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February 1, 11:40 AM
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Les Français désormais moins riches que la moyenne européenne

En 2024, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France a été inférieur à la moyenne des pays de l'Union européenne. Dit de façon directe et non technique : en moyenne, un Français est aujourd'hui moins riche qu'un Européen. Nous sommes passés dans la deuxième partie du classement.

Est-ce conjoncturel ou s'agit-il d'une tendance de fond ? Deux indices permettent de répondre à la question. D'abord, même si les chiffres sont à ce stade provisoires, c'est la troisième année consécutive que le PIB par habitant français passe en dessous de la moyenne européenne, après une érosion continue de son avance.

Ensuite, quand on regarde les séries longues (en prix constants pour neutraliser les différences d'inflation, et en parité de pouvoir d'achat), deux phénomènes apparaissent clairement. D'une part, les pays qui avaient auparavant le même niveau de vie que nous, sont désormais devant. Par exemple, nous avions le même niveau de vie que les Allemands (RFA) en 1975, mais il est devenu inférieur de 6 % en 2000 (malgré la réunification) et de 11 % en 2024. De même, les Danois vivaient déjà mieux que nous en 1975 (13 %), mais ils ont accru leur avance en 2000 (19 %) et en 2024 (23 %).
D'autre part, les pays qui étaient derrière nous en termes de niveau de vie nous ont rattrapés. Par exemple, le Royaume-Uni avait un PIB par habitant inférieur de 12 % à celui de la France en 1975. L'écart a été divisé par deux en vingt-cinq ans (6 % en 2000) et n'existe plus aujourd'hui, malgré le Brexit. Moins spectaculaire, mais toujours dans le même sens, la comparaison avec les Espagnols : 20 % d'écart en 1975, 18 % en 2000, 16 % aujourd'hui. Plus logiquement, certains pays d'Europe centrale comme la Pologne font une vraie remontada : 60 % d'écart de niveau de vie en 2000, mais seulement 20 % en 2024. A ce rythme-là, un Français et un Polonais auront le même niveau de vie à la fin du prochain quinquennat.

On travaille moins
Les causes de ce lent, constant et pénible déclassement national sont bien identifiées : nous sommes devenus moins bien formés et moins compétents que 25 autres pays de l'OCDE (13e place dans le classement PISA de 1999, mais 26e dans celui de 2024 et 26e également dans le classement PIAAC pour les actifs), nous sommes le peuple d'Europe qui travaille le moins pendant la vie (et non pendant l'année, contrairement à un préjugé rabâché) et nous ne compensons plus ce moindre travail par une meilleure productivité (7e productivité horaire en 2000, 14e aujourd'hui).

Les budgets 2026 (Etat et Sécurité sociale) vont nous enfoncer un peu plus dans la vase : baisse de l'investissement dans les compétences (suppression de postes dans l'enseignement, diminution du soutien à la formation des jeunes en apprentissage), réduction du temps de travail pendant la vie (annulation partielle de la réforme des retraites), diminution de l'investissement dans les industries du futur qui feront la productivité de demain (amputation de France 2030).
On dira cette analyse exagérément défaitiste. Mais comme en 1940, le défaitisme consiste au contraire à penser que les Français, face à une adversité exceptionnelle, ne sont pas prêts à se battre. Et pourtant, qui a envie, en France, que ses enfants vivent moins bien que soi ? Qui a envie de confier sa sécurité militaire et numérique aux Etats-Unis et sa prospérité matérielle à la Chine ? Politiques, experts, journalistes, citoyens qui ne se résignent pas au fossé ne doivent rien lâcher sur la vérité et faire le pari du peuple, comme dans tous les moments décisifs : si nous voulons renouer avec le progrès et préserver notre liberté, nous devons faire un effort historique d'éducation, d'investissement et de travail, soit le contraire de ce que nous faisons depuis cinquante ans.

Antoine Foucher est essayiste et président de Quintet Conseil.

Antoine Foucher

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February 8, 12:23 PM
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Sonia Mabrouk : le récit secret d’un divorce fracassant

Sonia Mabrouk : le récit secret d’un divorce fracassant | Big Data in Business | Scoop.it

19 h 18, vendredi soir, la dépêche AFP tombe sur les écrans des rédactions. Sonia Mabrouk quitte CNews. Sur le canal 14, en revanche, silence de plomb. Ni bandeau, ni sujet, ni hommage. Même « L’Heure des pros », en direct une heure plus tard, ne souffle mot de ce départ fracassant.
Dans son communiqué, la journaliste parle d’une « altération certaine et effective » de sa relation avec « une partie de la direction de CNews » depuis qu’elle a pris ses distances avec le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, deux fois définitivement condamné pour des faits de délinquance sexuelle.
Elle rappelle aussi que sa boussole est la protection des victimes.Derrière cette formule policée, ce départ de Sonia Mabrouk clôt trois semaines d’un bras de fer interne, inédit à l’échelle de la galaxie Bolloré.
Tout commence vraiment le 20 janvier. Sur le plateau de « La Grande Interview », codiffusée sur CNews et Europe 1, le député socialiste Jérôme Guedj interpelle Sonia Mabrouk. Comment peut‑elle continuer à travailler sur la même chaîne que Jean‑Marc Morandini, maintenu à l’antenne malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs ?
La réponse, en direct, est une prise de distance claire. Elle dit ne pas cautionner la décision de sa direction. Elle évoque les victimes, les mineurs et confie qu’elle n’en dort plus depuis plusieurs jours. Mabrouk réaffirme son engagement personnel contre les violences sexuelles et sexistes. Sa sortie, longuement commentée, fissure le mur de silence au sein du groupe.

Dans les jours qui suivent, plusieurs figures de la maison se rangent derrière cette ligne. Pascal Praud salue publiquement la force de ses mots. Laurence Ferrari condamne à son tour les agissements reprochés à Morandini, tout en réaffirmant sa loyauté à la chaîne. En interne, au Journal du dimanche, chez Europe 1, dans les services politiques, les conversations tournent à l’obsession : jusqu’où la direction ira‑t‑elle pour maintenir l’animateur à l’antenne ?
Au sommet, pourtant, rien ne bouge. Vincent Bolloré et la direction de Canal+ assument la décision de garder Morandini à l’antenne, malgré une condamnation désormais définitive et une nouvelle plainte pour tentative de corruption de mineur. La ligne est fixée. C’est dans ce cadre que va se nouer le conflit.

Altercation en loge et disparition de l’antenne
En coulisses, la tension change de nature. Sonia Mabrouk plaide sa cause directement auprès de Vincent Bolloré. Elle tente de le convaincre de revenir sur la décision. En vain.
Puis vient l’épisode clé, à savoir l’affrontement avec Serge Nedjar. Une altercation très violente éclate dans une loge maquillage de CNews entre la journaliste et le directeur général de la chaîne. Il aurait alors martelé que Jean‑Marc Morandini resterait « coûte que coûte » à l’antenne et que « ceux qui ne sont pas contents » n’ont qu’à prendre la porte. Dans ce face‑à‑face, le rapport de force est brutalement clarifié. Morandini est adoubé, Mabrouk est poussée vers la sortie.
Ce même jour, elle assure l’interview politique du matin sur CNews et Europe 1, puis disparaît de « Midi News », le rendez‑vous de la mi‑journée qu’elle anime depuis 2017. Officiellement, son absence tient à une grossesse à risque, à 48 ans, alors qu’elle attend son deuxième enfant pour le printemps. Dans la rédaction, personne n’est dupe. La mise à l’écart d’antenne sonne comme le prélude au divorce.
Quelques jours plus tard, la démission est actée. Sonia Mabrouk prend acte de la rupture avec sa hiérarchie. Elle annonce qu’elle honorera un préavis d’un mois, sur CNews, avant de disparaître de la grille. Europe 1, autre pilier de sa carrière, reste pour l’instant en suspens.

Pourquoi Vincent Bolloré tient-il autant à Jean-Marc Morandini ?
Le bras de fer dépasse la seule question de la présence d’un animateur condamné à l’antenne. Il cristallise les lignes de fracture au sein de l’empire Bolloré, entre un management de plus en plus assumé dans ses choix éditoriaux et des journalistes qui revendiquent encore leur indépendance.
Depuis son arrivée à Europe 1 en 2013 puis à CNews en 2017, Sonia Mabrouk a patiemment construit un profil singulier dans l’écosystème Bolloré. Intervieweuse politique pugnace mais courtoise, à l’aise avec des responsables de tous bords, elle a longtemps cultivé une image de journaliste respectée à gauche comme à droite. Et surtout, aux yeux de nombreux observateurs du secteur, elle est restée l’une des rares figures de CNews à ne pas basculer ouvertement dans un registre militant.
C’est ce que souligne, en off, un dirigeant du groupe BFMTV‑RMC. À ses yeux, Mabrouk est « la moins abîmée » par la marque CNews, celle qui n’a pas le logo de la chaîne « tatoué sur la peau ». Elle serait, poursuit‑il, l’une des rares à pouvoir être « débauchée » sans que son passé ne pose problème à d’autres rédactions.
Sa sortie sur Morandini, puis sa démission, renforcent encore ce capital symbolique. Dans le milieu, beaucoup estiment qu’elle sort de CNews par le haut. Son départ est perçu comme une manière de solder des années de compromission structurelle en se plaçant, au final, du côté des victimes et d’une éthique non négociable. Une façon, aussi, de repositionner son image dans un paysage médiatique volatil.

Les chaînes se positionnent déjà
À peine la démission officielle, le mercato des médias s’emballe. France Télévisions, BFMTV, LCI… À un an et demi de la présidentielle, toutes les grandes chaînes apparaissent comme des ports possibles pour une journaliste de ce calibre.
Selon nos informations, des discussions existent déjà avec le service public et BFMTV. À France Télévisions, Sonia Mabrouk pourrait intégrer une émission politique ou se voir confier une interview emblématique de la matinale, bien que les grilles salariales soit éloignées des standards de CNews.
Dans le privé, deux pistes se dessinent. D’un côté, BFMTV, en quête de nouvelles incarnations politiques après une période d’audiences plus chahutée. De l’autre, LCI, qui revendique une bonne dynamique interne. Un cadre de la chaîne du groupe TF1 ne ferme la porte à Mabrouk, mais juge « encore un peu tôt » pour parler d’un véritable projet.
Côté BFMTV‑RMC, le terrain est plus familier. Le groupe avait déjà courtisé la journaliste au printemps 2025. Les discussions étaient alors allées très loin. Au dernier moment, Sonia Mabrouk avait décliné, après avoir renégocié son contrat avec Vincent Bolloré. Elle avait obtenu une meilleure exposition sur CNews et Europe 1, mais aussi un titre d’éditrice, comme directrice de collection chez Fayard, maison du groupe Hachette passée sous contrôle de Bolloré. À l’été 2025, elle avait ainsi pris la tête d’une collection intitulée « Pensée libre », conçue comme un espace de débat intellectuel et politique.
Aujourd’hui, le même dirigeant de BFMTV‑RMC raconte avoir repris contact « comme tout le monde » dès que les tensions avec CNews sont apparues au grand jour. La réponse de Sonia Mabrouk, confie‑t‑il, est nette : elle ne veut pas « rebondir tout de suite ». Elle entend d’abord vivre la fin de sa grossesse, digérer un départ douloureux, puis seulement envisager une nouvelle étape.

Un temps pour le bébé, un temps pour la campagne présidentielle
À 48 ans, enceinte de sept mois, Sonia Mabrouk ne quitte pas CNews dos au mur. Elle emporte avec elle un solide capital d’audience et un carnet d’adresses politique fourni. Son bébé est attendu pour avril. Elle pourra s’absenter des plateaux le temps de son congé maternité. Et revenir, si elle le souhaite à la rentrée, dans un paysage audiovisuel déjà chauffé à blanc par la perspective de 2027.
Le calendrier joue pour elle. Le préavis d’un mois la maintient encore à l’antenne quelque temps. Le congé maternité lui offre une parenthèse assumée. L’automne, puis le début de l’année 2027, verront les chaînes d’info se repositionner pour la présidentielle.

Dans les états‑majors que nous avons pu solliciter, un constat s’impose : Sonia Mabrouk n’aura aucun mal à retrouver un fauteuil. On souligne sa réputation de « femme libre », d’intervieweuse indépendante, respectée, capable de tenir tête à ses invités sans verser dans le spectacle. On insiste sur sa « façon de sortir », jugée élégante et cohérente avec son discours sur les violences sexuelles. Rares sont les figures comme elle qui peuvent se prévaloir à la fois d’une forte notoriété et d’une image professionnelle globalement intacte.

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February 8, 8:22 AM
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Le bitcoin plonge toujours et teste le seuil des 60.000 dollars

Le bitcoin plonge toujours et teste le seuil des 60.000 dollars | Big Data in Business | Scoop.it

Le retournement est brutal. Après avoir chuté de près de 8 % la veille, le bitcoin continue sa chute. Et, pour la première fois en 16 mois, a testé le seuil des 60.000 dollars, sans toutefois passer en dessous. La cryptomonnaie s'est en effet reprise par la suite pour revenir autour des 65.000 dollars.
Depuis le début de l'année, plus de 400 milliards de dollars de capitalisation se sont évaporés, la valeur de l'ensemble des bitcoins en circulation retombant autour de 1.300 milliards de dollars, selon CoinGecko. En quatre mois, depuis son record à 126.080 dollars du 6 octobre, la cryptomonnaie a perdu plus de 48 %.
Ce repli efface l'essentiel de la hausse qui avait suivi la réélection de Donald Trump. Les promesses du président américain de faire des Etats-Unis « la capitale des cryptomonnaies », puis les premiers signaux envoyés par son administration, avaient nourri l'idée d'un actif désormais adoubé par le pouvoir. Le marché avait embrassé ce récit. Quatre mois plus tard, il vacille. L'indice Fear & Greed, baromètre du sentiment des investisseurs, est tombé à 9, un niveau de « peur extrême », après avoir culminé à 94 dans les jours ayant suivi l'élection, selon CoinGlass.

Aversion au risque
Le marché est rattrapé par un retour de l'aversion au risque. Depuis le début de l'année, le S&P 500 recule d'environ 1 % et le Nasdaq de près de 3 %, selon Bloomberg. Des corrections encore limitées pour les actions, mais suffisantes pour déclencher une décompression violente sur les actifs les plus volatils. Le signal s'est durci le week-end dernier avec le krach des métaux précieux, l'or et l'argent décrochant brutalement après avoir atteint des sommets historiques.
« Tensions géopolitiques récentes, incertitudes macroéconomiques et prévisions de résultats décevantes poussent les investisseurs à revoir leurs valorisations du secteur tech… et, par ricochet, des cryptomonnaies », explique Simon Peters, analyste de marchés chez eToro. Dans une note récente, Deutsche Bank observe que, dans les phases de stress de ces dernières années, le bitcoin a systématiquement enregistré des performances inférieures à celles des actions américaines et de l'or. Loin de la promesse d'un actif protecteur et décorrélé, en réalité, quand les marchés tanguent, le bitcoin plonge. Et cette fois, il coule.

