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Réchauffement climatique : l'analyse de Corinne Lepage

Réchauffement climatique : l'analyse de Corinne Lepage | Home | Scoop.it
L'avocate et ancienne ministre, Corinne Lepage pose un regard plein d'espoir face au réchauffement climatique et à la responsabilisation de chacun. 

Le rapport du Giec, paru le 8 octobre, n’est pas une surprise. À un élément près. Contrairement à l’avis de beaucoup, les 1,5°C sont encore atteignables. À une condition : que 2020 soit l’année du pic d’émissions de gaz à effet de serre, année à partir de laquelle les émissions décroîtront pour parvenir à une neutralité carbone en 2050

Les mesures à prendre

Les mesures à prendre pour atteindre 1,5°C ou 2°C sont globalement les mêmes. Ce qui diffère profondément, c’est la date à laquelle ces mesures seront prises et surtout les effets qu’une augmentation moyenne des températures de 1,5 ou 2°C aura sur l’Humanité, les êtres vivants et les ressources planétaires.

Ne pas agir dans les deux ans nous conduirait immanquablement à une hausse minimum de 2°C, et encore, à la condition que le pic des émissions de gaz à effet de serre ait lieu en 2030. Notre génération a la responsabilité de choisir entre l’effondrement (les tenants du collapsus sont de plus en plus nombreux) ou le sursaut. L’égoïsme des États, à commencer par celui manifesté par Donald Trump à la tête des États-Unis, ne facilite rien.

 

Pourtant, le rapport récent de la Commission mondiale sur l’économie et le climat de l’ONU propose une mutation sans précédent permettant d’atteindre 2°C. Les solutions existent, et de nombreuses entités non-étatiques sont entrées dans l’action : les mégalopoles du C40, les 800 régions du monde intégrées au R20, des entreprises convaincues de leur rôle dans une mutation rapide (à l’instar du Mouvement des Entrepreneurs de la Nouvelle Économie) et de nombreux organismes de toute nature à leur propre niveau. La société civile est en mouvement et l’inéluctable processus pour une justice climatique, qui se traduit aujourd’hui par plus de 1 200 procès dans le monde pour contraindre les États à agir, est une force considérable.

Restent tous ceux qui participent à l’économie de l’ancien monde, qui ne veulent renoncer à rien et comptent tirer profit de tout ce qu’ils peuvent, le plus longtemps possible. Et puis bien sûr, les États qui, certes, signent des conventions et des traités mais les oublient dès qu’il s’agit de politique intérieure.

 

Pour une pérennité de l'espèce humaine

Malheureusement, notre pays n’échappe pas cette règle. Nous avons une responsabilité collective d’enclencher les transformations de nos champs de compétences et de moyens. Dans cet objectif, la Déclaration universelle des droits et des devoirs de l’Humanité, seul texte signé aujourd’hui par toutes les composantes de l’humanité – citoyens, villes, régions, barreaux, universités, entreprises, ONG et un État -, donne une base commune et simple des droits et des devoirs qui sont les nôtres si nous souhaitons assurer la pérennité de l’espèce humaine.

 
Midi libre

 

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Voici à quoi ressemblerait le monde si la glace continentale venait à fondre

Voici à quoi ressemblerait le monde si la glace continentale venait à fondre | Home | Scoop.it

La combustion d'énergies fossiles favorise le réchauffement climatique et pourrait conduire à la fonte de la glace polaire ainsi que celle des sommets des montagnes, un scénario qui conduirait à une hausse du niveau de la mer de plus de 65 mètres.

 

Ces cartes montrent le monde tel qu’il est aujourd’hui, à une différence près : toute la glace continentale a fondu et s’est déversée dans la mer, élevant son niveau de plus de 65 mètres et formant de nouveaux littoraux pour nos continents et les mers intérieures.

Il y a plus de deux millions de mètres cubes de glace sur Terre, et certains scientifiques affirment qu’il faudrait plus de 5 000 ans pour qu’elle fonde dans son intégralité. Si nous continuons produire du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, il y a de fortes chances que nous créions une planète dépourvue de glace, avec une température moyenne avoisinant les 26°C au lieu des 14°C actuels.

 

EUROPE

Londres ? Plus qu’un souvenir. Venise ? Reconquise par la mer Adriatique. D’ici des milliers d’années, dans ce scénario catastrophique, les Pays-Bas auront depuis longtemps capitulé face à l’invasion de la mer, et la majeure partie du Danemark aura également disparu. Entre-temps, les eaux grandissantes de la Méditerranée décupleront le niveau de la mer Noire et de la mer Caspienne.

 

 

AMÉRIQUE DU NORD

Toute la façade atlantique disparaîtrait, de même que la Floride et la côte américaine du golfe. En Californie, les collines de San Francisco deviendraient un archipel et la Vallée Centrale une baie géante. Le golfe de Californie s’étendrait jusqu’au nord, au-delà de la latitude de l'actuelle San Diego – la ville n'existerait plus.  

 

AMÉRIQUE DU SUD

Le Bassin amazonien au nord ainsi que le bassin du Río Paraguay au sud deviendraient des criques de l’Atlantique, rayant Buenos Aires, le littoral uruguayen ainsi qu’une grande partie du Paraguay de la carte. Certaines zones montagneuses subsisteraient le long de la côte de Caraïbes et en Amérique centrale.

 

AFRIQUE

Comparée aux autres continents, l’Afrique ne perdrait pas autant de terres au profit des eaux montantes des océans, mais la hausse des températures pourrait rendre une grande partie de son territoire inhabitable. En Égypte, les villes d’Alexandrie et Le Caire seront submergées par une mer Méditerranée intrusive.

 

ASIE

La Chine, désormais peuplée de 600 millions d'habitants, sera inondée, tout comme le Bangladesh et ses 160 millions d’habitants, ainsi qu’une grande partie des régions côtières de l’Inde. L’inondation du delta du Mékong ferait de la Chaîne des Cardamomes du Cambodge une zone isolée, tel un pays insulaire.

 

AUSTRALIE

Essentiellement désertique, le continent s’enrichirait d’une nouvelle mer intérieure, bien qu’il se verrait dépossédé d’une grande partie de sa bande côtière où vivent actuellement quatre Australiens sur cinq.

