DEFENSE NEWS
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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May 21, 12:51 AM
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Un des (précieux) Beriev Be-200 de l'aéronavale russe détruit par les Ukrainiens 

Un des (précieux) Beriev Be-200 de l'aéronavale russe détruit par les Ukrainiens  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est une très lourde perte pour l’AVMFR, l’aéronavale de la fédération de Russie. Ce vendredi 15 mai 2026 un avion amphibie de reconnaissance maritime Beriev Be-200 a été détruit par une frappe de drones ukrainiens, alors qu’il était basé à Ieïsk au bord de la mer d’Azov. Les Baykar Bayraktar TB.2 ont également fortement endommagé un hélicoptère de combat maritime Kamov Ka-27 Helix ainsi qu’une batterie de DCA Pantsir-S1. Trois des quatre avions sans pilote sont rentrés à leur base.

Alors que Moscou intensifie ses frappes aériennes contre les immeubles d’habitation et les centre commerciaux ukrainiens Kyïv a choisi de riposter, toujours en privilégiant des objectifs militaires. Et la décision de frapper Ieïsk et sa base aéronavale au bord de la mer d’Azov s’inscrit dans cette logique.
La cible dès le départ des quatre drones de combat de conception et de fabrication turque était donc l’avion amphibie Beriev Be-200 stationné sur la rampe de la base. L’attaque a été menée à la faveur de la nuit.

Selon nos sources trois missiles sol-air ont suffit aux télépilotes ukrainiens pour détruire le Be-200 tandis que d’autres ont anéanti des infrastructures militaires de l’AVMFR, l’aéronavale russe. Le raid aérien aurait tué six militaires ennemis. Dans le même temps un hélicoptère de lutte anti-sous-marine Ka-27 Helix a été fortement endommagé, sans qu’on sache à l’heure actuelle s’il pourra revoler ou non un jour. Un Pantsir-S1 a également été ciblé sans avoir été totalement détruit.

Sur l’avion pulvérisé il s’agissait donc d’un Beriev Be-200. Rien à voir avec les exemplaires de lutte contre l’incendie que les Russes connaissent bien, et qui volent aujourd’hui en Algérie. Celui-ci était un exemplaire de reconnaissance maritime, apte également aux missions de recherches et de sauvetage en haute mer. Selon les Ukrainiens il s’agissait soit de celui porteur du code tactique Yellow 20 ou celui porteur du Yellow 21.
Beriev Be-200 russe vu à la caméra infrarouge d’un drone de combat ukrainien.

Côté Russes on reconnait l’attaque mais on la minimise. Le Beriev Be-200 n’était, selon le Kremlin, pas en état de vol. Il se trouvait selon eux à Ieïsk afin d’être remis en état de vol. Ce que contredit sa position sur la rampe de descente vers l’eau. Moscou nie l’emploi de drones de combat mais parle plutôt de munitions rôdeuses.
Ce qui est sûr c’est que la destruction de ce grand amphibie est un camouflet de plus pour les Russes, incapables de sécuriser leurs installations militaires plus de quatre ans après le déclenchement de la guerre.
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April 19, 1:10 PM
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Le Sukhoi Su-75 Checkmate en quête... d'acheteurs. —

Le Sukhoi Su-75 Checkmate en quête... d'acheteurs. — | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Alors que son premier vol est toujours annoncé pour les prochaines semaines le chasseur léger de 5ème génération peine toujours à convaincre de potentiels pays utilisateurs. Et ce début d’année 2026 n’a vraiment pas arrangé les choses, fermant la porte du Venezuela jusque là client annoncé de ce Sukhoi Su-75 Checkmate. La Russie tente donc de se recentrer sur ses clients traditionnels comme l’Algérie, l’Inde, et l’Iran ; ce qui est actuellement loin d’être gagné pour ce dernier. Sauf que voilà la concurrence est rude…

En 2026 peut-être plus encore que les années précédentes le marché des avions de combat est hyper tendu.
En quelques mois la politique néo-impérialiste de Donald Trump a largement rebattu les cartes pour l’avionneur Sukhoi qui en début d’année a perdu le Venezuela et ne peut plus compter sur l’Iran à courte ou moyenne échéance.
Le pays d’Amérique du Sud, client traditionnel du constructeur russe, a accepté les désidératas trumpiens visant à les sortir de la sphère d’influence de Moscou, par la force ! Maduro déposé et enchaîné aux USA la présidente intérimaire vénézuélienne sait qu’elle n’a pas intérêt à acheter du matériel russe. D’autant que son pétrole est désormais aux mains des États-Unis. Le Su-75 Checkmate a donc perdu un de ses clients initiaux.

Est-ce vraiment mieux du côté de l’Iran ? Théoriquement cela aurait dû être le cas. Sauf que le pays est désormais empêtré dans un conflit ouvert avec les États-Unis autours à la fois de son stock d’uranium enrichi mais aussi depuis quelques semaines maintenant de sa capacité à fermer le robinet d’arrivée de l’or noir en verrouillant le très stratégique détroit d’Ormuz. La majorité des infrastructures militaires majeures en Iran ont été bombardées par les Américains et les Israéliens depuis la fin février. De nombreuses bases aériennes ont été détruites et les stocks de missiles balistiques et de munitions rodeuses de la république islamique ont fondu comme neige au soleil. Là encore le Su-75 Checkmate n’est plus du tout une priorité pour les Iraniens qui ont besoin d’équipement existant réellement.

Alors bien sûr il reste l’Algérie ! C’est le client le plus fidèle de la Russie de Vladimir Poutine. Celui qui ne lui fera jamais défaut. Sauf que sur ce coup là c’est loin d’être assuré. Car si les généraux algériens ne tarissent pas d’éloges aux Su-34 Fullback et Su-57 Felon, dont ils sont le client export de lancement, ils savent être nettement plus prudents vis-à-vis de ce Su-75 Checkmate dont on ne sait pas grand-chose en réalité. L’Algérie ne s’est d’ailleurs pas placé, que ce soit officiellement ou officieusement, comme cliente potentielle de ce nouveau chasseur furtif.

Souhaitant sans doute ménager la chèvre et le chou les Émirats Arabes Unis avaient annoncé fin 2024 s’intéresser de près à lui. Une manière pour les Émiratis en se mettant la Russie dans la poche de garder l’encombrant voisin iranien à bonne distance. Sauf que durant plus d’un mois le pays s’est pris en pleine poire les Shahed 136 et autres missiles tirés par la république islamique et n’a d’un seul coup plus du tout envie de la satisfaire. Aux EAU le Su-75 Checkmate est même devenu le symbole d’une politique diplomatique parfois jugée trop timorée vis-à-vis de l’Iran via la Russie.

Oui en ce mois d’avril 2026 les clients potentiels du Sukhoi Su-75 Checkmate ne se bousculent plus au portillon. Officiellement Moscou croit en les chances de son avion furtif auprès de l’Inde. Cependant cette dernière n’a jamais caché lui préférer le Dassault Aviation Rafale F4 français tout en continuant de développer son AMCA, l’Advanced Medium Combat Aircraft indigène. Un AMCA qui est clairement annoncé comme concurrent direct du Su-75 Checkmate et pour lequel les Indiens ont signé des partenariats industriels avec… la France.

Surtout le Sukhoi Su-75 Checkmate doit désormais jouer sur un marché où la concurrence est rude. On passera outre le champion incontesté des avions furtifs, j’ai nommé le Lockheed-Martin F-35A/B Lightning II américain, pour se concentrer sur le KAI KF-21 Boramae sud-coréen et le TAI TF Kaan turc. Même les Chinois ne comptent pas faire tapisserie avec leur ambitieux Shenyang J-35. Ces trois avions comptent bien pourrir le marché au Su-75 Checkmate, notamment auprès des clients non alignés.
Bon sinon Vladimir Poutine pourra toujours compté sur son très très fidèle allié, le «général» Assimi Goïta au Mali…

Affaire à suivre.
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February 23, 10:14 PM
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De nouvelles images confirment la présence d'avions de 5e génération russes Su-57 en Algérie

De nouvelles images confirment la présence d'avions de 5e génération russes Su-57 en Algérie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Publié en juin 2025 par le ministère algérien de la Défense, le magazine El Djeich n’a pas dit un mot sur la modernisation de ses forces aériennes, alors que celui-ci lui consacrait un dossier d’une trentaine de pages.

« L’optimisation de la performance combative et opérationnelle de ces forces [aériennes] constitue […] une exigence que les personnels relevant de cette arme doivent, chacun selon son poste et domaine de compétence, s’efforcer de concrétiser et de considérer comme priorité absolue. Ils doivent ainsi faire preuve
davantage de dévouement pour parvenir à un contrôle total de notre espace aérien, tout en s’adaptant, en permanence, aux évolutions des guerres modernes marquées par l’emploi grandissant de drones en tous genres », a-t-il seulement fait valoir, en reprenant les propos du général Saïd Chanegriha, le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire [ANP].

