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FOURNISSEUR DE YESCARD

Organisation de technologie financière qui continue à faire ses preuves dans la zone euro. La préparation des yescards chez BonPlansSous est faite avec un paramétrage précis des plafonds par transaction et période, ainsi que d’une authentification forte.

La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

Nous vous encourageons vivement à nous contacter ! Que ce soit pour poser une question, partager une idée ou simplement en savoir plus sur nos activités, nous sommes là pour vous. Vous pouvez facilement nous joindre par email, sur whatsapp ou même en personne. Chaque message compte pour nous, et nous serons heureux d'échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter, car votre voix est importante et nous tenons à vous écouter

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Saint-Michel-l'Observatoire — Wikipédia

Saint-Michel-l'Observatoire - Wikipédia

Saint-Michel-l'Observatoire est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Après un exode rural important, cette commune a retrouvé sa population des années 1850 (plus de 1 000 habitants). Elle a préservé ses richesses patrimoniales : patrimoine bâti, allant du Moyen Âge au siècle (chapelles, églises, tours, moulins), patrimoine naturel (forêt, champs et rivière), agriculture.

Saint-Michel-l'Observatoire est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Après un exode rural important, cette commune a retrouvé sa population des années 1850 (plus de 1 000 habitants). Elle a préservé ses richesses patrimoniales : patrimoine bâti, allant du Moyen Âge au XIXe siècle (chapelles, églises, tours, moulins), patrimoine naturel (forêt, champs et rivière), agriculture. Un tourisme s'est développé sur le territoire, inclus dans le parc naturel régional du massif du Luberon. L’observatoire de Haute-Provence est situé sur le territoire de la commune, avec des animations mais aussi une recherche scientifique permanente. Géographie[modifier le code] Saint-Michel a été choisie comme site d'implantation de l’observatoire de Haute-Provence, vers 600 mètres d'altitude au nord. Un astéroïde (9395) Saint Michel a été ainsi nommé en son honneur. Le village est situé à 543 m d’altitude[1]. Le rocher de Guérin culmine à 767 mètres sur la commune. Les communes limitrophes de Saint-Michel-l'Observatoire sont Revest-des-Brousses, Mane, Dauphin, Saint-Martin-les-Eaux, Villemus, Reillanne et Aubenas-les-Alpes. Le village occupe le flanc d’un éperon allongé est situé dans le parc naturel régional du Luberon. La commune est l'un des soixante-dix-sept membres du parc naturel régional du Luberon, parc qui s'étend, de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la Durance à l'est, sur deux départements, quatre-vingt-cinq communes et 185 145 hectares. Vers le sud, le Luberon domine le bassin de la Durance et le pays d'Aigues. La commune compte deux villages principaux, Saint-Michel-de-Provence, appelé usuellement Saint-Michel, et Lincel. Elle regroupe aussi plusieurs hameaux, dont Les Craux, et des écarts en assez grand nombre. Limites communales entre Saint-Michel-l'Observatoire et ses communes adjacentes. Géologie[modifier le code] Article connexe : Géologie des Alpes. Le territoire se situe à la limite est des monts de Vaucluse, entre plusieurs formations géologiques majeures des Alpes[2] : la Montagne de Lure au nord-ouest ; la faille de la Durance au sud-est, dans la vallée ; le Plateau de Valensole à l'est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène). le Luberon au sud. Hydrographie[modifier le code] La commune est traversée par un cours d'eau, le Largue[3], affluent de la Durance. Celui-ci, coulant du nord, forme la limite sud, fait un coude vers le nord-ouest et longe la limite ouest communale. À l'est, deux ruisseaux, la Rimourelle et le Répétier[4] s’écoulent vers le sud-est dans des vallons parallèles. Climat[modifier le code] Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[7] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[8]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10]. Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 794 mm, avec 6,2 jours de précipitations en janvier et 3,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dauphin à 6 km à vol d'oiseau[11], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 693,2 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le 28 juin 2019 ; la température minimale est de −16,4 °C, atteinte le 7 février 2012[Note 1]. Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Voies de communication et transports[modifier le code] Voies routières[modifier le code] Le village Saint-Michel-l'Observatoire est au carrefour des routes départementales RD 5, 55, 205 et 305. La commune est traversée par la RD 4100, ancienne route nationale 100. Distance des grandes villes françaises L'orientation et la localisation de Saint-Michel-l'Observatoire par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau : Ville Marseille Nice Montpellier Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille Distance Orientation 74 km 127 km (S-E) (S) 152 km (S-O) 217 km (N) 345 km (O) 512 km (O) 543 km (N-E) 610 km (N) 678 km (N-O) 737 km (N-0) 775 km (N) Services autocars[modifier le code] Lignes régionales, réseau Zou ![modifier le code] Saint-Michel-l'Observatoire est desservie par[15] : 2 lignes de PROXIMITE : Ligne Tracé 470 Banon ↔ Saint-Michel-l'Observatoire ↔ Manosque 915 Avignon ↔ Apt ↔ Saint-Michel-l'Observatoire ↔ Forcalquier ↔ La Brillanne[16] Transports ferroviaires[modifier le code] Les gares SNCF sont à Manosque - Gréoux-les-Bains à 12 km et La Brillanne-Oraison à 14 km, toutes les deux sur la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble). La ligne de Cavaillon à Saint-Maime - Dauphin passait en limite sud de la commune, mais elle est fermée au trafic voyageurs depuis 1938 et depuis déclassée. Flore et faune[modifier le code] 59,8 % du territoire sont en zone naturelle[17]. La commune est incluse dans une zone de nature et de silence de 677 ha, ainsi que dans la ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) de type 2 « Agrosystème de Mane ». On y retrouve des espèces des écosystèmes liés à l'agriculture et aux zones humides (comme le martin pêcheur sur la rivière Largue)[18]. Les bois d'Audibert, le Largue et les Craux sont inventoriés comme secteurs de valeur biologique majeure[17]. Risques naturels et technologiques[modifier le code] Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Forcalquier auquel appartient Saint-Michel-l’Observatoire est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[19], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[20]. La commune de Saint-Michel-l’Observatoire est également exposée à trois autres risques naturels[20] : feu de forêt ; inondation ; mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[21] . La commune de Saint-Michel-l’Observatoire est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses, par rail, route et canalisations[22] . Ces transports sont principalement à destination ou en provenance des usines Arkema de Saint-Auban et Sanofi de Sisteron[23] . La départementale RD 4100 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[24] . Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[22] et le Dicrim n’existe pas non plus[25]. La commune est très fréquemment l’objet d’arrêté de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue (1986, 1987, 1990 deux fois, 1994 avec en plus des glissements de terrain, 1998, 2001 et 2011[20]. Le tremblement de terre de Lambesc, 11 juin 1909 a été fortement ressenti dans la commune, avec une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets)[26],[27]. Urbanisme[modifier le code] Typologie[modifier le code] Au 1er janvier 2025, Saint-Michel-l'Observatoire est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[28]. Elle est située hors unité urbaine[29]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Manosque, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[29]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[30],[31]. Occupation des sols[modifier le code] L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (60,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (32,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25,3 %), terres arables (20,1 %), zones agricoles hétérogènes (20 %), zones urbanisées (1,2 %), prairies (0,4 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1]. Logement[modifier le code] Saint-Michel-l'Observatoire comptait 687 logements en 2007 (contre 626 en 1999). Les constructions anciennes sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2007, 39,4 % des résidences principales dataient d'avant 1949. En revanche, la commune connaît un important déficit de constructions des années 1950 aux années 1980 qui s'explique par l'exode rural. Les résidences principales représentent 488 logements soit 71,0 % du parc (61,5 % en 1999), réparties à 87,5 % en maisons individuelles (88,3 % en 1999) et 11,8 % en appartements (6,9 % en 1999) (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine). 77,8 % des habitations principales comportent 4 pièces et plus[33]. Les propriétaires de leur logement constituent 65,9 % des habitants contre 27,1 % qui sont locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine). Le nombre moyen de pièces principales est de 4,6 pour les maisons et 3 pour las appartements. Toponymie[modifier le code] Le nom provençal de Saint-Michel-l’Observatoire, Sant-Michèu-l’Òusservatòri, est une retraduction à partir du nom français, et n’est pas tiré du nom provençal qui s’écrirait Sant Michèu[34]. Le prieuré d’Ardenne (cité comme de Ardenna en 1274), et le château voisin, tirent leur nom d’une racine celtique, *ardu-, signifiant élevé : il est en effet situé en haut d’une pente, et proche d’un ravin[35],[36]. Lincel apparaît dans les chartes en 1251 sous la forme Laudoncelli, puis de Lixello en 1274, Launcello ou Lancello en 1351), est issu de Lavincellu, sur une variante de la base prélatine *l-av servant à désigner une pente[37]. Histoire[modifier le code] Article connexe : Histoire des Alpes-de-Haute-Provence. Premières occupations humaines[modifier le code] Le territoire de la commune est fréquenté au paléolithique (découvertes à Aurifeuille, La Nouvenière, Gayol), puis au chalcolithique[38]. Sept oppidums ont été identifiés sur le territoire de la commune[39]. Antiquité[modifier le code] Dans l’Antiquité, le territoire de la commune est habité par le peuple gaulois des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces[40], et vaincus avec eux par les légions romaines en 125 av. J.-C.[41]. Après la conquête romaine, les Sogiontiques sont rattachés à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[40]. Un élément reste fixe depuis la fin de l'Antiquité : la limite orientale de la commune reste fixée sur le versant de la colline de Porchères, important repère visuel dans le paysage, et qui fut le siège d'un oppidum à l'époque gauloise. La colline est restée un lieu de culte, avec la chapelle Saint-Jean-de-Fuzils. La persistance d'une telle borne territoriale semble un processus courant, on retrouve le même phénomène au Chastelard de Lardiers entre Lardiers et Banon[42]. La voie domitienne passait sur la commune. Venant d'Alaunium (au pied de Lurs), elle traversait la plaine de Mane et entrait dans la commune à Tavernoure où subsiste une borne d'époque antique. Après avoir franchi la Rimourelle, la voie romaine remontait sur le plateau, avant de traverser le Reculon sur un gué aménagé[43],[41]. Des traces d’aqueduc ont également été découvertes[44]. Moyen Âge[modifier le code] Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[45]. La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIe siècle (Castrum Saint Michaelis, en référence à saint Michel archange[46]), alors qu’elle n’est qu’un village fortifié[1]. L’église Saint-Michel (actuelle église haute au village) et les redevances qui lui étaient attachées sont donnés à l’abbaye de Ganagobie[47] au Xe siècle, avant de passer au XIIe siècle à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. L’abbaye possédait également une église rurale, à Saint-Jean-de-Fuzils, qui appartenait auparavant à Saint-Victor de Marseille[48],[47], ainsi que le prieuré d’Ardènes. L’Hospitalité d’Avignon y possédait la chapelle d’Ardène (fondée en 1209)[49], la chapelle Saint-Paul dépendait de Carluc, et enfin la chapelle Sainte-Madeleine relevait du chapitre de Forcalquier[47]. Le fief de Saint-Michel relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Saint-Michel, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250[50]. Le fief de Saint-Michel appartient aux familles d’Agoult (du XIVe au XVIIIe siècle) et Marin (XVIIe siècle)[49]. Le fief de Silvabelle en est détaché[51]. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[47]. Audibert de Reillanne fut coseigneur de Saint-Michel[52]. Le prieuré d’Ardènes tenait un hospice pour les voyageurs[53],[47]. Une abbaye est abandonnée au XIIIe siècle. Époque moderne[modifier le code] En 1511, les habitants intentent un procès aux insectes qui dévastent les cultures devant l’officialité. Celle-ci condamne les insectes à disparaître. Époque contemporaine[modifier le code] Saint-Michel fusionne avec Lincel en 1973, commune qui durant la Révolution, compte une société patriotique, établie fin 1792[54] par la société de Manosque, et appelée société des Antipolitiques[55]. Environ 80 % de la population masculine la fréquente[56]. En application du décret de la Convention du 25 vendémiaire an II (16 octobre 1793) invitant les communes ayant un nom pouvant rappeler la royauté, la féodalité ou des superstitions, à le remplacer par une autre dénomination, la commune change de nom pour Mont-Michel[57]. Sous la monarchie de Juillet, à la suite d’une querelle entre le curé et les paroissiens, une part importante des habitants de Saint-Michel embrassent le culte protestant[58]. Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : neuf habitants de Saint-Michel, et deux de Lincel, sont traduits devant la commission mixte, la peine la plus courante étant la déportation en Algérie[59]. Comme de nombreuses communes du département, Saint-Michel et Lincel se dotent d’écoles bien avant les lois Ferry : en 1863, chacune des deux communes en possède une, installée au chef-lieu. Les écoles des deux villages dispensent une instruction primaire aux garçons[60], mais seules les filles de Saint-Michel reçoivent une instruction. En effet, la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants, ce qui ne concerne pas Lincel<[61]. La première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concerne pas Lincel non plus, qui n’ouvre son école aux filles qu’avec les lois Ferry[62] La commune de Saint-Michel profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école[63]. La commune est durement touchée par la Première Guerre mondiale, qui accélère encore le déclin démographique : outre les tués au front, un Saint-Michelois est fusillé pour l'exemple ; son nom figure sur le monument aux morts[64]. En 1937, Saint-Michel est choisie pour l'implantation de l'observatoire de Haute-Provence, et change de nom à cette occasion : cette installation entraine une nouvelle dynamique démographique. Durant la Seconde Guerre mondiale, le département est occupé par l'Italie de novembre 1942 à septembre 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. Le débarquement de Provence ainsi que différents bombardements permettent la libération progressive de la zone. La commune a connu durant la deuxième moitié du XXe siècle une importante croissance, qui l'a ramenée à son niveau de population d'avant l'exode rural. Le tourisme s'est développé. Politique et administration[modifier le code] Administration municipale[modifier le code] De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 15 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[65]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et André Péta a été réélu conseiller municipal au premier tour avec le douzième total de 312 voix, soit 50,65 % des suffrages exprimés. La participation a été de 82,46 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[66]. Tendances politiques et résultats[modifier le code] Article connexe : Élections municipales de 2014 dans les Alpes-de-Haute-Provence. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Liste des maires[modifier le code] L'élection du maire est une innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour deux ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton. En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein. Liste des maires successifs Période Identité Étiquette Qualité Les données manquantes sont à compléter. mai 1945 Gaston Mollet[67] mars 2001 2014 André Peta[68] DVG[69] avril 2014 2020 Pascal Depoisson[70] DVD Retraité juin 2020 en cours Jean-Paul Grosso André Latil, maire délégué de la commune associée de Lincel, est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Bruno Mégret (MNR) à l’élection présidentielle de 2002[71],[72]. Intercommunalité[modifier le code] Saint-Michel-l'Observatoire fait partie : de 1992 à 2017, de la Communauté de communes de Haute-Provence ; depuis le 1er janvier 2017, de la communauté de communes Haute-Provence Pays de Banon. Fiscalité[modifier le code] L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Michel-l'Observatoire en 2009[73] Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale Taxe d'habitation 4,52 % 30,30 % 5,53 % 0,00 % Taxe foncière sur les propriétés bâties 10,20 % 8,94 % 14,49 % 2,36 % Taxe foncière sur les propriétés non bâties 40,52 % 31,79 % 47,16 % 8,85 % Taxe professionnelle 0,17 % 6,37 % 10,80 % 3,84 % La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable. La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (les deux formant la contribution économique territoriale qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[74]). Instances administratives et juridiques[modifier le code] Saint-Michel-l'Observatoire Monte Porzio Catone Saint-Michel l’Observatoire est une des dix communes du canton de Forcalquier, qui totalise 13 675 habitants en 2008. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Forcalquier depuis le 17 février 1800 et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Saint-Michel l’Observatoire fait partie du canton de Forcalquier depuis 1801 après avoir fait partie du canton de Reillanne de 1793 à 1801[75]. La commune fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[76]. Jumelages[modifier le code] Saint-Michel-l'Observatoire est jumelée avec[77] Monte Porzio Catone (Italie), qui est une commune d'environ 9 000 habitants, située dans la province de Rome, dans la région du Latium, en Italie centrale, et qui est l'un des trois sites de l'Observatoire de Rome. Population et société[modifier le code] Démographie[modifier le code] Le nom de ses habitants est Saint-Michelois[78],[79]. Articles connexes : Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[80]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[81]. En 2023, la commune comptait 1 329 habitants[Note 3], en évolution de +7,35 % par rapport à 2017 (Alpes-de-Haute-Provence : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %). L'exode rural a provoqué, comme ailleurs dans le département, une perte importante de population. Elle est passée de 1 028 habitants en 1856 à 374 en 1936. La croissance démographique a ensuite repris ; la commune a retrouvé et dépassé son niveau de population historique dans les années 2000, avec 1 113 habitants en 2008. Évolution de la population [ modifier ] 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 777875857882934973986999949 Évolution de la population [ modifier ], suite (1) 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1 0141 0281 000983940877857785779 Évolution de la population [ modifier ], suite (2) 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 713701706656581515460374420 Évolution de la population [ modifier ], suite (3) 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 3873804436177138449041 0651 113 Évolution de la population [ modifier ], suite (4) 2013 2018 2023 - - - - - - 1 2141 2381 329------ De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[75] puis Insee à partir de 2006[82].) Évolution démographique avant 1700 1315 1471 163 feux75 feux (Sources : Édouard Baratier, Georges Duby & Ernest Hildesheimer pour l’Ancien Régime[49]) L’histoire démographique de Saint-Michel-l'Observatoire, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure des années 1810 à 1872. L’exode rural commence donc tardivement à Saint-Michel, mais provoque un mouvement de recul démographique sur la longue durée. En 1926, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1856[83]. Le mouvement de recul ne dure guère au-delà : après une période hésitante (jusqu’en 1968), la population s’est remis à croître vigoureusement, et dépasse aujourd’hui le maximum du XIXe siècle. Histogramme de l'évolution démographique Superficie et population[modifier le code] La commune de Saint-Michel-l'Observatoire a une superficie de 2 778 ha et une population de 1 089 habitants (en 2007), ce qui la classe : Rang Superficie Population Densité France 10 082e 4 402e 28 783e Provence-Alpes-Côte d'Azur 443e 399e 483e Alpes-de-Haute-Provence 35e 97e 35e Arrondissement de Forcalquier 19e 27e 23e Canton de Forcalquier 49e 2e 7e Enseignement[modifier le code] La commune dispose d’une école primaire publique[84]. Ensuite les élèves sont affectés au collège Henri-Laugier à Forcalquier[85]. Puis les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[86], soit le lycée polyvalent Les Iscles[87], soit le lycée Félix-Esclangon[88]. Santé[modifier le code] La commune dépend de l'hôpital local de Forcalquier nommé Saint-Michel[89] et aussi un laboratoire d'Analyses médicales[90]. Selon le magazine l'Express, l'hôpital Saint-Michel fait partie des hôpitaux les plus sûrs de France avec une note de 82,2 sur 100 (classe A) et se classe 63e sur le plan national et 2e au niveau départemental[91]. La commune dispose aussi, de trois maisons de retraite (Lou Ben Estre, Lou Seren et Saint-Michel)[92]. Cultes[modifier le code] La paroisse est rattachée au secteur pastoral du Largue, où le culte est célébré alternativement dans chaque commune[93]. Économie[modifier le code] Le tourisme existe sur la commune avec les chemins de randonnées, quelques commerces et restaurants, ainsi qu'un gîte d'étape et centre équestre ; un marché a lieu tous les dimanches. Le centre d'astronomie, sur plus de 10 ha, propose des animations. Il existe également la carrière de molasse de Porchères. Revenus de la population[modifier le code] En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 774 € (15 027 € en France) pour 635 foyers fiscaux, seul 50,4 % de ces foyers sont imposés avec un revenu net de 32 774 € représentant un impôt moyen de 1 799 €[94],[95]. Population active[modifier le code] La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 689 personnes (575 en 1999), parmi lesquelles on comptait 70,9 % d'actifs dont 65,2 % ayant un emploi et 5,7 % de chômeurs (contre 12,0 % en 1999)[96]. La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Saint-Michel-l'Observatoire, y compris les actifs sans emploi, fait apparaître une sous-représentation des « ouvriers » et « professions intermédiaires » et une sur-représentation des « artisans et commerçants » et des « agriculteurs » par rapport à la moyenne de la France métropolitaine. Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007) Agriculteurs Artisans, commerçants,chefs d'entreprise Cadres, professionsintellectuelles Professionsintermédiaires Employés Ouvriers Saint-Michel-l'Observatoire 8,7 % 10,7 % 12,6 % 21,4 % 29,1 % 17,1 % Moyenne nationale 2,1 % 5,9 % 15,8 % 24,8 % 28,5 % 22,9 % Sources des données : Insee[96] Emploi[modifier le code] Saint-Michel-l'Observatoire avait en 2007 un taux de chômage de 12,3 % (contre 17,0 % en 1999) supérieur à la moyenne nationale (9,6 % en 2005 et 12,9 % en 1999). La répartition de la population est conforme à la moyenne nationale avec 45 % d'actifs, 22,1 % de retraités et 21,5 % de jeunes scolarisés[97]. En 2007, on comptait 248 emplois dans la commune, contre 241 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 454, l'indicateur de concentration d'emploi est de 54,5 % (contre 71,5 % en 1999), ce qui signifie que la commune offre un peu plus de la moitié des emplois nécessaires aux habitants actifs[96]. La répartition par secteurs d'activité des emplois à Saint-Michel-l'Observatoire du fait de sa taille n'est pas diffusée par l'Insee. Agriculture[modifier le code] Les agriculteurs de la commune de Saint-Michel-l'Observatoire ont droit à trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (dont le banon) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (petit épeautre, miel de Provence, agneau de Sisteron[98]). Un éleveur-fromager de la commune est plusieurs fois élu banon d'or[99]. La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles. Bien que le terroir de la commune se situe à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres, il occupait plusieurs hectares au début du XIXe siècle. La production de la commune alimentait la ville proche de Forcalquier. Après une période de régression, l’oliveraie est repassée au-dessus des 1 000 pieds exploités[100]. La commune étant située dans l'aire des AOC huile d'olive de Provence et huile d'olive de Haute-Provence, l'huile qui y est produite peut bénéficier de ces appellations[98]. La vigne, qui était cultivée sur plusieurs dizaines d’hectares pour les marchés régionaux, dont celui de Forcalquier, jusqu’au milieu du XXe siècle, n’est plus présente qu’à titre anecdotique dans la commune[101]. Productions agricoles de Saint-Michel-l’Observatoire. Agneau de Sisteron élevé sous sa mère. Citrouilles prêtes à récolter. Culture locale et patrimoine[modifier le code] Lieux et monuments[modifier le code] La borne antique de Tavernoure se dresse à la limite des trois communes de Dauphin, Mane et Saint-Michel-l'Observatoire, près du lieu-dit Le Grand Tavernoure (du latin taberna, la taverne ou l'auberge) -commune de Saint-Michel. Ce toponyme indique très probablement l'emplacement d'une mutatio (relais routier sur une voie romaine) sur le trajet de la Via Domitia. L'observatoire de Haute-Provence est un observatoire astronomique avec de nombreuses coupoles. C'est le lieu de rendez-vous des amateurs lors de la « nuit des étoiles » en août de chaque année. Comètes et planètes du système solaire, étoiles et matières interstellaires de la galaxie y sont étudiées constamment. Un centre à l’écart de l'observatoire accueille et initie le grand public. Les deux cyprès signalant le sanctuaire de l’église Saint-Michel[102]. Architecture civile[modifier le code] Le plus ancien monument de Saint-Michel-l'Observatoire est le gué du Reculon, entre Lincel et Saint-Michel. Découvert en 1962 par Pierre Martel, de l'association Alpes de Lumière, il est dégagé par l'universitaire Guy Barruol la même année. Le gué aménagé est constitué d'un mur de soutènement convexe de 3,2 m de haut et 25 m de long au total, similaire à un barrage-voûte, permettant de stabiliser le franchissement du cours d'eau. Le couronnement de ce mur est constitué de 22 pierres de taille en grand appareil. La voie était caladée sur la traversée du Reculon. Ce gué aménagé a été utilisé de la construction de la voie Domitienne, après 118 av. J.-C., jusqu'à la construction du pont de la route royale 100, légèrement en amont, en 1843-1846. La plus grande partie du gué est aujourd'hui recouverte de limon[103]. Un monument au général Gardane se trouve à Lincel. Le château de Lincel, qui appartint au général Gardane, est construit sur une terrasse soutenue par des murs médiévaux. Il est encadré par deux tours rondes qui appartenaient au château fort, démoli à la Révolution. Le bâtiment actuel date du début du XIXe siècle[104]. Dans le vieux bourg, une porte aux arêtes chanfreinées, date avec sa maison de 1656[105]. D’autres portes sont encadrées de claveaux qui peuvent être romans, mais peuvent aussi être des remplois dans des constructions plus tardives[106]. La tour romane de Porchères, en excellent état, date de la fin du XIIe ou du début XIIIe siècle. Construite en bel appareil, elle a conservé ses deux étages voûtés en berceau brisé. Le village s’était construit autour d’elle. C’est un monument inscrit[107],[108]. Le poète Léon de Berluc-Pérussis y est inhumé[109]. Le château du Plan-de-Porchères, élégante gentilhommière du XVIIIe siècle aux fenêtres cintrées, à proximité de la RN 100. Dans le parc, se trouve la tour de Pompéia qui abrite la bibliothèque de Léon de Berluc-Pérussis, et une inscription romaine à Pompeia Rufina finement gravée[110]. Toujours au Plan-de-Porchères, se trouve un pigeonnier ancien[111]. Deux ponts se signalent par leur ancienneté : le pont de la Rimourelle[112] ; le pont du Répétier : situé sur la voie Domitienne[112]. Sur la façade de l’église, un cadran solaire porte des lignes horaires et un apparat scientifique très poussés. Il est récent et porte la légende « Si le passé et le futur existent je veux savoir où ils sont ». Il est orné des planètes du système solaire, donne l’heure locale et l’heure universelle, avec les corrections pour chaque mois[113]. Le château à Lincel, possède encore une de ses deux tours d’angle rectangulaires. Il possède plusieurs fenêtres à meneaux et croisées[114] (XVIe siècle). Haut-Château à Lincel[107] : XIVe siècle Bas-Château à Lincel : ferme du XVIe siècle Bories dans la campagne Vestiges des remparts Ancien moulin à huile Hameau des Craux (XVIIe et XVIIIe siècles) Patrimoine sacré[modifier le code] Église haute[modifier le code] À Saint-Michel, l’église haute, placée sous le vocable de Saint-Michel, était un prieuré de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, et apparaît dans les archives en 1118[115]. Il est possible qu’elle ait été fondée comme prieuré grâce à une donation de Gérald, évêque de Sisteron, dans la deuxième moitié du XIe siècle. Elle devient ensuite église paroissiale lorsque la chapelle du château est abandonnée. Elle change de titre pour Saint-Pierre au moment du Concordat (1801)[116]. Du premier état (XIIe siècle), subsistent une travée voûtée en plein cintre et le chœur, placé sous une coupole. Le bas-côté a été obtenu en perçant les arcs de décharge du mur sud, et en aménageant la galerie-porche construite contre ce mur, à la fin du XIVe ou au début du XVe siècle. L’abside romane semi-circulaire est reconstruite en chevet rectangulaire en 1551, avec une voûte en berceau mais des baies en ogives. Le clocher est construit au XVIe ou au XVIIe siècle. La chapelle latérale date du XVIIe ou du XVIIIe siècle. L’ensemble est classé monument historique[115],[117]. Un chapiteau de marbre y sert de bénitier ; ses faces sont sculptées de monstres (ou d’un « décor animalier » selon la DRAC), qui peuvent représenter les passions humaines, classé[118],[119]. Les fresques du XIVe siècle, au-dessus des arcades : elles représentaient le Christ en gloire, les stigmates visibles, avec les saintes femmes et des anges[120]. Une colonnette du XIe siècle, classée et supportant un bénitier, venant de Saint-Jean-de-Fuzils (voir plus bas), y est entreposée[121],[122]. Autres églises et chapelles[modifier le code] L’église paroissiale Saint-Pierre est de style roman, bien que l’époque de sa construction soit inconnue. D’importants travaux ont eu lieu en 1552-1554. Elle peut être un pastiche du XVIe siècle, une reconstruction à l’identique, ou une église ancienne fortement reprise. Les trois travées sont voûtées en berceau ; plusieurs chapelles latérales donnent dans la nef. Le chœur date du XIVe siècle. Sur la façade occidentale, le portail néo-classique est construit à l’intérieur du portail gothique[123]. Le campanile sur le clocher date du XIXe siècle. L’église Sainte-Marie-Madeleine à Lincel date des XIIe et XIIIe siècles selon Josette Chambonnet[107] ; Raymond Collier ne la fait remonter qu’au XIIIe siècle, comme la DRAC. La nef, composée de deux travées voûtées en berceau, est coupée par un transept (très rare en Haute-Provence). Le clocher-mur est construit au-dessus du chœur. Elle est couverte de lauses et est inscrite aux monuments historiques[124],[125]. Article détaillé : Église Sainte-Marie-Madeleine de Lincel. La chapelle Saint-Paul est un ancien prieuré rustique, de toutes petites dimensions : la nef mesure 3,5 m par 4 m. L’abside est voûtée par un cul-de-four pris lui-même extérieurement dans un massif de maçonnerie cubique, ce qui donne un aspect carré à la chapelle. La façade est ornée de trois arcades, qui sont supportées par des colonnes à chapiteaux ornés de palmettes. Elle est classée monument historique[126],[127]. Article détaillé : Chapelle Saint-Paul de Saint-Michel-l'Observatoire. La chapelle Saint-Jean-de-Fuzils, à Aurifeuille, est un ancien ermitage, construite sur un site offrant un panorama, occupé depuis l’Antiquité tardive (Ve et VIIe siècles). Elle date du XIIe siècle, avec des colonnes préromanes. Son abside en cul-de-four est plus ancienne, du XIe siècle. Son autel est constitué d’une table en pierre posée sur des colonnettes. C’est un monument inscrit[128],[129],[122]. Article détaillé : Chapelle Saint-Jean de Saint-Michel-l'Observatoire. Article détaillé : Chapelle Notre-Dame d'Ardène. La chapelle du prieuré d’Ardène est construite en 1720<[130]. Ce prieuré offrait un hébergement, fondé en 1209. Sur le même domaine, au milieu d’une profonde de cédraie, se trouvent un vaste pavillon de chasse (1861), et le château, construit entre 1640 et 1670. Comme beaucoup de châteaux de la région de la même époque, sa façade est encadrée par deux tours rondes engagées[131]. Dans ce prieuré, se trouve un volet de triptyque représentant saint Paul, qui date de la deuxième moitié du XVIe siècle, classé monument historique au titre objet[132],[133]. À Lincel, près de la RN 100, une chapelle sous les vocables de Sainte-Marie-Madeleine et Saint-Syméon, date du XIIIe siècle (ce qui est une reconstruction, puisqu’elle est mentionnée dès 1155). Son abside est voûtée en cul-de-four[134]. Il ne reste de la chapelle Saint-Sauveur que la crypte, sous un cabanon, au sud de la RD 4100[47]. Personnalités liées à la commune[modifier le code] Jean-Paul de Rome d'Ardène (1689-1769), botaniste et agronome français, né à Mane, ayant vécu au domaine d'Ardène à Saint-Michel-l'Observatoire[135] et décédé dans la commune. Louis Annibal de Saint-Michel d'Agoult (1747-1810), général des armées de la République et de l'Empire, né dans la commune, décédé à Pampelune (Espagne). L’historien et félibre Léon de Berluc-Pérussis (1835-1902). Le général d’Empire Claude Mathieu de Gardane, né en 1766 et mort à Lincel en 1818, comte d’Empire. Les astrophysiciens Michel Mayor et Didier Queloz, découvreurs de la 1re exoplanète. Taos Amrouche (1913-1976), écrivain de langue française d’origine amazigh-kabyle et algérienne, inhumée à Saint-Michel-l’Observatoire. Sa tombe porte la simple mention de son prénom kabyle, qui signifie paon. Pierre Boulez (1925-2016), compositeur et chef d'orchestre français[2]. Pierre Martel (1923-2001), fondateur des Alpes de Lumière, a vécu à la Bonnechère de 1962 à 1969. Héraldique[modifier le code] Article détaillé : Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence. Blason D'azur à un saint Michel d'or tenant à sa main dextre une balance de deux plateaux du même sur une terrasse de sable[136]. Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer. Voir aussi[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Bibliographie[modifier le code] Gonzague de Rey, Recherches sur l'hospitalité de Notre-Dame d'Ardène et ses juspatrons, 1869 sur sorbonne.fr [PDF] Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (BNF ) Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale Saint-Michel l’Observatoire par les Craux sur le chemin de la pierre sèche Hélène Vésian en collaboration avec Évelyne Falvard et Claude Gouron, Châteaux et bastides en Haute Provence aux XVIe siècle, XVIIe et XVIIIe siècles, Avignon, Aubanel, 1991, 167 p. (ISBN 2-7006-0145-9)Le domaine de Porchères, p.141; Le château de Pontevès, p.142 Articles connexes[modifier le code] Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence Huile d'olive de Provence AOC Liens externes[modifier le code] Site officiel Notices d'autorité : Saint-Michel-l'Observatoire sur le site de l'Institut géographique national Vidéo sur l'Observatoire de Saint-Michel, sur la bibliothèque numérique de l'Observatoire de Paris Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] ↑ Les records sont établis sur la période du 1er août 2003 au 2 octobre 2025. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023. Cartes[modifier le code] ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 juillet 2023). Références[modifier le code] ↑ a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, 72 p. (ISBN 2-7399-5004-7). ↑ Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale). ↑ « Fiche X15-0400 rivière le Largue », SANDRE. ↑ Carte IGN ↑ a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ 18 juin 2010 (DOI , lire en ligne, consulté le 24 octobre 2025) ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ février 20222 (DOI , lire en ligne, consulté le 24 octobre 2025) ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le 24 octobre 2025) ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le 24 octobre 2025) ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, 18 novembre 2020 (consulté le 5 octobre 2025) ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le 24 octobre 2025) ↑ « Orthodromie entre Saint-Michel-l'Observatoire et Dauphin », sur fr.distance.to (consulté le 24 octobre 2025). ↑ « Station Météo-France « Dauphin », sur la commune de Dauphin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le 24 octobre 2025) ↑ « Station Météo-France « Dauphin », sur la commune de Dauphin - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 24 octobre 2025) ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, novembre 2022 (consulté le 24 octobre 2025) ↑ Zou ! Le réseau de transport de la Région Sud ↑ Horaires et tarifs Zou ! Ligne 915 ↑ a et b Saint-Michel-l'Observatoire sur l'Atlas du PNR du Luberon ↑ Comité régional de l'inventaire ZNIEFF PACA, « Agrosystème de Mane » ↑ Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, 2008 (lire en ligne), p.39. ↑ a b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 4 janvier 2012, consultée le 16 août 2012 ↑ Dossier départemental sur les risques majeurs 2008, p. 37. ↑ a et b Dossier départemental sur les risques majeurs 2008, p. 98. ↑ Dossier départemental sur les risques majeurs 2008, p. 74loc=. ↑ Dossier départemental sur les risques majeurs 2008, p. 80. ↑ Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 16 août 2012 ↑ BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Saint-Michel-l’Observatoire », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 16 août 2012 ↑ BRGM, « fiche 130057 », Sisfrance, consultée le 16 août 2012 ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, 22 juillet 2025 (consulté le 22 février 2026). ↑ a et b Insee, « Métadonnées de la commune ». ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Manosque », sur insee.fr (consulté le 23 juin 2024). ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, 21 octobre 2020 (consulté le 23 juin 2024). ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. 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(ISBN 978-2-87901-442-5), p. 41. ↑ Philippe Blanchet, Petit dictionnaire des lieux-dits en Provence, Montfaucon, Librairie contemporaine, 2003 (ISBN 2-905405-22-8), p. 16. ↑ Fénié et Fénié 2002, p. 29. ↑ Collier 1986, p. 9. ↑ Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1997, p.428. ↑ a et b Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19 ↑ a et b Guy Barruol, « Le Pays de Forcalquier à l'époque romaine », dans Archéologie au pays de Forcalquier : radioscopie d'un terroir rural, catalogue d'exposition, Mane, été 1990, Mane, coll. « Les Alpes de lumière » (no 103), 1990 (ISBN 2-906162-159), p.45. ↑ Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe – XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 151. ↑ Bérard 1997, p. 429. ↑ Bérard 1997, p. 430-432. ↑ Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, no 647,‎ mars 2008, p.531 (lire en ligne). ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), 1991, 1852 p. (lire en ligne)., § 28491, p. 1630. ↑ a b c d e et f Daniel Thiery, « Saint-Michel-l’Observatoire », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 16 août 2012 ↑ Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN ), (ISBN 978-2-906162-54-9), p. 227. ↑ a b et c Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (BNF ), p. 197. ↑ Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe – XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thè
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Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

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Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

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SS Great Eastern — Wikipédia

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Le Great Eastern est un paquebot transatlantique britannique lancé en 1858 et conçu par Isambard Kingdom Brunel. Il est le premier paquebot géant et était à son époque le plus grand navire jamais construit, avec une capacité d'embarquement de 4 000 passagers sans qu'il soit nécessaire de le réapprovisionner en charbon entre la Grande-Bretagne et la côte est des États-Unis.

Le Great Eastern est un paquebot transatlantique britannique lancé en 1858 et conçu par Isambard Kingdom Brunel. Il est le premier paquebot géant et était à son époque le plus grand navire jamais construit, avec une capacité d'embarquement de 4 000 passagers sans qu'il soit nécessaire de le réapprovisionner en charbon entre la Grande-Bretagne et la côte est des États-Unis. Il détint longtemps le record du navire le plus long (jusqu'en 1899) et le plus gros du monde (jusqu'en 1901). Il conservait son record de navire à voile le plus long jamais construit, jusqu'en 2025 (détrôné par le Orient Express Corinthian). Après des débuts difficiles comme paquebot, il est reconverti et pose le premier câble transatlantique sous-marin puis sert d'attraction publicitaire et touristique jusqu'à sa démolition en 1889. Il est surtout célèbre pour avoir incarné le gigantisme des projets de Brunel, son « père » et concepteur qui l'appelait « mon gros bébé », et de la révolution industrielle du XIXe siècle. Il est aussi célèbre pour ses malheurs et ses échecs, de sa construction à son exploitation, qui lui ont donné la réputation d'un navire maudit, accentuée par les légendes qui l'ont entouré, dont celle qui rapporte que, lors de sa démolition, deux cadavres d'ouvriers emmurés vivants furent découverts dans la double-coque. Jules Verne, qui a effectué à son bord une traversée[1], lui dédie son roman Une ville flottante en 1871 tandis que Victor Hugo lui rend hommage dans le poème « Pleine mer » de La Légende des siècles. Caractéristiques[modifier le code] Conception[modifier le code] Article détaillé : Isambard Kingdom Brunel. Isambard Kingdom Brunel est un ingénieur révolutionnaire, pionnier de la Révolution industrielle en Angleterre, notamment dans le domaine des transports. Après avoir conçu et réalisé de nombreux ouvrages industriels pour le chemin de fer (ponts, tunnels...), il se lance dans l'ingénierie des bateaux à vapeur, invention récente du début du XIXe siècle. Il met au point deux des premiers grands paquebots, le Great Western (1837) et le Great Britain (1845), tous deux plus grands navires de leurs époques respectives. Le premier remporte (à un jour près), le deuxième Ruban bleu, record de traversée transatlantique, au lendemain même du record établi par le Sirius. Après la route transatlantique, Brunel s'intéresse de près à une autre route maritime majeure pour le Royaume-Uni, la route des Indes. Son objectif est de construire un navire à destination de l'Extrême-Orient et de l'Australie en passant par le Cap de Bonne-Espérance. Le projet prend forme en 1851 après la Grande Exposition universelle à Crystal Palace qui donne à Brunel l'idée de construire un navire de cette taille gigantesque[2]. L'Exposition a en effet révélé les possibilités offertes par la révolution industrielle. Le 25 mars 1852, il écrit sur son carnet les dimensions du futur navire : 180 m × 20 m × 9,1 m. Cela représente une taille presque deux fois plus grande que celle du Great Britain (1843), long de 98 m. Elle correspond à la taille nécessaire pour le chargement de charbon afin de n'avoir pas à faire escale pour ravitailler[3]. La conception du navire est fondée, malgré l'extravagance des proportions, sur la rareté des dépôts de charbon en Orient et en Extrême-Orient. Brunel calcule ainsi que dix compartiments chargés d'accueillir les énormes stocks de charbon pourront permettre de ne pas avoir besoin de ravitailler sur la route des Indes ou de l'Australie. Équiper le navire de mâts lui permet également de pouvoir faire face à une pénurie de charbon et de faire le voyage retour[4]. Lorsqu'il soumet son projet révolutionnaire à la compagnie chargée de construire le navire et de l'affréter (la Eastern Steam Navigation Company), Brunel affirme en effet que « rien n'était plus nouveau que de construire un vaisseau d'une taille suffisante pour transporter son charbon[5] ». Pour ce pari fou, Brunel réalise qu'il faut plus qu'un simple système de propulsion. Alors que le système à double hélice n'est encore qu'expérimental, il imagine une combinaison de trois modes de propulsion : une hélice, des roues à aubes et la voile. Il fait part de son projet à l'architecte John Scott Russell, qu'il a rencontré à l'exposition. Celui-ci pense le projet faisable et imagine qu'il faudra plus de 850 ch et 20 000 tjb pour atteindre les 14 nœuds (26 km/h). Beaucoup sont sceptiques quant au projet. Brunel est lui-même conscient des difficultés et des risques, mais il en fait le couronnement de sa carrière. Il s'y investit totalement, s'y ruine financièrement[a] et y laisse sa santé et sa vie[b]. Il écrit ainsi : « Je ne me suis jamais lancé dans un tel projet auquel j'ai dédié entièrement toute ma vie, auquel j'ai consacré tant de temps, de réflexions et de travail, sur le succès duquel j'ai risqué ma réputation et auquel j'ai donné tant de moi-même et de ceux qui ont placé leur foi en moi[6] ». Description[modifier le code] Le Great Eastern mesure 211 mètres de long, 25 mètres de large et 18 mètres de haut. Le tirant d'eau est de 6,1 mètres et 9,1 mètres à pleine charge, pour un déplacement de 27 000 tonnes[7]. En comparaison, le Persia, lancé en 1856, ne mesure que 119 mètres de long pour 14 mètres de large. Brunel veut rendre son navire insubmersible (d'où de nombreuses comparaisons, a posteriori, avec le Titanic)[6]. L'aspect révolutionnaire est que le navire est entièrement construit en acier, avec une double-coque dont les plaques sont réalisées en dehors du chantier puis assemblées et rivetées à la main[8]. L'ensemble montre aussi un haut degré de standardisation, bien avant le taylorisme, dans la dimension des plaques et leur assemblage[7]. La coque est constituée de plaques d'acier de 19 mm au-dessus de la ligne de flottaison, 15 mm en dessous, avec une double coque constituée de plaques d'acier forgé de 864 mm assemblées sur des couples placés tous les 1,8 m et distantes de 80 cm. À l'intérieur, le navire est divisé en deux compartiments de 107 mètres de long et de 18 mètres de haut, différentes cloisons les divisant en dix-neuf compartiments plus petits. La propulsion se fait par des roues à aubes (18 mètres de diamètre, pourvues de trente planches de 3,96 m de large et 0,92 m de profondeur)[9] et par une hélice (7,3 mètres de diamètre, 36 tonnes)[7]. Quatre cylindres oscillants à vapeur (de 4,26 m et qui produisent 1 000 chevaux-vapeur) actionnent les roues à aubes, et quatre cylindres classiques l'hélice (de 2,13 m alimentés par six chaudières dégageant 1 600 CV)[10]. La puissance totale est estimée à 8 000 CV (6 MW)[11]. Il faut trente tonnes de charbon par jour pour alimenter les dix chaudières où travaillent deux cents chauffeurs[12]. Le navire peut en embarquer trois mille tonnes[5]. Il est également équipé de cinq ancres géantes de 55 tonnes[13]. Le navire est également équipé de six mâts portant chacun le nom d'un jour de la semaine (le premier étant « lundi », le dernier « samedi ») portant la voilure à un total de 1 686 m2 mais celle-ci est inutilisable lorsque les machines fonctionnent car les cinq cheminées hautes auraient incendié les voiles[14]. Les cinq cheminées ont une hauteur de 31 m pour un diamètre de 2 m[9]. Pour le construire, il a fallu quatre cents marteaux, 10 000 tonnes de fer, 30 000 plaques de tôle d'acier de 2,20 cm d'épaisseur, trois millions de rivets de 2,5 cm d'épaisseur ajustés à la main par deux cents riveteurs[15] qui pouvaient en fixer environ 100 à 140 par jour[4]. Il faut six personnes pour fixer les rivets : deux cogneurs frappent le rivet chauffé à blanc qu'un autre maintient à l'intérieur tandis que trois enfants les assistent. L'un active la forge, l'autre passe le rivet et le troisième l'enfonce. Au total, deux mille ouvriers travaillent pendant près de mille jours (près de trois ans) à raison de six jours par semaine et douze heures par jour[15],[16]. Aménagement[modifier le code] Il y a cinq grands salons décorés d'or et de miroirs dont le grand salon de 280 m2[17]. Il mesure environ 19 m sur 14 et 4,25 m de haut[10], est décoré de blanc et d'or aux ornements de fer oxydé couleur argent, garni de sofas et fauteuils en teck sculpté recouverts de velours d'Utrecht de couleur bordeaux. Les buffets en noyer sont richement sculptés et décorés de marbre; les issues sont fermées par des portières de soie rouge. Trois grandes salles à manger peuvent contenir mille personnes. Il existe aussi un salon pour dames[12]. Il existe huit cents cabines[17] dont des cabines de luxe qui sont deux fois plus spacieuses que celles existantes alors à bord des autres navires. Chacune comporte deux couchettes superposées repliables, une coiffeuse, un rocking-chair, un lavabo, un divan dissimulant une baignoire équipée de trois robinets (eau chaude, eau froide, eau de mer)[18]. Autre première, il dispose également de l'éclairage au gaz[14]. Histoire : une carrière mouvementée[modifier le code] Construction[modifier le code] Le navire est construit en partenariat avec le principal architecte naval de son temps, John Scott Russell, avec qui Brunel a déjà travaillé sur deux autres navires[4]. Il est construit sur les bords de la Tamise, dans les chantiers navals de Millwall, situés en aval du Pont de Londres tandis que les machines sont construites par James Watt & Co.Ltd à Birmingham[11]. Brunel fonde avec Henry Thomas Hope en janvier 1851 une compagnie, la Compagnie pour la navigation orientale (Eastern Steam Navigation Company)[19]. Il tente de convaincre le gouvernement de lui accorder un contrat de l'Amirauté britannique pour distribuer le courrier, comme toutes les autres compagnies maritimes. Hélas, celui-ci est attribué en mars 1852 à la Peninsular and Oriental Steam Navigation Company. La compagnie n'a donc à proprement parler aucun véritable but et doit envisager d'autres routes. Brunel parvient cependant à prouver que son navire peut aussi effectuer une traversée transatlantique sans ravitaillement en charbon, ce qui lui permettrait de se rabattre sur le transport d'émigrants aux États-Unis[3]. Le projet adopté, la construction peut commencer. Bien que Brunel ait tablé sur un budget de 500 000 £, Russell propose un devis de 377 200 £ (275 200 pour la coque, 60 000 pour la turbine et 42 000 pour les chaudières et roues à aubes)[20]. Il propose même de ramener le devis à 258 000 £ si un jumeau est commandé en même temps. Brunel accepte le devis sans discuter, confiant dans la réputation et les compétences de Russell qui pourtant est en grandes difficultés financières, ce qu'ignore Brunel et qui occasionne de nombreux retards[21]. Les travaux commencent vraiment au printemps 1854. Le premier problème qui se pose est celui du site. Russell a prévu un dock à construire dont le coût est prohibitif (10 000 £). Brunel décide alors de faire construire le navire sur la rive molle d'un méandre de la Tamise, dans les docks de Londres, près de l'Île aux chiens[19]. Le quai de Russell à Milwall étant trop petit pour la longueur du navire, Brunel décide d'utiliser celui de David Napier, disponible[3]. « Le navire repose sur 120 rouleaux métalliques perpendiculaires à 160 rails de chemin de fer soutenus par une couche de ciment de 60 cm dans laquelle 2 000 pilotis sont encastrés sur 9 m de profondeur dans la vase du fleuve[22] ». Le travail est dangereux et les premiers morts de la carrière funeste du navire se produisent alors sur le chantier. Un ouvrier tombe dans la cale ; un autre tombe d'un échafaudage et s'empale sur une barre de fer ; un autre a la tête écrasée[15]. La quille est posée le 1er mai 1854 mais les travaux prennent trois ans, marqués par les retards et les incendies qui endommagent le chantier[3]. De plus, l'acier manque car Russell fait construire d'autres navires plus petits dans le même temps. La banqueroute de Russell et ses conséquences[modifier le code] Le contrat passé par Brunel le rend prisonnier de Russell à qui il a fait confiance. Tandis que la compagnie attend de payer suivant l'avancée des travaux, Russell, en grandes difficultés financières après l'incendie de son chantier, exige d'être payé en avance. En tant qu'ingénieur en chef, Brunel prend les décisions, ce qui conduit Russell à pouvoir argumenter que la nature des travaux a changé et en cas de contestation de considérer le contrat comme violé par Brunel et la Great Eastern Company. Ces malentendus et le trop grand optimisme de Brunel sont donc largement responsables de la lenteur des travaux et des graves problèmes financiers qui conduisent la compagnie et Russell à la banqueroute et Russell à une altération de sa santé qui sera fatale[20]. La relation entre les deux associés se détériore. Le 4 février 1856, Russell est déclaré en faillite[6] et Brunel demande à la compagnie de prendre possession du navire afin d'éviter qu'il soit saisi par les créanciers de l'armateur auprès de qui il a gagé son chantier et tout ce qui s'y trouve. Cette décision conduit ces créanciers à ne pas honorer les chèques de Russell qui doit faire faillite et licencier ses ouvriers. La compagnie récupère le navire dont les trois quarts de la coque n'ont pas été achevés. Brunel parvient à obtenir des banquiers de Russell d'utiliser le dock gagé par Russell jusqu'au 12 août 1857. La compagnie reprend elle-même les travaux en mai mais le retard s'accumule et la construction dépasse la date limite du contrat (le lancement était prévu pour janvier 1857). Par ailleurs, la location du dock coûte 1 000 £ par mois à Brunel[20]. Après la pose des derniers rivets en septembre, Brunel, pressé de toutes parts, autorise finalement le lancement dans l'urgence le 3 novembre 1857[19]. Lancements[modifier le code] Pour vaincre l'inertie des 12 000 tonnes à mettre à l'eau, Brunel utilise des béliers hydrauliques et de gigantesques treuils pour le pousser à l'eau tandis que des remorqueurs doivent le tirer et d'autres treuils freiner la masse en cas de glissade trop rapide[3]. Il commande d'autres équipements, plus adaptés à ce périlleux lancement aux frères Tangye, de Birmingham qui dirent par la suite : « Nous avons lancé le Great Eastern, et il nous a lancés »[6]. Bien que Brunel veuille éviter trop de publicité au vu de la difficulté et des risques d'échec du lancement, nombreux sont les habitants du voisinage qui accourent. L'Eastern Company elle-même a vendu trois mille tickets d'entrée pour le chantier pour se renflouer. Ils font dresser des estrades sur les toits des maisons. Les bateliers de la Tamise louent leurs embarcations. Plus de cent mille personnes en tout assistent au spectacle, dont de prestigieux invités : le comte de Paris, le duc d'Aumale, fils du roi des Français, Louis-Philippe Ier, ainsi que l'ambassadeur du royaume du Siam[22]. The Times écrit le 4 novembre 1857 : « Des hommes et des femmes de toutes classes se sont joints dans un aimable pèlerinage vers l'Orient, parce qu'en ce jour, à une heure inconnue, le Leviathan devait être lancé à Milwall... depuis deux ans, Londres — et toute l'Angleterre avec elle — ont été saisis par l'attente de cet avènement d'un gigantesque projet, et leur excitation et leur détermination à y être présents, à n'importe quel prix, n'a pas à surprendre quand on considère quelle occasion se présentait »[23]. Alors qu'il est demandé à Brunel le nom qu'il souhaite donner au navire, il répond : « Appelez-le Tom Pouce si vous voulez ». Il est finalement baptisé à 12 h 30 par Henrietta Hope, sa marraine (la fille d'un des contributeurs, Henry Thomas Hope) sous le nom de Léviathan[24]. Il sera finalement rebaptisé Great Eastern en juillet 1858. Ce premier lancement est un échec et le navire renverse les treuils de freinage, blessant une douzaine d'ouvriers et en tuant cinq. La foule, paniquée, prend la fuite après un nouvel essai. Il semble que Brunel ait mal calculé les frictions de métal sur les rails et les distorsions engendrées[3]. Brunel est publiquement humilié. Il fait alors interdire le chantier au public mais nuit et jour, les autres tentatives s'avèrent vaines pendant des mois devant quelques invités prestigieux triés sur le volet qui sont témoins d'autres catastrophes. Celle du 2 décembre est un échec devant le prince consort Albert de Saxe-Cobourg-Gotha époux de la reine Victoria et le prince de Galles, futur roi Édouard VII[19]. Sous les yeux du prince de Prusse, du duc de Joinville, autre fils du roi Louis-Philippe et du marquis de Stafford, une galerie, installée entre les toits de deux maisons, s'effondre sous le poids des invités qui sont emmenés à l'hôpital. The Times écrit : « Jamais on n'avait vu cela dans l'histoire de la mécanique. Les béliers hydrauliques, les treuils, les chaînes, bien que tous de la plus solide construction, se brisent régulièrement les uns après les autres ». Chaque mètre gagné coûte l'équivalent de 50 000 €[18]. Profitant de la grande marée du 31 janvier 1858, Brunel parvient enfin à faire lancer le navire devant un chantier vide de spectateurs à 13 h 42[25]. L'ensemble des lancements aura coûté 120 000 £ à Brunel (1⁄3 du budget prévu) qui a aussi pris à sa charge les salaires des ouvriers[23]. Afin d'éviter une banqueroute causée par les coûts de construction et le surcoût du lancement raté, la Compagnie pour la navigation orientale le revend à une nouvelle compagnie, la Great Ship Company au capital de 340 000 £ (composée d'armateurs et anciens amis de Brunel dont le président Daniel Gooch) qui rachète le navire pour 160 000 £. Celle-ci poursuit les travaux d'aménagement à Deptford en calculant au plus juste (seules les 1re classe sont équipées) à partir de janvier 1859 tandis que la Compagnie pour la navigation orientale est liquidée[18]. Les travaux sont terminés et le navire prêt en août 1859[19]. Il n'ira jamais en Australie ni en Inde, la destination imaginée par Brunel qui avait prévu le navire pour qu'il puisse remonter la rivière Hooghly à Calcutta[3]. La construction du canal de Suez (que le navire est trop large pour emprunter) rend la route circumafricaine prévue pour l'Orient trop peu rentable. La Great Ship Company décide d'exploiter le navire sur l'Atlantique Nord[9] et espère transporter entre 4 000 et 5 000 personnes à chaque traversée en communiquant sur le futur équipement (jamais réalisé) pour 800 1re classe, 2 000 2e classe, 1 200 3e classe et 800 hommes d'équipage[26]. Brunel a également prévu qu'il puisse embarquer 10 000 soldats s'il devait être réquisitionné comme transport de troupes[4] (ce qui sera le cas en 1861). Essais funestes[modifier le code] Le 6 septembre 1859, avec une semaine de nouveau retard, le Great Eastern appareille pour Weymouth dans le Dorset, pour son voyage inaugural sous les ordres du capitaine William Harrison. La compagnie passe un accord avec le Grand Tronc, compagnie canadienne de chemin de fer qui construit un tronçon de ligne pour relier à son réseau canadien Portland (Maine), choisi comme port de destination. Après avoir descendu la Tamise, le navire pénètre le 9 dans la Manche. Juste après avoir passé Hastings, une immense explosion retentit[27]. Par erreur, quelqu'un a laissé verrouillées les soupapes de sécurité des chaudières qui fournissent la vapeur aux machines des roues à aubes. La surpression de la vapeur a fait sauter les chaudières, la cheminée no 1 et le pont avant, tuant cinq personnes[28]. L'explosion a en outre fait voler en éclats les glaces du Grand Salon, ouvrant un trou béant qui a arraché le pont avant, dégageant des jets de vapeurs brûlantes et mortelles tandis qu'un homme, projeté à la mer, est porté disparu[29] et qu'un autre est projeté dans les roues à aubes. The Times écrit dans un article du 13 septembre 1859 : « La partie avant du pont explosa comme une mine, projetant la cheminée dans les airs. Il y eut un grondement confus, suivi du vacarme effrayant de l'écrasement du bois et du fer emmêlés. Puis tout disparut derrière un nuage de vapeur. Aveuglés, presque assommés par le choc, ceux qui étaient sur le pont restèrent figés dans la vapeur blanche jusqu'à ce qu'une pluie de verre brisé, d'ornements de salon, de pièces de bois... s'abatte sur eux, les forçant à chercher refuge. Il a été rapporté que seuls trois hommes qui se trouvaient là avaient été légèrement blessés mais malheureusement on se rendit vite compte qu'au moins douze ont été sérieusement blessés »[28]. L'explosion permet de découvrir qu'une autre chaudière était sur le point d'exploser pour les mêmes raisons[20]. Ce serait en apprenant la nouvelle que Brunel, tombé malade quelques jours avant le départ après avoir pris froid sur le chantier, meurt le 15 septembre 1859. La compagnie manquant à nouveau d'argent pour réparer, le navire est une nouvelle fois ouvert aux visiteurs payants. Six mille personnes s'y succèdent à des banquets. L'équipage, commandé par un chef brutal, multiplie rébellions, grèves et mutineries qui occasionnent de nouveaux retards. Des mousses sont condamnés par le tribunal. À la fin de l'année, une tempête d'hiver abîme le Grand Salon tout juste rénové. Début 1860, les actionnaires excédés (le navire n'a encore rien rapporté mais déjà coûté un million de £) tiennent une nouvelle assemblée générale qui fait appel à de nouveaux actionnaires[12]. Voyage inaugural[modifier le code] Ce n'est donc finalement que l'année suivante, le 17 juin 1860 que le Great Eastern peut appareiller de Southampton en direction de New York pour sa première traversée transatlantique mais sans son premier commandant, qui s'est noyé avec trois autres hommes d'équipage à bord d'un navire chargé de les conduire au « géant »[20]. Malgré trois cents inscrits au départ (faute de lits, le bateau ne peut en accueillir plus), les retards et le désordre ont réduit la liste à trente-cinq passagers payants (à 25 £ le voyage[30]) plus huit invités, 418 membres d'équipage, deux journalistes et trois directeurs de la compagnie[12]. Le voyage a encore été retardé de trois jours à cause de l'ivresse de l'équipage. Le navire emprunte une route très méridionale, ce qui déplaît au directeur Daniel Gooch, présent à bord qui avait tablé sur une traversée en neuf jours. Le premier voyage s'effectue finalement en dix jours et dix-neuf heures. Il est accueilli à New York comme une star, salué de quatorze coups de canon (c'est la première fois pour un navire civil[31]) tandis que le carillon de Trinity Church joue Rule, Britannia! et que des milliers de curieux se pressent sur le quai et se saisissent des aussières lancées du paquebot pour l'aider à s'amarrer[30]. À l'arrivée, les roues à aubes qui dépassent la coque de 5 m touchent et détruisent le quai où la foule s'est agglutinée pour voir le géant. Douze personnes sont piétinées tandis que les passagers sont débarqués dans la cohue[32]. La compagnie en fait un centre d'attraction à New York et le fait visiter pendant un mois par une foule aussi curieuse et enthousiaste qu'en Angleterre. En un mois, le navire est visité par 143 764 visiteurs. Le prix d'entrée fixé par l'équipage augmente au fur et à mesure pour rentabiliser le voyage (autour de 50 cents par personne, soit une recette de 71 822 £[30]. Les touristes se remboursent eux-mêmes en pillant le navire de ses objets[32]. La compagnie organise aussi deux mini-croisières de deux jours pour 10 $ chacun. La première attire deux mille passagers mais seules deux cents cabines sont équipées et il manque des couchages, de la nourriture et de l'eau pour tous les autres. C'est pourquoi, en plus des plaintes pour l'humidité du navire, la seconde croisière n'attire qu'une centaine de téméraires[31]. Au retour, seuls deux cents billets ont été vendus et le navire appareille dans l'indifférence générale. Traversées[modifier le code] Pendant un an, en raison des conditions d'inconfort dans lesquelles il se trouve, le navire ne traverse plus l'Atlantique. L'équipage se plaint de l'humidité et du froid glacial ; le capitaine et la plupart des membres d'équipage sont licenciés. Seule une dizaine d'hommes restent à bord pour l'entretien[32]. En 1861, à son retour, le gouvernement britannique commissionne le Great Eastern comme transport de troupes au Québec. 2 144 officiers et soldats, 473 femmes et enfants, 200 chevaux et 40 passagers payants sont acheminés à Québec. Le navire effectue cette seconde traversée plus rapidement, en huit jours et six heures[19]. Un mois plus tard, le navire revient en juillet en Angleterre avec 357 passagers[33]. La compagnie s'inquiète des coûts et de la décision du Grand Tronc de ne pas construire la ligne pour Portland[34]. D'autre part, la compagnie doit payer 18 000 £ à John Scott Russell qui a effectué les réparations après l'explosion de 1859. Malgré une action en justice, Russell obtient gain de cause[35]. Le second voyage n'embarque que cent passagers. De plus, le bateau qui doit les conduire à bord fait naufrage. Les bagages sont perdus et les passagers doivent être sauvés. L'arrivée à New York passe inaperçue à cause de la guerre de Sécession. Au retour, le Great Eastern embarque 194 passagers et 5 000 tonnes de blé. Le troisième voyage est aussi un calvaire. De très forts vents occasionnent un terrible roulis qui fait perdre une des deux roues à aubes. Un canot de sauvetage désarrimé brise l'autre roue en morceaux. Désolidarisé de sa mèche (axe) le safran heurte l'hélice et l'endommage. Une des voiles principales est emportée par le vent. Le navire est livré à lui-même dans l'océan, en pleine tempête[20]. Le capitaine Walker décide de ne pas informer les passagers de la gravité de la situation et tente de stabiliser le navire avec les moyens du bord. Le deuxième jour, les passagers, inquiets, forment un comité qui élit George Oakwood, un marchand de Liverpool pour négocier. Le capitaine l'autorise à inspecter le navire et le comité y découvre bien pire que craint. Le chargement a été disposé en dépit du bon sens et roule dans les cales, augmentant le roulis et l'instabilité du navire. Le grand piano se promène dans le grand salon ; les buffets s'écrasent avec leur vaisselle ; les tables, les chaises, les fauteuils heurtent les miroirs qui s'écrasent sur les passagers. Dans les cales, les malles et les barils d'huile de poisson flottent ; les enclos à bestiaux se brisent[32]… Hamilton Towle, un ingénieur civil américain de retour d'Autriche pour les États-Unis, imagine un plan pour restaurer la stabilité du gouvernail et le présente au capitaine qui décide de ne pas donner suite. Celui-ci s'adresse au capitaine d'un autre navire que croise le Great Eastern, le Magnet de retour de Nouvelle-Écosse, mais son capitaine, ne pouvant rien faire, laisse le Great Eastern à son sort. Towle décide alors de faire part de son plan au comité afin de faire pression sur le capitaine Walker. Il peut ainsi arrimer le gouvernail à l'aide de chaînes et le stabiliser, ce qui permet des mouvements modestes mais redonne au navire une certaine capacité de manœuvre. Lorsque la tempête cesse, le 15 septembre, après 75 heures de ballottage incontrôlé, le navire, avec sa réparation de fortune, est de nouveau manœuvrant[36]. Le Great Eastern fait route vers l'Irlande toute proche[19]. À son arrivée à Queenstown, les autorités portuaires n'autorisent pas le navire à entrer au port, en raison des risques liés à son manque de manœuvrabilité, et font débarquer les passagers par d'autres bateaux. Au bout de trois jours, c'est un navire militaire, le HMS Advice, qui remorque le géant dans le port. Tandis que les réparations commencent à être effectuées, les passagers se voient tout de même offrir un voyage gratuit pour les États-Unis à bord d'autres navires. Après quelques réparations d'urgence, le Great Eastern est conduit à Milford Haven au Pays de Galles pour de plus amples travaux, au cours desquels il sera équipé de roues à aubes moins larges (15 mètres). Le tout coûte 60 000 £ et huit mois d'immobilisation. Au bilan, on compte de nombreux blessés, principalement ceux qui se sont réfugiés dans le Grand Salon et pas moins de vingt-cinq fractures diverses[27]. Quant à Hamilton Towe, le « sauveur », il réclame en justice un dédommagement de 100 000 £ pour avoir sauvé le navire et ses passagers. Il en obtient finalement 15 000 £. En août 1862, un nouvel incident marque la carrière déjà tumultueuse du géant des mers. En route pour New York, le navire est pris dans de très forts vents. Pour éviter la passe de Sandy Hook (New Jersey), le capitaine décide de passer par le détroit de Long Island et mouille au nord de Long Island à Flushing Bay le 27 août. À 2 h du matin, près de Montauk Point, il heurte un récif (désormais surnommé « le rocher du Great Eastern »)[11]. Personne n'est blessé, les passagers ne s'aperçoivent de rien et le navire rentre finalement au port de New York dans la journée. Pourtant, à l'inspection, on découvre une déchirure de 2,7 m de large et de 25 m de long, soit une brèche plus grande que celle du Titanic. Le navire a été sauvé par sa double coque[31]. Aucun chantier américain ne pouvant accueillir un navire aussi grand, les frères Renwick (Henry et Edward) proposent de couvrir la brèche d'un caisson étanche. Les réparations durent trois mois et coûtent à la compagnie 70 000 £ à cause de la pénurie d'acier, en raison des besoins prioritaires dus à la Guerre de Sécession[20]. Le navire quitte finalement New York le 6 janvier 1863[37]. Une ancre de 21 m et de 2,9 t, découverte à 6 km du récif en 2007, pourrait bien appartenir au Great Eastern[38]. En dehors de ces nombreux incidents, le navire roule trop et supporte mal le gros temps, ce qui rend la traversée très inconfortable. C'est aussi un échec commercial car il est moins rapide que des navires plus petits et plus maniables. En quatre ans, sans jamais faire le plein de passagers, le Great Eastern n'effectue que douze voyages, ponctués de nombreux incidents et accidents qui coûtent très cher à la Great Ship Company. Finalement, celle-ci, endettée de plus de 142 000 £ se débarrasse du navire, qui est désarmé, puis est mise en faillite en 1863[39]. Le premier câble transatlantique[modifier le code] Le Great Eastern est vendu aux enchères en 1864 pour 25 000 £ (son coût de construction avait été de 1 000 000 £) à Daniel Gooch et ses associés[6]. Cyrus Field, un industriel américain qui s'est lancé en 1857 dans un pari gigantesque, la pose du premier câble télégraphique transatlantique entre l'Angleterre et l'Amérique du Nord décide de l'utiliser comme navire câblier et le rachète pour 50 000 £ avec l'Atlantic Telegraph Company[20]. Les travaux de réaménagement suppriment une cheminée, des chaudières et une grande partie des cabines de passagers. Le Great Eastern est en effet le seul navire capable de transporter les 3 200 km de câble nécessaires. Craignant des actes de sabotage, les responsables imposent aux ouvriers le port de salopettes sans poches afin de ne dissimuler aucun objet. En 1865, sous le commandement du capitaine Sir James Anderson, il pose le câble mais le perd dans l'Atlantique par plus de 3 000 mètres de fond au large de Terre-Neuve[6]. Puis, en juillet 1866, il pose enfin un nouveau câble opérationnel, depuis l'Irlande jusqu'au Canada (Terre-Neuve) puis récupère le tronçon de câble perdu en 1865 et en achève la pose[40],[41]. Ce succès suscite l'enthousiasme du directeur Daniel Gooch. John Gordon Steele relève le paradoxe : « Ce n'est pas la moindre des ironies que la seule chose que le Great Eastern ait été capable de mener à bien — et même à la perfection — soit la seule que son concepteur n'ait jamais imaginée[6] ». De 1866 à 1878, sa seconde carrière lui permet ainsi de poser près de 48 000 km de cinq autres câbles sous-marins, notamment quatre transatlantiques de Brest à Saint-Pierre-et-Miquelon, et un sous l'océan Indien d'Aden à Bombay[42]. Entre-temps, rééquipé par Forrester & Co. à Liverpool, il a également effectué deux traversées pour la Compagnie des Affréteurs du Great Eastern[11] dont celle de 1867 avec Jules Verne et son frère Paul à bord[43]. Démolition[modifier le code] Mais dans les années 1870, de nouveaux navires, spécifiquement construits pour la pose de câbles sous-marins rendent le Great Eastern obsolète. Il l'est aussi pour le transport de passagers, notamment sur l'Atlantique où toutes les grandes compagnies se sont lancées dans une course effrenée à la performance. Sa largeur l'empêche d'emprunter le canal de Suez alors mis en service[20]. Après une douzaine d'années passées à Milford Haven au pays de Galles, la compagnie décide donc de le vendre aux enchères. Il est finalement acheté par Edward de Mattos en 1885 pour 26 000 £ afin de servir de gigantesque panneau publicitaire et attraction flottante[31]. Il sert de salle de spectacle, de cirque ou de music-hall flottant à Liverpool en 1886 mais aussi à Dublin et Greenock en 1887[11] (il parvient à attirer 70 000 spectateurs en un mois lors de la foire-exposition[32]), de gymnase et d'attraction publicitaire le long de la Mersey pour les magasins Lewis's. Ces derniers propriétaires de fait le vendent aux enchères en 1888 pour 16 000 £, un prix largement inférieur à sa valeur en métal (qui en rapporte 56 000) mais qui n'a même pas été rentable au vu des travaux de démolition[10]. Il est démoli à Rock Ferry, sur l'estuaire de la Mersey, près de Birkenhead par Henry Bath & Sons en 1889-1890. La démolition a pris dix-huit mois[19] et nécessité le travail de deux cents hommes[4]. Un mât a été acheté par les propriétaires de l'Everton Football Club en quête d'un emblème pour leur stade d'Anfield, devenu peu après, en 1892, celui du Liverpool Football Club. Il orne toujours un des kops du stade[44],[45]. Portée[modifier le code] Il a une très grande portée dans l'imaginaire collectif sur cette époque de la révolution des transports et des débuts de l'aventure des paquebots géants sur la route transatlantique. Il cristallise l'émerveillement devant les prouesses techniques de la Révolution industrielle. Le nombre de spectateurs et le Gotha venus assister à ses lancements, à son arrivée à New York le prouve des deux côtés de l'Atlantique. Dès son lancement, il est devenu un « produit-marketing » malgré son échec commercial et son coût de construction. De la vaisselle, des objets, des bijoux gravés à son nom ou avec son effigie se sont multipliés, associant définitivement son image à celle du siècle victorien[9]. Mais la réputation maudite et les légendes qui ont entouré la carrière du navire sont aussi pour beaucoup dans sa célébrité. Rumeurs et légendes[modifier le code] Une légende tenace fait état de la découverte lors de sa démolition de deux cadavres d'ouvriers emmurés vivants lors de la construction. Un ouvrier et son apprenti seraient restés prisonniers dans la double-coque pendant les travaux. Jules Verne rapporte même cette histoire dans son roman Une ville flottante (1871). Cette légende, bien qu'assez improbable, est pourtant reprise par tous les ouvrages traitant du Great Eastern, la plupart du temps sans critique ni doute[c]. Outre que cette anecdote confirme la réputation maudite du navire, elle paraît assez peu vraisemblable. De telles rumeurs ont aussi été répandues à propos d'autres navires « maudits » comme le Titanic. Ces légendes, fréquentes au XIXe siècle, expliqueraient les séries d'événements tragiques ; dans le cas présent, un navire hanté par les fantômes des pauvres ouvriers emprisonnés lors de sa construction. Déjà, lors des réparations de 1862 qui suivirent l'incident de Montauk, des ouvriers auraient refusé de réparer la coque endommagée après avoir entendu des cognements qu'ils avaient pris pour des fantômes hantant le navire. Il se révéla que le bruit était dû à la chaîne tapant la coque[20]. Le développement de la légende, outre qu'elle en confirme le peu de vraisemblance, semble bien être une construction a posteriori chargée d'expliquer de manière mythique le tragique destin d'un navire qu'on a voulu hanté. Une autre superstition semble s'appliquer à la légende du navire, liée à la croyance que tout retard entre le baptême et le lancement est un mauvais présage. Or, ce fut le cas lors de la cérémonie de baptême de novembre 1858 où le navire, après avoir été baptisé par Miss Hope, ne put être mis à l'eau (il n'avait bougé que d'1,5 m) et ne fut finalement lancé que trois mois plus tard[9]. Nul doute que l'ensemble de ces incidents et des superstitions qui s'y rapportent ont grandement contribué à renforcer la légende du géant des mers. Littérature[modifier le code] Ce navire inspira à Jules Verne, qui avait effectué à son bord une traversée de l'Atlantique en avril 1867[46], son roman Une ville flottante, et à Victor Hugo un passage de La Légende des siècles[d],[47]. Le long poème de Victor Hugo, intitulé Léviathan (le nom initial du navire) montre la connaissance que ce dernier avait des choses de la mer et de la navigation à vapeur ; en voici deux vers : [...] L'abîme s'abrégeait sous sa lourdeur véloce Les flots se le passaient comme des piédestaux. Il apparaît également dans la nouvelle pour enfants Is de Derek Webb[48],[49]. Ce navire et les mystères qui l'entourent sont aussi le cadre de la série de bande dessinée policière Special Branch[50]. Films[modifier le code] Le Paquebot géant, un épisode docufiction de la série Les Sept Merveilles du monde industriel de la BBC. Musique[modifier le code] En 2013, le chanteur Sting lui consacre un titre de son album The Last Ship : la chanson Ballad Of The « Great Eastern », qui raconte l'histoire du bateau. Jeu Vidéo[modifier le code] Ce navire est présent dans le jeu d'Ubisoft Anno 1800 Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] ↑ Il dépense de sa poche près de 170 000 £ pour couvrir les retards, la banqueroute du chantier naval et de la première compagnie, ainsi que les retards de construction et les travaux supplémentaires. ↑ Il meurt quelques jours après une explosion en mer lors des essais de 1859, après avoir pris froid sur le chantier. ↑ Ainsi Dugan, Lagier, Maddocks, Armstrong, le documentaire de la BBC (Les 7 Merveilles du monde industriel). ↑ […] Le dernier siècle a vu sur la Tamise Croître un monstre à qui l'eau sans bornes fut promise, Et qui longtemps, Babel des mers, eut Londre [sic] entier Levant les yeux dans l'ombre au pied de son chantier. Effroyable, à sept mâts mêlant cinq cheminées Qui hennissaient au choc des vagues effrénées, Emportant, dans le bruit des aquilons sifflants, Dix mille hommes, fourmis éparses dans ses flancs, Ce Titan se rua, joyeux, dans la tempête ; Du dôme de Saint-Paul son mât passait le faîte ; Le sombre esprit humain, debout sur son tillac, Stupéfiait la mer qui n'était plus qu'un lac […] (Victor Hugo, La Légende des siècles, Tome II, Vingtième siècle, Pleine mer). Références[modifier le code] ↑ cf. Alexandre Tarrieu, « Les Passagers du Great-Eastern », Bulletin de la Société Jules Verne no 174, 2010. ↑ (en) Documentaire de la BBC sur Les 7 Merveilles du monde industriel : Brunel, BBC, consulté le 16 avril 2010. ↑ a b c d e f et g (en) La construction du Great Eastern à Millwall, Drunken Dock and the Land of Promise, p. 466-480, Survey of London volumes 43 and 44, édité par Hermione Hobhouse, 1994. ↑ a b c d et e (en) La construction du Great Eastern, site du National Maritime Museum. ↑ a et b Maddocks 1979, p. 42. ↑ a b c d e f et g Le Great Eastern, site consacré à Brunel. ↑ a b et c Documentaire de la BBC sur Les 7 Merveilles du monde industriel : Spécifications techniques, BBC, consulté le 16 avril 2010. ↑ Documentaire de la BBC sur Les 7 Merveilles du monde industriel : La coque, BBC, consulté le 16 avril 2010. ↑ a b c d et e Le Great Eastern, Portcities London, consulté le 15 avril 2010. ↑ a b et c (en) Les navires de Brunel, site personnel, consulté le 15 avril 2010. ↑ a b c d et e (en) Fiche du Great Eastern, The ShipsList, consulté le 13 avril 2010. ↑ a b c et d Lagier 2002, p. 19. ↑ Armstrong 1956, p. 29. ↑ a et b (en) Le calamiteux titan, site:arnygrimbear.de ↑ a b et c Documentaire de la BBC sur Les 7 Merveilles du monde industriel : Les riveteurs, BBC, consulté le 16 avril 2010. ↑ Lagier 2002, p. 16. ↑ a et b Maddocks 1979, p. 40. ↑ a b et c Lagier 2002, p. 18. ↑ a b c d e f g et h (en) Chronologie du Great Eastern, Site Julesverne.ca, consulté le 13 avril 2010. ↑ a b c d e f g h i et j (en) Étude économique sur le Great Eastern, Site du département économique de l'Université de San José. ↑ (en) Annabel Gillings, Brunel, Haus Publishing, 2006. ↑ a et b Lagier 2002, p. 17. ↑ a et b Documentaire de la BBC sur Les 7 Merveilles du monde industriel : Le lancement, BBC, consulté le 16 avril 2010. ↑ (fr) Article de Delauney sur le baptême du Leviathan paru dans Le Monde illustré no 31, p. 6, le 14/11/1857, Site:Dunwich.org, consulté le 13 avril 2010. ↑ (en) Le SS Great Eastern, Site Brunel200.com ↑ Armstrong 1956, p. 30. ↑ a et b Maddocks 1979, p. 44. ↑ a et b Documentaire de la BBC sur Les 7 Merveilles du monde industriel : Les essais, BBC, consulté le 16 avril 2010. ↑ (en) Edmund Burke, The Annual Register, J. & F.H. Rivington, Londres, 1859. ↑ a b et c Maddocks 1979, p. 46. ↑ a b c et d (en) Fiche du Great Eastern The Great Ocean Liners, consulté le 12 avril 2010. ↑ a b c d et e Lagier 2002, p. 20. ↑ (en) George Emmerson, S.S. Great Eastern, David & Charles, Londres, 1981. ↑ (en) James Dugan, The Great Iron Ship, Harper, 1953. ↑ (en) David Budlong Tyler, Steam Conquers the Atlantic, D. Appleton-Century, Londres, 1939. ↑ (en) C. van Benthuysen, Annual Report of the American Institute of the City of New York, New York, 1862, p. 421–422. ↑ (en) D. Appleton and Company, The American Annual Cyclopædia, New York, 1863. p. 501–502. ↑ (en) « La découverte d'une ancre mystérieuse au large de Montauk Point, 11 octobre 2007 » (version du 20 octobre 2007 sur Internet Archive), The East Hampton Star. ↑ (fr) À propos de l'article de Fulgence Girard sur le Great Eastern, Site : Dunwich.org, consulté le 13 avril 2010. ↑ Maddocks 1979, p. 48. ↑ (en) Recovery of the Lost Cable 1866 : the seventh of September, we brought our second cable safely to the shore. atlantic-cable.com, consulté le 2 mars 2018. ↑ (en) Le « Great Eastern », câblier, Atlantic-cable, Histoire du câble transatlantique. Consulté le 13 avril 2010. ↑ Laurent Goulhen, Le Great Eastern à Brest, in Bulletin de la Société Jules Verne no 206, mai 2023, p. 16-22. ↑ (en) « Londoner culture, The Culture of London: How a part of Brunel’s Great Eastern ended up at Liverpool FC », sur londonerwalking.wordpress.com, 5 août 2015 (consulté le 4 avril 2019). ↑ (en) Tony Kelly, « Liverpool FC and Wicklow Town », sur countywicklowheritage.org, 15 juillet 2014 (consulté le 4 avril 2019). ↑ Lagier 2002, p. 21. ↑ Sur Wikisource [211]. ↑ Is par Derek Webb, site consacré à Brunel Ikbrunel.org.uk, consulté le 14 avril 2010. ↑ Un extrait de la nouvelle Is parlant du Great Eastern, site consacré à Brunel Ikbrunel.org.uk, consulté le 14 avril 2010. ↑ Special Branch par Seiter et Hamo, Glénat, 2012. Voir aussi[modifier le code] Bibliographie[modifier le code] Utilisés pour la rédaction de l'article[modifier le code] Rosine Lagier, « L'incroyable destin d'un paquebot poursuivi par la malédiction, le Great Eastern, le père des géants », dans Il y a un siècle... les paquebots transatlantiques, Rêves et tragédies, Rennes, éditions Ouest-France, 2002 (ISBN 978-2-7373-3003-2). Melvin Maddocks (dir.), « Naissance d'un géant », dans Le Règne du paquebot, éditions Time-Life, 1979. Revue Jules Verne 1, « Géant des mers », 1996. (en) Warren Armstrong, Atlantic Bridge from sail to steam to wings, a diverse record of 100 years North Atlantic Travel, Londres, Frederick Muller, 1956. (en) David Budlong Tyler, Steam Conquers the Atlantic, D. Appleton-Century, 1939. (en) George S. Emmerson, S.S. « Great Eastern », Newton Abbot, David & Charles, 1981 (ISBN 978-0-7153-8054-3, LCCN ). (en) Annabel Gillings, Brunel, Londres, Haus Publishing, 2006, 182 p. (ISBN 978-1-904950-44-8, OCLC , LCCN , lire en ligne). (en) James Dugan, The Great Iron Ship, Harper, 1953. (en) Deborah Cadbury, Seven Wonders of the Industrial World, Londres, Fourth Estate, 2003, 376 p. (ISBN 978-0-00-716304-5, LCCN ). Edited by Andrew Kelly and Melanie Kelly, Brunel - In Love With the Impossible, 2006 by Bristol Cultural Development Partnership, Hardback (ISBN 0-9550742-0-7), Paperback (ISBN 0-9550742-1-5) Autres ouvrages de référence[modifier le code] Isambard Kingdom Brunel, de LTC Rolt (Longmans, 1957). Brunel, Engineering Giant, de Peter Hay (Londres, 1973). Brunel and his World, de John Pudney (Londres, 1974). The Works of Isambard Kingdom Brunel, édité par Sir Alfred Pugsley (Institute of Civil Engineers, 1976). Brunel: The Life and Times of Isambard Kingdom Brunel, d'Angus Buchanan (Hambledon, 2002). Isambard Kingdom Brunel: Engineering Knight-Errant, de Adrian Vaughan (John Murray, 2003). Brunel's Ships, de Denis Griffiths, Andrew Lambert et Fred Walker (Chatham Publishing, 2000). Isambard Kingdom Brunel. Engineering Knight-Errant, de Richard Thames (Shire, 1995). Articles connexes[modifier le code] Bateau à roues à aubes Great Western Great Britain Une ville flottante Éléphant blanc (expression) Liens externes[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : (en) Fiche du Great Eastern The Great Ocean Liners, consulté le 13 avril 2010. (en) Fiche du Great Eastern, The ShipsList, consulté le 13 avril 2010. (en) Le Great Eastern, câblier, Cableships. Consulté le 13 avril 2010. (en) Le Great Eastern, site consacré à Brunel et ses œuvres. Consulté le 14 avril 2010. (en) Chronologie du Great Eastern, Site Julesverne.ca, consulté le 13 avril 2010. (en) Étude économique sur le Great Eastern, Site du département économique de l'université de San José. (en) Les navires de Brunel, John's Maritime History Society, book 2. (en) Documentaire sur le Great Eastern, BBC. (en) Histoire du Great Eastern, Portcities London. Great Eastern Précédé par Suivi par Himalaya Plus grand paquebot du monde (tonnage) 1860-1901 Celtic Himalaya Plus grand paquebot du monde (longueur) 1860-1899 Oceanic Portail des paquebots <img height="1" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1"; alt="" style="border: none; position: absolute;" width="1"> Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=SS_Great_Eastern&oldid=233006023 ».
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La Grande Vague de Kanagawa — Wikipédia

La Grande Vague de Kanagawa - Wikipédia

La Grande Vague de Kanagawa , plus connue sous le nom de La Vague , est une célèbre estampe japonaise du peintre japonais, spécialiste de l', Hokusai, publiée en 1830 ou en 1831 pendant l' époque d'Edo.

La Grande Vague de Kanagawa (神奈川沖浪裏, Kanagawa-oki nami-ura?, littéralement Sous la vague au large de Kanagawa), plus connue sous le nom de La Vague, est une célèbre estampe japonaise du peintre japonais, spécialiste de l'ukiyo-e, Hokusai, publiée en 1830[2] ou en 1831[Note 1] pendant l'époque d'Edo. Cette estampe est l'œuvre la plus connue de Hokusai et la première de sa série Trente-six vues du mont Fuji, dans laquelle l'utilisation du bleu de Prusse renouvelait le langage de l'estampe japonaise. La composition de La Vague[3], synthèse de l'estampe japonaise traditionnelle et de la « perspective » occidentale, lui valut un succès immédiat au Japon, puis en Europe, où elle fut une des sources d'inspiration des impressionnistes. Plusieurs musées en conservent des exemplaires, tels que le musée Guimet, le Metropolitan Museum of Art, le British Museum, le Palazzo Maffei Casa-Museo de Vérone, ou encore la Bibliothèque nationale de France ; ils proviennent généralement des grandes collections privées d'estampes japonaises constituées au XIXe siècle. Description[modifier le code] L'essor des estampes ukiyo-e à l'époque de Hokusai[modifier le code] Les estampes apparaissent au Japon d'abord sur des sujets religieux, au XIIIe siècle[4], puis à partir du milieu du XVIIe siècle sur des sujets profanes : cette technique de gravure sur bois permet en effet, par le nombre de reproductions qu'elle autorise, une diffusion beaucoup plus large des œuvres qu'avec une peinture, dont il n'existe forcément qu'un exemplaire original. Le développement de ces estampes profanes (dites ukiyo-e) à partir du XVIIe siècle accompagne la naissance d'une nouvelle classe sociale, la bourgeoisie marchande urbaine aisée[Note 3], qui apparait et se développe dès le début de l'époque d'Edo, lorsqu'à partir de 1600, le nouveau régime des shoguns Tokugawa parvient à restaurer la paix dans l'ensemble du pays. Cette clientèle en plein essor devient extrêmement friande des estampes ukiyo-e, à la fois plaisantes à l'œil et d'un coût modique, y retrouvant en effet ses sujets favoris, des belles courtisanes du Yoshiwara jusqu'aux paysages pleins de poésie du Japon ancien, en passant par les lutteurs de sumo ou les acteurs de kabuki, si populaires. La Grande Vague de Kanagawa est une estampe ukiyo-e, c'est-à-dire techniquement une estampe imprimée sur papier[Note 4], à l'aide de gravures sur bois réalisées par un graveur expérimenté d'après le dessin de l'artiste. Faisant appel à de multiples planches de couleurs différentes, elle appartient à la catégorie des « estampes de brocart » (nishiki-e[5]) : chaque partie colorée étant obtenue par l'application d'une planche de bois gravée particulière [Note 5]. Par la description des activités quotidiennes de l'humble population des campagnes japonaises (charpentiers, tonneliers, bateliers, pêcheurs…), la série d'estampes à laquelle appartient La Vague s'inscrit bien dans l'esprit des « estampes japonaises » ou estampes ukiyo-e (littéralement « images du monde flottant »), ayant pour thème les images du monde quotidien. Cependant, cette série est en même temps très novatrice dans l'évolution esthétique de l'ukiyo-e, car elle est en pratique la première grande série de meisho-e, c'est-à-dire de « vues célèbres » de paysage, cadrées ici en format « panoramique » horizontal. De fait, cette série est peut-être la première à effectuer une synthèse véritablement convaincante de l'ukiyo-e et des gravures de paysage occidentales[Note 6]. On ignore le tirage réel de la série, sans doute de l'ordre de quelques centaines dans sa première édition, auxquelles il faut adjoindre sans doute des tirages tardifs des planches originales, et de nombreuses regravures de l'œuvre jusqu'à aujourd'hui. Mais ce nombre somme toute réduit permit d'assurer à l'œuvre une notoriété sans aucun rapport avec celle à laquelle pouvait prétendre même la plus célèbre des peintures, à une époque où la reproduction photographique à grande échelle n'était pas de mise. Création de l'édition originale[modifier le code] Article détaillé : ukiyo-e. Pour réaliser La Vague, Hokusai fit appel aux techniques habituelles. Dans l'ukiyo-e de manière générale, l'artiste étant avant tout responsable de l'aspect artistique, dessin et choix des couleurs, pour un dessin de base (le shita-e, « l'image de dessous ») qui n'est que la première étape d'un processus mobilisant plusieurs intervenants (artiste, éditeur, graveur[s], imprimeur[s]). Ici, c'est à l'éditeur, Nishimuraya Yohachi (Eijudō) qu'échut le soin de graver les planches de bois de La Vague, puis de faire imprimer les différentes planches sur les feuilles de papier. Hokusai dessina au pinceau un croquis de son dessin sur un papier mince et translucide, le washi (和紙, わし), papier fabriqué artisanalement au Japon avec de longues fibres de mûrier entrelacées, connu pour sa légèreté, sa flexibilité et sa solidité[6]. En matière d'estampe, le dessin initial est pratiquement toujours « détruit » par le processus de gravure[7]. Mais ainsi les textures de l'estampe ne sont-elles pas uniquement le fait de l'artiste, et se trouvent enrichies par le grain du papier, la trace des fibres du bois de gravure, les stries de l'outil de l'imprimeur, le baren (frotton). Cette façon de faire induit, pour toutes les estampes japonaises, qu'il n'y a pas d'« œuvre originale unique », mais une édition originale correspondant aux tirages effectués avant que l'usure du bois des diverses planches utilisées donne des traits moins nets et des repères de couleurs moins fiables, ce qui pouvait représenter de l'ordre de trois cents estampes. Le succès de cette édition pouvait comme dans le cas de celle-ci susciter des regravures ultérieures ; mais effectuées sans la supervision de l'artiste, ces exemplaires ne sont donc pas des « originaux ». Comme à l'ordinaire, une fois le dessin de l'estampe confié au graveur, celui-ci le colle à l'envers sur une planche polie de sakura, une variété de cerisier choisie pour sa dureté, permettant ainsi d'y graver des lignes très fines et de réaliser de nombreuses impressions. La planche est attaquée au canif en suivant les traits du dessin qui s'en trouve détruit ; les différentes surfaces sont creusées à l'aide de gouges, en respectant les reliefs, traits et aplats, nécessaires à l'impression. Le graveur réalise d'abord le « bois de traits », c'est-à-dire la planche portant les contours du dessin, le texte des légendes et la signature, puis les « bois de teinte », les planches correspondant chacune à un relief et à une couleur à imprimer en aplat. Une fois réalisé, le jeu de planches est confié à l'imprimeur[8]. Pour colorier La Vague, l'imprimeur employa des pigments traditionnels dilués à l'eau. Le noir est à base d'encre de Chine, le jaune à base d'ocre jaune et le bleu est un bleu de Prusse, nouvellement importé des Pays-Bas et très à la mode alors. Pour commencer, l'imprimeur utilisait la planche de traits sur laquelle il étalait une couche de bleu puis une couche de colle de riz servant de liant, les mélangeant à l'aide d'une brosse. Il appliquait ensuite une feuille de papier humidifiée sur la planche en la calant de façon précise dans les marques des kento (marques de calage), et la frottait au verso d'un mouvement régulier à l'aide d'un tampon appelé baren. Ce frottement contre les motifs gravés recouverts de pigment permettait la bonne répartition de la couleur sur le papier. L'imprimeur répétait l'opération autant de fois qu'il voulait produire d'estampes, puis il passait aux différents bois de teinte, des plus claires aux plus sombres, l'impression des couleurs d'une estampe se faisant toujours dans un ordre précis, pouvant impliquer jusqu'à une dizaine d'impressions successives[Note 7], en commençant par le noir[9]. Selon la tradition, La Vague aurait été imprimée en huit passages : les contours du dessin et les surfaces teintées au bleu de Prusse, surfaces qui paraissent par contraste presque noires, puis le jaune léger des barques, le jaune du ciel, le dégradé gris clair du ciel et le gris des barques. Venaient ensuite les zones bleu clair, puis d'un bleu plus dense. Enfin l'estampe était achevée avec le noir du ciel et du pont d'une des barques. Lors de chaque opération, la crête des vagues, l'écume, les visages des marins, et les neiges du Fuji, restaient en réserve, ce qui leur confère le blanc éclatant du papier d'origine. Ainsi, avec trois pigments (noir, jaune et bleu), Hokusai réalise une image colorée et contrastée[8]. D'un tirage à l'autre, on observe des différences de hauteur et de densité du ciel noir autour du Fuji. Hokusai qui avait été graveur pendant son adolescence, suivait attentivement l'impression de ses estampes : « Des gris trop appuyés rendraient l'estampe moins plaisante, dites je vous prie aux imprimeurs que le ton pâle doit ressembler à une soupe de coquillage. En revanche, s'ils éclaircissent trop le ton sombre, ils ruineraient la force du contraste. Aussi faut-il expliquer que le ton soutenu doit avoir une certaine épaisseur, comme la soupe aux pois[8]. » Quelques tirages différents Épreuve du Metropolitan Museum of Art, New York. 25,7 x 37,9 cm. Inventaire : JP1847. Autre épreuve du Met, New York. 25,1 x 37,8 cm. Inventaire : JP2972. Autre épreuve du Met, New York. 24,4 x 35,7 cm. Inventaire : JP10. Épreuve du LACMA. Los Angeles. 26 x 38 cm. Inventaire : M.81.91.2 Épreuve du British Museum. 24,6 x 36,8 cm. Inventaire : 1906,1220,0.533. L'image[modifier le code] Cette estampe est une estampe yoko-e, c'est-à-dire des images en présentation « paysage », donc disposées horizontalement, au format ōban[5] ; elle mesure environ 26 cm de hauteur sur 38 cm de largeur[Note 8]. Le paysage est composé de trois éléments : la mer agitée par la tempête, trois bateaux et une montagne. Il est complété par la signature nettement visible en haut et à gauche. Pour Alain Jaubert, dans son documentaire Palettes, la composition comporte quatre plans : au premier plan une vague s'amorce sur la droite ; au deuxième plan, une vague plus grande s'élève, écumante; au troisième plan, une vague immense commence à déferler ; le mont sacré n'apparaît qu'en arrière-plan, comme élément central et décoratif, il est légèrement excentré vers la droite, enneigé il contraste avec un ciel d'horizon nuageux[8]. La scène[modifier le code] La montagne[modifier le code] La montagne à l'arrière-plan est le mont Fuji, sujet emblématique de la série meisho-e des Trente-six vues du mont Fuji, qui a pour thème cette montagne, la plus haute du Japon, dont le sommet enneigé est visible l'hiver depuis plusieurs provinces du centre. Cette montagne exerce depuis toujours une certaine fascination, elle est un lieu de pèlerinage de sectes shintoïstes et un site de méditation bouddhiste, et reste l'un des symboles du Japon moderne[8]. Le Fuji est souvent considéré comme un symbole de beauté[10] et Hokusai l'a utilisé comme élément principal ou secondaire dans de nombreux tableaux. Les bateaux[modifier le code] La scène représente trois barges prises dans une forte tempête. Les esquifs sont des oshiokuri-bune (ja)[11], bateaux rapides qui servaient à transporter par mer du poisson des villages de pêcheurs des péninsules d'Izu et de Bōsō vers les marchés aux poissons de la baie d'Edo[5]. Ce transport de marchandises se veut probablement être le symbole d'une scène du quotidien du Tokyo du XIXe siècle[12]. En effet, comme son titre l'indique, la scène se déroule dans la mer proche de Kanagawa (Yokohama), située entre Tokyo au nord et la Baie de Tokyo à l'est. Les barques, orientées vers le sud-ouest, reviennent donc à vide de la capitale. Il y a huit rameurs par embarcation, cramponnés à leur rames qu'ils ont pris le soin de relever. Deux passagers supplémentaires sont à l'avant de chaque bateau, ce qui représente un total de trente hommes. Les barques font environ 12 mètres de long, par comparaison, on peut estimer que la vague mesure de 14 à 16 mètres de hauteur. Les marins sont pris dans une forte tempête, peut-être un typhon, ils ont peu de chances d'en réchapper[8]. La scène a lieu en pleine mer, au sud de la baie de Tokyo, au large de Kanagawa, à 90 kilomètres environ à l'est du mont Fuji[8],[Note 9]. La mer et ses vagues[modifier le code] La mer est l'élément dominant de la composition qui s'articule autour de la forme d'une vague, qui se déploie et domine toute la scène avant de s'abattre. La grande vague, en cet instant, réalise une spirale parfaite dont le centre passe au centre du dessin[8]. La vague s’abat en forme de main destructrice. La signature[modifier le code] La Grande Vague de Kanagawa porte deux inscriptions. Sur la première, qui représente le titre de la série et du tableau, située en haut à gauche dans un cartouche rectangulaire est écrit : « 冨嶽三十六景 / 神奈川沖 / 浪裏 » qui se lit Fugaku sanju-rokkei / Kanagawa-oki / nami-ura, et qui signifie Trente-six vues du mont Fuji / au large de Kanagawa / Sous la vague[5]. Sur la seconde, qui représente la signature[Note 10], située en haut à gauche de l'estampe, sur la gauche du cartouche, est écrit : « 北斎改為一筆 », « Hokusai aratame Iitsu hitsu »[5], signifiant « (peint) de la brosse de Hokusai changeant son nom en Iitsu »[8]. Enfant de très modeste origine, sans identité, puisque son premier pseudonyme, Katsushika, lui vient de la région agricole où il est né, Hokusai utilisera au moins cinquante-cinq autres noms tout au long de sa carrière ; ainsi, il ne commençait jamais une nouvelle période de travail sans changer de nom, abandonnant ses anciens noms à ses élèves[13]. Aussi signa-t-il les quarante-six estampes composant les Vues du mont Fuji, non en fonction de l'œuvre dans sa globalité, mais en fonction des différentes périodes de travail que cette œuvre représenta pour lui. Hokusai utilisa quatre signatures différentes pour cette série : « Hokusai aratame litsu hitsu », « zen Hokusai litsu hitsu », « Hokusai litsu hitsu » et « zen saki no Hokusai litsu hitsu »[14]. L'analyse de l’œuvre[modifier le code] Hokusai réunit et assemble dans ce tableau différents thèmes qu'il apprécie particulièrement. Le Fuji représenté comme une pointe bleue et blanche ressemble à une vague, faisant écho à la vague du premier plan. L'image est tissée de courbes : surface des eaux qui se creuse, rides s'incurvant à l'intérieur des vagues, dos des lames et pentes du Fuji. Les courbes de l'écume de la grande vague engendrent d'autres courbes qui se divisent à leur tour en une multitude de petites sous vagues répétant l'image de la vague mère. Cette décomposition en fractale peut être considérée comme une illustration de l'infini[8]. Les visages des pêcheurs forment des taches blanches, auxquelles font écho les gouttelettes d'écume que projette la vague. Dans une approche purement subjective de l'œuvre, cette vague est parfois présentée comme un tsunami ou une vague scélérate ; mais on la décrit aussi comme une vague monstrueuse et fantomatique, au squelette blanchâtre[15], menaçant les pêcheurs de ses « griffes » d'écume[16] ; cette vision fantastique de l'œuvre rappelle que Hokusai est un des maîtres du fantastique japonais[Note 11], comme le montrent les fantômes qui hantent les carnets des Hokusai Manga. De fait, l'examen de l'écume de la vague à gauche évoque beaucoup plus des mains griffues prêtes à s'emparer des pêcheurs que la frange blanche d'une vague ordinaire, telle qu'on peut la voir à droite de l'estampe. Dès les années 1831-1832, à peine deux ans après La Grande Vague, Hokusai fera d'ailleurs appel aux thèmes chimériques de manière beaucoup plus explicite, avec sa série Hyaku monogotari (Cent contes de fantômes)[17]. Cette image rappelle bien d'autres œuvres de l'artiste. La silhouette de la vague évoque un dragon géant, dragon que Hokusai dessine souvent, notamment celui du Fuji. La vague est comme la mort fantôme perchée au-dessus des marins condamnés, elle dresse ses bras, ses plis et ses replis, comme le fait avec ses tentacules la pieuvre, un animal qui hante Hokusai aussi bien dans ses mangas que dans ses images érotiques. On retrouve d'autres analogies, les éclats de l'écume deviennent des becs, des serres d'oiseaux de proie, des mains aux doigts crochus, des crocs, des mandibules d'insectes, des mandibules acérées[8]. Le travail sur la profondeur spatiale et la perspective (uki-e) est également à noter[3], avec le fort contraste entre l'arrière-plan et le premier plan : les deux grandes masses visuelles qui occupent l'espace, la violence de la grande vague qui s'oppose à la sérénité du fond vide[12], peuvent faire penser au symbole du yin et du yang. L'homme, impuissant, se débat entre les deux. On peut donc y voir une allusion au taoïsme, mais également au bouddhisme — les choses fabriquées par l'homme sont éphémères à l'image des barques emportées par la vague gigantesque — et au shintoïsme — la nature est toute-puissante[18],[19]. L'« opposition complémentaire » du yin et du yang[20] se traduit également au niveau des couleurs : le bleu de Prusse s'oppose ici au jaune rosé de l'arrière-plan, qui en est la couleur complémentaire. La symétrie de l'image est donc quasi parfaite, tant au niveau des formes que des couleurs. Autres œuvres fantastiques de Hokusai Dans ses carnets de croquis, les Hokusai Manga, l'artiste travailla souvent sur des thèmes fantastiques. Ici, un fantôme menaçant un être humain de ses griffes, telle la vague menaçant les marins. La « mort fantôme » aux doigts crochus, rappelant les griffes de la vague perchée au-dessus des marins condamnés. La silhouette de la Grande Vague rappelle celle d'un dragon, ici Le Dragon du mont Fuji, 1835. Sens de lecture[modifier le code] Alors que l'écriture japonaise se lit de haut en bas, et plus important ici, de droite à gauche, l'écriture occidentale se lit de gauche à droite, ce qui implique que la perception première de l'image n'est pas la même pour un Occidental et pour un Japonais[6] : Pour un Occidental, au tout premier coup d'œil, les pêcheurs japonais de La Grande Vague de Kanagawa se dirigent vers la droite de l'estampe, en provenance, peut-on imaginer, de la péninsule d'Izu. Ils sont rattrapés par la vague, qu'ils fuient, ou, peut-être, qu'ils n'ont pas vu venir ; Pour un Japonais, les pêcheurs viennent de la droite de l'image et se dirigent vers la gauche, ils suivent le cheminement oriental traditionnel, auquel s'oppose la vague[21]. Ils sont au large des côtes de Kanagawa, en se dirigeant vers la gauche, vers le sud-ouest, revenant sans doute à vide de Tokyo, où ils ont vendu leurs poissons. Au lieu de fuir la vague, ils se heurtent à elle : elle leur barre la route et ils doivent l'affronter dans toute sa violence. C'est dans le sens de lecture japonais, de droite à gauche, que l'image est la plus forte, rendant la menace de la vague plus apparente[22]. L'examen des bateaux, et en particulier de celui du haut, qui barre le Fuji, montre bien que c'est la proue, haute et effilée, qui est orientée vers la gauche, et que la lecture « japonaise » de l'image est donc la « bonne ». L'aspect des bateaux, des oshiokuri-bune servant à transporter le poisson, est d'ailleurs confirmé par l'observation d'une autre estampe de Hokusai, Mille Images de l’océan (Chie no umi), « Chōshi dans la province de Shimosa » (Sōshū Chōshi), où, cette fois, le bateau s'écarte bien du ressac (situé ici sur la droite de l'image), comme le montre son sillage sur l'eau. Conception de l'œuvre[modifier le code] Hokusai n'a pas imaginé et créé La Vague en un jour et l'étude de ses œuvres antérieures laisse penser que de nombreuses années de travail ont été nécessaires afin d'aboutir au degré de maitrise qu'il démontre dans La Grande Vague de Kanagawa. Deux estampes, produites près de 30 ans plus tôt, ressemblent à la Grande Vague, et peuvent être considérées comme des œuvres annonciatrices[Note 12]. Ce sont Kanagawa-oki Honmoku no zu, créé vers 1803 et Oshiokuri hato tsusen no zu, créé vers 1805[23],[24],[25]. Ces deux gravures ont la même thématique que La Vague, ils décrivent un bateau, à voile dans le premier cas, à rame dans le second, pris dans la tempête, au pied d'une immense vague qui menace de l'engloutir. Si ces tableaux ressemblent à La Vague, ils en diffèrent sur certains points[20] et l'étude de ces différences permet de décrire l'évolution technique et artistique de Hokusai : Dans ces premières estampes, les vagues sont assimilées à une matière dense et uniforme, presque minérale[8]. Leur raideur et leur verticalité évoquent des sommets montagneux enneigés[20], alors que La Vague apparait plus vivante, plus dynamique et plus agressive ; sa crête en forme de griffes écumantes contribue puissamment à la menace qui en émane ; Le point de vue des estampes de 1803 et 1805 est toujours légèrement marqué par la perspective japonaise traditionnelle : le spectateur est placé plus haut, dans une vue cavalière qui ne permet pas d'être au cœur de l'action[20]. Le point de vue beaucoup plus bas adopté plus tard par Hokusai crée instantanément un sentiment d'écrasement face aux éléments ; Ce sentiment est encore renforcé par la ligne d'horizon : les deux premières estampes laissent apparaître un paysage à l'horizon, paysage à peine masqué par la vague principale ; la présence de cet arrière-plan relativise la menace constituée par la vague. Au contraire, La Grande Vague de Kanagawa donne le quasi-monopole du spectacle aux éléments déchaînés, obligeant le spectateur à s'immerger dans le drame ; le calme du Fuji au lointain n'apporte pas de soulagement au caractère oppressant des premiers plans, car sa petitesse même souligne son extrême éloignement ; de même, les deux premières estampes faisaient apparaître des oiseaux, détail familier et rassurant qui a disparu dans La Vague[20] ; Dans les premières estampes, un bateau navigue sur la crête de la vague, comme s'il était parvenu à lui échapper. Hokusai a éliminé ce détail dans La Grande Vague, peut-être parce que cela gênait la dynamique de la courbe de la vague, mais aussi pour renforcer le drame qui se déroule : les humains, dépassés par les éléments, n'occupent plus que la partie inférieure de l'image[20] ; Au-delà de tous ces aspects, la composition générale de l'image accuse une autre différence : les deux estampes de 1803 et 1805 de Hokusai montrent des compositions disparates, manquant de la « cohérence » qui est à la base même de la force d'une image. La Vague, par comparaison, réduit les grandes masses visuelles à deux : la vague elle-même, et son arrière-plan vide, amorcé par la ligne inférieure de la vague (« sous la vague », comme le dit explicitement le titre). La Vague permet de se rendre compte de la maîtrise qu'avait atteint Hokusai : cette image, si simple, coulant de source, telle qu'elle nous apparait, est en réalité le fruit d'un long travail, d'une réflexion méthodique. La fondation même de cette méthode a été posée dès 1812 par Hokusai dans son ouvrage Initiation rapide au dessin abrégé, où il expose sa théorie selon laquelle tout objet se dessine par la relation du cercle avec le carré. Il écrit : « Ce livre consiste à montrer la technique du dessin en utilisant uniquement une règle et un compas […] Lorsqu'on commence par cette méthode, la ligne et la proportion s'obtiennent plus naturellement[26]. » et, dans la préface du même ouvrage, « Toutes les formes ont leurs propres dimensions que nous devons respecter […] Il ne faut pas oublier que ces choses appartiennent à un univers dont nous ne devons pas briser l'harmonie[26]. » Quelques années plus tard, en 1835, Hokusai reprend l'image de La Vague qu'il aime tant et réalise Kaijo no fuji, pour le second volume des Cent vues du mont Fuji. On y retrouve le même rapport entre la vague et le volcan et le même jaillissement d'écume. Mais cette fois, pas de bateaux, pas d'humains, et les éclats de la vague se confondent avec un vol d'oiseaux de mer[8]. Alors que dans son œuvre précédente, la grande vague déferlait de gauche à droite, c'est-à-dire dans le sens contraire à la lecture japonaise, et s'opposait donc frontalement aux bateaux, ici la vague et les oiseaux déferlent de droite à gauche, en harmonie[27]. Influence de l'Occident sur La Grande Vague[modifier le code] La Grande Vague de Hokusai a été influencée par l'Occident, sur au moins deux aspects : la perspective (de façon discrète mais néanmoins très réelle, comme le montre l'étagement des plans), et l'utilisation du bleu de Prusse. La perspective[modifier le code] Dans la peinture traditionnelle du Japon, et de l'Extrême-Orient de manière plus générale, la représentation de la perspective telle que nous l'entendons n'existait pas. Comme dans l'Égypte antique, la taille des objets ou des personnages ne dépendait pas de leur proximité ou de leur éloignement, mais de leur importance dans le contexte du sujet[28] : un paysage pouvait donc être représenté en grossissant les personnages, considérés comme le véritable sujet de l'estampe, et en réduisant la taille des arbres et des montagnes environnantes, pour qu'ils ne risquent pas de capter l'attention au détriment des personnages. La notion de ligne de fuite n'existait pas, et le point de vue retenu était en général celui d'une « vue cavalière ». La perspective, utilisée dans les peintures occidentales depuis Paolo Uccello et Piero della Francesca, était, au début du XVIIIe siècle, connue des artistes japonais au travers des gravures sur cuivre occidentales (hollandaises en particulier), qui arrivaient par Nagasaki[Note 13]. Les premières études et tentatives sur la perspective occidentale furent menées par Okumura Masanobu, puis surtout, par Toyoharu ; celui-ci a même réalisé pour cela, aux alentours de 1750, des gravures sur cuivre représentant la perspective du Grand Canal à Venise, ou des ruines antiques de Rome[29]. Grâce à l'œuvre de Toyoharu, l'estampe japonaise de paysage, telle que l'ont fait évoluer Hiroshige (élève indirect de Toyoharu, au travers de Toyohiro) et Hokusai, a été profondément influencée, bouleversée même par rapport à l'approche traditionnelle. Hokusai se familiarisa avec la perspective occidentale dès les années 1790, au travers des recherches de Shiba Kōkan ; peut-être même, bien qu'on n'en ait pas la preuve, a-t-il bénéficié de son enseignement[30]. Il publia d'ailleurs entre 1805 et 1810 une série intitulée Miroirs d'images hollandaises. Huit vues d'Edo[30]. Sans doute le succès de La Grande Vague en Occident n'aurait-il pas été aussi fort, si le public occidental n'avait pas éprouvé un sentiment de familiarité avec l'œuvre : dans une certaine mesure en effet, c'est une peinture occidentale vue au travers d'yeux japonais[31]. Comme l'a écrit Richard Lane, « […] des Occidentaux, mis pour la première fois en présence d'œuvres japonaises, seront tentés de choisir ces deux derniers artistes (Hokusai et Hiroshige) comme représentant l'apogée de l'art du Japon, sans se rendre compte que ce qu'ils admirent le plus est justement cette parenté cachée avec la tradition occidentale qu'ils sentent confusément[32]. » « La révolution bleue »[modifier le code] Les années 1830 constituent une « révolution bleue »[33] dans l'aspect des estampes de Hokusai, par le recours massif à la nouvelle couleur à la mode, le « bleu de Berlin », que nous connaissons sous le nom de bleu de Prusse. C'est ce bleu qui fut utilisé pour La Grande Vague[34], couleur d'origine chimique bien différente du bleu délicat et fugace, issu de pigments naturels (indigo), qu'utilisaient auparavant les graveurs japonais de l'ukiyo-e. Ce « bleu de Berlin », le berorin ai, importé de Hollande, fut utilisé, en particulier par Hiroshige et Hokusai[35], à partir de son arrivée massive au Japon, en 1829[Note 14],[36]. La série des dix premières estampes des Trente-six vues du mont Fuji, à laquelle appartient La Grande Vague, compte donc parmi les toutes premières estampes japonaises à avoir fait appel au bleu de Prusse, puisqu'elles ont vraisemblablement été proposées à l'éditeur dès 1830. Ces estampes présentent d'ailleurs une autre particularité, qui est que le trait du dessin proprement dit en est imprimé, non à l'encre de Chine (sumi) comme il était d'usage, mais au bleu de Prusse également. Cette nouveauté rencontra immédiatement un grand succès. Dès le Nouvel An de l'année 1831, l'éditeur de Hokusai, Nishimuraya Yohachi (Eijudō) fit d'ailleurs une annonce publicitaire[36] pour présenter cette innovation. Devant le succès rencontré, Eijudō se lança l'année suivante dans la publication des neuf ou dix estampes suivantes de la série Trente-six Vues du mont Fuji. Ces nouvelles estampes présentaient une singularité : certaines d'entre elles étaient en effet imprimées selon la technique des aizuri-e, des « images imprimées (entièrement) en bleu ». L'une de ces estampes aizuri-e nous est connue sous le nom de Kajikazawa dans la province de Kai (Kôshu Kajikazawa). La publication de la série continua jusqu'en 1832, voire 1833, pour atteindre un total de 46 estampes, grâce à dix estampes surnuméraires. Ces dix planches supplémentaires, à la différence des autres, n'ont pas les traits de contours en bleu de Prusse, mais en noir sumi (encre de Chine), comme il était habituel ; ces dix dernières estampes sont connues sous le nom de ura Fuji, « le Fuji vu de l'autre côté »[36]. Influence sur l'art occidental[modifier le code] Article connexe : Japonisme. Au milieu du XIXe siècle, l'art japonais arrive en Europe. La vision des artistes d'Extrême-Orient est totalement nouvelle et en rupture avec les conventions de la peinture occidentale de l'époque. Une mode est lancée, celle du japonisme. Les principaux artistes japonais qui influencèrent les artistes européens étaient Hokusai, Hiroshige et Utamaro[37]. Les Trente-six vues du mont Fuji ont en particulier été une source d’inspiration très importante pour les peintres occidentaux japonisants du XIXe siècle. On retrouve des estampes de cette série chez de nombreux peintres, qui en firent même parfois collection : Vincent van Gogh, Claude Monet, Edgar Degas, Auguste Renoir, Camille Pissarro, Gustav Klimt, Giuseppe De Nittis ou Mary Cassatt. Considérée comme la plus célèbre estampe japonaise[38], La Grande Vague de Kanagawa influença probablement certaines œuvres majeures, de la peinture, avec Claude Monet[38], à la musique avec La Mer de Claude Debussy[12], en passant par la littérature avec Der Berg de Rainer Maria Rilke[12]. Félix Bracquemond, l'un des précurseurs du japonisme, serait le premier artiste européen à avoir copié des œuvres japonaises. C'est en 1856 qu'il aurait découvert chez l'imprimeur Delâtre, un volume de la Manga d'Hokusai et qu'il en aurait recopié les dessins sur ses céramiques[39],[40],[41]. Puis, lors de l'Exposition Universelle de 1867, à laquelle le Japon participe officiellement pour la première fois, la vente qui suit de 1 300 objets lance véritablement la vogue de l'art japonais en Europe, bientôt suivie par la rétrospective sur l'art japonais de l'Exposition Universelle de 1878 ; c'est à cette date qu'apparait Hayashi (interprète lors de cette rétrospective), qui, avec Samuel Bing, sera le grand pourvoyeur de la France et de l'Europe en objets d'art japonais[42]. En 1871, Claude Monet commença une collection d'estampes qui comptait à la fin de sa vie 231 œuvres, principalement de paysages, de 36 artistes différents dont les trois plus grands, Hokusai, Hiroshige et Utamaro. Il possédait notamment 9 estampes des Trente-six vues du mont Fuji[43] dont la Grande Vague. Il est probable qu'il ait été influencé par ces estampes notamment dans le choix de certains motifs, la composition et la lumière de ses tableaux. Ainsi, on retrouve dans ses peintures, comme souvent dans les ukiyo-e, la nature comme principale source d'inspiration, avec ses couleurs changeantes, et une composition autour d'une oblique ou d'une serpentine, équilibrée par une verticale, le sujet principal étant placé sur le côté, voire coupé[37],[44]. Sa toile Le Pont sur un étang de nymphéas semble s’inspirer de l’architecture des ponts telle qu’on la retrouve dans plusieurs des estampes de la série d’Hokusai[39]. Ses toiles faites sur les côtes de Normandie et de Bretagne, où il utilise de longs traits de couleur pour suggérer les forces de la nature et les mouvements de l'eau, rappellent les courbes et les spirales utilisées par les artistes japonais pour représenter les énergies des éléments[44]. Henri Rivière, un des animateurs du Chat Noir[45], dessinateur, graveur, aquarelliste et aquafortiste, fut l'un de ceux qui reçut le plus l'influence d'Hokusai en général, et de La Grande Vague de Kanagawa plus particulièrement. Il publia en effet en 1902 une série de lithographies intitulées Les 36 Vues de la Tour Eiffel, en hommage à l'œuvre de Hokusai[46]. Collectionneur d'estampes japonaises achetées auprès de Bing, de Hayashi et de Florine Langweil[47], il possédait un exemplaire de La Vague, dont il s'inspira pour graver ses deux séries de gravures sur bois, représentant des paysages marins de la Bretagne, où il demeurait désormais. L'une de ces estampes, Vague frappant le rocher et retombant en arceau, de la série La Mer, études de vagues, décrit la crête écumante de la vague sous forme de gouttelettes blanches proches de la composition de Hokusai[48]. Claude Debussy, passionné par la mer et les estampes d'Extrême-Orient, possédait un exemplaire de La Vague dans son cabinet de travail. Il s'en serait inspiré pour son œuvre La Mer, et demanda que la grande vague figure en couverture de sa partition, sur l'édition originale de 1905[49],[50]. Ce n'est pas le moindre paradoxe que de voir que l'art de Hokusai, après avoir lui-même été profondément influencé par l'art et les techniques venus d'Occident, allait à son tour devenir la source du rajeunissement de la peinture occidentale, par l'intermédiaire de l'admiration que lui portaient les impressionnistes et les post-impressionnistes[32]. Exemplaires conservés[modifier le code] Plusieurs exemplaires de cette œuvre sont conservés dans des collections du monde entier. Au Metropolitan Museum of Art de New York[12]. Au British Museum de Londres[51] ; cet exemplaire est précieusement gardé en réserve depuis 2011. Dans la collection de Claude Monet à Giverny en France[52]. Au musée Guimet. À la Bibliothèque nationale de France. Au musée Art et Histoire de Bruxelles. Au Palazzo Maffei Casa Museo à Vérone. De grands collectionneurs privés du XIXe siècle sont bien souvent à l'origine des collections d'estampes japonaises des musées : ainsi l'exemplaire du Metropolitan Museum provient-il de l'ancienne collection d'Henry Osborne Havemeyer, exemplaire qui a été donné au musée par son épouse en 1929[53]. De même, l'exemplaire de la Bibliothèque nationale de France a été acquis en 1888, en provenance de la collection de Samuel Bing[54]. Quant à l'exemplaire du Musée Guimet, il provient du legs de Raymond Kœchlin, fait au musée en 1932[55]. Lors de la vente publique de la collection Huguette Bérès (une des dernières grandes collections historiques d'estampes japonaises), La Vague a été adjugée chez Piasa, le 7 mars 2003, pour la somme de 23 000 euros et les quarante-six estampes de la série des Trente-six vues du mont Fuji ont été adjugées pour 1 350 000 euros chez Sotheby's, en 2002. Comparaison de différents exemplaires[modifier le code] Les estampes japonaises sont imprimées en quelques centaines d'exemplaires, à partir des planches de bois originales, gravées à partir du dessin de l'artiste. L'état exact du bois ayant servi à l'impression d'une estampe donnée fournit donc de précieux renseignements à la fois sur l'authenticité de cette estampe, mais aussi sur la qualité plus ou moins grande du tirage, selon justement l'usure du bois. Tout peut alors servir : un trait émoussé, une cassure du bois, seront autant de précieux indices. Dans le cas de La Grande Vague de Hokusai, l'un des indices à examiner est l'état du double trait entourant le cartouche de gauche, sur le côté gauche. Il apparaît en effet très souvent émoussé, voire effacé, car la gravure sur bois de l'original à cet endroit précis affleure mal[16]. Sur l'exemplaire du Metropolitan Museum, on peut voir qu'il s'agit d'un original d'une qualité d'impression surprenante, puisque le double trait de ce cartouche n'apparaît pratiquement pas émoussé du tout à gauche. La comparaison avec l'exemplaire originaire de la collection Siegfried Bing montre que ce dernier[54] présente un double trait gauche du cartouche assez effacé ; le fond est également différent, car il est presque uniforme, et ne fait pas apparaître la légère formation nuageuse qui monte de l'horizon sur l'exemplaire du Metropolitan Museum (Voir). L'exemplaire du Musée Guimet[55], lui, laisse deviner ce nuage, avec précisément les mêmes contours, mais de façon moins nette. Ces variations dans les fonds sont fréquentes dans les estampes japonaises, car elles correspondent simplement en général à un encrage différent de la même planche de bois, sans qu'il soit besoin de retoucher celle-ci. L'exemplaire de Claude Monet à Giverny[56], tel qu'il ressort sur cette reproduction, apparaît comme une bonne impression, avec le bord gauche du cartouche en bon état ; la formation nuageuse se voit aussi très distinctement. Mais cet exemplaire a apparemment été coupé sur les bords (le bord de gauche est ici au ras de la signature). Ce point est corroboré par les dimensions indiquées : 24,1 cm × 36,2 cm, contre 25 cm × 37 cm pour l'exemplaire du Metropolitan Museum. L'exemplaire du British Museum[57] montre un cartouche bien usé sur la gauche, et une absence de formation nuageuse dans le ciel. En l'absence d'autres éléments, on peut donc penser que l'exemplaire du Metropolitan Museum reflète mieux les intentions d'Hokusai. Dans la culture populaire[modifier le code] La Grande Vague de Kanagawa a été de nombreuses fois parodiée ou reprise sous différentes formes[38] ; elle est aujourd'hui une image que l'on rencontre dans toutes sortes de contextes différents[Note 15] : elle a servi également de modèle au logo de Quiksilver[58],[59] qui rappelle ainsi les deux domaines majeurs d'activité de la marque à savoir, le snowboard et le surf ; elle a servi à un projet publicitaire pour Orangina (qui utilisait la vague pour « secouer » la bouteille)[60] ; elle a été reproduite au cours des années 1980 dans les carrières souterraines de Paris dans des dimensions imposantes dans la salle dite La Plage, un lieu de réunion cataphile[61] ; elle est au cœur de l'ouvrage La Grande Vague[62], aux éditions de l'Élan vert, 2010. Cet album pour enfants écrit par Véronique Massenot et illustré par Bruno Pilorget permet aux jeunes lecteurs de découvrir l’œuvre d'Hokusai ; le film d'animation L'Île aux chiens de Wes Anderson détourne cette œuvre en y ajoutant des chiens[63] ; un nombre considérable de variations surprenantes ont été osées à partir de l'œuvre originale[60]. le motif orne le dos des boîtiers des montres de plongée de la marque Seiko[réf. souhaitée]. le 2 janvier 2023, la marque Lego rend hommage au chef-d'œuvre[64] en l'imaginant sous forme de briques. Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] ↑ Le Centre culturel du Marais avait précédemment daté cette publication de 1831 au plus tôt (Le Fou de peinture. Hokusai et son temps, 1980, pages 143 et 144). Mais Hélène Bayou, dans Hokusai — 1760-1849. « L'affolé de son art » (2008), considère que les dix premières estampes de la série Trente-six Vues du mont Fuji « ont vraisemblablement été proposées à l'éditeur en 1830 » ; la date de 1831 (et l'annonce publicitaire faite par l'éditeur dès le Nouvel An 1831 pour annoncer des tirages aizuri-e) pourrait donc concerner le deuxième groupe de 9 ou 10 estampes de la série. ↑ Hokusai édita tout d'abord les dix premières estampes, qui commencent donc par La Vague, suivie du Fuji rouge par temps clair, et de L'Orage sous le sommet de la montagne (notices de la BnF, dans l'exposition « Estampes japonaises. Images d'un monde éphémère », du 18 novembre 2008 au 15 février 2009). ↑ Auparavant, la classe des marchands était tout au bas de l'échelle sociale, après les paysans, puis les artisans. Reischauer, Histoire du Japon et des Japonais, tome 1, page 110. ↑ Pour l'impression des estampes japonaises, on utilisait toujours un papier (washi) fait de moelle de mûrier kōsō ; les belles estampes étaient tirées sur du papier hōsho de qualité supérieure. ↑ Voir la section « Fabrication d'une estampe » de l'article ukiyo-e, qui détaille les différentes opérations du processus. ↑ Selon Richard Lane (L'Estampe japonaise, 1962, page 257), […] « les grands paysages de cette série constituent, en un sens, un point culminant dans l'assimilation des conceptions occidentales par l'art traditionnel japonais » (étudiées dès 1739 par Okumura Masanobu, suivi par Toyoharu, puis par Shiba Kokan). ↑ Voire nettement plus dans le cas de certaines éditions luxueuses, impliquant un fond micacé, un gaufrage, une impression sans encre (shomenzuri), ou des rehauts d'or ou d'argent, un double passage des noirs, etc. ↑ Les dimensions précises dépendent de l'exemplaire considéré, et de la façon dont il a été coupé. ↑ Le documentaire La Menace suspendue : La Vague, de Alain Jaubert, présente environ au temps 05:14 une erreur « grossière » : « À 90 km environ à l'ouest du Fuji ». Cette assertion emmène le spectateur dans un endroit impossible, à l'intérieur des terres japonaises ! Il faut donc entendre, plus justement, « À 90 km environ à l'est du Fuji », qui emmène alors le spectateur au-delà de la baie de Kanagawa, dans une mer susceptible d'être violente. ↑ Hokusai utilisa plusieurs signatures différentes pour la série des Trente-six vues du mont Fuji. Tout au long de sa carrière, en effet, Hokusai changea de nom et de signature, au gré de son humeur, de ses constants déménagements, ou des étapes de son travail (Nelly Delay, L'Estampe japonaise, Hazan, 2004, page 308). ↑ Les thèmes surnaturels sont d'ailleurs une source d'inspiration de l'ukiyo-e, en particulier au XIXe siècle, que l'on va retrouver chez Hiroshige, et plus encore chez Kuniyoshi, puis chez Yoshitoshi, avec par exemple sa série Nouvelles Formes de trente-six fantômes. ↑ C'est à cette époque, entre 1800 et 1805, que Hokusai, sous l'influence de Shiba Kōkan, réalise des estampes qui sont directement des études de la perspective occidentale ; ainsi, l'estampe Kudan Ushigafuchi (analysée dans l'ouvrage Images d'un monde éphémère. Estampes japonaises, BnF), très proche dans son esthétique de La Vague de 1805, est en réalité un effort de reproduction des peintures à l'huile qui arrivaient de Hollande : l'apparition d'ombres portées, la taille des objets qui diminue avec l'éloignement, la signature écrite en hiragana disposés ici horizontalement, à la façon occidentale, sont autant d'éléments que l'on retrouve dans Oshiokuri hato tsusen no zu en 1805. ↑ Après les « décrets d'exclusion » de 1633, et après l'écrasement de la rébellion chrétienne de 1637, Nagasaki resta le seul lien unissant le Japon au reste du monde au travers des commerçants hollandais, cantonnés sur l'îlot de Deshima. ↑ Le « bleu de Berlin » était importé au Japon, en provenance de Hollande, depuis 1820. Sa première utilisation dans les arts graphiques ne remonte cependant qu'à 1829, avec le peintre Ooka, diffusé par l'éditeur Yotsuya. La même année, devant le succès remporté par cette nouvelle couleur, le marchand d'éventails Sohei Iseya passa commande à Keisai Eisen pour des décorations d'éventails (Nelly Delay, L'Estampe japonaise, Hazan, 2004, page 214). ↑ Toutes proportions gardées, cela s'explique également par le fait que l'œuvre soit dans le domaine public, à l'instar de La Joconde multi-parodiée. Références[modifier le code] ↑ (en) « The Great Wave at Kanagawa (from a Series of Thirty-Six Views of Mount Fuji) », sur Metropolitan Museum of Arts (consulté le 16 octobre 2013). ↑ Hélène Bayou, Marie-Christine Enshaian, Hokusai — 1760-1849. « L'affolé de son art », Paris, Réunion des musées nationaux, 25 mai 2008, 240 p., 22 × 28 (ISBN 978-2-7118-5406-6, LCCN , présentation en ligne), p. 130. ↑ a et b « « La Vague » de Hokusai et « Les Monts Jingting en automne » de Shitao », sur cndp.fr (consulté le 10 décembre 2008). ↑ Nelly Delay, L'Estampe japonaise, Hazan, 2004, p. 30 à 33. ↑ a b c d et e (en) « Thirty-Six Views of Mt Fuji / Under the Wave, off Kanagawa », sur britishmuseum.org, The British Museum (consulté le 18 décembre 2008). ↑ a et b (en) « Forces of Nature: Natural Disasters Portrayed in Art: A Units of Study - Lesson 2: Comparing Tornado Over Kansas and the Great Wave off Kanagawa », sur art.unt.edu, NTEIVA Newsletter Home vol. 12, no 3, North Texas Institute for Educators on the Visual Arts Editor, 2001 (consulté le 17 décembre 2008), p. 8-10. ↑ Images du monde flottant. 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France : La Sept Arte ; BNF ; RMN ; Palette Prod., 1999, 29 min, couleur. ↑ Nelly Delay, L'Estampe japonaise, Hazan, 2004, page 300. ↑ Le Mont Fuji dans l’art, NIPPONIA no 35, 15 décembre, 2005, web-japan.org. ↑ (en) Tadashi Kobayashi, Ukiyo-e, an Introduction to Japanese Woodblock Prints, page 47. ↑ a b c d et e (en) « The Great Wave at Kanagawa (from a Series of Thirty-six Views of Mount Fuji) », sur metmuseum.org, The Metropolitan Museum of Art (consulté le 18 décembre 2008). ↑ Nelly Delay, L'Estampe japonaise, Hazan, 2004, page 196. ↑ Hokusai, Les Trente-six vues du mont Fuji, « Sous la vague au large de Kanagawa » sur http://expositions.bnf.fr. ↑ Caractère monstrueux et fantomatique de la vague d'Hokusai. ↑ a et b J. Hillier, Catalogue of the Japanese paintings and prints in the collection of Mr. & Mrs Richard P. 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Joseph Staline — Wikipédia

