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Bernadette Cassel
March 27, 2021 8:06 AM
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"Elle est plus grande chez les abeilles que chez les oiseaux, en termes de densité, mais moindre chez les fourmis." Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2021 : Mars "Il s'agit des noyaux des neurones du cerveau, qui ont été dénombrés chez 450 individus adultes de 32 espèces différentes d'Hyménoptères appartenant à 7 sous-familles, par Rebekah Keating Godfrey et ses collègues à l'université de l'Arizona (États-Unis). Après dissection, les ganglions cérébroïdes ont été pesés, broyés puis trempés dans une solution qui libère les noyaux. Ceux-ci ont été rendus fluorescents, de façon à être dénombrés sur un échantillon. L'halicte Augochlorella (Hym. Halictidé) possède 2 millions de neurones par mg de matière cérébrale ; c'est 4 fois plus que les oiseaux les mieux dotés, comme le roitelet huppé. La fourmi Novomessor cockerelli (Hym. Myrmiciné) en a 5 fois moins. Le cerveau des petits Hyménos est relativement plus gros et comporte plus de neurones, comme c'est la règle chez les vertébrés. Le tissu nerveux est coûteux à produire et n'est densifié que si c'est utile : les insectes volants ont besoin de beaucoup plus de « puissance de calcul » que les marcheurs, expliquent les auteurs de l'étude." Article source Photo : Augochlorella sp. Cliché Bryan Reynolds NDLR : l'asticot de la Mouche du vinaigre, avec quelque 10 000 neurones cérébraux est largement battu par l'entomologiste qui en possède 10 millions fois plus.
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Bernadette Cassel
November 9, 2020 12:17 PM
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"De nombreux facteurs concourent à la mauvaise santé des Abeilles domestiques et à la perte de ruches : perte d'habitats, parasitisme par le Varroa, maladies importées, souches productives mais fragiles… et les insecticides répandus sur les champs, les vergers, les jardins… et appliqués en enrobage de semences." Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2020 : Novembre "Parmi ces derniers, les très populaires néonicotinoïdes, qui agissent sur les récepteurs cholinergiques des insectes, ont des effets délétères sur les abeilles même à des doses qui ne les tuent pas, aboutissant au déclin et à la mort de la colonie. Le mécanisme en est resté mystérieux. Les butineuses dépendent de leurs horloges circadiennes pour l'orientation et la navigation lors du butinage, le souvenir de la durée des trajets, les processus d'apprentissage et le sommeil. Ce dernier, très comparable à celui des mammifères, n'a été découvert qu'en 1983 ; il est indispensable à la mémorisation, gage d'une communication correcte entre les individus de la colonie. À l'université Stevenson (Baltimore, Maryland, États-Unis), Doug McMahon et ses collaborateurs ont nourri des abeilles butineuses (capturées à l'entrée de la ruche) de sirops complétés par des doses réalistes de Thiamethoxam et de Clothianidin. Chacune était confinée 8 jours (sous lumière constante, dans l'obscurité ou avec alternance) dans un tube et les lots tubes (traitements, témoins et répétitions) installé dans un actographe qui enregistrait leur activité à partir des courants générés par des récepteurs infra-rouge. L'activité des abeilles est clairement perturbée par ces faibles doses de toxique, agissant en synergie avec l'éclairement. Le rythme, s'il est conservé, est souvent altéré, les butineuses s'activent brièvement n'importe quand ou ne dorment quasiment pas. Les néonicotinoïdes, selon les résultats de l'analyse en spectrographie de masse des cerveaux disséqués, pénètrent bien dans le cerveau et perturbent les neurones de l'horloge interne. L'abeille dyssomniaque ou insomniaque se retrouve incapable d'effectuer correctement son travail. L'équipe va poursuivre son étude en examinant l'effet des doses sublétales de nicotinoïdes au niveau moléculaire dans les circuits neuronaux qui rythment son activité le long du nycthémère." Article source (gratuit, en anglais) Photo : abeille endormie sur une fleur. Cliché domaine public
