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Bernadette Cassel
May 17, 2021 11:33 AM
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Depuis longtemps sur la sellette et interdits en dépit de la contestation des industriels, les néonicotinoïdes d’enrobage des semences sortent définitivement du marché européen. La Cour de justice de l’Union européenne vient de trancher en faveur des abeilles. Actualité - UFC-Que Choisir Publié le : 08/05/2021 "C’est peu dire que l’affaire a traîné. Que Choisir avait soulevé le problème du premier néonicotinoïde tueur d’abeilles dès 1998 ! Il a ensuite fallu 15 années de polémiques, d’expertises et de contre-expertises, pour que la Commission européenne impose un moratoire sur les trois insecticides d’enrobage des semences les plus utilisés. Elle n’avait plus le choix, en 2013, l’Agence européenne de sécurité des aliments les ayant déclarés toxiques pour les abeilles sans l’ombre d’un doute. En 2018, ce moratoire se transforme en interdiction. Les trois pesticides d’enrobage des semences les plus dangereux pour les abeilles, l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame, sont interdits sur toutes les cultures de plein champ et autres utilisations en extérieur dans tous les pays de l’Union européenne. Interminable conflit Mais les industriels producteurs de néonicotinoïdes n’ont jamais accepté ces mesures. Bayer et Syngenta ont saisi la justice européenne dès 2013. Une première décision leur a donné tort en 2018. Bayer, appuyé par l’association générale des producteurs de maïs et d’autres représentants de l’agrochimie, a fait appel dans la foulée. L’arrêt du 6 mai 2021 de la Cour de justice de l’Union européenne clôt enfin cet interminable conflit. « Après huit ans de combat judiciaire, cette décision est une excellente nouvelle pour la protection des abeilles », se réjouit l’Union nationale de l’apiculture française. Et la volonté du gouvernement français de réintroduire ces insecticides pour la culture de la betterave sucrière s’en trouve d’autant plus en porte-à-faux." ______________________________________________ À LIRE AUSSI : → La justice européenne confirme l'interdiction des néonicotinoïdes, face aux géants Bayer et Syngenta, 15.05.2021 https://www.novethic.fr/actualite/environnement/agriculture/isr-rse/la-justice-europeenne-acte-son-refus-des-neonicotinoides-face-aux-geants-bayer-et-syngenta-149796.html ___________________________________________________________________
AJOUT au 03.06.2021 : → L’Anses identifie 22 produits substituables aux néonicotinoïdes pour la culture des betteraves https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/03/l-anses-identifie-22-produits-substituables-aux-neonicotinoides-pour-la-culture-des-betteraves_6082731_3244.html → L'Anses identifie 22 alternatives aux néonicotinoïdes pour les betteraves https://www.lefigaro.fr/flash-actu/l-anses-identifie-22-alternatives-aux-neonicotinoides-pour-les-betteraves-20210603
Une étude parue dans Agriculture, Ecosystems & Environment et menée en partie au sein de l’ UMR ECOSYS (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Versailles) a analysé 31 pesticides couramment utilisés en grande culture dans des sols et des vers de terre prélevés sur la Zone Atelier « Plaine & Val de Sèvre » (près de Niort). 100% des sols et 92% des vers de terre contenaient au moins un pesticide, que ce soit en parcelles conduites en agriculture conventionnelle, en agriculture biologique ou dans des habitats semi-naturels. De plus, une contamination quasi-systématique par trois pesticides a été détectée : l’insecticide imidaclopride, l’herbicide diflufenican et le fongicide époxiconazole. Un risque élevé de mélanges de pesticides pour les vers de terre a été mis en évidence dans 46% des cas. Un plus grand nombre et des concentrations plus élevées de pesticides ont été trouvés dans les zones traitées. Pourtant, 12% des sols présentant un risque de toxicité chronique (reproduction) pour les vers de terre provenaient de haies. De plus, l'époxiconazole (un fongicide relativement préoccupant de la famille des triazoles) a été mesuré à des concentrations toxiques pour la reproduction des vers de terre dans plusieurs prairies et parcelles de céréales biologiques. Contact : celine.pelosi@inrae.fr
Via Life Sciences UPSaclay
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Bernadette Cassel
November 9, 2020 12:17 PM
