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April 30, 1:39 PM
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Why It Works: How Indian Railways turned travel into a game

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No extra steps. No forms. Just do the right thing – and you might win.

The results were striking, with FCB reporting a 34% increase in ticket sales.
And while the campaign’s impact was called into question, Cannes Lions, which awarded the idea the PR Grand Prix, cleared the agency of exaggeration. As with all real-world examples, many factors impact the success or otherwise of a campaign

Be certain about uncertainty
Lotteries work because we find uncertain rewards highly motivating. More motivating even than fixed rewards.
A nice demonstration of this comes from Nina Mazar at the University of Toronto and colleagues, in their 2015 study. The researchers tested a promotional tactic using a university vending machine, where customers were offered two ways to buy a snack:

a reduced, guaranteed price of $0.50 per item
the standard $0.75 price, with a one-in-three chance of getting the treat for free
Over time, of course, both options cost the same – three snacks would total $1.50 either way. But buyer behaviour didn’t follow this logic.
The researchers tracked purchasing under each condition, and the results were clear: 84 items were sold with the guaranteed $0.50 price; but 120 items were sold with the “chance to win” offer. That’s a 43% increase.
So, even though the financial value was identical, shoppers were significantly more drawn to the possibility of a free treat than a certain saving. Uncertain rewards are powerful as people don’t just want to be savers; they want to be winners.
And it explains why travellers entered the Indian Railways ticket lottery. That chance to win is alluring – it adds a thrill to the chore, and cost, of having to do the right thing.

What a beautifully simple application of a powerful behavioural bias.
In it to win it
Of course, most of you don’t work on fare-dodging ticket-based campaigns. Thankfully though, as with all behavioural insights, there’s more than one way to apply uncertain rewards.

The simplest application is to copy Mazar – move from standard discounting to uncertain rewards next time you run a promo. So, instead of offering 10% to everyone, offer every 10th customer their basket for free. Same cost to you – more exciting for your customer.
Or you could consider more creative applications. Think about Labubu dolls. They sell in blind boxes where you only know exactly what you have bought once you open them up. That’s an example of an uncertain reward.
But there are even more counter-intuitive ways to apply the same broad principle. One of my favourites is the regret lottery. Rather than motivating action through the hope of winning, regret lotteries motivate through the pain of missing out. You find out what you would have won – if only you’d taken part.

This taps into loss aversion. We dislike missing out more than we like equivalent gains.

While researching my latest book, Hacking the Human Mind, I came across a brilliant experiment that demonstrates the idea perfectly. It’s by Uri Gneezy from the University of California, San Diego, and appears in his 2023 book Mixed Signals.
He discusses a test carried out by a company looking to reduce employee car use. Over one week, workers were asked to avoid driving to work in their car, to reduce traffic and pollution.

People were split into four groups:

Control – no incentive
$5 fixed reward – given $5 every day that they did not drive in
$500 lottery – entry into a $500 lottery on each day they didn’t drive in
$500 regret lottery – every employee was entered into the lottery each day, but when the lottery was drawn, the winner could only claim the prize if they had not driven in that day
All incentive groups performed better than the control. Compared to the control group:

the $5 reward reduced car use by 10%
the standard lottery reduced it by 18%
the regret lottery reduced it by 26%
A regret lottery works better than a standard lottery because it makes loss explicit. In a normal lottery, if you don’t take part, you never find out whether you would have won. In a regret lottery, when the draw is made, non-compliers discover that they were the winner – they just can’t collect.

You don’t merely miss out on a reward. You lose one.

Think lateral
The research into uncertain rewards, by Mazar and others, is typical of the best behavioural science: robust, peer reviewed and based on an experiment in a naturalistic setting. It’s also valuable. After all, it shows you how to make the same promotional discount work even harder.
But the examples of Lucky Yatra and the Labubu dolls reveal something equally important. Behavioural science is only the starting point, providing an insight into human nature.

Creativity determines where that insight ends up.

Lucky Yatra didn’t invent a new bias. It simply set an old one on a new track. The question for you is, how can you combine insight and imagination and help your customers feel like winners?

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April 30, 1:55 PM
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« Jusqu'où la natalité va-t-elle baisser ? » : les naissances toujours moins nombreuses que les décès en France début 2026

La tendance se confirme. Au premier trimestre, le nombre de décès en France a de nouveau dépassé celui des naissances. Seuls 154.932 bébés ont vu le jour, soit 1,8 % de moins qu'en 2025 sur la période. Le nombre de décès s'est lui établi à 174.024 malgré une baisse de 4,5 % de la mortalité, la grippe ayant été moins meurtrière que l'année passée.
Le solde naturel du pays est donc resté négatif comme en 2025, première année depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale où il a viré dans le rouge s'élevant à -6.000.
« Il est pratiquement certain que le solde naturel sera négatif en 2026 », indique Laurent Toulemon, directeur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (Ined.) « Mais une question se pose aujourd'hui : jusqu'où la natalité va-t-elle baisser ? Il y a une très grande incertitude sur l'évolution future », poursuit l'expert.

Croisement des courbes
Pour les démographes, le croisement des courbes des naissances et des décès l'an dernier a été une surprise. La bascule était certes attendue, mais elle est arrivée dix ans plus tôt que ce que prévoyait l'Insee dans ses dernières projections de population en France publiées en 2021. Le mouvement s'est accéléré avec la baisse plus rapide qu'attendu du taux de féconditétombé à 1,56 l'an dernier alors qu'il était encore de l'ordre de 2 enfants par femme au début des années 2010.

« Pour le moment, la France garde un niveau de fécondité qui permet le renouvellement des générations. A 50 ans, le nombre d'enfants par femme reste proche de deux. Mais il n'est pas certain que cela continue », pointe le sociologue Julien Damon, chroniqueur aux « Echos ».

Dans un billet de blog publié la semaine dernière, l'Insee reconnaît avoir « à la fois surestimé le niveau de la fécondité et sous-estimé la vitesse de sa baisse ». L'institut de la statistique qui doit publier en juin ses nouvelles projections de population en France a d'ailleurs changé ses hypothèses pour intégrer la chute plus brutale que prévu des naissances.
Dans son scénario central, il table désormais sur un taux de fécondité en recul régulier qui tomberait à 1,45 enfant par femme en 2030, alors qu'il le voyait à 1,8 dans ses prévisions de 2021. L'Insee n'exclut pas un scénario moins favorable où il se situerait à 1,2 et un scénario plus favorable où la fécondité des Françaises remonterait à 1,7 enfant par femme.
Les projections d'espérance de vie ont elles aussi été légèrement révisées : en 2070, elle serait de 89,5 ans pour les femmes et de 86,7 ans pour les hommes. Dit autrement, la population âgée de plus de 80 ans va beaucoup augmenter.

« Pratiquement un sujet de campagne présidentielle »
Au vu de ses répercussions économiques majeures, l'évolution démographique du pays est devenue un sujet politique. « Le défi démographique est pratiquement un sujet de campagne présidentielle », a reconnu en début d'année le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Les projections de l'Insee seront scrutées de près car « le scénario central va servir de base pour discuter de plusieurs sujets de fond. Aussi bien le Medef que le Conseil d'orientation des retraites vont s'en emparer », observe Laurent Toulemon.

La chute de la natalité alarme désormais toute la classe politique. Une mission d'information sur la dénatalité créée à l'Assemblée nationale a ouvert des pistes en début d'année pour relancer les naissances. Mais la plupart des démographes ont bien conscience qu'il n'y a pas de solution miracle. « On ne fait pas des enfants pour l'Etat, ce sont des décisions intimes », comme l'a fait remarquer récemment Edouard Philippe, le fondateur du parti Horizons.
La crise des berceaux n'est pas le seul défi que doit relever la France. Le pays fait aussi face au vieillissement de sa population. Dans la durée, cet « effet ciseau » ne sera pas soutenable, a alerté dans un rapport publié en décembre la Cour des comptes. « Les dépenses sensibles au vieillissement, qui représentent plus de 40 % des dépenses publiques en 2023, soit 11 points de plus qu'en 1998 notamment du fait des retraites, pèseront encore plus lourd », ont rappelé les Sages de la rue Cambon.
L'évolution démographique du pays est un enjeu majeur pour les finances publiques mais les pouvoirs publics ne se donnent pas les moyens d'en anticiper les conséquences, ont-ils regretté.

1,7 million d'élèves en moins
Celles-ci sont pourtant connues. Le vieillissement de la population, conjugué au recul des naissances, met en danger notre modèle de protection sociale. Le financement des retraites en dépend. Les pouvoirs publics doivent désormais aussi gérer l'impact de la baisse de la natalité sur le système éducatif : la France devrait compter 1,7 million d'élèves en moins d'ici à 2035, soit une baisse de 14,2 %. « Une vague sismique » a commenté le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray.

« A court terme, cela peut être une aubaine pour les finances publiques car en fermant des crèches, des écoles on fait des économies ou on dégage des moyens pour réaliser d'autres investissements. Mais cela deviendra un problème dans quinze ou vingt ans quand les enfants d'aujourd'hui deviendront de jeunes actifs. Sans une hausse du solde migratoire et des taux d'activité, la population active diminuera », prévient Laurent Toulemon.

Dans ses nouvelles prévisions, l'Insee a revu significativement à la hausse le solde migratoire des prochaines années le voyant s'établir entre 120.000 et 150.000 contre 70.000 auparavant. Un sujet extrêmement sensible sur le plan politique.

Nathalie Silbert

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April 30, 1:41 PM
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Orient Express ou le retour flamboyant d'une marque mythique du voyage

Orient Express ou le retour flamboyant d'une marque mythique du voyage | Big Data in Business | Scoop.it

Avec le baptême, ce mercredi, de son premier paquebot à voile, un petit bijou de technologie conçu par les Chantiers de l'Atlantique, la marque Orient Express, codétenue par Accor, LVMH (propriétaire des « Echos ») et la société d'investissement suisse Millennium Invest, confirme son flamboyant retour dans l'univers du voyage de luxe.
Le luxe étant une affaire de détails, on peut relever que sa renaissance est intervenue, un an auparavant, à Rome, avec l'inauguration de la première unité d'une « collection » hôtelière de prestige - la seconde venant d'ouvrir (le 30 mars) dans un palais vénitien - et le voyage inaugural du train La Dolce Vita Orient Express. Le « nouvel » Orient Express s'ancre ainsi dans le monde du voyage et le luxe d'aujourd'hui, tout en revisitant le passé.
L'histoire de ce mythe du rail européen commence le 4 octobre 1883 avec la première liaison Paris-Istanbul de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits, créée en 1876 par l'ingénieur belge Georges Nagelmackers (ce dernier avait découvert, quelques années plus tôt, le charme des trains couchettes Pullman aux Etats-Unis).

Seconde vie
Cent ans plus tard, la SNCF rachète la marque Orient-Express après l'arrêt des liaisons directes pour Istanbul. Si en 2013, l'entreprise publique affirme sa volonté de lui offrir une seconde vie, celle-ci doit beaucoup à la vista du PDG d'Accor, Sébastien Bazin, soucieux d'installer résolument son groupe dans l'hôtellerie très haut de gamme. En octobre 2017, Accor prend donc 50 % d'Orient Express dans le cadre d'un partenariat avec la SNCF visant d'abord à développer une enseigne hôtelière, les sept voitures historiques restant à la main et exploitées par la société nationale « dans le cadre de voyages et de manifestations privées ».
En 2022, Accor est seul à bord mais a appuyé sur l'accélérateur à la fin 2021, à la faveur d'une alliance avec le groupe italien Arsenale, actif dans l'hospitalité de luxe. Le rapprochement vise non seulement à développer cette collection d'hôtels déjà annoncée mais qui va, cette fois-ci, se concrétiser avec un premier établissement à ouvrir à Rome, mais aussi lancer une nouvelle compagnie ferroviaire, La Dolce Vita Orient Express , aux prestations 5 étoiles.

« Tout a démarré à partir d'une intuition personnelle : faire renaître le train Orient Express en Italie, en redonnant vie à des wagons historiques que nous avons achetés et restaurés. Lorsque j'ai rencontré Sébastien Bazin à Paris en 2020, nous avons décidé d'associer cette ambition ferroviaire à un projet hôtelier cohérent, afin de relancer la marque Orient Express dans toutes ses dimensions », se rappelle Paolo Barletta, le PDG d'Arsenale, qui a structuré un modèle combinant trains et hôtels, autour d'actifs qu'il conçoit, détient et exploite.

En janvier 2023, le projet Orient Express prend une nouvelle et troisième dimension avec l'annonce de sa déclinaison dans la croisière en occupant une niche de ce marché toujours plus segmenté : Orient Express a vocation à combiner l'ultra luxe - logique - mais aussi technologie et environnement avec un concept de petit paquebot à voile. Une croisière intimiste pour une clientèle fortunée. Désormais, la compétition entre les groupes hôteliers, ancrés dans le luxe, se déroule aussi sur l'eau, Ritz-Carlton (groupe Marriott International) et Four Seasons ayant, pour leur part, misé sur les yachts.

Partenariat retentissant
Le dernier temps fort de la renaissance d'Orient Express intervient en juin 2024 avec la conclusion d'un partenariat stratégique et financier entre Accor et LVMH. Partenariat d'autant plus retentissant que le numéro un mondial du luxe est aussi un concurrent du champion français de l'hôtellerie. Car non seulement LVMH nourrit de plus en plus d'ambitions dans l'hôtellerie haut de gamme et ultraluxe, mais l'acquisition du groupe Belmond (en 2018-2019) a à la fois étoffé son parc et l'a installé dans les domaines de la croisière fluviale et des trains touristiques…
Le rapprochement a aussi la saveur de retrouvailles de vieux amis : Belmond a longtemps pu utiliser le nom d'Orient Express - s'appelant alors Orient-Express Hotels Ltd - avant que la SNCF reprenne la marque en direct en 2014, l'opérateur conservant toutefois pour 75 ans le droit de continuer à exploiter la ligne Londres-Paris-Istanbul sous l'appellation « Venise Simplon Orient Express » avec ses voitures historiques.

Depuis 2024, le retour au premier plan d'Orient Express s'accélère. Alors que les Chantiers de l'Atlantique ont été mobilisés pour deux petits paquebots à voile - après le baptême du premier, le second, mise à flot le 17 avril, est en cours d'armement -, cinq nouveaux hôtels, s'ajoutant à deux en exploitation, sont ainsi prévus dans son programme de développement projeté à la fin 2025, selon le dernier rapport annuel d'Accor. Interrogé, Orient Express n'ajoute pas de précisions quant aux destinations de ses futurs établissements. En outre, est en préparation, dans le voyage ferroviaire, un Orient Express Paris Istanbul en vue d'un lancement en 2027.

Christophe Palierse, avec Rachel Cotte

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April 29, 5:35 PM
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« Un choc d'une brutalité énorme » : BlaBlaCar va saborder ses « cars Macron »

« Un choc d'une brutalité énorme » : BlaBlaCar va saborder ses « cars Macron » | Big Data in Business | Scoop.it

Coup de tonnerre dans le marché français des « cars Macron », libéralisé depuis un peu plus de dix ans. BlaBlaCar jette l'éponge dans son activité d'autocars longue distance à petits prix, faute de pouvoir rentabiliser cette activité, où la célèbre licorne évoluait depuis 2019. Une décision qui va laisser quasiment seul sur le marché hexagonal FlixBus, son seul réel concurrent direct.
« BlaBlaCar a annoncé un projet de cessation de son activité d'opérateur de bus en France exploité sous la marque BlaBlaCar Bus. Ce projet répond aux difficultés économiques structurelles que connaît BlaBlaCar sur cette activité », a fait savoir la société, confirmant une information dévoilée au préalable par le site spécialisé Mobily-Cités. Cette source évoque un arrêt définitif à compter du 4 janvier 2027.