Un article sur la base aérienne d’Oum el Bouaghi n’a guère été plus loquace, sauf pour souligner la place de plus en plus prépondérante prise par les drones. Or, quelques semaines plus tôt, un Su-35 Flanker E avait filmé aux abords de cette emprise militaire, confirmant ainsi l’existence d’une commande d’au-moins quatorze exemplaires passée en 2019 par Alger auprès de Moscou.

Mais le Su-35 n’est pas le seul type d’appareil attendu par les forces aériennes algériennes. Depuis environ sept ans, des rumeurs insistantes avancent qu’Alger aurait commandé douze ou quatorze chasseurs-bombardiers de 5e génération Su-57E « Felon » ainsi que quatorze bombardiers tactiques Su-34 « Fullback ».

Ces rumeurs prirent de la consistance quand, en février 2025, la télévision d’État algérienne évoqua l’achat de six Su-57E et que deux premiers exemplaires allaient être livrés dans le courant de l’année. Et elles furent confirmées par des documents divulgués par le collectif de pirates informatiques Black Mirror, à l’origine d’une intrusion dans les serveurs d’un sous-traitant du conglomérat russe Rostec.

Puis, en novembre, Vadim Badekha, le PDG du groupe United Aircraft Corporation [UAC], dont fait partie Soukhoï, fit savoir que deux premiers Su-57E venaient d’être livrés à un « partenaire étranger » qu’il se garda d’identifier. Était-ce l’Algérie ?

En tout cas, lors d’une récente audition parlementaire, Robert Palladino, le directeur du Bureau des affaires du Proche-Orient au département d’État américain, indiqua que Washington envisageait de sanctionner Alger pour son achat de Su-57E. « Nous utilisons les outils diplomatiques que nous avons à notre disposition pour protéger nos intérêts et faire obstacle à ce que nous estimons inacceptable », fit-il valoir.

Seulement, rien ne permettait alors de dire que la Russie avait livré des Su-57E à l’Algérie. Mais ce n’était qu’une question de temps.

Ainsi, quelques jours après l’audition de M. Palladino, une vidéo montrant un avion de combat, présenté comme étant un Su-57E, a été diffusée via les réseaux sociaux. A priori, les images, d’une qualité relative, auraient été prises par un cultivateur de la région d’Aïn Beida, près de la base aérienne d’Oum El Bouaghi.

Cela étant, de nouvelles images d’un Su-57E volant dans le ciel algérien ont été publiées le 18 février. Cette fois, l’appareil aurait été filmé aux abords de la base aérienne d’Aïn Oussera, située dans le centre de l’Algérie.

Enfin, quatre jours plus tard, une troisième vidéo, plus nette que les précédentes, a corroboré les deux précédentes. Cependant, sa qualité ne permet pas de distinguer ses cocardes et le lieu où elle a été prise n’a pas été précisé.

Pour le moment, l’Algérie n’a toujours pas officiellement confirmé la réception de ses deux premiers Su-57E « Felon ». Même chose, du reste, pour la livraison des Su-35 Flanker E. Et on peut parier, sans prendre de risque, qu’elle en fera de même pour les Su-34 qu’elle a commandés.

Pour rappel, le Su-57 Felon peut voler à la vitesse de Mach 2,42, à 19 000 mètres d’altitude. D’une masse au décollage de 35 000 kg pour une envergure d’environ 14 mètres et une longueur de 19,8 mètres, il dispose de quatre soutes d’armement [dont deux sur les flancs pour les missiles air-air] et de six pylônes externes. Son rayon d’action est compris entre 2 150 et 3 500 km. La version en service au sein des forces aérospatiales russes est dotée de radars, en bande L et en bande X, et a la capacité à emporter des missiles de croisière, comme le Kh-69.
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February 8, 2:27 PM
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« Aucun des deux pays ne souhaite la guerre, mais ils semblent se préparer au pire » : entre l’Algérie et le Maroc, une inquiétante course aux armements

« Aucun des deux pays ne souhaite la guerre, mais ils semblent se préparer au pire » : entre l’Algérie et le Maroc, une inquiétante course aux armements | DEFENSE NEWS | Scoop.it
ANALYSE. Les budgets de défense cumulés des deux pays dépassent pour la première fois les 60 milliards d’euros, alors que le statu quo demeure précaire sur la question de la souveraineté du Sahara occidental.
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January 24, 5:00 PM
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Les 31F et 36F au cœur de la capture du pétrolier fantôme russe Grinch

Les 31F et 36F au cœur de la capture du pétrolier fantôme russe Grinch | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les deux flottilles d'hélicoptères de la Marine nationale ont été à la manœuvre pour déposer le Commando Hubert, qui a pris le contrôle du navire, soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe et désormais en train d'être convoyé vers Marseille.

Ce 22 janvier au matin, un Caïman Marine a décollé d'un bâtiment de la Marine nationale encore non identifié, probablement un des porte-hélicoptères amphibie Dixmude (qui a appareillé de Toulon le 22 au matin) ou Mistral (qui était d'alerte). L'état-major, comme la Marine, ne dévoilent pas le nom des unités impliquées dans cette opération. Par contre, les images parlent d'elles-mêmes. Celles diffusées par l'état-major des armées montrent un Caïman Marine décollant au lever du soleil (donc vers 8h30 en mer d'Alboran, entre l'Espagne et l'Algérie) du pont d'envol du navire. Cet appareil appartient à la flottille 31F de Hyères, la plus ancienne de l'aéronavale. L'unité n'est pas listée comme réalisant des opérations spéciales... mais l'arraisonnement du Grinch n'en est pas une, elle est menée par le parquet maritime de Marseille, avec le bras armé de la Marine, sous pilotage de l'état-major des armées.

Le Caïman Marine va déposer l'escouade du Commando Hubert, une douzaine d'hommes surentraînés, avec un seul point, sur la potence du treuil. L'opération dure une petite minute, pendant qu'un Panther de la flottille 36F assure l'appui feu. L'opération d'aérocordage est toujours délicate car l'appareil s'efforce de rester stationnaire pour permettre la dépose des commandos dans les meilleures conditions. Le commandant de bord de l'appareil a choisi d'hélitreuiller ses passagers sur tribord et non pas sur la zone référencée comme étant destinée aux appontages d'hélicoptères. En quelques foulées, les commandos ont rallié le château du pétrolier, et la passerelle, libre d'accès.
Prise de contrôle sans accroc

Un « French Navy » est annoncé aux occupants de cette passerelle, presque superfétatoire, puisque les marins du pétrolier ont vu les cocardes du Caïman Marine, et sans doute même déjà échangé avec le pacha du navire français. Le Commando Hubert est le spécialiste de la reprise de vive force des navires, celui-ci n'a pas posé le moindre problème, comme son collègue, arraisonné en fin d'année au large de Saint-Nazaire.

La Caïman a poursuivi ses rotations avec le Grinch, pour hélitreuiller des personnels de la Marine, vraisemblablement des barreurs, pour tenir le quart. Le Commando Hubert détient des chefs de quart et des barreurs, mais pas forcément qualifiés sur de tels navires. La 36F, plus connue que la 31F, bien que plus jeune (créée en 1995 pour accueillir les Panther dans la Marine), est une flottille à la tradition corsaire. Elle s'était distinguée lors de la libération des otages du Ponant, en allant capturer - déjà avec le Commando Hubert - les preneurs d'otages sur le sol somalien.
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January 15, 11:23 PM
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L'Algérie lance un satellite d'observation ALSAT-3A

L'Algérie lance un satellite d'observation ALSAT-3A | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Aujourd’hui marque un jalon historique dans la coopération spatiale entre l’Algérie et la Chine avec le lancement réussi du satellite ALSAT-3A. À 4h01 UTC (5h01 CET), une fusée Long March 2C a décollé du Centre de Lancement de Satellites de Jiuquan, dans le nord-ouest de la Chine, plaçant le satellite en orbite prédéterminée sans incident
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January 5, 12:46 AM
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Upgrade majeure pour les radars des S-350 et S-400, une opportunité pour l'Algérie

Upgrade majeure pour les radars des S-350 et S-400, une opportunité pour l'Algérie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Dans un contexte géopolitique tendu, où les menaces aériennes évoluent rapidement -drones, missiles de croisière furtifs, engins hypersoniques-, la Russie continue de renforcer son bouclier antiaérien. Fin décembre 2025, plusieurs sources spécialisées ont relayé l’intégration de deux nouveaux radars à balayage électronique actif (AESA) dans ses systèmes phares : le S-350 Vityaz et le S-40
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December 13, 2025 7:50 AM
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Quatre chercheurs récompensés lors du 28e Prix d’histoire militaire

Jeudi, le 11 décembre, la cérémonie de remise du 28e Prix d’histoire militaire s’est déroulée à l’École militaire, à Paris (75).

Depuis 1997, le ministère des Armées et des Anciens combattants soutient et promeut les travaux en lien avec l’histoire militaire, l’institution militaire et le domaine de la Défense, aux côtés du Conseil scientifique de la recherche historique de la défense (CSRHD). Dans ce cadre, la Direction de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA) attribue des aides et des récompenses à des travaux universitaires remarquables.