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"De nombreux facteurs concourent à la mauvaise santé des Abeilles domestiques et à la perte de ruches : perte d'habitats, parasitisme par le Varroa, maladies importées, souches productives mais fragiles… et les insecticides répandus sur les champs, les vergers, les jardins… et appliqués en enrobage de semences." Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2020 : Novembre "Parmi ces derniers, les très populaires néonicotinoïdes, qui agissent sur les récepteurs cholinergiques des insectes, ont des effets délétères sur les abeilles même à des doses qui ne les tuent pas, aboutissant au déclin et à la mort de la colonie. Le mécanisme en est resté mystérieux. Les butineuses dépendent de leurs horloges circadiennes pour l'orientation et la navigation lors du butinage, le souvenir de la durée des trajets, les processus d'apprentissage et le sommeil. Ce dernier, très comparable à celui des mammifères, n'a été découvert qu'en 1983 ; il est indispensable à la mémorisation, gage d'une communication correcte entre les individus de la colonie. À l'université Stevenson (Baltimore, Maryland, États-Unis), Doug McMahon et ses collaborateurs ont nourri des abeilles butineuses (capturées à l'entrée de la ruche) de sirops complétés par des doses réalistes de Thiamethoxam et de Clothianidin. Chacune était confinée 8 jours (sous lumière constante, dans l'obscurité ou avec alternance) dans un tube et les lots tubes (traitements, témoins et répétitions) installé dans un actographe qui enregistrait leur activité à partir des courants générés par des récepteurs infra-rouge. L'activité des abeilles est clairement perturbée par ces faibles doses de toxique, agissant en synergie avec l'éclairement. Le rythme, s'il est conservé, est souvent altéré, les butineuses s'activent brièvement n'importe quand ou ne dorment quasiment pas. Les néonicotinoïdes, selon les résultats de l'analyse en spectrographie de masse des cerveaux disséqués, pénètrent bien dans le cerveau et perturbent les neurones de l'horloge interne. L'abeille dyssomniaque ou insomniaque se retrouve incapable d'effectuer correctement son travail. L'équipe va poursuivre son étude en examinant l'effet des doses sublétales de nicotinoïdes au niveau moléculaire dans les circuits neuronaux qui rythment son activité le long du nycthémère." Article source (gratuit, en anglais) Photo : abeille endormie sur une fleur. Cliché domaine public
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Bernadette Cassel
August 25, 2020 1:50 PM
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Outre les dommages collatéraux sur les insectes pollinisateurs, de nouvelles études menées par des scientifiques australiens révèlent que les néonicotinoïdes peuvent avoir un effet nocif sur les crevettes et les huîtres. Ils alertent sur l'importance de mieux gérer les impacts potentiels du ruissellement de ces pesticides dans les zones d'agriculture côtière intensive. Par Léia Santacroce, 25.08.2020 "Les néonicotinoïdes, des pesticides tueurs d'abeilles… et de mollusques… et de crustacés ? Utilisés dans le monde pour se prémunir des ravageurs (chenilles, cochenilles, charançons, pucerons…) dans les cultures céréalières et arboricoles, on connaissait les dommages collatéraux sur les pollinisateurs causés par ces produits neurotoxiques, tenus pour être les principaux coupables de l'effondrement des populations d'insectes au cours des 25 dernières années selon Stéphane Foucart, journaliste au Monde et auteur du livre Et le monde devint silencieux – Comment l'agrochimie a détruit les insectes (Le Seuil, 2019). Dans un communiqué paru le 20 août, des chercheurs australiens du Centre national des sciences marines de l'université Southern Cross révèlent que l'imidaclopride, principe actif du Gaucho de Bayer, peut aussi affecter les huîtres et les crevettes. Soluble dans l'eau, il est à l'origine d'une "contamination imprévue des systèmes aquatiques sur la planète entière", écrivent-ils. "Les crustacés et les mollusques sont vulnérables aux insecticides" "Nous montrons que l'exposition des crevettes à de fortes concentrations de néonicotinoïdes peut avoir un impact significatif", déclare Peter Butcherine, dont l'étude s'est concentrée sur les tigrées noires adultes, pointant une diminution de la consommation alimentaire et une perte de poids des crustacés." (...)