« Pertes d'exploitation récurrentes et importantes »
L'entreprise fondée par Frédéric Mazzella dès 2006 a enclenché un processus d'information-consultation auprès de son CSE, l'arrêt de ce métier devant affecter environ 40 salariés sur un total de 800. Son modèle économique repose, comme celui de l'allemand FlixBus, sur une kyrielle de sous-traitants, des opérateurs d'autocars qui sont rémunérés par contrat, indépendamment des remplissages des véhicules.
Les effectifs de la maison mère ne sont donc pas des conducteurs mais sont surtout des spécialistes du back-office, de la construction du réseau (villes desservies, fréquences…), des contrats commerciaux et de la partie technologique de la plateforme de réservation.
Au total, BlaBlaCar est présent dans 15 pays européens, dessert plus de 300 villes et transporte annuellement quelque 6 millions de passagers, grâce aux autocars de plus de 6.000 opérateurs partenaires. Il était entré sur ce marché en rachetant en 2019, juste avant la crise sanitaire, l'ancienne division Ouibus, qui faisait auparavant partie du groupe SNCF.

La société parisienne supporte ainsi directement l'intégralité du risque économique lié à cette activité, même si les véhicules ne sont pas inscrits à son bilan. « Cette activité d'opérateur de bus, éloignée du coeur de l'expertise technologique de l'entreprise, génère des pertes d'exploitation récurrentes et importantes, reconnaît BlaBlaCar. Malgré les nombreux efforts engagés pour optimiser les résultats, il n'existe pas de perspectives d'amélioration du fait d'un déséquilibre persistant entre les coûts d'exploitation croissants et les réalités d'un marché très concurrentiel. »

Difficultés structurelles
Régulièrement, l'Autorité de régulation des transports (ART) se félicite du développement de ce marché interurbain créé par la « loi Macron » d'août 2015, qui offre une alternative à la voiture sur des paires de villes souvent mal desservies par le train. Mais les difficultés structurelles qui avaient poussé la SNCF à abandonner cette diversification hors du rail persistent.
Malgré un marché total qui dépasse les 18 millions de passagers annuels (avec les liaisons européennes), le schéma national n'a jamais dépassé le cadre du duopole, en raison de la concurrence d'autres modes de transport : FlixBus et BlaBlaCar représentent à eux deux 94 % des clients transportés. D'autre part, les revenus unitaires ne sont pas ceux du TGV de la SNCF. Dans les cars longue distance, la recette moyenne par passager aux 100 kilomètres ne dépasse pas 6 euros, et a tendance à diminuer ces dernières années, selon l'ART.
Pour l'ensemble des sous-traitants autocaristes, cette décision surprise, annoncée à la veille des grands ponts de printemps ouvrant la haute saison, va créer un profond malaise. Lequel s'ajoute à l'envolée des prix du carburant depuis sept semaines.

Selon Jean-Sébastien Barrault, président de la Fédération nationale des transports de voyageurs mentionné par Mobily-Cités, « c'est un choc d'une brutalité énorme ». Des opérateurs ont récemment signé des contrats avec BlaBlaCar Bus, voire commandé des cars spécialement dédiés à cette activité. « Certains transporteurs ont dû s'engager avec eux, signer des contrats, voire acheter des véhicules, pour au final, deux mois après, se retrouver le bec dans l'eau », dénonce le représentant de la profession. 

Denis Fainsilber

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April 29, 5:32 PM
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Marathon de Londres : record du monde historique et prouesse technique pour Adidas

Marathon de Londres : record du monde historique et prouesse technique pour Adidas | Big Data in Business | Scoop.it

Réalisé en moins de deux heures avec des chaussures pesant moins de 100 grammes, le marathon de Londres, qui s'est couru ce dimanche matin, était, à peine achevé, déjà inscrit dans les annales de la discipline mais aussi du « sport business »…
Vainqueur de la précédente édition, le Kényan Sabastian Sawe a non seulement conservé sa couronne mais est entré dans la légende de sa discipline - et même du sport - en tant que tout premier homme à parcourir les 42,195 kilomètres sous les deux heures, bouclant le parcours en 1 h 59 min et 30 s. Tout premier, parce que Sawe a précédé de 11 secondes le deuxième coureur à l'arrivée, l'Ethiopien Yomif Kejelcha. Lequel a, lui aussi, propulsé l'ancien record de 2 h 00 min et 28 s dans les oubliettes.

Barre symbolique
Les deux marathoniens ont réalisé leur exploit en portant un nouveau modèle de chaussures révolutionnaire, officiellement présenté deux jours avant la course par Adidas : Adizero Adios Pro Evo 3. Fruit de trois ans de recherches, testé notamment dans des « camps » d'altitude au Kenya et en Ethiopie, ce modèle franchit, lui aussi, une barre symbolique : c'est la première chaussure de compétition à peser moins de 100 grammes (97 grammes précisément), soit un gain de 30 % par rapport à la version précédente.
Pour ce faire, l'équipementier sportif allemand a conçu un système en carbone intégré au coeur de la mousse de la chaussure, explique la presse spécialisée, une mousse elle-même allégée de quasiment 50 %.
Et Adidas a d'autant plus fait carton plein ce dimanche que l'Ethiopienne Tigist Assefa, portant elle aussi le nouveau modèle ultraléger de la marque aux trois bandes, s'est imposée pour la deuxième année consécutive chez les femmes, en améliorant son propre record du monde sur une course exclusivement féminine, avec un temps de 2 h 15 min 41 s.
Ces succès sont bien plus que sportifs et médiatiques, alors que la pratique de la course à pied est devenue un phénomène sociétal, notamment dans ses modes semi-marathon et marathon. Avec 58.853 participants, le dernier marathon de Paris en a d'ailleurs à nouveau témoigné.

L'enjeu du Mondial de foot
Car pour le géant allemand de l'équipement sportif (24,8 milliards d'euros de ventes nettes l'an dernier), la bagarre est rude aussi dans le « running ». Il doit affronter ses concurrents traditionnels Nike, Puma ou Asics, mais aussi des marques spécialisées qui sont montées en flèche ces dernières années avec le développement de la pratique, comme Mizuno, Saucony, Hoka One One ou encore Brooks.
Ce dimanche londonien est d'autant plus bienvenu pour Adidas que le groupe n'a pas emballé les investisseurs lors de la publication de ses comptes pour 2025, en dépit de performances commerciales et de résultats en hausse. La firme allemande a même promis par avance de la croissance pour 2026, 2027 et 2028. « La forte croissance structurelle de l'industrie des articles de sport continue d'être très prometteuse pour Adidas », a commenté le groupe dans un communiqué.

A 77 ans, la vénérable entreprise d'Herzogenaurach se porte manifestement comme un charme. Son patron norvégien Björn Gulden, débauché en 2022 chez Puma - il occupait le même poste chez le concurrent allemand ! -, l'a bien requinquée depuis début 2023. Et bien plus encore que le marathon de Londres, la prochaine Coupe du monde de football, qui se déroulera en juin et juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, sera pour Adidas un terrain de jeu à fort enjeu économique.

Christophe Palierse

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April 29, 5:20 PM
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« Google sait ce que je cherche, Amazon sait ce que je veux, OpenAI sait qui je suis » : quels sont les chatbots d'IA qui dévorent le plus nos données personnelles ?

Recherche d'informations, conseils personnels ou recommandations shopping : l'usage des chatbots d'intelligence artificielle grandit chez les internautes de tout âge. ChatGPT, le plus populaire, a dépassé 900 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires en février dernier, d'après OpenAI.
Derrière cet usage massif, qui peut abriter des conversations parfois très intimes entre l'utilisateur et son compagnon de poche, se cache une réalité moins connue du grand public : les chatbots aspirent massivement nos données personnelles.

De plus en plus intrusifs
Age, identité, numéro de téléphone, géolocalisation et photos : tout y passe dans le cas de certains chatbots, d'après une étude menée par le fournisseur de VPN et spécialiste de la protection des données Surfshark. Cette entreprise calcule chaque année la quantité de données personnelles exploitées par ces outils en analysant les conditions d'utilisation sur l'App Store.La palme des agents conversationnels les plus intrusifs revient à Meta AI, l'outil d'intelligence artificielle présent dans Facebook, Instagram et WhatsApp. D'après l'étude Surfshark, publiée fin mars, Meta AI n'aspire pas moins de 33 catégories de données différentes, dont un certain nombre de données à caractère sensible comme l'orientation politique, la religion ainsi que les informations liées à la santé.
L'entreprise de Mark Zuckerberg avait suscité la polémique l'année dernière en annonçant qu'elle utiliserait désormais les publications de ses utilisateurs, leurs photos et leurs conversations privées pour entraîner ses modèles d'IA.

Publicité ultra-ciblée
Un phénomène visiblement en constante augmentation, dans un marché très concurrentiel entre les champions du secteur. « ChatGPT collecte désormais 17 types de données sur 35, soit une augmentation de 70 % par rapport à l'année dernière », souligne Luis Costa, responsable de la recherche chez Surfshark.
De manière générale, les fournisseurs d'IA utilisent nos données pour deux types d'usage : améliorer leurs modèles (feedback et entraînement), et vendre ces informations à des tiers. Notamment pour générer des revenus publicitaires. Un phénomène qui s'accélère, à en croire Surfshark. 
A l'heure actuelle, seuls Meta AI et Copilot de Microsoft collectent des données liées à l'identité de l'utilisateur pour les partager avec des tiers dans le cadre de la publicité ciblée. Contacté, OpenAI - qui teste actuellement une fonctionnalité publicitaire - nous a confirmé ne pas vendre les données des utilisateurs à des tiers.
« Pour des sociétés tournées vers le grand public comme Google et OpenAI, une bonne partie de la base d'utilisateurs est gratuite. Ils ont donc un véritable intérêt à comprendre qui sont leurs utilisateurs pour vendre de la publicité ultra-ciblée, explique Hanan Ouazan, responsable IA chez Artefact. En résumé, Google sait ce que je cherche, Amazon sait ce que je veux, OpenAI sait qui je suis. Les fournisseurs d'IA ont une connaissance incroyable des leurs utilisateurs, c'est le nerf de la guerre. »

Vérifier les paramètres de confidentialité
Les autres fournisseurs de modèles d'IA ne sont pas en reste. Selon cette étude, 70 % des outils enregistrent la localisation des utilisateurs. Elles font notamment « du tracking, c'est-à-dire qu'elles croisent les données avec celles d'autres services ou les revendent à des data brokers ».
Les fournisseurs sont-ils dans leur bon droit ? Oui, à en croire les juristes interrogés. En règle générale, ils sont soumis au RGPD en Europe. « S'agissant des données sensibles, leur traitement est soumis à un régime spécifique. Il est en effet interdit sauf exceptions, notamment si la personne concernée a donné son consentement explicite. L'utilisateur doit dans ce cas donner son consentement libre, spécifique et univoque. Lorsque la collecte de données sensibles n'est pas prévisible, la CNIL considère que le consentement préalable n'est pas nécessaire mais recommande de les mettre en garde les utilisateurs sur le sujet », détaille Agathe Malphettes, du cabinet Reed Smith.

Du côté des utilisateurs, ils ont la possibilité de vérifier les paramètres de confidentialité dans les différents chatbots et doivent pouvoir refuser que leurs données ne soient utilisées pour entraîner les modèles ou vendues à des tiers. Surfshark invite aussi les internautes à limiter au maximum le partage d'informations sensibles.

Joséphine Boone

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April 29, 5:18 PM
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Claude Cowork, OpenClaw, Paperclip… Ces agents IA qui prennent le contrôle de vos ordinateurs

En quelques heures, la vidéo a enregistré 20 millions de vues et enflammé l'écosystème des développeurs sur X. Fin mars, le champion de l'intelligence artificielle (IA) Anthropic a lancé son outil Claude Dispatch, un agent capable de naviguer de manière autonome sur un ordinateur.
On le voit ainsi prendre les commandes, naviguer sur l'écran, cliquer, écrire, ouvrir des applications et interagir avec la machine exactement comme le ferait un humain. Le tout sur un ordinateur ou à partir d'un simple smartphone.
« Même si les progrès de l'IA s'arrêtent complètement aujourd'hui et que nous n'atteignons pas l'IA générale, les systèmes actuels sont déjà capables d'automatiser tous les emplois à col blanc d'ici les cinq prochaines années », assure un chercheur d'Anthropic dans une autre vidéo à ce sujet.

« Zero human company »
Quelques semaines auparavant, la start-up de Dario et Daniela Amodei avait lancé Cowork, un système capable d'accéder à l'intégralité des dossiers et logiciels d'un ordinateur. Petit à petit, Anthropic déroule des fonctionnalités de plus en plus avancées permettant à ses abonnés de déléguer une partie de leur travail à un agent IA, qui « prend le contrôle » de l'ordinateur.
D'autres projets accélèrent sur cette même lancée. Notamment OpenClaw, un système d'agents autonomes qui a défrayé la chronique. Il permet de faire travailler des agents sur demande via un simple message WhatsApp ou Telegram. Agents autonomes qui peuvent même s'inscrire sur le premier réseau social agentique, Moltbook.
Dernier phénomène en date : Paperclip (trombone, en anglais). Un système qui permet de créer son entreprise composée uniquement d'agents utilisant les ressources de l'utilisateur. Dirigeant, directeur technique, designers, ingénieurs… Une « zero human company ».

Boîte de Pandore
« On passe d'une simple question posée par un humain à son chatbot à un flux dans lequel on permet à un agent de solliciter l'utilisateur de manière automatique », résume Julien Laugel, directeur data chez Ekino. Ce qui permet d'élargir considérablement le champ des possibles, mais augmente aussi énormément les risques. Ces agents capables de fonctionner jour et nuit, sur demande de l'utilisateur, déroulent un nouveau paradigme, qui n'est pas sans poser des problématiques de responsabilité, de sécurité et de confidentialité.
« Il n'y a pas à ce stade de solution entièrement conçue pour intégrer ces outils dans le quotidien d'une entreprise, souligne Julien Laugel. A l'heure des agents, le shadow AI est bien plus risqué qu'avec de simples chatbots. Si les entreprises ne traitent pas cette question, elles s'exposent. »
Ces outils sont encore embryonnaires, et exposent les utilisateurs et les entreprises à d'importantes failles de sécurité. D'autant que le contrôle des actions réalisées par les agents n'est pas encore au point. Une véritable boîte de Pandore. La directrice de la sécurité de Meta, Summer Yue, a par exemple vu sa boîte de réception entièrement vidée par des agents d'OpenClaw. Il y a huit mois, un agent IA de la start-up Replit a accidentellement supprimé toute la base de code d'une entreprise de son propre chef.