 

ANTARCTIQUE

Ouest Antarctique : la calotte glaciaire de l’Antarctique oriental est si vaste – elle compte quatre cinquièmes de la toute la glace terrestre – que sa fonte semble inconcevable. Elle a survécu intacte à des périodes de chaleurs antérieurs. Récemment, elle semble s’être quelque peu densifiée – en raison du réchauffement climatique. L’atmosphère plus chaude contient davantage de vapeur d’eau et celle-ci retombe sous forme de neige sur l’Antarctique oriental. Pourtant, il est peu probable que ce mastodonte survive au retour d’un climat d’Éocène.

 

Est Antarctique : Comme la calotte glaciaire du Groenland, l’Antarctique occidental était vraisemblablement beaucoup plus petit lors des périodes de chaleur antérieures. Il s’agit d’une région fragile du fait qu’une grande partie du continent repose sur un substrat rocheux situé sous le niveau de la mer. Le réchauffement de l’océan fait fondre la glace flottante par en-dessous, entraînant un affaissement de cette dernière. Depuis 1992, l’Antarctique occidental a enregistré, en moyenne, une perte nette de 65 millions de tonnes métriques de glace par an.

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Des chercheurs du monde entier listent des solutions qu'offre l'océan contre le changement climatique

Des chercheurs du monde entier listent des solutions qu'offre l'océan contre le changement climatique | Home | Scoop.it

Une quinzaine de chercheurs, notamment du CNRS et de Sorbonne Université, publient une étude qui évalue le potentiel de treize solutions apportées par l'océan pour lutter contre le changement climatique.

En absorbant une grande quantité de dioxyde de carbone et de chaleur, les océans jouent un rôle primordial dans la régulation du réchauffement climatique.

Pourtant, la pollution issue des terres, la surpêche et bon nombre d'activités humaines installées sur les côtes endommagent considérablement le monde marin. Aujourd'hui, réfléchir à mieux protéger les océans permettrait de protéger la biodiversité toute entière. Les zones maritimes sont donc un véritable levier pour la cause écologique, estime la communauté scientifique internationale.

 

VOIR AUSSI : La meilleure solution contre le réchauffement climatique, c’est de faire moins d’enfants

 

Dans une vaste étude diffusée ce jeudi 4 octobre, les chercheurs de la "Ocean Solutions Initiative" proposent une synthèse inédite des solutions qu'offre l'océan afin d'atténuer le changement climatique. Au total, ce sont treize mesures qui ont été sélectionnées pour leur impact sur le dérèglement des températures.

Ces mesures couvrent quatre champs d'action :
• La réduction des causes du changement climatique grâce au développement des énergies marines renouvelables ou encore à la restauration et conservation des végétaux captant et stockant du carbone ;
• La protection des écosystèmes grâce à la création d'aires marines protégées, la réduction de la pollution ou encore la fin de la surexploitation des ressources ;
• La protection de l'océan contre le rayonnement solaire en modifiant le pouvoir réfléchissant des nuages ou de l'océan ;
• L'intervention directe sur les capacités d'adaptation biologique et écologique des espèces, par exemple en relocalisant des espèces.

Selon les scientifiques, ces différentes pistes – qui ne se mettent pas toutes en place avec le même degré de simplicité – gagneraient à être discutées par les gouvernements et la société civile.

 

Texte par Émilie LAYSTARY                                        

Jacques Le Bris's insight:

Ladite étude :

 

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmars.2018.00337/full

 

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Le lac d’Annecy se vide de manière alarmante

Le lac d’Annecy se vide de manière alarmante | Home | Scoop.it
Températures caniculaires et absence de pluies abondantes : un cocktail détonnant pour le lac d’Annecy. Il est en train de s’assécher assez sérieusement. Les amateurs de baignade doivent marcher plusieurs centaines de mètres pour avoir les cuisses mouillées. Les bateaux, eux, restent à quai faute de tirant d’eau suffisant. Les élus en appellent à l’État.

En Haute-Savoie, le lac d’Annecy (27,59 km² de superficie et 82 m de profondeur) s’assèche dangereusement. Depuis environ un mois, son niveau d’eau n’en finit pas de baisser. Selon les dernières mesures effectuées ce lundi, il a même perdu 53 cm par rapport à sa cote légale de 80 cm. Et la situation devrait encore empirer ces prochains jours, faute de précipitations importantes à l’horizon. Une nouvelle chute importante de la quantité d’eau (10 cm supplémentaires ?) est donc fortement prévisible.

 

Conséquence directe de cette situation exceptionnelle : en certains endroits du lac, il n’y a plus du tout d’eau au bord. Une plage sablonneuse a littéralement poussé. Il faut donc s’éloigner de plusieurs dizaines de mètres pour avoir, enfin, les chevilles mouillées. Et il faut atteindre les 200 à 300 m du rivage pour, enfin, avoir de l’eau à mi-cuisse. Du jamais vu !

Premières victimes de cet assèchement historique : les loueurs de bateaux. Plusieurs se retrouvent au chômage technique ou quasiment. « Chez nous, 70 embarcations ne peuvent plus naviguer faute de tirant d’eau suffisant, explique le loueur Nautilac. Pour les hors-bords sans permis, nous les poussons, moteur relevé, jusqu’à 200 ou 300 m du rivage. Et nous n’autorisons que deux personnes à monter dessus, de manière à alléger le poids. Sinon, c’est l’ensablement ! »

 

Les croisiéristes touchés

 

Un autre professionnel, Trinquet Nautique, a été contraint d’arrêter la location des bateaux avec permis dès la fin du mois août. Il vient de prendre la même décision pour toutes les embarcations sans permis. « Notre saison touristique est fichue. C’est pire que lors de la canicule de 2003, parce que la situation dure beaucoup plus longtemps cette année. »

Même conséquence pour les navires de croisière. « Le niveau du lac est vraiment critique depuis quinze jours, mais nous sommes impactés depuis trois semaines, explique l’une des responsables de la Compagnie des bateaux du lac d’Annecy. Ce matin, nous avons décidé de réduire le nombre de nos croisières. La capacité des bateaux est également passée de 198 à 120 passagers, afin d’alléger un peu le poids et d’avoir un tirant d’eau suffisant. Cette situation n’a pas d’impact sur l’emploi de nos marins, mais cette arrière-saison est perturbée. »

 

« Le réchauffement, c’est maintenant »

 

C’est évidemment le très beau temps, les températures caniculaires de ces dernières semaines et le manque criant de pluie qui sont à l’origine de cet assèchement historique.