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Bernadette Cassel
August 12, 2019 1:58 PM
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Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2019 : Juillet - Août "Les effets indirects et indésirables des néonicotinoïdes sont bien étudiés et leurs effets néfastes sur les pollinisateurs établis. Or, la source la plus abondante de sucres et la plus permanente dans les écosystèmes est le miellat des Homoptères sternorhynches. Pucerons, aleurodes, cochenilles et psylles ponctionnent la sève des végétaux et rejettent des excréments très sucrés, qui recouvrent les feuilles des végétaux qui les hébergent et aussi les plantes poussant en dessous. Un miellat contaminé risque d’empoisonner toute une foule d’insectes friands de ce sucre. Parmi eux nombreux sont ceux qui jouent un rôle positif. Des entomologistes espagnols ont traité, via le sol ou par pulvérisation, de jeunes plants d’agrumes avec des doses réalistes de thiametoxame et d’imidaclopride, plants infestés par la Cochenille farineuse de l’oranger Planococcus citri (Hém. Pseudococcidé) ; ils ont par ailleurs nourri de leur miellat 2 représentants des « insectes utiles », soit Sphaerophoria rueppellii (Dip. Syrphidé) – larve prédatrice de pucerons, imago pollinisateur – et l’endoparasitoïde solitaire de cochenilles Anagyrus pseudococci (Hym. Encyrtidé). L’analyse révèle que les 2 insecticides sont présents dans le miellat et l’expérience que le miellat est très toxique pour les auxiliaires surtout le thiametoxame pour le syrphe. Cette voie d’intoxication des insectes non cibles devra être prise en compte dans l’évaluation des risques dus aux traitements." Article source (en anglais, gratuit) Photo : Cochenilles farineuses de l’oranger avec des fourmis récoltant leur miellat. Cliché Takumasa (Demian) Kondo
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Bernadette Cassel
May 1, 2019 5:36 AM
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Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2019 : Mai "On avait précédemment observé que les bourdons exposés aux insecticides néonicotinoïdes récoltent moins. Une équipe de l’Imperial College (Londres, Royaume-Uni) menée par Richard Gill a mesuré au laboratoire l’endurance d’individus de Bourdon terrestre Bombus terrestris (Hym. Apidé) soumis à une dose réaliste – celle à laquelle ils sont confrontés sur la terrain, soit 10 ppb = parties par milliard – d’imidaclopride. L’insecte se voit affublé d’une pastille métallique collée sur son dos, qui permet de le suspendre à un bras d’un manège muni d’une sorte de compte-tours (et de le libérer entre deux épreuves). Le bourdon est d’abord fort excité et vole plus vite que ses congénères non traités. Mais il se lasse vite et au bout du compte, ne parcourt que le tiers de la distance dont est capable l’individu non intoxiqué. La phase initiale d’hyperactivité l’épuise. Il en résulte que l’imidaclopride réduit l’aire d’affouragement de 80 % et empêche des bourdons épuisés de rentrer au nid. Lequel voit ses ressources réduites en quantité, diversité et valeur nutritionnelle tandis que la pollinisation est affectée alentour." Article source (en anglais, gratuit) Photo : bourdon attaché au bras du manège. Cliché D. Kenna
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Bernadette Cassel
November 17, 2018 5:48 AM
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Pour la première fois, une équipe américaine s’est intéressée aux nombreux effets des néonicotinoïdes à l'intérieur des ruches de bourdons : dérégulation de la température, mortalité des larves et désorganisation… entre autres. On en discute avec Aurore Avarguès-Weber chercheuse au CNRS. Elle s’intéresse aux abeilles au Centre de recherche sur la cognition animale de Toulouse. Par Axel Villard, 13.11.2018 "... Here, we investigate imidacloprid’s effects on bumblebee worker behavior within the nest, using an automated, robotic platform for continuous, multicolony monitoring of uniquely identified workers. We find that exposure to field-realistic levels of imidacloprid impairs nursing and alters social and spatial dynamics within nests, but that these effects vary substantially with time of day. In the field, imidacloprid impairs colony thermoregulation, including the construction of an insulating wax canopy. Our results show that neonicotinoids induce widespread disruption of within-nest worker behavior that may contribute to impaired growth, highlighting the potential of automated techniques for characterizing the multifaceted, dynamic impacts of stressors on behavior in bee colonies."
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Bernadette Cassel
November 13, 2018 1:52 AM
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L'imidaclopride entraînerait indirectement la mort des larves de bourdons en induisant des changements comportementaux chez les insectes qui doivent s'en occuper. L'imidaclopride modifie le comportement des bourdons. Par Anne-Sophie Tassart le 12.11.2018 à 16h50 "Exposées à des néonicotinoïdes, les colonies d'insectes pollinisateurs voient leur taille se réduire. Ce phénomène, bien que connu, restait difficilement explicable jusqu'à ce que des chercheurs affiliés à des universités américaines apportent une explication le 9 novembre 2018 dans la revue Science." (...) L'imidaclopride affecte également la reine bourdon, indiquait une précédente étude "Une précédente étude menée également sur des bourdons fébriles et présentée le 12 juin 2018 dans la revue Proceedings of the Royal Society B par des chercheurs de l'Université de Californie à Riverside indiquait que les reines sont elles aussi victimes de l'imidaclopride. En effet, elles sont beaucoup moins actives et ont une mortalité 6 fois supérieure aux autres lorsqu'elles sont exposées de manière durable à ce néonicotinoïde. De plus, elles pondent seulement un tiers du nombre d'oeufs produits à l'accoutumée et "élèvent" seulement un quart du nombre de larves élevées par une reine bourdon non exposée. Les auteurs de cette étude avaient alors plaidé pour une régulation de l'utilisation des néonicotinoïdes aux Etats-Unis alors que de son côté, la France a interdit depuis le 1er septembre 2018 l'usage de 5 de ces produits, dont l'imidaclopride qui fait déjà l'objet de restriction dans l'Union européenne." "... In early-nesting queens of four species (B. terrestris, B. lucorum, B. pratorum and B. pascuorum), exposure to sublethal levels of the neonicotinoid thiamethoxam causes a reduction in oocyte size [39], which may translate to reduced brood production, and in B. terrestris, sublethal thiamethoxam exposure reduces the likelihood (by 26%) that queens will successfully initiate nests [36]. Similar effects have also been demonstrated in nest-founding queens of B. impatiens, where exposure to imidacloprid at sublethal levels causes increased mortality and delayed nest initiation and brood production [40]." (...)