Efficacité opérationnelle
Pour répondre à ces problématiques, Microsoft est actuellement en train de développer sa propre version d'OpenClaw. Une nouvelle fonctionnalité qui permettrait d'utiliser une équipe d'agents jour et nuit, tous les jours de la semaine dans l'univers Copilot, son outil d'IA qui a rapidement été dépassé par d'autres solutions disponibles sur le marché.
« Nous sommes au moment où l'IA générative montre son efficacité opérationnelle, constate Julien Laugel. C'est là que l'on crée vraiment de la valeur, car on sort de la simple interaction. C'est la promesse de faire des tâches plus complexes. » La problématique de la responsabilité, elle, reste encore à explorer.

Joséphine Boone

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April 29, 5:16 PM
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« La spécialisation est la clé de leur succès » : les petits tour-opérateurs jouent leurs atouts

« Quand on est un petit acteur, ce n'est pas évident de se faire une place. » Le constat pourrait paraître préoccupant, mais Patrice Caradec, président du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto), se montre en réalité plutôt optimiste quant à la situation des PME et ETI du secteur des tour-opérateurs. Evalué à 6 milliards d'euros, le marché reste très fragmenté, avec un tiers des acteurs (TUI Travel, Club Med, Voyageurs du Monde, principalement) qui concentre les deux tiers du chiffre d'affaires. Le reste se répartit entre une multitude de TPE, PME et ETI qui, non sans difficulté, parviennent à tirer leur épingle du jeu.
« Les crises incitent les vacanciers à se tourner vers les tour-opérateurs, notamment pour des raisons évidentes de sécurité et de garanties, ce qui les rassure », relève Cécile Revol, directrice générale de Sunweb France, tour-opérateur européen spécialiste des offres packagées à la mer et à la montagne. Une dynamique favorable à l'ensemble du secteur, qui a vu son chiffre d'affaires augmenter de 4 % sur la dernière saison touristique.

« Proposition différenciante »
Les petites structures se frayent un chemin grâce à un positionnement de niche. « Elles ne proposent pas de clubs de vacances, ni de circuits accompagnés en groupe, comme les grands acteurs du marché. Au contraire, la spécialisation est la clé de leur succès », constate Patrice Caradec, qui a créé une catégorie « jeunes pousses » en 2019 au sein du syndicat. L'objectif est d'accompagner ces spécialistes des voyages à cheval, en train, treks, pour soutenir leur développement. « Preuve de leur résilience, ces TPE et PME ont traversé la crise du Covid et continuent de faire face aux suivantes, portées par des produits qui s'adressent directement aux consommateurs », poursuit-il.
« Les voyageurs recherchent des expériences exclusives et uniques, qu'ils seront les seuls à avoir vécu. C'est là que les petits tour-opérateurs trouvent toute leur pertinence », confirme Cécile Revol, qui tranche : « Sans proposition réellement différenciante, il n'y a pas de place pour vous. »
Sunweb, une entreprise d'origine néerlandaise forte de 600 collaborateurs et d'un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros, a fait de la France un marché clé et s'est concentré sur deux axes : le ski et le bassin méditerranéen. « Nous faisons le choix de ne pas nous disperser afin d'offrir une connaissance très pointue des destinations que nous proposons », précise Cécile Revol.
Pour Altaï Group, entreprise marseillaise de 150 salariés, la spécialisation constitue un positionnement historique. Depuis plus de dix ans, la PME se consacre au tourisme « actif outdoor » (tourisme sportif), notamment à travers sa marque emblématique Club Aventure. Autre levier clé : la personnalisation, qui repose sur une attention fine aux attentes des clients et sur la capacité à y répondre avec du sur-mesure. « Nous observons une forte demande pour les voyages individuels où le client reste maître de son temps, loin du tourisme de masse », remarque Yann Wülser, à la tête d'Altaï Group, qui réalise 55 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Un tour-opérateur ne se contente pas d'assembler des prestations, il apporte une véritable connaissance des destinations et une expertise.
Frédéric Savoyen, PDG d'Elux Groupe


Le groupe mise ainsi sur une approche humaine pour séduire des « voyageurs en quête de sens », désireux de vivre des « expériences authentiques » et de faire bénéficier les populations locales. « Le rapport humain est essentiel dans notre métier. Par exemple, nous offrons aux voyageurs la possibilité d'être accueillis sur place et favorisons les échanges avec la population locale, afin de mieux comprendre et appréhender le pays », précise-t-il.
Cette logique se retrouve aussi dans le mode de distribution retenue par ces petites entreprises, souvent monocanal, pour privilégier la vente directe et éviter des intermédiaires jugés coûteux (formation, commissions). Une manière aussi de préserver une relation de proximité avec leurs clients et de mieux les fidéliser.
« Un tour-opérateur ne se contente pas d'assembler des prestations ; il apporte une véritable connaissance des destinations et une expertise », plaide Frédéric Savoyen, le PDG d'Elux Groupe, une PME installée dans les Yvelines et spécialisée dans les voyages sur mesure. L'entreprise de 65 salariés et 28 millions de chiffre d'affaires investit notamment dans les déplacements de ses équipes, pour approfondir cette expertise dans la connaissance du pays et créer ainsi de la valeur ajoutée.

Intelligence artificielle
C'est précisément sur ce terrain que l'intelligence artificielle devrait éprouver certaines difficultés à se substituer aux tour-opérateurs spécialisés. « L'IA ne saura pas identifier le bon guide sur place, ne sera pas capable d'adapter ses visites aux centres d'intérêt du client, ni trouver l'habitant prêt à accueillir un voyageur pour lui faire découvrir son métier », souligne Bryce Arnaud-Battandier, directeur général de NG Travel. « C'est aussi ce qui nous pousse à être encore plus exigeants et plus proches de nos clients », assure le dirigeant de l'ETI parisienne, qui réalise 450 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 220 salariés.
Le plus gros des petits tour-opérateurs compte parmi ses marques Directours, Boomerang Voyages, Promoséjours, CE Evasion, Jet Tours, Kappa Club, Club Eldorador ou encore Club Coralia. Il défend la possibilité d'allier volumes importants et valeur ajoutée humaine, notamment grâce aux animateurs présents dans les clubs Coralia. « Même dans les clubs, les voyageurs veulent vivre une expérience unique, ils recherchent 'le truc en plus', le moment magique qu'ils garderont en mémoire », note Bryce Arnaud-Battandier.
Dans les clubs Kappa, il a ainsi développé les « instants Kappa » : des moments de rencontre avec les populations locales, sur leurs lieux de vie ou de travail, pour une immersion authentique. Repas chez l'habitant au Sri Lanka, visite d'un village de pêcheurs en Thaïlande… « C'est là, défend-il, que se trouve la valeur ajoutée des tour-opérateurs. »

Lamia Barbot

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April 29, 5:10 PM
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"Crise des marques : on oublie un facteur décisif, plus dérangeant, l’appauvrissement intellectuel et culturel de ceux qui pilotent les marques". Benoît Heilbrunn 

"Crise des marques : on oublie un facteur décisif, plus dérangeant, l’appauvrissement intellectuel et culturel de ceux qui pilotent les marques". Benoît Heilbrunn  | Big Data in Business | Scoop.it
Benoît Heilbrunn est philosophe et codirige l’observatoire "Marques, imaginaires de la consommation et politique" au sein de la fondation Jean-Jaurès. Pour lui, les marques sont aujourd'hui en crise, par manque de créativité, mais aussi par manque de choix : elles veulent tout dire.

 

INfluencia : En 2025, plus de 92 % des Français estimaient que les marques pourraient disparaître sans que cela ne les affecte1. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

Benoît Heilbrunn : Je pense que cette question est un très bon appât médiatique, mais qu’elle repose sur un contresens profond. Elle suppose que les marques seraient des objets isolables, optionnels, dont nous pourrions nous passer.

Or, les marques sont aujourd’hui pour nous ce que l’eau est pour les poissons : un milieu. Nous vivons dedans sans plus les voir. Elles organisent nos usages, nos repères, nos comparaisons, nos arbitrages, nos environnements visuels et numériques.

Si nous avons le sentiment qu’elles pourraient disparaître sans effet, ce n’est donc pas parce qu’elles seraient devenues insignifiantes, mais parce qu’elles sont devenues invisibles à mesure même de leur importance croissante dans nos existences. Elles fonctionnent comme des infrastructures ordinaires de notre quotidien, que l’on ne remarque pas tant qu’elles fonctionnent, un peu comme un réfrigérateur, dont on prend vraiment conscience le jour où il tombe en panne.

Le résultat ultra majoritaire du sondage me semble d’ailleurs révéler un déni : celui de notre propre assujettissement. Dire « je pourrais me passer des marques », c’est aussi une manière d’affirmer son libre-arbitre face au marketing, de se rassurer en se disant que l’on n’est pas dupe. Personne n’aime se reconnaître dépendant de marques – ces choses réputées superficielles – alors même qu’elles structurent aujourd’hui en profondeur nos existences.

IN Pourquoi, malgré la multiplication des marques et des canaux, les consommateurs perçoivent-ils de moins en moins de différences entre elles ?

BH : Parce que la multiplication n’a pas produit de la diversité mais de la convergence. Les marques évoluent dans les mêmes écosystèmes techniques, obéissent aux mêmes indicateurs de performance, utilisent les mêmes plateformes, les mêmes formats, les mêmes ficelles narratives.

À force d’optimiser ce qui marche, elles se rapprochent mécaniquement les unes des autres. Nous sommes aussi entrés dans un régime de saturation. Quand tout est présent en permanence, quand tout parle tout le temps, la distinction réelle devient cognitivement impossible. La différence existe peut-être objectivement, mais elle n’est plus perceptible. Le problème n’est donc pas tant l’absence des différences que leur étouffement par le bruit ambiant.

 

IN : Quels facteurs selon vous auraient accéléré cette crise de différenciation ?


BH On cite souvent les plateformes, les algorithmes, la pression économique. Tout cela joue un rôle.
Mais on oublie un facteur décisif, plus dérangeant : l’appauvrissement intellectuel et culturel de ceux qui pilotent les marques. La majorité des décideurs marketing (chez les annonceurs comme en agence) sont formés dans les mêmes écoles de commerce, avec des programmes homogènes, nourris aux mêmes manuels prescriptifs et intellectuellement pauvres. Ils sont très compétents pour optimiser, piloter des indicateurs, comparer des performances… Beaucoup moins pour imaginer.

D’ailleurs, on les forme surtout à ne plus imaginer. Surtout, ils ne lisent plus. Ou très peu. Ils se contentent de feuilleter des slides ou de scroller des post LinkedIn, mais ne lisent plus guère de livres d’histoire ou de sciences sociales, sans parler de littérature.

Or, l’imagination ne naît pas de la répétition mais du frottement avec des mondes étrangers qui nous plongent dans l’inconfort. Cette homogénéité produit mécaniquement des marques qui se ressemblent.

La crise de différenciation est d’abord une crise de l’imagination collective. L’enthousiasme quasi réflexe pour l’intelligence artificielle s’inscrit dans ce contexte : elle arrive au moment précis où notre capacité imaginative s’affaisse.

Pourtant, l’IA a peut-être de nombreuses qualités, mais certainement pas celle d’imaginer ; elle recombine ce qui existe, reproduit le médiocre puisqu’elle ne peut proposer que la moyenne de ce qu’elle trouve, à savoir une synthèse du déjà-là et une recombinaison du déjà-dit.

IN : Quels sont les risques concrets pour les marques ?


BH : Le premier risque est la substituabilité. Elles entrent dans une logique purement fonctionnelle : prix, disponibilité, promotion, livraison. Elles perdent toute capacité à justifier une valeur symbolique et donc premium. Le second risque est la dépendance aux canaux. Si une marque n’existe plus dans l’esprit, elle doit acheter en permanence de la visibilité pour exister et devient prisonnière des plateformes et de leurs règles.

IN : Comment cette crise impacte-t-elle la fidélisation et la valeur perçue des marques ?


BH : Il faut déconstruire ce mythe de la fidélité érigé par le marketing. Non pas parce que les consommateurs seraient devenus cyniques ou infidèles, mais parce que la majorité de nos achats ne relèvent pas d’un attachement symbolique profond, mais de routines.

Nous achetons par habitude, par inertie, et parce que bien souvent il n’y a pas de meilleure alternative visible. Le marketing entretient volontairement cette confusion en assimilant fidélité et rétention. Or, la première suppose du temps, de la mémoire, des rites, des médiations ; la seconde se calcule, s’optimise.

On parle de relation, mais on ne fait que gérer des boucles transactionnelles. On parle d’attachement, mais on ne fait que promettre des récompenses. Ce glissement a vidé la fidélité de sa substance symbolique pour en faire un indicateur de performance. Dans ce régime, la valeur perçue de la marque se transforme profondément. Elle n’est plus liée à ce que la marque représente, mais à ce qu’elle rend immédiatement : points, cashback, livraison offerte, mois gratuit, etc.

Le marché a intégré la logique du don/contre-don décrite par l’anthropologue Marcel Mauss, mais en la privant de ce qui faisait sa force : l’intervalle. Là où le don tissait du lien par une dette différée, le marketing a automatisé le contre-don instantané en érigeant la norme d’un don sans délai et sans lien. Cette mécanique produit un effet paradoxal. Plus on récompense, plus on banalise la récompense. Plus on incite, plus on forme des consommateurs experts en arbitrage, capables de passer d’un programme à l’autre, d’une marque à l’autre, au gré des avantages.

On encourage ainsi une logique opportuniste et réversible. La crise de différenciation accentue encore le phénomène. Quand les marques se ressemblent, quand les récits sont interchangeables, quand l’expérience est globalement homogène, il ne reste plus que la logistique et l’incitation pour retenir le client. Mais cette rétention n’a rien d’une fidélité : elle est fragile, coûteuse, dépendante des plateformes et des promotions. La marque devient juste une commodité un peu mieux huilée que les autres.

IN : Alors, storytelling, expérience client, innovation… Ce sont encore des leviers efficaces ?


BH : Ces trois notions sont aujourd’hui tellement galvaudées qu’elles fonctionnent souvent comme des mots « paravents ». L’expérience est le plus souvent réduite à de l’ergonomie : moins de friction, plus de fluidité. Or, une vraie expérience suppose une co-construction de la valeur avec le client, donc de l’incertitude et de la durée. Peu de marques l’acceptent réellement.

Le storytelling s’est quant à lui transformé en clapotis narratif : des micro-énoncés lisses, sans tension, sans renoncement. Bref, des récits sans intrigue. Les marques parlent beaucoup, mais ne racontent plus rien. C’est pourquoi il faut revenir au storymaking, c’est-à-dire la capacité des marques à fabriquer des vraies narrations et donc de la dramaturgie.

Quant à l’innovation, elle n’est différenciante que lorsqu’elle crée un écart réel. Or, ne confond-on pas aujourd’hui massivement innovation et nouveauté ? Ajouter une fonctionnalité, lancer une variante ou adopter la dernière technologie disponible ne transforme ni l’usage, ni le rapport au temps, ni la valeur perçue.

Cette confusion alimente un bluff technologique : la technologie sert de preuve symbolique sans effet durable pour les publics. Dans un environnement saturé, cette course à la nouveauté produit l’effet inverse de celui recherché : plus il y a de nouveautés, moins il y a de différence mémorable et plus la banalisation s’accélère…

IN : …Et plus les marques peinent à incarner un sens fort.