Le ministère contribue ainsi au développement et au renouveau de la recherche en histoire militaire dans le domaine de la Défense.

Le jury composé de vingt-cinq professeurs d’université et présidé par Jean-Noël Luc, professeur émérite à Sorbonne Université et spécialiste de l’histoire de la sécurité, a sélectionné deux thèses de doctorat et deux mémoires de master de deuxième année (master II).

Quatre étudiants chercheurs ont été distingués pour leurs travaux universitaires en histoire contemporaine. Les lauréats sont :

Prix d’histoire militaire – thèse de doctorat :
Grégoire Binois : « Les cartes en mains. Le travail des topographes et la construction de la géographie militaire dans la France du XVIIIe siècle », sous la direction de Hervé Drévillon, Université Paris I – Panthéon-Sorbonne.

Mention spéciale du jury – thèse de doctorat :
Samuel André-Bercovici : « Les Unités territoriales dans la guerre d’Algérie », sous la direction de Sylvie Thénault, Université Paris I – Panthéon-Sorbonne.

Prix d’histoire militaire –mémoire de master II :
Natacha Abriat : « La mise en œuvre des escadres de la Royal Navy au combat. 1794-1805 », sous la direction de Olivier Chaline, Sorbonne Université.

Mention spéciale du jury – catégorie mémoire de master II :
Valentine Shira : « Abandonner ses drapeaux. La désertion dans l’armée française de la Restauration (1815-1830), entre ruptures individuelles de consentement et permanences d’un refus de la contrainte étatique », sous la direction de Claire Fredj, Université Paris-Nanterre.

Le ministère lancera sa prochaine campagne d’appel à candidatures pour la 29e édition du Prix d’histoire militaire en mars 2026.
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November 29, 2025 4:35 AM
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Le futur remplacement des Grob Tutor T.1 se joue partout dans le monde

Le futur remplacement des Grob Tutor T.1 se joue partout dans le monde | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Londres a d’ores et déjà débloqué une première enveloppe d’un peu plus de 460 millions d’euros. Après quatre ans au point mort le programme Telum, lancé à l’été 2021, vient d’entrer dans sa phase avancée. Il s’agit de trouver un successeur aux Grob Tutor T.1 actuellement en charge de la sélection en vol et de la formation initiale pour le compte de la Royal Air Force et de la Fleet Air Arm. Et certains challengers sont pour le moins surprenants.

Telum consiste pour le Ministry of Defence à sélectionner et commander l’avion qui assurera les missions de formation de base sous cocardes britanniques. Succéder au Tutor T.1 ne sera pas chose aisée quand on sait à quel point ce monomoteur d’origine allemande est apprécié des élèves et instructeurs de Sa Majesté. Pour autant ces avions commencent à accuser le poids des ans après plus d’un quart de siècle de service actif. Leur successeur devra entrer en service en 2030 et être pleinement opérationnel en 2032. Alors les Grob Tutor T.1 quitteront le service.

Plusieurs spécialistes britanniques donnent le tout nouveau Pilatus PC-7 MKX suisse comme vainqueur quasi assuré. L’avion ayant déjà été commandé par la Koninklijke Luchtmacht, puis par l’Armée de l’Air et de l’Espace, et plus récemment encore par la Composante Air et Espace.

Pourtant la Royal Air Force envoie des signaux bien différents, nettement plus contradictoires. Ainsi on a appris qu’à la mi-novembre une délégation d’officiers et d’ingénieurs britanniques s’était rendue au Chili dans les usines de l’avionneur ENAER afin de se pencher sur le cas du tout nouveau T-40 Newen. Cet avion, qui sera officiellement dévoilé au salon aéronautique FIDAE 2026, a déjà été visité sur place par l’Algérie, l’Espagne, et le Vietnam. La force de cette machine est d’être proposée soit avec un moteur à pistons classique soit avec un turbopropulseur compact.
Le nom du monomoteur turbopropulsé Diamond DART-750 autrichien tourne également. Cet avion aurait lui aussi eu les faveurs d’une visite officielle de représentants de la Royal Air Force plus tôt dans l’année. Il est à noter que contrairement à l’avion chilien celui-ci vole déjà.

Si on en croit le calendrier prévisionnel le programme Telum devrait déboucher sur la sélection du futur vainqueur entre le second semestre 2026 et le premier trimestre 2027. Cela laisse donc encore plusieurs mois aux experts de la Royal Air Force pour explorer les pistes possibles afin de remplacer le Tutor T.1.

Affaire à suivre.

Photo © UK Ministry of Defence
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November 21, 2025 12:23 AM
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De premiers Sukhoi Su-57 Felon pour l'Algérie

De premiers Sukhoi Su-57 Felon pour l'Algérie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est un très joli coup de com’ que viennent de faire l’avionneur russe Sukhoi et sa maison mère UAC. En plein salon Dubaï Airshow ils ont annoncé avoir livré les deux premiers Su-57E Felon destinés à leur premier client export. Même sans le nommer clairement on sait qu’il s’agit là de l’Algérie, puisqu’en dehors de ce pays africain il n’y a pas eu la moindre exportation du chasseur russe annoncé de 5ème génération. Pour Alger c’est d’ores et déjà un jour historique !

À Dubaï alors que tous les yeux étaient tournés sur les rivalités entre Américains et Chinois les Russes avaient besoin de se refaire sur le plan médiatique. C’est désormais chose faite. Il faut dire que l’annonce en début de semaine de l’accord franco-ukrainien autour du Dassault Aviation Rafale F4 a quelque peu rafraichi les ardeurs des avionneurs russes. Il fallait frapper fort, Sukhoi l’a fait. Son numéro 1, Vadim Badekha, a annoncé la livraison des deux premiers Su-57E… indiquant même que le client les avait déjà mis en service.

Cette dernière affirmation parait peu crédible. Les Algériens sont des gens pragmatiques et sérieux. Ils ne mettent pas en service un avion fraichement livré sans lui avoir auparavant fait passer une batteries d’essais en vol. Le Sukhoi Su-57E Felon n’y fera pas exception. Sur ce coup là Vadim Badekha s’est sans doute un peu fourvoyé. Il faut dire qu’il doit tout faire pour redorer le blason de son avion vedette au moment où des avionneurs comme Chengdu et Shenyang en Chine et bien entendu Lockheed-Martin aux USA proposent des avions équivalents bien plus vendeurs que ce Su-57.

L’un des points intéressants dans les déclarations russes de ce mercredi 19 novembre 2025 réside dans le calendrier prévisionnel de livraisons. Quatre exemplaires seraient encore à fournir cette année aux Algériens, six l’année prochaine, et deux en 2027. On est donc bien en face de l’objectif algérien annoncé depuis longtemps de voir le Su-57 pleinement opérationnel en 2028. Les dires de Vadim Badekha autour des deux premiers avions déjà pleinement opérationnels c’est donc de l’enfumage ! CQFD.

Pour les Algériens le Sukhoi Su-57E Felon doit permettre de garantir la souveraineté en matière de défense aérienne, aussi bien au-dessus de leur territoire qu’en Méditerranée occidentale. Par contre pour la Russie c’est une prise de risque énorme. Car désormais ces avions sont à portée des radars de deux puissances de l’OTAN : l’Espagne et surtout la France. Le niveau de furtivité du premier chasseur russe annoncé de 5ème génération ne tardera pas à être révélé. On saura alors s’il est réellement aussi élevé que ce que Moscou prétend. Rappelons que les propagandistes moscovites présentent le Sukhoi Su-57 Felon comme plus avancé que le Lockheed-Martin F-35A Lightning II américain. Il est bon de se souvenir que ce sont les même qui prétendent que le Rafale est un échec technologique et commercial.

En tous cas l’arrivée d’un nouvel avion d’arme en Algérie est forcément une bonne nouvelle pour ce pays, toujours en quête d’une reconnaissance de puissance au niveau continental.
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November 19, 2025 12:32 AM
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Selon la Russie le Dassault Aviation Rafale est un avion raté 

Selon la Russie le Dassault Aviation Rafale est un avion raté  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La réaction du Kremlin ne se sera pas faite attendre. Même pas 24 heures après l’annonce officielle de la volonté ukrainienne d’acquérir cent exemplaires du Rafale F4 que déà les propagandistes moscovites s’en donnent à cœur joie. Et ils n’y vont pas par quatre chemins, annonçant que l’appareil français est largement inférieur à tous les avions produits en Russie. Ont-ils raisons ou sont-ce là de vrais bons gros menteurs ?

Les avions de combat russes actuellement en production sont les Mikoyan MiG-35 Fulcrum-F et les Sukhoi Su-30 Flanker-C, Su-35 Flanker-E, et Su-57 Felon. Ces aéronefs seraient donc selon les médias officiels russes tous supérieurs au pauvre petit Dassault Aviation Rafale. Vérité ou énorme mensonge ? On va voir ça de plus près.