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Joseph Staline, né le à Gori ( Empire russe, actuelle Géorgie) et mort le à Moscou ( Union soviétique, actuelle Russie), est un révolutionnaire bolchévique et homme d'État soviétique d'origine géorgienne. Il dirige l' Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) à partir de la fin des années 1920 jusqu'à sa mort en établissant un régime de dictature personnelle absolue de type totalitaire.

Joseph Staline[Note 1], né le 18 décembre 1878[Note 2] à Gori (Empire russe, actuelle Géorgie) et mort le 5 mars 1953 à Moscou (Union soviétique, actuelle Russie), est un révolutionnaire bolchévique et homme d'État soviétique d'origine géorgienne. Il dirige l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) à partir de la fin des années 1920 jusqu'à sa mort en établissant un régime de dictature personnelle absolue de type totalitaire[1]. Les historiens le jugent responsable de la mort de quatre à dix millions de personnes, ou plus de vingt millions en tenant compte des famines[2]. Né Iossif Vissarionovitch Djougachvili (en géorgien : იოსებ ბესარიონის ძე ჯუღაშვილი, Ioseb Besarionis Dze Jughashvili ; en russe : Ио́сиф Виссарио́нович Джугашви́ли), il est surnommé Sosso (diminutif de Iossif ou de Iosseb) pendant son enfance. Il se fait ensuite appeler Koba (d'après un héros populaire géorgien) par ses amis proches et dans ses premières années de militantisme clandestin au sein du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR), auquel il adhère en 1898. Il utilise ensuite le pseudonyme de Staline, formé sur le mot russe сталь (stal), qui signifie « acier ». Acteur marginal de la révolution d'Octobre, il étend peu à peu son influence politique pendant la guerre civile russe, tissant des liens étroits avec la police politique, la Tchéka, et devenant, en 1922, secrétaire général du Comité central du Parti communiste. Après la mort de Lénine en 1924, il mène un jeu patient d'intrigues souterraines et d'alliances successives avec les diverses factions du Parti, et supplante un à un ses rivaux politiques, contraints à l’exil ou évincés des instances dirigeantes. S'appuyant sur la bureaucratisation croissante du régime et la toute-puissance de l’appareil policier, la Guépéou puis le NKVD, il impose progressivement un pouvoir personnel absolu et transforme l'URSS en un État totalitaire. Le culte de la personnalité construit autour de sa personne, le secret systématiquement entretenu autour de ses faits et gestes, le travestissement de la réalité par le recours incessant à la propagande, la falsification du passé, la dénonciation délirante de complots, de saboteurs et de traîtres, l’organisation de procès truqués, la liquidation physique d’adversaires politiques ou de personnalités tombées en disgrâce sont des caractéristiques permanentes de son régime. Il procède à la collectivisation intégrale des terres, décrétant la « liquidation des koulaks en tant que classe », et industrialise l'Union soviétique à marche forcée par des plans quinquennaux aux objectifs irréalistes et au prix d'un coût humain et social exorbitant. Son long règne est marqué par un régime de terreur et de délation paroxystiques et par la mise à mort ou l'envoi aux camps de travail du Goulag de millions de personnes, notamment au cours de la « collectivisation » des campagnes et des Grandes Purges de 1937. Il pratique aussi bien des déplacements de population massifs, dont la déportation intégrale d'une quinzaine de minorités nationales, que la sédentarisation forcée non moins désastreuse de nomades d'Asie centrale. Il nie aussi l'existence des famines meurtrières de 1932-1933 (Holodomor) et de 1946-1947, après les avoir en partie provoquées par une politique impitoyable de réquisitions forcées de produits agricoles dans les campagnes dont le blocus organisé empêche la fuite des populations rurales affamées et les prive de tout secours. Dans un contexte international de plus en plus tendu par la montée en puissance de l'Allemagne hitlérienne, Staline engage l'Union soviétique dans des négociations avec le régime nazi qui aboutissent, en août 1939, à la signature du pacte germano-soviétique qui, jusqu'en juin 1941, fait de l'URSS une alliée de l'Allemagne nazie pendant les deux premières années de la Seconde Guerre mondiale[3],[4],[5],[6]. La coopération économique entre les deux pays entreprise après la signature des accords commerciaux germano-soviétiques est brutalement interrompue par l'invasion allemande de l'Union soviétique en juin 1941, précipitant cette dernière dans la guerre aux côtés du Royaume-Uni, alors seul face à l'Allemagne nazie. La victoire militaire finale dans un conflit qui a mis l'URSS au bord du gouffre, et dont la bataille de Stalingrad est un tournant majeur, confère à Staline un prestige international retentissant et lui permet d'affirmer son emprise sur un empire s'étendant de la frontière occidentale de la RDA à l'océan Pacifique. Joseph Staline est également l'auteur de textes exposant ses conceptions du marxisme et du léninisme, qui contribuent à fixer pour des décennies, au sein des courants communistes liés à l'URSS, l'orthodoxie marxiste-léniniste. Sa pratique politique et ses conceptions idéologiques sont désignées sous le terme de stalinisme, et sera notamment critiqué par d'autres courants marxistes tels que les conseillistes ou les trotskystes. Après la mort de Staline, ces pratiques sont dénoncées par Nikita Khrouchtchev au cours du XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique de 1956 : la déstalinisation et la relative détente qui s'ensuivent n'entraînent cependant aucune démocratisation du bloc de l'Est. Ce n'est qu'à l'époque de la perestroïka mise en place par Mikhaïl Gorbatchev que les crimes de Staline peuvent être dénoncés en URSS dans toute leur ampleur[7],[8]. Jeunesse et formation Joseph Staline est né le 18 décembre 1878[Note 2] dans la ville géorgienne de Gori, alors dans le gouvernement de Tiflis (Empire russe), troisième enfant et seul survivant de sa fratrie au sein d'une famille pauvre. L'aîné, Mikheil Djougachvili, naît et meurt deux mois après sa naissance en 1875, tandis que le deuxième enfant, Giorgi Djougachvili, naît en 1876 et meurt en 1877[9]. Le père[10] de Staline, Vissarion Djougachvili (1850-1909) (prénom parfois aussi retranscrit Besarion), est un ouvrier cordonnier qui sombre dans l'alcoolisme et qui le bat[11]. Il est originaire d'un village du Nord de la Géorgie, Djougha (d'où son nom), et on lui prête des origines ossètes. Sa mère, Ekaterina Gavrilovna Gueladzé (1858-1937), est une couturière d'Ossétie. Fervente orthodoxe, abandonnée par son mari, elle pousse son fils, « garnement des rues […] d’une intelligence exceptionnelle »[12], vers la prêtrise et finance difficilement ses études. De sa jeunesse, Staline resta « traumatisé par la violence, l’insécurité et la méfiance, mais inspiré par les traditions locales de dogmatisme religieux, de vendetta et de brigandage romantique »[12]. À cette époque, sa famille habite au 10 de la rue de la Cathédrale à Gori[13]. Ioseb Djougachvili, à 15 ans. Son père, Besarion. Sa mère, Ekateriné. Après avoir brillamment réussi ses examens, Iossif Djougachvili entre en 1894[14] au séminaire de Tiflis et y reste jusqu'à l'âge de 20 ans. Il y suit un enseignement secondaire général à forte coloration religieuse. Surnommée le « Sac de pierre », l'école a sinistre réputation[15]. Rapidement, le jeune Djougachvili devient athée[16] et commence à se montrer rebelle à l'autorité du séminaire. Il reçoit de nombreuses punitions pour lecture de livres interdits (entre autres, Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo[17]) et en août 1898 s'inscrit à la branche locale du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR)[18]. Malgré les faveurs que lui accorde le recteur du séminaire, il en est expulsé en mai 1899, officiellement pour absence à l'examen de lectures bibliques. « Je fus renvoyé pour propagande marxiste »[19], se vantera par la suite l'ex-séminariste. En décembre 1901, il quitte Tbilissi pour Batoumi et travaille pour l'organisation social-démocrate. Le 6 avril 1902, il est arrêté et emprisonné durant un an à Batoumi et six mois à la prison de Koutaïs. Il est envoyé en exil en Sibérie pour trois ans ; il arrive à Novaya Ouda (en) dans la province d'Irkoutsk en décembre 1903 et y reste en assignation à résidence jusqu'en janvier 1904[20]. Révolution de 1905 et clandestinité Iossif Djougachvili commence alors sa carrière de révolutionnaire sous le surnom de Koba[21]. Il se fait arrêter à de nombreuses reprises. En 1907, il est impliqué dans des braquages de banques sanglants[22] servant à financer le Parti[23],[24], comme le braquage commis à Tbilissi, en juin, qui rapporte 250 000 ou 350 000 roubles[25]. Il est déporté sept fois[12] en Sibérie, la première fois en 1902[12]. Il s’évade six fois, notamment en 1904, année où il adhère à la faction bolchevique du POSDR. C’est également en 1904 qu’il rencontra la famille Allilouïev, dont les parents de Nadejda Allilouïeva, sa future seconde épouse, alors âgée de trois ans, et par ce biais d’autres futurs responsables soviétiques, dont Mikhaïl Kalinine, dit « papa Kalinine » et Avel Enoukidzé, parrain de Nadia[12]. En 1905, il ne participe pas à la révolution ; il affirme ultérieurement qu’il se trouvait alors en train de préparer des révoltes en Kartalinie[12]. Une fois la révolution terminée, il représente l'union caucasienne à la première conférence bolchevique à Tampere en Finlande. Il y rencontre pour la première fois Lénine[26]. Il fait en 1924 un récit élogieux de cette rencontre, une semaine après la mort de Lénine : « Lorsque je le comparais aux autres dirigeants de notre Parti, il me semble toujours que les compagnons de lutte de Lénine – Plekhanov, Martov, Axelrod et d’autres encore – étaient moins grands que lui d’une tête ; que Lénine comparé à eux, n’était pas simplement un des dirigeants, mais un dirigeant de type supérieur, un aigle des montagnes, sans peur dans la lutte et menant hardiment le Parti en avant, dans les chemins inexplorés du mouvement révolutionnaire russe […] [réf. souhaitée] » En mai 1907, il se rend à Londres pour assister au 5e congrès du Parti social-démocrate. Au retour, il passe par l'Allemagne, où il rencontre Lénine à Leipzig. Il voyage également en Italie dont Ancône et Venise, où il cherche des emplois alimentaires[27]. Après la mort de sa première femme Kato, il se réfugie temporairement chez sa future belle-famille, les Allilouïev, à Saint-Pétersbourg. Le 7 avril 1908, il est arrêté à Bakou ; il reste sur place à la prison de Bayil jusqu'en novembre 1908 et est transféré dans la région de Vologda. En 1908, il est transféré à Solvytchegodsk. Durant son transfert, il contracte le typhus. Il s'évade en mars 1909[28][Information douteuse]. Il revient à Pétersbourg en 1912 où il rencontre pour la première fois, en la personne de son logeur, Viatcheslav Skriabine, connu par ses camarades sous le pseudonyme de Molotov — le marteau[12]. C’est également à cette époque qu’il est coopté au comité central du tout nouveau parti communiste, lors de son congrès fondateur de Prague[12]. Le 5 mai 1912, il est arrêté à Saint-Pétersbourg. Il est déporté en Sibérie, à Narym (ru). Il s'évade le 13 septembre et retourne à Moscou. En 1911, Lénine parle de lui comme du « merveilleux Géorgien », mais en 1915, dans une lettre à Maxime Gorki, il a oublié son nom[29]. En novembre 1912, Staline séjourne à Cracovie, où il retrouve Lénine. Le fruit de cette rencontre est un article expliquant la position du parti bolchevique sur le problème des nationalités. Lénine, qui profite de ce travail pour évaluer Staline, lui accorde dès lors sa confiance. Début 1913, il se trouve à Vienne, en même temps que Trotski, sous le faux nom de Stavros Papadopoulos (une plaque se trouve sur la maison dans laquelle il a séjourné)[30],[31],[Note 3]. Ensuite, Staline ne quittera plus la Russie avant 1943, pour la conférence de Téhéran[12]. Son dernier pseudonyme, Staline, apparaît publiquement pour la première fois le 25 janvier 1913, dans la signature « K. Staline », à la fin de son article Le Marxisme et la Question nationale dans le journal La Pravda. Le mot stal veut dire acier en russe[32]. Cet article l'ayant fait connaître des militants bolcheviks et établi sa réputation dans le parti, il conservera ce nom pour le restant de sa vie[33]. Le 8 mars 1913[Information douteuse], il est arrêté à Saint-Pétersbourg, où il est détenu six mois avant d'être condamné à quatre ans de déportation en Sibérie, en juillet 1913 ; cette peine relativement légère alimente encore des soupçons : Staline était-il un des nombreux agents doubles de l’Okhrana au sein du mouvement bolchevique[12] ? Quoi qu’il en soit, il arrive à Krasnoïarsk en 1914 puis réside à Koureïka jusqu'en octobre 1916[34]. Les lettres qu’il envoie durant cet exil sont « pitoyables »[Selon qui ?], mais il en parle ultérieurement comme de l’une des périodes les plus heureuses de sa vie, faite de pêche, de chasse et d’expéditions sauvages[12]. En octobre 1916, l'armée rassemble tous les déportés de la région à Monastyrskoé. En février 1917, il est réformé pour atrophie du bras gauche. Il est alors transféré à Atchinsk dans l'entretien de la ligne du Transsibérien[34]. Montée vers le pouvoir suprême (1917-1929) Révolution russe et guerre civile (1917-1922) Après la chute du tsarisme et l'abdication de Nicolas II lors de la révolution de Février 1917, première phase de la révolution russe, Staline, dès son retour de Sibérie le 12 mars 1917, prend en main la direction du Parti à Petrograd, ainsi qu’un poste de rédacteur à la Pravda. Il prône alors la politique du « soutien critique » au gouvernement provisoire d'Alexandre Kerenski, contrairement à Molotov, défenseur d’une politique hostile à ce gouvernement[12]. Néanmoins, dès le retour d'exil de Lénine, il se range très rapidement aux Thèses d'avril. Celles-ci avancent l'idée que la tâche des bolcheviks est de préparer la révolution socialiste, seule à même, selon Lénine, de donner le pouvoir au peuple et d'arrêter la guerre. À l'été 1917, il est membre fondateur du Politburo avec Léon Trotski ; il commence alors à percevoir Trotski comme un obstacle à sa carrière[12]. Il aide Lénine lors de sa fuite en Finlande, le dissimulant et l’escortant jusqu’à sa mise en sécurité[12]. Exécutant dévoué, Staline ne joue aucun rôle de premier plan dans la révolution d'Octobre mais il a l'habileté, depuis son adhésion, de s'aligner systématiquement sur les positions de Lénine. Cela lui permet bien plus tard de reprocher comme des crimes à ses camarades la moindre divergence antérieure avec Lénine. Il est également intermédiaire de nombre de communications de Lénine entre les deux révolutions ; en effet, les autres bolcheviks le considèrent moins intéressant pour la police[12]. Staline, d'origine géorgienne, est nommé « commissaire aux nationalités » dans le Conseil des commissaires du Peuple. Pendant la guerre civile russe, il est commissaire bolchevique à Tsaritsyne (future Stalingrad), se faisant remarquer par sa propension à attribuer à des « saboteurs » tous les problèmes rencontrés, par sa méfiance viscérale des « experts » et autres « spécialistes bourgeois » « recyclés » par le nouveau régime, méfiance qui ne le quittera jamais, et par son absence complète de sentiment lorsqu'il prend des mesures radicales et ordonne des exécutions en nombre. Il s'y heurte déjà à Léon Trotski, chef suprême de l'Armée rouge[35], qui défend le « recyclage » de ces spécialistes que Staline exécute dès qu’il en a l’occasion. Il prend le contrôle de l’Armée rouge engagée à Tsaritsyne, se confrontant ainsi de plus en plus souvent à Trotski. C'est aussi à Tsaritsyne qu'il se forge un clan de fidèles qui l'aideront vers la marche au pouvoir : les chefs de la cavalerie rouge Kliment Vorochilov et Semion Boudienny en premier lieu, bientôt rejoints par des compatriotes du Caucase (Grigory Ordjonikidze), ainsi que d'autres responsables bolcheviques unis par la détestation de Trotski. Cet épisode lui vaut d’être remarqué à nouveau et rappelé à Moscou par Lénine, qui accorde une grande valeur à l’impitoyabilité dont Staline a fait preuve, en dépit du gâchis d’hommes en découlant. C’est lors de son retour à Moscou qu’il épouse Nadia[12]. Pendant la guerre civile, Staline noue des relations étroites avec la police politique, la Tcheka, notamment avec son fondateur et chef suprême, Félix Dzerjinski. Cette alliance avec la police, clé du futur régime stalinien, se renforce d'année en année : par exemple, Staline confie aux tchékistes la gestion et l'éducation de sa propre famille[Note 4]. En 1920, nommé commissaire politique sur le front polonais, Staline refuse de transférer sa cavalerie au général Mikhaïl Toukhatchevski, faisant échouer la bataille de Varsovie et entraînant la défaite soviétique dans la guerre soviéto-polonaise. Staline fait payer cet échec à Toukhatchevski durant les Grandes Purges[12]. Bureaucrate laborieux et discret, Staline gravit silencieusement les échelons et devient secrétaire général du parti le 3 avril 1922, à la suite de manigances[non neutre] de Lénine et Lev Kamenev[12]. Il transforme rapidement cette fonction, à l’origine administrative, en fonction la plus importante du pays. Cette même année 1922, avec son compatriote Grigory Ordjonikidze et profitant de son nouveau poste de secrétaire général, Staline planifie l'invasion de leur pays d'origine, la Géorgie, dont le gouvernement menchevik était régulièrement élu et l'indépendance internationalement reconnue, y compris par Moscou. Les violences qui accompagnent ce rattachement forcé à l'Union soviétique provoquent la colère impuissante de Lénine, dont la santé se dégrade rapidement.[réf. nécessaire] NEP, mort de Lénine et éviction de Trotski Pour parvenir au pouvoir suprême, Staline s'appuie sur la bureaucratie naissante, sur la police, sur son clan de fidèles et sur un jeu habile d'alliances successives avec les diverses factions au sein du Parti. Pendant la guerre civile, Lénine apprécie Staline comme un exécutant efficace et discipliné, qui lui a assuré que « [sa] main ne tremble[rait] pas », mais leurs relations politiques et personnelles se dégradent sensiblement en 1922-1923. Face à la dégradation de son état de santé, le Politburo enjoint à Lénine de ne pas travailler plus de dix minutes par jour. Il est, en réalité, presque captif de Staline : il ne reçoit plus d'information, ses médecins sont circonvenus, ses secrétaires intimidées, etc. Lorsque Lénine tente de travailler davantage, Staline tance vertement Nadejda Kroupskaïa, l'épouse de Lénine, l’insultant et la menaçant de trouver une autre épouse à Lénine. Il tient également des propos méprisants sur elle devant ses camarades : « Pourquoi devrais-je me mettre sur mes pattes de derrière pour elle ? Coucher avec Lénine ne garantit pas automatiquement la compréhension du marxisme-léninisme. Juste parce qu’elle se sert des mêmes toilettes que Lénine…[12] ». Avant la mort de Lénine en janvier 1924, Staline exerce déjà une autorité considérable. Sa fonction, apparemment technique, de secrétaire général du Comité central, sa qualité de membre du Politburo et de l'Orgburo, lui permettent de maîtriser un nombre croissant de leviers de pouvoirs, dont notamment la nomination de cadres du Parti : il peut ainsi placer ses fidèles aux postes-clé de l'appareil. En apparence terne et peu porté aux discours théoriques brillants, c'est un intrigant qui tient durant des années le rôle du modéré, et laisse aux divers groupes le soin de s'invectiver et de se discréditer les uns les autres, tout en tissant sa toile.[réf. nécessaire] Maints vétérans du Parti, mais plus encore les nouveaux bureaucrates d'origine plébéienne qu'il promeut en nombre, se reconnaissent facilement en ce personnage d'apparence bonhomme, bon vulgarisateur, qui se tait à la plupart des réunions et fume tranquillement sa pipe entre deux paroles apaisantes[Note 5]. Il leur convient mieux qu'un Trotski solitaire et trop brillant[12], qui les critique âprement, et qui n'a pas su se tisser de réseaux dans un Parti qu'il n'a rejoint qu'en 1917. Cependant, Lénine redoute le clivage entre Staline et Trotski, qui pourrait mettre à mal le Parti. Mais après la mort de Lénine, Staline empêche la publication du « testament de Lénine », dans lequel ce dernier écrivait : « Staline est trop brutal, et ce défaut parfaitement tolérable dans notre milieu et dans les relations entre nous, communistes, ne l’est pas dans les fonctions de secrétaire général. Je propose donc aux camarades d’étudier un moyen pour démettre Staline de ce poste et pour nommer à sa place une autre personne qui n’aurait en toutes choses sur le camarade Staline qu’un seul avantage, celui d’être plus tolérant, plus loyal, plus poli et plus attentif envers les camarades, d’humeur moins capricieuse, etc. »[36]. En dépit des vœux de Lénine et de sa famille, Staline le sacralise, le faisant embaumer et installer dans un mausolée provisoire sur la place Rouge[12]. En 1924 au 5e congrès de l'Internationale communiste, Trotski perd son siège au Kominterm au profit de Staline. En 1924-1925, allié de Kamenev et de Zinoviev, Staline évince progressivement Trotski du gouvernement. Éviction des derniers opposants En 1926, allié à la droite du parti, regroupée autour de Boukharine, il fait écarter du Politburo et du Komintern Trotski, Zinoviev et Kamenev, réconciliés entre-temps. Ayant battu l'opposition de gauche, il se retourne en 1928-1929 contre l'opposition de droite, qui avait notamment critiqué ses méthodes de réquisition de céréales pour lutter contre le manque de grain[12]. Il chasse Boukharine et Rykov, respectivement de la tête du Komintern et du gouvernement. En 1929, Staline fait exiler Trotski d'URSS et achève d'installer ses hommes à tous les postes-clés. La célébration en grande pompe de ses cinquante ans, le 21 décembre 1929, marque aussi les débuts de la mise en place d'un culte de la personnalité. Pouvoir absolu et Stalinisme (1929-1953) Articles détaillés : Stalinisme et Histoire de l'URSS sous Staline. Prise de pouvoir et « grand tournant » Staline ayant pris la succession de Lénine, il abandonne peu à peu la direction collégiale pour progressivement imposer, en s'appuyant sur la bureaucratie née lors de la guerre civile, un régime totalitaire. Le pouvoir oligarchique absolu est mis en place progressivement[Note 6]. Le processus est achevé à la fin des années 1930. Considérant que c'est sous les formes nationales de la lutte prolétarienne que l'on peut défendre avec succès les intérêts internationaux du prolétariat (« La théorie léniniste de la révolution est en même temps la théorie du développement de la révolution mondiale »[37]), ce qui en amène certains à estimer qu'il fut peu porté sur l'internationalisme, Staline désigne sa politique sous le nom de « marxisme-léninisme » et de « socialisme dans un seul pays ». Presque jamais sorti de Russie, méprisant envers le Komintern (« la boutique »[Note 7]), il ne croit pas à une révolution mondiale qui n'en finit pas de se faire attendre et veut compter sur les seules forces de l'Union soviétique. Il ne croit plus non plus à une NEP qui n'en finit pas d'agacer les planificateurs, tant à cause de ses externalités (la « crise des ciseaux ») que de son caractère non orthodoxe au regard de l'idéologie marxiste. Hanté comme tous les bolcheviks par la possibilité d'une prochaine confrontation avec les pays capitalistes, il veut accélérer à tout prix la modernisation industrielle pour s'y préparer. C'est le sens de son fameux discours au XVIe congrès du Parti (juin 1930) où il martèle que « chaque fois que la Russie a été en retard, nous avons été battus ». D'où, à partir de fin 1928, la priorité absolue que Staline accorde à l'accumulation du capital par pressurisation de la paysannerie (jusque-là ménagée par la NEP), au développement « à toute vapeur » des moyens de production et de l'industrie lourde. Entre 1929 et 1933, Staline met en place la « collectivisation » des terres. Il livre en fait ce qui est peut-être considéré comme la dernière guerre paysanne de l'histoire européenne. En 1934, l'objectif est atteint, mais à un prix exorbitant : la moitié du cheptel a été abattue sur place par les paysans ; les riches terres à blé d'Ukraine et d'autres régions ont été ravagées par la famine de 1932-1933 — entre quatre et dix millions de morts selon les estimations[Note 8],[38] — que Staline n'a rien fait pour empêcher, en admettant qu'il ne l'a pas délibérément provoquée ; fuite anarchique de 25 millions de campagnards vers des villes vite surpeuplées ; plus de deux millions de prétendus koulaks, paysans supposés « riches », déportés par familles entières en Sibérie et abandonnés sur place à leur sort[39]… Le système des kolkhozes et des sovkhozes permet à l'État d'acheter à vil prix les récoltes et de financer l'industrialisation. Mais devant la résistance passive des paysans, systématiquement sous-productifs, Staline leur concède un lopin privé de terre en 1935 : à la fin de la décennie, ces derniers produisent 25 % des récoltes sur 3 % des terres, la majorité des fruits et légumes d'URSS ainsi que 72 % du lait et de la viande[40]. La Russie, premier exportateur de céréales du monde sous les tsars, devient pays importateur. À Winston Churchill, Staline dira que la collectivisation représenta pour lui une épreuve « pire que la guerre ». Selon Anne Applebaum, si Staline a brisé la continuité de l'histoire russe, c'est bien dans les campagnes. À partir de 1929, l'importance du GOSPLAN (Государственный плановый комитет, créé par Lénine — décret du Conseil des Commissaires du Peuple en date du 21 février 1921) s’accroît en raison de l'organisation de la planification économique sur une base désormais quinquennale[Note 9]. Cet organisme d'État rigide est chargé de la mise en place et de l'exécution de cette planification impérative et très ambitieuse. Le premier plan quinquennal (1929-1933) fait de l'URSS de Staline un pays productiviste vivant dans l'obsession d'accomplir et de dépasser des normes de production toujours rehaussées. Staline rétablit le salaire aux pièces et le livret ouvrier, allonge la journée de travail, encourage la naissance d'une nouvelle aristocratie ouvrière en patronnant le mouvement stakhanoviste (1935) et fait punir d'envoi au Goulag tout retard répété de plus de 10 minutes. En quelques années, le pays change radicalement d'aspect et se couvre de grands travaux en partie réalisés par la main-d'œuvre servile du Goulag : métro de Moscou, villes nouvelles, canaux, barrages, énormes usines… Mais le prix est tout autant démesuré : gouffre financier, inflation, gaspillages, travaux bâclés à l'origine du « mal-développement » dont l'URSS périra en 1991. Le sacrifice délibéré des industries de consommation et la pression exercée sur la classe ouvrière font que sous le Premier Plan, le niveau de vie des ouvriers soviétiques baisse de 40 %[41]. À partir de 1934, un tournant réactionnaire est également effectué dans le domaine des mœurs : culte de la « famille socialiste », retour de l'interdiction de l'avortement et de la répression de l'homosexualité, alors que la révolution avait apporté dans ces domaines une « libéralisation » tant par rapport à la situation antérieure que par rapport aux pays occidentaux[42]. Staline restaure aussi le titre de maréchal, revient au nationalisme grand-russe, à l'académisme dans l'art, à la libre consommation de la vodka. Enfin, en 1935, Staline ramène l'âge limite pour la condamnation à mort à douze ans. Par rapport à cette baisse de l'âge limite de la peine de mort, l'écrivain Romain Rolland questionne Staline sur l'humanité d'une telle mesure lors d'une conversation avec lui le 28 juin 1935. Staline défend ce décret en lui répondant qu'il n'a pas pour but de faire exécuter des enfants de douze ans, mais à effrayer les criminels adultes en les dissuadant d'utiliser des enfants et adolescents : « Ce décret a une portée purement pédagogique. Nous voulions effrayer non pas tant les enfants voyous que les instigateurs de la violence juvénile… Le décret a été promulgué afin d'effrayer et de désorganiser les délinquants adultes et de protéger nos enfants des voyous… Pourrions-nous justifier sa publication en prétendant qu'il vise des objectifs pédagogiques, à prévenir la criminalité, à intimider les éléments criminels? Bien sûr que non, car dans ce cas, la loi perdrait toute crédibilité aux yeux des criminels[43]. » Certains marxistes se réclamant de Lénine s'opposent alors au « marxisme-léninisme » de Staline : les trotskistes dénoncent la dictature à l'intérieur du Parti, les bordiguistes dénoncent la politique économique de Staline comme une forme de capitalisme d'État (analyse partagée par les « décistes » du groupe Sapronov). Des organisations communistes anti-staliniennes se créent à partir des années 1920. L’Opposition communiste internationale est créée en 1930. Au XVIIe Congrès du PCUS, dit Congrès des Vainqueurs (février 1934), les pires difficultés du Grand Tournant semblent passées. Le nom de Staline est acclamé et cité plusieurs dizaines de fois dans chaque discours. Lui-même multiplie les signes d'apaisement envers les anciens opposants et de libéralisation pour la société soviétique. Mais il mesure aussi la persistance sourde des critiques à son encontre : il n'est réélu au Comité central qu'en dernier de la liste, son nom étant rayé plus d'une centaine de fois[Note 10]. Le but des Grandes Purges sera notamment d'anéantir les dernières potentialités de résistance au sein du Parti et de la population. De 1936 à 1938, les procès de Moscou sont montés pour éliminer les vieux bolcheviks s'opposant ou s’étant opposés à Staline. Trotski sera par ailleurs assassiné en 1940 au Mexique par Ramon Mercader, un militant communiste espagnol devenu agent du NKVD. Grandes Purges, refondation définitive du pouvoir de Staline Article connexe : Grandes Purges. En décembre 1934, Sergueï Kirov, chef du Parti à Leningrad, est assassiné. Or, Kirov était, à ce moment-là, le plus populaire des dirigeants soviétiques et celui élu avec le plus grand nombre de voix au Comité central. Il constituait dès lors une alternative potentielle au poste de secrétaire général occupé par Staline (le plus mal élu de tous les candidats). Par cette élimination, ce dernier faisait d'une pierre deux coups : il éliminait son concurrent le plus plausible et pouvait se servir de la réprobation publique pour monter une campagne de purges dans le Parti et à l'extérieur dans les années suivantes. La grande terreur stalinienne commence le soir même alors qu'il fait promulguer un décret suspendant toutes les garanties de droit et rendant sans appel les sentences de mort prononcées par les juridictions spéciales du NKVD. Il débarque en personne à Leningrad et en fait déporter des milliers d'habitants. En août 1936, le premier des trois procès de Moscou engage la liquidation physique de la vieille garde bolchevique. Staline se débarrasse définitivement de ses anciens rivaux des années 1920, déjà vaincus politiquement depuis longtemps. Au-delà, il entreprend de remplacer ceux qui l'ont soutenu et aidé dans les années 1920-1930 par une nouvelle génération de cadres. Les jeunes promus de la « génération de 1937 » (Khrouchtchev, Beria, Malenkov, Jdanov, Brejnev, etc.) n'ont connu que Staline et lui doivent tout. Ils lui vouent un culte sans réserve, là où la précédente génération voyait davantage en Staline son patron ou un primus inter pares qu'un dieu vivant, et n'hésitait pas à le critiquer parfois avec loyauté mais franchise[Note 11]. Entre 1937 et 1939, Staline planifie l'élimination de la moitié du Politburo, des trois quarts des membres du Parti ayant adhéré entre 1920 et 1935, etc. La Terreur n'épargne aucun organisme : des coupes claires frappent les divers ministères, le Gosplan, le Komintern, l'Armée rouge et même à terme l'encadrement du Goulag et les policiers du NKVD. Le commissaire du Peuple à l'intérieur ayant lancé les purges, Guenrikh Iagoda, est arrêté en 1936 et exécuté sous ordre de son successeur Nikolaï Iejov, qui connaît ensuite le même sort. Les « Grandes Purges » permettent également à Staline d'éliminer radicalement tous les éléments socialement suspects et tous les mécontents suscités par sa politique. Alors que les tensions diplomatiques s'accumulent en Europe depuis l'avènement d'Adolf Hitler, et que le déclenchement de la guerre d'Espagne en juillet 1936 fait craindre l'irruption d'un nouveau conflit général, Staline entend éliminer tout ce qui pourrait constituer une « cinquième colonne » de l'ennemi en cas d'invasion. Une série d'opérations frappe par centaines de milliers les dékoulakisés appauvris par la collectivisation, les vagabonds et marginaux engendrés par cette dernière, les anciens membres des classes dirigeantes et leurs enfants, tous les individus entretenant ou ayant entretenu des relations avec l'étranger (corps diplomatique, anciens combattants d'Espagne, agents du Komintern, et, ainsi que le montre Robert Conquest, jusqu'aux espérantistes[44], aux philatélistes et aux astronomes ![réf. souhaitée]). À plus court terme, Staline fournit aussi à la population des boucs émissaires aux difficultés du quotidien, en rejetant tout le mal sur une pléthore de « saboteurs ». Il règle ses comptes avec les techniciens et les spécialistes compétents, qui ont souvent osé contredire ses directives et ses objectifs irréalistes et dont il se méfie depuis toujours en raison de leur faible présence au Parti ; il les remplace par une génération de nouveaux spécialistes issus des couches populaires et qui, formés sous le Ier Plan, n'ont connu que la révolution et son régime. Il brise aussi les réseaux clientélistes et les fiefs géographiques ou ministériels que se sont constitués les membres du gouvernement et du Politburo, ou bien, à tous les échelons, les responsables du Parti et les chefs de Goulag. Il entretient plus largement une atmosphère de suspicion généralisée qui brise les solidarités amicales, familiales ou professionnelles[Note 12]. Pareillement, Staline considère que les minorités nationales frontalières sont par définition suspectes : aussi ordonne-t-il la déportation de centaines de milliers de Polonais et de Baltes, ou le transfert en Asie centrale de 170 000 Coréens. Mais c'est aussi la sédentarisation forcée des populations nomades, notamment au Kazakhstan, qui se solde par un désastre démographique et la perte de nombreuses traditions culturelles[45],[46]. Le principe totalitaire de la responsabilité collective défendu par Staline fait que la « faute » d'un individu s'étend à son conjoint, à ses enfants, à sa famille entière, à tout son réseau d'amis et de relations. Par exemple, le 5 juillet 1937, le Politburo ordonne au NKVD d'interner toutes les épouses de « traîtres » en camp pour 5 à 8 ans, et de placer leurs enfants de moins de 15 ans « sous protection de l’État ». Ordre qui conduit à arrêter 18 000 épouses et 25 000 enfants, et à placer près d'un million d’enfants de moins de 3 ans dans des orphelinats[47]. Par ailleurs, les familles des plus proches hommes de confiance de Staline (Molotov, Kaganovitch, Kalinine, etc.) sont elles-mêmes frappées par les purges. Le meilleur ami de Staline, Grigory Ordjonikidze, qui s'est montré hostile devant lui à la purge des cadres de l'industrie, voit son frère fusillé et se suicide en signe de protestation (février 1937)[48]. La famille même de Staline n'est pas épargnée par la Terreur, avec la disparition et l'exécution de ses proches parents Maria Svanidze, Pavel Allilouiev, Stanislas Redens[12]… En 1939, à l'arrêt des Grandes Purges — autrement appelée la Grande Terreur d'autant que, selon les calculs de Nicolas Werth, elles ont frappé à 94 % des non-communistes — Staline a éliminé les dernières sphères d'autonomie dans le parti et la société, et imposé définitivement son culte et son pouvoir absolu. Il a pris ce faisant le risque de désorganiser gravement son armée et son pays, alors même que la guerre approche. Politique extérieure Dans les années 1930, la politique extérieure de Staline est à géométrie variable. Tout d’abord, lors du VIIe congrès du Komintern en août 1928, il impose la politique « classe contre classe » aux partis communistes. La social-démocratie, qu'il a qualifiée d'« aile modérée du fascisme », est considérée comme l'ennemi prioritaire, et toute entente même tactique avec elle est prohibée. Cette politique conduit le Parti communiste français à son pire isolement de l'entre-deux-guerres et à une chute électorale notable. Elle facilite surtout l'accès au pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne. En mars 1933, alors que la destruction de la république de Weimar est presque achevée et que les communistes allemands prennent en nombre le chemin des camps de concentration, le KPD clandestin et le Komintern répètent inlassablement que les événements démontrent la justesse des attaques contre la social-démocratie et la nécessité de les poursuivre sans changement[49]. Staline pensait d'abord que l'expérience Hitler ne durerait pas : « Après lui, ce sera nous ». Mais le régime nazi se consolide, et une menace militaire réelle plane désormais sur l'URSS. Dès lors, à partir de juin 1934, Staline se ravise et lance une politique d’alliance des partis communistes avec des « partis bourgeois » pour tenter de faire reculer le fascisme et le nationalisme. Il rapproche parallèlement l'Union soviétique des États occidentaux, ce qui a pour conséquence l’entrée tardive de l’URSS dans la SDN (1934) ou la conclusion du pacte d'assistance franco-soviétique lors de l'entrevue Laval-Staline (mai 1935). C’est ainsi que le Front populaire peut se constituer en France et en Espagne et qu’en Chine, le 22 septembre 1937, Tchang Kaï-chek s’accorde avec Mao Zedong contre l'impérialisme du Japon et signe un pacte de non-agression avec l’URSS. Au niveau intérieur, Staline s'efforce de se montrer plus libéral en faisant promulguer la « constitution stalinienne » de 1936, annoncée comme « la plus démocratique du monde », en signe d'ouverture envers l'Occident. Pendant la guerre d'Espagne Staline est à partir de fin octobre 1936 le seul chef d'État à intervenir officiellement aux côtés de la République espagnole, menacée par Franco aidé de Hitler et Mussolini. Mais s'il envoie des chars, des avions et des conseillers, il en profite aussi pour faire main basse sur l'or de la banque d'Espagne, freiner sur place le mouvement révolutionnaire tout en satellisant le gouvernement espagnol, et faire liquider physiquement de nombreux anarchistes, trotskistes et marxistes dissidents du POUM[50]. Des documents du Komintern montrent cependant que même dans ces années où il fait figure d'allié des démocraties, Staline n'a pas renoncé à l'espoir secret d'un pacte avec Hitler, qui mettrait à l'abri l'URSS et lui garantirait en outre des bénéfices territoriaux. Il fait régulièrement modérer les attaques de la presse contre le régime nazi, ou tente quelques sondages secrets à Berlin[51]. Les procès de Moscou et les purges qui meurtrissent l'Armée rouge troublent les démocraties occidentales, où l'anticommunisme reste très fort, et les font douter des capacités militaires soviétiques. En 1938, Staline est furieux que son pays n'ait pas été convié à la conférence qui décide des accords de Munich (30 septembre) et craint une entente des Occidentaux avec Hitler contre l'URSS. Staline fait clairement savoir à Berlin, début 1939, que Moscou se liera au plus offrant. Le 12 août 1939, les plénipotentiaires de la France et du Royaume-Uni sont en visite en URSS afin de tenter – bien tardivement et sans conviction – de refonder l’alliance de 1914, après avoir refusé à de nombreuses reprises des propositions similaires faites auparavant par Staline[Note 13]. Staline dénonce une absence de réelle volonté des démocraties occidentales de combattre Hitler et signe, le 23 août 1939, le pacte germano-soviétique. Un protocole secret prévoit le partage de l'Europe centrale en « zones d'influences » et les relations économiques entre l'Union soviétique et l'Allemagne nazie sont très fortement accrues permettant à Berlin d'accumuler des stocks vitaux de matières premières. Il gagne alors de l'espace et du temps, mais moins que prévu du fait de la rapide défaite de la France à l'ouest, qu'il interprète comme l'intégration de celle-ci à la puissance nazie. Seconde Guerre mondiale Article détaillé : Histoire de l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Avant le début de la Seconde Guerre mondiale en Europe, l'URSS remporte deux batailles de frontières contre le Japon : la bataille du lac Khassan en 1938, puis la bataille de Khalkhin Gol en Mongolie en 1939. Le 17 septembre 1939, les troupes de Staline entrent en Pologne — jusqu'à sa frontière orientale actuelle — et prennent à revers l'armée de ce pays qui se défend face à l’invasion nazie sur sa frontière occidentale, en cours depuis deux semaines. Le 30 novembre, l'armée soviétique attaque la Finlande et, après des échecs spectaculaires et inquiétants, parvient à la faire plier en mars 1940, sous le nombre des assaillants. Le 5 mars 1940, Staline fait contresigner par le Politburo son ordre d'exécuter sommairement plus de 20 000 officiers et notables polonais capturés, qui seront en particulier enterrés près de Katyń[52]. En juin 1940, Staline annexe les États baltes, puis en août la Bessarabie roumaine, érigée en république socialiste soviétique de Moldavie. La terreur et la soviétisation accélérée s'abattent aussitôt sur ces territoires. Elles se traduisent par la déportation de plusieurs centaines de milliers d'habitants et le meurtre d'une partie des élites locales[53]. Staline respecte scrupuleusement les conditions du pacte germano-soviétique. Jusqu'à la nuit du 21 au 22 juin 1941, il livre ponctuellement et à crédit les céréales et des matières premières dont le Reich a besoin. Il livre aussi à la Gestapo plusieurs dizaines de communistes allemands réfugiés à Moscou. Le pacte d'alliance prend fin le 22 juin 1941 avec l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht. Les récits de Nikita Khrouchtchev et d'Anastase Mikoïan affirment qu'après l'invasion, Staline s'est retiré dans sa datcha avec désespoir pendant plusieurs jours, se tenant à l'écart du pouvoir, paralysé par le déclenchement du conflit[54]. Mais, certaines preuves documentaires d'ordres donnés par Staline contredisent ces récits, amenant des historiens tels que Roberts à spéculer que le récit de Khrouchtchev est inexact[55]. Les archives et les témoignages concordent aujourd'hui pour prouver qu'il reste à son poste nuit et jour pendant la première semaine d'invasion, et qu'il prend aussitôt des mesures radicales, avec un bonheur très inégal[56]. Ce n'est que le 28 juin, après cinq jours et cinq nuits presque sans repos, et un heurt mémorable avec le général Joukov qu'il part se reposer dans sa datcha. Cependant, il n'est pas douteux que Staline ne s'est pas manifesté publiquement pendant les jours qui ont suivi le déclenchement de l'invasion, chargeant Molotov de lire un texte à la radio le 22 juin. De plus, le 29 juin, pour la première fois, aucune réunion n'était programmée au bureau de Staline au Kremlin. Molotov prend l'initiative de se rendre le 30 juin dans la datcha de Staline à Kountsevo avec Beria, Malenkov, Vorochilov, Mikoïan et Voznessenski et propose de concentrer le pouvoir entre 5 membres, Staline à sa tête, Molotov, Béria, Malenkov et Vorochilov dans un Comité d'État à la Défense GKO. Staline donne son accord et lance le 3 juillet à la radio un appel au peuple soviétique : « Camarades, citoyens, frères et sœurs, combattants de notre armée et de notre marine ! Je m'adresse à vous, mes amis ! […] Un grave danger pèse sur notre Patrie ! […] Notre cause est juste […] Ce n'est pas seulement une guerre qui se livre entre deux armées. C'est aussi la grande guerre du peuple soviétique contre les troupes fascistes allemandes », dans lequel, il s'adresse pour la première fois aux Soviétiques comme à des partenaires auxquels il demande de l'aide en utilisant les mots « frères et sœurs » à connotation religieuse[57]. Néanmoins, avant l’invasion nazie, Staline a refusé jusqu'au dernier moment de réagir aux rapports — de Trepper, Sorge et même Churchill — qui le prévenaient depuis de longs mois de l'imminence d'une invasion, allant même jusqu'à menacer de liquider ceux qui s'en faisaient écho avec trop d'insistance. Il semble s'être laissé paralyser par la hantise d'une provocation allemande, jugeant qu'une réaction préventive serait politiquement contre-productive : il se raccrochait désespérément à l'idée que l'année était trop avancée pour que Hitler commette la même erreur que Napoléon. De ce fait, les troupes soviétiques n'ont été mises en alerte que très tard — le 22 juin à 0 h, à la suite de l'ultime désertion d'un soldat allemand — et incomplètement, permettant par exemple que l'aviation allemande détruise partiellement l'aviation soviétique restée au sol. Le matin même du 22 juin, une partie de l'Armée rouge n'ose toujours pas ouvrir le feu, alors qu'une autre — à Brest-Litovsk — résiste âprement et parvient à tenir près de six semaines. Les purges de l'avant-guerre, en particulier celle de 1937, ont profondément affaibli l'Armée rouge, puisque la quasi-totalité des généraux modernisateurs et compétents a disparu, ainsi que tous les amiraux : environ 90 % des cadres supérieurs de l'armée ont été éliminés, tandis que 11 000 officiers sur 70 000 ont été fusillés et 20 000 autres sont internés dans les camps du Goulag. De même, sur cinq maréchaux, seuls ont survécu les deux tenants inconditionnels de la cavalerie (dont l'incompétent Vorochilov), amis de toujours de Staline, mais ennemis jurés de l'arme blindée. L'effort de modernisation tenté in extremis avant l'invasion, de même que la réintégration de milliers d'officiers purgés sortis en loques du Goulag — comme le futur maréchal Rokossovski — ne peuvent empêcher les désastres initiaux. Dans les premiers mois, l'armée soviétique perd des milliers de chars et d'avions, et laisse encercler d'immenses armées. Ainsi, l'URSS perd un million de km² et plusieurs millions de soldats qui se retrouvent prisonniers : en outre, les nazis les laissent mourir de faim et d’épuisement lors d’interminables marches[réf. nécessaire]. Cependant, en raison d’une invasion commencée trop tard, la Wehrmacht n'atteint pas la totalité de ses objectifs, même si elle avance très loin et avec des pertes limitées. De l'avis de ses historiens même les plus critiques, Staline démontre son sang-froid et son génie politique en s'adressant, dès le 3 juillet 1941 à ses « frères-et-sœurs » soviétiques, pour proclamer l'union sacrée de la nation dans la « Grande Guerre patriotique » et, surtout, en décidant de ne pas quitter Moscou menacée, à la surprise de ses proches. Sa présence galvanise les énergies et enraye un début de panique. D'autre part, l'armée japonaise a abandonné toute velléité d'attaquer la Russie après ses défaites de 1939 : l'URSS en a eu confirmation par Richard Sorge. Ne craignant plus l'ouverture d'un second front en Extrême-Orient, les troupes sibériennes deviennent ainsi disponibles face aux Allemands au moment crucial de l'hiver 1941. Le 6 décembre 1941, l'Armée rouge stoppe des Allemands à bout de souffle parvenus à seulement 22 km de la capitale ; puis au cours de l'hiver, elle les repousse à plus de 200 km à l'ouest. Après cet échec, l'armée nazie change d'objectif principal pour sa campagne de 1942 : elle souhaite prendre le contrôle du pétrole du Caucase, voire, ensuite, de celui du Moyen-Orient. Après un court succès, la Wehrmacht sort vaincue de la bataille de Stalingrad. La ville, au nom symbolique, devient l'objet de l'attention universelle. Entièrement détruite sous les bombes et par les combats de rue, 300 000 Allemands y périssent ou y sont faits prisonniers. La 6e armée allemande, encerclée, capitule début février 1943. C'est le début du recul allemand. À la bataille de Koursk en été 1943, au cours de la plus grande confrontation de blindés de l'histoire, 500 000 hommes et 1 500 chars sont mis hors de combat. Du 28 novembre au 1er décembre 1943 il participe à la conférence de Téhéran, avec Winston Churchill et Franklin Delano Roosevelt, où les services secrets alliés découvrent l'opération Grand Saut, un projet d'assassinat des participants. Après ses erreurs dramatiques de 1941, Staline a su faire progressivement un réel apprentissage militaire, et surtout accepter de laisser une plus grande autonomie à ses généraux : il ne se rend jamais en personne au front. Par ailleurs, vis-à-vis de la société soviétique, il desserre l'emprise du gouvernement, noue une trêve avec les Églises, met l'accent sur la défense de l
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Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

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Pierre de Rosette — Wikipédia

Pierre de Rosette - Wikipédia

Pierre de Rosette La pierre de Rosette. Dimensions 112,3 centimètres (hauteur), 75,7 cm (largeur), 28,4 cm (épaisseur) Poids 762 kg Inventaire EA6168 Période II e siècle av. J.-C.

La pierre de Rosette est un fragment de stèle gravée de l'Égypte antique portant trois versions d'un même texte qui a permis le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens au XIXe siècle. L'inscription qu'elle comporte est un décret promulgué à Memphis par le pharaon Ptolémée V en 196 av. J.-C. Le décret est écrit en deux langues (égyptien ancien et grec ancien) et trois écritures : égyptien en hiéroglyphes, égyptien démotique et alphabet grec. La pierre a pour dimensions 112,3 × 75,7 × 28,4 cm d'épaisseur. La stèle est en granodiorite, une roche fréquemment confondue avec le basalte ou le granite. Exposée à l'origine dans un temple, la stèle est probablement déplacée au début de l'ère chrétienne ou durant le Moyen Âge, et par la suite utilisée comme matériau de construction pour des fortifications dans la ville de Rosette, dans le delta du Nil, sur un fort rebaptisé Fort Jullien par Bonaparte en souvenir de son aide de camp Thomas Prosper Jullien mort durant la campagne d'Égypte[1],[2]. Elle est redécouverte, dans ce fort, le 15 juillet 1799 par le lieutenant Pierre-François-Xavier Bouchard, lors de la campagne d'Égypte de Bonaparte[3]. Porteuse du premier texte égyptien bilingue connu, la pierre de Rosette éveille rapidement l'intérêt du public en raison de son potentiel pour la traduction des langues de l'Égypte antique jusque-là indéchiffrées. C’est à l’adjudant-général Jullien, frère de l'aide de camp de Bonaparte et commandant de la ville, que Bouchard annonce en premier, en juillet 1799, sa découverte de la pierre de Rosette et c’est lui, en tant que commandant de Rosette, qui l’adresse à l’Institut d'Égypte au Caire[4]. Des copies et moulages circulent parmi les musées et les savants européens. Pendant ce temps, l'armée d'Orient est défaite en Égypte et la pierre originale devient une possession britannique en 1801. Transportée à Londres et exposée au British Museum dès 1802, elle est l'un des objets phares de ce musée. La première traduction du texte en grec est réalisée dès 1803. Il faut cependant attendre près de vingt ans avant que le déchiffrement des hiéroglyphes ne soit annoncé par Jean-François Champollion, à Paris, en 1822, et plus encore avant que les érudits ne soient capables de lire les inscriptions égyptiennes antiques avec assurance. Les principales étapes de déchiffrement ont été : la reconnaissance que la pierre comporte trois versions du même texte (en 1799) ; le fait que le texte en démotique retranscrit phonétiquement des noms étrangers (1802) et que le texte en hiéroglyphes fait de même et comporte d'importantes ressemblances avec le démotique (Thomas Young, 1802) ; la compréhension que le texte en hiéroglyphes utilise des caractères phonétiques également pour écrire des mots égyptiens (Champollion, 1822-1824). Depuis sa redécouverte, la pierre de Rosette est l'objet de nombreuses rivalités nationales, dont le changement de propriété de la France à l'Angleterre durant les guerres napoléoniennes, de longues polémiques sur les apports respectifs de Young et Champollion à son déchiffrement, auxquelles il faut ajouter, depuis 2003, la demande par l'Égypte d'un retour à son pays d'origine. Deux autres exemplaires fragmentaires du même décret sont découverts plus tard, ainsi que plusieurs textes égyptiens bilingues ou trilingues, dont deux décrets ptolémaïques légèrement plus anciens (le décret de Canope et le décret de Memphis). Ainsi, la pierre de Rosette n'est plus une pièce unique, mais son rôle a été essentiel dans la compréhension moderne de la littérature de l'Égypte antique et, plus généralement, de sa civilisation. Description[modifier le code] La pierre de Rosette[modifier le code] La pierre de Rosette est décrite comme « une pierre de granite noir, portant trois inscriptions… trouvée à Rosette » (al Rachid') dans un catalogue des artéfacts découverts par l'expédition française et cédés aux troupes britanniques en 1801[5]. Quelque temps après son arrivée à Londres, les inscriptions sont frottées de craie blanche pour les rendre plus lisibles, le reste de la surface étant enduit de cire de carnauba afin de la protéger des doigts des visiteurs[6]. Ceci donne une couleur noire à la pierre, ce qui a conduit à l'identifier — à tort — à du basalte[7]. Ces ajouts sont retirés en 1999, ce qui révèle la teinte gris sombre originelle de la roche, l'éclat de sa structure cristalline et les veines roses traversant le coin supérieur droit[8]. La pierre de Rosette montre une forte ressemblance avec des échantillons de granodiorite issus d'une carrière de Gebel Tingar sur la rive gauche du Nil, à l'ouest d'Éléphantine, dans la région d'Assouan, qui font partie de la collection Klemm : le veinage rose est typique de la granodiorite de cette région[9]. La pierre de Rosette mesure 112,3 cm de haut, 75,7 cm de large et 28,4 cm d'épaisseur. Elle pèse environ 760 kg[10]. Elle porte trois inscriptions : en haut, en hiéroglyphes égyptiens ; au centre, en écriture démotique ; en bas, en grec ancien[11]. La face avant est polie et les inscriptions sont légèrement incisées. Les côtés de la pierre sont lissés et l'arrière n'est que grossièrement travaillé, probablement car il n'était pas destiné à être visible[9],[12]. La stèle initiale[modifier le code] La pierre de Rosette est un fragment de stèle. Aucun autre fragment de cette stèle n'a été découvert au cours des fouilles menées sur le site de Rosette[13]. Aucun des trois textes n'est complet. Celui du haut est le plus endommagé : seules les quatorze dernières lignes sont visibles, toutes interrompues sur la droite et, pour douze d'entre elles, sur la gauche. Le texte central en démotique est le mieux conservé : il est constitué de trente-deux lignes, dont les quatorze premières sont légèrement endommagées sur le côté droit. Le dernier texte en grec contient cinquante-quatre lignes, les vingt-sept premières étant complètes. Les autres sont de plus en plus fragmentaires à cause d'une cassure en diagonale dans le coin inférieur droit de la pierre[14]. Il est possible d'estimer la longueur totale du texte et les dimensions originelles de la stèle par comparaison avec des stèles analogues, y compris des copies, qui ont été conservées. Le décret de Canope, légèrement plus ancien, édicté en 238 av. J.-C. sous le règne de Ptolémée III, est haut de 219 cm, large de 82 cm et contient trente-six lignes de texte en hiéroglyphe, soixante-treize en démotique et soixante-quatorze en grec. Les textes sont de longueurs similaires[15]. Par comparaison, il est possible d'estimer que quatorze ou quinze lignes de hiéroglyphes, pour une hauteur de 30 cm, sont manquantes en haut de la pierre[16]. En plus des inscriptions, le haut de la stèle montrait certainement le roi accompagné de dieux, surmontés d'un disque ailé, comme sur la stèle de Canope. Ces points communs, auxquels il faut ajouter un signe signifiant « stèle » sur la pierre même (le hiéroglyphe O26 selon la classification de Gardiner), suggèrent que le sommet était arrondi[11],[17]. La hauteur initiale de la stèle est estimée à environ 149 cm[17]. Décret de Memphis et son contexte[modifier le code] La stèle est érigée après le couronnement du roi Ptolémée V et est gravée d'un décret qui établit le culte divin du nouveau monarque[18]. Le décret est édicté par un congrès de prêtres rassemblé à Memphis. La date donnée est le 4 Xandicus dans le calendrier macédonien et 18 Méchir du calendrier égyptien, ce qui correspond au 27 mars 196 av. J.-C. Cette année est indiquée comme étant la neuvième du règne de Ptolémée V, ce qui est confirmé par la mention de quatre prêtres qui ont officié cette année-là. Aëtus, fils d'Aëtus (en), est prêtre des cultes divins d'Alexandre le Grand et des cinq Ptolémées jusqu'à Ptolémée V. Ses trois collègues mentionnés dans l'inscription ont mené les cultes de Bérénice II (épouse de Ptolémée III), d'Arsinoé II (épouse et sœur de Ptolémée II) et d'Arsinoé III, mère de Ptolémée V[19]. Toutefois, une autre date est donnée dans les textes en grec et en hiéroglyphes, qui correspond au 27 mars 197, anniversaire officiel du couronnement de Ptolémée. L'inscription en démotique entre en contradiction avec cette date[20]. Bien que la cause de ces anomalies ne soit pas établie, il est certain que le décret fut publié en 196 et destiné à rétablir le pouvoir des Ptolémées sur l'Égypte[21]. Le décret est publié durant une période de troubles pour l'Égypte. Ptolémée V, fils de Ptolémée IV et de sa sœur Arsinoé III, accède au pouvoir en 204, à l'âge de cinq ans, après la mort soudaine de ses deux parents qui, selon les sources de l'époque, sont assassinés à la suite d'un complot mené par Agathocléa, maîtresse de Ptolémée IV. Les conspirateurs gouvernent l'Égypte en tant que tuteurs de Ptolémée V[22],[23] jusqu'à ce que, deux ans plus tard, une révolte menée par le général Tlépomus éclate et qu'Agathocléa et sa famille soient lynchées par la foule à Alexandrie. Tlépomus devient régent et est à son tour remplacé en 201 par Aristomène d'Alyzie, qui est premier ministre à l'époque du décret[24]. Les puissances étrangères profitent des dissensions internes à l'Égypte. Antiochos III et Philippe V (roi de Macédoine) s'allient pour se partager les possessions égyptiennes outremer. Philippe s'empare de plusieurs îles et cités en Carie (en Asie Mineure) et en Thrace. La bataille de Panion, en 200, permet à Antiochos de s'approprier la Cœlé-Syrie, y compris la Judée. Pendant ce temps, dans le sud de l'Égypte, une révolte dure depuis le règne de Ptolémée IV[20]. Ces guerres étrangères et la révolte interne perdurent lorsque Ptolémée V, âgé de douze ans et après sept ans de règne, est officiellement couronné et le décret de Memphis publié[23]. La pierre de Rosette est un exemple tardif d'une classe de stèles de donation qui présente les exonérations fiscales accordées par le monarque régnant à des prêtres[25]. Les pharaons ont érigé ces stèles depuis deux mille ans, les exemples les plus anciens datant de l'Ancien Empire. Au début, ces décrets étaient publiés par le roi lui-même, mais le décret de Memphis est délivré par des prêtres, garants de la culture traditionnelle égyptienne[26]. Ce décret annonce que Ptolémée V a fait don d'argent et de grain aux temples égyptiens[27] et que, lors de la huitième année de son règne, il a endigué une crue du Nil particulièrement importante afin d'aider les agriculteurs[27]. En remerciement, les prêtres s'engagent à ce que l'anniversaire du roi et celui de son couronnement soient célébrés chaque année et à ce que Ptolémée soit vénéré comme un dieu. La partie grecque de la pierre de Rosette commence ainsi : Βασιλεύοντος τοῦ νέου καὶ παραλαβόντος τὴν βασιλείαν παρὰ τοῦ πατρός… (Basileuontos tou neou kai paralabontos tèn basileian para tou patros… ; « Le nouveau roi, ayant reçu le royaume de son père… »). Le décret se termine par l'instruction selon laquelle une copie, écrite dans trois langages : la « langue des dieux » (hiéroglyphes), la « langue des documents » (démotique) et la « langue des Grecs », devra être placée dans chaque temple[28],[29]. Pour les Ptolémées, il est essentiel d'obtenir le soutien du clergé pour pouvoir gouverner le peuple. Les grands prêtres de Memphis, où le roi est couronné, sont très importants car ils forment la plus haute autorité religieuse de l'époque et ont une forte influence sur tout le royaume[30]. Le fait que le décret soit publié à Memphis, ancienne capitale de l'Égypte, plutôt qu'à Alexandrie, siège effectif du gouvernement des Ptolémées, montre que le jeune roi est soucieux de s'attirer leur soutien actif[31]. C'est pourquoi, malgré le fait que les gouvernants de l'Égypte parlent grec depuis la conquête par Alexandre le Grand, le décret de Memphis, comme les précédents décrets ptolémaïques, incluent des textes en égyptien pour montrer au peuple sa pertinence, par le truchement des prêtres[32]. La stèle n'est probablement pas originaire de Rosette où elle a été trouvée, mais plutôt d'un temple situé plus à l'intérieur des terres, peut-être dans la ville royale de Saïs. Le temple dont elle provient a probablement été fermé en 392 quand l'empereur romain d'Orient Théodose Ier a ordonné de fermer tous les temples non chrétiens. À une époque inconnue, la stèle est brisée, le plus grand fragment devenant ce qui est appelé depuis le XIXe siècle la pierre de Rosette. Les temples égyptiens antiques ont été utilisés comme carrières, leurs pierres étant récupérées pour construire de nouveaux bâtiments. La pierre de Rosette est incorporée aux fondations d'une forteresse par le sultan mamelouk Qait Bay, au cours du XVe siècle, pour défendre un bras du delta du Nil. C'est dans ces fortifications qu'elle est retrouvée en 1799. Deux autres exemplaires du décret de Memphis ont été retrouvés depuis la découverte de la pierre de Rosette : la stèle de Nubayrah et une inscription dans le temple de Philæ. Contrairement à la pierre de Rosette, leurs inscriptions hiéroglyphiques sont relativement intactes et, bien que les inscriptions de la pierre de Rosette aient été déchiffrées longtemps avant leur découverte, elles ont permis aux égyptologues de préciser les conjectures sur les parties manquantes de la pierre de Rosette. Redécouverte : une pierre « française »[modifier le code] La Révolution française éclate en 1789, inspirée par la philosophie des Lumières. La monarchie est renversée, les universités et les grandes écoles sont supprimées ainsi que les académies, les anciennes institutions sont bouleversées, puis de nouvelles sont créées (dont l'École polytechnique en 1794), le roi Louis XVI exécuté. Les révolutionnaires déclarent la guerre à l'Autriche et envahissent les Pays-Bas, provoquant les monarchies européennes à se liguer contre la nouvelle République proclamée en 1792. Cette première coalition est vaincue après la campagne d'Italie menée par le général Bonaparte, en 1797. Mais la Grande-Bretagne ne signe pas de traité de paix avec la France tant que celle-ci tient le port d'Anvers. Plutôt que d'affronter directement les Anglais, les Français décident d'attaquer les lignes commerciales anglaises : en mai 1798 commence la campagne d'Égypte. L'armée française, menée par Bonaparte, envahit l'Égypte. Elle est accompagnée de la Commission des sciences et des arts, un corps de « 167 savants » (ingénieurs, scientifiques) destiné à étudier la brillante civilisation égyptienne. Le 1er août 1798, la flotte anglaise détruit son homologue française à Aboukir, les Français sont prisonniers de leur conquête. En 1799, l'armée ottomane, alliée de la Grande-Bretagne, débarque à Aboukir[33]. Rosette est une ville qui se trouve à l'extrême est de la baie d'Aboukir, sur le Nil, à quelques kilomètres de la mer Méditerranée. Entre Rosette et la mer se trouve un fort en ruines du XVe siècle qui permet de contrôler le Nil. Les troupes françaises, sous le commandement du colonel d'Hautpoul, renforcent en urgence les défenses de ce Fort Jullien[34], nom donné en souvenir de l'aide de camp de Bonaparte Thomas Prosper Jullien, mort durant la campagne[2],[3]. Pendant les travaux, le lieutenant Pierre-François-Xavier Bouchard, polytechnicien et membre de la Commission des sciences et des arts, remarque une dalle comportant des inscriptions. Les Français peuvent lire la dernière phrase du texte grec et comprennent immédiatement que la stèle peut être importante pour la science[35]. La ville est alors sous le commandement de l'adjudant-général Louis Jullien et c'est à lui que Bouchard et d'Hautpoul se confient en premier lieu sur leur découverte, qui en informe ensuite le général Menou[2],[36]. Celle-ci est annoncée à l'Institut d'Égypte récemment fondé au Caire, dans un courrier rédigé par Michel Ange Lancret, lui aussi jeune polytechnicien, membre de cet institut[37]. Le rapport de Lancret est lu lors de la trente et unième réunion de l'Institut, le 29 juillet, soit quatre jours après que Bonaparte a vaincu les Ottomans à Aboukir[38]. Pendant ce temps, Bouchard est missionné pour conduire la pierre au Caire, où il arrive vers le milieu du mois d'août et où la pierre jouit immédiatement d'un grand succès auprès des savants français[39]. La découverte est signalée dans le no 37, daté du 15 septembre 1799[40], du Courier de l'Égypte[note 1], journal officiel de l'expédition française[41]. Le journaliste anonyme qui rédige l'article décrit la stèle, raconte sommairement sa découverte, donne un résumé succinct de son texte et écrit[42] : « Cette pièce offre un grand intérêt pour l'étude des caractères hiéroglyphiques, peut-être même en donnera-t-elle enfin la clef. » Une étude plus poussée est publiée par l'orientaliste et directeur de l'Imprimerie du Caire Jean-Joseph Marcel dans La Décade égyptienne, revue de l'Institut d'Égypte, en 1800. Il précise que l'écriture centrale « qui avait d'abord été annoncée comme syriaque, puis comme copte, est composée de […] caractères cursifs de l'ancienne langue égyptienne ». Il analyse le contexte de parution de la stèle, mais commet une erreur sur la date du décret et le nom du pharaon[43]. Il est rapidement décidé de procéder à des reproductions de la pierre. Le dessin s'avère insuffisamment précis pour une étude scientifique. Jean-Joseph Marcel invente l'autographie, qui consiste à enduire la pierre d'encre et l'appliquer sur du papier, en faisant en sorte que l'encre ne pénètre pas les caractères gravés, qui apparaissent ainsi en blanc sur fond noir et à l'envers sur le papier. Il tire des épreuves dès le 24 janvier 1800. Nicolas-Jacques Conté utilise une méthode inverse, la chalcographie, par laquelle ce sont les creux qui retiennent l'encre. Le texte imprimé apparait donc en noir, sur fond blanc, toujours à l'envers. Alire Raffeneau-Delile[44], lui, prend l'empreinte de la pierre par moulage. Le général Dugua ramène ces reproductions à Paris au printemps 1800[45]. Dessin publié dans la Description de l'Égypte (1809) Entre-temps, Bonaparte a quitté l'Égypte, un traité de paix est signé par son successeur, Kléber, en janvier 1800. Les savants français partent pour Alexandrie, d'où ils doivent embarquer pour la France avec nombre de leurs découvertes, dont la pierre de Rosette. Ils sont dans un premier temps ralentis par une épidémie de peste, puis embarquent pour la France. Mais, avant que leur navire soit prêt à appareiller, les hostilités reprennent et, le 27 avril 1800, après avoir attendu à bord pendant un mois, ils reviennent à terre. Kléber est assassiné le 14 juin, c'est Menou qui lui succède. Après des défaites, il est contraint de capituler à Alexandrie, où il s'est retiré avec ses troupes, le 26 août 1801[46]. Un traité d'armistice est rédigé, mais l'article concernant les antiquités égyptiennes est refusé par le général anglais John Hely-Hutchinson, car il stipulait que « les individus constituant l'Institut d'Égypte et la Commission des arts emporteront avec eux les papiers, plans, mémoires, collections d'histoire naturelle, et tous les monuments d'art et d'antiquité recueillis par eux »[47]. S'ensuit une querelle épistolaire entre Menou et Hely-Hutchinson, soutenus chacun par leurs savants, pour la possession des objets recueillis par l'expédition française. Le ton monte, la pierre de Rosette étant l'objet principal des convoitises des deux camps. Les Français vont jusqu'à menacer de brûler ou de jeter à la mer les trésors qu'ils ont amassés[48]. Un accord finit par être trouvé : les savants français peuvent conserver leurs notes et échantillons, mais les dix-sept objets les plus importants, dont la pierre de Rosette, deviennent possession de la Couronne britannique[49]. Au British Museum[modifier le code] La pierre de Rosette accoste à Portsmouth au mois de février 1802. Elle est transférée à la Society of Antiquaries of London, à Londres. Les Anglais en font plusieurs copies qu'ils envoient aux plus prestigieuses universités européennes afin qu'elle puisse être étudiée[50]. À la fin de l'année 1802, la pierre de Rosette est transférée au British Museum avec les autres pièces prises aux Français à Alexandrie[51]. Déchiffrement[modifier le code] À l'époque de la découverte de la pierre de Rosette, la compréhension des hiéroglyphes égyptiens est perdue depuis la fin de l'Empire romain. Cet oubli s'est opéré en trois temps[52]. L'usage des hiéroglyphes s'est peu à peu spécialisé de sorte que, dès le IVe siècle de notre ère, peu d'Égyptiens étaient capables de les lire. En 391, l'empereur romain Théodose Ier ordonne la fermeture des temples païens, ce qui porte un coup fatal à cette écriture sacrée[53]. L'inscription hiéroglyphique la plus récente connue, trouvée à Philæ, le graffiti d'Esmet-Akhom, est datée de l'an 394. Dès l'Antiquité, les Grecs et les Romains s'intéressent aux hiéroglyphes, mais aucun des auteurs connus ne parle l'égyptien, malgré de nombreux cas avérés de bilinguisme[54]. Ammien Marcellin et Plutarque insistent sur le caractère idéographique des hiéroglyphes. Hérodote, Diodore de Sicile, Apulée et Plutarque indiquent que les hiéroglyphes sont des signes sacrés[55]. Le démotique est supplanté par le copte, qui conserve les principales caractéristiques de l'égyptien antique, mais est écrit en alphabet grec, au IIIe siècle, puis par l'arabe[56]. Au Ve siècle, Horapollon écrit les Hieroglyphica, un ouvrage expliquant les hiéroglyphes, qui est largement diffusé et fait autorité en Europe à la Renaissance. Les signes égyptiens y sont interprétés comme des symboles ésotériques[57]. De nombreux intellectuels plus ou moins sérieux tentent de déchiffrer les hiéroglyphes, mais le premier à le faire avec méthode est Athanasius Kircher, au XVIIe siècle, qui commet lui aussi plusieurs erreurs, mais apporte une avancée importante : il affirme que le copte a pour origine l'ancienne langue égyptienne des hiéroglyphes. Les plus grands esprits, comme Isaac Newton, s'intéressent à ce mystère, mais sans grand succès et avec de nombreuses affirmations erronées ou fantaisistes[58]. Leibniz reconnaît le premier que les hiéroglyphes ont servi à écrire des textes historiques. Les avancées se font plus nombreuses au XVIIIe siècle : William Warburton avance que les Égyptiens ont utilisé une écriture utilisant des phonogrammes (des signes représentant des sons), ce qui est affirmé par Jörgen Zoega qui pense que les hiéroglyphes eux-mêmes peuvent contenir des phonogrammes ; Joseph de Guignes pense que les trois systèmes égyptiens d'écriture (démotique, hiéroglyphique et hiératique) servent à noter la même langue[59]. Texte grec[modifier le code] Le texte grec de la pierre de Rosette fournit un point de départ pour le déchiffrement des hiéroglyphes. Le grec ancien est bien connu des savants du XIXe siècle, mais les détails de son utilisation en tant que langage de gouvernement durant la période hellénistique ne le sont pas. Ainsi, les premiers traducteurs du texte grec de la pierre se heurtent à des difficultés liées au contexte historique et au jargon administratif qu'elle contient. Dès 1800, Gabriel de La Porte du Theil, membre de l'Institut national, est chargé de la traduction à partir des copies amenées à Paris par le général Dugua. Il doit abandonner son travail et est remplacé par Hubert-Pascal Ameilhon, qui présente son étude à l'Institut le 6 janvier 1801. Il préfère attendre que la pierre arrive en France avant de publier ses résultats, afin de pouvoir les confronter à l'original, car il remarque des différences de graphie entre les copies. Après la défaite française, il se résout à publier des « Éclaircissements sur l'inscription grecque du monument trouvé à Rosette », qui contiennent le texte grec (avec des avertissements, car il a des doutes sur plusieurs lettres), une traduction « très littérale » en latin et une autre, « moins servile » (suivant ses propres mots), en français. Il faut attendre 1841 pour que Jean-Antoine Letronne publie une autre version française corrigeant les erreurs d'Ameilhon[60]. Entre-temps, le révérend Weston a présenté oralement une version anglaise du texte grec à la Society of Antiquaries, le 4 novembre 1802. Peu après, Christian Gottlob Heyne envoie une traduction en latin, assortie de remarques en français, à la Society. Les membres de la Society, au premier rang desquels Richard Porson, tentent de reconstituer la partie manquante[51]. Plusieurs autres traductions en anglais paraissent, une autre en latin (1816), puis en allemand (1822) et en italien (1833)[61]. Texte démotique[modifier le code] Antoine-Isaac Silvestre de Sacy, orientaliste français reconnu, maîtrise de nombreuses langues, dont des langues orientales comme l'arabe, l'hébreu, le syriaque… Il est professeur à l'École des langues orientales récemment créée. Ayant peu de goût pour les voyages, il n'a pas participé à l'expédition d'Égypte. En 1801, le ministre Chaptal lui demande d'étudier la pierre de Rosette. Silvestre de Sacy se penche sur le deuxième texte en essayant de repérer certains mots, dont les noms propres, pour les mettre en relation avec leurs équivalents en hiéroglyphes et en grec. Il en identifie plusieurs, mais commet aussi des erreurs. Il se décourage et abandonne, publiant dès 1802 une Lettre au citoyen Chaptal dans laquelle il expose ses résultats et dit espérer un meilleur succès aux savants qui lui succèderont[62]. Johan David Åkerblad a un profil presque opposé à celui de Silvestre de Sacy : diplomate suédois, il fait de nombreux voyages en Méditerranée et se met à étudier les langues orientales lorsqu'il est muté à Constantinople. Il s'intéresse particulièrement au copte. En poste à Paris, il suit les cours de Silvestre de Sacy. Celui-ci lui communique une copie de la pierre de Rosette. Deux mois plus tard, Åkerblad écrit une lettre à Silvestre, dans laquelle il critique les propositions de son professeur, propose à son tour le déchiffrement de plusieurs mots ainsi qu'un alphabet égyptien qu'il sait incomplet, mais espère corriger plus tard. Malgré ses avancées, Åkerblad commet l'erreur de croire que l'écriture égyptienne est entièrement phonétique[63]. Hiéroglyphes[modifier le code] Silvestre de Sacy renonce finalement à travailler sur l'inscription, mais on lui doit une autre contribution. En 1811, incité par des discussions avec un étudiant chinois à propos de l'écriture chinoise, il prend en considération une suggestion faite en 1797 par Jörgen Zoega, selon laquelle les noms étrangers dans les inscriptions hiéroglyphiques égyptiennes pourraient être écrits phonétiquement. Il rappelle également que, dès 1761, Jean-Jacques Barthélemy avait eu l'intuition que les caractères hiéroglyphiques insérés dans des cartouches pouvaient être des noms propres. De même, en 1814, en réponse à une lettre de Thomas Young, secrétaire de la Royal Society de Londres, à propos de ses tentatives de déchiffrement du texte hiéroglyphique, Silvestre de Sacy suggère au savant britannique d'examiner les cartouches susceptibles de correspondre aux noms propres de l'inscription en grec et de tenter d'identifier, par comparaison entre les deux textes, des caractères phonétiques dans l'inscription hiéroglyphique. C'est ce que fait Young, avec deux résultats qui, ensemble, ont ouvert la voie au déchiffrement final. D'abord, il découvre dans le texte hiéroglyphique les caractères phonétiques p t o l m e s (soit p t w l m y s dans le système de translittération actuel), correspondant au nom Πτολεμαίος / Ptolémaios du texte grec. Puis il note des ressemblances entre les hiéroglyphes et certains caractères du texte en démotique, relevant jusqu'à quatre-vingts similitudes entre les deux inscriptions : c'est une découverte importante, étant donné que l'on pensait jusque-là que les deux textes étaient entièrement différents l'un de l'autre. Young en déduit à juste titre que l'écriture démotique n'est que partiellement phonétique, également composée d'idéogrammes imités de l'écriture hiéroglyphique. Il consacre à cette nouvelle idée une part importante du long article « Égypte » auquel il contribue en 1819 dans l'Encyclopædia Britannica. Mais il ne peut aller plus loin. En 1814, Young a un premier échange de correspondance à propos de la pierre de Rosette avec Jean-François Champollion, professeur à Grenoble, qui vient de produire un ouvrage savant sur l'Égypte ancienne. C'est en 1822 que Champollion peut voir des copies des brèves inscriptions hiéroglyphiques et grecques de l'obélisque de Philæ, dans lesquelles William John Bankes avait tenté d'identifier les noms de Ptolémée et de Cléopâtre dans les deux langues. À partir de là, Champollion réussit à identifier les caractères phonétiques k l e o p a t r a (en translittération actuelle ql i҆ wp ꜣ dr ꜣ. T). Sur cette base et avec les noms étrangers relevés sur la pierre de Rosette, Champollion construit rapidement un alphabet de caractères hiéroglyphiques phonétiques qui apparaît, tracé de sa main, dans sa Lettre à M. Dacier, adressée à la fin de 1822 à Bon-Joseph Dacier, secrétaire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et immédiatement publiée par l'Académie. Cette Lettre marque la véritable percée vers la lecture des hiéroglyphes égyptiens, non seulement pour le tableau de l'alphabet et le texte qui l'accompagne, mais aussi pour son post-scriptum, dans lequel Champollion note que les caractères phonétiques semblent se correspondre non seulement dans les noms d'origine grecque, mais aussi dans les noms égyptiens. Au cours de l'année 1823, il confirme ces éléments en identifiant les noms des pharaons Ramsès et Thoutmôsis écrits dans les cartouches d'inscriptions hiéroglyphiques beaucoup plus anciennes qui avaient été copiées par Bankes à Abou Simbel et envoyées à Champollion par Jean-Nicolas Huyot. Dès lors, l'histoire de la pierre de Rosette et le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens se séparent, l'attention de Champollion étant attirée par de nombreux autres textes qui l'amènent à développer la première grammaire égyptienne antique et le dictionnaire hiéroglyphique, tous deux publiés après sa mort. Après Champollion[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Controverses[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Reproductions[modifier le code] Depuis 1802, elle est exposée au British Museum. Elle a toutefois été prêtée au Musée du Louvre dans les années 1980. Pièce vedette du British Museum, la pierre de Rosette est déclinée en une foule d'objets dérivés. Une immense reproduction (quatorze mètres par sept), sculptée dans du granite noir du Zimbabwe par Joseph Kosuth, ainsi que sa traduction en français sont accessibles au public sur la place des Écritures à Figeac. Une reproduction de la pierre a été présentée du 22 avril 2009 au 4 avril 2010, au Musée de la civilisation de Québec, dans le cadre de l'exposition Fascinantes momies d'Égypte. Deux reproductions de la pierre sont aussi exposées au sein du musée Champollion de Vif, en Isère : un estampage d'époque annoté par Jean-François Champollion, ainsi qu'une reproduction taille réelle de la pierre insérée dans un théâtre d'optique[64],[65]. La pierre de Rosette au British Museum en 2008. Reproduction de la pierre de Rosette sur la place des Écritures de Figeac. Estampage de la pierre de Rosette au Musée Champollion de Vif. Reproduction de la pierre de Rosette dans un théâtre d'optique au Musée Champollion. Demandes de rapatriement en Égypte[modifier le code] L'Égypte a d'abord demandé le retour de la pierre de Rosette en juillet 2003, à l'occasion du 250e anniversaire du British Museum. Zahi Hawass, le chef du Conseil suprême des antiquités égyptiennes, a demandé que la stèle soit rapatriée en Égypte, commentant qu'elle était « l'icône de notre identité égyptienne »[66]. En 2005, le British Museum a présenté à l'Égypte une réplique grandeur nature de la stèle. Celle-ci a d'abord été exposée dans le nouvellement rénové Musée national Rashid, près du site où la pierre a été trouvée. En novembre 2005, Hawass a proposé un prêt de trois mois de la pierre de Rosette, tout en réitérant l'objectif éventuel d'un retour permanent[67]. En décembre 2009, il abandonne la possibilité d'un prêt du British Museum à cause des demandes de précisions sur la sécurité du bâtiment et demande une nouvelle fois la restitution de la pierre de Rosette[68]. Ces demandes ont été refusées. Utilisation[modifier le code] La mission européenne d'exploration cométaire a été nommée Rosetta en référence à la pierre de Rosette, car la mission, en explorant la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko qui faisait office de pierre de Rosette, était censée déchiffrer les premières traces de l'évolution du système solaire, comme Champollion décrypta, à travers les hiéroglyphes, les premiers témoignages de la civilisation égyptienne antique. Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Rosetta Stone » (voir la liste des auteurs). ↑ Courier est écrit avec un seul r. 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Les pages suivantes (16 à 85) reprennent la correspondance échangée entre Th. Young et divers auteurs (dont Sacy, Akerblad et Champollion) au sujet de la pierre de Rosette. (en) Thomas Young, « Egypt », Encyclopædia Britannica, supplement, Édimbourg, Chambers, vol. 4 part 1,‎ 1819 (lire en ligne)Voir pages 86 à 195 du lien donné. Jean-François Champollion, Lettre à M. Dacier relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques, Paris, Firmin-Didot, 1822 (lire en ligne)Ouvrage fondamental pour la compréhension des hiéroglyphes. Disponible également sur Wikisource (en) Thomas Young, An account of some recent discoveries in hieroglyphical literature and Egyptian antiquities: including the author's original alphabet, as extended by Mr. Champollion, with a translation of five unpublished Greek and Egyptian manuscripts, Londres, John Murray, 1823 (lire en ligne). Jean-François Champollion, Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens, Paris, Imprimerie royale, 1824 (lire en ligne)La seconde édition (1828) est disponible sur Gallica James Brown, Aperçu sur les hiéroglyphes d'Égypte et les progrès faits jusqu'à présent dans leur déchiffrement, Paris, 1827 (lire en ligne)Traduit de l'anglais, basé sur des articles parus dans l’Edinburgh Review du no 55 (février 1823) p. 188–197 Francesco Salvolini, « Interprétation des hiéroglyphes : analyse de l'inscription de Rosette », Revue des Deux Mondes, vol. 10,‎ 1837 (lire en ligne). Jean-Antoine Letronne, Inscription grecque de Rosette : Texte et traduction littérale, accompagnée d'un commentaire critique, historique et archéologique, Paris, Firmin-Didot, 1840 (lire en ligne). (en) E. Miller, Tradition and Innovation, British Museum Publications, 2000, 128–132 p. (en) Synopsis of the Contents of the British Museum, British Museum, 1847 (lire en ligne). (en) Morris L. 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Voir aussi[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Articles connexes[modifier le code] Déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens Kudurru - Caillou Michaux Stèle de Karabalghasun (alphabet de l'Orkhon, alphabet sogdien, caractères chinois) Liens externes[modifier le code] Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica Den Store Danske Encyklopædi Dizionario di Storia Internetowa encyklopedia PWN Nationalencyklopedin Proleksis enciklopedija Store norske leksikon Visuotinė lietuvių enciklopedija Notices d'autorité : () « Pierre de Rosette : déchiffrez des lettres », Eurêka ! , France Culture, 6 août 2021. (en) « The Rosetta Stone », sur britishmuseum.org (consulté le 8 juin 2012). (en) « The Rosetta Stone Online project », 2017 (consulté le 10 juin 2018) (Interlinear glossierung, TEI XML encoding, image map), éd. D.A. Werning (EXC 264 Topoi), E.-S. Lincke (HU Berlin), Th. Georgakopoulos (en) « The Rosetta Stone », sur books.google.ch traduction mot à mot du texte démotique et hiéroglyphique, pp. 124 ss v · mÉcriture hiéroglyphique égyptienne Hiéroglyphes Tracé Quadrat Classification classification de Gardiner Grammaire Numération fractions Déterminatifs Cartouche Exemples Caractère unilitère Caractère bilitère Caractère trilitère Romanisations Transcription Translittération Systèmes d'écriture dérivés Hiéroglyphe linéaire Hiératique Démotique Déchiffrement Jean-François Champollion Pierre de Rosette Lettre à M. Dacier Thomas Young William Warburton Jean-Jacques Barthélemy Athanasius Kircher Encodage Manuel de codage des textes hiéroglyphiques en vue de leur saisie informatique Caractères (classification Gardiner) A - L'Homme et ses occupations A1 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 A10 A11 A12 A12D A13 A14 A14A A15 A16 A17 A17A A18 A19 A20 A21 A21A A22 A23 A24 A25 A26 A27 A28 A29 A30 A31 A32 A33 A34 A35 A36 A37 A38 A39 A40 A41 A42 A43 A44 A45 A46 A47 A48 A49 A50 A51 A52 A53 A54 A55 A56 A59 A113 A316 A335 A347 B - La Femme et ses occupations B1 B2 B3 B4 B5 B6 B7 B8 B9 B10 B11 B12 B23B C - Divinités anthropomorphes C1 C2 C3 C4 C5 C6 C7 C8 C9 C10 C11 C12 C17 C18 C19 C20 D - Parties du corps humain D1 D2 D3 D4 D5 D6 D7 D8 D9 D10 D11 D12 D13 D14 D15 D16 D17 D18 D19 D20 D21 D22 D23 D24 D25 D26 D27 D27A D28 D29 D30 D31 D32 D33 D34 D34A D35 D36 D37 D38 D39 D40 D41 D42 D43 D44 D45 D46 D46A D47 D48 D49 D50 D51 D52 D53 D54 D55 D56 D57 D58 D59 D60 D61 D62 D63 E - Mammifères E1 E2 E3 E4 E5 E6 E7 E8 E8A E9 E10 E11 E12 E13 E14 E15 E16 E17 E18 E19 E20 E21 E22 E23 E24 E25 E26 E27 E28 E29 E30 E31 E32 E33 E34 F - Parties de mammifères F1 F2 F3 F4 F5 F6 F7 F8 F9 F10 F11 F12 F13 F14 F15 F16 F17 F18 F19 F20 F21 F22 F23 F24 F25 F26 F27 F28 F29 F30 F31 F32 F33 F34 F35 F36 F37 F37A F38 F38A F39 F40 F41 F42 F43 F44 F45 F45A F46 F46A F47 F47A F48 F49 F50 F51 F51A F51B F51C F51D F52 F53 G - Oiseaux G1 G2 G3 G4 G5 G6 G6A G7 G7A G7B G8 G9 G10 G11 G11A G12 G13 G14 G15 G16 G17 G18 G19 G20 G20A G21 G22 G23 G24 G25 G26 G26A G27 G28 G29 G30 G31 G32 G33 G34 G35 G36 G36A G37 G37A G38 G39 G40 G41 G42 G43 G43A G44 G45 G45A G46 G47 G48 G49 G50 G51 G52 G53 G54 H - Parties d'oiseaux H1 H2 H3 H4 H5 H6 H6A H7 H8 H8W I - Amphibiens, reptiles, etc. I1 I2 I3 I4 I5 I5A I6 I7 I8 I9 I9A I10 I10A I11 I11A I12 I13 I14 I15 K - Poissons et parties de poissons K1 K2 K3 K4 K5 K6 K7 K8 L - Invertébrés et petits animaux L1 L2 L2A L3 L4 L5 L6 L6A L7 L8 M - Arbres et plantes M1 M1A M1B M2 M3 M3A M4 M5 M6 M7 M8 M9 M10 M10A M11 M12 M12A M12B M12C M12D M12E M12F M12G M12H M13 M14 M15 M15A M16 M16A M17 M17A M18 M19 M20 M21 M22 M22A M23 M24 M24A M25 M26 M27 M28 M28A M29 M30 M31 M31A M32 M33 M33A M33B M34 M35 M36 M37 M38 M39 M40 M40A M41 M42 M43 M43A M44 N - Ciel, terre, eau N1 N2 N3 N4 N5 N6 N7 N8 N9 N10 N11 N12 N13 N14 N15 N16 N17 N18 N18A N18B N19 N20 N21 N22 N23 N24 N25 N25A N26 N27 N28 N29 N30 N31 N32 N33 N33A N34 N34A N35 N35A N35B N35C N36 N37 N37A N38 N39 N40 N41 N42 O - Bâtiments, parties de bâtiments etc. O1 O2 O3 O4 O5 O6 O7 O8 O9 O10 O11 O12 O13 O14 O15 O16 O17 O18 O19 O20 O21 O22 O23 O24 O25 O26 O27 O28 O29 O30 O31 O32 O33 O34 O35 O36 O37 O38 O39 O40 O41 O42 O43 O44 O45 O46 O47 O48 O49 O50 O51 P - Bateaux et parties de bateaux P1 P1A P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P13 P44A Q - Mobilier domestique et funéraire Q1 Q2 Q3 Q4 Q5 Q6 Q7 R - Mobilier cultuel et emblèmes sacrés R1 R2 R3 R4 R5 R6 R7 R8 R8A R9 R10 R11 R12 R13 R14 R15 R16 R17 R18 R19 R20 R21 R22 R23 R24 R25 S - Couronnes, vêtements, sceptres, etc. S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S10 S11 S12 S13 S14 S14A S15 S16 S17 S17A S18 S19 S20 S21 S22 S23 S24 S25 S26 S27 S28 S29 S30 S31 S32 S33 S34 S35 S36 S37 S38 S39 S40 S41 S42 S43 S44 S45 S106 T - Guerre, chasse et boucherie T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 T8 T8B T9 T10 T11 T12 T13 T14 T15 T16 T17 T18 T19 T20 T21 T22 T23 T24 T25 T26 T27 T28 T29 T30 T31 T32 T33 T34 T35 U - Agricultures, artisanat et métiers U1 U2 U3 U4 U5 U6 U7 U8 U9 U10
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FOURNISSEUR DE YESCARD

Organisation de technologie financière qui continue à faire ses preuves dans la zone euro. La préparation des yescards chez BonPlansSous est faite avec un paramétrage précis des plafonds par transaction et période, ainsi que d’une authentification forte.

La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

Nous vous encourageons vivement à nous contacter ! Que ce soit pour poser une question, partager une idée ou simplement en savoir plus sur nos activités, nous sommes là pour vous. Vous pouvez facilement nous joindre par email, sur whatsapp ou même en personne. Chaque message compte pour nous, et nous serons heureux d'échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter, car votre voix est importante et nous tenons à vous écouter

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Massacre de Thiaroye — Wikipédia

Massacre de Thiaroye - Wikipédia

Le massacre de Thiaroye (prononcer tiaroï) est un massacre commis par des troupes coloniales et des gendarmes français à l'encontre de tirailleurs africains, le , au camp militaire de Thiaroye, près de Dakar, dans la colonie du Sénégal.

