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Biodiversité favorisée : Les scolytes destructeurs d'arbres, faux ennemis de la forêt

Biodiversité favorisée : Les scolytes destructeurs d'arbres, faux ennemis de la forêt | EntomoNews | Scoop.it
Une étude du WSL révèle que les scolytes, loin d'être des nuisibles, favorisent la biodiversité forestière. Ces coléoptères produisent du bois mort, essentiel pour de nombreuses espèces, notamment les pics.

 

ATS Agence télégraphique suisse

 

"L'étude menée par le WSL sur l'importance des scolytes pour la biodiversité dans les forêts a la particularité d'avoir été menée sur une longue durée. Près de 30 ans de données de surveillance ont été analysées et interprétées. « Ces données nous aident à répondre à des questions en matière d'écologie auxquelles nous ne pourrions pas répondre avec des études à court terme d'un ou deux ans », estime Marco Basile, experte en ornithologie au WSL, cité dans le communiqué.

 

L'étude du WSL, qui a bénéficié de l'aide de la Station ornithologique suisse de Sempach, a fait l'objet d'un article dans la revue spécialisée Journal of Animal Ecology."

 

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ndé

l'étude

 

 

Image : Concept of the spruce–bark beetle–woodpeckers interaction network.

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October 12, 1:56 PM
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Des risques croissants menacent la survie des pollinisateurs européens sauvages – Liste rouge de l’UICN

Des risques croissants menacent la survie des pollinisateurs européens sauvages – Liste rouge de l’UICN | EntomoNews | Scoop.it
Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 11 octobre 2025 (UICN) – Près de 100 espèces supplémentaires d’abeilles sauvages en Europe ont été classées comme menacées dans une nouvelle évaluation de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™, plus de 20% des espèces dans des groupes tels que les bourdons et les abeilles cellophanes étant désormais menacées d’extinction. De nouvelles évaluations de la Liste rouge de l’UICN révèlent également que le nombre d’espèces de papillons européennes menacées a fortement augmenté de 76% au cours de la dernière décennie.

 

Communiqué de presse 11 Oct, 2025
 

"... « Cette nouvelle évaluation montre que l’état de conservation des abeilles sauvages, des papillons et autres pollinisateurs européens est désastreux. Ces espèces sont les fondements de nos systèmes alimentaires, de nos écosystèmes et de nos sociétés. Une action urgente et collective est nécessaire pour faire face à cette menace.

 

"... On estime que 10% des abeilles sauvages en Europe (au moins 172 des 1 928 espèces évaluées) sont menacées d’extinction. Cela se compare à 77 espèces menacées en 2014. À l’époque, 57% des espèces d’abeilles sauvages étaient classées dans la catégorie Données insuffisantes, un pourcentage qui a été réduit à 14% dans cette nouvelle évaluation, ce qui en fait l’évaluation la plus complète de la situation des abeilles sauvages européennes à ce jour.

 

Quinze espèces de bourdons, connues pour leur rôle dans la pollinisation de légumineuses comme les pois, les haricots, les arachides et le trèfle, ainsi que 14 espèces d’abeilles cellophanes, qui aident à polliniser les plantes de la famille des marguerites et des arbres comme les érables rouges et les saules, sont désormais considérées comme menacées. L’espèce d’abeille minière Simpanurgus phyllopodus, la seule espèce de ce genre en Europe et unique sur le continent, est désormais considérée comme En danger critique d’extinction.

 

Les nouvelles évaluations de la Liste rouge indiquent que 15% des papillons sont menacés d’extinction en Europe (65 des 442 espèces évaluées), contre 37 espèces en 2010. Plus de 40% des papillons uniques à la région européenne et présents nulle part ailleurs dans le monde sont désormais menacés ou sur le point de l’être. Une espèce, la piéride du chou de Madère (Pieris wollastoni), qui était limitée à l’île portugaise de Madère, est aujourd’hui officiellement considérée comme Éteinte."

(...)

 

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November 28, 5:10 AM
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Pollinisateurs : la Commission européenne publie le dispositif de surveillance

Pollinisateurs : la Commission européenne publie le dispositif de surveillance | EntomoNews | Scoop.it
Le dispositif était prévu par le règlement sur la restauration de la nature du 24 juin 2024 qui fixe l'objectif d'inverser le déclin des pollinisateurs d'ici à 2030. La Commission européenne a publié, ce mercredi 26 novembre, au Journal officiel d

 

Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [47145] / utilisation du flux d'actualité.

 

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ndé

Journal officiel, 26 novembre 2025

 

 

Date de prise d'effet: 16/12/2025

 

(1)

Le règlement (UE) 2024/1991 impose aux États membres d’améliorer la diversité des pollinisateurs et d’inverser le déclin des populations de pollinisateurs d’ici à 2030 au plus tard, puis d’obtenir une tendance à l’augmentation de ces populations, mesurée au moins tous les six ans à partir de 2030, jusqu’à ce que des niveaux satisfaisants soient atteints.

(2)

La Commission est tenue d’établir une méthode scientifique pour surveiller la diversité des pollinisateurs et les populations de pollinisateurs (ci-après la «méthode de surveillance») qui fournit une approche normalisée pour la collecte de données annuelles sur l’abondance et la diversité des espèces de pollinisateurs dans tous les écosystèmes, ainsi que pour l’évaluation de l’évolution des populations de pollinisateurs et de l’efficacité des mesures de restauration.

(3)

Le règlement (UE) 2024/1991 impose aux États membres de surveiller chaque année, à l’aide de la méthode de surveillance, l’abondance et la diversité des espèces de pollinisateurs et de communiquer les résultats de cette surveillance à la Commission.

(4)

Afin de faire en sorte que les données collectées soient de haute qualité et, partant, de garantir une évaluation solide sur le plan scientifique des progrès accomplis dans la réalisation de l’objectif de restauration des populations de pollinisateurs, la méthode de surveillance devrait être fondée sur des principes et des méthodes scientifiques établis. Bien qu’elle soit normalisée dans l’ensemble des États membres, la méthode de surveillance devrait laisser une marge de manœuvre suffisante pour que les conditions environnementales locales puissent être prises en compte.

(5)

Le champ d’application de la méthode de surveillance devrait inclure les groupes taxonomiques de pollinisateurs pour lesquels les capacités techniques de surveillance sont suffisantes ou pour lesquels de telles capacités peuvent être constituées de manière rentable à court terme. Le champ d’application devrait être revu et étendu à d’autres groupes taxonomiques de pollinisateurs une fois que les capacités techniques auront augmenté.

(6)

Pour faire en sorte que la méthode de surveillance présente un bon rapport coût-efficacité, il convient d’utiliser diverses approches pour surveiller les espèces communes et les espèces rares de pollinisateurs. Les espèces communes devraient être surveillées dans des sites sélectionnés par échantillonnage aléatoire stratifié. Les espèces rares de pollinisateurs devraient être surveillées au moyen de visites ciblées sur le terrain, étant donné qu’il n’est pas possible de suivre l’évolution des populations de ces espèces par échantillonnage aléatoire stratifié dans un nombre limité de sites de surveillance.

(7)

Compte tenu des capacités limitées disponibles pour surveiller les espèces rares de pollinisateurs au moyen de visites ciblées sur le terrain, il convient de concentrer les efforts sur les espèces les plus menacées au niveau de l’Union ou au niveau national; les États membres devraient ainsi être autorisés à limiter la surveillance à 15 espèces rares de pollinisateurs. Le nombre d’espèces rares de pollinisateurs à surveiller devrait être revu à la hausse une fois que les capacités de surveillance ciblée auront augmenté.

(8)

Le règlement (UE) 2024/1991 impose aux États membres de veiller à ce que les données de surveillance proviennent d’un nombre suffisant de sites pour garantir que l’ensemble de leur territoire soit représenté. À cette fin, et pour que l’évolution de l’abondance et de la diversité des pollinisateurs puisse être évaluée de manière fiable, il est nécessaire de fixer pour chaque État membre un nombre minimal de sites de surveillance dans lesquels les données doivent être collectées. L’établissement de ce nombre minimal permettra aux États membres de surveiller un plus grand nombre de sites de surveillance afin de mieux détecter les variations dans l’abondance et la diversité des pollinisateurs.

(9)

L’activité des pollinisateurs est influencée par diverses conditions environnementales, qui dépendent des circonstances locales. Par conséquent, la surveillance devrait être limitée aux périodes pendant lesquelles les pollinisateurs sont actifs au stade adulte de leur cycle de vie. Les conditions environnementales appropriées pour la surveillance devraient être définies au niveau national, régional ou local, selon le cas.