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Bernadette Cassel
from EntomoScience
November 9, 2018 11:06 AM
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"... En analysant de près le comportement de ces insectes, on se rend compte que leur style de vie requiert une intelligence particulièrement développée, mais fragile, qui serait une cause majeure de leur vulnérabilité face aux sources de stress environnementaux. Ces différentes sources de stress agissent sur le développement et le fonctionnement du cerveau, altérant ainsi les capacités des abeilles à résoudre un ensemble de tâches cognitives essentielles au butinage, et donc, à leur survie." (...) Par Amélie Cabirol, Jean-Marc Devaud, Simon Klein et Mathieu Lihoreau, 08.11.2018
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Bernadette Cassel
March 29, 2018 1:23 PM
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Researchers found similarities between how individual bees communicate with one another when making collective decisions and the way neurons in the human brain interact. [mots-clés : écologie comportementale ; superorganisme ; loi de Hick-Hyman, loi de Piéron ; loi de Weber ; traitement de l'information ; prise de décision] ___________________________________________________________________ SUR LE MÊME SUJET (en français) : → "Les essaims d'abeilles fonctionnent comme des cerveaux dans lesquels chaque abeille est un neurone" - SciencePost, 29.03.2018 http://sciencepost.fr/2018/03/les-essaims-dabeilles-fonctionnent-comme-des-cerveaux-dans-lesquels-chaque-abeille-est-un-neurone/
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Bernadette Cassel
November 20, 2017 6:13 AM
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L’UNAF demande son interdiction immédiate Communiqué de presse, 16.11.2017 "Dans le cadre d’une actualisation parue le 5 novembre de l’Evaluation Mondiale des insecticides systémiques, une équipe de 8 chercheurs indépendants décrit le sulfoxaflor comme un membre de la famille des néonicotinoïdes. Pour rappel, fin septembre, l’Anses a autorisé deux produits à base de sulfoxaflor sur de nombreuses cultures. Dow Agroscience nie la qualité de néonicotinoïde du sulfoxaflor pour échapper à la mauvaise réputation de ces produits et à un contexte réglementaire défavorable. Les pouvoirs publics français doivent refuser d’être complices de telles stratégies commerciales. Les néonicotinoïdes sont par nature hautement toxiques pour les abeilles, quelle que soit le nom de la molécule : • Ils sont systémiques : ils circulent dans la plante et peuvent se retrouver dans le pollen, le nectar et l’eau produite par la plante lors du phénomène de guttation. Ils entraînent ainsi une exposition prolongée des abeilles et des pollinisateurs à ces pesticides. • Facilement solubles dans l’eau, ils contaminent largement l’environnement et leur présence est attestée dans les eaux de surface (y compris les flaques ou les ornières des champs) et dans les eaux souterraines. •Ils sont neurotoxiques : ils agissent sur les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine, un neurotransmetteur essentiel du cerveau des insectes et comme tels ils entraînent, même à faible dose, des effets sublétaux. Chez les abeilles, de tels effets sont démontrés dans de nombreuses fonctions : mémoire olfactive, fécondité, longévité, mobilité, orientation, immunité etc. Ces effets, non létaux pour l’individu, sont potentiellement létaux pour la colonie." (...)