« On croit que le réchauffement climatique c’est pour 2050. Or c’est maintenant ! On le subit et on n’est pas du tout adapté. C’est la 5e alerte  et la plus forte  depuis 2003, explique Thierry Billet, vice-président climat-air-énergie du Grand Annecy. Le lac est très sensible au réchauffement, puisque seules deux petites rivières l’alimentent. Les jours de fortes chaleurs, nous perdons entre 1 et 2 cm d’eau par jour en raison de l’évaporation. »

Pour tenter de prévenir ces épisodes d’assèchement du lac, appelés à se multiplier durant la saison estivale, l’idée de Thierry Billet est de faire fluctuer les niveaux de l’eau au gré des saisons. De manière à constituer des stocks en hiver et au printemps en prévision des fortes températures d’été. « Mais pour cela, il nous faudrait une autorisation de l’État. Une cote stable de 80 cm toute l’année nous est, en effet, imposée depuis la fin du XIXe siècle. »

Pour parvenir à cette cote permanente, les agents du syndicat du lac d’Annecy jouent, alors, régulièrement avec les vannes alimentant le canal voisin du Thiou. Une manière de faire jugée archaïque et inadaptée aujourd’hui par les élus, et plus du tout en phase avec l’évolution du climat. « À l’État de prendre conscience que le réchauffement climatique c’est déjà maintenant ! »

 

Par Yves-Marie ROBIN

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Libérons l'investissement vert !

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Au nom de la sauvegarde du bien commun, nous demandons au gouvernement de lancer d’urgence un grand programme d’investissement public en faveur de la transition écologique et bas carbone, dont le montant serait isolé du déficit budgétaire.

L’été 2018, avec ses canicules, ses incendies dévastateurs, ses inondations, nous a encore rappelé combien la lutte pour conserver la biodiversité, respecter les limites planétaires et atténuer le changement climatique et ses impacts est vitale afin d’éviter une catastrophe écologique globale.

C’est aussi une lutte pour le mieux-être de tous. Nous affranchir des pesticides et d’autres polluants, du charbon, du pétrole, du gaz fossile… est impératif si nous voulons préserver notre santé, notre économie, la capacité d’agir des futures générations et construire une société résiliente. 

 
 

Les dépenses que nous affectons à nos importations d’hydrocarbures, de produits chimiques ou d’autres matières premières non renouvelables doivent aller aux emplois locaux – notamment en développant les économies d’énergies et de matières, les énergies renouvelables et une agriculture durable. Et cela au profit des territoires, sans lesquels la transition écologique ne se fera pas. Or, les émissions de gaz à effet de serre ont crû en France de 3 % en 2017, alors que le respect de l’accord de Paris imposerait qu’elles décroissent de 5 % par an. Il faut donc changer d’échelle et mobiliser des moyens nouveaux.

Cette lutte pour un développement vert et riche en emplois requiert de mettre en mouvement de nombreux leviers. Certes, il faut une régulation et une fiscalité qui donnent les bons signaux ; certes, il faut cesser d’allouer des capitaux à des actifs non durables ; mais il est fondamental d’accroître l’investissement, dans les infrastructures physiques comme dans les compétences. C’est indispensable pour réussir cette transition écologique et l’accompagner sur le plan social.

Il est urgent de mettre en place un grand programme d’investissement vert et d’isoler les fonds publics affectés à ce programme du déficit budgétaire

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Pour la France, les investissements publics et privés nécessaires à l’atteinte de ces objectifs climatiques ont été estimés par le think tank I4CE entre 45 et 75 milliards d’euros par an (entre 2 % et 3 % du PIB). Or, aujourd’hui, nous ne dépensons que 31 milliards d’euros répartis à parts égales entre ménages, entreprises et acteurs publics : le compte n’y est pas. 

 

Pour boucler l’équation du financement de la transition bas carbone, il est nécessaire de mobiliser l’épargne des ménages et des entreprises. Celle-ci ne manque pas et les ménages cherchent un sens à leur épargne. Or, cette mobilisation ne pourra être optimisée sans un surcroît d’investissement public.

Rappelons que l’un des principaux postes à financer pour réussir cette transition est la rénovation des logements. Sans aides publiques, les ménages ne s’engageront pas dans des travaux lourds dont le temps de retour est très long.

On ne fera pas plus (d’écologie) avec moins (de moyens). C’est pourquoi il est urgent de mettre en place un grand programme d’investissement vert. ll est par ailleurs nécessaire, dans le contexte actuel de forte contrainte budgétaire, d’isoler les fonds publics affectés à ce programme du déficit budgétaire, comme le ferait toute entreprise privée qui ne confond pas ses investissements avec ses dépenses de fonctionnement.

La France doit prendre cette mesure immédiatement. Rien ne le lui interdit vraiment. Et rien ne l’empêche, avec les autres Etats membres convaincus, d’engager dès à présent des négociations pour libérer l’investissement vert au niveau de l’Union européenne.

 

Vous pouvez signer cet appel en cliquant ici.

 

Ont déjà signé cet appel (par ordre alphabétique) :