(10)

La diversité des espèces communes de pollinisateurs devrait être décrite au moyen de l’indice de diversité de Shannon-Wiener (2), qui est largement accepté pour quantifier la diversité biologique. L’abondance des espèces communes de pollinisateurs devrait être quantifiée en combinant les indices d’abondance de chacune des espèces de pollinisateurs pour lesquelles des données de surveillance suffisantes ont été recueillies.

(11)

Il convient de combiner l’abondance et la diversité de toutes les espèces communes surveillées en un seul indicateur «pollinisateurs communs», qui donne une valeur par État membre et par an.

(12)

Les espèces exotiques, au sens du règlement (UE) no 1143/2014 du Parlement européen et du Conseil (3), ne devraient pas être prises en compte dans l’évaluation de l’abondance et de la diversité des espèces de pollinisateurs, étant donné que la présence de ces espèces ne peut être considérée comme une contribution aux communautés indigènes de pollinisateurs; elle représente plutôt une menace pour la biodiversité.

(13)

Étant donné que l’indice de diversité de Shannon-Wiener n’est pas approprié pour mesurer la diversité des espèces rares, il convient, pour représenter la diversité globale des espèces de pollinisateurs, tant communes que rares, d’intégrer les espèces rares de pollinisateurs dans l’évaluation de la diversité des pollinisateurs au moyen d’un indicateur «richesse des espèces de pollinisateurs», à savoir un indicateur combinant le nombre d’espèces de pollinisateurs rares et communes enregistrées dans chaque État membre. La surveillance des espèces rares devrait exclure les papillons de nuit, car la charge que représente la surveillance de ces espèces ne peut pas être estimée en raison de l’absence, à ce jour, d’évaluations de la liste rouge pour les papillons de nuit.

(14)

Afin d’évaluer l’efficacité des mesures de restauration mises en œuvre dans les États membres, il y a lieu d’estimer l’évolution de l’abondance et de la diversité des espèces de pollinisateurs respectivement dans les écosystèmes agricoles, les écosystèmes forestiers et dans d’autres écosystèmes, étant donné que les mesures de restauration sont sensiblement différentes dans chacun de ces types d’écosystèmes,

 

A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT :

 

Article premier

Définitions

 

Aux fins du présent règlement, on entend par :

1) «abeilles»: les espèces d’Anthophila (Apoidea), à l’exclusion des abeilles mellifères (Apis mellifera) ;

2) «syrphes»: les espèces de Syrphidae ;

3) «papillons»: les espèces de Papilionoidea ;

4) «papillons de nuit»: les espèces appartenant aux familles suivantes d’Heterocera : Brachodidae, Castniidae, Cimeliidae, Drepanidae, Erebidae (y compris les Lymantriinae), Euteliidae, Geometridae, Heterogynidae, Limacodidae, Noctuidae, Nolidae, Notodontidae, Sesiidae, Sphingidae, Uraniidae et Zygaenidae, à condition qu’elles fassent 20 mm ou plus d’envergure d’après la littérature spécialisée ;

5) «papillons de nuit diurnes»: les espèces de papillons de nuit qui sont actives en journée au stade adulte de leur cycle de vie ;

6) «papillons de nuit nocturnes»: les espèces de papillons de nuit qui sont actives la nuit au stade adulte de leur cycle de vie ;

7) (...)

 

Article 2

Espèces cibles

 

Les États membres collectent des données sur l’abondance et la diversité des espèces de pollinisateurs appartenant aux groupes taxonomiques suivants:

a) abeilles ;

b) syrphes ;

c) papillons ;

d) papillons de nuit.

 

(...)

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November 26, 2:10 PM
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Punaises de lit : une nouvelle arme pour la police scientifique ?

Punaises de lit : une nouvelle arme pour la police scientifique ? | EntomoNews | Scoop.it
Les punaises de lit pourraient devenir de précieuses sources d’ADN humain sur les scènes de crime. Une avancée inédite en police scientifique

 

6 juillet 2025

 

"Une chercheuse et un chercheur malaisiens ont exploré l’intérêt des punaises de lit tropicales, Cimex hemipterus, comme nouvelles sources d’ADN humain en contexte judiciaire. Absentes des investigations classiques faute de traces visibles, ces punaises pourraient néanmoins porter dans leur tube digestif l’ADN du dernier hôte humain qu’elles ont piqué. Cette étude visait à déterminer si et pendant combien de temps un profil ADN exploitable pouvait être extrait du contenu sanglant de ces insectes, notamment via des marqueurs génétiques STR (Short Tandem Repeat) et SNP (Single Nucleotide Polymorphism).

Méthodologie et résultats

Des colonies de punaises de lit élevées en laboratoire ont été nourries sur des volontaires humains, puis sacrifiées à différents intervalles (0, 5, 14, 30 et 45 jours après repas sanguin). L’ADN a été extrait et soumis à des analyses STR et SNP selon les standards forensiques. Les résultats sont clairs : un profil STR et SNP complet n’a pu être obtenu que le jour même du repas (0 jour), tandis que des profils partiels, certes plus fragmentaires, restaient obtenables jusqu’à 45 jours post‑repas. Les SNP utilisés pouvaient être interprétés avec le système HIrisPlex‑S, permettant notamment des prédictions de phénotypes (couleur des yeux, peau, cheveux) même à partir de données partielles. En outre, des punaises collectées sur le terrain ont corroboré la faisabilité des marqueurs STR, révélant parfois des profils mixtes, ce qui pourrait indiquer un repas sur plusieurs individus .

Implications légales et perspectives

Ces résultats ouvrent une piste inédite pour la criminalistique : lorsque les traces biologiques classiques ont disparu ou ont été nettoyées, des punaises de lit pourraient rester sur les lieux et constituer des micro‑réservoirs d’ADN humain fiables, permettant d’identifier des personnes venues sur les lieux ou d’établir une chronologie de passages . Cependant, plusieurs limitations doivent être prises en compte. D’abord, les analyses sont longues et nécessitent un protocole rigoureux. Le profil devient partiel après quelques jours et certaines loci ne sont plus détectables. De plus, lorsqu’un insecte a ingéré du sang de plusieurs personnes, les signaux génétiques peuvent être mélangés, rendant l’interprétation plus complexe.

 

Les auteurs soulignent la nécessité de valider ces résultats sur des échantillons plus variés, avec davantage d’individus donneurs et différents kits STR/SNP commerciaux. Des essais in situ sur scènes de crime simulées seraient également souhaitables pour confirmer la robustesse de la méthode, notamment en lien avec d’autres insectes ou intermédiaires biologiques considérés en entomologie médico‑légale .

Conclusion

En résumé, cette étude démontre qu’on peut exploiter l’ADN humain conservé dans l’estomac de punaises de lit tropicales jusqu’à 45 jours après le repas, grâce à l’analyse STR et SNP. Bien que seule une extraction immédiate permette un profil complet, ces insectes constituent une ressource nouvelle et prometteuse pour la police scientifique, notamment dans les contextes où les méthodes traditionnelles échouent. Toutefois, l’approche exige des protocoles rigoureux, plus d’études de validation et une modélisation réaliste des scènes d’enquête avant toute utilisation judiciaire. Des recherches complémentaires permettront de déterminer comment intégrer cette stratégie au panel des outils forensiques à disposition des enquêteurs et scientifiques."

 

 

Photo: Isabelle Leong Agence France-Presse «On peut dire que [les punaises] sont parfaites comme outil médico-légal», explique la chercheuse Lim Li.

 

via Des scientifiques malaisiens transforment les punaises de lit en redoutables détectives | Le Devoir/AFP, 25.11.2025
https://www.ledevoir.com/actualites/science/936639/scientifiques-transforment-punaises-lit-redoutables-detectives?

 

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November 23, 1:55 PM
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Une politique agricole gagnante pour le climat et la biodiversité | Actualités | CORDIS | Commission européenne

Une politique agricole gagnante pour le climat et la biodiversité | Actualités | CORDIS | Commission européenne | EntomoNews | Scoop.it

Une nouvelle note de synthèse révèle comment une désintensification stratégique de l’agriculture peut contribuer à protéger notre climat et à améliorer la biodiversité, tout en permettant aux exploitations agricoles de prospérer.

 

Une note de synthèse publié par le projet LAMASUS, financé par l’UE, examine les compromis et les coûts d’opportunité liés à la gestion des terres agricoles. L’objectif est d’aider les décideurs politiques à cibler les financements là où ils peuvent apporter le plus grand bénéfice environnemental pour le climat, la biodiversité et la viabilité de l’agriculture.