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Bernadette Cassel
April 7, 2018 11:50 AM
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Les insecticides néonicotinoïdes, encore appelés "tueurs d'abeilles", les plus utilisés dans le monde, ont un effet sur le fonctionnement hormonal des femmes enceintes, selon une étude scientifique québécoise. Publié le 05.04.2018 "Si les effets des insecticides néonicotinoïdes ont été étudiés sur les abeilles, ils l'ont peu été sur les humains. Un organisme de recherche canadien, l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), a ainsi décidé d'étudier les impacts de ces produits sur la santé humaine. Les premiers résultats de son étude devraient être publiés prochainement dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives. "A notre connaissance, on est les premiers à émettre un avertissement sur l'effet des néonics comme perturbateurs endocriniens chez l'humain" a expliqué la chercheuse Elyse Caron-Beaudouin à Radio Canada. Les néonicotinoïdes perturbent la production des oestrogènes "Dans cette étude, l'INRS s'est notamment intéressé aux femmes enceintes. (...)"
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Bernadette Cassel
March 25, 2018 6:50 PM
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Greenpeace accuse la Commission et les États membres de ne pas prendre position sur l’interdiction des néonicotinoïdes. Les lobbys agricoles, dont celui du sucre, défendent le produit chimique d’arrache-pied. Par Sarantis Michalopoulos | EURACTIV.com | traduit par Mathilde Mortier, 19 mars 2018 "... « C’est comme s’ils jouaient à cache-cache. La Commission prétend que les États membres doivent prendre position, et les États membres estiment que c’est à la Commission de le faire », a déclaré Franziska Achterberg [conseillère en politique alimentaire de Greenpeace]. « Les gagnants, à ce jeu-là, sont les fabricants de pesticides qui continuent de vendre leurs produits chimiques dangereux. Beaucoup d’agriculteurs continueront de les utiliser tant qu’ils ne seront pas interdits. Plus l’interdiction est reportée, plus les abeilles et l’environnement sont menacés », a prévenu la militante de Greenpeace. Qui retarde leur interdiction ? L’industrie du sucre pratique un lobbying acharné en Europe, même dans les pays où la production n’est pas importante, selon Walter Haefeker, membre de l’Association européenne des apiculteurs professionnels (EPBA). « Ils disent essentiellement qu’ils ne peuvent pas produire de sucre sans les néonicotinoïdes, les traitements de semences […], mais nous savons par nos producteurs de betteraves à sucre biologiques que c’est vraiment possible. »" (...) ___________________________________________________________________ ET AUSSI : → « Il est temps d’arrêter le grand manège des pesticides ! », 21.03.2018 http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/03/21/il-est-temps-d-arreter-le-grand-manege-des-pesticides_5274463_3232.html → Pesticides néonicotinoïdes : 86 eurodéputés adressent une lettre aux Etats membres, 22.03.2018 https://www.actu-environnement.com/ae/news/pesticides-neonicotinoides-abeilles-eurodeputes-lettre-30898.php4
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Bernadette Cassel
March 23, 2018 2:44 PM
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Deux enzymes spécifiques, l’une chez l’abeille mellifère et l’autre chez le bourdon, peuvent détenir les clés d’une nouvelle génération d’insecticides qui protègent les cultures sans menacer ces pollinisateurs essentiels Publié le 23.03.2018 Tous les néonicotinoïdes ne sont pas nuisibles aux abeilles [sic]"... Les abeilles sont équipées de systèmes de défense biochimiques, sous la forme d’enzymes spécifiques, qui définissent leur sensibilité aux insecticides en leur permettant de métaboliser les produits chimiques en toute sécurité selon une équipe internationale de chercheurs dirigée conjointement par Rothamsted Research, l’Université d’Exeter et Bayer AG." (...)