BH : Si tant de marques peinent aujourd’hui à produire du sens, ce n’est pas seulement par maladresse stratégique ou par déficit de créativité. C’est plus fondamentalement parce que celles et ceux qui les incarnent manquent souvent de courage. Car le sens, au sens fort, n’est jamais consensuel. Il suppose des choix, et tout choix implique une ligne de partage, un renoncement assumé.

Or, nous évoluons dans une société paradoxale qui fabrique simultanément du consensus et de la polarisation. D’un côté, un lissage généralisé des discours, une obsession de l’acceptabilité, de la bienveillance déclarative, de l’inclusivité incantatoire.

De l’autre, des affrontements symboliques violents, des prises de position radicalisées, souvent détachées de toute responsabilité institutionnelle. Entre ces deux pôles, les marques choisissent la pente la plus douce : ne froisser personne, ne risquer aucune disgrâce réputationnelle. À force de vouloir être aimables, elles deviennent insignifiantes. Et en voulant parler à tous, elles ne s’adressent plus à personne. Elles se contentent souvent d’empiler les valeurs (authenticité, responsabilité, impact, diversité, engagement) à la manière de certificats de bonne conduite (neutralité, dépolitisation, conflictualité réelle bannie).

Or, le sens ne naît pas de l’accumulation de mots justes, il naît d’arbitrages concrets, visibles, parfois coûteux. Il se reconnaît moins à ce qu’une marque affirme qu’à ce qu’elle accepte de ne pas faire, de ne pas dire, de ne pas viser. En cherchant à occuper tous les espaces, les marques renoncent à toute inscription. Elles flottent. Elles se rendent omniprésentes et interchangeables. Le sens, pourtant, ne se décrète pas, il s’incarne et suppose des choix assumés, donc une limite. Parce que sans limite, il n’y a ni identité, ni parole, ni responsabilité, seulement un bruit de fond moralement acceptable et culturellement stérile.

IN : Dans ce contexte, l’influence appauvrit-elle l’épaisseur symbolique des marques ?


BH : Oui, lorsque l’influence est pensée comme volume. L’influence industrielle homogénéise, banalise, dilue. Le philosophe Cornelius Castoriadis parlait d’une montée de l’insignifiance2 pour exprimer la prolifération des signes faibles. L’influence de masse participe pleinement de ce régime.

IN : Ainsi du succès de Shein, mais est-il durable ?


BH Shein n’est pas une marque-récit, mais une machine à flux. Sa promesse n’est pas le style, mais une « découverte » continue. Elle est parfaitement alignée avec les usages des jeunes générations. Cette singularité est puissante dans un régime d’attention, mais fragile face aux exigences de durabilité et de régulation.

IN : Justement, cette crise de sens joue-t-elle face aux jeunes générations ?


BH : Je me méfie des explications générationnelles, dont le pouvoir explicatif n’excède guère, à mon sens, celui de l’astrologie. Reste un constat partagé : la loyauté ne constitue plus un horizon structurant pour ceux que l’on désigne comme « les jeunes ». Directeurs marketing et responsables convergent sur ce point : les relations des jeunes aux marques ou entreprises qui les emploient, et plus largement aux institutions, sont devenues situées, réversibles, instrumentales. Ils appliquent aux marques ce qui leur a été inculqué ailleurs : mobilité, optimisation, désengagement affectif.

IN : On se demande finalement si la crise des marques est à résoudre ou juste le signe d’un modèle en fin de cycle.

BH : Les deux. Ce qui vacille aujourd’hui, ce n’est pas seulement la performance ou l’efficacité des marques (parts de marché, préférence, attribution, considération), mais l’imaginaire même de la marque tel qu’il s’est construit au xxᵉ siècle ; l’idée même que la marque puisse être, durablement, un récit auquel on adhère, une promesse à laquelle on croit, une personnalité à laquelle on s’attache, voire un monde dans lequel on se projette.

La crise des marques est souvent abordée comme un problème à résoudre, celui d’un déficit de désir, de confiance ou de performance. On convoque alors les bons remèdes : le sens, l’engagement, le purpose… Cet imaginaire vacillant est ce qui s’est construit dans un contexte historique précis que je peux résumer ainsi : médias de masse, rareté relative de l’offre, temporalités lentes, fidélités intergénérationnelles, montée de la consommation comme langage social.

Autrement dit : un âge où la marque pouvait fonctionner comme une institution éducatrice des goûts et productrice de repères. Or, nous entrons dans un environnement où tout ce qui soutenait ce pouvoir symbolique se défait. Nous vivons de surabondance, comparateurs, plateformes, transparence forcée, scandales récurrents, soupçon généralisé, accélération des modes, fragmentation des publics. La marque n’est plus le grand stabilisateur mais un discours de plus quand ce n’est pas un discours de trop.

Dans ce contexte, certaines marques peuvent retrouver de la force en arrêtant de surjouer le sens et en prouvant davantage. Mais il y a aussi quelque chose de plus profond qui n’est autre qu’un déplacement de fonction.

Beaucoup de marques vont perdre leur fonction mythique pour devenir de simples infrastructures. Une marque-infrastructure, c’est une marque qui se contente de réduire la friction de garantir un standard et s’intègre aux routines. Dans de nombreux secteurs, c’est probablement la trajectoire la plus réaliste : moins de romantisme, plus de robustesse. C’est en somme la généralisation du « zéro blabla zéro tracas ».

D’autres, plus rares, conserveront un statut symbolique. Non parce qu’elles auront trouvé le bon slogan, mais parce qu’elles auront une épaisseur historique, une esthétique propre, une contribution culturelle réelle. Celles-là ne parleront pas à tout le monde. Elles dureront précisément parce qu’elles n’essaieront pas de plaire à tous.

La crise des marques n’est donc pas seulement une panne de désir. C’est un changement de régime. Le temps où chaque marque pouvait se rêver à la fois religion portative, amie intime et conscience morale touche sans doute à sa fin. La plupart redeviendront ce qu’elles n’auraient jamais dû cesser d’être : des outils. Et après tout, pourquoi pas.

Mais ce mouvement ne signe pas la disparition du symbolique. Il en relève le prix. Seules quelques marques compteront encore : celles qui accepteront de se battre pour les imaginaires, non pour les coloniser ni les saturer, mais pour les façonner et les servir avec justesse.

Des marques capables de produire du sens sans le proclamer, de laisser une trace sans organiser la captation. Des marques qui renonceront à se prendre pour le lien social et accepteront, plus modestement, d’y contribuer. C’est là que se jouera, demain, leur légitimité et sans doute leur droit à durer.

  1. Étude Meaningful Brands 2025-2026, menée par Havas sur 25 marchés et auprès de 232 marques pour mesurer l’attachement des Français aux marques selon leurs « avantages » personnels, fonctionnels et collectifs.
  2. Cornelius Castoriadis, La montée de l’insignifiance – Les carrefours du labyrinthe tome 4 sur 6, Paris, Seuil, 1998.
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April 29, 5:03 PM
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Un palace flottant de 220 mètres de long, 54 cabines Art Déco, 5 restaurants… Accor met à l'eau le plus grand voilier du monde, l'« Orient Express Corinthian »

Un palace flottant de 220 mètres de long, 54 cabines Art Déco, 5 restaurants… Accor met à l'eau le plus grand voilier du monde, l'« Orient Express Corinthian » | Big Data in Business | Scoop.it

Sur les quais de Saint-Nazaire, un géant aux allures de palace flottant s'apprête à prendre le large. Cent quarante ans après le lancement de ses premiers trains de luxe, la marque Orient Express a baptisé mercredi l'« Orient Express Corinthian ». Présenté comme le plus grand voilier au monde, le yacht de 220 mètres construit aux Chantiers de l'Atlantique est le premier navire d'Orient Express Sailing Yachts, filiale du groupe hôtelier Accor et de LVMH (propriétaire des « Echos »).
Estimé à plusieurs centaines de millions d'euros, il est le fruit de trois années de travail intensif ayant mobilisé de nombreux ingénieurs et artisans d'art autour d'un projet hors norme. La direction artistique a été confiée à l'architecte Maxime d'Angeac, déjà à l'origine de l'architecture intérieure du nouveau train Orient Express, qui reliera Paris à Istanbul.

Codes de l'hôtellerie de luxe
« C'est un projet parti de rien, nous avons pu nous adosser au savoir-faire des Chantiers de l'Atlantique qui est absolument monstrueux, avec des compétences dans tous les domaines, une maîtrise du temps, de la technique, des contraintes de poids », a salué l'architecte lors d'une visite de presse mardi.
De longs couloirs tapissés de motifs géométriques colorés desservent les 54 cabines, dotées de grandes baies vitrées ou de terrasses privatives. Les suites, dont la surface varie de 45 à 230 m2, rendent hommage à l'Art Déco à travers l'utilisation de matériaux nobles comme le bois, le cuir et le marbre pour les salles de bains. Chacune inclut un service de majordome.
Le navire abrite cinq restaurants et salles à manger privatives, sous la direction du chef multi-étoilé Yannick Alléno. De nombreux services sont disponibles à bord : spa, studio d'enregistrement, salle de jeux et plusieurs bars, dont un speakeasy d'inspiration années 1930.
L'ambition est claire : appliquer les codes de l'hôtellerie de luxe à la croisière. « On s'adresse à une clientèle aisée qui a accès au luxe, et a horreur des contraintes imposées. L'offre que l'on propose ici retire la contrainte des transferts, c'est ça l'origine du projet : apporter le produit au client, faire l'hôtel le plus mobile au monde », a résumé Sébastien Bazin, PDG du groupe Accor.

Plusieurs demandes de privatisation
Selon Philippe Hetland-Brault, président d'Orient Express Sailing Yachts, un engouement se manifeste déjà pour la privatisation de l'intégralité du bateau, de la part de familles désireuses de célébrer un événement, comme un mariage, ou d'entreprises. « On risque d'être surpris par l'appétit à privatiser, nous avons déjà plusieurs demandes », a-t-il souligné. Le coût d'une privatisation à la semaine avoisine les 6 millions d'euros.
Le navire appareillera de Saint-Nazaire début mai pour rejoindre la Côte d'Azur, avant d'entamer sa saison inaugurale en Méditerranée. En octobre, l'« Orient Express Corinthian » ouvrira la saison des croisières caribéennes avec une traversée de l'Atlantique de 14 nuits, de Lisbonne à la Barbade. Pour une suite panoramique de deux personnes, il faudra par compter environ 17.000 euros pour trois nuits de Marseille à Rome.

Ce projet ultra haut de gamme s'inscrit dans la stratégie de relance et de repositionnement d'Orient Express, aussi active dans l'hôtellerie et les croisières ferroviaires de luxe. Accor a conclu en 2024 un partenariat stratégique avec le groupe LVMH en vue d'accélérer le développement de la marque. Un deuxième voilier, l'« Orient Express Olympian », est d'ores et déjà en construction sur les Chantiers de l'Atlantique. Sa livraison est prévue au printemps 2027.

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April 29, 5:00 PM
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Le groupe Rocher se lance dans le jumeau numérique appliqué aux cosmétiques avec Dassault Systèmes

Le groupe Rocher se lance dans le jumeau numérique appliqué aux cosmétiques avec Dassault Systèmes | Big Data in Business | Scoop.it

Le Groupe Rocher, spécialiste des cosmétiques naturels, s’associe à Dassault Systèmes pour transformer la formulation cosmétique grâce à la technologie du jumeau virtuel. Dassault Systèmes créera des jumeaux virtuels afin qu’ils simulent et prédisent l’interaction d’ingrédients actifs avec la peau, et optimisent la conception de nouvelles formulations.

La Direction Scientifique du Groupe Rocher sera guidée par les jumeaux virtuels qui combinent l’IA générative, la modélisation 3D et des simulations. Ces simulations doivent accompagner Rocher dans ses différentes étapes de formulation, et permettre de réduire le délai de mise sur le marché de 20%. 
Le groupe Rocher est une entreprise familiale qui s’inscrit dans une tradition du développement de produits de beauté et de bien-être naturels, portée par les marques Yves Rocher, Dr Pierre Ricaud, Sabon et Arbonne. Le groupe emploie 200 scientifiques qui explorent le potentiel des plantes sur la peau et les cheveux.

Une trentaine d’essais en laboratoire pour trouver la bonne formulation
Aujourd’hui, il faut en moyenne une trentaine d’essais en laboratoire pour trouver la bonne formulation. Un rythme que le groupe Rocher veut accélérer grâce à la collaboration avec Dassault Systèmes, tout en obtenant de meilleurs résultats d’efficacité. Cette nouvelle approche technologique combine intelligence artificielle générative, la modélisation chimique et la simulation prédictive.
« L’expertise de Dassault Systèmes en matière de jumeaux virtuels et d’intelligence artificielle va nous permettre de mieux prédire l’efficacité de nos principes actifs, en moins de temps » estime Véronique Schwartz-Boishu, Directrice Scientifique du Groupe Rocher.

Modélisation des ingrédients actifs du groupe Rocher

Dassault Systèmes va modéliser les ingrédients actifs propriétaires du groupe Rocher dans le cadre de son offre Virtual Twin as a Service sur sa plateforme 3DEXPERIENCE. Le groupe Rocher pourra analyser les données issues des interactions, tester la pénétration cutanée, simuler et renforcer l’efficacité d’une formulation avec une précision accrue en amont du processus de développement.
La collaboration entre Dassault Systèmes et le Groupe Rocher portera dans un premier temps sur la ficoïde glaciale, avant de s’étendre progressivement à d’autres ingrédients actifs. La ficoïde glaciale est connue pour sa capacité à s’adapter à des conditions extrêmes ; ses propriétés ont déjà inspiré le Groupe Rocher dans le développement de sa gamme de soin anti-âge Yves Rocher Lift Pro Collagène.

9 000 personnes dans le monde
Fondé en 1959 à La Gacilly (Bretagne), le Groupe Rocher est un acteur français des cosmétiques. Le groupe développe quatre marques complémentaires — Yves Rocher, Dr Pierre Ricaud, Sabon et Arbonne — et emploie 9 000 personnes dans le monde.

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April 29, 4:58 PM
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« Ça a failli péter » : dans les coulisses du rachat de SFR, le « deal du siècle » pour les télécoms français

« Ça a failli péter » : dans les coulisses du rachat de SFR, le « deal du siècle » pour les télécoms français | Big Data in Business | Scoop.it

Jeudi 16 avril. La nuit tombe sur la capitale. Mais c'est un jour nouveau qui se lève sur le secteur des télécoms français. Altice France a accepté l'offre proposée par Orange, Bouygues Telecom et Iliad, réunis en consortium, un attelage inédit monté pour racheter SFR.
Ni cérémonie ni champagne, comme il aurait été d'usage dix ans plus tôt. Le Covid et sa dématérialisation sont passés par là et tout se fait à distance sur DocuSign. Qu'importe, cela reste un exploit pour les télécoms, le M&A et le capitalisme français : les deux parties entrent en négociations exclusives après avoir topé pour 20,35 milliards d'euros.
Quatorze ans après l'irruption de Free dans le mobile, douze ans après le rachat de SFR par Patrick Drahi, dix ans quasiment jour pour jour après l'échec de l'opération « Jardiland » devant mener au rachat de Bouygues Telecom par Orange, enfin les télécoms français peuvent espérer repasser de quatre à trois. Dire que le marché aurait pu, un temps, être consolidé par Patrick Drahi qui, un an après avoir avalé SFR, proposa jusqu'à 11 milliards à Bouygues Telecom.