Sur le strict plan des exportations il est vrai que le Su-30 fait mieux que le Rafale. Il a aussi pris une décennie d’avance. Algérie, Angola, Arménie, Biélorussie, Chine, Éthiopie, Inde, Indonésie, Kazakhstan, Malaisie, Myanmar, Ouganda, Venezuela, et Vietnam ont acheté l’avion russe contre Croatie, Égypte, Émirats Arabes Unis, Grèce, Inde, Indonésie, Qatar, Serbie, et donc très bientôt l’Ukraine pour son concurrent français. On remarquera que l’Inde et l’Indonésie qui utilisaient déjà toutes deux le Su-30 russe ont préféré faire ensuite confiance au Rafale français.
Et les autres, qu’en est-il d’eux ? Le MiG-35 est un flop absolu, même les plus proches partenaires de la Russie n’en veulent pas. Le Su-35 n’est guère mieux puisque seules l’Algérie, la Chine, et l’Iran l’ont acquis, parfois au forceps. Rappelons que l’Égypte et l’Indonésie ont préféré le Rafale à ce Su-35 que Moscou présente encore comme le meilleur chasseur au monde de génération 4.5. Outre le Rafale l’EF-2000 Typhoon se vend lui aussi bien mieux que le Flanker-E. Il reste le Su-57 Felon que Moscou prétend totalement furtif et même supérieur à tous les avions américains de génération 5. Le souci c’est qu’il n’a jamais affronté aucun avion américain ou européen lors d’une compétition internationale. Seule l’Algérie a choisi de le commander, afin de peser au niveau régional face à l’Égypte et au Maroc.

Alors bien sûr les propagandistes russes rappellent que l’Inde a perdu un de ces avions face au Pakistan en mai dernier, reprenant d’ailleurs à leur compte les mensonges chinois et pakistanais autour des quatre Rafale prétendument descendus. Une fakenews depuis largement débunkée. Surtout les Russes oublient de préciser que le pilote indien a survécu et que son avion bien qu’endommagé lui a permis de rentrer à sa base. Et comme avec eux plus c’est gros plus ça passe ils n’ont pas hésité, grâce à de mauvaises images générées par IA, à montrer des épaves de Rafale tombés au Pakistan. Sur deux d’entre elles les dits avions étaient monoréacteurs et n’avaient pas de plans canard.

En fait durant toute la soirée de ce lundi 17 novembre 2025 les médias télé et web estampillés Kremlin ont encensé les avions russes et se sont moqués du Rafale. Avaient-ils un seul argument valable ? Non. Ils ont même prétendu que la France en avait perdu au Mali abattu par des djihadistes. Là encore l’image de l’épave était un grossier fake boosté à l’intelligence artificielle. Ça doit marcher auprès des Biélorusses, des Russes, et sans doute des Burkinabés et Maliens. Mais en dehors c’est grossier et ça dénote d’un profond amateurisme qui ne trompera personne.

Nous vous l’avions déjà expliqué l’an dernier Vladimir Poutine et ses généraux détestent le Rafale plus que n’importe quel autre avion contemporain. Il faut dire qu’il les ridiculise sur les marchés internationaux et qu’en plus désormais il va équiper le pays que le dictateur locale a échoué à envahir dans une guerre éclair qui dure désormais depuis presque quatre ans. Ça fait long la guerre éclair ! La guerre informationnelle entre la Russie et le Dassault Aviation Rafale ne date pas d’hier mais elle s’intensifie de plus en plus. Et là avec l’objectif ukrainien de 100 exemplaires ça ne va pas s’arranger.

Affaire à suivre.
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October 15, 2025 1:02 AM
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L'Algérie a l'intention de porter ses dépenses militaires au niveau record de 21,5 milliards d'euros

L'Algérie a l'intention de porter ses dépenses militaires au niveau record de 21,5 milliards d'euros | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Publié en 2022, un rapport parlementaire français avait expliqué que la modernisation des forces armées algériennes s’était traduite par la « constitution de capacités offensives hauturières, notamment avec les forces navales concentrées à Mers El Kébir », de « capacités de frappes dans la profondeur, y compris en Europe, avec six sous-marins Kilo dotés de missiles SS-N-30 de type Kalibr, et des avions de chasse Su-30MKA et Mig-25PDA », de « capacités de tirs quasi balistiques, avec le SS-26 Iskander » et de « capacités de déni d’accès et d’interdiction de zone en Méditerranée occidentale » reposant sur des systèmes de défense anti-aérienne S-300 et S-400 ainsi que sur de moyens de guerre électronique ».

À l’époque, le ministère algérien de la Défense était doté d’un budget d’environ 9,8 milliards d’euros [soit 6,5 % du PIB], ce qui faisait de l’Algérie le pays africain le plus dépensier pour ses forces armées, loin devant le Nigéria [5,9 milliards], le Maroc [5,4 milliards] et l’Égypte [4,3 milliards].

Depuis, Alger a considérablement augmenté son effort en matière de défense, avec un budget militaire multiplié quasiment par deux en 2023.

« Il s’agit du niveau de dépenses le plus élevé jamais enregistré par l’Algérie et cela s’explique en grande partie par une forte augmentation des recettes issues des exportations de gaz vers les pays d’Europe à mesure que ces derniers se sont éloignés des approvisionnements russes », avait expliqué l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm [SIPRI], dans une note publiée en avril 2024.

Cette hausse substantielle du budget militaire algérien [+76 % selon l’évaluation du SIPRI] pouvait s’expliquer par les tensions récurrentes avec le Maroc au sujet du Sahara occidental, associées à la modernisation rapide des capacités militaires du royaume chérifien, avec l’acquisition d’hélicoptères d’attaque AH-64E Apache, de F-16 Viper, de CAESAr, de drones et de moyens de frappes dans la profondeur.

La révision constitutionnelle de novembre 2020 pour autoriser l’armée algérienne à intervenir au-delà de ses frontières pour participer à des opérations de maintien de la paix, pouvait être une autre explication.

Quoi qu’il en soit, ces derniers mois, les forces algériennes ont a priori reçu leurs premiers avions de combat Su-35 Flanker E et s’apprêteraient à prendre possession de bombardiers tactiques Su-34 Fullback. Récemment, des documents russes ayant fait l’objet d’une fuite ont confirmé qu’Alger avait commandé des chasseurs-bombardiers Su-57E Felon auprès de Moscou. Par ailleurs, en décembre dernier, il a été dit que l’Algérie produirait des corvettes de type 056A sous licence chinoise.

Cela étant, Alger entend poursuivre son effort. Dévoilé la semaine passée, le projet de loi de finances pour l’exercice 2026 prévoit en effet une nouvelle hausse des dépenses militaires, celles-ci devant s’établir à plus de 21,5 milliards d’euros, alors que le budget national général sera porté à 116,5 milliards d’euros.

La presse algérienne justifie cette augmentation des dépenses militaires par la dégradation de la situation sécuritaire dans le voisinage du pays. Outre les tensions avec le Maroc, Alger garde un œil sur l’instabilité au Sahel. Qui plus est, ses relations avec certains pays de la région, comme le Mali, se sont dégradées… Et cela, en dépit de leurs bonnes relations avec la Russie et la Chine.

« Les frontières avec les pays du sud du Sahara constituent, en effet, une menace importante pour sa sécurité depuis au moins dix ans, pour plusieurs raisons selon les experts : l’instabilité de certains de ces pays, la prolifération des groupes extrémistes, le commerce d’armes et de drogues ainsi que l’activité notable des réseaux de migration clandestine », a ainsi résumé le Matin d’Algérie.
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October 8, 2025 12:36 AM
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Une fuite de documents russes confirme l'achat d'avions furtifs Su-57E par l'Algérie

Une fuite de documents russes confirme l'achat d'avions furtifs Su-57E par l'Algérie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Depuis au moins 2019, des rumeurs insistantes affirment que l’Algérie aurait commandé quatorze avions de cinquième génération Su-57E Felon et autant de bombardiers tactiques Su-34 Fullback auprès de la Russie. Mais elles n’ont jamais été officiellement confirmées par Alger. De leur côté, des responsables de l’industrie de défense russe ont assuré avoir obtenu des contrats pour ces appareils… mais sans préciser par qui ils avaient été signés.

Cela étant, en février, la télévision d’État algérienne a évoqué une commande initiale de six Su-57E Felon et indiqué que les deux premiers exemplaires allaient être livrés à Alger dans le courant de cette année. Et de préciser que huit autres appareils pourraient être acquis ultérieurement.

Quant à la commande des Su-34 Fullback, un avion de ce type arborant une livrée inhabituelle et caractéristique des environnements désertiques, a été photographié en mai dernier, dans la région de Novossibirsk. Ce qui a évidemment suggéré qu’il était destiné à l’Algérie, étant donné que celle-ci a été la seule citée parmi les clients potentiels de cet appareil.

Quoi qu’il en soit, des « ordres de production » émanant du conglomérat Rostec, obtenus par le collectif de pirates informatiques Black Mirror, ont confirmé que l’Algérie avait bien commandé des Su-57E Felon et des Su-34 Fullback.

L’un des documents divulgués concerne le groupe KRET [Radio-Electronic Technologies Concern ]. Les pays clients y sont désignés par un code : 012 pour l’Algérie, 364 pour l’Iran et 231 pour l’Éthiopie.