Franck Aggeri, professeur à Mines ParisTech ; Michel Aglietta, professeur émérite de sciences économiques à l’université Paris-Ouest et conseiller scientifique au Cepii et à France stratégie ; Emilie Alberola, économiste CEDD (Conseil économique pour le développement durable) ; Claude Alphandéry, président d’honneur du labo de l’ESS et de France Active ; Martin Anota, professeur de sciences économiques et sociales ; Isabelle Autissier, navigatrice, présidente de WWF France ; Michel Badré, ancien président de l’Autorité environnementale ; Jean-Louis Bal, président du SER et ancien directeur énergies renouvelables de l’Ademe ; Jean-Louis Bancel, président du Crédit Coopératif ; Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, ancienne ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie ; David Belliard, conseiller de Paris (EELV) ; Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT ; Nicolas Berghmans, chercheur à l’Iddri ; Luc Bérille, secrétaire général de l’Unsa ; Françoise Bernon, déléguée générale du Labo de l’ESS ; Jean-Paul Besset, ancien député européen ; Sophie Binet, cosecrétaire générale de la CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT) ; Olivier Blond, président de Respire ; Jean-Joseph Boillot, économiste, conseiller du club du Cepii ; Jean-Pierre Bompard, vice-président d’Humanité et Biodiversité ; Dominique Bourg, professeur à l’Institut de géographie et durabilité (IGD, université de Lausanne) ; Sandrine Buresi, coprésidente du CLER-Réseau pour la transition énergétique ; Alain Caillé, sociologue, directeur de La revue du Mauss, animateur du mouvement Les convivialistes ; Pascal Canfin, directeur général de WWF France, ancien ministre délégué au Développement ; Pascal Charriau, entrepreneur ; Madeleine Charru, agroéconomiste et personnalité associée au Cése ; Christian Chavagneux, éditorialiste (Alternatives Economiques) ; André Cicolella, toxicologue, chercheur en santé environnementale ; Denis Clerc, fondateur d’Alternatives Economiques ; Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen vert ; Gabriel Colletis, président du Manifeste pour l’industrie ; Michel Colombier, directeur scientifique de l’Iddri ; David Cormand, secrétaire national d’Europe écologie-Les Verts (EELV) ; Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Thomas Coutrot, économiste ; Christian Couturier, président de l’association NégaWatt ; Patrick Criqui, directeur de recherche émérite au CNRS ; Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique ; Franck Dedieu, professeur à l’IPAG ; Michel Derdevet, professeur au Collège d’Europe de Bruges-IEP Paris ; Philippe Desfossés, directeur d’un fonds de pension ; François Desriaux, rédacteur en chef de Santé & Travail ; Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation Abbé Pierre ; Danyel Dubreuil, coordinateur de l’initiative Rénovons ! ; Michel Dubromel, président de France Nature Environnement ; Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France ; Pascal Durand, député européen écologiste ; Guillaume Duval, éditorialiste (Alternatives Economiques) ; Christian Eckert, ancien ministre du Budget ; François Euvé, rédacteur en chef de la revue Etudes ; Olivier Faure, premier secrétaire du PS ; Philippe Frémeaux, éditorialiste (Alternatives Economiques) ; Jean Gadrey, professeur honoraire d’économie à l’université de Lille ; Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce ; Laurent Georges, administrateur territorial, directeur général d’un syndicat d’énergie ; François Gibert, fondateur d’Eklor, vice-président d’Enerplan 2015/2017 ; Gaël Giraud, directeur de recherches au CNRS, chef économiste de l’AFD ; Pierre-Noël Giraud, économiste, Cerna, Mines ParisTech ; Christine Gochard, directrice générale de Gaz Electricité de Grenoble ; Arnaud Gossement, avocat en droit de l’environnement ; Jean-Yves Grandidier, président du groupe Valorem ; Alain Grandjean, économiste, membre du conseil scientifique de la Fondation pour la nature et l’homme ; Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU ; Dominique Gros, maire (PS) de Metz ; Géraud Guibert, président de La Fabrique écologique ; Antoine Guillou, coordinateur du pôle énergie et climat de Terra nova ; Céline Guivarch, directrice de recherche au Cired, Ecole des Ponts ; Benoît Hamon, fondateur de Génération.s, ancien ministre de l’Education nationale ; Claude Henry, professeur, à Sciences-Po Paris et université de Columbia ; Eric Heyer, économiste ; François Hommeril, président confédéral de la CFE-CGC ; Jean-Charles Hourcade, Directeur de Recherches Emérite, Cired-Cnrs ; Michel Husson, économiste (IRES), membre du conseil scientifique d’Attac ; Christian Huygue, directeur scientifique agriculture à l’Inra ; Emery Jacquillat, président de la Camif ; Yannick Jadot, député européen écologiste ; Florence Jany-Catrice, professeure d’économie à l’université Lille1 ; Jean Jouzel, climatologue ; Wojtek Kalinowski, co-directeur de l’institut Veblen ; Marie-José Kotlicki, cosecrétaire générale de la CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT) ; Aurore Lalucq, codirectrice de l’Institut Veblen ; Marie-Laure Lamy, coprésidente du CLER-Réseau pour la transition énergétique ; Valéry Laramée de Tannenberg, rédacteur en chef du Journal de l’environnement ; Pierre Larrouturou, ingénieur agronome, porte-parole du collectif pour un Pacte européen Climat et Emploi ; Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre de l’Environnement ; Benoît Leguet, économiste ; Hélène Le Teno, consultante spécialiste de la transition écologiste ; Hervé Le Treut, climatologue ; Philippe Louis, président de la CFTC ; Gérard Magnin, président de Jurascic, fondateur d’Energy Cities et ex-administrateur d’EDF ; Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ; Mireille Martini, économiste, membre du comité des experts du Shift Project ; Jean-Patrick Masson, président de la plate-forme Energie climat des associations nationales de collectivités, adjoint au maire de Dijon ; Dominique Méda, professeure d’université à Paris-Dauphine-PSL ; Jean-François Naton, représentant de la CGT au Cése ; Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire (LREM) ; Cécile Ostria, directrice générale de la Fondation pour la nature et l’homme ; Bertrand Pancher, député de la Meuse (UDI) ; Jacques Pasquier, représentant de la Confédération paysanne au Cése ; Pascal Pavageau, secrétaire général de la CGT-Force Ouvrière ; Bénédicte Peyrol, députée de l’Allier (LREM) ; Cédric Philibert, économiste de l’énergie ; Thomas Piketty, économiste ; Eric Piolle, maire de Grenoble (EELV) ; Barbara Pompili, députée de la Somme (LREM) ; Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle (PS) ; Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme ; Gilles Raveaud, maître de conférences en économie ; Jean-Denis Renard, journaliste ; Cécile Renouard, directrice du programme Codev, Essec Business School et cofondatrice du Campus de la transition ; Jean Revereault, vice-président Environnement à l’agglomération d’Angoulême ; Philippe Rio, maire (PCF) de Grigny, vice-président de Grand Paris Sud en charge de la transition écologique ; Barbara Romagnan, membre de Génération.s ; François Ruffin, député de la Somme (LFI) ; Jérôme Saddier, vice président délégué du Crédit Coopératif ;Thierry Salomon, énergéticien, vice-président de l’association NégaWatt ; Aurélien Saussay, économiste ; Olivier de Schutter, profeseur à l’UCLouvain, membre du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU ; Laurence Scialom, professeure des universités en sciences économiques ; Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS ; Emmanuel Soulias, directeur général d’Enercoop ; Marc Stenger, président de Pax Christi ; Frédéric Tiberghien, président de Finansol ; Xavier Timbeau, économiste ; Julien Touati, partner Meridiam, enseignant en régulation de l’énergie à Sciences-Po Paris ; Marie Toussaint, présidente de Notre affaire à tous ; Laurence Tubiana, professeure à Sciences-Po.; Boris Vallaud, député des Landes (PS) ; Jean-Pascal Van Ypersele, professeur de climatologie à l’UCLouvain, Académie royale de Belgique ; Patrick Viveret, philosophe, magistrat honoraire à la Cour des Comptes ; Serge Volkoff, statisticien et ergonome ; Dominique Voynet, ancienne ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement ; Philippe Zaouati, directeur général de Mirova. 