« Tout le monde est gagnant »
Jeudi soir, dans les états-majors parisiens des télécoms, « il n'y avait que des gens heureux », témoigne une source proche des discussions. « Tout le monde est gagnant dans l'affaire. »
Quant au discret personnage central de cet opéra baroque ? « Patrick était à Tel-Aviv pendant toute cette période, bloqué par la guerre au Proche-Orient, raconte une source au fait des négociations. Il a donné son go à 16 heures, le communiqué était finalisé à 20 heures. » Alors que le soleil se couche, le milliardaire « appelle dans la foulée le consortium pour les féliciter ».
Le match avait trop duré et, de l'avis de tous, il était clairement entré dans les arrêts de jeu. Jusqu'à la dernière minute jeudi, rien n'était acquis. « Ça a failli péter deux fois, lâche un négociateur. Le communiqué annonçant la fin définitive des négociations était prêt depuis trois jours », poursuit ce dirigeant, qui pense désormais à l'encadrer… « C'était le roller coaster, des portes ont claqué », complète un autre.

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April 29, 4:35 PM
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Cette autre révolution de la batterie qui fait basculer l'électrique

Et si la batterie ne changeait pas seulement le téléphone et la voiture ? Et si elle changeait le monde de l'énergie ? Dans le langage courant, la batterie est un composant d'un téléphone mobile à recharger de plus en plus souvent. Ou une boîte très lourde dans une voiture. Mais dans la vraie vie, la batterie est en train de prendre une autre dimension, en devenant le complément indispensable des panneaux solaires et des éoliennes.
Car si le soleil et le vent sont des sources d'énergie formidables, renouvelables et non émettrices de CO2, ils ont un gros défaut : ils ne sont pas là tout le temps. Ces sources sont intermittentes - et nous avons beaucoup de mal à accepter l'intermittence, par exemple dans un ascenseur ou devant notre série préférée.

La décennie BESS
Les batteries stationnaires, qui ne bougent pas contrairement à celles des vélos ou des mobiles, sont en plein essor. Les spécialistes parlent de BESS, acronyme de « battery energy storage system » (système de stockage d'énergie par batterie).
La fondation Volta, qui publie chaque année le rapport de référence sur le sujet, estime dans sa dernière édition publiée fin 2025 que « la décennie BESS se poursuit au même rythme », avec à la fois « des chutes impressionnantes de prix (31 % sur un an), des politiques favorables au stockage, des nouveaux marchés, tandis que les performances techniques des produits BESS continuent de s'améliorer (densité énergétique, efficacité, sécurité). » Prolongeant un constat posé par l'Agence internationale de l'énergie en 2024, estimant que « la batterie de stockage a été la technologie énergétique qui a progressé le plus vite en 2023 ».
 Le parc double pratiquement chaque année. En 2025, la capacité mondiale de stockage par les BESS a dépassé celle du stockage hydraulique par pompage-turbinage, indique le cabinet spécialisé Rystad. La même année, l'Etat australien de Victoria a consommé davantage d'énergie venant de batteries rechargées par les énergies renouvelables que de centrales à gaz.
Cette formidable ascension est alimentée à la fois par l'offre et par la demande. Du côté de l'offre, il faut bien sûr regarder du côté de la Chine. Les fabricants de batteries ont fait des avancées technologiques impressionnantes sous la pression des constructeurs automobiles. Dopés par des subventions massives, ils ont investi dans d'immenses usines. Progrès techniques et surcapacités ont provoqué un effondrement des prix, comme pour les panneaux solaires une décennie plus tôt.

Prix divisé par cent
Du côté de la demande, cet effondrement des prix ouvre d'immenses perspectives. Car la batterie est aux énergies intermittentes ce qu'est Internet à l'ordinateur : un formidable amplificateur d'utilité. Avant les réseaux numériques, un ordinateur pouvait traiter des masses d'informations, mais sans les transporter. C'était à la fois puissant et cantonné.
Dans l'énergie, il se passe la même chose. Le solaire et l'éolien sont des sources précieuses mais intermittentes. En stockant l'électricité à prix abordable, la batterie change la donne. Or en trente-cinq ans, le prix des batteries a été divisé par cent. Mesuré en dollars constants de 2026, le coût du kilowattheure stocké est passé de plus de 10.000 dollars à une centaine de dollars.
Des batteries couplées à des panneaux solaires ne peuvent bien sûr pas tout régler. Impossible par exemple de garder de l'énergie accumulée pendant les journées ensoleillées de l'été pour les froides nuits d'hiver. Au-delà de quelques heures, la perte d'énergie est trop grande. Mais ces quelques heures peuvent déjà considérablement changer la donne.
« L'énergie solaire et les batteries peuvent déjà couvrir 90 % de la demande d'électricité de l'Inde à un prix compétitif », estiment les consultants du cabinet Ember.

Vingt mégafermes de batteries
En Chine, le stockage se développe maintenant presque aussi vite que les sources d'énergie renouvelable. Le pays compte déjà 20 mégafermes de batteries (chacune peut alimenter 3 millions de foyers pendant une heure). Aux Etats-Unis, la Californie a accéléré après une grande panne en 2020 et le Texas compte encore plus de projets. Le Chili et l'Australie galopent.
En Afrique, des dizaines de millions de foyers vont pouvoir enfin accéder à l'électricité, pendant la journée et en soirée. D'après l'Agence internationale de l'énergie, « 80 % de la croissance de la consommation mondiale d'électricité devrait se concentrer dans les régions bénéficiant d'un fort potentiel solaire » au cours de la prochaine décennie.
Là où il y a déjà des réseaux puissants comme en Europe, les batteries fixes peuvent aussi servir à réguler le réseau - en assurant l'équilibre entre l'offre et la demande, et en maintenant la fréquence du courant. Des foules d'usages sont imaginables. Des supermarchés, tenus par la loi de mettre des panneaux solaires au-dessus de leurs parkings, commencent par exemple à stocker une partie de leur électricité pour alimenter le magasin en électricité bon marché en fin de journée.

Le potentiel est immense à trois conditions. D'abord, maîtriser la dépendance à l'égard de la Chine. Ensuite, rendre les réseaux électriques vraiment intelligents, pour exploiter toutes les possibilités en intégrant au mieux l'énergie venant des autres sources non fossiles - nucléaire, barrage, batteries de voiture, etc. Enfin, repenser l'organisation du secteur, pour passer d'une gestion très centralisée à des formes très variées. La batterie, c'est aussi un défi culturel.

Jean-Marc Vittori

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April 29, 4:33 PM
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Velvet baptise sa première rame et fixe son lancement à 2028

Velvet baptise sa première rame et fixe son lancement à 2028 | Big Data in Business | Scoop.it

La compagnie ferroviaire à grande vitesse Velvet, vient de dévoiler son premier train Avelia Horizon (Alstom). L’opérateur privé devrait relier Bordeaux, Nantes, Angers et Rennes à Paris dès 2028. 
Ce mercredi 22 avril, Velvet a baptisé son premier train à La Rochelle. Une étape « importante », pour cette compagnie privée fondée par Rachel Picard (ex-SNCF) et Tim Jackson (ex-RATP Dev), qui devrait lancer son premier service commercial en 2028. En détail, Velvet a commandé 12 trains Avelia Horizon auprès d’Alstom, dont la production a été lancée à l’été 2025.

« Ce baptême de notre premier train, au cœur de notre territoire, marque une étape importante pour Velvet, et nous sommes impatients d’accueillir nos premiers voyageurs en 2028 », a déclaré Rachel Picard, Présidente et co-fondatrice de Velvet. Mais il faudra faire preuve de patience pour espérer visiter l’intérieur de la rame et voyager à bord puisque des tests statiques doivent être effectués sur le site d’Alstom jusqu’à fin 2026, avant des essais dynamiques sur les rails en 2027.

« En parallèle, Alstom poursuivra la production des 11 autres trains à grande vitesse pour Velvet en vue du lancement commercial en 2028 », précise la compagnie. Concernant un potentiel retard de livraison, l’opérateur assure que les 12 rames Avelia Horizon devraient être livrées selon le calendrier prévu. Côté maintenance, Velvet confirme que LISEA, société concessionnaire de la LGV SEA, construit actuellement le premier atelier de maintenance ferroviaire indépendant situé à Marcheprime en Gironde et que la maintenance de ses rames s’y effectuera. 

A la conquête de l’Ouest 
Profitant de l’ouverture à la concurrence, Velvet a l’intention d’offrir 10 millions de places supplémentaires chaque année entre Bordeaux, Nantes, Angers, Rennes et Paris. En plus de défier SNCF Voyageurs, l’opérateur historique, Velvet se retrouvera en rivalité directe avec Le Train Voyage.
Cette compagnie co-fondée par Alain Getraud cible le marché de la grande vitesse sur les axes Bordeaux-Nantes, Bordeaux-Rennes, Paris-Rennes et Bordeaux-Paris. Avec un lancement prévu en 2029, l’entreprise a récemment conclu deux accords-cadres pour rouler sur la façade Atlantique. Elle s’est également positionnée sur un centre de maintenance au sud de Rennes afin de s’affranchir de sa dépendance au groupe SNCF.

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April 30, 1:53 PM
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Prix de l'essence : TotalEnergies répond au gouvernement en bradant le diesel pendant les ponts du mois de mai

Prix de l'essence : TotalEnergies répond au gouvernement en bradant le diesel pendant les ponts du mois de mai | Big Data in Business | Scoop.it

TotalEnergies a semble-t-il cédé face à la pression politique. Mais à sa manière. En pleine polémique sur les « superprofits », à la suite de la publication d'excellents résultats mercredi, tirés par la guerre au Moyen-Orient et l'envolée des prix des produits pétroliers, l'énergéticien a accepté sans surprise de prolonger sa politique de plafonnement des prix à la pompe.
« Le niveau des plafonnements en vigueur depuis le 8 avril (essence à 1,99 euro par litre, diesel à 2,25 euros par litre) est maintenu pour le mois de mai », précise le pétrolier français dans un communiqué publié ce jeudi, où il affirme aussi qu'il « maintiendra sa politique de plafonnement des carburants en France tant que la crise au Moyen-Orient durera ».
Au début du conflit, le groupe avait décidé de plafonner les prix des carburants dans ses stations-service en France, avant de renouveler cette opération au mois d'avril, avec un plafond ajusté pour le diesel.

Opération spéciale
Le groupe annonce par ailleurs une « opération spéciale prix unique pour les ponts du 1er mai, du 8 mai et de l'Ascension ». Pendant ces trois week-ends prolongés, le prix de l'essence restera au même niveau mais celui du diesel bénéficiera d'une réduction, à 2,09 euros le litre dans toutes les stations-service du réseau TotalEnergies. Des opérations qui risquent de susciter l'ire des enseignes de la grande distribution.
Pour les clients ayant souscrit à ses offres de gaz et d'électricité, le prix du diesel restera plafonné à 1,99 euro du litre dans les stations du groupe pour « toute l'année 2026 », selon le groupe, qui précise que « 714.000 clients électricité et gaz ont demandé à bénéficier de l'avantage carburant ».
La semaine dernière, les prix moyens en France étaient de 1,98 euro le litre pour le SP95-E10, selon les données de la direction générale de l'énergie et du climat, tandis que le diesel coûtait 2,16 euros le litre en moyenne. L'offre de TotalEnergies paraît donc un peu moins avantageuse qu'au début de la guerre. Mais les prix à la pompe fluctuent rapidement. « En cas d'évolution favorable des cours internationaux, la compagnie s'engage à répercuter sans délai toute fluctuation à la baisse des cours du diesel et de l'essence », précise le groupe.

Nouvelle flambée à venir ?
Les regains de tension entre les Etats-Unis, qui menacent de prolonger le blocus des ports iraniens dans le golfe Persique, et l'Iran, ont provoqué une envolée des cours du baril de pétrole brut, à leur plus haut niveau depuis 2022. Les prix des carburants dans les stations-service françaises devraient donc bondir eux aussi, à moins que la situation géopolitique ne s'apaise. L'affluence dans les stations TotalEnergies n'est près de se démentir.
La publication d'excellents résultats par TotalEnergies ce mercredi a provoqué des réactions indignées dans la classe politique, notamment à gauche. Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure a dénoncé « l'indécence » de ces bénéfices, qui dépassaient les 5 milliards de dollars au premier trimestre. Le groupe socialiste a déposé une proposition de loi visant à taxer « de deux milliards » ces profits, quasi exclusivement réalisés à l'étranger.
De son côté, le Premier ministre a appelé TotalEnergies à « redistribuer d'une manière ou d'une autre » ces profits « exceptionnels ». Le gouvernement n'a pas exclu la possibilité de mettre en place une taxe sur les « superprofits », sans s'aventurer à expliquer comment cela fonctionnerait en pratique. Face à ces attaques, le groupe pétrolier s'est défendu en rappelant avoir mis en place une politique de plafonnement des prix « sans attendre qu'on nous le demande ». Une initiative saluée par Sébastien Lecornu, qui a estimé, jeudi, que ce maintien du plafonnement allait « dans le bon sens ».

Hortense Goulard

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April 30, 1:39 PM
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Why It Works: How Indian Railways turned travel into a game

Why It Works: How Indian Railways turned travel into a game | Big Data in Business | Scoop.it

No extra steps. No forms. Just do the right thing – and you might win.

The results were striking, with FCB reporting a 34% increase in ticket sales.
And while the campaign’s impact was called into question, Cannes Lions, which awarded the idea the PR Grand Prix, cleared the agency of exaggeration. As with all real-world examples, many factors impact the success or otherwise of a campaign

Be certain about uncertainty
Lotteries work because we find uncertain rewards highly motivating. More motivating even than fixed rewards.
A nice demonstration of this comes from Nina Mazar at the University of Toronto and colleagues, in their 2015 study. The researchers tested a promotional tactic using a university vending machine, where customers were offered two ways to buy a snack:

a reduced, guaranteed price of $0.50 per item
the standard $0.75 price, with a one-in-three chance of getting the treat for free
Over time, of course, both options cost the same – three snacks would total $1.50 either way. But buyer behaviour didn’t follow this logic.
The researchers tracked purchasing under each condition, and the results were clear: 84 items were sold with the guaranteed $0.50 price; but 120 items were sold with the “chance to win” offer. That’s a 43% increase.
So, even though the financial value was identical, shoppers were significantly more drawn to the possibility of a free treat than a certain saving. Uncertain rewards are powerful as people don’t just want to be savers; they want to be winners.
And it explains why travellers entered the Indian Railways ticket lottery. That chance to win is alluring – it adds a thrill to the chore, and cost, of having to do the right thing.

What a beautifully simple application of a powerful behavioural bias.
In it to win it
Of course, most of you don’t work on fare-dodging ticket-based campaigns. Thankfully though, as with all behavioural insights, there’s more than one way to apply uncertain rewards.

The simplest application is to copy Mazar – move from standard discounting to uncertain rewards next time you run a promo. So, instead of offering 10% to everyone, offer every 10th customer their basket for free. Same cost to you – more exciting for your customer.
Or you could consider more creative applications. Think about Labubu dolls. They sell in blind boxes where you only know exactly what you have bought once you open them up. That’s an example of an uncertain reward.
But there are even more counter-intuitive ways to apply the same broad principle. One of my favourites is the regret lottery. Rather than motivating action through the hope of winning, regret lotteries motivate through the pain of missing out. You find out what you would have won – if only you’d taken part.