 

La note de synthèse révèle qu’une désintensification stratégique de l’agriculture peut contribuer à réduire de près d’un tiers les émissions de carbone agricoles de l’UE, tout en favorisant la reconstitution de la biodiversité. Fondée sur de nouvelles données relatives à la gestion de l’utilisation des sols, cette analyse intègre des simulations biophysiques des cultures et des herbages, des modèles de biodiversité et des évaluations des coûts au niveau de l’exploitation, afin de contribuer à l’élaboration de politiques efficaces.

 

« Alors que les avantages environnementaux de la réduction des pratiques agricoles intensives telles que l’utilisation de moins d’engrais et de pesticides, la diminution du nombre d’animaux par hectare et la diminution de la fréquence des cultures, sont bien connus de la communauté des chercheurs, notre étude va plus loin en identifiant des domaines spécifiques où des avantages pour le climat et la biodiversité sont possibles à un coût économique minimal », explique Leopold Ringwald, coordinateur du projet LAMASUS de l’Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués, dans un article.

 

 

image : Win-Win areas across EU-27 countries (excl. Cyprus)

 

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November 20, 6:20 AM
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En France, depuis l’interdiction d’un insecticide "tueur d’abeilles", les populations de merles, fauvettes ou pinsons se portent un peu moins mal

En France, depuis l’interdiction d’un insecticide "tueur d’abeilles", les populations de merles, fauvettes ou pinsons se portent un peu moins mal | EntomoNews | Scoop.it
Le bannissement de l’imidaclopride en 2018, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes, a permis un léger rétablissement des populations d’oiseaux insectivores sur les sites hexagonaux les plus contaminés.

 

Par Coralie Schaub
Publié le 19/11/2025 à 16h38

 

"... Telle est la conclusion d’une étude française parue fin septembre dans la revue Environmental Pollution, la première à se pencher sur le potentiel de rétablissement des populations d’oiseaux après l’interdiction de l’une de ces substances toxiques (surnommés «tueurs d’abeilles», les néonicotinoïdes, qui agissent sur le système nerveux central des insectes, sont en réalité aussi dangereux pour l’environnement, la biodiversité et la santé humaine, au-delà des seules abeilles). «Des études antérieures menées aux Etats-Unis et aux Pays-Bas avaient déjà mis en évidence des liens entre le déclin du nombre d’oiseaux et l’utilisation de ces pesticides, mais nous sommes allés plus loin en regardant ce qui se passe pendant l’utilisation d’un néonicotinoïde et après son interdiction», expose l’auteur principal de l’étude, l’agroécologue Thomas Perrot, qui travaille pour la Fondation pour la recherche sur la biodiversité."

(...)

 

 

Highlights

  • Imidacloprid is expected to play a role in the decline of bird populations.
  • Recent ban on neonicotinoids in Europe may have allowed populations to recover.
  • This relationship was investigated in France for 57 species over 1900 plots.
  • Imidacloprid reduced bird population between 12.7 and 9% before and after the ban.
  • Pesticide ban does not ensure immediate biodiversity recovery after ban.

 

image : Graphical abstract

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November 18, 2:17 PM
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Les moustiques tombent dans le piège le plus délicieux jamais inventé (et ils adorent ça)

Les moustiques tombent dans le piège le plus délicieux jamais inventé (et ils adorent ça) | EntomoNews | Scoop.it
Une équipe internationale a développé un piège à base de champignon sécrétant une odeur irrésistible pour les moustiques.

 

par Yohan Demeure, 18 novembre 2025, 8 h 27 min

 

 

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ndé

image : A Culex pipiens molestus mosquito co-infected with two Metarhizium species. (credit: Huiyu Sheng, entomology Ph.D. candidate, University of Maryland)

 

via Fungus that smells like flowers could revolutionize mosquito control, 02.11.2025 https://www.ctvnews.ca/climate-and-environment/article/how-this-sweet-scented-fungus-lures-mosquitos-to-their-deaths/

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

sur le même sujet

 

  • Des scientifiques transforment un champignon en un puissant aimant à moustiques - De www.geo.fr - 29 octobre, 06:40
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November 16, 1:55 PM
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Lorraine. Quand le BTP s’inspire des termites pour construire plus vert

Lorraine. Quand le BTP s’inspire des termites pour construire plus vert | EntomoNews | Scoop.it
Imiter les termites pour bâtir autrement : c’est le pari du groupe NGE, qui déploie en Lorraine BioCiTer, un nouveau procédé de traitement des sols issu du biomimétisme. En remplaçant la chaux vive par un liant écologique inspiré du vivant, cette innovation réduit jusqu’à 70 % les émissions de carbone.
 
P.-M. P. - 11 nov. 2025 à 14:42
 
"En analysant leur salive, capable de créer un liant solide en terre, les ingénieurs de NGE et de Bioxegy ont conçu BioCiTer, un procédé écologique qui reproduit ce phénomène biologique à grande échelle. L’idée : stabiliser les sols sans recourir à la chaux vive, longtemps incontournable mais très polluante. En s’appuyant sur les principes du biomimétisme, l’entreprise fait de la biologie un levier industriel."
 
 
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November 14, 12:36 PM
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Pour la première fois en France, un foyer de nématodes du pin : mesures mises en place

Pour la première fois en France, un foyer de nématodes du pin : mesures mises en place | EntomoNews | Scoop.it
Dans le cadre de la surveillance officielle des organismes de quarantaine pilotée par les services régionaux en charge de la protection des végétaux du ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, un foyer de nématode du pin vient d’être confirmé par le laboratoire national de référence de l’Anses, pour la première fois en France, dans la commune de Seignosse.

 

Chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques

Dernière mise à jour le 07 novembre 2025

 

"... Originaire d’Amérique du Nord, il est transmis par un insecte vecteur  de type coléoptère: le longicorne du pin (Monochamus galloprovincialis).

 

Propagation et mesures de protection

La propagation du nématode du pin se fait par :

  • ses insectes vecteurs en période chaude (avril à octobre).Ils ont alors  une grande capacité de pullulation
  • le transport de bois infesté (grumes, plaquettes, écorces)
  • les mouvements humains (véhicules, copeaux, outils contaminés)

Mesures de protection face  au nématode du pin :

  • Interdiction de transport de bois non traité en période chaude
  • Surveillance renforcée en période froide (novembre à mars)
  • Traçabilité obligatoire de tous les flux de bois
  • Nettoyage des camions et équipements en zone infestée

Actions en cours

  • Suspension des travaux forestiers sur les espèces sensibles
  • Analyse d’images aériennes et prospections terrain
  • Mise en place d’une cellule de veille pour accompagner les entreprises
  • Affiches d’information distribuées dans les communes
  • Réunions avec les maires organisées par les préfets des départements concernés

 

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ndé

Plateforme d'Épidémiosurveillance en Santé Végétale

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

  • Landes : l’arrivée d’un ver ravageur sème la panique chez les forestiers - De lareleveetlapeste.fr - 13 novembre, 15:28

 

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November 12, 6:39 AM
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Pourquoi une diminution de la population humaine ne bénéficierait pas forcément à la biodiversité : l’exemple du Japon

Pourquoi une diminution de la population humaine ne bénéficierait pas forcément à la biodiversité : l’exemple du Japon | EntomoNews | Scoop.it
Même avec moins d’êtres humains, la faune sauvage dispose de moins d’espace et de moins de niches écologiques où s’installer.

 

Publié: 5 novembre 2025, 09:21 EST

Peter Matanle, Kei Uchida et Masayoshi K. Hiraiwa

 

"... Depuis 2003, des centaines de citoyens japonais collectent des données sur la biodiversité pour le projet gouvernemental Monitoring Sites 1 000. Nous avons utilisé 1,5 million d’observations d’espèces enregistrées provenant de 158 sites.

 

Ces zones étaient boisées, agricoles et périurbaines. Nous avons comparé ces observations aux changements observés au niveau de la population locale, de l’utilisation des sols et de la température de surface sur des périodes de cinq à vingt ans.

 

Ces paysages ont connu le plus fort déclin démographique depuis les années 1990.

 

En raison de la taille de notre base de données, du choix des sites et du positionnement du Japon en tant que fer de lance du dépeuplement en Asie du Nord-Est, il s’agit de l’une des plus grandes études de ce type.