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Bernadette Cassel
August 2, 2017 5:54 PM
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"... Dans un article publié récemment dans Trends in Ecology & Evolution, nous avançons l’idée que l’industrialisation toujours plus grande de nos sociétés est à l’origine de la multiplication des stress sublétaux, qui restent toutefois difficiles à identifier. La pollution automobile ou les pesticides réduisent par exemple l’efficacité de butinage en perturbant les communications nerveuses dans le cerveau des insectes. L’agriculture intensive et le réchauffement climatique altèrent également la nutrition des abeilles, en réduisant la diversité des plantes disponibles ou leurs périodes de floraison. (...)" Par Simon Klein et Mathieu Lihoreau, 13.06.2017 [Image] via BBC - Earth - The truth about bees, 15.06.2015 http://www.bbc.com/earth/story/20150615-the-truth-about-bees
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Bernadette Cassel
October 21, 2015 6:47 PM
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Les abeilles ont toujours attiré l’attention de l’Homme par la complexité de leur vie sociale et par les capacités remarquables d’apprentissage et de mémoire qui leur permettent de naviguer de façon efficace dans la nature, entre la ruche et les fleurs exploitées. UMR5174 - Laboratoire Evolution et Diversite Biologique "L’équipe de Martin Giurfa et Jean-Marc Devaud au Centre de recherche sur la cognition animale, en collaboration avec des chercheurs du laboratoire Evolution, génome, comportement et écologie et de l’université Libre de Berlin, dévoilent pour la première fois les mécanismes cérébraux responsables de l’apprentissage de haut niveau chez les abeilles. L’analyse d’apprentissages complexes a révélé que des structures cérébrales, appelées corps pédonculés, sont nécessaires pour la résolution de taches de discrimination complexe, tout en étant n’étant pas requises pour des apprentissages simples. Cette étude est publiée dans la revue Proceedings of The National Academy of Sciences USA." (...) [Image] Cerveau de l’abeille en vue frontale. En rouge les corps pédonculés, structures cérébrales de haut niveau nécessaires pour l’apprentissage de discriminations non linéaires. Le blocage de ces structures entraine une incapacité à résoudre ces discriminations mais non pas des discriminations simples. ___________________________________________________________________
SUJET PROCHE :
→ La latéralité du cerveau des abeilles prouvée par une expérience, 30.06.2013 https://www.maxisciences.com/abeille/la-lateralite-du-cerveau-des-abeilles-prouvee-par-une-experience_art29998.html Publiant ses travaux dans Scientific Reports, une équipe internationale a mis en évidence expérimentalement, chez l’abeille, une latéralisation du cerveau : chaque côté contrôle certaines fonctions, tout comme chez l’homme. Avec un peu moins d'un million de neurones, le cerveau des abeilles est bien différent du nôtre, qui en compte des dizaines de milliards. Cependant, un point commun vient d’être mis en évidence par des scientifiques de l’University of New England (Australie), de l’Université de Trente (Italie) et de l’Institut Konrad Lorenz (Autriche) : la latéralité.
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Bernadette Cassel
September 24, 2013 3:58 PM
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Les petites abeilles dronisées du laboratoire de robotique de Harvard suscitent le plus grand intérêt de la communauté scientifique américaine. [...] Les robobees peuvent atteindre jusqu’à cent battements à la seconde – assez pour flotter en l’air telle une abeille. Le problème qui reste à résoudre est celui de leur autonomie. Les abeilles dronisées sont si petites qu’elles n’ont pas la place pour accueillir toute l’électronique et les batteries nécessaires pour effecteur des vols autonomes. Une autre équipe de scientifique, anglaise cette fois, tente de retranscrire en langage informatique les mécanismes du cerveau d’une abeille pour ensuite les implanter dans un robot. Il s’agit du projet Green Brain. Les premiers résultats des deux projets sont prévus pour fin 2014 / début 2015 et des ponts vont se créer entre les deux équipes. [...]
[Vidéo] ▶ RoboBees to the Rescue | NOVA - YouTube http://www.youtube.com/watch?v=OFN-lZyRpcc
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Bernadette Cassel
December 3, 2012 5:41 PM
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"Des recherches ont montré que quand les abeilles restent dans la ruche pour s'occuper des larves – les bébés abeilles –, elles conservent intactes leurs capacités cognitives. Cependant, une fois qu'elles ont fini de jouer les nourrices et qu'elles sortent pour chercher de la nourriture, elles commencent à vieillir très vite. Après seulement deux semaines, les butineuses ont les ailes usées, elles ont perdu leurs poils et, surtout, elles perdent leurs fonctions cérébrales, ce que l'on constate en mesurant leur capacité à apprendre de nouvelles choses."… Partant de ce constat, Gro Amdam et deux collègues se sont posé la question suivante : "Et que se passerait-il si nous demandions à des butineuses de se remettre à jouer les nourrices ?" Leur cerveau pourrait-il "remonter le temps" ?...