Or, il apparaît que des commandes ont été passées en 2022 pour des composants électroniques destinés à douze Su-57E Felon ainsi qu’à quatorze Su-34 Fullback devant être livrés à l’Algérie entre 2024 et 2026. À noter par ailleurs que la force aérienne algérienne a également reçu son premier avion de combat multirôle Su-35 Flanker E en mars.

Justement, toujours selon ce document, cet appareil a été également commandé à quarante-huit exemplaires par l’Iran [ce qui n’est pas surprenant, Téhéran n’ayant pas fait mystère de ses intentions], tandis que l’Éthiopie doit en recevoir six unités.

Outre le détail de ces commandes, les documents obtenus par Black Mirror suggèrent que les industriels russes ont des difficultés pour recevoir les paiements relatifs aux contrats signés avec l’Algérie, l’Égypte, la Chine et l’Inde, faute de pouvoir effectuer des transactions via le système SWIFT. Aussi sont-ils contraints de trouver d’autres modes de règlement.

Pour rappel, d’une envergure d’environ 14 mètres pour une longueur de 19,8 mètres et une masse au décollage de 35 000 kg, le Su-57 Felon peut voler à la vitesse de Mach 2,42, à 19 000 mètres d’altitude. Son rayon d’action est compris entre 2 150 et 3 500 km. Il est doté de quatre soutes d’armement [dont 2 sur les flancs pour les missiles air-air] et de 6 pylônes externes. Enfin, la version destinée aux forces aérospatiales russes est équipée de radars en bande L et en bande X, a la capacité à emporter des missiles de croisière, comme le Kh-69, et peut être associée au drone de combat S-70 Okhotnik-B.

Quant au Su-34 « Fullback », il s’agit d’un bombardier tactique développé à partir du Su-27IB. Mis en œuvre par un pilote et un navigateur assis côte à côte dans le cockpit, ce biréacteur est surnommé le « char volant » à cause de sa masse 45,1 tonnes, charges utiles comprises], de son blindage de 17 mm et de sa capacité à emporter plus de 8 tonnes de munitions [bombes, missiles air-sol et air-air]. Équipé d’un radar de suivi de terrain, d’un système de guidage et de désignation laser et de contre-mesures électroniques, son rayon d’action serait de 4 000 km.
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May 21, 12:49 AM
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La Russie a fait voler une version biplace de son avion de combat de 5e génération Su-57 Felon

La Russie a fait voler une version biplace de son avion de combat de 5e génération Su-57 Felon | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En 2007, l’Inde scella une accord avec la Russie pour mettre au point un chasseur-bombardier de cinquième génération – le FGFA, pour «Fifth Generation Fighter Aircraft» – à partir du démonstrateur T-50 PAK FA [Perspektivny Aviatsionny Kompleks Frontovoy Aviatsii, ou Futur Système Aéronautique de l’Aviation du Front], alors développé par Soukhoï.

Pour répondre aux besoins de la force aérienne indienne [IAF – Indian Air Force], il fallait apporter au moins une quarantaine de modifications à ce T-50 PAK FA. Et non des moindres car il était question de concevoir un avion biplace, doté d’une motorisation plus puissante que celle prévue pour le modèle russe. Impliquant Hindustan Aeronautics Limited [HAL], ce programme prit du retard… et engendra des surcoûts jugés insoutenables par New Delhi. D’où la décision de l’annuler.

Dans le même temps, ayant effectué son vol inaugural en janvier 2010, le T-50 PAK FA permit le développement du Su-57 «Felon», commandé à 76 exemplaires par le ministère russe de la Défense. Mis en service en 2020, cet avion peut être accompagné par le drone de combat [UCAV] S-70 Okhotnik-B, également conçu par Soukhoï.

En décembre de la même année, Andreï Yelchaninov, un responsable du conseil d’administration de la Commission militaro-industrielle russe, confia qu’une version biplace du Su-57 était envisagée, tant pour les besoins les forces aérospatiales russes que pour d’éventuels clients à l’exportation. Restait à voir lesquels…

«À mon avis, on ne peut pas dire que dans l’aviation, l’intelligence artificielle remplacera le pilote. Je pense que certains experts se trompent profondément lorsqu’ils disent qu’un pilote est un frein au développement de l’aviation, car il n’est pas capable de penser aussi vite qu’un ordinateur», avait estimé M. Yelchaninov. «Bien sûr, l’intelligence artificielle se développera, mais ce sera un système axé sur la création d’un environnement acceptable pour la prise de décision humaine», avait-il ajouté.

Depuis, la Chine a développé et même, a priori, mis en service une variante biplace de son avion de cinquième génération J-20, probablement pour mettre en œuvre des drones de combat. La Russie vient de lui emboîter le pas.

En effet, le 16 mai, le canal Telegram Fighterbomber, réputé proche des forces aérospatiales russes, a diffusé une photographie montrant les essais au sol d’un Su-57 biplace, en configuration dite en tandem.

Ce développement n’a, dans le fond, rien de surprenant étant donné qu’un brevet détaillant les caractéristiques d’un «avion tactique biplace multifonctionnel à faible signature radar», fortement inspiré par le Su-57 Felon, avait été déposé auprès du Service fédéral russe de la propriété intellectuelle en novembre 2023.

Cela étant, si l’authenticité de la photographie publiée par le canal Fighterbomber pouvait être questionnée, il n’y a désormais guère plus de place au doute. Le 19 mai, la chaîne de télévision du ministère russe de la Défense, TV Zvezda, a diffusé la vidéo du premier vol de ce Su-57 biplace [désigné «Su-57D»], avec le pilote d’essai en chef de Soukhoï, Sergueï Bogdan, aux commandes.

«Les essais en vol du prototype du Su-57D, un chasseur biplace de cinquième génération, ont commencé. Cet appareil, développé indépendamment par nos constructeurs aéronautiques, possédera, outre ses caractéristiques de combat uniques, les capacités d’un avion d’entraînement au combat et d’un avion de commandement et de contrôle», a précisé Denis Mantourov, le premier vice-Premier ministre russe.

En clair, ce Su-57D pourrait être utilisé à la fois pour former les pilotes et pour diriger des drones de combat, comme le S70 Okhotnik-B, dont un exemplaire a été perdu en Ukraine dans des circonstances qui n’ont pas été précisées à ce jour [une perte de contrôle a été évoquée, ndlr]. Mais Vadim Badeha, le PDG du conglomérat UAC, dont fait partie Soukhoï, a donné une autre justification.

«Nous poursuivons nos efforts pour améliorer et développer les capacités de notre avion de cinquième génération le plus avancé. Je suis convaincu que la version biplace de cet appareil contribuera de manière significative à son succès sur les marchés étrangers», a-t-il en effet déclaré.

Si le Su-57 a déjà été exporté vers l’Algérie, UAC vise un marché beaucoup plus important : celui de l’Inde. Or, ces derniers mois, il a souvent été question de la volonté de l’industriel russe d’établir une nouvelle coopération avec HAL autour de cet appareil… désormais susceptible de séduire l’IAF, d’autant plus qu’il est prévu de le doter de deux réacteurs AL-51F1, plus puissants que les actuels AL-41F1, dont la fiabilité est sujette à caution.

Selon la presse locale, Moscou proposerait à New Delhi un transfert de technologie total et une production sous licence des Su-57E susceptibles d’être commandés par l’IAF.

Récemment, rapporte le site spécialisé indien DEFENCE.IN, le PDG de HAL, Ravi Kota, a fait valoir qu’ «accepter la proposition russe de fabriquer localement le Su-57E relevait d’une décision stratégique et non d’un choix» que l’industriel pouvait prendre seul. «C’est au gouvernement de décider», a-t-il insisté.
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March 6, 1:32 AM
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Crash d'un Beech 1900 à Boufarik, Algérie

Crash d'un Beech 1900 à Boufarik, Algérie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un appareil de l’armée de l’air algérienne s’est abîmé quelques instants après son décollage de l’aéroport militaire de Boufarik. Selon les informations que nous avons l’accident a fait quatre morts et deux blesses dont un dans un état grave. Les secours ont immédiatement intervenus après le crash. Comments comments
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February 9, 12:41 AM
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Au Mali l'Armée de l'Air célèbre ses 50 ans

Au Mali l'Armée de l'Air célèbre ses 50 ans | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un demi-siècle d’existence pour une force aérienne c’est un jalon important. Ce vendredi 6 février 2026 l’Armée de l’Air du Mali a ainsi célébré les 50 ans de sa fondation. Pour autant l’aventure de l’aéronautique militaire dans ce pays d’Afrique de l’Ouest était née dix ans auparavant, suite à son indépendance de la France. Aujourd’hui cette aviation militaire se cherche un nouveau souffle, entre ambitions fortes et corruption galopante de la junte militaire au pouvoir.

Si on en croit certaines réactions par le passé nous n’aurions pas toujours été tendres avec l’Armée de l’Air du Mali, notamment quand nous avons abordé le cas de son «aviation de chasse» ou encore sur sa relation à la sécurité aérienne. Pour autant nous avons toujours respecté l’engagement des femmes et des hommes de cette aviation militaire. C’est pourquoi nous saluons ici ce cinquantième anniversaire.

