Coordination : Marie Garin (ENS Paris-Saclay) et Félix Tréguer (chercheur associé au CIS). Ce groupe de travail s’inscrit dans l’héritage de la théorie critique pour questionner le « pour quoi ? » de l’« intelligence artificielle » (IA), à l’heure où son déploiement semble devenu totalisant. À partir des travaux de chercheuses et chercheurs venus d’horizons disciplinaires variés et en mobilisant les savoirs d’acteurs engagés dans les controverses autour de l’IA, il vise à explorer les questions suivantes : Quelles sont les limites de l’IA ? Qui produit le savoir à son endroit ? Dans quelles conditions s’élaborent ces technologies et comment sont-elles intégrées aux pratiques des institutions ? Qu’est-ce qui, dans l’imaginaire collectif lié à l’IA, relève du mythe ou de l’idéologie ? Quels sont ses effets sociaux et politiques ? Comment se structurent les rapports de pouvoir entre les différents groupes mobilisés autour de ses enjeux ? Quelle est sa pertinence sociale à l’heure du changement climatique et de la perte de biodiversité ? Ce groupe du travail entend ainsi contribuer à l’élucidation des enjeux socio-politiques de l’intelligence artificielle en reliant réflexion académique, savoirs pratiques et perspectives de transformation sociale. Marie Garin est doctorante en mathématiques à l’ENS Paris-Saclay, associée au Centre Borelli. Ses recherches portent sur la protection de la vie privée et la confidentialité différentielle, ou encore l’apprentissage distribué et fédéré. marie.garin@ens-paris-saclay.fr. Félix Tréguer est chercheur associé au Centre Internet et Société. Ses recherches portent sur l’histoire politique d’Internet et de l’informatique, les pratiques de pouvoir comme la censure ou la surveillance des communications et plus généralement sur la transformation numérique de l’État et du champ de la sécurité.