Le massacre de Thiaroye (prononcer tiaroï) est un massacre commis par des troupes coloniales et des gendarmes français à l'encontre de tirailleurs africains, le 1er décembre 1944, au camp militaire de Thiaroye, près de Dakar, dans la colonie du Sénégal. Il survient à la suite d'une manifestation de tirailleurs, anciens prisonniers de la Seconde Guerre mondiale récemment rapatriés, réclamant le paiement de leurs indemnités et le versement du pécule qui leur était dû depuis des mois, que l’administration coloniale refuse de prendre en charge. Bien que la nouvelle du massacre soit connue dans toutes les colonies françaises d’Afrique occidentale, elle reste inconnue en métropole, excepté par les hommes politiques et la haute administration concernée, les responsables ayant pris les mesures nécessaires pour qu’il ne soit pas ébruité. Un procès est organisé pour juger 34 des survivants, accusés de mutinerie ; ils sont tous condamnés. Les deux enquêtes ultérieures des autorités militaires ont des conclusions contradictoires, mais seule la première, rejetant la faute sur les tirailleurs, est approuvée. La recherche historique n'est engagée qu’après plus de quarante ans, et elle fait face à de nombreuses difficultés, entre les archives falsifiées et celles manquantes ou inaccessibles. Débutée au Sénégal, l'historiographie du massacre se développe en France pour aboutir à une réévaluation des faits et de ses conséquences. Le nombre de victimes, évalué officiellement en 1945 à 35 morts et 35 blessés, fait également l'objet de divergences entre historiens, même si une évaluation à 300 tués est désormais considérée comme consensuelle. Le travail de mémoire, qui commence dès la nouvelle du massacre diffusée en Afrique, et les revendications des familles des tirailleurs massacrés, finissent par aboutir à une reconnaissance officielle timide par la France en 2024. Historique[modifier le code] Terminologie[modifier le code] Le terme de massacre est retenu car, d’après l'historien Martin Mourre, chercheur à l'Institut des mondes africains, il s’agit de « la mise à mort de soldats se déroulant sur un temps très bref, sans aucune distinction de qui est tué »[1]. Le nom du lieu, Thiaroye, peut s’écrire avec ou sans h. Dans les documents d’époque coloniale, il n’en porte pas, mais l’usage, quelques décennies plus tard, au début du XXIe siècle est d’en mettre un[2],[3]. Contexte[modifier le code] Le camp de Thiaroye[modifier le code] Le camp de Thiaroye est constitué en 1905, à une quinzaine de kilomètres du centre de Dakar, sur un terrain dont l’armée négocie la concession aux Lébous. Elle en fait un camp d’entraînement et de transit pour les tirailleurs sénégalais, c'est-à-dire aux soldats d'unités coloniales d'Afrique subsaharienne (non limités à la colonie du Sénégal). Les habitants du village de pêcheurs de Thiaroye bénéficient à l’occasion de soins auprès des médecins attachés au camp[4],[5]. Les tirailleurs sénégalais durant la Seconde Guerre mondiale[modifier le code] Les tirailleurs sénégalais sont issus de l’ensemble de l'Afrique-Occidentale française (AOF) : colonies du Sénégal, du Dahomey (actuel Bénin), du Soudan français (actuel Mali), de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), de la Côte d'Ivoire, de l'Oubangui-Chari (actuelle République centrafricaine), du Tchad, du Niger, du Gabon et du Togo[6]. Acheminés en France pendant la drôle de guerre, les tirailleurs sénégalais participent à la campagne de France, où ils sont faits prisonniers comme deux millions d'autres soldats français[7]. Ils subissent toutefois un traitement bien différent : les Allemands évitent de faire prisonniers des non-blancs (qu’ils préférent exécuter sommairement ou massacrer) ; ceux-ci sont privés d’eau pendant les marches vers les camps (et abattus s’ils tentent de boire l’eau des fontaines ou celle que les Français leur tendent au bord de la route)[8]. Mais, contrairement aux soldats originaires de la France métropolitaine, les Allemands ne les internent pas en Allemagne, en souvenir de la Honte noire[7]. Alors que la moitié des soldats coloniaux français avaient été déportés en Allemagne à leur capture, au printemps 1941, ils ont tous été renvoyés dans des camps en France[8]. Ils sont ainsi 69 000 prisonniers des troupes coloniales à être emprisonnés dans des Frontstalags répartis dans toute la zone occupée, dont 15 777 Sénégalais et 3 888 Malgaches. Leur nombre diminue fortement la première année : Armelle Mabon, historienne spécialiste des prisonniers de guerre « indigènes »[9], estime que 2 500 d’entre eux ont réussi à s’évader ; de nombreux autres sont déclarés inaptes au travail, avec la complicité de médecins français, et envoyés en zone libre où ils sont pris en charge au sein des GMICR (groupements de militaires indigènes coloniaux rapatriables), pour un total de 16 000 hommes en 1943. Au sein de ces GMICR, seuls les Nord-Africains sont effectivement réembarqués vers l'Afrique[7]. Dans les Frontstalags, les conditions de détention sont dures : les prisonniers sont généralement affamés et mal vêtus, malgré les colis de la Croix-Rouge et de l’association Amitiés africaines. Certains tirailleurs sont employés pour divers travaux, et touchent une indemnité de 8 francs français (FF) par jour, qu’ils déposent sur un livret d’épargne géré par le Frontstalag. À partir de 1943, dans le cadre de la politique de collaboration avec l’Allemagne nazie, le régime de Vichy fournit des cadres de l’armée pour encadrer les Frontstalags, ce qui permet à la Wehrmacht de récupérer quelques centaines de combattants pour le front de l'Est. Ce sont donc des officiers français libres qui deviennent les gardiens de prison des tirailleurs sénégalais pour le compte des Allemands, ce que les prisonniers ressentent comme une trahison[7].Ceux qui s’évadent bénéficient de solidarités et de silences indispensables pour obtenir vêtements civils et papiers. Malgré le nombre important d’évasions, la médaille des évadés n’est attribuée qu’à une centaine de tirailleurs, une discrimination parmi d’autres[7]. Parmi les évadés, un grand nombre rejoint la résistance, comme les 52 hommes qui combattent dans le maquis du Vercors, ou le Guinéen Addi Bâ, créateur d’un maquis dans les Vosges et mort sous la torture, qui reçoit la médaille de la Résistance de manière posthume en 2003[7]. L’Allemand Raffael Scheck, également spécialiste des prisonniers coloniaux durant la Seconde Guerre mondiale[10], note que les contacts avec la population française sont généralement bons, les tirailleurs étant bien accueillis. Ceux-ci prennent aussi conscience que les travailleurs français sont assez peu différents d’eux[11]. Quelques éléments permettent de maintenir le moral de certains tirailleurs, comme les marraines de guerre et parfois, des rencontres amoureuses. Ces rencontres, qui débouchent parfois sur des naissances, sont envisagées plutôt négativement par les autorités militaires coloniales françaises à la fin de la guerre. D’un côté, elles stigmatisent le « pourrissement » des tirailleurs qui font « usage du vin et de la femme blanche » ; d’un autre côté, si les couples et les enfants s’installent aux colonies, et d’un point de vue proche de l’élevage, les colonies peuvent tirer avantage « de souches de métis adaptés au pays »[7]. Ces rencontres et leurs conséquences ont provoqué de fait de nombreuses demandes d’autorisation de mariage pour les tirailleurs par les femmes enceintes[12]. Rassemblement et rapatriement des tirailleurs africains de métropole[modifier le code] Alors que la Seconde Guerre mondiale n'est pas encore terminée, les tirailleurs africains sont, durant l'été 1944, parmi les premiers prisonniers de guerre libérés par l'avancée des troupes alliées à la suite du débarquement de Normandie. Près de 30 000 soldats coloniaux, dont 17 000 Nord-Africains, sont libérés ; s’y ajoutent les évadés et ceux qui ayant rejoint la Résistance, ont combattu au sein des Forces françaises de l'intérieur (FFI). Le général Ingold organise leur départ pour qu’il soit le plus rapide possible : regroupement en casernes pour rétablir la discipline, dans des conditions pires que celles de leur internement, ce qui émeut la presse[réf. nécessaire]. Lorsqu’ils embarquent pour l’Afrique, aucune cérémonie n’a lieu[7]. Cette démobilisation sert aussi à « blanchir » les troupes françaises. Au total, « de novembre 1944 à mars 1945, le nombre d’autochtones rapatriés en AOF […] s'élève à 9 678, soit 3 261 ex-prisonniers et 6 334 rapatriés de France »[13]. En général, on constate une grande impatience de rentrer au pays chez les soldats coloniaux[7]. Les premiers tirailleurs à quitter la France embarquent les 9 et 22 octobre de Cherbourg[14]. Soldes et primes non versées[modifier le code] N’ayant touché aucune somme durant la durée de la guerre, à l’exception de ceux qui ont travaillé au Frontstalag, les tirailleurs sont en droit de percevoir des arriérés de solde, plus des primes. Le ministre des Colonies René Pleven souhaite que la solde de captivité des tirailleurs soit alignée sur celle des Français, ce qui lui est refusé[15]. Les tirailleurs attendent le versement des sommes qui leur sont dues et qui devraient être composées de[16],[17] : une indemnité de combat ; une prime de continuation de service ou de maintien sous les drapeaux ; le solde de leur livret d’épargne ; la prime de démobilisation ; l’indemnité de congé de libération ; le pécule ou solde de captivité (de 1 franc par jour passé en captivité jusqu’en juin 1943 puis de 4 francs pour les jours allant de juin 1943 à leur libération effective, soit un maximum de 2758 FF)[7] ; la solde de traversée. De plus, au moment de la démobilisation, l’armée doit procéder à l’examen des droits à avancement, régler les problèmes liés aux décorations et vérifier les grades FFI acquis par ceux qui ont participé à la Résistance[18]. Toutefois, le général Ingold refuse de prendre en compte les grades acquis au sein des FFI[19]. D’après la circulaire 2080 du 21 octobre, les arriérés doivent être liquidés avant l’embarquement, le paiement se faisant pour un quart à l’embarquement, le restant au débarquement pour éviter les vols[20],[21]. Ceci est confirmé par télégramme au gouverneur de l’AOF, Pierre Cournarie[15]. Embarquement et premières contestations[modifier le code] Les tirailleurs qui doivent partir pour le camp de Thiaroye sont initialement rassemblés dans des centres de transit à La Flèche, Versailles et Rennes[22]. Ces trois contingents, totalisant 1 950 tirailleurs, sont rassemblés à Morlaix (Finistère) en vue de leur embarquement pour le Sénégal[17]. Ils perçoivent une partie de leur dû au moment de leur passage dans les centres de transit ; cependant, d’après les documents à disposition, ces versements sont inégaux selon les centres de transit (de presque rien à presque tout, mais les rapports se contredisent)[23]. Une nouvelle avance de 1 500 francs leur est versée en octobre, avant le départ de la métropole[14]. Dans le contingent de Morlaix, 315 tirailleurs refusent de quitter la métropole avant que leur situation soit réglée[17]. Ceux-ci dorment à la rue, ou sont logés chez l’habitant, jusqu’à ce que le 11 novembre, une intervention violente de la gendarmerie les oblige à quitter les lieux, faisant 7 blessés (dont un gendarme). Cette intervention choque la population, indignation renforcée par le choix de la date de l’intervention, anniversaire de l’armistice de 1918. Les 315 tirailleurs sont internés au camp militaire de Trévé, sans couvertures, puis à Guingamp, jusqu'en janvier 1945[24],[7]. Au final, ce sont donc 1 635 tirailleurs qui embarquent de Morlaix le 3 novembre 1944 sur un navire britannique, l'ancien navire de l'Anchor Line Circassia[25]. La nuit du 5 novembre, de minuit à 8 heures du matin, le capitaine Renaud procède à des paiements aux tirailleurs à bord ; il dispose de 7 millions de francs[20]. À l’issue de cette distribution, les tirailleurs reçoivent une note qui indique les sommes qui leur restent dues[23]. Deux escales ont lieu à Plymouth et Cardiff, puis le navire prend la direction du sud. À Casablanca, les tirailleurs sont débarqués par les Britanniques, et sont hébergés au camp de la Médiouna[26], avant que les autorités ne réussissent à obtenir que le Circassia les transporte jusqu’à Dakar, où ils arrivent le 21 novembre[25]. Au moment de quitter le navire, les tirailleurs manifestent leur mécontentement en refusant de nettoyer le pont. Malgré la cérémonie d’accueil organisée par le gouverneur, quelques tirailleurs ont des gestes de colère[27]. Après leur débarquement à Dakar, les tirailleurs sont acheminés en camions au camp de Thiaroye[25]. Les différents rapports de l’armée indiquent des chiffres différents, allant de 1 200 à 1 800, imprécision inhabituelle pour l’armée[28]. Les autorités coloniales au Sénégal, restées tardivement fidèles à Vichy[modifier le code] Les officiers et sous-officiers blancs qui commandent les troupes coloniales restées en AOF sont pour plupart restés longtemps fidèles au régime de Vichy, et ne se sont ralliés à la France libre qu’après 1943[29] : par exemple, le général de Yves de Boisboissel, la plus haute autorité militaire à Dakar en décembre 1944, dirige la 19e région militaire (Alger, Oran et Constantine) en novembre 1942, et s'oppose au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord[15]. Même après le ralliement de toute l’AOF à la France libre, un rapport constate que les officiers sont, dans l’ensemble, favorables au maréchal Pétain[30]. Les autorités coloniales ont établi un véritable apartheid de fait sous Vichy : les salaires et les pensions sont différents pour les indigènes, qui sont aussi soumis à la Corvée, travail forcé aboli par la Révolution mais réintroduit sous le nom de Prestations dans les colonies françaises[31] ; les indigènes se voient aussi interdire l’entrée des débits de boisson et des restaurants tenus par des Blancs et sont soumis au couvre-feu. Ces mesures, encore en vigueur en 1944, la guerre n’étant pas finie, heurtent les tirailleurs rapatriés qui ont vu la France et aspirent à plus d’égalité, le mythe de la supériorité de l’homme blanc s’étant évanoui[32]. Les officiers de la Coloniale ont déjà eu à gérer la démobilisation de certains tirailleurs en 1940, qui a elle aussi suscité des protestations au sujet du non-paiement de la prime de démobilisation et autres droits. Un groupe de tirailleurs du camp de Kindia à Conakry a même attaqué le chef de cercle et le chef de gare en novembre 1940. Les autorités coloniales ont répondu sévèrement, les 31 tirailleurs impliqués étant condamnés à des peines de 5 à 20 ans de prison pour outrage à un officier supérieur[33]. Parmi les officiers généraux présents au Sénégal, le général Marcel Dagnan (chef de la division Sénégal-Mauritanie) et le général de Boisboissel, son supérieur, commandant désormais les troupes de l’AOF, sont camarades de la promotion 1909 de l’école de Saint-Cyr[34]. Ce sont ces officiers qui ont en charge la démobilisation des tirailleurs rapatriés à Thiaroye[29]. Des rumeurs de soulèvement des locaux circulent dans la population des colons européens, soulèvement devant avoir lieu à l’occasion de la fête de Tabaski et donnant lieu au massacre des colons[35]. Le massacre[modifier le code] Réclamation des sommes dues par les tirailleurs[modifier le code] Entre le départ des tirailleurs de Morlaix et leur arrivée à Dakar, une nouvelle circulaire datée du 16 novembre est envoyée aux administrations : désormais, le paiement des arriérés de solde doit se faire intégralement au départ de la métropole[15] - mais cela ne concerne pas les tirailleurs de Thiaroye, qui sont déjà partis de métropole. Dans le camp militaire de Thiaroye, les 1 635 tirailleurs rapatriés attendent toujours le versement des sommes qui leur sont encore dues. Toutefois, le commandement ne donne satisfaction que sur les demandes de conservation de divers effets personnels[25]. La seule opération qui a eu lieu à Thiaroye est le change de monnaie des sommes que les tirailleurs avaient déjà sur eux : en moyenne, 17 000 FF, mais une dizaine d’entre eux avaient entre 50 et 70 000 FF, éveillant les soupçons des officiers français qui en ont jugé l’origine douteuse[18]. Selon l'historienne Armelle Mabon, l'échange en francs de l'AOF[Note 1] a lieu le 28 novembre, et c'est sur le paiement des autres sommes dues, la récupération d'argent déposé sur des livrets d'épargne, des questions d'habillement, de vérification des grades et des droits à avancement que porte le conflit[25]. Pour ce qui est des sommes restant à percevoir par les tirailleurs, les généraux Yves de Boisboissel et Dagnan annoncent aux tirailleurs qu’elles leur seront versées dans les cercles[16]. Un groupe de 549 tirailleurs qui devait être acheminé sur Bamako refuse de partir le 27 novembre tant qu'il n'a pas été intégralement payé. Le lendemain de ce mouvement de protestation, le général Marcel Dagnan, commandant de la division Sénégal-Mauritanie depuis juillet 1943[34], se rend au camp ; les tirailleurs se montrent exigeants sur les réponses qu’ils attendent. Selon son rapport du 4 décembre, sa voiture est bloquée avec des cales et des barbelés, son autorité s’évanouit, et il ne répond à aucune des questions concernant le règlement administratif de la situation[36],[16],[37]. Il s’en tire en annonçant que la question va être examinée et que les tirailleurs seront payés[24]. Choqué, il considère même avoir été à deux doigts d’être séquestré[38] et que les protestataires sont en état de rébellion, la question de leurs droits n’étant qu’un prétexte. Sans se préoccuper du bien-fondé de ces revendications, il prépare une force de répression[39]. Mise sur pied d'une force de répression[modifier le code] La veille du massacre, le général Dagnan mobilise donc, en accord avec son supérieur, le général de Boisboissel[39],[38], deux bataillons d’infanterie[réf. à confirmer], des gendarmes, et un peloton de sous-officiers et d’hommes de troupes français, renforcés de 3 compagnies des 1er et 7e régiments de tirailleurs sénégalais ; ces troupes sont appuyées par un char léger américain M3, deux automitrailleuses et une autochenille blindée du 6e régiment d'artillerie coloniale[40],[38],[7]. Le lieutenant de vaisseau Max Salmon, de l’escadre stationnée en rade de Dakar, est aussi requis ; ayant une réputation de bon tireur, c’est lui qui a le commandement des automitrailleuses[41]. Le général Dagnan a en fait rassemblé toutes les forces disponibles[24] : au total, c'est l’ensemble des forces de maintien de l’ordre présentes dans la région de Dakar — et même jusqu’à Saint-Louis à plus de 250 km — qui sont mobilisées, soit plus de « 1 100 autochtones et environ 120 Européens »[42]. Un télégramme est envoyé à Paris à une heure du matin pour obtenir une approbation, mais il n’y a aucune trace de réponse (positive ou négative) dans les archives : Martin Mourre considère que le choix de cette heure tardive est une manière de mettre la capitale devant le fait accompli[43]. Déroulement du massacre[modifier le code] Quelques témoignages recueillis en 1984 affirment que des militaires avaient creusé des fosses avant le 1er décembre, et le poissonnier qui livrait habituellement le camp avait reçu instruction de ne pas livrer ce jour-là[44]. Selon les rapports officiels, le camp est investi par les troupes du général Dagnan au matin du 1er décembre, à partir de 6 h 30[45]. Les tirailleurs auraient été agités, refusant d’obéir, insultant leurs officiers, tirant sur la force de répression et tentant de prendre les blindés d’assaut[37]. Toujours selon les rapports des officiers, un tirailleur « mutiné » aurait « porté la main à son couteau » à 7 h 30, avant d'être désarmé par des sous-officiers français[46],[47]. Une première rafale aurait éclaté à 8 h 45[48]. Les premiers tirs des « mutins » se seraient produits vers 8 h 45 - 8 h 55 : c’est à ces tirs que la blessure du seul tirailleur touché dans le service d’ordre serait due. En « riposte » à 9 h 20, le général Dagnan fait procéder à des tirs de semonce, puis ouvre le feu sur les occupants du camp à 9 h 30. Certains rapports des militaires présents sur place indiquent que les tirs de 8 h 45 sont une salve tirée en l’air par le service d’ordre[16]. Les procès-verbaux des tirailleurs arrêtés offrent une version différente, et sont beaucoup plus cohérents entre eux : on leur a donné l’ordre de se rassembler sur l’esplanade centrale, la fusillade durant seulement quelques secondes[46],[47]. Plusieurs auteurs affirment que les tirailleurs du service d’ordre n’ont pas tiré, contrairement à ce qu’affirment les rapports des officiers[49]. Du côté des insurgés supposés, aucune preuve de tir, telle une douille ramassée, n’a pu être faite ; les rapports des officiers indiquent la saisie d’une certaine quantité d’armes, dont un mousqueton mais surtout des armes blanches. Selon des experts, il ne s’agit que de « petite quincaillerie » face à l’armement dont disposait les forces de répression. Les rapports des officiers indiquent un total d’un peu plus de 500 cartouches tirées, tous calibres confondus[20]. Du côté des automitrailleuses, les rapports indiquent que 150 coups de feu ont été tirés[16]. Julien Fargettas indique que les versions se contredisent sur l'origine du premier coup de feu (tir d'un tirailleur consigné dans un baraquement ou tir de semonce des forces de l'ordre face au harcèlement verbal des tirailleurs)[47]. Le général Bach estime certain qu’il n’y a pas eu de provocation du côté des tirailleurs, et que par contre du côté des forces de répression, il y a certainement eu l’ordre d’un tir « à tuer »[50]. Des tirailleurs fuient le camp et se refugient au proche village de Thiaroye, certains habitants leur apportant de l’aide[51]. Un tirailleur tué à Thiaroye Gare est identifié par le Dr Deffon dans l’après-midi[52]. Dans la journée, des rafles permettent à l’armée d’arrêter tous les tirailleurs se trouvant à Dakar ou dans les environs[53]. Les officiers français insistent dans leurs rapports sur la menace posée par le regroupement des tirailleurs[48], tandis que les tirailleurs indiquent dans les interrogatoires postérieurs que le rassemblement signifiait qu'on allait accéder à leurs demandes[54]. Suites[modifier le code] Premières réactions[modifier le code] Dès le 1er décembre, 300 tirailleurs sont évacués par la voie ferrée vers Bamako (sur les 549 initialement concernés par cette mesure). Le lendemain, 660 partent pour différents endroits de l’AOF. Le 5 décembre, 72 sont renvoyés dans leurs foyers au Sénégal[55]. Le gouverneur Cournarie fait surveiller les tirailleurs qui ont survécu et sont renvoyés dans leurs foyers. Il demande aux gouverneurs de l’AOF de surveiller leur comportement et de faire procéder au contrôle du courrier et des télégrammes à destination ou en provenance de la métropole[56]. 45 ou 48 tirailleurs sont arrêtés à Dakar et emmenés en prison, à pied, menottés, et surveillés par des militaires armés, notamment de mitrailleuses[53]. La Seconde Guerre mondiale n’étant pas terminée, la censure fonctionnait toujours et aucune information ne filtra dans la presse, ni en Afrique, ni en France[55]. Néanmoins, les autorités sont averties. Paul Giaccobi, ministre des Colonies depuis septembre, envoie le 10 décembre un télégramme qui approuve les mesures prises par les autorités coloniales de Dakar[55]. C’est le rapport du général Dagnan, et ceux des autres militaires présents sur place, qui fixent la narration officielle de l’évènement à partir de 1945[30]. Le massacre est toutefois immédiatement connu à Thiaroye, puis Dakar, et au Sénégal[53] où il soulève une grande indignation[51]. Il a une grande portée dans toutes les colonies de l’AOF[57] où les survivants sont dispersés dans leurs villages d’origine. À Dakar, la population fait pression sur les dignitaires religieux, qui n’interviennent auprès des autorités que pour exprimer leur mécontentement que les autorités n’aient pas eu recours à eux, estimant avoir eu la capacité d’éviter les protestations des tirailleurs. Un conseiller colonial et deux conseillers municipaux protestent auprès du général de Boisboissel contre le fait d’avoir « fait tirer sur des tirailleurs désarmés » ; un commerçant portugais fait de même[44], ainsi que Papa Seck Douta, le président de l’association des anciens combattants. C’est lui qui contacte l’avocat Lamine Guèye[58] ; cet avocat défend plusieurs tirailleurs lors du procès[58]. Procès des « mutins »[modifier le code] L’instruction commence dès le 2 décembre. Elle est confiée au sous-lieutenant Gabriel Arrighi, nommé officier instructeur[30] qui remet son rapport le 29. L’acte d’accusation est dressé le 15 février. 26 tirailleurs sont accusés de : « rébellion ; refus d'obéissance ; complicité de refus d’obéissance et outrage à supérieur »[20]. Les avocats sont dans un premier temps désignés d’office ; parmi eux se trouve le capitaine Ollivier, par ailleurs témoin à charge durant l'instruction. Ainsi 21 tirailleurs sont condamnés sur son témoignage, l'un d'eux, défendu lui-même par Ollivier, à 10 ans de prison[20]. Les tirailleurs sont traités de menteurs : Antoine Abibou raconte comment il s’est évadé du Frontstalag, a eu des contacts avec la Résistance et été caché par une famille française ; il n’est pas cru, malgré les détails qu’il donne dont certains ont pu être vérifiés par Armelle Mabon[59]. Aucune information n’est disponible pour expliquer pourquoi seuls 34 des 48 tirailleurs arrêtés sont jugés[60]. Les esprits étant tendus à Dakar, une section d’infanterie est désignée pour assurer le service d’ordre durant le procès qui a lieu les 5 et 6 mars 1945[20]. De nombreuses irrégularités marquent le procès : le président du tribunal et ses juges assesseurs sont tous des officiers du 6e RAC et du 7e RTS, tous ont participé au massacre (c’est le général Yves de Boisboissel, autorité militaire principale de l'AOF, qui les désigne[20]) ; les armes collectées par la force de maintien de l’ordre au camp, qui sont des pièces à conviction à charge, ne sont pas présentées au procès[20] ; il y a un interprète pour le bambara, mais pas pour les autres langues[59]. Bien qu’on ne dispose pas des minutes du procès, Lamine Gueye dénonce à son issue le fait que les accusés n’ont pas eu droit à la parole[20]. Les déclarations des officiers vont toutes dans le même sens, et affiment que les tirailleurs ont fait preuve de mauvais esprit, à cause de leur fréquentation de femmes blanches et de la propagande nazie[59]. 34 tirailleurs sont jugés le 6 mars 1945, condamnés à des peines allant de un à dix ans de prison ; trois sont condamnés à des amendes allant de 2 000 à 10 000 francs, neuf à la dégradation militaire, trois à 10 ans d’interdiction de séjour et trois à 5 ans d’interdiction[20]. Ils perdent en outre leurs droits à l'indemnité de démobilisation.[réf. nécessaire] Le tribunal militaire de cassation d’Alger rejette leur pourvoi le 17 avril 1945[20]. Enquêtes[modifier le code] Aucune enquête parlementaire n’a lieu dans les années qui ont suivi le massacre[15]. Dès le 2 décembre, les membres du groupuscule Groupe d’études communistes (ou groupement d’action républicaine, membre de l’organisation de résistance Front national) de Dakar font des démarches pour déclencher une commission d'enquête parlementaire[58],[61] ; Lamine Gueye fait également des démarches en ce sens auprès du député guyanais Gaston Monnerville dès le 7 décembre, auquel il fait parvenir un courrier par l’intermédiaire d’une personne prenant le bateau pour la France, dans l’urgence[62]. Gaston Monnerville lui donne son appui[58]. Enfin, l’Union des syndicats confédérés de l’AOF demande très vite l’envoi d’une commission d’enquête mixte civile et militaire avec au moins un membre de la CGT[62]. Aucune de ces demandes n’aboutit[58]. Le gouvernement demande de son côté deux enquêtes[63]. : l’une est signée par le général Pierre-Étienne de Perier, saint-cyrien (comme Boisboissel et Dagnan) et inspecteur des troupes coloniales depuis octobre[64]. Rendu le 5 février, avant l'établissement de l'acte d'accusation des tirailleurs, le rapport affirme que les tirailleurs sénégalais ont perçu plus que leurs droits. Perier précise même : « Très susceptibles, les Noirs évolués sont devenus plus attentifs à leurs droits qu’à leurs devoirs »[42]. Il estime donc que les tirailleurs sont seuls responsables et que les tirs étaient légitimes ; l’autre est signée par l’inspecteur du ministère des Colonies Louis Mérat (lui aussi passé par Saint-Cyr[64]). Rendu le 15 mars, soit après le procès, il estime que la promesse de payer leur dû aux tirailleurs n’a pas été tenue. Henri Laurentie, résistant et directeur des affaires politiques au ministère des Colonies, critique vertement ce rapport « qui s’attache […] à dégager des responsabilités. […] La plupart des inspecteurs des Colonies, après avoir manqué spontanément à leurs devoirs nationaux en 1940, restent incapables, en 1945, de satisfaire aux moindres exigences de leurs devoirs professionnels »[51], désapprouvant la continuité des corps d’État entre Vichy et la France libérée[65]. Ce choix par Giacobbi de faire procéder à des enquêtes administratives, dont les rapports ne sont accessibles qu’aux membres de l’administration, permet de limiter l’impact de l’évènement et la dénonciation du colonialisme[64]. Lamine Gueye porte à nouveau la question du massacre à l’ordre du jour de l’Assemblée le 22 mars 1946, soutenu par d’autres députés des colonies : Jean Félix-Tchicaya, Félix Houphouët-Boigny, Hamani Diori et Mamadou Konaté. Marius Moutet, ministre de la France d’Outre-mer (nouvel intitulé du ministre des Colonies), successeur de Giacobbi, répond évasivement et assume la répression menée[66],[67]. Emprisonnement et amnistie des tirailleurs[modifier le code] Les tirailleurs purgent leur peine dans différents lieux. Certains, dont Antoine Adibou, sont emprisonnés sur l'île de Gorée, lieu symbolique de la traite négrière ; d’autres sont incarcérés en Mauritanie, à Aïoun El Atrouss et à Néma ; d’autres à Thiès où deux d'entre eux trouvent la mort[68].Le député des colonies Jean Silvandre réussit à faire inclure les « mutins de Thiaroye » dans la loi d’amnistie du 16 août 1947[69]. Le 20 mai 1947, l’inspecteur des colonies Louis Mérat dépose des demandes individuelles de grâce amnistiante pour tous les condamnés encore en prison[63].. Le ministre de la France d’Outre-Mer, Marius Moutet, donne un avis "Très favorable" pour les 18 demandes, mais le ministre de la Défense nationale Yvon Delbos donne son refus pour 15 d’entre elles[70]. Deux sont amnistiés en 1946, vingt-neuf par la loi du 16 août 1947, trois meurent durant leur détention ; ceux encore emprisonnés en 1947 bénéficient d’une suspension de l’exécution de jugement aboutissant à leur libération entre le 10 et le 27 juin 1947[71]. Finalement les condamnés sont tous amnistiés. L'historienne Armelle Mabon précise qu'« il ne s'agit pas d'un acquittement, et les veuves de Thiaroye n'ont jamais perçu de pension[72]. » En outre, toujours selon Armelle Mabon, cette amnistie n’efface pas la condamnation et « les laisse coupables d’un crime qu’ils n’ont pas commis »[24]. Ce sont ces suites données au massacre qui le maintiennent dans les mémoires, car il devient aussi un crime de papier[73]. Il n’y a jamais eu de grâce présidentielle du président de la République Vincent Auriol, malgré des démarches en ce sens de Lamine Gueye et Léopold Sédar Senghor, et malgré un article du Réveil qui l’affirme[74]. Carrières des militaires et fonctionnaires présents à Dakar[modifier le code] La carrière des officiers ayant participé au massacre ou de leurs supérieurs apporte des éléments sur leur attitude et des sanctions déguisées qu’a pu vouloir prendre l’administration centrale[réf. nécessaire]. Le gouverneur Cournarie obtient d’autres postes après celui de gouverneur de l’AOF, mais dans une trajectoire descendante, sans qu’on sache si cela est lié au massacre[75]. Fortement critiqué par Henri Laurentie, il est rappelé en 1946, nommé Haut-Commissaire dans le Pacifique et aux Nouvelles-Hébrides, puis gouverneur de la Nouvelle-Calédonie. Il quitte l’administration en 1951, âgé d’à peine 56 ans, et prend sa retraite[76]. Siméoni, chef du Dépôt des isolés coloniaux (DIC), est hospitalisé en 1945, semblant en état de choc ; il est rapatrié sanitaire en France. Le commandant Gustave Lemasson, cadre de conduite des tirailleurs pendant le voyage à bord du Circassia et réputé plus proche des tirailleurs, est mis en congé de captivité peu après le massacre[26] ; il est lui aussi l’objet d’un rapport très négatif de ses supérieurs et dégagé des cadres[56]. L’adjudant-chef de gendarmerie Etre[Qui ?] dépose une réclamation pour réquisition abusive ; il est muté au bagne de Cayenne[35]. Le général Yves de Boisboissel est placé dans le cadre de réserve dès qu’il atteint l’âge de la retraite, soit le 7 mai 1945, alors que, selon son fils qui rédige sa biographie, « il était en droit d’espérer [être maintenu à son poste] ». Cette mesure peut être vue comme une manière de le désavouer sans remettre en cause l’armée[77]. Le général Dagnan, qui décide de l’opération menant au massacre, est promu dans l’ordre de la Légion d’Honneur après le massacre[26]. Historiographie difficile[modifier le code] Bilan officiel des autorités coloniales en 1944[modifier le code] Du côté de la force de répression, un tirailleur est blessé et trois officiers, dont deux supérieurs, sont contusionnés à la suite de l'agression par des manifestants[78]. L’expertise balistique de la balle qui a touché le tirailleur réalisée à l’occasion du procès de mars 1945 estime qu’elle ne peut en aucun cas venir des mutins ; il s’agirait donc d’une balle tirée du côté des forces de l’ordre et qui a ricoché[37],[16]. De plus le tirailleur en question a affirmé qu’il s’était couché au moment des tirs, sur ordre des officiers de la force d’intervention[26]. Le bilan officiel d'après le télégramme chiffré du 2 décembre 1944 à 18 h du GENESUPER DAKAR est le suivant : « Intervention force armée du 1er décembre a occasionné chez les mutins les pertes suivantes : tués 24. Morts suite de blessures : 11. Blessés en traitement 35. Côtés force armée : 1 tirailleur blessé ; 3 officiers dont 2 supérieurs contusionnés suite agression rebelles. 48 mutins incarcérés seront traduits devant le tribunal militaire. Troupe indigène intervention a fait preuve d'un loyalisme absolu »[79]. Le général Dagnan rédige deux rapports le 5 décembre 1944 : dans l’un il reprend le bilan du 2 décembre (35 morts, 35 blessés) ; dans l’autre, il donne les chiffres de « 24 tués et 46 blessés transportés à l’hôpital et décédés par la suite », soit finalement 70 morts parmi les tirailleurs[80],[81]. Après le massacre, les officiers affirment que les revendications des tirailleurs tirent leur origine de la propagande à laquelle ces derniers ont été exposés dans les Frontstalags de la part des Allemands, ainsi que de la perte de prestige des officiers de la Coloniale, due au fait que Vichy avait fait garder certains Frontstalags par ces cadres. Selon Perier, certains officiers avancent même l’idée d’une mutinerie préparée par les Allemands, qui auraient fourni des armes et payé les tirailleurs pour qu’ils se révoltent. D’autres officiers considèrent que les Français de métropole, et particulièrement les Françaises, ont trop bien traité et fait preuve de trop de considération pour les tirailleurs durant leur séjour métropolitain. Enfin, l’opposition américaine au colonialisme aurait influencé les tirailleurs, ainsi que la proximité avec les soldats noirs américains qu’ils croyaient égaux aux soldats blancs[82]. Raffael Scheck contredit la plupart de ces points, notamment sur l’armement allemand (baïonnettes et grenades) qui aurait été abandonné par les soldats de la Wehrmacht en retraite et ramassé par les tirailleurs[83]. Il est toutefois certain que l’idéologie raciste de Vichy, similaire à celle développée par les nazis, et les compromis du régime vychiste, ont provoqué une hostilité envers la France et ses autorités, alors que les contacts avec la population française avaient souligné le contraste entre le racisme de ces autorités et la bienveillance de nombreux Français[12]. Recherches historiques[modifier le code] Les premières recherches historiques sur le sujet datent des années 1970 : l’historien canadien Myron Echenberg (de) travaille depuis plusieurs années sur les troupes coloniales françaises. Il publie en 1978 un premier article sur les évènements du camp de Thiaroye, qu’il qualifie d’insurrection (uprising)[84]. La revue historique sénégalaise Afrique-Histoire[85] publie quelques témoignages en 1983[réf. nécessaire]. En 1988, le réalisateur Ousmane Sembène sort le drame Camp de Thiaroye, en 1988, y donnant une estimation de 380 morts[37]. Puis l'historien M'Baye Gueye y consacre un mémoire de maîtrise et un article du premier numéro de la Revue sénégalaise d'histoire, dans lequel les événements sont qualifiés de massacre. Il dénombre 191 tirailleurs tués, en comparant le nombre de tirailleurs affectés après le massacre par rapport aux prévisions[86],[87]. Recherche en France[modifier le code] Au début des années 2000, les historiens Eugène-Jean Duval et Julien Fargettas, suivant les sources militaires, reprennent séparément le bilan officiel de 35 morts ; le film documentaire La Force noire, réalisé en 2007 par les historiens Antoine Champeaux et Éric Deroo pour le ministère de la Défense français, fait de même[53]. Les recherches d’Armelle Mabon, à la suite de ses travaux sur les prisonniers de guerre indigènes, présentent une première inflexion de la lecture des événements : Mabon rejoint ses collègues sénégalais dans la description d’un massacre puis, approfondissant ses recherches, reconnait différentes dimensions de ce massacre : dans les contradictions décelées dans les archives, elle conclut d’abord à un déni d’égalité, puis à un mensonge d’État. Pour ses recherches, Armelle Mabon utilise les archives du service historique de la Défense, les archives nationales d'outre-mer, les pièces du procès des mutins au dépôt central des archives de la justice militaire (DCAJM) au Blanc, et, hors de France, les archives du consulat général du Royaume-Uni et les archives nationales du Sénégal[88]. Certains manques dans les archives éveillent des doutes envers la version officielle, et compliquent le travail de reconstitution[26]. Dès 2006, l’historien Julien Fargettas estime néanmoins que le sujet subit une « surenchère » mémorielle[89]. Dans un discours prononcé à Dakar le 12 octobre 2012, le président français François Hollande est le premier homme politique français à rappeler officiellement cette tragédie, tout en conservant alors le bilan officiel : « La part d'ombre de notre histoire, c'est aussi la répression sanglante qui en 1944 au camp de Thiaroye provoqua la mort de 35 soldats africains qui s'étaient pourtant battus pour la France. J'ai donc décidé de donner au Sénégal toutes les archives dont la France dispose sur ce drame afin qu'elles puissent être exposées au Musée du mémorial. » Mabon estime dans un article de Libération que cette reconnaissance tardive omet cependant la moitié des victimes[81]. Elle précise que le chiffre de trente-cinq est la version officielle depuis 1945 et que des documents traitant des causes et responsabilités ont été dissimulés : « L'absence de ces documents dans les archives ne relève pas du hasard, d'une perte malencontreuse ou d'un mauvais classement. Nous sommes confrontés à une volonté de les soustraire à tout regard et cela depuis près de soixante-dix ans[90]. » Elle ajoute[81] : « Je souscris à la volonté du président de la République de donner les archives au Sénégal mais pour que ce geste fort ait du sens et permette une réconciliation après tant de malentendus et de mensonges, il faut impérativement : restituer tous les documents officiels dans les archives ; donner le bilan sincère du nombre de morts ; révéler le lieu de leur sépulture ; nommer ces hommes qui ont été tués ; amnistier ceux qui ont été condamnés, la grâce ne suffisant pas ; reconnaître la spoliation du rappel de solde et la responsabilité de l’armée ; réhabiliter ces tirailleurs en leur rendant un hommage solennel. » En 2014, l'historien Martin Mourre consacre sa thèse de doctorat au massacre de Thiaroye[91], en élargissant la perspective à la mémoire de l’évènement[92]. Il utilise, en sus des archives déjà étudiées par Mabon, les archives du centre des archives du personnel militaire (CAPM) à Pau, celles du bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC) à Caen, du centre d'histoire et d'étude des troupes d'outre-mer à Fréjus[20] ; il y ajoute également les sources orales et artistiques[92].D'après lui, « le nombre exact de tués ne sera probablement jamais connu »[86] mais la présence de deux bilans officiels montre qu'au moins un de ces deux bilans est faux. Il ajoute que l'approximation dans les rapports militaires français de 1944 est « curieuse » et « laisse planer l'hypothèse d'un massacre impliquant plusieurs centaines d'hommes »[80]. Il mentionne notamment un rapport de la Sûreté générale à Dakar, postérieur au 1er décembre, relatant une soi-disant désertion de 400 tirailleurs lors d’une escale de 24 heures à Casablanca pendant le voyage de rapatriement, et qui pourrait avoir servi aux autorités coloniales à dissimuler le nombre réel des victimes à Thiaroye[29]. Mourre regrette qu'aucune fouille archéologique n'ait été menée dans le cimetière pour établir la vérité sur le bilan[93]. En juillet 2014, Fargettas publie dans la revue Études coloniales une lettre ouverte à François Hollande sur le sujet, où il réclame la « constitution d'un comité d'historiens franco-africains »[94]. Il critique également les travaux d'Armelle Mabon en affirmant que « l'omission d'autres archives et témoignages, des conclusions hâtives et autres raccourcis incohérents, témoignent de la partialité de ce travail ». Celle-ci répond à son confrère en soulignant qu'il ne précise pas quelles archives ont été omises[95] et porte plainte en diffamation contre lui en septembre 2014[96], plainte dont elle est déboutée en mai 2017[97], le tribunal se bornant à juger selon le droit de la presse et refusant de prendre parti pour désigner la vérité historique, même s’il reconnait que les critiques de Julien Fargettas étaient très dépréciatives sans porter atteinte à l’honneur[98]. Dans cette action, Armelle Mabon est soutenue par le comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire[99]. La même année, Sylvie Thiéblemont-Dollet analyse des stéréotypes de divers ordres ayant marqué la communication entre tirailleurs et officiers, et ayant motivé des reconstructions mémorielles, avec des écarts à la vérité plus ou moins conscients[100]. Le 30 novembre 2014, à Thiaroye, le président François Hollande évoque non plus « 35 morts » mais au moins « 70 morts », et déclare vouloir « réparer une injustice et saluer la mémoire d'hommes qui portaient l'uniforme français et sur lesquels les Français avaient retourné leurs fusils »[101]. Puis, en 2015, en gage selon lui de « transparence », il remet à l'État sénégalais les archives françaises de la Défense relatives à l'affaire. Cela n’est néanmoins pas le cas des dossiers conservés aux Archives nationales d'outre-mer (ANOM) ni de ceux de la justice militaire qui, pour l'historienne Armelle Mabon, seraient pourtant les plus à même de faire connaître la vérité, notamment quant aux responsabilités militaires et politiques[102],[26]. Plus directe sur l'interprétation des rapports officiels, qui contiennent selon elle des falsifications volontaires (dont celle de la désertion de 400 tirailleurs à Casablanca), Mabon réévalue en 2018 le nombre de morts entre 300 et 400[103],[104]. En 2020, elle critique un article d’Aminata Niang et Sylvie Thiéblemont-Dollet paru dans la revue Témoigner entre histoire et mémoire à propos de la mémoire de Thiaroye, et qui cite Eric Deroo présentant les évènements de Thiaroye comme une mutinerie. L’article est retiré ensuite de la publication en ligne de la revue[105]. Le 14 janvier 2023, le documentaire de François-Xavier Destors et Marie Thomas-Pénette est diffusé Thiaroye 44 sur Public Sénat, dans le cadre d'un débat sur le passé colonial de la France et le devoir de mémoire. Le chiffre de plus de 300 morts est généralement admis en 2024 comme une hypothèse de travail acceptable[37],[23],[24],[43]. Contradictions et falsifications des archives[modifier le code] Au cours de leurs recherches, les historiens ont rencontré différents types de difficultés, inhabituelles : un certain nombre de documents ont été falsifiés ; un certain nombre ont été difficiles à retrouver, et d’autres sont toujours introuvables. La falsification volontaire des archives militaires par l'armée française à l'époque a, selon l'historien Pascal Blanchard, été prouvé par les militaires français eux-mêmes. Le général André Bach, ancien directeur du service historique de l’armée de terre, a également soutenu cette conclusion, ainsi que celle de l'hypothèse du massacre prémédité[106] : il note que de nombreux préparatifs ont eu lieu la nuit précédant le massacre, de la part de l’armée, et qu’il y aurait dû avoir des archives les concernant, qui sont manquantes. Il qualifie ce manque de « trou noir »[107],[108]. Pour Armelle Mabon, suivie par d’autres historiens, les documents ont été falsifiés sur ordre, ce qui rend complexe de démêler le vrai du faux[24] ; Martin Mourre qualifie même le général de Boisboissel de faussaire[109]. Outre ces obstacles, la plupart des documents concernant le massacre sont classées Secret, Confidentiel ou Très secret-Défense[20]. Pour les documents manquants, entre autres, les circulaires précisant les droits des tirailleurs sont introuvables, tout comme deux des trois ordres du général Dagnan concernant l’opération qui a abouti au massacre[26]. Les archives numérisées remises en 2014 au Sénégal par François Hollande ne sont pas librement accessibles[106]. Les archives du 6e RAC ne contiennent aucun document relatif à sa participation à la force d’intervention, ce qui surprend même les archivistes de la Défense[26]. Mémoire et reconnaissance[modifier le code] Revendications et diffusion de la mémoire[modifier le code] Le massacre est immédiatement connu à Thiaroye, puis Dakar, et le Sénégal[53] où il soulève une grande indignation[51]. Les renseignements généraux notent l’impact qu’elle a dans toutes les couches de la société sénégalaise[110]. Il a une grande portée dans toutes les colonies de l’AOF[57]. Un tirailleur raconte qu’après le massacre, les tirailleurs encore en Europe ne saluaient plus les officiers ; en 1953, au camp de Rivesaltes, un tirailleur crie "Thiaroye ! Thiaroye !"[77]. Dans la littérature, le massacre est aussi très rapidement présent : le poème Tiaroye est écrit par Léopold Sédar Senghor[43]. Le même auteur, alors professeur à l'École nationale de la France d'outre-mer, publie un article virulent publié dans le numéro de mai 1945 de la revue Esprit : « Défense de l’Afrique noire. À la mémoire des tirailleurs sénégalais morts pour la dignité de l’homme ». En juin 1947, il publie une lettre ouverte au président de la République française et de l’Union française, Vincent Auriol, dans le journal L’AOF[68]. La spécialiste de l’information et communicati
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Ours blanc — Wikipédia

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Ursus maritimus · Ours polaire L' ours blanc (Ursus maritimus ), aussi connu sous le nom d' ours polaire, est un grand mammifère omnivore (à prédominance carnivore) originaire de l' Arctique. C'est, avec l' ours kodiak et l' éléphant de mer, l'un des plus grands carnivores terrestres et il préside au sommet de sa pyramide alimentaire.

Ursus maritimus · Ours polaire L'ours blanc (Ursus maritimus), aussi connu sous le nom d'ours polaire, est un grand mammifère omnivore (à prédominance carnivore) originaire de l'Arctique. C'est, avec l'ours kodiak et l'éléphant de mer, l'un des plus grands carnivores terrestres et il figure au sommet de sa pyramide alimentaire. Parfaitement adapté à son habitat, l'ours blanc possède une épaisse couche de graisse ainsi qu'une fourrure qui l'isolent du froid. La couleur blanche de son pelage lui assure un camouflage idéal sur la banquise et sa peau noire lui permet de mieux conserver sa chaleur corporelle[1]. Pourvu d'une courte queue et de petites oreilles[2], il possède une tête relativement petite et fuselée ainsi qu'un corps allongé, caractéristiques de son adaptation à la natation. L'ours blanc est parfois considéré comme un mammifère marin semi-aquatique[3], dont la survie dépend essentiellement de la banquise et de la productivité marine. Il chasse aussi bien sur terre que dans l'eau. Son espérance de vie est de quinze à trente ans. Cette espèce vit uniquement sur la banquise autour du pôle Nord, au bord de l'océan Arctique. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estime la population d'ours blancs à environ 26 000 individus[4]. Elle considère l'espèce comme vulnérable (VU), principalement en raison du réchauffement climatique et du bouleversement de son habitat qui en résulte. En 2015, Morten Jørgensen conclut au contraire que la principale menace pesant sur l'ours polaire est la chasse, loin devant le changement climatique, et estime la population inférieure à 20 000 individus[5]. Animal charismatique, l'ours blanc a un fort impact culturel sur les peuples Inuits, qui dépendent toujours de sa chasse pour survivre. Il a également marqué la culture populaire via certains de ses représentants comme Knut, ou encore l'art avec la sculpture d'ours blanc réalisée par François Pompon. Le parc national Wapusk au Manitoba, au Canada, est connu pour être la capitale mondiale des ours polaires. C’est l’un des meilleurs endroits pour voir ces ours dans leur environnement, particulièrement à leur arrivée en automne, alors qu’ils attendent que la baie d'Hudson gèle, afin de pouvoir y chasser le phoque[6]. Aspect physique[modifier le code] L'ours blanc possède la morphologie d'un ours typique : un corps imposant, une fourrure abondante, une grande tête rectangulaire, de petites oreilles arrondies, une courte queue et des pattes puissantes et épaisses. Ses yeux, son museau, ses lèvres, sa peau et ses coussinets sont noirs. Sa principale particularité est d'être le seul ours à manteau blanc. Par rapport à l'ours brun, l'ours blanc a un corps plus long, tout comme son cou et son crâne, mais des oreilles plus petites[7]. Le profil de l'ours blanc est également différent, avec un museau plus proéminent[7]. Taille et masse[modifier le code] L'ours blanc est, avec l'ours kodiak et l'éléphant de mer, l'un des plus grands carnivores terrestres vivants[7]. Ils ont une hauteur de 1 à 1,5 m au garrot. Les mâles adultes pèsent généralement entre 400 et 600 kg mais peuvent parfois atteindre les 800 kg pour une taille de 2 à 3 m de long[8]. L'ours blanc présente un dimorphisme sexuel important : généralement deux fois plus petites que les mâles, les femelles pèsent de 200 à 350 kg et mesurent de 1,8 à 2 m[8]. À la naissance, les oursons ne pèsent que 600 à 700 g[9]. Le record de masse pour un ours blanc est actuellement de 1 102 kg[10]. L'ours blanc a des prises de poids assez spectaculaires. Par exemple, au Canada, un ours blanc femelle a pris plus de 400 kg en neuf mois. En novembre, elle pesait 92 kg, mais au mois d'août, elle a été pesée à 505 kg. Ceci s'explique par l'accumulation des graisses de phoque qui sont mangées au printemps[10]. Des données récentes suggèrent que la masse des ours blancs décline. Ces données peuvent être prises comme une indication des pressions qui pèsent sur eux. Une étude de 2004 de la National Geographic Society a montré que la masse des ours blancs, en moyenne, était inférieure de 25 % à leur masse dans les années 1970[11]. Pour exemple, en 2007, les femelles de la baie d'Hudson avaient une masse moyenne de seulement 230 kg, contre 300 kg dans les années 1980[12]. Leur masse ne les empêche pas d'être très véloces sur la terre ferme. Ils peuvent sans problème être plus rapides qu'un homme à la course. Ils courent généralement à 40 kilomètres par heure mais peuvent atteindre les 50 kilomètres par heure. Peau et fourrure[modifier le code] L'ours blanc est immédiatement reconnaissable à sa fourrure blanc-jaunâtre (admettant une large gamme de variations individuelles et saisonnières) qui lui permet de se camoufler dans le paysage arctique. En réalité, les poils ne sont pas pigmentés en blanc : ils sont non pigmentés, donc incolores, translucides et creux. C'est la diffusion due aux réflexions et réfractions multiples de la lumière visible au travers de ces poils creux qui les fait apparaître blancs[13], de la même manière que la neige. Une telle coloration est mimétique, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un camouflage pour pouvoir s'approcher plus facilement de ses proies[14]. Au-delà du spectre visible, une caractéristique des poils est qu'ils absorbent les rayons violets et ultraviolets - ce qui serait dû aux protéines de kératine qui les composent, lesquelles ont la propriété d'absorber les ultraviolets[15] - c'est pourquoi la fourrure de l'ours a souvent des reflets jaunâtres. À la différence d'autres mammifères arctiques (tels que le renard polaire), la couleur de la fourrure de l'ours blanc ne change jamais pour une couleur plus foncée en été. Sous son pelage, l'ours blanc a une peau complètement noire, ce qui permet d'absorber le rayonnement qui parvient jusque là de façon optimale[16]. Certains zoologistes ont émis l'hypothèse que les poils transparents de l'ours blanc seraient des sortes de fibres optiques captant et conduisant la lumière vers cette peau noire pour l'aider à rester au chaud. Mais, outre le fait que ce processus fonctionnerait alors dans les deux sens en favorisant le refroidissement nocturne, cette hypothèse est contredite par des études plus récentes[17],[15]. L'ours blanc renouvelle sa fourrure de mai à août[18]. La fourrure est habituellement de cinq à quinze cm sur la majeure partie du corps[19]. Cependant, sur les pattes antérieures, les mâles ont des poils plus longs qui s'allongent jusqu'à l'âge de quatorze ans. On suppose que cela est une forme d'attrait pour les femelles, à la manière de la crinière du lion[20]. Évolution[modifier le code] Spéciation[modifier le code] Les 6 espèces distinctes d'ours sont apparues il y a environ 6 millions d'années. Les témoignages fossiles et l'analyse de leur ADN nucléaire ont permis de montrer que l'ours blanc et l'ours brun ont divergé il y a environ 600 000 ans[21]. Les ours blancs ont cependant la possibilité de produire une descendance fertile en s'accouplant avec des ours bruns[22], suggérant qu'ils ont un ancêtre commun proche[23]. Si les hybrides étaient infertiles on pourrait parler assurément d'espèces différentes mais à contrario la fertilité des hybrides ne permet pas de conclure car l'infertilité n'est pas une nécessité. Dans un article largement cité de 1996, une comparaison de l'ADN mitochondrial de différents ours bruns de l'île Amirauté (en) et des îles Baranof et Chichagof de l'Alaska montre que ces groupes d'ours partagent un ancêtre commun plus récent avec les ours blancs qu'avec les autres populations d'ours bruns du monde[24]. Du point de vue de l'ascendance, définir l'ensemble des ours bruns comme un groupe génétique (un taxon monophylétique) séparé des ours blancs ne semble alors plus pertinent. En 2012, l'étude du génome nucléaire montre une divergence clairement ancienne de l'ours blanc, révélant que la similarité mitochondriale avec les ours bruns des îles d'Alaska n'est que le résultat d'une introgression génétique, par des femelles ours bruns, lors des fluctuations climatiques passées[25]. Sous-espèces et sous-populations[modifier le code] Certaines sources distinguent deux sous-espèces : Ursus maritimus maritimus[26] ; Ursus maritimus marinus[27]. Il existait également autrefois une sous-espèce aujourd'hui éteinte : Ursus maritimus tyrannus[28]. Mais il est souvent considéré qu'il n'existe pas de sous-espèces actuelles chez l'ours blanc[29]. Les croisements entre ours bruns et ours blancs donnent des hybrides fertiles[30], l'ours blanc est donc quelquefois classé comme un sous-représentant de l'ours brun. Le terme de sous-population serait donc plus adapté que celui de sous-espèce dans ce cas. Dix-neuf sous-populations auraient été définies par l'étude des déplacements de femelles équipées de colliers à repérage radio par satellite. Le nombre de sous-populations dépendrait beaucoup de l'organisme chargé du dénombrement. L'UICN/SSC PBSG (Polar Bear Specialist Group), un important corps international de recherche et de gestion sur l'ours blanc, reconnaît actuellement une vingtaine de sous-populations dans le monde[31],[32]. Les sous-populations suivantes font partie des plus connues : celle de la mer des Tchouktches (île Wrangel et ouest de l'Alaska) ; celle de la mer de Beaufort (Alaska du nord et du nord-ouest et Canada du nord-ouest) ; celle de l'archipel Canadien Arctique ; celle du Groenland ; celle du Spitzberg et de l'archipel François-Joseph ; celle de la Sibérie du centre nord. Parmi ces sous-populations, treize sont présentes au Canada, totalisant environ 15 000 individus en 2007[33]. Dans les années 2000, la population des ours blancs est estimée entre 21 500 et 25 000 individus dont 60 % vivraient au Canada et 25 % en Alaska[34]. En 2005, un rapport d'experts alerte sur le risque de déclin des populations d'ours blancs à la suite de la réduction de la surface de la banquise de l'Arctique, consécutivement au réchauffement climatique. Un réchauffement plus important de l'Arctique menacerait la totalité des ours blancs car ils dépendent étroitement de la banquise pour vivre, chasser et se reproduire [35]. Selon un rapport publié en 2005 par le groupe spécialiste des ours blancs de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la population est alors estimée entre 20 000 et 30 000 individus [36] Mais la population de l'ouest de la baie d'Hudson au Canada et la population du sud de la mer de Beaufort (États-Unis/Canada), ont connu un déclin respectivement de 22 % et 17 % ces deux dernières décennies[37],[38]. Les trois autres populations en déclin sont celles de la mer de Baffin et du bassin Kane – partagé entre le Groenland et le Canada – et de la baie de Norvège au Canada. Les derniers recensements publiés (en 2016) n'ont toutefois pas montré de diminution de la population, celle-ci restant entre 21 000 à 30 000 individus[39]. Synonymes[modifier le code] Ursus maritimus compte les synonymes suivants : Thalarctos maritimus (Phipps, 1774) Ursus marinus Pallas, 1776 Ursus polaris Shaw, 1792 Ursus jenaensis Knottnerus-Mayer, 1908 Ursus labradorensis Knottnerus-Meyer, 1908 Ursus eogroenlandicus Knottnerus-Meyer, 1908 Ursus groenlandicus Birula, 1932 Gray crée en 1825 un genre propre à l'ours blanc, Thalarctos (ou Thalassarctos), repris par Gromov et Baranova en 1981. Répartition géographique et habitat[modifier le code] L'ours blanc est une espèce vivant autour du pôle nord, au bord de l'océan Arctique, dont l'habitat se limite quasiment à la banquise. Le point le plus méridional de leur habitat se situe dans la baie James au Canada. Bien que les effectifs décroissent au nord de 88° de latitude, on peut en rencontrer dans tout l'Arctique. Les estimations datant des années 1980 faisaient état d’un effectif compris entre 20 000 et 24 000 individus[40]. Les populations les plus nombreuses se trouvent[41] : sur l'île Wrangel et à l'ouest de l'Alaska, au nord de l'Alaska, au Groenland, au Svalbard - Terre François-Joseph, au centre nord de la Sibérie, et surtout dans l'archipel arctique canadien. L'étendue du territoire de l'ours blanc est limitée par la disponibilité de bancs de glace flottant sur la mer, utilisés comme plates-formes de chasse au phoque, sa principale nourriture[42], mais aussi comme espace de repos. L'actuelle disparition à un rythme accéléré de la banquise arctique menace directement la survie de l'espèce, l'ours blanc pourrait ainsi s'éteindre avant la fin du XXIe siècle. Des signes avant-coureurs ont été observés aux extrémités sud-ouest de son territoire. En 2022, dans les fjords du sud-est du Groenland, une sous-population génétiquement distincte (27 femelles adultes), isolée depuis au moins 200 ans[43] par des montagnes et une calotte glaciaire à l'ouest, et par l'océan ouvert à l'est a été découverte[44] ; ce groupe a changé ses méthodes de chasse utilisant la glace qui a vêlé des glaciers (dite "mélange glaciaire", « laissant espérer que certains membres de l'espèce pourraient survivre à la perte de glace causée par le changement climatique »[45]. Mode de vie[modifier le code] Comportement[modifier le code] Les ours blancs sont des animaux solitaires. Excellents nageurs grâce à leur couche de graisse, ils peuvent être vus en pleine mer à des kilomètres de toute terre. Ils nagent en utilisant leurs pattes avant pour se propulser et leurs pattes arrière comme gouvernail. Le pelage se gonfle d'air pour augmenter la flottaison. Sous l'eau, les yeux restent ouverts mais les narines se ferment, ils peuvent ainsi retenir leur respiration jusqu'à deux minutes[46]. Sa fourrure est si isolante qu'il lui arrive de souffrir de la chaleur. Ainsi, il se prélasse parfois sur la glace pour se refroidir ; sur terre, il peut creuser à la recherche de la couche de pergélisol, plus froide que le sol[47]. Régime alimentaire[modifier le code] Le mode de vie de l'ours blanc est très différent de celui de son cousin, l'ours brun. En dépit de leur récente séparation au cours de l'évolution, ces deux espèces exploitent des sources d'énergie extrêmement différentes. L'ours brun est terrestre et l'essentiel de son régime est végétal avec un appoint de protéines animales, tandis que l'ours blanc est le plus carnivore des ursidés. Deux espèces de phoques constituent l'essentiel de son régime : Phoca hispida, qui atteint 60 kg, l'espèce la plus nombreuse en Arctique et formant sa proie principale, et Erignathus barbatus, pouvant dépasser 400 kg. Aucune de ces deux espèces de phoque ne se retrouve en l'absence de banquise, ce qui limite l'aire de chasse de l'ours blanc, mais l'ours blanc est opportuniste[48]. Ainsi, une autre proie commune de l'ours blanc est le morse et il est aussi capable d'attraper des bélugas. En tant que consommateur de poissons, l'ours blanc ingère de grandes quantités de vitamine A qu'il stocke dans son foie. Par le passé, des explorateurs de l'Arctique se sont souvent empoisonnés en mangeant le foie d'un ours blanc, en raison d'une hypervitaminose A. Le pelage de l'ours blanc lui offre un excellent camouflage. Lorsqu'il chasse, il cache son museau avec ses pattes, ce qui le trahirait sinon. L'ours est également un bon pêcheur et utilise ses griffes pour harponner ses proies. La femelle peut jeûner près de huit mois avant de mettre bas ses petits, habituellement deux oursons pesant entre 600 et 700 g. Elle retourne ensuite rapidement sur la banquise pour chasser le phoque, sa nourriture favorite, ou attraper du poisson. Les bonnes années, l'ours blanc accumule une épaisse couche de graisse avant la débâcle. Une fois à terre, il entre alors en « hibernation itinérante » : bien que restant en activité, son métabolisme ralentit sensiblement, permettant ainsi d'économiser énergie et réserves. À cause du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, l'ours blanc éprouve de plus en plus de difficultés à chasser les phoques[49]. Sa quête de nourriture s’est rapidement portée sur les zones de nidification des oiseaux, faisant des œufs une partie importante de son alimentation. Cependant, l’équilibre alimentaire de l'ours se voit perturbé, en partie parce que les œufs sont trop riches en protéines. En cas de forte disette l'ours polaire peut, à l'instar de son cousin l'ours brun, se rabattre sur des baies, des racines ou des déchets alimentaires[1]. Reproduction[modifier le code] Les mâles ne sont pas sexuellement matures avant l'âge de quatre ans, mais les femelles peuvent être mères dès l'âge de trois ans. Elles ont rarement plus de 2 petits, à raison d'une mise bas tous les 3 ans[50], qui viennent au monde lorsque la femelle hiberne dans sa tanière au mois d'octobre et se contentent du riche lait maternel pendant plusieurs semaines[50]. Après sa sortie de tanière aux alentours de mars, la reproduction de la femelle a lieu en juin. Fécondée par le mâle, elle porte l'embryon pendant 5 mois (mise bas en décembre) alors que la gestation ne dure que 55 jours ; la femelle produit ainsi une implantation différée (en) de l'embryon. La mère n'emmène ses petits hors de la tanière que lorsqu'ils sont âgés de 3 à 4 mois ; c'est à ce moment qu'ils découvrent le monde qui les entoure. Les jeunes prennent leur indépendance tardivement, car l'ourse s'occupe de toute leur éducation, leur apprenant la chasse et le choix d'une tanière. Ils ne se séparent définitivement d'elle qu'à l'âge de 3 ans. Lors de cette période, les petits prennent beaucoup de poids grâce au lait produit par la femelle, qui contient 50 % de matières grasses[10],[51]. Hybridation[modifier le code] L'ours blanc et le grizzli ont divergé génétiquement il y a 200 000 ans, mais peuvent encore s'hybrider pour donner un animal connu dans les pays anglophones sous le nom de grolar ou de pizzly, « ours polaire » se disant « polar bear » en anglais. Menaces[modifier le code] L'ours blanc est sur la liste rouge des espèces menacées de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Auparavant classée dans la catégorie « risque faible, dépendant des efforts de conservation » selon la liste rouge établie en 1996, l'espèce se trouve désormais dans la catégorie « vulnérable »[52]. Fonte de la banquise[modifier le code] On estime que l'espèce pourrait disparaitre d'ici un siècle à cause de la réduction de la superficie et de la qualité de son habitat[53],[54]. L'United States Geological Survey (USGS) a publié une étude sur les ours blancs : si la fonte de la banquise dans l'océan Arctique se poursuit, leur population mondiale, estimée à 22 000 individus, diminuera des deux tiers d'ici à 2050[55]. L'habitat des ours blancs est naturellement limité par l'étendue de la banquise et par les plaques de glace dérivantes dont ils se servent comme plate-forme pour la chasse au phoque ainsi que pour l'itinérance et l'élevage des jeunes. Ils ne visitent la terre ferme que pour creuser les tanières où les femelles mettent bas et sont donc menacés par la disparition de pans de plus en plus grands de la banquise. Son métabolisme ne lui permet pas de survivre sans glace d'une part[56] et d'autre part les phoques peuvent de plus en plus facilement, de par le recul de la banquise, reprendre leur respiration hors d'atteinte de ce prédateur[57]. Le réchauffement climatique restreint donc dangereusement l'habitat vital de l'espèce. Les premiers signes de déclin ont été observés dans les zones les plus méridionales de son implantation, comme la Baie d'Hudson, et selon une étude publiée en 2016, aucun refuge de l'ours blanc n'est désormais à l'abri des effets du changement climatique. Certains modèles climatiques suggèrent même que presque tout l'océan polaire arctique pourrait être libre de glace en été dès le milieu du XXIe siècle[58], mais aucune solution alternative – telle que l'introduction de l'ours blanc en Antarctique – n'est sérieusement envisagée à l'heure actuelle[réf. nécessaire]. Les découvertes d'ours blancs noyés et de cas de cannibalisme, l'augmentation du nombre d'ours « à problèmes » – cherchant de la nourriture près des communautés humaines arctiques – sont rapportées de plusieurs régions. Ces observations sont cohérentes avec les prédictions liées aux changements causés par le réchauffement climatique[59]. Les ours blancs trouvent leur nourriture la plus riche sur la banquise située à l'aplomb des plateaux continentaux, en marge des côtes. L’étendue totale de la banquise arctique présente au mois de septembre s’est fortement réduite ces quarante dernières années, passant de 8 millions à 4 millions de km² [60]. L'habitat estival nécessaire aux ours se réduit. Leur période de chasse sur la banquise raccourcit, d'où un jeûne plus long. Et la glace, moins épaisse, risque davantage de dériver au gré des vents et courants et d'emporter les ours loin de leurs territoires. Ces animaux doivent alors s'épuiser à nager en pleine mer pour trouver des plaques de glace hospitalières ou regagner la terre ferme, ce qui peut leur être fatal. En 2008, une femelle équipée d'une balise a ainsi nagé 687 km pour rejoindre la banquise, au large de la côte nord de l'Alaska. Chasse à l'ours blanc[modifier le code] La chasse à l'ours blanc est pratiquée par les Inuits et les chasseurs de trophées. En 1972, les États-Unis ont signé le Marine Mammal Protection Act parce que la population de nombreuses espèces marines avait décru drastiquement. Ce texte de loi interdit de tuer, blesser ou même harceler toutes les espèces marines de mammifères, y compris les ours blancs. Elle interdit aussi l'importation de « trophées » d'ours blancs aux États-Unis[61]. L'année suivante vit la création de l'International Agreement on the Conservation of Polar Bears (Traité international sur la conservation des ours polaires, également connu sous le nom d'Accord d'Oslo)[62], signé par les 5 nations dont les territoires arctiques sont habités par cette espèce : États-Unis, Canada, Norvège, Danemark (via le Groenland) et Russie (à l'époque encore l'URSS). Ainsi donc fut restreinte la chasse aux trophées et bannie la chasse à bord des engins volants et des brise-glace. Depuis cette année 1973, la Norvège a interdit complètement la chasse à l'ours blanc, les États-Unis, le Groenland, la Russie et le Canada la permettant partiellement (à leurs peuples autochtones, partant du principe que c'est inhérent à leur culture)[63]. Le Canada et le Groenland permettent toujours la chasse aux trophées. Le Canada, qui abrite davantage d'ours blancs que les autres pays, permet une chasse aux trophées restreinte : les chasseurs doivent payer un lourd tarif aux organisateurs de la chasse. En 2005, le gouvernement du Nunavut augmenta le quota à 518 ours[64] malgré les protestations de plusieurs groupes scientifiques ; environ 50 furent vendus à des chasseurs de trophées[65], le nombre restant donné à des Inuits. Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest maintient son propre quota de 72 à 103 ours blancs au sein de la communauté Inuvialuit ; certains sont donnés à des chasseurs de trophées. Jusqu'en 2005, le Groenland n'imposait pas de limite sur la chasse aux ours blancs par la population autochtone. Cette année-là, elle imposa une limite de 150 ours pour 2006 et autorisa la chasse aux trophées pour la première fois[66]. En 1994, les États-Unis modifièrent le Marine Mammal Protection Act pour permettre l'importation de trophées d'ours blancs et préparer le terrain à une éventuelle augmentation de la chasse. Depuis lors, plus de 800 trophées d'ours blancs ont été importés aux États-Unis[67]. En mai 2007, une proposition de loi a été présentée au Congrès[68] pour annuler la décision de 1994 et interdire l'importation des trophées[69]. De nombreuses associations de protection de la nature et des animaux craignent que le réchauffement climatique n'ait un impact négatif énorme quant à la survie des populations d'ours blancs. Il en est de même concernant la continuation de la chasse aux trophées[70]. En 2015, Morten Jørgensen conclut que la principale menace pesant sur l'ours polaire est la chasse, loin devant le changement climatique. Plus de 1 000 ours sont abattus chaque année entre la chasse aux trophées (environ 750 en Alaska et au Canada) et le braconnage (plus de 300, principalement en Russie). Estimée à moins de 20 000 individus, la population d'ours polaires ne pourra pas supporter longtemps un tel niveau d'abattage[5]. Autres menaces[modifier le code] Les matières toxiques répandues dans la mer sont consommées par le phytoplancton, puis le zooplancton, qui sont à leur tour consommés par les poissons, qui sont eux-mêmes mangés par les phoques, ces derniers étant la proie des ours. C'est ainsi que les ours blancs emmagasineraient les substances toxiques accumulées dans l'organisme d'animaux qui constituent leur chaine alimentaire. Par exemple, 200 à 300 tonnes de mercure transitent vers les pôles via les courants marins et les vents ; les populations locales ainsi que l'ours blanc ont des concentrations de ce métal, toxique pour le système nerveux et pouvant causer des anomalies congénitales, plus élevées que la moyenne[71]. On peut citer également l'exploitation des hydrocarbures, notamment de pétrole offshore et de gaz de schiste, comme menaces pour les populations. Un ours blanc adulte n'a pas de prédateurs naturels : seul l'orque pourrait être une menace pour lui, mais il n'y a jamais eu d'observation d'une ou plusieurs orques tuant un ours blanc, seulement des spéculations concernant les restes trouvés dans des estomacs d'orques, mais sans que l'on sache s'il s'agit du produit d'une chasse ou de prélèvements opportunistes après le croisement d'un cadavre d'ours dérivant en mer. De même concernant le requin du Groenland, puisque des restes d'ours ont également été trouvés dans son estomac, même si les scientifiques optent pour un comportement de charognard du requin, qui aurait pareillement trouvé la carcasse de l'ours dans l'eau. Les oursons en revanche sont plus vulnérables à la prédation, notamment par des loups ou renards arctiques. Il y a aussi eu le cas d'un Gulo gulo tuant un ours polaire adulte, en lui agrippant le cou pendant de longues minutes jusqu'à l'étouffer[72]. État de la protection[modifier le code] Les cinq pays se partageant la population mondiale d'ours blancs, soit le Canada, les États-Unis (via l'Alaska), le Danemark (via le Groenland), la Norvège et la Russie ont signé en 1973 l'Accord international sur la conservation des ours blancs (polaires) et leur habitat[73]. Cet accord indique que ces pays doivent « agir comme il convient » pour protéger l'ours blanc et son habitat[74]. Bien que cette zone soit l'objet d'importants enjeux politiques, ces pays ont réussi à préserver une certaine collaboration pour la défense de l'ours blanc. Ainsi, dès 1956, en pleine guerre froide, les scientifiques de ces pays peuvent travailler ensemble sur ce sujet, et en 1968, dans le cadre de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) se crée le Polar Bear Specialits Group (PBSG)[73]. La protection de l'ours blanc fait l'objet d'une classification particulière sur certains territoires : États-Unis : Le 27 décembre 2006, en réponse à un ultimatum venant à échéance un an après ordre de la Cour, à la suite d'une poursuite engagée par Greenpeace et deux autres groupes écologistes, le Département de l'Intérieur du gouvernement américain a proposé de « chercher activement des commentaires et de l'information scientifique » afin de déterminer si l'ours blanc devait être inscrit sur la liste des espèces menacées. Si une telle décision était prise, le gouvernement américain aurait obligation de protéger l'espèce et son habitat, la banquise. Selon le parlementaire démocrate Ed Markey et le porte-parole de Greenpeace Kert Davies, cela pourrait résulter en une nouvelle politique américaine sur les changements climatiques affectant la banquise[75]. Pour des raisons économiques liées aux contraintes que cela entraînerait sur l'exploitation pétrolière dans son État, la gouverneure de l'Alaska, Sarah Palin, a écrit une lettre au gouvernement fédéral pour protester contre l'inscription éventuelle de l'ours blanc parmi les espèces protégées[76]. Canada : En avril 1991, l'ours blanc a été classé dans la catégorie des « Espèces préoccupantes »[77], c'est-à-dire parmi les espèces sensibles aux effets de la dégradation de leur habitat par l'homme ou les phénomènes naturels, mais sans être menacées de disparition, par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Le même statut lui a été accordé en avril 1999, en novembre 2002[75],[78] et en avril 2008. Des Inuits seraient en défaveur d'une protection plus importante de l'ours blanc, ce qui entraînerait l'interdiction de sa chasse, activité traditionnelle et importante ressource économique pour eux[76]. Depuis l'affaire des déportations d'Inuits en 1953, les gouvernements canadiens éprouvent des scrupules à interdire la chasse aux ours blancs, chasse qui est loin d'être le principal danger auquel ces animaux doivent faire face[73]. Québec : L'espèce est classée « susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable »[75]. Divers zoos ont transformé l'ours blanc en produit financier rentable, et accréditent l'idée de participer à une sauvegarde de l'espèce. Les scientifiques rejettent, dans la situation actuelle, cette idée. En effet l'animal reste capable d'adaptation, et, si son milieu naturel est dans une situation très tendue, particulièrement au regard de la lutte contre la pollution et de la sauvegarde de la biodiversité, les efforts dans le cadre de la coopération internationale restent le meilleur allié de l'ours blanc[73]. Évaluation de la gravité des menaces[modifier le code] Prédire l'avenir est toujours incertain, même s'il est clair que l'habitat de l'ours blanc évolue vite et défavorablement. Une telle espèce très spécialisée serait particulièrement vulnérable aux conséquences de cette perte d'habitat. On pourrait donc s'attendre aux modifications suivantes chez les ours blancs dans le cadre du changement climatique[79] : moins de disponibilité des espèces proies ; moins bonne forme physique ; mortalité infantile accrue ; moindre fécondité ; moindre rapidité de croissance ; agressivité accrue au sein de l'espèce ; cannibalisme accru ; espérance de vie moindre ; taux de mobilité réduit ; modifications des zones sanctuaires ; modifications des frontières territoriales ; accroissement des interactions avec l'homme ; réduction du nombre des individus. En juin 2008, à la suite d'une proposition de classement du Fish and Wildlife Service faite en janvier 2007, les États-Unis ont inscrit l'ours blanc d'Alaska sur la liste nationale des espèces protégées[80]. La perte de surface de banquise serait comparable à la déforestation de forêts tropicales humides : qui perd l'habitat, perd les espèces à peu d'exception près. Mais le docteur Mitchell Taylor (en) et d'autres spécialistes de la faune arctique estiment néanmoins que la situation est loin d'être dramatique[81]. En 2016, il resterait 19 populations sauvages d'ours blancs (25 000 individus environ[82]). Selon une évaluation précédente, sur les 13 populations d'ours blancs au Canada, 11 sont stables ou en croissance. Cette population n'était plus que de 8 000 à 10 000 il y a encore un demi-siècle. La croissance récente du nombre d'ours blancs est attribuée aux restrictions sur la chasse. Cependant, une perte de poids est constatée chez les ours blancs en raison d'une difficulté accrue d'accès aux phoques, probablement exacerbée par la compétition pour une même nourriture, situation qui risque d'être encore aggravée par le réchauffement : la réduction du manteau de glace crée un meilleur habitat pour les phoques, principale nourriture des ours, qui peuvent ainsi mieux se protéger ; moins de glace signifie plus d'ensoleillement de la mer, donc de phytoplancton, ce qui augmente les sources d'autres nourritures ; à terre, les myrtilles dont les ours raffolent seraient ainsi plus abondantes[83]. Cette interprétation est cependant contestée par d'autres spécialistes, qui expliquent qu'il y a là une question de perspectives comportant une part de déni (comme celui de certains spécialistes concernant la baisse du stock de morues des Grands Bancs de Terre-Neuve dans les années 1980) et de facteurs sociopolitiques et économiques liés à l'exploitation des ressources du grand-nord[33]. Louis Fortier, professeur à l'Université Laval de Québec et membre de la chaire de recherche sur la réponse des écosystèmes marins au réchauffement climatique, considère que la situation des ours blancs va tout d'abord s'améliorer pour ensuite se détériorer. Il explique ce phénomène par le fait que la fonte des glaces arctiques, dans un premier temps, permet à davantage de lumière d'atteindre l'océan et donc à davantage de phytoplancton, puis de zooplancton, de prospérer, jusqu'à l'ours situé au sommet de cette pyramide alimentaire. Cependant, la disparition de la banquise, terrain de chasse et de reproduction et de vie (élevage des petits) de l'ours, entraînerait à plus long terme son déclin. En effet, l'ours blanc, carnivore fortement spécialisé, ne serait pas en mesure de concurrencer à terre ses compétiteurs originaires du sud, plus généralistes[33]. Selon la directrice générale du Service canadien de la faune Michelle Brenning les chiffres gouvernementaux montrent que, parmi les 13 sous-populations présentes au Canada, 2 sont en augmentation, 5 sont stables, 5 sont en déclin et une population n'a pas fait l'objet de recensement, offrant une situation hétérogène selon les sous-populations[33]. En 2016, « Tous les refuges de l'Arctique sont en fait maintenant sur le déclin, selon un examen détaillé des données satellitaires » et « dans tous ces refuges, les chercheurs ont constaté une tendance à un recul printanier plus précoce de la glace de mer et à une formation de glace plus tardive en automne ». Par rapport à 1979, le laps de temps entre le maxima et le minima de glace a gagné 9 semaines dans l'année, au détriment des ours blancs[82].[pas clair] Cinq pays de la zone arctique (États-Unis, Canada, Groenland, Norvège et Russie) ont en 2015 adopté un plan d'action circumpolaire de dix ans pour œuvrer ensemble à la conservation des ours polaires[82]. Ours blanc et imaginaire[modifier le code] Article connexe : Ours dans la culture. Mythologie[modifier le code] Articles détaillés : Mythologie inuit et Nanuq. Nanuq est le terme inuit pour l'ours blanc, mais aussi le nom d'un esprit dans la mythologie inuit. Cet ours blanc particulièrement imposant est considéré comme le chef des ours blancs. Il peut décider si les chasseurs se sont comportés conformément aux règles rituelles afin de déterminer si une chasse est réussie. L'ours blanc apparaît dans d'autres histoires de la mythologie des autochtones d'Alaska. L'ours blanc vu par les arts[modifier le code] Article connexe : Ours dans l'art. L'une des plus célèbres représentations artistiques de l'Ours blanc (Pompon) est sans conteste la sculpture en taille réelle effectuée par François Pompon en 1922, où l'artiste, dans un style devenu sa marque de fabrique, représente un ours légèrement stylisé et aux pattes disproportionnées, ce qui lui donne une saisissante impression de vie. Si l'original en marbre est aujourd'hui présenté au musée d'Orsay à Paris, une copie le remplace au jardin Darcy de Dijon, où il fut longtemps exposé. C'est d'ailleurs aujourd'hui l'un des symboles les plus connus de la ville, après la chouette de Notre-Dame. Utilisation de l'image de l'ours blanc[modifier le code] Article connexe : Knut (ours blanc). L'ours blanc est le symbole de plusieurs zoos[84], tel que celui de Saint-Félicien au Québec ou de Berlin avec l'ourson Knut, mais aussi de régions comme le Groenland. La pièce de monnaie canadienne de 2 dollars comporte l'image d'un ours blanc, animal choisi par le Canada comme mascotte pour les Jeux olympiques d'hiver de 1988 à Calgary ou encore par le Bowdoin College au Maine. Les habitants des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut au Canada ont une plaque d'immatriculation en forme d'ours blanc. L'ourson blanc Knut, depuis sa naissance au Zoo de Berlin, a beaucoup attiré l'attention des médias et du public, si bien que son nom a été déposé comme marque par le Zoo et est même coté en bourse[85]. Différentes utilisations de l'image de l'ourson ont été faites – de la friandise[86] au disque pour enfant[87] – avec un succès commercial indéniable. En 1993, Coca-Cola a abondamment utilisé l'image d'un ours blanc pour une de ses campagnes de publicité[88], mais l'ours y était montré avec des manchots, alors que ces animaux antarctiques vivent naturellement dans des régions opposées. Notes et références[modifier le code] ↑ a et b « Le saviez-vous ? La peau de l'ours polaire est noire ! », sur artyana.fr (consulté le 29 juin 2023). ↑ Ces extrémités d'une taille réduite lui permettent également de réduire les pertes de chaleur. ↑ Catherine Giroul, . ↑ (en) UICN : espèce Ursus maritimus Phipps, 1774 (consulté le 9 juillet 2018) ↑ a et b (en) Morten Jørgensen, Polar Bears on the Edge : Heading for Extinction while Management Fails, 2015, 228 p. (ISBN 978-3-937903-23-1 et 3-937903-23-2, lire en ligne). ↑ Parc national Wapusk. ↑ a b et c I. Stirling, Fiches d'information sur les mammifères : L'ours blanc, Hinterland Who's Who, 2002, (page consultée le 28 janvier 2008). ↑ a et b Hadoram Shirihai, Brett Jarrett, Guide des mammifères marins du monde, p. 353-355, éd. Delachaux et Niestlé, 2007. (ISBN 978-2-603-01511-7). ↑ (en) U.S. Fish and Wildlife Service. ↑ a b et c (consulté le 29 mars 2013). ↑ T. Appenzeller and D. R. 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Annexes[modifier le code] Encyclopédie enfants[modifier le code] Ours blanc - Vikidia, l’encyclopédie des 8-13 ans Ours blanc — Wikimini, l’encyclopédie pour enfants Sur les autres projets Wikimedia : Références taxinomiques[modifier le code] (en) Mammal Species of the World (3e éd., 2005) : Ursus maritimus Phipps, 1774 (consulté le 3 juin 2013) (fr + en) ITIS : Ursus maritimus Phipps, 1774 (consulté le 3 juin 2013) (en) Catalogue of Life : Ursus maritimus Phipps, 1774 (consulté le 15 décembre 2020) (en) Fauna Europaea : Ursus maritimus (Phipps, 1774) (consulté le 15 mars 2023) (en) Tree of Life Web Project : Ursus maritimus (consulté le 3 juin 2013) (en) Paleobiology Database : Ursus maritimus Phipps 1774 (consulté le 3 juin 2013) (en) WoRMS : espèce Ursus maritimus Phipps, 1774 (consulté le 3 juin 2013) Bibliographie[modifier le code] Norbert Rosing et Véronique Bureau (Traduction), L'ours polaire, Broquet, 2012, 56 p. (ISBN 978-2-89654-306-9) Christian Kempf, L'ours blanc, Viévy, Editions de l'Escargot Savant, coll. « Maxi-guides », 2013, 120 p. (ISBN 978-2-918299-35-6) Olga Vassilieva-Codognet, « "Plus blans que flours de lis" : Blanchart l’ours blanc de Renart le Nouvel, les ménageries royales et les encyclopédies du XIIIe siècle », Reinardus, volume 27, no 1, 2015, p. 220–248 [lire en ligne] Michel Foucher, L'Arctique, la nouvelle frontière, Paris, Cnrs, coll. « Biblis », 2014, 192 p. (ISBN 978-2-271-08147-6) Rémy Marion, Farid Benhammou et Valérie Masson-Delmotte (Préface), Géopolitique de l'ours polaire, Saint-Claude-de-Diray, Hesse Editions, 2015, 188 p. (ISBN 978-2-35706-032-6) Michel Rawicki et Hubert Reeves (Préface), Nanuk : Le grand livre de l'ours polaire, Paris, Albin Michel, coll. « A.M. Partenariat », 2019, 240 p. (ISBN 978-2-226-44340-3) Marie Lescroat, Olivier Larrey (Photographies) et Thomas Roger (Photographies), Grand Nord : Un monde à préserver, Vanves, E/P/A, 2019, 288 p. (ISBN 978-2-37671-152-0) Hubert Reeves, Frédéric Lenoir et Iolande Cadrin-Rossignol, La Terre vue du cœur, Paris, Le Seuil, coll. « Beaux livres », 2019, 192 p. (ISBN 978-2-02-143292-3) Mikaa Mered, Les mondes polaires, Paris, Presses universitaires de France - PUF, coll. « Manuels hors collection », 2019, 524 p. (ISBN 978-2-13-081536-5) Album[modifier le code] Stéphanie Ledu et Delphine Vaufrey (Illustrations), Les animaux de la banquise, Toulouse, Editions Milan, coll. « Mes p'tits docs (6 ans et plus) », 2008, 32 p. (ISBN 978-2-7459-3139-9) Collectif, L'ours blanc, Paris, Gallimard jeunesse, coll. « Diapostive (2 à 8 ans) », 2012 (ISBN 978-2-07-061404-2) Michel Piquemal, L'album l'ours blanc, Toulouse, Editions SEDRAP, coll. « Tu vois, je lis ! (6 ans et plus) », 2013, 24 p. (ISBN 978-2-7581-1421-5) Hans De Beer et Anne-Marie Chapouton (trad. de l'allemand), Le voyage de Plume (Plume, le petit ours polaire), Namur (Belgique)/Lagny-sur-Marne, Mijade, coll. « Les Petits Mijade (3 - 5 ans) », 2013, 26 p. (ISBN 978-2-87142-849-7) Jenni Desmond et Ilona Meyer (trad. de l'anglais), L'ours polaire, Paris, Les Editions des Éléphants, coll. « Album documenta (6 ans et plus) », 2017, 48 p. (ISBN 978-2-37273-043-3) Liens externes[modifier le code] Notices d'autorité : () (en) Animal Diversity Web : Ursus maritimus (consulté le 3 juin 2013) (fr) DORIS : espèce Ursus maritimus (consulté le 3 juin 2013) (fr) L'ours blanc dans Faune et flore du pays (Canada) (fr) SeaLifeBase : espèce Ursus maritimus Phipps, 1774 (+ noms communs) (consulté le 3 juin 2013) (en) Brainmuseum : Ursus maritimus (consulté le 3 juin 2013) (en) UICN : espèce Ursus maritimus (consulté le 25 décembre 2025) (en) CITES : Ursus maritimus Phipps, 1774 (+ répartition sur Species+) (consulté le 27 mai 2015) (fr) CITES : taxon Ursus maritimus (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le 27 mai 2015) (en) NCBI : Ursus maritimus (taxons inclus) (consulté le 3 juin 2013) v · mOurs Espèces d'Europe Ours brun (sous-espèces : ours brun d'Europe, ours marsicain) Espèces d'Amérique, dont du Groenland (et de banquise) Ours noir (dont ours Kermode) Ours à lunettes Ours brun (sous-espèces : grizzli ours kodiak) Ours blanc Espèces d'Asie Panda géant Ours noir d'Asie sous-espèces : ours noir de Formose ours noir du Japon Ours lippu Ours malais Ours brun (sous-espèces : ours bleu du Tibet ours brun de l'Oussouri ours brun de Syrie ours brun du Kamtchatka ours Isabelle ours de Gobi (ou mazaalai)) Hybride Grolar (ou pizzly) Espèces éteintes Grizzly de Californie Ours de Deninger Grizzli mexicain Ours de l'Atlas Ursus minimus Ours des cavernes Ours à face courte Aspects culturels Ours dans la culture Chasse à l'ours Culte de l'ours Viande d'ours Ours dans l'art Montreur d'ours Ours en peluche Liste d'ours de fictions Catégories liées : Ursidés Ours célèbres Ours de fictions Films mettant en scène un ours Ours imaginaires Portail des ursidés Portail des mammifères Portail de la conservation de la nature Portail de l’Arctique <img alt="" width="1" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1&quot; height="1" style="border: none; position: ab
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FOURNISSEUR DE YESCARD

Organisation de technologie financière qui continue à faire ses preuves dans la zone euro. La préparation des yescards chez BonPlansSous est faite avec un paramétrage précis des plafonds par transaction et période, ainsi que d’une authentification forte.

La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

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Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

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Louis XVI — Wikipédia

Louis XVI - Wikipédia

Louis XVI Portrait de Louis XVI en costume de sacre, huile sur toile de Joseph-Siffred Duplessis (1777, musée Carnavalet).

Louis XVI, né le 23 août 1754 à Versailles sous le nom de Louis-Auguste de France, est roi de France et de Navarre du 10 mai 1774 au 13 septembre 1791, puis roi des Français jusqu’au 21 septembre 1792. Alors appelé civilement Louis Capet, il meurt guillotiné le 21 janvier 1793 à Paris. Fils du dauphin Louis de France et de Marie-Josèphe de Saxe, il devient dauphin à la mort de son père. Marié en 1770 à Marie-Antoinette d'Autriche, il monte sur le trône en 1774, à dix-neuf ans, à la mort de son grand-père Louis XV. Héritant d'un royaume au bord de la banqueroute, il lance plusieurs réformes financières, notamment portées par les ministres Turgot, Calonne et Necker, comme le projet d'un impôt direct égalitaire, mais qui échouent toutes face au blocage des parlements, du clergé, de la noblesse et de la cour. Il fait évoluer le droit des personnes (abolition de la torture, du servage, etc.) et remporte une grande victoire militaire face à l'Angleterre, à travers son soutien actif aux indépendantistes américains. Mais l'intervention française en Amérique achève de ruiner le royaume. Louis XVI est principalement connu pour son rôle dans la Révolution française. Celle-ci commence en 1789 après la convocation des états généraux pour refinancer l'État. Les députés du Tiers, qui revendiquent le soutien du peuple, se proclament « Assemblée nationale » et mettent de facto un terme à la monarchie absolue de droit divin. Dans un premier temps, Louis XVI doit quitter le château de Versailles — il reste le dernier monarque à y avoir habité — pour Paris, et accepte de devenir un monarque constitutionnel. Avant la déclaration de guerre de la France à l'Autriche et avant la promulgation de la Constitution de 1791 qui fait de lui le dernier roi de France de la période dite de l'Ancien Régime, la famille royale quitte la capitale pour rejoindre Montmédy et est arrêtée à Varennes. L'échec de cette fuite a un retentissement important dans l'opinion publique, jusque-là peu hostile au souverain, et marque une fracture entre conventionnels. Devenu roi constitutionnel, Louis XVI nomme et gouverne avec plusieurs ministères, feuillant puis girondin. Il contribue activement au déclenchement d'une guerre entre les monarchies absolues et les révolutionnaires, en avril 1792. La progression des armées étrangères et monarchistes vers Paris provoque, lors de la journée du 10 août 1792, son renversement par les sections républicaines, puis l’abolition de la monarchie le mois suivant. Emprisonné, puis jugé coupable d'intelligence avec l'ennemi, celui qui est appelé par les révolutionnaires « Louis Capet » est condamné à mort et guillotiné sur la place de la Révolution à Paris le 21 janvier 1793. La reine et Élisabeth, la sœur du roi, connaissent le même sort quelques mois plus tard. Néanmoins, la royauté ne disparaît pas avec lui : après s’être exilés, ses deux frères cadets règnent sur la France sous les noms de Louis XVIII et Charles X, entre 1814 et 1830. Le fils de Louis XVI, emprisonné à la prison du Temple, avait été reconnu roi de France sous le nom de « Louis XVII » par les monarchistes, avant de mourir de tuberculose dans sa geôle en 1795, sans avoir jamais régné. Après l'avoir d'abord considéré soit comme un traître à la patrie soit comme un martyr, les historiens français adoptent globalement maintenant une vue nuancée de la personnalité et du rôle de Louis XVI, en s'accordant généralement sur le fait que son caractère n'était pas à la hauteur des circonstances exceptionnelles de la période révolutionnaire. Naissance, ondoiement et baptême[modifier le code] Louis-Auguste[c] de France naît au château de Versailles le 23 août 1754 à 6 h 24 du matin[a 1]. Il est le cinquième enfant et troisième fils du dauphin Louis de France (1729-1765), le quatrième avec sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe. De l'union de ce couple sont nés au total huit enfants : Marie-Zéphyrine de France (1750-1755) ; Louis de France (1751-1761), duc de Bourgogne ; Xavier de France (1753-1754), duc d'Aquitaine ; Louis-Auguste de France, duc de Berry, futur Louis XVI ; Louis Stanislas Xavier de France (1755-1824), comte de Provence, qui deviendra roi sous le nom de Louis XVIII en 1814 (reconnu comme tel dès la mort de Louis XVII en 1795 par certaines puissances européennes) ; Charles Philippe de France (1757-1836), comte d'Artois, qui deviendra roi sous le nom de Charles X à la mort du précédent ; Clotilde de France (1759-1802), reine de Sardaigne de 1796 à 1802 par son mariage avec le roi Charles-Emmanuel IV de Sardaigne ; Élisabeth de France (1764-1794), elle partage jusqu'aux derniers instants le sort de la famille royale. Elle est guillotinée. D'un premier mariage avec Marie-Thérèse d'Espagne, Louis de France avait eu une fille Marie-Thérèse de France (1746-1748). De nombreuses personnes sont là pour constater la venue du nouveau-né : l'accoucheur de la famille royale Jard ; le chancelier Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil, le garde des sceaux Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville et le contrôleur général des finances Jean Moreau de Séchelles, des porteurs, gardes du corps et la sentinelle. Le dauphin, en robe de chambre, accueille chacun en disant : « Entrez, mon ami, entrez vite, pour voir accoucher ma femme ». Peu avant la naissance, Binet, le premier valet de chambre du dauphin, a dépêché auprès de Louis XV, le grand-père du futur bébé, un piqueur de la Petite Écurie pour lui annoncer la naissance imminente alors que le roi avait pris ses quartiers d'été au château de Choisy-le-Roi. Juste après la naissance, le dauphin envoya quant à lui l'un de ses écuyers M. de Montfaucon annoncer cette fois-ci la nouvelle de la naissance proprement dite. Sur la route, Montfaucon croisa le piqueur qui, tombé de cheval puis mort peu de temps après[b 1], n'avait pu porter le premier message. L'écuyer apporta donc au roi les deux messages simultanément : celui de la naissance à venir et celui de la naissance survenue. Ainsi averti, Louis XV donna 10 louis au piqueur et 1 000 livres à l'écuyer avant de se rendre immédiatement à Versailles. Immédiatement après sa naissance, le bébé est ondoyé[d] à l'église Notre-Dame de Versailles[7] par Sylvain-Léonard de Chabannes (1718-1812)[8], aumônier du roi. Quand le roi entre dans la chambre, il saisit le nouveau-né et le prénomme Louis-Auguste avant de le nommer immédiatement duc de Berry. Le bébé est aussitôt confié à la comtesse de Marsan, gouvernante des enfants de France, avant d'être conduit dans son appartement par Louis François Anne de Neufville de Villeroy, duc de Villeroy et capitaine des gardes du corps du roi[a 2]. La nouvelle de la naissance est annoncée aux souverains d'Europe alliés de la couronne ainsi qu'au pape Benoît XIV. Vers 13 heures, le roi et la reine Marie Leszczyńska assistent à un Te Deum dans la chapelle du château. Les cloches des églises de Paris se mettent à sonner et, le soir, un feu d'artifice est tiré de la place d'armes et allumé de la main du roi au moyen d'une « fusée courante », de son balcon[9]. Jeunesse et préparation au pouvoir (1754-1774)[modifier le code] Dans l'ombre du duc de Bourgogne[modifier le code] Le nouveau-né souffre d'une santé assez fragile durant les premiers mois de sa vie. On dit de lui qu'il a un « tempérament faible et valétudinaire »[10]. Sa nourrice, qui est aussi la maîtresse du marquis de La Vrillière, ne donne pas assez de lait. Sur l'insistance de la dauphine, elle est remplacée par Madame Mallard[a 3]. Du 17 mai au 27 septembre 1756, le duc de Berry et son frère aîné, le duc de Bourgogne, sont envoyés au château de Bellevue sur les conseils du médecin genevois Théodore Tronchin, afin d'y respirer un air plus sain qu'à Versailles[a 4]. À l'instar de ses frères, le duc de Berry a pour gouvernante la comtesse de Marsan, gouvernante des enfants royaux. Cette dernière favorise, d'une part, le duc de Bourgogne en tant qu'héritier du trône, et d'autre part le comte de Provence, qu'elle préfère à ses frères. Se sentant délaissé, le duc de Berry ne la portera jamais vraiment dans son cœur et, une fois sacré roi, il refusera toujours d'assister aux fêtes qu'elle organisait pour la famille royale[a 5]. La gouvernante est notamment chargée d'apprendre aux enfants la lecture, l'écriture et l'histoire sainte. Leurs parents surveillent de près cette éducation, la dauphine leur enseignant l'histoire des religions et le dauphin les langues et la morale. Il leur apprend notamment que « tous les hommes sont égaux par droit de nature et aux yeux de Dieu qui les a créés »[11]. En tant que petit-fils du roi, le duc de Berry est tenu comme ses frères à un certain nombre d'obligations et de rituels : ils assistent tant aux enterrements royaux (qui ne manquent pas entre 1759 et 1768) qu'aux mariages des personnages importants de la cour et se doivent d'accueillir malgré leur jeune âge les souverains étrangers et les hommes d'Église notamment. C'est ainsi qu'en mai 1756, trois nouveaux cardinaux leur rendent visite : « Bourgogne (âgé de 5 ans) les reçut, écouta leurs discours et les harangua, tandis que Berry (22 mois) et Provence (6 mois), gravement assis sur des fauteuils, avec leur robe et leur petit bonnet, imitaient les gestes de leurs aînés »[12]. En grandissant, les petits-fils du roi doivent passer des jupons de leur gouvernante aux mains d'un gouverneur chargé de l'ensemble des activités éducatives. Après avoir pensé au comte de Mirabeau (père du futur révolutionnaire), le dauphin choisit pour ses enfants en 1758 un homme plus proche des idées monarchiques : le duc de La Vauguyon, prince de Carency et pair de France. Ce dernier appellera ses élèves les « Quatre F » : le Fin (duc de Bourgogne), le Faible (duc de Berry), le Faux (comte de Provence) et le Franc (comte d'Artois)[13]. La Vauguyon est assisté de quatre adjoints : Jean-Gilles du Coëtlosquet (précepteur), André-Louis-Esprit de Sinéty de Puylon (sous-gouverneur), Claude-François Lizarde de Radonvilliers (sous-précepteur) et Jean-Baptiste du Plessis d'Argentré (lecteur). Le dauphin demande à La Vauguyon de s'appuyer sur les Saintes Écritures et le modèle d'Idoménée, héros du Télémaque de Fénelon : « Vous y trouverez tout ce qui convient à la direction d'un roi qui veut remplir parfaitement tous les devoirs de la royauté »[13]. Ce dernier aspect est privilégié car le futur Louis XVI (et ses frères cadets), n'étant pas destiné à ceindre la couronne, est tenu à l'écart des affaires, on ne lui apprend pas à gouverner[14]. L'usage de la cour était que les enfants royaux passassent de leur gouvernante au gouverneur à l'âge de 7 ans. C'est ainsi que le duc de Bourgogne est remis au duc de La Vauguyon le 1er mai 1758, peu avant son septième anniversaire, quittant ainsi les robes d'enfant pour les habits masculins. Cette séparation d'avec sa gouvernante est difficile pour elle comme pour lui, et le duc de Berry se trouve lui aussi attristé par ce déchirement soudain. Le duc de Bourgogne est admiré par ses parents et par la cour. Intelligent et sûr de lui, il n'en demeure pas moins capricieux et convaincu de sa supériorité. Il questionne un jour ses proches en leur disant « Pourquoi ne suis-je pas né Dieu[15] ? » Tout semble montrer qu'il sera un grand roi. Un événement anodin va pourtant changer la destinée de la famille royale : au printemps 1760, le duc de Bourgogne tombe du haut d'un cheval en carton qu'on lui avait offert quelque temps plus tôt. Il se met à boiter et les médecins lui découvrent une grosseur à la hanche. L'opération qu'il subit n'y fait rien. Le prince est alors condamné à rester dans sa chambre et ses études sont interrompues. Il souhaite pour être consolé retrouver son petit frère, le duc de Berry. C'est ainsi que dès 1760, le futur roi passe exceptionnellement aux mains du gouverneur avant d'atteindre l'âge de 7 ans. La Vauguyon recrute pour lui un second sous-précepteur[a 6]. Les deux frères sont dès lors éduqués ensemble, le duc de Bourgogne se distrayant en collaborant à l'éducation de son jeune frère, et ce dernier s'intéressant davantage à la géographie et aux arts mécaniques. L'état de santé du duc de Bourgogne s'aggrave néanmoins et on lui diagnostique en novembre 1760 une double tuberculose (pulmonaire et osseuse). La cour doit se rendre à l'évidence : la mort du prince est aussi imminente qu'inéluctable. Ses parents se trouvent dans « un accablement de douleur qu'on ne peut se représenter »[16]. Dans l'urgence, l'enfant est baptisé le 29 novembre 1760, fait sa première communion le lendemain et reçoit l'extrême-onction le 16 mars 1761 avant de mourir en odeur de sainteté le 22 mars suivant, en l'absence de son petit-frère, alité lui aussi par une forte fièvre. Héritier de la couronne de France[modifier le code] La mort du duc de Bourgogne est vécue comme un drame pour le dauphin et la dauphine. Cette dernière déclarera : « rien ne peut arracher de mon cœur la douleur qui y est gravée à jamais »[17]. On installe le duc de Berry dans les appartements de son grand frère. Le 18 octobre 1761, le même jour que son frère Louis Stanislas Xavier, Louis Auguste est baptisé par l'archevêque Charles Antoine de La Roche-Aymon dans la chapelle royale du château de Versailles, en présence de Jean-François Allart (1712-1775), curé de l'église Notre-Dame de Versailles. Son parrain est son grand-père Auguste III de Pologne, représenté par Louis-Philippe, duc d'Orléans, et sa marraine est sa tante Marie Adélaïde de France[18]. Louis-Auguste se distingue déjà par une grande timidité ; certains y voient un manque de caractère, comme le duc de Croÿ en 1762 : « Nous remarquâmes que des trois Enfants de France, il n'y avait que Monsieur de Provence qui montrât de l'esprit et un ton résolu. Monsieur de Berry, qui était l'aîné et le seul entre les mains des hommes, paraissait bien engoncé[19]. » Il se montre néanmoins parfois à son aise devant les historiens et philosophes se présentant à la cour[e]. Il fait également preuve d'humour et de répartie[21]. La Vauguyon[f] et le prédicateur Charles Frey de Neuville[23] remarquent même chez le jeune homme d'assez grandes qualités pour en faire un bon roi. Sur le plan intellectuel, Berry est un élève doué et consciencieux. Il excelle dans les matières suivantes : géographie, physique, écriture, morale, droit public, histoire, danse, dessin, escrime, religion et mathématiques. Il apprend plusieurs langues (latin, allemand, italien et anglais) et savoure quelques grands classiques de la littérature comme La Jérusalem délivrée, Robinson Crusoé ou encore Athalie de Jean Racine[a 7]. Son père se montre néanmoins intransigeant et le prive parfois de chasse au moindre relâchement[24]. Élève studieux, il se passionne pour plusieurs disciplines scientifiques. Selon l'historien français Ran Halévi[25] : « Louis XVI a reçu l’éducation d’un « prince des Lumières » — C’était un monarque éclairé ». Les professeurs d'histoire Philippe Bleuzé et Muriel Rzeszutek précisent que : « Louis XVI connaissait le latin, l’allemand, l’espagnol, maîtrisait l’anglais parfaitement, pratiquait la logique, la grammaire, la rhétorique, la géométrie, l’astronomie. Il avait une culture historique et géographique incontestable et des compétences en économie ». Ils estiment qu’« il est très influencé par Montesquieu, qui lui inspire une conception moderne de la monarchie détachée du droit divin »[26]. Le destin du duc de Berry allait encore être bouleversé par un événement douloureux. Le 11 août 1765, le dauphin son père se rend en visite à l'abbaye de Royallieu et revient à Versailles sous la pluie. D'une santé déjà précaire et affligé d'un rhume, il est pris d'une violente fièvre. Il parvient à faire transporter la cour au château de Fontainebleau pour changer d'air, mais rien n'y fait et son état empire au fil des mois. Après une agonie de 35 jours, le dauphin meurt le 20 décembre 1765 à l'âge de 36 ans[27]. La dauphine est effondrée. Elle est d'autant moins disponible pour ses enfants qu'elle a contracté en le soignant le mal dont est mort son mari. Par respect pour lui, elle reprend en main l'éducation de ses enfants et ne change rien au programme exigeant que le feu dauphin imposait à son fils. À la mort de son père qu'il admirait, le duc de Berry devient donc dauphin de France. Il a 11 ans et a vocation à succéder immédiatement au roi, son grand-père, qui en a 55. Dauphin de France[modifier le code] Fin de l'éducation[modifier le code] Louis-Auguste est désormais dauphin, mais ce changement de statut ne l'exonère pas de poursuivre son éducation, bien au contraire. La Vauguyon recrute un adjoint supplémentaire pour enseigner au dauphin la morale et le droit public : le père Guillaume François Berthier. Le gouverneur incite le duc de Berry à penser de lui-même en lui appliquant la méthode du libre examen. Pour ce faire, il lui demande de rédiger dix-huit maximes morales et politiques ; le dauphin s'y emploie avec efficacité et parvient à y prôner notamment le libre commerce, la récompense des citoyens ou encore l'exemple moral que se doit d'afficher le roi (allusion à peine voilée aux frasques de Louis XV). L'ouvrage est récompensé par La Vauguyon, qui le fait même imprimer[28]. Le dauphin rédige même un ouvrage dans lequel sont relatées les idées inspirées par son gouverneur : Réflexions sur mes Entretiens avec M. le duc de La Vauguyon ; il y forge notamment sa vision de la monarchie en énonçant par exemple que les rois eux-mêmes « sont responsables de toutes les injustices qu'ils n'ont pas pu empêcher »[29]. Sa mère tempère cet élan libéral en lui inculquant plus encore les préceptes de la religion catholique ; c'est ainsi que le dauphin reçoit le sacrement de confirmation le 21 décembre 1766 et fait sa première communion le 24 décembre suivant. En grandissant, Berry commence à sortir davantage et pratique l'équitation. Il commence également à se passionner pour l'horlogerie et la serrurerie, deux loisirs qui ne le quitteront plus[30]. L'abbé Jacques-Antoine Soldini vient conforter l'éducation religieuse du jeune homme. Cependant, une autre tragédie frappe le jeune prince. Sa mère la dauphine meurt de maladie le 13 mars 1767. À douze ans, le futur roi est orphelin. Sa grand-mère, la reine Marie, meurt en juin de l'année suivante mettant fin à une décennie de deuil pour la famille royale de France. Décennie tragique qui a accompagné le futur Louis XVI dans ses premières années. Le roi veuf et âgé de 58 ans est mis en relation avec une très belle jeune femme de 25 ans et qui n'a guère froid aux yeux. La rumeur prétend même qu'elle a été prostituée. Mariée au frère de son "protecteur", elle peut paraître à la cour sous le titre de comtesse du Barry. Face au scandale, la benjamine des filles du roi Madame Louise, 32 ans, décide de mettre en œuvre un profond et ancien désir : quitter la cour, se consacrer totalement à Dieu et ainsi sauver l'âme de son père. Au printemps 1770, après avoir obtenu l'autorisation de son père, elle entre au Carmel de Saint-Denis, le plus pauvre Carmel de France. Le futur Louis XVI a 15 ans et on prépare de plus en plus ouvertement son mariage. L'éducation proprement dite du dauphin s'arrêtera avec son « établissement », c'est-à-dire son mariage. Celui-ci sera célébré à Versailles le 16 mai 1770 avec la jeune archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche[31],[32]. À cette occasion, l'abbé Soldini adresse au dauphin une longue lettre de conseils et recommandations pour sa vie à venir, et notamment sur les « mauvaises lectures » à éviter et sur l'attention à porter à son alimentation. Il l'exhorte enfin à toujours rester ponctuel, bon, affable, franc, ouvert mais prudent dans ses paroles[a 8]. Soldini deviendra plus tard le confesseur du dauphin devenu roi. Mariage avec Marie-Antoinette d'Autriche[modifier le code] Le mariage du dauphin est envisagé dès l'année 1766 par Étienne-François de Choiseul alors que le futur roi n'a que 12 ans. Le royaume de France étant sorti fragilisé de la guerre de Sept Ans, le secrétaire d'État trouve judicieuse l'idée de s'allier avec l'Autriche face au puissant royaume de Grande-Bretagne. Le roi est convaincu du projet, et dès le 24 mai 1766, l'ambassadeur d'Autriche à Paris écrit à l'archiduchesse Marie-Thérèse qu'elle « peut de ce moment regarder comme décidé et assuré le mariage du dauphin et de l'archiduchesse Marie-Antoinette »[12]. La mère du dauphin fait néanmoins suspendre le projet dans le but de maintenir la cour de Vienne dans l'expectative, « entre la crainte et l'espérance »[12]. « Suspendre » est le terme approprié, puisqu'elle meurt quelques mois plus tard, le 13 mars 1767. Le projet de mariage est alors remis sur la table. Peu après la mort de Marie-Josèphe de Saxe, le marquis de Durfort est envoyé en mission à Vienne pour convaincre la très respectée Impératrice douairière Marie-Thérèse et son fils des bienfaits politiques de cette union. Les négociations durent plusieurs années, et l'image donnée par le dauphin n'est pas toujours reluisante : Florimond de Mercy-Argenteau, l'ambassadeur d'Autriche à Paris, lui signale notamment que la « nature semble avoir refusé tout don à Monsieur le Dauphin, […], par sa contenance et ses propos ce prince n'annonce qu'un sens très borné, beaucoup de disgrâce et nulle sensibilité »[33]. Malgré ces avis, et malgré le jeune âge des intéressés (15 ans pour Louis-Auguste et 14 pour Marie-Antoinette), l'impératrice voit dans ce mariage l'intérêt de son pays et y donne son accord. Le 17 avril 1770, Marie-Antoinette renonce officiellement à la succession du trône autrichien et, le 19 avril, une cérémonie nuptiale est célébrée à Vienne, le marquis de Durfort signant l'acte de mariage au nom du dauphin. Marie-Antoinette part pour la France le 21 avril 1770 au cours d'un voyage qui durera plus de 20 jours accompagnée d'un cortège d'une quarantaine de véhicules[34]. Le cortège arrive en vue de Strasbourg le 7 mai. La cérémonie de « remise de l'épouse » s'effectuera au milieu du Rhin, à égale distance entre les deux rives, sur l'Île aux Épis. Dans un pavillon construit sur cet îlot, la jeune femme quitte son entourage autrichien, troque ses vêtements autrichiens pour des vêtements français, avant de ressortir outre-Rhin, accueillie par un cortège français et à côté de la comtesse de Noailles, sa nouvelle dame d'honneur[35]. À Nancy (devenue Française quatre ans plus tôt), dans l'église de Cordeliers, l'archiduchesse adolescente s'incline devant les tombeaux des ducs et duchesses de Lorraine, ses ancêtres, se rappelant que son nom est Marie-Antoinette de Lorraine d'Autriche. La rencontre entre le dauphin et sa future épouse a lieu le 14 mai 1770, au pont de Berne, dans la forêt de Compiègne. Le roi, le dauphin et la cour sont là pour accueillir le cortège. À sa descente du carrosse, la future dauphine fait la révérence au roi et est présentée par lui au dauphin conquis mais embarrassé, lequel lui fait un discret baiser sur la joue. Le carrosse royal mène ensuite le roi, le dauphin et sa future épouse au château de Compiègne, où une réception officielle est organisée le soir même pour présenter la future dauphine aux principaux membres de la cour. Le lendemain, le cortège s'arrête au carmel de Saint-Denis où Madame Louise s'est retirée depuis quelques mois, puis il se rend au château de la Muette pour présenter sa future épouse au comte de Provence et au comte d'Artois, et où elle fait connaissance avec la nouvelle et dernière favorite du roi, la comtesse du Barry. Le mariage officiel est célébré le lendemain 16 mai 1770 à la chapelle du château de Versailles, en présence de 5 000 invités. Là, Marie-Antoinette traverse la galerie des glaces en compagnie du roi et de son futur époux jusqu'à la chapelle. Le mariage est béni par Charles Antoine de La Roche-Aymon, archevêque de Reims. Le dauphin, ceint du cordon bleu de l'ordre du Saint-Esprit, passe l'anneau au doigt de sa femme et obtient du roi le signe rituel d'assentiment[a 9]. Puis, les époux et témoins signent les registres paroissiaux. Dans l'après-midi, les Parisiens, venus nombreux assister au mariage, sont autorisés à se promener dans le parc du château où les jeux d'eau ont été actionnés. Le feu d'artifice prévu le soir même a été annulé à cause d'un violent orage. Le dîner est organisé dans la toute nouvelle salle de spectacle du château édifiée pour l'occasion. Le repas est accompagné par 24 musiciens habillés à la turque. Les époux, eux, mangent très peu[a 10]. Peu après minuit, ils sont accompagnés à la chambre nuptiale. L'archevêque bénit le lit, le dauphin reçoit sa chemise nuptiale des mains du roi et la dauphine des mains de duchesse de Chartres, la plus haut placée des femmes mariées de la cour. L'assistance assiste au coucher des époux, le roi lance quelques grivoiseries et les mariés sont laissés à eux-mêmes[a 11]. Le mariage n'est pas consommé cette nuit-là. À la grande déconvenue de la cour et du peuple, le dauphin se montre incapable de consommer son mariage (et donc de donner des successeurs à la couronne et de légitimer son mariage). Cependant, les noces continuent d'être célébrées les jours suivants : les époux assistent à des opéras (Persée de Lully), des pièces de théâtre (Athalie, Tancrède et Sémiramis (en)). Ils ouvrent le bal organisé en leur honneur le 19 mai. Les festivités se terminent à Paris le 30 mai où l'on a prévu de tirer un feu d'artifice depuis la place Louis XV (là où quelques années plus tard le roi Louis XVI et son épouse seront guillotinés). Seule la dauphine a fait le déplacement, le roi ayant voulu rester à Versailles et le dauphin étant las de ces festivités. Alors que la Dauphine et Mesdames débouchent sur le Cours la Reine, on leur demande de rebrousser chemin. Ce n'est que le lendemain que la jeune princesse apprendra ce qui s'est passé : durant le feu d'artifice, un incendie s'est déclaré rue Royale, créant un mouvement de panique ; de nombreux passants ont été écrasés par des voitures et piétinés par des chevaux. Le bilan officiel fait état de 132 morts et des centaines de blessés. Les jeunes époux sont atterrés. Le dauphin écrit aussitôt au lieutenant général de police Antoine de Sartine : « J'ai appris les malheurs arrivés à mon occasion ; j'en suis pénétré. On m'apporte en ce moment ce que le Roi me donne tous les mois pour mes menus plaisirs. Je ne puis disposer que de cela. Je vous l'envoie : secourez les plus malheureux »[12]. La lettre est accompagnée d'une somme de 6 000 livres. Délicat sujet de la consommation du mariage[modifier le code] La consommation du mariage du dauphin, loin d'être une affaire privée, va rapidement devenir une affaire d'État : par sa descendance, ce n'est pas uniquement sa famille mais la monarchie tout entière que le futur roi doit pérenniser. Mais cette consommation pleine et entière au sens où l'épouse tombe enceinte, ne sera effective que le 18 août 1777, soit plus de 7 ans après le mariage du dauphin, mais une première tentative fut révélée en 1773. Selon l'écrivain Stefan Zweig, Louis-Auguste, victime d'une malformation des organes génitaux, aurait tenté chaque nuit d'accomplir son devoir conjugal, en vain. Ces échecs quotidiens se répercutent dans la vie de cour, le dauphin devenu roi étant incapable de prendre des décisions importantes et la reine compensant son malheur dans des bals et des fêtes. L'auteur avance même que le roi est « incapable de virilité » et qu'il lui est donc impossible « de se comporter en roi »[33]. Puis, toujours selon l'auteur, la vie du couple est rentrée dans l'ordre le jour où Louis XVI a enfin eut le courage de faire confiance à la chirurgie. Néanmoins selon Simone Bertière[30], l'une des biographes de Marie-Antoinette, cette infirmité physique n'a pas été la cause de la longue abstinence des époux, puisque le dauphin ne souffrait justement d'aucune infirmité de ce type. Certes, dès juillet 1770 (soit deux mois seulement après le mariage), le roi Louis XV profite d'une absence momentanée du dauphin pour convoquer Germain Pichault de La Martinière, un chirurgien alors réputé. Il lui pose deux questions médicales très précises : « Le jeune prince souffre-t-il d'un phimosis et est-il nécessaire de le circoncire ? Ses érections sont-elles entravées par un frein trop court ou trop résistant qu'un simple coup de lancette pourrait libérer ? ». Le chirurgien est clair : « le dauphin n'a aucun défaut naturel qui s'oppose à la consommation du mariage. » Le même chirurgien le redira deux ans plus tard en disant que « nul obstacle physique ne s'oppose à la consommation »[30]. L'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche s'empare du sujet, refusant de croire que sa fille pourrait être la cause de cet échec, disant « Je ne saurais me persuader que c'est de sa part que cela manque »[30]. En décembre 1774, devenu roi, Louis XVI se fait à nouveau examiner, cette fois-ci par Joseph-Marie-François de Lassone, médecin de la cour ; et en janvier 1776, c'est au docteur Moreau, chirurgien à l'Hôtel-Dieu de Paris, que revient la tâche d'examiner à nouveau le souverain. Les deux médecins sont formels : l'opération n'est pas nécessaire, le roi n'a aucune malformation. Les docteurs Lassone et Moreau avancent néanmoins plusieurs raisons à ce retard conjugal, le premier parlant d'une « timidité naturelle » du monarque et le second d'un corps fragile qui semble néanmoins « prendre plus de consistance »[30]. D'autres auteurs, comme le biographe Bernard Vincent[a 12], dénoncent quant à eux les coutumes de la cour qui, ajoutées à la timidité du roi et à la fragilité de son corps, ne pouvaient que retarder le moment suprême. En effet, les époux vivent dans des appartements séparés, et seul le roi a le droit de rendre visite à son épouse quand il s'agit de remplir le devoir conjugal. Une fois devenu roi, Louis XVI vit dans des appartements encore plus éloignés de ceux de sa femme qu'auparavant, et les allées et venues vers son épouse se font toujours sous le regard de courtisans curieux, notamment par la traversée du salon de l'Œil-de-bœuf. L'auteur ajoute que l'éducation prude et pudibonde des deux jeunes époux, au moment où ils étaient éduqués chacun dans leur pays, ne les avait pas disposés à s'abandonner du jour au lendemain aux audaces des relations conjugales. Car les adolescents, en étant tenus de passer leur première nuit ensemble[g], furent subitement confrontés à la vie adulte sans y avoir été préalablement préparés. Et ni leur éducation, ni leur corps à peine pubère ne pouvaient les aider à surmonter cette étape. Peu sûr de lui et peu romantique, Louis XVI trouvera refuge dans l'une de ses activités préférées : la chasse. Pour Aurore Chéry, l'explication réside uniquement dans des facteurs politiques : le futur Louis XVI étant opposé à l'alliance autrichienne, et cherchant à faire annuler son mariage, il se refusait à faire un enfant à sa femme et fuyait en conséquence les relations conjugales[36]. Les mois et les années passent sans que de réels progrès soient perçus, le couple delphinal et ensuite royal commençant à s'habituer à cette situation. Marie-Antoinette voit dans cette période une occasion de « jouir un peu du temps de la jeunesse », explique-t-elle à Mercy-Argenteau[30]. Un semblant de consommation survient en juillet 1773 où la dauphine confie à sa mère : « je crois le mariage consommé mais pas dans le cas d'être grosse »[30]. Le dauphin se précipite quant à lui chez le roi pour lui annoncer la nouvelle. Il semble en vérité que le dauphin n'a pu que déflorer son épouse sans aller jusqu'au bout. L'attente est récompensée le 18 août 1777. Le 30 août suivant, la princesse écrit à sa mère : « Je suis dans le bonheur le plus essentiel pour toute ma vie. Il y a déjà plus de huit jours que mon mariage est consommé ; l'épreuve a été réitérée, et encore hier soir plus complètement que la première fois […]. Je ne crois pas être grosse encore mais au moins j'ai l'espérance de pouvoir l'être d'un moment à l'autre »[30]. L'accomplissement du devoir conjugal portera son fruit à quatre reprises puisque le couple royal aura autant d'enfants, sans compter une fausse couche en novembre 1780 : Marie-Thérèse Charlotte (née en 1778), Louis-Joseph (né en 1781), Louis-Charles (né en 1785) et Marie-Sophie-Béatrice (née en 1786). Toutefois, des historiennes telles qu'Evelyn Farr, Aurore Chéry et Pascale Mormiche estiment que les deux derniers enfants du couple royal seraient en fait à attribuer à Axel de Fersen, Louis XVI et Marie-Antoinette n'ayant alors plus relations intimes[37],[38],[39]. Après ces quatre naissances, les époux n'entretiendront plus de relations conjugales. Ces échecs et cette nouvelle abstinence donneront au roi l'image d'un roi soumis aux volontés de sa femme. La longue route vers la consommation a terni au fil du temps l'image du couple. Et l'écrivain Simone Bertière d'affirmer : « une chasteté volontaire, respectueuse du sacrement conjugal, aurait pu être portée à son [celui de Louis XVI] crédit après le libertinage de son grand-père. Mais le ridicule des années stériles collera à son image, tandis que celle de la reine ne se remettra pas de sa course imprudente aux plaisirs frelatés »[30]. Quatre années de vie du couple delphinal[modifier le code] Entre le mariage du dauphin et son accession au trône s'écoulent quatre années, pendant lesquelles Louis-Auguste est volontairement éloigné du pouvoir par le roi, comme ce dernier le faisait auparavant avec son propre fils. Il met donc son temps à profit pour présider les cérémonies officielles, la chasse (à courre ou au fusil), les salons de Mesdames et la fabrication de clés et de serrures. Chez ses tantes, le dauphin rencontre ses tantes et ses frères accompagnés le moment venu par leurs épouses[40]. Les jeux, divertissements et pièces de théâtre du répertoire français y occupent une place importante pour des princes et princesses au sortir de l'adolescence. Chaque participant y fait souvent l'acteur, y compris la dauphine ; le dauphin, lui, y est peu enclin. Le couple se montre volontiers en public, notamment en prodiguant quelques instants de réconfort auprès des plus pauvres. L'historien Pierre Lafue écrit que « populaires sans l'avoir cherché, les deux époux frémissaient de joie en écoutant les acclamations monter vers eux, dès qu'ils paraissaient en public »[13]. Leur première visite officielle à Paris et au peuple parisien se déroule le 8 juin 1773. Lors de cette journée, le couple a reçu un accueil des plus chaleureux et la foule nombreuse n'a cessé de les acclamer. Au programme de cette longue journée, Louis-Auguste et son épouse ont été reçus à Notre-Dame, sont montés prier devant la châsse de Sainte Geneviève dans l'abbaye du même nom avant de finir par une promenade dans les Tuileries, ouvertes à tous pour l'occasion[a 13]. L'ambassadeur Autrichien Mercy-Argenteau résume la journée en affirmant que « cette entrée est d'une grande conséquence pour fixer l'opinion publique »[12]. Le couple prend goût à ces accueils triomphaux et n'hésite pas, dans les semaines suivantes, à sortir à l'Opéra, à la Comédie-Française ou encore à la Comédie-Italienne. Mort de Louis XV[modifier le code] Louis XV meurt à Versailles le 10 mai 1774 à l'âge de 64 ans, de la petite vérole. Les premiers symptômes de la maladie apparaissent le 27 avril précédent. Ce jour-là, le roi est à Trianon et a prévu d'aller chasser avec son petit-fils et héritier, le dauphin. Se sentant fiévreux, le monarque suit la chasse à bord d'une calèche. Quelques heures plus tard, son état s'aggrave et La Martinière lui ordonne de retourner à Versailles. Il y subit une saignée mais celle-ci ne produit aucun effet ; deux jours plus tard, le 29 avril, les médecins font savoir que le roi a contracté la variole, comme plusieurs membres de sa famille auparavant (notamment Hugues Capet ou encore le Grand Dauphin). Pour éviter la contagion, le dauphin et ses deux frères sont maintenus à distance de la chambre royale. Le visage du roi est couvert de pustules le 30 avril. Ne se faisant plus guère d'illusions sur son état de santé, il fait venir son confesseur, l'abbé Louis-Nicolas Maudoux, dans la nuit du 7 mai. L'Extrême-Onction lui est administrée le 9 mai au soir. Vers 16 heures le lendemain, le roi rend son dernier soupir. Le duc de Bouillon, grand chambellan de France, descend alors dans le salon de l'Œil-de-bœuf pour y crier la célèbre formule : « Le roi est mort, vive le roi ! »[a 14]. Entendant cela de l'autre bout du château, le tout nouveau monarque jette un grand cri[30] et voit accourir vers lui les courtisans venus le saluer ; parmi eux la comtesse de Noailles, qui sera la première à lui décerner le titre de Majesté. Le roi s'écrie : « Quel fardeau ! Et l'on ne m'a rien appris ! Il me semble que l'univers va tomber sur moi ! »[13]. La reine Marie-Antoinette aurait quant à elle soupiré : « Mon Dieu ! protégez-nous, nous régnons trop jeunes »[30]. Roi de France et de Navarre (1774-1791)[modifier le code] Accession au trône et premières décisions[modifier le code] Aussitôt après la mort de Louis XV, la cour se réfugie provisoirement au château de Choisy-le-Roi, afin d'éviter tout risque de contagion et de quitter l'atmosphère empuantie du château de Versailles. C'est à cette occasion que le nouveau roi prend l'une de ses premières décisions : celle d'inoculer l'ensemble de la famille royale contre la variole[a 15]. Le but de cette opération est d'administrer à très faible dose dans le corps humain des substances contaminées, le sujet devenant par la suite immunisé à vie. Néanmoins, le risque est réel puisqu'une dose trop importante peut faire contracter la maladie et par là causer la mort du patient. Le 18 juin 1774, le roi reçoit donc cinq injections et ses frères seulement deux chacun[h]. Les premiers symptômes de la variole apparaissent rapidement chez le roi : il souffre de douleurs aux aisselles le 22 juin, est pris de fièvre et de nausée le 24 ; quelques boutons apparaissent le 27 et une légère suppuration survient le 30. Mais la fièvre retombe le 1er juillet et le roi est définitivement hors de danger. L'opération est donc un succès, tant pour lui que pour ses deux frères chez qui les symptômes ont été presque imperceptibles[a 16]. Parmi les premières décisions notables du nouveau monarque, nous pouvons en relever trois autres : il fait enfermer Madame du Barry[i] et prend le nom de Louis XVI et non celui de Louis-Auguste Ier comme la logique le voudrait, afin de se placer dans la lignée de ses prédécesseurs. Enfin, il convoque tous les ministres en place, intendants de province et commandants des forces armées neuf jours plus tard. Pour l'heure, il s'isole dans son bureau pour travailler, correspondre avec les ministres, lire des rapports et écrire des lettres aux monarques européens. L'économie du royaume de France était entrée en récession depuis 1770. Ainsi, Louis XVI commence immédiatement à diminuer les dépenses de la cour : il diminue les « frais de bouche » et les frais de garde-robe, le département des Menus-Plaisirs, les équipages de chasse comme ceux du daim et du sanglier, la Petite Écurie (passant ainsi le contingent de 6 000 à 1 800 chevaux), et enfin le nombre de mousquetaires et de gendarmes affectés à la protection du roi[a 17]. Son frère le comte d'Artois le soupçonne d'avarice en le qualifiant de « Roi de France et avare »[13]. Le roi fait profiter les plus pauvres de ces économies en faisant distribuer 100 000 livres aux Parisiens particulièrement démunis[13], et il rend à plusieurs reprises visite aux familles les plus pauvres qui vivent aux alentours de Versailles[42]. De surcroît son premier édit, daté du 30 mai, exempta ses sujets du « don de joyeux avènement », impôt perçu lors de l'accession au trône d'un nouveau roi, et dont le montant s'élevait à vingt-quatre millions de livres[43]. D'après Metra, « Louis XVI semble promettre à la nation le règne le plus doux et le plus fortuné »[43]. Ministres et nouveau gouvernement[modifier le code] Le nouveau roi décide de gouverner seul et n'envisage pas de déléguer cette tâche à un chef de gouvernement. Néanmoins, il lui faut un homme de confiance et d'expérience pour le conseiller dans les décisions importantes qu'il aura à prendre. C'est la tâche de l'homme qu'on appelle officieusement le « Principal ministre d'État ». Louis XVI en nommera successivement sept pendant son règne : Jean-Frédéric Phélypeaux de Maurepas (1774-1781) ; Charles Gravier de Vergennes (1781-1787) : il exerce ce pouvoir de facto car officiellement le roi se passe de principal ministre pendant cette période ; Étienne-Charles de Loménie de Brienne (1787-1788) ; Jacques Necker (1788-1789) ; Louis Auguste Le Tonnelier de Breteuil (1789) ; Jacques Necker à nouveau (1789-1790) ; et enfin Armand Marc de Montmorin Saint-Hérem (1790-1791). La fonction prend fin avec la promulgation de la Constitution de 1791. Marie-Antoinette suggère au roi de nommer à cette fonction le duc de Choiseul, ancien ministre de Louis XV tombé en disgrâce en 1770. Le roi refuse de le nommer principal ministre d'État mais consent tout de même à le réintégrer à la cour. Il assiste à l'entrevue entre celui-ci et la reine et lui lance en guise d'affront : « Vous avez perdu vos cheveux, vous devenez chauve, votre toupet est mal garni »[15]. Selon l'historien Jean de Viguerie dans son ouvrage intitulé Louis XVI, le roi bienfaisant, les deux ministres qui auront le plus d'influence auprès du roi Louis XVI durant la majeure partie de son règne sont, dans un premier temps, le comte de Maurepas, puis à la mort de ce dernier en 1781, le comte de Vergennes[44]. À défaut de suivre l'avis de son épouse, le roi choisit d'opter pour le comte de Maurepas, sur les conseils de ses tantes[a 18]. Cet homme d'expérience, disgracié par Louis XV en 1747, avait pour beau-frère Louis Phélypeaux de Saint-Florentin et pour cousin René-Nicolas de Maupeou. Le 11 mai 1774, soit dès le lendemain de la mort du monarque, Louis XVI écrit à Maurepas la lettre suivante : « Monsieur, dans la juste douleur qui m'accable et que je partage avec tout le Royaume, j'ai pourtant des devoirs à remplir. Je suis Roi : ce seul mot renferme bien des obligations, mais je n'ai que vingt ans. Je ne pense pas avoir acquis toutes les connaissances nécessaires. De plus, je ne puis voir aucun ministre, ayant tous été enfermés avec le Roi dans sa maladie. J'ai toujours entendu parler de votre probité et de la réputation que votre connaissance profonde des affaires vous a si justement acquise. C'est ce qui m'engage à vous prier de vouloir bien m'aider de vos conseils et de vos lumières. Je vous serai obligé, Monsieur, de venir le plus tôt que vous pourrez à Choisy, où je vous verrai avec le plus grand plaisir »[15]. Deux jours plus tard, le 13 mai 1774, le comte de Maurepas vient auprès du roi à Choisy pour lui témoigner sa reconnaissance et s'engager à son service. Ayant à ses côtés un ministre d'État, il ne reste plus au roi qu'à convoquer le premier conseil au cours duquel il lui faudra décider s'il garde ou non les ministres déjà en place. Ce premier conseil n'aura pas lieu à Choisy mais au château de la Muette, la cour ayant dû à nouveau déménager car Mesdames souffrent des symptômes de la variole. Le premier conseil se tient donc au château de la Muette, le 20 mai 1774. Le nouveau roi n'y prend aucune décision, se limitant à faire plus ample connaissance avec les ministres en place et à leur donner la ligne de conduite qui doit être la leur : « Comme je ne veux m'occuper que de la gloire du royaume et du bonheur de mes peuples, ce n'est qu'en vous conformant à ces principes que votre travail aura mon approbation »[15]. Le roi procède à un remaniement des ministres progressif. Le changement commence le 2 juin 1774 par la démission du duc d'Aiguillon, secrétaire d'État de la Guerre et des Affaires étrangères. Loin de l'exiler comme le veut la coutume, le roi lui alloue la somme de 500 000 francs. D'Aiguillon est remplacé aux Affaires Étrangères par le comte de Vergennes, diplomate réputé pour être compétent et travailleur, « le plus sage ministre que la France eût rencontré depuis longtemps, et le plus habile qui se trouvât aux affaires en Europe » selon l'historien Albert Sorel[45]. Résidant au château de Compiègne pour l'été, le roi, conseillé par Maurepas, entreprend de remplacer quelques ministres à des postes où une grande compétence est nécessaire. C'est ainsi que Pierre Étienne Bourgeois de Boynes est remplacé par Turgot à la Marine, le premier étant écarté pour incompétence et légèreté manifestes, le second nommé à ce poste avant tout pour son administration efficace en tant qu'intendant de la généralité de Limoges[a 19]. Turgot est néanmoins retiré très rapidement de la Marine pour devenir contrôleur général des finances en remplacement de Joseph Marie Terray ; il est remplacé dans son précédent poste par Antoine de Sartine, ancien lieutenant-général de police[j]. Le portefeuille de la Justice passe de Maupeou à Miromesnil. Le duc de la Vrillière reste à la Maison du Roi tandis que le secrétariat d'État à la Guerre est confié au comte de Muy en remplacement d'Aiguillon. Muy mourra un an plus tard et sera alors remplacé par le comte de Saint-Germain. Au 24 août 1774, date à laquelle le nouveau gouvernement est entièrement formé, les ministres en place sont donc les suivants : Principal ministre d'État : le comte de Maurepas ; Contrôleur général des finances : Turgot ; Garde des Sceaux : Armand Thomas Hue de Miromesnil ; Secrétaire d'État à la Guerre : Louis Nicolas Victor de Félix d'Ollières, comte de Muy ; Secrétaire d'État à la Marine : Antoine de Sartine ; Secrétaire d'État aux Affaires étrangères : Charles Gravier de Vergennes ; Secrétaire d'État à la Maison du Roi : Louis Phélypeaux de Saint-Florentin, duc de la Vrillière. L'annonce du nouveau gouvernement est largement saluée et le peuple danse en foule dans les rues[15]. Cérémonie du sacre[modifier le code] Article détaillé : Sacre de Louis XVI. Le 11 juin 1775, en la cathédrale de Reims, il est sacré selon la tradition remontant à Pépin le Bref. Le dernier sacre, celui de Louis XV, a eu lieu le 25 octobre 1722 ; depuis, le principe même de cette cérémonie a été très critiqué par le mouvement des Lumières : L'Encyclopédie et les philosophes critiquent le rituel, n'y voyant qu'un exacerbation du pouvoir de Dieu et une comédie destinée à maintenir les peuples dans l'obéissance[46]. Le contrôleur général des finances, Turgot, reproche au monarque cette cérémonie coûteuse évaluée à 760 000 livres ; peu de temps auparavant, Nicolas de Condorcet a écrit à Turgot pour lui demander de faire l'impasse sur « la plus inutile et la plus ridicule de toutes les dépenses » de la monarchie. Turgot pense alors à faire une sorte de sacre allégé, probablement près de la capitale, à Saint-Denis où à Notre-Dame, pour réduire les coûts[46]. Cependant, pieux et très attaché à l'œuvre de ses prédécesseurs, même s'il est décidé à redresser la situation économique mal en point, le roi ne recule pas là-dessus et maintient la cérémonie avec autant de faste que prévu. La cathédrale Notre-Dame de Reims, lieu emblématique des sacres des rois de France, est métamorphosée pour les festivités, un véritable bâtiment étant construit à l'intérieur, avec balustrade, colonnes, lustres, faux marbres… C'est aussi la première fois depuis Louis XIII que le roi est marié au moment de son sacre, ce qui rend possible le sacre de son épouse consort. Mais le dernier sacre d'une reine, celui de Marie de Médicis le 13 mai 1610 à la basilique Saint-Denis, avait eu lieu comme un sombre présage, Henri IV ayant été assassiné le lendemain ; du reste la reine, dans la construction absolutiste du pouvoir, avait vu son importance politique diminuer. Décision est finalement prise de ne pas sacrer Marie-Antoinette. Elle assiste à la cérémonie depuis la plus grande des tribunes, avec les femmes importantes de la Cour[46]. La cérémonie est présidée par l'archevêque de Reims Charles Antoine de La Roche-Aymon, celui-là même qui avait baptisé et marié le dauphin. La cérémonie dure près de six heures - une loge permettant aux spectateurs de se reposer a été aménagée derrière la tribune de la reine[46] ; toutes les étapes ont lieu, le lever du roi, l'entrée, le serment, le rituel de chevalerie, les onctions, la remise des insignes, le couronnement, l'intronisation, la grand-messe, l'hommage des pairs, la messe-basse et la sortie. Toutefois la cérémonie omet, intentionnellement, le serment du roi devant « Dieu, le clergé et le peuple »[47]. Selon la tradition, le prélat prononce la formule suivante en posant la couronne de Charlemagne sur la tête du souverain : « Que Dieu vous couronne de la gloire et de la justice, et vous arriverez à la couronne éternelle »[15]. Conformément au rituel, le roi se rend ensuite dans le parc de la ville pour guérir les écrouelles des quelque 2 400 scrofuleux venus pour l'occasion, leur adressant à chacun la formule cérémoniale : « Le roi te touche, Dieu te guérisse ». Le couple royal gardera un très bon souvenir de la cérémonie et des festivités consécutives. Marie-Antoinette écrira à sa mère que « le sacre a été parfait […]. Les cérémonies de l'Église [furent] interrompues au moment du
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René Lévesque — Wikipédia