Sur le papier pourtant c’est le 1er mars 1966 que l’Aviation Militaire du Mali nait. Elle aligne principalement des Antonov An-2 Colt et Let L-200 Morava de transport léger ainsi que quatre chasseurs Mikoyan-Gurevich MiG-17 Fresco prêtés par Moscou… qui ne retourneront jamais en URSS. Deux ans et demi plus tard, le 1er novembre 1968 c’est le Groupement Aérien Tactique du Mali qui voit le jour. Cependant il demeure rattaché organiquement à l’Armée. Les avions sont les mêmes mais les Maliens ont eu l’autorisation de la France de reprendre à leur compte les aéronefs abandonnés sur place et remis en état par des techniciens soviétiques. L’aviation malienne met alors en service deux Douglas C-47 Skytrain de transport tactique, quatre Max Holste MH.1521 Broussard, et surtout trois Sud-Est SE.313 Alouette II. Ce sont ses premiers hélicos ! Dans le même temps les Soviétiques ont livrés trois avions de transport tactiques : un Antonov An-24 Coke et deux Ilyushin Il-14 Crate. L’aviation malienne commence alors à prendre forme, étant même une des mieux équipés à l’époque parmi les pays jadis placés sous le joug colonial de la France.

C’est donc le 6 février 1976 que par ordonnance le président Moussa Traoré annonce la fondation de l’Armée de l’Air. Ce nom en dit alors long sur la filiation avec les militaires français. Les Soviétiques auraient préférés, dit-on, quelque chose qui aurait sonné plus… marxiste. Traoré en avait décidé autrement. Pour autant c’est l’époque où Moscou livre aux Maliens leurs premiers chasseurs supersoniques Mikoyan-Gurevich MiG-21 Fishbed, des avions ayant eu un triste sort récemment. Les hélicoptères Mil Mi-4 Hound et Mi-8 Hip finissent de marquer l’influence soviétique sur le pays. Traoré tentera bien avec François Mitterrand de négocier l’acquisition d’hélicoptères Aérospatiale SA.342 Gazelle antichars et AS.332 Super Puma de transport d’assaut mais le contrat ne sera jamais finalisé suite au renversement du président malien.

Les années 2000-2010 verront l’errance de l’Armée de l’Air du Mali jusqu’à ce qu’en 2014 la France, et en sous-main les USA, ne décident de réarmer tout ce petit monde afin de lui permettre de lutte contre les djihadistes. Airbus Military C-295M, Basler BT-67, Cessna AC-208, Embraer A-29B Super Tucano, Eurocopter EC225 Super Puma, et autres Humbert Tétras font leur apparition au milieu des aéronefs hérités de l’ancrage soviétique. Paris et Washington DC arment largement les Maliens, jusqu’à ce que le pays choisisse de tourner le dos à l’état de droit. L’arrivée au pouvoir du «général» Assimi Goïta, pantin sans envergure aux ordres de Vladimir Poutine va mettre fin à la coopération avec Américains et Français. Sous couvert de panafricanisme l’Armée de l’Air du Mali revient dans le giron de Moscou et gagne… des avions hors d’âges comme l’Aero L-39C Albatros ou le Sukhoi Su-25 Frogfoot. Pour autant l’allié russe refuse catégoriquement de fournir à son nouveau vassal africain les aéronefs qu’il a fait miroiter au pauvre Assimi Goïta. Le dictateur malien devient la risée de la scène internationale et l’Armée de l’Air du Mali souffre de ne plus pouvoir se moderniser.

Aujourd’hui à 50 ans l’Armée de l’Air du Mali repose en grande partie ses opérations sur les drones MALE achetés auprès de la Turquie. Pour autant sa flotte a souffert, notamment suite à ses mésaventures contre l’Algérie voisine. Quelques hélicoptères seraient encore en état de vol, bricolés ça et là avec les faibles subsides donnés par Moscou.
Il y a quelques semaines Bamako a choisi d’unifier ses forces avec celles de ses voisines burkinabées et nigériennes.
Nous souhaitons malgré tout cela un très beau 50ème anniversaire à l’Armée de l’Air du Mali, en espérant qu’elle saura se relever et brillera de nouveau.
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February 6, 12:59 AM
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Les États-Unis envisagent de sanctionner l'Algérie pour son achat d'avions de combat russes Su-57E Felon

Les États-Unis envisagent de sanctionner l'Algérie pour son achat d'avions de combat russes Su-57E Felon | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En octobre, des ordres de production émanant du conglomérat russe Rostec et divulgués par le collectif de pirates informatiques Black Mirror ont confirmé
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January 24, 4:11 PM
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Des Yak-130 en Éthiopie 

Des Yak-130 en Éthiopie  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pour la première fois, une photo d’un avion de combat léger Yak-130 aux couleurs de l’armée de l’air éthiopienne est diffusée.

Première photo d'un Yak-130 éthiopien @ Military Informant

La confirmation

De nombreuses fuites parlaient d’une acquisition probable d’avions d’entraînement et d’attaque au sol léger de type Yakovlev Yak-130 par l’Éthiopie. Mais jusqu’à ce jour aucune confirmation n’avait eu lieu.

La surprise est venue du Salon aéronautique Aviation Expo 2026 qui se tient actuellement sur la base aérienne centrale de l'armée de l'air éthiopienne (EAF), à l'aérodrome de Bishoft. Un premier Yak-130 arborant le numéro de queue et l'emblème des forces armées locales a été présenté.

Selon des sources convergentes, le contrat prévoit la fourniture de 10 appareils, dont les trois premiers auraient déjà été livrés en 2025.

Il convient de noter que l'Éthiopie est le huitième pays étranger à recevoir des Yak-130, après l'Algérie, le Bangladesh, le Bélarus, le Vietnam, le Myanmar, le Laos et l'Iran.



Yakovlev YAK-130 « Mitten »

Le Yakovlev Yak-130 « Mitten » est un avion d'entraînement biréacteur avancé.russe. Yakovlev débuta la conception à la fin de 1991. Des pourparlers débutèrent à la fin de 1992 pour trouver un partenaire occidental. Ce qui fut le cas avec l’italien Alenia Aermacchi. Le premier vol eut lieu le 25 avril.1996 sur la base de Joukovski. Il rejoignit ensuite l'Italie à l'été 1997. Ilétait prévu que l'avion soit assemblé par Aermacchi sous la désignationYak/AEM-130. Pour donner suite à divers problèmes, la collaboration entre lesdeux avionneurs fut stoppée en 2000.



Trois prototypes furent construits pour la qualification de l'appareil. La qualification préliminaire permettant son utilisation par l'Armée de l'airrusse en tant qu'avion d'entraînement avancé fut attribuée en novembre 2007 parle centre d'essai en vol Glitz, à Akhtubinsk. La qualification pourL'entraînement au combat a été donné en 2009.



En 2005, la force aérienne russe passa une première commande de 12 YAK-130. À cejour, 109 appareils sont en service. L’avion est doté de moteurs Ivchenko-Progress AI-222-25 de 24,7 kN de poussée sèche chacun. Enmatière d’avionique, il est doté de deux écrans multifonctions (3 à l'export),d'un système de navigation GLONASS (l'équivalent russe du GPS) et son systèmepermet de simuler toutes les armes en service en Russie. Il est capable desimuler les caractéristiques de chasseurs modernes, y compris de 5ᵉ génération.La cellule peut encaisser entre +8 G et -3 G. L'appareil peut opérer à partir deterrains mal ou peu préparés et voler à un angle d'incidence supérieur à 42°.



Le Yak-130 dispose de 9 points d'emport, dont 3 sous chaque aile, pour une chargede 3 000 kg. Il possède un radar Osa développé par Zhukovsky, capable de suivre 8 cibles et d'en prendre à partie 4. Il emporte des leurres, un système d’alerte radar et un brouilleur. Il dispose du pod de guidage Platan et il peut employer des missiles air-air R-73 ou air-sol Kh-25, des bombes de 50, 250 kg ou à sous-munitions, des roquettes B-8M ou B-18. Il est équipé d’une nacelle, d'un canon GsH-23 ou d’un canon GsH-301.
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January 14, 12:16 AM
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Le Sukhoi Su-75 Checkmate devrait voler avant l'été

Le Sukhoi Su-75 Checkmate devrait voler avant l'été | DEFENSE NEWS | Scoop.it
On sait bien qu’avec la Russie il faut faire très attention aux déclarations quand aux supposés futurs premiers vols. Depuis quelques semaines le géant UAC, maison mère de Sukhoi, annonce que le chasseur furtif Su-75 Checkmate réalisera son premier vol cette année ; désormais l’information a été affinée autour de ce premier semestre. Rappelons qu’actuellement aucun exemplaire n’a été vendu même si Moscou avance des contacts avec l’Algérie, l’Iran, et le Venezuela. Dans ce dernier cas il y a désormais toutes les chances que cela ne se fasse pas !