 

Notre étude, publiée dans la revue Nature Sustainability, a tâché d’analyser les populations d’oiseaux, les papillons, les lucioles, les grenouilles et 2 922 plantes indigènes et non indigènes sur ces mêmes sites.

 

Le constat est sans appel : la biodiversité a continué de diminuer dans la plupart des zones que nous avons étudiées, indépendamment de l’augmentation ou de la diminution de la population. Ce n’est que là où la population est restée stable que la biodiversité était la plus stable. Cependant, la population de ces zones vieillit et va bientôt décliner, ce qui les alignera sur les zones qui connaissent déjà une perte de biodiversité."

(...)

 

 

image : Relationships between biodiversity change and human population change at the study sites

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November 10, 1:24 PM
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Une toile d’araignée géante de 106 mètres carrés découverte dans une grotte entre la Grèce et l’Albanie

Une toile d’araignée géante de 106 mètres carrés découverte dans une grotte entre la Grèce et l’Albanie | EntomoNews | Scoop.it
Vidéo - Une équipe de scientifiques a découvert dans cette grotte connue sous le nom de « Sulfur Cave », une toile occupée par plus de 111 000 araignées.

 

Par Service vidéo du Monde (avec Reuters)

Publié le 08 novembre 2025 à 13h33, modifié le 08 novembre 2025 à 14h10

 

"C’est la toile la plus grande jamais observée et elle est occupée par 111 000 araignées. D’après les scientifiques, la popularité de cette grotte auprès des araignées s’explique par la forte présente de moucherons offrant une source de nourriture abondante aux arachnides."

 

Bernadette Cassel's insight:

 

Même sujet

 

  • La plus grande toile d'araignée du monde a été découverte dans une grotte : 111 000 arachnides y vivraient - De www.slate.fr - 7 novembre, 08:25

 

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November 9, 12:22 PM
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L’habituation induit une mémoire à court terme mais pas de mémoire à long terme chez les larves de moustiques

L’habituation induit une mémoire à court terme mais pas de mémoire à long terme chez les larves de moustiques | EntomoNews | Scoop.it
Habituation leads to short but not long term memory formation in mosquito larvae

 

Journal of Insect Physiology
Martin Dessart, Claudio R. Lazzari, Fernando J. Guerrieri

 

Available online 20 May 2024

 

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ndé

traduction

 

Points clés

  • L’habituation à un stimulus visuel a été utilisée pour étudier la mémoire chez les larves de moustiques.

  • Différents intervalles entre les essais ont été appliqués pour évaluer la persisttance de la mémoire.

  • Aucun effet n’a été observé au-delà de deux heures après l’entraînement.

  • Aucune mémoire à long terme n’a pu être constatée.

 

Résumé

Chez les animaux, la mémoire permet de se souvenir de lieux importants et d’économiser de l’énergie en ne réagissant pas à des stimuli sans importance. Cependant, la formation et le maintien de la mémoire sont coûteux sur le plan métabolique, ce qui justifie l’étude des mécanismes sous-jacents aux différents types de mémoire et de leur valeur adaptative. Dans cette étude, nous avons examiné la persistance de la mémoire chez les larves du moustique Aedes aegypti, après habituation à un stimulus visuel. Nous avons utilisé un système de suivi automatisé pour quantifier la réponse des larves au passage d’une ombre, simulant l’approche d’un prédateur. Tout d’abord, nous avons comparé différents temps de rétention, de 4 minutes à 24 heures, et constaté que les larves ne montraient des capacités de mémoire que moins de trois heures après l’entraînement. Ensuite, nous avons étudié le rôle des intervalles entre les essais dans la formation de la mémoire. Contrairement à d’autres invertébrés aquatiques, les larves de moustiques n’ont montré aucune mémoire à long terme même avec de longs intervalles inter-essais (c’est-à-dire 5 min et 10 min). Nos résultats sont discutés en lien avec les contraintes écologiques.

 

Introduction

Retenir une information, ou mémoire, est une capacité cognitive adaptative essentielle chez les animaux (Menzel, 1999). La valeur adaptative de la mémoire est liée à la capacité de prendre des décisions rapides et précises lorsqu’un individu est confronté à une situation similaire à une expérience passée (Menzel et Benjamin, 2013). La mémoire permet aux animaux d’éviter des situations dangereuses, de se souvenir de lieux importants ou d’informations spécifiques, et d’éviter une dépense d’énergie en ne réagissant pas à des stimuli non pertinents ; en d’autres termes, elle contribue à la fitness globale (Couto et al., 2023). Cependant, la formation et le maintien de la mémoire ont un coût (Niven et Laughlin, 2008). Comme le cerveau est métaboliquement coûteux, les ressources mobilisées pour encoder, consolider et accéder à l’information représentent des dépenses importantes (Kandel, 2001). Différents types de mémoire coexistent, définis par leur durée et les processus physiologiques impliqués dans leur développement. Selon le contexte, ces mémoires peuvent s’avérer adaptatives ou non. Par exemple, dans des environnements stables, où la probabilité de rencontrer à nouveau la même situation est élevée, il peut être avantageux d’investir dans une mémoire à long terme. En revanche, dans un environnement changeant, la mémoire à court terme peut être privilégiée (Pull et al., 2022).

 

Les propriétés et les mécanismes physiologiques associés aux différents types de mémoire ont été largement étudiés chez les invertébrés, notamment chez la mouche Drosophila melanogaster (Tully et al., 1994) et l’abeille Apis mellifera (Menzel, 2001a). De plus, l’habituation à des stimuli visuels et la mémoire ont été bien caractérisées chez le crabe de vase Neohelice granulata (Tomsic et Silva, 2023). Ces travaux ont montré l’importance de la durée de la mémoire au regard de l’écologie d’une espèce. Dans une étude de Tomsic et al. (1993), les auteurs ont comparé l’habituation de deux crabes semi-terrestres apparentés occupant des habitats différents, Neohelice granulata et Pachygrapsus marmoratus. En analysant l’influence de différents paramètres (par ex. taille de l’individu, nombre d’essais) sur les performances d’habituation visuelle, ils ont montré que l’habituation dépend de l’espèce et que les signaux contextuels sont mémorisés différemment. Ils ont conclu que l’écologie joue un rôle majeur dans l’origine de ces différences. En effet, Neohelice granulata vit dans des terriers creusés près du substrat vaseux et entourés de congénères et de végétation halophyte. À l’inverse, Pachygrapsus marmoratus vit sur des rochers proches de la mer et dépourvus de végétation. Ainsi, le passage d’une ombre au-dessus de Neohelice est plus ambigu (par exemple, mouvement de l’herbe) et induit une habituation plus forte et plus durable, tandis que chez Pachygrapsus, la probabilité qu’il s’agisse d’un véritable prédateur volant est plus élevée dans leur environnement pauvre en objets mobiles au-dessus d’eux, ce qui conduit à une habituation plus faible (Tomsic et al., 1993).

 

Un paramètre clé pour l’habituation et la trace mnésique qu’elle peut générer est l’intervalle entre les essais (inter-trial interval) (Giurfa et al., 2009). Des intervalles courts (de quelques secondes à quelques minutes) favorisent plutôt la mémoire à court terme, qui repose sur une facilitation neuronale (augmentation de la force synaptique) et des modifications réversibles (Hemmi et Tomsic, 2012), mais ne permettent pas une rétention prolongée. À l’inverse, de longs intervalles favorisent la formation d’une mémoire à long terme, impliquant l’activation de gènes spécifiques, la synthèse de nouvelles protéines et des modifications structurales dans les circuits neuronaux (Tomsic et al., 1996 ; revue dans Margulies et al., 2005 chez Drosophila). Entre les deux, des intervalles intermédiaires permettent l’établissement d’une mémoire intermédiaire, reposant sur une consolidation synaptique via l’activation de kinases spécifiques (par ex., la protéine kinase dépendante de l’AMPc, PKA) et l’expression génique précoce (Tomsic et Romano, 2013).

 

Dans ce travail, nous avons étudié la capacité de développement de la mémoire après apprentissage chez un insecte aquatique, la larve de moustique (Aedes aegypti). Les larves de moustiques passent la majorité de leur temps en surface de l’eau. Lorsqu’un stimulus est perçu comme dangereux, elles plongent (Clements, 1999). Si le stimulus se révèle inoffensif après répétition, les larves cessent de réagir : c’est l’habituation, une forme d’apprentissage non associatif pouvant générer une trace mnésique (Baglan et al., 2017 ; Dessart et al., 2023).