Le piège des paris à la hausse
La baisse est amplifiée par l'effet de levier, très utilisé sur les marchés de produits dérivés. Lorsque le bitcoin est passé sous les 70.000 dollars, de nombreux investisseurs ayant acheté à crédit ont été contraints de vendre automatiquement pour limiter leurs pertes. Ces ventes forcées ont provoqué plus de 2,1 milliards de dollars de paris haussiers de liquidations en vingt-quatre heures, selon CoinGlass. Dans un marché peu liquide, ce mécanisme accélère mécaniquement la chute des prix.
Troisième facteur, plus structurel : le reflux du soutien institutionnel. En 2025, la hausse du bitcoin avait été largement portée par le succès des ETF bitcoin au comptant américains, utilisés par les gestionnaires d'actifs pour exposer leurs clients à la crypto. Ces produits, dominés par des acteurs comme BlackRock ou Fidelity, avaient servi de principal canal d'entrée du capital institutionnel. La dynamique s'est inversée.

En janvier 2026, les ETF bitcoin au comptant ont enregistré près de 2 milliards de dollars de sorties nettes, selon Bloomberg, après environ 5 milliards de dollars de retraits cumulés sur les trois mois précédents. Michael Burry, l'investisseur devenu célèbre pour avoir anticipé la crise des subprimes et inspiré le film « The Big Short », met en garde contre une mécanique auto-entretenue. Une poursuite de la baisse pourrait, selon lui, « forcer des ventes à l'échelle de l'écosystème crypto », fragilisant entreprises et intermédiaires les plus exposés. Avec un premier revers venu d'une entreprise historique du secteur, la plateforme américaine Gemini, dirigée par les frères Winklevoss, qui a annoncé réduire ses effectifs de près de 25 % et mettre fin à ses activités au Royaume-Uni, dans l'Union européenne et en Australie.

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February 8, 8:12 AM
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Fauchon reprend l'hôtel parisien à son nom pour renforcer son rôle de vitrine internationale

Fauchon démarre l'année de ses 140 ans sur les chapeaux de roues. L'entreprise, rachetée en 2024 par le groupe breton Galapagos, propriétaire des crêpes dentelle Gavottes, des Traou Mad ou des biscuits roses de Reims Fossier, franchit une étape en reprenant l'exploitation de l'hôtel cinq-étoiles portant son nom à la Madeleine à Paris. Auparavant, ce dernier était détenu par Eucelia Investments et Esprit de France, qui opéraient sous licence.
« Cette acquisition marque un tournant. Il s'agit de faire encore plus de l'hôtel une vitrine pour Paris et pour l'international. L'activité d'hospitalité nous permet aussi de montrer les différents savoir-faire de la maison », estime Jérôme Tacquard, le président de Fauchon.

« Gourmet hôtel »
Le lieu, dans lequel les chambres disposent d'un bar bien garni avec les produits salés et sucrés de la marque et qui compte un restaurant, un café et un espace épicerie, se positionnera encore davantage comme un « gourmet hôtel ». Le goûter y sera notamment proposé. Une manière de capitaliser sur la place prise par le pâtissier et meilleur ouvrier de France Arnaud Larher, depuis que Fauchon a repris au printemps 2025 la majorité du capital de l'entreprise fondée par ce dernier.
L'hôtel représente, en outre, un lien avec le fief d'origine de la griffe. iCôté boutique, en effet, il ne subsiste, sinon, place de la Madeleine qu'un magasin centré sur le thé.

Autre temps fort de ce début 2026 : le grand retour de la marque à New York. Un espace de 500 m2 vient d'ouvrir en franchise à Bryant Park, avec de la restauration et de l'épicerie. Fauchon, qui, en 2025, a réalisé un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros sous enseigne et lancé 75 nouvelles recettes, pousse aussi ses feux dans d'autres régions du monde avec, par exemple, la signature d'un contrat pour cinq points de vente au Costa-Rica dans les années à venir. Des ouvertures sont aussi prévues cette année au Qatar, à Oman, en Grèce et au Koweït.

A New York comme au Moyen-Orient, les gammes liées à la vente à emporter, y compris autour du café et du thé, s'élargissent. « La marque s'adapte aux nouvelles tendances de consommation », observe Jérôme Taquard.

Les prochains hôtels, qui viendront rejoindre celui de Paris et celui de Kyoto, sous licence, sont prévus en Arabie saoudite, l'un à Riyad en 2027, l'autre à Djeddah en 2028.

La marque, qui multipliera cette année les événements et pop-up stores célébrant ses 140 ans, va aussi investir de nouveaux segments de marché. « Nous venons de signer une résidence Fauchon à Dubaï qui sera livrée en juillet 2027 », ajoute Jérôme Tacquard. Elle comprendra 49 appartements, du studio aux 2 chambres avec terrasse, mais aussi une piscine, des équipements de gym, un club-house et un espace de célébration privatisable.

Clotilde Briard

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February 8, 8:11 AM
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TikTok épinglé par Bruxelles pour avoir transformé ses utilisateurs en « zombies numériques »

TikTok épinglé par Bruxelles pour avoir transformé ses utilisateurs en « zombies numériques » | Big Data in Business | Scoop.it

Coup de semonce retentissant de la Commission européenne. Vendredi, après deux ans d'enquête, Bruxelles a conclu à titre préliminaire que TikTok enfreint sa loi sur les services numériques (DSA). En cause : le design délibérément addictif de l'application et son milliard d'utilisateurs dans le monde. La sentence est sans appel : TikTok a sciemment développé un arsenal pour maintenir les utilisateurs scotchés à leurs écrans. Défilement infini, lecture automatique, notifications push incessantes et, cerise sur le gâteau, un système de recommandation hyperpersonnalisé transformant chaque session en tunnel sans fin.

« C'est la première fois au monde qu'un standard juridique sur le design addictif d'un réseau social est établi », explique-t-on à la Commission.

Cerveau en « mode pilotage automatique »
Le mécanisme est redoutablement efficace : en « récompensant » constamment les utilisateurs avec du nouveau contenu, TikTok place leur cerveau en « mode pilotage automatique », selon les termes mêmes de la Commission. Les recherches scientifiques citées par Bruxelles ne laissent aucune place au doute : ce type de design favorise « les comportements compulsifs » et « réduit la capacité d'autocontrôle des utilisateurs ».Les chiffres rassemblés par l'enquête sont édifiants : 8 % des 12-15 ans passent plus de 5 heures par jour sur TikTok (rapport parlementaire français), des enfants dès 8 ans y consacrent en moyenne 130 minutes quotidiennes (étude danoise), tandis qu'un enfant sur trois de 7 à 12 ans lance l'application plus de 20 fois par jour, y compris pendant les heures de cours et après minuit pour les adolescents (études polonaises).
Plus inquiétant encore, la Commission reproche à TikTok d'avoir mis sous le tapis des indicateurs pourtant criants d'utilisation compulsive : le temps que les mineurs passent sur l'application en pleine nuit ou encore la fréquence d'ouverture de l'appli.

TikTok doit revoir sa copie
Face à ces risques, TikTok a bien tenté quelques parades : outils de gestion du temps d'écran, contrôles parentaux… Mais pour Bruxelles, c'est de la poudre aux yeux. Ces dispositifs sont bien trop faciles à contourner.
Les outils de gestion du temps ? Trop simples à ignorer d'un geste. Les contrôles parentaux ? Ils exigent des compétences que tous les parents n'ont pas. Pire : les limites de temps d'écran se désactivent avec un code ridiculement simple « 1, 2, 3, 4 », affiché dans le pop-up même qui informe l'utilisateur qu'il a atteint sa limite. Bref, rien n'empêche les adolescents de scroller jusqu'à 3 heures du matin.
La Commission est claire : TikTok doit revoir sa copie en profondeur. Elle mentionne trois axes : revoir le design de la plateforme (désactivation du défilement infini, réduction des notifications push, arrêt par défaut du « pilotage automatique ») ; repenser le système de recommandation pour qu'il intègre davantage les retours des utilisateurs plutôt que de privilégier uniquement leur engagement ; et instaurer des garde-fous contraignants comme des pauses obligatoires et des verrouillages 
TikTok dispose désormais d'un droit de réponse et pourra consulter l'intégralité du dossier avant de présenter sa défense. Il conteste déjà l'analyse de Bruxelles. « Les conclusions préliminaires de la Commission présentent une description catégoriquement fausse et totalement infondée de notre plateforme, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour contester ces conclusions par tous les moyens à notre disposition », a déclaré un porte-parole de l'entreprise.

L'enquête ne se limite pas au design addictif : elle examine aussi « l'effet tunnel » du système de recommandation et les risques liés à une vérification d'âge défaillante. Deux volets ont déjà été clos : l'accès aux données pour les chercheurs (octobre 2025) et la transparence publicitaire (décembre 2025), ce dernier via des engagements contraignants de l'entreprise.

Du reste, TikTok n'est pas un cas isolé : Bruxelles mène des enquêtes similaires sur Facebook et Instagram. En tout cas, si ces conclusions préliminaires sont confirmées, la note sera salée : l'amende pourrait atteindre 6 % du chiffre d'affaires mondial annuel de ByteDance.

Fabienne Schmitt (Bureau de Bruxelles

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February 6, 5:10 PM
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Orly sans Air France : cadeau à la concurrence ou stratégie gagnante ?

Orly sans Air France : cadeau à la concurrence ou stratégie gagnante ? | Big Data in Business | Scoop.it

Pour Anne Rigail, directrice générale du groupe Air France, c’est « un départ très symbolique ». À compter du 29 mars, Air France tournera une page de son histoire parisienne en quittant l’aéroport d’Orly pour l’essentiel de ses opérations.
À l’exception d’une base de maintenance et des liaisons vers les quatre aéroports corses, maintenues dans le cadre d’un contrat de continuité territorial opéré avec Air Corsica, la compagnie tricolore concentrera bientôt l’ensemble de ses vols sur son hub de Paris-Charles-de-Gaulle. Elle laisse à sa petite sœur à bas coûts Transavia, qui assurera désormais les « navettes » province au départ d’Orly (voir encadré), le rôle « d’opérateur de référence du groupe Air France-KLM » à Orly, d’après Anne Rigail. 

Une opportunité pour Corsair, Air Caraïbes et French Bee ? 
Au-delà des lignes domestiques, la décision est surtout lourde d’impact sur les vols long-courriers vers l’Outre-mer, qu’Air France opérait en partie depuis Orly. Un nouveau schéma observé de près par la concurrence. 
Chez Corsair, ce départ est perçu comme un facteur favorable. « Clairement, cela nous laisse du champ libre et va jouer en notre faveur », estime Pascal de Izaguirre. Le directeur général de Corsair met en avant les atouts d’Orly – proximité du centre de Paris avec la ligne 14 du métro, simplicité, lisibilité, convivialité – ainsi que les investissements réalisés ces dernières années sur la plateforme. « Nous avons une clientèle qui préfère partir depuis Orly. Nous allons en profiter », souligne-t-il. Rappelant au passage que Corsair s’envole depuis Orly vers la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion. 
Du côté du groupe Dubreuil Aéro (Air Caraïbes, French Bee), basé également à Orly avec un réseau tourné vers l’Outre-mer, le discours est plus mesuré. « On va voir à l’usage », tempère Grégory Jamet, directeur général de Dubreuil Aéro Services. « Il pourrait y avoir un impact positif, mais ce n’est pas certain. »

Un gain plus qu’un risque pour Air France 
Un risque de perdre certains clients attachés à Orly que reconnaît Air France… tout en estimant le pari largement compensé par les gains en connectivité. « En mettant tous nos vols Outre-mer à CDG, je ne peux pas dire que nous ne perdrons personne. Mais je suis convaincu que nous ne perdrons pas un point de part de marché, et que nous allons même en gagner grâce au hub », affirme Henri Hourcade, vice-président France d’Air France. 
La compagnie s’appuie sur un précédent : ses vols vers Cayenne, déjà transférée d’Orly à Roissy il y a quelques années. « Nous pensions y laisser des plumes. Et au final, nous n’avons rien perdu du tout. Nous avons largement amélioré nos flux de correspondance », poursuit Henri Hourcade. Et de souligner le poids des correspondances, qui représentent près de 40% des passagers sur les lignes ultramarines.
Selon Air France, le basculement d’un aéroport à l’autre facilite également l’apport de clientèles européennes vers les DOM, un objectif partagé par les offices de tourisme locaux.
« Les professionnels du tourisme antillais et réunionnais sont ravis de ce changement, car leur but est d’attirer les marchés étrangers. Notre hub de CDG va exactement dans ce sens », résume, confiant, Henri Hourcade, citant aussi l’arrivée dans les prochaines années du CDG Express comme un point fort de la nouvelle stratégie. 

Un recentrage stratégique assumé
Plus globalement, le retrait d’Orly s’inscrit pour Air France dans une logique de rationalisation des opérations engagée depuis la crise sanitaire. « Depuis le Covid, la demande affaires sur les navettes s’est effondrée », décrypte enfin Henri Hourcade. En cause : l’essor du TGV, la généralisation de la visioconférence et la pression environnementale croissante sur les déplacements professionnels.
La compagnie a ainsi choisi de concentrer ses moyens sur Charles-de-Gaulle, en renforçant ses fréquences domestiques au départ du hub : jusqu’à 12 vols quotidiens vers Nice et Toulouse, et 10 vers Marseille, avec un produit jugé « de très haute qualité » pour le point-à-point comme pour la correspondance. Un pari dans tous les cas très assumé par la compagnie nationale. Que ce soit sur le domestique ou vers l’Outre-mer : « ce n’est pas du tout le plan de remettre des vols Air France à Orly dans le futur », tranche son vice-président France. 

La nouvelle offre domestique de Transavia à Paris-Orly
À compter du 29 mars 2026, Transavia France deviendra l’opérateur de référence du groupe Air France-KLM à Paris-Orly. La compagnie low cost y renforcera son réseau domestique avec :
Paris-Orly/Nice : jusqu’à 8 vols par jour
Paris-Orly/Toulouse : jusqu’à 8 vols par jour
Paris-Orly/Marseille : jusqu’à 2 vols par jour
« Cette offre, complémentaire à celle d’Air France depuis Paris-Charles de Gaulle, s’accompagnera d’évolutions produits pensées pour mieux répondre aux attentes de ses clients : départ priorisé au contact au niveau de la porte 2C pour un parcours aéroportuaire simplifié, flexibilité renforcée pour la modification des billets et ouverture d’un salon dédié à Orly », détaille la compagnie dans un communiqué.