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Bernadette Cassel
February 20, 2021 6:52 PM
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Une révolution s’avère nécessaire pour relever tous les défis de l'intelligence artificielle et les insectes seront au cœur des innovations. Par Elina S. 18 février 2021 "... Observer et apprendre de la nature pourraient améliorer l’IA. Prenez les abeilles, par exemple. Ces petites créatures sont extraordinairement douées pour naviguer dans leur environnement. Elles peuvent réagir à de nouvelles situations et adaptent leurs comportements au gré des changements. Ces insectes réussissent cet exploit avec seulement un million de neurones dans leur minuscule cerveau. En comparaison, les IA à apprentissage profond peuvent nécessiter des centaines de milliers, voire des millions de neurones pour effectuer une seule tâche. Avec les insectes, la possibilité de recréer leur cerveau à l’aide de logiciels n’est pas loin. Des chercheurs ont travaillé sur la réplication du cerveau des abeilles en silicium. Imitation des abeilles et développement de l’IA Jusqu’à présent, les chercheurs ont procédé à la rétro-ingénierie d’une partie du système visuel, des centres de navigation et de mémoire. Cela a permis de créer un drone entièrement autonome en laboratoire avec une puce intégrée qui le dirige pour éviter les obstacles en vol. Les algorithmes rétroconçus sont extrêmement efficaces. Ils utilisent environ 1% de la puissance informatique de l’apprentissage profond, tout en s’exécutant plus de 100 fois plus vite. Ils sont également beaucoup plus robustes pour faire face à des situations inconnues, comme le ferait le cerveau des abeilles. Les prochaines étapes de cette approche consistent à déployer davantage de capacités du cerveau d’abeille sur le silicium et à sortir les drones du laboratoire. La prochaine vague de progrès de l’IA pourrait bien être à portée de main." ____________________________________________ [Image] Crédit : Michelle D’urbano
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Bernadette Cassel
March 5, 2020 11:45 AM
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Ces chercheurs ont découvert que le cerveau des bébés abeilles est réduit lorsque les adultes sont exposées aux pesticides. Cela a un impact sur toute la colonie et sur le long terme. Par Marcus Dupont-Besnard, 05.03.2020 [Image] Des larves d’abeilles passées à l’imagerie par microtomographie aux rayons X. // Source : Dylan Smith / Imperial College London ___________________________________________________________________
À LIRE AUSSI (ajout au 09.03.2020) :
→ Des pesticides altèrent le développement du cerveau des jeunes bourdons - GuruMeditation, 09.03.2020 https://www.gurumed.org/2020/03/09/des-pesticides-altrent-le-dveloppement-du-cerveau-des-jeunes-bourdons/
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Bernadette Cassel
June 23, 2018 5:01 AM
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Invention majeure de l'humanité pour les mathématiques, finalement assez récente, la notion de zéro est particulièrement abstraite. Elle permet de représenter l'absence d'objet en inventant un nombre pour «le rien» tout en considérant qu'il est une quantité. Le cerveau, qui a évolué pour traiter des stimuli sensoriels, peut aussi concevoir l'absence de stimulus comme un objet concret. L'article publié dans Science interroge l'importance symbolique du zéro, en suggérant une utilité de ce nombre pour un insecte pollinisateur. Les abeilles comprennent le concept de zéro. Par Christian Jacquemin, juin 2018 Certains vertébrés maîtrisent des concepts numériques complexes, mais rien n'avait encore été prouvé à ce jour chez les insectes... "S'il avait déjà été démontré que certains vertébrés maîtrisaient des concepts numériques complexes, notamment l'addition ou la notion de zéro (par exemple ici singes et oiseaux), rien n'avait encore été prouvé dans ce dernier cas chez les insectes. Mais aujourd'hui, un article de la chercheuse française Aurore Avarguès-Weber(1) et de ses collègues australiens démontre que les abeilles sont capables, à leur