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Bernadette Cassel
March 16, 2018 2:04 PM
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Si les abeilles sont contaminées par les néonicotinoïdes, on les retrouve également dans l'eau, l'alimentation et le corps humain. En 2015, l'imidaclopride est entrée dans le Top 15 des substances les plus détectées dans les cours d'eau, selon le ministère de l'Ecologie. Une étude d'octobre 2017 révèle que les trois quarts des miels en contiennent. D'autres études ont montré que les néonicotinoïdes sont également présents dans les aliments et dans les urines des humains. Pesticides : les champs français contaminés aux néonicotinoïdes sur des millions d'hectares. Publié le 13.02.2018 "Ces produits sont reconnus pour leur dangerosité et pas seulement pour les insectes. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé en 2013 que l'acétamipride et l'imidaclopride "peuvent affecter de façon défavorable le développement des neurones et des structures cérébrales associées à des fonctions telles que l'apprentissage et la mémoire" chez l'être humain. Elle a conclu que certains des niveaux recommandés d'exposition à ces molécules "pourraient ne pas constituer une protection suffisante pour éviter toute neurotoxicité développementale et qu'ils devraient être abaissés". Les néonicotinoïdes doivent être interdits sur les cultures en septembre 2018 même si des dérogations sont possibles jusqu'en 2020. Une mesure déjà sabordée par l'autorisation d'une nouvelle molécule néonicotinoïde de remplacement, le Sulfoxaflor." [Image] Utilisations en tonnes des insecticides néonicotinoïdes en France
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Bernadette Cassel
March 2, 2018 11:25 AM
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Dans une série de rapports rendus publics mercredi, l’Autorité européenne de sécurité des aliments estime que trois molécules présentes dans des insecticides sont un risque pour les abeilles. Par Stéphane Foucart, 01.03.2018 (abonnés) "Qu’on se le dise : les insecticides tuent les insectes. Vingt-cinq ans après la mise sur le marché des premiers néonicotinoïdes et l’interminable polémique entre les agrochimistes et le monde apicole qui s’en est ensuivie, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé, dans une série de rapports rendus publics mercredi 28 février, que trois de ces molécules (imidaclopride, thiaméthoxame, clothianidine) présentent bel et bien un risque pour les abeilles, domestiques et sauvages. Rien de très surprenant pour les spécialistes. « De tels risques ont déjà été démontrés bien au-delà des abeilles à miel ou des abeilles sauvages, puisque c’est toute la biodiversité des invertébrés terrestres et aquatiques qui subit les effets délétères de ces substances, estime Jean-Marc Bonmatin, chercheur (CNRS) au centre de biophysique moléculaire d’Orléans et auteur de nombreux travaux sur le sujet. Cela est d’autant plus grave que des effets en cascade se produisent sur les prédateurs de ces espèces d’invertébrés, comme par exemple les oiseaux ou les poissons, qui déclinent également. » « Il y a une variabilité dans les résultats, due à des facteurs comme l’espèce d’abeille, le mode d’utilisation du pesticide et la voie d’exposition », déclare dans un communiqué Jose Tarazona, chef du département pesticides de l’EFSA. Les abeilles peuvent en effet être exposées par le biais du pollen et du nectar des plantes traitées, mais aussi par le biais des poussières contaminées qui sont dispersées dans l’environnement au moment des semis ou encore par l’eau de guttation exsudée par les plantes traitées et à laquelle s’abreuvent les insectes. « Pour une interdiction totale » « Certains risques faibles ont été identifiés, mais globalement le risque pour les trois types d’abeilles que nous avons étudiés est confirmé », poursuit M. Tarazona. De fait, l’agence européenne (établie à Parme, en Italie) confirme ainsi... Crédit image : Jean-Pierre Muller / AFP
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February 27, 2021 1:45 PM
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Les abeilles pruinées femelles, qui agissent comme pollinisatrices dans les fermes de citrouilles et de courges, ont creusé 85 % moins de nids lorsqu’elles avaient été exposées à des cultures traitées avec de l’imidaclopride, un insecticide néonicotinoïde, indique la recherche. Liam Casey, La Presse Canadienne, 26 février 2021 "Ces abeilles ont également récolté beaucoup moins de pollen et produit 89 % d’œufs en moins, selon l’étude." (...) [Image] Une abeille pruinée (Eucera pruinosa).