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February 5, 12:49 PM
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Rising Temperatures Are Taking a Toll on Sleep Health

Rising Temperatures Are Taking a Toll on Sleep Health | Big Data in Business | Scoop.it

                                                      LIVING IN SOUTH Australia, the hottest and driest of Australia’s six states, and feeling the brunt of the region’s increasingly intense seasonal heat waves, local researchers wanted to know more about the impact of our warming world on human sleeping patterns.

In late January, the South Australian city of Adelaide endured its hottest night on record, with thermometers still measuring temperatures of 34.1 degrees Celsius (about 93 degrees Fahrenheit) just before 7 am. Such sweltering nighttime conditions have long been linked to a greater risk of hospitalization for everything from cardiovascular to mental health conditions. “We started wondering whether some of this could be explained by loss of sleep or poor quality sleep,” says Bastien Lechat, a scientist leading a research program on sleep health at Flinders University.
The group’s work has already shown that around the world, higher nighttime temperatures impact both the number of hours of sleep we get and the regularity of our sleeping patterns. But most concerningly of all, they’ve found that it can trigger sleep apnea, a chronic condition in which people stop breathing dozens or even hundreds of times during the night, which itself has been linked to high blood pressure, diabetes, heart disease, dementia, and a greater risk of road accidents.

Sleep apnea is already estimated to impact around a billion people around the world, many of whom are unaware they have the condition. But if global warming progresses as expected, research carried out by Lechat and others has shown that this number may not only increase, but the severity of the sleep apnea events could worsen.
One particularly eye-opening study, carried out by giving under-mattress sleep sensors to 67,558 people across 17 European countries and recording their sleep data over the course of five summers, found that the prevalence of sleep apnea events increased by 13 percent at the peak of a heatwave. It also revealed that for every 1 degree Celsius increase in the nighttime temperature, the rates of sleep apnea events rose by 1.1 percent, with the risk being even greater during especially humid nights. With the average global temperature projected to increase to somewhere between 2.1 and 3.4 degrees Celsius above preindustrial levels by the year 2100, the group’s research predicts that there could be a 1.2- to threefold increase in the prevalence of sleep apnea events by the end of the century. Lechat commented that the impact will be felt even more harshly in low-income populations without access to air conditioning.
“These results are an important wake-up call,” says Lechat. “What is concerning too is that this increase in sleep burden will disproportionately worsen existing health disparities. For those with lower socioeconomic status, we may have underestimated the true effect. For example, a recent study in the US showed that the effect of heat on sleep duration was 10 to 70 percent greater among Hispanic populations.”
It isn’t only Australian sleep experts who have been paying attention to this threat. Two years ago, Chinese scientists used smartwatch data collected from 51,842 people across 313 cities over the course of three years and found that every 10 degrees Celsius increase in daily temperature resulted in a 8.4 percent increase in sleep apnea events.
There are likely a number of reasons for this correlation. High temperatures impair the body’s ability to cool down at night, meaning that sleep is lighter and more fragmented, and sleep apnea events tend to occur more during light rather than deep sleep. Studies also show that hot weather can influence behavior, making people more likely to drink more alcohol, consume a poorer diet, and be less physically active, changes which are all known risk factors for sleep apnea.

There’s also the physiological effect of heat itself on our breathing. “Heat may also destabilize breathing control, increase fluid retention, and promote dehydration, all of which can make the upper airway more collapsible and increase the likelihood of sleep apnea,” says Lucia Pinilla, another researcher at Flinders University investigating the subject.
At the same time, sleep apnea is already expected to become a growing problem for those living in cities, due to the chronic impact of air pollution on nighttime breathing, something which is only predicted to get worse. Last year, Hong Kong researchers led a study where they found that both short and long-term exposure to PM2.5 particles—tiny airborne particles, less than 2.5 micrometers wide, which are generated by sources such as vehicle exhausts, factory emissions, and wildfires and can penetrate deep into the lungs and bloodstream—makes sleep apnea more likely.
Others have shown that the same is true for nitrogen dioxide, a reddish brown gas released into the air from exhausts, power plants, and other industrial facilities, while exposure to pollution also worsens symptoms for people with existing sleep apnea.
 “Obstructive sleep apnea occurs when the upper airway becomes unstable and collapses during sleep,” says Martino Pengo, associate professor from the University of Milano-Bicocca who studies the subject. “Air pollutants can increase this instability by irritating the tissues of the throat, making the airway narrower and more prone to collapse when muscle tone naturally falls at night. Nitrogen dioxide is a strong airway irritant and may promote local inflammation that can fragment sleep and destabilize breathing.”
While concerning, such research also points to possible ways of mitigating risk. Martha Billings, professor of medicine in the University of Washington’s division of pulmonary, critical care, and sleep medicine advises using indoor air filtering devices if online air quality databases show that your city ranks particularly poorly. “I would recommend it especially if the air quality index is greater than 200 as can happen with forest fires or other stagnant air,” she says.
Likewise with rising temperatures, losing weight could be a way of mitigating your sleep apnea risk. Research has highlighted how those who are overweight or obese are more at risk of experiencing more severe episodes of sleep apnea in hot weather, with their breathing stopping and starting more often during the night. Pinilla says this relates to how accumulating body fat alters the body’s internal temperature regulation. “People with higher fat mass tend to retain more heat, and dissipate it less efficiently making it harder to maintain a comfortable core temperature at night,” she says. “On hot nights, this can lead to lighter and more fragmented sleep.”

Men, who are more vulnerable to sleep apnea anyway as they are more prone to accumulating fat in the neck and have a longer and more collapsible upper airway, are particularly at risk, as are those with preexisting mental health or sleep disorders.
The Flinders team is hoping to ultimately be able to develop personalized advice and heat-warning systems for those who are at greater risk of experiencing sleep apnea events during heatwaves, as well as simple solutions which anyone can turn to. They are hoping to gain funding to be able to run experiments where people receive cooling mattress toppers or follow specific behavioral advice, such as ensuring they are well hydrated when going to bed, to see if this can actively prevent apnea events in warmer weather.

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February 3, 5:22 AM
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Consommation, usages, aspirations : un aperçu des 100 tendances les plus fortes de 2026

Consommation, usages, aspirations : un aperçu des 100 tendances les plus fortes de 2026 | Big Data in Business | Scoop.it
VML Intelligence liste dans cette étude les 100 tendances sociétales les plus marquantes de 2026 et au delà. On y voit une radiographie d’un monde « dysoptimiste » où les crises deviennent des accélérateurs de transformation.

 

Les consommateurs ne se contentent plus de subir les perturbations. Une force de résistance et une créativité sans complexe s’affirment désormais.

« Après douze mois de secousses en tout genre, la morosité ambiante se heurte à un formidable sursaut d’ingéniosité » expliquent les auteurs du rapport.

Une quête de renouveau se manifeste aussi : 86% des sondés sont attirés par des expériences qui les émerveillent et renouvellent leur vision du monde.

La créativité et la technologie jouent un rôle central dans ce renouveau. Une nouvelle génération de créateurs s’appuyant sur l’IA ouvre des horizons inédits.

70% des membres de la Gen Z plébiscitent l’évasion via la tech, et près d’un sur deux (49%) a déjà noué une relation significative avec une IA.

Mais le lien humain reste vital : 80% des consommateurs préfèrent un interlocuteur humain pour leurs achats, et 87% recherchent des expériences capables de (re)créer du lien.

 

Crises systémiques : des catalyseurs de changement

Le coût de la vie reste la préoccupation numéro un (48% des sondés), devant les conflits et l’insécurité (38%) ainsi que la pauvreté (36%). La protection de la planète arrive juste après (34%) parmi les principaux défis cités.

Cette crise permanente pousse à l’adaptation : plutôt que de subir, le public fait des perturbations un moteur d’évolution de ses modes de vie. 45% des sondés écoutent davantage leur corps et 44% font plus d’exercice qu’auparavant pour mieux encaisser les chocs. 42% priorisent désormais leur sommeil et 41% passent plus de temps dans la nature qu’avant.

Parallèlement, 91% souhaitent se sentir connectés à quelque chose de plus grand qu’eux à travers ces moments hors du quotidien.

 

Cinq prédictions qui pourraient bien dessiner les contours de 2026

Et si la nature était rémunérée à sa juste valeur ? VML mise sur cette logique et cite l’initiative Sounds Right. Le projet publie sur Spotify et Apple Music des pistes audio de sons naturels (océan, forêt, pluie) créditées au nom de « Nature ». Quand on les écoute, les plateformes versent des royalties qui ensuite utiliser pour financer des actions de protection de la biodiversité. Créé par le Museum for the United Nations—UN Live, le projet a déjà généré 625 000 dollars au profit de causes telles que la conservation autochtone dans les Andes tropicales.

Et si l’IA arrêtait de parler « anglais par défaut » ? VML prévoit une vague de LLM régionaux, entraînés sur accents, argots et références locales. Exemple : Latam-GPT pour l’Amérique latineHumain Chat (ALLAM 34B) et Jais pour le monde arabophone ou encore BharatGen et Sarvam AI en Inde. DeepSeek illustre le virage : un modèle conçu pour « penser » en chinois, pas seulement traduire. Objectif : des réponses culturellement natives. Cap sur un numérique polyphonique, pas monolingue.

Et si le luxe se partageait plutôt qu’il ne se possédait ? VML présente l’idée d’un « luxe partagé » : achats groupés (en Chine, des groupes d’acheteurs se cotisent pour des bijoux Tiffany), jets privés via abonnements fractionnés, et résidences secondaires en copropriété gérée par des plateformes comme Myne ou Pacaso

Et si les pays se construisaient une capitale comme on lance une marque ? VML observe des « villes de nouvelle génération » conçues de zéro : la New Administrative Capital en Égypte, Nusantara en Indonésie ou Telosa aux États-Unis. Ces projets combinent infrastructures renouvelables, mobilité autonome et gouvernance pilotée par la donnée. Avec 55% de la population déjà urbaine et 68% attendus d’ici 2050, ces villes deviennent des laboratoires grandeur nature.

Et si nos sens… étaient mis à jour ? VML annonce une montée de l’augmentation sensorielle. À Berkeley, une expérience a permis à cinq personnes de percevoir une nouvelle teinte bleu-vert, baptisée « olo ». En Chine, des lentilles de contact rendent visible la lumière infrarouge. D’autres projets veulent transmettre le goût à distance (e-Taste). Et des dispositifs haptiques portés sur la peau promettent de recréer jusqu’à 11 sensations tactiles distinctes (pression, vibration, picotement, etc.).

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February 3, 5:20 AM
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« La montée en gamme répond surtout à une contrainte économique » : pourquoi les hôtels européens tournent le dos au tourisme de masse

« La montée en gamme répond surtout à une contrainte économique » : pourquoi les hôtels européens tournent le dos au tourisme de masse | Big Data in Business | Scoop.it

Le haut de gamme s'impose comme le moteur de l'hôtellerie européenne. Face aux nouvelles attentes des voyageurs et à la nécessité pour le secteur de retrouver des marges solides, les stratégies de « premiumisation » et les ouvertures d'adresses luxueuses se multiplient.

« La montée en gamme répond surtout à une contrainte économique. Le secteur est confronté depuis plusieurs années à une hausse durable des coûts, ce qui a signé la fin du modèle 'tout-volume' », expose Leslie Rival, secrétaire générale de l'Alliance France tourisme. Monter en gamme permet en effet de justifier des tarifs plus élevés et d'offrir des services à forte valeur ajoutée, augmentant ainsi le revenu par chambre.
Cette dynamique est aussi soutenue par l'afflux croissant d'une clientèle internationale à fort pouvoir d'achat, venue notamment des Etats-Unis, du Moyen-Orient et d'Asie, « pour laquelle l'Europe reste compétitive et attractive », poursuit Leslie Rival. Le phénomène s'observe ainsi même dans les pays traditionnellement orientés vers le tourisme de masse.

Nouvelles exigences
En Espagne, toutes les grandes chaînes hôtelières ont pris position dans le segment du luxe en rachetant et dépoussiérant l'offre existante pour répondre aux nouvelles exigences d'une clientèle d'exception. Elles ont inauguré 25 établissements très haut de gamme en 2025, et 80 autres projets verront le jour cette année, situés essentiellement à Madrid et aux Baléares, ainsi qu'aux alentours de Marbella et la Costa del Sol, en Andalousie. Le mouvement est particulièrement notable depuis la fin de la pandémie.
Si le tourisme « sol y playa » reste l'emblème du pays, le secteur hôtelier cherche à séduire d'autres visiteurs. L'Espagne a reçu 97 millions de touristes (pour 49 millions d'habitants), qui ont généré 135 milliards de recettes l'an dernier. Le pays essaie désormais de freiner le rythme pour ne pas être victime de son succès. En Grèce, c'est une stratégie assumée depuis plusieurs années : le pays méditerranéen privilégie désormais l'« authenticité », la « valeur ajoutée » et la « qualité du produit », autrement dit un tourisme haut de gamme capable d'attirer les voyageurs les plus aisés.
Depuis 2019, le tourisme grec a ainsi radicalement changé de visage. Des dizaines de projets hôteliers de luxe - souvent labellisés « investissements stratégiques » par le gouvernement, un statut qui permet d'éviter la paperasse grecque et d'obtenir des cofinancements - voient le jour chaque année, à Athènes et dans les régions les plus prisées.

Projets pharaoniques
Les grandes enseignes internationales comme Hilton, Marriott ou Hyatt s'y précipitent, quand le nombre d'hôtels une ou deux étoiles est passé de 4.368 à 1.568 en quinze ans, selon la confédération des hôteliers. La construction de projets pharaoniques, qui n'ont parfois de « durable » que le nom, génère toutefois de nombreuses tensions sur les îles, où les ressources en eau sont limitées. L'explosion des prix dépossède enfin les locaux du célèbre été grec : près de la moitié des habitants n'ont pas pu s'offrir une semaine de vacances en 2024, selon Eurostat.
Les voyageurs les plus fortunés ne sont cependant pas les seuls à tirer la demande « premium » en Europe. De manière générale, les consommateurs tendent dernièrement à arbitrer en baissant en gamme mais aussi en réduisant la durée de leur séjour. La dynamique favorise ainsi une polarisation du marché : le haut de gamme et l'économique résistent, tandis que le milieu de gamme souffre.
« Il y a une tendance, notamment visible chez les jeunes, à consommer moins et à privilégier la qualité. On va s'offrir un week-end dans un hôtel de luxe, au lieu de partir une semaine dans du milieu de gamme », détaille Karim Soleilhavoup, directeur général du groupe Logis Hôtels. Ce dernier a récemment fait l'acquisition de la marque premium Teritoria pour élargir sa gamme.
Le mouvement s'accompagne par ailleurs d'une redéfinition des standards du marché. « Pendant longtemps, le luxe était associé à l'hôtellerie de palace. Ces dernières années, le concept a glissé vers l'hôtellerie tendance, centrée sur une expérience unique, différenciée », souligne Yannick Gavelle, fondateur de la marque d'hôtels 5 étoiles TemptingPlaces Collection, lancée en fin d'année dernière.