This taps into loss aversion. We dislike missing out more than we like equivalent gains.

While researching my latest book, Hacking the Human Mind, I came across a brilliant experiment that demonstrates the idea perfectly. It’s by Uri Gneezy from the University of California, San Diego, and appears in his 2023 book Mixed Signals.
He discusses a test carried out by a company looking to reduce employee car use. Over one week, workers were asked to avoid driving to work in their car, to reduce traffic and pollution.

People were split into four groups:

Control – no incentive
$5 fixed reward – given $5 every day that they did not drive in
$500 lottery – entry into a $500 lottery on each day they didn’t drive in
$500 regret lottery – every employee was entered into the lottery each day, but when the lottery was drawn, the winner could only claim the prize if they had not driven in that day
All incentive groups performed better than the control. Compared to the control group:

the $5 reward reduced car use by 10%
the standard lottery reduced it by 18%
the regret lottery reduced it by 26%
A regret lottery works better than a standard lottery because it makes loss explicit. In a normal lottery, if you don’t take part, you never find out whether you would have won. In a regret lottery, when the draw is made, non-compliers discover that they were the winner – they just can’t collect.

You don’t merely miss out on a reward. You lose one.

Think lateral
The research into uncertain rewards, by Mazar and others, is typical of the best behavioural science: robust, peer reviewed and based on an experiment in a naturalistic setting. It’s also valuable. After all, it shows you how to make the same promotional discount work even harder.
But the examples of Lucky Yatra and the Labubu dolls reveal something equally important. Behavioural science is only the starting point, providing an insight into human nature.

Creativity determines where that insight ends up.

Lucky Yatra didn’t invent a new bias. It simply set an old one on a new track. The question for you is, how can you combine insight and imagination and help your customers feel like winners?

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April 29, 5:34 PM
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IA : « Apple n'est pas en retard, il n'a jamais été le premier arrivé. Mais saura-t-il à nouveau se rendre incontournable ? »

Le 1er avril 1976, dans un garage de Los Altos, deux Steve fondent une entreprise sur une idée étrange : la technologie ne doit pas être réservée aux ingénieurs. Cinquante ans plus tard, Apple vaut plus de 3.500 milliards de dollars. C'est mérité. Et c'est aussi le moment d'un bilan honnête - celui que les célébrations d'anniversaire ne font jamais.
Apple a révolutionné les objets, le retail, les puces, les paiements, la santé. Trois moments illustrent mieux que tout sa méthode. Le Macintosh a rendu l'interface graphique désirable là où Xerox l'avait inventée sans la rendre accessible. iTunes a résolu en deux ans ce que l'industrie musicale n'avait pas su faire en dix : rendre le paiement plus simple que le vol. L'iPhone a redéfini l'objet le plus personnel qui soit. Dans les trois cas, même structure : Apple arrive quand la catégorie existe déjà, l'élague, la rend évidente. Il n'est jamais le premier. Il est définitif.

Trois tensions encore ouvertes
L'App Store est une invention géniale - une plateforme mondiale qui a transformé des développeurs indépendants en entrepreneurs capables d'atteindre deux milliards d'utilisateurs. Mais quand Apple fixe seul les règles, contrôle seul l'accès et prélève jusqu'à 30 % sur chaque transaction, ce n'est plus un marché. C'est une concession. Des régulateurs, sur quatre continents, sont en train de le lui signifier. Apple devra choisir : défendre la rente ou préserver la plateforme. Ce sont deux choses très différentes.
La promesse de confidentialité d'Apple est structurellement sincère - son architecture favorise le traitement local, et l'entreprise ne vend pas de données publicitaires. Mais elle a une limite que la marque ne contrôle pas : en Chine, les données iCloud sont hébergées sur des serveurs d'Etat. La souveraineté numérique a des frontières géographiques. Même pour Apple.

Vision Pro enfin. 45.000 unités au dernier trimestre 2025. Production ralentie. Budget marketing réduit de 95 %. Les pseudo-experts crient à l'échec - et n'ont pas la bonne grille de lecture. L'iPad était moqué en 2010. La vérité : à ce stade, la technologie n'est pas encore assez mature pour conquérir le grand public - elle le sera. Ce qui compte aujourd'hui, c'est de poser les fondations. Autrement dit, il faut convaincre les développeurs de construire pour visionOS les applications qui rendront le produit indispensable demain. Comme Apple l'avait fait avec l'App Store en 2008. Pour l'instant ce n'est pas encore le cas.

La vraie question des 50 prochaines années
Apple dispose de l'écosystème hardware le plus intégré de l'histoire de la technologie grand public. Un iPhone dans votre poche. Une Apple Watch à votre poignet. Des AirPods dans vos oreilles. Et bientôt des lunettes sur votre nez.
Regardez cette liste autrement. À l'exception du Mac, tous ces appareils sont au contact direct du corps. De la peau. Du pouls. Du souffle. Aucune entreprise technologique n'a jamais construit une relation aussi physiquement intime avec ses utilisateurs. Quand l'intelligence artificielle aura accès à ces capteurs en temps réel, elle ne connaîtra pas seulement vos habitudes numériques. Elle connaîtra votre corps. C'est un niveau de confiance - et d'exposition - auquel l'histoire du commerce n'offre aucun précédent.
Apple a décidé de jouer ailleurs - une intelligence traitée sur l'appareil et sur un cloud privé, sans que vos données ne transitent par un serveur tiers. Ce n'est pas un retard. C'est un pari.
On dit qu'Apple est en retard sur l'IA. C'est confondre le terrain de jeu et le jeu. OpenAI, Microsoft et Amazon jouent une partie : construire les grands modèles, les distribuer via le cloud, monétiser l'usage à grande échelle. Meta en joue une autre - Zuckerberg veut la super intelligence comme trophée, Llama comme domination de plateforme.

Le 8 juin, le vrai test
Et la déroute de Siri en 2024 - promu avant d'être prêt, critiqué jusqu'en interne, retiré partiellement - ne l'invalide pas. Elle rappelle simplement qu'Apple n'a pas le droit de rater deux fois de suite.
Le 8 juin, à la WWDC, Apple annoncera une refonte complète de Siri - application dédiée, interface chatbot, accès aux messages et emails, actions dans les apps tierces. Ce sera le vrai test. Non pas les démos. Le déploiement réel.
À l'ère des agents IA qui vont gérer nos agendas, lire nos emails et surveiller notre santé, la question ne sera pas : quel modèle est le plus puissant ? Ce sera : à qui faites-vous confiance ? Apple a ici un avantage qu'aucun concurrent ne peut acheter - cinquante ans de relation bâtie sur un modèle économique qui n'a jamais eu besoin de vendre les données de ses utilisateurs.
Pour convertir cet avantage en quatrième révolution, Apple devra faire, pour l'intelligence artificielle personnelle, ce qu'iTunes a fait pour la musique en 2001 : rendre légitime et désirable ce qui est encore chaotique. L'entreprise en a les moyens. Les insiders de Bloomberg désignent déjà John Ternus - patron du hardware - comme favori pour succéder à Tim Cook. Un ingénieur à la tête d'une entreprise qui doit prouver qu'elle sait construire de l'intelligence, pas seulement des objets. Le symbole est éloquent. Reste à prouver qu'Apple a encore l'audace.

Pascal Malotti est directeur de la stratégie et responsable mondial de la verticale Distribution chez Valtech. Il enseigne à l'Université Paris-Dauphine et à CY Cergy Paris Université.

Pascal Malotti

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April 29, 5:22 PM
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Qu’est-ce que la « Promesse de voyage équitable », l’innovation tarifaire controversée de Volotea ?

Qu’est-ce que la « Promesse de voyage équitable », l’innovation tarifaire controversée de Volotea ? | Big Data in Business | Scoop.it

Face à la flambée et à la forte volatilité des cours du kérosène liées au contexte géopolitique, Volotea a introduit à la mi-mars 2026 un mécanisme tarifaire inédit. La compagnie facture désormais une surcharge carburant variable, calculée et prélevée seulement sept jours avant le départ. Baptisée « Promesse de voyage équitable » (« Fair Travel Promise »), cette initiative suscite la perplexité des associations de consommateurs et l’inquiétude des professionnels du tourisme. Comment fonctionne cette tarification, concrètement ? Pourquoi alarme-t-elle au sein de la distribution ? Et, surtout, est-elle conforme au droit ?

« Une mesure exceptionnelle et temporaire »
C’est dans un communiqué de presse, publié le 14 avril 2026, que Volotea a officialisé ce nouveau dispositif tarifaire. La compagnie low-cost y justifie « une mesure exceptionnelle et temporaire, visant à protéger ses voyageurs et à garantir la stabilité de ses opérations ». Et confirme vouloir rompre avec les pratiques habituelles de l’industrie.
Alors, plutôt que d’intégrer une surcharge carburant fixe (généralement codée YQ ou YR) dès la réservation, Volotea a choisi d’en différer le calcul. Le prix du billet est ajusté en fonction des cours du marché du kérosène, sept jours avant le départ. La compagnie promet de se baser sur des sources publiques, et indique que si les cours ont dépassé la « valeur de référence » établie qui, elle n’est pas détaillée,  le passager recevra une demande de paiement additionnelle, plafonnée à 14 euros par vol. À l’inverse, si le prix de l’énergie chute en dessous de cette valeur, Volotea s’engage à reverser la différence à ses clients.
Lors de l’achat d’un billet sur le site de Volotea, la compagnie prévient de cette « Promesse de voyage équitable ». © Capture d’écran Volotea
Pour faire passer la pilule, le transporteur assortit son dispositif d’une flexibilité plutôt rare : les clients ont le choix d’accepter ce paiement additionnel, ou de modifier ou d’annuler leur vol sans frais jusqu’à quatre heures avant le décollage. Une parade commerciale redoutablement efficace, puisque la compagnie revendique dans son communiqué un taux d’adhésion massif à sa « Promesse », avec 97% des clients choisissant de confirmer leur voyage.

Risque de contagion
Si, selon les termes de Volotea, cette approche se veut transparente et équitable, elle fait grincer les dents au sein du secteur de la distribution. La tarification aérienne repose en effet sur un principe inébranlable : une fois la transaction validée et le contrat conclu, le prix du billet sec est censé rester figé.
Une inquiétude réside dans le risque de contagion : dans un secteur où les algorithmes de tarification sont déjà particulièrement complexes, l’introduction d’une volatilité post-achat remet frontalement en cause la transparence des compagnies. Et si Volotea parvient à banaliser ce modèle sans être inquiétée, d’autres transporteurs pourraient être tentés de s’engouffrer dans la brèche.
Au-delà de cette stratégie commerciale, la conformité légale de la démarche pose également un problème de fond. Les textes règlementaires, tant en France qu’en Espagne, là où est basée Volotea, sont explicites. Dans le cas d’un vol sec, « le principe juridique est le suivant, nous détaille Emmanuelle Llop (Equinoxe Avocats). Le prix dʼun service déjà vendu à un consommateur ne peut être augmenté avant consommation que si le contrat contient une clause de révision de prix licite, c’est-à-dire claire et  compréhensible pour le consommateur, fondée sur des critères objectifs et transparents de  variation, ne laissant pas au professionnel un pouvoir discrétionnaire, et s’inscrivant dans un  cadre d’information préalable et de droit de résiliation. Sous peine de nullité de  la clause comme abusive et de maintien du prix initial. »

Opacité
Ainsi, si Volotea est en droit de mettre en place une clause de révision, la compagnie doit respecter plusieurs conditions : elle doit en informer le passager avant l’achat, donner la possibilité au consommateur de la refuser et de se faire rembourser sans frais, il faut que les modalités de calcul en soient compréhensibles et lisibles, et que la clause prévoit la hausse et la baisse du prix.
Dans ses Conditions de transport, Volotea a bien ajouté une clause dédiée à l’« ajustement du coût du carburant ». Elle y détaille qu’en cas de « variations extraordinaires des prix du carburant », elle se réserve le droit d’appliquer un « ajustement limité et temporaire » au prix du billet, avant le départ prévu du vol. La clause s’applique aux billets émis après le 16 mars 2026. 
Si Volotea explique, dans une page dédiée, les modalités de mise en place de sa « Promesse de voyage équitable », sa méthode de calcul demeure opaque : la compagnie évoque la possibilité d’« appliquer des ajustements limités et proportionnés », lors « d’évènements exceptionnels affectant de manière significative les prix du carburant ».

Un avoir, pas un remboursement
La compagnie indique bien effectuer l’ajustement demandé en fonction du prix du baril de Brent (et non de Jet fuel, indice sur lequel se basent pourtant la majorité des compagnies aériennes), mais n’explique nulle part la méthode de calcul qui la pousse à rembourser ou à demander une certaine somme au consommateur. « La méthodologie doit pourtant être détaillée », martèle Emmanuelle Llop.
Sur son site internet, Volotea détaille bien le montant demandé ou remboursé, en fonction du prix du baril de Brent. Mais n’explique pas comment cet ajustement est calculé. © Capture d’écran Volotea
Une autre condition ne semble pas remplie : la compagnie propose un remboursement au voyageur qui n’accepterait pas cet ajustement, mais sous forme d’avoir. « C’est pourtant la réglementation européenne : on peut proposer un avoir, mais pas l’imposer », détaille l’avocate, spécialiste du droit du tourisme. Le droit espagnol, à travers la Loi générale pour la défense des consommateurs (LGDCU) exige la même transparence et le consentement préalable sur le prix définitif.
Dans le cas d’un voyage à forfait, le Code du tourisme français, transposant la directive européenne 2015/2032, autorise bien la révision du prix pour compenser la hausse de l’énergie. Cependant, l’article L211-12 impose que cette majoration soit notifiée de manière claire « au plus tard vingt jours avant le début du voyage ». Ainsi, « c’est à l’agence de voyages ou au tour-opérateur d’absorber cette hausse », concède Emmanuelle Llop.

Dissuasion
Dès lors, comment expliquer que la compagnie puisse déployer et maintenir ce mécanisme ? La réponse tient en plusieurs complexités juridiques et commerciales. Volotea est une entreprise immaculée en Espagne. Ainsi, la Répression des fraudes (DGCCRF) française ne dispose pas d’un pouvoir de sanction direct et immédiat sur une entité étrangère. Les autorités doivent en passer par des mécanismes de coopération européenne, dont la lenteur s’accorde mal avec l’urgence d’une crise conjoncturelle.
La compagnie a également habilement circonscrit son risque juridique sur les nouvelles réservations. La clause est formellement acceptée par le client lors du processus d’achat en ligne. Même si cette acceptation préalable reste contraire au règlement européen, elle crée une zone grise juridique qui complique la qualification de clause purement abusive. L’option d’annulation gratuite jusqu’à la dernière minute affaiblit par ailleurs l’argument de la vente forcée ou du client captif. Contactée, Volotea n’avait pas répondu aux sollicitations de L’Écho touristique au moment de la publication de cet article. Ce n’est pourtant pas la première fois que la compagnie défraie la chronique depuis le début de la guerre au Moyen-Orient : la compagnie avait annulé plusieurs vols intra-européens, invoquant le conflit, avant de faire valoir la hausse du coût du kérosène.