Ce qui est bien avec ce chasseur annoncé de 5ème génération c’est que la Russie n’a jamais autant communiqué sur un avion bien avant son premier vol. À croire que les propagandistes moscovites ont choisi de réitérer les erreurs faites avec le Sukhoi Su-57 Felon, et notamment sa supposée première intervention au Proche-Orient. Cela avait fait bidonné tout le monde ! Sauf les trolls… Même récemment ses actions de guerre en Ukraine n’ont impressionné aucun spécialiste. En fait le Su-57 n’est vraiment effrayant qu’à Hollywood dans «Top Gun : Maverick». Et encore.

Face à un Lockheed-Martin F-35 Lightning II omniprésent et à un Shenyang J-35 de plus en plus récurrent dans l’actualité la Russie a besoin de réaffirmer qu’elle existe et qu’elle aussi est capable de produire des chasseurs furtifs. Et cela devient urgent. D’où cette nécessité de communiquer à outrance autour du Su-75. Annoncer qu’il volera (théoriquement) avant l’été c’est démontrer deux choses.
Primo le prototype du Checkmate n’est pas prêt à voler en cette première quinzaine de janvier 2026. Et secundo rien ne permet de garantir qu’il le sera avant le 30 juin prochain, fin du premier semestre de l’année. Pas de quoi rassurer les futurs (hypothétiques ?) investisseurs de cet avion que dès le début Moscou a présenté comme avant tout dédié au marché international. Il se dit pourtant de plus en plus que le monoréacteur furtif de Sukhoi pourrait remplacer les plus vieux des MiG-29 Fulcrum dans les rangs de l’aviation de chasse russe.

Rappelons par ailleurs que Sukhoi a révélé l’an dernier avoir dérivé deux sous versions du Su-75. Une première est un biplace en tandem destiné notamment à la transformation opérationnelle, alors même que les concurrents américains et chinois préfèrent le recours à des simulateurs de vol, et la seconde un drone de combat possiblement collaboratif. On ignore l’avancée technique de leur développement respectif.
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December 21, 2025 12:39 PM
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Le premier PC-24 de l’Aéronavale française 

Le premier PC-24 de l’Aéronavale française  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le premier PC-24 destiné à l’Aéronavale française est en phase d’assemblage final chez Pilatus à Stans.
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Le premier PC-24 aux couleurs de l'Aéronavel @ Stephan Widmer

Peinture et marquage

Photographié comme il se doit par Stephan Widmer la semaine dernière. L’avion a été transféré dans le hangar "Matterhorn" pour son assemblage final. La livrée est déjà présente ainsi que les marquages tels que l’immatriculation F-HJAH série 619 (c/n 619), ainsi que les marques de sa future affectation, soit l’escadrille 57S.

L’Aéronautique navale a choisi le Pilatus PC-24 à l’issue de l’évaluation compétitive. Cette décision souligne l’engagement de la France à maintenir une infrastructure de formation avancée des pilotes. Trois PC-24 seront acquis en location auprès de la société Jet Aviation avec des livraisons prévues entre début 2026 et 2027. L’escadron 57S de Landivisiau exploitera le nouvel appareil. Le choix est motivé par le fait que l’avion suisse combine les performances de décollage et d’atterrissage courts avec le confort et la vitesse d’un avion d’affaires léger. Dans les opérations d’entraînement naval, il sera utilisé pour former les élèves-pilotes de chasse au vol aux instruments et aux procédures militaires, améliorant ainsi le réalisme et l’efficacité de l’instruction au vol.



Avec cette acquisition, la Marine nationale signale sa stratégie de modernisation à long terme du patrimoine aérien. La transition vers le PC-24 apportera une efficacité améliorée, une réduction des coûts d’exploitation et une progression plus fluide des pilotes vers les aéronefs de première ligne. Cette initiative permet non seulement de moderniser la flotte d’avions d’entraînement à réaction de la Marine française, mais aussi de renforcer sa préparation opérationnelle et la qualité de sa formation, alors que le service se prépare à la prochaine génération d’opérations maritimes et de chasse.

L’escadrille 57S

Créée le 1ᵉʳ juin 1953 sur la BAN Lartigue (Algérie), la 57S est dotée de SNJ, de Hellcat et de Vampire. Sa mission est alors l'entraînement des futurs pilotes de chasse de l'aviation embarquée. L'escadrille est transférée à Kouribga (Maroc) entre septembre 1954 et juillet 1960, date à laquelle elle rejoint Port-Lyautey. Son parc aérien est alors de 42 avions : 14 SNJ, 18 Corsair et 10 Vampire. En 1961, elle reçoit les CM-175 Zéphyr destinés à remplacer le vieux Vampire. Dissoute en 1962, l'escadrille aura alors formé 290 pilotes et effectué 48 000 heures de vol. L'école de chasse de Tours assure alors la formation des pilotes de chasse marine.

En février 1969, une « section Fouga » est créée à Landivisiau, dont la mission est essentiellement l'entraînement au vol sans visibilité. Le 1ᵉʳ mai 1972, elle cède la place à la « section réacteurs », dotée de 10 MS760 Paris. Le premier Falcon 10MER fut livré à la SRL à Landivisiau le 5 mai 1975. Quatre pilotes, deux " mecbo ", et trois personnels non navigants reçurent une formation technique par la société Dassault, sur la base aérienne de l'Armée de l'air de Mérignac du 3 au 15 mars 1975. Le premier vol marine eut lieu le 17 avril 1975 à Bordeaux-Mérignac.

Le 1ᵉʳ septembre 1981, la 57S renaît, armée de ces deux types d'aéronefs. Sa mission principale est l'entraînement des pilotes de réacteurs embarqués : acquisition ou renouvellement des qualifications de vol aux instruments, pratique de l'IFR (Instrument flight rules) par des vols, en régime général sur le territoire français et à l'étranger. Un autre volet de l'activité est le transport occasionnel d'autorités et la participation à des dépannages lointains.

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November 30, 2025 1:12 PM
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« Une offensive discrète » : c’est quoi ce missile Astra Mk1 qui pourrait remplacer les armes russes sur les avions de chasses MiG-29 ? - Le Parisien

« Une offensive discrète » : c’est quoi ce missile Astra Mk1 qui pourrait remplacer les armes russes sur les avions de chasses MiG-29 ? - Le Parisien | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Développé pour assurer l’indépendance de l’Inde sur les missiles air-air à moyenne portée, le missile Astra Mk1 pourrait être vendu à l’Algérie, l’Égypte, l’Indonésie… aux dépens de la Russie.
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November 21, 2025 1:10 AM
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[Actu] Su-57E: deux appareils livrés à l’Algérie ? Le choc stratégique qui se profile au Maghreb

[Actu] Su-57E: deux appareils livrés à l’Algérie ? Le choc stratégique qui se profile au Maghreb | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’annonce de la remise de deux chasseurs Su-57E à un client étranger, identifié publiquement comme l’Algérie à la suite d’un contrat annoncé en février 2025,
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November 20, 2025 12:50 AM
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L’UAC livre les deux premiers Su-57E à un client international 

L’UAC livre les deux premiers Su-57E à un client international  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La société russe United Aircraft Corporation (UAC) a livré les deux premiers avions de combat Sukhoi Su-57E « Felon » de série à un client à l’exportation sans le nommer.
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Su-57 @ UAC

La livraison

L’annonce a été faite le 17 novembre par le PDG de l’UAC, Vadim Badeha, lors d’une interview au salon aéronautique de Dubaï 2025. Cette livraison fait de la Fédération de Russie le deuxième pays au monde, après les États-Unis, à exporter un avion de combat de 5ᵉ génération. Selon le chef de l’UAC, les appareils sont déjà entrés en service opérationnel, le client exprimant sa satisfaction quant à leurs performances et à leur qualité.

Bien que le client de lancement n’ait pas été officiellement nommé, l’Algérie est largement spéculée comme en étant le destinataire. Des rapports de médias spécialisés en défense algériens et russes confirment qu’un contrat pour 14 chasseurs Su-57E a été signé en 2021. Le calendrier de livraison présumé inclut 6 avions en 2025, 6 autres en 2026, et les 2 derniers en 2027. En tant que partenaire russe de défense de longue date opérant des chasseurs avancés Su-30MKA et des bombardiers de première ligne Su-34, l’Algérie est le client initial le plus logique, disposant à la fois des ressources financières et d’un besoin doctrinal pour moderniser son armée de l’air.

Analyse des opérateurs potentiels



Exportations potentielles

La Russie cherche d’autres clients pour la version « export » du Su-57. Faire fonctionner un chasseur de 5ᵉ génération comme le Su-57 nécessite un alignement militaire, politique, doctrinal et infrastructurel significatif. Au-delà de l’Algérie et de l’Inde, le cercle d’opérateurs potentiels est restreint mais comprend plusieurs nations ayant une histoire de coopération en matière de défense avec la Russie. Le Vietnam est une cible pour le Su-57. L’Armée de l’air populaire vietnamienne exploite depuis longtemps la famille Su-27/30 et fait face à un besoin croissant d’une amélioration qualitative pour contrer la puissance militaire croissante de la Chine, qui inclut le chasseur J-20. Pour Hanoï, acquérir le Su-57E serait une démarche stratégique pour maintenir la parité régionale.