Dans ce contexte porteur, le haut de gamme aiguise l'appétit des investisseurs. Selon une étude de BNP Paribas, l'investissement hôtelier a atteint en Europe 15 milliards d'euros au cours de 9 premiers mois de 2025, un chiffre en légère progression sur un an (+0,8 %) et tiré par l'intérêt croissant pour les hôtels de luxe en centre-ville. Le modèle n'est toutefois pas viable partout, prévient Leslie Rival : « Il fonctionne dans les grandes destinations et là où il existe une rareté de l'offre et un récit fort, mais il est beaucoup plus risqué dans les territoires dépendant de la clientèle domestique, ou pour les acteurs incapables d'investir dans l'expérience. »

Rachel Cotte, Cécile Thibaud et Basile Dekonink

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February 2, 4:29 AM
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« Ce marché est devenu complètement irrationnel » : après une année noire, le difficile rebond de la publicité télévisée

« Ce marché est devenu complètement irrationnel » : après une année noire, le difficile rebond de la publicité télévisée | Big Data in Business | Scoop.it

Les régies des chaînes françaises ne garderont sûrement pas un bon souvenir de 2025. Les pirouettes américaines sur les droits de douane, les conflits géopolitiques et l'instabilité politique en France ont plombé les investissements des annonceurs. Malgré cette « tempête parfaite » et le risque d'un repli de plus longue durée, un retournement de situation n'est pourtant pas à exclure.
« Sur octobre et novembre en particulier, la contraction des revenus publicitaires de la télévision a créé un vent de panique, reconnaît un expert du marché publicitaire. Mais étonnamment, janvier semble bien orienté alors que les incertitudes politiques et macroéconomiques restent majeures. Ce marché est devenu complètement irrationnel. »

Baisse sévère
Sur les premiers neuf mois de l'année, les revenus publicitaires des chaînes -  y compris leurs plateformes TF1+, M6+, France.tv, etc. - ont fléchi de 7 % à 2,3 milliards d'euros en cumulé, selon le baromètre unifié du marché publicitaire (Bump), une baisse très sévère, mais liée à une comparaison défavorable avec 2024 (JO de Paris, Euro de football). Les chiffres du Bump pour le quatrième trimestre ne sont pas encore connus. Les groupes TF1 et M6 publieront leurs résultats mi-février.

« En 2026, non seulement l'effet de base redevient positif, mais il y aura aussi la Coupe du monde qui reste un énorme moteur pour la télévision, remarque Philippe Bailly, fondateur du cabinet NPA Conseil, Et, de manière plus structurelle, la dynamique numérique des chaînes va continuer à s'amplifier, même si elle ne compensera peut-être pas l'érosion du linéaire avant 2027 ou 2028. »

Début de pente descendante ?
Pourtant, le scénario d'une étude du cabinet PMP pour l'Arcom début 2024 semble jusque-là se réaliser avec même un peu d'avance. Selon cette étude, après plusieurs années de quasi-stabilité, la pente deviendrait descendante pour la publicité télévisée à partir de 2026 (-1,4 % par an, y compris les plateformes propriétaires des chaînes). Le mois dernier, le régulateur de l'audiovisuel a alerté sur la fragilité des modèles économiques des médias d'information, y compris les chaînes nationales.
Pour elles, la bataille pour le « temps de cerveau disponible » est de plus en plus acharnée face à YouTube et aux réseaux sociaux. Et la situation pourrait s'exacerber, du moins à court terme.
Début janvier, Lidl a annoncé arrêter ses spots à la télévision en France. Les budgets du sixième annonceur sur la télé dans l'Hexagone seront réorientés vers les vidéos en ligne, « fort levier de développement », a expliqué à « Stratégies » Jassine Ouali, directeur exécutif de la relation client au sein de Lidl France.
Cette annonce intervient après la condamnation, en juillet, de l'enseigne allemande par la cour d'appel de Paris pour avoir fait la promotion de produits à la télévision, contrevenant ainsi à une interdiction prévue dans la loi depuis quarante ans, mais qui ne s'applique pas aux géants du Web et du streaming.

Financer la création et l'information
« Ces asymétries deviennent insoutenables pour la télévision, avec un impact concret pour le financement de la création et de l'information », avait déclaré le 8 janvier aux « Echos » François Pellissier, directeur général adjoint de TF1 et également président de l'Alliance des médias TV & vidéo (ADMTV).
Parallèlement au lobbying contre ce type de lourdeurs réglementaires, les chaînes n'hésitent plus à nouer des alliances inattendues (accords Netflix-TF1, M6-Amazon ou encore CMA Media-YouTube) pour rester compétitives et élargir leurs audiences. Mais le défi est d'accélérer dans le numérique tout en essayant de stabiliser les revenus issus des antennes linéaires.

« Les régies continuent à miser sur les atouts du linéaire et notamment sa capacité à rassembler un très grand nombre de personnes », reprend Philippe Bailly. En effet, selon Médiamétrie, la TNT touche plus de deux Français sur trois chaque jour, même si la durée d'écoute baisse inexorablement.

Fabio Benedetti Valentini

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February 1, 11:47 AM
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« La deuxième plus importante acquisition de son histoire » : Q.ai, cette start-up rachetée par Apple pour gagner la bataille de l'après-smartphone

« La deuxième plus importante acquisition de son histoire » : Q.ai, cette start-up rachetée par Apple pour gagner la bataille de l'après-smartphone | Big Data in Business | Scoop.it

L'avenir d'Apple dans l'intelligence artificielle ne se limite pas à son récent partenariat avec Google. Avec plus ou moins de discrétion, le fabricant de l'iPhone faisait le tour des start-up prêtes à l'aider. Il vient finalement de jeter son dévolu sur l'israélien Q.ai, un spécialiste de l'analyse des expressions du visage.
« Il s'agit de la deuxième plus importante acquisition de l'histoire d'Apple », se vante dans un communiqué le fonds d'investissement GV, qui avait repéré Q.ai il y a trois ans. Selon le Financial Times, l'entreprise de Cupertino aurait déboursé près de deux milliards de dollars. Apple confirme le rachat sans préciser de montant. Rachetés pour 3 milliards de dollars, les casques audios Beats du rappeur Dr. Dre restent le plus gros chèque jamais signé par l'entreprise pour une acquisition.

Des ventes en trombes pour les iPhones 17
Cette opération n'a rien d'un plan d'urgence pour Apple. En publiant jeudi des revenus de l'iPhone en hausse de 23 % sur le trimestre d'octobre à décembre, Apple démontre une nouvelle fois qu'il n'a pas besoin d'une IA au nec plus ultra pour vendre des smartphones. Le PDG Tim Cook s'est félicité de chiffres d'affaires records partout dans le monde, y compris en Chine où la concurrence locale causait des difficultés à Apple ces derniers temps.
Selon le cabinet d'études de marché Counterpoint, Apple a repris à Samsung la couronne de numéro un mondial des ventes de smartphones, grâce au bon démarrage des iPhones 17, 17 Pro et 17 Pro Max commercialisés à l'automne dernier. En comptant les Macs, les iPads, les Airpods et les services, le chiffre d'affaires de l'entreprise a augmenté de 16 % sur la période, à 144 milliards de dollars et bien au-delà des estimations.

Reconnaissance des expressions
Mais ce énième succès de l'iPhone n'interdit pas Apple de préparer l'avenir. Fondée en 2022 à Tel Aviv, Q.ai n'est pas la première start-up venue. Son cofondateur et directeur général, Aviad Maizels, avait précédemment créé PrimeSense, une société revendue en 2013 à… Apple.
A l'époque, le groupe californien avait vu dans sa technologie le potentiel pour donner plus tard naissance à la fonctionnalité FaceID de l'iPhone, celle qui permet de déverrouiller le téléphone avec son visage. Aujourd'hui, Apple se penche sur sa technologie de reconnaissance des messages non-verbaux, comme les sourires, les clignements des yeux ou les froncements de sourcils. Experte des interfaces entre humains et machines, l'équipe de Q.ai imagine pouvoir communiquer avec des objets connectés sans clavier, ni contrôle vocal, mais grâce à la captation de ces infimes mouvements musculaires.

Vers un Siri différent
Or, cette technologie tombe à pic alors que la bataille pour la succession du smartphone est lancée. Lunettes intelligentes et oreillettes connectées ont vocation à s'enrichir de nouvelles fonctionnalités dans les années à venir. L'un des enjeux est de trouver l'interface qui remplacera l'écran tactile. Nombre d'appareils s'apprêtent à devenir les hôtes d'assistants IA.
A date, Apple cherche aussi toujours comment différencier son assistant Siri, ringardisé par les chatbots comme ChatGPT ou Google Gemini. Le mois dernier, la marque à la pomme a confirmé avoir noué un partenariat avec Google pour utiliser des modèles IA de ce dernier. Curieux de connaître les conditions financières autour de cette coopération, les analystes financiers se sont heurtés ce jeudi, à la légendaire discrétion d'Apple.

Tensions chez les fournisseurs
Ils ont toutefois eu davantage de réponses à leurs questions concernant la hausse (+50 %) du prix des puces mémoires, qui affole tout le secteur de l'électronique depuis des semaines. Apple s'est dit peu touché au dernier trimestre. « Nous nous attendons à un impact un peu plus important sur le trimestre en cours », a néanmoins reconnu Tim Cook. Apple prévoit toutefois sur la période de maintenir son taux de marge brut au-dessus des 48 %.
La suite sera peut-être plus difficile si la situation perdure mais le groupe pourra compter sur sa taille pour s'en sortir mieux que les autres marques. « La stratégie d'Apple est claire : tirer parti du chaos du marché pour s'assurer l'approvisionnement en puces, absorber les coûts et gagner des parts de marché », a indiqué il y a quelques jours Ming-Chi Kuo, un observateur avisé de la chaine logistique d'Apple dont le compte sur X est très suivi. Contrairement à ses rivaux, Apple sait pouvoir compter sur son offre de services (Apple Pay, Apple Music, etc) pour refaire ses marges après la vente de ses appareils.
Apple n'est toutefois pas à l'abri des tensions dans le monde des semi-conducteurs. Egalement très sollicité par le roi des puces IA Nvidia, son fournisseur TSMC peine à tenir la cadence pour les processeurs des iPhones et des oreillettes Airpods Pro 3. En peine d'honorer la demande actuelle, Apple se dit « contraint » par la situation.

Florian Dèbes (Correspondant à San Francisco)

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February 1, 11:40 AM
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« On veut devenir la référence » : eBay France se lance dans le live shopping

eBay tente l'aventure du live shopping. Jeudi soir, la plateforme d'enchères en ligne a inauguré son service dédié, baptisé eBay live. C'est pour elle l'opportunité de dynamiser son volume de transactions et d'attirer un public plus jeune.
Sorte de téléachat moderne, le live shopping permet à des vendeurs de présenter leurs produits en direct sur une plateforme de streaming, sous les yeux de potentiels clients, et de pouvoir échanger avec eux. Très populaire en Asie, ce mode de vente s'est développé ces dernières années en Occident, en particulier lors de la pandémie de Covid-19.

Pratique bien connue des jeunes
Se revendiquant « pionnier » de cette pratique, eBay a lancé ce format aux Etats-Unis en 2022, avant de le déployer au Royaume-Uni, en Allemagne, en Australie et désormais, en France. Mais l'entreprise devra composer avec une forte concurrence, notamment celle de l'américain Whatnot et surtout, du chinois TikTok.
« On pense que c'est le bon moment pour se lancer en France. La pratique commence à être bien identifiée », affirme Sarah Tayeb, directrice générale d'eBay France. Pour illustrer son propos, la plateforme a commandé une enquête auprès de l'Ifop. Celle-ci indique que 31 % des Français connaissent le live shopping, et 16 % d'entre eux ont déjà assisté à une vente en direct.
Surtout, 56 % des utilisateurs de la génération Z connaissent déjà ce mode de vente. Une donnée importante, alors que l'âge du collectionneur moyen a considérablement baissé. « L'image du collectionneur de timbres d'un certain âge est révolue. Ils sont maintenant plus jeunes et s'intéressent à de nouveaux produits, comme les cartes à collectionner, les sneakers ou les produits de luxe de seconde main. Et ils sont prêts à y investir des sommes importantes », explique Sarah Tayeb.

20.000 vendeurs
Avec les pièces détachées automobiles, ces produits seront d'ailleurs les catégories prioritaires sur eBay live. « On élargira ensuite le concept à d'autres catégories. Notre objectif est de devenir à terme la référence du live shopping en France », assure la dirigeante, qui évoque une « formidable opportunité » pour ses quelque 20.000 vendeurs, principalement des petites et moyennes entreprises, recensés en France.
 « Nos vendeurs sont ravis d'avoir ce nouveau levier pour augmenter leur chiffre d'affaires et attirer de nouveaux clients. Dans nos échanges avec eux, on a vu qu'ils étaient demandeurs », indique-t-elle.

Pour marquer l'événement, la plateforme organisait d'ailleurs jeudi soir une soirée de lancement à Paris, où un vendeur professionnel de cartes Pokémon a ouvert et mis aux enchères un paquet de la toute première édition. Un véritable Graal pour les collectionneurs. C'est donc la première transaction officielle d'eBay live France.

Alexandre Rousset

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February 1, 11:39 AM
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« C'est une hérésie » : l'écosystème tech français ulcéré par les choix du service public en matière de numérique

« C'est une hérésie » : l'écosystème tech français ulcéré par les choix du service public en matière de numérique | Big Data in Business | Scoop.it

Le timing était-il savamment calculé ? Lundi matin, le ministre délégué chargé de la Fonction publique David Amiel annonçait depuis Gif-sur-Yvette (Essonne), au CNRS, l'adoption par l'ensemble des fonctionnaires de l'Etat de la solution « La Suite » pour les visioconférences.
Un outil estampillé français et développé par les ingénieurs de la Direction interministérielle du numérique (Dinum), censé permettre de remplacer le gloubi-boulga des différentes solutions adoptées par la multitude d'appareils d'Etat : Teams, Zoom, GoTo Meeting ou encore Webex.
Nommé « Visio », le logiciel est expérimenté depuis un an par 40.000 agents publics du CNRS, de l'Assurance Maladie ou encore de la Direction générale des finances publiques et du ministère des Armées. Il doit désormais permettre d'économiser 1 million d'euros en frais d'abonnement par tranche de 100.000 utilisateurs supplémentaires.