Reste un obstacle majeur d’ordre financier : avec des suppléments oscillants entre 5 et 14€, l’enjeu pécuniaire individuel décourage toute action en justice. Les voyageurs préfèrent régler la somme plutôt que d’entamer de longues procédures incertaines. C’est une réalité bien connue des acteurs de l’aérien low cost, qui parviennent souvent à imposer leurs nouvelles normes en misant sur une sorte d’inertie juridique.

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April 29, 5:19 PM
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« Les souris et les claviers n'existeront bientôt plus du tout » : H Company lance son agent IA grand public

« Les souris et les claviers n'existeront bientôt plus du tout » : H Company lance son agent IA grand public | Big Data in Business | Scoop.it

Un outil capable de prendre possession de votre moteur de recherche et de naviguer à votre place ? C'est ce qu'annonce ce mercredi la start-up française H Company. Holo Tab est un agent autonome, sous forme d'extension, que chaque utilisateur pourra désormais ajouter à son navigateur Web (Google Chrome aujourd'hui, d'autres navigateurs prochainement).
« Aujourd'hui, tout le monde sait se servir d'un chatbot. Notre agent, basé sur du 'computer use', c'est-à-dire exactement ce que fait l'humain sur sa machine, peut aller plus loin de manière automatisée. Sur la base d'un simple prompt, l'agent peut effectuer des actions qu'il n'a encore jamais faites », décrit Gautier Cloix, à la tête de H depuis septembre.

Acheter ou vendre sur Leboncoin
Concrètement, l'agent de H ouvre une barre latérale sur Google qui permet d'écrire ce que l'on souhaite lui demander. Il peut ensuite naviguer tout seul sur le Web, cliquer et accomplir certaines tâches, durant lesquelles l'utilisateur peut reprendre le contrôle.
Préparer des brouillons d'e-mail, résumer une page Web, mettre en ligne un article sur Leboncoin ou encore acheter un produit sur Vinted : cet agent peut réaliser une grande variété de tâches. Il s'arrête au moment où une action irréversible de l'utilisateur est nécessaire, par exemple lorsqu'il faut payer, ou cliquer sur « envoyer » dans le cas d'un e-mail.
Plusieurs agents peuvent tourner en même temps. L'agent ne va pas nécessairement plus vite que l'utilisateur, mais il peut être programmé pour réaliser des actions lorsque l'utilisateur n'est pas connecté, et donc a priori lui faire gagner du temps. Les agents peuvent aussi être automatisés au quotidien, mémoriser les conversations, et être programmés grâce à la description vocale. Une fonctionnalité basée sur les technologies des start-up Gradium et ElevenLabs.

Remplacer souris et clavier
« On s'est rendu compte que cela pouvait être compliqué de programmer un agent. Avec la voix, on gagne beaucoup de temps, note Gautier Cloix. Notre vision, c'est que des outils qui créent de la friction comme les souris et les claviers n'existeront bientôt plus du tout et on pourra tout piloter grâce à la voix. »
Holo Tab est mis à disposition gratuitement pour le grand public. Bien entendu, l'enjeu pour H Company, qui ne communique pas sur ses revenus, est d'en faire une véritable vitrine pour de potentiels futurs clients.
« Nous pouvons désormais développer des agents sur des navigateurs, mais aussi directement sur un ordinateur, un smartphone, une tablette… Tous les endroits où l'on peut automatiser des tâches. Dans ce cas, l'agent est capable d'accéder à tous les logiciels d'un salarié et d'interagir entre les différents outils. Du moment qu'il y a une interface graphique où cliquer, scroller, taper, le modèle sait faire », détaille le PDG. En clair, H reste une entreprise orientée vers le monde professionnel. Tout comme son cousin Mistral, dont l'outil grand public Le Chat est davantage une vitrine qu'un outil stratégique.

Protection des données
Les agents de H sont basés sur un modèle maison, Holo, sorti début mars. Un outil moins gourmand en puissance de calcul que ses homologues d'OpenAI et d'Anthropic, donc moins cher à l'usage, à en croire la start-up.
Les données des utilisateurs, elles, peuvent être stockées uniquement chez les clients (on premice) ou sur les serveurs de la start-up, chez AWS ou le français Scaleway. « On a une volonté de proposer une solution souveraine, précise Gautier Cloix. C'est aussi ce qui nous différencie des entreprises américaines. »

De fait, H n'est pas la seule société à se tourner vers cette nouvelle approche où les tâches humaines sont littéralement effectuées par un agent sur une machine. Il y a quelques semaines, Anthropic, l'une des plus importantes sociétés d'IA, a sorti son agent Cowork, capable de prendre entièrement possession d'un ordinateur ou d'un smartphone et de réaliser de nombreuses tâches. Un produit qui fait déjà sensation dans la Silicon Valley.

Joséphine Boone

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April 29, 5:16 PM
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Rachat de Paris La Défense Arena : comment le géant des concerts Live Nation fait sa place en France

Rachat de Paris La Défense Arena : comment le géant des concerts Live Nation fait sa place en France | Big Data in Business | Scoop.it

Le business des concerts fait de plus en plus parler de lui. Dernière surprise en date : Céline Dion. La star canadienne se produira pour 16 dates à Paris La Défense Arena. Une annonce qui a suscité un engouement fou : 9 millions de personnes se seraient pré-inscrites à la billetterie pour tenter d'obtenir des tickets.
Mais encore une fois, les réseaux sociaux se sont affolés. Les fans, bien que galvanisés par le live, se plaignent de prix trop élevés et de billetteries prises d'assaut. Des critiques qui ont notamment valu à Live Nation et sa filiale de billetterie Ticketmaster un procès aux Etats-Unis, où elle a été reconnue coupable de monopole illégal.

Modèle de résidences
En France aussi, Live Nation avance ses pions. Le géant américain, qui produit Beyoncé, Bad Bunny ou encore Taylor Swift, veut racheter Paris La Défense Arena, la plus grande salle couverte d'Europe. Un deal qui offrirait à la filiale française, qui réalise 260 millions d'euros de chiffre d'affaire, davantage de puissance.
Le projet de son dirigeant, Angelo Gopee ? Organiser des résidences, exactement comme celle que produit son concurrent AEG pour Céline Dion. Un nouveau modèle qui suppose que les fans se déplacent et consomment dans la ville de résidence. Ce qui ne manque pas de susciter des critiques de la part des acteurs français du concert.

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April 29, 5:14 PM
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NW, la pépite française du stockage d'électricité, pourrait changer de mains pour 2 milliards d'euros

NW, la pépite française du stockage d'électricité, pourrait changer de mains pour 2 milliards d'euros | Big Data in Business | Scoop.it

Dans un marché français surcapacitaire en électricité, où les pics de production solaire tirent les prix de gros vers le bas, et même en territoire négatif, les pouvoirs publics et les énergéticiens se démènent pour trouver des solutions afin d'équilibrer le marché et le réseau électrique. En modulant la puissance des centrales nucléaires, en coupant la production solaire ou éolienne, en décalant les heures creuses des consommateurs en journée… Mais aussi en permettant de stocker les électrons quelques heures sur des batteries, pour limiter les à-coups et lisser les injections sur le réseau.
Sur cette activité de niche, un petit acteur indépendant, NW, a mis les bouchées doubles ces dernières années pour s'imposer comme le leader français, devant Engie, TotalEnergies ou Neoen. Pour accélérer encore, la société contrôlée à 70 % par l'entrepreneur Jean-Christophe Kerdelhué et à 30 % par le fonds RGreen a mandaté la banque Nomura pour étudier toutes les options, y compris une cession majoritaire ou une introduction en Bourse, a appris « Les Echos » de sources concordantes. Les protagonistes ne font pas de commentaires.

100 millions d'euros d'Ebitda
La pépite française du BESS (« battery energy storage system ») pourrait valoir autour de 2 milliards d'euros, avancent plusieurs sources. Soit 20 fois les 100 millions d'euros d'Ebitda (résultat opérationnel) attendus en 2026, ou 12 fois l'Ebitda « run rate » (en comptabilisant à 100 % les capacités installées en cours d'année).
Ces multiples élevés reflètent la forte croissance de l'entreprise. Elle avait été valorisée entre 1 et 1,2 milliard d'euros (pré-money), lors de l'entrée au capital de RGreen en 2022. Les attentes sont aussi le reflet d'une rentabilité élevée. L'an dernier, l'Ebitda a atteint environ 50 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 60 millions, pointe une source.
Le dossier intéresse à la fois des acteurs de l'énergie et des fonds d'infrastructures ou de capital-investissement classique. NW combine deux modèles qui peuvent attirer ou au contraire dérouter certains candidats.
« Une partie des revenus provient de la rémunération de services systèmes pour éviter la congestion sur le réseau RTE [le gestionnaire des lignes à haute tension, NDLR], explique une source. Ces contrats pluriannuels plaisent aux fonds d'infrastructures, en quête de revenus stables et sécurisés. Mais une part croissante de l'activité est exposée uniquement aux prix de marché, avec une forte volatilité. » Dans ce cas de figure, NW fait de l'arbitrage en achetant de l'électricité à prix négatif pour la réinjecter quelques heures plus tard, lors des pics de demande qui peuvent faire grimper les prix à plusieurs centaines d'euros par mégawattheure.

1.000 JBox
Depuis ses débuts dans le stockage en 2018, la société a installé 1.000 batteries dans l'Hexagone, dont 450 l'an dernier. Elle en aura environ 1.500 en fin d'année pour 1,6 GW de puissance installée, en France et en Finlande essentiellement. Cette ambition reflète la dynamique du marché européen, où la capacité installée devrait bondir de 50 % cette année pour atteindre 75 GW, selon BloombergNEF.
Alors que les porteurs des projets de BESS se heurtent à de longs délais d'instruction des dossiers et de raccordement, comme les développeurs de centrales d'énergies renouvelables, NW mise sur un modèle fortement décentralisé et des installations de petite taille, pour essaimer sur le territoire.
Semblables à un transformateur Enedis, ses « JBox » ne nécessitent pas de permis de construire et se fondent dans le paysage, en bordure de route, de champ ou de parking. Pour minimiser le coût de raccordement au réseau basse et moyenne tension d'Enedis, NW installe souvent des bornes de recharge pour véhicule électrique à proximité de ses conteneurs.
Jean-Christophe Kerdelhué est aujourd'hui prêt à céder le contrôle de NW pour préparer la période 2028-2032, indiquent plusieurs sources. « L'entreprise souhaite lever entre 200 et 300 millions de fonds propres pour se développer en Allemagne, dans les pays baltes et en Pologne », explique un bon connaisseur de l'entreprise.

Pour autant, son fondateur n'est pas pressé car il a de la visibilité jusqu'à fin 2027, après avoir levé 220 millions d'euros de dette fin 2025 auprès du fonds EIG. Cette enveloppe s'ajoute notamment à une ligne de crédit de 430 millions d'euros accordée par Santander et Rabobank un an plus tôt et aux 150 millions de fonds propres apportés par RGreen il y a quatre ans. 

Amélie Laurin

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April 29, 5:04 PM
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Pourquoi nous devrions payer 4 euros le litre d'essence

Toute une partie de la classe politique réclame aujourd'hui, à cor et à cri, une diminution de la fiscalité sur les carburants afin de faire baisser les prix à la pompe. Pourtant, si on prend un peu de recul, on s'aperçoit que, malgré les chocs pétroliers décidés par l'Opep ou les hausses de prix liées aux conflits au Proche-Orient, le pouvoir d'achat des automobilistes n'a jamais cessé de s'accroître.
Prenons pour s'en convaincre quelques repères. En février 1950, le salaire minimum est créé sous forme de SMIG. A l'époque, une heure de ce nouveau SMIG permet d'acheter 1,8 litre d'essence. En 1970, c'est le SMIC qui fait son apparition. Comme la période se situe juste avant le choc pétrolier, la capacité d'achat d'essence a fortement augmenté : avec une heure de SMIC, on peut en effet en acheter 3 litres.
En 2002, au moment du passage à l'euro, une heure de SMIC permet l'achat de 5,4 litres d'essence. Et de nos jours, malgré les hausses récentes et compte tenu des fluctuations assez fortes dans le temps et dans l'espace du prix de l'essence que nous subissons, une heure de SMIC permet grosso modo d'acheter 6 litres.

Et donc, si on souhaitait retrouver les conditions de la période immédiatement antérieure aux chocs pétroliers des années 1970, époque de forte croissance et souvent présentée comme particulièrement favorable au pouvoir d'achat, il faudrait porter le prix du litre d'essence à 4 euros.

Taxe pigouvienne
Simultanément, beaucoup d'économistes rappellent que, indépendamment de la présente guerre au Proche-Orient, le prix des produits à haute teneur en carbone a vocation à être augmenté si on veut engager une politique soutenue de transition énergétique et de décarbonation de l'économie. Maintenir les prix des produits pétroliers élevés a l'avantage d'en dissuader la consommation qui, à long terme, est nocive pour le climat.

Depuis 1950, le pouvoir d'achat des automobilistes n'a jamais cessé de s'accroître.
Les données les plus récentes confirment d'ailleurs la gravité de la situation. D'après l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la température de la planète a été en moyenne, en 2025, supérieure à celle de la période 1850/1900 de 1,44 °C. L'OMM a en outre établi que les onze dernières années ont été les onze années les plus chaudes jamais observées.
Face à l'urgence, la réponse économique rationnelle est l'instauration d'une taxe dite pigouvienne, en référence aux travaux d'Arthur Pigou. Mettre en place une taxe pigouvienne revient à hausser le prix des produits à « externalité négative » comme les produits polluants pour en limiter la consommation - c'est ce que l'on appelle recourir au « signal-prix » - et pour fournir à l'Etat les moyens financiers d'en réparer les dégâts.

« Une taxe juste, pas juste une taxe »
Après les émeutes ayant entouré le mouvement dit des « gilets jaunes », mouvement qui avait trouvé son origine dans le refus d'une augmentation des taxes sur les carburants, le gouvernement a demandé au Conseil d'analyse économique (CAE) de réfléchir au meilleur moyen de répondre au problème climatique. Celui-ci a remis ses conclusions en mars 2019, dans un texte intitulé « Pour le climat : une taxe juste, pas juste une taxe ».


L'enjeu et la marche à suivre y sont clairement définis :
« Si la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique semble consensuelle dans notre pays, les politiques environnementales restent encore largement débattues comme l'a montré le mouvement de contestation vis-à-vis du relèvement de la taxe carbone. Pourtant, la lutte contre le changement climatique réclame une action résolue sur les investissements et les comportements, et à ce titre le 'signal-prix' via la fiscalité environnementale est un outil incontournable. »
Concrètement, ce que soutiennent les économistes du CAE, c'est qu'il faut annoncer et engager un processus d'augmentation régulière du prix de l'essence, que cette augmentation soit ou non accélérée par des événements extérieurs dramatiques. Mais porter le prix du litre d'essence progressivement à son niveau relatif de 1970 (c'est-à-dire, rappelons-le, 4 euros le litre) suppose une prise de conscience de l'urgence climatique. Et manifestement, aujourd'hui, cette prise de conscience fait défaut. Ceux qui exigent des baisses d'impôts sur l'essence s'enferment dans un déni court-termiste, ou, pour reprendre une expression courante, ils sacrifient la prochaine génération à leur volonté de remporter la prochaine élection.