Le Kazakhstan en tant que membre de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) et opérateur des chasseurs modernes Su-30SM est un candidat logique.



La première livraison du Su-57E est à la fois une étape technologique et géopolitique. Elle démontre la capacité du complexe industriel de défense russe à produire et livrer des systèmes aéronautiques avancés malgré les sanctions internationales et les difficultés ayant trait à l'Ukraine. Le succès futur à l’exportation de l’appareil dépendra de la capacité de l’UAC à satisfaire simultanément les commandes nationales et étrangères, ainsi que de la volonté politique et des capacités financières des acheteurs potentiels.

Dans son intervention au Salon de Dubaï, le PDG de l’UAC, Vadim Badeha, a déclaré que les conditions actuelles du marché, façonnées par la performance de combat du matériel russe, créent une base pour la croissance des exportations. Il a souligné que les clients internationaux manifestent un intérêt concret pour acquérir des systèmes dont les avantages concurrentiels ont été prouvés face à la technologie militaire occidentale contemporaine. Dans ce contexte, la tâche principale de l’UAC est de répondre à cette demande émergente.

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Le nouveau cockpit présenté à Dubaï @ Rayane Kadi

Sukhoi Su-57 « Felon »

Le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveautés, l’adjonction de la fusion des données et d'une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation, et ceci même si la réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout. Présenté au salon de l'aéronautique de Dubaï 2025, le cockpit présente une nouvelle configuration avec un grand écran central qui remplace les deux écrans en service précédemment.



On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobile, le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers) qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaque. Ce système permet à l’avion d'être moins sujet à des pertes de portance, lors d’angles d’attaque élevés.



Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (Multifunction Integrated Radio-Electronic System). Ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux : soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radars AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaque. De fait, le Su-57 peut "voir" sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore complètement estimées (données confidentielles). Les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 km (données estimées) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.



En ce qui concerne la guerre électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique. De plus, l’avion est doté d’un système de contre-mesure infrarouge directionnelle, capable de perturber à la fois les systèmes de détection air-air et les missiles air-air infrarouge.



En matière d'armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, le Kh-58 USK, le Kh-59 MK2 et KAB-250LE , sans oublier le BrahMos et le missile balistique hypersonique Kh-47M2 Kinzhal (« Dagger ») (ALBM). Un canon GDH-301 de 30mm vient compléter l’équipement.



La version « Export »

Le Su-57E se distingue également par ses capacités de transport d'armes étendues et polyvalentes, équipé de 12 points d'emport, dont six points d'emport internes au fuselage qui préservent son profil furtif. Cette configuration lui permet de transporter une charge de combat diversifiée, notamment des missiles air-air, des bombes et des munitions à guidage de précision avancées. Le Su-57E peut être armé avec les armes russes de haute précision « Long Arm », permettant un engagement à longue portée contre des cibles aériennes et terrestres. Son système de contrôle d'armes multicanal est adaptable à divers profils de mission, facilitant des transitions en douceur entre différents scénarios d'engagement et renforçant son rôle de véritable chasseur polyvalent.



La suite avionique du Su-57E est conçue pour résister aux menaces de guerre électronique (EW) et est équipée de systèmes résistants au brouillage qui permettent au chasseur d'opérer efficacement même dans des environnements à fortes interférences électromagnétiques. Cela garantit un ciblage, une navigation et une communication fiables dans les zones contestées, maintenant la capacité opérationnelle malgré les attaques EW hostiles. L'automatisation est également une caractéristique importante du Su-57E, avec des systèmes avancés qui réduisent la charge de travail du pilote, permettant une gestion efficace des missions et une adaptation rapide aux scénarios de combat dynamiques. Ce haut niveau d’automatisation et les capacités complètes de gestion de combat de l’avion permettent au pilote de se concentrer sur les tâches critiques, les systèmes embarqués gérant une grande partie des activités complexes de détection et de réponse aux menaces.
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October 17, 2025 1:35 AM
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Défense opérationnelle du territoire : La Gendarmerie nationale n'a pas les moyens de remplacer ses FAMAS

Défense opérationnelle du territoire : La Gendarmerie nationale n'a pas les moyens de remplacer ses FAMAS | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Créée durant la guerre de Cent Ans, qui opposa les Valois aux Plantagenêts [et donc le Royaume de France à celui d’Angleterre] entre 1337 et 1453, la Maréchaussée était un corps militaire chargé d’assurer la justice aux armées.

Après la victoire de Castillon [1453], qui permit au roi Charles VII de reconquérir les possessions anglaises en Guyenne, les missions de la Maréchaussée furent progressivement élargies par, entre autres, l’ordonnance d’Amboise sur la police et justice des gens de guerre [13 mai 1470] et la déclaration royale du 25 janvier 1536, celle-ci ayant étendu ses compétences judiciaires à l’ensemble des crimes, que leurs auteurs fussent soldats ou civils.

Puis, sous le règne de Louis XIV, grâce à une décision du ministre Colbert, la Maréchaussée créa ses premières brigades en 1668. Le 16 février 1791, elle fut réorganisée et prit le nom de « Gendarmerie nationale ». La loi du 17 avril 1798 précisa ses attributions en matière de police et lui confia les prérogatives qui étaient celles, naguère, de la Maison militaire du Roi.

Pour autant, son statut militaire ne fut jamais remis en cause. D’ailleurs, l’ordonnance de 1820 avait confirmé sa dimension militaire en la définissant comme « l’une des parties intégrantes de l’armée ». Quoi qu’il en soit, la Gendarmerie prit part aux guerres du Premier Empire, de la Monarchie de Juillet [elle se distingua notamment au combat de Taguine, mené par Henri d’Orléans en 1843] et du Second Empire [siège de Sébastopol en 1855, guerre franco-prussienne de 1870].

Le statut militaire de la Gendarmerie avait d’ailleurs été encore conforté par un décret signé 1854, ce dernier l’ayant rattachée au ministère de la Guerre. Aussi fut-elle grandement sollicitée lors des deux guerres mondiales et des conflits en Indochine et en Algérie.

En outre, c’est en raison de leur statut militaire que les gendarmes tiennent un rôle important – si ce n’est prépondérant – dans le concept de « Défense opérationnelle du territoire » [DOT]. Concept qui avait été perdu de vue après la fin de la Guerre froide et qui retrouve de nouveau tout son intérêt dans le contexte sécuritaire actuel.

Seulement, en 2009, il fut décidé de rattacher la Gendarmerie au ministère de l’Intérieur… Ce qui avait engendré de nombreux débats à l’époque. Était-ce pertinent ? Toujours est-il que ses moyens ne sont plus en phase avec ceux des autres armées [Terre, Marine, Air & Espace]. C’est ce qu’a suggéré le général Hubert Bonneau, son directeur [DGGN], lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 15 octobre.

« Nous inscrivons notre action dans un continuum ‘sécurité – défense’. En tant que force armée, nous avons un rôle primordial pour la préservation des intérêts fondamentaux du pays et la défense opérationnelle du territoire, aux côtés des armées », a d’abord rappelé le général Bonneau.

En cas d’un potentiel « engagement majeur de la France à l’Est [de l’Europe], qui tiendra le territoire national ? Je pense que c’est aussi le sujet de la Gendarmerie », a-t-il insisté.

Pour cela, la Gendarmerie peut s’appuyer sur sa réserve opérationnelle, dont l’effectif est passé de 35 000 à 38 000 volontaires en moins de trois ans. Selon le général Bonneau, il serait même possible d’aller jusqu’à 50 000… mais à condition d’en avoir les moyens budgétaires.

« Je peux augmenter le [nombre] des réservistes mais je n’ai pas les moyens pour les équipements », a confié le DGGN. Et cela concerne notamment l’armement, la Gendarmerie n’ayant pas pu remplacer, comme l’ont fait les autres armées, ses fusils d’assaut par des HK-416F.

« La Gendarmerie est entièrement équipée de FAMAS. Or, les FAMAS ne seront plus soutenus à compter de 2030. Nous n’avons pas d’accroche dans le cadre de la Loi de programmation militaire [LPM]. Donc, il faut financer ces moyens spécifiques avec le budget de la Gendarmerie. J’ai des besoins aussi en équipements lourds, je pense à la mobilité et à l’augmentation du [parc] des blindés si besoin », a détaillé le général Bonneau.

« On est devant ces urgences aujourd’hui qui, pour l’instant, ne peuvent pas être prises complètement en compte parce que les priorités vont d’abord à l’immobilier et à l’équipement de mes brigadiers », a conclu le DGGN.

Photo : Garde républicaine / Gendarmerie nationale
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October 8, 2025 12:52 AM
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La Russie proche de vendre douze Su-57E à l’Algérie

La Russie proche de vendre douze Su-57E à l’Algérie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Des fuites laissent penser que l’Algérie va acheter 12 Su-57E à la Russie, avec des paiements alternatifs et un hub logistique à Dubaï.
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