Des choix « aberrants »
« Une étape importante dans le renforcement de notre résilience numérique », selon le ministre de la Fonction publique. « Une hérésie » pour Michel Paulin, ancien PDG du fournisseur de cloud roubaisien OVHcloud, aujourd'hui président du comité de filière logiciels et solutions numériques de confiance. Il s'exprimait lundi après-midi depuis Bercy à l'occasion des rencontres de la souveraineté numérique organisées par le ministère du Numérique et de l'intelligence artificielle.
Lancée dans un ton feutré et plutôt réjouissant pour la filière avec l'intervention de la ministre Anne Le Hénanff, la rencontre s'est terminée en véritable plaidoyer contre les choix « aberrants » du service public en matière de numérique, de l'aveu de plusieurs voix émanant d'une salle pleine à craquer.
Le coup de gueule de Michel Paulin, salué par les applaudissements nourris d'un parterre de décideurs en costume cravate, intervient dans un contexte particulier pour le secteur. Les tensions croissantes entre l'Europe et les Etats-Unis ces douze derniers mois ont fait renaître un vif débat sur la dépendance des Vingt-Sept aux entreprises numériques américaines.

Signal contradictoire
Face au constat d'un continent dépendant à plus de 80 % de solutions numériques étrangères, essentiellement d'AWS, Microsoft et Google, le gouvernement français s'est montré plus vocal sur ce débat, notamment lors du sommet franco-allemand de novembre, qui a débouché sur une déclaration conjointe des deux Etats réclamant d'imposer une préférence européenne sur le numérique.
En parallèle, l'écosystème tech français et européen espère profiter de cette dynamique, autant via la commande publique que par le changement de mentalité des grands groupes, qui dépensent des sommes de plus en plus importantes pour s'équiper en cloud, logiciel, IA et cybersécurité.

L'Etat français handicape ses champions à l'international.
Renaud Ghia, président de Tixeo


Dans ce contexte, « croire qu'une solution développée par trois développeurs en CDD dans le secteur public peut aller concurrencer Microsoft est une hérésie », a tancé Michel Paulin sur scène, interrogé lors d'une table ronde au sujet de ladite souveraineté numérique. « Nous avons été très surpris par cette annonce. Ne croyez-vous pas que c'est un signal contradictoire pour l'écosystème ? », a de son côté interrogé Léonidas Kalogeropoulos, délégué général de l'Open Internet Project.

« Il n'y a pas que Mistral dans la vie »
« Si l'accès au secteur public est fermé par une solution développée et opérée par l'administration, les éditeurs français perdent leur premier levier de croissance, ajoute de son côté Renaud Ghia, président de Tixeo, éditeur français d'outils de visioconférence. En lui refusant l'accès à son propre marché domestique, l'Etat français handicape ses champions à l'international. »
En réponse, Stéphanie Schaer, directrice de la Dinum, s'est défendue en assurant que l'Etat se maintenait dans « une démarche de partenariats. Il ne s'agit pas de concurrence mais de complémentarité ». Elle a précisé que La Suite était développée sur les technologies du fournisseur de cloud français Outscale (filiale de Dassault Systèmes), s'appuyant sur des technologies de la start-up Pyannote et du laboratoire de recherche en IA Kyutai.

L'Etat s'est aussi allié avec le champion français Mistral pour créer un outil d'IA pour les fonctionnaires. « Il n'y a pas que Mistral dans la vie », a rétorqué sèchement Michel Paulin. Pour lui, il faut « une clarification formelle sur le rôle de chacun, car il y a beaucoup de confusion derrière l'idée de partenariat ». « Si l'Etat ne montre pas l'exemple, comment voulez-vous que les grandes entreprises privées suivent », renchérit le patron d'un acteur du cloud.

Joséphine Boone

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February 1, 11:34 AM
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EXCLUSIF - Classement des 200 entreprises qui redéfinissent le contact client en 2026

EXCLUSIF - Classement des 200 entreprises qui redéfinissent le contact client en 2026 | Big Data in Business | Scoop.it

Automatiser, personnaliser, fluidifier : une « sacro-sainte trinité » qui devrait faire office de boussole pour tout service client digne de ce nom. Si la technologie et l'innovation doivent permettre à chacun d'obtenir les réponses souhaitées dans le laps de temps le plus resserré possible - en s'exonérant du parcours du combattant téléphonique se terminant par le laconique « nous ne pouvons accéder à votre demande, tous nos conseillers étant actuellement en ligne » -, le volet humain doit, lui aussi, rester au coeur des priorités, afin de garantir une écoute, une compréhension et une qualité d'échange, préalables à une expérience réellement satisfaisante. En substance, le contact client « cru 2026 » se doit d'être la symbiose parfaite entre intelligence artificielle (IA) savamment dosée et intelligence émotionnelle fine et pertinente.

« L'intelligence artificielle est désormais présente dans beaucoup d'entreprises, qui sont performantes en la matière. Mais aujourd'hui, encore plus qu'hier, c'est l'intelligence émotionnelle qui fait la différence », appuie Fabrice Lanoë, dirigeant de Human Consulting Group et architecte de ce palmarès qui nous propose, cette année, sa 35ᵉ édition, auréolée d'une moyenne générale de 9,72/20, en baisse de 3,76 % par rapport à 2025.


Fidélisation et recommandation
« Aujourd'hui, lorsque l'on mesure la satisfaction client, on évalue essentiellement la satisfaction par rapport à une prestation, un service ou un produit. En revanche, la fidélisation et la recommandation reposent sur d'autres piliers, en l'occurrence l'émotion, l'humanité et la relation attentionnée. » Et celle-ci demeure encore résolument perfectible. Doux euphémisme, surtout concernant certains canaux qui brouillent davantage la relation client-entreprise qu'ils ne l'élèvent.

Premier de cordée : le téléphone, crédité au sein de ce palmarès HCG d'une note globale de 4,92/20, pourtant en légère hausse par rapport à la mouture précédente. Les difficultés d'accès à un interlocuteur humain et l'usage massif des serveurs vocaux interactifs (SVI) - ces systèmes qui guident les appelants à travers des menus automatisés complexes du type « pour contacter le service client, tapez 1 ; pour le support technique, tapez 2… » - constituent un véritable repoussoir pour les utilisateurs.

Près de 70 % des services clients ne répondent pas aux clients par téléphone. Ces chiffres […] traduisent une désorganisation profonde.
Fabrice Lanoë, dirigeant de Human Consulting Group

« Plus de la moitié des appels téléphoniques ne reçoivent aucune réponse au niveau des standards, et près de 70 % des services clients ne répondent pas aux clients. Ces chiffres sont absolument colossaux et traduisent une désorganisation profonde », déplore Fabrice Lanoë.
La raison principale de cette désaffection réside dans le fait que répondre au téléphone « dérange », a fortiori, pour ce type d'appels. « Prendre un client au téléphone, donc finalement en face-à-face, souvent pour se faire réprimander, n'est pas attractif. Résultat : on ne répond pas. Il s'agit d'un enseignement spécifique au canal téléphonique », abonde le dirigeant.
De son côté, le site Internet, pourtant historiquement le meilleur canal, enregistre la baisse la plus marquée, passant de 18,26/20 à 14,49/20. Moins propice à la « confrontation » directe avec le consommateur, ce canal connaît une dégradation inédite de son usage. Dans un monde idéal, un site Internet devrait proposer un chatbot ou, mieux encore, un chat avec un conseiller pour accompagner le client dans sa navigation. Or, ces dispositifs sont de plus en plus souvent supprimés, parfois volontairement, afin de ne pas être « dérangés » par le client. Un comble.

Le canal « e-mail » occupe une position intermédiaire (8,48/20) : omniprésent, mais souvent sous-exploité. Si beaucoup d'entreprises se contentent de réponses automatiques, les meilleures continuent de privilégier l'humain et la personnalisation. Pourtant, aujourd'hui, seuls 26,5 % des e-mails sont réellement personnalisés, laissant encore un large potentiel à exploiter sur ce canal.
Enfin, les réseaux sociaux (11,53/20) demeurent soumis à des fortunes diverses. Si X (ex-Twitter) poursuit son inexorable chute - « Non seulement les entreprises y sont moins présentes, mais même celles qui y sont encore actives l'utilisent de moins en moins », explique Fabrice Lanoë -, TikTok monte en puissance. En effet, la plateforme chinoise s'impose désormais comme un véritable vecteur de relation. « Il y a encore cinq ou six ans, beaucoup d'entreprises considéraient TikTok comme un gadget destiné aux plus jeunes. Aujourd'hui, plus personne ne tient ce discours. TikTok est devenu un canal sérieux et stratégique », confirme l'instigateur de cette étude.

L'immobilier toujours en tête
Concernant les têtes d'affiche de cette édition 2026, la tendance reste peu ou prou similaire à celle du cru précédent. Le podium 2026 met toujours à l'honneur Cogedim (19,56/20), suivi de Citya Immobilier (17,98/20), talonné par BMW (17,48/20), qui parvient à se hisser à la troisième place (+1 par rapport à 2025). « Ces entreprises se distinguent par des parcours clients unifiés, réactifs et personnalisés, où l'innovation digitale renforce, sans remplacer, l'attention humaine », précise l'étude, épousant ainsi parfaitement les doléances des clients évoquées en préambule.

« Chez Cogedim, nous considérons l'intelligence artificielle comme un outil puissant pour optimiser nos processus et enrichir la relation client. Elle nous aide à anticiper les attentes, à analyser les données et à automatiser certaines tâches, ce qui améliore la réactivité et la précision de nos réponses », insiste Marie-Catherine Chazeaux, directrice de l'expérience clients, produit et architecture de Cogedim, citée dans cette étude.

L'autre élément différenciant, non négligeable, entre les meilleures entreprises et les moins performantes de ce palmarès réside dans la place du service client au sein de l'organisation.
Au sein des entreprises les mieux classées, les responsables du service client siègent au comité exécutif ou participent aux décisions stratégiques. Au sommet du classement, près de 90 % des entreprises voient leur responsable de la relation client disposer d'un siège au comex. « Dans le bas du classement, cette situation est quasiment inexistante. Le service client est alors relégué à une ancienne cellule de réclamations, sans poids stratégique », décrypte Fabrice Lanoë.
Et de conclure. « L'enjeu majeur aujourd'hui est de construire une relation client hybride, à savoir s'appuyer sur l'IA mais miser avant tout sur l'humain. Le client n'est pas un consommateur abstrait. De l'IA oui, mais jamais au détriment de l'humain. »

Samir Hamladji

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February 8, 11:53 AM
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Krach rampant du bitcoin : le spectre de Lehman Brothers revient hanter les marchés

La fébrilité et le désarroi s'emparent du bitcoin (BTC), qui n'en finit plus de sombrer. La « capitulation » s'éternise. Il s'effondre jeudi de 8 % à 66.800 dollars (56.800 euros), portant sa chute annuelle à 23 %. A 1.950 dollars, l'ethereum repasse sous les 2.000 dollars pour la première fois depuis 9 mois, du fait de sa chute de 9 %. Sur le marché, seulement une douzaine de cryptos sur 100 progressent en 2026. World Liberty Financial, la firme cryptos du clan Trump, a vendu dans la journée 73 wrapped bitcoin ou WBTC (le bitcoin mais sur la blockchain Ethereum) pour 5 millions de dollars à un cours moyen de l'ordre de 69.000 dollars, selon « lookonchain ». A Wall Street, Strategy, l'entreprise de Michael Saylor qui accumule les bitcoins, plonge de 12 %. Elle doit annoncer ce soir de lourdes pertes pour ses résultats du quatrième trimestre.
Au Capitole à Washington, l'écho du « krach rampant » (plongeon de 20 % sur plusieurs séances) des cryptos s'est immiscé dans les débats. Le sénateur Sherman a posé une question au Secrétaire au Trésor américain qui a dû faire bondir, où qu'il soit, Satoshi Nakamoto, l'inventeur du bitcoin. Créé lors de la crise de 2008, l'actif décentralisé sans banque centrale pourrait-il être renfloué par le Trésor et donc le contribuable américain, s'est demandé un des représentants du peuple américain.
Les Etats-Unis avaient laissé la banque Lehman Brothers faire faillite provoquant une crise mondiale et nécessitant des plans de soutiens massifs au secteur bancaire et financier. A posteriori ce fut une erreur historique. Dix-neuf ans plus tard, la première puissance mondiale est-elle prête à lâcher le bitcoin ?

Scott Bessent : « je n'ai pas cette autorité »
L'administration Trump, qui s'est mise au service de l'industrie des cryptos, notamment pour ses intérêts personnels, redoute le risque extrême d'un krach du bitcoin. Le sénateur démocrate a demandé à Scott Bessent si le Trésor avait autorité pour exiger des banques d'acheter plus de bitcoins ou pour investir l'argent des contribuables sur cet actif.
Scott Bessent, qui ne s'attendait visiblement pas à cette question, a paru décontenancé. « Je n'ai pas cette autorité », a-t-il répondu, en pointant que les Etats-Unis détiennent des bitcoins mais n'en achètent pas régulièrement sur le marché comme le fait un pays comme le Salvador.

Les Etats-Unis disposent d'un fonds stratégique en bitcoins (198.000 unités), alimenté par les saisies de cryptos par la justice américaine. Mais compte tenu de ses réserves limitées et de son statut, il n'a pas vocation à intervenir pour soutenir les cours lors des crises et krachs. Le Trésor peut intervenir sur le marché des changes, mais pour soutenir ou faire baisser le dollar, pas le bitcoin.

Faillites en domino majeur
En filigrane, la réponse de Scott Bessent peut traduire que pour le Trésor le bitcoin n'est pas un « actif systémique » pour le système financier américain. La capitalisation totale des cryptos, de l'ordre de 2.430 milliards de dollars, représente la moitié de celle de Nvidia (4.240 milliards). Un bitcoin à zéro entraînerait certes des faillites en série dans le secteur des cryptos et pour les investisseurs. Il ferait des dégâts par ricochet sur les autres marchés, mais pas insurmontables pour la stabilité financière. La chute de FTX en 2022, le « Lehman Brothers des cryptos », avait fait plonger ce marché mais sans grand effet au-delà. Les banques se sont lancées sur les cryptos, mais prudemment. Elles proposent à leurs clients d'y investir mais elles ne spéculent pas sur ces actifs pour leur propre compte. Ils ne figurent pas dans leurs bilans comme ce fut le cas des crédits hypothécaires à risques, les subprimes, qui ont implosé en 2007 et 2008.
Une chute de Tether, le géant des stablecoins, créerait toutefois des remous sur les Treasuries. Ces obligations du Trésor, en garantie des stablecoins émis, seraient alors cédées en catastrophe, faisant remonter les taux.