René Lévesque - Wikipédia

René Lévesque, né le à Campbellton ( Nouveau-Brunswick) et mort le à Montréal ( Québec), est un homme d'État québécois. D'abord connu comme journaliste, animateur de radio et de télévision, il est l'un des principaux artisans de la Révolution tranquille au sein du Parti libéral du Québec, pilotant l'achèvement de la nationalisation de l'électricité, et un ardent défenseur de la souveraineté politique du Québec.

René Lévesque, né le 24 août 1922 à Campbellton (Nouveau-Brunswick) et mort le 1er novembre 1987 à Montréal (Québec), est un homme d'État québécois. D'abord connu comme journaliste, animateur de radio et de télévision, il est l'un des principaux artisans de la Révolution tranquille au sein du Parti libéral du Québec, pilotant l'achèvement de la nationalisation de l'électricité, et un ardent défenseur de la souveraineté politique du Québec. À la tête du Parti québécois, un parti indépendantiste dont il est à l'origine, Lévesque est premier ministre de la province de 1976 à 1985. En 1980, il tient le premier référendum sur l'indépendance du Québec. Lévesque grandit à New Carlisle dans La Baie-des-Chaleurs. Élève doué formé chez les Jésuites de Gaspé, puis au Collège Saint-Charles-Garnier de Québec, il abandonne ses études en droit à l'Université Laval en 1943 et travaille comme annonceur et rédacteur pour la radio. Bilingue, il est recruté en 1944 comme agent de liaison puis correspondant de guerre pour l'Armée américaine. Dépêché à Londres, il participe aux campagnes militaires de France, d'Allemagne, d'Autriche et à la libération du camp de concentration de Dachau avec les troupes du général américain Patton puis du général Patch. Après la guerre, il s'installe à Montréal et travaille comme journaliste pour Radio Canada International (RCI) puis devient animateur vedette de Radio-Canada, où il anime l'émission Point de mire. Après son implication dans la grève des réalisateurs de Radio-Canada, qui commence en 1958, Point de mire est retirée de l'antenne à l'été 1959. Journaliste vedette, Lévesque quitte Radio-Canada pour devenir, en 1960, député pour le Parti libéral du Québec et ministre dans le gouvernement Lesage. Artisan de la Révolution tranquille, il est chargé de la nationalisation de l'électricité en tant que ministre des Richesses naturelles. Déçu de la position de son parti sur l'avenir politique du Québec, il quitte le Parti libéral pour fonder le Mouvement Souveraineté-Association (MSA) en 1967 puis, l'année suivante, le Parti québécois (PQ), une formation souverainiste d'inspiration sociale-démocrate. René Lévesque mène le Parti québécois au pouvoir lors de l'élection générale de 1976. Il devient alors le 23e premier ministre du Québec et prend la tête du premier gouvernement souverainiste de l'histoire de la province en novembre 1976. En 1980, les péquistes organisent un référendum sur la souveraineté du Québec : le « non » l'emporte avec 59,6 % des voix. Le Parti québécois et René Lévesque se maintiennent néanmoins au pouvoir lors de l'élection de 1981. Contesté au sein de son parti et peinant à susciter l'intérêt populaire pour la souveraineté, Lévesque se retire de la vie publique en 1985. Il meurt soudainement en 1987. Symbole de la Révolution tranquille, fondateur du Parti québécois, figure de proue du mouvement nationaliste, porte-étendard du projet souverainiste et défenseur de la social-démocratie, Lévesque est l'une des personnalités les plus marquantes de l'histoire du Québec. Biographie[modifier le code] Enfance et formation[modifier le code] Le surdoué de New Carlisle[modifier le code] René Lévesque grandit à New Carlisle (comté de Bonaventure, Gaspésie), un village à majorité anglophone et bourgeoise, comptant à l'époque près de 1 000 habitants[2]. Il naît toutefois de l'autre côté de la baie des Chaleurs, le 24 août 1922, à l'hôpital de Campbellton, au Nouveau-Brunswick[3],[4]. Ses parents ont décidé de s'y rendre car son frère aîné, qui devait naître à la maison, est mort-né à cause d'un médecin en état d'ébriété[4]. L'une des plus grandes figures de l'histoire québécoise est donc venue au monde dans une province voisine. René Lévesque est le fils de Diane Dionne-Pineault (1896–1979), née à Rivière-du-Loup et descendante d'une lignée des seigneurs de Tilly, et Dominique Lévesque (1889–1937)[5], un avocat trouvant ses racines à Saint-Pacôme-de-Kamouraska[2]. Le couple s'est formé à Rivière-du-Loup et s'est uni dans la même ville, le 4 octobre 1920, lors d'une sobre cérémonie à l'église Saint-Patrice[4]. La mère de René Lévesque est une femme cultivée « avide de connaissances » qui fait « figure d'intellectuelle »[6]. Le père de Lévesque est un jeune avocat prometteur qui, avant de s'établir en Gaspésie, travaillait au cabinet d'Ernest Lapointe, influent avocat et « lieutenant québécois » du premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King[6]. René Lévesque est d'ascendance normande du côté paternel. Plus tard, alors qu'il est premier ministre du Québec, il ira d'ailleurs en Normandie pour honorer la mémoire de Robert Lévesque, le premier porteur du patronyme à débarquer en Nouvelle-France[6]. Son biographe Pierre Godin fait ressortir deux ancêtres marquants de René Lévesque: Charles Pearson, mutin de la marine britannique au XIXe siècle, et Germain Dionne, rebelle canadien français ayant combattu aux côtés des Américains lorsqu'ils envahirent la Province of Quebec en 1775. Godin souligne avec humour qu'un tel arbre généalogique prédestinait Lévesque à devenir « l'enfant terrible de la politique québécoise »[6]. René Lévesque est l'aîné d'une famille de quatre enfants. Il a deux frères, Fernand et André, ainsi qu'une sœur, Alice. À New Carlisle, le foyer familial est une maison de bois blanc située au 16 rue Mount Sorel, sur une butte qui surplombe la baie des Chaleurs[7]. Si à l'époque elle était « considérée comme une maison bourgeoise », Godin souligne qu'elle serait aujourd'hui « bien ordinaire avec son portique rudimentaire orné d'un lustre en fer forgé plutôt banal, ses bay-windows qui en rompent l'harmonie ancienne et un solarium que les années ont un peu mutilé »[7]. Modeste comparativement aux luxueuses demeures des bourgeois anglophones de la région, elle met en lumière, pour Lévesque, les inégalités entre les Wasps et la population francophone[7]. Plus tard, il y verra même une manifestation du colonialisme : « Les Canadiens français à New Carlisle, nous étions des colonisés. Dans ce village, une minorité d'Anglais contrôlait tout, le CN, la banque, le magasin général… nous étions leurs indigènes. Ils n'étaient pas méchants. Ils nous traitaient comme les Rhodésiens blancs traitent leurs Noirs. Ils ne leur font pas de mal mais ils ont tout l'argent, donc les belles villas et les bonnes écoles »[7]. René Lévesque fait d'ailleurs ses études primaires dans une petite école de rang bilingue, une one-room schoolhouse qu'il qualifie de « misérable cabane »[8]. À l'école, les francophones le considèrent comme un enfant triste alors que les anglophones voient en lui un trouble maker[8]. Chétif, il fait toutefois preuve de caractère et ne craint aucun élève. Il côtoie surtout des catholiques à l'école primaire: Canadiens français, Acadiens ou encore anglophones d'origine irlandaise[9]. Bien qu'ils se taquinent entre eux, s'insultant de French frogs et de crawfish, René Lévesque conserve de bons souvenirs de cette époque, qu'il qualifie de « très folklorique »[9]. Il assure également qu'il n'a « gardé aucun ressentiment vis-à-vis des gens de langue anglaise »[9]. Il est pourtant confronté directement aux inégalités, notamment lorsqu'il passe devant la New Carlisle Academy, une high school moderne que fréquentent les fils de riches et qui contraste avec sa modeste école de rang où il étudie[9]. Malgré le sentiment d'injustice, le jeune René Lévesque, enfant hyperactif et bagarreur, est apaisé par la mer qui borde sa Gaspésie natale[9]. Influencé par un père qu'il admire, René Lévesque développe très tôt un goût pour la lecture[10]. Il confiera plus tard : « Quand j'y pense, je peux dire que c'est l'un des hommes les plus remarquables que j'aie connus. C'est un homme pour qui le mot « culture » avait un sens. Il m'a appris le français dans une édition illustrée des fables de La Fontaine... »[10]. Sa mère est également une « lectrice boulimique » depuis qu'elle est jeune [10]. Plus tard, durant l'été, René Lévesque dévore des livres mis à l'index par le clergé, notamment les romans d'Émile Zola, Guy de Maupassant et Gustave Flaubert. Il s'intéresse également à l'histoire et l'actualité, notamment lorsqu'il découvre le chancelier autrichien Engelbert Dollfuss, dont il admire le dévouement à l'indépendance autrichienne[11]. En 1933, après ses études primaires à l'école de New Carlisle, René Lévesque parcourt 200 kilomètres et commence des études classiques au collège de Gaspé, un établissement jésuite[10]. Il ne rentrera auprès des siens que pour les vacances d'été. L'influence de ses parents ne tarde pas à se révéler puisque l'enfant a une longueur d'avance sur ses camarades, lui qui a déjà lu la plupart des livres que les prêtres lui recommandent[10]. Élève doué, il se distingue notamment en rédaction et en syntaxe, disciplines où il démontre des aptitudes précoces[12]. Il fait toutefois preuve d'arrogance, conscient d'une supériorité intellectuelle qu'il estime lui mériter un traitement de faveur[12]. Il est d'ailleurs le préféré des jésuites, ce qui ne manque pas d'attiser la jalousie de ses camarades de classe[12]. Malgré sa réputation de petit prodige, le jeune René Lévesque ne perd pas sa fougue caractérielle, alors qu'il n'hésite pas à contester les règlements de l'établissement, notamment l'heure du couvre-feu, ou à taillader la redingote neuve d'un élève qui lui subtilise son statut de premier de classe[12]. Au séminaire de Gaspé, il entre en contact pour la première fois avec le monde politique lors des élections de 1935[13]. Il a alors l'occasion de rencontrer Philippe Hamel, meneur de l'Action libérale nationale (ALN) et figure de proue du mouvement pour la nationalisation de l'hydroélectricité[13]. Un an plus tard, à l'âge de treize ans, il expose déjà ses penchants nationalistes dans un texte qu'il publie dans L'Envol, le journal du séminaire de Gaspé[13]. Il y démontre également un attachement à l'héritage de la France[13] : « En Amérique, c’est à nous que revient cette mission qui est de projeter sur l’Amérique impérialiste la lumière de la culture française, de la culture spirituelle que, seuls, nous possédons. Or, pour ce faire, tout le monde le comprend, nous devons demeurer intégralement français. » Une nouvelle vie à Québec[modifier le code] En juin 1937, le père de René Lévesque meurt à la suite d'une intervention chirurgicale pour une crise d'appendicite[14]. Les funérailles ont lieu à l'église Saint-Patrice, à Rivière-du-Loup[14]. Par la suite, sa mère, qui a du mal à s'adapter à New Carlisle car elle ne maîtrise pas l'anglais, quitte la Gaspésie pour s'installer à Québec avec ses enfants[15]. En 1938, René Lévesque passe donc ses dernières vacances en Gaspésie. C'est l'occasion pour lui de s'initier à un domaine qui deviendra plus tard un gagne-pain: la radio. En effet, sur la recommandation de son père, il décroche un poste d'animateur à CHNC, une radio locale qui appartient au dentiste Charles Houde[15]. Les auditeurs entendent donc pour la première fois René Lévesque à la radio, qui annonce d'une voix juvénile: «Ici CHNC New Carlisle...»[15]. Après avoir quitté la Gaspésie de son enfance, René Lévesque reprend ses études sous l'enseignement des jésuites au Collège Saint-Charles-Garnier de Québec, où il passe beaucoup de temps à lire et demeure premier de classe[2]. Peu de temps après, le 3 janvier 1939, sa mère se marie avec Albert Pelletier, un avocat de « la vieille capitale » et ami de la famille qui pratiquait jadis le droit avec Dominique Lévesque, à New Carlisle[16]. René Lévesque aura beaucoup de mal à accepter cette situation, lui qui est encore marqué par l'héritage d'un père qu'il considère comme son héros[2]. À Québec, il se découvre une deuxième famille auprès des Marceau, un clan dont la mère, d'origine irlandaise, deviendra comme une seconde figure maternelle[17]. C'est aussi à ce moment que le jeune René noue une relation amoureuse avec Louise L'Heureux, fille d'Eugène L'Heureux, le rédacteur en chef de L'Action catholique[18]. À Saint-Charles-Garnier, René Lévesque impressionne ses camarades de classe en rhétorique[18]. Ces derniers réservent parfois même une ovation debout à ce tribun en devenir[19]. Baignant dans un climat patriotique et inspiré par le nationalisme d'Henri Bourassa et du Devoir, Lévesque signe aussi ses premiers textes politiques[19]. Il y affirme déjà un « idéalisme pragmatique », méprisant à l'égard du « nationalisme de parade et de drapeau »[19] : « Les rêveurs nuageux, les élucubrateurs de systèmes utopiques ne font jamais que des coches mal taillées. On en a vu de ces penseurs enfumés, soi-disant animateurs de soi-disant mouvements patriotiques… Des phrases sonores et bien senties, des exhortations enflammées… Et puis, rien : pas d’action, pas de réalités, rien que du bavardage. Des idéologues battant le tamtam du patriotisme, et non des constructeurs. » Malgré cette ferveur patriotique, René Lévesque n'est pas très actif dans l'opposition canadienne-française lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale en 1939[20]. Bien qu'il débatte de l'actualité européenne avec ses amis, il passe surtout son temps à jouer aux cartes, chanter et danser chez les Marceau[20]. Ce train de vie affecte indéniablement ses performances scolaires, alors que ses notes sont en chute libre et que les jésuites s'inquiètent[21]. Blaguant à propos de son assiduité en classe durant cette période, Lévesque dira plus tard qu'il passait plus de temps à jouer au poker qu'à assister à ses cours[22]. Celui qui tenait mordicus, en Gaspésie, à sa position de premier de classe, ne semble pas particulièrement inquiet par ses piètres résultats scolaires[21]. Finalement, sa nonchalance aura raison de lui puisqu'il il finit par être renvoyé du collège[21]. Lévesque expliquera, quelques années plus tard, que son échec scolaire à Saint-Charles-Garnier est attribuable à sa condition d'externe, qui ne lui offrait plus le même encadrement qu'au séminaire de Gaspé[21]. Malgré son indéniable talent, René Lévesque termine avec difficulté ses études classiques au séminaire de Québec. Il est alors plus absorbé par Louise L'Heureux et son poste de speaker de relève au poste de radio CKCV, qu'il vient de décrocher, que par ses examens[23]. Le 6 juin 1941, René Lévesque, qui n'est toujours pas sur les listes d'enrôlement militaire, passe une audition pour tenter de décrocher un poste à Radio-Canada[23]. Il n'est toutefois pas sélectionné et on lui conseille de se perfectionner encore au moins une année à CKCV[23]. Lévesque se concentre alors sur ses études et réussit son baccalauréat avec mention[23]. Au même moment, en septembre 1941, son beau-père Albert Pelletier meurt et sa mère redevient veuve[24]. Les contraintes de la guerre[modifier le code] Après ses études classiques, il entreprend des études de droit à l'Université Laval[25]. Il y rencontre Jean Marchand et Robert Cliche, deux hommes qui marqueront également l'histoire politique du Québec[25]. À l'université, Lévesque renoue avec la nonchalance académique alors qu'il passe plus de temps à animer chez CKAC et CKCV qu'à suivre ses cours[25]. Les restrictions de la guerre obligent toutefois CKCV à se départager de son jeune animateur à l'hiver 1942[25]. Lévesque retente donc sa chance chez Radio-Canada, qui finit par l'embaucher à titre d'annonceur suppléant sur un contrat d'un mois. Il travaille alors au Château Frontenac, où la société d'État est installée[25]. Malgré son contrat à durée déterminée, René Lévesque laisse rapidement sa marque et finit par être engagé comme annonceur maison, au salaire de 1 800 $ par année[25]. Le Service sélectif national doit alors confirmer sa nomination, un processus qui lui évite temporairement d'être enrôlé dans l'armée[25]. René Lévesque profite de cette liberté pour s'imposer à Radio-Canada, devenant un animateur remarqué qui concilie tant bien que mal la radio et les études en droit[25]. Cette liberté est toutefois de courte durée puisqu'il est convoqué, en 1943, à l'examen médical préalable au service militaire obligatoire[25]. Quarante ans plus tard, Lévesque exprimera ses positions sur la conscription: « Comme tout le monde, j'étais anticonscriptionniste. Comme jeunes citoyens, nous considérions que cette guerre n'était pas l'affaire du Québec. C'était briser une promesse qui avait été faite trop souvent, alors les gens ont mal réagi et je pense que je comprends ça. »[26]. René Lévesque est un gaulliste convaincu depuis l'appel du général de Gaulle aux résistants de la France libre[26]. Il n'a toutefois pas l'intention d'aller combattre en Europe, considérant qu'il a mieux à faire à Radio-Canada. Mais le 22 novembre, après examen, les médecins le classent dans la catégorie «A-1», ce qui enclenche sa convocation au camp d'entraînement militaire[26]. Alors que le registraire refuse d'ajourner son ordre de mobilisation et que les recours de ses patrons n'y changent rien, Lévesque doit se résigner à demander d'être envoyé en Europe en tant que journaliste plutôt que soldat[27]. Carrière journalistique[modifier le code] Correspondant de guerre[modifier le code] La chance lui sourit en 1944, lorsque le Bureau de l'information de guerre des États-Unis cherche des journalistes polyglottes pour contribuer à l'American Psychological Warfare Department[27]. Bien qu'il soit opposé à la conscription, Lévesque préfère nettement servir sous les ordres des États-Unis que dans les « forces de Sa Majesté »[27]. Au printemps, il est donc engagé comme agent de liaison pour le compte de l'armée américaine et se rend à Londres, quotidiennement bombardée par les V1 et les V2 allemands[2]. Dans la capitale britannique, il effectue essentiellement un travail de propagande pour le compte des États-Unis, diffusant des messages dans les pays occupés (France, Pays-Bas, Tchécoslovaquie, etc.) et en Allemagne par le biais d'une radio, La Voix de l'Amérique[28]. Il est également en communication avec la résistance française, qui prépare le débarquement de Normandie de l'autre côté de la Manche[28]. Plus tard, vers la fin de sa vie, Lévesque confiera qu'il a effectué ce travail de propagande sans remords[29] : « On sentait qu'il fallait absolument renverser l'affreux régime nazi parce que c'était une sorte de poison pour le genre humain. Alors, moralement, on ne se sentait honnêtement pas coupable de pousser de l'information tripotée parce que la censure devait être une espèce de support à l'effort de guerre. » Attaché aux forces américaines, René Lévesque participe aux campagnes militaires de France, d'Allemagne et d'Autriche. À l'été 1944, quelques semaines après le débarquement de Normandie, il arrive à Caen, où il constate tout le potentiel destructeur de la guerre: la ville est en ruine à la suite des bombardements alliés et des combats[29]. De retour à Londres, il s'impatiente dans son petit studio de Grosvenor Square, lui qui espère être déployé au cœur des évènements[30]. Ses vœux sont exaucés lorsqu'en octobre 1944, il monte à bord d'une forteresse volante qui bombarde le Pas-de-Calais[30]. En février 1945, il est correspondant de guerre pour les troupes des généraux américains Omar Bradley et George Smith Patton puis du général Alexander Patch[30]. En mars, Lévesque est rattaché à l'armée française alors qu'elle s'engouffre en Allemagne[31]. Il est témoin des règlements de comptes du général Monsabert contre les civils allemands, des scènes qui, selon Lévesque, « vous rendent triste pour le restant de vos jours »[31]. Le jeune journaliste québécois accompagne ensuite la première unité de la 45e division d'infanterie américaine qui atteint le camp de concentration de Dachau, en Allemagne, où il est profondément bouleversé par ce qu'il voit[2]. Lévesque y verra un témoignage de la facilité qu'a l'humain à sombrer dans la barbarie[32] : « Je me sentais comme dans un autre monde. Ce qu’on découvrait, c’était l’antisémitisme, mais surtout jusqu’où peut aller la chute dans la barbarie. Pas un accident de parcours. Une organisation systématique de la mort, une véritable industrie scientifique de l’extermination, un enfer fabriqué avec beaucoup de soin. C’était aussi une leçon terrible pour la civilisation parce qu’après tout, les Allemands étaient un peuple civilisé, de vieille culture... » La montée en puissance d'un journaliste vedette[modifier le code] De retour au Québec, René Lévesque est accueilli en héros par ses proches[33]. Selon son biographe Pierre Godin, son périple européen fit en sorte qu'il « ne verra plus jamais le monde de la même façon »[33]. Outre sa mère et sa fratrie, il retrouve sa bien-aimée, Louise L'Heureux, avec qui il s'est fiancé avant de partir en Europe[33]. La guerre terminée, il s'installe à Montréal et devient journaliste pour Radio Canada International (RCI) et débute comme animateur à La Voix du Canada, un service destiné aux auditeurs de France et d'Europe[34]. C'est à cette époque qu'il fait la connaissance de l'éminente journaliste Judith Jasmin, une femme qui laissera sa marque dans sa vie[34]. Mais René Lévesque n'a d'yeux que pour Montréal à l'époque[34]. La métropole d'après-guerre est en pleine ébullition et le jeune journaliste la parcourt du nord au sud et d'est en ouest, multipliant même les excuses pour éviter de rentrer à Québec auprès de sa fiancée[34]. Louise L'Heureux s'impatiente, confrontée à l'indécision de René Lévesque quant à leur mariage[34]. Il lui fera finalement la grande demande et le jeune couple se marie le 3 mai 1947 à l'église de la paroisse de Saint-Cœur-de-Marie, rue de la Grande Allée, à Québec[34]. René Lévesque et Louise L'Heureux auront plus tard trois enfants: Pierre (1948), Claude (1950) et Suzanne (1956). C'est à La Voix du Canada que René Lévesque commence à pratiquer le reportage[35]. En avril 1949, il intègre le service national de Radio-Canada lorsqu'il commence à animer l'émission d'actualité Journalistes au micro[36]. Malgré un physique peu avantageux et une voix qui n'est pas destinée à la radio, Lévesque brille par son charisme et reçoit rapidement les éloges du milieu[36]. Il se fait également remarquer par Judith Jasmin, qui anime à l'époque l'émission Le Coin des auditeurs[36]. Entre 1951 et 1954, elle sera sa maîtresse[37].En 1951, après la disparition de l'émission Journalistes au micro, René Lévesque retrouve, malgré lui, le Service international de Radio-Canada. Au même moment, à l'autre bout du monde, éclate un important conflit au sein duquel le jeune journaliste aura l'occasion de briller: la guerre de Corée[38]. Les reportages de Lévesque, qui couvre le conflit dans le cadre de ses fonctions à la Voix du Canada, captent l'attention de la haute direction de Radio-Canada. En juillet 1951, le Gaspésien est envoyé en Corée comme correspondant de guerre[39]. Ses reportages sur le terrain, diffusés sur les ondes du réseau national, le font découvrir du grand public[39]. René Lévesque se voit replongé dans ses souvenirs de la Seconde Guerre mondiale lorsqu'il suit les bataillons du Royal Canadian Regiment à travers les paysages d'une Corée en ruines[40]. Le conflit, qui s'achève en 1953, fait de René Lévesque un reporter étoile[41]. Le journaliste, à l'aube de la trentaine, est encensé par ses collègues du milieu, notamment par Gérard Pelletier, journaliste du Devoir[41] : « Personne jusqu'ici n'avait réussi à nous rendre présente cette guerre-prélude qui s'infecte là-bas comme une plaie. Ce n'est pas un reporter de Radio-Canada que nous entendons quand il nous parle. C'est un homme de notre milieu, un homme libre, qui a promené là-bas notre conscience, nos espoirs, nos craintes et notre curiosité. » En 1952, René Lévesque poursuit sa montée en puissance lorsqu'il est promu chef de service des reportages radiotélévisés à Radio-Canada. Avec la fin de la guerre de Corée, il devient animateur de l'émission de radio Au lendemain de la veille et des émissions télévisées Carrefour et Premier plan. Il anime également La revue de l'actualité aux côtés de Judith Jasmin[37]. Bien que Jasmin évolue quelque peu dans l'ombre de son collègue et amant, les deux journalistes font fureur dans le Québec d'après-guerre[37]. C'est aussi à cette époque que le septième art pénètre la culture populaire, alors que les Québécois se pressent à l'entrée des cinémas pour voir les vedettes hollywoodiennes à l'œuvre[42]. René Lévesque est au cœur de cette effervescence puisqu'il devient critique à l'émission La Revue des Arts et Lettres[42]. Grand amoureux des films, il s'insurge à l'époque contre la censure qui règne sous le gouvernement de Maurice Duplessis[42]. Il est également très critique à l'endroit d'Hollywood, à qui il reproche de foncer « misérablement vers l'insignifiance et la frivolité pour rivaliser avec la télé »[43]. En 1953, René Lévesque devient le premier patron du nouveau service des reportages de Radio-Canada[44]. Peu de temps après, il crée, avec Judith Jasmin, une nouvelle émission radiophonique: Carrefour[44]. Présentée aux heures de grande écoute, Carrefour se consacre uniquement aux reportages sur l'actualité[44]. C'est dans le cadre de cette émission que Lévesque commence à s'intéresser de près à la politique provinciale[44]. Il couvre notamment l'inauguration du chemin de fer de Sept-Îles par Duplessis, accompagne le duc d'Édimbourg, Philip Mountbatten, lorsque ce dernier débarque au Canada pour les Jeux de l'Empire de 1954, à Vancouver, et suit le premier ministre Lester B. Pearson lors d'un voyage diplomatique en Russie à l'automne 1955[45]. En URSS, il réalise des reportages remarqués et s'offre la première entrevue de Nikita Khrouchtchev par un journaliste occidental[46]. Lévesque enregistre un échange musclé entre le chef d'État soviétique et le premier ministre canadien, Lester B. Pearson . De retour à Montréal un scoop dans les valises, il se voit toutefois censuré par le ministère canadien des Affaires extérieures, qui n'apprécie pas la manière dont son reportage dépeint Pearson[47]. Plus tard, dans ses mémoires, René Lévesque reviendra sur cet évènement : «...ce scoop, le plus flamboyant de ma carrière, avait été étouffé pour les beaux yeux de Lester B. Pearson. C’était assez pour devenir… séparatiste[47]. » C'est aussi dans le contexte de Carrefour que René Lévesque découvre pour la première fois le Grand Nord québécois et ses peuples autochtones[45]. Dans le cadre de ses fonctions politiques, il sera plongé, quelques années plus tard, au cœur des enjeux de cette région. La fracture avec Radio-Canada[modifier le code] Article détaillé : Grève des réalisateurs de Radio-Canada. Alors que les téléviseurs font leur entrée dans les foyers québécois, l'émission Carrefour est transposée au petit écran en 1955[47]. Elle est maintenue aux heures de grande écoute, chaque soir de semaine entre 18h15 et 19h15[47]. Pour René Lévesque, ce passage à la télévision cimente sa consécration en tant que journaliste vedette. En avril 1956, Carrefour est écoutée par près de 60 % des foyers montréalais[47]. L'émission se penche, sous la forme d'entrevues et de reportages, sur divers enjeux qui traversent le Québec de l'époque, de la condition féminine à la place du joual dans l'identité québécoise[48]. Carrefour s'offre même parfois des invités de marque, notamment lorsque René Lévesque interviewe Eleanor Roosevelt, ancienne première dame des États-Unis[48]. Le parcours n'est toutefois pas sans embûches[49]. Lévesque se heurte notamment au refus de Radio-Canada d'augmenter son salaire, lui qui gagne deux fois moins que certains annonceurs de la chaîne[49]. Lorsqu'il décide de démissionner, la société d'État accepte les compromis afin de ne pas perdre les services de son animateur vedette: on double son salaire et on le réembauche à titre de pigiste[49]. C'est donc en tant que travailleur autonome que René Lévesque crée l'émission Point de mire, qui sera réalisée par Claude Sylvestre. Contrairement à Carrefour, plus généraliste, l'objectif de cette nouvelle émission hebdomadaire est de se pencher chaque semaine sur un seul sujet d'actualité brûlant[50]. Autre différence avec Carrefour, Point de mire est diffusée à une heure beaucoup moins achalandée: tous les dimanches à 23h15[50]. Quoi qu'il en soit, Lévesque travaille d'arrache-pied pour proposer du contenu de qualité[50]. Il se concentre sur l'actualité internationale, comme la crise du canal de Suez ou les luttes anticoloniales qui secouent le monde à l'époque[50]. Pour le biographe Pierre Godin, « Point de mire deviendra vite le rendez-vous obligé de quiconque a envie de comprendre comment tourne la planète »[51]. René Lévesque n'hésite pas non plus à prendre position lors de sa demi-heure d'antenne, notamment sur la question de la place du Québec au sein du Canada[52] : « Mais le diable de René fait les choses de façon si subtile que bien peu voient le manège. Son parti pris pour les plus démunis, que plusieurs collègues lui reprochent, est indéniable. Par exemple, il a bien sa petite idée sur la grève de Murdochville qu’une police liguée à la société Noranda tente de briser. Au pays de Maurice Duplessis, les conflits ouvriers sombrent vite dans l’odieux. À Point de mire, avec ses bouts de films, ses cartes, ses interviews et ses jugements incisifs, le journaliste jette sur la grève une lumière brutale mais vraie. Il montre des hommes dont les droits ont été bafoués et piétinés dans l’indifférence générale, des mineurs écrasés qui ne croient plus en rien. Chez lui, objectivité ne rime jamais avec neutralité, obséquiosité ou servilité, encore moins avec autocensure. Même sur le délicat sujet de l’unité canadienne, que Radio-Canada a pour mandat de promouvoir et de défendre. En juillet 1957, à l’occasion de la Fête du Canada, qui approche de ses cent ans, il conçoit un Point de mire spécial d’où émane son scepticisme quant à la viabilité de ce pays sans visage, trop grand, sans queue ni tête («Une maison de fous », dira-t-il une fois souverainiste) et composé de nations antagonistes auxquelles manque la volonté de s’aimer et de vivre ensemble. » Vidéos externes René Lévesque, journaliste pour Radio-Canada Vox-pop électorale concernant les élections de 1956 au Québec, émission Carrefour, Société Radio-Canada, 1956, 7 minutes. Le cinquième anniversaire de la télévision au Canada, émission Point de mire, Société Radio-Canada, 1957, 6 minutes. Sur la Guerre d'Algérie, émission Point de mire, Société Radio-Canada, 1958, 28 minutes. Sur les causes de la Seconde Guerre mondiale, émission Premier plan, Société Radio-Canada, 1959, 10 minutes. Sur la grève des réalisateurs de Radio-Canada, émission Petit point de mire, Archives de la CSN, 1959, 3 minutes. Sur la discrimination raciale aux États-Unis, émission Premier plan, Société Radio-Canada, 1960, 4 minutes. Lorsque René Lévesque fait de la guerre d'Algérie le grand dossier de Point de mire, on lui reproche à nouveau de prendre position[53]. En effet, alors qu'il est interviewé par le journaliste québécois, l'homme d'État français Guy Mollet croit déceler chez Lévesque des « sympathies algériennes »[53]. Ce dernier se heurte à un mur lorsqu'il demande un visa d'entrée en Algérie à l'occasion de la campagne référendaire de 1958[53]. René Lévesque couvre donc la guerre de l'autre côté de la Méditerranée, parcourant les villes de France afin de recueillir l'avis des Français quant à la « question algérienne »[53]. Bien qu'épanoui dans son nouveau décor d'animateur vedette, René Lévesque croule sous la charge de travail que nécessite la préparation d'une telle émission et a de moins en moins de temps à consacrer à sa famille[51]. Lévesque n'a toutefois pas l'intention de ralentir. Dans sa vie privée, il multiple les conquêtes féminines et, dans sa vie publique, il devient le « dieu des ondes imagées », pour reprendre les termes de Georges-Émile Lapalme, chef du Parti libéral du Québec (PLQ)[54]. En 1959, il se retrouve au cœur de la grève des réalisateurs de Radio-Canada lorsque la société d'État leur refuse la syndicalisation, arguant qu'ils sont des patrons et non des employés[55]. D'abord hésitant à appuyer la grève, René Lévesque finit par plonger corps et âme dans la contestation, notamment parce qu'il juge que Radio-Canada refuse le compromis car elle fait face aux revendications des francophones du réseau, comme l'explique Godin: « Cette ambiance de ''crois ou meurs'' le dérange. La décision du siège social d’Ottawa de déléguer à Montréal des négociateurs anglophones, Ron Fraser et Clive McKee, qui sont incapables de demander un café en français et qui n’ont jamais regardé une seule émission du réseau français, le fait basculer complètement[56] ». Outré, Lévesque rabâche au réalisateur Claude Sylvestre que la situation se serait réglée en trois jours si la grève avait lieu à Toronto[56]. René Lévesque finit par devenir la figure de proue du conflit[57]. On constate toute la portée de son influence, qui transcende largement les frontières de son auditoire[57]. Pour Pierre Godin, c'est aussi à ce moment que René Lévesque vécut son « illumination nationaliste »[57]. L'animateur vedette constate alors non seulement l'intransigeance de Radio-Canada et du gouvernement fédéral mais aussi l'indifférence et le « bris de solidarité » de ses collègues anglophones[58]. Les scènes de brutalité policière et son arrestation aux côtés de son ami et leader syndical Jean Marchand accentuent la fracture entre René Lévesque et Radio-Canada[59]. Au cœur de la grève, il crée l'émission Ce qui se brasse, à CKAC, où il ne se gène pas pour émettre des opinions engagées qui ne plaisent pas aux patrons de la société d'État. Lorsque ces derniers le forcent à choisir entre Ce qui se brasse et Point de mire, Lévesque est sans équivoque : « J’ai fini d’être l’esclave de Radio-Canada. Je compte bien à l’avenir m’orienter comme bon me semblera dans de nouvelles directions... »[60] Le 24 avril 1960, il coupe définitivement les ponts avec Radio-Canada et met le cap sur de « nouvelles directions » qui le mèneraient bientôt au sommet du Québec[60]. Le Parti libéral et la Révolution tranquille[modifier le code] Entrée à l'Assemblée nationale[modifier le code] Article détaillé : Élections générales québécoises de 1960. À la fin des années 1950, René Lévesque figure parmi les antiduplessistes[61]. Il publie d'ailleurs deux articles dans Cité Libre, une revue d'idées qui est au cœur de l'opposition. Libéral dans l'âme, Lévesque a soif de changement dans un Québec dirigé par l'Union nationale, parti conservateur et ruraliste, proche des milieux cléricaux. À l'approche des élections générales de 1960, Lévesque décide donc, avec son ami Jean Marchand, de s'impliquer au sein du Parti libéral du Québec (PLQ)[62]. Il est notamment convaincu par le programme que rédige Georges-Émile Lapalme, dans lequel le PLQ promet de faire la guerre au clientélisme, de moderniser l'appareil administratif, d'instaurer une panoplie de programmes sociaux et de réformer les institutions québécoises[63]. De leur côté, les libéraux sont ravis de mettre la main sur le candidat vedette, même si le chef du parti, Jean Lesage, s'inquiète du « radicalisme » de Lévesque : « Il nous en faut des hommes comme lui dans notre parti, mais pas trop. Autrement, on ne pourra pas les contrôler... »[63] Dans la vie personnelle du futur premier ministre, la fin des années 1950 est synonyme de turbulences. Après avoir rompu avec Judith Jasmin, il noue une nouvelle liaison avec une jeune comédienne qui accouche bientôt d'un enfant. Le 29 mai 1958, René Lévesque devient le père d'une petite fille, Isabelle[64]. Cet enfant adultérin sera l'«un des secrets les mieux gardés du Québec» selon son biographe[64]. Pas pour Louise L'Heureux, qui se doute des infidélités de son mari[64]. Elle finit par embaucher un enquêteur privé qui confirme ses soupçons[64]. Elle engage donc une procédure de divorce[64]. Les époux finiront toutefois par se réconcilier momentanément, notamment sous l'influence de Jean Lesage, qui refuse d'accepter la candidature de René Lévesque si sa situation conjugale ne rentre pas dans l'ordre[65]. C'est ainsi que le 6 mai 1960, à deux mois des élections prévues pour le 22 juin, la presse annonce la candidature de René Lévesque dans le comté de Montréal-Laurier[66]. Il ne s'agit pas d'un territoire facile à conquérir, même pour un candidat vedette, comme l'a démontrée quatre ans plus tôt la cuisante défaite du journaliste Pierre Laporte face à l'unioniste Arsène Gagné[66]. Majoritairement francophone, le comté est tout de même composé d'un tiers de Québécois issus de la diversité, principalement des Grecs et des Italiens[66]. Cette composante démographique donne à Montréal-Laurier une réputation d'imprévisibilité électorale[66]. Il s'agit toutefois d'un électorat intéressant pour René Lévesque, un «populiste» et «internationaliste» sensible aux questions d'immigration et de vivre-ensemble[66]. Gérard Pelletier témoigne de la première assemblée du charismatique candidat libéral[67] : « René Lévesque, à cette époque, n’a qu’un filet de voix rauque. Il compense cette faiblesse par un ton direct, percutant, et par un débit d’une rapidité stupéfiante. Il pratique le tir verbal à haute vélocité. Il débite plus de mots en trente secondes que la plupart des orateurs en deux minutes. Son intervention fait régner dans la salle un silence recueilli, comme si l’auditoire craignait de rater une phrase ou un mot. » De l'autre côté, les unionistes ne ménagent pas leurs efforts pour discréditer René Lévesque. En pleine guerre froide, alors que le spectre du communisme plane sur l'Occident, ces derniers usent de tactiques électorales qui rappellent le maccarthysme. La propagande unioniste associe René Lévesque à Nikita Khrouchtchev en publiant des photographies des deux hommes côte-à-côte lors du voyage de Lévesque en URSS[68]. Pour les unionistes, il représente «une inclinaison plus gauchiste que jamais du Parti libéral»[68]. Pendant ce temps, Lévesque parcourt son comté à la rencontre de l'électorat. Il privilégie une approche intimiste, faisant du porte-à-porte pour rencontrer les électeurs chez eux[68]. Ces «assemblées de cuisine» deviendront quelques années plus tard une approche privilégiée du Parti québécois[68]. René Lévesque mise également sur de nombreux discours alors qu'il devient l'orateur le plus prolifique du Parti libéral lors de la campagne de 1960[69]. Ses assemblées attirent les foules et sont particulièrement efficaces pour caricaturer l'Union nationale[69]. Il insiste notamment sur le scandale du gaz naturel de 1957, l'exploitation des ressources naturelles, la corruption, l'autonomie provinciale et l'état de l'éducation[69]. René Lévesque sait que Jean Lesage lui réservera le ministère des Richesses naturelles et se concentre donc sur cet enjeu[70]. Il reproche à l'Union nationale d'avoir vendu les ressources de la province pour «une cenne la tonne»[70]. Il promet d'augmenter les redevances des compagnies étrangères afin de faire plus de place aux Québécois[70]. Dans une poésie qui fascine les foules, il charge sans retenue le pouvoir: « Tous les aplatis qui rampaient devant Duplessis sont restés ankylosés, paralysés, après avoir rampé pendant seize ans. Ce ne sont plus des hommes, mais des guenilles ! Paul Sauvé a tenté de replâtrer ce mauvais gouvernement. Il s’est tué à la tâche. Il est mort le scalpel à la main, au-dessus du corps agonisant de l’Union nationale…[71] » Le 20 juin 1960, le Parti libéral conclut sa campagne électorale par une grande assemblée au Palais du commerce de Montréal[72]. Ce ralliement attire une foule de 25 000 personnes que René Lévesque galvanise en véritable tribun populaire, volant même la vedette à Jean Lesage[72]. Le 22 juin 1960, après une fin de campagne marquée par les irrégularités (bourrage d'urnes, intimidations, candidat homonyme pour confondre les électeurs, etc.), René Lévesque est élu député par une maigre majorité de 129 voix[73]. À l'échelle provinciale, le Parti libéral prend le pouvoir et forme un gouvernement majoritaire, mettant fin à un peu plus de 15 ans de domination sans partage du paysage politique par l'Union nationale[73]. C'est une victoire qui trouve racine dans les villes, puisque le PLQ remporte 23 des 37 circonscriptions urbaines mais seulement 28 des 58 comtés ruraux[73]. Le 4 juillet, René Lévesque est officiellement assermenté député de Laurier[73]. Responsabilités ministérielles et nationalisation de l'hydroélectricité[modifier le code] Articles détaillés : Nationalisation de l'électricité au Québec et Révolution tranquille. René Lévesque passe près de ne pas être chargé de l'hydroélectricité. En effet, lorsque Jean Lesage met en place son cabinet, il lui propose d'abord le ministère du Bien-être social[74]. Lévesque se montre toutefois convaincant et persuade le nouveau premier ministre de l'installer aux commandes de deux autres ministères: les Ressources hydrauliques et les Travaux publics[74]. Le premier mandat de Lévesque est de s'attaquer au favoritisme et au clientélisme qui règnent au sein des ministères qui lui sont confiés. Il se fait d'ailleurs rapidement proposer des pots-de-vin, qui lui font réaliser toute l'ampleur de la corruption dans les affaires publiques[75]. Aux Travaux publics, il doit faire le bilan des dossiers en cours et procéder à des appels d'offres publics pour les contrats dépassant les 25 000 dollars[76]. Le Parti libéral n'hésite toutefois pas à récompenser ses amis lorsque les projets impliquent des montants inférieurs à cette somme[77]. René Lévesque, qui s'est érigé contre le favoritisme lors de la campagne électorale, admet désormais que le patronage est inévitable mais «à prix égal et à qualité égale»[78].Au ministère des Ressources hydrauliques, il s'entoure d'économistes avec qui il cultive l'ambition d'octroyer plus de place à l'État dans la gestion de cette ressource naturelle de premier plan. Dans cette perspective, il décide que ce sera Hydro-Québec, et non les compagnies américaines, qui se chargerait de l'aménagement du barrage en voie d'être construit sur la rivière Manicouagan[79]. À l'époque, Hydro-Québec collabore beaucoup avec des compagnies ontariennes[80]. Lévesque s'assure, sous l'impulsion de son conseiller Jean-Paul Gignac, qu'elle fasse affaire avec des entrepreneurs locaux[80]. Ainsi, il permet à la société d'État d'acheter québécois même si les contrats coûtent 10% ou 15% plus cher[80]. En mars 1961, René Lévesque quitte ses fonctions pour s'installer aux commandes du ministère des Richesses naturelles. Il ne s'agit pas d'un radical changement de décor pour Lévesque car ce ministère, nouvellement créé, est issu de la fusion du ministère des Ressources hydrauliques et du ministère des Mines. Lévesque y constate toute l'importance de l'industrie minière dans l'économie québécoise. Ce secteur représente d'ailleurs une part plus importante du produit intérieur brut (PIB) que l'hydroélectricité (3%)[80]. Chaque année, on extrait 14 millions de tonnes de fer, 176 000 tonnes de cuivre et 276 000 tonnes de zinc du sous-sol québécois[80]. L'amiante de la province représente à l'époque 94 % de la production canadienne et 45 % de la production mondiale[80]. Lévesque hérite également d'une industrie ayant bénéficié d'importants développements sous le règne de l'Union nationale[80]. Toutefois, malgré les retombées économiques et la création d'emplois, le secteur minier est largement dominé par les capitaux étrangers: il est contrôlé à plus de 60% par les Américains[81]. Le Québec est d'ailleurs la province où les multinationales engendrent la plus grande marge de profit en Amérique du Nord et, à l'échelle canadienne, payent le moins de redevances[81]. René Lévesque se donne donc pour objectif de leur faire payer une juste part. Pour ce faire, le Parti libéral lance une réforme de la Loi des mines en mai 1961[82]. L'État québécois augmente alors les redevances exigées aux compagnies étrangères en plus de stimuler l'exploitation et l'exploration minières en s'octroyant le droit de retirer les baux des compagnies inactives[82]. Lévesque n'hésite pas à sauter dans la mêlée et à affronter les entrepreneurs récalcitrants, quitte à déclencher des polémiques. C'est le cas à Rouyn-Noranda, alors qu'il visite les quartiers généraux de la Noranda Mines, une compagnie torontoise dont les dirigeants critiquent frontalement les nouvelles conditions du Parti libéral[82] : « ...René Lévesque déclenche une véritable commotion. Au cours du banquet syndical, il exhorte les 500 métallos qui luttent pour de meilleures conditions de vie à cesser d’écouter « nos rois nègres qui sont payés pour nous faire peur ». L’enthousiasme éclate alors dans la salle, comme l’observent les reporters. Politicien du concret, René Lévesque s’en prend aux conditions de travail qui prévalent à la mine Noranda : « Vous n’avez même pas la parité salariale avec l’Ontario. L’industrie minière du Québec compte parmi celles qui rapportent le plus et paient le moins. C’est le Moyen Âge au point de vue social, c’est l’industrie qui est le plus en retard pour les caisses de retraite. » René Lévesque dénonce encore le flagrant manque de respect pour le français. Au fond de la mine, l’anglais est roi et maître, même si les mineurs ne le parlent pas. Les contrats de travail sont rédigés uniquement en anglais et les promotions sont toujours à l’avantage des anglophones et des immigrants anglicisés. Puis vient l’ultimatum lancé aux dirigeants de la Noranda : « Apprenez à vous civiliser dans le temps qui vous reste…» Il les taxe de Rhodésiens et dresse un parallèle entre le racisme de la minorité blanche de la Rhodésie vis-à-vis de sa majorité noire et celui des potentats unilingues de Noranda Mines envers les mineurs francophones.» » S'il ne peut pas nationaliser l'industrie minière, René Lévesque compte impliquer davantage l'État au sein du processus d'exploration. C'est dans cette perspective que l'électrisant ministre des Ressources naturelles crée une nouvelle institution : la Société québécoise d'exploration minière (SOQUEM)[83]. La nouvelle société, qui n'a pas tout de suite reçu l'approbation de Jean Lesage lorsque Lévesque soumit son mémoire au cabinet, finit par devenir un symbole fort de la réappropriation du territoire par l'État québécois[83]. Lorsque la SOQUEM entame ses premiers projets, en Abitibi-Témiscamingue, le ministère des Ressources naturelles est inondé de lettres d'ingénieurs québécois exilés à l'étranger[83]. Ces derniers, enthousiasmés par les réformes du gouvernement Lesage, désirent revenir au pays pour travailler chez eux[83]. L'exploration n'est toutefois pas le monopole de la SOQUEM. En effet, René Lévesque lui-même profite de la moindre occasion qui se présente pour parcourir les quatre coins du Québec[84]. Le jeune ministre se forge l'image d'un homme proche du peuple, sensible aux enjeux des «petites gens»[84]. Parallèlement, la presse le présente comme un «champion de l'absentéisme parlementaire»[84]. Il trouve d'ailleurs peu de temps pour sa famille, pris entre ses responsabilités ministérielles et des aventures extraconjugales qui ne durent pas. Cette situation pèse sur son couple, qui s'effrite peu à peu[85]. Vidéos externes La nationalisation de l'électricité expliquée par René Lévesque du Parti Libéral du Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 1962, 28 minutes. Conférence de René Lévesque sur l'importance du syndicalisme, prononcée le 18 juin 1965, FTQ-Construction, 1965, 27 minutes. Po
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Charles XIV Jean — Wikipédia

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Jean-Baptiste Bernadotte Jean-Baptiste Bernadotte (dont le nom de baptême est Jean Bernadotte et dit, plus tard, Jean-Baptiste Jules Bernadotte, mais peu usité), né le à Pau et mort le à Stockholm, est un militaire français devenu roi de Suède en 1818 après avoir été élu par le Parlement suédois comme héritier du roi .

Jean-Baptiste Bernadotte Jean-Baptiste Bernadotte (dont le nom de baptême est Jean Bernadotte[1] et dit, plus tard, Jean-Baptiste Jules Bernadotte[2], mais peu usité), né le 26 janvier 1763 à Pau et mort le 8 mars 1844 à Stockholm, est un militaire français devenu roi de Suède en 1818 après avoir été élu par le Parlement suédois comme héritier du roi Charles XIII. Il devient roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean (Karl XIV Johan) et roi de Norvège sous le nom de Charles III Jean (Karl III Johan). Il est l'ancêtre de plusieurs monarques européens actuels : le roi Charles XVI Gustave de Suède, le roi Harald V de Norvège, le roi Frédéric X du Danemark, le roi Philippe de Belgique ainsi que le grand-duc Guillaume V du Luxembourg. Forcé par les faibles ressources de sa famille, il s'engage dans le régiment Royal-La Marine en 1780. Après un passage en Corse et une mutation à Grenoble, sa carrière connaît un avancement rapide sous la Révolution française, atteignant le grade de général en 1794. Il occupe également, pendant une courte période, le poste de ministre de la Guerre. Ses relations avec Napoléon Bonaparte sont houleuses, mais les deux hommes se réconcilient en 1804, et Bernadotte est élevé à la dignité de maréchal d'Empire, la plus haute distinction militaire du pays. Il participe aux campagnes napoléoniennes à la tête d'un corps d'armée, mais son inaction le jour de la bataille d'Auerstaedt en 1806 et le mauvais comportement de ses troupes à celle de Wagram en 1809 lui attirent les critiques de l'Empereur. En 1810, il est choisi par le Parlement suédois comme héritier du roi Charles XIII, vieux, malade et sans enfants. Il prend alors le nom de Charles Jean et le titre de régent du royaume. Alors que sa nomination laissait entrevoir une amélioration des relations entre la France et la Suède ainsi que la possibilité pour cette dernière de recouvrer la Finlande, le nouveau prince héritier conduit la politique étrangère suédoise dans une direction totalement opposée en s'alliant avec la Russie et le Royaume-Uni contre l'Empire français. Il accepte d'entrer dans la Sixième Coalition contre Napoléon en 1813, prenant personnellement la tête de l'armée du Nord, et obtient en contrepartie que la Norvège soit cédée à la Suède. Cette revendication est satisfaite par le traité de Kiel de 1814, ratifié quelques mois après la victoire des Alliés à la bataille de Leipzig. Les Norvégiens s'étant rebellés contre la domination suédoise, Charles Jean mène une brève campagne militaire qui se solde par la convention de Moss et l'entrée de la Norvège dans une union personnelle avec la Suède. Il monte sur les trônes suédois et norvégien en février 1818 après la mort de Charles XIII et II. En tant que nouveau souverain, Charles Jean s'efforce d'améliorer l'économie du pays en équilibrant le budget intérieur avec le paiement de la dette extérieure et en développant les infrastructures, avec par exemple la construction du canal Göta. Il essaie également de rapprocher la Norvège de la Suède par le biais d'un projet de fusion territoriale mais se heurte à l'opposition du Parlement norvégien. La politique étrangère qu'il met en œuvre permet de maintenir les droits de douane à un niveau relativement acceptable, et le royaume connaît sous son règne une période de paix sur le plan intérieur tout en adoptant une attitude neutre dans les affaires internationales. Ses adversaires libéraux lui reprochent néanmoins son entêtement, particulièrement manifeste au cours des années 1830, ce qui incite le roi à effectuer certaines concessions dans les dernières années de son règne. Il meurt en 1844 à l'âge de 81 ans et son fils Oscar Ier lui succède. Jeunesse[modifier le code] Roturier de naissance, Jean-Baptiste Bernadotte vit le jour le 26 janvier 1763 à Pau, alors dans la province de Béarn, au sud-ouest du royaume de France. Il était le dernier d'une fratrie de trois enfants qui comprenait un frère, Jean, et une sœur, Marie, issus du mariage d'Henri Bernadotte et de Jeanne de Saint-Jean. Par son ascendance paternelle, il appartenait à une lignée de propriétaires terriens et d'artisans (de tisserands et de tailleurs)[3],[4],[5] et par son ascendance maternelle, il descendait de plusieurs vieilles familles de la noblesse de Bigorre (dont la famille d'Abbadie de Sireix)[3],[4],[5]. La famille Bernadotte appartenait à la bourgeoisie de Pau[6], établie dans cette ville depuis plusieurs générations[7]. Henri Bernadotte, son père, était avocat de profession et exerçait la charge de procureur du roi[8] dans un petit tribunal de province. Sa fortune était si peu considérable qu'il dut attendre l'âge de 43 ans pour se marier[9], et il mourut peu de temps après le 17e anniversaire de Jean-Baptiste[10]. La venue au monde de Jean-Baptiste Bernadotte fut prématurée et il fut baptisé dès le lendemain à l'église. Prénommé Jean à sa naissance, il reçut en complément le nom de Baptiste en l'honneur de saint Jean-Baptiste[11]. Le nouveau-né fut confié pendant un an aux soins d'une nourrice à quelques kilomètres de Pau. Ses relations avec sa mère ne furent sans doute pas très bonnes car il ne lui rendit visite qu'une seule fois après son engagement dans l'armée[12]. Il fut éduqué chez les bénédictins[8] mais il est possible qu'il reçût une partie de son instruction au domicile familial, comme cela se faisait couramment à l'époque[12]. Selon l'historien Franck Favier, « il [Bernadotte] apparaît dans les souvenirs des Palois comme un garçon turbulent, un jeune homme bagarreur, multipliant les batailles de rue et les courses de chevaux »[13]. À l'âge de 15 ans, il commença à travailler comme apprenti chez Jean-Pierre de Batsalle, un avocat réputé de Pau[14]. Début de carrière militaire[modifier le code] Dans l'armée du roi : du simple soldat au sergent[modifier le code] Son père mourut le 31 mars 1780, laissant sa famille dans une situation financière difficile[15]. Le 3 septembre de la même année, Bernadotte s'engagea comme simple soldat dans le régiment Royal-La Marine, une unité particulièrement utilisée dans la protection des colonies et des ports[16]. Après avoir effectué son instruction à Collioure, alors âgé de 18 ans, il fut envoyé en service actif en Corse[17]. Il y resta deux ans en garnison et fut affecté à la compagnie de grenadiers de son régiment le 20 mai 1782[18]. Il rentra chez lui à l'automne suivant en congé maladie, suivit ensuite son régiment en garnison dans plusieurs villes parmi lesquelles Besançon, Grenoble, Vienne, Marseille ainsi qu'en Charente-Maritime, avant de s'absenter de nouveau au printemps 1784 pour raisons de santé[19]. Le 16 juin 1785, Bernadotte est promu caporal, puis sergent le 31 août[20]. L'année précédente, le Royal-La Marine avait reçu un nouveau colonel, qui remarque Bernadotte et lui confie diverses tâches : il est ainsi tour à tour chargé de trouver de nouvelles recrues, de fournir des uniformes et de donner des cours d'escrime aux soldats[21]. En 1788, son régiment est envoyé à Grenoble[22], où durant son séjour il aurait eu une liaison avec une jeune grenobloise nommée Catherine Lamour qui, en août 1789, fait baptiser un enfant naturel de sexe féminin en déclarant qu'il en est le père[25]. D'un physique agréable et fréquentant beaucoup les femmes, Bernadotte hérite de cette période le surnom de « sergent Belle-Jambe »[26]. Il est promu au grade de sergent-major le 11 mai 1788[27]. Un mois plus tard, le 7 juin, éclate la journée des Tuiles, considérée comme un prélude à la Révolution française. Selon l'historien Alan Palmer, c'est Bernadotte qui commande les troupes chargées de la répression de l'émeute[28]. Pour Dunbar Plunket Barton, ce dernier participe effectivement aux événements mais sans y jouer un rôle particulier, l'auteur réfutant le récit de Michelet selon lequel Bernadotte aurait fait tirer sur la population[29]. Le Royal-La Marine est dirigé au printemps 1789 à Avignon puis à Marseille durant l'été, alors que la ville était déjà en proie à des troubles révolutionnaires[28]. Le 7 février 1790, Bernadotte est promu adjudant sous-officier, qui était alors le plus haut grade qu'un roturier pouvait atteindre dans l'armée royale[30]. Son avancement est donc bloqué à compter de cette date et il faut attendre les développements ultérieurs de la Révolution pour que Bernadotte soit promu de nouveau[31]. Durant son séjour à Marseille, Bernadotte fait à plusieurs reprises preuve d'initiative. Peu après son arrivée dans la ville, il vient en aide à son colonel, le marquis d'Ambert, dans un conflit avec les autorités locales et lui évite d'être lynché par une foule en colère[32],[33]. Une autre fois, alors qu'il se trouve dans le village de Lambesc, non loin de Marseille, il parvint, grâce à son éloquence, à empêcher ses camarades de se mutiner. L'incident se serait déroulé à l'intérieur d'une église où certains des soldats étaient logés et Bernadotte serait monté sur une chaire pour prononcer un sermon qui aurait rapidement mis fin au désordre[34]. L'épisode reste controversé mais il semble qu'à cette période le régiment de Bernadotte était beaucoup moins sujet aux désertions que la plupart des autres unités[35]. Ascension dans la tourmente révolutionnaire[modifier le code] La Révolution française éclate en juillet 1789. À l'automne 1790, le régiment de Bernadotte est transféré sur l'île d'Oléron avant d'être envoyé en avril 1791 sur l'île de Ré, où il reste pendant un an[36]. Bernadotte est nommé lieutenant en mars 1792 et chargé de commander le dépôt du 36e régiment d'infanterie ci-devant Anjou, à Saint-Servan, en Bretagne[35]. Peu de temps après, son unité reçoit l'ordre de marcher vers l'est. À la même époque, la Révolution entre dans une phase plus radicale et des commissaires politiques sont désignés pour surveiller l'armée. Le régiment de Bernadotte est dirigé sur la ville allemande de Bingen am Rhein après la victoire française de Valmy et y séjourne pendant l'hiver[37]. Les hostilités reprennent au printemps 1793, lorsque les troupes prussiennes franchissent le Rhin et commencent à faire pression sur les Français. L'Espagne ayant rejoint la coalition contre la France, Bernadotte tente vainement d'être transféré à l'armée des Pyrénées occidentales avec l'appui de son frère. Dans une lettre à ce dernier, il raconte comment il est parvenu à empêcher la panique de gagner ses soldats lors d'une attaque des Impériaux au sud de la ville de Spire, en mai 1793[38]. C'est la première fois que Bernadotte parvient à maintenir la cohésion de ses troupes sous le feu en excitant les hommes par son ardeur[39]. Ses brillants états de service lui assurent une promotion rapide au sein de l'armée. Nommé capitaine en juillet 1793 après s'être signalé dans des combats autour de Spire et de Mayence, son grade est officiellement confirmé l'année suivante par le ministère de la Guerre et il est promu chef de bataillon le 8 février 1794[40]. Ce dernier avancement intervint alors que le 36e d'infanterie avait quitté les rives du Rhin pour se porter au sud des Pays-Bas, combattant les forces britanniques à Wervik et Menin en essayant de se frayer un passage jusqu'à Ostende[41]. Bernadotte reçoit les épaulettes de chef de brigade (colonel) le 4 avril 1794 et est placé à la tête de la 74e demi-brigade. Cette unité de formation récente, composée pour moitié de soldats réguliers et pour moitié de volontaires, est déployée sur la Sambre et la Meuse. Les premiers engagements ne se passent toutefois pas très bien et Bernadotte doit une fois de plus s'exposer personnellement pour empêcher ses troupes de céder face à l'ennemi[41]. Général de la Révolution française[modifier le code] Sur le front allemand[modifier le code] Le 26 juin 1794, il se fait remarquer à la bataille de Fleurus en expulsant les Autrichiens d'un bois[42]. Le général Kléber lança une pétition en faveur de l'élévation de Bernadotte au grade de général de brigade, pour « traits de bravoure et actions d'éclat »[43], ce qui fut fait le 29 juin[27]. Il participe ensuite à la bataille de la Roer en octobre et au siège de Maastricht de septembre à novembre, ce qui lui vaut d'être nommé général de division le 22 octobre[44]. Contrairement à la plupart des autres commandants, Bernadotte s'attache à respecter les populations locales et à maintenir une stricte discipline parmi ses troupes pour éviter le pillage[45]. Sa correspondance révèle qu'il était un chef travailleur et impliqué dans ses fonctions, s'efforçant d'assurer l'approvisionnement en nourriture des unités placées sous ses ordres et de procurer de meilleurs soins aux malades et aux blessés. Il avait ainsi l'habitude d'envoyer des instructions détaillées aux hôpitaux de campagne sur la façon dont ils devaient fonctionner ou sur le type de traitement que les patients devaient recevoir, ce qui était extrêmement inhabituel chez les généraux de l'époque[46]. En 1795, il prend part à d'autres opérations militaires sur la Sambre et la Meuse. Au mois de décembre, ses troupes se rendent à Bad Kreuznach dans le Palatinat. Plusieurs soldats de sa division tentent de voler et d'extorquer les habitants, mais Bernadotte fait punir les coupables et indemniser les familles qui avaient été victimes de ces abus[47]. Ses hommes passent ensuite l'hiver dans la ville de Boppard avant de traverser le Rhin à Neuwied le 11 juin 1796[48]. L'armée de Sambre-et-Meuse commandée par le général Jourdan se heurte cependant à une résistance autrichienne déterminée qui la force à évacuer Darmstadt et Nuremberg et à se replier sur Ratisbonne. Des contingents français situés à Deining, Neumarkt et dans le Haut-Palatinat sont également contraints de battre en retraite[47]. Bernadotte, à la tête de l'arrière-garde, fait preuve de compétence stratégique en se repliant face à des forces autrichiennes quatre fois supérieures aux siennes, avec des pertes relativement négligeables[49]. Il tombe malade peu après au mois de septembre[50]. Alors que la campagne s'était achevée sur un échec français, Bernadotte est salué pour son exploit[51]. Il passe alors pour être l'un des meilleurs généraux de l'armée de Sambre-et-Meuse[52]. En Italie[modifier le code] L'évacuation de la Bavière par les troupes républicaines met fin aux opérations françaises dans ce secteur. À l'automne 1796, Bernadotte est nommé gouverneur de Coblence. Il est fier de la discipline qu'il avait réussi à instaurer parmi ses régiments, et lorsqu'un journal l'accuse d'avoir laissé ses hommes se livrer au pillage dans la ville de Nuremberg, lors de la dernière campagne, Bernadotte sollicite un congé pour venir se défendre à Paris. Carnot refuse au motif que des troupes supplémentaires ne seraient pas de trop pour prêter main-forte aux forces françaises déployées en Italie. Au début de l'année 1797, Bernadotte est ainsi désigné pour conduire une armée de renfort en Lombardie afin de soutenir le général Napoléon Bonaparte contre les Autrichiens[47]. Bernadotte se met en route avec 20 000 hommes, répartis en deux divisions, et atteint le massif du Mont-Cenis en passant par Dijon, Lyon et Chambéry ; de là, il se dirige vers Suse puis Turin situés en territoire piémontais[53]. Cette grande marche à travers les Alpes, accomplie en plein hiver et en dépit des tempêtes de neige, est considérée comme un exploit remarquable pour l'époque[54]. Les divisions de Bernadotte font leur entrée à Milan le 22 février 1797 mais l'accueil fut glacial[53]. Le général eut notamment maille à partir avec le gouverneur militaire de la ville, le colonel Dupuy, qu'il fit arrêter pour insolence et insubordination. Ce que Bernadotte ne savait pas, c'était que Dupuy était un proche du général Louis-Alexandre Berthier, chef d'état-major de Bonaparte[54],[55]. Mis au courant de l'incident, Berthier adresse une lettre de blâme à Bernadotte à laquelle ce dernier riposte vivement, scellant le début d'une longue inimitié entre les deux hommes[56]. De son côté, Bonaparte choisit d'ignorer cet incident car il avait été impressionné par le périple effectué par Bernadotte et ses troupes. Il lui confie le commandement de la 4e division de l'armée d'Italie[55] placée à l'avant-garde de l'aile droite française, qui constitue le pivot de l'offensive que Bonaparte s'apprête à déclencher contre les Impériaux. Lorsque celle-ci débute le 10 mars, les troupes républicaines franchissent le Piave avant de s'arrêter sur les rives du fleuve Tagliamento, dont le passage était gardé par l'armée autrichienne[57]. Selon certaines sources, Bernadotte parvient à traverser le cours d'eau en usant d'un stratagème qui surprend ses adversaires ainsi que l'officier de l'état-major de Bonaparte qui l'accompagnait[58],[59]. Selon un autre de ses biographes, voyant ses soldats hésiter à entrer dans l'eau, il donne personnellement l'exemple en descendant de cheval et en conduisant l'attaque sous le feu ennemi[60]. Il emporte peu après la forteresse de Gradisca d'Isonzo par un assaut frontal qui coûte 500 hommes à sa division. Napoléon jugea ces pertes excessives mais Bernadotte se plaignit de l'ambiguïté des ordres donnés par le général en chef[58],[59]. Les troupes de Bernadotte occupent ensuite la ville de Postojna où elles font preuve de discipline et reçoivent un bon accueil de la part des habitants. Suivant les ordres du général en chef, elles s'emparent également d'Idrija pour affermir la présence française en Carniole. Une fois cette mission achevée, Bernadotte se rend à Klagenfurt via Leibach pour rejoindre Bonaparte en Styrie. Les deux hommes se retrouvent au château d'Eggenberg de Graz où se tenaient des pourparlers de paix. C'est là que Bernadotte a sa première expérience de la politique européenne. Un armistice est signé le 18 avril 1797 et les forces françaises commencent à évacuer les territoires du Saint-Empire. Bernadotte est nommé gouverneur de la province de Frioul[61], fonction qui lui procure une grande responsabilité administrative aussi bien dans le domaine civil que militaire[62]. En août 1797, Bernadotte, sur ordre de Bonaparte, rentre à Paris, officiellement pour présenter au Directoire des drapeaux pris à l'ennemi, en même temps que le général Augereau dont la mission était de mener un coup d'État contre l'exécutif[63]. Selon Alan Palmer, le véritable motif de ce rappel était de détacher Bernadotte, réputé pour son indépendance de caractère, de sa division qui lui était fidèle et de rendre compte des développements politiques de la campagne[64]. Plunket Barton écrit que « les historiens ne sont pas d'accord sur les mobiles de Bonaparte envoyant Bernadotte. Était ce pour aider Augereau ? Barras le pensait. Ou pour le compromettre ? Ou bien pour avoir un correspondant indépendant à Paris ? Il y avait envoyé son aide de camp, Lavalette, qui était en relations avec les Royalistes. De cette façon, il avait un correspondant dans chaque camp. Peut-être Bonaparte avait-il en vue tout cela »[63]. Torvald Höjer estime que l'envoi de Bernadotte à Paris n'était peut-être pas étranger au coup d'État du 18 fructidor mais note que le général, après avoir hésité, décida de ne pas soutenir la conspiration, qui se solda par l'éviction des directeurs royalistes[65]. Lors de son séjour dans la capitale, Bernadotte fit la connaissance de plusieurs membres de l'élite politique et sociale française, parmi lesquels Germaine de Staël avec qui il resta en contact étroit[64]. Bonaparte ne voulait pas d'un retour de Bernadotte en Italie et s'arrange pour que ce dernier soit nommé commandant en chef de l'armée du Sud de la France, mais Bernadotte décline le poste et rejoint sa division qui stationnait à Udine, dans le Frioul. Le 14 octobre, les deux hommes assistent à un dîner de gala organisé à la villa Manin. Au cours du repas, Napoléon humilie Bernadotte devant tous les autres invités en l'accusant de n'avoir aucune connaissance militaire classique[66]. Cet incident marque fortement Bernadotte qui passe l'hiver suivant à lire des livres consacrés à l'histoire et à la théorie militaire[64]. Il est probable que l'algarade contribua également à durcir les relations entre Bernadotte et le futur empereur[67]. La guerre prend fin avec la signature du traité de Campo-Formio le 18 octobre 1797 et Bonaparte quitte la péninsule italienne[68]. En prévision d'un éventuel débarquement en Grande-Bretagne, des ponctions sont effectuées sur l'armée d'Italie et Bernadotte, en dépit de ses protestations, doit se séparer d'une partie de ses troupes. Il réclame alors d'être transféré dans les colonies[69]. Le Directoire lui attribue le commandement de l'île de Corfou, mais alors que Bernadotte était sur le point de partir, Napoléon obtient l'annulation de cette décision. Bernadotte est nommé à la place commandant en chef de toutes les forces françaises en Italie. Bernadotte est satisfait de cette promotion mais Napoléon intrigue une nouvelle fois auprès du ministre des Relations extérieures, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, pour qu'il soit envoyé comme ambassadeur à Vienne[68]. Ambassadeur à Vienne[modifier le code] Bernadotte est officiellement nommé ambassadeur en Autriche le 11 janvier 1798[68], à une époque cruciale pour la diplomatie française[70]. La fonction en elle-même, qu'il juge très inférieure à ses ambitions, ne l'enthousiasme guère mais il était plus intéressé par le montant de sa rémunération, laquelle s'élevait à l'importante somme de 144 000 francs. Le choix de Bernadotte pour l'ambassade est accueilli avec stupéfaction en Autriche et de nombreuses lettres de protestation sont adressées à Talleyrand ; celles-ci demeurent néanmoins sans effet car le général était déjà parti pour Vienne. Bernadotte arrive dans la capitale autrichienne au mois de février et est logé dans le palais Caprara-Geymueller. Il présente ses lettres de créance à l'empereur François II le 2 mars et, contre toute attente, fait bonne impression à la cour impériale[68]. Une tâche considérable l'attendait pourtant : l'Autriche avait en effet été l'adversaire le plus acharné de la France révolutionnaire et son gouvernement considérait que la paix entre les deux États n'était pas faite pour durer[71]. Du fait de ce climat tendu, Bernadotte était escorté par la police locale dans tous ses déplacements[72]. Sa liberté de mouvement s'en trouve considérablement restreinte, même s'il effectue parfois des promenades à cheval dans Peter Park quand il ne se trouve pas à l'ambassade. Au cours de son séjour à Vienne, il s'entretient avec des royalistes français en exil et reçoit également la visite des compositeurs Johann Nepomuk Hummel et Ludwig van Beethoven[68],[73]. Alors que l'opinion publique autrichienne est majoritairement hostile à la France, la plupart des fonctionnaires de l'ambassade étaient des républicains fanatiques, ce qui ne laisse à Bernadotte qu'une faible marge de manœuvre. Il a même parmi ses collaborateurs un Polonais qui haïssait l'Autriche pour son rôle dans la partition de la Pologne[74]. La presse locale véhicule la rumeur selon laquelle l'ambassadeur aurait interdit à ses employés d'arborer la cocarde tricolore pour éviter toute provocation. L'information parvient à la connaissance du Directoire et Talleyrand envoie à Bernadotte une missive qui est probablement interprétée comme une réprimande, à une période où tout manque de ferveur révolutionnaire est considéré comme suspect[75]. Bernadotte fait alors hisser le drapeau français devant l'ambassade le 13 avril 1798. La population viennoise en colère entoure rapidement le bâtiment et des fenêtres sont brisées. La situation s'aggrave lorsque Bernadotte sort du bâtiment et menace la foule avec son sabre[75]. Plusieurs attelages sont mis en pièces, le drapeau français est brûlé et la multitude tente de prendre d'assaut l'édifice[68]. Après cinq heures d'agitation, l'arrivée des troupes autrichiennes permet finalement le retour au calme[76]. Profondément déçu de l'attitude des Autrichiens, Bernadotte quitte Vienne deux jours plus tard. Son séjour dans la capitale autrichienne suscite de nombreuses réactions au sein de la Coalition, en particulier chez les Britanniques. Le chancelier impérial Thugut déclare que l'attitude de l'ambassadeur est de nature à rallumer la guerre, tandis que Bernadotte compare son ambassade en Autriche à un exil et argue qu'il avait reçu l'ordre de faire respecter les symboles de la République. L'une des conséquences indirectes de l'incident du drapeau est l'abandon du blocus de Cadix par la flotte britannique, laquelle fait voile vers la Méditerranée pour y livrer la bataille d'Aboukir au mois d'août[68]. Activités politiques[modifier le code] De retour en France, Bernadotte se voit offrir le poste d'ambassadeur en République batave, mais il refuse au motif qu'il en avait assez de servir dans la diplomatie[77]. Sans affectation, il décide de louer une maison de campagne à Sceaux pour s'y reposer et se consacre assidûment à la lecture. Il se rend parfois à Paris pour rendre visite à Joseph Bonaparte, le frère aîné de Napoléon, qu'il avait rencontré pendant la campagne d'Italie. Il entretient également des contacts avec les membres du Directoire qui siègent au palais du Luxembourg[78]. Par l'intermédiaire de Joseph et de sa femme Julie Clary, Bernadotte fait la connaissance de la sœur de cette dernière, Désirée Clary, fille d'un négociant de Marseille avec laquelle Napoléon avait eu une relation par le passé[79]. Ils tombent amoureux et se marient le 17 août 1798[78]. En plus de la dot substantielle apportée par Désirée, cette union est profitable à Bernadotte sur le plan politique[80]. Le couple emménage d'abord dans la maison de Bernadotte à Sceaux mais, s'y jugeant trop à l'écart des cercles parisiens, les deux époux jettent finalement leur dévolu sur une résidence de la capitale située non loin de celle de Joseph et de Julie[78]. En octobre, Bernadotte prend le commandement d'une division à Giessen, à l'est du Rhin, où il fait preuve de respect à l'égard des populations civiles. Il s'intéresse également aux travaux de l'université locale qui lui décerne par la suite un doctorat honorifique, ce qui le flatte énormément. Ces traits de caractère peu communs pour un général de son temps lui valent d'être admiré et il manifeste toute sa vie un grand intérêt pour les questions scientifiques et artistiques[81]. Il est rappelé à Paris en novembre 1798 pour prendre la tête de l'armée d'Italie. Un an plus tôt, Bernadotte aurait sans doute accepté le poste sans réfléchir, mais il préfère se montrer prudent pour cette fois : en effet, les moyens qui lui étaient attribués étaient insuffisants à ses yeux et il réclame 20 000 soldats supplémentaires[82],[83]. Ses exigences déplurent au ministre de la Guerre Barthélemy Louis Joseph Schérer qui décide de prendre lui-même le commandement des troupes tandis que Bernadotte est renvoyé à Giessen[84]. Lorsque la guerre se rallume en mars 1799 entre la France et les pays membres de la Deuxième Coalition, les erreurs commises par le Directoire et l'état d'impréparation des troupes entraînent de nombreuses déconvenues sur le plan militaire[84]. Bernadotte, en sous-effectif, assiège vainement la forteresse de Philippsbourg[85] avant de tomber malade début avril. Après quelques semaines de convalescence en Allemagne, il rentre à Paris au mois de juin, à une époque où les rivalités politiques étaient exacerbées. L'un des principaux personnages du Directoire, Paul Barras, lui confie le commandement des troupes de la capitale. À la même période, il est pressé par ses aides de camp et Joseph Bonaparte de soutenir le coup d'État du 30 prairial (18 juin 1799) mais il choisit finalement de se tenir à l'écart des événements. Le 4 juillet, Désirée, enceinte depuis la fin de l'année précédente, donne naissance à leur fils unique, Joseph François Oscar Bernadotte[84]. En Italie, la campagne militaire de Schérer tourne au désastre et le clan Bonaparte suggère à l'un des directeurs, Sieyès, de confier à Bernadotte le ministère de la Guerre. Après une période d'hésitation, ce dernier accepte et prend ses fonctions le 2 juillet 1799[84]. Ses nouvelles responsabilités font de lui, dans la pratique, le commandant en chef de toutes les armées françaises[86]. Il œuvre à la réorganisation de l'armée, qui avait subi plusieurs défaites face aux armées de la Coalition, promeut de nouveaux généraux, envoie de la nourriture et des uniformes neufs sur le front pour remonter le moral des troupes et s'assure du paiement régulier de la solde, ce à quoi il avait été familiarisé du temps où il servait comme simple soldat[84]. Il fait également publier dans les journaux des proclamations enthousiastes[87] qui incitent bon nombre d'anciens soldats à reprendre du service[84]. Il montre aussi un vif intérêt pour les services médicaux et s'efforce d'améliorer la qualité des soins en faisant effectuer des inspections fréquentes dans les hôpitaux militaires[88]. Bernadotte entretient avec les autres ministres des relations assez tendues, allant même jusqu'à menacer avec son sabre le ministre des Finances qui l'informait que l'argent manquait pour payer les fournisseurs de l'armée. Plusieurs de ses collègues sont cependant impressionnés par sa capacité à mémoriser les détails et par la rapidité avec laquelle il organise les renforts pour contrer le débarquement anglo-russe en République batave[84],[89]. À la même époque, il se met à critiquer de plus en plus ouvertement la politique du Directoire dont l'impopularité est grandissante, et affiche une certaine proximité avec les jacobins[90]. Sieyès, redoutant qu'il ne prépare un coup d'État, obtient sa démission du ministère le 14 septembre[84]. Sous le Consulat[modifier le code] Coup d'État du 18 Brumaire[modifier le code] Bonaparte revient d'Égypte en octobre 1799 et est accueilli avec enthousiasme sur le sol français. Bernadotte estime pour sa part que le comportement du général, qui avait transmis le commandement de son armée à Kléber dans des conditions mal établies, devait être sanctionné et il fait vainement pression sur Barras pour l'inciter à traduire Bonaparte en cour martiale. Dix jours après l'arrivée de ce dernier, cédant aux pressions de Joseph et de Désirée, il se rend au domicile de Napoléon, qu'il n'avait pas revu depuis la signature du traité de Campo-Formio, mais la réunion ne se passe pas très bien[91]. Dans les jours qui suivent, les deux hommes se rencontrent plusieurs fois mais Bonaparte ne l'informe qu'au dernier moment de son projet de coup d'État. Lorsqu'il prend conscience de la situation, Bernadotte refuse catégoriquement de le soutenir, déclarant qu'il « préférerait être mis en pièces plutôt que de contribuer à asservir son pays »[92]. De fait, malgré des sollicitations tant de la part du Directoire que des conjurés, Bernadotte ne joue aucun rôle dans les événements qui se préparaient. Les 18 et 19 brumaire (8 et 9 novembre 1799), Bonaparte passe à l'action, jette à bas les institutions du Directoire et proclame le Consulat, lui-même s'octroyant le titre de Premier consul. Par crainte de représailles, Bernadotte cherche refuge, avec sa femme et son fils, auprès du général Jean Sarrazin[91],[93]. Le coup d'État du 18 Brumaire met fin à sa carrière politique en France, les rênes du pouvoir passant dès lors quasi exclusivement entre les mains de Napoléon[94]. Après son accession au pouvoir, le nouveau chef de l'État s'efforce de rester en bons termes avec les élites politiques du pays ; dans ce contexte, les compétences militaires et administratives de Bernadotte trouvent à s'exprimer[95]. Le 24 janvier 1800, il est nommé conseiller d'État à la section de la guerre, puis désigné le 18 avril suivant au poste de commandant en chef de l'armée de l'Ouest en Vendée[96]. Napoléon avait songé au départ lui confier le commandement nominal de l'armée destinée à combattre en Italie, mais Bernadotte pensait qu'une affectation à l'armée de l'Ouest lui apporterait davantage de gloire ; en effet, une rumeur circulait selon laquelle des troupes britanniques se préparaient à débarquer en Bretagne[97]. Napoléon quitte Paris au mois de mai pour affronter les Autrichiens en Italie tandis que Bernadotte se rend à Rennes pour s'opposer à une éventuelle incursion anglaise. Sa mission est toutefois largement en deçà de ses espérances : les Britanniques sont facilement repoussés et le quotidien des troupes se résume à la lutte contre les insurgés royalistes de Cadoudal[95]. À l'armée de l'Ouest[modifier le code] Bernadotte conserve le commandement de l'armée de l'Ouest jusqu'en 1802, mais effectue de fréquents séjours à Paris[98] où il fait toujours partie du Conseil d'État. À la même époque, plusieurs complots dirigés contre Napoléon sont découverts mais Bernadotte n'est impliqué de près ou de loin dans aucun d'eux. Bien que lavé de tout soupçon, ses relations avec le Premier consul sont toujours tendues. Il vend sa résidence parisienne le 30 octobre 1800 et fait l'acquisition du château de la Grange à Savigny-le-Temple, au sud-est de la capitale. Alors que Désirée préfère la plupart du temps rester à Paris en compagnie de sa mère ou de sa sœur, Bernadotte passe le plus clair de son temps dans sa maison de campagne lorsqu'il est en France[99]. La guerre contre la Deuxième Coalition reprend au mois de novembre 1800 et Bernadotte espère obtenir un commandement à l'étranger. La victoire du général Moreau à la bataille de Hohenlinden le 3 décembre précipite cependant la signature du traité de Lunéville qui met fin aux hostilités[99]. Bernadotte regagne son poste à l'armée de l'Ouest en mai 1801 pour se préparer à commander une division dans un projet de débarquement au Royaume-Uni[100], mais l'expédition est annulée en raison des préliminaires de paix avec Londres. Bernadotte est alors chargé de licencier l'armée de l'Ouest et se voit proposer successivement le poste d'ambassadeur à Constantinople et la lieutenance-générale de la Guadeloupe, qu'il refuse tous les deux. Il n'obtient finalement aucune fonction d'envergure et, selon les mots de son biographe Plunket Barton, Bernadotte termine l'année « déçu et mécontent »[101]. Durant le printemps 1802, le général séjourne à la campagne mais se rend régulièrement à Paris. La période est marquée par une grande agitation politique et la loyauté de Bernadotte apparait suspecte aux yeux de Napoléon et de ses partisans[99]. Comme d'autres officiers, ses déplacements sont étroitement surveillés par la police secrète[102]. Plusieurs hauts responsables militaires et politiques pensent même que Bernadotte est prêt à user de moyens constitutionnels pour renverser le Premier consul[103]. La même année, son nom est associé au complot des libelles organisé à Rennes, lors duquel des pamphlets hostiles à Napoléon sont distribués à l'armée. La participation de Bernadotte à cette conspiration n'a jamais été prouvée, mais le chef de l'État s'emporte contre le général et va jusqu'à déclarer qu'il devrait le faire fusiller[104]. Bernadotte se retire à Plombières où il vécut un temps en disgrâce, malgré l'intercession du général Rapp en sa faveur auprès du Premier consul. Ce dernier, soucieux d'éloigner un potentiel rival, lui propose à la fin de l'année 1802 le gouvernement de la Louisiane. Bernadotte se montre intéressé par l'offre[105]. Il consulte le marquis de La Fayette, héros de la guerre d'indépendance américaine[99], et demande à être accompagné de 3 000 soldats et d'autant de laboureurs, ce que Napoléon refuse[106]. Les tensions entre les deux hommes atteignent leur paroxysme au mois de décembre lorsque Talleyrand approche Bernadotte pour lui proposer le poste d'ambassadeur aux États-Unis. Sa nomination est officiellement annoncée le 21 janvier 1803, avec ordre de quitter la France dans les plus brefs délais, mais Bernadotte diffère son départ. Furieux, Napoléon transmet le 1er avril une nouvelle missive au général pour le sommer de s'en aller sur-le-champ, mais il faut attendre le mois de mai pour que Bernadotte, accompagné de Désirée, se rende à La Rochelle afin de s'embarquer sur un navire à destination du continent américain. C'est alors que la nouvelle de la rupture de la paix d'Amiens et la reprise des hostilités entre la France et l'Angleterre lui parvient[107]. Il écrit aussitôt à Napoléon pour l'informer que, dans ces circonstances, il renonce à sa mission diplomatique et qu'il met son épée à la disposition du gouvernement[108]. Bernadotte reste néanmoins sans affectation et séjourne la plus grande partie de l'année 1803 sur ses terres de la Grange. Napoléon lui reproche en effet le manque d'enthousiasme qu'il avait manifesté à l'idée d'être ambassadeur à Washington. Dans les premiers mois de 1804, il se rapproche du cercle des généraux hostiles au pouvoir en place[107], mais contrairement à certains d'entre eux, comme Moreau, Bernadotte considère qu'il n'était plus possible de préserver la République et que mieux valait en conséquence se rallier à Napoléon que de courir le risque d'une restauration monarchique. Le Premier consul, que Désirée tenait informé de l'état d'esprit de son mari, sentit que le moment d'un rapprochement était venu[109]. Début mai, Bernadotte est très surpris d'apprendre qu'il était convié à une entrevue avec le chef de l'État[107]. Au cours de cet entretien, en dépit des rancunes et des suspicions passées, les deux hommes s'entendent pour coopérer l'un avec l'autre et Bernadotte promet sa loyauté au futur régime impérial que Napoléon se préparait à instaurer[110]. Le 14 mai, il est nommé gouverneur du Hanovre[96], nomination qui précède de quatre jours seulement l'instauration de l'Empire et la proclamation de Napoléon comme empereur des Français. Le 19 mai, Bernadotte est élevé, avec dix-sept autres généraux, à la dignité de maréchal d'Empire, la plus haute distinction militaire du pays[111]. Maréchal de l'Empire[modifier le code] Gouverneur du Hanovre[modifier le code] Bernadotte arriva à Hanovre le 17 juin et y fut bien accueilli, sa réputation comme général et administrateur sur le Rhin l'ayant précédé. En l'espace de quelques semaines seulement, il démontra clairement au gouvernement local et à l'université de Göttingen que sa direction serait plus juste que celle de ses prédécesseurs[112],[113]. Sa popularité s'explique aussi par le comportement de nombre de ses collègues, prêts à s'enrichir par tous les moyens sur les territoires occupés[114]. Les honneurs venus de France ne furent pas en reste puisqu'il fut fait grand-officier de la Légion d'honneur le 12 juillet 1804 et grand-aigle de l'ordre le 2 février 1805[96]. En ce début de XIXe siècle, le Hanovre était un électorat dont le souverain n'était autre que le roi George III du Royaume-Uni. Les Britanniques envoyèrent sur place Sir George Rumbold, un diplomate venu de Hambourg. Le ministre de la Police Joseph Fouché ordonna à Bernadotte d'arrêter Rumbold car celui-ci était soupçonné d'être un espion à la solde des ennemis. Rumbold fut appréhendé sans grande difficulté, mais cet événement provoqua une forte agitation et le diplomate fut relâché à l'initiative des Prussiens. La propagande britannique se déchaîna contre Bernadotte tout en reconnaissant que Rumbold avait été bien traité durant sa captivité[112]. Le maréchal rentra à Paris au mois de décembre pour assister au couronnement de Napoléon[115]. Lors de la cérémonie du sacre, il porta le collier de l'Empereur[116]. La réconciliation entre les deux hommes eut des répercussions importantes sur la situation matérielle du couple Bernadotte, qui bénéficia d'un traitement plus élevé et se vit attribuer une nouvelle résidence dans la capitale[112]. À la mi-février 1805, Bernadotte regagna le Hanovre et, au printemps, fit importer des céréales pour atténuer la pénurie locale de nourriture[117]. Désirée lui rendit visite au début de l'été et profita beaucoup des lieux, mais son séjour fut assez bref[112]. Ce fut également la même année qu'un ami d'enfance de Bernadotte, Louis Marie de Camps, se fit adjoindre à son service comme secrétaire particulier et devint son confident jusqu'à la fin de sa vie[118]. Le passage de Bernadotte à Hanovre fut une étape importante dans la carrière du maréchal, dans la mesure où il put pour la première fois gérer une entité administrative de grande taille de façon relativement autonome[119]. Première campagne impériale : Austerlitz[modifier le code] Abandonnant ses projets d'invasion du Royaume-Uni en août 1805, Napoléon envoya sa Grande Armée vers l'est pour combattre l'Autriche et la Russie. Le 29 août 1805, Bernadotte reçut l'ordre d'emmener 15 000 soldats de Hanovre à Wurtzbourg. Sa mission était de soutenir le corps principal de l'armée bavaroise, allié à la France et dont l'effectif se montait à environ 20 000 hommes. L'ensemble de ces forces devait être réuni sous son commandement pour former le Ier corps de la Grande Armée[120]. Au cours de la manœuvre d'Ulm, qui permit à Napoléon d'anéantir la principale armée autrichienne, les soldats de Bernadotte étaient positionnés sur le flanc gauche pour empêcher une éventuelle retraite des Autrichiens commandés par le général Mack[121]. Le corps de Bernadotte conserva une bonne discipline même s'il dut parcourir 350 km en dix jours[120]. Après leur arrivée à Wurtzbourg, les soldats français du Ier corps traversèrent Anspach, Eichstätt et Ingolstadt. Le territoire d'Anspach faisait partie de la Prusse, un pays neutre à cette époque, et Bernadotte fit de son mieux pour que cette violation de la souveraineté prussienne ne soit pas ressentie trop durement par la population locale. Le maréchal arriva à Munich, capitale de la Bavière, le 12 octobre 1805, ramassa 1 500 prisonniers et prit ses dispositions en cas d'attaque du général russe Mikhaïl Koutouzov[120],[121]. Après le succès remporté par les Français à Ulm, les troupes de Bernadotte reçurent l'ordre de marcher à la rencontre de Koutouzov le 26 octobre[121]. Le Ier corps fit son entrée dans Salzbourg en Autriche le 30 octobre 1805, fit route en direction de Melk et, de là, prit pied sur l'autre rive du Danube pour y croiser le fer avec les Russes[120]. Cependant, la traversée du fleuve ne fut pas aussi rapide que Napoléon l'aurait souhaité et l'armée de Koutouzov put s'échapper[122]. L'Empereur, furieux, écrivit à son frère Joseph : « il [Bernadotte] m'a fait perdre un jour, et d'un jour dépend le destin du monde »[120]. Une fois le Danube franchi, le corps de Bernadotte se dirigea au nord et se trouvait dans la ville de Jihlava lorsqu'il devint évident que la bataille décisive allait avoir lieu en Moravie. Le 29 novembre 1805, les éléments français de son corps d'armée attaquèrent le village d'Austerlitz, l'idée de Napoléon étant d'inciter l'ennemi à tomber sur ce qu'il ne pensait être qu'un petit contingent français. Le plan fonctionna parfaitement et les forces austro-russes convergèrent vers la localité, où les attendait la Grande Armée sous le commandement suprême de Napoléon[120]. Lors de la bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805, le Ier corps de Bernadotte, déployé au centre du dispositif français, prit une part active à la prise du plateau de Pratzen[123] en soutenant le flanc gauche de la division Vandamme[120]. Son chef se vit cependant reprocher le mouvement rétrograde d'une de ses divisions qui, après avoir chargé l'infanterie de la Garde russe, reprit sa position initiale, manquant par là même une occasion de couper la retraite à l'aile gauche de l'armée austro-russe[124]. Cela n'empêcha pas Napoléon, satisfait de la contribution de Bernadotte et de ses troupes à la victoire, de nommer le maréchal au poste de gouverneur d'Anspach après la signature du traité de Presbourg[120]. À Anspach, Bernadotte se fit de nouveau remarquer comme un administrateur intègre et compétent[120]. Alors que Napoléon commençait à attribuer des titres et des terres à ses lieutenants en récompense de leur service, beaucoup s'attendaient à ce que Bernadotte devînt duc d'Anspach[125]. Le 5 juin 1806, ce dernier devint finalement prince-duc de Pontecorvo, du nom d'une bourgade italienne érigée en duché. Cet honneur, dont Bernadotte fut l'un des tout premiers maréchaux à bénéficier[126], suscita la jalousie d'un grand nombre de maréchaux et de généraux français[127]. Campagne de Prusse et de Pologne[modifier le code] La guerre se ralluma à l'automne 1806, cette fois-ci contre la Prusse. Lors de cette campagne, Bernadotte reprit le commandement du Ier corps, avec pour objectif de pousser vers Nuremberg avec ses 21 000 hommes et, de là, marcher en tête de l'armée vers Leipzig, l'électorat de Saxe — allié aux Prussiens — et enfin Berlin. À la mi-octobre, Napoléon modifia ses plans alors que le Ier corps, qui s'était mis en marche bien avant le reste des forces françaises, avait déjà parcouru plus de 120 km sur des chemins accidentés et coupant à travers bois, ce qui fit que Bernadotte n'était pas idéalement placé à la veille de l'affrontement avec les Prussiens. Les ordres peu clairs transmis à Bernadotte par le chef d'état-major de l'Empereur, le maréchal Berthier, et les relations exécrables entretenues par le commandant en chef du Ier corps avec le maréchal Davout, qui opérait à proximité, n'étaient pas de nature à arranger la situation[120],[128]. Le 9 octobre, le Ier corps remporta un modeste succès sur les forces prussiennes du général Tauentzien à Schleiz[129]. Le choc principal entre les armées prussienne et française eut lieu le 14 octobre. Pendant que Napoléon livrait bataille à Iéna, le IIIe corps de Davout se heurta au gros des troupes prussiennes à proximité du village d'Auerstaedt. Bien qu'informé de la situation de son camarade qui se trouvait confronté à des forces largement supérieures aux siennes, Bernadotte ne fit rien pour lui venir en aide, ce qui n'empêcha pas les Français de remporter une victoire éclatante sur leurs adversaires. L'Empereur était furieux contre Bernadotte et fut à deux doigts de le traduire en cour martiale, avant de se raviser en pensant aux réactions que cela entraînerait chez Joseph, Julie et Désirée. Les efforts accomplis par le maréchal pour se racheter dans les jours suivants adoucirent sa position[130]. Pour l'historien Torvald Höjer, l'inaction de Bernadotte lors de cette phase cruciale de la campagne fut en grande partie imputable à Napoléon dont la gestion très centralisée des opérations privait ses maréchaux de toute vision stratégique d'ensemble[128]. Franck Favier écrit pour sa part : « Napoléon transforma Bernadotte en bouc-émissaire, alors que les ordres que celui-ci avait reçus étaient ambigus. […] On peut lui reprocher [à Bernadotte] son manque d'instinct dans la bataille, mais apparemment pas un manquement aux ordres[131]. » Après Iéna et Auerstaedt, Bernadotte se lança à la poursuite des Prussiens qu'il battit trois jours plus tard au combat de Halle. En une semaine, ses troupes parcoururent 150 km à travers les plaines du nord de l'Allemagne : le 22 octobre, le Ier corps franchit l'Elbe, s'empara du Brandebourg le 25 et remporta la bataille de Lübeck le 6 novembre, forçant le général Gebhard von Blücher à capituler[130]. La prise de la ville fit l'objet de débordements de la part des soldats français, mais Bernadotte parvint à restaurer la discipline en promettant la peine de mort à quiconque se livrerait au pillage. Le Sénat de Lübeck le remercia officiellement peu après pour son attitude juste et ferme durant l'occupation[132]. « N'aurait-il pas été plus naturel pour la Norvège de s'unir à la Suède plutôt qu'au Danemark ? »Bernadotte à Gustaf Fredrik Mörner en novembre 1806[130]. Bernadotte entra pour la première fois en contact avec les troupes suédoises le 6 novembre 1806. Ce jour-là, en franchissant la rivière Trave, il tomba par surprise sur un petit contingent suédois d'environ 1 000 hommes qui avait quitté Lauenburg et tentait de regagner son pays. Les prisonniers furent bien traités et renvoyés en Suède sur ordre du maréchal. Le lieutenant et comte Gustaf Fredrik Mörner (oncle du baron Karl Otto Mörner, lequel fit indirectement accéder Bernadotte au trône), commandant des Suédois, fut reçu en personne par Bernadotte qui était très curieux d'en savoir plus sur le pays scandinave. Les Suédois furent impressionnés par le comportement des Français à leur égard et, tout comme les habitants de Lübeck, témoignèrent à Bernadotte leur satisfaction d'avoir été bien traités[130]. Malgré la défaite de la Prusse, la Russie était toujours en guerre avec la France et Bernadotte quitta Lübeck avec son Ier corps pour rejoindre Toruń dans les plus brefs délais. En dépit des fortes chutes de neige, ses troupes parcoururent 200 km en seulement 35 heures[133]. Napoléon, déjà présent à Toruń, confia la direction de l'aile gauche de la Grande Armée aux maréchaux Ney et Bernadotte[134]. Les deux mois qui s'ensuivirent furent marqués, pour les forces de Bernadotte, par des affrontements avec l'armée russe du général Bennigsen, dans une région que le maréchal qualifiait dans une lettre à Joseph comme « la pire du monde »[133]. Le Ier corps se distingua en décembre 1806 dans les combats pour le con
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Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

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Terrorisme en France — Wikipédia

Terrorisme en France - Wikipédia

Le terrorisme en France, ensemble des actes de terrorisme ( attentats ou projets d'attentat) perpétrés ou élaborés sur le territoire français, ou hors de France contre des citoyens français, présente des spécificités liées à l'histoire et la situation politique françaises, et conduit à la création d'une législation particulière, ainsi que d'un ensemble de moyens de lutte antiterroriste.