 

La tribune d’Alain Grandjean et de Gaël Giraud (22 août 2018) est à l’origine de cette lettre ouverte au gouvernement.

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L’agence sanitaire française recommande de surveiller treize nouveaux polluants dans l’air

L’agence sanitaire française recommande de surveiller treize nouveaux polluants dans l’air | Home | Scoop.it

Après les particules fines ou le dioxyde d’azote, qui n’ont désormais quasiment plus de secrets pour eux, les Français vont devoir se familiariser avec le 1,3-butadiène, et surtout s’en méfier. Contrairement aux deux premiers polluants, cette substance au nom barbare ne fait en effet pas l’objet d’une surveillance réglementée dans l’air et n’est pas soumise à des valeurs limites d’exposition.

Le 1,3-butadiène est pourtant classé cancérogène certain pour l’homme depuis 2012 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). « Il est particulièrement problématique car il attaque plusieurs sites de l’organisme : poumons, moelle osseuse, système lymphatique… », détaille Valérie Pernelet-Joly, cheffe de l’unité d’évaluation des risques liés à l’air à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

 

Issu d’une combustion incomplète, ce gaz très toxique est émis par des sources très diverses : fumée de cigarette, échappements des moteurs automobiles, chauffage ou encore par les activités industrielles spécialisées dans la fabrication du plastique et du caoutchouc.

« Suivi renforcé »

Plusieurs campagnes de mesures ponctuelles en France ont montré des dépassements fréquents de sa valeur toxique de référence (VTR). Aussi, dans un avis rendu jeudi 28 juin, l’Anses recommande-t-elle une « surveillance nationale » du 1,3-butadiène. Un premier pas vers son rajout à la liste des treize substances (comme les particules fines, le dioxyde d’azote, l’ozone, le plomb ou le dioxyde de soufre) aujourd’hui réglementées en France. C’est déjà le cas au Royaume-Uni et en Hongrie, deux pays où il existe des valeurs repères de concentration dans l’air.

« Ce sera désormais au gouvernement de porter cette position au niveau européen », explique Valérie Pernelet-Joly. La Commission européenne a en effet engagé il y a un an la révision de la directive de 2008 sur la surveillance de la qualité de l’air. Elle devrait aboutir fin 2019.

L’évolution des connaissances sur la toxicité des substances et de leurs émissions dans l’atmosphère révèle en effet que certains polluants pouvant avoir un impact potentiel sur la santé ne sont aujourd’hui pas pris en compte dans les normes de qualité de l’air.

C’est dans ce contexte que l’Anses avait été saisie par les ministères de l’écologie et de la santé afin de proposer une liste de nouveaux polluants prioritaires. Au total, l’Agence en a identifié treize. Outre la surveillance du 1,3-butadiène, le rapport préconise un « suivi renforcé » des particules ultrafines (PUF) et du carbone suie, « compte tenu de leurs enjeux potentiels en termes d’impacts sanitaires ».

Polluants « émergents »

A la différence des particules fines inférieures à 10 micromètres (µm) de diamètre (PM10) et inférieures à 2,5 µm (PM 2,5), les PUF (inférieures à 0,1 µm) ne sont pas réglementées. Ce sont pourtant les plus dangereuses car elles pénètrent dans le sang et peuvent atteindre le cerveau ou traverser le placenta des femmes enceintes et menacer le fœtus.

Emises par les moteurs diesel principalement ou par le chauffage résidentiel, les particules de carbone suie inquiètent aussi les experts de l’Anses. « [Il] a des effets très toxiques, alerte Valérie Pernelet-Joly. Il se comporte comme un aimant autour duquel vont s’accumuler les métaux et les HAP [hydrocarbures aromatiques polycycliques] qu’il va emmener jusqu’aux cellules pulmonaires. »

Contrairement au 1,3-butadiène, il n’existe pas de valeur toxique de référence pour les particules ultrafines et le carbone suie. « Mais il existe des signaux suffisamment importants dans la littérature scientifique pour qu’on les inscrive à la liste des substances réglementées », précise la cheffe de l’unité des risques liés à l’air de l’Anses.

Les dix autres polluants « émergents » jugés prioritaires sont, par ordre de « risque », le manganèse, le sulfure d’hydrogène, l’acrylonitrile, le 1,1,2-trichloroéthane, le cuivre, le trichloroéthylène, le vanadium, le cobalt, l’antimoine et le naphtalène.

Créer une banque nationale de données

Dans leur cas, le rapport de l’Agence souligne que des dépassements de VTR peuvent être observés dans des contextes particuliers (industriels notamment) et recommande de conduire des campagnes de mesures complémentaires afin d’étudier l’exposition des populations à proximité des sources d’émission.

A l’instar du 1,3-butadiène, le trichloroéthylène, l’acrylonitrile ou le sulfure d’hydrogène font déjà partie des polluants placés en tête de liste par l’Organisation mondiale de la santé pour une mise à jour de ses valeurs guides de l’air ambiant.

Pour établir cette liste de treize substances prioritaires, les experts de l’Anses ont passé au tamis 557 polluants selon deux critères : leur occurrence dans l’atmosphère et leur dangerosité intrinsèque. Pour l’ensemble de ces polluants actuellement non réglementés, l’agence préconise la création d’une banque nationale de données des mesures existantes.

Dans le cas particulier des pesticides, l’Anses vient de lancer une première campagne nationale de mesures dans l’air : près de 90 substances seront recherchées pendant un an parmi lesquelles les très toxiques chlordécone et glyphosate.

 

Par Stéphane Mandard

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Ecologie : pourquoi les lobbies gagnent-ils toujours à la fin ?

Ecologie : pourquoi les lobbies gagnent-ils toujours à la fin ? | Home | Scoop.it

Un agriculteur pulvérise des pesticides sur ses cultures à Bailleul, dans le nord de la France, en 2015.

 

Macronisme ne rime pas avec écologisme. La non interdiction du glyphosate illustre bien le recul du gouvernement face aux groupes de pression industriels. Il y a pourtant urgence à stopper cette puissante machine économique et financière qui réchauffe la planète.