Le Trésor est sans doute davantage préoccupé par les stablecoins que par le bitcoin. Et même si les Etats-Unis renflouaient la crypto en se portant acheteur en dernier ressort, beaucoup d'investisseurs la déserteraient ensuite en estimant que le bitcoin, made in USA, est devenu « la créature » de l'impérialisme monétaire américain. Loin de son indépendance originelle. Une OPA amicale ou hostile le détruirait. Le bitcoin peut mourir « de sa belle mort » si le marché estime que c'est inéluctable, et aucune banque centrale n'y pourra rien.

Super Cycle
Dans une session de questions-réponses ce week-end, l'ancien dirigeant de Binance, Changpeng Zhao ou « CZ » (10,7 millions d'abonnés sur X) a admis qu'il s'était un peu emballé en annonçant un nouveau « super cycle (de hausse) » du bitcoin. « Il y a quelques semaines, j'étais très confiant dans le super cycle », a déclaré CZ aux auditeurs. « Mais maintenant, avec toute cette « FUD » (Fear Uncertainty Doubt) , je ne suis pas sûr ». Cet acronyme FUD (Fear Uncertainty Doubt ou Peur Incertitude Doute) est la réponse convenue du monde des cryptos à toute remise en cause ou critique de ses présupposés ou prévisions très optimistes. Les médias, hommes politiques et maintenant les réseaux sociaux sont les propagateurs selon lui de ces craintes infondées et risques imaginaires. CZ les invite à les ignorer. « HODL » !

Nessim Aït-Kacimi

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February 8, 8:21 AM
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Face au mastodonte Google Maps, comment la France joue la carte de la souveraineté

Face au mastodonte Google Maps, comment la France joue la carte de la souveraineté | Big Data in Business | Scoop.it

Il fait encore nuit, lorsque je prends la direction de la gare d'Austerlitz. Jamais de ma vie je n'aurais pensé être aussi heureux à l'idée de prendre le train de 7 h 07 pour Vierzon. C'est que j'ai eu l'autorisation d'aller visiter un lieu fermé au public, une ancienne base militaire américaine convertie depuis des décennies en centre névralgique de la cartographie française : le site de Villefranche-sur-Cher.
C'est là-bas que sont imprimées toutes les cartes produites par l'Institut national de l'information géographique et forestière, plus connu sous son petit nom : l'IGN. Mais c'est aussi un lieu qui abrite toute la mémoire de la cartographie française. On y trouve les archives de l'IGN, toutes les cartes produites mais aussi les photos aériennes, les documents et croquis de terrains, le matériel, les machines. Pour un cartographe, c'est un peu l'équivalent d'une virée à Disneyland.
En France, si vous vous retrouvez avec une carte papier entre les mains, c'est soit une carte Michelin, soit une carte IGN. Il existe d'autres acteurs, mais ils sont ultra-minoritaires. Le gâteau cartographique, c'est Michelin et l'IGN qui se le partagent. Mais avec des objectifs bien différents. Michelin est une entreprise privée qui s'est positionnée sur la carte routière. L'IGN, c'est la France. Un véritable service public de la cartographie. Une cartographie d'Etat.

Une affaire de pouvoir
La carte a toujours été une affaire de pouvoir. C'est d'abord un travail coûteux et de longue haleine, qui demande beaucoup de temps et de moyens. Et une carte, c'est un outil essentiel pour appréhender son propre territoire, le connaître pour mieux le contrôler, l'administrer et le défendre. Toutes les cartes qui ont traversé l'histoire pour parvenir jusqu'à nous, qu'elles soient antiques, médiévales ou modernes, ont été commandées par des puissants, des princes, des rois. C'est le pouvoir qui souhaite se cartographier, beaucoup plus rarement les populations.
Si cette logique se vérifie dans tous les pays du monde, la France a un rapport privilégié à sa propre carte, et pour cause : la cartographie moderne est née en France. Le point de bascule se situe à la fin du XVIIe siècle, lorsque Louis XIV et Colbert demandent à l'Académie des sciences de leur dresser une carte exacte du territoire français.
Le mot « exact » n'est pas de trop, c'est même lui le coeur du sujet. A cette époque, le savoir cartographique est déjà très bien défini, et on dispose de nombreuses cartes de France, d'Europe et du monde connu. Le roi emploie même son propre responsable de la cartographie, Nicolas Sanson, qui fut aussi le précepteur de géographie de son enfance. Mais les cartes dressées jusqu'alors ont un défaut majeur : elles ne sont pas assez précises.

La France, berceau de la cartographie moderne
Les distances sont calculées avec une roue graduée qu'on promène sur le terrain, ou mesurées avec de très grandes règles. Pire, elles sont exprimées en journées de cheval, une unité de temps loin de l'exactitude cartographique à laquelle Louis XIV souhaite avoir accès.
Pour créer cette carte précise, il faut des moyens. On débauche alors l'astronome Jean-Dominique Cassini, une star italienne de l'époque, pour en faire le premier directeur de l'Observatoire de Paris. Il va s'associer à Jean Picard, et ensemble, ils vont créer un nouveau système qui va devenir la matrice de toute la cartographie moderne.
Leur idée, c'est de mailler le territoire d'un réseau de triangles et de calculer ensuite tous les angles de ces triangles pour en déduire les distances. Les mathématiques appliquées à la cartographie, en somme. C'est redoutablement efficace. Une première carte des environs de Paris est produite en 1674, puis, en 1693, une carte de tout le territoire français. Ce sont les deux premières cartes de l'histoire de la cartographie moderne.

Epopée carthographique
Jamais jusqu'alors, on n'avait eu une carte aussi exacte du territoire français. L'occasion d'ailleurs de se rendre compte que la taille de la France avait été largement surdimensionnée. Le roi le fit d'ailleurs remarquer avec une pointe d'humour aux cartographes venus lui présenter leurs résultats : « Votre voyage ne m'a causé que de la perte ».
La nouvelle méthode ayant porté ses fruits, elle va être déployée à l'ensemble du territoire. On divise la France en une grille de 180 carreaux que l'on commence à cartographier avec minutie. Sur le terrain, on mesure, on interroge. A Paris, on dessine et on grave. Cette épopée cartographique va durer plus d'un siècle : la dernière carte est produite en 1815. L'opération a duré si longtemps qu'à peine terminée, la carte dite « de Cassini » est déjà obsolète.
Et l'Etat commande immédiatement un nouveau relevé. Le travail recommence, mais la bascule cartographique a eu lieu. C'est la toute première entreprise de cartographie scientifique d'Etat : la production d'un document géographique exact commandé par le pouvoir et réalisé par des scientifiques.

Le mastodonte Google Maps
Aujourd'hui, le travail cartographique ne s'effectue plus sur le terrain. A Villefranche-sur-Cher, un grand entrepôt abrite tout un bric-à-brac de matériel cartographique sorti d'un autre âge. Des cantines en fer-blanc. Des vélos cartographiques avec tablette intégrée au guidon pour cartographier tout en pédalant. Des casques, des carnets, et des outils aux noms mystérieux, comme ce « stéréorestituteur » sur lequel la poussière s'accumule.
Les plus belles pièces ont été envoyées au musée des Arts et Métiers. Le reste attend sagement ici, témoin d'un âge de la cartographie aujourd'hui révolu. Mais en 2026 comme en 1674, l'objectif de l'IGN est resté le même que celui de Colbert : dresser notre propre cartographie, la plus exacte possible, et en faire un enjeu fort de souveraineté nationale.

Tout pays doit disposer de manière souveraine de sa propre cartographie pour pouvoir comprendre son territoire […]
Sébastien Soriano, directeur général de l'IGN


Je suis prêt à le parier : cela fait bien longtemps que vous n'avez pas déplié une carte en papier pour la lire. Que ce soit en voiture ou à pieds, la cartographie se vit aujourd'hui au travers de nos écrans, que ce soit celui du smartphone ou du GPS. Et dans ce nouvel écosystème cartographique, c'est le mastodonte Google qui tire le mieux son épingle du jeu.

L'enjeu d'une carte souveraine
Après des siècles de cartographie souveraine, les Français sont-ils en train d'abandonner la cartographie de leur territoire à Google ? Lorsqu'on lui demande s'il existe un risque à laisser abandonner notre cartographie aux Gafam, le directeur général de l'IGN, Sébastien Soriano, s'insurge : « C'est plus qu'un risque. Ce serait un abandon de souveraineté. C'est comme si vous me demandiez s'il y aurait un risque à abandonner l'euro au bénéfice du bitcoin ».
Il y a un enjeu très fort à posséder sa propre carte et, en ces temps géopolitiques troubles, à ne pas laisser en laisser les clés à un acteur étranger. Que ce soit en temps de guerre pour protéger et défendre son territoire, ou en temps de paix pour l'organiser et l'administrer. « Tout pays doit disposer de manière souveraine de sa propre cartographie pour pouvoir comprendre son territoire, le lire et pour pouvoir placer des infrastructures, suivre l'évolution des populations », poursuit Sébastien Soriano.
De Colbert au service géographique des armées en passant par les quatre générations de Cassini, c'est toute une lignée de responsables de la cartographie française qui s'étire depuis l'époque des premiers triangles tracés par Cassini et Picard jusqu'à la nomination de Sébastien Soriano à la tête de l'IGN. Et tous n'ont qu'une idée en tête : produire notre propre carte et la protéger à tout prix.

Carte commerciale contre carte nationale
Aujourd'hui, protéger sa carte n'est plus aussi simple que de l'enfermer à double tour dans son coffre-fort. Il s'agit de rester résilient et indépendant sur toute la chaîne de production de la carte numérique. Ainsi, l'IGN dispose de sa propre flotte d'avions pour être autonome en termes d'imagerie aérienne.
Du côté des images satellites, l'Institut s'appuie sur la constellation Pléiades Neo, développée par Airbus. Et pour ce qui est du stockage, « toutes les données sont hébergées chez OVHcloud, qui est un acteur français. Donc on peut dire quand même qu'on est résilient sur toute la chaîne », nous assure le directeur général de l'IGN.
Si le citoyen lambda a délégué sa cartographie à Google, il est capital pour un pays d'être souverain sur les cartes qui équipent son armée et sur lesquelles il s'appuie pour aménager son territoire. D'autant que la cartographie proposée par Google n'a qu'une vocation : faire rentrer de l'argent dans les caisses. Google Maps, c'est deux milliards d'utilisateurs, et un revenu par utilisateur d'environ 6 dollars. C'est une machine à cash.


Google Maps, c'est une carte commerciale qui cherche à mettre en lien des commerces avec leurs clients. Et, comme dans les Pages Jaunes de nos vertes années, les commerçants peuvent payer pour être mieux mis en avant sur cette carte. L'utilisateur va être guidé vers ce commerce, qui apparaîtra plus gros ou plus vite que les autres.
La carte de Google « vous présente une vision du monde qui est orientée par des gens qui ont payé pour cette carte », rappelle Sébastien Soriano. Elle ne cherche ni l'objectivité, ni l'égalité du territoire. C'est tout l'inverse du travail de l'IGN, qui s'attache à couvrir l'ensemble du territoire national, Outre-mer compris, avec la même précision. « Il n'y a pas de zones blanches à l'IGN », explique Laurent Toustou, le chef de service de l'offre et des communs chez IGN.
C'est une véritable bascule qui s'est opérée depuis une dizaine d'années à l'IGN. De créateur et vendeur de cartes papier, l'Institut a opéré sa mutation pour devenir un appui aux politiques publiques. Fournir aux administrations et à la République des cartes sur-mesure pour répondre à leurs besoins en matière d'aménagement du territoire, de prévention des risques ou de suivi de la nature.

Appli et open data
Les données de base, elles, sont passées en open data et mises gratuitement à la disposition de tous les citoyens. Elles sont toutes compilées dans l'application Cartes IGN que chacun peut installer sur son téléphone et dégainer aussi vite que Google Maps.
En quittant Villefranche-sur-Cher, on a le sentiment qu'un certain âge de la carte est sur le point de se terminer. Celui des outils et de l'artisanat. Mais, tant qu'il y aura des territoires à administrer, la cartographie aura encore de beaux jours devant elle.

Jules Grandin (Cartographe et éditorialiste visuel)

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February 8, 8:11 AM
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Pan Am de retour, avec le concours d'Amadeus –

Pan Am de retour, avec le concours d'Amadeus – | Big Data in Business | Scoop.it

La compagnie emblématique Pan Am s’associe à Amadeus pour son retour. Cette nouvelle mouture mise sur les technologies de pointe pour proposer une expérience premium à ses voyageurs.
C’est Amadeus qui a été choisi comme partenaire technologique pour le retour aux affaires de de l’emblématique compagnie Pan American World Airways . Les deux entreprises ont paraphé un accord en vue de proposer une expérience de voyage « moderne et fluide » sur des lignes régulières.

« Nous sommes honorés que la marque légendaire Pan Am s’apprête à reprendre son envol grâce à la technologie d’avenir d’Amadeus, qui allie le riche héritage de la compagnie aérienne à une distribution moderne, des offres personnalisées et une expérience numérique fluide », juge Kamal Singhee, SVP Airlines pour l’Amérique du Nord chez Amadeus

La compagnie aérienne, dont les difficultés ont débuté avec la crise pétrolière dans les années 1970, a cessé ses activités en 1991. Cette initiative menée depuis 2025 par Ed Wegel, fondateur de Global Crossing Airlines et de la société de conseil AVi8 Air Capital, est la septième tentative de relancer la marque avec une flotte d’Airbus A320 Neo basée à Miami. Désireux de renouer avec l’image originelle de la marque, cette nouvelle relance s’accompagne de la volonté d’utiliser le savoir-faire technologique d’Amadeus pour viser le haut de gamme.
« Pan Am est plus qu’une marque : c’est le nom le plus emblématique de l’histoire de l’aviation commerciale, et son retour doit s’appuyer sur une technologie de pointe », affirme Ed Wegel, CEO de Pan American World Airways. « Le partenariat avec Amadeus nous offre une base solide pour bâtir une compagnie aérienne moderne, compétitive et centrée sur le client, qui honore l’héritage de Pan Am tout en offrant l’innovation et la fiabilité que les voyageurs d’aujourd’hui attendent. »

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February 6, 5:11 PM
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SNCF s’associe à Sun-Ways pour tester des rails solaires –

SNCF s’associe à Sun-Ways pour tester des rails solaires – | Big Data in Business | Scoop.it

Le groupe SNCF officialise un partenariat avec la start-up suisse Sun-Ways pour suivre, jusqu’en 2028, un projet pilote de centrale solaire amovible installée entre les rails à Buttes (Suisse), en vue d’évaluer un éventuel déploiement en France.
La SNCF est désormais partenaire du projet pilote de Sun-Ways, une centrale photovoltaïque amovible posée entre les rails sur une voie en exploitation. Signé en novembre 2025 et désormais officialisé, l’accord permet à l’opérateur français d’accéder aux données, aux retours d’expérience et à l’expertise issus d’une expérimentation en conditions réelles à Buttes (canton de Neuchâtel), opérationnelle depuis le 24 avril 2025.
La startup suisse Sun-Ways propose d’installer entre les rails des panneaux photovoltaïques démontables. Sun-Ways mène des tests en exploitation courante : procédures de pose et de démantellement, analyse de l’éblouissement, inspection de la voie avec la mesure de l’écartement, effets sur les opérations de maintenance, ainsi que des études de production et d’encrassement.