Le terrorisme en France, ensemble des actes de terrorisme (attentats ou projets d'attentat) perpétrés ou élaborés sur le territoire français, ou hors de France contre des citoyens français, présente des spécificités liées à l'histoire et la situation politique françaises, et conduit à la création d'une législation particulière, ainsi que d'un ensemble de moyens de lutte antiterroriste. Les fusillades et attaques-suicides du 13 novembre 2015 à Paris et dans sa périphérie, de motivation islamiste, constituent l'attentat le plus meurtrier perpétré en France. Généralités[modifier le code] La définition française du terrorisme est plus large que les définitions internationalement admises. Le débat public sur le terrorisme et les différentes rhétoriques qui s'y déroulent se sont particulièrement développées au début du XXe siècle[1]. Selon le rapport Europol 2010 sur le risque terroriste dans l’Union Européenne, sur 611 interpellations de terroristes effectuées, 219 (soit 35 %) sont dues à la France[2]. Contrairement à une idée répandue, la majorité de ces 219 arrestations ne concernent pas des islamistes (94 arrestations dont 14 cas ont fini devant les tribunaux français) mais des séparatistes (en premier l'ETA)[3]. Depuis les années 2000, le plus grand nombre de victimes d'actes terroristes est lié au terrorisme islamiste avec 263 morts français entre 2000 et 2018[4]. Dans la nuit du vendredi 13 novembre 2015, une suite de plusieurs attentats entraînent la mort de 130 personnes à Paris et à Saint-Denis, ce qui en fait l’attentat le plus meurtrier en France depuis 1945. L'attentat de Nice du 14 juillet 2016 est quant à lui le plus meurtrier commis par un seul individu, avec 86 morts. Historique du terrorisme en France[modifier le code] Article connexe : Chronologie des actes terroristes en France. Du XIXe siècle à 1945[modifier le code] Sous le Consulat, le 24 décembre 1800 (3 nivôse de l'an IX) survient l'attentat de la rue Saint-Nicaise, conjuration royaliste pour assassiner Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul. 22 personnes périrent mais Bonaparte en réchappa. Au XIXe siècle, les actes terroristes sont majoritairement dus à des motivations politiques et touchent généralement des personnalités. Voici quelques exemples : Date Lieu Cible Méthode Victimes Revendication Motivation Commentaire 24 décembre 1800 Paris Napoléon Bonaparte Bombe 22 morts Militants chouans Royalisme 28 juillet 1835 Paris Louis-Philippe Bombe 19 morts, 42 blessés Giuseppe Fieschi Républicanisme L'auteur est sans motivation politique mais agit pour le compte de la Société des amis du peuple 14 janvier 1858 Paris Napoléon III Bombe 12 morts, 144 blessés Felice Orsini Patriotisme italien 9 décembre 1893 Paris Chambre des députés Bombe 50 blessés Auguste Vaillant Anarchisme pour venger Ravachol 24 juin 1894 Lyon Sadi Carnot Assassinat 1 mort (Sadi Carnot) Jeronimo Caserio Anarchisme entraîne le vote des Lois scélérates Articles connexes : Propagande par le fait, La Cagoule, La Bande Noire (Montceau-les-mines) et Chronologie des actions de la Bande noire. Les actes de résistance des Français sur le sol français contre l'occupation militaire du IIIe Reich étaient considérés comme des actes terroristes par l'administration et la propagande des forces d'occupations[réf. souhaitée]. Depuis 1945[modifier le code] Attentats en métropole en lien avec la guerre d'Algérie[modifier le code] Article connexe : Attentats pendant la guerre d'Algérie. La guerre d'Algérie vit, outre des combats et des attentats en Algérie, des affrontements et des actes terroristes en métropole, dont une guerre civile entre mouvements nationalistes algériens. Le 25 août 1958 débute une vague d'attentats sur l'ensemble du territoire métropolitain contre des postes de police, des casernes, des dépôts de carburants et autres intérêts économiques[5]. Les attentats du mois d'août font 17 morts parmi les policiers, 6 parmi les militaires[6]. Les affrontements entre le Front de libération nationale et le Mouvement national algérien causèrent en France, selon les chiffres officiels entre le 1er janvier 1956 et le 23 janvier 1962, 10 223 victimes dont 3 957 tués[7],[8]. Terrorisme d'extrême droite[modifier le code] À partir de la guerre d'Algérie[modifier le code] Dans le contexte de la guerre d'Algérie, la France est secouée par des attentats imputables à l'Organisation armée secrète (OAS). Celle-ci est responsable de l’attentat du 18 juin 1961, une bombe posée sous le train Strasbourg-Paris à hauteur de Vitry-le-François le fait dérailler (28 morts). D'abord motivé par les événements algériens (OAS, Commando Delta), ce terrorisme produit après la fin de la guerre d'Algérie des attentats anti-immigrés et antigauchistes[réf. nécessaire] principalement. Ainsi, peu après les ratonnades de 1973, ces vagues d'attentats furent marqués par l'attentat revendiqué par le Groupe Charles-Martel contre le consulat algérien à Marseille qui fit 4 morts et une vingtaine de blessés. Ce groupe revendiqua d'autres attentats anti-algériens, dont un contre un commissariat à Aubervilliers en avril 1980 et un autre contre un lieu de culte musulman à Romans en mai 1982[9]. Un terrorisme plus militant, dirigé contre les États-Unis et l'URSS, était, dans les années 1970, le fait de groupes solidaristes tel le Groupe action jeunesse[réf. nécessaire]. À partir des années 2010[modifier le code] Les projets terroristes venus des franges extrêmes de la droite, aux motivations identitaires, sont de plus en plus fréquents en France depuis 2017[10]. Il peut s'agir de projets terroristes individuels, comme celui de Guillaume M., un militant ultranationaliste interpellé le 28 juin 2017, qui avait prévu d'assassiner le Président de la République française Emmanuel Macron puis de « tuer plusieurs personnes de chaque communauté minoritaire, c'est-à-dire musulmans, juifs, noirs, homosexuels et francs-maçons »[11]. Le risque d'acte terroriste mené par des groupes d'extrême droite n'est toutefois pas écarté. En effet, dans les années 2010 en France deux groupuscules se réclamant héritiers de l'OAS ont été démantelés. Et y compris sans filiation avec les groupes terroristes historiques comme l'OAS ou le Club Charles-Martel, d'autres groupes d'ultradroite se sont constitués et ont parfois été démantelés. Ainsi, le 24 juin 2018, une dizaine d'individus d'ultradroite du groupuscule Action des forces opérationnelles soupçonnés d'avoir planifié des attaques contre des musulmans sont interpellés en région parisienne, Corse, Gironde, Vienne et Charente. Une vingtaine d'armes à feu sont saisies et un laboratoire clandestin d'explosifs artisanaux est démantelé. La cellule aurait souhaité se venger d'attaques islamistes en ciblant des islamistes radicalisés, mais ils entendaient aussi attaquer des femmes musulmanes au hasard dans la rue[12]. L'enquête montrera qu'ils voulaient également assassiner le rappeur Médine[13] et qu'ils avaient prévu d'empoisonner de la nourriture halal dans les supermarchés afin de tuer au hasard[14]. L'affaire rebondira en septembre 2019, lorsque le no 2 de l'Ambassade de France au Salvador sera arrêté et mis-en-examen car soupçonné d'être un membre actif de l'AFO[15],[16]. En tout, 14 membres de l'AFO seront arrêtés[15],[16]. Ou encore, lorsque quatre sympathisants de l'ultradroite, dans un groupe surnommé Les Barjols en référence au nom d'une page Facebook que leur chef présumé tenait, surveillés par la DGSI depuis le 31 octobre sont arrêtés le 6 novembre 2018, sont mis en examen le 10 novembre 2018 pour "association de malfaiteurs criminelle terroriste" et "détention non autorisée d'armes de catégorie B en relation avec une entreprise terroriste", dans l'enquête sur le projet d'action violente visant Emmanuel Macron. Ils avaient prévu d'attaquer au couteau le président de la République le 7 novembre 2018, durant la période des commémorations du 11-Novembre à Charleville-Mézières[17]. Terrorisme d'extrême gauche[modifier le code] Article détaillé : Chronologie des attentats commis par Action directe. Dans les années 1970 et 1980, la France, l'Europe (en particulier l'Italie et la Belgique) et l'OTAN sont exposées à des attentats de groupes d'extrême gauche, appartenant au mouvement autonome et de structures clandestines issus du maoïsme entre autres. La France subit les attentats d'Action directe de 1979 à 1987, marqués par les assassinats de l'ingénieur-général René Audran en 1985 et du PDG de Renault Georges Besse en 1986. Action directe vise également les forces de l'ordre, tuant plusieurs gendarmes et policiers lors d'attentats ou de braquages. L'Attentat du Drugstore Publicis avait été le premier attentat en France métropolitaine postérieur à la Guerre d'Algérie (15 septembre 1974). Des actions revendiqués par des groupes anarchistes ont également lieu[source insuffisante]. En 2008 un groupe suspecté d'avoir saboté plusieurs lignes de TGV dans toute la France, occasionnant une paralysie du trafic, est interpelé, dont Julien Coupat, c'est l'affaire de Tarnac. La qualification de « terrorisme » fait l'objet de polémiques dans cette affaire, tandis qu'à part Coupat, tous les prévenus sont progressivement libérés après plusieurs mois de détention. Coupat a été libéré fin mai 2009 et est relaxé en 2018[18]. En janvier 2017, la Cour de cassation écarte la qualification de terrorisme[19]. L'affaire de Tarnac est considérée comme un fiasco pour la justice[20],[21]. Depuis 2017, une vague d'incendie criminels s'est déroulée en Isère contre des cibles institutionnelles ou des entreprises privées (cf article sur la vague d'incendies criminels à Grenoble). La plupart de ces faits ont été revendiqués par la mouvance anarchiste d'extrême-gauche. En janvier 2020, le Procureur de la République de Grenoble demandait au Parquet national anti-terroriste de se saisir de ces faits qui étaient considérés selon lui comme des "attentats terroristes". Le PNAT ne donnait pas suite à cette requête, estimant que "ces faits n’entraient pas dans le cadre d’une entreprise terroriste"[22]. Le 8 décembre 2020, neuf individus âgés de 30 à 36 ans soupçonnés d'avoir projeté une action violente contre les forces de l'ordre et des militaires étaient interpellés dans toute la France par la DGSI dans ce qui est appelé l'affaire du 8 décembre 2020. Tous étaient proches de la mouvance dite d'"ultragauche". Lors des perquisitions, les enquêteurs retrouvaient des armes, des munitions ainsi que des substances rentrant dans la composition d'explosifs. A l'issue des gardes à vue le 11 décembre 2020, sept suspects ont été présentés à un juge antiterroriste puis mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Cinq militants ont été placés en détention provisoire, tandis que deux autres ont été mis sous contrôle judiciaire[23],[24]. Cette affaire relance le débat sur un possible retour du terrorisme d'extrême gauche en France[25],[26]. Au début du procès, Le Monde évoque « l’impression d’une volonté de construire une menace terroriste d’ultra gauche » et « si menace il y a, elle va en déclinant plutôt qu’en se radicalisant », avec des charges maigres, un groupe sans nom, des prévenus dont la plupart ne se connaissent pas et aucun passage à l'acte imminent envisagé. Leurs avocats dénoncent un procès politique[20],[21]. Le 3 juin 2022, un individu proche de l'ultragauche suspecté de vouloir commettre des attentats était mis en examen pour des faits de « transport et fabrication de produits ou engins explosifs en lien avec une entreprise terroriste » par le parquet national anti-terroriste. Cette mise en examen fait suite à la découverte en Haute-Savoie de plusieurs fûts contenants des produits chimiques ou toxiques susceptibles d'entrer dans la composition d'explosifs[27]. Attentats perpétrés contre des intérêts français[modifier le code] Depuis 2008, divers groupes anarchistes grecs d'extrême gauche dont la Conspiration des cellules de feu sont suspectés d'avoir commis plusieurs attentats contre des intérêts français. Le 4 décembre 2008, un engin incendiaire artisanal était envoyé à l'Agence France Presse d'Athènes[28]. En novembre 2010, un colis piégé adressé au Président français Nicolas Sarkozy était intercepté par la police grecque aux mains de deux anarchistes grecs[29]. Un second colis adressé à l'ambassade de France était intercepté quelques jours plus tard lors de son arrivée dans l'enceinte[30]. Le 10 novembre 2016, une attaque à la grenade était commise contre l'ambassade de France à Athènes (un policier grec blessé)[31]. Le 27 février 2017, l'École Française d'Athènes et l'Institut français de Grèce faisaient l'objet de deux incendies volontaires causant des dégâts matériels dans l'enceinte des bâtiments[32]. Le 16 mars 2017, un colis piégé explosait au siège du FMI à Paris. Cet acte, qualifié "d'attentat" par le Président François Hollande, blessait une personne aux mains et au visage[33]. Terrorisme islamiste[modifier le code] Article détaillé : Terrorisme islamiste en France. Après une première série d'attentats au milieu des années 1990, la France est, selon une étude internationale publiée en juin 2017[34], le pays le plus touché par les attentats djihadistes commis en Europe et aux États-Unis depuis la proclamation du « califat » de l'État islamique, le 29 juin 2014[35]. Attentats perpétrés en France ou contre des intérêts français[modifier le code] Article connexe : Chronologie des actes terroristes en France. Les attentats de 1995 font partie d’une série d’attaques du GIA, qui débute avec l’assassinat de cinq Français à Alger en août 1994 puis la prise d'otages du vol 8969 Air France, en décembre 1994. En 1996, le Gang de Roubaix, constitué de convertis à un islam radical fréquentant la mosquée Da'Wa de la rue Archimède à Roubaix, tente après une série de braquages sanglants, un attentat à la voiture piégée qui échoue. Ses auteurs sont arrêtés peu de temps après. Eric Denécé évalue à 102 morts le nombre de victimes françaises du terrorisme islamiste entre 2001 et le 5 mai 2015[36]. Les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban font un total de 8 morts dont l'agresseur. Le 25 mai 2013, un soldat français (Cédric Cordier) est poignardé à la Défense[37]. Les attentats de janvier 2015 à Paris et dans sa région (au siège de Charlie Hebdo, à Montrouge, à Dammartin-en-Goële et la prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes) font un total de 17 morts, séparément de celles qui s'ensuivent des trois terroristes. l'État islamique et Al-Qaïda sont responsables de ces attentats de janvier 2015. Le 19 avril 2015 Sid Ahmed Ghlam assassine Aurélie Châtelain à Villejuif et se blesse avant de pouvoir attaquer plusieurs églises. L'attentat de Saint-Quentin-Fallavier est perpétré par Yassin Salhi le 26 juin 2015 dans l'usine de production de gaz industriels Air Products située à Saint-Quentin-Fallavier dans l'Isère. Le bilan est d'un mort, Hervé Cornara, assassiné avant l’attaque proprement dite, et de deux employés blessés lors de l'explosion ; Yassin Salhi est arrêté sur place. Il se suicide en prison le soir du 22 décembre 2015, à 21 h 15[38]. Lors des attentats du 13 novembre 2015 en France, deux kamikazes font détoner leur ceinture d'explosifs au Stade de France, faisant une victime ; en même temps, diverses fusillades à la Kalachnikov visent des restaurants situés dans le 10e et 11e arrondissements de Paris, suivies d'une nouvelle fusillade puis d'une prise d'otages au Bataclan faisant 89 morts et qui prend fin avec l'assaut des forces de l'ordre et la mort des trois terroristes impliqués. Au total, le bilan s'élève à 130 morts et 415 blessés[39]. Les attentats seront revendiqués par l'État islamique[40]. Tous les terroristes sont abattus par les forces de l'ordre ou meurent dans ce qui sont les premiers attentats suicides en France, sauf Salah Abdeslam qui sera capturé 4 mois plus tard en Belgique. Le 13 juin 2016, un terroriste, Larossi Abballa (Français d'origine marocaine), ayant fait allégeance à l'État islamique perpètre un double assassinat sur des fonctionnaires de police, un commandant et sa compagne, agent administratif, par arme blanche, à leur domicile[41]. Le bilan est de deux morts et l'assassin est abattu lors de l'assaut du RAID. Le couple laisse un jeune enfant. Le père Jacques Hamel est égorgé le mardi 26 juillet 2016 lors de l'attentat de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, ses deux assassins sont abattus par la police alors qu'ils sortaient avec des otages. l'État islamique revendique l'attentat quelque heure après. Le 19 juin 2017 un homme fonce à l'aide d'une voiture-bélier piégée sur un fourgon de gendarmes sur l'avenue des Champs-Élysées, l'assaillant décède quelques secondes après l'impact, aucun blessé n'est à déplorer dans cette attaque. La tentative d'attentat est revendiquée par le groupe terroriste État islamique le 13 juillet 2017[42]. Projets d'attentats déjoués[modifier le code] Plusieurs projets d'attentats sont déjoués en 2015, notamment contre des églises et des bases militaires[43]. Le plus spectaculaire est l'attentat du train Thalys le 21 août 2015 où Ayoub El Khazzani est arrêté dans sa tentative par un Français et des militaires américains en permission. Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve annonce que onze attentats ont été déjoués en 2015[44]. En 2016, de nombreux projets sont également déjoués dans le pays[45]. Le plus médiatisé est une tentative d'attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris par des femmes en septembre 2016. Au total de l'année 2016, 17 attentats ont été déjoués[46]. En France, la région parisienne, la région Rhône-Alpes et l'agglomération Roubaix-Tourcoing sont considérées comme des "viviers du terrorisme islamiste" selon Claude Moniquet, codirecteur de l'European strategic Intelligence and Security Center[47]. En France, environ 5 000 personnes font l'objet d'une fiche "S" (Sûreté de l'État) et la majorité des terroristes de la seconde vague d'attentats qui ont touché la France étaient fichés "S" eux aussi[48]. L'année 2017 marque également de nombreux projets déjoués dans l'ensemble du pays. Actes revendiqués sans lien établi avec une organisation terroriste[modifier le code] Certains attentats attribués ou revendiqués par la mouvance terroriste islamiste suscitent les interrogations des enquêteurs quant à la réalité des liens entre assaillants et organisations revendicatrices. Depuis l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice en effet, les revendications ne sont plus accompagnées de « preuves » (testament, vidéo…), contrairement aux pratiques des deux années précédentes. De ce fait, enquêteurs et observateurs s'interrogent sur la nature potentiellement opportuniste de certaines revendications[49]. L’attentat du 8 mai 2002 à Karachi fut dans un premier temps attribué à Al-Qaida. Depuis 2009, les juges soupçonnent un lien avec des commissions versées dans le cadre d’un contrat d’armement[50]. Lors de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, Mohamed Lahouaiej Bouhlel fonce délibérément sur la promenade des Anglais à Nice, au volant d'un poids lourd de 19 tonnes avec lequel il écrase de nombreux passants qui regardaient la fin du feu d'artifice lors de la fête nationale française. L'attentat fait 86 morts et 434 blessés, dont de nombreux enfants. Le terroriste est abattu par la police à bord de son véhicule. l'État islamique revendique l'attentat deux jours après. Cet attentat est la première action revendiquée par les djihadistes de l'EI sans qu’ils apportent la moindre preuve pouvant corroborer leurs dires[49]. Le 20 avril 2017 sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris, un homme armé d'une kalachnikov tire sur un fourgon de police, tuant le conducteur, Xavier Jugelé, et blessant deux autres policiers avant d'être abattu. Une passante est également touchée. l'État islamique revendique l'attentat 2 heures après[51]. L'enquête n'a pas pu établir de lien entre l’auteur de l’assassinat et l’EI[49]. Le 1er octobre 2017, une attaque au couteau est commis à la gare Saint-Charles de Marseille, deux passantes sont tuées. L'assaillant est abattu par des militaires de l'opération Sentinelle. L'État islamique revendique l'attentat, là non plus sans fournir de preuve de l'existence d'un lien avec l'assaillant[52]. Conflits régionaux[modifier le code] Cette section a besoin d'être recyclée (décembre 2015). Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Améliorez-la ou discutez des points à améliorer. Le conflit basque : ETA, GAL et BVE[modifier le code] Article connexe : Nationalisme basque. À la fin des années cinquante, le nationalisme basque jusque-là non violent et proche de la démocratique chrétienne est débordé par des éléments beaucoup plus radicaux, inspirés par les théories marxistes puis maoïstes qui affirment leur volonté d'obtenir par « la lutte armée » l'indépendance du Pays basque. En 1959, ces derniers décident de créer une nouvelle organisation, l'ETA[53]. Ils se livrent à des attentats essentiellement en Espagne, mais le quart sud-ouest de la France est largement utilisé comme base arrière par l'organisation terroriste. Quelques attentats de l'ETA ont été signalés en France, comme le meurtre de deux gardes civils espagnols à Capbreton en 2007. L'assassinat de Pierre Goldman en 1979, revendiqué par Honneur de la Police, groupe inconnu, a sans doute été organisé par une organisation précédant les Groupes antiterroristes de libération (GAL), dirigés par Madrid, comme le Batallón Vasco Español. Le Pays basque français a été plus généralement marqué dans les années 1980 par les attentats du mouvement Iparretarrak. Entre 2006 et 2009, divers attentats ont été perpétrés par l'organisation Irrintzi, qui a été depuis démantelée. Cependant, l'ETA a annoncé l'arrêt de ses activités en 2011. Nationalisme breton[modifier le code] Article connexe : Nationalisme breton. Des années 1970 au début des années 2000, la Bretagne a connu une série d'attentats terroristes perpétrés par une organisation clandestine, l'ARB, limités à des dégâts matériels. Nationalisme corse[modifier le code] Articles connexes : Nationalisme corse et Liste des actions terroristes attribuées ou revendiquées par le FLNC. Le terrorisme lié au mouvement nationaliste corse est un phénomène récurrent, particulièrement des années 1970 aux années 2000. Les attentats à l'explosif et mitraillages étaient quasi-quotidiens de 1975 à 2007, bien que tous n'aient pas eu un but politique. Le mouvement clandestin le plus structuré est le FLNC, scindé aujourd'hui en plusieurs branches, dont une liste des actions terroristes est présentée dans l'article Liste des actions terroristes attribuées ou revendiquées par le FLNC. Si la plupart des attentats, perpétrés en pleine nuit, ont pour cibles des biens matériels, plusieurs assassinats ont cependant été commis. L'État fut attaqué de diverses manières, en particulier en 1998 avec l'assassinat de Claude Érignac, préfet, à Ajaccio. Depuis la fin des années 2000, le nombre d'attentats a très fortement diminué. Indépendantisme aux Caraïbes[modifier le code] Entre 1981 et 1987, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe ont subi les attentats de l'Alliance Révolutionnaire caraïbe, du Groupe du 22 mai 1848, de Yich Telga et du Groupe de Libération armée. On dénombre entre 200 et 250 d'attentats, voire plus, causant plusieurs morts et des dégâts matériels[54]. Indépendantisme néo-calédonien[modifier le code] Dans les années 1980, la Nouvelle-Calédonie était dans une situation quasi-insurrectionnelle avec des affrontements meurtriers entre groupes Canaques et caldoches. L'événement le plus retentissant fut la prise d'otages d'Ouvéa en 1988. Conflits internationaux ayant des répercussions en France[modifier le code] Terrorisme antisémite[modifier le code] Le 3 octobre 1980, un attentat à la bombe fait 4 morts et 46 blessés dans l'attentat de la rue Copernic à Paris. Le 9 août 1982, éclate l'attentat de la rue des Rosiers à Paris. Elle fait 6 morts et 22 blessés. Le 7 septembre 1995, une voiture piégée explose, à quinze mètres de l'une des entrées de l'école juive Nah'alat Moché, à Villeurbanne commis par le terroriste islamiste Khaled Kelkal. Lors des tueries de 2012 à Toulouse, le terroriste islamiste Mohammed Merah tue trois enfants et un enseignant (dont une petite fille qu'il poursuit jusque dans l'établissement pour l'exécuter d'une balle dans la tête). Lors des tueries de janvier 2015, le terroriste islamiste Amedy Coulibaly prend en otage 15 personnes dans une épicerie casher Porte de Vincennes et en tue quatre. Il fut également tué lors de l'assaut du RAID. Terrorisme palestinien et Hezbollah[modifier le code] Article connexe : Fusillade de la rue Toullier. Dans les années 1970-1980, la France est la cible d'actions terroristes palestiniennes principalement, par les groupes d'Abou Nidal avec Carlos. Des groupes liés au Hezbollah réalisent également des attentats. Guerre civile en Algérie[modifier le code] Article détaillé : Guerre civile algérienne. Après l'annulation par les militaires des élections de 1991, remportées par le Front islamique du salut (FIS), l'Algérie s'est enlisée dans une guerre civile marquée par une violence extrême et de nombreux attentats. Du fait des relations proches entre la France et l'Algérie, ce conflit s'est exporté sur le territoire français, officiellement via le Groupe islamique armé (GIA). Les principaux actes terroristes officiellement attribués à ces groupes sur le territoire français sont le détournement du vol AF 8969 en 1994, les attentats de 1995 en France, dont celui du RER B à la station Saint-Michel, ainsi que celui du RER B à la station Port-Royal en 1996. Terrorisme arménien[modifier le code] Le 24 octobre 1975 : assassinat par les Commandos des justiciers du génocide arménien (CJGA) de l'ambassadeur de Turquie en France, İsmail Erez, et de son chauffeur, Talip Yener, à Paris. Le 4 mars 1981 : assassinat par l'Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie (ASALA) de deux diplomates turcs à Paris : Reşat Morali, attaché aux Affaires du Travail, et Tecelli Ari, conseiller aux Affaires religieuses. Le 15 juillet 1983, une bombe explose à l'aéroport d'Orly, placée par l'ASALA, une organisation arménienne, laïque, qui fait huit morts. De 1975 à 1984, l'ASALA a été responsable de 57 « incidents terroristes » en France, dont 45 ont eu lieu après 1980 (dont la prise du consulat turc à Paris en 1981)[55]. Terrorisme libyen[modifier le code] L’attentat contre le vol 772 UTA au-dessus du Niger en 1989 a fait 170 morts dont 54 Congolais, 54 Français, 7 Américains et 4 Britanniques. La Libye n’a pas admis sa responsabilité mais a accepté en 2004 de verser 170 millions de dollars aux familles des victimes[56] (attentat qui a eu lieu après le vol 103 Pan Am de 1988). Terrorisme islamiste[modifier le code] Article détaillé : Terrorisme islamiste en France. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la France doit faire face, comme d'autres pays, à une menace plus diffuse qui n'émane plus d'États bien identifiés. Les attentats les plus récents sont généralement revendiqués par l'État islamique[57]. Durant les années 2010, la France a subi des attentats particulièrement meurtriers comme l'attentat contre le journal Charlie Hebdo (12 morts et onze blessés), les attentats de masse de novembre 2015 (130 morts et 413 blessés dont 99 grièvement) et l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice (86 morts et 458 blessés). Menace terroriste iranienne[modifier le code] Quelques heures après le début du conflit américano-israélo-iranien de 2026, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, ordonne la « mise en vigilance » des forces de l'ordre pour « détecter toute action susceptible de troubler l'ordre public », et demande un renforcement de la sécurité autour des représentations diplomatiques et de « certains points d'intérêt des parties impliquées[58] ». Prévention et répression[modifier le code] Coopération internationale[modifier le code] Articles détaillés : Coopération policière internationale et Coopération policière et judiciaire en matière pénale. Les efforts de lutte contre le terrorisme ont amené les pays cibles à coordonner leurs actions, que ce soit de manière bilatérale ou multilatérale. Si de tels efforts remontent à la fin du XIXe siècle (Conférence internationale de Rome pour la défense sociale contre les anarchistes de 1898), ils ont été renforcés d'abord avec la création d'Interpol, puis avec une série de groupes informels à partir des années 1970 (TREVI, Club de Berne, etc.), qui ont précédé la création d'Europol et la coopération policière et judiciaire en matière pénale menée dans le cadre du Traité de Maastricht. En Europe a été créé le SITCEN, ou Situation Center, en 2005, chargé d'analyser la menace commune contre l'Europe. Législation[modifier le code] Article principal : Législation sur le terrorisme. Les lois de 1893 et 1894 visent à réprimer le mouvement anarchiste. Après la suppression de la cour de sûreté de l'État en 1981, le terrorisme est traité par les juridictions de droit commun. Puis, confrontée plusieurs fois à des vagues de terrorisme, la France a fait évoluer sa législation, à travers les lois de 1986, 1996 et 2006[59],[60]. Ces dernières années, la législation est renforcée régulièrement avec notamment la loi du 14 mars 2011 d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure « LOPPSI 2 », la loi relative au renseignement de 2015[61], la loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale en 2016. Entre novembre 2015 et novembre 2017, l’état d'urgence est appliqué, des dispositions proches mais plus cadrée de celui-ci sont transférées dans le droit commun avec la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme en 2017 et la loi relative à la prévention d'actes de terrorisme et au renseignement en 2021. Une des particularités du droit français en matière de terrorisme est le délit d’ « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Selon les magistrats, celle-ci permet de démanteler les réseaux avant qu’ils n’aient commis un attentat[62]. D’autres règles de la procédure pénale sont adaptées comme : la prolongation de la garde à vue ; les perquisitions et saisies facilitées ; une cour d’assises constituée de magistrats professionnels[62]. Ces dispositions sont parfois critiquées par des défenseurs des droits de l’homme[59],[62]. Magistrats spécialisés[modifier le code] Depuis la loi du 9 septembre 1986, qui fait suite aux attentats de cette même année, les dossiers sont centralisés par des magistrats parisiens. Les articles 706-17 et suivants du code de procédure pénale prévoient en effet que le procureur de la République, le juge d’instruction et les juridictions de jugement de la capitale disposent en matière de terrorisme d’une compétence concurrente de celle qui résulte des règles de droit commun. Il ne s’agit pas de déposséder les juridictions territorialement compétentes mais plutôt d’offrir une compétence supplémentaire spécialisée[62]. Un service central de lutte anti-terroriste est créé le 15 octobre 1986 au sein du parquet de Paris, dirigé par Alain Marsaud, plus communément appelé « quatorzième section », qui a été intégrée à la troisième division du parquet de Paris. Rebaptisé en 1999 « section A6 »[62], le service porte désormais le nom de « section C1 ». En mai 2015, neuf magistrats ont en charge 157 enquêtes, dont 94 concernant l’islamisme radical[63]. En 2019, cette section spécialisée est remplacée par le parquet national antiterroriste[64]. De même neuf juges d’instruction parisiens constituent le « pôle anti-terroriste » de ce tribunal, surnommé la « galerie Saint-Éloi », du nom du lieu de son implantation au sein du Palais de justice de Paris. En mai 2015, 218 informations judiciaires y sont ouvertes, dont 112 concernaient le contentieux de l’islam radical[63]. Les juges suivants occupent ou ont occupé ce pôle : Jean-Louis Bruguière (1986-2008[65]), Gilles Boulouque (1986-1990)[66], Roger Le Loire (1990-1995)[réf. nécessaire], Laurence Le Vert (1990-2016[67]), Jean-François Ricard (1995[68]-2006), Gilbert Thiel (1995-2014)[69], Marie-Antoinette Houyvet (nommée en 2003[70])[source insuffisante], Marc Trévidic (2006-2015)[71], Yves Jannier (2008[65]- 2012)[source insuffisante], Philippe Coirre[réf. nécessaire] Thierry Fragnoli (depuis 2005)[réf. nécessaire], Nathalie Poux[72],[73][source insuffisante], Christophe Teissier[74],[73][source insuffisante], David Benichou[75][source insuffisante], Jeanne Duyé[76][source insuffisante], Béatrice Brugère (2009-2011)[77], Jean-Marc Herbaut (2015-)[73], David de Pas (2015-2022)[73],[78], Isabelle Cousi[73]. Planification de vigilance[modifier le code] Article détaillé : plan Vigipirate. Le plan Vigipirate fut créé en 1981 et sa dernière version date de 2003. Il dispose d’un niveau (jaune, orange, rouge, écarlates) arrêté par le Premier ministre. Il est accompagné de plans spécifiques : Piratox, Biotox, Piratome, Piranet, Piratair-Intrusair, Pirate-mer et Pirate-ext[79]. Article détaillé : Opération Sentinelle. L’opération Sentinelle est une opération de l’armée française déployée au lendemain des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, pour faire face à la menace terroriste et protéger les « points » sensibles du territoire. Elle est renforcée lors des attaques du 13 novembre 2015 en Île-de-France. Services de police spécialisés[modifier le code] La police judiciaire est particulièrement compétente dans ces affaires, centralisées à la 6e division de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) (créée en 1986), qui devint par la suite la division nationale antiterroriste (DNAT) puis la sous-direction anti-terroriste (SDAT)[60]. La direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), créée en 2008, est à la fois un service de renseignement et de police judiciaire. Des unités militaires sont également impliquées comme la gendarmerie et la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE). L’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), créée en 1984, est rattachée à la Direction générale de la police nationale et composé de représentants de ces services[60]. Le Schéma national d'intervention des forces de sécurité (SNI) est un dispositif du ministère de l'Intérieur en vigueur depuis 2016 visant à organiser la réponse des unités d'intervention de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale face aux attaques terroristes sur le territoire national. Soutiens aux victimes[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Associations[modifier le code] Cette section ne s'appuie pas, ou pas assez, sur des sources secondaires ou tertiaires indépendantes du sujet. Le texte peut contenir des analyses inexactes ou inédites de sources primaires.Pour l'améliorer, ajoutez-en, ou placez des modèles {{Source secondaire souhaitée}} ou {{Source secondaire nécessaire}} sur les passages mal sourcés. (décembre 2025) Il existe des associations de victimes du terrorisme. Leurs buts sont d'obtenir des poursuites judiciaires contre les auteurs d'attentats et leurs réseaux de soutien, ainsi que d'obtenir une indemnisation des victimes d'actes de terrorisme. On peut citer la création en 1986 par Françoise Rudetzki de l'association SOS Attentats, aujourd'hui dissoute et l'Association française des victimes du terrorisme (AfVT)[80], membre du Réseau européen des victimes du Terrorisme, qui a pris la relève. Notes et références[modifier le code] ↑ (en) Chris Millington, The Invention of Terrorism in France, 1904-1939, Stanford University Press, 26 septembre 2023 (ISBN 978-1-5036-3676-7, lire en ligne) ↑ (en) EU Terrorism Situation And trend Report ↑ Intervention de Loïc Garnier chef de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste, émission C dans l'air, 9 mai 2011 ↑ Article du parisien sur le livre blanc et noir du terrorisme [1] ↑ Le 25 août 1958 : Une date tombée dans l’oubli, El Watan, 25 août 2008 ↑ Roger Vétillard, « Le terrorisme, l'arme du FLN », La Nouvelle Revue d'histoire, Hors-Série, n°13H, Automne-Hiver 2016, p. 32-37 ↑ Un tournant de la " Bataille de Paris ", Rémy Valat, Revue d'Histoire : Outre-Mers, 1er semestre 2004, no 342-343 ↑ Omar Carlier, « Violence(s) », dans Mohamed Harbi et Benjamin Stora (dir.), La Guerre d'Algérie, éd. 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Jenkins, Konrad Kellen, Sue Moran, William Sater, Trends in International Terrorism, 1982 and 1983, Rapport de la RAND Corporation. Les chiffres de ce rapport traitent du terrorisme international : ils excluent donc les attentats commis par des terroristes à l'intérieur de leur pays, ainsi que les attentats commis par des gouvernements contre leurs propres citoyens (terrorisme d'État). ↑ « La justice américaine réclame à la Libye plus de 6 milliards de dollars », sur liberation.fr, 16 janvier 2008 ↑ « Daesh revendique l’attentat contre le journal Charlie Hebdo », sur algerie1.com, 7 janvier 2015 ↑ Jean Chichizola, « Voyants à l’écarlate, réseaux d’influence, recours à des voyous... La France face à la menace terroriste iranienne », sur Le Figaro, 2 mars 2026 (consulté le 2 mars 2026) ↑ a et b Rapport de Human Rights Watch, La justice court-circuitée, 1er juillet 2008, « III. Les lois et procédures antiterroristes en France », sur hrw.org ↑ a b et c Laurent Bonelli, « Les caractéristiques de l'antiterrorisme français : "Parer les coups plutôt que panser les plaies" », sur lemonde.fr, 11 septembre 2008 ↑ « Trente ans de législation antiterroriste », sur Vie-publique.fr, 23 novembre 2015 ↑ a b c d et e La conduite de la politique de sécurité menée par l’État en Corse, Rapport no 69 (1999-2000) de M. René GARREC et plusieurs de ses collègues, fait au nom de la commission d'enquête, déposé le 16 novembre 1999 « C. 2. La loi du 9 septembre 1986 : une centralisation de la lutte contre le terrorisme », sur senat.fr ↑ a et b Éric Ciotti, Surveillance des filières et des individus djihadistes, Rapport, fait au nom de la commission d’enquête, 2 juin 2015 (lire en ligne), Deuxième partie, IV, A. 2. La centralisation du traitement judiciaire atteint-elle ses limites ? ↑ Gabriel Thierry, « Avec le parquet national antiterroriste, clap de fin pour la section C1 », sur dalloz-actualite.fr, 9 mai 2019 ↑ a et b Mathieu Delahousse, « Le discret Jannier succède au célèbre Bruguière », sur lefigaro.fr, 25 janvier 2008 ↑ Christian Ferrand, « La mort d'un juge », sur humanite.fr, 14 décembre 1990 ↑ Camille Polloni, « Les juges antiterroristes, de l’ETA au jihad », sur Les Jours, 24 août 2016 ↑ Patricia Tourancheau, « Portrait de Jean_François Ricard », Libération,‎ 24 août 1995 (lire en ligne) ↑ Franck Johannès, « Hommage bourru et mi-raisin au juge Thiel », sur libertes.blog.lemonde.fr, 22 juin 2014 ↑ « Une cinquième juge anti-terroriste français », sur tempsreel.nouvelobs.com, 10 mars 2003 ↑ Denis Demonpion, « Le juge anti-terroriste Marc Trévidic poussé vers la sortie », L'Obs,‎ 1er avril 2015 (lire en ligne) ↑ « L'enquête du juge Bruguière sur le Rwanda annihilée », sur lepoint.fr, 10 janvier 2012 ↑ a b c d et e Charlotte Piret, « Procès du 13-Novembre : dans le secret du bureau des juges d'instruction », 17 août 2021 ↑ Jean-Claude Souléry (avec Frédéric Abéla), « Affaire Merha : retour sur une accumulation de ratés », La Dépêche du Midi,‎ 2 novembre 2012 (lire en ligne) ↑ « Les racketteurs voulaient abattre le chef d'entreprise », Le Parisien,‎ 30 août 2012 (lire en ligne) ↑ « Un djihadiste français présumé arrêté au Mali », sur europe1.fr, 8 novembre 2012 ↑ « Béatrice Brugère », sur unite-magistrats.org ↑ Paule Gonzalès, Jean Chichizola et Christophe Cornevin, « Terrorisme: «Il est nécessaire de maintenir un niveau de vigilance très élevé» », Le Figaro,‎ 26 août 2022 (lire en ligne) ↑ « La France face au terrorisme, Livre blanc du Gouvernement sur la sécurité intérieure face au terrorisme, 2006 », p. 69-70 ↑ (fr) Association française des Victimes du Terrorisme - AfVT Voir aussi[modifier le code] Articles connexes[modifier le code] Terrorisme islamiste en France Chronologie des actes terroristes en France Liste d'attentats islamistes en France Chronologie des attentats commis par Action directe Liste des groupes armés présents en France Liens externes[modifier le code] Association française des Victimes du Terrorisme - AfVT v · mChronologie des attentats en France Terrorisme en France Liste des groupes armés présents en France Terrorisme d'extrême gauche Attentat de Saint-Germain-en-Laye (1881) Attentat de la Bourse (1886) Campagne d'attentats anarchistes de 1888-1889 Ère des attentats (1892-1894) Attentat du Boulevard Saint-Germain Attentat de la caserne Lobau Attentat de Clichy Attentat du Véry Attentat de Carmaux-Bons Enfants Attentat du 13 novembre 1893 Attentat de l'Assemblée nationale Attentat du café Terminus Attentats du 20 février 1894 Attentat de la Madeleine Assassinat de Sadi Carnot Attentat de la rue de Rohan (1905) Tentative d'assassinat d'Alexandre Millerand (1922) Attentat du drugstore Publicis (1974) Attentats d'Orly de janvier 1975 Attentat du Capitole (1982) Assassinat de René Audran (1985) Assassinat de Georges Besse (1986) Terrorisme d'extrême droite Assassinat de Jean Jaurès (1914) Assassinat de Paul Doumer (1932) Attentat du train Strasbourg-Paris (1961) Attentat de Pont-sur-Seine (1961) Attentat d'Issy-les-Moulineaux (1962) Attentat du Petit-Clamart (1962) Attentat du palais de justice de Besançon (1970) Attentat contre le consulat d'Algérie à Marseille (1973) Fusillade du 11 novembre 1984 à Châteaubriant (1984) Attentat du cinéma Le Building (1988) Attentat du cinéma Saint-Michel (1988) Attaques de la cellule autonomiste et totalitaire Tiwaz 2882 (2004 - 2005) Attaques de groupuscules se réclamant de l'OAS (2017 - 2018) Attentat de la mosquée de Bayonne (2019) Fusillade du 23 décembre 2022 à Paris Attaque à la bombe de Tours en 2023 Assassinat de Hichem Miraoui Terrorisme islamiste Attentats de janvier 2015 Attentats du 13 novembre 2015 Attentat du 14 juillet 2016 Assassinat de Samuel Paty (2020) Assassinat de Dominique Bernard (2023) voir palette attentats islamistes en France Terrorisme séparatiste Nationalisme breton Attentat du 7 août 1932 à Rennes Attentat contre la compagnie de CRS 13 de Saint-Brieuc (1968) Attentat de Roc'h Trédudon (1974) Attentat du château de Versailles (1978) Attentat du McDonald's de Quévert (2000) Nationalisme corse Assassinat de Pierre-Jean Massimi (1983) Assassinat de Cl
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FOURNISSEUR DE YESCARD

Organisation de technologie financière qui continue à faire ses preuves dans la zone euro. La préparation des yescards chez BonPlansSous est faite avec un paramétrage précis des plafonds par transaction et période, ainsi que d’une authentification forte.

La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

Nous vous encourageons vivement à nous contacter ! Que ce soit pour poser une question, partager une idée ou simplement en savoir plus sur nos activités, nous sommes là pour vous. Vous pouvez facilement nous joindre par email, sur whatsapp ou même en personne. Chaque message compte pour nous, et nous serons heureux d'échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter, car votre voix est importante et nous tenons à vous écouter

https://bonplanssous.org/

 

https://bonplanssous.org/a-propos-de-nous/

 

https://bonplanssous.org/contactez-nous/

 

https://bonplanssous.org/yescards/

 

https://bonplanssous.org/product/yescard-bronze/

 

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https://bonplanssous.org/de/Kontaktieren-Sie-uns/

 

https://bonplanssous.org/de/PRODUKTE/Yescard-Silber/

 

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https://bonplanssous.org/de/PRODUKTE/Yescard-Gold/

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https://bonplanssous.org/de/PRODUKTE/gelbe-Yescard/

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Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

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Gustave Moreau — Wikipédia

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Gustave Moreau, né le à Paris et mort dans la même ville le , est un peintre, illustrateur, dessinateur et sculpteur français. Encouragé par son père architecte, il bénéficie d'une éducation classique et s'initie dès l'enfance aux arts graphiques.

Gustave Moreau, né le 6 avril 1826 à Paris et mort dans la même ville le 18 avril 1898, est un peintre, illustrateur, dessinateur et sculpteur français. Encouragé par son père architecte, il bénéficie d'une éducation classique et s'initie dès l'enfance aux arts graphiques. Ses années de formation sont marquées par les enseignements de François-Édouard Picot et sa rencontre avec le style de Théodore Chassériau, qui le pousse vers une approche non académique de la peinture d'histoire. En 1852, il expose pour la première fois au Salon et emménage dans le quartier de la Nouvelle Athènes. La mort de Chassériau le pousse à s'interroger sur son art et à effectuer un second voyage en Italie en compagnie d'Alexandre-Frédéric Charlot de Courcy et d'Edgar Degas, après un premier effectué à l'âge de 15 ans. Il apprend à copier les maîtres de la Renaissance dans plusieurs villes italiennes, imitant avec ferveur Michel-Ange à Rome, mais ne réalise alors presque pas d’œuvres originales. À la fin des années 1850, il se lance dans des projets monumentaux qu'il laisse inachevés et entame une liaison avec Alexandrine Dureux. Sa carrière débute véritablement avec Œdipe et le Sphinx, exposée en 1864, ainsi que les Salons de 1865 et 1869. Il apparaît progressivement comme un rénovateur de la tradition grâce à son approche irréaliste des sujets mythologiques. Son activité diminue dans les années 1870, quoiqu'il développe une activité d'aquarelliste. Il reçoit une consécration officielle en recevant la légion d'honneur. Son goût pour la sculpture, nourri par son second voyage italien, l'inspire essentiellement pour son œuvre peinte. Il est l'un des principaux représentants en peinture du courant symboliste, imprégné de mysticisme. Son style se caractérise par son goût du détail ornemental, imprégné de motifs antiques et exotiques. La plupart de ses œuvres sont conservées au musée Gustave-Moreau à Paris. Biographie[modifier le code] Enfance[modifier le code] Gustave Moreau est né le 6 avril 1826 à Paris[1], au 7, rue des Saints-Pères. Il est le fils de Louis Moreau, architecte de la Ville de Paris (1790-1862) et de Pauline Desmoutiers (1802-1884), fille du maire de Douai en 1795-1797 et 1815. Par sa mère, il est apparenté à de puissantes familles terriennes implantées en Flandre, les Brasme, les Le François, les des Rotours[2]. La famille Moreau s'installe en 1827 à Vesoul, Louis Moreau étant alors architecte du département de la Haute-Saône. Les Moreau retournent en 1830 à Paris, au 48, rue Saint-Nicolas d'Antin, puis au 16, rue des Trois-Frères[3]. De santé fragile, le jeune Gustave dessine depuis l'âge de six ans, encouragé par son père qui lui inculque une culture classique. Il entre au collège Rollin en 1837[2] où il reste interne pendant deux ans et remporte un prix de dessin le 20 août 1839[4]. Sa sœur Camille (née en 1827) meurt en 1840[4]. Tous les espoirs des parents Moreau se reportent alors sur leur unique fils qui poursuit ses études à domicile[4]. Son père[modifier le code] Louis Moreau a étudié à l'École des Beaux-Arts à partir de 1810, il était élève de Charles Percier[4]. C'était un admirateur de l'architecture romaine ainsi que des Encyclopédistes du XVIIIe siècle[4]. Les réalisations architecturales dont il est l'auteur sont du plus pur goût néo-classique[4]. Constatant le manque de formation intellectuelle des artistes de son temps, il eut à cœur de donner à son fils une éducation poussée notamment en ce qui concerne les humanités[4]. Cela passe par une riche bibliothèque familiale dans laquelle on trouve tous les classiques tels Ovide, Dante ou Winckelmann[2]. En dépit de son goût prononcé pour le néo-classicisme, Louis Moreau n'a jamais imposé à son fils aucune de ses idées, il le laissait libre de ses choix[4]. Études et formation[modifier le code] Premier voyage en Italie[modifier le code] En 1841, le jeune Gustave, alors âgé de 15 ans, effectue un premier voyage en Italie avec sa mère, sa tante et son oncle[4]. Son père lui confie avant son départ un carnet de dessins qu'il remplit de paysages et de vues de paysans croqués sur le vif conservé au musée Gustave-Moreau[5],[4]. L'enseignement de François Édouard Picot[modifier le code] Après l'obtention de son baccalauréat, Gustave Moreau est autorisé par son père à suivre une formation de peintre[2]. Louis Moreau avait soumis un tableau de son fils (Phryné devant ses juges) à Pierre-Joseph Dedreux-Dorcy et c'est l'opinion favorable de ce dernier qui a décidé Louis Moreau à autoriser son fils à étudier la peinture[4]. En 1844, il devient élève du peintre néo-classique François Édouard Picot[2]. L'enseignement de Picot est préparatoire au concours d'entrée à l'École des beaux-arts, il consiste à travailler d'après le modèle vivant le matin et à copier des œuvres du musée du Louvre l'après-midi[4]. Grâce à ses enseignements, il intègre les Beaux-Arts en 1846[2]. Mais, las de ses deux échecs successifs au prix de Rome, il quitte cette institution en 1849[2]. Théodore Chassériau[modifier le code] Après avoir quitté les Beaux-Arts, Gustave Moreau est amené par son père devant les peintures de la Cour des comptes[6]. Au sein de cet édifice, Chassériau a réalisé les peintures de l'escalier d'honneur de 1844 à 1848[α],[10]. Ces peintures suscitent l'enthousiasme de Gustave Moreau qui dit à son père « Je rêve de créer un art épique qui ne soit pas un art d'école »[6]. C'est à partir de cette époque que Gustave Moreau se lance dans des compositions ambitieuses relevant de la peinture d'histoire qu'il retravaille souvent sans toutefois les achever[11]. On retrouve parmi ces grandes compositions inachevées Les Filles de Thespius commencée en 1853, agrandie en 1882 mais demeurée « En voie d'exécution »[12]. Cette toile porte la trace de l'influence de Chassériau, notamment pour la partie centrale qui s'inspire du Tepidarium présenté la même année (1853)[12]. Gustave Moreau se lie d'amitié avec Chassériau en 1850 et prend un atelier dans la même rue que lui[3],[13]. Il voit en lui un véritable mentor et calque même son existence sur la sienne en devenant un jeune homme élégant fréquentant les salons de la Nouvelle Athènes et en assistant aux représentations d'opéra[11]. Il est très probable que Chassériau ait aidé Moreau à se perfectionner en dessin, notamment pour ce qui concerne les portraits[14]. La plupart des portraits dessinés par Moreau datent d'ailleurs des années 1852-1853 et Moreau possédait des dessins que Chassériau lui avait offerts[15]. La rencontre d'Eugène Delacroix[modifier le code] Perdu après ses années d'études dont il trouvait l'enseignement insuffisant[16], Gustave Moreau est allé au domicile d'Eugène Delacroix pour solliciter son aide[4]. Celui-ci ne pouvait pas prendre de nouvel élève dans son atelier[4]. Cependant il comprit son désarroi et lui dit « Que voulez-vous qu'ils vous apprennent, ils ne savent rien[4] ». L'influence de Delacroix est décisive pour le travail du jeune peintre et se constate dès sa première toile au Salon de 1852[4]. On sait également que Delacroix appréciait Gustave Moreau[4]. Les débuts en tant qu'artiste[modifier le code] Depuis 1848, Moreau travaille sur une Pietà avec pour source d'inspiration la Pietà de Delacroix de Saint-Denys-du-Saint-Sacrement[β],[2]. La Pietà de Moreau est achetée en 1851 par l'État grâce aux relations de son père mais pour la modique somme de 600 francs soit l'équivalent du prix d'une copie[4]. Il l'expose en 1852 au Salon où elle passe inaperçu, sauf pour Théophile Gautier qui s'étonne de voir une toile si proche de Delacroix chez un élève de Picot[4]. La même année, ses parents lui achètent une maison-atelier — devenue le musée Gustave-Moreau — au cœur de la Nouvelle Athènes où toute la famille Moreau s'installe[20]. Il présente au Salon de 1853 Darius après la bataille d'Arbelles ainsi que Le Cantique des cantiques, toutes deux fortement inspirées de Théodore Chassériau[21]. Vers 1854, il peint le Cavalier écossais, peinture pleine d'une fougue romantique qu'il ne présente à aucun public, elle fait partie de ces œuvres qu'il ne destine qu'à lui-même[22],[23]. Il peint des sujets religieux ou tirés de l'Antiquité et de la mythologie, comme Moïse, en vue de la Terre Promise ôte ses sandales (1854), ou encore Les Athéniens livrés au Minotaure dans le labyrinthe de Crète (commandée par l'État) qui est exposée à l'Exposition universelle de 1855, sans rencontrer de succès, puis envoyée à Bourg-en-Bresse[4]. Mort de Chassériau[modifier le code] La mort de Chassériau survenue en 1856 est une véritable remise en cause pour Gustave Moreau et son art[24]. Il entreprend alors cette année-là Le Jeune Homme et la mort en hommage à son ami Chassériau[4]. Constatant les limites de son art et peinant à finir le tableau Hercule et Omphale commandé par Benoît Fould, il se décide à repartir en Italie. Pour financer ce Grand Tour, son père Louis Moreau fait louer les différents étages de la maison-atelier, dont l'atelier de Gustave qui est alors occupé par son ami Eugène Fromentin en son absence[2]. Son départ est assez précipité à cause d'une histoire sentimentale, ce qui fait qu'il part sans sa mère ni son ami Narcisse Berchère[2]. Second voyage en Italie[modifier le code] En septembre 1857, Gustave Moreau commence son voyage italien en compagnie d'Alexandre-Frédéric Charlot de Courcy (Rome, Florence, Milan, Pise, Sienne, Naples, Venise)[4]; un voyage qui dure deux ans[25]. Rome[modifier le code] Gustave Moreau arrive à Rome le 22 octobre 1857[26]. Il s'installe à proximité de la villa Médicis et s'inscrit au cours du soir dispensés dans ladite villa où il étudie le modèle vivant[27]. Cela le met au contact de pensionnaires comme Jules-Élie Delaunay et Henri Chapu mais aussi Léon Bonnat et Edgar Degas[28]. Sa vaste culture et son talent lui valent l'admiration de ses camarades d'étude qui font de lui un mentor[28]. Gustave Moreau est aussi à proximité de la villa Farnesina, de l'Accademia di San Luca et de la chapelle Sixtine, et il occupe ses journées à un travail très studieux de copiste[27]. Ce qui l'intéresse en premier lieu ce sont les grands maîtres du XVIe siècle et leurs immédiats successeurs (Michel-Ange, Raphaël, Le Corrège, Le Sodoma et Peruzzi)[29]. Sa démarche ne relève pas de la simple étude visuelle[30]. En copiant les œuvres des peintres qu'il admire, il entend se pénétrer expérimentalement de leur façon de peindre[30]. Son premier travail est une copie d'un fragment de la fresque des Noces d'Alexandre et de Roxane du Sodoma dans la villa Farnesina dont il retient le « ton mat et l'aspect doux de la fresque »[31]. Mais Gustave Moreau est un fervent admirateur de Michel-Ange, il se rend donc à la chapelle Sixtine où il copie pendant deux mois les fresques de Michel-Ange dont il retient « la coloration merveilleusement savante et harmonieuse de ces pendentifs[31] ». Il se rend ensuite à l'Accademia di San Luca et reproduit le Putto de Raphaël qu'il qualifie de « plus beau morceau de peinture[32] ». Cet intérêt exclusif pour l'art de la Renaissance italienne suscite un rappel à l'ordre de son père — passionné par la Rome antique — qui le somme de s'intéresser à l'art antique[29]. Il étudie ainsi les proportions des statues antiques en compagnie de Chapu[29]. Gustave Moreau retourne à Rome d'avril à juillet 1859[33]. Les troubles politiques liés à la guerre d'Italie de 1859 inquiètent Gustave Moreau qui n'est pas sûr de pouvoir se rendre à Naples[34]. Lors de ce second séjour, il réalise une copie de La Mort de Germanicus de Nicolas Poussin au palais Barberini avec le souci de se rapprocher le plus possible de l'original jusque dans les dimensions du tableau[33],[35]. Œuvres de Gustave Moreau réalisées à Rome Hésiode et la Muse (1857), Cambridge, Fogg Art Museum. Académie d'homme et autres études (1858), Paris, musée Gustave-Moreau. La Mort de Germanicus d'après Nicolas Poussin (1859), Paris, musée Gustave-Moreau. Danaé, d'après Le Corrège (1858), Paris, musée Gustave-Moreau. Les Noces d'Alexandre et de Roxane, d'après Le Sodoma (1857-1858), Paris, musée Gustave-Moreau. Florence[modifier le code] Gustave Moreau arrive à Florence le 9 juin 1858 et retrouve là-bas Élie Delaunay[36]. Il réalise des études d'après des œuvres des Offices, du palais Pitti ou de Santa Maria Novella[30]. Aux Offices, Moreau se prend de passion pour une copie de La Bataille de Cadore qu'il prend pour une esquisse originale du Titien[36]. L'œuvre originale a été détruite dans l'incendie du palais des Doges de 1577[36]. Pour l'aider dans son travail de copie, le tableau est descendu et mis sur chevalet, à sa portée[36]. Moreau réalise aussi une copie de du Baptême du Christ de Verrochio mais ne reproduit que l'ange[37]. En effet, selon Vasari, cet ange est réalisé par Léonard de Vinci à un moment où il dépasse son maître[37]. À partir du mois d'août, il est rejoint par Degas et ensemble ils visitent les églises pour étudier Andrea del Sarto, Pontormo, Bronzino et Bellini[30]. En décembre 1858, Gustave Moreau réalise un second séjour florentin avec sa famille[38]. Degas, qui l'attendait depuis son précédent séjour tint à lui faire découvrir Botticelli[39]. Moreau fait à cette occasion une copie de La Naissance de Vénus[39]. Cette copie de l'ensemble du tableau montre déjà une dissociation entre le trait et la couleur qu'il reprendra dans ses œuvres ultérieures[38]. Moreau réalise aussi une copie du Portrait équestre de Charles Quint par Antoon Van Dyck et une autre du Portrait équestre de Philippe IV d'Espagne par Vélasquez[39]. Ici encore, bien qu'étant à Florence, Moreau ne manifeste pas plus d'intérêt pour les peintres florentins[39]. Œuvres de Gustave Moreau réalisées à Florence La Bataille de Cadore, copie d'après une copie de l'œuvre du Titien (1858), Paris, musée Gustave-Moreau. Copie de l'Ange de Léonard de Vinci dans “Le Baptême du Christ” d'Andréa del Verrocchio à Florence (1858), Paris, musée Gustave-Moreau. Naissance de Vénus, copie d'après Botticelli (1859), Paris, musée Gustave-Moreau. Portrait équestre de Charles Quint, copie d'après Van Dyck (1859), Paris, musée Gustave-Moreau. Portrait équestre de Philippe IV d'Espagne, copie d'après Vélasquez (1859), Paris, musée Gustave-Moreau. Vue de Florence (1858), Paris, musée Gustave-Moreau. Milan[modifier le code] Gustave Moreau retrouve ses parents en août 1858 à Lugano et la famille se dirige vers Milan[40]. Durant le séjour à Milan, son père qui est passionné par Palladio le contraint à s'intéresser à l'architecture[40]. Venise[modifier le code] Le 18 septembre 1858, la famille Moreau arrive à Venise[41]. Gustave Moreau en profite pour étudier Carpaccio qui ne peut s'étudier que dans cette ville[41]. Il avait probablement eu connaissance de ce peintre en raison d'une lettre que Degas lui avait adressée sur les conseils d'un amateur d'art de passage[42]. Il entreprend donc de copier les œuvres de Carpaccio comme La Légende de sainte Ursule ou Saint Georges terrassant le dragon qu'il reproduit grandeur nature[40],[43]. Œuvre de Gustave Moreau réalisée à Venise Saint Georges terrassant le dragon, d'après Carpaccio (1858), Paris, musée Gustave-Moreau. Pise et Sienne[modifier le code] Moreau et Degas passent un court séjour à Pise et à Sienne pendant lequel Moreau réalise quelques esquisses et aquarelles d'après les fresques du Camposanto de Pise[33]. Il réalise notamment quelques copies à l'aquarelle du Triomphe de la mort du Camposanto[44]. Naples[modifier le code] Moreau réussit finalement à gagner Naples le 13 juillet 1859 et passe deux mois au musée Borbonico[34],[33]. Là-bas, il s'intéresse enfin à l'art antique et fait un travail très prolifique de copie de fresques de Pompéi et Herculanum[45]. Il retrouve là son sujet de prédilection : la peinture d'histoire à sujet mythologique[34]. Parmi ses copies on compte Le Départ de Briséis, Achille et le Centaure Chiron et Jupiter couronné par la victoire[33]. Il retrouve ses amis Bonnat et Chapu en août et entreprend avec eux une ascension du Vésuve[46]. Copies réalisées lors du séjour napolitain Le Départ de Briséis, copie d'après une fresque antique (1859), Paris, musée Gustave-Moreau. Achille et le Centaure Chiron, copie d'après une fresque antique (1859), Paris, musée Gustave-Moreau. L'attente du triomphe[modifier le code] Gustave Moreau n'a pas produit d'œuvres originales pendant son séjour italien, hormis Hésiode et la Muse qu'il réalise dès son premier séjour à Rome ainsi qu'un Apollon et Marsyas resté très proche des modèles qu'il a pu admirer dans les musées[47],[48]. De retour d'Italie, il reste fixé sur son ambition de devenir peintre d'histoire en faisant un « art épique qui ne soit pas un art d'école » et se consacre donc à des projets monumentaux qu'il ne finit pas comme les Filles de Thespius (évoquées précédemment) commencé en 1853, mais aussi Les Prétendants (commencé après 1858[γ],[49]), Les Rois Mages et Tyrtée chantant pendant le combat, tous deux commencés en 1860[50]. Les compositions inachevées de Gustave Moreau sont consignées dès 1860 dans un carnet de notes offert par son ami Alexandre Destouches[51]. En fait, dès la première page, il fait une liste de 60 « compositions Antiques ou Bibliques » au sein de laquelle on retrouve les œuvres commencées avant le séjour italien ainsi que d'autres à venir[51]. La raison de sa lenteur à réaliser ces projets inachevés et fréquemment interrompus s'explique par le souci qu'il avait de faire des œuvres extrêmement documentées[45]. De plus il souhaitait toujours enrichir ses œuvres de sens nouveaux et allait même jusqu'à indiquer dans des notices des détails qui ne peuvent se représenter par la peinture comme des odeurs ou des sons[52]. C'est ainsi qu'il indique dans sa notice des Filles de Thespius « Au loin, des jardins odorants, des senteurs puissantes d'orangers, de citronniers, de myrtes, se répandent et enivrent »[52]. Toutes ces recherches ne menant à rien de véritablement achevé, Gustave Moreau n'expose aucune œuvre avant 1864[53]. Son père qui s'impatiente un peu lui écrit alors : « Certes je ne veux pas dire, et tu en es bien persuadé, que tu doives suspendre des études que tu fais avec tant de conscience ; mais dans un an lorsqu'elles seront finies, donne-nous un de ces ouvrages qui portent tout d'un coup leur auteur dans les premiers rangs. Ne faut-il pas enfin que ton bon père jouisse du triomphe sur lequel il compte et qu'il attend ! »[54]. La rencontre d'Alexandrine Dureux[modifier le code] Entre 1859 et 1860, Gustave Moreau rencontre Alexandrine Dureux[55], une institutrice qui habitait à proximité de la maison de Gustave Moreau[56]. Sa liaison avec Alexandrine Dureux était très discrète et bien qu'ils furent très intimes, elle resta sa « meilleure et unique amie »[57]. En effet Moreau ne souhaitait pas fonder de famille, affirmant que « le mariage éteint l'artiste », conformément à un avis répandu à l'époque dans le milieu artistique et littéraire[58]. Il a dessiné plusieurs fois son portrait, lui a donné des cours de dessin et a conçu pour elle une douzaine de peintures, d'aquarelles et d'éventails aujourd'hui conservés au musée Gustave-Moreau[57],[59]. L'éventail La Péri faisait partie de la collection personnelle d'Alexandrine Dureux[60]. Mort de Louis Moreau[modifier le code] Le 17 février 1862, Louis Moreau s'éteint[61]. Il n'a donc pas connu le « triomphe sur lequel il compte et qu'il attend ! ». Ce triomphe pourtant est en préparation, c'est Œdipe et le Sphinx. Gustave Moreau travaille sur cette œuvre depuis 1860 mais son souci du perfectionnement allonge le temps nécessaire à la réalisation du tableau[62]. En octobre 1862 il confie à son ami Fromentin : « J'ai pris un carton grandeur d'exécution, achevé le plus possible d'après nature et, pour la millionième fois de ma vie, je me promets (mais soyez sûr qu'il n'en sera rien) de ne pas commencer avant que tout, jusqu'au moindre brin d'herbe, ne soit définitivement arrêté »[63]. Le chemin de Croix de Decazeville[modifier le code] En 1862, Gustave Moreau reçoit la commande d'un chemin de croix par Élie Cabrol pour l'église Notre-Dame de Decazeville, par l'intermédiaire d'un de ses amis, le peintre Eugène Fromentin, qui avait initialement refusé ce travail[64]. Il accepte cette commande sans grand enthousiasme car c'est un travail laissant peu de place à la créativité de l'artiste[64]. C'est en effet un type de commande que l'on confie habituellement à des artistes et ateliers spécialisé dans le mobilier d'église[64]. Léon Perrault, peintre spécialisé dans la peinture religieuse et élève de Picot tout comme lui, a fait en cette même année 1862 un chemin de croix pour l'église Sainte-Radegonde de Poitiers, il est repris tel quel dans plusieurs églises, ce qui montre que l'originalité n'est pas de mise[64]. Moreau réalise ses différentes stations de juin 1862 à février 1863 dans le plus parfait anonymat et refuse de signer ses toiles pour ne pas être confondu avec les peintres de sujets religieux[65],[66]. Il se rêve peintre d'histoire et il attend le Salon de 1864 pour signer de son nom une œuvre qui lui apportera cette notoriété[66]. Les toiles ont été très rapidement exécutées, entre trois et quatre jours pour chaque toile[67]. Ces stations sont marquées par une forte sobriété, ce qui contraste avec la tendance habituelle de Gustave Moreau à multiplier les détails[68]. Le chemin de croix marque une étape importante dans le travail de Moreau puisque c'est la première réalisation qu'il mène à son terme depuis son voyage en Italie. De plus elle est annonciatrice de son Œdipe et le Sphinx puisque sur la station 6, Véronique a la même attitude que le sphinx et le Christ, la même attitude que l'Œdipe[69]. Jusque dans les années 1960 les toiles — puisqu'elles ne sont pas signées — ont longtemps été attribuées à l'un de ses élèves[δ],[70]. Les années Salons[modifier le code] La période allant de 1864 à 1869 marque le réel début de carrière de Gustave Moreau[71]. Ses anciens essais malheureux aux Salons sont pour ainsi dire oubliés et c'est désormais le peintre d'histoire qu'on acclame[71]. Les tableaux qu'il produit durant cette période ont ce format moyen mais très allongé qui les caractérise[71]. Pour trouver cette proportion, Moreau avait mesuré avec sa canne la Vierge aux rochers de Léonard de Vinci[71]. Œdipe et le Sphinx[modifier le code] Article détaillé : Œdipe et le Sphinx. En 1864, Moreau accède à la notoriété lorsqu'il expose au Salon sa toile Œdipe et le Sphinx, qui est achetée 8 000 francs par le prince Jérôme Napoléon[73]. Avec Œdipe et le Sphinx, Moreau entend donner un nouveau souffle à la peinture d'histoire[74]. En effet, la peinture qui attire sur elle les admirations et les critiques du Salon de 1863, c'est la Naissance de Vénus de Cabanel[74],[75]. Mais, au Salon des refusés c'est Manet qui triomphe avec son Déjeuner sur l'herbe et attire à lui les jeunes peintres naturalistes[74]. Le Salon de 1864 montre que la mort annoncée de la peinture d'histoire était prématurée et Cham se plaît à montrer le sphinx de Moreau empêchant Courbet de dormir[76]. L'œuvre, saluée par la critique est qualifiée de « coup de tonnerre qui a éclaté en plein palais de l’Industrie »[77]. La critique remarque la ressemblance avec l'Œdipe explique l'énigme du sphinx d'Ingres[78] et pour cause, Moreau connaissait le tableau d'Ingres et s'en est inspiré pour l'apparence de son sphinx[73]. Cependant Moreau se distingue de l'œuvre d'Ingres par la façon irréaliste avec laquelle le sphinx s'agrippe à Œdipe[76]. En effet il y a là quelque chose de moral qui attire l'attention de la critique, ce qui fait dire à Théophile Gautier qu'il s'agit d'un « Hamlet grec »[79]. Gustave Moreau donne le message de l'œuvre dans cette citation[76] : « Voyageur à l'heure sévère et mystérieuse de la vie, l'homme rencontre l'énigme éternelle qui le presse et le meurtrit. Mais l'âme forte défie les atteintes enivrantes et brutales de la matière et, l'œil fixé sur l'idéal, il marche confiant vers son but après l'avoir foulée aux pieds. » Le « Benvenuto Cellini de la peinture »[modifier le code] Gustave Moreau, Jason (1865), Paris, musée d'Orsay.Gustave Moreau, Le Jeune Homme et la mort (1865), Cambridge, Fogg Art Museum. Au Salon de 1865, Manet créé à nouveau le scandale, cette fois-ci avec son Olympia dont la nudité, parce qu'elle ne se rapporte pas à la peinture d'histoire, choque[80]. Moreau présente deux tableaux à ce Salon : Jason et Le Jeune Homme et la mort, d'une facture minutieuse proche de l'Œdipe de l'année passée[81]. Mais justement, ces toiles ne surprennent plus après l'Œdipe et le succès est donc bien moindre[81]. Pis encore, ce souci du détail provoque les railleries de certains critiques qui le qualifient ironiquement de « Benvenuto Cellini de la peinture »[23]. Jason et Médée[modifier le code] Le sujet du tableau est tiré des Métamorphoses d'Ovide dont Moreau possédait une édition française de 1660[82]. On y voit Médée tenant le philtre enchanteur et la main qu'elle pose sur l'épaule de Jason s'inspire du fragment de fresque Noces d'Alexandre et de Roxane que Moreau avait copié à la villa Farnésine lors de son séjour romain[82]. Jason quant à lui est le symbole de la jeunesse chez Moreau et se retrouve dans des toiles ultérieures[82]. Alors qu'on sait que Moreau connaissait la Médée de Delacroix, il choisit de montrer ici un couple apaisé et victorieux[83]. Cependant, bien que Jason soit effectivement au premier plan, c'est bien Médée qui domine, par sa tête placée plus haut et son regard mystérieux et inquiétant[83],[84]. La critique émet des réserves et c'est ainsi que Maxime Du Camp lui conseille d'éviter « cette espèce d'orfèvrerie mignonne et gracieuse qui est plutôt de l'ornementation que de la peinture »[82]. Le Jeune Homme et la mort[modifier le code] Le Jeune Homme et la mort est un hommage rendu à Chassériau[81]. Chassériau y est représenté sous des traits juvéniles et son corps idéalisé est inspiré de la copie d'un écorché vu au musée Borbonico[85]. L'œuvre avait été commencée en 1856, après la mort de l'artiste et Gautier reconnaît dans ce tableau le visage de Chassériau jeune, quoique idéalisé[86]. La mort quant à elle est personnifiée sous les traits d'Atropos, flottante, avec un sablier et une épée qui coupera inexorablement le fil de la vie[86]. Malgré cette réception quelque peu critique, le succès de Moreau en tant que rénovateur de la tradition classique n'en est pas moins réel[23]. C'est ainsi qu'il est invité au château de Compiègne par l'empereur et l'impératrice pendant une semaine à partir du 14 novembre 1865[87]. Le peintre se dit à la fois flatté et très embêté et c'est pourquoi il demande des conseils à son ami Fromentin, invité un an plus tôt[87],[83]. À la recherche d'une iconographie nouvelle[modifier le code] Caricatures de Cham du Salon de 1866 (Le Charivari)[ε]. Caricatures de Bertall du Salon de 1869 (Journal amusant)[ζ]. Au Salon de 1866, Moreau présente Jeune Fille thrace portant la tête d'Orphée et Diomède dévoré par ses chevaux[23]. Ce dernier tableau choque les visiteurs par sa cruauté et détonne dans la production de Moreau dont on sait qu'il préférait l'homme rêvant à l'homme agissant[23],[91],[92]. Quant à l'autre tableau, Jeune Fille thrace portant la tête d'Orphée, il rencontre un certain succès puisqu'il est acheté par l'État à l'issue du Salon et accroché l'année suivant au musée du Luxembourg[92]. Sur cette huile sur bois, on voit une jeune fille recueillant la tête d'Orphée sur une lyre, « comme celle de saint Jean-Baptiste sur un plat d'argent aux mains d'Hérodiade » précise Théophile Gautier[η],[94]. La spécificité de ce tableau par rapport à la peinture d'histoire qui avait cours jusqu'alors, c'est que l'épisode représenté n'existe pas[95],[96]. C'est Moreau lui-même qui a inventé cet épisode[95]. Cette œuvre est donc la première manifestation de son symbolisme, avant même que le concept ne soit défini par le manifeste de Moréas ; l'artiste plonge en lui-même pour y trouver les visions à représenter dans ses œuvres[97]. Le Salon de 1869 constitue un formidable paradoxe. Les œuvres qui y sont présentées, Prométhée et Jupiter et Europe, sont très finies et ont été pensées en vue de leur exposition au Salon[98]. Le jury est d'ailleurs très favorable et décerne à Moreau sa troisième médaille consécutive qui l'empêche désormais d'en avoir davantage[θ],[98]. De Jupiter et Europe, Gautier, enthousiaste, remarque à juste titre que le Jupiter s'inspire des taureaux androcéphales assyriens ; et de Prométhée, il décèle une analogie entre son sacrifice et celui du Christ[100],[101]. Toute la critique n'est donc pas négative mais tout de même, les œuvres que Moreau présente à ce Salon de 1869, comme au Salon de 1866, sont fortement critiquées et caricaturées[101],[99]. Cham, qui naguère se riait de Courbet avec le Sphinx de Moreau s'amuse dorénavant de l’Orphée de Moreau avec ces mots : « Il n'y a pas qu'Orphée pour avoir perdu la tête, et ce pauvre Moreau donc ! Espérons qu'on la lui retrouvera aussi »[102]. Touchant son Jupiter et Europe, les amateurs sont choqués par le fanon du taureau qu'ils jugent disproportionné et Bertall caricature les deux envois du Salon de 1869[100],[103]. Face à ces critiques, il cesse d'exposer jusqu'en 1876[104]. De plus, au cours de ces deux Salons, ce sont d'autres noms qui marquent les visiteurs : Courbet avec La Remise de chevreuils et La Femme au perroquet, Manet avec Le Balcon et Le Déjeuner dans l'atelier, Renoir avec En été ou encore La Peste à Rome de son ami Delaunay[92],[100]. Moreau à cette époque — l'Orphée mis à part — est plus un illustrateur qu'un créateur de mythes[97],[105]. Œuvres exposées aux Salons de 1866 à 1869 Diomède dévoré par ses chevaux (1865), huile sur toile, Rouen, musée des Beaux-Arts. Jupiter et Europe (1868), huile sur toile, Paris, musée Gustave-Moreau. Prométhée (1868), huile sur toile, Paris, musée Gustave-Moreau. Les troubles parisiens[modifier le code] Quoiqu'il ait déserté les Salons, Moreau ne déserte ni sa ville ni son pays, il décide de rester dans un Paris assiégé et de plus en plus affamé[7]. Il s'engage dans la garde nationale en août 1870 et défend la ville jusqu'à ce qu'une crise de rhumatisme l'empêche d'utiliser son épaule et son bras gauche en novembre[106],[107]. Durant cette année 1870, il projette de faire un monument mi-peint, mi-sculpté « à la mémoire de nos sublimes vaincus et à la campagne héroïque de 1870 »[106]. Mais une fois l'exaltation passée, il abandonne le projet[106]. Il ne garde pas non plus un bon souvenir de la Commune de Paris qui donne lieu à l'incendie de la Cour des Comptes, ce lieu dont la découverte des peintures de Chassériau l'avait enthousiasmé vingt ans plus tôt[7]. Triomphe du symbolisme[modifier le code] L'Inspiration du peintre semble s'être tarie après ces troubles parisiens[108]. Il peint peu et refuse même des opportunités. En raison de son aversion pour le Prussien contractée au moment du siège de Paris, il refuse de participer à l'Exposition universelle de 1873 à Vienne, ne voulant pas prêter son Jeune Homme et la Mort à un pays germanique[106],[109],[110]. En 1874, il refuse l'offre de Chennevières qui lui proposait de peindre le décor de la chapelle de la Vierge dans l'église Sainte-Geneviève et refuse six ans plus tard de décorer la Sorbonne : « je me crois plus utile à une autre tâche ; je veux rester peintre de tableaux »[111],[112]. Il reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur le 4 août 1875, ce qui atteste sa reconnaissance officielle et il en est très flatté[113],[114]. Dans son discours, Henri Wallon, dit « Que nous prépare-t-il maintenant ? C'est le secret du Sphinx, qu'un autre Œdipe pourrait interroger » et c'est justement au Salon suivant, en 1876, qu'il fait un retour remarqué[114],[111]. Salon de 1876 : naissance du symbolisme[modifier le code] C'est avec trois œuvres importantes que Moreau se présente au Salon de 1876 : Hercule et l'Hydre de Lerne, Salomé dansant devant Hérode et L'Apparition ; il expose aussi un Saint Sébastien[112],[115]. L'Apparition possède une caractéristique particulière : c'est une aquarelle, une technique picturale qui fera sa popularité auprès des amateurs[112],[116]. Bien que Moreau se présente comme peintre d'histoire, ce que note la critique c'est surtout l'étrangeté avec laquelle l'artiste traite ces sujets[115]. Celui qui avait théorisé la richesse nécessaire est ici accusé de « richesse gaspillée »[115]. Mais celui qui comprend le mieux la spécificité de l'art de Gustave Moreau, en le dénigrant, c'est Émile Zola[115] : « Ce retour à l'imagination a pris, chez Gustave Moreau, un caractère particulièrement curieux. Il ne s'est pas jeté de nouveau dans le romantisme, comme on aurait pu s'y attendre ; il a dédaigné la fièvre romantique, les effets faciles des couleurs, les débordements d'un pinceau en quête d'inspiration pour couvrir la toile de contrastes d'ombre et de lumière à en avoir mal aux yeux. Non ! Gustave Moreau s'adonne au symbolisme. […] Son talent consiste à prendre des sujets déjà traités par d'autres peintres et à les représenter d'une autre manière, beaucoup plus adroitement. Il peint ces rêveries — mais pas ces rêveries simples et bienveillantes comme nous faisons tous, pécheurs que nous sommes — mais des rêveries subtiles, compliquées, énigmatiques, dont on n'arrive pas tout de suite à démêler le sens. Quel est, à notre époque, le sens d'une telle peinture ? — il est difficile de répondre à cette question. J'y vois, je le répète, une simple réaction contre le monde contemporain. Elle ne représente pas un bien grand danger pour la science. On passe devant en haussant les épaules et c'est tout » — Émile Zola, Le Salon de 1876 Le mot est lâché : symbolisme. Voilà que, dix ans avant le Manifeste du Symbolisme de Jean Moréas, Zola nommait malgré lui le mouvement dont Moreau allait devenir le chef de file[117],[118]. L'écrivain J.K. Huysmans (1848-1907) admire lui aussi Gustave Moreau et consacre un long passage à Salomé dansant devant Hérode (1876) dans son roman À rebours (1884) [119]: « Entre tous, un artiste existait dont le talent le ravissait en de longs transports, Gustave Moreau. « Il avait acquis ces deux chefs-d’œuvre et, pendant des nuits, il rêvait devant l’un d’eux, le tableau de la Salomé, ainsi conçu : « Un trône se dressait, pareil au maître-autel d’une cathédrale, sous d’innombrables voûtes jaillissant de colonnes trapues ainsi que des piliers romans, émaillées de briques polychromes, serties de mosaïques, incrustées de lapis et de sardoines, dans un palais semblable à une basilique d’une architecture tout à la fois musulmane et byzantine. « Au centre du tabernacle surmontant l’autel précédé de marches en forme de demi-vasques, le Tétrarque Hérode était assis, coiffé d’une tiare, les jambes rapprochées, les mains sur les genoux. « La figure était jaune, parcheminée, annelée de rides, décimée par l’âge ; sa longue barbe flottait comme un nuage blanc sur les étoiles en pierreries qui constellaient la robe d’orfroi plaquée sur sa poitrine. « Autour de cette statue, immobile, figée dans une pose hiératique de dieu hindou, des parfums brûlaient, dégorgeant des nuées de vapeurs que trouaient, de même que des yeux phosphorés de bêtes, les feux des pierres enchâssées dans les parois du trône ; puis la vapeur montait, se déroulait sous les arcades où la fumée bleue se mêlait à la poudre d’or des grands rayons de jour, tombés des dômes. « Dans l’odeur perverse des parfums, dans l’atmosphère surchauffée de cette église, Salomé, le bras gauche étendu, en un geste de commandement, le bras droit replié, tenant à la hauteur du visage, un grand lotus, s’avance lentement sur les pointes, aux accords d’une guitare dont une femme accroupie pince les cordes. « La face recueillie, solennelle, presque auguste, elle commence la lubrique danse qui doit réveiller les sens assoupis du vieil Hérode ; ses seins ondulent et, au frottement de ses colliers qui tourbillonnent, leurs bouts se dressent ; sur la moiteur de sa peau les diamants, attachés, scintillent ; ses bracelets, ses ceintures, ses bagues, crachent des étincelles ; sur sa robe triomphale, couturée de perles, ramagée d’argent, lamée d’or, la cuirasse des orfèvreries dont chaque maille est une pierre, entre en combustion, croise des serpenteaux de feu, grouille sur la chair mate, sur la peau rose thé, ainsi que des insectes splendides aux élytres éblouissants, marbrés de carmin, ponctués de jaune aurore, diaprés de bleu d’acier, tigrés de vert paon ». Œuvres présentées au Salon de 1876 Salomé (dansant devant Hérode), 1876, huile sur toile, Los Angeles, musée Hammer. L'Apparition, 1876, aquarelle, Paris, musée d'Orsay. Hercule et l'Hydre de Lerne, 1876, huile sur toile, Chicago, Art Institute. Saint Sébastien (baptisé martyr), 1876, huile sur bois, Cambridge, Fogg Art Museum. L'Exposition universelle de 1878[modifier le code] L'Exposition universelle de 1878, censée redorer le blason d'une France défaite en 1870, est organisée par Chennevières, celui-là même qui avait proposé à Moreau la décoration de l'église Sainte-Geneviève[120]. Cet homme amateur du « grand style » décida de privilégier la peinture d'histoire au détriment du paysage dont l'intérêt croissait auprès du public[120]. Ainsi l'impressionnisme y était tout à fait absent et Courbet ne fut autorisé à présenter qu'une œuvre en raison de sa participation à la Commune de Paris[120]. Cela laissait le champ libre à Moreau qui présenta pas moins de 11 œuvres à cette exposition (six peintures et cinq aquarelles) avec parmi elles, certaines déjà connues[120],[121]. Les sujets bibliques sont davantage représentés et Moreau, qui avait gardé un souvenir horrifié de la Commune de Paris, cache derrière eux un discours tout politique sur son époque « Le Jacob serait l'ange de la France l'arrêtant dans sa course idiote vers la matière. Le Moïse, l'espérance dans une nouvelle loi représentée par ce mignon d'enfant innocent et poussé par Dieu. Le David, la sombre mélancolie de l'âge passé de la tradition si chère aux grands esprits pleurant sur la grande décomposition moderne, l'ange à ses pieds prêt à rendre l'inspiration si on consent à écouter Dieu »[122]. Zola, agacé de ne pas voir l'impressionnisme représenté à cette exposition ne cache néanmoins pas combien Le Sphinx deviné le trouble[123]. Pour lui Moreau n'a rien à voir avec les autres artistes présents ici, il est inclassable[123]. La présence de Gustave Moreau à cette exposition universelle marque durablement de nombreux peintres et poètes que l'on dira symbolistes. Parmi eux, le jeune Odilon Redon admire les œuvres du maître, « L'excellente qualité de son esprit et le raffinement qu'il met dans la pratique de l'art de peindre, le placent à part dans le monde des beaux-arts contemporains »[124],[125]. Œuvres présentées à l'Exposition universelle de 1878 Phaéton, projet de plafond (1878), aquarelle, Paris, musée du Louvre. Jacob et l'ange (1878), huile sur toile, Cambridge, Fogg Art Museum. David (1878), huile sur toile, Los Angeles, Hammer Museum. Moïse exposé sur le Nil (1878), huile sur toile, Cambridge, Fogg Art Museum. Le Sphinx deviné (1878), huile sur toile, collection particulière. Salomé au jardin (1878), aquarelle, Paris, collection particulière. Hercule et l'Hydre de Lerne (1876), huile sur toile, Chicago, Art Institute of Chicago. L'Apparition (1876), aquarelle, Paris, musée d'Orsay. La Péri (1878), aquarelle, gouache, graphite, plume et encre noire, Paris, musée du Louvre. Salomé (dansant devant Hérode) (1876), huile sur toile, Los Angeles, musée Hammer. Dernier Salon et reconnaissance officielle[modifier le code] En 1880, Moreau fait son dernier Salon[126]. Il y présente une Galatée et une Hélène[ι],[126]. Il est promu officier de la Légion d'honneur le 26 janvier 1882[127],[128]. L'Opéra de Paris fait appel à lui pour dessiner les costumes de Sapho, il envoie alors 30 dessins de costumes et est invité à la première le 2 avril 1884[129]. En 1887, il est nommé membre du jury pour l'admission aux Beaux-Arts de la future Exposition universelle de 1889[130]. Élu à l'Académie des beaux-arts le 22 novembre 1888, Moreau prend la place de Gustave Boulanger, qui avait obtenu cette place face à Moreau en 1882 et qui avait également obtenu le Prix de Rome face à Moreau en 1849[131],[132],[133]. Cette reconnaissance officielle surprend les critiques, étonnés de voir l'ermite Moreau s'introduire dans les milieux académiques qu'il méprise[133]. Phénomène littéraire et phénomène de société[modifier le code] Phénomène de société[modifier le code] Bien que ses œuvres de Salon déchaînent la critique, elles attirent aussi de nombreux amateurs et des plus fortunés[116]. C'est d'ailleurs tout le paradoxe du succès de Gustave Moreau, il vend peu mais se permet de choisir ses acheteurs car ses acheteurs sont très fortunés, ce qui fait de lui un peintre « obscurément célèbre » selon les mots d'Ary Renan[κ],[134]. La comtesse Greffulhe, les Rothschild, Beer, Goldschmidt, Mant ; tous sont prêts à payer des prix très élevés pour obtenir des œuvres d'un artiste réticent à se séparer de ses créations[135]. C'est à partir de 1879 que ses revenus s'améliorent brusquement, il gagne quatre fois plus en quatre ans qu'il n'en avait gagné en dix-huit ans[116]. « À partir de 1878, je n'ai fait que de toutes petites choses » écrit-il, car la commande presse et deux amateurs insistent auprès de Moreau pour obtenir des œuvres (notamment des aquarelles) : Charles Hayem et Antoni Roux[136]. Hayem est fasciné par les envois de Moreau au Salon de 1876 puis à l'Exposition universelle de 1878 et fait l'acquisition de L'Apparition et de Phaéton[136]. Il enchaîne les commandes d'aquarelles et à la fin de l'année 1890, il possède déjà plus de cinquante œuvres du peintre[136]. Son acharnement est tel que certains amateurs parisiens pensent qu'il faut passer par lui pour obtenir une œuvre de Moreau[137]. Antoni Roux quant à lui rend visite au peintre dans son atelier et entretien des relations amicales avec lui[138]. Il formule en 1879 le projet de faire illustrer en aquarelle les Fables de La Fontaine par les meilleurs artistes de son temps pour mettre à profit cette technique qui connaît un renouveau[139]. Moreau en fait 25 et choisit surtout des fables mythologiques, y introduisant des éléments relatifs à l'Inde, tout intéressé qu'il était par les arts de ce pays et se souvenant que Pilpay était, avec Ésope, l'une des sources de La Fontaine[140],[141]. Quand Roux présente une partie des aquarelles au public, en 1881 à la galerie Durand-Ruel, la critique est unanime quant à la supériorité de l'art de Moreau[142],[138]. Charles Blanc, l'auteur de la Grammaire, est admiratif : « Il faudrait créer un mot tout exprès si l'on voulait caractériser le talent de Gustave Moreau, le mot colorisme, par exemple, qui dirait bien ce qu'il y a d'excessif, de superbe et de prodigieux dans son amour pour la couleur »[143]. Conscient de ce succès, Roux confie à Moreau l'exclusivité des autres aquarelles, convaincu de la supériorité de son talent[144]. Roux lui demande plus d'animaux, Moreau va donc au Jardin des Plantes étudier à fond toutes sortes d'animaux, jusqu'à se faire livrer chez-lui des grenouilles par Roux lui-même[144]. Ce sont au total 63 pièces que Moreau réalise et qui sont exposées, avec quatre grandes aquarelles lors d'une exposition personnelle en 1886, dans la galerie Goupil — à Londres et à Paris — grâce à Théo Van Gogh, gérant de la galerie[145],[146]. C'est la seule exposition personnelle de Gustave Moreau de son vivant[147],[146]. Phénomène littéraire[modifier le code] Mais en plus d'être un phénomène de société, Gustave Moreau est un véritable phénomène littéraire. Tout d'abord, Gustave Moreau était un grand lecteur et possédait une bibliothèque conséquente dans laquelle se trouvaient en bonne place tous les classiques de la littérature antique ainsi que les classiques français et étrangers de l'époque moderne (Montaigne, Rabelais, Malherbe, Boileau, La Bruyère, Cervantès, Shakespeare…)[148]. Parmi les contemporains il admirait Alfred de Vigny, Leconte de Lisle, Gérard de Nerval et Baudelaire dont il possédait les Fleurs du Mal dédicacées par Caroline Aupick, mère du poète[149]. Moreau vouait une admiration totale à l'œuvre de Baudelaire et la maison de son oncle, Louis Emon, jouxtait celle de Mme Aupick[149]. Cependant rien n'atteste une rencontre entre le peintre et le poète[149]. Moreau a peu écrit et le seul texte signé de sa main connu de son vivant est l'éloge de Gustave Boulanger, peintre auquel il succède à l'Académie des beaux-arts[150]. Ses autres textes sont privés, il s'agit de sa correspondance abondante ainsi que des notes qu'il rédige à propos de ses œuvres, notamment pour les expliquer à sa mère devenue sourde et dans une moindre mesure à certains amateurs avides d'explications[150],[151]. Il a également écrit de très nombreuses notes ainsi que des commentaires en marges de dessins[152]. Bien qu'il n'ait rien publié, Moreau confesse « J'ai déjà trop souffert dans toute ma vie d'artiste de cette opinion imbécile et absurde que je suis trop littéraire pour un peintre »[150]. Cette étiquette de peintre littéraire n'a rien d'un compliment, Moreau définit d'ailleurs cette appellation comme « peintre non véritablement peintre »[153]. Cependant il semble mériter cette appellation et pour deux raisons ; premièrement parce que ses œuvres sont empreintes de littérature et notamment de la Fable (mythologie, Bible, légendes) et deuxièmement parce que la littérature est empreinte de ses œuvres[153]. Moreau est certainement le peintre qui a le plus inspiré les poètes Parnassiens et symbolistes et le recueil de poèmes Le Parnasse contemporain publié en 1866 recèle déjà de nombreux poèmes inspirés d'œuvres de Moreau[154]. Huysmans en particulier accorde une place de premier choix à Gustave Moreau dans À rebours puisque le personnage de des Esseintes y contemple sa Salomé et rêve devant elle[155]. Moreau est toujours présent dans ses romans suivants En rade et La Cathédrale[155]. Jean Lorrain quant à lui raconte dans Monsieur de Phocas l'histoire d'un jeune homme qui se rend, envouté, au musée Gustave Moreau[156]. Oscar Wilde pour sa Salomé a été inspiré par L'Apparition de Gustave Moreau et cela est patent chez Aubrey Bearsley qui illustre la pièce de théâtre en faisant flotter la tête de saint Jean-Baptiste comme dans l'œuvre de Moreau[157]. Enfin, Marcel Proust est certainement celui qui cite le plus Gustave Moreau[158]. Entre 1898 et 1900 il écrit Notes sur le monde mystérieux de Gustave Moreau, non publié de son vivant[158]. Il connaissait bien l'œuvre de Moreau par l'intermédiaire de Charles Ephrussi[159]. En somme, il y a eu selon l'expression de Mireille Dottin-Orsini, une « littérature Gustave Moreau »[153], à un point tel que, selon Gilles Pellerin, on « peut se demander quelle serait la place occupée par Gustave Moreau dans l'histoire de la peinture française n'eût été de l'intérêt que lui ont accordé certains écrivains de son époque »[160]. Perte des deux femmes de sa vie[modifier le code] Cette période de succès finit en période de deuil pour Gustave Moreau. En effet, il perd sa mère en 1884, puis Alexandrine Dureux en 1890[151]. Lors du décès de sa mère, il erre aux Tuileries où celle-ci avait coutume de l'emmener dans son enfance, puis trouve refuge chez Alexandrine Dureux[161]. Cette mort constitue une cassure dans son existence, il écrit à son architecte en 1895 « je suis aujourd'hui, depuis la mort de ma mère, comme un étudiant, ayant réduit tout ce qui touche à ma personne au seul indispensable »[161]. En 1885, à la suite de la mort de sa mère, il entreprend un premier inventaire de ses œuvres comprenant celles qu'il avait en sa possession et celles qui se trouvaient chez des collectionneurs[162]. Moreau se rapproche alors encore plus d'Alexandrine Dureux, mais celle-ci tombe malade[59]. Pendant cinq mois, il lui rend visite à la clinique où elle est soignée, jusqu'à ce que la maladie l'emporte en mars 1890[59]. Gustave Moreau dessine lui-même le monument funéraire d'Alexandrine Dureux au cimetière Montmartre et y fait graver les initiales A et G[59]. Il s'engage alors dans une série de compositions symbolistes où domine une méditation sur la mort comme La Parque et l'ange de la mort et Orphée sur la tombe d'Eurydice peinte à la mémoire d'Alexandrine Dureux[163]. Préparer la postérité[modifier le code] Durant cette dernière période de sa vie, Gustave Moreau prépare la postérité en devenant le professeur de jeunes artistes qui compteront parmi les avant-gardes du XXe siècle ainsi que par la création de son vivant de son propre musée qui sera ouvert après sa mort. Le professeur[modifier le code] Gustave Moreau a d'abord donné des cours particuliers à des jeunes gens de familles fortunées[164]. On trouve parmi eux George Desvallières, Jean-Georges Cornélius et Georges Méliès qui refusait d'intégrer l'usine familiale de chaussures et préférait ét
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Sept Ans de réflexion — Wikipédia

Sept Ans de réflexion - Wikipédia

Sept Ans de réflexion ( The Seven Year Itch ) est une comédie américaine de Billy Wilder, sortie en 1955.

Sept Ans de réflexion (The Seven Year Itch) est une comédie américaine de Billy Wilder, sortie en 1955. Synopsis[modifier le code] Dans un style cher au réalisateur, le film commence par une séquence chez les Indiens algonquins qui ont donné le nom Manhattan à cette célèbre île de New York, il y a quelques centaines d'années : les guerriers font leurs adieux à femmes et enfants qui partent pour des régions plus fraîches pendant les grandes chaleurs d'été, et tout de suite après tombent sous le charme de jeunes et charmantes squaws... Richard Sherman, un responsable dans une petite maison d'édition spécialisée dans les (ré)éditions bon marché à couvertures aguichantes, a accompagné sa femme Helen et son fils Ricky à la gare pour les mêmes raisons : ceux-ci quittent la fournaise new-yorkaise pour se rendre dans le Maine, bien plus accueillant en été. À peine séparés, les tentations sensuelles sont déjà présentes et menaçantes, mais Richard se promet de ne jamais y succomber, comme d'ailleurs à l'alcool et à la cigarette, suivant les recommandations de son épouse et de son médecin. Il rentre chez lui et fait la connaissance d'une jeune femme à la beauté insensée, modèle dans la publicité, qui a emménagé dans l'appartement des voisins du dessus. Non, il ne cédera pas à la tentation, se répète-t-il. Richard est un homme à l'imagination galopante et conçoit ainsi plein de scénarios, par exemple pour révéler à sa femme son pouvoir de séduction ou pour charmer sa nouvelle voisine. Grâce à cette fantaisie d'esprit, il se donne aussi de bonnes raisons d'agir. De fil en aiguille, d'un premier rendez-vous au suivant, une relation avec l'irrésistible starlette peut s'engager. Quelques personnages hauts en couleur viennent troubler soit ses intentions soit sa mauvaise conscience. Par exemple, le docteur Brubaker, auteur d'une étude intitulée De l'homme et son subconscient (que l'éditeur veut re-titrer Du sexe et de la violence, avec la couverture appropriée), livre dans lequel Richard découvre – excuse bienvenue – que beaucoup d'hommes dans leur septième année de mariage passent par une phase d'infidélité sporadique nommée « démangeaison de la septième année » (d'où le titre en V.O. The Seven Year Itch). Ou encore Kruhulik, le concierge venu chercher un tapis à nettoyer. Et Tom MacKenzie, une connaissance de la famille qui pourrait bien séduire la femme de Richard. Fiche technique[modifier le code] Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ». Titre original : The Seven Year Itch Titre français : Sept Ans de réflexion Réalisation : Billy Wilder Scénario : Billy Wilder et George Axelrod, d'après la pièce éponyme de ce dernier Musique : Alfred Newman, avec des extraits du concerto pour piano no 2 de Rachmaninov Photographie : Milton R. Krasner Montage : Hugh S. Fowler Son : Harry M. Leonard (en) et E. Clayton Ward Direction artistique : Stuart A. Reiss et Walter M. Scott Costumes : Travilla et Charles Le Maire Affiche : Boris Grinsson (France) Production : Charles K. Feldman, Billy Wilder et Doane Harrison (associé) Société de production : 20th Century Fox Pays de production : États-Unis Langue originale : anglais Durée : 100 minutes Format : couleurs (DeLuxe) - 35 mm - 2,55:1 (CinemaScope) - son stéréo 4 pistes (Western Electric Recording) Dates de sortie : États-Unis : 3 juin 1955 France : 29 février 1956 Distribution[modifier le code] Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ». Marilyn Monroe (VF : Claire Guibert) : la jeune femme (« the girl ») Tom Ewell (VF : Roger Tréville) : Richard Sherman Evelyn Keyes (VF : Jacqueline Ferrière) : Helen Sherman Sonny Tufts (VF : Claude Bertrand) : Tom MacKenzie Robert Strauss : M. Kruhulik, le concierge Oscar Homolka (VF : Raymond Rognoni) : le docteur Brubaker Marguerite Chapman : Miss Morris, la secrétaire Victor Moore (VF : Mario Painvin) : le plombier Donald MacBride (VF : Claude Péran) : M. Brady Carolyn Jones : Miss Finch, l'infirmière de nuit Mary Young : une passagère à la gare (non créditée) Doro Merande : la serveuse du restaurant végétarien (non créditée) Tom Nolan (acteur) (en) : Ricky Sherman (non crédité) Production[modifier le code] Genèse[modifier le code] Le film est inspiré d'une des pièces les plus audacieuses pour l’époque, jouée 18 000 fois à Broadway, qui aborde la sexualité en général et l’adultère en particulier[1]. Attribution des rôles[modifier le code] Walter Matthau avait auditionné pour le rôle, car le réalisateur Billy Wilder voulait un homme commun et non une gravure de mode, afin que chaque mâle américain puisse mieux s'identifier et que le fantasme de la séduction soit plus représentatif. Mais c'est finalement Tom Ewell, qui avait créé le rôle de Richard à Broadway, qui est choisi. Si, dans la pièce de théâtre c'était Vanessa Brown qui interprétait le rôle de la jeune femme, c'est Marilyn Monroe qui partage la tête d'affiche avec Tom Ewell, dans son 24e film. Contrairement à ce qui a pu être dit, Marilyn n’incarne pas le rôle d'une sotte, mais plutôt une jeune femme naïve et spontanée. Son personnage n'a pas de nom (dans le script, elle est nommée « the girl », « la fille »). Elle est belle, le sait mais n'en joue pas : elle séduit sans vouloir séduire. Dans le film, son personnage est âgé de 22 ans, alors que pendant le tournage Monroe en avait 28. L'actrice vivait à l'époque des moments difficiles avec son époux Joe DiMaggio, ce qui se soldera par leur divorce pendant le tournage, après quelques mois de mariage seulement. Cependant, à la première du film le 1er juin 1955, jour du 29e anniversaire de Monroe, c'est DiMaggio qui l'accompagne. Avec ce grand succès, Marilyn obtint plus de pouvoir face aux studios, notamment quant aux choix des scripts et des réalisateurs. Dans le film, les scénaristes ont glissé un clin d'œil à la « véritable » Marilyn : quand le personnage de Tex demande à Richard de quelle blonde il parle, celui-ci répond : « Maybe it's Marilyn Monroe (« C'est peut-être Marilyn Monroe ») ». Accueil[modifier le code] Accueil critique[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film obtient un score de 87 % d'avis favorables, sur la base de 31 critiques collectées et une note moyenne de 7,20/10[2]. Box-office[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? En 1955, Sept Ans de réflexion a été le plus gros succès de la Fox[réf. souhaitée] : ayant coûté 1,8 million de dollars[réf. souhaitée], il en rapporta 6[3]. Distinctions[modifier le code] Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ». Récompense[modifier le code] Golden Globes 1956 : meilleur acteur dans une comédie pour Tom Ewell[4],[5] Nomination[modifier le code] Directors Guild of America Awards 1956 : meilleur réalisateur pour Billy Wilder[6],[7] Classement[modifier le code] En 2000, le film est classé au 51e rang de la liste des 100 meilleurs films de comédie (AFI's 100 Years... 100 Laughs) établie par l'American Film Institute[8]. Analyse[modifier le code] La pièce de théâtre adaptée dans le film, écrite par George Axelrod, a rencontré un très grand succès à Broadway en 1952 et, rapidement, les studios de Hollywood s'y sont intéressés. L'auteur ne désirait pas que le film soit présenté au public alors que la pièce se jouait encore. De plus, le sujet de la pièce, une affaire d'adultère, ne pouvait pas passer le cap de la censure : à cette époque en effet le sévère code Hays régissait la morale des œuvres cinématographiques[1]. Le Code préconisait en effet entre autres que « l'adultère ne devra jamais être sujet à plaisanteries »[1]. Les responsables de l'adaptation, Billy Wilder et George Axelrod, ont donc dû modifier de manière importante l'intrigue[1]. Contrairement à la pièce qui aborde l'adultère de manière directe et drôle, dans le film il y a beaucoup de désir chez Richard mais pas de concrétisation. Les effets humoristiques des dialogues ont également été atténués. Souvent, c'est en mode subjectif que Richard, à haute voix, partage ses pensées avec le public. La structure théâtrale reste néanmoins très présente : presque toute l'action se concentre dans l'appartement de Richard — à l'exception de la célèbre scène de la bouche d'aération de métro[9] — et est filmée presque exclusivement en plan américain (pas un seul gros plan), restituant ainsi l'unité de lieu et la perspective unique du spectateur de théâtre. De même, le scénario comporte peu de scènes mais celles-ci sont relativement longues. Le film joue avec la réalité et le monde onirique car Richard est très imaginatif. Une séquence-clin d'œil où il se fait séduire par une femme fait référence à la scène mémorable dans Tant qu'il y aura des hommes (1953) entre Burt Lancaster et Deborah Kerr sur la plage. La femme qui embrasse Richard lui explique l'effet qu'il exerce sur elle : « And it'll bother me always, "from here to eternity" (« Cela me troublera jusqu'au Jugement dernier ») », From Here to Eternity étant le titre original de Tant qu'il y aura des hommes. Notes et références[modifier le code] (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « The Seven Year Itch » (voir la liste des auteurs). ↑ a b c et d Philibert Humm, « Sept Ans de réflexion : où sont passées les jambes de Marilyn ? », sur Le Figaro.fr, 10 octobre 2019. ↑ (en) The Seven Year Itch sur Rotten Tomatoes ↑ (en) « All Time Domestic Champs », Variety, 6 janvier 1960, p. 34. ↑ (en) , sur Los Angeles Times. ↑ (en) « The 13th Annual Golden Globe Awards (1956) », sur hfpa.org (consulté le 23 novembre 2014). ↑ (en) « Directors Guild of America, USA: Awards for 1956 », IMDb.com (consulté le 23 novembre 2014). ↑ (en) « 8th Annual DGA Awards: Honoring Outstanding Directorial Achievement for 1955 – Winners and Nominees – Feature Film », Directors Guild of America (consulté le 23 novembre 2014). ↑ (en) « AFI's 100 Years...100 Laughs », American Film Institute, 2002. ↑ La scène la bouche d'aération de métro a été tournée en septembre 1954 à l'angle de Lexington Avenue et de la 52e rue, pour être finalement retournée en studio. Liens externes[modifier le code] Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica Larousse Notices d'autorité : () v · mBilly Wilder Réalisateur Mauvaise Graine (1934) Uniformes et Jupons courts (1942) Les Cinq Secrets du désert (1943) Assurance sur la mort (1944) Death Mills (1945) Le Poison (1945) La Valse de l'empereur (film) (1947) La Scandaleuse de Berlin (1948) Boulevard du crépuscule (1950) Le Gouffre aux chimères (1951) Stalag 17 (1953) Sabrina (1954) Sept Ans de réflexion (1955) Ariane (1957) L'Odyssée de Charles Lindbergh (1957) Témoin à charge (1957) Certains l'aiment chaud (1959) La Garçonnière (1960) Un, deux, trois (1961) Irma la Douce (1963) Embrasse-moi, idiot (1964) La Grande Combine (1966) La Vie privée de Sherlock Holmes (1970) Avanti! 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Code de Hammurabi — Wikipédia

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Le Code de Hammurabi (ou Code d'Hammourabi) est un texte juridique babylonien daté d'environ 1750 av. J.-C., à ce jour le plus complet des codes de lois connus de la Mésopotamie antique.