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November 20, 2020 2:55 AM
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"Le fipronil (phénylpyrazole) et l'imidaclopride (néonicotinoïde) sont des insecticides interdits en agriculture du fait de leur écotoxicité et particulièrement de leurs effets sur les abeilles. Pourtant, les rivières anglaises en contiennent à des niveaux inquiétants." Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2020 : Novembre "De 2016 à 2018, l'Agence de l'environnement a procédé à l'analyse de l'eau de 20 rivières, recherchant dans les 3 861 échantillons le fipronil et ses principaux métabolites (sulfone et sulfide) ainsi que de l'imidaclopride. Les premiers sont omniprésents, le dernier se retrouve dans les 2/3 des prélèvements. Les teneurs en fipronil et en son sulfone atteignent 5 et 38 fois le niveau réglementaire. L'imidaclopride est, en moyenne, juste en deçà de cette limite. Le risque environnemental est fort pour les fiproles et modéré pour l'imidaclopride. La pollution par ces insecticides provient des stations d'épuration, indiquant une origine domestique. En plus de quelques usages limités, comme les appâts empoisonnés contre les blattes ou les mouches, ces matières actives sont très présentes dans les produits anti-puces et anti-tiques destinés aux chats et aux chiens. Ceux-ci sont appliqués notamment via un collier ou par pipettes. L'insecticide déposé en un endroit se répand sur tout le pelage puis dans tout l'environnement de l'animal via les poils entre autres et sur les mains de qui le manipule. Il s'évacue par les eaux de lavage. Les effets environnementaux de ces antiparasitaires devraient être évalués avant mise sur le marché et leur utilisation sans ordonnance d'un vétérinaire et souvent bien trop fréquente doit être régulée." Article source (gratuit, en anglais) Photo : Puce du chat Ctenocephalides felis (Aph. Pulicidé). Cliché Insectes À (re)lire : Les puces du chien et du chat, par Michel Franc. Insectes n° 143 (2006-4)
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November 9, 2020 11:02 AM
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Huit lagunes de Méditerranée sur les 10 suivies dans le cadre d’une étude pilote publiée mercredi 4 novembre sont fortement contaminées par les pesticides avec un "risque préoccupant pour la santé de ces écosystèmes et leur biodiversité". Ouest-France avec AFP. Publié le 04/11/2020 à 12h33 "Entre 2017 et 2019, le laboratoire Environnement Ressources Languedoc Roussillon de l’Ifremer, basé à Sète (Hérault), a traqué 72 pesticides grâce à des échantillonneurs passifs immergés durant trois semaines à trois périodes de l’année dans 10 lagunes méditerranéennes : les étangs de Canet, de Bages-Sigean, de l’Ayrolle, de la Palme, de Thau, de Vic, du Méjean, de l’Or, de Berre, et de Biguglia. Risque « fort » Un risque jugé fort pour la santé des écosystèmes de huit lagunes sur 10, est relevé dans le rapport Observatoire des lagunes (Obslag) Pesticides, publié mercredi par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Ifremer en partenariat avec l’Université de Bordeaux." (...) "Les étangs de l'Or, Ayrolle et Méjean sont les lagunes qui présentent les risques médians les plus forts. Ce risque est autant lié à l'effet d'une dizaine de substances dépassant individuellement leur valeur seuil (métolachlor et ses métabolites, chlorotoluron, imidacloprid, azoxystrobin, propiconazole, carbendazim, tebuconazole, ametryn) qu'à l'effet cumulé du mélange de substances présentes simultanément dans les eaux (15 au minimum et jusqu'à 39 sur l'étang de Canet). Pour autant, même si on supprimait les effets individuels, l'effet des mélanges de substances entraînerait encore un risque chronique pour 84% des prélèvements." [Image] L’étang de Thau, célèbre pour ses parcs à huîtres, est contaminé par les pesticides, selon une étude. | YH
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November 27, 2019 11:29 AM
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Une étude montre la persistance de ces produits dans l’environnement et dans le pollen et le nectar de cultures dont ils ont été bannis. Par Stéphane Foucart, 27.11.2019 "L’effet délétère des pesticides « tueurs d’abeilles » ne cessera pas avec leur retrait du marché. Les désormais fameux néonicotinoïdes persistent en effet dans l’environnement et imprègnent des cultures non traitées, plusieurs années après avoir été interdits, à des niveaux demeurant dangereux pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages – parfois à des concentrations plusieurs dizaines de fois supérieures à celles de cultures traitées." (...) [Image] Graphical abstract [imidaclopride]
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May 21, 2019 1:28 AM
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L'utilisation d'insecticides à base d'acétamipride est autorisée jusqu'au 1er juillet 2020 pour lutter contre le balanin de la noisette, les mouches du figuier et les pucerons du navet en dehors de la période de floraison, selon un arrêté publié le 15 mai. Par Laurent Radisson, 15.05.2019 "Cette substance est un néonicotinoïde, insecticide systémique mis en cause dans la disparition des colonies d'abeilles. A ce titre, son utilisation est en principe interdite depuis le 1er septembre 2018 comme le prévoit la loi pour la reconquête de la biodiversité. Mais cette loi prévoit aussi une possibilité de dérogation fondée sur un bilan de l'Agence de sécurité sanitaire (Anses). (...)"