« Le prix du carbone est le reflet de la valeur que nous accordons à la viabilité de la planète pour nos enfants. S'il est incontournable pour guider efficacement l'action, il doit pour asseoir sa légitimité s'appuyer sur une gouvernance écartant toute suspicion sur son objet et être associé à une vision narrative partagée des enjeux de la transition écologique. Si sa recette est correctement redistribuée, il peut être efficace et juste. »
C'est-à-dire que, pour justifier et rendre acceptable une forte augmentation du prix de l'essence, il faut que les sommes collectées soient consacrées, sans aucune ambiguïté possible, à la lutte contre le réchauffement climatique. A sa création en 1928, la taxe intérieure sur les produits pétroliers, l'ancêtre de l'accise actuelle sur l'énergie, a été présentée comme ayant pour fondement la prise en charge par les automobilistes du financement de la création et de l'entretien de l'infrastructure routière ; et ce afin de maintenir une saine concurrence avec le train. Dans les circonstances actuelles, ce serait une erreur d'accepter une baisse démagogique des impôts sur l'essence. Mais leur maintien, voire leur augmentation, suppose que les recettes soient utilisées pour favoriser le passage à la voiture électrique et pour retrouver le souci de 1928 de préserver le transport ferroviaire.

Jean-Marc Daniel est professeur émérite à l'ESCP Business School.

Jean-Marc Daniel

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April 29, 5:01 PM
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Yves Rocher ouvre son premier pop-up store à Paris en visant les influenceuses

Yves Rocher ouvre son premier pop-up store à Paris en visant les influenceuses | Big Data in Business | Scoop.it

Yves Rocher ouvre son premier pop up store Hydra Station à Paris du 17 au 19 avril en ciblant une clientèle plus jeune que sa cliente moyenne habituelle et les influenceuses grâce à un décor Instagramable.
L’argument de la visite est la proposition d’une nouvelle offre d’hydratation de la peau. Le point de vente et d’expérience est situé au 24 rue Beaubourg. Le parcours débute par un diagnostic de peau réalisé par une conseillère à partir d’une photo prise par tablette.

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April 29, 4:59 PM
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Automobile : ces graphiques qui montrent le grand déclassement de la France, tombée au cinquième rang européen

En déclin depuis quinze ans, la production automobile française ne fait plus vraiment partie du gotha de l'Europe, dépassée par ses rivales espagnoles et des pays de l'Est. Une situation qui devrait durer.

Bien sûr, l'automobile est une industrie de cycles. Le marché progresse, régresse, se relance, retombe. L'usine se remplit, se vide, sonne creux, se remplume, en fonction de l'âge des véhicules fabriqués sur la ligne d'assemblage.
Mais la tendance est telle que l'on ne peut pas parler d'une affaire conjoncturelle : l'automobile française chute lentement mais sûrement dans la hiérarchie européenne depuis une quinzaine d'années. La fin de la production à Poissy, annoncée cette semaine par Stellantis, ne devrait pas arranger les affaires structurelles du made in France.

Nouveaux acteurs clés
Depuis longtemps distancée par l'Allemagne, la production automobile française a été dépassée par l'Espagne en 2012, puis par la République tchèque et la Slovaquie en 2020. Si les deux dernières ont profité des constructeurs allemands, l'Espagne a surtout accueilli les productions de Renault et PSA, désormais fondu dans Stellantis.
L'an dernier, notre voisin allemand a fabriqué 4,03 millions de voitures (+2,3 %), notre voisin espagnol 1,77 million (-5,7 %), la Tchéquie 1,44 (-0,5 %) et la Slovaquie 1,07 (+8,1 %). Après un plus bas depuis les années 1960 en 2024, la France a rebondi en 2025, avec 986.000 unités usinées (+15,5 %), selon les chiffres diffusés début avril par l'Association européenne des constructeurs (ACEA). 


En 2013, l'industrie française pesait 11 % de la production automobile européenne. Aujourd'hui, la barre est tombée à 9 %, toujours selon l'Acea.

Le « bridage » des sites français
En fouillant dans les archives des « Echos », on constate que la France avait fabriqué 3,4 millions de voitures en 1990 et 3,7 millions en 2002. La barre des trois millions a été franchie à la baisse en 2005, celle des deux millions en 2009, celle du million en 2020.
Depuis, l'Hexagone reste collé à la cinquième place. En prenant la liste des usines françaises, les volumes de Douai (Renault), de Mulhouse, Rennes ou Sochaux (Stellantis) ont plus ou moins été divisés par deux depuis le début du siècle, selon les données d'Inovev. La plus grosse usine de Stellantis, c'est l'ancienne usine PSA de Vigo en Espagne, qui jouera son titre avec Kenitra au Maroc. Et la plus grande de Renault, c'est Bursa, en Turquie.
Dans le Top 10 des plus gros sites automobiles européens selon Inovev, l'Allemagne remplit la moitié des lignes (mais pas la première, trustée par la République tchèque et Mlada Boleslav, l'antre de Skoda), l'Espagne en tient deux. La France zéro.

Le passage des usines tricolores à une ligne, durant les années 2010, notamment à Sochaux (qui ne battra pas de sitôt son record de 2018, 570.000 voitures), couplé à la fin de l'assemblage à Flins et Poissy (qui faisaient toutes les deux 200 ou 300.000 véhicules par an il y a vingt ans), devraient empêcher la France de rêver à une remontada. Du moins à court et moyen terme.

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April 29, 4:57 PM
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Tim Cook’s Legacy Is Turning Apple Into a Subscription

Tim Cook’s Legacy Is Turning Apple Into a Subscription | Big Data in Business | Scoop.it

TIM COOK’S TENURE as CEO at Apple, which is coming to a close September 1, will likely be defined by operational efficiency and financial growth, ushering Apple into its trillion-dollar era.
But his most significant achievement might be in doubling down on Apple’s services business, which includes iCloud, the App Store, Apple Music, Apple TV+, News+, and more. It’s the subscription layer on top of iOS, and almost all of the service apps are tightly integrated with Messages, the glue that keeps people stuck to their iPhones.
During Apple’s most recent earnings report, for the quarter ending December 2025, its services business reached an all-time revenue record of $30 billion. This was a 14 percent jump from the same quarter the year prior; services was also a bigger money-making business than Mac, iPad, Apple Watch, Home, and other accessories combined. For the entirety of fiscal year 2025, Apple services generated more than $109 billion for Apple, again, up 14 percent from 2024.

When Cook first took over as CEO in 2011, “services” weren’t even broken out into a separate revenue category, although, for proxy, iTunes was generating around $6 billion annually.
As the analyst Ben Thompson points out, some of the foundation-laying work for Apple’s services predated Cook’s term as CEO. The App Store launched in 2008, the year after Steve Jobs unveiled the iPhone, and it was Jobs’ foresight to charge up to a 30 percent “tax” on paid apps and in-app purchases. Jobs loyalists Phil Schiller, who now serves as an Apple “fellow,” and Eddy Cue, who is the company’s senior vice president of services, were the driving forces behind this strategy. (Schiller is the exec who famously changed the developer tax—slightly—in 2016, to make it more favorable to app makers, in response to complaints that Apple was unfairly squeezing developers.)
But it was under Cook that Apple transitioned from the world’s most popular consumer hardware company to one of the world’s most powerful platform companies. And that was due in large part to services. The question now is whether Apple executive John Ternus, who will soon take the helm as CEO, can extend Apple’s platform into the generative AI era. So far, Apple’s approach to advanced AI—specifically generative AI, since Apple has wielded machine learning in all kinds of clever ways for years now—has been mystifying.

Apple’s virtual assistant Siri, considered innovative when it first launched in 2011, has been plagued by errors, limitations, and general haplessness. In 2024 the company announced “Apple Intelligence,” a new moniker for AI features that would be embedded into products like Siri. But after postponing the release of an AI-enhanced Siri in 2025, Apple executives working on AI began to exit the company. Robby Walker, a senior executive working on AI, left in October of that year. In late 2025, Apple’s head of AI, John Giannandrea, stepped down. Following Giannadrea’s departure, longtime Apple software chief Craig Federighi reportedly took charge of Siri.
Ternus’ chops are in hardware. He’s been Apple’s senior vice president of hardware engineering since 2021. Prior to that, Ternus was a vice president of engineering, and joined the company’s product design team in 2001. A hardware executive is not the most obvious choice for guiding Apple as it figures out where it stands on LLMs, inference learning, Siri-as-a-chatbot, hallucinations, AI privacy implications, vibe coding, and more.
Except Ternus himself has also been in charge of one of the most essential platforms for future Apple: its chips business. Ming-Chi Kuo, the famed Apple analyst, pointed out on X that Ternus’ most important move in recent years “was leading the Mac transition from x86 (Intel) to ARM (Apple’s own Apple Silicon).” This was a “system- and platform-level transition, essentially a brain transplant” that required “a very high level of execution and tight cross-functional coordination.” Without this, Kuo continues, Apple wouldn’t have the hardware position it has now as it readies for AI devices.
That kind of coordination is exactly what building and shipping complex AI products will require—a platform approach, not a product approach. And so will the next generation of Apple’s services. If iOS was the foundation layer for all of the services Apple customers used over the past two decades, then Apple’s chips and Apple Intelligence could be the foundation for the next two.

As the CEO of Apple, Ternus will have to figure out how AI is productized through the company’s services. There’s the embedded approach, in which the AI is mostly being used to juice app experiences, similar to the way that Meta is building AI to maximize its ad revenue. Apple is already toying with some of this; users can create custom emoji in Messages and generate new playlists in Apple Music using AI-friendly prompts. And Apple, despite beliefs to the contrary, does have an advertising business, through search in its App Store. Advanced AI could be useful there.

Then there’s the partner approach, which Apple is already pursuing. The company has a multiyear deal with Google to embed Google Gemini into Apple products. If this latest tie-up is as lucrative as Apple’s Safari search deal with Google has been, Apple might do just fine in generative AI in the near term.
And then there’s the possibility Apple still has tricks up its sticky sleeves in terms of building the container for generative AI itself, whether that’s a finally capable Siri, a software system that actually improves people’s working lives, or a new piece of hardware.
Or, Apple services with Apple Intelligence could look like something else entirely. A brand-new kind of AI services glue. It’s Ternus’ move now.

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April 29, 4:34 PM
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Quand les lunettes connectées entraînent discrètement des IA

Début mars, une habitante du New Jersey, Gina Bartone, et un Californien, Mateo Canu, ont porté plainte contre Meta et Luxottica of America, le fabricant des lunettes connectées Ray-Ban Meta et Oakley Meta, pour atteinte à la législation sur la protection de la vie privée et pour publicité mensongère.
A l'origine de ce nouveau sac d'embrouilles pour Meta, une enquête du SvD et du Göteborgs-Posten, deux quotidiens suédois, révélant où et comment finissent les images tournées avec ces lunettes : des salariés d'un sous-traitant kényan de Meta (depuis, le groupe californien a rompu tout lien avec ce fournisseur) se retrouvent à étiqueter des vidéos, prises avec des lunettes connectées et montrant des hommes se rendant aux toilettes, des femmes se déshabillant, etc. Leurs visages ne sont même pas floutés.
Pire : une fois « labellisées » par des opérateurs humains - ces derniers précisent qu'ici, ils voient une voiture, là, un arbre… -, ces images peuvent servir à l'entraînement d'intelligences artificielles. Par quel miracle ?
L'information est bien cachée. Certes, il est possible de trouver en ligne une très indigeste rubrique intitulée « Informations légales et relatives à la confidentialité », dans les non moins roboratives « Pages d'aide des lunettes IA Meta ». Problème : ce chef-d'oeuvre de la littérature juridique ne répond pas à la question.
Rien non plus sur les sites, normalement bien informés sur le sujet, de la CNIL ou de son homologue irlandaise, la Data Protection Commission, plus particulièrement en charge de Meta, dont le siège européen est à Dublin. Seul leur équivalent anglais, l'Information Commissioner's Office, a indiqué à la BBC qu'il allait poser la question à… Meta !

IA « multimodale »
En fait, il faut se plonger dans les archives du web pour obtenir une réponse précise : « dans les régions où l'IA multimodale est disponible (actuellement aux Etats-Unis et au Canada), les images et les vidéos partagées avec Meta AI peuvent être utilisées pour améliorer ce service, conformément à notre politique de confidentialité », a répondu, dans un courriel adressé fin septembre 2024 au site californien TechCrunch, Emil Vazquez, responsable de la communication en matière de politique générale chez Meta.
L'IA multimodale ? Metacareers.com, le site du géant californien consacré cette fois aux embauches, explique : « Lorsque vous demandez à vos lunettes Ray-Ban Meta : 'Hey Meta, dis-moi ce que je vois', c'est l'IA multimodale qui permet aux lunettes de vous répondre en temps réel. »
Certaines vidéos des quelque 9 millions de propriétaires de lunettes Meta servent donc bien à entraîner une IA, avec toutes les atteintes à la vie privée que cela entraîne, et que les journalistes du SvD et du Göteborgs-Posten ont détaillées.
L'entreprise sait d'expérience ce que cela peut coûter, puisqu'elle détient deux records en matière de non-respect de la vie privée : une amende de 5 milliards de dollars infligée en 2019 par la Federal Trade Commission, aux Etats-Unis ; et une autre de 1,2 milliard d'euros, prononcée par la Data Protection Commission irlandaise en 2023. D'où la question - à on ne sait pas combien de milliards : qu'est venu faire Mark Zuckerberg dans cette galère ?

Pénurie de vidéos
La réponse tient sans doute à la pénurie de données, en particulier de vidéos, pour entraîner les IA. Aujourd'hui, les vidéos sont essentielles pour « éduquer » les IA génératives : selon le média The Atlantic, 15 millions de vidéos publiées par des médias américains ont été siphonnées dans ce but par Microsoft, Meta, Snap, Runway ou Bytedance. Demain, elles seront indispensables pour développer des « world models », la nouvelle génération d'IA sur laquelle travaille par exemple Yann Le Cun, pour construire leur représentation du monde.
Or les vidéos tournées avec des Ray-Ban Meta peuvent être récupérées par cet éditeur à deux moments : lorsque l'IA multimodale est activée sur ces lunettes, bien sûr ; mais aussi lorsqu'elles sont publiées sur les deux réseaux sociaux que possède l'entreprise, Facebook (plus de 3 milliards d'utilisateurs chaque mois à travers le monde) et Instagram (près de 2 milliards).
Mark Zuckerberg semble même prêt à franchir une ligne rouge pour faciliter l'adoption de ses lunettes connectées - et donc augmenter le nombre de vidéos tournées : selon le New York Times, il souhaite introduire la reconnaissance faciale.
Cette fonctionnalité, baptisée en interne « Name Tag », permettrait aux porteurs des lunettes Meta d'identifier les personnes qu'ils ont en face d'eux et d'obtenir des informations à leur sujet via l'IA multimodale - ce qui déclencherait la possibilité de les utiliser pour entraîner des IA.

Or la reconnaissance faciale est régulièrement dénoncée comme attentatoire à la vie privée. Ses détracteurs en veulent pour preuve ce qu'en ont fait des régimes autoritaires comme l'Iran : un outil de répression. Dans la plupart des pays, toutes les informations qu'un utilisateur communique à un réseau social, à un moteur de recherche ou à une IA peuvent être réquisitionnées, sur demande de la justice, par les polices locales. Ce qui fait potentiellement des lunettes dopées à l'IA des outils de surveillance massive…

Jacques Henno

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