 

Bien que la cognition chez les moustiques adultes ait été largement étudiée, il s’agit de la première étude portant sur la mémoire chez les larves. Dans les écosystèmes d’eau douce, les larves de moustiques font partie du neuston (organismes vivant à la surface). Elles sont soumises à des prédateurs aquatiques et aériens imprévisibles, tels que les larves de libellules ou les punaises d’eau (Vinogradov et al., 2022). Dans un tel environnement, une ombre passant plusieurs fois en peu de temps a de fortes chances d’être produite par le même objet, tandis qu’une ombre apparaissant des heures plus tard peut être due à une autre source. Dans ce contexte, on peut s’attendre à ce que les larves cessent de réagir à court terme, mais réinitialisent leur réactivité à long terme — autrement dit, ne pas mémoriser pourrait être la stratégie la plus adaptative.

 

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Précédemment

 

  • A Mosquito Brain Like a Sieve: Evaluating the Memory Persistence in Mosquito Larvae by MARTIN DESSART, Claudio R. Lazzari, Fernando Guerrieri,  :: SSRN, 08.12.2023 https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm

 

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En relation

 

Evaluation des écosystèmes aquatiques par l’observation du comportement de larves d’insectes - COMPORTATE, 2020-2023 – RTR MiDi https://rtrmidi.univ-tours.fr/projetsderecherche/comportate-2020-2023/

 

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November 8, 11:29 AM
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Ce prédateur des abysses digne du film Alien a été découvert à plus de 8 000 mètres de profondeur

Ce prédateur des abysses digne du film Alien a été découvert à plus de 8 000 mètres de profondeur | EntomoNews | Scoop.it
Quatre spécimens de ce petit crustacé inconnu ont été remontés depuis l'une des zones océaniques les plus profondes du monde. Leurs analyses…

 

Théa Doulcet – 6 novembre 2025 à 12h00

 

"Ce sont quatre spécimens qui ont été collectés à près de 8 000 mètres de profondeur, soit presque autant que la hauteur du mont Everest. Les scientifiques ont baptisé le crustacé Dulcibella camanchaca, en référence au mot désignant les ténèbres dans les langues des peuples andins. Sa carapace blanche lui confère une apparence fantomatique, rappelant le terrifiant facehugger du film Alien.

 

Vivant à 7 000 mètres, dans la zone aphotique (zone de la mer tellement obscure et profonde que la photosynthèse n'y est plus possible), cette nouvelle espèce décrite dans la revue Systematics and Biodiversity relayée par le média Popular Mechanics a élu domicile dans la fosse d'Atacama, ou fosse du Pérou-Chili."

(...)

 

 

Image : Post-preservation photo of Dulcibella camanchaca gen. nov. sp. nov. Holotype female (MNHNCL AMP-15974).

 

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via New Predator Emerges From the Deepest, Darkest Part of the Ocean, 03.11.2025 https://www.popularmechanics.com/science/animals/a69235688/deep-ocean-atacama-trench-crustacean-predator/

 

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November 6, 1:06 PM
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Biodiversité favorisée : Les scolytes destructeurs d'arbres, faux ennemis de la forêt

Biodiversité favorisée : Les scolytes destructeurs d'arbres, faux ennemis de la forêt | EntomoNews | Scoop.it
Une étude du WSL révèle que les scolytes, loin d'être des nuisibles, favorisent la biodiversité forestière. Ces coléoptères produisent du bois mort, essentiel pour de nombreuses espèces, notamment les pics.

 

ATS Agence télégraphique suisse

 

"L'étude menée par le WSL sur l'importance des scolytes pour la biodiversité dans les forêts a la particularité d'avoir été menée sur une longue durée. Près de 30 ans de données de surveillance ont été analysées et interprétées. « Ces données nous aident à répondre à des questions en matière d'écologie auxquelles nous ne pourrions pas répondre avec des études à court terme d'un ou deux ans », estime Marco Basile, experte en ornithologie au WSL, cité dans le communiqué.

 

L'étude du WSL, qui a bénéficié de l'aide de la Station ornithologique suisse de Sempach, a fait l'objet d'un article dans la revue spécialisée Journal of Animal Ecology."

 

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ndé

l'étude

 

 

Image : Concept of the spruce–bark beetle–woodpeckers interaction network.

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Today, 1:57 PM
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Diversification and extinction of Hemiptera in deep time | L’Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité

Diversification and extinction of Hemiptera in deep time | L’Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité | EntomoNews | Scoop.it
Une équipe de chercheurs de l’ISYEB et d’Oxford University Museum of Natural History publie un article dans Communications biology vol8. qui démèle les dynamiques et les facteurs de diversification du groupe d’insectes méga-diversifié des Hémiptères.


Boderau, M., Nel, A., & Jouault, C. (2025). Diversification and extinction of Hemiptera in deep time. Communications Biology, 8(1), 352. (Open Access.)

https://doi.org/10.1038/s42003-025-07773-x

 

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ndé

traduction du résumé

 

Démêler les schémas et les facteurs à l'origine de la diversification et de l'extinction des lignées hautement diversifiées reste un défi en biologie évolutive. Si la diversification des insectes a été largement étudiée à travers les « quatre grands » ordres d'insectes (Coleoptera, Hymenoptera, Lepidoptera et Diptera), le cinquième ordre le plus diversifié, Hemiptera, a souvent été négligé.

 

Les hémiptères présentent un riche patrimoine fossile et sont très diversifiés dans les écosystèmes actuels, de nombreuses lignées étant étroitement associées à leurs plantes hôtes, ce qui en fait un groupe crucial pour étudier comment les changements écologiques passés, tels que les extinctions massives et les changements floraux, ont influencé la diversification des insectes.

 

Cette étude s'appuie sur des modèles de naissance-mort dans un cadre bayésien et sur le patrimoine fossile des hémiptères pour estimer leur dynamique de diversité passée. Nos résultats révèlent que les changements globaux de la flore au fil du temps ont considérablement influencé les trajectoires évolutives des hémiptères.

 

Deux bouleversements faunistiques majeurs ont particulièrement influencé la diversification des hémiptères : (i) les conséquences de l'extinction massive du Permien-Trias et (ii) la révolution terrestre des angiospermes. Nos analyses suggèrent que la diversification des clades d'hémiptères a été motivée par des changements floristiques combinés à des pressions concurrentielles provenant de niches écologiques qui se chevauchaient. L'exploitation des archives fossiles exhaustives des hémiptères nous a permis d'affiner notre compréhension des modèles de diversification parmi les principales lignées d'hémiptères.

 

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

 

image : Bayesian inferences of correlation parameters on origination (left panel) and extinction (right panel) for Hemiptera (genus- and family-level analyses) with the set of abiotic and biotic variables: Clade Diversity-dependence; Angiosperms; Gymnosperms, Polypodiales ferns, Spore plants, Temperature and Polypodiales ferns.

 

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November 27, 2:46 PM
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Ce qu'ont en commun des neurones, des lucioles et une danse en ligne : une nouvelle étude dévoile les mathématiques cachées derrière la synchronisation

Ce qu'ont en commun des neurones, des lucioles et une danse en ligne : une nouvelle étude dévoile les mathématiques cachées derrière la synchronisation | EntomoNews | Scoop.it
Synchronicity is all around us, but it is poorly understood. Jürgen Jost, Joseph Lizier, and colleagues have now developed new tools to understand how human and natural networks fall in and out of sync.

 

Press Release “What Do Neurons, Fireflies and Dancing the Nutbush Have in Common?”: MPI MIS

 

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ndé

résumé vulgarisé de l'article

 

Pourquoi des lucioles brillent-elles toutes ensemble, pourquoi nos neurones peuvent-ils se synchroniser jusqu’à provoquer une crise d’épilepsie, et pourquoi une foule de danseurs peut-elle soudain perdre le rythme ?


👉 Parce que se synchroniser – ou perdre la synchro – dépend profondément de la manière dont les individus sont connectés dans un réseau.

Une énigme omniprésente mais mal comprise

La synchronisation est partout :

  • lucioles qui clignotent,

  • battements du cœur,

  • neurones qui s’activent,

  • personnes qui applaudissent ensemble,

  • groupes sur les réseaux sociaux.

Mais les mécanismes qui rendent la synchro facile… ou difficile… restaient mystérieux.