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April 8, 2019 3:41 AM
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Presque toutes les surfaces agricoles du Plateau suisse contiennent au moins un néonicotinoïde, selon une étude de l'université de Neuchâtel rendue publique dimanche. Ces insecticides sont omniprésents dans les sols des fermes conventionnelles, mais également, en concentration inférieure, dans ceux de 93% des fermes biologiques. L'agriculture bio loin d'être épargnée par les néonicotinoïdes. Publié le 07.04.2019 1.Neonicotinoids are the most widely used class of insecticides globally. However, the link between farming practices and the extent of contamination of soils and crops by neonicotinoid insecticides, as well as and the extent of such contamination in organic fields and ecological focus areas (EFAs) are currently unclear. 2.We measured the concentrations of five neonicotinoid insecticides (imidacloprid, clothianidin, thiamethoxam, thiacloprid, acetamiprid) in 702 soil and plant samples in 169 cultivated fields and EFAs from 62 conventional, integrated production and organic farms distributed over the entire lowland of Switzerland. 3.We detected neonicotinoids in 93% of organic soils and crops, and more than 80% of EFA soils and plants – two types of arable land supposedly free of insecticides. We also tested 16 samples of organic seeds, of which 14 were positive for neonicotinoids. 4.Finally, we calculated hazard quotients (HQs) and potentially affected fractions for 72 beneficial and 12 pest species. Under a field‐realistic scenario, we found that between 5.3 and 8.6% of above‐ground invertebrate species may be exposed to lethal concentrations of clothianidin, and 31.6 to 41.2% to sublethal concentrations, in “integrated production” and conventional fields. We also found that 1.3 to 6.8% (up to 12.5% based on HQs) of the beneficial invertebrate species may be exposed to sublethal concentrations of neonicotinoids in EFAs and organic fields. In contrast, no pest species would be exposed to lethal concentrations, even under a worst‐case scenario. 5.Synthesis and applications. Our study suggests that diffuse contamination by neonicotinoids may harm a significant fraction of non‐target beneficial species. The Use of neonicotinoids on crops may threaten biodiversity in refuge areas, while also potentially jeopardizing the practice of organic farming by impeding the biological control of pests. Based on our results, we call for a reduction in the dispersion and overuse of neonicotinoid insecticides in order to prevent any detrimental effects on biodiversity and ecosystem services associated with agroecosystems.
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Bernadette Cassel
November 14, 2018 6:12 AM
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... A post-doctoral fellow working in the lab of Benjamin de Bivort, the Thomas D. Cabot Associate Professor of Organismic and Evolutionary Biology, Crall is the lead author of a study that shows exposure to neonicotinoid pesticides—the most commonly-used class of pesticides in agriculture—has profound effects on a host of social behaviors. Study shows pesticide exposure can dramatically impact bees' social behavior [Image] A bumblebee (Bombus impatiens) worker foraging outdoors, outfitted with a unique tracking tag (BEEtag). Credit: James Crall Abstract Neonicotinoid pesticides can negatively affect bee colonies, but the behavioral mechanisms by which these compounds impair colony growth remain unclear. Here, we investigate imidacloprid’s effects on bumblebee worker behavior within the nest, using an automated, robotic platform for continuous, multicolony monitoring of uniquely identified workers. We find that exposure to field-realistic levels of imidacloprid impairs nursing and alters social and spatial dynamics within nests, but that these effects vary substantially with time of day. In the field, imidacloprid impairs colony thermoregulation, including the construction of an insulating wax canopy. Our results show that neonicotinoids induce widespread disruption of within-nest worker behavior that may contribute to impaired growth, highlighting the potential of automated techniques for characterizing the multifaceted, dynamic impacts of stressors on behavior in bee colonies. ___________________________________________________________________
SUR LE MÊME SUJET (en français) :
→ #Abeille: un nouveau système de suivi avec #QRcodes a permis de découvrir que les #néonicotinoïdes n'affectent pas l'alimentation des #abeilles mais leurs liens sociaux comme la gestion des larves ou la thermorégulation de la ruche https://www.scoop.it/t/recherche-animale/p/4103265109/2018/11/11/new-tracking-system-could-show-at-last-how-pesticides-are-harming-bee-colonies
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Bernadette Cassel
April 27, 2018 6:59 AM
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Les Etats membres ont adopté vendredi matin la proposition de la Commission européenne d’interdire l’usage de ces insecticides « tueurs d’abeilles ». Par Stéphane Horel, 27.04.2018 "Serait-ce le début de la fin pour les néonicotinoïdes ? Vendredi 27 avril, les représentants des Etats membres de l’Union européenne ont décidé d’interdire trois produits de cette famille d’insecticides jugés dangereux pour les abeilles sur toutes les cultures de plein air. La majorité qualifiée requise (55 % des Etats membres représentant 65 % de la population totale de l’UE) a donc été atteinte lors de la réunion du comité spécialisé chargé du dossier – le Comité permanent sur les plantes, les animaux, les denrées alimentaires et les aliments pour animaux. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne se sont tenues à leurs positions exprimées publiquement et ont voté en faveur de l’interdiction. Quatre pays ont voté contre : Danemark, Hongrie, République tchèque et Roumanie. Pas moins de neuf pays se sont abstenus, dont la Belgique et le Portugal. Lobbying des industriels de la betteraveProposé par la Commission européenne, le texte concerne trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame), dont elle avait partiellement restreint l’utilisation en décembre 2013. Il s’agissait donc cette fois non seulement de prolonger ce moratoire, mais aussi de le généraliser à toutes les cultures de plein champ, seul l’usage sous serre restant autorisé. (...)"