 

Dans le match qui oppose les lobbies favorables à la poursuite de l’utilisation des produits phytosanitaires contenant du glyphosate à ceux qui veulent en interdire l’utilisation le plus rapidement possible, les premiers ont encore gagné : malgré l’engagement d’Emmanuel Macron en ce sens, la sortie du glyphosate en 2021 ne se sera pas gravée dans la loi Agriculture et alimentation. Ce n’est pas leur seule victoire : les propositions visant à interdire l’usage de drones pour épandre des pesticides, à créer des zones de protection autour des habitations, à rendre l’industrie des pesticides plus transparente, ou à créer un fonds d’indemnisation pour les victimes ont toutes été rejetées par les députés, à la demande du gouvernement.

 

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Herbicide le plus utilisé en France, jugé cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé, le glyphosate incarne à lui tout seul le poids que les lobbys industriels exercent sur les instances de régulation et de décision de nos pays «démocratiques». Beaucoup des instruments utilisés par les lobbies sont désormais bien documentés, comme la transmission d’amendements et d’argumentaires clefs en main à des députés peu soucieux de la qualité et de la sincérité du travail parlementaire ; l’utilisation des fameuses «portes tournantes» (revolving doors) qui permettent à des cadres du privé de revenir dans la haute administration publique et assurer aux lobbys une grande proximité avec les lieux de décisions ; le financement d’études présentées comme «scientifiques» visant à insinuer le doute dans le débat public sur les impacts du produit incriminé (glyphosate, tabac, etc.).

 

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Du cas du tabac aux Monsanto Papers, ces pratiques sont désormais bien connues. Un élément majeur, décisif même, est pourtant souvent éludé : la propension des décideurs politiques à accepter – et encourager – les capacités des lobbies à peser sur les décisions qu’ils sont amenés à prendre. Dénoncer le poids des lobbys revient à dire que notre processus démocratique est pollué par des agents pathogènes qu’il faudrait a minima encadrer et contrôler pour éviter les abus. Pointer le rôle des élus revient à caractériser la politique mise en œuvre et l’orientation idéologique qui la sous-tend, c’est-à-dire mettre à nu les objectifs et les intérêts poursuivis dans le processus de décision.

L’épisode du glyphosate n’est pas le premier où Emmanuel Macron et son gouvernement reculent face aux lobbies industriels : malgré la loi visant à interdire l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures en France, Total peut prolonger ses recherches de pétrole offshore au large de la Guyane et plusieurs exemptions ont été votées pour garantir les intérêts des industriels au-delà de 2040 ; le lobby nucléaire a obtenu de Nicolas Hulot qu’il saborde les objectifs de transition énergétique fixés par la loi de 2015 ; l’exécutif a entériné le Ceta, cet accord de commerce et d’investissement entre l’UE et le Canada, alors qu’il avait été jugé comme non climato-compatible par les experts nommés par Emmanuel Macron lui-même ; etc. Les exemples sont nombreux.

 

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Quand les équilibres de la planète sont prêts à rompre, quand le seuil de l’irréversible est sur le point d’être franchi, comme le reconnaît d’ailleurs Emmanuel Macron, et quand la première puissance de la planète plonge dans le déni climatique, on attend des chefs d’État et des élus des pays qui prétendent être à la pointe du combat écologique et climatique qu’ils prennent des décisions courageuses et visionnaires, quitte à perturber le jeu économique. On attend un véritable sursaut politique.

Ce n’est pas la voie que suivent Emmanuel Macron et sa majorité : dès que les enjeux deviennent sérieux, dès qu’il s’agit de prendre des décisions qui vont toucher à la puissance des lobbys, aux pouvoirs et droits acquis des multinationales ou aux règles qui organisent l’économie mondiale, Emmanuel Macron et son gouvernement tergiversent, reportent ou limitent leurs ambitions en se conformant aux exigences des acteurs économiques et financiers.

De son côté, Nicolas Hulot prétend «réconcilier économie et écologie». A l’analyse, cette approche revient, d’abord et avant tout, à confier encore plus de responsabilités aux entreprises privées et aux lobbys économiques pour résoudre les problèmes contemporains. Quitte à suspendre les réglementations environnementales pour desserrer «l’étau réglementaire» ou à faire de Michael Bloomberg, Bill Gates et Richard Branson, tous pris dans des révélations concernant des pratiques d’évasion fiscale qui grèvent les budgets publics, ceux qui vont financer la lutte contre les dérèglements climatiques.

Une telle stratégie n’est pas si étonnante à la vue des trajectoires d’Emmanuel Macron, de son gouvernement et de sa majorité : l’Assemblée nationale de 2017 est l’une des plus «pro-business» de l’histoire du pays. L’une des plus réticente à réguler et contrôler le business et l’une des plus encline à encourager les engagements volontaires du secteur privé : Benjamin Griveaux ne vient-il pas d’affirmer que la sortie du glyphosate devrait «se mener en partenariat avec les industriels» ? La majorité se comporte comme si la puissance publique pouvait progressivement se limiter à un cadrage discursif, et à inciter les secteurs économiques qui ont nourri l’effondrement en cours, et qui devraient être reconvertis d’urgence, à agir pour «nous sauver» de ce péril imminent.

Les multiples épisodes – européens et français – autour de l’interdiction du glyphosate, aussi graves soient-ils pour l’avenir de l’apiculture et des pollinisateurs, illustrent donc bien plus que le pouvoir exorbitant des lobbys sur les processus décisionnels de nos démocraties. Et bien plus que les renoncements de tel ou tel ministre. Ils montrent aux yeux du grand public que le désengagement public en matière de régulations contraignantes et le laisser-faire économique, et plus précisément ici, le «macronisme», ne peuvent pas être un «écologisme» : à toujours ajourner à demain ce qui devrait être fait aujourd’hui, à ne jamais prendre les précautions et les régulations qui s’imposent, le macronisme, si fondamentaliste dans son obsession de ne surtout pas perturber le jeu économique et les droits acquis des acteurs économiques, nous enferre dans une impasse que l’appel des 15 000 scientifiques publié en octobre 2017 nous enjoignait d’éviter.

Il est encore temps de changer de voie. Il est encore temps faire en sorte que les lobbies qui refusent toutes nouvelles régulations environnementales ne soient pas toujours ceux qui gagnent à la fin. Il est encore temps mais il se fait de plus en plus tard. Revoir de fond en comble les fondements idéologiques et les soubassements matériels de cette formidable machine économique et financière qui réchauffe la planète, détruit la biodiversité, fragilise les écosystèmes, aggrave les inégalités et nous rend malades, exige un engagement de tous les instants. Contre les lobbys. Pas avec eux. Il est encore temps. Un temps précieux qu’Emmanuel Macron et sa majorité gaspillent inutilement, aux côtés des lobbies industriels.