Premier consommateur d’électricité de France
À Buttes, le démonstrateur concerne un tronçon de 100 mètres sur la ligne 221 de transN, avec 48 panneaux de 380 Wc chacun, soit 18 kWc de puissance installée et une production estimée à 16 000 kWh par an. La vitesse maximale y est de 90 km/h, avec environ 30 circulations quotidiennes, ce qui permet d’observer le comportement du système dans un trafic régional régulier. L’efficacité du énergétique du dispositif est également scrutée de près : « Après 9 mois d’exploitation, les premiers résultats indiquent que la production de la centrale est conforme aux hypothèses, notamment en ce qui concerne la baisse de production due à l’absence d’inclinaison des panneaux, qui est de l’ordre de 10% », précise Joseph Scuderi, fondateur de Sun Ways Les détails du projet et ses indicateurs de production peuvent être suivis en temps réel sur la page dédiée de l’entreprise.
Le groupe SNCF évalue activement des solutions permettant d’accroître la part du renouvelable dans ses sources d’énergie. L’entreprise, première consommatrice d’électricité en France, mesure l’intérêt du projet Sun-Ways qui permet d’augmenter la production d’énergie renouvelable sans acquisition foncière additionnelle, tout en préservant la circulation des trains.

La collaboration se poursuivra jusqu’à l’achèvement du pilote en avril 2028. D’ici 2027, Sun-Ways prévoit d’industrialiser une solution complète avec des dispositifs d’installation optimisés et l’injection de l’électricité solaire dans l’infrastructure de traction.

Photos : Sun Ways

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February 5, 12:51 PM
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How iPhones Made a Surprising Comeback in China

How iPhones Made a Surprising Comeback in China | Big Data in Business | Scoop.it

AFTER A PROLONGED slump, Apple’s business is suddenly thriving again in China. The tech giant said in its latest earnings report last week that revenue from the country rose 38 percent year over year in the last quarter, primarily driven by surging demand for iPhones. The rebound came after Apple’s China sales had declined for 18 consecutive months between 2024 and early 2025.

In a call with analysts, CEO Tim Cook said Apple set a new record for iPhone upgrades among Chinese customers and saw double-digit growth in the number of users switching from other operating systems to iOS. “Overall, a great quarter in China. We could not be happier with it,” Cook concluded in his signature monotone voice.
Apple’s fantastic performance came as a surprise to many observers of the Chinese smartphone market. In recent years, homegrown brands like Huawei and Xiaomi have chipped away at Apple’s market share by releasing premium, feature-packed devices that directly compete with the iPhone. Huawei, for instance, stunned the tech industry when it released a $2,800 smartphone with a trifold screen in September 2024, long before competitors put out similar products.

The most striking thing about Apple’s comeback in China is how it pulled it off. Instead of trying to compete by developing flashier tech, it simply released a new iPhone that is both powerful and competitively priced, experts tell WIRED. Even though there are devices from local brands that technically have better cameras and more sophisticated artificial intelligence capabilities (Apple Intelligence is not yet available in mainland China), many buyers still opted for Apple’s iPhone 17 line.
That suggests Chinese consumers continue to care more about Apple's brand power and design features than marginal technical improvements. “It's a good story if you're Apple. It's the same old story if you're not Apple,” says Gerrit Schneemann, a senior analyst covering Apple at Counterpoint, a global technology research firm.
Apple owes much of its success in China last quarter to sales of the baseline iPhone 17 model. Traditionally, consumers who buy iPhones at launch tend to gravitate toward the higher-end Pro and Pro Max devices But in 2025, the baseline iPhone 17 represented a much bigger step up from the iPhone 16 than usual, including features traditionally only associated with the Pro series. That may have motivated more people to upgrade sooner than usual after the new phones came out, Schneemann says.
But Apple’s product strategy wasn’t the only important factor here. The iPhone 17 was priced low enough to qualify for a massive electronics subsidy program launched by the Chinese government last year. To help stimulate the economy, Beijing spent some $43 billion subsidizing domestic purchases of electronics, appliances, and cars in 2025. Smartphones sold for less than 6,000 RMB (about $860) were eligible for up to a 15 percent discount. Apple listed the iPhone 17 in China for 5,999 RMB, ensuring price-sensitive buyers would be able to benefit from the government policy.

The state subsidy also arrived at a moment when many Chinese iPhone users were likely due for an upgrade anyway. “Apple’s last peak sales period came with the iPhone 13 series, and after a span of three to four years, its existing users have gradually entered the upgrade cycle this year,” says Arthur Guo, a Beijing-based research manager at IDC, a global market analysis firm.
None of these explanations indicate that Apple’s Chinese competitors are doing anything wrong. Guo notes that domestic brands have also experienced significant growth recently. Expensive flagship models from brands like Xiaomi, Vivo, and Oppo have “remained strong across the board—with even more notable growth recorded for the higher-priced Pro/Pro Max variants,” Guo says.
The only exception is Huawei, which lost out on sales during much of the last quarter after releasing its flagship phone later than usual, at the end of November. Initial supply shortages also limited availability of the device. Huawei is Apple’s most formidable competitor in the high-end Chinese market, and its absence almost certainly contributed to Apple’s win.

Apple’s growth in China mirrors its success in other parts of the world. The company’s share of the US smartphone market rose to 69 percent last quarter, a record high, according to a market analysis published by Counterpoint on Monday. As the smartphone industry heads into a potentially tumultuous period caused by a shortage of memory chips, Apple is setting itself up for a smoother 2026 than its rivals.

Apple’s recent track record in China offers a bitter lesson for Chinese competitors: Despite all the rhetoric about supporting domestic brands and their increasingly impressive phone models, Chinese shoppers are sticking with Apple. The Chinese tech giants may have folding phones and fancy AI, but all it took for Apple to regain its momentum was to upgrade the iPhone's screen display and make some other relatively small tweaks. “I'm not too sure how somebody like Oppo or Vivo or Xiaomi can break that kind of stranglehold,” says Schneemann.

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February 5, 8:14 AM
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Bitcoin Genesis Block

Bitcoin Genesis Block | Big Data in Business | Scoop.it


Le « Genesis Block » (ou bloc de genèse) est le tout premier bloc de la blockchain Bitcoin. Il a été créé par Satoshi Nakamoto, le mystérieux créateur (ou le groupe de créateurs) du Bitcoin, lorsqu'il a lancé le réseau le 3 janvier 2009. Ce bloc de genèse a une signification symbolique et historique majeure pour le Bitcoin car il permet de dater avec précision la première transaction qui s'est déroulée sur la blockchain, et de vérifier que tout fonctionne correctement.

Le bloc de genèse contient également une référence explicite à un article publié le même jour dans le journal britannique « The Times » . Le message inscrit dans le bloc était : « The Times 03/Jan/2009 Chancellor on brink of second bailout for banks. » (« Le chancelier est sur le point d'effectuer un deuxième plan de sauvetage des banques », en français) . Cette référence est souvent interprétée comme une déclaration implicite sur les problèmes du système financier traditionnel et comme une indication que le Bitcoin a été créé en réponse à la crise financière de 2008.

Bien que Satoshi Nakamoto n'a pas formulé de commentaires détaillés sur la crise financière de 2008, il est clair que l'environnement économique et financier de l'époque a influencé le contexte et la perception du Bitcoin. Beaucoup de personnes ont vu dans le Bitcoin une réponse potentielle aux problèmes de confiance et de centralisation qui avaient été mis en évidence par la crise financière de 2008. Le Bitcoin a été conçu pour être un système de paiement électronique décentralisé, permettant aux individus de contrôler leurs propres fonds, ce qui reflétait en partie les préoccupations liées à la crise financière et à la confiance dans les institutions financières traditionnelles.

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February 3, 5:21 AM
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« Le moteur d'innovation le plus ambitieux sur Terre (et au-delà) » : Musk va fusionner SpaceX et xAI

« Le moteur d'innovation le plus ambitieux sur Terre (et au-delà) » : Musk va fusionner SpaceX et xAI | Big Data in Business | Scoop.it

Elon Musk est prêt à tout pour réaliser ses ambitions futuristes. Le milliardaire a ainsi annoncé lundi que SpaceX, son entreprise spatiale, allait absorber xAI, sa société d'intelligence artificielle qui développe le robot IA Grok et le réseau social X. Une fusion pour laquelle il ne précise ni les modalités financières, ni le calendrier de déploiement.
« SpaceX a fait l'acquisition de xAI pour former le moteur d'innovation […] le plus ambitieux sur Terre (et au-delà), alliant l'IA, les fusées, l'Internet spatial, les communications directes vers les mobiles et la plus importante plateforme d'information en temps réel et de liberté d'expression au monde », explique Elon Musk.

Une valorisation astronomique
Ce dernier, qui détient aussi Tesla, justifie cette fusion comme une étape préalable pour accomplir le « prochain chapitre » de SpaceX : construire en orbite des centrales photovoltaïques géantes, plus efficaces que sur la Terre, combinées à des centres de données d'IA. Ce projet, qu'il qualifie de « soleil conscient » (« sentient sun »), s'inscrit dans son ambition d'établir des « bases autonomes sur la Lune » avant « une civilisation entière sur Mars et au final une expansion dans l'Univers ».
« Lancer une constellation d'un million de satellites fonctionnant comme des centres de données orbitaux est une première étape pour devenir une civilisation de type II sur l'échelle de Kardashev », autrement dit, capable de capter toute l'énergie de l'étoile de son système, assure l'homme d'affaires en citant ce concept de classement établi dans les années 1960 par un astronome soviétique.
Selon Bloomberg, la nouvelle entité issue de la fusion de SpaceX et xAI afficherait une valorisation de 1.250 milliards de dollars. Le « Financial Times » avançait la semaine dernière un objectif de 1.500 milliards. xAI, qui développe le robot conversationnel Grok et a absorbé en 2025 le réseau social X, trois ans après le rachat de Twitter, a été valorisé à 230 milliards de dollars lors d'une levée de fonds en janvier. La valorisation de SpaceX, fondé en 2002 par Elon Musk, était estimée à 800 milliards de dollars fin 2025.

Faire face à la concurrence de Blue Origin
SpaceX domine le marché des lancements avec ses fusées réutilisables et possède la plus grande constellation de satellites, Starlink. Elle développe aujourd'hui Starship, la plus grande fusée jamais conçue pour des voyages spatiaux habités. Mais elle doit faire face à la concurrence annoncée de New Glenn, la fusée de Blue Origin, société spatiale du fondateur d'Amazon, Jeff Bezos.

La course opposant les deux multimilliardaires s'est récemment intensifiée autour du programme lunaire Artémis de la Nasa, après que l'agence spatiale américaine a évoqué la possibilité de se passer de SpaceX en raison de retards.

Les Echos

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February 2, 10:29 AM
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Début d'année en marche arrière pour les ventes de voitures en France

Sur sa lancée des mois précédents, le marché automobile français entame le millésime 2026 en marche arrière. Les ventes de voitures neuves dans l'Hexagone ont continué à baisser nettement en janvier par rapport au même mois de 2025, chutant de 6,55 % et touchant en volume leur plus bas niveau en quinze ans, hors crise des semi-conducteurs en 2022, a annoncé dimanche la Plateforme automobile (PFA).
Selon ses données, 107.157 voitures particulières neuves ont été immatriculées le mois dernier, soit quelque 7.500 de moins qu'un an plus tôt, qui comptait alors un jour ouvré de plus et qui était déjà un mois faible. Sur longue période, la chute depuis 2019, avant l'épidémie de Covid, est de près de 48.000 immatriculations neuves sur le mois.

Chute de demande
En 2022, le marché avait été victime d'un sérieux problème d'offre, les constructeurs automobiles ne pouvant plus fabriquer leurs voitures, faute d'avoir accès aux composants essentiels des semi-conducteurs. Mais actuellement, il s'agit avant tout d'une chute de demande.
En janvier, les ventes du groupe multimarques Stellantis sont restées orientées à la baisse, avec un repli de 2,7 % du nombre de voitures particulières vendues en comparaison sur un an. Citroën ressort en hausse (+2,8 %), mais Peugeot en baisse marquée (-8,2 %).

Le groupe Renault fait un petit peu mieux globalement qu'en 2025 (+1,1 %), tiré par la marque Renault (+20,7 %), mais accuse un plongeon mensuel de Dacia (-33,9 %). Troisième plus gros acteur du marché, le groupe Toyota recule lui aussi fortement par rapport à janvier 2025 (-15,5 %).

Toutes marques confondues, la part de marché des voitures neuves électriques a grimpé à 28 %, un niveau inédit. Mais le porte-parole de PFA rappelle qu'il s'agit d'un segment « ultra-soutenu » dans un marché « peau de chagrin qui semble inexorablement se rétrécir ». Et par rapport à l'ensemble du parc en circulation, les modèles à batteries ne représentent toujours que 3 % des véhicules, contre 9 % pour les versions hybrides.

Poussée du leasing social
« Le pic de voitures électriques enregistré en janvier montre l'influence des aides à l'achat et brouille la lecture du marché », a commenté dimanche Marie-Laure Nivot, analyste du cabinet AAA Data. Les effets du leasing social, dispositif d'aide à l'achat de véhicules électriques, jouent « pleinement en janvier sur le canal des particuliers et vont se poursuivre sur le trimestre avant de s'estomper », a-t-elle souligné.
Pour le nouveau dispositif du leasing social, les commandes ont démarré fin septembre dernier, boostant de facto les immatriculations actuelles. Les modèles électriques les plus demandés dans ce cadre sont les Renault 5 et Scénic, puis la Peugeot 208.

Mi-janvier, Emanuele Cappellano, patron Europe du groupe Stellantis, propriétaire des marques Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep ou Opel, avait déclaré aux « Echos » qu'il n'observait pas « de demande naturelle pour les véhicules électriques ».