Le Code de Hammurabi (ou code d'Hammourabi) est un texte juridique babylonien daté d'environ 1750 av. J.-C., à ce jour le plus complet des codes de lois connus de la Mésopotamie antique. Il a été redécouvert en 1901-1902 à Suse en Iran, gravé sur une stèle de 2,25 mètres de haut comportant la quasi-totalité du texte en écriture cunéiforme et en langue akkadienne, exposée de nos jours au musée du Louvre (salle 227) à Paris. Il s'agit en fait d'une longue inscription royale, comportant un prologue et un épilogue glorifiant le souverain Hammurabi, qui a régné sur Babylone d'environ 1792 à 1750 av. J.-C., dont la majeure partie est constituée de décisions de justice. Depuis sa découverte en 1901-1902 sur une stèle mise au jour lors des fouilles de Suse dirigées par Jacques de Morgan, cet ensemble de décisions est désigné comme un « code » et chaque décision comme autant de « lois » ou « articles » relatifs à différents aspects de la vie de la société babylonienne de la période. La nature exacte du texte est l'objet de débats : bien qu'il soit souvent présenté comme un code de lois dont les dispositions sont destinées à être appliquées dans le royaume de Hammurabi, les assyriologues qui l'ont étudié plus précisément insistent sur sa fonction politique de glorification du roi et y voient plutôt une sorte de traité juridique visant à conserver le souvenir du sens de la justice et de l'équité de Hammurabi. Quoi qu'il en soit, y apparaissent des informations essentielles pour la connaissance de différents aspects de la société babylonienne du XVIIIe siècle av. J.-C. : organisation et pratiques judiciaires, droit de la famille et de la propriété, statuts sociaux, activités économiques, entre autres. Il convient souvent de compléter ces informations par celles fournies par les nombreuses tablettes cunéiformes de la même époque exhumées sur les sites du royaume de Babylone pour mieux comprendre le contenu du texte. Contexte de rédaction[modifier le code] Articles détaillés : Hammurabi et Première dynastie de Babylone. Le Code de Hammurabi est rédigé durant la période dite « paléo-babylonienne » (babylonienne ancienne), sous la première dynastie de Babylone, plus précisément vers la fin du règne du roi Hammurabi qui l'a commandité et sans doute formulé en grande partie. Celui-ci aurait régné de 1792 à 1750 av. J.-C. selon la « chronologie moyenne » qui est la plus usitée, mais il est possible qu'il faille le situer à une date plus récente (1728 – 1686 av. J.-C. selon les tenants de la « chronologie basse »), la datation absolue étant imprécise pour une période aussi reculée. Quand Hammurabi succède à son père Sîn-muballit sur le trône de Babylone, son royaume est faiblement étendu mais domine déjà des villes importantes comme Kish ou Sippar. Il est entouré de royaumes puissants : Larsa au sud, Eshnunna et Ekallatum puis Mari au nord. Après une première moitié de règne peu active sur le plan militaire, Hammurabi réussit à vaincre et annexer ses voisins, dominant alors la majeure partie de la Mésopotamie. C'est donc le véritable fondateur du royaume babylonien en tant que puissance politique de premier plan dans l'histoire du Proche-Orient ancien[1]. Du point de vue de la littérature juridique, le royaume babylonien dispose de structures judiciaires typiques de la tradition mésopotamienne : le roi est le juge suprême, les membres de l'administration (notamment les gouverneurs) ont souvent des attributions judiciaires de même que les autorités locales (conseils d'Anciens et conseils de quartiers des villes), mais il existe également des juges professionnels (dayyānum). Ces autorités rendent souvent justice de façon collégiale, après une procédure d'instruction reposant sur la recherche de preuves, notamment des témoignages et des documents écrits comme des contrats[2],[3]. Cela explique la quantité de documents juridiques connus pour cette période. Depuis au moins la période d'Ur III et le règne d'Ur-Nammu (2112 – 2094 av. J.-C.), les rois mésopotamiens ont pris l'habitude de compiler des recueils de sentences juridiques, et c'est cette tradition que reprend Hammurabi en écrivant son Code au moment où il procède à l'organisation de l'administration de ses conquêtes et où il cherche à faire passer son œuvre à la postérité[4]. Sources : la stèle et les copies[modifier le code] Stèle du Code[modifier le code] Le Code de Hammurabi est essentiellement connu par une stèle dont les deux fragments principaux ont été exhumés par Gustave Jéquier et Louis-Charles Watelin en décembre 1901 et en janvier 1902 à Suse, ancienne capitale de l'Élam, de nos jours située dans le Sud-Ouest de l'Iran (province du Khuzistan), lors de fouilles conduites par une mission française dirigée par Jacques de Morgan[7]. La stèle y avait été apportée vers 1155 av. J.-C. en compagnie d'autres monuments mésopotamiens (comme la stèle de victoire du roi Naram-Sin édifiée en l'honneur de Naram-Sin d'Akkad ou divers kudurrus) par les rois élamites qui avaient conquis et pillé les grandes villes du royaume de Babylone. L'origine exacte de cette stèle est peut-être le temple du dieu-soleil Shamash situé à Sippar, au nord de Babylone, à moins qu'elle ne provienne de cette dernière[8]. Elle est détruite à un moment puisqu'elle a été retrouvée brisée, mais il est impossible de savoir quand : son découvreur de Morgan avait supposé que c'était arrivé au moment du sac de la ville par les troupes assyriennes de 648 av. J.-C., mais il n'y a pas d'élément en ce sens. Le colophon d'une copie du prologue du Code mise au jour dans la bibliothèque du temple de Shamash à Sippar et apparemment datée du VIe siècle av. J.-C. indiquerait qu'un scribe originaire de la ville d'Agadé a fait une copie du texte de la stèle de Suse. Il croyait de façon erronée qu'elle avait été érigée là par Hammurabi lui-même, puisqu'il explique le passage copié ainsi : « Selon la teneur du texte exemplaire de la stèle ancienne que Hammurabi, roi de Babylone, a érigée à Suse ». La stèle serait donc encore visible à Suse à cette période[9]. Les fouilleurs français ont emporté la stèle au musée du Louvre, où elle est une des pièces maîtresses du département des Antiquités Orientales, tandis que le révérend père dominicain Jean-Vincent Scheil, qui a participé à sa découverte, en a publié la première traduction dès 1902[10]. La stèle mesure 2,25 mètres de haut et 55 centimètres de large environ, taillée dans un monolithe de basalte noir extrait dans les montagnes du Zagros ou de Haute Mésopotamie[11]. Son sommet cintré est sculpté en bas-relief sur le devant. Y est représentée une scène de rencontre entre le roi Hammurabi et le dieu Shamash. Le roi, représenté à gauche, se tient debout la main droite levée en signe de respect envers la divinité. Il porte une longue barbe, est coiffé d’un bonnet royal à rebord large, en vigueur depuis l'époque de Gudea (XXIIe siècle av. J.-C.), et vêtu d'une robe longue à plis verticaux. Le dieu-soleil Shamash, situé à sa droite, est assis sur un trône. Il porte la tiare à cornes caractéristique des divinités, une longue barbe et une robe à volants. Il est identifié comme le dieu-soleil par les rayons qui jaillissent au-dessus de ses épaules et les trois rangées d’écailles sur lesquelles il pose ses pieds, qui représentent les montagnes de l'Est que le soleil franchit tous les matins. Il remet au roi les insignes de la royauté, le bâton et un objet circulaire (anneau ou cercle) qui symbolisent l'équité[12]. Ce bas-relief est de facture classique par son style et sa composition ; il s'inspire notamment des scènes dites de « présentation » courantes sur les sceaux-cylindres depuis la fin du IIIe millénaire av. J.-C. La présence de Shamash est liée à sa fonction de dieu de la justice (le prologue du Code le désigne comme le « grand juge du Ciel et de la Terre »)[13]. Sceau-cylindre avec son impression, représentant une scène de présentation d'un homme devant une divinité. V. 1850-1700 av. J.-C., musée des beaux-arts de Lyon. Sceau-cylindre avec impression, représentant un roi versant une libation devant Shamash, qui tient l'anneau/cercle et le bâton symbolisant l'équité. Ur, v. 1900 av. J.-C. British Museum. Divinité (Shamash ?) sur son trône tenant l'anneau/cercle et le bâton. Plaque en terre cuite de l'époque paléo-babylonienne. Musée Sulaymaniyah. Le reste de la stèle porte le texte du Code, la plus longue inscription continue en écriture cunéiforme qui soit connue. Le texte est gravé en langue akkadienne (dans sa variante dite « paléo-babylonien ») dans des signes cunéiformes volontairement archaïsants, qui reprennent la graphie courante dans les inscriptions des rois d'Akkad et d'Ur III et non celle caractéristique de sa période de rédaction, un peu comme la graphie d’inspiration romaine est restée courante dans les inscriptions officielles européennes à l'époque moderne. Le choix d'inscrire le texte dans des cases procède de la même idée. La lecture se fait verticalement dans les cases, qui dans les transcriptions scientifiques sont présentées tournées à 90° dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, pour pouvoir être lues en lignes horizontales de gauche à droite. Sur la stèle, le passage d'une case à l'autre se fait de droite à gauche (de haut en bas dans les publications scientifiques), les cases étant donc regroupées en rangées (ou colonnes), lesquelles se succèdent de haut en bas. Il n'y a aucun système de ponctuation et pas de marque de césure entre les grandes sections du texte ou entre les « articles » qui sont des constructions des traducteurs modernes. Le texte comportait environ 4 000 cases à l'origine, mais sept rangées manquent en bas de la face, effacées par les Élamites, sans doute dans le but d'y graver ensuite une inscription à la gloire de leur propre roi, ce qu'ils n'ont jamais eu l'occasion de faire[14]. Si la stèle permet de connaître l'essentiel du texte, il y a donc une lacune (à partir du § 66). Autres exemplaires[modifier le code] Le Code de Hammurabi était vraisemblablement gravé sur d’autres stèles disposées dans d'autres grands sanctuaires du royaume de Babylone mais qui n'ont pas été retrouvées, à moins que d’autres fragments trouvés à Suse n'en soient issus[15]. Une partie des lacunes de la stèle peut néanmoins être complétée par la quarantaine de copies d’extraits du Code inscrits sur des tablettes d'argile mises au jour sur divers sites archéologiques mésopotamiens, qui apportent également des informations sur l'existence de légères variantes du texte. Une copie du prologue présente ainsi une variante sur la forme (un registre de langue plus simple) mais aussi sur le fond (la liste des bienfaits du roi est moins complète que celle de la stèle, dénotant une rédaction antérieure de la liste). Les copies les plus récentes datent de la période néo-assyrienne (911-609 av. J.-C.), ce qui montre que le Code de Hammurabi est resté un modèle scolaire ou juridique transmis pendant au moins un millénaire. Il a également fait l'objet de commentaires ésotériques[16],[17]. Tablette de copie du prologue du Code, première moitié du XVIIIe siècle av. J.-C. (sans doute antérieure à la rédaction de la stèle), musée du Louvre. Tablette provenant de Nippur, comprenant les articles § 145 à 179, période paléo-babylonienne ou kassite[18]. Musée de l'Orient ancien d'Istanbul. Fragment d'une copie du Code, provenant de Ninive, période néo-assyrienne (VIIe siècle av. J.-C.), musée du Louvre. Organisation et nature du texte[modifier le code] Un recueil législatif du Proche-Orient ancien[modifier le code] Article connexe : Droit du Proche-Orient ancien. Le texte du Code de Hammurabi est divisé en trois parties : un prologue historique en langue littéraire commémorant les accomplissements de Hammurabi en sa fin de règne ; les « lois » ou décisions de justice rendues par le roi ; un épilogue formulant la volonté que le texte transporte la parole du roi à travers les âges et ne soit pas altéré sous peine de malédictions. Cette structure est partagée avec les deux autres « codes » de la Mésopotamie ancienne qui nous sont connus, le Code d'Ur-Namma roi d'Ur, rédigé autour de 2100 av. J.-C.[19], et le Code de Lipit-Ishtar roi d'Isin, rédigé vers 1930 av. J.-C.[20]. En tant que texte législatif, le Code de Hammurabi partage des points communs avec d'autres textes de recueils de lois qui eux ne sont pas encadrés par un prologue et un épilogue et ne sont donc pas appelés « codes » : les lois d'Eshnunna qui datent à peu près de la même période (et étaient peut-être un « Code », mais le prologue et l'épilogue ne sont pas connus)[21], deux fragments de recueils de lois provenant du site de Hazor (en Israël), également datables de la même période[22], les lois assyriennes compilées autour de 1100 av. J.-C.[23], des recueils de lois babyloniennes du VIe siècle av. J.-C.[24], et les lois hittites, compilées et remaniées à plusieurs reprises entre 1600 et 1400 av. J.-C.[25]. Tablette du Code d'Ur-Namma. Musée archéologique d'Istanbul. Copie du prologue du Code de Lipit-Ishtar (XXe siècle av. J.-C.), musée du Louvre. Tablette A des lois assyriennes. Pergamon Museum. La désignation de « code », donnée au texte depuis sa redécouverte moderne, est plus une projection des habitudes modernes qu'un reflet des réalités antiques. Ce constat vaut également pour la plupart des autres « codes » ou recueils juridiques de l'Antiquité (code de Gortyne, loi des Douze Tables, etc.). Ce sont (à l'exception peut-être du Corpus Iuris Civilis) des compilations de dispositions juridiques sans visée systématique (il ne s'agit pas de codifier tout le droit), qui ont un caractère concret, pas une portée générale[26]. Dans son contexte mésopotamien, le Code se caractérise par la présence d'un prologue et d'un épilogue typiques des inscriptions commémoratives à la gloire des monarques, notamment celles vantant leur sens de la justice et de l'équité et visant à le rapporter aux générations futures, qui trouvent leurs racines dans les inscriptions relatives aux « réformes » d'Urukagina de Lagash (vers 2350 av. J.-C.). Des assyriologues ont donc interprété les « codes » du Proche-Orient ancien comme des documents avant tout politiques, produits de la propagande royale. Ils relativisent ainsi les interprétations traditionnelles sur la portée des « lois », qui n'auraient pas eu la portée législative de celles contenues dans les Codes modernes mais plutôt une fonction de modèle. Certains replacent les compilations de décisions de justice dans la tradition des listes à but pédagogique et technique comme il en existait pour d'autres disciplines, en faisant donc des sortes de manuels juridiques, des recueils de bons exemples conformes aux idéaux de justice et d'équité[27],[28]. Néanmoins, les interprétations juridique, politique et savante du Code de Hammurabi ne s'excluent pas forcément, ce texte étant issu d'une tradition longue et combinant plusieurs objectifs[29]. Les « lois » : organisation et formation[modifier le code] Les « lois » du Code de Hammurabi constituent la partie la plus longue du texte et la plus importante, aux yeux des commentateurs modernes. Leur premier traducteur, J.-V. Scheil, les a découpées en 282 articles (découpage qui n’est pas explicite dans le texte ancien), en considérant que la lacune du bas de la face de la stèle va du § 65 au § 99, ce qui est peut-être trop[30]. Pour désigner ces sentences, l'épilogue du Code met surtout l'accent sur le fait qu'elles ont été prononcées par Hammurabi en tant que roi de justice dans un but de glorification. Il emploie surtout le terme awātum, qui peut être traduit par « parole » ou « cas (juridique) », ou parfois les expressions plus précises awāt mišarim, « paroles de justice »[31], ou awātiya šūqurātim, « mes paroles précieuses »[32], ou parfois dīnum, « procès », « cas », notamment sous la forme dīnāt mišarim, « sentences de justice »[33]. Ces lois sont formulées de façon casuistique : elles prennent pour point de départ un cas pour lesquelles elles proposent une solution. C'est la façon typique de raisonner des anciens Mésopotamiens, qui n'énoncent jamais de principes de portée générale. On la retrouve dans les traités scientifiques de l'époque, notamment de médecine et de divination [34]. Les propositions fonctionnent autour d'une première partie, la protase, introduite par la conjonction « si » (šumma) qui ouvre une proposition conditionnelle dans laquelle est exposé le problème, à l'aspect accompli qui est généralement traduit par un présent ou un passé de l'indicatif dans les langues modernes[35]. La seconde partie est l'apodose, qui propose la sentence à rendre, énoncée à l'aspect inaccompli, généralement traduit par un futur. Voici par exemple le § 1 : « šumma awīlum awīlam ubbirma nērtam elišu iddīma la uktīnšu / mubbiršu iddâk Si quelqu'un a accusé quelqu'un (d'autre) et lui a imputé un meurtre mais ne l'a pas confondu / son accusateur sera mis à mort. » — § 1 du Code[36]. D. Charpin a identifié trois sources à l'origine de la mise en forme de ces « lois ». La première est l'exemple des recueils juridiques plus anciens, dont certains articles ont pu servir de modèles pour ceux du nouveau recueil. Une autre source est l'activité judiciaire du roi et des autres juges babyloniens. On a ainsi pu relier des comptes-rendus de jugements rapportés par des tablettes du temps de Hammurabi à des articles du Code, les premiers ayant manifestement inspiré les seconds. Enfin, un processus de systématisation à partir de cas existants a pu entraîner la création d'articles qui ne sont alors que la variation d'un cas avéré. Ainsi, les § 17 à 20 envisagent différents cas pour une personne ayant capturé un esclave fugitif : s'il choisit de le restituer, il le rapporte à son maître si l'esclave donne son nom, ou bien au palais si l'esclave ne donne pas le nom, il peut aussi le garder pour lui auquel cas il est passible de la peine de mort, ou encore voir l'esclave fugitif lui échapper à son tour[37]. Pour J. Bottéro la formulation casuistique indique que c'est une sorte de manuel de science juridique à l'image des manuels de divination, de médecine, d'exorcisme ou autres qui avaient le même type de formules et avaient vraisemblablement été constitués suivant la même démarche mêlant empirisme et systématisation[38]. Le corpus des lois est arrangé de façon thématique, par association d'idées, qui peut en gros se découper comme suit : § 1 à 5 : administration de la justice et faux témoignage. § 6 à 25 : atteintes à la propriété. § 6 à 15 : vols de biens, animaux et personnes. § 15 à 20 : esclaves fugitifs et volés. § 21 à 25 : vol dans des maisons. § 26 à ? (lacune) : structures agraires et économie agricole. § 26 à 41 : fiefs concédés aux soldats et aux tributaires. § 42 à 47 : location de champs. § 48 à 52 : prêts agricoles. § 53 à 58 : négligences liées à l'irrigation et la pâture d'animaux. § 59 à 65 : location de palmeraies-jardins. lacunes : affaires sur des maisons et articles fragmentaires. § ? (lacune) à 126 : affaires d'argent et commerce. lacunes : prêts à intérêt. § 100 à 107 et 112 : prêts commerciaux. § 108 à 111 : cabaretières. § 113 à 119 : remboursements de dettes. § 120 à 126 : dépôt de biens. § 127 à 194 : famille. § 127 : calomnie sur une femme mariée. § 128 : mariage sans contrat formel. § 129 à 132 : adultère. § 133 à 136 : remariage d'une épouse dont le mari a disparu. § 137 à 143 : divorce. § 144 à 149 : épouses secondaires. § 151 à 152 : responsabilité sur des dettes. § 153 : meurtre d'un mari. § 154 à 158 : inceste. § 159 à 161 : cadeaux d'épousailles et dots. § 162 à 169 : héritage. § 170 à 176 : droits des enfants des épouses secondaires et des esclaves. § 177 à 184 : droits de propriété des femmes à statut particulier (épouses remariées, prêtresses-naditum, etc.) § 185 à 194 : adoption et rejet d'enfants. § 195 à 214 : coups et blessures. § 215 à 277 : dispositions sur diverses professions. § 221 à 225 : rémunération des médecins et peines pour fautes professionnelles. § 226 à 227 : peines pour avoir retiré la marque d'un esclave. § 228 à 240 : rémunération des constructeurs de maisons et de bateaux et peines pour fautes professionnelles. § 241 à 252 : litiges sur la location de bœufs. § 253 à 270 : litiges et prix liés à la location d'ouvriers agricoles et de bergers. § 271 à 277 : prix de location de chariots, bateaux, travailleurs et artisans. § 278 à 282 : propriété des esclaves[39]. Plusieurs tablettes paléo-babyloniennes reprenant des passages du Code présentent d'ailleurs un découpage explicite en rubriques : « décisions de justice sur les pêcheurs et les soldats », « décisions de justice sur les maisons », etc[40]. Cette liste thématique permet de constater que le Code ne couvre pas l'ensemble des domaines du droit couvert par les codes modernes : le fonctionnement de l'administration n’est pas évoqué, ni la fiscalité, le traitement de l'élevage et de l'agriculture est très succinct. C'est une des principales objections à la caractérisation de ce texte comme un « code » au sens moderne du terme[41]. Sans exclure forcément une utilisation juridique du texte sur les aspects traités, il est manifeste que la coutume couvrait les autres aspects du droit, comme nous l'apprennent certains documents judiciaires de la période. Une inscription royale : Hammurabi, roi de justice[modifier le code] Le prologue se présente comme une inscription royale de facture classique à la gloire de Hammurabi. Il détaille les accomplissements du roi au moment où son règne touche à sa fin, notamment les temples qui ont bénéficié de ses bienfaits, en lien avec leurs divinités ; voici par exemple le passage consacré à Enlil, dieu de la royauté : « C'est moi, Hammurabi, le pasteur nommé par Enlil. Celui qui a accumulé abondance et profusion, qui a parachevé toutes les choses pour Nippur le lien du ciel et de la terre, le pourvoyeur zélé de l'Ekur (le temple d'Enlil à Nippur), le roi compétent qui a restauré Eridu (et) qui a maintenu purs les rites de l'E-abzu (le temple d'Ea à Eridu), celui qui a pris d'assaut les quatre contrées du monde, qui a grandi le renom de Babylone, qui a contenté le cœur de Marduk son seigneur (etc.). » — Prologue du Code[42]. Le prologue est souvent utilisé pour dresser un tableau de l'étendue du royaume après la quarantaine d'années de règne de ce souverain, qui a fait de Babylone le plus puissant royaume de la Mésopotamie alors qu'auparavant il était une puissance de second rang. Sont d'abord énumérés des couples ville-divinité ordonnés suivant un objectif politico-théologique : d'abord les divinités pourvoyeuses de la royauté, Enlil de Nippur, Ea d'Eridu et Marduk de Babylone ; puis les divinités astrales Sîn d'Ur, Shamash de Sippar et Larsa, An et Ishtar d'Uruk. La suite reprend un ordre plus géographique : villes de Babylonie centrale (Isin, Kish, Kutha, Borsippa, Dilbat, Kesh), puis des villes bordières du Tigre (Lagash-Girsu, Zabalam, Karkar, Adab, Mashkan-shapir, Malgium) et enfin les grandes villes du Nord de la Mésopotamie que Hammurabi a conquis en sa fin de règne, à savoir Mari, Tuttul, Eshnunna, Akkad, Assur et Ninive[43]. Le prologue vise donc à donner une image de Hammurabi répondant aux canons du roi mésopotamien idéal : un souverain pieux aimé des dieux, un roi guerrier qui obtient la victoire grâce à leurs faveurs, mais avant tout un « roi de justice » (šar mišarim) inspiré par les dieux : « Lorsque l'éminent Anu, le roi des Anunnaku, et Enlil, le seigneur des cieux et de la terre, qui fixe les destins du pays, eurent attribué à Marduk, le fils aîné d'Ea, le pouvoir d'Enlil (la royauté) sur la totalité des gens, l'eurent rendu grand parmi les grands, eurent donné à Babylone un nom éminent et l'eurent rendue hors pair parmi les contrées, […] alors c'est moi, Hammurabi, prince zélé qui craint les dieux, que, pour faire apparaître la justice dans le pays, pour anéantir le méchant et le mauvais, pour que le fort n'opprime pas le faible, pour sortir comme Shamash au-dessus des têtes noires (les hommes) et éclairer le pays, Anu et Enlil ont appelé par mon nom pour procurer du bien-être aux gens. » — Prologue du Code[44]. Le roi apparaît en quelque sorte comme une manifestation terrestre du dieu-soleil Shamash, garant de justice et d'équité[45]. L'idéal de roi de justice est notamment porté par les termes kittum, « la justice en tant que garante de l'ordre public », et mišarum, « justice en tant que restauration de l'équité »[46]. Il s'affirmait en particulier lors des « édits de grâce » (désignés par le terme mišarum), une rémission générale des dettes privées dans le royaume (y compris la libération des personnes travaillant pour une autre personne pour rembourser une dette), visant à restaurer un ordre ancien (idéalisé) en temps de crise ou bien au début du règne d'un souverain[47]. Le court épilogue du Code reprend de façon conclusive la glorification de Hammurabi initiée dans le prologue et exprime la volonté que le texte soit pris en exemple dans l'avenir, permettant au nom du souverain de perdurer. Il est suivi par plusieurs malédictions dans lesquelles sont invoqués les grands dieux babyloniens pour maudire ceux qui altéreraient le texte, ce qui est courant dans les inscriptions royales, notamment celles destinées à commémorer les constructions de temples. L'épilogue est particulièrement intéressant pour l'analyse de la nature du texte, parce qu'il s'intéresse aux objectifs que le souverain lui assigne et à l'usage qu'il souhaite que les gens en fassent à l'avenir : « Pour que le fort n’opprime pas le faible, pour faire justice à l'orphelin et à la veuve, à Babylone, la ville dont Anu et Enlil ont élevé le faîte, dans l'Esagil, le temple dont les fondements sont aussi stables que les cieux et la terre, pour porter les jugements concernant le pays, pour prendre les décisions concernant le pays, pour faire justice à l'opprimé, j'ai écrit mes paroles précieuses sur ma stèle et je l'ai dressée devant ma statue de « Roi de justice ». » — Épilogue du Code[48]. Ce passage reprend l'image du souverain idéal que Hammurabi veut faire passer à la postérité, celle d'un roi juste respectant l'idéal de justice des anciens Mésopotamiens. On y apprend également que la stèle devait être déposée devant une statue, sans doute dans un temple. C'est là qu'elle devait se trouver pour ceux qui souhaitaient s'imprégner du sens de la justice et de l'équité de Hammurabi. Cela est encore une fois explicable dans le cadre des inscriptions commémoratives des rois mésopotamiens : il s'agit de glorifier le souverain et de préserver son œuvre pour l'avenir. Au lieu de mettre l'accent sur les exploits guerriers du souverain ou sur les constructions pieuses qu'il a ordonnées, le texte insiste sur son sens de la justice, qui doit lui survivre comme doivent lui survivre ses conquêtes militaires et les bâtiments qu'il a fait ériger. La question de l'utilisation juridique du Code[modifier le code] La question de savoir dans quelle mesure le Code de Hammurabi (et les autres textes « législatifs » mésopotamiens) était appliqué dans la pratique juridique a animé et anime encore de nombreuses discussions. Les positions les plus anciennes y ont vu un texte de droit positif prescriptif, énonçant le droit en vigueur, expliquant l'emploi du terme « Code », mais par la suite s'est développée la tendance à y voir un texte descriptif, compilant des décisions de justice, pour un usage juridique ou du moins savant[28]. Il est désormais généralement admis que ce n'était pas un code juridique au sens moderne du texte, systématique et exhaustif (car il ne recouvre pas tous les aspects du droit babylonien de l'époque). Son rôle dans la propagande royale a été mis en avant, donc le fait que son but prioritaire n'était pas forcément d'exposer les lois. Certains chercheurs considèrent que le Code n'était que le produit de l'activité intellectuelle des scribes qui l'avaient rédigé, qu'il s'agissait du résultat de réflexions éthiques sur l'équité et la justice, et que les lois étaient des inventions qui n'avaient pas ou peu de liens avec la justice telle qu'elle était pratiquée au temps de Hammurabi. Une majeure partie des spécialistes des droits cunéiformes y voit néanmoins bien une description d'une partie des règles juridiques de l'époque, quoi qu'il soit impossible de le prouver pour la majeure partie des lois, et s'en sert comme source pour l'étude du droit babylonien. À tout le moins, le Code serait destiné à avoir une valeur de modèle, fournissant des exemples de décisions juridiques dont on pourrait s'inspirer pour rendre la justice, à l'époque de Hammurabi et dans l'avenir, donc une sorte de recueil de décisions de justice exemplaires ou de manuel de droit. Les discussions actuelles portent surtout sur la question de savoir s'il faut aller plus loin et considérer qu'il édictait, pour les cas abordés, une norme juridique destinée à être appliquée strictement dans les tribunaux du royaume babylonien, ce qu'aucune source n'indique clairement[49]. L'épilogue à la gloire du roi fournit des éléments d'explication : « Que l'homme injustement traité, qui est mêlé à une affaire, vienne devant ma statue de « Roi de justice », se fasse lire ma stèle inscrite, qu'il écoute mes paroles précieuses, que ma stèle lui dévoile l'affaire, qu'il voie son cas et qu’il laisse respirer son cœur en ces termes : « Hammurabi, le seigneur qui est comme un père charnel pour les gens, s'est affairé à la parole de Marduk son seigneur et a atteint ce que souhaitait Marduk au nord et au sud ; il a contenté le cœur de Marduk son seigneur, a destiné pour toujours le bien-être aux gens et fait justice au pays. » […] À l'avenir, que le roi qui, à un moment donné, apparaîtra dans le pays observe les paroles de justice que j'ai écrites sur ma stèle ; qu'il ne change pas les jugements que j'ai portés pour le pays, les décisions que j'ai prises pour le pays, qu'il n'enlève pas ce que j'ai gravé. […] Si cet homme a été attentif à mes paroles que j'ai écrites sur ma stèle et n'a pas écarté ce que j'ai jugé, n'a pas modifié mes paroles, n'a pas changé ce que j'ai gravé, cet homme sera un homme de justice comme moi ; que Shamash allonge son sceptre, qu'il fasse paître ses gens devant la justice. » — Épilogue du Code[50]. S'il reste ancré dans la glorification du roi et la volonté de faire perdurer son message, ce passage souligne l'aspect pratique du texte : c'est aussi un moyen de dispenser la justice en différents lieux du royaume où le monarque ne peut être au moment présent. Il y a une véritable volonté de rendre le texte accessible, même s'il faut admettre que la nature de la stèle ne facilite pas vraiment sa lecture[51]. La question de savoir si oui ou non les sentences du Code étaient suivies dans les jugements se heurte au fait que ce document n'est jamais cité de façon explicite ou avec certitude dans des textes juridiques de la période paléo-babylonienne. Mais en général les spécialistes mésopotamiens de quelque métier que ce soit ne font pas référence aux textes techniques, même s'il y a peu de doutes qu'ils en aient fait usage[52]. Des tablettes de Sippar datées de l'époque de Hammurabi et de ses successeurs indiquent que les juges locaux avaient à leur disposition des copies de comptes rendus de jugements royaux formulés de façon semblable au Code (mais abordant d'autres cas), qui semblent avoir fonctionné comme des rescrits, auxquels ils avaient recours pour rendre leurs jugements[53]. Quoi qu'il en soit, les copies postérieures du texte nous apprennent qu'il est devenu un « classique » qui a été utilisé pour la formation juridique des scribes et pour inspirer des décisions de justice bien après la fin du royaume de Hammurabi, traitement dont n'a bénéficié aucun autre code de loi mésopotamien[54]. Ainsi, plus d'un millénaire après sa rédaction le texte est encore étudié et recopié par les scribes de la Bibliothèque d'Assurbanipal à Ninive, qu'un catalogue trouvé sur place référence sous le « titre » de Décisions (de justice) de Hammurabi (dīnānī ša Ḫammurabi)[17]. Un scribe babylonien aurait effectué sa copie directement à partir de la stèle de Suse, selon une tablette mise au jour dans la bibliothèque du temple de Shamash à Sippar comprenant le prologue du Code, qui est cette fois-ci nommé d'après son incipit, « Lorsque l'éminent Anu » (Inu Anu ṣīrum), comme il est de coutume en Mésopotamie[55],[9]. Contenu des « lois »[modifier le code] Le contenu des « lois » du Code de Hammurabi offre un aperçu appréciable pour la connaissance du droit et plus largement de la société babylonienne du début du IIe millénaire av. J.-C., sur lesquels ils sont encore une source majeure en dépit de la grande quantité de documentation de la pratique judiciaire (contrats de vente, de prêt, de mariage, etc.) qui a été exhumée puis publiée pour cette période. Sans évoquer tous les aspects de la société, qui relevaient du droit coutumier qui pouvait prendre des variantes locales, le Code aborde plusieurs points importants : modalités de l'exercice de la justice, droits sur les propriétés, activités agricoles, commerciales et autres, affaires familiales, situation des esclaves. Comme cela a été évoqué plus haut, on débat sur la question de l'application de ces « lois » et donc sur leur valeur en tant que sources d'informations sur ce qui se passait réellement dans le royaume de Babylone. À plusieurs reprises les autres sources juridiques et administratives ont confirmé le fait qu'elles reflétaient des situations réelles et ont souvent permis de les compléter et de mieux les comprendre. Ce n'est guère étonnant si on considère le fait que ces dispositions ont été rédigées à la suite d'affaires ayant réellement eu lieu (mais dont il peut être difficile d'établir si elles étaient courantes ou non). Il reste tout de même plusieurs passages obscurs. En tout état de cause, les différents passages de ce texte reflètent la mentalité des législateurs de cette période, les autorités du palais royal (et en premier lieu le monarque) dont elles révèlent les préoccupations. Pratiques judiciaires[modifier le code] Les articles du Code de Hammurabi révèlent divers aspects des pratiques judiciaires du royaume de Babylone au temps de Hammurabi. Les premiers articles s'intéressent précisément à des aspects de procédure : « § 1 : Si quelqu'un a accusé quelqu'un (d'autre) et lui a imputé un meurtre mais ne l'a pas confondu, son accusateur sera mis à mort. § 2 : Si quelqu'un a imputé des sortilèges à quelqu'un (d'autre) mais ne l'a pas confondu, celui à qui des sortilèges ont été imputés ira au dieu-fleuve ; il plongera dans le dieu-fleuve et si le dieu-fleuve s'en empare, son accusateur prendra pour lui sa maison. Si le dieu-fleuve innocente cet homme, il s'en réchappe, celui qui avait imputé des sortilèges sera mis à mort ; celui qui a plongé dans le dieu-fleuve prendra pour lui sa maison. § 3 : Si quelqu'un s'est présenté dans un procès pour un faux témoignage et n'a pas pu confirmer ce qu'il avait dit, si ce procès est un procès de vie cet homme sera mis à mort. § 4 : S'il est présenté pour un témoignage (quand il y a pénalité) en orge ou en argent, il subira la pénalité (qui s'ensuivra) de ce procès[56]. » Ces articles insistent donc sur le fait que les procès doivent reposer sur l'étude de témoignages confirmant les accusations[57]. Les cas de fausses accusations et de faux témoignages sont susceptibles de lourdes peines pour assurer le bon fonctionnement de ce système. Pour aider les juges, plusieurs articles prescrivent que des accords donnent lieu à la rédaction de tablettes (scellées), les preuves écrites étant souvent déterminantes lors des procès : « § 122 : Si quelqu'un veut donner en garde de l'argent, de l'or ou quoi que ce soit à quelqu'un (d'autre), il montrera à des témoins tout ce qu'il veut donner, il fera un contrat et (alors seulement) il pourra donner en garde[58]. » « § 128 : Si quelqu'un a pris une épouse mais ne lui a pas établi de contrat, cette femme n'est pas épouse[59]. » Ces contrats impliquent des témoins qui peuvent être appelés lors des procès[60]. Certains articles prescrivent le fait qu'une personne doive prêter serment par les dieux pour donner plus de poids à sa parole, puisqu'on pensait que s'il mentait les dieux allaient le punir[61]. Au cas où les preuves matérielles et les témoignages ne sont pas présents ou ne suffisent pas, certains articles comme le § 2 cité précédemment prescrivent la pratique de l'ordalie : il s'agissait d'une épreuve ayant lieu dans un fleuve, au cours de laquelle une personne devait prouver son innocence en survivant, ce qui prouvait que le dieu du fleuve l'avait blanchie. Les raisons du recours à cette épreuve sont variées et ses modalités exactes sont difficiles à déterminer, les témoignages sur l'ordalie venant surtout des sources de Mari et présentant encore des zones d'ombre[62]. Le Code de Hammurabi donne également des indications sur les autorités judiciaires à mobiliser dans certaines affaires. Ainsi, le « quartier » (babtum) est doté d'une personnalité juridique et était constitué d'un personnel mal connu, et peut intervenir dans des affaires comme le cas de couples dont la femme exigeait la rupture et trancher en sa faveur ou en la faveur de l'époux, auquel cas la femme était noyée (§ 142-143)[63]. À l'opposé, le roi intervenait dans certains cas graves : dans le cas d'un adultère, si le mari choisit d'épargner son épouse, c'est au roi seul qu'il revient de gracier l'homme avec qui elle a fauté (§ 129)[64]. Plusieurs articles mettent en avant le rôle des juges royaux (dayyānum), qui siègent de façon collégiale et sont un maillon essentiel de l'administration de la justice. Leur droiture doit être contrôlée : si un juge n'a pas fait exécuter une décision qu'il a rendue et couchée par écrit, il devra payer une lourde amende et sera démis de ses fonctions (§ 5)[65]. Dans certains cas, c'est au juge qu'il revient de vérifier si les liens familiaux sont respectés : il doit examiner si la décision d'un père voulant déshériter son fils est juste (§ 168) et si les droits d'une veuve ne sont pas bafoués par ses fils (§ 172). Les autorités judiciaires doivent donc assurer la protection des plus démunis suivant l'idéal d'équité présenté dans le prologue et l'épilogue du Code. Principes de droit pénal[modifier le code] Les différentes peines présentes dans le Code de Hammurabi révèlent plusieurs aspects importants de la mentalité juridique des Babyloniens. Les peines prennent en compte le statut social des personnes impliquées dans l'affaire, cherchent à établir une proportionnalité et un lien symbolique entre le délit et la sentence, aboutissant à une diversité de peines possibles qui reflètent les préoccupations des autorités politiques et judiciaires de cette période. Le poids des statuts sociaux[modifier le code] Les lois du Code de Hammurabi reflètent les hiérarchies sociales existantes dans la société babylonienne de la première moitié du XVIIIe siècle av. J.-C. Cela ressort par exemple des articles concernant les peines pour une personne ayant fait avorter une femme enceinte : « § 209 : Si quelqu'un a frappé une fille de notable (awīlum) et lui a fait expulser son fœtus, il payera 10 sicles (environ 80 g) d'argent pour le fœtus. § 210 : Si cette femme est morte, on tuera sa (= de l'agresseur) fille. § 211 : S'il a fait expulser son fœtus à la fille d'un homme du peuple (muškēnum) en (la) frappant, il payera 5 sicles (environ 40 g) d'argent. § 212 : Si cette femme est morte, il payera une demi-mine d'argent. § 213 : S'il a frappé l'esclave femme (amtum) de quelqu'un et lui a fait expulser son fœtus, il payera 2 sicles (environ 16 g) d'argent. § 214 : Si cette esclave est morte, il payera un tiers de mine d'argent[66]. » À l'exemple de ce passage, le Code de Hammurabi distingue trois catégories sociales : awīlum, muškēnum et wardum/amtum en babylonien. Les premiers sont les plus honorables, et leur porter atteinte entraîne les peines les plus graves. Ils sont désignés par un terme, awīlum, qui sert souvent à désigner un « homme » ou « quelqu'un » en général, mais dans plusieurs cas où ils sont opposés aux autres classes ce terme désigne les personnes ayant une honorabilité et un patrimoine supérieurs au reste de la société, des notables, aristocrates ou « gentlemen ». Il s'agit peut-être de l'aristocratie liée au palais royal[67]. Le terme muškēnum signifie littéralement « celui qui se prosterne (ou s'incline) », et dans ce texte ces personnes font l'objet de discriminations juridiques par rapport aux précédents. La signification sociale de ce terme est débattue : il s'agit peut-être du groupe des dépendants liés au palais, ou à l'inverse des personnes ne faisant pas partie de l'administration palatiale, mais qui sont libres, donc les gens du peuple, des « particuliers » ou des « humbles »[68],[67]. En tout cas cette distinction est originalité du Code de Hammurabi, car certes ces deux termes apparaissent dans d'autres textes de l'époque, mais ils n'impliquent pas vraiment une distinction juridique. Aussi est-il difficile d'apprécier dans quelle mesure le Code reflète sur ce point-là une réalité juridique et sociale ou plutôt une volonté du législateur qui n'aurait pas eu de lendemain[69]. Quant au terme wardum (féminin amtum), qui au sens large désigne une personne qui est l'« inférieur » ou le « serviteur » de quelqu'un, dans le Code de Hammurabi il désigne les esclaves, qui sont la propriété d'une autre personne et ne sont donc pas libres juridiquement, et par suite les plus discriminés juridiquement. Plusieurs articles s'intéressent à eux (voir plus loin). Dans le Code, la distinction entre ces trois catégories déborde le cadre du droit pénal. En effet, les articles sur les salaires des médecins (§ 215 à 223) montrent qu'ils sont mieux payés après avoir guéri un notable qu'un homme du peuple et un esclave[70]. D'autres articles s'intéressent plus précisément à l'honneur des personnes concernées, et envisagent les cas où des personnes frappent des personnes de rang supérieur ou de rang égal, les peines étant plus graves dans les premiers cas (§ 202-205)[71]. Des liens symboliques entre le délit et la peine[modifier le code] Les peines prescrites dans les textes législatifs mésopotamiens sont proportionnelles au délit, reflétant la gravité que les fautes décrites avaient aux yeux des anciens Babyloniens. Mais les législateurs babyloniens sont allés plus loin en établissant souvent un lien symbolique entre la faute et le châtiment. C'est ce principe qui préside à la loi du talion (« œil pour œil, dent pour dent »), qui se trouve dans la Bible et dont des exemples peuvent être observés à plusieurs reprises dans le Code de Hammurabi : « § 196 : Si quelqu'un a crevé un œil à un notable, on lui crèvera un œil. § 197 : S'il a brisé un os à un notable, on lui brisera un os. § 200 : Si quelqu'un a fait tomber une dent à un homme de son rang, on lui fera tomber une dent[72]. » Là encore, le Code de Hammurabi se distingue des codes antérieurs qui ne font pas usage de la loi du talion. Son usage est cependant sans doute limité car elle ne concerne que les atteintes aux notables et pas celles faites aux membres des autres groupes sociaux[73]. D'autres peines liées symboliquement à un délit se rapprochent de la loi du talion par le fait qu'elles aboutissent à des mutilations du condamné : une nourrice qui n'allaite pas assez un nourrisson qui lui est confié et cause sa mort aura son sein tranché (§ 194), un fils qui a frappé son père se verra couper la main (§ 195), si un fils adoptif a renié ses parents verbalement sa langue sera coupée (§ 192)[74], un maçon qui a construit une maison de mauvaise qualité qui s'effondre en tuant son propriétaire devra mourir, si c'est le fils du propriétaire qui meurt le fils du maçon sera exécuté, et si les biens du propriétaire sont détruits il devra les remplacer (§ 229-230)[75]. Types de peines[modifier le code] Le Code de Hammurabi prescrit donc suivant les délits une vaste gamme de peines plus ou moins brutales, en fonction de divers principes (statut de la victime et de la personne ayant commis le délit, gravité et circonstances, commutativité entre la peine et le délit). Les sanctions sont le plus souvent des amendes, qui peuvent être requises pour des délits graves comme certains cas de vols, de coups et blessures, ou d'homicides d'une personne. La bastonnade est également utilisée, contre une personne ayant frappé une personne de rang supérieur (60 coups de nerf de bœuf au § 202) ou calomnié une femme (§ 127). Plusieurs cas prescrivent des mutilations : les cas de la main coupée et du sein coupé évoqués plus haut, ou encore une oreille coupée pour un esclave frappant un notable (§ 205). Les condamnations à mort ont lieu dans plusieurs cas : fausse accusation de meurtre (§ 1), sorcellerie (§ 2), faux témoignage (§ 3), plusieurs cas de vols (§ 6, 7, 8, 22 etc.), non-restitution d'un esclave fugitif (§ 15 et 16). La modalité de la mise à mort est prescrite dans certains cas jugés les plus scandaleux : la noyade pour les cas de non-respect d'une union matrimoniale (une femme négligeant son mari § 143, un couple adultérin § 29, un homme couchant avec la femme de son fils § 155), une femme ayant fait tuer son mari pour être avec son amant serait empalée (§ 153), on brûlait une femme et son fils ayant des relations sexuelles après la mort du père de famille (§ 157). Dans le cas de la mort d'un esclave, il faut restituer un autre esclave à son propriétaire. Le bannissement est également employé : un père ayant couché avec sa fille est chassé de la ville (§ 154, voir aussi § 158). La mise en esclavage peut également être prescrite, dans le cas d'un agriculteur ayant inondé par accident le champ de ses voisins et ne pouvant rembourser les pertes (§ 53). Il a souvent été mis en avant le fait que le Code de Hammurabi prescrit des peines plus brutales que les textes législatifs précédents (Code d'Ur-Nammu, Lois d'Eshnunna, Code de Lipit-Ishtar) qui condamnent à des amendes là où le Code de Hammurabi exige la mort ou la mutilation (par exemple dans les cas des esclaves fugitifs[76]), notamment après l'introduction du principe de loi du talion. Cependant il ne faut pas avoir une lecture trop « moderniste » de ce droit en y voyant un « recul » vers des pratiques plus « barbares » mais le replacer dans son contexte : la plus grande sévérité des peines peut être prescrite pour avoir un effet plus dissuasif, les peines corporelles sont surtout prescrites dans les affaires concernant les élites sociales qu'elles protègent avant tout, sans pour autant oublier les garanties des autres groupes sociaux (y compris les plus faibles qu'étaient les esclaves, les femmes et les enfants). L'application de peines proportionnelles aux fautes commises et de peines exemplaires vise sans doute à juguler une violence courante dans la société, comme des pratiques de vendetta familiales et tribales potentiellement sanglantes[77]. Propriété des biens meubles[modifier le code] Les codes de lois mésopotamiens contiennent des dispositions garantissant le droit des propriétaires sur leurs biens meubles, en particulier sur les cas de vol et les esclaves. D'autres sont relatives aux propriétés immeubles (« champ, verger ou maison » d'après l'expression du Code), concernant surtout les activités agricoles (notamment la location de terres et de bêtes et les terres de service concédées à des agents du palais) et l'héritage, et seront abordées plus loin. Vol[modifier le code] L'acte de voler (šarāqum) consiste du point de vue du droit babylonien en l'appropriation d'un bien appartenant à autrui : la prise d'un bien appartenant à quelqu'un d'autre (avec un cas particulier pour les animaux au § 8), l'utilisation à son profit d'un bien confié par une autre personne (par exemple de l'argent confié pour une expédition commerciale au § 112 ou du grain stocké aux § 253 et 254). Au cas où une personne se retrouve en possession d'un bien volé, elle doit prouver que ce n'est pas elle la cause du délit sinon elle est considérée comme l'ayant dérobé. Le vol est puni de différentes manières : le simple vol d'un bien ou d'animaux à des particuliers entraîne la nécessité de restituer un multiple de la valeur du bien (10 fois au § 8) sans quoi il y a mise à mort ; en revanche si le vol concerne la propriété d'un temple ou d'un palais c'est la mort qui est prescrite (§ 6, sauf exceptions du § 8 pour les cas d'animaux ou d'un bateau où il faut restituer 30 fois leur valeur sous peine de mort) ; la mort est prescrite pour d'autres cas comme les vols d'enfants libres (§ 14, sans doute pour en faire des esclaves), le vol par effraction dans une maison (§ 21 à 23). Le vol avec violence est donc une circonstance aggravante. Au cas où le brigand ne serait pas retrouvé, les
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Timothy Zahn — Wikipédia

Timothy Zahn - Wikipédia

Timothy Zahn en 2017. Œuvres principales Timothy Zahn, né le à Chicago dans l' Illinois, est un écrivain américain de science-fiction. Il doit sa célébrité à La Croisade noire du Jedi fou , une trilogie de romans se déroulant dans l'univers de , plusieurs années après Le Retour du Jedi .

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2018). Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ? Timothy Zahn, né le 1er septembre 1951 à Chicago dans l'Illinois, est un écrivain américain de science-fiction. Il doit sa célébrité à La Croisade noire du Jedi fou, une trilogie de romans se déroulant dans l'univers de Star Wars, plusieurs années après Le Retour du Jedi. Ces livres ouvrent la voie à de nombreux romans et séries littéraires dans ce même univers par des auteurs tels que Kevin J. Anderson et Michael A. Stackpole. Le travail de Timothy Zahn ne s'est pas limité à Star Wars. Il a écrit la populaire Trilogie des Conquérants, au sujet d'une guerre entre les humains et une espèce extra-terrestre qui a des vaisseaux spatiaux apparemment indestructibles et pouvant rester sous la forme d'esprit après la mort. Il a également écrit des nouvelles et obtenu le prix Hugo du meilleur roman court 1984 pour Cascade Point. Biographie[modifier le code] Timothy Zahn naît à Chicago, Illinois. Il suit des cours à l'université d'État du Michigan, obtenant une licence en Science Physique en 1973. Il continue alors ses études à l'université d'Illinois et obtient un M.Sc. en physique en 1975. Tandis qu'il prépare un doctorat en physique, son directeur de thèse tombe malade, et Timothy Zahn n'a jamais pu l'achever. En 1975, il commence à écrire de la science-fiction comme passe-temps, et devient un auteur professionnel. Il est marié à Anna, ils habitent en Oregon. Le style de Timothy Zahn[modifier le code] Les personnages de Timothy Zahn sont remarquables pour reconstituer une image des événements à partir de diverses informations, et d’en tirer une ligne d’action. Parfois, ils ont une image correcte basée sur très peu de faits, d'autres fois ils font des prétentions incorrectes mais créent un bon plan de toute façon. Le Grand Amiral Thrawn est, peut-être, l'exemple le plus marquant. De plus, Timothy Zahn tend à se concentrer plus sur les pensées de ses personnages plutôt que leurs sentiments. Les livres de la série Star Wars de Timothy Zahn se concentrent également habituellement sur un certain groupe de personnages : Luke Skywalker, Mara Jade, Talon Karrde, Jorj Car'das, le Grand Amiral Thrawn et l’espèce des Chiss. Comme dans la trilogie originale de Star Wars, tous les livres de la Trilogie de Thrawn et de La Main de Thrawn commencent par une scène se déroulant dans l'espace. Les livres de Timothy Zahn sont souvent décrits comme « rapides et entraînants ». Par exemple, il tend à développer des événements seulement selon les besoins de l’intrigue. Une marque de son travail est son penchant pour le jeu de mots. Ainsi, dans la trilogie de Thrawn, les noms de deux animaux de compagnie (« Sturm » et « Drang ») viennent d'un mouvement romantique. Il existe certaines structures de phrases qui sont spécifiques de Timothy Zahn. On peut également noter dans la première série de Star Wars (mais aussi dans la seconde) son utilisation de phrases interrogatives avec « Quoi ». Il expose ainsi l’intrigue d’une façon à la fois intéressante et crédible. Œuvres[modifier le code] Univers Star Wars[modifier le code] Article détaillé : Liste des romans Star Wars. Série La Croisade noire du Jedi fou[modifier le code] Article détaillé : La Croisade noire du Jedi fou. L'Héritier de l'Empire, Presses de la Cité, 1992 ((en) Heir to the Empire, 1991) (ISBN 2-265-07901-4)Réédition, Fleuve noir, coll. « Star Wars » no 12, 1999 (ISBN 2-265-06807-1) ; réédition dans le recueil La Croisade noire du Jedi fou - Intégrale, Pocket, coll. « Star Wars » no 151, 2015 (ISBN 978-2-266-26220-0) La Bataille des Jedi, Presses de la Cité, 1993 ((en) Dark Force Rising, 1992) (ISBN 2-265-07902-2)Réédition, Fleuve noir, coll. « Star Wars » no 13, 1999 (ISBN 2-265-06808-X) ; réédition dans le recueil La Croisade noire du Jedi fou - Intégrale, Pocket, coll. « Star Wars » no 151, 2015 (ISBN 978-2-266-26220-0) L'Ultime Commandement, Presses de la Cité, 1994 ((en) The Last Command, 1993) (ISBN 2-265-07903-0)Réédition, Fleuve noir, coll. « Star Wars » no 14, 1999 (ISBN 2-265-06809-8) ; réédition dans le recueil La Croisade noire du Jedi fou - Intégrale, Pocket, coll. « Star Wars » no 151, 2015 (ISBN 978-2-266-26220-0) Série La Main de Thrawn[modifier le code] Article détaillé : La Main de Thrawn. Le Spectre du passé, Presses de la Cité, 1999 ((en) Specter of the Past, 1997) (ISBN 2-265-07794-1)Réédition, Fleuve noir, coll. « Star Wars » no 33, 2000 (ISBN 2-265-06964-7) ; réédition dans le recueil La Main de Thrawn - Intégrale, Pocket, coll. « Star Wars » no 152, 2016 (ISBN 978-2-266-27304-6) Vision du futur, Presses de la Cité, 1999 ((en) Vision of the Future, 1998) (ISBN 2-265-07793-3)Réédition, Fleuve noir, coll. « Star Wars » no 35, 2000 (ISBN 2-265-06965-5) ; réédition dans le recueil La Main de Thrawn - Intégrale, Pocket, coll. « Star Wars » no 152, 2016 (ISBN 978-2-266-27304-6) Série Thrawn[modifier le code] Thrawn, Pocket, coll. « Star Wars » no 160, 2018 ((en) Thrawn, 2017) (ISBN 978-2-266-28358-8) Alliances, Pocket, coll. « Star Wars » no 168, 2019 ((en) Alliances, 2018) (ISBN 978-2-266-29528-4) Trahison, Pocket, coll. « Star Wars » no 175, 2020 ((en) Treason, 2019) (ISBN 978-2-266-30727-7) Série Thrawn - L'Ascendance[modifier le code] Chaos croissant, Pocket, coll. « Star Wars » no 183, 2021 ((en) Chaos Rising, 2020) (ISBN 978-2-266-31824-2) Bien commun, Pocket, coll. « Star Wars » no 187, 2022 ((en) Greater Good, 2021) (ISBN 978-2-266-32495-3) Moindre Mal, Pocket, coll. « Star Wars » no 193, 2023 ((en) Lesser Evil, 2021) (ISBN 978-2-266-33185-2) Romans indépendants[modifier le code] Une question de survie, Presses de la Cité, 2004 ((en) Survivor's Quest, 2004) (ISBN 2-258-06626-3) Vol vers l'infini, Fleuve noir, coll. « Star Wars » no 84, 2007 ((en) Outbound Flight, 2006) (ISBN 2-265-08515-4) Allégeance, Fleuve noir, coll. « Star Wars » no 86, 2008 ((en) Allegiance, 2007) (ISBN 978-2-265-08653-1) Choix décisifs, Pocket, coll. « Star Wars » no 116, 2012 ((en) Choices of One, 2011) (ISBN 978-2-266-22808-4) Vauriens, Pocket, coll. « Star Wars » no 128, 2014 ((en) Scoundrels, 2013) (ISBN 978-2-266-25255-3) Bandes dessinées[modifier le code] (en) Mara Jade: By the Emperor's Hand, 1999Écrit avec Michael A. Stackpole. (en) Mara Jade: A Night on the Town, 1999 Série Trilogie du Conquérant[modifier le code] L'Orgueil du conquérant, Pocket, coll. « Rendez-Vous Ailleurs », 1996 ((en) Conquerors' Pride, 1994) (ISBN 2-266-07266-8) Le Sang du conquérant, Pocket, coll. « Rendez-Vous Ailleurs », 1997 ((en) Conquerors' Heritage, 1995) (ISBN 2-266-07604-3) La Part du conquérant, Pocket, coll. « Rendez-Vous Ailleurs », 1998 ((en) Conquerors' Legacy, 1996) (ISBN 2-266-08203-5) Série Cobra[modifier le code] (en) Cobra, 1985 (en) Cobra Strike, 1986 (en) Cobra Bargain, 1988 Les deux premiers livres ont aussi été publiés dans une compilation sous le titre Cobras Two en 1992. Une compilation reprenant les trois volumes a été publiée en 2004 sous le titre Cobra Trilogy. Série Cobra War[modifier le code] (en) Cobra Alliance, 2009 (en) Cobra Guardian, 2011 (en) Cobra Gamble, 2012 Série Cobra Rebellion[modifier le code] (en) Cobra Slave, 2013 (en) Cobra Outlaw, 2015 (en) Cobra Traitor, 2018 Série Blackcollar[modifier le code] (en) The Blackcollar, 1983 (en) The Backlash Mission, 1986 (en) The Judas Solution, 2006 The Blackcollar et The Backlash Mission ont été réunis dans un roman sous le titre de Blackcollar en 2006. Série Dragonback[modifier le code] (en) Dragon and Thief, 2003 (en) Dragon and Soldier, 2004 (en) Dragon and Slave, 2005 (en) Dragon and Herdsman, 2006 (en) Dragon and Judge, 2007 (en) Dragon and Liberator, 2008 Série Quadrail or Frank Compton[modifier le code] (en) Night Train to Rigel, 2005 (en) The Third Lynx, 2007 (en) Odd Girl Out, 2008 (en) The Domino Pattern, 2009 (en) Judgment at Proteus, 2012 Univers Honor Harrington[modifier le code] Article détaillé : Honor Harrington. Série Manticore Ascendant[modifier le code] (en) A Call to Duty, 2014Écrit avec David Weber. (en) A Call to Arms, 2015Écrit avec David Weber et Thomas Pope. (en) A Call to Vengeance, 2018Écrit avec David Weber et Thomas Pope. (en) A Call to Insurrection, 2022Écrit avec David Weber et Thomas Pope. Univers StarCraft[modifier le code] Article détaillé : StarCraft. Évolution, Milady, 2016 ((en) Evolution, 2016) Série Sibyl's War[modifier le code] (en) Pawn, 2017 (en) Knight, 2019 (en) Queen, 2020 Série Icarus[modifier le code] (en) The Icarus Plot, 2022 (en) The Icarus Twin, 2023 (en) The Icarus Job, 2024 (en) The Icarus Changeling, 2024 (en) The Icarus Needle, 2024 (en) The Icarus Coda, 2025 Romans indépendants[modifier le code] (en) A Coming of Age, 1985 (en) Spinneret, 1985 (en) Triplet, 1987 (en) Deadman Switch, 1988 (en) War Horse, 1990 (en) The Icarus Hunt, 1999 (en) Angelmass, 2001 (en) Manta's Gift, 2002 (en) Green and the Gray, 2004 (en) Soulminder, 2014 Recueils de nouvelles[modifier le code] (en) Cascade Point and Other Stories, 1986 (en) Time Bomb and Zahndry Others, 1988 (en) Distant Friends and Other Stories, 1992 (en) Star Song and Other Stories, 2002 (en) Pawn's Gambit and Other Stratagems, 2016 Notes et références[modifier le code] Annexes[modifier le code] Articles connexes[modifier le code] Star Wars Liste des romans Star Wars Liste d'auteurs de science-fiction Liens externes[modifier le code] Notices d'autorité : () Portail de la littérature américaine Portail de la science-fiction <img alt="" width="1" height="1" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1"; style="border: none; position: absolute;"> Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Timothy_Zahn&oldid=234843108 ».
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François-René de Chateaubriand — Wikipédia

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François-René, vicomte de Chateaubriand, né le à Saint-Malo et mort le à Paris, est un écrivain, mémorialiste et homme politique français. Il est considéré comme l'un des précurseurs et pionniers du romantisme français et l'un des grands noms de la littérature française.

François-René, vicomte de Chateaubriand[N 1], né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo et mort le 4 juillet 1848 à Paris, est un écrivain, mémorialiste et homme politique français. Il est considéré comme l'un des précurseurs et pionniers du romantisme français et l'un des grands noms de la littérature française. Issu de la noblesse bretonne, membre le plus célèbre de sa famille originaire de Saint-Malo, Chateaubriand s'inscrit politiquement dans la mouvance royaliste. Plusieurs fois ambassadeur auprès de souverains divers, il est nommé, en 1822, sous la Restauration, ministre des Affaires étrangères et occupe cette fonction jusqu'en 1824. Sous le règne de Charles X, il compte parmi les ultraroyalistes. Les nombreuses responsabilités politiques et diplomatiques qui jalonnent sa carrière ainsi que son goût pour le voyage, en Amérique puis dans le bassin méditerranéen, structurent une vie marquée par l'exil et la nostalgie de la stabilité. Ses premières publications majeures, l'Essai sur les révolutions (1797)[1] et le Génie du christianisme (1802), manifestent son engagement politique alors en faveur de la contre-révolution et en défense de la société d'Ancien Régime. Mais la question idéologique s'entremêle très rapidement à la promotion d'une esthétique originale qui remporte un grand succès populaire et littéraire : la description de la nature et l'analyse des sentiments du « Moi », qu'il met en œuvre dans les fictions Atala (1801) et René (1802). D'abord publiées comme illustrations des thèses du Génie puis rattachées au vaste cycle romanesque des Natchez (intégralement paru en 1826), elles sont un modèle pour la génération suivante des écrivains français. Sa propension au mystère, à l'amplitude, à l'emphase, à la grandeur mélancolique, sa tentative d'exprimer une souffrance indicible et sa soif d'exotisme, qu'il réaffirme dans le récit de son voyage en Méditerranée Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811), lui ont valu d'être considéré a posteriori comme l'un des « préromantiques » les plus influents de sa génération. La sensibilité douloureuse de ce « vague des passions », illustré à travers le personnage de René, connaît une importante postérité dans le romantisme français : le « mal du siècle » de Musset ou le « spleen » de Baudelaire peuvent en être considérés, entre autres, comme de lointains avatars. Mais l'œuvre monumentale de Chateaubriand réside dans les Mémoires d'outre-tombe, parus à titre posthume dès 1849, dont les premiers livres recréent son enfance et sa formation dans son milieu social de petite noblesse à Saint-Malo et à Combourg. Les livres suivants relèvent davantage du tableau historique des périodes dont il a été le témoin de 1789 à 1841. Ce texte, à la fois chef-d'œuvre autobiographique et témoignage historique de premier plan, manifeste une évolution de sa prose qui ne demeure pas moins influente sur la littérature française. Biographie[modifier le code] Jeunesse[modifier le code] Le vicomte François-René de Chateaubriand est issu d'une famille noble ruinée de la Guérande à Hénanbihen et de Saint-Malo où la famille du Rocher du Quengo s'est établie au début du XVIIe siècle. Famille qui a retrouvé sa dignité d'antan grâce à la réussite commerciale du père de Chateaubriand, le comte René-Auguste de Chateaubriand (chevalier, comte de Combourg, seigneur de Gaugres, le Plessis l'Épine, Boulet, Malestroit en Dol et autres lieux) né le 23 septembre 1718 au manoir des Touches à Guitté (Côtes-d'Armor). René Auguste de Chateaubriand et Apolline Jeanne Suzanne de Bédée, fille du seigneur de La Bouëtardaye et comte de Bédée, épousée en 1753 à Bourseul, eurent six enfants dont Jean-Baptiste de Chateaubriand et François-René. Cette réussite financière est fondée sur le commerce avec les colonies[2] où il fut corsaire en temps de guerre, pêcheur de morue et négrier en temps de paix[3]. Le jeune François-René doit d'abord vivre éloigné de ses parents, chez sa grand-mère maternelle, Mme de Bédée, à Plancoët, où il est placé en nourrice. Mme de Bédée l'amène souvent chez son oncle, au manoir de Monchoix. Son père, réussissant dans les affaires, peut acheter en 1761 le château de Combourg en Bretagne, où la famille Chateaubriand s'installe en 1777. François-René y passe une enfance qu'il décrira comme souvent morose auprès d'un père taciturne et d'une mère superstitieuse et maladive, mais gaie et cultivée. Il fait successivement ses études aux collèges de Dol-de-Bretagne (1777 à 1781), de Rennes (1782) et de Dinan (1783). Jeune officier[modifier le code] Après de longues hésitations à propos de sa carrière, il obtient en 1786 un brevet de sous-lieutenant au régiment de Navarre à 17 ans, sous les ordres de son frère Jean-Baptiste (lequel le présentera à la Cour pour laquelle il ressent « un dégoût invincible »), puis est fait capitaine à 19 ans. Il vient à Paris en 1788, où il se lie avec Jean-François de La Harpe, et Louis de Fontanes qui sera son ami le plus cher et avec d'autres écrivains de l'époque. Nourri de Corneille et marqué par Rousseau, Chateaubriand fait ses débuts littéraires en écrivant des vers pour l’Almanach des Muses. En janvier 1789, il participe aux États de Bretagne et, en juillet de la même année, il assiste à la prise de la Bastille avec ses sœurs Julie et Lucile. Chevalier de Malte de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[modifier le code] C'est Chateaubriand lui-même qui évoque dans Les Mémoires d'outre-tombe à plusieurs reprises son admission dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Pour devenir chevalier de Malte, il se serait même fait tonsurer. Il explique comment son frère aurait présenté pour lui-même une demande d'admission à l'Ordre auprès du prieur d'Aquitaine Louis-Joseph des Escotais et comment il aurait justifié de ses quartiers de noblesse. La demande serait acceptée lors du chapitre prieural des 9, 10 et 11 septembre 1789. Chateaubriand note dans ses Mémoires d'outre-tombe que, le 7 août, l'Assemblée nationale avait aboli les titres de noblesse : « Comment les chevaliers et les examinateurs de mes preuves trouvaient-ils aussi que je méritais à plus d'un titre la grâce que je sollicitais […] ? »[4]. Les principaux spécialistes de généalogies ou de nobiliaires du XIXe siècle donnent Chateaubriand comme chevalier de Malte : Courcelles (1824)[5], Vitton de Saint-Allais (1846)[6], Potier de Courcy (1890)[7], Guillotin de Courson (1902)[8], Kerviler (1895)[9] à l’exception de Révérend (1902)[10] ou La Roque (1891)[11]. C'est « Chateaubriand [qui] donne complaisamment et intégralement dans le Supplément des Mémoires d'outre-tombe » le « Mémorial »[12]. Ce Mémorial des actes authentiques[13] est le dossier sur lequel se base l'Ordre pour admettre ou refuser un prétendant. Chateaubriand est de Bretagne qui dépend du grand prieuré d'Aquitaine qui relève de la langue de France[12]. Dans cette langue il fallait pouvoir justifier de huit quartiers (quatre du côté paternel et quatre du côté maternel) ainsi que de 100 ans minimum de preuves de noblesse[12]. Chateaubriand remonte jusqu'au 23e aïeul qui aurait participé en 1066 à la bataille d'Hastings[12]. C'est ce Mémorial qu'aurait donc envoyé son frère au prieur des Escotais, et ce document aurait été accepté comme « bon et valable ». Mais cela n'est que le début de la démarche et non sa finalité. C'est ce même document que présentaient les parents d'un nouveau-né qui voulaient faire admettre de minorité leur enfant cadet dans l'Ordre, puisque l'ancienneté commençait avec l'acceptation de ce mémorial. Admis dans l'Ordre mais pas pour autant chevalier. Pour cela le grand prieuré nommait des commissaires enquêteurs qui menaient des enquêtes locales, littérales (sur pièces), testimoniales, publiques (bonnes mœurs) et secrètes. Ces huit commissaires (quatre publics, quatre secrets) rédigeaient un Procès-verbal des Preuves qui devait être positif. Il fallait alors que le postulant ou sa famille payât le passage en fait des droits de réception pour l'Ordre et de défraiement pour les commissaires. Ensuite, le futur chevalier devait faire une année de noviciat à Malte avec service à la Sacra Infermeria ou auprès d'un notable de l'Ordre. Pour accéder aux dignités et devenir chevalier de Malte, il fallait en plus au novice faire quatre ans de caravanes, service en mer de six mois à la belle saison de navigation. Cela fait donc cinq années en résidence à Malte (consécutives ou non), au bout desquelles le novice pouvait prononcer ses vœux pour entrer en religion, dans La Religion. Souvent, après cette formation à la mer, beaucoup de jeunes novices renonçaient à une vie monacale pour faire carrière dans la marine de leur royaume et plus simplement faire un mariage de qualité. Pour ceux qui prononçaient les vœux, qui « prenaient l'habit », ils devenaient frères en religion et chevaliers dans l'Ordre. Avec l'ancienneté, les chevaliers pouvaient espérer obtenir la charge d'une commanderie, devenir ainsi commandeur, première étape d'une vie de seigneur local avec les bénéfices de la commanderie, une fois reversées à l'Ordre les responsions et assuré l'améliorissement de la commanderie et de ses maisons[12]. Chateaubriand ne fera jamais profession, ne séjournera jamais à Malte et ne pourra donc jamais prononcer ses vœux. Il ne sera jamais chevalier de Malte de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, il n'aura donc jamais l'« espoir des bénéfices » escomptés dans ses Mémoires d'outre-tombe. Le voyage en Amérique du Nord[modifier le code] À l'époque de la Révolution française, en 1791, François-René s'éloigne de France et embarque pour le Nouveau Monde (Baltimore), avec le « prétexte de chercher le passage du Nord-Ouest »[14]. C’est Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes qui l'encourage à partir[15]. Dans Voyage en Amérique, publié en 1826, Chateaubriand raconte être arrivé à Philadelphie le 10 juillet 1791, être passé à New York, Boston et Lexington. Il relate une rencontre avec George Washington à Philadelphie, qui lui aurait dit « Well well, young man ». Il remonte l'Hudson en bateau jusqu'à Albany, où il embauche un guide et continue jusqu'aux chutes du Niagara, à la rencontre du « bon sauvage » et de la solitude des forêts d'Amérique du Nord[16]. À Niagara, il raconte s'être brisé un bras à cause d'une brusquerie de sa monture, et avoir passé un mois au sein d'une tribu indienne. Le récit de voyage proprement dit s'interrompt, Chateaubriand consacrant plusieurs dizaines de pages à des considérations d'ordre zoologique, politique, et économique des Indiens et de l'Amérique en général. Ensuite, il mentionne en quelques pages son retour vers Philadelphie via la rivière Ohio, le Mississippi et la Louisiane, mais la véracité de ce trajet est remise en question. La nouvelle de la fuite du roi à Varennes le décide à quitter l'Amérique. De Philadelphie, il embarque sur le Molly à destination de La Rochelle[17]. Critiques sur la véracité de l’itinéraire[modifier le code] De nombreux critiques questionnent le fait que Chateaubriand vécut plusieurs semaines au sein de tribus indiennes similaires à celle qu'il décrit dans Les Natchez[18]. L'itinéraire que Chateaubriand décrit dans Voyage en Amérique comporterait de nombreuses exagérations et déformations de la réalité, notamment quant à son passage en Louisiane. La véracité de sa rencontre avec George Washington est également mise en doute. Influence du voyage[modifier le code] Certains experts émettent l’hypothèse que Chateaubriand rapporta des liasses de documents écrits de sa main contenant les idées qui formèrent Les Natchez[19]. Il affirma que l’expérience américaine lui avait fourni l’inspiration qui est à la base des Natchez. Ses descriptions imagées furent écrites dans un style novateur pour l’époque, qui deviendra le style romantique français. L’exilé[modifier le code] Fin mars 1792, il se marie avec Céleste Buisson de la Vigne, descendante d'une famille d'armateurs de Saint-Malo, âgée de 17 ans. Ils n'auront pas de postérité. Le 15 juillet 1792, accompagné de son frère, mais sans sa femme, il quitte la France pour Coblence. Il y rejoint l'armée des émigrés afin d'y combattre les armées de la République. Sa jeune femme Céleste, qui vit en Bretagne, délaissée par son mari qui ne lui donne pas de nouvelles, est arrêtée comme « femme d’émigré », emprisonnée à Rennes, où elle reste jusqu'au 9 thermidor (27 juillet 1794). François-René, blessé au siège de Thionville, se traîne jusqu'à Bruxelles[14], d'où il est transporté convalescent à Jersey. C'est la fin de sa carrière militaire. Il va ensuite vivre à Londres, en 1793, dans un dénuement momentané, mais réel (il loge dans un grenier de Holborn[20]). Grâce à Jean-Gabriel Peltier il trouve un emploi à Beccles où il donne des leçons de français et fait des traductions pour les libraires. Il publie en 1797 son premier ouvrage, l’Essai historique, politique et moral sur les révolutions anciennes et modernes, considérées dans leurs rapports avec la Révolution française[21], où il exprime des idées politiques et religieuses peu en harmonie avec celles qu’il professera plus tard, mais où se révèle déjà son talent d’écrivain. « Pour cet ouvrage il se nourrit de Rousseau, de Montesquieu, de Voltaire »[14]. Cette œuvre passe inaperçue de la critique. Seul, Amable de Baudus s'en fait l'écho dans son journal, le Spectateur du Nord de mai 1797. Sa femme, restée en Bretagne, est arrêtée et ne devra sa survie qu'à la chute de Robespierre. En décembre 1793, son frère Jean-Baptiste de Chateaubriand, sa belle-sœur (une petite-fille de Malesherbes, l'avocat de Louis XVI) et une partie de leur famille sont arrêtés. La plupart sont guillotinés à Paris en avril et mai 1794. Seule la chute de Robespierre permet à la jeune belle-sœur de son frère et à son mari, Hervé Clérel de Tocqueville, de survivre. Le jeune couple recueillera leurs neveux et les élèvera avec leurs trois fils dont le cadet n'est autre que le philosophe politique Alexis de Tocqueville. En 1798, sa mère et sa sœur Julie décèdent. Frappé par ces épreuves, François-René se tourne de nouveau vers la religion, et entreprend l'écriture du Génie du Christianisme. C'est, selon lui, une lettre de sa mère mourante qui le ramène à la religion. L'ouvrage est sur le point de paraître à Londres quand il décide de rentrer en France, en 1800. Retour en France et premiers succès littéraires[modifier le code] De retour en France en 1800, il participe activement au Mercure de France avec Louis de Fontanes, puis le dirige pendant quelques années. C'est dans cette logique qu'il fait paraître, en 1801, Atala, création originale qui suscite une admiration controversée. Il compose vers la même époque René, œuvre empreinte d'une mélancolie rêveuse, qui devient un modèle pour les futurs écrivains romantiques. Dans cette œuvre, il rapporte de manière à peine déguisée l'amour chaste, mais violent et passionné, qu'il a éprouvé pour sa sœur aînée Lucile, qui le surnommait « l'Enchanteur ». Sa femme Céleste vit alors avec Lucile dans leur château de Bretagne, mais elles ont cessé de parler de François-René, leur grand homme, qu'elles aiment toutes deux. Il publie ensuite à Paris le 14 avril 1802 le Génie du christianisme, en partie rédigé en Angleterre, et dont Atala et René, à l'origine, sont seulement des épisodes. Il s'est proposé d'y montrer que le christianisme, bien supérieur au paganisme par la pureté de sa morale, n'est pas moins favorable à l'art et à la poésie que les « fictions » de l'Antiquité. Il y célèbre la liberté, selon lui fille du christianisme, et non de la Révolution. Ce livre fait événement et donne le signal d'un retour du religieux après la Révolution. Toujours sur la liste des émigrés dont il veut être radié, il plaide sa cause auprès d'Élisa Bonaparte, sœur du Premier Consul et dont Fontanes est l'amant. Elle intervient plusieurs fois auprès de son frère pour lui montrer le talent de l'écrivain, qui est rayé de cette liste le 21 juillet 1801. Bonaparte le choisit en 1803 pour accompagner le cardinal Fesch à Rome comme premier secrétaire d'ambassade[14]. François-René reparaît alors au château, tout juste vingt-quatre heures, pour inviter sa femme Céleste à l'accompagner à Rome. Celle-ci, apprenant sa liaison avec la comtesse Pauline de Beaumont, refuse le ménage à trois[22]. Cet amour est pourtant proche de sa fin, puisque Châteaubriant part pour Rome en tant que premier secrétaire d'ambassade. Malade, proche de sa fin, Pauline de Beaumont le rejoint à Rome où elle meurt peu après. L'écrivain fait ériger un monument funéraire à sa mémoire en l'église Saint-Louis des Français. Cependant, le moraliste Joseph Joubert écrira : "Châteaubriand la regrette sûrement autant que moi mais elle lui manquera moins longtemps." Multipliant les maladresses à Rome — il demande notamment au pape Pie VII d'abolir les lois organiques qui complètent le régime concordataire pour rétablir le culte catholique en France —, il exaspère le cardinal-ambassadeur Fesch qui obtient son départ au bout de six mois. Bonaparte le nomme le 29 novembre 1803 chargé d'affaires dans la République du Valais. Le 21 mars 1804, il apprend l'exécution du duc d'Enghien. Il donne immédiatement sa démission et passe dans l'opposition à l'Empire. Lors du sacre de l'empereur, il va chez son ami Joseph Joubert à Villeneuve-sur-Yonne où il écrit plusieurs chapitres des Martyrs et des passages des Mémoires d'outre-tombe. Le voyage en Orient[modifier le code] Rendu aux lettres, Chateaubriand conçoit le projet d'une épopée chrétienne, où seraient mis en présence le paganisme expirant et la religion naissante. Désireux de visiter par lui-même les lieux où situer l'action, il parcourt la Grèce, l'Asie Mineure, la Palestine et l'Égypte durant l'année 1806. À son retour d'Orient, exilé par Napoléon à trois lieues de la capitale, il acquiert la Vallée-aux-Loups, dans le Val d'Aulnay (actuellement dans la commune de Châtenay-Malabry), près de Sceaux, où il s'enferme dans une modeste retraite. Sa femme Céleste l'y rejoint, elle raconte dans ses Souvenirs, avec humour, les conditions pittoresques de l'aménagement. Chateaubriand y compose Les Martyrs, sorte d'épopée en prose, parue seulement en 1809. Les notes recueillies durant son voyage forment la matière de l’Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811). La même année, Chateaubriand est élu membre de l'Académie française, à la place de Marie-Joseph Chénier. Mais comme il a, dans son projet de discours de réception, blâmé sévèrement certains actes de la Révolution, Napoléon ne consent pas à lui laisser le prononcer[14]. Il ne lui est donc pas permis de prendre possession de son siège. Il l'occupera seulement après la Restauration. Faveur et disgrâce[modifier le code] Chateaubriand accueille avec transport le retour des Bourbons. Dès le 30 mars 1814, il publie contre l'empereur déchu un virulent pamphlet, De Buonaparte et des Bourbons, qui est diffusé à des milliers d'exemplaires et qui, comme il se plaît à le croire et le fait dire à Louis XVIII dans ses Mémoires, aurait autant servi le roi « que cent mille hommes »[23]. Sa femme trouve à s'engager à ses côtés à Gand pendant les Cent-Jours, à Paris lors du retour des Bourbons. Avec un sens inattendu de la politique auquel elle mêle un bon sens naturel, Céleste devient la confidente de Chateaubriand et même son inspiratrice. Pendant toute la Restauration, elle joue auprès de lui un rôle de conseillère écoutée. Talleyrand, qui l'a dans le passé couvert et protégé, le nomme ambassadeur en Suède[24]. Chateaubriand n'a pas encore quitté Paris quand Napoléon Ier revient en France en 1815. Il accompagne alors Louis XVIII à Gand, et devient un des membres de son cabinet. Il lui adresse le célèbre Rapport sur l'état de la France. Après la défaite de l'Empereur, Chateaubriand vote la mort du maréchal Ney en décembre 1815 à la Chambre des pairs. Il est nommé ministre d'État et pair de France. Mais ayant, dans La Monarchie selon la Charte, attaqué l'ordonnance du 5 septembre 1816 qui dissout la Chambre introuvable, il est disgracié et perd son poste de ministre d'État. Il se jette dès lors dans l'opposition ultraroyaliste, et devient l'un des principaux rédacteurs du Conservateur, le plus puissant organe de ce parti. D'après Pascal Melka, auteur de Victor Hugo, un combat pour les opprimés. Étude de son évolution politique, le Conservateur sera à l'origine du journal Le Conservateur Littéraire qui emploiera Victor Hugo[25]. Le meurtre du duc de Berry, en 1820, le rapproche de la Cour : il écrit à cette occasion des Mémoires sur la vie et la mort du duc. Il a par la suite fait partie de la commission des souscripteurs pour l'acquisition du Château et du Domaine de Chambord qui fut offert à Henri V, fils du duc de Berry[26]. En 1821, Il est nommé ministre de France à Berlin, puis ambassadeur à Londres[14] (où son cuisinier, Montmireil, invente la cuisson de la pièce de bœuf qui porte son nom). En 1822, il représente la France au congrès de Vérone[14]. Le 28 décembre de la même année, il est nommé ministre des Affaires étrangères par Louis XVIII[27] et reste à ce poste jusqu'au 4 août 1824. En 1823, il reçoit des mains de l'empereur Alexandre Ier de Russie l'ordre de Saint-André[28], et de Ferdinand VII le collier de l'ordre de la Toison d'Or (brevet no 919). Cette même année, à 55 ans, il devient l'amant de Cordélia de Castellane qui en a 30, fille du banquier Louis Greffulhe, épouse du comte Boniface de Castellane futur maréchal de France, connue pour sa beauté et son esprit. Il la rencontre chez son ancien ami devenu son adversaire politique le comte Molé, qui est alors son amant, dans son domaine de Champlâtreux. Cette liaison s'achèvera l'année suivante. Les lettres à Mme de Castellane sont les seules lettres passionnées qui nous soient parvenues de Chateaubriand : « J'ai enfin saisi ce rêve de bonheur que j'ai tant poursuivi. C'est toi que j'ai adorée si longtemps sans te connaître[29]… » Il est l'un des plénipotentiaires au congrès de Vérone et fait décider l'expédition d'Espagne, malgré l'opposition apparente du Royaume-Uni (en réalité, ce dernier souhaitait une intervention). À son retour, il reçoit le portefeuille de ministre des Affaires Etrangères le 1er janvier 1823 par la volonté du Roi après avoir manifesté, en privé, des réticences plus ou moins feintes [30]. Il réussit l'aventure espagnole avec la prise de Cadix à la bataille du Trocadéro en 1823. Mais, n'ayant pu s'accorder avec Villèle, chef du gouvernement, il est brutalement congédié le 6 juin 1824. Il déclare à ce sujet : « Et pourtant qu’avais-je fait ? Où étaient mes intrigues et mon ambition ? Avais-je désiré la place de Monsieur de Villèle en allant seul et caché me promener au fond du Bois de Boulogne ? J’avais la simplicité de rester tel que le ciel m’avait fait, et, parce que je n’avais envie de rien, on crut que je voulais tout. Aujourd’hui, je conçois très bien que ma vie à part était une grande faute. Comment ! vous ne voulez rien être ! Allez-vous-en ! Nous ne voulons pas qu’un homme méprise ce que nous adorons, et qu’il se croie en droit d’insulter la médiocrité de notre vie. »— Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe En 1824, il est nommé Président de la Société de géographie. De 1826 à 1828, il demeure à Paris. Il rentre aussitôt dans l'opposition, mais pour s'unir cette fois au parti libéral, et combat à outrance le ministère Villèle, soit à la Chambre des pairs, soit dans le Journal des débats, où il donne le signal de la défection : il se montre alors le chevalier défenseur de la liberté de la presse[31] et de l'indépendance de la Grèce, ce qui lui vaut une grande popularité. À la chute de Villèle, il est nommé ambassadeur à Rome (1828), où Céleste l'accompagne cette fois et où elle tient son rang d'ambassadrice avec brio, mais il donne sa démission à l'avènement du ministère Polignac, ce qui signe son déclin politique. Une série d'assiettes en porcelaine de Sèvres ornées d'un décor floral peint par Jacob-Ber (ou Sisson) dont il disposa dans cette fonction est conservée à la Banque de France (reproduction couleur dans Trésors de la Banque de France - Histoire et richesses de l'hôtel de Toulouse, 1993, p. 102-103) Chateaubriand vit un dernier amour en 1828-1829 avec Léontine de Villeneuve, comtesse de Castelbajac : la jeune femme de 26 ans lui écrit d'abord des lettres enflammées, et ils se rencontrent uniquement en août 1829 dans la station thermale de Cauterets dans les Hautes-Pyrénées. Cette rencontre, platonique ou non, Chateaubriand l'évoque dans un chapitre des Mémoires d'outre-tombe avec l'expression « la jeune amie de mes vieux ans ». Cet amour romantique a inspiré le film de Jean Périssé sorti en 2008 L'Occitanienne ou le Dernier Amour de Chateaubriand. L'abandon de la carrière politique et les dernières années[modifier le code] « Chateaubriand aurait pu être un grand ministre. Je l'explique non point seulement par son intelligence aiguë, mais par son sens et sa connaissance de l'histoire, et par son souci de la grandeur nationale. J'observe également combien il est rare qu'un grand artiste possède des dons politiques à ce degré. » Charles de Gaulle cité par Philippe de Saint Robert (op. cit., p. 28 et 29). De plus en plus opposé aux partis conservateurs, désabusé sur l'avenir de la monarchie, il se retire des affaires, après la Révolution de 1830, quittant même la Chambre des Pairs. Il ne signale plus son existence politique que par des critiques acerbes contre le nouveau gouvernement (De la Restauration et de la Monarchie élective, 1831), par des voyages auprès de la famille déchue, et par la publication d'un Mémoire sur la captivité de la duchesse de Berry (1833), mémoire pour lequel il est poursuivi, mais acquitté. Il publie également en 1831 des Études historiques (4 vol. in-8º), résumé d'histoire universelle où il veut montrer le christianisme réformant la société. Cet ouvrage aurait dû être le frontispice d'une Histoire de France, méditée depuis longtemps mais abandonnée. À la fin de 1831 il prend le temps d'honorer la Révolte des canuts toute récente, disant que cette révolte ouvrière annonce un temps nouveau[32]. No 120 (ex-no 112) rue du Bac à Paris, où Chateaubriand vécut de 1838 à sa mort. Plaque commémorative sur la façade. Ses dernières années se passent dans une profonde retraite[33], en compagnie de son épouse. Il ne quitte guère sa demeure, un appartement au rez-de-chaussée de l'hôtel des Missions-Étrangères, au no 120 rue du Bac à Paris, que pour aller à l'abbaye-aux-Bois toute proche, chez Juliette Récamier, dont il est l'ami constant et dont le salon réunit l'élite du monde littéraire. Il reçoit de son côté de nombreuses visites, tant de la jeunesse romantique que de la jeunesse libérale, et se consacre à l'achèvement de ses mémoires commencés en 1811. Ce vaste projet autobiographique, ces Mémoires d'outre-tombe, ne devra paraître, selon le vœu de l'auteur, que cinquante ans après sa mort. Il en sera finalement autrement puisque, pressé par ses problèmes financiers, Chateaubriand cède les droits d'exploitation de l'ouvrage à une « Société propriétaire des Mémoires d'outre-tombe », constituée le 21 août 1836, qui exigera que l'œuvre soit publiée dès le décès de son auteur, et y pratiquera des coupes franches, afin de ne pas heurter le public[34], ce qui inspirera d'amers commentaires à Chateaubriand : « La triste nécessité qui m'a toujours tenu le pied sur la gorge, m'a forcé de vendre mes Mémoires. Personne ne peut savoir ce que j'ai souffert d'avoir été obligé d'hypothéquer ma tombe […] mon dessein était de les laisser à madame de Chateaubriand : elle les eût fait connaître à sa volonté, ou les aurait supprimés, ce que je désirerais plus que jamais aujourd'hui.Ah ! si, avant de quitter la terre, j'avais pu trouver quelqu'un d'assez riche, d'assez confiant pour racheter les actions de la Société, et n'étant pas, comme cette Société, dans la nécessité de mettre l'ouvrage sous presse sitôt que tintera mon glas ! »— Chateaubriand, Avant-Propos aux Mémoires d'outre-tombe, 1846 Son dernier ouvrage, une « commande » de son confesseur, sera la Vie de Rancé, une biographie d'Armand Jean Le Bouthillier de Rancé (1626-1700), abbé mondain, propriétaire du château de Véretz en Touraine, et réformateur rigoureux de la Trappe, qu'il publie en 1844. Dans cette biographie, Chateaubriand égratigne une autre personnalité de Véretz, son contemporain Paul-Louis Courier, le redoutable pamphlétaire qui avait critiqué mortellement le régime de la Restauration soutenu par le vicomte, et brocardé celui-ci dans plusieurs de ses écrits. Le 11 février 1847, Céleste meurt : « Je dois une tendre et éternelle reconnaissance à ma femme dont l'attachement a été aussi touchant que profond et sincère. Elle a rendu ma vie plus grave, plus noble, plus honorable, en m'inspirant toujours le respect, sinon toujours la force des devoirs. » Victor Hugo rapporte que « M. de Chateaubriand, au commencement de 1847, était paralytique ; Mme Récamier était aveugle. Tous les jours, à trois heures, on portait M. de Chateaubriand près du lit de Mme Récamier. […] La femme qui ne voyait plus cherchait l'homme qui ne sentait plus »[35]. Chateaubriand meurt au 120, rue du Bac, à Paris, le 4 juillet 1848, à l'âge de 79 ans, peu après la Révolution française de 1848. Ses restes sont transportés de Paris à Saint-Malo par étapes dont une à Dol et déposés face à la mer, selon son vœu, sur le rocher du Grand Bé, un îlot dans la rade de sa ville natale, auquel on accède à pied depuis Saint-Malo lorsque la mer s'est retirée. Les idées politiques de Chateaubriand[modifier le code] La mise en forme de cette section ne suit pas les recommandations de Wikipédia (novembre 2023) : découvrez comment la « wikifier ». « Jouer un grand rôle dans l’État fut, si curieux que cela puisse nous paraître, son désir le plus âprement poursuivi[36]. » Fils des Lumières, ouvert aux débuts de la Révolution, puis rejeté dans le camp contre-révolutionnaire par la Terreur : les débuts de la carrière littéraire de Chateaubriand ont été marqués par des choix politiques qui ont évolué, des contradictions flagrantes, gommées dans les Mémoires d'outre-tombe ; individualiste, inconstant, capricieux, il a été « plus épris de posture que de responsabilités » (B. de Cessole). Son tout premier ouvrage — Essai historique, politique et moral sur les révolutions anciennes et modernes, considérées dans leurs rapports avec la Révolution Française — publié à Londres en 1797, était selon une mémorialiste contemporaine, la marquise de La Tour du Pin, « dans des idées révolutionnaires et irréligieuses très accentuées. Il l’avait publié en Angleterre à très peu d’exemplaires et avait ensuite fait tout son possible pour les retrouver et les brûler »[37]. Il rentre en France en 1791 pour défendre la monarchie mais sans y croire. Revenu des illusions de la Révolution, il est le plus libéral des contre-révolutionnaires. Pendant le Consulat, il s’engage sur une ligne conservatrice, hostile aux révolutionnaires comme aux tenants des Lumières (Le Génie du christianisme) et offre ses services au Premier Consul. Rompt avec Bonaparte en 1804 à l'exécution du Duc d’Enghien. Rachète le Mercure de France en 1807 (organe de l’opposition royaliste à Napoléon Bonaparte) : « Lorsque dans le silence de l’abjection, l’on n’entend plus retentir que la chaîne de l’esclave et la voix du délateur, lorsque tout tremble devant le tyran et qu’il est aussi dangereux d’encourir sa faveur que de mériter sa disgrâce, l’historien paraît, chargé de la vengeance des peuples. C’est en vain que Néron prospère, Tacite est déjà né dans l’empire ; il croît inconnu après des cendres de Germanicus et déjà l’intègre providence a livré à un enfant obscur la gloire du maître du monde » (repris dans les Mémoires d'outre tombe, t 4, p 320.). Frappé de bannissement, il est désormais dans l'opposition : « Chateaubriand persuadé que l’écrivain est investi d’un rôle politique et social majeur qui ne peut s’exercer que dans la liberté » (B. de Cessole). Il s'installe à La Vallée aux Loups. Royaliste en 1814 et 1815 : il contribue à la restauration des Bourbons en 1814 (« De Buonaparte et de Bourbons ») ; suit la monarchie à Gand pendant les 100 jours. 1814-1824 : ferveur légitimiste/royalisme échevelé, pousse la Restauration hors des voies modérées souhaitées par Louis XVIII ; attaque Decaze ; (« De la monarchie selon la Charte », 1816), polémiste dans Le Conservateur. Ministre des Affaires étrangères de Louis XVIII en 1822, renvoyé en 1824. À la tête de l'opposition royaliste sous Charles X, il attaque Villèle, le premier ministre. 1824-1830 : héros du libéralisme, il défend la liberté de la presse. « J’étais l’homme de la Restauration possible, de la Restauration avec toutes les sortes de libertés. Cette Restauration m’a pris pour un ennemi, elle s’est perdue » (De la Restauration et de la monarchie élective », cité dans les Mémoires d'outre tombe, t 10, p 17.). « Ce monarchiste a contribué à faire tomber la monarchie des Bourbons en se ralliant avant 1830 à l’opposition libérale » (J. Touchard[38])[réf. incomplète]. La monarchie légitime tombée en 1830, Chateaubriand proclame sa fidélité à la légitimité. Il renonce à se rallier à la « monarchie bâtarde » de Louis Philippe. Sollicité par celui-ci, il considère que son souverain légitime est Henri V. « Inutile Cassandre, j’ai assez fatigué le trône et la pairie de mes avertissements dédaignés. Il ne me reste plus qu’à m’asseoir sur les débris d’un naufrage que j’ai tant de fois prédit… » (Discours à la Chambre des pairs, Mémoires d'outre tombe, t 9, p 385). « Il aime la liberté mais il pense qu’elle est incompatible avec le nivellement égalitaire et avec le règne de l’argent, elle lui paraît inséparable des institutions de l’Ancien Régime, mais il sait que l’histoire ne revient pas en arrière… » (J. Touchard). On peut dire que Chateaubriand comme Saint Simon en dépit de leurs défauts bien connus étaient des esprits droits dans leurs jugements. Royaliste de toujours, il n’avait guère d’illusions sur les Bourbons et s’est montré clairvoyant sur l'évolution de son époque : « Nous marchons vers une révolution générale… les nations se nivelleront dans une égale liberté… ou dans un égal despotisme » (Mémoires d'outre tombe, t 10, p 17). Œuvres[modifier le code] Essai sur les révolutions, J. Deboffe (Londres), 1797, essaiPublié à Hambourg chez J. F. Fauche et à Paris chez Le Mière(réédité en 1814 à Londres, chez Henri Colburn, puis en 1852 à Bruxelles : Delevingne et Callewaert) Atala, Migneret, 1801, essai apologétique René, Migneret, 1802, roman Atala. René, Espagne, Pierre Beaume, 1825 (lire en ligne) Génie du christianisme, 1802 Les Martyrs, Le Normant (Paris), 1809, œuvre apologétique Itinéraire de Paris à Jérusalem, Le Normant, 1811, récit de voyage De Buonaparte et des Bourbons, Mame frères (Paris), 1814, libelle Réflexions politiques sur quelques écrits du jour et sur les intérêts de tous les Français, Le Normant, 1814, essai politique De la Monarchie selon la charte, Impr. des amis du roi (Paris), 1816. Une seconde édition[39] parisienne intitulée De la Monarchie selon la Charte, ou les Erreurs de la Monarchie Française depuis le départ de Napoléon., chez Arnaud, juin 1817 chez les libraires du Palais-royal, et à Bruxelles Mémoires, lettres et pièces authentiques touchant la vie et la mort de S. A. R. monseigneur Charles-Ferdinand d'Artois duc de Berry, Le Normant, 1820 Les Aventures du dernier Abencerage, Treuttel et Würtz (Londres), 1826, nouvelleL'édition originale de ce texte fut publiée la même année dans le tome XVI des Œuvres complètes chez Ladvocat (Paris) Les Natchez, A. Weissenbruch (Bruxelles), 1827Œuvre de jeunesse, publiée pour la première fois dans les tome XIX et XX des Œuvres complètes chez Ladvocat Voyages en Amérique et en Italie, Ladvocat, 1827, récit de voyage Études historiques, Hatier (Paris), 1831, essai Essai sur la littérature anglaise, C. Gosselin et Furne (Paris), 1836, essai Études ou discours historiques sur la chute de l'Empire romain, la naissance et les progrès du christianisme et l'invasion des barbares, Lefèvre (Paris), 1831, essai Congrès de Vérone, Delloye (Paris) et Brockhaus et Avenarius (Leipzig), 1838 Vie de Rancé, H.-L. Delloye (Paris), 1844 Mémoires d'outre-tombe, Penaud frères, Paris, 1849, publication posthume et œuvre principale. Tableaux de la nature, recueil de poèmes. Analyse de l’œuvre[modifier le code] « Chateaubriand portait jusqu'à la cime la gloire émouvante de nos lettres. » — Charles de Gaulle, discours du 2 février 1969 à Quimper Par son talent comme par ses excès, Chateaubriand peut être considéré comme le père du romantisme en France. Ses descriptions de la nature et son analyse des sentiments du moi en ont ainsi fait un modèle pour la génération des écrivains romantiques. Il a, le premier, formulé le « vague des passions » qui deviendra un lieu commun du romantisme : « Il reste à parler d'un état de l'âme, qui, ce nous semble, n'a pas encore été bien observé ; c'est celui qui précède le développement des grandes passions […]. Plus les peuples avancent en civilisation, plus cet état du vague des passions augmente […] »— Chateaubriand, Génie du Christianisme, vol. 3, 1802, II, chap. IX Sa pensée et ses actions politiques semblent offrir de nombreuses contradictions ; il se voulait à la fois l'ami de la royauté légitime et de la liberté, défendant alternativement celle des deux qui lui semblait être en péril : « Quant à moi, qui suis républicain par nature, monarchiste par raison, et bourbonniste par honneur, je me serais beaucoup mieux arrangé d'une démocratie, si je n'avais pu conserver la monarchie légitime, que de la monarchie bâtarde octroyée de je ne sais qui[N 3]. »— Chateaubriand, De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille, 1831 On observe dans ses Mémoires d'outre-tombe une dualité entre le Chateaubriand personnel qui exalte ses sentiments avec un lyrisme romantique et le Chateaubriand public, le mémorialiste qui fait la chronique de son époque, qui a vu l'avènement de la démocratie à laquelle il s'opposait, estimant que la France n'était pas encore mûre (Mémoires d'outre-tombe, 6 juin 1833). Tout au long de son œuvre, les deux personnages se regroupent en un seul, ils s'associent ; ainsi toute la vie politique de Chateaubriand fut influencée par ses sentiments personnels et sa solitude. Jean d'Ormesson fut un grand admirateur de Chateaubriand — à la fois de l'œuvre et de sa vie romanesque. Cependant, il n'hésite pas à se faire l'écho du « prodigieux polémiste de gauche » que fut Paul-Louis Courier, qui publie en 1823 : Livret de Paul-Louis vigneron pendant un séjour à Paris, en reprenant à son compte cette critique du Tourangeau : « Notez qu'il avait lu cette belle pièce aux dames; [l'un de ses discours parlementaires] et quand on lui parla d'en retrancher quelque chose, avant de la lire à la Chambre, il n'en voulut rien faire, se fondant sur l'approbation de Mme Récamier » (Mon dernier rêve sera pour vous - Jean d'Ormesson - Edtions Lattès, 1993) Postérité[modifier le code] En 1961, le Lycée de Rennes reçoit son nom, devenant le lycée Chateaubriand[40]. Critique politique[modifier le code] En 1898, à l'occasion du cinquantenaire de la mort de Chateaubriand, Charles Maurras porte un jugement sévère sur son engagement politique où il croit lire l'influence néfaste de son âme romantique. Dans sa brochure Trois idées politiques : Chateaubriand, Michelet, Sainte-Beuve, il déplore que certains placent Chateaubriand au panthéon des auteurs légitimistes et traditionalistes : « Louis XVIII n'eut pas de plus incommode sujet, ni ses meilleurs ministres de collègue plus dangereux » ; « Race de naufrageurs et de faiseurs d’épaves, oiseau rapace et solitaire, amateur de charniers, Chateaubriand n’a jamais cherché, dans la mort et dans le passé, le transmissible, le fécond, le traditionnel, l’éternel : mais le passé pour le passé, et la mort comme mort, furent ses uniques plaisirs ». Jacques Bainville rejoint Maurras dans la condamnation de l'action politique de l'écrivain, au contraire d'Emmanuel Beau de Loménie — dissident de l'Action française — qui soutient en 1929 dans sa thèse d'histoire La carrière politique de Chateaubriand de 1814 à 1830, que « Chateaubriand légitimiste et catholique s’[est] consacré […] à dénoncer la faute que commettaient, selon lui, les Bourbons rétablis sur le trône, en se confiant, dans un esprit de conciliation généreuse mais imprudente, à l’équipe des hommes que leur origine et leur formation destinaient à fournir les cadres des doctrinaires du libéralisme », ce qui déclenche une controverse avec Maurras[41]. Citations[modifier le code] Victor Hugo se serait exclamé, étant enfant : « Je veux être Chateaubriand ou rien ! »[N 4]. En revanche, en février 1868, Hugo reconnaît devant Paul Stapfer que « Chateaubriand est plein de choses magnifiques » et qu’il « a déployé dans les Mémoires d’outre-tombe un immense talent », mais il confie aussi que « c’était la personnification de l’égoïsme, un homme sans amour de l’humanité, une nature odieuse »[42]. Lors de son discours de réception à l'Académie française, Hugo cite Chateaubriand parmi les rares qui ne se sont pas agenouillés devant Napoléon[43]. Talleyrand a dit de Chateaubriand : « Monsieur de Chateaubriand croit qu'il devient sourd car il n'entend plus parler de lui ». Et Chateaubriand a dit de Talleyrand : « Ses yeux étaient ternes, de sorte qu’on avait peine à y lire, ce qui le servait bien ; comme il avait reçu beaucoup de mépris, il s’en était imprégné, et il l’avait placé dans les deux coins pendants de sa bouche ». Arthur Mugnier : « Oh ! Être dans un vieux château assis près d'un bon feu avec des fenêtres donnant sur de grands et vieux arbres moussus et lire seul, tranquillement toute une correspondance intime et inédite de Chateaubriand ! Ce serait une volupté suprême »[44]. Charles de Gaulle : « À Colombey, le 24 octobre 1947, à l'heure du thé, le Général parle de Chateaubriand : « L'an dernier, j'ai relu lentement les Mémoires d'outre-tombe […] C'est une œuvre prodigieuse… Il pose sur l'avenir un regard profond… En fait, il avait presque tout vu… y compris les bolcheviks… et puis, je sens comme lui : essentiellement, voyez-vous, Chateaubriand est un désespéré… mais jusque dans son désespoir il fait face, il se redresse de toute sa taille ». » Puis : « C’était un désespéré. On le comprend, il avait prévu l'avenir »[45]. Jean-Pons-Guillaume Viennet, journaliste au Journal de Paris, dit en 1831 : « La vogue pour Chateaubriand passera comme bien d’autres ; et je doute qu’on le lise dans une cinquantaine de années. » Éditions des ouvrages de Chateaubriand[modifier le code] Publications anciennes[modifier le code] Outre de nombreuses éditions de chacun des ouvrages séparés de Chateaubriand, il a été fait plusieurs éditions de ses Œuvres complètes, dont celle de Pierre-François Ladvocat, en 31 volumes in-8°, Paris, 1826-1831, revue par l'auteur même, qui y a joint des éclaircissements et des notes critiques, et l'a enrichie de quelques œuvres inédites (les Abencérages, les Natchez, Moïse, tragédie, des poésies diverses, des discours politiques) ; et celle de Charles Gosselin, 25 volumes in-8°, 1836-1838, contenant également le Congrès de Vérone, un Essai sur la littérature anglaise, une traduction du Paradis perdu de John Milton. Édition en 36 volumes aux Éditions Pourrat Frères en 1837, comprenant une table détaillée des matières avec une table analytique, et les différentes préfaces de l'auteur. Édition en 20 volumes chez Eugène et Victor Penaud frères, éditeurs, en 1849-1850. Publications modernes[modifier le code] Voyage en Amérique, édition établie par Sébastien Baudoin, Paris, Gallimard, "Folio", 2019. (ISBN 9782070467105). Atala, suivi de René, édition établie par Sébastien Baudoin, Paris, Gallimard, "Folio", 2023. (ISBN 9782072947353). Œuvres complètes sous la direction de Béatrice Didier, Éditions Honoré Champion, 2021 : Tome I-II. Présentation des Œuvres complètes par Béatrice Didier. Préface de Chateaubriand (Ladvocat, t. XVI). Édition établie par Aurelio Principato et Emmanuelle Tabet. Essai sur les révolutions (Ladvocat, t. I-II). Édition établie par Aurelio Principato avec la collaboration de Laura Brignoli, Vanessa Kamkhagi, Cristina Romano et Emmanuelle Tabet. 2009. 1376 p., relié, 15 × 22 cm. (ISBN 978-2-7453-1737-7) ; Tome VI-VII. Voyage en Amérique. Texte établi, présenté et annoté par Henri Rossi. Voyage en Italie, Cinq jours à Clermont, Le Mont-Blanc. Textes établis, présentés et annotés par Ph. Antoine. 2008. 896 p., rel. 978-2-7453-1691-2 ; Tome XLI. Atala. Édition établie par Fabienne Bercegol. René. Édition établie par Colin Smethurst. Les Aventures du dernier Abencérage. Édition critique par Arlette Michel. 2008. 608 p., rel. 978-2-7453-1684-4. Iconographie[modifier le code] Les œuvres de Chateaubriand et l'auteur lui-même ont fait l'objet de diverses représentations artistiques. On peut notamment citer : Les peintures d'Anne-Louis Girodet : Atala au tombeau ou Les Funérailles d'Atala, Huile sur toile, 1808, Musée du Louvre (Paris)[46]. Portrait de Chateaubriand méditant sur les ruines de Rome, Huile sur toile, 1808. Légué en 1848 par Juliette Récamier à la ville de Saint-Malo (Musée d'Histoire et d'Ethnographie). Une réplique réalisée par Girodet en 1811, se trouve au Musée de l'Histoire de France du Château de Versailles[47]. Une statuette de François-René de Chateaubriand, sculptée par Guillaume Bonnet en 1847 (?) et exposé au salon de 1848[48]. Le Portrait de François René (1768-1848) Vicomte de Chateaubriand, de Pierre Louis Delaval. Le Portrait de Chateaubriand de Paulin Guérin (que l'on trouve parfois attribué à Pierre-Narcisse Guérin)[49]. Les sculptures de : Francisque Duret : Chactas en méditation sur la tombe d'Atala, Bronze, 1836, Musée des Beaux-Arts de Lyon[50]. Aimé Millet : Chateaubriand, sculpture en pied. L'original en bronze, réalisé en 1875, fut détruit pendant la Seconde Guerre mondiale ; le modèle en plâtre se trouve au Musée des Beaux-Arts de Rennes[51]. La statue en granit réalisée par Alphonse Camille Terroir en 1930, qui se trouve sur la place de la ville de Combourg[52]. buste en bronze par Nacéra Kainou, qui récompense le lauréat du prix littéraire Chateaubriand Les buste et médaillon par le sculpteur David d'Angers. Le Portrait de Chateaubriand par le peintre sculpteur Antoine Étex. La lithographie Chateaubriand et Pauline De Beaumont par le peintre Félix Philippoteaux. La lithographie La maison de Chateaubriand, rue d'Enfer, no 84 par le peintre Jean-Jacques Champin (Paris historique, Éditions F.G. Levrault, 1838). Le mascaron de Chateaubriand, au-dessus d'une fenêtre du château de Monte-Cristo, au Port-Marly. Il existe par ailleurs un prix littéraire, le prix Combourg, qui récompense chaque année un écrivain dont le style honore la mémoire et l’œuvre de Chateaubriand. Ainsi que le Prix Chateaubriand qui récompense chaque année depuis 1975 un ouvrage littéraire traitant de l'histoire. Cinéma et télévision[modifier le code] 1989 : Mon dernier rêve sera pour vous de Robert Mazoyer 2008 : L'Occitanienne, le dernier amour de Chateaubriand de Jean Périssé, avec Bernard Le Coq d'après l'œuvre d'Alain Paraillous exploitant un chapitre de l'autobiographie de Chateaubriand Mémoires d'outre-tombe[53],[54] 2009 : Chateaubriand de Pierre Aknine avec Frédéric Diefenthal, diffusé sur France 2 le 28 avril 2010 Marché de l'art[modifier le code] La canne de Chateaubriand, récupérée après la mort de l'écrivain par le père d'Anatole France libraire à Paris, a été vendue aux enchères le 27 mars 2023 à Paris, pour un montant total de 23 680 euros[55]. Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] ↑ Les prénoms François René sont ceux donnés par son acte de baptême (Acte de baptême de Chateaubriand). D’autres, comme Abel François Villemain dans M. de Chateaubriand, sa vie, son œuvre… donnent Fran&c
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Strasbourg — Wikipédia

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Strasbourg Blason Administration Pays France Région Grand Est ( chef-lieu) Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace (siège) Circonscription départementale Bas-Rhin ( préfecture) Arrondissement Strasbourg (chef-lieu) Intercommunalité Eurométropole de Strasbourg et Eurodistrict Strasbourg-Ortenau (siège) Maire Mandat Catherine Trautmann 2026-2032 Code postal 67000, 67100, 67200 Code commune 67482 Démographie Gentilé Strasbourgeois, Strasbourgeoise Populationmunicipale 293 771 hab.