manière, de se représenter et interpréter le zéro. Méthode utilisée Sachant que les abeilles savent compter au moins jusqu'à 5, les chercheurs les ont formées au concept de «plus grand que» et «plus petit que». Ils ont d'abord appris aux abeilles à venir boire de l'eau sucrée sur un dispositif expérimental associant une plateforme à une image. La règle est simple : "Choisis l'image où il y a le moins d'éléments". La bonne réponse apporte de l'eau sucrée tandis que la mauvaise confronte les abeilles à une solution amère de quinine. Une fois que les abeilles ont intégré le principe du jeu, donc cette notion de récompense, les chercheurs leur ont proposé une image vide et une image avec plusieurs points. En choisissant l'image vide comme étant celle comportant le moins d'éléments, les abeilles ont montré qu'elles étaient capables d'extrapoler en considérant que le zéro est inférieur à 5, 4, 3, 2 ou 1. "L'expérience démontre qu'un ensemble vide, le zéro, est considéré par ces insectes comme un nombre inférieur aux autres", explique l'article." (...) - "Numerical ordering of zero in honey bees", par Scarlett R. Howard, Aurore Avarguès-Weber,Jair E. Garcia, Andrew D. Greentree, Adrian G. Dyer", "Science" du 8 juin 2018, Vol 360, Issue 6393, pages 1124 à 1126
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Bernadette Cassel
February 28, 2018 10:50 AM
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Que se passe-t-il dans la tête d’une abeille qui transforme une paisible butineuse en combattante acharnée, prête à mourir pour défendre sa colonie ? Lorsque la colonie est menacée, les abeilles signalent le danger à leurs consœurs par le biais d’une phéromone d’alarme, et usent de leur dard pour repousser l’intrus. Des chercheurs du Centre de Recherches sur la Cognition Animale, avec des collègues de l’Université Paris XIII et de l’Université de Queensland (Australie), ont montré que la perception de la phéromone d’alarme augmente les niveaux de sérotonine et de dopamine dans le cerveau des abeilles, ce qui les rend plus enclines à piquer un objet identifié comme menaçant. Cette étude a été publiée le 31 janvier 2018 dans la revue Proceedings of the Royal Society of London B : Biological Sciences. CNRS - Sciences biologiques - Parutions, 13.02.2018 Figure : Schéma simplifié de cerveau d’abeille en vue frontale. OL : lobes optiques (recevant l’information visuelle perçue par les yeux composés) ; CB : cerveau central ; SOG : ganglion sous-œsophagien (recevant information gustative et mécanosensorielle en provenance des antennes et pièces buccales, entre autres). Les abeilles ont été divisées en 4 groupes selon leur comportement et la présence ou non de phéromone d’alarme lors du test. Les bulles de sérotonine (5HT) et dopamine (DA) marquent les régions du cerveau dans lesquelles une augmentation du niveau de ces molécules a été enregistrée. Les éclairs représentent les 2 types de stimulus présentés : le stimulus visuel, analysé par les lobes optiques (OL), et la phéromone d’alarme dont la détection passe par les lobes antennaires situés dans le cerveau central (CB). Crédit : Morgane Nouvian ------ ndé ajout ultérieur Non, toutes les abeilles ne meurent pas après avoir piqué (loin de là !), 06.11.2025 https://theconversation.com/non-toutes-les-abeilles-ne-meurent-pas-apres-avoir-pique-loin-de-la-268036
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Bernadette Cassel
October 17, 2017 6:54 PM
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Pour s’orienter et reconnaitre les fleurs exploitées dans la nature, les abeilles apprennent et mémorisent les couleurs, les formes et la position des objets d’intérêt. L’équipe de Martin Giurfa au Centre de recherches sur la cognition animale, a réussi un saut technologique exceptionnel en mettant en place un système de réalité virtuelle dans lequel une abeille fixée, mais en libre marche, apprend et mémorise des discriminations visuelles. Les abeilles ont pu ainsi contrôler et manipuler des images visuelles virtuelles dans le but d’obtenir une récompense alimentaire ou éviter une punition. Cette étude publiée le 10 octobre 2017 dans la revue Scientific Reports, ouvre la porte à de nouveaux travaux permettant de mieux comprendre les mécanismes de la vision chez cet insecte par le couplage entre réalité virtuelle et l’enregistrement de l’activité neurale des centres visuels du cerveau. CNRS - Sciences biologiques - Parutions