Une percée mathématique

Des chercheurs de l’Université de Sydney et du Max-Planck-Institut ont découvert que la synchronisation dépend du type de “chemins” possibles dans un réseau.
Ils ont étudié ce qu’ils appellent des “marches jumelées” (paired walks) :

  1. On part d’un même point dans le réseau.

  2. On fait deux parcours aléatoires d’un certain nombre d’étapes.

  3. Les deux parcours peuvent :
    🔁 converger vers le même point,
    ↔️ diverger vers deux points différents.

La découverte clé

➡️ Plus il y a de parcours convergents dans un réseau, plus il est difficile pour le réseau de se synchroniser.

Un paradoxe apparent… mais aux implications majeures.

 

Cette principale conclusion est que plus les marches jumelées d’un réseau ont tendance à converger, plus la synchronisation y est de mauvaise qualité.

 

« On peut même établir une analogie avec les réseaux sociaux et le phénomène des chambres d’écho », ajoute le co-auteur Jürgen Jost, dont le groupe étudie également la dynamique des réseaux sociaux. « Nous voyons des sous-groupes renforcer leurs propres messages, grâce à des marches convergentes à l’intérieur de leur groupe, sans nécessairement se synchroniser avec la population générale. »

 

Ces résultats représentent une avancée majeure dans la théorie expliquant comment la structure des réseaux complexes affecte leur dynamique ou leur capacité à calculer, comme la manière dont la structure du cerveau sous-tend la cognition.

via ChatGPT

 

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l'étude

 

 

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lire aussi (en anglais)

 

 

image : Different interaction structures lead to variations in synchronicity, not just among people but in nature, biology and systems. Crédit : Joseph Lizier

Bernadette Cassel's insight:

 

 

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November 25, 1:54 PM
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🦋💡 Chez le papillon Agrotis ipsilon, l’alimentation accélère la maturité sexuelle !

🦋💡 Chez le papillon Agrotis ipsilon, l’alimentation accélère la maturité sexuelle ! | EntomoNews | Scoop.it
In many animals, drastic changes are observed during sexual maturation characterized by the reproductive system development concomitantly to the sexual behavior ontogenesis. These modifications are under the control of internal and external factors such as food. Sexual maturation requires considerab …

 

Diet acts on sexual behavior development in a male moth
 
Evan ForceCaroline SurayChristelle MonsempesChloé DanisGabrielle BonfilsStéphane DebernardMatthieu Dacher
Insect Science, 14 October 2024

 

image : Olfactory stimulation. (A) Diagram of EAG experimental device. (B) Wind tunnel diagram.

 

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ndé

résumé vulgarisé

 

Chez beaucoup d’animaux, la maturation sexuelle s’accompagne de grands changements : les organes reproducteurs se développent et les comportements liés à la reproduction apparaissent peu à peu. Ce processus demande beaucoup d’énergie, et l’on sait déjà que l’alimentation influence la reproduction dans de nombreuses espèces. En revanche, on connaît encore mal son impact sur l’apparition des comportements sexuels.

 

Dans cette étude, les chercheurs se sont intéressés à un papillon nocturne mâle, Agrotis ipsilon. Après son émergence, ce papillon met quelques jours à devenir sexuellement mature : il commence alors à percevoir les phéromones des femelles et à voler en leur direction.

 

Les chercheurs ont testé l’influence de différents types de sucres naturels (saccharose, fructose, glucose), parfois enrichis en sodium, un minéral utile au mouvement. Ils ont mesuré à la fois la sensibilité des antennes aux phéromones et le comportement des mâles en tunnel ventilé.

 

Résultat : les papillons ne détectent pas mieux les phéromones selon leur régime alimentaire, mais ils réagissent plus tôt lorsqu’ils ont consommé ces sucres enrichis en sodium. Autrement dit, certains aliments peuvent accélérer l’apparition du comportement sexuel, probablement en facilitant le traitement des signaux chimiques dans le cerveau.

 

Cette étude montre que la nutrition ne joue pas seulement sur la reproduction elle-même, mais aussi sur la vitesse à laquelle les comportements sexuels se développent, ouvrant de nouvelles pistes pour comprendre le lien entre alimentation et comportement animal.

via ChatGPT

 

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November 22, 12:47 PM
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La bonne humeur contagieuse des bourdons

La bonne humeur contagieuse des bourdons | EntomoNews | Scoop.it
Une expérience originale démontre que même des insectes comme les bourdons peuvent se transmettre un état affectif. Cette découverte, mise à l’honneur à la une de “Science”, pourrait nous amener à reconsidérer notre vision de l’affect dans le monde animal.

 

Science / Courrier international
Publié le 29 octobre 2025 à 10h23

 

"... La contagion affective, un élément clé de l’empathie, a été largement étudiée chez plusieurs espèces de vertébrés, depuis les grands mammifères jusqu’aux poissons zèbres. Mais l’existence de cette forme de communication était inconnue chez les invertébrés. Pour l’étudier, Fei Peng, chercheur au Centre de recherche sur les sciences du cerveau à Canton, en Chine, et ses collègues ont conçu une expérience originale.

 

Sans contact physique

Après avoir été entraînés sur des fleurs colorées avec différents types de récompenses, les bourdons qui avaient interagi avec un congénère dans un état émotionnel positif se montraient plus audacieux que les individus du groupe témoin. Ils étaient par exemple plus rapides et plus susceptibles d’atterrir sur des fleurs de couleur ambiguë que ceux qui n’avaient pas été en contact avec un congénère “positif”. Cela suggère qu’il existe un transfert de “biais de jugement positif” entre les bourdons, assurent les chercheurs."

(...)

 

 

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November 19, 2:09 PM
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Les punaises de lit : comment 729 mutations leur ont donné 20 000 fois plus de chances de nous survivre

Les punaises de lit : comment 729 mutations leur ont donné 20 000 fois plus de chances de nous survivre | EntomoNews | Scoop.it
Comment les punaises de lit sont devenus de véritables forteresses biologiques face auxquelles la chimie moderne s'avoue impuissante ?

 

Brice Louvet, 16.11.2025

 

"Comment ces minuscules parasites, qui mesuraient à peine 5 millimètres et se logeaient autrefois dans nos matelas sans opposer la moindre résistance, sont-ils devenus de véritables forteresses biologiques face auxquelles la chimie moderne s’avoue impuissante ?"

 

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ndé

l'étude

 

 

 

image : Enrichment analysis was performed on 729 transcripts to characterize the genes (Figure 3 and Tables S7 and S8)

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November 17, 1:47 PM
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Manipuler les esprits n’est pas le propre de l'humain : les fourmis y parviennent aussi

Manipuler les esprits n’est pas le propre de l'humain : les fourmis y parviennent aussi | EntomoNews | Scoop.it
Manipuler l’opinion pour parvenir à ce que les fidèles d’un monarque le tuent ! C’est la redoutable technique employée par des fourmis parasites pour prendre le contrôle d’un nid adverse, ont découvert des chercheurs japonais.

 

Par Hervé Ratel le 17.11.2025 à 17h00

 

"... Rien moins que de pousser les ouvrières d'une colonie à perpétrer un assassinat contre leur propre reine !

Un parfum fatal

Les chercheurs ont documenté le phénomène par deux fois et l'ont capturé en vidéo. Chez Lasius orientalis qui investit le nid de Lasius flavus. Et chez Lasius umbratus qui fait de même chez Lasius japonicus."

(...)

 

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ndé

l'étude

 

 

image : Behavioural sequences of two socially parasitic queens causing unwitting matricide by host workers.

 

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November 15, 3:23 PM
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Putsch dans la ruche : pourquoi les abeilles renversent-elles parfois leur reine ?

Putsch dans la ruche : pourquoi les abeilles renversent-elles parfois leur reine ? | EntomoNews | Scoop.it
Dans les ruches, les abeilles décident de remplacer leur reine quand la santé de celle-ci décline, avec une multitude de conséquences pour la colonie. Cette fin de règne est en réalité couramment déclenchée par des infections virales qui poussent les insectes jaunes et noirs à l'action immédiate pour leur survie.

 

 

image : Summary of a candidate supersedure mechanism. Queens with small ovaries produce less methyl oleate, which contributes to worker sensing of compromised queen quality, resulting in increased queen cell rearing. The small-ovary phenotype can arise in multiple ways, such as through virus infection or laying restriction, which coincide with different physiological effects (triacylglyceride, or TG, deficiency and elevated immune effectors in the former, and reduced lipid trafficking in the latter). Dose–response effects of methyl oleate, the relative contributions of other pheromones, and tissue-specific lipidomic shifts deserve further investigation. Image credit: Adapted from ref. 34, which is licensed under CC BY-NC-ND 4.0, and ref. 55, which is licensed under CC BY 4.0.