 

Maxime Combes Economiste

Maxime Combes est l’auteur de Sortons de l’âge des fossiles – Manifeste pour la transition, Seuil, octobre 2015.

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#MarcheDesCobayes Rejoignez-nous le 1er mai à Fos-sur-Mer, près de Marseille !

De nombreuses personnalités et organisations soutiennent notre marche des cobayes, qui démarre le 1er mai à Fos-sur-Mer, et traversera la France jusqu'au 30 juin. Venez nombreux pour la santé environnementale le 1er mai ! Vous aussi, soutenez la Marche des cobayes :

Pétition : https://bit.ly/2ITdDN1

Faire un don : https://www.helloasso.com/association...

Et suivez nous sur : http://marchedescobayes.org

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#MarcheDesCobayes

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L'Occitanie, première région en matière de couverture de la consommation par de l'électricité renouvelable

L'Occitanie, première région en matière de couverture de la consommation par de l'électricité renouvelable | Home | Scoop.it

A l’occasion de son bilan annuel ce jeudi 12 avril, RTE a souligné que 35,6% de la consommation électrique de la région a été couverte en 2017 par la production électrique renouvelable de la région. Une tendance positive pour atteindre le scénario Repos.

 

Avec ses 11.000 kilomètres de lignes aériennes et ses 379 kilomètres de lignes souterraines, RTE achemine l’électricité aux quatre coins de l’Occitanie. L’année 2017 se caractérise par trois tendances. Un : la consommation régionale d’électricité est stable à 35TWh comme l’an dernier, une tendance générale en France due notamment aux mesures d’efficacité énergétique. Deux : les parcs de production d’électricité éolienne et solaire se sont respectivement développés de 20% et 10% pour atteindre 1400 mégawatts et 1600 mégawatts permettant une hausse de production de 40%, un résultat positif mais en-deça des objectifs prévisionnistes. Trois : la production globale d’électricité est en baisse de 8% par rapport à 2016 à cause d’une baisse de l’hydraulique (15%) due aux conditions moyennes de pluies et d’enneigement et d’une baisse du nucléaire (10%) suite aux contraintes de maintenance sur la centrale de Golfech.

« Par rapport aux autres régions, l’Occitanie bénéficie d’une production très diversifiée, répartie sur l’ensemble du territoire », analyse Erik Pharabod, délégué RTE Sud-Ouest. La centrale de Golfech en Tarn-et-Garonne produit 53% du total ; l’hydraulique implanté dans les Hautes-Pyrénées et le Sud du Massif Central 28% ; l’éolien et le solaire se développent rapidement dans l’Aude, l’Hérault, l’Aveyron avec respectivement 9,3% et 6,2% de la production. Au global, précise l’expert, « les énergies renouvelables du territoire ont couvert 35,6% de la production, le taux le plus élevé de France ».

« Repos : un scénario ambitieux mais réaliste »

Si la dynamique d’évolution des parcs photovoltaïques et éolien installés est inférieure aux objectifs fixés par le SRCAE (Schéma Régional Climat-Air-Energie) pour 2020, Erik Pharabod rappelle que la région a lancé « un nouvel état de la programmation qui doit réactualiser ces objectifs. » RTE accompagne également la région dans l’élaboration de sa stratégie Repos « Région à énergie positive ».

Selon le responsable, « si l’on admet un foisonnement de nouvelles sources de productions d’énergies renouvelables, l’interconnexion du réseau avec nos voisins européens et leurs propres sources d’ENR, l’évolution des modes de consommation et le déploiement des solutions d’autoconsommation, le développement du stockage et enfin de possibles ruptures technologiques permettant la valorisation de l’électricité excédentaire en hydrogène ou en gaz, alors RTE admet que le scénario Repos est possible. »

RTE a réalisé 120 millions d’euros d’investissement dans la région en 2017 et prévoit près d’un milliard d’euros sur 2018-2022. Notamment pour adapter le réseau au développement des énergies renouvelables et à l’utilisation croissante de technologies numériques sur le réseau.

 

 

Aurélie de Varax

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Compteurs Linky : faut-il suspendre leur installation ? - 09/04/2018

Compteurs Linky : faut-il suspendre leur installation ? - 09/04/2018 | Home | Scoop.it

Progrès ou recul ? Le déploiement des nouveaux compteurs électriques Linky n'en finit plus de susciter de l'inquiétude chez une partie des Français et des associations environnementales ou de santé et de l'incompréhension chez le fournisseur d'énergie Enedis.

 

L'avocate et ex-ministre de l'Environnement Corinne Lepage demande officiellement la suspension du déploiement de Linky au nom du principe de précaution et la réalisation d'études scientifiques "évaluant les effets de ces compteurs sur la santé".

Faute de réaction de l'Etat d'ici deux mois, elle lancera un recours collectif contre l'Etat au tribunal administratif "au nom des maires et des citoyens opposés à Linky". Cette action collective d'intérêt général est lancée aujourd'hui par Corinne Lepage et plusieurs avocats dont le toulousain Christophe Lèguevaques via la plateforme MySmartcab.

#LINKY - Mobilisation des maires, des associations et des citoyens au nom du principe de précaution https://t.co/vOlo48UFrH

— christoleguevaques (@CLeguevaques31) 9 avril 2018

"Près de 3000 personnes refusent aujourd'hui le compteur Linky pour des raisons médicales, de protection des données privées mais aussi par crainte pour leur sécurité ou pour leur facture énergétique. C'est leur droit et ils n'ont pas besoin de se justifier pour ça" explique Me Lèguevaques. L'avocat toulousain fait ainsi appel au pouvoir de police sanitaire des maires. Une famille du Gers avait choisi cet automne de vivre sans électricité pour préserver leur fils épileptique des troubles supposés de Linky. Après un an de bataille, Enedis avait finalement accepté de retirer le boîtier Linky.