Strasbourg (prononcé /stʁas.buʁ/[Note 1] Écouterⓘ en français ; en alsacien : Strossburi /ʃdɾoːsburi/ ; en allemand : Straßburg /ʃtraːsbuʁk/Écouterⓘ) est une commune française située dans la collectivité européenne d'Alsace dont elle est le chef-lieu. Elle est la préfecture du Bas-Rhin et de la région Grand Est. Capitale de la région historique d'Alsace, elle est bordée par le Rhin et frontalière avec l'Allemagne. Par sa population, Strasbourg intra-muros est la première commune du Grand Est français et, à la date du 1er janvier 2021, la huitième de France. Son aire d'attraction est la huitième de France, comptant 864 993 habitants en 2021 dans sa seule partie française[Note 2] et 1 342 186 habitants en comptant sa partie allemande. Ses habitants sont appelés les Strasbourgeois. Elle est le principal pôle économique de la région Grand Est et se distingue par un secteur secondaire très diversifié, un secteur marchand important et un secteur tertiaire essentiellement tourné vers les activités financières, juridico-administratives publiques et parapubliques, la recherche scientifique et le conseil aux entreprises. En 2023, pour la première fois, Strasbourg entre dans le classement GaWC des villes à rayonnement mondial, basé sur leurs fonctions politiques, culturelles et d'affaires. Strasbourg a été marquée par les différentes administrations germaniques puis allemandes et françaises. Son histoire, riche et tourmentée, a laissé un patrimoine architectural remarquable, aux influences culturelles françaises et germaniques uniques. Son centre-ville, situé sur la Grande Île, est intégralement inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 1988, et comprend notamment la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et le quartier de la Petite France. En 2017, le périmètre classé est étendu à une partie de la Neustadt, quartier construit par les autorités allemandes à partir de 1880, après la défaite de Sedan[1]. Strasbourg est également devenue le symbole de la réconciliation franco-allemande et plus généralement de la construction européenne. La ville s’est progressivement spécialisée dans les fonctions politiques, culturelles, et institutionnelles. Elle est une des trois « capitales européennes » de l'UE historiques aux côtés de Bruxelles et Luxembourg, et est parfois qualifiée de « capitale parlementaire de l'Union européenne »[2] ou de capitale européenne de la démocratie, par opposition à Bruxelles qui accueille surtout des fonctionnaires européens et des lobbyistes. Elle accueille la totalité des institutions européennes dépendant du conseil de l'Europe (secrétariat général, conseil des ministres, assemblée parlementaire, congrès des pouvoirs locaux, agences, organes et tribunaux des droits de l'homme ou administratifs de l'Europe des 46 états y siégeant). Elle est le siège officiel du Parlement européen, qui y organise ses douze sessions plénières annuelles, ainsi que des réunions du Médiateur européen depuis 2024. Le Conseil de l'Europe (distinct de l'Union européenne) dont dépendent la Cour européenne des droits de l'homme et la Pharmacopée direction de la qualité des médicaments européenne entre autres. Genève, Bâle, New York et Strasbourg sont les quatre seules villes au monde à être les sièges de plusieurs institutions politiques internationales sans pour autant être capitales politiques d’un État[3]. Strasbourg est également la deuxième ville diplomatique de France et par le nombre de congrès internationaux tenus, après Paris[4]. La présence de plusieurs établissements nationaux renommés, comme le théâtre national, la bibliothèque nationale et universitaire et l’Opéra national du Rhin en fait un centre culturel important. Strasbourg est une importante ville étudiante. Accueillant plus de 85 000 étudiants au cours de l’année universitaire 2020-2021[5], elle est une des villes les plus étudiantes de France avec 289 étudiants pour 1000 habitants. Strasbourg est aussi très attractive pour les étudiants étrangers, comptant plus de 20% d'étudiants européens et extra-européen au sein de ses établissements. Son université, ses grandes écoles et son hôpital universitaire forment un pôle universitaire important. Géographie[modifier le code] Situation géographique[modifier le code] Excentrée par rapport au reste de la France, dont la plaine d'Alsace représente l'extrême façade nord-est, Strasbourg occupe en revanche une position centrale en Europe occidentale, sur une importante voie de passage nord-sud. Il faut en effet la replacer dans l'entité plus vaste dont elle fait partie de la vallée du Rhin supérieur qui, de Bâle à Mayence, forme un couloir naturel. À la limite de l'Europe atlantique et de l'Europe continentale, elle communique au sud par les vallées de la Saône et du Rhône avec l'Europe méditerranéenne et s'ouvre au nord, au-delà des massifs hercyniens allemands, sur les grandes plaines de l'Europe du Nord jusqu'à la vallée de la Ruhr. Strasbourg est distante de 190 kilomètres de Francfort-sur-le-Main, de 192 kilomètres de Luxembourg, de 397 kilomètres de Paris et de 406 kilomètres de Bruxelles (distance orthodromique)[6],[7]. La ville est par ailleurs située à une trentaine de kilomètres du massif des Vosges à l'ouest et à la même distance de la Forêt-Noire à l'est. Communes limitrophes[modifier le code] Les communes limitrophes sont Bischheim, Eckbolsheim, Eschau, Illkirch-Graffenstaden, Lingolsheim, Oberhausbergen, Ostwald, Schiltigheim et La Wantzenau. Limites communales entre Strasbourg et ses communes adjacentes. Oberhausbergen Bischheim (enclave)Schiltigheim La Wantzenau Eckbolsheim N Kehl (de) O Strasbourg E S LingolsheimOstwald Illkirch-GraffenstadenEschau Kehl (de) Géologie et relief[modifier le code] Articles connexes : Alsace : Cénozoïque et Ried. Située à une altitude moyenne de 140 mètres[8], Strasbourg est caractérisée par un relief relativement plat. Ainsi au centre-ville, on ne perçoit que de très légères ondulations du terrain, culminant notamment à proximité de la cathédrale et à la croisée de la Grand'Rue et de la rue du Fossé-des-Tanneurs, correspondant aux zones d'habitation les plus anciennes, établies à l'origine sur une butte émergeant des marais environnants. Pour des raisons historiques, le niveau normal d'Amsterdam, ou Normalnull, a pu servir de référent altimétrique, comme en témoignent de vieilles plaques encore visibles. Mais à l'instar du reste de la France métropolitaine, le nivellement général de la France s'applique, et les altitudes sont données par rapport au niveau du marégraphe de Marseille. Le territoire de la commune se situe au sein de la plaine d'Alsace. Ce fossé rhénan d'effondrement, séparant le massif des Vosges à l'ouest de celui de la Forêt-Noire à l'est, est né il y a 65 Ma à l'occasion de l'érection des Alpes. Des fissures orientées Nord-Sud se formèrent alors ; la partie médiane s'effondra et fut envahie par la mer à l'Éocène supérieur (vers -35 Ma) et à l'Oligocène inférieur (Rupélien, vers -30 Ma)[9]. D'abord comblée par des dépôts marins qui recouvrirent le socle hercynien, la plaine accueillit le cours du Rhin qui y déposa ses alluvions fluviatiles[10], il y a un million d'années seulement[9]. Le bassin houiller de la vallée de Villé s'étend à quelques kilomètres de la banlieue strasbourgeoise, au sud-ouest et au centre du département, quelques lambeaux de ce gisement sont dispersés vers le nord[11]. La commune se compose de 5 213,40 hectares de territoires artificialisés (66,61 %), 553,90 hectares de territoires agricoles (7,08 %), 1 357,28 hectares de forêts et milieux semi-naturels (17,34 %) et 702,58 hectares de surfaces en eau (8,98 %)[12]. Hydrographie et les eaux souterraines[modifier le code] Hydrogéologie et climatologie : Système d’information pour la gestion de l’Aquifère rhénan : Territoire communal : Occupation du sol (Corinne Land Cover); Cours d'eau (BD Carthage), Géologie : Carte géologique; Coupes géologiques et techniques, Hydrogéologie : Masses d'eau souterraine; BD Lisa; Cartes piézométriques. La ville est construite sur l'Ill ainsi que le long de la rive gauche du Rhin. L'Ill est la colonne vertébrale de la ville, reliée au Rhin par des anciens bras désormais canalisés (le canal de jonction et différents bassins portuaires). Plusieurs affluents traversent les différents quartiers de la ville : la Bruche et le canal de la Bruche à la Montagne Verte et à Koenigshoffen, l'Aar au Contades et au Wacken, le Krimmeri et le Ziegelwasser (anciens bras du Rhin) à la Meinau, au Neuhof et au Neudorf, le canal de la Marne au Rhin au nord. Ainsi Strasbourg est constituée de plusieurs îles dont l'ellipse insulaire du centre historique, l'île Sainte-Hélène dans le quartier du Contades, l'île aux Épis et l'île du Rohrschollen dans le quartier du Port du Rhin. La ville est par ailleurs située sur l'une des plus grandes réserves d'eau potable d'Europe (près de 35 km3)[13]. La densité importante de l'hydrographie cumulée à l'affleurement de la nappe phréatique rhénane contribue à rendre le secteur très sensible aux inondations. C'est pourquoi la plupart des extensions urbaines de la ville puis de l'agglomération se sont faites au moyen de remblais importants (notamment pour la construction du quartier allemand), accompagnées du comblement ou de la canalisation des multiples bras d'eau, réduisant d'autant les surfaces d'épandage et augmentant la rapidité et le débit des eaux en cas de crue. Strasbourg est aujourd'hui confrontée à un risque d'inondation important dans certains quartiers (Montagne Verte au sud-ouest et La Robertsau au nord) qui pèse sur les projets d'extension urbaine et de densification de l'habitat. Climat[modifier le code] Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[16] et est dans la région climatique Alsace, caractérisée par une pluviométrie faible, particulièrement en automne et en hiver, un été chaud et bien ensoleillé, une humidité de l’air basse au printemps et en été, des vents faibles et des brouillards fréquents en automne (25 à 30 jours)[17]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19]. Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 637 mm, avec 0,8 jours de précipitations en janvier et 10,3 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Entzheim à 9 km à vol d'oiseau[20], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,7 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le 25 juillet 2019 ; la température minimale est de −23,6 °C, atteinte le 23 janvier 1942[Note 4]. Erreur Lua dans Module:Climat à la ligne 765 : attempt to call field 'style' (a string value). Urbanisme[modifier le code] Typologie[modifier le code] Au 1er janvier 2024, Strasbourg est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle appartient à l'unité urbaine de Strasbourg (partie française)[Note 5], une agglomération internationale regroupant 23 communes, dont elle est ville-centre[Note 6],[24],[25]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est la commune-centre[Note 7],[25]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[26],[27]. Occupation des sols[modifier le code] L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (66,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (37,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (22,3 %), forêts (16,6 %), eaux continentales[Note 8] (8,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (6,5 %), terres arables (3,9 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), prairies (1,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1]. Voies de communication et transports[modifier le code] Article connexe : Eurométropole de Strasbourg : Mobilités. Dès l'origine, Strasbourg doit son nom à sa position « à la croisée des chemins ». Encore aujourd'hui, la ville bénéficie d'une situation géographique privilégiée qui en fait un important carrefour européen, à l'intersection de quelques-uns des principaux axes de communication du continent. Transports urbains[modifier le code] Articles connexes : Tramway de Strasbourg, Bus à haut niveau de service de Strasbourg, Liste des lignes de bus de Strasbourg et Compagnie des transports strasbourgeois. Strasbourg se dote d'un premier réseau de tramway en 1878. À son apogée, en 1937, celui-ci comptait près de 83 kilomètres de lignes urbaines tandis que le réseau suburbain était composé d'environ 200 kilomètres de lignes des deux côtés du Rhin. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le tramway entre dans une période de déclin et les dernières lignes sont définitivement fermées en 1960. En 2025, le réseau moderne du tramway, exploité par la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), est le troisième plus étendu de France (derrière ceux de Lyon et d'Île-de-France), avec 95 stations et 72 kilomètres de lignes commerciales. Outre Strasbourg, le tramway dessert huit communes de l'Eurométropole ainsi que la ville de Kehl en Allemagne. Le maillage du réseau permet d'utiliser un tronçon pour plusieurs lignes. La capacité de transport (tram et bus) est de 442 000 voyages par jour[29]. La première ligne du tramway moderne fut inaugurée le 25 novembre 1994. Depuis cette date, le réseau n'a cessé de se développer et compte actuellement six lignes en service : A, B, C, D, E et F. La dernière extension est mise en service le 15 novembre 2025 : la ligne F est prolongée jusqu'à Wolfisheim[30]. Par ailleurs, le projet de tram-train devant relier Strasbourg à Gresswiller et Barr est abandonné fin 2012[31],[32]. Une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS), reliant la gare centrale à l'Espace européen de l'entreprise à Schiltigheim, est mise en service le 30 novembre 2013. Elle est complémentaire du réseau de tramway et prend ainsi la désignation de ligne G. Une seconde ligne — désignée ligne H et utilisant des bus électriques — est ouverte le 24 février 2020 entre la gare centrale et le quartier du Wacken[33]. Le 20 novembre 2023, la ligne G est prolongée de la gare centrale jusqu'à la cité Rotterdam via la place de l'Étoile. Un réseau de bus, également exploité par la CTS, dessert l'ensemble de l'agglomération strasbourgeoise. Il comporte 39 lignes urbaines à la suite de la dernière restructuration intervenue en novembre 2023. Les lignes de bus portent un numéro pour les distinguer des lignes de tram et de BHNS, ces dernières étant désignées par une lettre. La ville compte également deux gares routières : place des Halles pour le trafic interurbain (réseau Fluo Grand Est) et place de l'Étoile pour les lignes nationales et internationales. Réseau routier[modifier le code] Strasbourg se situe sur un axe est-ouest qui la relie d'une part à Paris via Reims et Nancy/Metz (autoroute A4/RN4) et d'autre part à Munich via Stuttgart (E52). La ville est également placée sur un axe nord-sud qui la relie d'une part au Sud de la France via Lyon (autoroute A6, autoroute A7) et d'autre part à Francfort-sur-le-Main via Karlsruhe (E35). Strasbourg est par ailleurs reliée à l'Allemagne par deux ponts : le pont de l'Europe, situé à l'est de la ville et le pont Pierre-Pflimlin, situé dans l'agglomération sud et qui permet une meilleure desserte des villes d'Offenbourg et de Fribourg. Du fait de la conception des autoroutes — comme étant à la fois des voies de transit et des voies de desserte des grandes agglomérations — qui prévalait dans les années 1970 et 1980, Strasbourg voit son agglomération traversée par des voies autoroutières portées aujourd'hui à deux fois trois voies (deux fois quatre voies sur un court tronçon prolongeant un tronçon surélevé condamné à rester en deux fois deux voies), et ce à moins d'un kilomètre du centre-ville. Il en résulte de fortes nuisances dans certains quartiers (Gare, Cronenbourg). L'autoroute A35, avec environ 170 000 véhicules (dont 19 000 camions)[34] par jour à hauteur de Cronenbourg[35], est en effet la plus saturée de France après le périphérique parisien. Entre 1990 et 2000, le trafic a en outre augmenté de 40 %[35]. La construction d'une nouvelle autoroute de deux fois deux voies (autoroute A355), dite grand contournement ouest de Strasbourg (GCO ou COS) est évoquée depuis les années 1970. Il a pour objectif de capter le trafic de transit nord-sud et de délester la rocade ouest. Il doit permettre une réduction de la pollution et des nuisances sonores à proximité de la ville grâce à la requalification de l'A35 en boulevard urbain. Cependant, ses opposants craignent un effet d’aspirateur du trafic nord-sud européen et un accroissement des nuisances[36]. Le tracé, de 24 km, relie la jonction A4/A35 au nord, à la bifurcation A35/A352 au sud. Les travaux débutent en octobre 2018 pour une mise en service le 17 décembre 2021[37]. Voies ferrées[modifier le code] La gare de Strasbourg-Ville, aussi appelée gare centrale, est le centre d'une importante étoile ferroviaire à cinq branches. Elle est le principal pôle d'échanges de l'agglomération. Elle est la 2e gare de province en France la plus fréquentée après celle de Lyon Part-Dieu avec plus de 20 millions de voyageurs. Strasbourg est l'une des étapes de la « Magistrale européenne », principal axe ouest-est de l'Europe, de Paris à Budapest (soit le trajet de l'ancien Orient-Express). Le premier tronçon de la LGV Est européenne — reliant la gare de Paris-Est à Baudrecourt en Moselle — a été mis en service le 10 juin 2007, ramenant le meilleur temps de trajet vers Paris de 4 h à 2 h 20 min. Le second tronçon, entre Baudrecourt et Vendenheim, est ouvert le 3 juillet 2016. Le temps de parcours entre Paris et Strasbourg est désormais d'environ 1 h 50 min[38]. L'ouverture de la LGV Rhin-Rhône, fin 2011, permet de placer la ville sur un second axe à grande vitesse entre mer du Nord et Méditerranée[39]. Le trafic de la gare de Strasbourg-Ville était d'environ 35 000 passagers par jour en 2006[40], mais l'arrivée des TGV Est puis Rhin-Rhône et le développement des TER portent ce nombre à 60 000 passagers en 2012[41] et 70 000 par jour en 2015[42]. La gare accueille un total de 550 trains dont environ 50 TGV par jour. Les gares de Krimmeri-Meinau et Strasbourg-Roethig sont deux haltes ferroviaires affectées au trafic TER. Les autres gares voyageurs de l'Eurométropole sont les gares de Bischheim, Entzheim-Aéroport, Fegersheim - Lipsheim, Geispolsheim, Graffenstaden, Hœnheim, Lingolsheim, Mundolsheim, Vendenheim et La Wantzenau. Depuis le 11 décembre 2016, les abonnés de la Compagnie des transports strasbourgeois résidant dans une commune de l'Eurométropole peuvent également utiliser les trains du réseau TER Alsace au sein de l'agglomération[43]. La ville compte aussi trois gares ouvertes uniquement au service du fret : les gares de Strasbourg-Cronenbourg, Strasbourg-Neudorf et Strasbourg-Port-du-Rhin. Enfin, la vaste gare de triage de Hausbergen se trouve au nord de l’agglomération. Trafic aérien[modifier le code] Articles détaillés : Aéroport de Strasbourg-Entzheim et Aérodrome de Strasbourg-Neuhof. L'aéroport international de Strasbourg-Entzheim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de la ville, à Entzheim. Son trafic s'était stabilisé depuis 1996, oscillant autour de 2 millions de passagers annuels (avec un pic à 2,2 millions en 1999)[44]. Cependant, la mise en service de la première phase de la LGV Est européenne en juin 2007 et la suppression des vols vers Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly ont provoqué une chute du trafic qui oscille aux alentours de 1,1 million de passagers par an au milieu des années 2010. L'aéroport de Strasbourg souffre également de la proximité des aéroports de Bâle-Mulhouse-Fribourg (137 kilomètres), de Stuttgart (149 kilomètres) et de Francfort (175 kilomètres). Une cinquantaine de destinations sont desservies, essentiellement en Europe. Le trafic repart à la hausse depuis 2012 grâce à la diminution des taxes et au repositionnement vers les vols vacances (low cost). En 2018, le trafic s'élève à près de 1,3 million de passagers[45]. La gare d'Entzheim-Aéroport permet de relier ce dernier à la gare centrale de la capitale alsacienne et européenne en 9 minutes, à la fréquence d'un train tous les quarts d'heure en période de pointe. Pour les vols long-courriers, un service de bus réguliers effectue la liaison entre la gare centrale et l'aéroport de Francfort, qui est l'un des principaux hubs européens avec plus de 300 destinations autour du monde. L'aéroport de Karlsruhe-Baden-Baden, situé à une soixantaine de kilomètres de Strasbourg et accessible en voiture en moins de trois quarts d'heure, fait office d'aéroport « low cost » avec des lignes régulières vers de nombreuses destinations dont plusieurs capitales européennes comme Londres, Berlin, ou encore Vilnius. Cet aéroport est desservi principalement par la compagnie Ryanair. L'aérodrome du Polygone, située dans le quartier du Neuhof, est utilisé exclusivement pour l'aviation de loisir. Trafic fluvial[modifier le code] Article détaillé : Port autonome de Strasbourg. Strasbourg a été fondée sur l'Ill et les activités batelières y ont toujours été très importantes vu la densité du réseau hydrographique. En 2019, on compte 786 000 passagers sur les bateaux-promenades de Batorama, le service touristique du Port autonome de Strasbourg (PAS). La ville accueille chaque année plus de 200 000 visiteurs grâce au tourisme fluvial. La ville possède d'importantes installations portuaires sur le Rhin, qui constitue la première voie navigable d'Europe et le premier fleuve commercial du monde. En 1920, le siège de la Commission centrale pour la navigation du Rhin fut transféré de Mannheim à Strasbourg et logée dans l'ancien palais impérial, rebaptisé palais du Rhin. Le Port autonome de Strasbourg est le deuxième port fluvial de France et le quatrième d'Europe (après Duisbourg, Paris et Liège) avec, en 2019, un trafic de 7,6 millions de tonnes de marchandises transbordées et 381 565 conteneurs. Les principales marchandises qui transitent par le port sont les céréales, les graviers et les produits pétroliers[46]. Mobilité active[modifier le code] Article connexe : Mobilité active. Ville marchable[modifier le code] En 2021, Strasbourg est classée deuxième dans le classement des villes marchables de plus de 200 000 habitants[48]. Réseau cyclable et location de vélos[modifier le code] Article détaillé : Cyclisme à Strasbourg. Située à la jonction des deux EuroVelo routes EV5 et EV15, Strasbourg possède le premier réseau cyclable de France et l'un des plus importants d'Europe avec 560 kilomètres de pistes et bandes cyclables en 2017. Dès 1869, la municipalité strasbourgeoise édite un arrêté sur l'usage du vélo, complété par une réglementation détaillée en 1892. La première piste cyclable de la ville, reliant le cimetière Sainte-Hélène à la place du Faubourg de Pierre, est réalisée en 1930. Un « schéma directeur vélo » est adopté en 1978. Dix ans plus tard, la ville compte 100 kilomètres de pistes cyclables. D'autres plans d'action en faveur du vélo sont adoptés en 1994 puis en 2010[49]. Strasbourg est reliée à Rotterdam, au nord, et à Andermatt en Suisse, au sud, par la véloroute Rhin (EuroVelo 15). Une jonction directe au réseau allemand s'effectue par la passerelle des deux rives empruntée par une piste européenne transfrontalière de près de 60 kilomètres de long qui relie Molsheim, sur la véloroute du vignoble d'Alsace, à Offenbourg, étape du « Drei Täler Radweg » sur la Route des Vins badoise, en longeant le canal de la Bruche. Une autre piste revêtue de longueur similaire, partie intégrante de l'EV5 (Via Francigena de Londres à Rome/Brindisi), entre dans l'agglomération par le canal de la Marne au Rhin depuis la sortie du tunnel d'Arzviller à proximité du plan incliné de Saint-Louis-Arzviller via Saverne. À Strasbourg, l'EV5 croise l'EV15 (véloroute Rhin) et quitte la capitale européenne vers l'ouest par la voie verte du canal de la Bruche pour rejoindre la véloroute du vignoble d'Alsace à Soultz-les-Bains. Quant à l'EuroVelo 15, elle quitte la ville par le sud sur le chemin de halage du canal du Rhône au Rhin pour rejoindre la Suisse par Bâle. Le principal itinéraire cyclable de l'agglomération est la Piste des Forts. Celle-ci propose un parcours de 85 kilomètres, de part et d'autre du Rhin, permettant de découvrir l'ancienne ceinture de forts construite durant l'annexion de l'Alsace-Lorraine[50]. La ville s'est dotée d'infrastructures adaptées et compte aujourd'hui plus de 7 700 arceaux[51]. Strasbourg compte également plusieurs parkings à vélos répartis en son centre. Le plus grand d'entre eux, couvert et sécurisé, est situé près de la gare et compte 760 places[52]. Inauguré le 23 septembre 2010, l'Eurométropole propose un service de location de vélos, le Vélhop. Basé sur la technologie Smoove et géré par la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), il permet de louer une bicyclette pour une courte (heure, journée) ou longue durée (semaine, mois, trimestre, année)[53]. Ne permettant pas de trajets occasionnels d'une station à une autre, le Vélhop n'est pas un service de vélos en libre-service. Enfin, la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), qui fédère plus de 170 associations locales de promotion du vélo en tant que mode de transport au quotidien, s'est implantée à Strasbourg à sa création en 1980. Morphologie urbaine[modifier le code] Tissu urbain[modifier le code] Le centre historique de Strasbourg, qui occupe la Grande Île, se caractérise par des rues étroites typiquement médiévales, notamment autour de la cathédrale Notre-Dame et dans le quartier de la Petite France. Le secteur allant de la cathédrale à la place Broglie et jusqu'à la place Gutenberg est néanmoins encore marqué par le plan en damier datant de l'époque romaine dont le cardo decumanus se croise rue des Hallebardes et rue du Dôme. Au nord, le vaste quartier de la Neustadt construit entre 1880 et 1914 s'étend de la gare centrale jusqu’aux bassins du port. Il est irrigué par de larges avenues rectilignes qui débouchent sur des zones moins denses, notamment sur le quartier du Conseil des XV dont les premières constructions remontent au début du XXe siècle. Le sud-est est occupé par le quartier de la Krutenau, l'un des plus anciens de la ville. Un peu plus à l'est se trouve le quartier de l'Esplanade. Construit à partir des années 1960 pour faire face à la poussée démographique, il est essentiellement composé de grands immeubles (plus de dix étages) ce qui en fait le plus dense de la ville. Ce quartier accueille le campus central de l'université. Les quartiers centraux sont entourés par la « ceinture verte ». Il s'agit de l'ancienne zone non ædificandi qui faisait partie des défenses de la ville. Les constructions y sont limitées à 20 % de surface bâtis au sol (les routes, autoroutes et voies ferrées ne sont cependant pas considérées comme des constructions)[54]. À l'ouest et au nord, les quartiers de Cronenbourg, Koenigshoffen et La Robertsau ont conservé leur aspect d'anciens faubourgs. Au sud, les habitations de densité moyenne prédominent, comme dans le quartier de Neudorf. Les habitations les plus récentes sont réparties dans l'agglomération, mais aussi au sein de la commune, notamment dans les quartiers sud et sud-est de la ville Danube, Rives de l'Étoile et Porte de France. Dans les quartiers ouest et sud-ouest, on retrouve la plupart des logements sociaux de la ville construits dans les années 1960 et 1970 sous la forme de grands ensembles : cité Nucléaire à Cronenbourg, Hautepierre, Koenigshoffen, Montagne Verte, Elsau et Neuhof. La ville compte deux zones industrielles : la plaine des Bouchers au sud-ouest et le Port du Rhin sur toute sa frange est. Afin d'améliorer la desserte du Port du Rhin et du pont de l'Europe, la route du Rhin (RN4) a été réaménagée en avenue. Elle doit permettre à terme de désengorger le trafic des poids lourds sur cet axe majeur et ainsi contribuer à créer une nouvelle centralité transfrontalière en désenclavant le quartier du Port du Rhin. L'objectif principal étant de paysager l'entrée en France depuis l'Allemagne. De l'habitat plus dense devrait donc apparaître, et connecter la ville aux franges du Rhin. Quartiers[modifier le code] Strasbourg compte 15 quartiers « fonctionnels »[55]. Ces 15 quartiers ont vu le jour en 2013 après que la ville décida d'affiner le découpage des quartiers, qui comportait au départ 10 quartiers calqués sur les cantons de la ville, formant des regroupements de plusieurs véritables quartiers. Bourse - Esplanade - Krutenau ; Centre-ville ; Gare - Tribunal ; Orangerie - Conseil des XV ; Cronenbourg ; Hautepierre - Poteries ; Koenigshoffen ; Montagne Verte ; Elsau ; Meinau ; Neudorf - Musau ; Port du Rhin ; Neuhof 1 ; Neuhof 2 comprenant le Stockfeld et la Ganzau ; Robertsau - Wacken (dont le quartier européen). Architecture[modifier le code] L'architecture est une spécificité intéressante de la ville, car elle est profondément biculturelle. Le centre historique regroupe de nombreuses maisons à colombages, notamment dans le quartier de la Petite France, aux abords de l'hôpital civil (quartier du Finkwiller) et de la cathédrale. Ces maisons ont été construites pour la plupart entre le XVIIe et le XVIIIe siècle ; les plus emblématiques sont la maison Kammerzell et la maison des tanneurs. D'autres courants architecturaux sont représentés par certains bâtiments remarquables : la Renaissance avec le Neue Bau et le Classicisme avec le palais Rohan et l'Aubette. À partir de l'arrivée de Louis XIV, Strasbourg reprend certains codes architecturaux français, notamment la construction d'hôtels particuliers : l'hôtel de Hanau (actuel hôtel de ville, place Broglie), l'hôtel de Deux-Ponts, le palais épiscopal, l'hôtel de Klinglin (actuelle résidence du préfet). Le grès rose des Vosges est l'une des pierres les plus utilisées, du fait de sa proximité géographique. On le retrouve donc sur de nombreux monuments, et notamment sur la cathédrale. La couleur de cette pierre est cependant très variable. Ainsi, l'église Saint-Paul utilise un grès pâle, tandis que l'Aubette présente une teinte très marquée. Le grès des Vosges est cependant une pierre très friable qui nécessite une attention régulière. Entre 1880 et 1914, le quartier allemand, dit de la Neustadt (« nouvelle ville » en allemand) est construit. Il forme un ensemble particulièrement homogène à prédominance résidentielle et au style typiquement germanique (wilhelmien). Les architectes allemands reprennent de nombreux codes esthétiques : néo-renaissance pour le palais du Rhin (ancien palais impérial), néo-gothique pour l'hôtel des Postes, néo-classique pour le campus historique ; on note aussi la présence d'immeubles Art nouveau (notamment allée de la Robertsau, à l'intersection des rues Foch et Castelnau ou encore le palais des Fêtes) qui font de Strasbourg l'un des centres de cette architecture (Jugendstil allemand). Strasbourg est aussi la seule ville avec Metz qui a gardé une trace de l'architecture monumentale allemande du XIXe siècle à travers la place de la République (palais du Rhin, préfecture, trésorerie générale, bibliothèque nationale et universitaire et théâtre national). Les immeubles résidentiels utilisent généralement la pierre de taille (pour le rez-de-chaussée et les ornements) associée à la brique (rouge ou ocre, pour le reste de la façade). Le grès rose est lui aussi couramment utilisé pour certaines parties. Logement[modifier le code] En 2014, Strasbourg compte 26 181 bâtiments. La ville possède 3 250 bâtiments soit 12,4 % du total tandis que l’État en détient 325 soit 1,2 %. Parmi ces 26 181 bâtiments, 44,6 % appartiennent à des copropriétés, 722 immeubles sont détenus par des SCI, 95 par des compagnies d'assurances et 78 par des banques[56]. L'ensemble de ces 26 181 bâtiments est estimé à 28 milliards d'euros[57]. En 2005, la commune de Strasbourg comptait 135 340 logements. Par rapport à 1999, le nombre de logements a augmenté de 1,9 % alors que le nombre de ménages a grimpé de 6,8 % sur cette même période[58]. Néanmoins, Strasbourg compte plus de 9 % de logements vacants[59]. Selon le recensement complet de 1999, la ville compte 87,9 % de résidences principales contre seulement 0,4 % de résidences secondaires[60]. Les logements individuels représentent 6,6 % du parc immobilier, ce qui est très faible comparé à des villes comme Bordeaux (26,9 %) ou Nantes (23,4 %) mais supérieur à Lyon (3,3 %). La ville se caractérise aussi par l'importance des logements anciens puisque 35,5 % d'entre eux ont été construits avant 1949. En revanche, les logements construits après 1990 ne représentent que 8,9 % du parc. Enfin, les logements strasbourgeois sont essentiellement de grande taille avec 38,3 % de 4 pièces et plus. Entre 1999 et 2005, la part des propriétaires a légèrement augmenté en passant de 24 % à 26 %, mais reste relativement faible. La part des locataires s’établit à 71 %. Les logements sociaux représentent environ 22 % des logements. Parmi les 30 507 logements sociaux que compte la ville, 3,4 % d’entre eux sont vacants. Ces logements sont essentiellement des 3 pièces (37,6 %) et des 4 pièces (31,0 %). On dénombre en revanche peu de petits appartements (studios et 1 pièce)[58]. Projets d'aménagement[modifier le code] Le développement de la ville s'appuie sur plusieurs grands projets urbains, notamment : Aménagement des Fronts de Neudorf et des Deux-Rives[modifier le code] Depuis les années 1990, la ville envisage la requalification des anciennes zones portuaires situées aux abords de la place de l’Étoile. Lancé en 2011, le projet d'aménagement urbain « Deux-Rives » consiste à urbaniser l'axe Strasbourg - Kehl soit environ 7 km du Heyritz jusqu'au Port du Rhin. Selon la municipalité, cela devrait permettre d'ouvrir Strasbourg « à 360° »[61]. Il s'agit d'un projet urbain de grande ampleur concernant près de 250 hectares et visant à la construction de 9 000 logements. L'opération est articulée autour de l’extension de la ligne D du tramway de Strasbourg vers Kehl qui est inaugurée le 28 avril 2017. À cette occasion, un nouveau pont sur le Rhin est mis en service[62]. Dans ce projet, on trouve notamment l'aménagement du quartier du Heyritz, la construction de l'écoquartier Danube ou la requalification du quartier du Port du Rhin avec le lancement d'un concours d'urbanisme pour les anciennes emprises douanières de Kehl et Strasbourg[63]. La réalisation est échelonnée de 2012 à 2025. La presqu'île André Malraux, ou se trouvait l'ancien Armement Seegmuller, constitue le cœur du projet « Deux-Rives ». Celui-ci comprend, entre autres, la construction de trois tours de 55 mètres de haut, baptisées « Black Swans », dont la réalisation a été confiée à l'architecte Anne Demians fin 2012 (les travaux se déroulent de 2014 à 2018[64]), la construction d'une tour à énergie positive (la tour Elithis Danube) et l'aménagement de l'espace urbain. Parmi les équipements urbains déjà réalisés, citons : la création du parc du Heyritz, le réaménagement de la place de l’Étoile et de la route du Rhin, la construction de la Cité de la musique et de la danse, le centre commercial Rivetoile, le cinéma multiplexe UGC Ciné Cité Strasbourg Étoile, la médiathèque André Malraux ainsi que la réhabilitation de la tour Seegmuller en « Maison universitaire internationale »[65],[66] et d'un ancien bâtiment portuaire comportant logements, commerces et un lieu consacré à la culture numérique, le Shadok. Aménagement de « l'Archipel » (ancien projet « Wacken-Europe »)[modifier le code] Le projet comprend la construction d'un nouveau parc des expositions (PEX), la rénovation et l'agrandissement du palais de la musique et des congrès (PMC), la construction d'un nouveau théâtre du Maillon mais principalement la réalisation d'un quartier d'affaires à la place de l'ancienne patinoire et d'anciens halls du parc des expositions. Le nom initial du projet, « Wacken-Europe », est changé pour celui d'« Archipel » en mars 2017[67]. L'extension et la restructuration du palais de la musique et des congrès est achevée en 2016. Le quartier d'affaires comprendra 45 000 m2 de bureaux, 30 000 m2 pour les institutions européennes, 18 000 m2 de logements, 2 000 m2 de commerces, 10 000 m2 pour les équipements hôteliers ainsi que plusieurs parkings. Les travaux, réalisés en plusieurs lots, s'échelonneront jusqu'en 2022[68],[69]. Le premier occupant du quartier, Adidas France, s'y installe en avril 2018[70]. Le nouveau parc des expositions, conçu par l'architecte japonais Kengo Kuma, est livré en septembre 2022. Le club de basket-ball SIG Strasbourg souhaite également agrandir et transformer sa salle, le Rhénus Sport. Celle-ci passerait de 6 000 à 8 000 places et comprendrait aussi 6 000 m2 de surfaces commerciales[71]. Aménagement de la gare basse[modifier le code] Le projet d'aménagement de la gare basse de Strasbourg se tient à un horizon plus lointain ; 2025, car c'est le délai que la SNCF estime nécessaire pour déplacer toutes les installations ferroviaires de cette partie de la gare. À cette échéance, la ville souhaite aménager ce secteur pour permettre l'ouverture à 360° de la gare. Un quartier d'affaires prendra place sur ces emprises, en lien direct avec la LGV Rhin-Rhône et la LGV Est européenne[72]. Toutefois, en 2014, ce projet est au point mort[73]. En 2019, le maire Roland Ries laisse entendre que l'« ouverture de la gare à 360° » pourrait se faire après la mise en service du contournement ouest de Strasbourg (A355) et la requalification de l'autoroute A35 en boulevard urbain[74]. Forêts et espaces verts[modifier le code] Le Nord-Est et le Sud-Est de la commune sont couverts de vastes forêts : la forêt de la Robertsau (493 hectares) et la forêt du Neuhof (797 hectares)[75]. Elles sont les vestiges de l'ancienne luxuriante forêt rhénane qui occupait tout le lit majeur du Rhin, fleuve tumultueux et sauvage jusqu'au XIXe siècle. Cette forêt présentait une vitalité et une richesse en espèces remarquables, abritant une avifaune très diversifiée. Si l'endiguement et les aménagements successifs du fleuve l'ont fortement réduite, elle conserve son caractère de zone humide et abrite, dans la partie sud du quartier du Port du Rhin, la réserve naturelle de l'île du Rohrschollen. Elle demeure un terrain d'élection pour la LPO. En outre, le programme « Rhin vivant » dans le cadre du projet « LIFE Nature conservation et restauration des habitats naturels de la bande rhénane » a été lancé avec l’objectif de restaurer les écosystèmes rhénans. En 2016, le domaine public de la ville compte 80 313 arbres. Près de 5 000 spécimens ont été plantés entre 2013 et 2015[76]. Par ailleurs, la ville compte 324 hectares de parcs et de jardins[75] dont le plus réputé est le parc de l'Orangerie. Situé face au palais de l'Europe, il comporte des attractions telles qu'une mini-ferme, un élevage de cigognes et s'agrémente d'un lac avec une cascade romantique ainsi que d'un pavillon construit en 1804 en l'honneur de l'impératrice Joséphine. Il couvre une superficie de 26 hectares. L’Orangerie comportait également un zoo mais ce dernier est fermé en 2022 sur décision de la municipalité écologiste, souhaitant transformer le zoo en parc animalier pédagogique[77]. Le jardin botanique possède quant à lui des origines très anciennes. Le premier jardin botanique de la ville est créé en 1619 puis transformé en cimetière en 1870 après le siège de la ville par les Allemands. Le jardin actuel, situé à l'arrière du palais universitaire, a été inauguré en 1884 pour les étudiants de la faculté de médecine et de pharmacie. Il regroupe 6 000 espèces réparties sur une surface de 3,5 hectares[78]. Très original puisque situé sur les vestiges de la citadelle de Vauban construite en 1681 à l'Esplanade, le parc de la Citadelle s'étend sur 12,5 hectares. Plus conventionnel, le parc du Contades créé au XVIIIe siècle par le maréchal de Contades est d'abord une promenade arborée extérieure à la ville. Aujourd'hui, il fait partie intégrante de la Neustadt et couvre 7,9 hectares. De nombreuses places de la Neustadt comportent un jardin central, caractéristique typiquement germanique. Situé à La Robertsau, aux abords de la forêt, le parc de Pourtalès est un espace de 24 hectares entourant le château du même nom qui abrite notamment une collection de sculptures contemporaines. Une grande partie des berges est également aménagée, notamment dans le centre, à la Montagne Verte, à la Robertsau et à la Meinau. Le nouveau quartier des Poteries situé à l'ouest de Strasbourg a été aménagé autour du parc du même du nom, de conception très contemporaine, inauguré en 1995. Le jardin des Deux Rives, ancien parc du Rhin, est quant à lui un parc transfrontalier situé de part et d'autre du Rhin, en partie dans la commune de Kehl. La superficie de sa partie française est d'environ 25 hectares. Les deux rives du Rhin sont reliées par la passerelle piétonne Mimram. En 2003, la place de l’Étoile a été réaménagée pour devenir un parc. Non loin de là, le nouveau parc du Heyritz a été inauguré en 2014. Enfin Strasbourg est la première ville en France à soutenir un projet de jardin partagé en permaculture sur 80 ares dans le quartier de Koenigshoffen[79],[80]. Strasbourg a également été récompensée par deux fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[81] et a obtenu sa troisième fleur en 2013[82],[83]. La ville de Strasbourg est aussi propriétaire des forêts du Hohwald (880 hectares), du Herrenwald près de Brumath (188 hectares), de l'Oedenwald près de Cosswiller (1 001 hectares) et de l'Elmerforst près de Balbronn (362 hectares)[84]. Toponymie[modifier le code] Attestations anciennes : Argentorate, Argentoratum, Argentina (Antiquité), Stradeburgum (590), Strateburgo (590), Stratburgo (728), Strasburga (762), Strazburc (1061), Straborc (1262), Estrabourch (1289). Le premier nom de la ville fut en celtique Argantorati < Argentorate[85], romanisé en Argentoratum (Argentoraton IIe siècle), même nom qu'Argentré (Mayenne, Argentrato IXe siècle). L’étymologie de ce terme est discutée, certains y voyant un lien avec la Grande déesse celte, dont Argantia est une des épithètes et qui est identifiée avec la lune. L’acception la plus courante[86] voudrait que la racine celtique arganto- (argent, luisant) renvoie à la couleur et la brillance argentée d'un cours d'eau (cf. l’Argens, l'Arc, etc.), en l'occurrence de l'Ill (Ainos en gaulois). Cette hypothèse est renforcée par l’ancien nom de Horbourg (Argentovaria), commune également située sur l’Ill, dont l'élément ver / var désigne précisément un cours d'eau en indo-européen. -rate de rāti désigne une levée de terre ou une fortification (cf. vieil irlandais ráith / ráth, fortin, fortification). Cette hypothèse affirme donc qu'Argentoratum est l'enceinte sur l'Argenta, in extenso la cité de la rivière, du fleuve. Ce nom était alors en parfaite cohérence avec la perception de ce lieu frontière, situé à proximité du Rhin, fleuve large de plusieurs kilomètres dont les bras d'eau s'entremêlaient avec ceux de l'Ill. Avec la chute de l'Empire romain, les Alamans la renomment Stratiburg ce qui signifie « la place forte des routes ». La ville était en effet située à la croisée de routes importantes et au niveau de l’un des rares ponts permettant de franchir le Rhin. Par ailleurs, les longues voies romaines pavées de plusieurs kilomètres reliant les faubourgs au castrum, cœur de l'ancienne cité romaine, semblent bien octroyer cette nouvelle appellation. Son nom évolua ensuite en Straßburg, le château/la place forte (die Burg, bâtiment fortifié[Note 9],[Note 10]) sur les routes (die Straße), issu de Stratiburg nom antérieur à la mutation consonantique du haut allemand mentionné pour la première fois au VIe siècle par saint Grégoire[87]. En allemand, Straß(e) = rue et Burg = château fort. La commune est appelée Strassburg ou Straßburg en allemand, Strossburi ou Stroßbùrri[88] en alsacien (Alémanique) Strossburch en francique rhénan (Nord de l'Alsace, Plateau lorrain, Palatinat), et Chtrasbourg en welche (dialecte francophone des vallées vosgiennes, notamment haute vallée de la Bruche). Stras est une appellation familière, dans l'agglomération strasbourgeoise et en Alsace, pour désigner Strasbourg. Histoire[modifier le code] Articles détaillés : Histoire de Strasbourg, Enceinte de Strasbourg et Chronologie de Strasbourg. Préhistoire et Antiquité[modifier le code] Article détaillé : Argentoratum. De nombreux objets du Néolithique, de l’âge du bronze et de l’âge du fer ont été retrouvés lors de fouilles archéologiques. Mais c’est des environs de 1300 av. J.-C. que date l’installation durable de peuples protoceltes. Vers la fin du IIIe siècle av. J.-C. le site est devenu une bourgade celte du nom d’Argentorate, dotée d’un sanctuaire et d’un marché. Grâce à d’importants travaux d’assèchement, les maisons sur pilotis cèdent leur place à des habitations bâties sur la terre ferme[89]. Les Romains arrivent en Alsace en 58 av. J.-C. et s’installent sur le site de Strasbourg. En 12 av. J.-C. la ville devient un camp militaire fortifié (castrum) positionné sur le limes du Rhin faisant partie des forts de Drusus. Au fil du temps, la ville va prendre de l’importance. Promue colonie militaire, Argentorate est déjà un carrefour commercial important et aux alentours de l’an 20 la population est estimée à près de 10 000 habitants, armée romaine incluse[90]. La ville reste néanmoins essentiellement militaire et donc totalement dépendante de cette activité. Au cours des IIe et IIIe siècles, avec l’agrandissement de l’Empire romain, Argentoratum va servir de base de repli pour les troupes romaines installées en Germanie. Mais en 260, les légions quittent la Germanie et Strasbourg redevient une ville frontière[91]. À son apogée la ville romaine est constituée du castrum dans l'angle nord-est de la Grande Île, entre la place Broglie, la rue du vieux marché aux vins et les deux bras de l'Ill. Elle est prolongée par de vastes faubourgs qui se poursuivaient de manière rectiligne (avant les dévoiements du XIXe siècle pour les voies ferrées) sur la route des Romains (nommée route de Pierre jusqu'en 1911). L'analogie entre la route de Pierre et la rue du Faubourg de Pierre n'est pas un hasard : elles correspondaient dès le Haut Moyen Âge aux deux routes pavées romaines. Cette première enceinte va constituer le noyau pré-urbain de la future ville[92]. En 355, la ville est saccagée par les Alamans, mais dès 357, Julien reconquiert la ville après une victoire décisive lors de la bataille d'Argentoratum. En 406 les Germains envahissent à nouveau la Gaule. Argentorate repasse sous administration romaine sous le terme d'un « comes argentoratum » pour un demi-siècle. En 451, la ville est complètement détruite (à l'instar de dizaines d'autres villes telles que Metz) par Attila[93]. Moyen Âge[modifier le code] Ville épiscopale en développement[modifier le code] Article connexe : Principauté épiscopale de Strasbourg. L'histoire est muette sur ce qui se passe entre 451 et la fin du Ve siècle. Il est probable que les restes de la chrétienté romaine y subsistent et y côtoient les Alamans qui s'installent dans la région. La cité est restaurée sous le nom de Strateburgum[85]. Il semblerait que les Alamans, dans leur majorité, privilégient des implantations en campagne et évitent la ville. La transition linguistique entre le latin et l'alémanique dans la ville s'est faite très rapidement, du fait de l'apport important d'Alamans et du peu de gallo-romains restés sur place. Après une série de batailles, dont la plus connue est celle de Tolbiac en 496, les Francs finissent par prendre l'ascendant sur la gouvernance de la ville et de la région (coté Alsace mais pas coté suisse alémanique) vers 530. Ces derniers favorisent le développement de la ville, après la conversion de Clovis Ier au christianisme. En effet, elle est l’une des rares villes de la région à devenir le siège d'un évêque, véritable gouverneur de l’époque[94], à l'instar de Bâle plus au sud et de Cologne au nord. En cette période de paix, la ville se développe à nouveau. D&egra
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Les Époux Arnolfini — Wikipédia

Les Époux Arnolfini - Wikipédia

Les Époux Arnolfini est le nom donné à une peinture sur bois (82,2 × 60 cm) du peintre primitif flamand Jan van Eyck datant de 1434, conservée à la National Gallery de Londres. Peu de choses sont connues du tableau avant qu'il ne rejoigne la National Gallery de Londres.

Les Époux Arnolfini est le nom donné à une peinture sur bois (82,2 × 60 cm) du peintre primitif flamand Jan van Eyck datant de 1434, conservée à la National Gallery de Londres. Histoire[modifier le code] Peu de choses sont connues du tableau avant qu'il ne rejoigne la National Gallery de Londres. En 1516, le tableau appartient à Marguerite d'Autriche. Un inventaire dressé cette année-là le décrit ainsi : « Un grand tableau qu'on appelle Hernoul-le-Fin avec sa femme qui fut donné à Madame par Don Diégo, les armes sont en la couverture dudit tableau. Fact du peintre Johannes[1],[N 1]. » En 1524, un autre inventaire des possessions de Marguerite d'Autriche donne la description suivante : « Un autre tableau fort exquis qui se clot à deux feuillets, où il y a peint un homme et une femme, étant debout, touchant la main l'un de l'autre, fait de la main de Johannes, les armes et devise de feu Don Diego est dit deux feuillets. Nommé le personnage : Arnoult fini[3]. » Le tableau passe ensuite aux mains de Marie de Hongrie, qui l'emporte en Espagne, où il figure dans un inventaire dressé en 1558[4]. Dans un livre sur les antiquités flamandes publié en 1568, Marcus van Vaernewyck affirme que le tableau aurait été acheté par Marie de Hongrie à un barbier de Bruges et le décrit comme un petit tableau d'un homme et d'une femme se tenant par la main et comme unis par la foi[5],[N 2]. En 1599, le voyageur allemand Jacob Cuelvis, visitant l'Alcázar royal de Madrid, y voit le tableau qu'il décrit ainsi : « Une image qui représente un homme et une jeune femme unissant leurs mains comme s'ils étaient en train de se faire une promesse de mariage. Il y a beaucoup de choses écrites et aussi ceci : « Promittas facito, quid enim promittere laedit ? Pollicitis dives quilibet esse potest »[7],[8]. » Il figure dans l'inventaire, en 1700, de la collection royale espagnole : « Une peinture sur bois avec deux portes qui se ferment, un cadre en bois doré et des vers d'Ovide inscrits sur le cadre de la peinture, qui montre une femme allemande enceinte, vêtue de vert, serrant la main d'un jeune homme ; ils semblent se marier de nuit, et les vers déclarent qu'ils se trompent l'un l'autre et les portes sont peintes en faux marbre[N 3] : prix, seize doublons[10]. » Durant les guerres napoléoniennes, le tableau disparaît d'Espagne et tombe entre les mains du lieutenant-colonel écossais James Hay, soit qu'il l'ait acheté, comme il le prétendra, en 1815 à Bruxelles, où il se remettait de blessures subies durant la bataille de Waterloo, soit, comme le supposent certains historiens d'art, qu'il l'ait obtenu comme butin de guerre lors de la bataille de Vitoria (1813), en Espagne, durant laquelle disparurent des œuvres d'art ayant appartenu à Joseph Bonaparte[11]. En 1815, Toussaint-Bernard Émeric-David semble connaître le tableau, puisqu'il évoque, parmi d'autres œuvres de Van Eyck, « un jeune homme et une jeune femme allant se marier »[12]. L'année suivante, le tableau est emporté par Hay en Grande Bretagne. Il est offert en consignation par l'entremise de Thomas Lawrence au prince régent George IV en 1816, étant alors décrit comme « un tableau dans un cadre doré — double portrait d'un homme et d'une femme joignant leurs mains — la femme habillée en vert — l'homme en noir avec un grand chapeau rond […] Par Jean van Eyck, l'inventeur de la peinture à l'huile »[13]. Le tableau est rendu en 1818, le prince régent ne souhaitant pas l'acquérir[14]. En 1841, à la faveur d'un intérêt accru pour les primitifs flamands, Hay prête le tableau à la National Gallery. Exposé sous le titre de « Portrait d'un gentilhomme et d'une dame », il donne lieu à des recensions détaillées et enthousiastes, tant du critique George Darley (en) dans l'Athenaeum[15] que dans le Blackwood's Magazine[16]. En 1842, la National Gallery, à l'instigation de Charles Lock Eastlake[17], achète le tableau pour 630 livres[18]. Sujet[modifier le code] Le sujet exact du tableau Les époux Arnolfini est objet de discussion, depuis toujours, pour les historiens de l'art[19] Le tableau représenterait Giovanni Arnolfini, riche marchand toscan établi à Bruges, portant un pourpoint noir et une huque de velours violet doublée de fourrure), et son épouse Giovanna Cenami, portant une robe bleue, une huve blanche, un surcot vert bordé de fourrure grise[20], avec un petit chien à leurs pieds. Selon Erwin Panofsky, il s'agirait du mariage des deux personnages, célébré en privé, et dont Van Eyck serait le témoin (l'autre témoin étant l'homme dans le miroir) et le peintre. La main gauche de la femme, posée sur un ventre rebondi, annoncerait qu'elle est déjà enceinte (hypothèse spéculative car la taille de sa robe correspond à la mode de l'époque[21]), ce qui expliquerait le mariage en secret. Le tableau serait un document juridique attestant de ce mariage, d'où la signature grandiloquente au-dessus du miroir (calligraphiée en mauvais latin, il est écrit « Johannes de Eyck fuit hic 1434 »). Cependant, cette interprétation est aujourd'hui assez controversée[22]. Par exemple, il fut établi en 1997 que les époux Arnolfini en question ne s'étaient mariés qu'en 1447, soit six ans après la mort de Van Eyck. Les regards se sont alors tournés vers un autre Giovanni Arnolfini (lire, ci-dessous, le paragraphe Commanditaire). Il n'en reste pas moins que cette peinture est considérée comme une des œuvres majeures de l'artiste. Il s'agit de l'un des plus anciens portraits non hagiographiques conservés. En outre, par son réalisme, la peinture livre de nombreux détails sur les conditions de vie matérielle de l'époque. Le tableau représente le couple en pied dans la chambre, l'homme tenant la main de la femme. La pose est hiératique et solennelle, ce qui se comprenait lorsque l'hypothèse du mariage secret avait cours ; certaines critiques y ont plutôt vu une marque d'ironie de la part du peintre. Aspects formels et stylistiques[modifier le code] Spécificités matérielles[modifier le code] Ce portrait est une peinture à l'huile sur panneau de bois de chêne. La peinture à l’huile utilise des pigments naturels, minéraux ou végétaux réduits en poudre, comme colorants, de l’huile de lin ou de l'huile d'œillette comme liant, de l'essence de térébenthine comme solvant ainsi que diverses autres résines naturelles assurant la pérennité du tableau[23]. Les avantages de la peinture à l’huile sont la souplesse et la résistance. Les frères van Eyck utilisèrent la technique associant des résines transparentes, durables et souples, à l'huile. Jan démontre ici toute sa richesse, appliquant de grandes surfaces de couleurs vives, notamment les tentures et le dessus de lit ou le manteau vert de l’épouse. L’huile présente plusieurs avantages sur les techniques à l’eau comme la tempera utilisées jusque-là par les peintres. Transparente, elle permet un meilleur rendu de la profondeur et de la lumière; plus consistante, elle permet une finition plus minutieuse; séchant plus lentement, elle peut se travailler de façon plus méticuleuse. La souplesse de la couche picturale autorisera par la suite le montage sur châssis (et non plus sur panneau) et donc des formats plus grands. Iconographie[modifier le code] Une foule de formes symboliques entourent le couple. En voici quelques-unes et quelques interprétations possibles : des cerises de l'arbre à l'extérieur et des oranges placées sur la table basse et sur l'appui de fenêtre : outre le fait que les oranges sont des produits exotiques de luxe soulignant la prospérité économique du commanditaire, ces fruits rappellent l'innocence d'avant le péché originel. Les cerises et les cives de verre soufflé symbolisent le paradis, les oranges (appelées en flamand sinaasappel, littéralement « pomme de Chine ») symbolisant la pomme d'Adam[24] ; le lustre porte une bougie allumée : au-dessus du couple, elle se pose en flamme nuptiale ; le petit chien au premier plan : pour la fidélité conjugale ; le lit conjugal aux tentures d'un rouge vif : l'acte physique d'amour pour l'union parfaite de l'homme et de la femme (principe religieux) ; les patins, sandales d'extérieur : les chaussures que l'on enlève dans les lieux sacrés ; le miroir convexe, dit « miroir de sorcière » au centre de la composition, est une clé importante : il permet au peintre de dessiner l’entièreté de la scène et de la pièce en une seule vue, de créer une perspective complexe avec des lignes fuyantes courbes car c’est un miroir bombé. Il est aussi peut-être une référence directe au métier d'Arnolfini, car ce type de miroir est inventé très exactement à cette époque pour les commerçants et les banquiers afin qu’ils surveillent leurs boutiques. De plus, lorsque l'on regarde attentivement le miroir, on peut remarquer que, dans le reflet, les époux ne se tiennent pas la main et que le chien (qui est un symbole de fidélité) a disparu. Cela pourrait signifier que le couple est en réalité infidèle ; le reflet nous montrerait donc l'envers du décor. Analyse stylistique[modifier le code] L’œuvre est le fidèle reflet des caractéristiques stylistiques des primitifs flamands, mais surtout illustre parfaitement le style de son auteur. On notera particulièrement : la minutie : dans cette peinture à usage privé, qui permet une vision très rapprochée, les détails sont rendus avec une précision microscopique, permise par l’utilisation de la peinture à l’huile et de pinceaux spécialement adaptés. Par exemple, dans le miroir suspendu sur le mur du fond, dont le cadre est décoré de médaillons représentant la passion du Christ, toute la pièce, avec son mobilier, le couple des époux vus de dos et le peintre lui-même, se reflète à l’envers dans une mise en abyme qui a rendu le tableau célèbre. On y aperçoit également deux autres personnages qui n’apparaissent pas dans le premier plan du tableau et une vue de Bruges à travers la fenêtre. Les patins abandonnés au sol par Arnolfini ont la semelle et le talon maculés de boue fraîche, ce qui rappelle que l'homme appartient au monde terrestre mais aucune valeur symbolique ne semble leur avoir été affectée[25] ; signature ou acte de témoin : si le tableau porte le nom du peintre (ce qui est encore rare pour l'époque) la phrase au centre du tableau « Johannes de eyck fuit hic » (« Jan Van Eyck fut ici ») sur le mur au-dessus du miroir, pose le peintre comme témoin et invité de l'événement (« était là » plutôt que les signatures de peintre traditionnelles: « a fait »,« fecit », « a composé », pinxit, pingebat [26],[27] ; la richesse de la représentation des objets qui composent le décor : les Flamands s’enorgueillissaient du confort de leurs intérieurs, de leurs meubles et de leurs bibelots, et ils n’hésitaient pas à les faire figurer dans les tableaux, comme ici le chandelier, les meubles finement sculptés et décorés, les tissus etc. D’autres objets, dont la présence est plus problématique (comme les socques en bois), apparaissent également dans le tableau et c’est sur cela qu'Erwin Panofsky s’est appuyé pour élaborer sa thèse d’une cérémonie de mariage privée ; le réalisme : van Eyck souhaitait représenter la réalité le plus fidèlement possible, mais pour un spectateur moderne la scène paraît très artificielle en raison de la pose hiératique des personnages, y compris celle du chien. Aucun mouvement dans ce tableau dont les formes ont quelque chose de sculptural et dont l’atmosphère reste très théâtrale et dépourvue de spontanéité ; la perspective et de la lumière : elles caractérisent l’art de Van Eyck qui est un précurseur dans ce domaine. La lumière qui traverse la vitre modèle les formes avec délicatesse et crée la sensation d’espace ; le cadre architectonique et le recours au miroir au fond de la pièce donnent l’illusion de la profondeur. Diego Velasquez saura s’en souvenir lorsqu’il peindra les Ménines. Si la perspective de Van Eyck n'a pas la rigueur géométrique[28] des pratiques albertiennes qui apparaissent à la même époque en Italie[29], elle dit autre chose, plus symbolique que naturaliste[30]. Ainsi plusieurs points de fuite coexistent dans la représentation spatiale : celle de la fenêtre aboutit sur le cœur de l'épouse, celle du lit sur le cœur de l'époux, celle du peintre et de l'observateur (et du reste du décor, planche, meuble…) sur le miroir. En somme, une démonstration en épanorthose de l'affirmation des Florentins (et d'Alberti en particulier) qui se disent alors « inventeurs de la perspective »[31]. Un chercheur a conclu en 2021, après une analyse informatique des points de fuite, que Van Eyck avait utilisé un cadre et un œilleton pour construire sa perspective ; mais qu'au lieu de les garder fixes, il les avait déplacés dans le sens vertical au fur et à mesure du relevé des lignes principales[32]. Le commanditaire[modifier le code] On connaît deux Giovanni Arnolfini :Giovanni, fils d'Arrigo Arnolfini, né à Lucques vers 1400, s’installa à Bruges vers 1421 (les archives de Bruges contiennent la trace d’une grande vente de soie et chapeaux qu’il y effectua le 1er juillet 1421). Vers 1423 il vendit au duc de Bourgogne une série de six tapisseries avec des scènes de Notre-Dame pour un cadeau au pape. En 1431, il devint conseiller aulique de Philippe le Bon, puis chambellan et majordome de Charles le Téméraire qui l' anoblit trente ans plus tard. Comme il n' épousa Giovanna Cenami, d’une famille de banquiers de Lucques installée à Paris, qu'en 1447, notre tableau de 1434 pourrait représenter les fiançailles seulement, tout en correspondant au principe du tableau de mariage. En 1438, van Eyck fait le portrait en buste de Giovanni Arnolfini (ill. ci-contre). En 1446, il accorda un prêt au duc et celui-ci en contrepartie lui accorda la ferme des droits de douane sur les marchandises importées d’Angleterre, ferme par la suite renouvelée pour six années supplémentaires. Les Arnolfini habitaient à Paris, rue de la Verrerie, dans le quartier Saint-Jacques-la-Boucherie. Giovanni entretint des relations cordiales avec le Dauphin, futur Louis XI, qui s’assura la collaboration de Giovanni dès sa montée sur le trône. Louis XI nomma Giovanni conseiller et garde des finances de Normandie et accorda en 1465 la nationalité française à Giovanni, ce qui facilita les relations avec la République de Lucques, qui prêta d’importantes sommes au Roi. Giovanni Arnolfini mourut le 11 septembre 1470, et fut enterré dans la chapelle des marchands lucquois à Bruges. Lui et sa femme, morte en 1480[33], avaient légué tous leurs biens à Jean Cename, seigneur de Luzarches, leur neveu[34].Giovanni, fils de Nicolao Arnolfini serait, selon une autre hypothèse, le commanditaire. Il est le cousin de Giovanni di Arigo Arnolfini. Il aurait fait réaliser le tableau en hommage, à titre posthume, à sa femme, ce qui expliquerait les couleurs du deuil qu'il porte, en noir et violet : grand chapeau noir, pourpoint noir, huque de velours violet bordée et doublée de martre zibeline, chausses noires, fines bottines noires, anneau d'or serti d'une pierre noire au second doigt[35]. Selon l'historienne de l'art Margaret Koster (article de 2003[36]), de nombreux détails suggèrent que le tableau est bien un hommage funèbre de Giovanni di Nicolao Arnolfini à feu son épouse Costanza Trenta, morte en couches : les dix médaillons autour du miroir représentant les scènes de la Passion, ceux illustrant la mort de Jésus étant tournés vers la femme[37] ; l'unique chandelle, symbole de la vie, curieusement allumée en plein jour, alors que du côté de la femme, de fines coulures de cire figées sur le fût d'une des branches du chandelier attestent qu'une chandelle fut là ; la patenôtre aux 29 perles translucides[38], accrochée au mur, évoquant la récitation du chapelet par le mari priant pour le salut de l'âme de son épouse ; sur un montant du lit, le portrait de sainte Marguerite, patronne des femmes enceintes[36]. Par ailleurs, la pièce, les bougies, le lit et la fenêtre pourraient évoquer l'ambiance chaleureuse annonçant une future grossesse, cadre fréquent des scènes religieuses d’Annonciation[39], comme celle peinte par Joos van Cleve, vers 1525 (ill. ci-contre). Postérité[modifier le code] Le tableau fait partie des « 105 œuvres décisives de la peinture occidentale » constituant le musée imaginaire de Michel Butor[40]. L'œuvre est décrite de façon critique par Víctor del Árbol dans son roman La Maison des chagrins paru chez Actes Sud en 2013 dans une traduction de Claude Bleton.[réf. nécessaire] Le tableau apparaît dans le générique de la série à succès Desperate Housewives[41]. Dans le film V pour Vendetta, le personnage de V possède de nombreuses œuvres d'art, dont Les Époux Arnolfini.[réf. nécessaire] Notes et références[modifier le code] (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Retrato de Giovanni Arnolfini y su esposa » (voir la liste des auteurs). Notes[modifier le code] ↑ Le même inventaire décrit un autre tableau de Van Eyck, également offert par Diego de Guevara[2], représentant « une jeune dame, accosutrée à la mode de Portugal, son habit rouge fouré de martre, tenant en sa main dextre ung rolet avec ung petit sainct Nicolas en hault, nommé : la belle portugaloise ». ↑ Cette description sera reprise et amplifiée par Carel van Mander en 1604, dans ses Vies des peintres illustres allemands et flamands qui non seulement répètera la légende du barbier, mais décrira le tableau sans l'avoir vu comme représentant « un homme et une femme s'offrant l'un à l'autre la main droite […] et mariés par Fides qui unit l'un à l'autre »[6]. ↑ Les « portes en faux marbre » sont les volets qui fermaient le tableau, à propos desquels Edwin Hall note que le qualificatif de faux marbre (jaspeado) évoque le traitement par Van Eyck des cadres de plusieurs autres tableaux et suggère que ces panneaux, tout comme le cadre sur lequel figuraient les vers d'Ovide, ont été conçus par Van Eyck lui-même[9]. Références[modifier le code] ↑ André-Joseph-Ghislain Le Glay, Maximilien Ier, empereur d'Allemagne et Marguerite d'Autriche, sa fille, gouvernante des Pays-Bas, Jules Renouard, 1839 (lire en ligne), p. 98 ↑ Hicks 2011, p. 63 ↑ « Inventaire des tableaux, livres, joyaux et meubles de Marguerite d'Autriche, fille de Marie de Bourgogne et de Maximilien, empereur d'Allemagne », Revue archéologique,‎ avril 1850, p. 57 (lire en ligne) ↑ Pinchart 1856, p. 141 ↑ Hall 1994, p. 5 ↑ Hicks 2011, p. 110 ↑ « Promettez, promettez, cela ne coûte rien ; tout le monde est riche en promesses. » Vers 443 et 444 de L'Art d'aimer d'Ovide. Traduction de M. Nisard (1838). ↑ (es) Diego Cuelbis, Thesoro chorographico de las Espannas por el Señor Diego Cuelbis (lire en ligne), p. 45 ↑ Hall 1994, note 9, p. 6 ↑ Postel 2016, p. 33 ↑ Hicks 2011, p. 154-161 ↑ Eugène Baie, La grande espérance, Palais des académies, 1960, p. 115 ↑ Hicks 2011, p. 169 ↑ Hicks 2011, p. 171 ↑ (en) George Darley, « British Institution — Ancient Masters », Athenaeum,‎ 3 juillet 1841 (lire en ligne) ↑ (en) « Exhibitions — Royal Academy anf British Institution », Blackwood's Edinburgh Magazine,‎ septembre 1841 (lire en ligne) ↑ Hicks 2011, p. 189 ↑ Hicks 2011, p. 190 ↑ Ce titre a été attribué au tableau depuis 1857 selon l'interprétation conjointe de Joseph Archer Crowe et Giovanni Battista Cavalcaselle. De nombreuses interprétations divergentes ont été émises depuis. En 2016 Jean-Philippe Postel a ainsi évoqué 12 interprétations divergentes avant de présenter la sienne (L'affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck, Actes Sud, (ISBN 978-2-330-06091-6)). ↑ Dans la période médiévale, cette fourrure était souvent utilisée pour représenter la sexualité féminine. Certains historiens supposent qu'il s'agit de la fourrure d'écureuil, et plus précisément sa partie ventrale, soulignant le luxe de la famille dont une grande partie se traduit dans les vêtements. ↑ Brigitte Dekeyzer, Les primitifs flamands, Artoria, 1999, p. 17. ↑ (en) 1Lorne Campbell, The Fifteenth Century Netherlandish Paintings, National Gallery, p. 195 ↑ Langlais, Xavier de, (1906-1975), La technique de la peinture à l'huile : histoire du procédé à l'huile, de Van Eyck à nos jours : éléments, recettes et manipulations : pratique du métier : suivie d'une étude sur la peinture acrylique, Flammarion, 2011 (ISBN 978-2-08-125821-1 et 2-08-125821-8, OCLC ) ↑ Postel 2016, p. 87. ↑ Postel 2016, p. 71. ↑ Nella Arambasin, « Les Époux Arnolfini de Van Eyck, une écriture critique contemporaine », p. 88 in Aspects de la critique : colloque des Universités de Birmingham et de Besançon ↑ Michel Butor, Les Mots dans la peinture, 1969 ↑ Elkins, John, On the Arnolfini Portrait and the Lucca Madonna: Did Jan van Eyck Have a Perspectival System?, The Art Bulletin, Vol. 73, No. 1, 1991, p. 53–62 ↑ Alberti peaufine son traité Della pittura qui sera édité l'année suivant la réalisation du portrait. ↑ Erwin Panofsky, La Perspective comme forme symbolique et Les Primitifs flamands p. 325-371 et 366-371 ↑ Anne Surgers, Et que dit ce silence ? : la rhétorique du visible, Presses Sorbonne Nouvelle, 2007 ↑ [vidéo] « Science : la perspective dans les tableaux de Jan Van Eyck, une énigme élucidée », France 3 Grand Est, 8 novembre 2021, 3:30 min (consulté le 4 décembre 2024) ↑ (en) Craig Harbison, Jan van Eyck, The Play of Realism, Reaktion Book, 1991, 228 p., p. 44. ↑ Léon Mirot, Études lucquoises, 1930, t. 91, p. 100-160 la famille Cename Société de l’école des chartes. Bibliothèque de l’École des Chartes. ↑ Postel 2016, p. 54. ↑ a et b (en) M.L. Koster, « The Arnolfini double portrait. A simple solution », Apollo, vol. 158, no 499,‎ septembre 2003, p. 3-14. ↑ Le médaillon représentant le Christ ressuscité, est cependant situé du côté de la femme, ce qui laisse présager son salut. ↑ Perles enfilées sur un cordon qui se termine par deux glands de soie verte. ↑ (en) Jeffrey Chipps Smith, The Northern Renaissance, Phaidon Press, 2004, p. 64. ↑ Michel Butor, Le Musée imaginaire de Michel Butor : 105 œuvres décisives de la peinture occidentale, Paris, Flammarion, 2019, 368 p. (ISBN 978-2-08-145075-2), p. 86-89. ↑ Phelan, Joseph : Missing the Picture: Desperate Housewives Do Art History, Artcyclopedia, consulté le 5 août 2007. Voir aussi[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Bibliographie[modifier le code] [1]Jean-Philippe Postel, L'Affaire Arnolfini, Actes Sud, 2016 (en) Carola Hicks, Girl in a Green Gown : The History and Mystery of the Arnolfini Portrait, Chatto & Windus, 2011 Pierre-Michel Bertrand, Le Portrait de Van Eyck : l'énigme du tableau de Londres, Hermann, 2006 (en) M.L. Koster, «The Arnolfini Double Portrait. A Simple Solution », Apollo, vol. 158, no 499, septembre 2003, p. 3-14. (en) Edwin Hall, The Arnolfini Betrothal : Medieval Marriage and the Enigma of Van Eyck's Double Portrait, University of California Press, 1994 (lire en ligne) (en) Linda Seidel, Jan Van Eyck’s Arnolfini Portrait, Cambridge University Press, 1993 Jean Lejeune, « À propos de Jean et Marguerite Van Eyck et du « Roman des Arnolfini » », Bulletin Monumental, t. 134, no 3,‎ 1976, p. 239-244 (lire en ligne) Jean Lejeune, « Jean et Marguerite Van Eyck et le roman des Arnolfini », Documents et mémoires, Commission communale de l'Histoire de l'Ancien Pays de Liège, t. XI,‎ 1972, p. 101, 24 fig., (compte-rendu par Francis Salet, « Le « roman » des Arnolfini », Bulletin Monumental, t. 131, no 2,‎ 1973, p. 173-175 (lire en ligne) Philippe Minguet, « Appendice I : Le mariage des Arnolfini », dans L'Art dans l'histoire, 1964 (en) Erwin Panofsky, « Jan Van Eyck's Arnolfini Portrait », The Burlington Magazine, vol. 64, no 372,‎ 1934 (JSTOR ) Alexandre Pinchart, « Tableaux et sculptures de Marie d'Autriche, reine douairière de Hongrie, 1558 », Revue universelle des arts, no 3,‎ 1856 (lire en ligne) Articles connexes[modifier le code] Perspective conique Liens externes[modifier le code] Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Larousse Notices d'autorité : (en) Notice de la National Gallery Léon Mirot, Les Cename, sur le site Gallica Elsa Couderc, « La véritable invention de Jan van Eyck : une machine à représenter l’espace tel que nous le percevons », sur The Conversation, 16 août 1921 Catherine Jordy, « Le respect de l’interprétation. Une mise en abyme du miroir » in Le Portique. Revue de philosophie et de sciences humaines, 2003. Jean de Loisy et Sandra Adam-Couralet. Avec Jean-Philippe Postel, « L'art est la matière : Les époux Arnolfini - 1434 », sur France Culture, 18 septembre 2016 (consulté le 2021). v · mŒuvres de Jan van Eyck Portraits L'Homme au chaperon bleu (Portrait d'un orfèvre) (v. 1428-1430) Léal Souvenir (1432) L'Homme au turban rouge (Autoportrait ?) (1433) Les Époux Arnolfini (1434) Portrait de Baudoin de Lannoy (vers 1435) Portrait de Jan de Leeuw (1436) Portrait de Giovanni Arnolfini (vers 1438) Portrait du cardinal Niccolò Albergati (vers 1438) Portrait de Marguerite van Eyck (1439) Portrait d'un moine (s. d.) Œuvres religieuses sur panneau seul L'Annonciation (v. 1434-1436) Saint François recevant les stigmates (v. 1430-32) La Vierge du chancelier Rolin (1435) Vierge de Lucques (1436) La Vierge au chanoine Van der Paele (1436) La Vierge dans une église (1438) Vierge à la fontaine (1439) La Vierge au chartreux (vers 1441-1443) Polyptyques Retable de Gand (avec Hubert van Eyck) (1432) Triptyque de Dresde (v. 1437) Diptyque de la Crucifixion et du Jugement dernier (v. 1430) Manuscrits enluminés Heures de Turin-Milan Dessins Sainte Barbe (1436) Étude pour le portrait du cardinal Niccolò Albergati (vers 1432) Œuvres perdues Portrait d'Isabelle de Portugal (vers 1428–29) Saint Christophe (d'après van Eyck, après 1460) Femme à la toilette (vers 1434) Portrait du Christ (avant 1438) Madone Maelbeke (après 1440) Scène allégorique de pêche (fin des années 1430) Attribution contestée Les Trois Maries au tombeau (années 1420) L'Homme à l'œillet (1435) Atelier de van Eyck Crucifixion (d'après van Eyck ?) (vers 1430-32) Vierge d'Ince Hall (après 1434) Le Christ sur la Croix avec la Vierge et Saint Jean (vers 1435) la Vierge avec un chartreux (vers 1441-43) Saint Jérôme dans son étude (1442) La Fontaine de Vie (d'après van Eyck) (vers 1445-50) Portail de la peinture Portail du Moyen Âge tardif Portail des Flandres Portail de la National Gallery ↑ Entretien radiophonique d'une heure avec J.-P. Postel, sur France-Culture <img alt="" width="1" height="1" style="border: none; position: absolute;" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1">; Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Les_Époux_Arnolfini&oldid=233150791 ».
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Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

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Heure d'été — Wikipédia

Heure d'été - Wikipédia

L' heure d'été est un système consistant à ajuster l'heure locale officielle, en ajoutant une heure à l' heure normale (appelée alors " heure d'hiver ") pour une période allant généralement du début du printemps au milieu de l' automne, ce qui a pour effet de retarder l'heure à laquelle le Soleil se lève et se couche.

L’heure d'été est un système consistant à ajuster l'heure locale officielle, en ajoutant une heure à l'heure normale (appelée alors « heure d'hiver ») pour une période allant généralement du début du printemps au milieu de l'automne, ce qui a pour effet de retarder l'heure à laquelle le Soleil se lève et se couche. L'heure d'été est principalement utilisée dans les régions tempérées, où les variations saisonnières de luminosité rendent cette mesure pertinente. Pour l'Europe, la période s'étend du dernier dimanche de mars au dernier dimanche d'octobre. Pour l'Amérique du Nord, depuis 2007, cette période estivale débute dans la nuit du deuxième dimanche de mars, tandis que le retour à l'heure d'hiver se fait le premier dimanche de novembre. L'intérêt de l'heure d'été réside dans les économies d'énergie qu'elle est censée permettre afin de profiter plus tard de la lumière solaire pendant la période estivale ; cet intérêt est cependant relativisé par la Commission européenne, selon laquelle ces économies sont limitées[1]. D'après cette dernière, le maintien de l'heure d'été en Europe devrait être essentiellement motivé par le confort des loisirs en soirées estivales. Lors du passage à l'heure d'été, les horloges sont avancées de soixante minutes, entre minuit et 4 h selon les pays, de sorte qu'il est couramment dit qu'« une heure de sommeil est perdue ». Lorsqu'on repasse à l'heure normale, les horloges sont retardées de soixante minutes et « une heure de sommeil est gagnée ». Histoire[modifier le code] Article connexe : Liste de modifications de fuseaux horaires. Le 26 avril 1784, Benjamin Franklin évoque pour la première fois, dans une lettre anonyme adressée « aux Auteurs du Journal » et publiée dans le quotidien français le Journal de Paris, la possibilité de décaler les horaires afin d'économiser l'énergie[2]. Il s'agit en réalité de ce qu'on appellerait aujourd'hui un canular, mais il est pris au premier degré par de nombreux lecteurs qui s'en indignent[3]. L'idée reste un temps sans suite et n'est reprise qu'à partir de 1907, par le Britannique William Willett (en) qui démarre une campagne contre « le gaspillage de la lumière ». L'Allemagne est la première à instaurer ce changement d'heure le 30 avril 1916 et est rapidement suivie par le Royaume-Uni[4] le 21 mai 1916 (le Parlement met en place le British Standard Time en avance d'une heure sur l'heure du méridien de Greenwich), puis par la France le 14 juin 1916[5]. Les États-Unis adoptent aussi le changement d'heure en 1918[6]. En France, l'heure d'été est proposée par le député André Honnorat en 1916[7], puis instituée par une loi votée le 19 mars 1917[8],[7] (par 291 voix contre 177). En 1940, sous l'Occupation, la France pratique l'heure d'été avec une différence entre zone libre et occupée : la zone occupée administrée par le commandement territorial allemand Militärbefehlshaber Frankreich (général Otto von Stülpnagel) se met à l'heure allemande. Il faut à l'époque ajouter deux heures en été par rapport à celle de Greenwich et une seule en hiver (système actuel)[9]. Ce décalage entre zones libre et occupée bouleverse les correspondances de la SNCF[Note 1], si bien que la compagnie ferroviaire propose au régime de Vichy de s'aligner sur l'heure allemande, ce qu'il fait par le décret du 16 février 1941[10],[11]. À la Libération, l'heure d'été est abandonnée par le Gouvernement provisoire, le 14 août 1945, mais le décalage d'une heure est maintenu[7],[12]. Il était initialement prévu de revenir au système initial, mais cette idée fut abandonnée[13]. L'idée est reprise par l'Irlande et l'Italie en 1966, ainsi que par la plupart des pays européens au début des années 1980[14]. En Allemagne, entre 1947 et 1949, on instaure un Hochsommerzeit où les horloges sont décalées d'une deuxième heure entre le 11 mai et le 29 juin[8]. Le 28 mars 1976, à la suite du choc pétrolier de 1973, l'heure d'été est rétablie en France[15] : il s'agit d'effectuer des économies d'énergie en réduisant les besoins d'éclairage en soirée. La mesure doit d'abord être provisoire et ne durer que le temps du choc pétrolier. On parlait alors d'« horaire d'été » dans le langage courant. Le passage à l'heure d'été a lieu le dernier dimanche de mars à 2 h du matin. Jusqu'en 1995, le passage de retour à l'heure d'hiver a lieu le dernier dimanche de septembre à 3 h. Mais depuis 1996, il s'effectue le dernier dimanche d'octobre (à la même heure), ce qui prolonge la période d'heure d'été durant une partie de l'automne[16]. Depuis 1976, le décalage par rapport à l'heure solaire en France et en Espagne est d'une heure environ en hiver et de deux heures environ l'été. On parle parfois d'« heure d'été double ». Le changement d'heure estival est introduit dans l'ensemble des pays de l'Union européenne au début des années 1980[16]. Pour faciliter les transports, les communications et les échanges au sein de l'UE, la directive 97/44/CE du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne harmonise les dates de changement d'heure en 1998, 1999, 2000 et 2001. La directive 2000/84/CE pérennise ensuite cette harmonisation au sein de l'UE[17]. Avec l'abandon des changements d'heure en Chine depuis 1992 et en Russie depuis 2011[18], la majorité de la population mondiale garde son heure légale constante toute l'année. Effets de l'instauration d'une heure d'été[modifier le code] En 1973, le premier choc pétrolier entraîne les gouvernements dans des politiques d'économie énergétique, l'objectif étant de réduire les consommations d'électricité en matière d'éclairage en soirée. Au moment du passage à l'heure d'été en mars, l'économie réalisée est modeste ou nulle parce que l'économie réalisée le soir est compensée par un plus grand besoin d'éclairage le matin. Par exemple, le 31 mars en région parisienne[19], le jour se lève (en heure d'hiver, soit UTC+1), vers 6 h 30 et la nuit tombe vers 19 h 15. En décalant l'horaire d'une heure en avant, le jour se lève vers 7 h 30, et la nuit tombe vers 20 h 15. Il y a économie seulement si la consommation d'électricité pour l'éclairage est moindre entre 6 h 30 et 7 h 30 par rapport à ce qu'elle est entre 19 h 15 et 20 h 15. Une vaste revue de la littérature datant de 2025 montre même que l'on peut s'attendre à l'avenir à une surconsommation d'électricité en raison de l'évolution des comportements d'utilisation[Lesquels ?] pendant l'heure d'été[20][réf. incomplète]. Cet effet s'atténue jusqu'au solstice d'été, le jour le plus long de l'année. À cette date, en l'absence de changement d'heure, le jour se lève vers 4 h 50 à Paris, et la nuit tombe vers 21 h. Avec le passage à l'heure d'été, le jour dure de 5 h 50 à 22 h environ. Compte tenu des habitudes sociales en France, supposées immuables et indépendantes du système d'heure, l'éclairage des habitations n'est pas nécessaire vers 5 h, heure où la majorité des habitants dorment. En revanche, un éclairage reste nécessaire en soirée. Le passage à l'heure d'été permet ainsi de prolonger d'une heure l'ensoleillement en soirée sans pour autant le réduire sur le début effectif de la journée pour les habitants. Ce mécanisme fonctionne à condition que le changement d'heure n'ait pas d'effet à long terme sur les habitudes sociales, qui souvent sont déterminées par le soleil. On observe ainsi que les habitants des pays situés à l'ouest de l'Europe (Espagne, France) se lèvent généralement plus tard que ceux vivant plus à l'est du même fuseau horaire (Allemagne, Autriche). L'heure du coucher étant en partie déterminée par l'arrivée de l'obscurité en été, l'introduction de l'heure d'été a pu jouer un rôle dans le décalage progressif des heures d'activités observé en France depuis quelques décennies[21], permis notamment par une plus grande flexibilité des horaires de travail. Si le décalage des horaires d'activités a pour origine le décalage progressif des horaires[Note 2], cela pourrait signifier que le bénéfice de ce dispositif n'est que transitoire. Dans quelques pays européens (Espagne, Luxembourg, France, Belgique et Pays-Bas), l'heure légale d'été est avancée d'environ 2 heures par rapport à l'heure solaire : il est « midi (solaire) à 14 h (légale) »[Note 3]. Consommation d'énergie et émissions de CO2[modifier le code] Plus l'usage de produits et d'appareils à forte efficacité énergétique se généralise, moins les bénéfices du dispositif sont réels, et si des économies d'énergie étaient encore réalisées sur l'éclairage en 2009, elles sont difficiles à évaluer sur le chauffage et la climatisation, d'après l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME)[22]. En France, une étude réalisée conjointement par le ministère de l'Industrie, EDF et l'ADEME estimait l'économie d'électricité en 2009 (pour l'éclairage) à environ 440 GWh. L'émission de 44 000 tonnes de CO2 aurait ainsi été évitée[22]. Cela correspond à 17 kWh/foyer/an (comptage hors industrie, entreprises), soit 0,015 % de la consommation énergétique de la France en 2014[23]. Cette proportion est en baisse continue sous l'effet conjugué de la baisse des dépenses d'éclairage et de la hausse de la consommation totale d'énergie. La généralisation des lampes fluorescentes, l'apparition des lampes électroluminescentes (LED) et l'adaptation de l'éclairage public à la luminosité ambiante participent également à l'amélioration de l'efficacité énergétique associée à l'éclairage et réduisent progressivement les bénéfices attribués au changement d'heure. D'après l'ADEME, le gain devrait toutefois perdurer et s'établir à 340 GWh en 2030[24]. Par ailleurs, le changement d'heure soulagerait le réseau électrique français en écrêtant le pic de consommation observé au printemps et à l'automne. Selon l'ADEME : « le changement d'heure en 2009 a provoqué une diminution de 3,5 gigawatts de la puissance appelée à 19 h ». Cet effet a déjà été démontré à plusieurs reprises et présente un intérêt particulier, car les pics de consommation élevés augmentent les coûts de production, de sorte que l'heure d'été permet potentiellement de réaliser des économies[20]. Controverse sur les économies d'énergie[modifier le code] Ces études n'incluent pas la consommation accrue de carburant des véhicules lors des soirées estivales. En incluant l'ensemble des coûts énergétiques, la Commission européenne considère « que les économies effectivement réalisées sont difficiles à déterminer, et, en tout cas, relativement limitées »[1]. L'effet du changement d'heure sur la consommation d'énergie est controversé. La baisse de la consommation pour l'éclairage pourrait être compensée par l'augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps ; un rapport de l'École des Mines de 1992[25] concluait cependant à un effet minime[Note 4] ; La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit les économies permises sur l'éclairage, qui étaient historiquement mises en avant ; Une étude portant sur l'État de l'Indiana conclut que la faible économie d'énergie réalisée sur l'éclairage est très largement annulée par une utilisation accrue du chauffage et de la climatisation. Le supplément d'énergie consommée est estimé dans ce rapport à environ 1 % sur l'ensemble de la période d'avancement, avec des pointes cumulées au-delà de 2 % au printemps et à l'automne, et au-delà de 10 % spécifiquement sur la climatisation[26]. Autres conséquences[modifier le code] Le changement d'heure est controversé pour plusieurs raisons. Effet sur la santé publique[modifier le code] Le changement d'heure a des effets négatifs sur la santé. Des études récentes montrent que l'avancement de l'heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l'hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins sept jours après le changement d'heure[27], et augmenter la fréquence des accidents du travail[28] et de la circulation[29],[30]. Selon le Dr Marc Schwob[Note 5] : « Changer d'heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l'attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s'adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d'adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l'endormissement plus difficile[31]. Ce problème se présente notamment dans les pays à heure d'été double[32] (et dans les pays nordiques). Influences en suicidologie : une progression des suicides et de la consommation de somnifères a été constatée en France depuis la crise pétrolière et l'instauration de l'heure d'été (double)[33],[34]. L'hypothèse d'un lien de causalité entre ces deux événements a été avancée. Pourtant, le gouvernement français considère qu'aucune corrélation isolant les différents paramètres ne permet de mettre en cause le dispositif de l'heure d'été comme étant facteur de suicide, l'augmentation des suicides à la suite de la crise pétrolière étant essentiellement due aux effets sociaux de la crise économique qui a suivi. En France, le retour à l'heure d'hiver entraîne un pic d'accidents pendant environ une semaine, notamment en fin de journée où le surcroît atteint +47 % pour les piétons[35]. Le phénomène est également observé en Belgique, où d'octobre à novembre le nombre d'accidents affectant les piétons pendant l'heure de pointe du soir augmente de 31 %. Le nombre de blessés graves et de tués parmi les piétons croît même de 80 % à Bruxelles[36]. Une synthèse sur le sujet par le Parlement européen concluait toutefois que l'effet sur la santé n'était globalement pas clair[37], mettant notamment en avant que selon certaines études le changement d'heure faciliterait les activités à l'extérieur, tandis que d'autres études considèrent que les effets négatifs sur les rythmes biologiques ont été sous-estimés[38]. Autres effets[modifier le code] Carte du monde des fuseaux horaires l'été.Carte du monde des fuseaux horaires l'hiver. L'instauration de l'heure d'été dans tous les pays européens entraîne des complications tant dans les télécommunications internationales que dans les transports. À l'inverse, le maintien du changement d'heure est parfois justifié par la nécessité de rester synchronisé avec les pays limitrophes qui changent d'heure[réf. souhaitée]. Les changements d'heure ont également une incidence notable sur les animaux domestiques : le changement d'heure de la traite des vaches laitières les perturbe profondément et il s'ensuit toujours une baisse de production de lait, et surtout du stress dont il est largement démontré qu'il altère la qualité du lait[39],[40],[41]. Un rapport remis au Sénat français en 1997[42] concluait : « Il ressort de l'ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l'heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l'agriculture, la protection de l'environnement et la sécurité routière. L'heure d'été a également une influence sur la sécurité routière. Des études montrent par exemple un risque accru d'accidents de la route au cours des deux premiers jours suivant le changement de printemps. Après le changement d'automne, les accidents mortels augmentent en particulier pendant une courte période, les jeunes conducteurs étant les plus touchés[20]. En outre, des effets économiques s'ajoutent. On peut ainsi supposer qu'après le changement, les personnes seront moins productives[43] et qu'il y aura plus d'accidents du travail[44]. De plus, les élèves apprennent nettement moins bien pendant l'heure d'été[45]. Cela peut nuire durablement à une économie nationale[20]. Traitement informatique[modifier le code] La norme ISO 8601 pour l'écriture des dates et heures permet un traitement informatisé de l'heure et du changement d'heure estival. La chaîne de caractères représentant l'heure indique le fuseau horaire accompagné du changement d'heure éventuel : par exemple, l'heure légale française est notée en hiver CET (Central European Time, heure d'Europe centrale) et en été CEST (Central European Summer Time, heure d'été d'Europe centrale). Pour éviter les malentendus ou d'éventuels bugs informatiques, les transporteurs évitent de programmer des départs au moment du retour à l'heure d'hiver. Par exemple en Europe, entre 2 h et 3 h : car en raison du décalage de 1 heure, il sera deux fois 2 h pendant la nuit. Heure d'été dans le monde[modifier le code] En raison de la faible variation de la durée diurne dans les régions proches de l'équateur, les pays tropicaux n'ont généralement pas recours au changement d'heure (voir carte ci-contre). Pourtant, certains le font, comme Haïti : le pays est passé à l'heure d'été de 1983 à 1996, en 2005, et de 2012 à 2015[46],[47]. En 2018, 70 pays environ changent d'heure[48][réf. non conforme], en tout ou partie. Les pays de l'Union européenne, dans leur partie ultramarine, ne changent pas d'heure. Hémisphère nord[modifier le code] Les pays de l'hémisphère nord qui ont recours au changement d'heure, notamment les États-Unis, le Canada (sauf les provinces de Saskatchewan et du Yukon), le Mexique et les pays européens (sauf l'Islande, la Russie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, l'Arménie, la Biélorussie et la Turquie[49], qui n'y ont pas ou plus recours), le font à des dates assez voisines. Les pays et régions suivants observent l'heure d'été à partir du deuxième dimanche du mois de mars, à 2 h, jusqu'au dernier dimanche d'octobre : Bahamas ; Bermudes ; Cuba ; Groenland, dans sa partie nord-ouest autour de Pituffik ; Îles Turques-et-Caïques. Le passage à l'heure d'été aux États-Unis, au Canada (voir ci-dessous pour plus de détails) et à Saint-Pierre-et-Miquelon, a lieu le deuxième dimanche de mars, à 2 h heure légale, et le retour à l'heure d'hiver a lieu le premier dimanche de novembre à 2 h heure légale depuis 2006 (Energy Policy Act de 2005). Le passage à l'heure d'été a ainsi été avancé de trois semaines. Des experts ont estimé en mars 2007 que cette décision pourrait entraîner une économie d'énergie de 4,4 milliards de dollars d'ici à 2020[50]. Certains territoires des États-Unis n'appliquent pas le changement d'heure : l'Arizona (la Nation navajo l'applique, à l'exception de la réserve Hopi, enclavée à l'intérieur de celle-ci) ; Hawaï ; les territoires extérieurs. Les pays et régions suivants observent l'heure d'été à partir du dernier dimanche du mois de mars jusqu'au dernier dimanche d'octobre, dans les deux cas à 1 h UTC : toute l'Europe, à l'exception de l'Islande, la Russie, la Géorgie, l'Arménie, la Biélorussie, la Turquie et l'Azerbaïdjan[51] ; Açores ; Îles Canaries ; Groenland (côte sud, sud-ouest et est, sauf la région de Danmarkshavn). D'autres pays, particulièrement au Moyen-Orient, appliquent l'heure d'été suivant des dates propres : Palestine, du troisième vendredi d'avril au troisième vendredi d'octobre, à minuit ; Israël, du vendredi précédant le dernier dimanche de mars (à 2 h, heure locale) jusqu'au dernier dimanche d'octobre (à 2 h aussi)[52] ; Égypte ; Liban. Canada[modifier le code] Le Canada a adopté les mêmes dates pour l'heure d'été que les États-Unis (sauf Terre-Neuve qui change d'heure à 1 h[53]) afin d'harmoniser les échanges économiques entre les pays[54]. Le passage à l'heure d'été au Canada a donc lieu le deuxième dimanche de mars, à 2 h heure légale, et le retour à l'heure d'hiver a lieu le premier dimanche de novembre à 2 h heure légale depuis 2006. Certains territoires du Canada n'appliquent pas le changement d'heure : la partie est de la Colombie-Britannique (L'entièreté de la province adopte l'heure d'été permanente dès le 8 mars 2026[55]) ; le Yukon depuis 2020[56] ; la Saskatchewan (la partie de l'agglomération de Lloydminster se situant dans cette province applique cependant l'heure d'été, comme l'Alberta voisine) ; l'île Southampton au Nunavut ; les régions d'Atikokan, New Osnaburgh et Pickle Lake en Ontario ; La Basse-Côte-Nord, une partie de la région Côte-Nord entre les villages de Kegaska et Blanc-Sablon, à l'extrême est du Québec. Union européenne[modifier le code] Depuis l'année 2002, les changements d'heure en été et en hiver ne peuvent se faire qu'à des dates prédéfinies[57],[17] : la période de l'heure d'été commence à 1 h UTC, le dernier dimanche de mars ; la période de l'heure d'été se termine à 1 h UTC, le dernier dimanche d'octobre. Un pays peut ne plus changer d'heure (à condition d'avertir au moins 3 ans à l'avance les autres pays membres) mais tant qu'il change il doit le faire à ces dates, fixées au moins cinq ans à l'avance. En septembre 2018, la Commission européenne propose de mettre fin au changement d'heure en 2019[58]. L'éventualité de cette réforme à relativement courte échéance préoccupe les compagnies aériennes, qui prévoient leurs horaires longtemps à l'avance[59]. France[modifier le code] Article connexe : Heure en France. De 1916 à 1945 : Les changements d'heure en été et en hiver se faisaient aux mêmes dates qu'au Royaume-Uni (heure de Greenwich). Lors de l'abandon du changement d'heure on s'y référa en appelant cette période celle de l'« heure solaire »[réf. nécessaire]. De 1945 à 1976 : Le changement d'heure est abrogé à l'automne, ce qui fait que la France reste à l'heure d'été, alors que le Royaume-Uni poursuit le changement d'heure. De 1945 à 1976, on se réfère à cette nouvelle heure en appelant cette période l'« heure allemande », l'« heure européenne », l'« heure légale » ou encore la « nouvelle heure », car le nouveau franc est mis en circulation le 1er janvier 1960[réf. nécessaire]. Jusqu'à 2001, les changements d'heure en été et en hiver se faisaient par décrets ou arrêtés publiés au Journal officiel : De 1976 à 1980 : Année Passage à l'heure d'été Passage à l'heure d'hiver 1 h CET à 2 h CEST[60] 1 h CEST à 0 h CET[60] 1976[15] 28 mars 26 septembre 2 h CET à 3 h CEST[60] 3 h CEST à 2 h CET[60] 1977[61] 3 avril 25 septembre 1978[62] 2 avril 1er octobre 1979[63] 1er avril 30 septembre 1980[64] 6 avril 28 septembre De 1981 à 1995[65],[66],[67],[68],[69],[70],[71],[72] : la période de l'heure d'été commence à 1 h UTC, le dernier dimanche de mars ; la période de l'heure d'été se termine à 1 h UTC, le dernier dimanche de septembre. De 1996 à 2001[72],[73] : la période de l'heure d'été commence à 1 h UTC, le dernier dimanche de mars ; la période de l'heure d'été se termine à 1 h UTC, le dernier dimanche d'octobre. Depuis 2002, le changement d'heure est défini de manière homogène dans toute l'Union européenne. Les départements et collectivités d'outre-mer (DOM-COM) n'observent pas l'heure d'été, à l'exception de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui change d'heure aux mêmes dates que les États-Unis. Hémisphère sud[modifier le code] Le changement d'heure a également lieu dans certains pays de l'hémisphère sud, de sorte que le décalage horaire entre un pays de l'hémisphère sud et un pays de l'hémisphère nord peut prendre trois valeurs différentes selon le moment dans l'année. Australie, du premier dimanche d'octobre au premier dimanche d'avril, à 2 h (heure légale) dans les États et territoires suivants : Australie-Méridionale ; Nouvelle-Galles du Sud ; Tasmanie ; Territoire de la capitale australienne ; Victoria ; Île Lord Howe : dans ce cas, l'heure d'été n'ajoute qu'une demi-heure. Chili. Le changement d'heure a été abrogé de manière immédiate et permanente le 28 janvier 2015[74]. Sur le territoire continental, le fuseau horaire était dès lors UTC−3, tandis que sur le territoire insulaire (Île de Pâques), le fuseau horaire était UTC−5, cela toute l'année. Toutefois, le pays a adopté à nouveau le changement d'heure l'année suivante, instituant un horaire d'été (UTC−3) du deuxième samedi d’aout au deuxième samedi de mai[75]. Nouvelle-Zélande, du dernier dimanche de septembre 2 h au premier dimanche d'avril, à 3 h[76]. Abrogation du changement d'heure[modifier le code] L'abrogation du changement d'heure (en restant à l'heure solaire moyenne du lieu + 1 h toute l'année sans changement) est parfois préconisée. Le rapport du Sénat français[42] de 1997 préconisait d'adopter l'heure UTC+1 (CET) toute l'année, et faisait valoir que si les pays voisins maintenaient le régime actuel, cela aboutirait à donner à la France l'heure de l'Allemagne pendant l'hiver et l'heure du Royaume-Uni pendant l'été. C'est cette heure constante qui a prévalu pour la majorité des pays européens entre 1945 et 1976. Pays ayant abandonné le changement d'heure[modifier le code] Argentine. L'heure d'été a été abandonnée en 2009[77]. Russie. Le changement périodique d'heure au printemps et à l'automne, qui avait été introduit le 1er avril 1981, a été officiellement abrogé par oukase (décret) du président de la fédération de Russie Dmitri Medvedev en février 2011[78],[79],[80]. La décision du président Medvedev reposait sur l'hostilité permanente de la population au changement d'heure, sur un vote de la Douma, et sur l'avis des scientifiques et des experts interrogés par l'exécutif. La Russie est donc restée à l'heure d'été toute l'année pendant trois ans. En 2014 toutefois, durant la nuit du 25 octobre au 26 octobre, la Russie a décidé d'effectuer un nouveau changement d'heure. Il ne s'agissait pas de réinstaurer un changement d'heure périodique, mais simplement de revenir à l'heure d'hiver toute l'année[81]. Voir aussi : Heure en Russie. Biélorussie. L'heure d'été a été abrogée par le décret 1229 signé par le conseil des ministres le 15 septembre 2011[82]. Arménie. L'heure d'été a été abrogée en janvier 2012[83]. Tunisie. L'heure d'été, réinstaurée en 2005[84], a été abrogée dès 2008 avec effet en mars 2009[85]. Plutôt que changer l'heure légale, la Tunisie préfère changer les heures d'activités en été, pour économiser l'énergie et favoriser l'adaptation à la chaleur estivale : la plupart des Tunisiens effectuent une séance de travail unique, de 8 h à 14 h 30 environ (13 h 30 le vendredi)[86],[87]. Brésil. 32 municipalités du Mato Grosso n'ont pas fait le changement d'heure prévu le 15 octobre 2011 dans le reste du Brésil[88]. Turquie. Le changement d'heure a été abandonné en 2016 par décision du Conseil des ministres turcs du 7 septembre 2016 faisant suite à la décision no 24005 du ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles en date du 6 septembre 2016[89]. Azerbaïdjan. Le changement d'heure a été abrogé en 2016[51]. Namibie. Le changement d'heure a été abrogé en 2017[90]. Brésil. Le changement d'heure a été abrogé sur l'ensemble du territoire national en 2019[91]. Pays ayant envisagé un abandon du changement d'heure[modifier le code] Aux États-Unis, l'État de l'Alaska a envisagé d'abandonner le changement d'heure, mais ce projet n'a pas abouti. Une proposition d'abolition est adoptée en première lecture par la Chambre des représentants le 27 mars 2009, mais elle est rejetée en avril 2010[92]. De même, l'État de l'Utah conserve le changement d'heure. Une proposition de loi est présentée en janvier 2012 par le républicain Jim Nielson, mais elle est rejetée le 7 février 2012[93]. Ukraine. Le 20 septembre 2011, le Parlement ukrainien adopte une résolution supprimant les changements horaires annuels par 266 voix sur un total de 450[94], mais il revient sur sa décision par 295 voix sur 450 le 18 octobre 2011[95]. Au Mexique, le président Andrés Manuel López Obrador a rendu public le 6 juillet 2022 sa proposition d'abandon de l'heure d'été. Si le congrès approuve cette proposition, le décret entrera en vigueur à partir du 1er novembre 2022[96]. Pour les municipalités situées sur la frontière nord avec les États-Unis, il est prévu de laisser la possibilité d'utiliser un horaire saisonnier exceptionnel, afin de suivre les voisins de l'autre côté de la frontière, étant donné les relations très intégrées dans ces régions. Union européenne : suppression possible[modifier le code] Article connexe : Heure en France. Lors d'une consultation organisée par la Commission européenne, en 2018, 83 % des 4,6 millions de citoyens ayant pris part à ce sondage se sont prononcés en faveur de la suppression du changement d'heure[97]. Cette suppression était également soutenue par le Parlement européen qui avait adopté en février 2018 une résolution demandant l'abrogation de cette mesure[98]. Le président de la Commission Jean-Claude Juncker a alors proposé aux États membres de supprimer le changement d'heure à partir d'avril 2019, tout en leur laissant le choix du fuseau horaire qui resterait comme aujourd'hui sous la souveraineté de chaque État membre[99]. Des pays comme la Suède, la Lituanie, la Finlande, la Pologne souhaitaient l'abandon du changement d'heure. De même, cette question est une priorité pour l'Allemagne, dont étaient issus 2⁄3 des sondés ayant participé à la consultation. Au contraire, le gouvernement italien souhaite traiter d'autres sujets avant de traiter de la question du changement d'heure[100]. Le Portugal, la Grèce et la Grande-Bretagne préfèreraient quant à eux conserver le système actuel[97]. Parmi les partisans du changement d'heure, il n'existe en octobre 2018 pas de consensus pour savoir si on conserve l'heure d'été (qui a la préférence des Allemands et des Autrichiens) ou bien l'heure d'hiver (préférée par les Tchèques et les habitants des pays scandinaves). Réunis en conseil des ministres fin octobre 2018, les États membres de l'Union européenne ont préféré reporter la décision à 2021, afin d'éviter que le marché unique ne se transforme en patchwork et de déstabiliser le transport aérien dont les plans de vol se programment 18 mois à l'avance[97]. Le Parlement européen a finalement approuvé la fin du changement d'heure saisonnier pour 2021 le 26 mars 2019. L'institution a précisé : « Les États membres garderont le droit de décider de leur fuseau horaire »[101],[102]. Cette liberté pourrait occasionner des difficultés de coordination entre les pays européens[103]. Toutefois, en 2022, aucune décision n'avait encore été prise, les pays européens ayant d'autres priorités, notamment la gestion de la pandémie de Covid-19[104],[105],[106]. Heure d'été constante[modifier le code] Plusieurs pays ou régions, telles que l'Argentine, l'ouest de la Chine, la Géorgie, le Kazakhstan, la Mongolie centrale et occidentale[107], la Namibie[90], le Sénégal, le Turkménistan et la Turquie, appliquent de fait une heure légale constante en avance de 1 heure environ sur l'heure solaire, si l'on se réfère à la localisation de leur méridien (multiple de 15°) le plus proche. La motivation principale de ce décalage est souvent la synchronisation des horloges avec les pays ou les régions limitrophes[Note 6]. Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] ↑ Les trains venant de la zone libre continuent de circuler avec une heure de retard dans la zone occupée, les trains venant de la zone occupée continuent d'attendre une heure supplémentaire à la ligne de démarcation. ↑ Instauration de l'horaire UTC+1 en 1940 puis de l'heure d'été double en 1976. ↑ Voir la liste des fuseaux horaires. Deux heures est une approximation, le décalage exact dépend de la longitude. ↑ Moins de 0,1 TWh pour la France. ↑ Les rythmes du corps : chronobiologie de l'alimentation, du sommeil, de la santé. ↑ Le Sénégal avec les pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, etc. Références[modifier le code] ↑ a et b « Communication de la Commission du 23 novembre 2007 », sur EUR-Lex. ↑ Benjamin Franklin, « Aux auteurs du journal », Journal de Paris, no 117,‎ 26 avril 1784, p. 511–513 ; version originale (en) « Benjamin Franklin's Essay on Daylight Saving: Letter to the Editor of the Journal of Paris, 1784 », sur webexhibits.org. ↑ Jacques Gapaillard, « Le canular de Benjamin Franklin », Pour la science, no 510,‎ avril 2020, p. 66-71 (lire en ligne, consulté le 8 avril 2020). ↑ (en) Christopher Klein, « 8 Things You May Not Know About Daylight Saving Time », sur History.com. ↑ Historique des changements d'heure pour : Paris (France), sur horlogeparlante.com. ↑ (en) « The History of Daylight Saving Time », sur Time and date. ↑ a b et c Gilles Krugler, « Allemagne, décembre 1918 : Les premières heures de l'occupation », Revue historique des Armées, no 254,‎ 2009, p. 76–81 (lire en ligne). ↑ a et b Histoire de l'heure d'été sur le site Calendriers Saga. ↑ « Depuis le IIIe Reich et du fait de la proximité entre les gouvernements français, espagnol et allemand, Madrid, Paris ou encore Bilbao et Brest ont la même heure que Berlin et Varsovie, alors que dans les faits, ces villes sont sur le fuseau horaire de Greenwich. 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Annexes[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Bibliographie[modifier le code] Arnaud Langrin, « Hiver, été, petite histoire des changements d'heure », La Tribune,‎ 28 octobre 2017 (lire en ligne, consulté le 29 mars 2021). Cathy Lafon, « C’est le retour à l’heure d’été ! Tout ce qu’il faut savoir sur l’histoire de l’heure en France », Sud Ouest,‎ 23 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 29 mars 2021). Articles connexes[modifier le code] Heure Heure d'hiver Temps solaire Fuseau horaire Heure allemande Standard Time Act Liens externes[modifier le code] « Changement d'heure : quand, comment, pourquoi… encore longtemps ? », sur Mairie de Paris, 23 mars 2021 (consulté le 29 mars 2021). v · mFuseaux horaires Fuseaux standards Du 180° au 90° Ouest (négatifs) −12:00 −11:00 −10:00 −09:30 −09:00 −08:00 −07:00 Du 90° Ouest au Méridien −06:00 −05:00 −04:00 −03:30 −03:00 −02:00 −01:00 Du Méridien au 90° Est ±00:00 +01:00 +02:00 +03:00 +03:30 +04:00 +04:30 +05:00 +05:30 +05:45 Du 90° Est au 180° +06:00 +06:30 +07:00 +08:00 +08:45 +09:00 +09:30 +10:00 +10:30 +11:00 Du 180° au 90° Ouest (positifs) +12:00 +12:45 +13:00 +14:00 Fuseaux liés à l'heure d'été −02:30 +13:45 Anciens fuseaux −04:30 −00:25 +00:20 +00:30 +01:24 +04:51 +05:30:21 +05:40 +06:19:51 +07:20 +07:30 +08:30 +11:30 Temps universel coordonné Liste des fuseaux horaires - Liste des fuseaux horaires par pays Liste de modifications de fuseaux horaires Ligne de changement de date Heure d'été - Heure d'été par pays (en) Liste des abréviations de fuseaux horaires (en) tz database Portail de l’énergie Portail du temps Portail de la politique <img style="border: none; position: absolute;" width="1" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1"; alt="" height="1"> Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Heure_d%27été&oldid=234603678 ».
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Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

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Guerre civile syrienne — Wikipédia

Guerre civile syrienne - Wikipédia

100 000 à 400 000 hommes, , , , 100 000 hommes 10 000 hommes 5 000 hommes Milices chiites étrangères :20 000 à 100 000 hommes, , 5 000 à 10 000 hommes, 5 000 à 10 000 hommes, 4 000 hommes 150 000 hommes au total 40 000