 

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traduction


Les reines ayant de petits ovaires produisent moins de méthyl oléate, ce qui contribue à la perception, par les ouvrières, d’une qualité de reine compromise, entraînant une augmentation de l’élevage de cellules royales. Le phénotype « petits ovaires » peut apparaître de plusieurs façons, par exemple à la suite d’une infection virale ou d’une restriction de ponte, lesquelles s’accompagnent d’effets physiologiques différents (déficience en triacylglycérides — TG — et augmentation des effecteurs immunitaires dans le premier cas, et réduction du transport des lipides dans le second).

 

via ChatGPT

 

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November 13, 12:13 PM
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Des scientifiques stupéfaits : les bourdons sont capables de comprendre le morse

Des scientifiques stupéfaits : les bourdons sont capables de comprendre le morse | EntomoNews | Scoop.it

"In a first-of-its-kind study, scientists found that bumblebees can tell the difference between short and long light flashes, much like recognizing Morse code. The insects learned which signal led to a sweet reward, demonstrating an unexpected sense of timing."

 

Scientists shocked as bumblebees learn to read simple “Morse code”

 

 

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traduction

Discrimination de la durée chez le bourdon Bombus terrestris

Alexander Davidson, Ishani Nanda, Anita Ong, Lars Chittka et Elisabetta Versace


Publié le 12 novembre 2025 — https://doi.org/10.1098/rsbl.2025.0440

 

Résumé

 

La capacité à traiter l’information temporelle est essentielle pour de nombreuses activités animales telles que la recherche de nourriture, la reproduction et l’évitement des prédateurs. Si les rythmes circadiens ont été largement étudiés, on connaît encore peu de choses sur la manière dont les insectes perçoivent les durées à l’échelle de la seconde et de la fraction de seconde.

 

Nous avons cherché à évaluer la capacité des bourdons (Bombus terrestris) à différencier la durée d’éclairs lumineux dans une tâche de butinage libre. Les abeilles ont été entraînées à associer soit un stimulus de longue durée, soit un stimulus de courte durée à une récompense sucrée, tandis que l’autre stimulus était associé à une solution au goût désagréable, jusqu’à atteindre un critère d’apprentissage. Elles ont ensuite été testées sans solution sucrée, avec les mêmes stimuli.

 

Dans l’expérience 1, nous avons évalué la capacité à distinguer un stimulus long (2,5 ou 5 secondes) d’un stimulus court (0,5 ou 1 seconde). Les bourdons ont appris à discriminer entre les deux. Pour vérifier qu’ils ne résolvaient pas la tâche simplement à partir de la différence absolue de stimulation visuelle, une seconde expérience a été réalisée. Dans cette expérience 2, les stimuli clignotants étaient présentés pendant la même durée totale par cycle. Les bourdons ont tout de même réussi à distinguer les durées lorsque la quantité totale de stimulation visuelle était identique.

 

Ces résultats montrent que les bourdons possèdent des capacités d’apprentissage générales leur permettant de discriminer des intervalles visuels à l’échelle de la seconde et de la fractionn de seconde.

 

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image : Les chercheur·euses ont utilisé un dispositif en forme de labyrinthe pour tester la capacité des bourdons à reconnaître les signaux lumineux.
(Alex Davidson / Queen Mary University of London)

 

via Bumblebees can learn to understand Morse code - Yahoo News UK https://uk.news.yahoo.com/bumblebees-learn-understand-morse-code-114019802.html

 

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November 11, 12:39 PM
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"Lucifer", une abeille cornue (mais inoffensive) découverte par hasard en Australie

"Lucifer", une abeille cornue (mais inoffensive) découverte par hasard en Australie | EntomoNews | Scoop.it
Alors qu’elle étudiait une fleur sauvage en voie de disparition en 2019, une chercheuse australienne est tombée sur une curieuse abeille, qui s’est révélée être une nouvelle espèce très rare et menacée d’extinction.

 

Par Sascha Garcia

Publié aujourd'hui à 12h14

 

Image : Cette espèce a été baptisée «Lucifer» en raison de ses deux petites cornes sur sa tête. ( Dr Kit Prendergast . Curtin University)

 

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ndé

communiqué

 

Devilishly distinctive new bee species discovered in WA Goldfields | Curtin University, 11.11.2025 https://www.curtin.edu.au/news/media-release/devilishly-distinctive-new-bee-species-discovered-in-wa-goldfields/

 

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traduction

 

Une nouvelle espèce d’abeille « démoniaque » découverte dans les Goldfields d’Australie-Occidentale

 

11 novembre 2025 | Lucien Wilkinson

 

Une nouvelle espèce d’abeille native, dotée de minuscules « cornes » lui donnant un aspect diabolique, nommée Megachile (Hackeriapis) lucifer, a été découverte dans les Goldfields d’Australie-Occidentale, mettant en lumière tout ce que l’on ignore encore des pollinisateurs natifs du pays.

 

Cette nouvelle espèce remarquable a été trouvée lors de relevés réalisés autour d’une fleur sauvage en danger critique d’extinction, Marianthus aquilonarius, qui ne pousse que dans la région de la chaîne Bremer, entre les villes de Norseman et Hyden.

 

La chercheuse principale, la Dre Kit Prendergast, chercheuse associée à la Curtin School of Molecular and Life Sciences, explique que l’étrange face cornue de la femelle a inspiré son nom lucifer – qui signifie « porteur de lumière » en latin, mais fait aussi malicieusement référence à son apparence diabolique.

« J’ai découvert l’espèce alors que j’étudiais une plante rare dans les Goldfields et j’ai remarqué que cette abeille visitait à la fois la fleur en danger et un eucalyptus nain voisin », a indiqué la Dre Prendergast.

« La femelle avait ces incroyables petites cornes sur le visage. Pendant que j’écrivais la description de la nouvelle espèce, je regardais la série Lucifer sur Netflix, et le nom s’est imposé naturellement. Je suis aussi une grande fan du personnage ! »

 

Un séquençage de l’ADN a confirmé que les mâles et les femelles appartenaient bien à la même espèce et qu’aucune correspondance n’existait ni dans les bases de données génétiques, ni parmi les spécimens des collections muséales.

Il s’agit du premier membre nouveau de ce groupe d’abeilles décrit depuis plus de 20 ans, ce qui souligne à quel point la biodiversité reste encore largement méconnue — y compris dans des zones menacées par l’exploitation minière comme les Goldfields.

 

La Dre Prendergast souligne que cette découverte montre à quel point il est essentiel de comprendre les abeilles natives avant que leurs habitats ne soient altérés.

« Comme cette nouvelle espèce a été trouvée dans la même zone restreinte que la fleur en danger, toutes deux pourraient être menacées par des perturbations de l’habitat et par des facteurs aggravants comme le changement climatique.

Beaucoup d’entreprises minières ne réalisent toujours pas d’inventaires des abeilles locales — nous risquons donc de passer à côté d’espèces non décrites, y compris celles qui jouent un rôle crucial pour des plantes vulnérables. »

 

Sans connaître quelles abeilles existent ni de quelles plantes elles dépendent, nous risquons de perdre à la fois les insectes et les plantes, avant même d’avoir eu conscience de leur existence.

 

Cette publication coïncide avec la Semaine australienne des pollinisateurs, un événement annuel célébrant le rôle essentiel des abeilles, papillons et autres insectes dans la santé des écosystèmes et la production alimentaire.

 

L’étude a été soutenue par l’Atlas of Living Australia, le Goldfields Environmental Management Group et l’USDA Agricultural Research Service.

 

  • Megachile (Hackeriapis) lucifer (Hymenoptera, Megachilidae), a new megachilid with demon-like horns that visits the Critically Endangered Marianthus aquilonaris (Pittosporaceae) - Journal of Hymenoptera Research, 10.11.2025 https://jhr.pensoft.net/article/166350/

 

image : Megachile lucifer sp. nov. female, a lateral view 

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November 10, 12:33 PM
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Stratégies de signalisation colorée des plantes invasives à travers l’œil de l’abeille

Stratégies de signalisation colorée des plantes invasives à travers l’œil de l’abeille | EntomoNews | Scoop.it

"Color-advertising strategies of invasive plants through the bee eye"

 
Front. Plant Sci., 22 May 2024
Sec. Functional Plant Ecology

Martin Dessart et al.

 

Image : Study areas, invasive species studied and sampling strategy. 