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Bernadette Cassel
March 28, 2018 10:26 AM
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Plus d'une centaine de députés et de sénateurs ont exigé mardi une application stricte de l'interdiction des néonicotinoïdes à partir de cet automne, en limitant au maximum les dérogations, et une meilleure traçabilité pour le miel.
Réunis dans un comité de soutien à l'abeille et aux apiculteurs, ces 135 élus entendent soutenir la filière apicole, qui emploie environ 100.000 personnes en France, et protéger les abeilles, alors que la production nationale a été divisée par trois entre 1995 et 2016 et que les importations ont augmenté d'autant.
"Pour nous, les choses sont claires, c'est le moins de dérogations possibles", a expliqué la députée Delphine Batho lors d'une conférence de presse.
La loi sur la biodiversité de 2016 prévoit l'interdiction des néonicotinoïdes en France à partir du 1er septembre 2018, avec des dérogations possibles au cas par cas jusqu'au 1er juillet 2020.
Ces substances s'attaquent au système nerveux des insectes, désorientent les pollinisateurs, contribuant au déclin spectaculaire des colonies d'abeilles. Elles touchent aussi des invertébrés terrestres et aquatiques et persistent dans l'eau et les sols.
LCP, 27.03.2018
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Bernadette Cassel
March 24, 2018 2:54 PM
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Via Recherche animale sur Twitter, 23.03.2018 : "#Insecticides: identification des enzymes (#cytochromes #P450) qui déterminent la sensibilité des #abeilles et des #bourdons aux #néonicotinoïdes https://t.co/dgHknIPiWr… https://t.co/44JQQnAGm6" https://twitter.com/recherche_anima/status/977197046783504384 [Image] Tissue-Specific Expression and Functional Characterization of Honeybee and Bumble Bee Neonicotinoid-Metabolizing P450s
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Bernadette Cassel
March 20, 2018 1:33 PM
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Deux nouvelles études démontrent que les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse. Publié le 20.03.2018 "Les derniers résultats de deux études de suivi des oiseaux, l'une menée à une échelle nationale, l'autre plus localement, viennent de sortir. Les chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS arrivent au même constat : les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse. En moyenne, leurs populations se sont réduites d’un tiers en 15 ans. Au vu de l'accélération des pertes ces deux dernières années, cette tendance est loin de s'infléchir…" (...) "... Ce déclin frappe toutes les espèces d’oiseaux en milieu agricole, aussi bien les espèces dites spécialistes - fréquentant prioritairement ce milieu -, que les espèces dites généralistes - retrouvées dans tous les types d’habitats, agricoles ou non. Or d’après le STOC, les espèces généralistes ne déclinent pas à l’échelle nationale ; la diminution constatée est donc propre au milieu agricole, sans doute en lien avec l’effondrement des insectes. Cette disparition massive observée à différentes échelles est concomitante à l'intensification des pratiques agricoles ces 25 dernières années, plus particulièrement depuis 2008-2009. Une période qui correspond entre autres à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune, à la flambée des cours du blé, à la reprise du sur-amendement au nitrate permettant d'avoir du blé sur-protéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes, insecticides neurotoxiques très persistants." (...)
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Bernadette Cassel
March 10, 2018 7:08 AM
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Plusieurs recherches se sont penchées sur la toxicité des néonicotinoïdes pour les abeilles, mais presque aucune en ce qui concerne les humains. Pour une des premières fois dans le monde, une étude de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) propose une compréhension de leur impact potentiel sur la santé. Par Thomas Gerbet, 07.03.2018 "Élyse Caron-Beaudoin a consacré les cinq dernières années aux effets de ces insecticides les plus vendus dans le monde sur la santé humaine. Ses plus récents résultats d'étude seront prochainement publiés dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives.
« À notre connaissance, on est les premiers à émettre un avertissement sur l’effet des néonics comme perturbateurs endocriniens chez l'humain », explique la chercheuse postdoctorante, qui a travaillé au sein du laboratoire de Thomas Sanderson, de l'INRS-Institut Armand-Frappier." (...) ___________________________________________________________________ POUR ALLER PLUS LOIN : → Des produits chimiques responsables de la baisse du QI chez les enfants? | Gravel le matin, 14.11.2017 http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/segments/entrevue/46887/demain-tous-cretin-elyse-caron "La diffusion du documentaire Demain, tous crétins ? sur la chaîne franco-allemande ARTE fait jaser en Europe. Son propos? Depuis 20 ans, le quotient intellectuel (QI) des enfants diminue constamment en raison des perturbateurs endocriniens présents dans l'environnement. Est-ce vrai? Oui, le QI a diminué, souligne la toxicologue Élyse Caron-Beaudoin, mais il est difficile d'établir un véritable lien de cause à effet."
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