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Bernadette Cassel
October 9, 2016 1:14 PM
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Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2016 : Octobre "Pour mesurer les capacités cognitives d’un animal, on lui pose le problème de la ficelle. Saura-t-il faire sortir une friandise de sous une plaque transparente en tirant sur la ficelle qui y est attachée ? Des oiseaux, des rongeurs et les primates savent. Lars Chittka, de la Queen Mary University de Londres et ses collaborateurs ont eu l’idée de proposer le test à une abeille sociale, le Bourdon terrestre Bombus terrestris (Hym. Apidé). Face à l’impétrant, une plaque de plexiglas (transparente, obligatoirement) sous laquelle peut glisser un disque coloré muni d’un creux en son centre rempli d’eau sucrée et attaché à une ficelle qui dépasse de la plaque, soit une « fleur-tiroir ». Aucun individu ne réussit d’emblée ; il faut une formation, délivrée par un entomologiste. Au bout du compte et si c’est un malin, il (le bourdon) tire la ficelle en la prenant avec ses pattes et ramène à lui sa récompense. Surprenant. Ce spectacle parfaitement absurde a fait rire les chercheurs (ce dont le bourdon n’a eu cure, pense-t-on). Puis nos expérimentateurs ont offert ledit spectacle à 25 bourdons naïfs à la fois. 60% des spectateurs ont su tirer la ficelle d’emblée. Démonstration d’un apprentissage social. Encore plus surprenant.
Introduisant 1 unique bourdon « savant » dans 3 colonies, les chercheurs ont suivi la capacité des congénères à réussir le test en les introduisant dans une cage avec 4 « fleurs-tiroir ». La connaissance du « truc » se diffuse – jusqu’à plus de la moitié de l’effectif - et se maintient même après la mort des instructeurs. Apprentissage culturel. Encore plus fort.
Les abeilles sociales d’une colonie, avec leur cerveau tout petit, sont donc bien capables d’améliorer leurs techniques d’affouragement."
Photo d'un bourdon en plein effort Article source (gratuit, en anglais)
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Bernadette Cassel
August 29, 2015 5:41 PM
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Certains insecticides ciblent un type de canaux ioniques (les canaux sodiques) présents chez les insectes nuisibles. Ils agissent sur leur cerveau en altérant la mémoire, l'olfaction et le sens de l'orientation. "Mes collègues français soupçonnaient que ces insecticides pouvaient avoir le même effet sur les abeilles, ce qui pourrait expliquer pourquoi leurs populations sont en déclin un peu partout dans le monde, souligne le professeur Chahine. Ils m'ont contacté afin que nous mettions nos expertises en commun pour tester cette hypothèse."
Pour ce faire, les chercheurs ont d'abord isolé le gène du canal sodique de l'abeille, puis ils l'ont cloné et ils l'ont inséré dans un oeuf de grenouille. "Le résultat est que nous disposons d'une grosse cellule dont la membrane contient des canaux sodiques de l'abeille, ce qui permet d'évaluer l'effet d'un insecticide sur ces structures", résume le professeur Chahine. Les tests effectués avec des insecticides de la famille des pyréthroïdes sont sans équivoque: l'affinité de ces produits pour les canaux sodiques des abeilles est aussi grande que celle observée chez les insectes nuisibles.
"Le système que nous avons mis au point pourrait servir à tester la toxicité des nouveaux insecticides sur les abeilles, estime le chercheur. Son principal avantage est qu'il produit des résultats en quelques jours, alors qu'il faut plusieurs mois lorsqu'on fait des essais sur des abeilles. Notre approche permettrait de faire un triage rapide des produits pour lesquels il vaut la peine de poursuivre les tests. Nous avons d'ailleurs déposé une demande de brevet pour cette technologie."