 

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ndé

traduction

 

Les plantes invasives représentent un défi majeur à l’échelle mondiale, car elles entrent en compétition avec les plantes natives pour des ressources limitées telles que l’espace, les nutriments et les pollinisateurs.

 

Dans cette étude, nous nous sommes concentrés sur quatre espèces invasives largement répandues dans les Pyrénées françaises : Buddleja davidii, Reynoutria japonica, Spiraea japonica et Impatiens glandulifera. Nous avons analysé leurs signaux visuels d’attraction en les comparant à ceux des espèces natives environnantes, en utilisant une approche perceptive basée sur les mécanismes neuronaux de la vision des abeilles, étant donné que ces dernières sont des pollinisatrices fréquentes de ces plantes.

 

Nous avons recueilli 543 mesures de réflexion spectrale provenant des quatre espèces invasives, ainsi que de 66 espèces natives, et estimé les similarités achromatiques et chromatiques telles qu’elles seraient perçues par l’œil de l’abeille. R. japonica, S. japonica et B. davidii se sont révélées peu visibles sur le fond du feuillage et difficilement distinguables en termes de couleur par rapport aux plantes natives environnantes. Ces caractéristiques favorisent la généralisation et peuvent potentiellement attirer les pollinisateurs qui cherchent des ressources sur des espèces natives similaires.

 

En revanche, les deux morphotypes d’I. glandulifera étaient très saillants, tant chromatiquement qu’achromatiquement, et se distinguaient nettement des espèces natives environnantes. Cette identité visuelle marquée facilite leur détection ainsi que l’apprentissage par les pollinisateurs, d’autant plus qu’elles offrent un nectar abondant.

 

Bien que les signaux visuels ne soient pas les seuls indices sensoriels contribuant au succès des plantes invasives, notre étude met en évidence de nouveaux éléments permettant de mieux comprendre les processus d’invasion biologique du point de vue de la perception des pollinisateurs.

 

Avec ChatGPT

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November 8, 1:01 PM
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Comprendre l'évolution des facteurs de virulence chez les insectes parasitoïdes

Comprendre l'évolution des facteurs de virulence chez les insectes parasitoïdes | EntomoNews | Scoop.it
Les Hyménoptères parasitoïdes sont des organismes qui se développent aux dépens d’un hôte, dont ils provoquent obligatoirement la mort au terme de leur croissance. L’issue de la relation physiologique entre un parasitoïde et son hôte dépend de leurs capacités respectives à mettre en œuvre des stratégies de virulence ou de résistance contre l’organisme adverse.

 

Interactions moléculaires insectes hôtes/insectes parasitoïdes (1997-2025)

Sébastien MOREAU

"Les stratégies de virulence des guêpes parasitoïdes sont déterminées génétiquement et soumises à de fortes pressions de sélection. Elles tendent à optimiser la survie de l’œuf parasite face à des contraintes physiologiques qui sont principalement imposées par le développement et le système immunitaire de l’hôte.

 

De nombreux travaux ont rendu compte des effets physiologiques des principaux facteurs de virulence des Hyménoptères parasitoïdes (polydnavirus, particules de type viral, venins, sécrétions ovariennes ou salivaires, tératocytes...) et composition protéique de ces facteurs (ou dont ils permettent l'expression dans le cas des polydnavirus) est de mieux en mieux connu. Toutefois, peu d’auteurs se sont attachés à comprendre l'évolution fonctionnelle de ces protéines de virulence. Ceci constitue l'un de mes principaux axes de recherche.

Mon approche générale a consisté à utiliser des outils de biologie moléculaire, de bioinformatique, de biochimie et de microscopie pour caractériser les principales fonctions et l'évolution des facteurs de virulence des guêpes parasitoïdes (polydnavirus et venins). Le modèle biologique sur lequel j'ai travaillé à Tours est Cotesia congregata (co-encadrement de stages de M2 et d'une thèse 2011-2014), Hyménoptère braconide qui se développe en endoparasitoïde larvaire grégaire du sphinx du tabac, Manduca sexta.

 

J'ai également travaillé directement, ou par le biais de collaborations sur d'autres espèces parasitoïdes: Asobara tabida et Asobara citri (travaux de thèse 1997-2002, co-encadrement de thèse 2007-2010), Chelonus inanitus (encadrement d'un travail post-doctoral en 2009-2010) et Leptopilina boulardi (co-encadrement d'une thésarde en fin de préparation de thèse). J'ai également participé au séquençage et à l'annotation des gènes venimeux des guêpes galligènes Biorhiza pallida et Diplolepis rosae, qui se développent en parasites de plantes.


En 2025, nous avons enfin publié la composition du venin de Cotesia congregata, 17 ans après nos premières analyses ! La recherche est une activité nécessitant du temps long."

 

 

Image : The venom reservoir of a female C. congregata observed in confocal microscopy imaging.

 

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Du même auteur

 

Non, toutes les abeilles ne meurent pas après avoir piqué (loin de là !), 06.11.2025 https://theconversation.com/non-toutes-les-abeilles-ne-meurent-pas-apres-avoir-pique-loin-de-la-268036

 

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November 7, 12:02 PM
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La plus grande toile d'araignée du monde a été découverte dans une grotte : 111 000 arachnides y vivraient

La plus grande toile d'araignée du monde a été découverte dans une grotte : 111 000 arachnides y vivraient | EntomoNews | Scoop.it
Deux espèces pourtant peu sociables cohabitent dans l'obscurité totale d'une cavité sulfurique. Leur toile collective, découverte en 2022, s'étend sur…

 

7 novembre 2025 – Théa Doulcet

 

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Une cohabitation invraisemblable

Les analyses ont donc révélé la cohabitation de deux espèces: la tégénaire domestique ainsi qu'une espèce du genre Prinerigone. Les chercheurs ont estimé la population à environ 69 000 Tegenaria domestica et plus de 42 000 Prinerigone vagans. Leur simple présence est en soi une surprise, ces araignées, largement répandues près des habitations humaines, n'étant pas connues pour former des colonies ni partager leurs toiles.

 

[...]

 

 

Image : The colonial spider web in Sulfur Cave, is home to a mixed colony of Tegenaria domestica and Prinerigone vagans. A. Side view; B. frontal view. The swarm of adult chironomids is visible near the cave stream. Photo A: Marek Audy.

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November 5, 6:28 AM
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Révision du genre Rhamphus (Curculionidae) du Paléarctique occidental : huit groupes morphotypiques et 14 espèces, dont 6 nouvellement décrites

Révision du genre Rhamphus (Curculionidae) du Paléarctique occidental : huit groupes morphotypiques et 14 espèces, dont 6 nouvellement décrites | EntomoNews | Scoop.it
An Integrative Revision of the Genus Rhamphus (Curculionidae) from the Western Palearctic: Morphological and Molecular Data Reveal the Radiation of Multiple Species †

 

by Ivo Toševski et al.

 

Image : Sampling sites for Rhamphus species used for genetic analysis. Map from d-maps.com (https://d-maps.com/carte.php?num_car=2232&lang=en, accessed on 10 December 2024).

 

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ndé

traduction

 

Nous rendons compte ici de la complexité de la taxonomie et de l'évolution des espèces au sein du genre monophylétique Rhamphus, qui comprend certains des plus petits membres de la famille des Curculionidae et dont les espèces sont morphologiquement presque impossibles à distinguer les unes des autres.

 

Malgré leur apparence similaire, nous avons constaté une forte divergence et des taux d'évolution variables parmi les groupes d'espèces observés vivant à la fois en sympatrie et en allopatrie dans le Paléarctique occidental.

 

Sur la base de subtiles différences morphologiques et de preuves moléculaires, nous avons défini huit groupes morphotypiques et 14 espèces, dont 6 sont nouvellement décrites dans cet article : R. diottii sp. nov. et R. ibericus sp. nov. (groupe monzinii), R. cypricus sp. nov. et R. macedonicus sp. nov. (groupe cypricus), R. betulae sp. nov. et R. crypticus sp. nov. (groupe pulicarius).

 

Selon notre étude, les espèces Rhamphus se regroupent en groupes monophylétiques qui sont en partie définis par leurs associations avec des plantes hôtes et par de subtiles différences dans la forme du pénis. Aucune différence substantielle n'a été constatée dans les organes génitaux féminins. La plupart des espèces présentent une radiation relativement rapide, qui est de nature cryptique.


Mots-clés :
Curculionidae ; Rhamphus ; systématique ; taxonomie ; phylogénie ; morphologie ; limite des espèces ; nouvelles espèces ; clé dichotomique

 

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

 

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