movento® (Bayer S.A.S., Leverkusen, Allemagne), un dérivé acide tétramérique du spirotetramat, sur Myzus persicae et sur la transmission virale a été analysé sous différentes températures de croissance. Les résultats montrent (i) la grande efficacité de Movento® pour protéger les plantes de colza et de betterave à sucre contre l'établissement de colonies de pucerons, (ii) l'impact de la température sur la persistance des propriétés aphicides de Movento® et (iii) une diminution d'environ 10% de la transmission virale sur les plantes traitées. Ces observations suggèrent un effet bénéfique de Movento® sur la qualité sanitaire des cultures traitées en réduisant directement les infections primaires et en modifiant indirectement, par la mortalité des pucerons, les infections secondaires dont dépend la propagation de la maladie dans le champ. Ces données constituent des éléments importants pour le développement futur de stratégies de gestion visant à protéger les cultures contre les virus transmis par les pucerons. [Image] MOVENTO - Insecticide pour les légumes - Ternoclic https://ternoclic.com/produit/movento/
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December 6, 2021 11:32 AM
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Selon des travaux menés en plein champ, l’exposition à l’imidaclopride au stade larvaire ampute le taux de reproduction ultérieur. Par Stéphane Foucart (abonnés) Publié aujourd’hui à 11h54, mis à jour à 11h56 "L’effondrement rapide des populations d’insectes, notamment pollinisateurs, est l’une des manifestations les plus inquiétantes de la crise actuelle de la biodiversité. L’usage des pesticides agricoles compte au nombre des causes majeures de cet armageddon des insectes, mais leur rôle est sans doute encore très sous-estimé. C’est ce que suggèrent des travaux conduits par l’écologue Clara Stuligross et l’entomologiste Neal Williams (université de Californie à Davis) et publiés le 30 novembre dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Selon les conclusions des deux chercheurs américains, un insecticide agricole d’usage courant pourrait avoir des effets délétères différés, au point d’amputer d’environ 20 % le taux de reproduction d’abeilles n’ayant été exposées que par le biais de leurs géniteurs." [Image] via https://www.google.com/search?tbm=isch&q=Past+insecticide+exposure+reduces+bee+reproduction+and+population+growth+rate
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Bernadette Cassel
September 17, 2021 1:46 PM
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A pair of studies published in August and September in Environmental Entomology look at how exposure to the neonicotinoid imidacloprid affects common eastern bumble bees (Bombus impatiens) and a species of mason bee, Osmia lignaria. In the first study, exposed bumble bees were less efficient foragers, flying farther between flowers rather than visiting the closest rewarding flower. In the other, mason bees given nesting choices that included contaminated soil showed no avoidance response at all. A Tale of Two Pollinators: More Evidence of Neonicotinoids' Effect on Wild Bees Melissa Mayer, 17.09.2021 Traduction : Deux études publiées en août et septembre dans Environmental Entomology examinent comment l'exposition au néonicotinoïde imidaclopride affecte les bourdons communs de l'Est (Bombus impatiens) et une espèce d'abeille maçonne, Osmia lignaria. Dans la première étude, les bourdons exposés étaient des butineurs moins efficaces, volant plus loin entre les fleurs plutôt que de visiter la fleur la plus proche. Dans l'autre étude, les abeilles maçonnes qui avaient le choix de nicher dans un sol contaminé n'ont montré aucune réaction d'évitement. Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite) [Image] Separate studies on bumble bees—such as the common eastern bumble bee (Bombus impatiens), shown here—and mason bees exposed to imidacloprid add to the body of evidence that wild bees may be particularly vulnerable to neonicotinoid insecticides. (Photo by David Cappaert, Bugwood.org)
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Bernadette Cassel
June 1, 2021 1:04 PM
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Scientifiques et associations alertent de nouveau sur cette hécatombe, déjà largement connue, mais qui continue. Par Perrine Mouterde Publié hier à 12h30, mis à jour à 10h20 le 01.06.2021 Article réservé aux abonnés "... Si le programme de suivi des oiseaux communs est un baromètre qui permet de mesurer des tendances, il n’a pas vocation à déterminer l’origine de ces évolutions. Mais au cours des dernières décennies, de nombreux travaux scientifiques ont cherché à expliquer ces déclins, toujours liés à une pluralité de facteurs. L’agriculture intensive est ainsi désignée comme en grande partie responsable de l’effondrement des oiseaux des champs. « Les pesticides, et notamment les néonicotinoïdes, sont l’un des principaux problèmes, affirme Benoît Fontaine. Ils ont un impact direct sur les oiseaux en les empoisonnant, et un impact indirect en réduisant leurs ressources. » Le 21 mai, la LPO a assigné en justice les deux principaux producteurs en France d’imidaclopride, un insecticide néonicotinoïde, pour faire reconnaître leur responsabilité dans ce déclin. Outre l’usage de produits phytosanitaires, l’uniformisation des paysages, avec la disparition des haies ou des mares, a également entraîné une perte d’habitats." Le programme de Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC) recense l’avifaune française selon un protocole répété chaque année par un réseau d’ornithologues bénévoles répartis sur tout le territoire depuis plus de 30 ans. Le rapport de synthèse qui vient d’être produit confirme que de trop nombreuses espèces ont connu un fort déclin au cours des trois dernières décennies. [Image] Des chardonnerets et des verdiers se nourrissent de graines dans un jardin enneigé à Illiers-Combray (Eure-et-Loir), le 10 février 2021. JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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https://www.scoop.it/topic/entomonews?tag=insecticides%20n%C3%A9onicotino%C3%AFdes