Denis Fainsilber (avec AFP)

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February 1, 11:47 AM
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« Si votre boulot consiste à suivre un script, l'IA est meilleure que vous » : le futur du travail selon Reid Hoffman, cofondateur de LinkedIn

Celui qui a été l'un des premiers investisseurs dans OpenAI entrevoit un futur chamboulé, mais positif pour l'humanité.
Pour lui, l'intelligence artificielle nous offre l'opportunité d'évoluer en tant qu'humain, il faut l'utiliser et la faire progresser, malgré la possibilité qu'elle nous remplace dans de nombreuses tâches. Diplômé de l'université de Stanford en sciences cognitives, Reid Hoffman envisage un futur plus égalitaire et plus « humaniste », une fois les bouleversements passés.

LinkedIn utilise déjà l'IA
Le fondateur d'Inflection AI et de Manas AI livre son analyse pour le futur du monde du travail. Il raconte que LinkedIn, le réseau social professionnel qu'il a cofondé, utilise déjà l'IA pour aider les utilisateurs à créer leur profil, et donc à maximiser leurs chances d'être trouvés par des potentiels contacts ou recruteurs.
Fin 2024, l'influent Américain a sorti un livre intitulé « Superagency ». Il y développe sa vision d'un futur dans lequel les possibilités sont démultipliées par l'IA. Il est aussi membre du conseil d'administration de Microsoft et l'un des fondateurs de PayPal, avec Elon Musk. Il dénonce aujourd'hui les visions libertariennes du patron de Tesla et prône un dialogue entre l'Europe et les Etats-Unis.

Reid Hoffman encourage même les Européens à se lancer, sur le modèle de la Silicon Valley, dans le développement de nouveaux modèles d'IA et à penser l'avenir au travers d'elle. Reid Hoffman fait le pari d'un monde où les IA seraient multiples et proposeraient des services différents : « Je ne crois pas en le modèle du 'Seigneur des anneaux', un seul modèle d'IA pour les diriger tous », a-t-il confié aux « Echos ».

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February 1, 11:45 AM
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A Yann LeCun–Linked Startup Charts a New Path to AGI

A Yann LeCun–Linked Startup Charts a New Path to AGI | Big Data in Business | Scoop.it

IF YOU ASK Yann LeCun, Silicon Valley has a groupthink problem. Since leaving Meta in November, the researcher and AI luminary has taken aim at the orthodox view that large language models (LLMs) will get us to artificial general intelligence (AGI), the threshold where computers match or exceed human smarts. Everyone, he declared in a recent interview, has been “LLM-pilled.”

On January 21, San Francisco–based startup Logical Intelligence appointed LeCun to its board. Building on a theory conceived by LeCun two decades prior, the startup claims to have developed a different form of AI, better equipped to learn, reason, and self-correct.
Dispatches from the heart of the AI scene, with a focus on the people, communities, and companies driving this transformative technology.
Logical Intelligence has developed what’s known as an energy-based reasoning model (EBM). Whereas LLMs effectively predict the most likely next word in a sequence, EBMs absorb a set of parameters—say, the rules to sudoku—and complete a task within those confines. This method is supposed to eliminate mistakes and require far less compute, because there’s less trial and error.

The startup’s debut model, Kona 1.0, can solve sudoku puzzles many times faster than the world’s leading LLMs, despite the fact that it runs on just a single Nvidia H100 GPU, according to founder and CEO Eve Bodnia, in an interview with WIRED. (In this test, the LLMs are blocked from using coding capabilities that would allow them to “brute force” the puzzle.)
Logical Intelligence claims to be the first company to have built a working EBM, until now just a flight of academic fancy. The idea is for Kona to address thorny problems like optimizing energy grids or automating sophisticated manufacturing processes, in settings with no tolerance for error. “None of these tasks is associated with language. It’s anything but language,” says Bodnia.
Bodnia expects Logical Intelligence to work closely with AMI Labs, a Paris-based startup recently launched by LeCun, which is developing yet another form of AI—a so-called world model, meant to recognize physical dimensions, demonstrate persistent memory, and anticipate the outcomes of its actions. The road to AGI, Bodnia contends, begins with the layering of these different types of AI: LLMs will interface with humans in natural language, EBMs will take up reasoning tasks, while world models will help robots take action in 3D space.

Bodnia spoke to WIRED over videoconference from her office in San Francisco this week. The following interview has been edited for clarity and length.

WIRED: I should ask about Yann. Tell me about how you met, his part in steering research at Logical Intelligence, and what his role on the board will entail.

Bodnia: Yann has a lot of experience from the academic end as a professor at New York University, but he’s been exposed to real industry through Meta and other collaborators for many, many years. He has seen both worlds.
To us, he’s the only expert in energy-based models and different kinds of associated architectures. When we started working on this EBM, he was the only person I could speak to. He helps our technical team to navigate certain directions. He’s been very, very hands-on. Without Yann, I cannot imagine us scaling this fast.
Yann is outspoken about the potential limitations of LLMs and which model architectures are most likely to bump AI research forward. Where do you stand?
LLMs are a big guessing game. That’s why you need a lot of compute. You take a neural network, feed it pretty much all the garbage from the internet, and try to teach it how people communicate with each other.
When you speak, your language is intelligent to me, but not because of the language. Language is a manifestation of whatever is in your brain. My reasoning happens in some sort of abstract space that I decode into language. I feel like people are trying to reverse engineer intelligence by mimicking intelligence.
Imagine going to a lecture and the professor showing you some elementary mathematics, then instead of trying to understand the concept—like how to multiply—you watch the professor's language [to learn which word follows the previous word.]
Why not focus on AI that is language-independent, that’s not a guessing game?

How does an EBM handle tasks differently than an LLM?

An energy-based model is able to self-correct.
The best analogy would be climbing Everest. There are a lot of different paths, and every season the paths might differ because of the weather. You have to evaluate in real time how much traffic there will be, how much oxygen you have.
If you’re an LLM climber, you don’t see the whole map. You fix in one direction at a time and keep going. If there’s a hole, you’re going to jump and die. LLMs are not allowed to deviate until they complete a task.
The EBM is a true reasoning model. When you go to the mountain, you need a combination of the data from your experience and what you learn in real time. You’re able to see in multiple directions, choose one, and if you encounter a hole, try another way. The task is always in the back of your mind.

If not language, what types of data make up the training dataset for an EBM?

It can be anything.
Our model is very small, below 200 million parameters, which allows us to train it really fast. We are not trying to make one model for everything—one brain for all. We make a smaller model for each individual business. The data will be different for each client.
The training is quite different from a traditional LLM. We give it partial data, called sparse data. The model is able to extract the full data from the sparse data. Imagine I show you how to draw a cat and you can extrapolate how to draw a dog. We see this kind of extrapolation.

How might a business deploy an EBM?

I'm especially interested in the energy sector. In real time, you have to process a lot of variables and distribute energy accordingly. Right now, it just dumps a chunk of energy, some of which is used and some of which is not. People manage it, but we can automate it.
We are also interested in pharmacology—drug discovery, cancer, and so on. All of this requires complicated data processing. We’re also talking to one of the largest chip manufacturers, and one of the largest data centers.

Do you expect Logical Intelligence to complement or compete with AMI Labs, Yann’s Paris-based startup, which is also developing an alternative model architecture?

Our company is focused on building the brain. AMI is focused on world models, where you put AI in real-world scenarios and use data to navigate the world and make predictions. I’ll let them speak for themselves, but we are committed to working together.

You’ve opted not to open-source your model, Kona. Why is that?

We’ll consider making something open source eventually. But I feel very responsible for what I’m creating, and want to make sure I understand it well enough before I put it out there in the world.
This is a real step towards AGI. You want to ask yourself how safe it is, what are the possibilities, and where are the boundaries. I just want to be a responsible parent.

The term AGI has become pretty loaded; I’m sure you don’t use it lightly. Can you expand on why you think EBMs represent a route to AGI?

I see AGI as an ecosystem of compatible AI models that serve the world and people in the most productive, safest way. That requires the ability to self-align, self-assess, plan. It also means there is no room for hallucination.
There are different stages to the AGI evolution. We are somewhere in the very baby steps.

You’re looking for funding at the moment. How will you put that money to use?

Everything needs to be scaled up. This model needs to be scaled. We want to try different use cases, but that requires different teams to work with different partners.
I also feel that part of my job is to educate people that there are different forms of AI. It doesn’t have to be text-based AI. People say, “Oh, we’re in an AI bubble.” But we’re not. We’re in an LLM bubble.

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February 1, 11:40 AM
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Les Français désormais moins riches que la moyenne européenne

En 2024, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France a été inférieur à la moyenne des pays de l'Union européenne. Dit de façon directe et non technique : en moyenne, un Français est aujourd'hui moins riche qu'un Européen. Nous sommes passés dans la deuxième partie du classement.

Est-ce conjoncturel ou s'agit-il d'une tendance de fond ? Deux indices permettent de répondre à la question. D'abord, même si les chiffres sont à ce stade provisoires, c'est la troisième année consécutive que le PIB par habitant français passe en dessous de la moyenne européenne, après une érosion continue de son avance.

Ensuite, quand on regarde les séries longues (en prix constants pour neutraliser les différences d'inflation, et en parité de pouvoir d'achat), deux phénomènes apparaissent clairement. D'une part, les pays qui avaient auparavant le même niveau de vie que nous, sont désormais devant. Par exemple, nous avions le même niveau de vie que les Allemands (RFA) en 1975, mais il est devenu inférieur de 6 % en 2000 (malgré la réunification) et de 11 % en 2024. De même, les Danois vivaient déjà mieux que nous en 1975 (13 %), mais ils ont accru leur avance en 2000 (19 %) et en 2024 (23 %).
D'autre part, les pays qui étaient derrière nous en termes de niveau de vie nous ont rattrapés. Par exemple, le Royaume-Uni avait un PIB par habitant inférieur de 12 % à celui de la France en 1975. L'écart a été divisé par deux en vingt-cinq ans (6 % en 2000) et n'existe plus aujourd'hui, malgré le Brexit. Moins spectaculaire, mais toujours dans le même sens, la comparaison avec les Espagnols : 20 % d'écart en 1975, 18 % en 2000, 16 % aujourd'hui. Plus logiquement, certains pays d'Europe centrale comme la Pologne font une vraie remontada : 60 % d'écart de niveau de vie en 2000, mais seulement 20 % en 2024. A ce rythme-là, un Français et un Polonais auront le même niveau de vie à la fin du prochain quinquennat.

On travaille moins
Les causes de ce lent, constant et pénible déclassement national sont bien identifiées : nous sommes devenus moins bien formés et moins compétents que 25 autres pays de l'OCDE (13e place dans le classement PISA de 1999, mais 26e dans celui de 2024 et 26e également dans le classement PIAAC pour les actifs), nous sommes le peuple d'Europe qui travaille le moins pendant la vie (et non pendant l'année, contrairement à un préjugé rabâché) et nous ne compensons plus ce moindre travail par une meilleure productivité (7e productivité horaire en 2000, 14e aujourd'hui).

Les budgets 2026 (Etat et Sécurité sociale) vont nous enfoncer un peu plus dans la vase : baisse de l'investissement dans les compétences (suppression de postes dans l'enseignement, diminution du soutien à la formation des jeunes en apprentissage), réduction du temps de travail pendant la vie (annulation partielle de la réforme des retraites), diminution de l'investissement dans les industries du futur qui feront la productivité de demain (amputation de France 2030).
On dira cette analyse exagérément défaitiste. Mais comme en 1940, le défaitisme consiste au contraire à penser que les Français, face à une adversité exceptionnelle, ne sont pas prêts à se battre. Et pourtant, qui a envie, en France, que ses enfants vivent moins bien que soi ? Qui a envie de confier sa sécurité militaire et numérique aux Etats-Unis et sa prospérité matérielle à la Chine ? Politiques, experts, journalistes, citoyens qui ne se résignent pas au fossé ne doivent rien lâcher sur la vérité et faire le pari du peuple, comme dans tous les moments décisifs : si nous voulons renouer avec le progrès et préserver notre liberté, nous devons faire un effort historique d'éducation, d'investissement et de travail, soit le contraire de ce que nous faisons depuis cinquante ans.

Antoine Foucher est essayiste et président de Quintet Conseil.

Antoine Foucher

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February 1, 11:34 AM
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Le défi de l'attention : un enjeu clé pour les leaders d'aujourd'hui

Après avoir focalisé le monde entier sur le Groenland, le président américain a changé de sujet.
Mais chacun suit ses débordements verbaux qui induisent d'innombrables heures de commentaires et de conversations pour tomber dans l'oubli à l'épisode suivant. Trump maîtrise parfaitement l'un des principaux enjeu de notre temps : l'attention.
Capacité à se concentrer pour réfléchir à un sujet ou le rédiger, capacité à écouter les autres lors d'une réunion, à se concentrer sur les sujets prioritaires plutôt que sur le flux d'informations entrantes… L'enjeu de l'attention est omniprésent dans l'entreprise, où son déficit prospère.
Nos ordinateurs et nos téléphones n'ont de cesse de nous signaler de nouveaux messages ou informations. Les sollicitations sont permanentes. Pis, lorsque le rythme diminue, chacun est tenté de «scroller » pour en chercher de nouvelles.

Déficit structurel d'attention
Cette question de l'attention devient centrale pour les leaders. D'abord parce qu'elle les concerne au premier chef. Comment gérer sa propre concentration afin de décider au mieux sans se laisser téléguider ? Que faire quand l'attention diminue ? Comment gérer ce bien précieux sursollicité de toutes parts ?
Quel degré d'attention accorder aux autres ? Comment bien percevoir les salariés pour mieux les comprendre, les engager et les aider à se développer ? Un dirigeant en interaction avec différentes parties prenantes, qui s'appuie sur elles, ne peut pas se contenter de juste « les utiliser ».
Sans compter que pour atteindre ses objectifs, il lui faut produire un certain effet sur les individus qui lui font face. Et comprendre que l'effet qu'il produit interroge et qu'il lui faut, en conséquence, s'ajuster en permanence.
Qu'il s'agisse d'appréhender le monde, d'en comprendre les évolutions ou de capter des signaux faibles, il lui faut prêter suffisamment attention à tout, et au bon moment. Jusqu'à, lui-même, se faire capteur d'attention.
En effet, à chacune de ses interventions (réunions, séminaires, etc.) ou pour organiser les temps de travail de telle façon que chacun reste mobilisé et engagé, le leader sait qu'il doit tenir compte d'un potentiel déficit structurel d'attention de ses équipes.

Toute son efficacité réside dans la façon dont, d'une part, il sait se focaliser sur l'essentiel. Et, d'autre part, capter l'attention de son entourage. Impossible, pour lui, de faire l'impasse sur ce sujet de premier plan.

Eric Abert

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