La guerre civile syrienne, aussi appelée révolution syrienne, est un conflit armé qui a lieu de 2011 à 2024 en Syrie. Elle débute dans le contexte du Printemps arabe par des manifestations majoritairement pacifiques en faveur de la démocratie contre le régime baasiste (du parti Baas) dirigé par le président Bachar el-Assad. Réprimé brutalement, le mouvement de contestation se transforme peu à peu en une rébellion armée. De nombreux belligérants participent au conflit qui connaît plusieurs phases. La majeure partie des premiers groupes insurgés se structurent autour de l'Armée syrienne libre (ASL), qui est fondée en juillet 2011. L'opposition politique en exil forme quant à elle le Conseil national syrien (CNS) en septembre 2011 puis la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (CNFOR) en novembre 2012. En 2012 et 2013, les rebelles s'emparent de la majeure partie du nord et de l'est de la Syrie, mais le régime de Bachar el-Assad résiste dans le sud et l'ouest du pays. L'opposition obtient des financements et des armes de la part de la Turquie, de l'Arabie saoudite, du Qatar, de la Jordanie, des États-Unis et de la France. Mais l'ASL est progressivement supplantée dans plusieurs régions par des groupes islamistes sunnites ou salafistes, comme Ahrar al-Cham ou Jaych al-Islam, ou encore par des groupes salafistes djihadistes, comme le Front al-Nosra, reconnu en 2013 comme la branche syrienne d'al-Qaïda. Le régime syrien est quant à lui soutenu indéfectiblement par l'Iran, qui lui fournit des financements pour contourner les sanctions internationales et qui dépêche dès le début du conflit des officiers du corps des gardiens de la révolution islamique et des dizaines de milices islamistes chiites venues du Liban, d'Irak ou d'Afghanistan, comme le Hezbollah, l'Organisation Badr ou la Division des Fatimides. En 2012, un autre acteur, le Parti de l'union démocratique (PYD), aile syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), prend avec sa branche armée, les Unités de protection du peuple (YPG), le contrôle des régions kurdes, au nord de la Syrie. Le rapport des forces en présence est bouleversé par l'apparition en Syrie de l'organisation salafiste djihadiste État islamique en Irak et au Levant (EIIL) — rebaptisé ensuite État islamique (EI) — qui en 2014 entre en conflit contre tous les autres belligérants, s'empare de l'est de la Syrie, ainsi que du nord-ouest de l'Irak, et proclame la restauration du califat. En septembre 2014, menée par les États-Unis, une coalition internationale formée contre l'État islamique commence à mener des bombardements en Syrie et décide d'appuyer les YPG. Forts du soutien américain, les Kurdes remportent une première victoire à Kobané en janvier 2015, forment en octobre 2015 une alliance avec des groupes arabes qui prend le nom de Forces démocratiques syriennes (FDS), et lancent une campagne contre les djihadistes qui aboutit en octobre 2017 à la chute de Raqqa, la « capitale » syrienne de l'EI. La Turquie intervient également militairement en Syrie : d'abord contre l'État islamique en 2016 et 2017, avant d'attaquer les FDS en 2018 en raison de leurs liens avec le PKK. De son côté, la Russie entre dans le conflit syrien en septembre 2015 en intervenant militairement pour soutenir le régime syrien. Cette intervention redonne l'avantage au camp loyaliste : l'armée syrienne et ses alliés remportent des victoires décisives à Alep en décembre 2016, à Homs en mai 2017, à Deir ez-Zor en novembre 2017, dans la Ghouta en mai 2018 et à Deraa en juillet 2018. Après quatre années de guerre larvée, le conflit est relancé fin novembre 2024 par une offensive de Hayat Tahrir al-Cham dans la région d'Alep. L'armée syrienne s'effondre aussitôt et de nouveaux soulèvements éclatent à travers le pays. En douze jours, toutes les villes tombent aux mains de l'opposition et le régime est renversé. Le 8 décembre, Bachar el-Assad abandonne Damas et s'enfuit en Russie, marquant la fin du régime baathiste, dirigé par la famille Assad depuis le coup d'état de 1970. La chute du régime et la fin de la guerre civile n'ont cependant pas mis un terme aux violences : outre la poursuite des violences intercommunautaires, plusieurs insurrections éclatent contre le nouveau gouvernement dirigé par Ahmed al-Charaa. En se prolongeant dans le temps, le conflit syrien est devenu à la fois une guerre civile, une guerre confessionnelle et une guerre par procuration. Entre 2011 et 2024, le conflit a fait plus de 500 000 morts d'après les estimations de diverses ONG. La moitié de la population est déplacée pendant le conflit, et cinq à six millions de Syriens ont fui le pays, soit le quart de la population. Des attaques à l'arme chimique et de nombreux massacres, crimes de guerre et crimes contre l'humanité ont été commis, principalement par le régime syrien et par l'État islamique. Le camp loyaliste syrien est responsable de la grande majorité des victimes civiles de la guerre par ses bombardements aériens massifs et par la répression exercée contre l'opposition, qualifiée de politique d'« extermination » par l'ONU : entre 70 000 et 200 000 personnes ont disparu dans les prisons du régime, au moins 17 000 d'entre elles y ont été torturées à mort et plus de 5 000 à 13 000 autres ont été exécutées par pendaison, principalement dans la prison de Saidnaya. Contexte[modifier le code] Gouvernement el-Assad[modifier le code] Articles détaillés : Parti Baas syrien, Hafez el-Assad et Bachar el-Assad. En 1946, la Syrie devient une république indépendante avec la fin du mandat français, mais la phase démocratique prend fin en mars 1949 avec un coup d'État soutenu par la CIA et suivi de deux autres la même année[44],[45]. À la faveur de ces évènements, le général Chichakli établit un régime parlementaire avant d'imposer son pouvoir personnel par un nouveau coup d'État en novembre 1951[46]. En février 1954, à l'issue d'un soulèvement populaire, les civils reprennent le pays. De 1958 à 1961, lors du rapprochement avec l'Égypte et de l’avènement de la République arabe unie, le régime parlementaire syrien est brièvement remplacé par un régime présidentiel extrêmement centralisé[47]. Après la rupture avec l'Égypte en 1961, la branche syrienne du Parti Baas (laïque nationaliste et socialiste) accède au pouvoir, en mars 1963, à la suite d'un coup d'État. En février 1966, un putsch renverse Michel Aflak et Salah Eddine Bitar, les dirigeants historiques du Parti[48] et le général Hafez el-Assad, alors ministre de la Défense, engage une « révolution correctrice » qui le porte au poste de Premier ministre en novembre 1970. En mars 1971, Assad se proclame Président — il le restera jusqu'à sa mort en 2000. De 1976 à 1982, il mate une insurrection islamique. Le Parti Baas s'installe comme l'autorité politique de référence dans un système de parti unique. Les Syriens ne peuvent qu'approuver leur Président par référendum. Jusqu'à la mise en place, en 2012, d'un système contrôlé par le régime, ils ne sont pas invités à choisir entre plusieurs partis pour élire le corps législatif[49]. Succédant à son père au décès de ce dernier, Bachar el-Assad — et son épouse Asma el-Assad, une sunnite née et élevée en Grande-Bretagne — inspirent des espoirs de réforme démocratique[50]. De juillet 2000 à août 2001, des débats sociaux et politiques animent une nouvelle phase qualifiée de « printemps de Damas »[51]. Pendant cette période, se développent en Syrie de nombreux forums politiques et des lieux de réunion privés où les citoyens débattent de questions politiques et sociales et d'où émergent des activistes comme Riad Seïf, Haitham al-Maleh, Kamal al-Labwani, Riad al-Turk et Aref Dalila[52]. Tandis que les hypothèses réformistes issues du Parlement et les promesses de changement de Bachar el-Assad restent largement lettre morte[53], le printemps de Damas prend fin en août 2001 avec l'arrestation et l'emprisonnement de dix des principaux leaders après leur appel à la désobéissance civile et à des élections démocratiques[54]. En 2003, malgré les promesses de démocratisation, les élections législatives s'effectuent toujours dans le cadre d'un régime autoritaire : les partis d'opposition ne sont pas légalisés, les deux-tiers des sièges de députés sont réservés à l'avance au Front national progressiste, les campagnes électorales des candidats indépendants ne sont pas couvertes par les médias officiels, etc[55]. En 2005, à l'occasion du dixième congrès du parti Baas, Bachar el-Assad opère un transfert des pouvoirs exécutifs du parti vers le gouvernement, autonomisant ce dernier et consolidant ainsi son autorité politique[56]. Toute l'administration est sous surveillance des 4 branches du Renseignement, un complexe sécuritaire commandé directement par Bachar el-Assad. Les moyens considérables des différents services de renseignement leur permettent d'opérer également dans d'autres secteurs comme l'économie ou les organisations de la société civile. L'état d'urgence, en vigueur jusqu'en 2011, leur donne un pouvoir étendu de coercition[57]. Sous la présidence de Bachar el-Assad, même si la durée des peines de prison diminue, le nombre d'incarcérations pour contestation politique reste élevé[58]. La censure perdure, notamment celle de la presse, informée par l'Administration de la censure des sujets non autorisés et de la façon de traiter les sujets autorisés[59]. Lors des élections de 2007, de nouvelles promesses de libéralisation politique ne sont absolument pas tenues. Bachar el-Assad reste dans la voie tracée par son père[60]. Géographie et écologie[modifier le code] L’essentiel du territoire syrien est constitué par un vaste plateau calcaire surmonté de quelques reliefs anciens et traversé au nord-est par l'Euphrate. Le pays est bordé au nord par la Turquie, à l'est par l'Irak et au sud par la Jordanie, Israël et le Liban. Le pays possède une façade maritime ouvrant sur la Méditerranée. La majorité de la population syrienne réside dans les villes et les principales agglomérations sont situées sur la bande côtière (Tartus, Banias, Lattaquié, Jableh), dans l'ouest (Alep, Homs, Hama) et le sud du pays (Damas, Deraa). À cette géographie physique, se superposent une géographie humaine (ruraux/urbains) et une géographie ethno-religieuse (sunnites, chiites, alaouites, druzes, chrétiens, kurdes), qui rendaient déjà difficile toute représentation exacte de la situation avant la guerre civile. Le développement du conflit a compliqué la tâche des cartographes, au point que la représentation des opérations et des zones d'influence fait désormais partie d'une véritable « guerre des cartes » participant à la propagande et à la désinformation[61]. Cette configuration a conditionné la dynamique du conflit : la contestation a débuté dans les zones urbaines où étaient concentrés des griefs d'ordre économique et ethno-religieux contre le pouvoir en place. La répression s'est abattue sur les localités considérées comme rebelles, où le conflit a fait apparaître les fractures économiques, ethniques et religieuses entre centre, banlieue, périphérie et quartiers « informels ». Le conflit s'est ainsi installé au cœur des villes, où les combattants ont fait assaut de férocité pour assiéger et réduire leurs adversaires, quartier par quartier, et où les populations civiles ont payé un très lourd tribut aux violences. La rareté de la ressource en eau, les trois années de sècheresse de 2007 à 2010 et leurs conséquences humaines et environnementales ont joué un rôle dans la création de conditions propices à la guerre civile en Syrie, mais, selon M.D. King, « ce sont la discrimination systématique et la mauvaise gestion de l'eau par le régime d'Assad qui ont conduit à la conflagration totale en Syrie. En bref, le climat n'était pas le seul coupable ». Par ailleurs, pendant le conflit, l'eau a été instrumentalisée par les belligérants[62],[63],[64],[65]. Démographie[modifier le code] Article détaillé : Démographie de la Syrie. Composition ethno-religieuse de la Syrie. Estimations de 2012[66]. Arabes-Sunnites (70 %)Arabes-Alaouites (10 %)Kurdes-Sunnites (8,5 %)Chrétiens-Grecs-orthodoxes (3,6 %)Syriens-Orthodoxes (2,1 %)Melkites-Catholiques byzantins (1,8 %)Arabes-Druzes (1,1 %)Arabes-Ismaéliens (0,5 %)Autres musulmans (chiites, duodécimains, Tcherkesses sunnites, Turkmènes/Turcomans sunnites) (2,4 %) Il n'existe pas de recensement officiel des confessions en Syrie et les estimations varient en fonction des sources. Un article français de 1955 brosse le portrait confessionnel et ethnique de la Syrie au seuil de son indépendance[67]. Un rapport d'un groupe interparlementaire du Sénat français datant de 2007[68] fait état de la répartition suivante : Sunnites 74 % Alaouites 10 % Chiites 3,5 % Druzes 1,5 % Chrétiens 10 % (chrétiens syriaques orthodoxes, chrétiens grecs-catholiques, chrétiens grecs-orthodoxes, chrétiens arméniens grégoriens et autres chrétiens). Selon d'autres chiffres publiés en 2012[69], la répartition serait la suivante : Arabes sunnites 72,8 % Kurdes sunnites 8,3 % Arabes alaouites 10,2 % Arabes druzes 1,8 % Arabes chiites ismaéliens 0,9 % Arabes chiites duodécimains 0,4 % Tcherkesses sunnites 0,3 % Turkmènes - Turcomans sunnites 0,6 % Kurdophones yézidis 0,1 % Chrétiens 4,6 %. Les chrétiens se répartiraient ainsi : Arabes de religion grecque orthodoxe : 526 000 Arabes de religion grecque catholique: 121 000 Arméniens apostoliques : 121 000 Jacobites 89 000 Maronites 29 000 Arméniens catholiques 26 000 Protestants 21 000 Nestoriens 20 000 Syriaques catholiques 18 000 Chaldéens catholiques 14 000 Catholiques latins 9 000. Du point de vue religieux, la famille Assad est issue de la minorité des Alaouites, une branche du chiisme qui engloberait 10 % de la population syrienne[70]. Ses adeptes occupent de nombreux postes dans les services de sécurité syriens[71], ce qui génère du ressentiment chez les Sunnites[72] qui représentent plus de 60 % de la population syrienne. Maher el-Assad le frère cadet d'Assad commande la 4e Division blindée, un corps d'élite de l'armée syrienne. Jusqu'à sa disparition dans l'attentat du 18 juillet 2012, Assef Chaoukat, son beau-frère, était vice-ministre de la Défense. Les Kurdes de Syrie ont également protesté contre les discriminations ethniques et la négation de leur identité culturelle et de leur langue[73],[74]. Ils constituent 8,5 à 11 % des syriens. Ils ne constituent pas une confession en soi, mais sont majoritairement sunnites. Ils sont regroupés au nord-est du pays sur la frontière turque, ainsi que dans la province d'Alep, le Jazirah et la banlieue de Damas. Cette population au fort sentiment communautaire met à profit l’affaiblissement de l'armée syrienne en juillet 2012 pour investir plusieurs villes du Nord du pays[75]. La part des chrétiens dans la population totale a fortement baissé au cours des dernières décennies, cette population émigrant beaucoup et ayant un taux de natalité faible. Le 15 décembre 2011, les patriarches d'Antioche, chefs spirituels des chrétiens, lancent un appel à la paix et à un arrêt des sanctions internationales contre la Syrie[76]. Les chrétiens sont très inquiets des manifestations du vendredi et ont en mémoire leurs coreligionnaires irakiens qu'ils ont accueillis après les massacres, les quartiers mixtes seraient désertés de 80 % de leurs habitants chrétiens, notamment en décembre pour célébrer Noël[77]. Aspects socio-économiques[modifier le code] Le mécontentement contre le régime est plus grand dans les zones les plus pauvres du pays, parmi les Sunnites conservateurs et dans les localités ayant un taux de pauvreté élevé, comme Deraa et Homs, ainsi que dans les zones rurales touchées par la sècheresse de 2001, et les quartiers les plus déshérités des grandes villes[78]. Les inégalités ont eu tendance à s'accroître après la mise en place, dans les dernières années du règne de Hafez el-Assad, de politiques favorisant le libre marché et avec leur développement après l'arrivée au pouvoir de son fils. Ces politiques, orientées vers le tertiaire, ont profité à une minorité de la population ayant des liens avec le gouvernement et aux membres des communautés sunnites marchandes de Damas et d'Alep. Selon le Programme des Nations unies pour le développement, en 2005, 30 % des Syriens vivent en dessous du seuil de pauvreté et le taux du chômage est estimé à 18 %[79]. Bachar el-Assad veut s'inspirer du modèle chinois et, en 2005, le Congrès du parti Baas annonce une politique de « transition vers une économie sociale de marché »[79],[80]. En 2008, le chômage se situe entre 20 et 25 %[80], et, dans le contexte d'une démographie croissante, les jeunes sont extrêmement touchés : ils sont 6 fois plus au chômage que les adultes[81]. La moitié de la population a moins de 20 ans[82]. Le symbole du « capitalisme des copains » mis en place par le régime est Rami Makhlouf, cousin du président Bachar el-Assad. Rami Makhlouf posséderait, directement ou indirectement, 60 % du secteur privé en Syrie. Pour les Syriens, lui et son entourage d'affairistes personnalisent la corruption endémique que leur misère ne permet plus de supporter. Au début de la révolte en 2011, la société de télécommunication SyriaTel de Rami Makhlouf, qui est exonérée de l'impôt sur les sociétés, focalise les critiques. À Deera, le siège de la compagnie est incendié[83]. D'après certains chercheurs et le département de la Défense des États-Unis, la sècheresse qui a frappé la Syrie entre 2006 et 2010 a contribué à faire éclater la révolte. 800 000 Syriens ont vu leurs revenus chuter de 90 %, leurs terres s'étant asséchées. La crise de l'eau est concomitante à la politique du gouvernement qui a dérèglementé le secteur agricole, vendu de vastes étendues de terre à l'agro-industrie, développé une agriculture d'exportation notamment avec le coton, ce qui a entraîné la salinité des terres par utilisation excessive de l'irrigation et la pollution des puits par les nitrates, etc[80],[84],[85]. Droits humains[modifier le code] Article détaillé : Droits de l'homme en Syrie. La situation des droits humains en Syrie a été, de longue date, durement critiquée par les organisations internationales[86]. Le pays a été en état d'urgence de 1963 à 2011, interdisant les rassemblements de plus de cinq personnes et conférant aux forces de sécurité des pouvoirs étendus en matière d'arrestation et de détention[87]. En juillet 2010, l'organisation Human Rights Watch conclut dans un rapport qu'en dépit des promesses d'une plus grande transparence et d'une démocratisation faites par Bachar el-Assad dix ans plus tôt, pratiquement rien n'a été fait pour améliorer la situation des droits humains en Syrie, notamment en ce qui concerne la liberté d'expression, la torture et le traitement de la minorité kurde[88]. À l'exception du Parti Baas, toutes les autres formations politiques ont été interdites, faisant de la Syrie un pays à parti unique sans élections démocratiques[89]. La liberté d'expression, d'association et de réunion étaient étroitement surveillées avant le soulèvement et les autorités harcelaient les défenseurs des droits de l'homme ainsi que les personnalités critiques vis-à-vis du régime et les détenaient, souvent sans procès, dans des conditions inhumaines et en ayant recours à la torture[90]. Les femmes et les minorités ont subi des discriminations dans le secteur public. Des milliers de Kurdes syriens se sont vu refuser la nationalité en 1962, et leurs descendants continuent à être considérés comme « étrangers »[91]. Depuis 2004, des émeutes récurrentes ont exacerbé les tensions dans les zones kurdes du pays. La situation a entrainé des heurts réguliers entre les manifestants kurdes et les forces de l'ordre[92],[93]. Forces en présence[modifier le code] Camp pro-gouvernemental[modifier le code] Régime el-Assad[modifier le code] Bachar el-Assad, président de la République arabe syrienne entre 2000 et 2024. Mohammed Naji al-Otari, Premier ministre de la Syrie, de 2003 à 2011. Riad Hijab, Premier ministre de la Syrie, en 2012. Il rejoint ensuite l'opposition. Wael al-Halki, Premier ministre de la Syrie, de 2012 à 2016. Imad Khamis, Premier ministre de la Syrie, de 2016 à 2020. Hussein Arnous, Premier ministre de la Syrie de 2020 à 2024. La position du gouvernement vis-à-vis de la révolte armée est d'incriminer des « groupes armés antigouvernementaux » ou des « islamistes armés », ainsi que des « ingérences extérieures » occidentales et des infiltrations d'armes commanditées par des pays adverses, dont le Qatar et l'Arabie saoudite. Ainsi, le 3 juin 2012, Bachar el-Assad affirme dans une allocution télévisée que l'État syrien fait « face à une véritable guerre menée de l'étranger »[94]. Rappelant qu'après les attentats du 11 septembre 2001, la Syrie a été une base arrière des djihadistes étrangers comme le Français Boubaker El Hakim, le journaliste David Thomson estime fin 2016 que « le régime Assad a toujours instrumentalisé les djihadistes en sa faveur et aujourd’hui, il doit sa survie à la présence de l’État islamique. Donc en aucune manière ce régime ne peut être considéré comme la solution face au djihadisme[95]. ». Défections dans le camp loyaliste[modifier le code] Début juillet 2012, le général Manaf Tlass, intime de Bachar el-Assad tombé en disgrâce et fils de l'ancien ministre de la défense de Hafez el-Assad, fait défection[96] et se présente à la troisième réunion des Amis du peuple syrien qui se tient à Paris. Le 11 juillet 2012, l'ambassadeur de Syrie en Irak Naouaf Fares fait également défection[97]. À la mi-juillet 2012, 18 généraux, et de nombreux officiers et soldats de l'armée syrienne ont abandonné le gouvernement et se sont réfugiés en Turquie avec leurs familles[98]. Le 6 août 2012, le Premier ministre Riad Hijab fait défection deux mois après sa nomination et rejoint l'opposition[99]. Mi-août 2012, une dizaine de diplomates syriens à l'étranger ont officiellement rejoint la contestation[100]. Armée arabe syrienne[modifier le code] Articles détaillés : Forces armées syriennes et Armée syrienne. Ali Abdallah Ayyoub, chef d'état-major des Forces armées syriennes de 2012 à 2018, puis ministre de la Défense de 2018 à 2022. Maher al-Assad, frère du président Bachar el-Assad, général de la 4e division blindée. Avant le soulèvement, les troupes régulières de l'armée syrienne comptaient environ 325 000 hommes, dont 220 000 dans l'Armée de terre et le reste réparti entre la marine, l'armée de l'air et la défense aérienne. À ces effectifs venaient s'ajouter 280 000 à 300 000 réservistes. Dès le mois de juin 2011, des défections sont signalées. En juillet 2012, l'Observatoire syrien des droits de l'homme estimait que des dizaines de milliers de soldats avaient déserté. Selon des experts occidentaux, ces défections, bien que dommageables pour le moral, n'avaient pas altéré la force de frappe de l'armée syrienne, la plupart des déserteurs étant issus de la communauté sunnite, dont les membres n'ont jamais occupé de poste de responsabilité dans le dispositif. En mars 2013, selon l'International Institute for Strategic Studies de Londres, l'effectif régulier de l'Armée de terre syrienne était tombé à 110 000, en raison des défections, des désertions et des victimes. Le gouvernement ne peut alors réellement compter que sur les contingents alaouites : les Forces spéciales, la Garde républicaine et deux divisions d'élite (3e et 4e divisions), soit 50 000 hommes au total[3]. De son côté, The Institute for the Study of War estime dans un rapport publié le 15 décembre 2014, que les forces de l'armée syrienne sont passées de 325 000 hommes au début du conflit à 150 000 hommes au début de l'année 2015[101]. Dès 2013, l'armée syrienne est affaiblie par de très lourdes pertes. Les unités d'élite sont décimées et des troupes sunnites sont maintenues en garnison dans les casernes de peur qu'elles ne passent à la rébellion. Les officiers se muent en seigneurs de guerre vivant du racket et des trafics. Progressivement, l'armée syrienne est supplantée par des milices et des troupes étrangères alliées[102]. Bases de l'Armée de l'air syrienne Abu ad-Duhur Al Qusayr As Suwayda Marj Ruhayyil Rasin el Aboud Sayqal Shayrat Taftanaz Tiyas Deir ez-Zor Tabqa Tiyas Jirah Palmyre An Nasiriyah Dumeir Hama Khalkhalah Mezze Menagh Qabr as Sitt Chabiha[modifier le code] Article détaillé : Chabiha. Les chabiha sont des milices pro-gouvernementales non officielles généralement issues de la communauté alaouite. Le gouvernement les a utilisées régulièrement, au début des troubles, pour disperser les manifestations et faire régner l'ordre dans les quartiers en effervescence[103],[104],[105]. Quand les manifestations ont laissé place au conflit armé, l'opposition a commencé à nommer « shabiha » tout civil pro-Assad participant à la répression du soulèvement[106]. L'opposition a accusé les shabiha d'être à l'origine de nombreux abus commis à l'encontre des manifestants et des opposants[106] ainsi que de pillages et de déprédations[107],[108]. Les chabiha auraient été créés par Bassel al-Assad dans les années 1980 pour être utilisés par le gouvernement en période de crise[109]. On les a décrits comme « des paramilitaires alaouites de mauvaise réputation, accusés d'être les hommes de main du régime d'Assad[110] », des « mercenaires loyaux envers Assad[111] » et selon l'Arab Center for Research and Policy Studies, basé au Qatar, « des gangs à demi hors-la-loi, composés d'hommes de main proches du régime[111] ». Fin 2012, les chabiha fusionnent avec plusieurs autres milices pour former la Jaych al-Shabi, qui devient ensuite les Forces de défense nationale[7]. En décembre 2012, les shabiha ont été listés comme des organisations terroristes par les États-Unis[112] Forces de défense nationale[modifier le code] Article détaillé : Forces de défense nationale. Formées initialement sous le nom de « Jaych al-Shabi », à la fin de l'année 2012 par la fusion de plusieurs milices, les Forces de défense nationale (FDN) rassemblent environ 100 000 hommes[113],[114]. Elles reçoivent équipements et salaires du gouvernement[115],[116], mais elles sont formées et organisées par le corps des gardiens de la révolution islamique[117]. La plupart de ces miliciens sont Alaouites, mais certains sont également chrétiens ou druzes[118],[115],[117]. Milices chiites[modifier le code] Dès l'été 2011, de nombreuses milices chiites, armées et entraînées par l'Iran, sont déployées en Syrie aux côtés des forces loyalistes. Ces combattants invoquent la protection de la mosquée de Sayyida Zeinab, près de Damas, un haut lieu de pèlerinage chiite, pour justifier leur intervention. Les milices sont présentes dès le début du conflit, mais leur nombre augmente sensiblement par la suite. En 2016 jusqu'à 50 milices chiites sont présentes en Syrie. Les groupes les plus importants sont le Hezbollah, la Brigade Abou al-Fadl al-Abbas, l'Organisation Badr, Asaïb Ahl al-Haq, le Harakat Hezbollah al-Nujaba, la Brigade des Fatimides, les Brigades de l'imam Ali et la Saraya al-Khorasani[119]. Début 2014, le nombre des combattants est estimé entre 5 000 à 10 000[120], puis entre 20 000 et 40 000 début 2016[9], entre 40 000 et 60 000 fin 2016[10], et jusqu'à un maximum de 100 000 combattants en 2018[11]. Ils sont pour la plupart Irakiens, Syriens, Iraniens, Libanais, Afghans, mais on compte aussi des Pakistanais, des Yéménites[119],[102]. Leur salaire est versé par le régime syrien[9],[120]. D'après des responsables politiques chiites et le ministre des Affaires étrangères irakien Hoshyar Zebari, les combattants en question n'ont cependant pas reçu de feu vert officiel de la part des chefs de leurs mouvements ou du gouvernement irakien, dominé par les chiites, pour aller combattre en Syrie[121],[122],[123],[124]. Hezbollah[modifier le code] Article détaillé : Hezbollah. Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah de 1992 à 2024. En 2012, le Hezbollah, milice libanaise chiite pro-iranienne, envoie des forces en Syrie pour appuyer le régime de Damas qui lui assure un important soutien logistique dans sa lutte contre Israël[125],[126],[127]. Fin avril 2013, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, reconnaît officiellement la participation de son organisation aux combats en Syrie[128],[129]. D'après l'universitaire Thomas Pierret, « le Hezbollah cherche à protéger les points stratégiques syriens qui lui permettent d’acheminer des armes venues d’Iran »[130]. Le 25 mai 2014, Hassan Nasrallah déclare que le Hezbollah se bat en Syrie parce que Damas « a nourri et protégé la résistance libanaise ». Accusé par ses détracteurs de baisser la garde contre Israël en envoyant des combattants en Syrie, il s'est dit convaincu de la victoire finale du régime d'el-Assad et a assuré que le Hezbollah avait « toujours la capacité de dissuader Israël » et que « c’est l’une des inquiétudes de l’ennemi israélien : il regarde la Syrie et l’Iran et il voit qu’ils donnent toute l’aide qu’ils peuvent à la résistance »[131]. Avec entre 5 000 à 8 000 hommes déployés en Syrie, le Hezbollah fournit le plus gros contingent de miliciens chiites étrangers[132],[133]. Malgré les lourdes pertes subies, militairement le Hezbollah monte fortement en puissance lors de la guerre civile syrienne[134],[135]. Opposition politique : CNS et CNFOR[modifier le code] Articles détaillés : Conseil national syrien et Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution. Mouaz al-Khatib, président de la CNFOR, de 2012 à 2013. Georges Sabra, président de la CNFOR en 2013. Ahmad Jarba, président de la CNFOR de 2013 à 2014. Hadi al-Bahra, président de la CNFOR de 2014 à 2015. Khaled Khoja, président de la CNFOR de 2015 à 2016. Le Conseil national syrien est une autorité politique de transition créée le 15 septembre 2011 et officialisée les 1er et 2 octobre 2011 à Istanbul, en Turquie, pour coordonner l'opposition au régime de Bachar el-Assad, en Syrie et dans les pays tiers[136]. Composé de 400 membres et dominé par les sunnites, le CNS rassemble plus de 30 organisations d'opposants[137] dont les Frères musulmans (qui y sont majoritaires[138],[139],[140]), des libéraux mais aussi des partis kurdes et assyriens[141],[142]. Le 11 novembre 2012, le CNS adhère à la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution dont il reste la principale composante[143]. La Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (ou Coalition nationale syrienne), est une autorité politique de transition créée le 11 novembre 2012 à Doha, au Qatar. Siégeant au Caire[144], plus large que le CNS, bien financée et largement reconnue au niveau international[145],[146],[147],[148],[149],[150],[151] la Coalition engage « les parties signataires à œuvrer pour la chute du régime, et de tous ses symboles et piliers, et pour le démantèlement de ses organes de sécurité, en poursuivant tous ceux qui ont été impliqués dans des crimes contre les Syriens ». Denise Natali, professeur à la National Defense University, estime que la Coalition représente mieux les intérêts de ses soutiens étrangers que ceux des Syriens de l'intérieur, et ne se distingue du CNS que par une allégeance au Qatar et aux autres États du golfe Persique plutôt qu'à la Turquie[152]. Opposition armée : Armée syrienne libre, Ahrar al-Cham, Front al-Nosra et autres groupes[modifier le code] Selim Idriss, commandant en chef de l'Armée syrienne libre de 2012 à 2014 et chef de l'Armée nationale syrienne de 2019 à 2021. Abdul Jabbar al-Oqaidi, chef du Conseil militaire d'Alep en 2012. Abd al-Qader Salah, chef du Liwa al-Tawhid. Hassan Aboud, chef et fondateur d'Ahrar al-Cham. Zahran Allouche, chef et fondateur de Jaych al-Islam. Yasser Abdel Rahim, chef de Faylaq al-Cham et de Fatah Halab. Ahmed al-Charaa, dit Abou Mohammed al-Joulani, chef du Front al-Nosra, puis de Hayat Tahrir al-Cham. À l'automne 2011, face à la répression, des défections se produisent dans les rangs gouvernementaux et une frange de l'armée semble se constituer en opposition armée au gouvernement. Deux groupes de soldats séditieux, l'Armée syrienne libre (créée en juillet 2011 par le colonel Riad al-Asaad) et le Mouvement des officiers libres, se forment[153]. Ils fusionnent en septembre 2011 sous l'égide du premier, alors que les attaques de déserteurs contre les forces gouvernementales se multiplient[154],[155],[156]. Le 29 novembre 2011, l'ASL reconnaît l’autorité du Conseil national syrien (CNS)[157]. Fin août 2012, à l'instigation de la France et de la Turquie, plusieurs centaines d'officiers, déserteurs de l'armée syrienne, se réunissent à Istanbul, autour du général Mohamed Al Haj Ali, le plus gradé d'entre eux, et décident de placer l'ensemble des brigades rebelles sous son commandement. Le projet échoue en raison des dissensions entre bailleurs de fonds et de la montée en puissance des djihadistes étrangers dans le nord du pays. Alors que le clan el-Assad resserre les rangs, l'option d'un retournement des forces armées, déterminant dans la chute des régimes tunisien et égyptien, s'éloigne définitivement[158]. L'ASL ne forma cependant jamais une armée unie, elle devient progressivement un simple label dont se réclament certains groupes rebelles indépendants de fait[159]. En 2015, elle regroupait environ 70 factions, la plupart dans le sud de la Syrie, rassemblées au sein du Front du Sud[160]. Parmi les principales brigades affiliées à l'ASL figurent ; la Brigade Ahfad al-Rassoul, la Brigade al-Farouq, le Liwa al-Tawhid, les Brigades des martyrs de Syrie, le Mouvement Hazm, l'Armée de Yarmouk, Faylaq al-Rahman, Fastaqim Kama Umirt, Alwiyat Saif al-Cham, la 1re division côtière, la 101e division d'infanterie, Liwa Suqour al-Jabal, la 13e division, la 16e division d'infanterie, Liwa Shuhada al-Islam, Fursan al-Haq, la Brigade de la Tempête du Nord et la Division Sultan Mourad. Dès 2012, les islamistes voient leurs effectifs fortement augmenter. Selon l'ONU, les rebelles issus des deux organisations liées à Al-Qaïda (Front al-Nosra et État islamique d'Irak) représentaient, en 2012, 5 % environ des insurgés, alors qu'en septembre 2013, « les membres de ces deux groupes et les salafistes en général sont en nombre au moins 40 % des 150 000 insurgés environ qui se battent sur l'ensemble du territoire ». « 58 % exactement des 600 factions armées les plus fortes — avec plus de 50 combattants — épousent [une] vision ultrarigoriste ou obscurantiste de l'islam »[161]. Les groupes islamistes sont divisés entre ceux relativement modérés, proches pour certains des Frères musulmans, comme le Front de l'authenticité et du développement, Faylaq al-Cham, l'Union islamique Ajnad al-Cham, le Harakat Nour al-Din al-Zenki, les Kataeb Thuwar al-Cham, Al-Fauj al-Awwal et Liwa al-Fatah[160],[162], et d'autres plus extrémistes, d'idéologie salafiste djihadiste, tels que Jaych al-Mouhajirine wal-Ansar, Jound al-Aqsa, Jound al-Cham, le Parti islamique du Turkistan, le Harakat al-Muthanna, le Harakat Cham al-Islam ou Liwa Ansar al-Khalifah[163]. Plusieurs structures de coordination et chambres d'opérations sont formées au cours du conflit. En 2012, des brigades salafistes ou proche des Frères musulmans se rassemblent au sein du Front islamique de libération syrien et du Front islamique syrien[164],[165]. Plusieurs annoncent qu'elles rejettent la Coalition nationale syrienne[166]. En novembre 2013, le Front islamique devient le plus important rassemblement de groupes rebelles syriens[167],[168]. De mars 2015 à début 2017, l'Armée de la conquête domine dans le nord-ouest de la Syrie[169]. De 2015 à 2017, Ahrar al-Cham, Jaych al-Islam et le Front al-Nosra — seuls groupes dont les effectifs dépassent les 10 000 hommes — sont les trois principales organisations militaires rebelles en Syrie[160],[163]. Le mouvement salafiste Ahrar al-Cham est le seul actif sur tous les fronts du territoire syrien[170]. Jaych al-Islam, également salafiste, est quant à lui le principal groupe rebelle dans la région de Damas[160],[7],[171]. Le Front al-Nosra est initialement une extension en Syrie de l'État islamique d'Irak. Mais en 2013, il refuse la fusion pour former l'État islamique en Irak et au Levant et est reconnu par Ayman al-Zaouahiri comme la branche syrienne d'Al-Qaïda[172]. En 2016, pour des raisons tactiques, le Front al-Nosra et Al-Qaïda se séparent d'un commun accord et le premier se rebaptise Front Fatah al-Cham[173]. En janvier 2017, le Front Fatah al-Cham fusionne avec plusieurs autres groupes rebelles islamistes pour former Hayat Tahrir al-Cham[174]. Face à cette alliance, les groupes rebelles non-djihadistes se restructurent sous le parrainage de la Turquie. Ahrar al-Cham se déradicalise[175] avec d'une part les défections de ses membres les plus radicaux qui rejoignent Hayat Tahrir al-Cham[176] et de l'autre le ralliement de plusieurs factions issues de l'ASL[177]. En mai 2017, les factions de l'ASL actives dans la région d'al-Bab s'unissent pour former l'Armée nationale syrienne[178]. Jaych al-Islam la rallie en 2017 et 2018, après avoir été chassé de Damas. Dans la région d'Idleb, Ahrar al-Cham fusionne avec le Harakat Nour al-Din al-Zenki pour former en février 2018 le Jabhat Tahrir Souriya[179]. Puis, entre mai et août 2018, les factions de l'ASL à Idleb, le Jabhat Tahrir Souriya et quelques autres groupes fusionnent pour former le Front national de libération[180],[181], lequel rallie à son tour l'Armée nationale syrienne en octobre 2019[182],[183]. De leur côté, quelques groupes djihadistes n'approuvant pas la rupture entre Hayat Tahrir al-Cham et al-Qaïda forment de nouvelles factions en 2018, les principales étant Tanzim Hurras ad-Din et Ansar al-Tawhid[184]. Au total, les forces de la rébellion syrienne sont estimées de 100 000 à 150 000 hommes en 2016[15],[185]. État islamique[modifier le code] Article détaillé : État islamique (organisation). Abou Bakr al-Baghdadi, émir, puis « calife » de l'État islamique de 2010 à 2019. Né en 2006 en Irak, l'État islamique est une organisation salafiste djihadiste, dirigée par Abou Bakr al-Baghdadi, proclamé calife le 29 juin 2014. Le groupe apparaît en Syrie le 9 avril 2013 sous le nom d'État islamique en Irak et au Levant et prend le nom d'État islamique lorsqu'il proclame l'instauration du califat, mais ses adversaires lui donnent le surnom de « Daech »[186]. Plus extrémiste encore que les autres groupes djihadistes, l'EIIL est craint pour sa violence, son intransigeance et son indifférence aux notions de droits humains[187]. Très impliqué sur les réseaux sociaux, il attire un grand nombre de djihadistes étrangers venus de tout le Monde musulman et même d'Occident[188]. Cependant, sa radicalité et ses ambitions lui attirent rapidement l'hostilité des autres groupes rebelles, qui lui déclarent la guerre en 2014[189]. En 2013 et 2014, les effectifs en Syrie de État islamique sont estimés de 5 000 à 13 000 hommes[190],[191]. Ils augmentent sensiblement à la suite de la proclamation du califat. En 2015, les estimations vont de 20 000 à 80 000 combattants, tant en Syrie qu'en Irak et sans compter le ralliement de nombreux groupes djihadistes à travers tout le monde musulman[192]. Kurdes du PYD[modifier le code] Articles détaillés : Parti de l'union démocratique, Parti des travailleurs du Kurdistan, Unités de protection du peuple, Unités de protection de la femme et Forces démocratiques syriennes. Salih Muslim, coprésident du PYD de 2010 à 2017 et depuis 2022. Asya Abdullah, coprésidente du PYD de 2010 à 2017 et depuis 2022. Mazloum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes. Rojda Felat, commandante au sein des YPG, YPJ et FDS. Rêdûr Xelîl, porte-parole des YPG. Historiquement discriminées par le régime et ancrées à une solide identité culturelle[73], les populations kurdes de Syrie occupent, le long de la frontière turque, trois enclaves séparées qui constituent le prolongement naturel des territoires kurdes de Turquie et d’Irak[193]. Au début du conflit kurde en Turquie, la Syrie sert déjà de base arrière au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ; de 1979 à la fin des années 1990, tout en réprimant les autres organisations kurdes, le régime laisse le PKK installer son état-major sur son territoire[194]. Cependant, en 1998, Damas se rapproche d'Ankara ; Abdullah Öcalan est expulsé et des centaines de militants sont arrêtés[194]. En 2003, une branche syrienne du PKK, le Parti de l'union démocratique (PYD), est formée[194]. En 2004, parti de Qamichli, un mouvement de protestation de Kurdes réclamant leurs droits civiques est réprimé par le régime, avec plusieurs dizaines de morts[194]. En juillet 2012, le PYD profite des désordres de la guerre civile pour prendre le contrôle du « Kurdistan syrien », appelé le Rojava[195]. Depuis le 12 novembre 2013, ce dernier dispose d'une administration autonome, qui gère les questions « politiques, militaires, économiques et de sécurité dans la région et en Syrie »[196]. Le PYD forme sa branche armée, les Unités de protection du peuple (YPG), dont les effectifs sont estimés entre 35 000 et 65 000 combattants, avec environ 40 % de femmes[197] regroupées au sein des YPJ. Jouant leur propre carte, les Kurdes du PYD concluent parfois des alliances ponctuelles et opportunistes, tantôt avec les forces loyalistes, tantôt avec les rebelles[198]. Hostiles au régime de Bachar el-Assad, ils affrontent cependant rarement les forces loyalistes avec lesquelles ils cohabitent dans certaines villes[199],[200]. Ils combattent aussi à plusieurs reprises contre des groupes de l'Armée syrienne libre soutenus par la Turquie, tout en étant les alliés d'autres factions de l'ASL, notamment celles rassemblées au sein de Jaych al-Thuwar. Les YPG livrent l'essentiel de leurs combats contre les forces djihadistes, et principalement contre l'État islamique[201],[200]. Considérés comme une organisation terroriste par la Turquie, les YPG parviennent cependant à s'allier au cours du conflit à la fois avec les États-Unis et avec la Russie[202],[203],[204]. En octobre 2015, les Kurdes des YPG forment avec d'autres factions une vaste alliance qui prend le nom de Forces démocratiques syriennes[205],[206]. Elle rassemble des groupes arabes affiliés à l'Armée syrienne libre, ainsi que la milice tribale Jaych al-Sanadid, les chrétiens syriaques du MFS, et des volontaires anarchistes et marxistes-léninistes, venus principalement de Turquie et d'Europe et réunis au sein du Bataillon international de libération[205],[206]. Cependant, les YPG et les diverses organisations affiliées au PYD demeurent la force dominante de cette coalition[205],[206]. Acteurs internationaux[modifier le code] Iran[modifier le code] Article détaillé : Intervention de l'Iran dans la guerre civile syrienne. Ali Khamenei, guide suprême de la révolution islamique depuis 1989. Mahmoud Ahmadinejad, président de la république islamique d'Iran de 2005 à 2013. Hassan Rohani, président de la république islamique d'Iran de 2013 à 2021. Qassem Soleimani, général et commandant en chef de la Force Al-Qods de 1997 à 2020. Ebrahïm Raïssi, président de la république islamique d'Iran de 2021 à 2024. Ismael Qaani, général et commandant de la Force Al-Qods depuis 2020. En 1979, après la révolution iranienne, la Syrie a été le premier pays arabe à reconnaître la république islamique d'Iran[119]. Depuis les deux pays sont étroitement alliés, une alliance qui est également favorisée par l'appartenance de la famille el-Assad au groupe ethnique et religieux des Alaouites, apparenté aux chiites[119]. Lors de la guerre Iran-Irak, la Syrie est aussi le seul pays arabe à soutenir Téhéran contre son rival baasiste[119],[207],[208]. Au cours de cette période, la Mosquée de Sayyida Zeinab, près de Damas, devient un haut lieu de pèlerinage pour les chiites[119],[207]. Après la mort de Hafez el-Assad et la montée au pouvoir de Bachar el-Assad, l'influence de l'Iran s'accroît en Syrie, au point de devenir plus un parrain qu'un allié[119],[209],[210],[211]. Au début de la crise, la diplomatie iranienne en Syrie apparaît ambigüe en raison des tensions entre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le guide suprême, Ali Khamenei, soutenu par le Corps des Gardiens de la révolution islamique[212],[207]. Ahmadinejad applaudit la révolution tunisienne et la révolution égyptienne qui renversent des régimes alliés aux Américains et aux Israéliens[212],[207]. Pour la Syrie, il reprend dans un premier temps les déclarations de Bachar el-Assad qui dénonce les manifestations pacifiques comme un « complot international », mais il appelle ensuite au dialogue et désapprouve la répression militaire[212],[207],[213]. Cependant, le dossier syrien reste aux mains du guide suprême Ali Khamenei et des Gardiens de la révolution islamique qui soutiennent le régime dès le début de la crise et mettent un coup d'arrêt à la tentative d'ouverture d'Ahmadinejad[119],[207]. L'Iran ne tient pas à perdre un allié stratégique et la possibilité de l'arrivée en Syrie d'un pouvoir favorable à l'Arabie saoudite est pour lui une véritable hantise[119],[207],[211]. L'Iran participe militairement au conflit syrien[214],[215],[216],[217],[218]. Des éléments du corps des gardiens de la révolution islamique sont déployés en Syrie dès 2011 et participent à la répression des manifestations[119]. Leur nombre est inconnu, initialement des conseillers militaires sont envoyés mais des tireurs d'élite sont également signalés en juin 2011[119]. En juin 2012, le général Ismael Qaani, commandant en second de la Force Al-Qods, reconnaît officiellement la présence en Syrie des forces spéciales du corps des gardiens de la révolution[219]. L'engagement de l'Iran augmente significativement en 2014 et 2015. En 2015, des unités entières du corps des gardiens de la révolution islamique sont déployées en Syrie, suivies début 2016 pour la première fois par des unités de l'armée régulière iranienne[102]. Le nombre des gardiens de la révolution islamique déployés en Syrie est estimé entre 5 000 et 10 000[11],[13]. L'ingérence iranienne est cependant très mal vue par une partie des généraux de l'armée syrienne : en 2015, le lieutenant-général Rustum Ghazaleh, chef de la sécurité politique du régime, est battu à mort après avoir dénoncé l'emprise croissante de la hiérarchie militaire iranienne[119]. L'Iran parraine également de nombreuses milices chiites au Moyen-Orient, telles que le Hezbollah au Liban ou l'Organisation Badr depuis la guerre Iran-Irak[119],[211]. À partir de 2013, le nombre des milices chiites irakiennes déployées en Syrie augmente[119]. Les principales milices syriennes, les Forces de défense nationale, sont également entraînées par les gardiens de la révolution[119]. Par ailleurs, l'Iran fournit au gouvernement syrien une aide financière annuelle pour contourner les sanctions internationales, entre un et quinze milliards de dollars selon les estimations[119],[220]. Russie[modifier le code] Articles détaillés : Intervention militaire de la Russie en Syrie, Relations entre la Russie et la Syrie, Crise russo-turque de 2015 et Géostratégie de la Russie. Dmitri Medvedev, président de la Russie de 2008 à 2012, puis président du gouvernement russe de 2012 à 2020. Vladimir Poutine, président du gouvernement russe de 2008 à 2012, puis président de la Russie depuis 2012. Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères depuis 2004. L'alliance entre la Russie et la Syrie remonte au temps de la guerre froide[221]. Leur relation débute au milieu des années 1950 et se renforce à partir de 1970[221]. En 1980, Damas et Moscou signent un traité d'amitié, à une période pourtant où Hafez el-Assad écarte l'aile gauche socialiste pure et dure du Parti Baas et réprime les communistes dissidents et les nassériens[221]. Entre 1982 et 1986, l'Union soviétique livre à la Syrie plus de mille chars, 200 avions de chasse et des centaines de pièces d'artillerie, ce qui au moment de la guerre civile, constitue encore l'arsenal de base du régime[221]. À ces éléments vétustes, s'ajoutent cependant par la suite des armes plus modernes, comme des missiles sol-sol SS-21[221]. Les relations entre Moscou et Damas se tendent toutefois quelque peu sous la présidence de Mikhaïl Gorbatchev, Hafez el-Assad se rapproche même alors des États-Unis et de l'Europe[221]. Ils renouent au début des années 2000 après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine et le début de la guerre d'Irak[221]. Lorsque la guerre civile éclate, les deux pays sont très proches : des milliers d'officiers de l'armée syrienne ont été formés dans les académies militaires soviétiques et russes, sans compter des dizaines de milliers de mariages mixtes, en particulier parmi les Syriens de minorité grecque orthodoxe[221]. La Russie s'oppose à toute résolution ou sanction contre la Syrie[222],[223] ; entre le début du conflit et début 2018, elle place son veto au Conseil de sécurité de l'ONU à onze reprises[224],[225]. Elle appuie le régime syrien pour plusieurs raisons : pour des raisons stratégiques (elle tient à conserver son unique base navale méditerranéenne à Tartous, qui accueille en permanence des navires de la flotte militaire russe)[221],[226],[227],[228],[229] ; pour des raisons intérieures (craintes de voir le Printemps arabe faire tache d'huile en Russie[228],[229]) ; pour des raisons de principes (la Russie est traditionnellement opposée à tout droit d'ingérence, sa ligne est de s'opposer à toute intervention militaire étrangère qui viserait à renverser un régime au pouvoir, même pour des raisons humanitaires)[221],[228],[229] ; ou encore pour des raisons d'intérêts (la Russie est notamment le premier fournisseur d'armes de la Syrie, 75 % des armes syriennes viennent de Russie)[221]. Les Russes redoutent plus globalement une perte de débouchés commerciaux en Syrie, ce pays étant en 2011 leur quatrième marché le plus lucratif avec 700 millions de dollars de vente[221],[230]. En 2012, Moscou prétend néanmoins ne livrer que des armes de défense antiaérienne à la Syrie, affirmant même qu'elle ne conclurait plus de nouveaux contrats d'armement avec la Syrie avant la stabilisation de la situation[231]. La Russie compte également la plus importante minorité musulmane d'Europe et tient à contrer l'influence du djihadisme[
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Henri Guillaumet — Wikipédia

Henri Guillaumet - Wikipédia

Henri, Jules, Constant, Guillaumet (né le à Bouy près de Châlons-en-Champagne et mort le au-dessus de la Méditerranée) est un aviateur français, pilote des Lignes Latécoère, puis Aéropostale et Air France. Il fait partie des plus grands pilotes civils pionniers de l'aviation française.

Henri, Jules, Constant, Guillaumet (né le 29 mai 1902 à Bouy[Note 1], près de Châlons-en-Champagne et mort le 27 novembre 1940 au-dessus de la Méditerranée) est un aviateur français, pilote des Lignes Latécoère, puis Aéropostale et Air France. Il fait partie des plus grands pilotes civils pionniers de l'aviation française. En Espagne, au-dessus du Sahara espagnol, dans les Andes, par-dessus l'Atlantique Sud, puis l'Atlantique Nord, il contribue à la gloire des Lignes de l’Aéropostale ainsi qu'à l'ouverture de nombreuses routes commerciales françaises. Biographie[modifier le code] Henri Guillaumet eut deux frères aînés, René et André, et n'avait que deux ans lorsque sa mère, Marie, meurt en mettant au monde un quatrième enfant, prénommé Pierre, qui ne survécut pas. Les enfants furent élevés par leur grand-mère et par leur père, Paul, jusqu'à la mort de ce dernier en 1918 et c'est ensuite le frère aîné, René, qui tint le rôle de chef de famille. Il assiste à six ans, à un vol d'Henri Farman, qui relie Mourmelon à Reims ; il effectue son baptême de l'air à l'âge de quatorze ans, alors que le premier conflit mondial dure depuis déjà deux années. Habitant à côté du Camp de Châlons, il côtoie, en cachette, les différents avions militaires jusqu'à ce qu'un officier de reconnaissance, lui propose un vol en avion Voisin, en toute illégalité. Après guerre, et autorisé par son frère, il obtient une bourse afin d'incorporer l'école de pilotage d'Orly, créée sous l'égide de l'Aéronautique militaire, par Charles Nungesser, célèbre as de la Première Guerre mondiale et futur candidat à la transatlantique. Il vole seul pour la première fois, le 1er août 1921 et obtient son brevet de pilote militaire le 15 octobre suivant, aux commandes d'un avion Nieuport 11, plus communément appelé « Bébé Nieuport », alors qu'il est âgé de 19 ans. Service militaire[modifier le code] En février 1922, il devance l'appel sous les drapeaux en contractant un engagement de trois ans, d'abord au Centre d'Instruction Militaire d'Istres, avant d'être affecté au 38e régiment de chasse de Thionville, dans la 8e escadrille, sous les ordres du lieutenant Léon Challe. Il y rencontre la fine fleur des pilotes[1] tels que Florentin Bonnet, René Weiser ou encore Jean Mermoz, ce dernier de retour d'une campagne militaire en Syrie. Sous l'uniforme, il remporte, en 1923, le concours de tir aérien à Cazaux, puis, après avoir renouvelé son engagement militaire d'une année, il gagne, le 15 juin 1925, la célèbre coupe Military Zenith, course réservée aux pilotes militaires. La course, ouverte entre le 16 juin et le 15 de l'année suivante, avec une interruption, entre le 15 octobre et le 15 mars, s'effectue sur le circuit Villacoublay - Metz - Strasbourg - Dijon - Lyon - Châteauroux - Tours - Villacoublay, à effectuer deux fois dans la même journée, soit un total de 2 810 kilomètres. Aux commandes d'un avion Nieuport-Delage 29 sportivement prêté par le lieutenant Challe, pourtant titulaire du meilleur temps la veille de la fin de la compétition, Guillaumet, jusque-là héros malchanceux de l'épreuve, réussit l'exploit de remporter la victoire lors du dernier jour autorisé, en devançant son supérieur de dix minutes, avec une moyenne de 187,587 km/h pour l'ensemble du parcours. Il avait, entre le 22 mai et le 13 juin, déjà réalisé cinq tentatives infructueuses. C'est peu de temps ensuite, lors d'une permission en août 1925, qu'il retrouve, par hasard à la terrasse d'un café parisien, Jean Mermoz, démobilisé depuis plus d'un an. Ce dernier l'invite à le rejoindre dans l'entreprise Latécoère, future Aéropostale. Ligne Latécoère puis Aéropostale[modifier le code] Une fois rendu à la vie civile, Henri rejoint donc, à Toulouse, la Compagnie Latécoère, le 13 février 1926. Sur le terrain de Montaudran, il commence aussitôt, comme c'est la règle avec le directeur d'exploitation Didier Daurat, par un stage aux ateliers afin de parfaire ses connaissances en mécanique. Il est ensuite affecté dans un premier temps à la ligne du courrier, Toulouse-Barcelone-Alicante, puis Casablanca-Dakar. Le 14 octobre 1926, il fait la connaissance d'Antoine de Saint-Exupéry, nouvellement embauché dans la Compagnie et qu'il initie ensuite, lors de son premier courrier, devenant par la même occasion son indéfectible ami[2]. En mars 1927, alors en poste sur la ligne africaine Casablanca-Dakar, il participe, avec Marcel Reine, Jean Mermoz et Léon Antoine, aux recherches qui permettent de libérer des aviateurs uruguayens prisonniers des Maures[Information douteuse], ce qui leur vaudra décorations et les honneurs du monde entier. En juillet 1928, il effectue un voyage de reconnaissance entre Saint-Louis du Sénégal et Douala, puis de Saint-Louis à Brazzaville, où il vole 6 000 km au-dessus de la forêt équatoriale. Le 9 juin 1929, il embarque à Marseille sur le paquebot Valdivia afin de rejoindre Jean Mermoz à Rio de Janeiro, alors qu'il vient de rencontrer Noëlle Mermod[3], une Suissesse qui deviendra sa femme. Le 14 juillet suivant, il débute sur le réseau de l'Amérique du Sud et inaugure bientôt la ligne régulière Argentine-Chili au-dessus de la Cordillère des Andes. Le 12 mai 1930, il réalise la dernière étape, entre Mendoza et Santiago du Chili, de la première liaison 100 % aérienne du courrier entre la France et le Chili, Mermoz ayant réalisé à cette occasion, la première traversée commerciale aérienne de l'Atlantique-Sud. Au mois d'août suivant, et après son incroyable aventure dans les Andes, Mermoz le rappelle en France en vue de le former pour les futurs vols transatlantiques. Il obtient son brevet de pilote d'hydravion le 6 décembre de la même année, alors que l'Aéropostale commence à rencontrer de nombreux problèmes financiers dus à la crise financière de 1929, ainsi qu'à la révolution brésilienne. Henri demande alors à repartir en Amérique du Sud et s'y installe avec sa femme, au pied de la Cordillère, dont il effectuera 393 fois la traversée, ce qui lui vaudra le surnom d'« Ange de la Cordillère ». Survie légendaire[modifier le code] Le 12 juin 1930, c'est l'hiver dans l'hémisphère sud et la tempête qui sévit oblige Henri à rebrousser chemin, et à revenir se poser à Santiago du Chili après plus d'une heure de vol infructueux. Le lendemain, vendredi 13 juin 1930, à 8 heures du matin, il décolle à nouveau du terrain de Colina, malgré une météo toujours aussi exécrable, pour sa 92e traversée des Andes, aux commandes de son Potez 25, immatriculé F-AJDZ. Après avoir vainement tenté de se faufiler à travers la montagne par la voie habituelle, celle du Nord, il opte pour un passage au Sud, en espérant un temps plus clément. Mais pris dans des vents rabattants d'une tempête de neige et sans aucune visibilité, il ne parvient pas à repasser les à-pics et, après avoir cherché un passage dans la montagne pendant deux heures, à court d'essence, décide de se poser aux abords de la laguna del Diamante. Durant l'atterrissage, la neige qui s'accumule devant ses roues freine son avion qui effectue un « pylône » et se retrouve à l'envers[4]. Bloqué par la tempête de neige, il passe les deux premières nuits enveloppé dans son parachute, dans un abri qu'il a creusé dans la neige sous l'aile de son avion retourné. Puis, au matin du 3e jour, alors que le temps s'est calmé, il aperçoit dans le ciel un avion parti à sa recherche. Il tire une fusée de détresse mais l'avion continue sa route sans le voir. De dépit, il décide de partir à pied, après avoir inscrit sur la carlingue de son avion : « N'ayant pas été repéré, je pars vers l'Est. Adieu à tous, ma dernière pensée sera pour ma femme »[5]. Il emporte sa petite valise, qui contient seulement une boussole, une lampe électrique, un petit réchaud à alcool solidifié, des allumettes et quelques vivres – de la viande en conserve, du lait condensé et du rhum –, puis il se met en route en estimant qu'avec trois à quatre jours de beau temps et de lune claire il pourrait marcher jour et nuit pour accomplir les 60 kilomètres qui le séparent de la plaine d'Argentine. Très vite fatigué par le froid et par l'altitude, il se force à ne jamais s'endormir, sachant que le sommeil risque d'entraîner sa mort. « Après deux, trois, quatre jours de marche, on ne souhaite plus que le sommeil. Je le souhaitais. Mais je me disais : ma femme, si elle croit que je vis, croit que je marche. Les camarades croient que je marche. Ils ont tous confiance en moi. Et je suis un salaud si je ne marche pas »[6]. Il ne le savait pas, mais son lieu d'atterrissage n'était qu'à un jour et demi de marche d'un village argentin ; il choisit la mauvaise direction pour trouver de l'aide, ce qui explique qu'il ait dû marcher pendant cinq jours et quatre nuits avant de rencontrer un adolescent argentin de 14 ans, Juan Gualberto Garcia[7], avec sa mère, qui le recueillent près d'un ruisseau[5],[8]. Les secours sont prévenus par le père de l'adolescent, et Guillaumet est alors conduit au village de San Carlos où il est recueilli par son ami Saint-Exupéry[9]. L'exploit, que les habitants des vallées résument parfaitement « Es imposible », construit la légende de cet homme discret au milieu des grands noms de l'Aéropostale. À Saint-Exupéry venu le rechercher, il déclare : « Ce que j'ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait »[10]. L'écrivain lui dédie, près de dix ans plus tard, son livre à succès Terre des Hommes, dans lequel il relate l'aventure de son ami. Contre toute attente, Guillaumet repart et effectue en tout 393 traversées de la Cordillère[5]. Lorsque, alors qu'il tente de relier Paris à Saïgon, à la fin décembre 1935, Saint-Exupéry s'écrase dans le désert libyen en compagnie de son mécanicien André Prévot, il marche aussi dans la direction de l'est, « celle de la vie », que Guillaumet suivit dans la montagne[11]. L'Atlantique Sud[modifier le code] Rappelé en France au sein de la nouvelle compagnie nationale Air France, qui a racheté l'Aéropostale, Henri Guillaumet participe avec Mermoz à sa première traversée de l'Atlantique Sud, le 25 septembre 1934, à bord de l'avion trimoteur Couzinet 70, l'Arc-en-Ciel, dans le sens Amérique du Sud-France. Dès lors, Henri Guillaumet effectuera au total 84 fois la traversée de l'océan, avec différents types d'avions et d'hydravions, la dernière ayant lieu le 11 novembre 1939. Disparition de Mermoz[modifier le code] Le 7 décembre 1936, Guillaumet, qui est chef de l'hydrobase de Dakar, accueille pour la dernière fois Jean Mermoz avant son vol fatal avec tout l'équipage de l'hydravion postal, Latécoère 300, la Croix-du-Sud. Il est le témoin du décollage, puis du retour de l'appareil et assiste aux tentatives de réparation sur le réducteur d'hélice défaillant, car aucun autre avion n'est disponible dans l'immédiat. Après avoir appris la nouvelle de la disparition de la Croix-du-Sud, il survole l'océan deux jours durant, aux commandes du Farman F 2200 F-AOXE Ville-de-Montevideo enfin réparé, parfois jusqu'à la limite de la panne de carburant, à la recherche de son grand ami. C'est ensuite lui qui annonce à « Mangaby », la mère de Mermoz, que jamais elle ne reverra son fils. Course Istres-Damas-Paris[modifier le code] À l'été 1937, après l'annulation de la course New-York à Paris, devant commémorer le 10e anniversaire de la traversée de Charles Lindbergh, jugée trop dangereuse par le gouvernement américain, l'Aéroclub de France la remplace au pied levé par une course d'Istres à Paris, avec « détour » par Damas (en), en Syrie. Parmi les treize appareils au départ, quatre sont Français, dont le Breguet 470 T « Fulgur », codé « F-1 » de Paul Codos et de Maurice Arnoux, ainsi que le Farman F.2231 et codé « F-2 » d'Henri Guillaumet. Le vendredi 20 août au soir, l'équipage du Farman immatriculé F-APUZ (futur Chef-pilote-Laurent-Guerrero), avec Louis Lanata en second pilote, Le Duff le radio et Vauthier le mécanicien, prend l'air à 20 h 12, en 4e position, derrière les autres équipages français. Le lendemain, à 10 h 31, Guillaumet passe à la verticale de Damas sans se poser, son appareil quadrimoteur étant le seul à disposer d'assez d'autonomie pour ne pas avoir à ravitailler. Pris au retour dans un orage d'une violence exceptionnelle, au-dessus de la péninsule de l'Istrie, il se déroute vers l'aérodrome de Belgrade, après 7 200 km et 26 heures de vol. Désireux de repartir le soir même, Guillaumet, suivant des conseils avisés, remet son départ au lendemain. Et alors que les équipages italiens, arrivés aux trois premières places au Bourget, dès 16 heures le samedi 21, fêtent leur succès, Guillaumet fait son apparition bon dernier, 9e de la course, le dimanche 22 août à 13 h 17, après 41 h 55 de vol, à la moyenne de 145 km/h. Pour la France, l'échec de cette course est total, malgré la 5e place de Codos, démontrant au grand jour le retard certain pris par son aéronautique face à celles des autres grandes puissances. L'Atlantique Nord[modifier le code] En vue de vols d'exploration au sein de la toute jeune compagnie Air France Transatlantique, et aux commandes de l'hydravion hexamoteur, Latécoère 521 F-NORD, Lieutenant-de-vaisseau-Pâris, du nom de l'officier de marine Paulin Paris, disparu en 1934, Guillaumet peut enfin s'attaquer à l'Atlantique Nord. Et après une tentative avortée en octobre 1937, remplacée par un record du monde de distance pour hydravion Classe C.Bis, entre Port-Lyautey et le Brésil (5771 km en 33 h 51), Guillaumet décolle l'année suivante pour de bon vers New York. Le 23 août 1938, après décollage de Biscarrosse et des escales à Lisbonne et aux Açores, il amerrit à Port-Washington sur le lac Michigan, le 31 août, après un vol cumulé de 38 heures. Le 6 septembre suivant, en empruntant la route du nord, au large de Saint-Pierre-et-Miquelon, et après 7 402 km, il amerrit à Biscarrosse, le 9 septembre, réalisant le second aller-retour français sur la traversée, depuis Paul Codos et Maurice Rossi en 1934. Malheureusement, à la suite de la crise des Sudètes, déclenchée par le chancelier allemand Hitler, le gouvernement français annule tous les autres vols prévus pour l'année 1938. Après les accords de Munich, le 29 septembre suivant, la saison hivernale n'est plus propice aux vols sous les latitudes de l'Atlantique Nord. C'est donc à partir du printemps 1939 que Guillaumet peut reprendre ses vols d'exploration en effectuant au total douze fois la traversée, alternant entre les commandes du Lieutenant-de-vaisseau-Pâris (huit traversées) et son sister-ship, le Latécoère 522 F-ARAP,Ville-de-Saint-Pierre, (quatre traversées). Ainsi, les 14 et 15 juillet 1939, pour sa huitième traversée, il effectue, sans escale, la liaison directe New York-Biscarrosse en 28 heures et 27 minutes de vol, parcourant 5 875 km à la moyenne de 206 km/h, dont 2 300 km avec un moteur stoppé. Cet exploit lui permet de décrocher le Ruban bleu du record de la traversée par hydravion, alors que la France fête le 150e anniversaire de la Prise de la Bastille. Pour l'occasion, son ami, l'écrivain pilote Antoine de Saint-Exupéry a pris place, en tant que passager, à bord de l'appareil. Le 28 août de la même année, il effectue sa dernière traversée de l'Atlantique Nord, les autorités ayant décidé de stopper toutes les traversées transatlantiques, en prévision de la guerre imminente. Seconde Guerre mondiale[modifier le code] Lors de la déclaration de guerre avec l'Allemagne, Guillaumet demande à être affecté dans une unité de combat aérien et principalement dans la chasse. Il écrit au général Pujo, président d'Air France, et futur ministre de l'Air. « Vous comprenez mon impatience, mon Général, car je suis de l'Est », une région ayant eu énormément à souffrir lors du premier conflit mondial. Malgré toutes ses démarches, l'intégration dans l'aviation militaire lui est refusée, du fait de son âge (37 ans) et de sa très grande expérience des lignes commerciales, indispensables au pays en ces temps difficiles, afin de pouvoir renforcer les relations avec tout l'empire colonial, ainsi qu'avec les nations alliées. Il effectue, tout de même en 1939, avec le capitaine Paul Codos et sous les ordres de leur chef de mission, le capitaine de frégate Henri-Laurent Daillière, de longues missions de reconnaissance de « routes commerciales » au-dessus de l'Atlantique-Sud, aux commandes du Farman F.2234 no 1 F-AQJM Camille Flammarion, dans le but d'essayer de localiser le croiseur cuirassé de poche de la Kriegsmarine l'Admiral Graf Spee, ce dernier menant des missions dans l'hémisphère sud afin de couler des navires de ravitaillement à destination de l'Europe. Jamais découvert par l'aviation, le navire est finalement contraint de se saborder au large de Montevideo, à la suite des dégâts causés par la Royal Navy. Henri Guillaumet est rattaché, le 1er décembre 1939, au réseau d'Afrique, puis après l'Armistice de juin 1940, aux réseaux des lignes d'Orient. Les bureaux d'Air France étant déménagés à Marseille-Marignane, en zone libre, Henri Guillaumet et sa femme s'y installent, jusqu'à son dernier départ. Il totalise alors plus de 8300 heures de vol et 1 330 000 km parcourus. Dernier vol[modifier le code] Le 27 novembre 1940, à 10 h 17, Guillaumet décolle de Marignane vers Beyrouth, aux commandes du quadrimoteur Farman F 2234 no 3 Le Verrier immatriculé F-AROA, afin d'y convoyer Jean Chiappe, promu par le maréchal Pétain nouveau haut-commissaire de France au Levant pour la Syrie. Son équipage est composé de Marcel Reine, autre pionnier de l'Aéropostale, du radio Jean Le Duff, et des mécaniciens Fernand Franquès et Lucien Montaubin, alors que le capitaine Nicolas, attaché de cabinet du préfet, a pris place en tant que second passager. Paul Codos et Jean Dabry, arrivés la veille même de Bizerte à bord du Latécoère 522 Ville-de-St-Pierre, avaient prévenu le bureau d'Air France que, pour éviter un violent engagement des Italiens, dans une bataille aéronavale contre les Britanniques[12], ils avaient délibérément enfreint les consignes de la commission italienne d'armistice imposant aux avions français un itinéraire très précis, et ils avaient conseillé de faire de même ou alors de voler de nuit. Toutefois, Guillaumet essuie un refus sans appel de la part du chef d'escale de Marseille, qui lui intime l'ordre de respecter strictement le plan de vol établi par la commission d'armistice en longeant les côtes de la Sardaigne jusqu'à son escale de Tunis. À 12 h 5, alors qu'il vole au-dessus de la Méditerranée, à environ 90 kilomètres des côtes africaines, le Farman, pourtant facilement identifiable par ses « bandes d'armistice » orange et rouge imposées par les Allemands, est pris à partie et abattu par un chasseur italien[réf. nécessaire]. Les stations d'écoute de Tunisie captent les derniers signaux de morse lancés par l'opérateur radio : « Sommes mitraillés ! Avion en feu ! SOS ! SOU… » (en signal morse, le « S » étant signifié par trois points courts et le « U » par deux points courts et un trait long, le message indique que le radiotélégraphiste a été brutalement interrompu dans l'émission du signal de secours). Aussitôt alerté, le torpilleur Typhon fait route vers les lieux du drame. Il n'y trouve que quelques débris difficilement identifiables et une ceinture de sauvetage aux marques d'Air France. Dans l'après-midi même, Radio Rome confirme le combat et la chute d'un gros avion inconnu, puis ne réitère plus son communiqué[réf. nécessaire]. Dès le lendemain, le gouvernement du régime de Vichy, par le biais du vice-président du conseil Pierre Laval, émet de vives protestations auprès du gouvernement britannique, accusant l'un de leurs pilotes d'avoir abattu l'avion civil, permettant à cette thèse de rester pour longtemps la seule officielle, Chiappe pouvant avoir représenté une menace pour les intérêts britanniques au Proche-Orient[13]. Pourtant, un opérateur de la station de radiogoniométrie de Tunis, resté à l'écoute au-delà de l'ultime message de l'avion, a, le jour même, parfaitement identifié certaines communications des pilotes italiens rentrant à leur base, l'un d'eux annonçant triomphalement avoir « abattu un gros appareil inconnu ». En pleine période de collaboration avec l'occupant germano-italien, il était politiquement plus utile, pour l'État français, de faire porter la responsabilité de cet « accident » aux Anglais plutôt qu'aux Italiens[3]. Cette hypothèse d'un tir italien est émise en 1976 par Alain Decaux, à partir des témoignages de Gabriel Puaux, Dunstan Curtis et Jean Dabry[14]. Cité à l'ordre de la Nation le 11 décembre suivant, Henri Guillaumet reçoit un hommage unanime, à l'exemple du quotidien Paris-Soir, daté du 2 décembre proclamant : « La France, en perdant Henri Guillaumet, perd son plus grand pilote de ligne. » Les carnets de vol de Guillaumet, couvrant la période de 1926 à 1940, sont conservés aux Archives nationales[15]. Distinctions et honneurs[modifier le code] Décorations[modifier le code] Officier de la Légion d'honneur (octobre 1935) Chevalier de la Légion d'honneur (18 janvier 1928) pour avoir participé au sauvetage de plusieurs pilotes uruguayens des mains des Maures, alors qu'il volait sur la ligne Casablanca-Dakar. Chevalier de l'ordre du Ouissam alaouite (20 juin 1937) Prix[modifier le code] En mars 1930, il est honoré de la médaille de vermeil de l'Aéroclub de France. En 1937, il est récompensé du Prix Gourp Érable (du nom des deux pilotes des Lignes Latécoère assassinés par les Maures en 1926), décerné par l'aéroclub de France, pour avoir accompli 51 traversées de l'Atlantique-Sud, soit 162 617 km, dont 108 745 km pour la seule année 1936. En 1937, il reçoit le Trophée Clifford B. Harmon, de la Ligue internationale des aviateurs. En 1938, il est lauréat du prix Henry Deutsch de la Meurthe, de l'Académie des sports, récompensant un fait sportif pouvant entraîner un progrès matériel, scientifique ou moral, pour l’humanité. En l’occurrence, sa première traversée de l'Atlantique Nord. Records et épreuves[modifier le code] Le 15 juin 1925, il remporte l'épreuve Military Zenith, réservée aux seuls pilotes militaires. Le 14 juillet 1939, il obtient, aux commandes du Latécoère 521 Lieutenant de vaisseau Paris, le Ruban bleu du record de la traversée de l'Atlantique Nord par hydravion. Hommages[modifier le code] En 1939, son ami Antoine de Saint-Exupéry lui dédie son troisième roman, Terre des hommes, de la manière suivante, « Henri Guillaumet, mon camarade, je te dédie ce livre ». En 1947, l'hydravion hexamoteur Latécoère 631 no 3 F-BANU est officieusement baptisé Henri Guillaumet, sans que le nom de l'aviateur ne soit mentionné sur sa coque. Les trois écoles du quartier Montaudran à Toulouse (anciennement école de garçons, école des filles et école maternelle) portent le nom Henri Guillaumet. En 1973, la Poste émit un timbre à son effigie, conjointement à celle de Paul Codos, dans la série philatélique de la Poste aérienne. En décembre 1998, une plaque commémorative est apposée par une expédition française et chilienne, une expédition organisée par Marc Turrel sur les lieux de son atterrissage forcé dans les Andes, aux bords de la laguna del Diamante. Cette action mémorielle fut parrainée par l'ambassadeur de France à Buenos Aires, Jean-Michel Gaussot En 2001, Juan Gualberto Garcia, le jeune berger qui secourut Guillaumet dans les Andes le 19 juin 1930, fut récompensé de la Légion d'honneur, des mains du président de la République française, Jacques Chirac. Il est décédé le 14 décembre 2011, à l'âge de 95 ans. La promotion 1989 de l'École militaire de l'air à Salon-de-Provence porte le nom de son parrain : Promotion lieutenant Henri Guillaumet. Deux aéroclubs en France portent le nom d'Henri Guillaumet : ACHG Aéroclub Henri Guillaumet depuis 1946 à Lognes Emerainville et l'Aéroclub régional Henri Guillaumet Aquitaine Hydravion à Biscarrosse. Filmographie[modifier le code] Son personnage apparaît sous les traits du comédien Benoist Brione dans la mini-série L'Aéropostale, courrier du ciel de Gilles Grangier, diffusée sur FR3 entre décembre 1980 et janvier 1981. Dans le téléfilm de Robert Enrico, réalisé en 1994, Saint-Exupéry : La Dernière Mission, son rôle est joué par le comédien belge Jean-Paul Comart. En 1996, dans le film Saint-Ex, réalisé par le Britannique Anand Tucker, c'est l'acteur Daniel Craig qui interprète son personnage. Depuis 1996, le Futuroscope lui rend hommage dans un film en IMAX 3D, produit et réalisé par Jean-Jacques Annaud : Guillaumet, les ailes du courage. où son rôle est tenu par l'acteur américain Craig Sheffer. En 2024, dans le film Saint-Ex, du réalisateur franco-argentin Pablo Agüero, l'acteur Vincent Cassel tient son rôle. Le film raconte sa survie légendaire à travers son ami Antoine de Saint-Exupéry. Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] ↑ Un monument et un musée lui sont dédiés. Une plaque a également été apposée sur sa maison natale. Références[modifier le code] ↑ « René Weiser, Léon Challe et les records de distance », ICARE, no 180,‎ 2002 ↑ Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes ↑ a et b Gérard Piouffre, Le courrier doit passer ! Nouvelle édition, Larousse, 8 avril 2009 (ISBN 978-2-03-585471-1, lire en ligne) ↑ , sur AeroMondo ↑ a b et c « L'accident de Guillaumet dans les Andes - Aéropostale en Argentine », Argentina Excepcion,‎ 19 juillet 2014 (lire en ligne, consulté le 7 mars 2017) ↑ « Noëlle Guillaumet raconte... », sur chezpeps.free.fr (consulté le 7 mars 2017) ↑ Alain Detigny, « Juan Gualberto Garcia, l’enfant qui trouva Henri Guillaumet », sur Argentina Excepción, 18 juillet 2014 (consulté le 26 janvier 2025) ↑ « MEMOIRES DE L'AMI DE BOUY », sur postale.free.fr (consulté le 7 mars 2017) ↑ « Comment j'ai sauvé l'as de l'aéropostale... », sur ladepeche.fr (consulté le 26 janvier 2025) ↑ de Saint-Exupéry 1999, p. 161 et 165. ↑ Maria de Crisenoy, Antoine de Saint-Exupéry: Poète et aviateur, FeniXX réédition numérique, 1er janvier 1958 (ISBN 978-2-307-17933-7, lire en ligne) ↑ André Kaspi, La Deuxième guerre mondiale : chronologie commentée, Bruxelles, Ed. Complexe, 1995, 577 p. (ISBN 2-87027-591-9), p. 159. ↑ Anne-Lucie Chaigne-Oudin, La France dans les jeux d'influences en Syrie et au Liban : 1940-1946, Paris, L'Harmattan, coll. « Comprendre le Moyen-Orient », 2009, 260 p. (ISBN 978-2-296-07364-7 et 2-296-07364-6, lire en ligne), p. 21 à 22 ↑ Alain Decaux, « Qui abattit l'avion de Chiappe ? », Historia, no 356 bis (Les morts mystérieuses),‎ 1976, p. 61-70. ↑ Ils portent les cotes 20160286/90 à 20160286/93 (voir les reproductions dans la salle des inventaires virtuelle). Voir aussi[modifier le code] Bibliographie[modifier le code] Antoine de Saint-Exupéry, Œuvres complètes, t. II, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade » (no 454), 23 février 1999, 1568 p. (ISBN 978-2-07-011311-8), « Terre des hommes » Roland Tessier (ill. Géo Ham), Henri Guillaumet, éditions Flammarion, 1947 Emile Perio, Carrefour des grands raids : Saint-Pierre et Miquelon et l'odysée du " Ville-de-Saint-Pierre " hydravion géant, Editions Amphora, 1983 Jean Cuny, Latécoère : les avions et hydravions, Docavia N°34, Editions Larivière, 1992 Benoît Heimermann, L'Aéropostale : la fabuleuse épopée de Mermoz, Saint-Exupéry et Guillaumet, Arthaud, 1999 Marcel Migeo, Henri Guillaumet, Pionnier de l'Aéropostale, 2002, éditions Arthaud Olivier Poivre d'Arvor et Patrick Poivre d'Arvor, Courriers de nuit : la légende de Mermoz et de Saint-Exupéry, Paris, Mengès, 2004 (et aussi : "Les aventuriers du ciel", Henry est un des personnages principaux) Christian Lantenois (illustrations de Roland Irolla), Henri Guillaumet, 1902-1940, éditions de l'Association des Amis de Henri Guillaumet, 2006. Gérad Bousquet, Les paquebots volants : les hydravions transocéaniques français, Docavia N° 59, Editions Larivière, 2006 Philippe Nessmann, À l'assaut du ciel, roman aux Éditions Flammarion, 2008 Robert Maleville et Michel Hébert, L'ange de la Cordillère : Henri Guillaumet 1902-1940, héros de l'Aéropostale, Édition bilingue français espagnol, Édition Roussel-ACN, 2013. Chistophe Bec, Patrick A.Dumas et Diogo Saïto, L'Aéropostable : des pilotes de légende. Tome 1, Guillaumet, bande-dessinée Éditions Soleil, 2013 Eric Buche et Christian Perrissin, Le vent des cimes, bande-dessinée de fiction inspirée de la marche de Guillaumet dans les Andes, Éditions Glénat, 2013 Bernard Bacquié, Guillaumet le passeur, Air France transatlantique, Éditions Latérales, 2017. Christophe Bec, Michel Suro et Alex Gonzalbo, L'Aéropostale, des pilotes de légende. Tome 7, Cap Juby, Éditions Soleil, 2019. Articles connexes[modifier le code] Aéropostale Jean Mermoz Marcel Reine Antoine de Saint-Exupéry Liste de pilotes et navigants de l'Aéropostale Aéroport de Toulouse-Montaudran Liens externes[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Notices d'autorité : () Biographie d'Henri Guillaumet Portail de l’aéronautique Portail de la France Portail de l’entre-deux-guerres Portail de la Seconde Guerre mondiale <img width="1" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1"; alt="" style="border: none; position: absolute;" height="1"> Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Henri_Guillaumet&oldid=233614166 ».
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Télégraphe Chappe — Wikipédia

Télégraphe Chappe - Wikipédia

Le télégraphe Chappe (ou télégraphe aérien) est un moyen de communication ( télégraphe) visuel français par sémaphore effectif sur des distances de plusieurs centaines de kilomètres, inventé par le Français Claude Chappe et mis en place à partir de 1793. Les sémaphores sont en général placés sur des tours dites tours Chappe.

Le télégraphe Chappe (ou télégraphe aérien) est un moyen de communication (télégraphe) visuel français par sémaphore effectif sur des distances de plusieurs centaines de kilomètres, inventé par le Français Claude Chappe et mis en place à partir de 1793. Les sémaphores sont en général placés sur des tours dites tours Chappe. Aujourd'hui, une vingtaine d'exemplaires de télégraphe Chappe ont été restaurés avec ajout d'un mécanisme, mais la plupart des tours sont dans un état précaire (mécanisme absent), voire disparues. Description[modifier le code] Les tours Chappe (ou télégraphes de Chappe) prenaient la forme d'une tour carrée, d'une tour ronde, d'une tour pyramidale ou étaient placées sur un clocher. Une tour Chappe était constituée : du signal (mât muni d'un régulateur pivotant et de deux indicateurs articulés) ; d'une salle de travail à l'étage où le stationnaire observait les tours voisines et actionnait le système de manœuvre du signal ; d'un local de repos en dessous, où le stationnaire pouvait descendre se reposer un quart d'heure après le coucher du soleil à un quart d'heure avant le lever du soleil. Deux stationnaires étaient affectés à une tour, et ils se relayaient chaque jour à midi. Ces agents (des militaires réformés généralement) étaient uniquement chargés de transmettre les signaux sans avoir la possibilité de les interpréter, secret militaire oblige. Depuis Paris, Lille en 1794, Strasbourg en 1798 et Brest en 1799 furent les premières villes desservies. Par exemple entre Paris et Brest, 58 stations parsemaient le trajet ; la ligne passait notamment par Le Mont-Saint-Michel[1]. Tour Chappe à Paris, 103 rue de Grenelle (7e arrondissement). Jacques Auguste Regnier (1787-1860), vue du télégraphe optique de Chappe de l'église Saint-Pierre de Montmartre, vers 1820. La tour Chappe de Saint-Marcan (Ille-et-Vilaine). Conception[modifier le code] Au fil du temps, le système télégraphique Chappe incarnait différentes conceptions, la variation étant en partie due aux améliorations technologiques apportées au fur et à mesure que le système était utilisé[2]. Mécanisme[modifier le code] Dans un modèle typique, le mécanisme est constitué : d'un mât de 7 mètres de couleur bleu ciel en partie extérieure, intégrant une échelle pour accéder aux éléments mobiles et réaliser leur entretien ; d'un bras principal de couleur noire nommé « régulateur », de 4,60 m de long sur 0,35 m de large ; de deux ailes noires nommées « indicateurs », de 2 m sur 0,30 m ; de contrepoids gris pour chaque indicateur, nommés « fourchettes » ; d'un système de manœuvre au pied du mât en salle de travail, nommé « manipulateur », reproduisant à l'identique les positions du signal ; d'un système de transmission par câbles et poulies de renvoi. Les régulateurs et indicateurs sont munis de persiennes fixes pour réduire la prise au vent. Le mât et les structures du régulateur et des indicateurs sont en chêne, les persiennes en bois de pin, les poulies en orme, les poignées en frêne, les mécanismes sont en fer, bronze et laiton[3]. Longues-vues[modifier le code] Deux longues-vues ont été utilisées dans chaque tour pour voir les signaux en amont et en aval de cette tour. Elles avaient des grossissements compris entre 30× et 65×, selon la disposition des tours. Chaque longue-vue était montée dans un boîtier en bois qui la maintenait fixe et focalisée sur l'une des tours voisines. Cela évitait d'avoir à ajuster la longue-vue pour chaque message[4]. Codage et déchiffrement[modifier le code] Signaux télégraphiques[modifier le code] On distingue les signaux de correspondance et les signaux de régulation et de service : Les signaux de correspondance utilisent une position horizontale ou verticale du régulateur. De plus, la position oblique gauche du régulateur est utilisée pendant la composition des signaux de correspondance. Les signaux de régulation (urgence du message, absence, problème divers, brouillard…) utilisent uniquement la position oblique droite du régulateur. Les signaux sont valides quand les petites ailes noires nommées indicateurs sont : repliées sur le régulateur ; ou forment un angle de 45° ou 90° ou 135° avec le régulateur. La position dans le prolongement du régulateur n'est mécaniquement pas possible. Elle a été abandonnée pour éviter confusion et ambiguïté avec la position repliée sur le régulateur. Chaque indicateur pouvant prendre 7 positions par rapport au régulateur, ce dernier pouvant en prendre 2, cela donne 98 positions possibles (7×7×2). Positions desquelles on retire 6 signaux de service, ce qui laisse 92 signaux de correspondance pour former le message,[Quoi ?] ce qui en utilisant 2 signaux par mot ou expression permet d'avoir un vocabulaire de 8464 mots (92×92)[5]. Galerie - composition d'un signal[modifier le code] Position de sécurité. Composition d'un signal (si mouvement). Premier code. Composition d'un signal. Second code. Composition du signal suivant. Codage[modifier le code] Le message était codé à la tour d'origine à l'aide d'un livre de codes et décodé à la tour de destination à l'aide d'un livre identique. Le système type "Lille", adopté pour la première liaison (Paris-Lille), a laissé la place au système de type "Milan", le plus employé sur le réseau national, qui permet d’afficher 98 signaux différenciés dont 92 réservés pour la correspondance, les 6 autres étant affectés aux mentions de service[6]. Le livre de codes avait 92 pages et chaque page contenait 92 entrées numérotées, chacune avec un mot, une série de mots apparentés, ou une expression. Les messages étaient composés de mots et d'expressions parmi les 8464 (92 × 92) choix possibles[5]. Pour chaque mot ou expression, deux symboles étaient transmis ; le premier indiquait le numéro de page du mot ou de l'expression, tandis que le second indiquait la position du mot sur la page du livre de codes. Par exemple, dans la photo d’une page du livre de codes à droite, le code pour « ignorance » serait (50, 87) puisque le mot est à la page 50 en position 87. Historique[modifier le code] La communication sur de longues distances est un problème récurrent dans l'histoire. Ce problème était particulièrement pressant en France au plus fort de la Révolution française, alors que le pays était entouré par les forces hostiles de la Grande-Bretagne, de l'Autriche, de la Prusse et des Pays-Bas. Dans ce contexte, la France obtiendrait un avantage stratégique si, contrairement à ses ennemis, elle disposait d'un système de communication rapide et fiable. Le télégraphe Chappe fournissait justement un tel système de communication rapide et fiable. Par exemple, envoyer un message transporté par des chevaux de Strasbourg à Paris prenait 4 jours. Avec le télégraphe Chappe, cela a pris 2 heures[7]. Entre la vitesse du cheval au galop et les débuts du télégraphe électrique, Claude Chappe mit au point un ingénieux système de communication de télégraphe aérien pendant la Révolution. Les « tours de Chappe » étaient coiffées d’un mât mobile, visible à la jumelle de la tour voisine, distante de 10 km à 15 km[8]. La ligne Paris-Lille fut ainsi opérationnelle dès 1794 à des fins militaires. Elle permit de transmettre des messages entre ces deux villes avec une durée de neuf minutes pour transmettre un symbole via une quinzaine de tours ; le temps de transmission d'un message dépendait de sa longueur. La nouvelle de la prise du Quesnoy le 15 août 1794 et celle de la reddition de la ville de Condé le 30 août 1794 furent ainsi connues à Paris, à la Convention, en quelques minutes[9]. En 1844, 534 tours quadrillent le territoire français reliant sur plus de 5 000 km les plus importantes agglomérations. En 1845, la première ligne de télégraphe électrique est installée en France entre Paris et Rouen, sonnant le glas des tours de Chappe. Entre 1834 et 1836, le télégraphe Chappe a été utilisé à des fins personnelles par les deux hommes d'affaires bordelais Louis et François Blanc, afin de connaître avant tout le monde la clôture des cours de la rente à la Bourse de Paris, il s'agit du piratage du télégraphe Chappe[10]. Invention[modifier le code] Claude Chappe définit en 1790 un nouveau projet visant à « mettre le gouvernement à même de transmettre ses ordres à une grande distance dans le moins de temps possible[11]. » Ayant essayé plusieurs solutions, il opte finalement pour la transmission de signes optiques avec observation à la lunette. Les 2 et 3 mars 1791, Chappe expérimente un télégraphe optique avec un système de pendules synchronisées et un panneau optique blanc et noir entre Brûlon et Parcé. Il transmet alors le message suivant : « L'Assemblée nationale récompensera les expériences utiles au public[12]. » En juin 1791, Claude Chappe s’installe à Paris et réalise des nouvelles expériences à Ménilmontant, à l'emplacement de l'actuel cimetière de Belleville, à proximité de la rue du Télégraphe, qui est le point le plus haut de Paris. Chappe et les commissaires qui le soutiennent tentent d'obtenir l'adhésion du pouvoir politique, afin de généraliser l'usage du télégraphe. Le 22 mars 1792, Chappe soumet une pétition à l'Assemblée législative, dans laquelle il décrit son invention comme « un moyen certain d'établir une correspondance telle que le corps législatif puisse faire parvenir ses ordres à nos frontières et en recevoir la réponse pendant la durée d'une même séance[13]. » Le député Charles-Gilbert Romme, qui préparait son rapport sur le télégraphe, propose le 12 mars 1793 au commissaire de la Convention en Belgique de substituer ce système à celui des estafettes[14]. Romme présente le 1er avril son rapport à la Convention au nom des Comités de l'instruction publique et de la Guerre, en mentionnant le seul usage militaire du télégraphe[15]. Peu de temps après, le mot télégraphe fait son apparition grâce à André-François Miot de Mélito. Le 12 juillet 1793, un essai est mené avec succès sur une distance de 26 km, entre Belleville, depuis le parc du château de Ménilmontant, permettant de communiquer avec Écouen et Saint-Martin-du-Tertre (Val-d'Oise)[16]. Le 25 juillet suivant, Claude Chappe est nommé ingénieur télégraphe par décret, et le lendemain, Lakanal présente le rapport qui fait le bilan de l'expérimentation décrétée par la Convention. Chappe adresse une lettre à Lakanal à propos des opposants au projet : « Comment n'ont-ils pas été frappés de l'idée ingénieuse que vous avez développée hier au Comité [d'instruction publique] et à laquelle je n'avais pas songé ? L'établissement du télégraphe est, en effet, la meilleure réponse aux auteurs qui pensent que la France est trop étendue pour former une République. Le télégraphe abrège les distances et réunit en quelque sorte une immense population sur un seul point[17]. »Les premiers essais éveillent néanmoins les soupçons de la population et entraînent la destruction de son appareil[18], moins probablement pour des rumeurs de sorcellerie que pour retarder les communications gouvernementales[19]. Construction[modifier le code] La première ligne télégraphique Chappe était une série de quinze tours reliant Paris et Lille sur une distance de 230 kilomètres. La ligne Paris-Lille n'était opérationnelle qu'à des fins militaires. Ses tours permettaient de transmettre un message court entre ces deux villes en 9 minutes. Les développements ultérieurs ont ajouté les grandes villes françaises, Paris étant le nœud central du système. Entre Paris et Brest en Bretagne, 58 tours jalonnaient le parcours[1]. Outre Paris-Lille en 1794, d'autres villes initialement desservies sont : Strasbourg en 1798 et Brest en 1799. En 1844, 534 tours sillonnent le territoire français, reliant les 29 villes les plus importantes au moyen de 534 stations et couvrant plus de 5 000 km[20]. Le réseau s'étend également en Europe jusqu'à Amsterdam, Mayence et Venise[20] et en Afrique du Nord où il couvre l'Algérie (Alger-Oran et Alger-Constantine en 1853) et la Tunisie (Tunis-La Goulette et Tunis-Mohamedia en 1848-1849)[21]. Au début, les mécanismes sont construits par les ateliers de l'administration centrale dans les locaux même de l'administration du télégraphe. En 1833, ils étaient construits dans l'atelier Guillaume Jacquemart : Atelier pour la confection des télégraphes et autres machines, passage du Désir, faubourg Saint-Denis, numéro 88[22]. Les télescopes utilisés dans le système étaient à l'origine produits en Angleterre, mais étaient très chers. Le gouvernement a encouragé le développement des capacités de production françaises, qui ont finalement remplacé les sources anglaises[4]. Gestion et personnel[modifier le code] À l'origine, le système était géré par Claude Chappe et ses frères. Cette gestion familiale a duré jusqu'à la monarchie de Juillet en 1830, après quoi il a été remplacé par un système administratif à la fois hiérarchique et militaire. En vertu de celui-ci, trois administrateurs de haut niveau géraient quatre départements (messagerie, personnel, installations et équipements, et comptabilité). Le siège était situé dans le 7e arrondissement de Paris[23], au 103, rue de Grenelle. Au niveau opérationnel, les directeurs étaient les seuls à avoir accès au code télégraphique et étaient chargés du codage et du décodage des dépêches. En dessous d'eux, les inspecteurs étaient chargés de la surveillance d'un tronçon d'une douzaine de stations (appelé division) et notamment de maintenir les tours et les équipements en bon état de fonctionnement, de superviser les opérateurs des tours, d'identifier la source des erreurs de transmission et de sanctionner les opérateurs en cas de mauvaise performance[23]. Les inspecteurs ont utilisé des télescopes militaires pour observer et évaluer les performances des tours individuelles[4]. Il y avait deux opérateurs, ou stationnaires, par tour. Ils étaient recrutés soit par cooptation, soit parmi des militaires invalides, soit dans la population locale. Ils étaient soumis à un régime très sévère de présence. Appelés aussi télégraphiers ou télégraphistes, les stationnaires connaissaient les six signes fonctionnels (appelés signaux de service). Ils devaient transmettre les messages et également surveiller la tour suivante sur la ligne afin de vérifier qu'elle n'avait pas commis d'erreur lors de la retransmission du message. Les opérateurs étaient sanctionnés pour leurs fautes. Plus tard, en raison de problèmes financiers, souvent un seul stationnaire était affecté à chaque tour[23]. Usage et mésusage[modifier le code] Les tours étaient efficaces pour permettre aux nouvelles de circuler rapidement à travers la France. La première utilisation militaire du système fut faite pour signaler la reprise aux forces autrichiennes des villes du Quesnoy le 15 août 1794 et de la ville de Condé-sur-l'Escaut le 30 août 1794. La nouvelle de ces victoires fut connue par la Convention à Paris en quelques minutes[9]. Des particuliers s'efforcent également de profiter des communications rapides offertes par le télégraphe. Entre 1834 et 1836, le télégraphe est utilisé par deux hommes d'affaires bordelais, les frères François et Joseph Blanc, pour recevoir avant tout le monde des informations sur le cours des rentes de la Bourse de Paris. L'utilisation a été découverte en 1836 et les deux frères ont passé du temps en prison en attendant leur procès, mais ont finalement été déclarés non coupables car il n'y avait pas de loi contre ce comportement[10]. Chronologie[modifier le code] 12 juillet 1793 : première expérimentation réussie du télégraphe optique de Chappe[16]. Le 4 août 1793, le Comité de salut public ordonne la mise en place de la ligne Paris-Lille et en confie la réalisation au ministère de la guerre. Le 30 avril 1794, le télégraphe est testé sur la ligne Paris-Lille. Le 17 août 1794, Barère, membre du Comité de salut public, annonce à la Convention la prise de Quesnoy dont il a été informé par télégraphe[24]. Le 30 août 1794, la première dépêche annonçant la prise de Condé-sur-Escaut : «Condé être restitué à République, reddition ce matin 6 heures », grâce à un sémaphore installé sur le mont Valérien. Le 3 octobre 1794, décision de construire la ligne Paris-Landau (plus tard déviée vers Strasbourg). En avril 1795, prolongation de la ligne nord vers Bruxelles. En août 1798, mise en service de la ligne Paris-Brest. En juillet 1801, essai de nuit entre Ménilmontant et Saint-Martin-du-Tertre sans relais. En 1805, création de la ligne Paris-Turin. En 1810, la ligne nord va à Amsterdam et la ligne sud à Venise par Lyon, Turin et Mantoue (124 postes, 1 200 km, par le col du Mont-Cenis). Une ligne Metz-Mayence existe du 29 mai 1813 à 1814. En 1815, pendant les Cent jours, le télégraphe aérien s’arrête à Lyon. La dépêche, portée par un courrier jusqu’à Lyon, n’arrive à Paris que le 5 mars. Chappe, directeur du télégraphe, frère de l’inventeur, l'apporte au cabinet du roi Louis XVIII, qui dit : « C’est Bonaparte qui est débarqué sur les côtes de Provence. Il faut porter cette lettre au ministre de la Guerre. Il verra ce qu’il y aura à faire »[25]. En 1821, une ligne entre Lyon, Marseille et Toulon est créée. En 1834, mise en place de la ligne Avignon-Bordeaux permettant de délester la ligne Paris-Toulon surchargée par les dépêches liées à la guerre en Algérie. Le 3 mai 1837, loi sur le monopole de la communication en France en réponse à l'affaire du piratage du télégraphe Chappe[10]. En 1844, 534 tours quadrillent le territoire français reliant sur plus de 5 000 km, 29 importantes agglomérations. En France, la télégraphie Chappe aura été développée de 1793 à 1854[26] ; il y aura également une amorce de réseau en Algérie (Alger-Oran et Alger-Constantine en 1853) et Tunisie (Tunis-La Goulette et Tunis-Mohamedia en 1848-1849)[27]. Durant la guerre de Crimée une liaison sera établie en 1854 entre Varna et de Balchik sur la mer Noire[28]. En 1845, la première ligne de télégraphe électrique, utilisant le code Morse international, est installée en France entre Paris et Rouen, sonnant le glas des tours de Chappe. C'est le 27 avril 1845 qu'est réussi le premier essai de liaison télégraphique électrique entre Paris et Mantes, puis le 18 mai, entre Paris et Rouen, tant et si bien que, le 3 juillet 1846, une loi décidera la création d'une ligne Paris-Lille et, petit à petit, l'extension à toutes les lignes existantes. Mende, la préfecture de la Lozère, sera la dernière préfecture reliée à Paris par le télégraphe électrique en 1855[29]. En 1855, abandon de la dernière ligne du télégraphe aérien. Les gros inconvénients du système étaient qu'il ne pouvait fonctionner ni la nuit ni par mauvaise visibilité et qu'il mobilisait beaucoup d'opérateurs (deux tous les 15 kilomètres environ). Mécanisme. Lunette. Système de manœuvre nommé « manipulateur ». Manœuvre. Réseau[modifier le code] En 1793, une expérimentation est réalisée avec trois stations : Saint-Martin-du-Tertre, Écouen et Ménilmontant[30]. Ensuite, un réseau de lignes est développé (principales lignes avec périodes d'exploitation) : Paris - Lille : 1794 - 1847 Paris - Metz - Strasbourg : 1797 - 1852 Lille - Dunkerque : 1798 - 1801 Strasbourg - Huningue : 1799 - 1800 Paris - Saint-Malo - Brest : 1799 - Vic-sur-Seille - Lunéville : 1800 - 1801 Lille - Boulogne-sur-Mer : 1803 - 1816 Lille - Bruxelles : 1803 - 1814 Paris - Lyon : 1807 - 1852 Lyon-Venise : Lyon - Turin : 1807 - 1814, Turin - Milan : 1809 - 1814, Milan - Mantoue - Venise : 1810 - 1814 Bruxelles - Anvers : 1810 - 1813 Anvers - Flessingue : 1809 - 1810 Anvers - Amsterdam : 1811 - 1813 Metz - Mayence : 1813 - 1814 Lille - Calais : 1816 - 1852 Lyon - Valence - Marseille - Toulon : 1821 - 1852 Paris - Tours - Poitiers - Angoulême - Bordeaux - Bayonne : 1822 - Avranches - Rennes - Nantes : 1832 - Avignon - Nimes - Montpellier - Narbonne : 1832 - Blaye - Bordeaux : 1832 - Bordeaux - Agen - Toulouse - Narbonne : 1834 - Cherbourg - Avranches : 1835 - Narbonne - Perpignan : 1840 - Dijon - Besançon : 1840 - 1852 Calais - Boulogne-sur-Mer : 1840 - 1852 Boulogne-sur-Mer - Eu : 1846 - 1852 Bayonne - Béhobie : 1846 - Une ligne militaire fut utilisée durant la guerre de Crimée [1854 - 1856]. Jusqu'à aujourd'hui, les sites de télégraphe de Chappe, en raison de leurs emplacements, ont été très recherchés pour installer des relais de communications hertziens et, même envisagés pour un type de télécommunications optiques très différent : les liaisons laser [réf. nécessaire]. Listes des Tours Chappe par Ligne[modifier le code] Ces listes cataloguent les tours des lignes de télégraphe Chappe[30],[31],[32],[33],[34],[35],[36],[37]. Ligne Paris - Bayonne Ligne Paris - Toulon (Lyon - Venise) Ligne Avignon - Bordeaux (Narbonne, Perpignan, Toulouse) Ligne Paris - Strasbourg Ligne Paris - Brest (Cherbourg, Nantes) Ligne Paris - Lille (Calais, Boulogne) Dans la littérature[modifier le code] Ce système est évoqué à plusieurs reprises[38]. Dans Monsieur Pencil (1831), bande dessinée de Rodolphe Töpffer, un chien tombé sur un bras de télégraphe et son maître y grimpant pour le secourir provoquent une crise internationale en transmettant involontairement des messages inquiétants. Dans Lucien Leuwen (1834), Stendhal présente une lutte de pouvoir entre Lucien Leuwen et le préfet M. de Séranville auprès du directeur du télégraphe M. Lamorte[22]. Un des épisodes du roman d'Alexandre Dumas Le Comte de Monte-Cristo (1844) met en jeu le télégraphe Chappe. Il correspond aux chapitres LX et surtout LXI : le Comte de Monte-Cristo corrompt l'employé d'une des tours qui composent la ligne de Paris à l'Espagne et lui fait exécuter d'autres signes que ceux de la dépêche envoyée depuis l'Espagne ; il en résulte à Paris une brève panique boursière où son ennemi Danglars perd une forte somme. Ce passage est pour Dumas l'occasion de décrire assez en détail le fonctionnement d'une ligne de télégraphe Chappe[39]. Élie Berthet, dans La tour du télégraphe (1869), fait du même thème un roman complet : un jeune homme confiné dans une station télégraphique à la campagne sur la ligne Paris-Bordeaux, découvre un abus du télégraphe pour un délit d'initié par des spéculants à la Bourse[40]. Dans Romain Kalbris de Hector Malot (1869), une jeune fille nommée Dielette décrit sa maison à Paris : « […] du seuil de la porte, on voyait en face, contre une haute église, un beau cadran doré; au-dessus, il y avait une petite tour et sur cette tour des grands bras noirs qui, toute la journée, se remuaient de côté et d’autre. Quand j’ai, l’année dernière, parlé de ça à un paillasse de la troupe de Masson, qui venait de Paris, il m’a dit que cette église était l’église Saint-Eustache, et que ces grands bras noirs étaient un télégraphe. » Dans sa série des Annales du Disque-Monde, Terry Pratchett décrit un système de télégraphe optique fonctionnant à l'aide de sémaphores : les tours clacs. Celles-ci sont directement inspirées du télégraphe Chappe. Patrimoine actuel[modifier le code] Si certaines tours ont pu être sauvées de la destruction et restaurées, la plupart des tours restantes sont à l'abandon, ou dans le meilleur des cas reconverties à un autre usage, en particulier agricole (pigeonnier, entrepôt de produits chimiques, château d'eau). Toutefois, une douzaine de stations télégraphiques réparties sur tout le territoire français ont été réhabilitées ; six sont protégées comme monuments historiques. Par ailleurs, Saint-Gilles-Waes en Belgique possède un télégraphe Chappe dans l'état d'origine, conservé par le Cercle royal archéologique du Pays de Waes (Koninklijke Oudheidkundige Kring van het Land van Waas (nl), K.O.K.W) (photos[41],[42]) au musée MAP de Saint-Nicolas-Waes[43]. En Allemagne (Sarre et Rhénanie-Palatinat), la ligne télégraphique reliait Metz à Mayence. Non loin de la commune de Nalbach, sur le mont Litermont (de), se trouve aujourd'hui une tour Chappe reconstruite[44]. Tour Commune Département Ligne État Protection Notes Coordonnées Illustration Tour Chappe Annoux Yonne Paris-Lyon Restaurée et fonctionnelle (cf. vidéo[45]) À environ 1,5 km du village[46] 47° 36′ 41″ nord, 4° 03′ 02″ est Aussois Avrieux Savoie Lyon-Venise Restaurée en 2018 et fonctionnelle lieu dit Le courberon Tour Chappe Baccon Loiret Paris-Bayonne 47° 53′ 31″ nord, 1° 37′ 41″ est Tour Chappe du Trou d'Enfer Bailly Yvelines Paris-Brest Restaurée et fonctionnelle Inscrit MH (1943)[47] 48° 50′ 47″ nord, 2° 05′ 32″ est Tour Chappe de Blacy Blacy Yonne Paris-Lyon Ruine Tour Chappe Brûlon Sarthe Dans le village d'origine de Claude Chappe, non loin du musée qui lui est consacré Tour Chappe Castelnaudary Aude Avignon-Bordeaux 43° 19′ 31″ nord, 1° 56′ 41″ est Tour Chappe Étoile-sur-Rhône Drôme Lyon-Toulon Tour Chappe Gallargues-le-Montueux Gard Avignon-Bordeaux 43° 43′ 23″ nord, 4° 10′ 23″ est Tour Chappe de Laburthe Gradignan Gironde Paris-Bayonne Inscrit MH (2012)[48] 44° 47′ 06″ nord, 0° 36′ 27″ ouest Tour Chappe du Haut-Barr Haegen Bas-Rhin Paris-Strasbourg 48° 43′ 22″ nord, 7° 20′ 11″ est Tour Chappe Lançon-Provence Bouches-du-Rhône Lyon-Marseille-Toulon restaurée en 2012 43° 33′ 39″ nord, 5° 09′ 23″ est Tour Chappe Lavit Tarn-et-Garonne Avignon-Bordeaux 43° 58′ 33″ nord, 0° 56′ 06″ est Tour Chappe Lefaux Pas-de-Calais Boulogne-sur-Mer - Eu 50° 32′ 22″ nord, 1° 39′ 30″ est Tour Chappe Lévignac Haute-Garonne Avignon-Bordeaux Inscrit MH (1992)[49] Dans la forêt de Bouconne 43° 38′ 56″ nord, 1° 12′ 49″ est Tour Chappe Marcy Rhône Paris-Lyon Restaurée et fonctionnelle Inscrit MH (1982)[50] 45° 54′ 47″ nord, 4° 41′ 01″ est Tour Chappe Narbonne Aude Narbonne-Perpignan Fonctionnelle Équipée d'une variante de type Flocon 43° 08′ 29″ nord, 2° 57′ 32″ est Tour Chappe Ollioules Var Paris-Toulon Trois relais existaient dans le Var : à La Cadière-d'Azur, Ollioules et Toulon[51]. 43° 09′ 12″ nord, 5° 51′ 18″ est Tour Chappe Remilly-en-Montagne Côte d'Or Paris-Lyon Tour restaurée dans les années 2010 Lieu-dit La Montagne. D'autres tours existaient entre l'Auxois et Dijon : La Chaleur près de Vieilmoulin, à l'ouest de Sainte-Colombe, sur la montagne du Télégraphe à Semur-en-Auxois. 47° 17′ 52″ nord, 4° 44′ 41″ est Tour Chappe Saint-André Savoie Lyon-Venise Restaurée en 2010 et fonctionnelle Lieu dit Le Plan de l'Ours 45° 10′ 41″ nord, 6° 35′ 59″ est Tour Chappe Saint-Bauzille-de-la-Sylve Hérault Avignon-Nîmes-Montpellier Restaurée en 2011 et fonctionnelle 43° 36′ 37″ nord, 3° 33′ 44″ est Tour Chappe Sainte-Foy-lès-Lyon Rhône Lyon-Marseille-Toulon Restaurée et fonctionnelle Inscrit MH (1987)[52] 45° 44′ 06″ nord, 4° 48′ 08″ est Tour Chappe Saint-Loup Tarn-et-Garonne Avignon-Bordeaux 44° 05′ 19″ nord, 0° 50′ 36″ est Tour Chappe de La Masse Saint-Marcan Ille-et-Vilaine Paris-Brest Restaurée et fonctionnelle Au-dessus du village. La maison du télégraphiste a été transformée en musée racontant l'histoire du télégraphe Chappe[53]. 48° 34′ 45″ nord, 1° 37′ 34″ ouest Tour Chappe du Buat Saint-Michel-Tubœuf Orne Paris-Brest Non restaurée Inscrit MH (1992)[54] Tour du Buat[55]. 48° 45′ 00″ nord, 0° 40′ 30″ est Sardières Sollières-Sardières Savoie Lyon-Venise Restaurée en 2012 et fonctionnelle Télégraphe Chappe au lieu-dit Le Mollard-Fleury (Altitude : 2 004 m) sur la commune de Sollières-Sardières. Accès par le village d'Aussois. 45° 15′ 39″ nord, 6° 46′ 38″ est Notes et références[modifier le code] ↑ a et b Henri Chalm, Des télégraphes et des hommes, éditions Henri Chalm, Plonéis, 2021, (ISBN 978-2-9540923-1-7). ↑ « Les techniques du télégraphe Chappe », sur www.telegraphe-chappe.com (consulté le 7 juin 2023) ↑ Cahiers de la FNARH, numéro 100, pages 15 à 19. ↑ a b et c « Les lunettes », sur www.telegraphe-chappe.com (consulté le 7 juin 2023) ↑ a et b « Le télégraphe de Chappe animation codage décodage », sur therese.eveilleau.pagesperso-orange.fr (consulté le 7 juin 2023). ↑ « Le systeme de codage Chappe », sur amhitel.fr (consulté le 30 novembre 2024) ↑ « Communiquer a distance : le telegraphe Chappe », sur www.telegraphe-chappe.com (consulté le 7 juin 2023). ↑ Le télégraphe Chappe histelpost, consulté en mai 2015. ↑ a et b Mission du bicentenaire de la Révolution française, La mémoire longue : Les héritages de la révolution, Besançon, Babylone, 1989, 111 p. (ISBN 2-907742-01-9). ↑ a b et c « Le « piratage » du réseau Chappe, ancêtre des cyber-attaques modernes - Déjà-vu », sur blog.francetvinfo.fr, 10 octobre 2017 (consulté le 8 juin 2023). ↑ Ignace Chappe, Histoire de la télégraphie, Richelet, Le Mans, 1840, p. XII, cité par Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte, 1997 [détail de l’édition], p. 19. ↑ Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte, 1997 [détail de l’édition], p. 20. ↑ Édouard Gerspach, « Histoire administrative de la télégraphie aérienne en France » in Annales télégraphiques, t. III, 1860, p. 57-58, cité par Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte, 1997 [détail de l’édition], p. 20. ↑ Le Moniteur universel, 14 mars 1793, p. 33, cité par Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte, 1997 [détail de l’édition], p. 20. ↑ Le Moniteur universel, 4 avril 1793, p. 30-31, cité par Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte, 1997 [détail de l’édition], p. 20. ↑ a et b Claude Chappe et Ménilmontant - Les débuts du télégraphe optique, Paris, Association d'Histoire et d'Archéologie du Vingtième arrondissement, 1993 ↑ Courrier cité par J. Guillaume, Procès-verbaux du Comité d'instruction publique de la Convention nationale, t. II, Paris, 1891, p. 7, cité par Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte, 1997 [détail de l’édition], p. 20. ↑ « Le télégraphe Chappe », sur www.histoire-image.org (consulté le 13 décembre 2018). ↑ « Claude Chappe » (consulté le 13 décembre 2018). ↑ a et b « La fin des lignes de télégraphie Chappe », sur www.telegraphe-chappe.com (consulté le 7 juin 2023). ↑ « Le réseau Chappe : Afrique du Nord », sur www.telegraphe-chappe.com (consulté le 7 juin 2023). ↑ a et b Catherine Bertho, Télégraphes et téléphones, de Valmy au microprocesseur, Éditions Le Livre de Poche, Paris, 1981, numéro 5581, (ISBN 2-253-02832-0). ↑ a b et c « Les hommes du télégraphe », sur www.telegraphe-chappe.com (consulté le 7 juin 2023). ↑ FLICHY, Patrice, Une histoire de la communication moderne, Paris, La Découverte, 1991, 290 p., p. 21. ↑ https://www.cairn.info/charles-x--9782262043865-page-175.htm ↑ « Le réseau Chappe », sur www.telegraphe-chappe.com (consulté le 19 mai 2021). ↑ « Le réseau Chappe : Afrique du Nord », sur www.telegraphe-chappe.com (consulté le 19 mai 2021). ↑ Jean-Claude BASTIAN, « La Guerre de Crimée (1854 - 1856) », sur telegraphe-chappe.com (consulté le 28 septembre 2021). ↑ Xavier Balp, Histoire Lyon, 1793-1870, du siège de Lyon à la fin de la guerre de 1870, Villefranche-sur-Saône, Je fais mon livre, 2024, 244 p. (ISBN 978-2-9549806-7-6), p. 149 ↑ a et b télégraphe Chappe . ↑ FNARH. ↑ Chappe Telegraph System. ↑ Les Télégraphes Chappe (École Centrale de Lyon). ↑ Carte des lignes de télégraphe Chappe établies entre 1793 et 1852. ↑ Lignes du territoire actuel. ↑ Ligne de Lyon - Turin - Milan - Mantoue - Venise. ↑ Ligne de Lille - Bruxelles - Amsterdam. ↑ Cf. aussi : « Télégraphie aérienne et littérature », sur telegraphe-chappe.com (consulté le 18 juillet 2019). ↑ http://www.telegraphe-chappe.com/chappe/Litterat/dumas.html ↑ Élie Berthet,La tour du télégraphe, en ligne. ↑ (nl) VRT NWS, « Historische Chappe-telegraaf uit Sint-Gillis-Waas wordt Vlaams topstuk: "Enig exemplaar ter wereld in originele staat" | VRT NWS: nieuws », sur VRTNWS, 4 décembre 2025 (consulté le 4 décembre 2025) ↑ « index », sur www.kokw.be (consulté le 4 décembre 2025) ↑ « Startpagina | MAP - Musea aan het Park », sur www.museasintniklaas.be (consulté le 4 décembre 2025) ↑ « Weidendom & optische Telegrafenstation - Gemeinde Nalbach », sur www.nalbach.de (consulté le 7 décembre 2025) ↑ France 3 Bourgogne-Franche-Comté, « Annoux (89) : Visitez la tour du télégraphe Chappe ! », 7 juin 2019 (consulté le 18 juillet 2019). ↑ « Les Tours Chappe », Annoux. ↑ « Tour du télégraphe Chappe, située au "Trou d'Enfer" », notice no PA00087364, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture. ↑ « Tour du télégraphe Chappe », notice no PA33000160, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture. ↑ « Télégraphe Chappe », notice no PA00094691, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture. ↑ « Tour Chappe (ancienne) », notice no PA00117994, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture. ↑ La maison du signal à Ollioules. ↑ « Tour du télégraphe », notice no PA00118033, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture. ↑ « Saint-Marcan: Le télégraphe de Chappe ouvre une nouvelle saison », Ouest-France, édition de Saint-Malo,‎ 4 avril 2014, p. 17. ↑ « Télégraphe Chappe », notice no PA00111003, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture. ↑ Patrick Marie, La Tour du Buat (près de l'Aigle, Orne), Verneuil-sur-Avre, Éditions Les Amis de Verneuil, 2011, 23 p.Bulletin d’information historique : tour du Buat … avant une future restauration ?. Voir aussi[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Bibliographie[modifier le code] Louis Figuier, Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes, 1868. Marc Gocel, La télégraphie aérienne, t. 1 : La Télégraphie Aérienne de A à Z, Les Presses du Tilleul, Florange, 2001, (ISBN 2-9517739-0-0). Marc Gocel, La télégraphie aérienne, t. 2 : Atlas, Les Presses du Tilleul, Florange, 2001, (BNF ). Georges Galfano, Le Télégraphe Chappe dans l'Aude, Narbonne : Association de recherche historique sur les techniques de communication, 1986. Alfred Jamaux, Le Télégraphe de Saint-Marcan : sur la ligne Paris-Brest du télégraphe Chappe, Saint-Malo, 2006. Alfred Jamaux, Le Télégraphe du Mont-Dol : sur la ligne Paris-Brest du télégraphe Chappe, 2006. Alain Le Pestipon, Le Télégraphe Chappe à Toulouse et dans la Haute-Garonne, Toulouse : Association pour l'histoire des télécommunications dans le Midi-Pyrénéen, 1992. (nl) G. Hoogesteeger, De telegraaf van Chappe op de verbinding Antwerpen-Vlissingen, in Annalen 96, 1993, K.O.K.W. (Koninklijke Oudheidkundige Kring van het Land van Waas), pages 297-312. Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne, La Découverte, 1991, p. 17-36. Laurent Dutertre et Patrick Marie, Le télégraphe Chappe dans le sud de l’Eure, Verneuil sur Avre, Les éditions Association de Sauvegarde des Edifices VEmoliens (ASEVE), 64 p.L’ouvrage présente l’historique de la télégraphie Chappe (1793-1852), notamment l’invention, son concepteur et sa mise en place à l’échelle nationale. Il met en avant son implantation et sa description sur le plan local (entre Dreux et le Buat). Tours à signaux : Note sur le télégraphe dit aérien de Claude Chappe, 2022. Articles connexes[modifier le code] Télégraphe optique prussien Télégraphe optique russe Télégraphe optique américain Tour Chappe d'Annoux Télégraphe Liens externes[modifier le code] Pour l'ensemble des points mentionnés sur cette page : voir sur OpenStreetMap (aide), Bing Cartes (aide) ou télécharger au format KML (aide). Le télégraphe Chappe ClaudeChappe.fr Le télégraphe Chappe dans Louis Figuier, Les merveilles de la science, t. 2 - Gallica Fédération Nationale des Associations de personnel de La Poste et d'Orange pour la Recherche Historique Les Journées d'étude Télégraphie Chappe à la FNARH Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Universalis v · mTélégraphe Chappe Télégraphe Sémaphore Claude Chappe Lignes Avignon-Bordeaux Metz-Mayence Paris-Bayonne Paris-Brest Paris-Lille Paris-Strasbourg Paris-Toulon Tours Annoux Buat Dreyfus Gallargues-le-Montueux Marcy Sainte-Foy-lès-Lyon Saverne Divers Piratage en 1834-1836 J'écris dans l'espace v · mCommunication optique Basique Signal de fumée Balise Code international des signaux maritimes Sémaphore Phryctorie Télégraphie hydraulique Télégraphie optique Héliographe Lampe Aldis Photophone Avancée Fibre optique Câble en fibre optique Connecteur fibre optique En espace libre Li-Fi Spatiale Technologies Optical Carrier Portail des télécommunications <img alt="" height="1" style="border: none; position: absolute;" width="1" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1">; Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Télégraphe_Chappe&oldid=232687805 ».
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