[L'étude] Characterization of the honeybee AmNaV1 channel and tools to assess the toxicity of insecticides : Scientific Reports, 23.07.2015 http://www.nature.com/articles/srep12475
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Bernadette Cassel
March 29, 2013 2:35 PM
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Deux nouvelles études soulignent l’impact négatif sur la capacité d’apprentissage des abeilles à la suite d’une exposition à une combinaison de pesticides fréquemment utilisés en agriculture. Les chercheurs ont découvert que ces pesticides, utilisés lors de l’étude à des concentrations que l’on retrouve dans les champs, pourraient interférer avec les mécanismes d’apprentissage des cerveaux des abeilles. Ils ont également constaté que les abeilles exposées à ces pesticides combinés apprenaient plus lentement, ou oubliaient complètement les associations entre les odeurs florales et les récompenses en matière de nourriture. Dans l’étude publiée mercredi dans Nature Communications, le Dr Christopher Connolly et son équipe de l’Université de Dundee se sont penchés sur l’impact, sur les cerveaux des abeilles, de deux pesticides fréquemment utilisés: les pesticides utilisés sur les cultures appelés néonictoninoïdes, et les coumaphos, qui sont utilisés dans les ruches pour tuer l’insecte Varroa, qui attaque les abeilles productrices de miel. Les cerveaux d’abeilles intacts ont été exposés en laboratoire à des pesticides dont le niveau de concentration correspond à ce qui existe dans la nature; l’activité cérébrale a ensuite été enregistrée. Les scientifiques ont découvert que les deux genres de pesticides ciblaient la même région du cerveau impliqué dans l’apprentissage, provoquant des pertes cognitives. Si les deux pesticides sont utilisés ensemble, l’effet est plus grand. L’étude est la première à démontrer que ces pesticides ont un impact directe sur la physiologie du cerveau d’un insecte pollinisateur. Les travaux ont été motivés par les recherches de scientifiques de l’Université de Newcastle qui ont découvert que des combinaisons des mêmes pesticides nuisaient à l’apprentissage et à la mémoire des abeilles. Ces études ont révélé que lorsque les abeilles sont exposées à des mélanges de ces pesticides pendant quatre jours, jusqu’à 30 pour cent d’entre elles étaient incapables d’apprendre ou obtenaient des résultats décevants lors de tests de mémoire. Encore une fois, les expériences répétaient les concentrations de pesticides que l’on retrouve dans la nature. Les deux équipes de chercheurs ont fait part de leurs inquiétudes quant à l’utilisation de pesticides qui ciblent la même région du cerveau d’insectes, ainsi qu’à propos du risque de toxicité potentielle pour les insectes qui ne sont pas ciblés. Au dire du Dr Connolly, « ensemble, ces études soulignent les dangers potentiels de l’exposition continue des pollinisateurs à des pesticides qui ciblent le système nerveux de l’insecte, et l’importance d’identifier les combinaisons de pesticides qui pourraient avoir un important impact sur la survie des insectes pollinisateurs ».
→ Cholinergic pesticides cause mushroom body neuronal inactivation in honeybees http://www.nature.com/ncomms/journal/v4/n3/full/ncomms2648.html → Exposure to multiple cholinergic pesticides impairs olfactory learning and memory in honeybees http://jeb.biologists.org/content/early/2013/02/04/jeb.083931.abstract
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Bernadette Cassel
March 17, 2012 6:18 PM
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Les abeilles japonaises ont une arme redoutable contre les frelons géants japonais. Elles les font littéralement cuire en s’agglutinant dessus. Des chercheurs japonais menés par Takeo Kubo, de l’université de Tokyo, ont cartographié les zones du cerveau en activité lors de ce comportement de défense en mettant en évidence l’expression d’un gène particulier. http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0032902
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