 

 

Du côté d'Enedis, on affirme que Linky ne présente aucun danger et que cette absence de danger a été démontrée à deux reprises par des rapports de l'Agence nationale de sécurité sanitaire. L'Anses estime en effet "faiblement probable que l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants engendre des effets sanitaires à court ou long terme". Enedis n'hésite d'ailleurs pas à rappeler que Linky émet 0,1 V/m contre 30 V/m pour une plaque à induction, 3,1 V/m pour un four micro-ondes ou 2,8 V/m pour une box wi-fi. Linky utilise en effet la technologie du courant porteurs en ligne (CPL) pour recevoir et transmettre des données au fournisseur d'énergie afin de remplacer les relevés réguliers de compteurs.

 

En attendant, Enedis, qui rappelle que l'installation du compteur Linky a un caractère obligatoire, continue à poser 30 000 compteurs Linky par jour chez les particuliers.

 

CYRIL BRIOULET
@cyrilbrioulet
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Europacity : un jugement plus qu'important pour le droit de l'environnement

Europacity : un jugement plus qu'important pour le droit de l'environnement | Home | Scoop.it

Christian Huglo

 

La création de la ZAC devant accueillir le projet Europacity a été annulée pour cause d'étude d'impact environnemental insuffisante. Pour l'avocat Christian Huglo, cette décision illustre l'accroissement des considérations climatiques dans les décisions locales.

 

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise vient d'annuler l'arrêté du préfet du Val d'Oise autorisant la création de la ZAC dite du "Triangle de Gonesse" destinée à accueillir le projet Europacity. La décision fera date au moment où se pose la question d'inscrire la lutte contre le réchauffement climatique au niveau constitutionnel.

 

Les conséquences du projet sur les émissions de carbone peu prises en compte

Le tribunal a considéré principalement que l'étude d'impact, mise à disposition dans le cadre de l'enquête publique, était insuffisante sur plusieurs points. Il a relevé que le dossier ne précisait pas suffisamment de quelle manière les besoins énergétiques du projet allaient être couverts. Et il a constaté que l'étude était insuffisante sur l'incidence du projet sur la qualité de l'air, compte tenu notamment des émissions de CO2 induites par les déplacements de touristes, tout cela face à la suppression de 280 hectares de terres agricoles.

Ce jugement mérite attention sur deux points importants.

D'abord le fait qu'il lie implicitement et nécessairement la protection de la biodiversité à la question de l'évaluation du projet au regard des impératifs liés à la lutte contre le réchauffement climatique. L'une ne va pas sans l'autre : il faut le rappeler avec force, le droit contre les pollutions ne peut qu'être bancal s'il n'est pas accompagné du droit de la protection de la nature équivalent.

Ensuite, il fait écho à un certain nombre de décisions de justice récentes rendues dans le cadre de ce que l'on appelle la Justice climatique et il montre ainsi que c'est aussi au niveau mondial qu'il faut dorénavant penser le droit de l'environnement.

 

Le climat doit entrer dans les études d'impact ?

On peut dire aujourd'hui que l'obligation de réaliser une étude d'impact est consacrée par le droit international : la Cour internationale de justice dans l'affaire Uruguay c. Argentine est venue apporter plusieurs précisions intéressantes concernant la nécessité de procéder à des évaluations d'impact sur l'environnement avant toute réalisation d'un projet. La Cour a jugé, en particulier, que "l'obligation de protéger et de préserver doit être interprétée conformément à une pratique de ces dernières années parmi les Etats, et qu'il peut donc maintenant être considéré comme une exigence en vertu du droit international général, d'entreprendre une évaluation de l'impact sur l'environnement (EIE) lorsqu'il existe un risque que l'activité industrielle proposée puisse avoir un impact négatif important dans un contexte transfrontière, en particulier sur une ressource partagée". La Cour a, en outre et surtout, rappelé qu'une évaluation de l'impact sur l'environnement devrait être menée avant toute mise en œuvre du projet. En revanche, la Cour a jugé que le contenu et la portée des évaluations de l'impact sur l'environnement n'avaient pas encore été définis formellement ni par le droit international général ni par le Statut de la Cour.

Le vrai sujet d'actualité des études d'impact est celui de la nécessité de prendre en compte le risque du climat et les conséquences qui peuvent s'en suivre sur le territoire d'un État. Ce sujet apparaît de plus en plus fréquemment dans les différends climatiques.

 

La tentative transfrontalière de la Micronésie

Lors de la Conférence de Copenhague en décembre 2009 (COP19), le président de la Micronésie avait évoqué la situation critique de son pays en mentionnant que "[w]e are not certain if our biggest threat [la plus grande menace] is from ocean acidification that will erode our islands from underneath, or from sea level rise [élévation du niveau de la mer] that could submerge our islands under the sea, or from changes in weather and typhoon intensity that could make inhabiting our islands impossible. But we know that our continued peaceful existence is totally at risk. We know that the enemy that gives rise to these threats is climate change. And we know that to survive, we must act now ". On retrouve une illustration de ces observations du président dans l'affaire Micronesia Transboundary EIA Request qui a opposé la Micronésie à la République tchèque.

En l'espèce, la centrale de Prunéřov avait été répertoriée comme la plus grande source d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) en République tchèque. L'usine entière, composée de Prunéřov I et II, avait émis 10,1 millions de tonnes de CO2 en 2007, et les émissions de CO2 de Prunéřov II étaient de 7,1 millions de tonnes. Dans le litige cité, l'Office of environemnt and emergency management de Micronésie avait adressé une lettre datée du 3 décembre 2009 au ministère de l'Environnement de la République tchèque en vue de "[r]equest for a Transboundary Environmental Impact Assessment (EIA) proceeding from the plan for the modernisation of the Prunerov II power plant". Cette requête tendait à obtenir du gouvernement tchèque qu'il lance une procédure d'évaluation environnementale transfrontalière pour l'extension des activités de la centrale à charbon Prunerov II. Dans cette correspondance, la Micronésie a prétendu avoir des motifs raisonnables de penser que cette exploitation serait poursuivie du fait que "[t]he lignite-fired power plant Prunerov is the biggest industrial source of CO2 emissions in the Czech Republic. The eventual modernisation and extension of its operations would cause 0.021% of global CO2 emissions for another twenty-five years". Conformémentau paragraphe 11 (1) (b) de la loi sur l'évaluation de l'impactsur l'environnement, la Micronésie avait affirmé avoir des raisonsde croire que son territoire serait affecté par le fonctionnementcontinu de la centrale Prunerov II, et elle a ainsi lancé une procédured'évaluation transfrontière de l'impact sur l'environnement(EIE) avec la République tchèque. Mais cette question débattuene semble pas avoir eu de suite et être restée au stade des réclamations.Son existence même justifie de souhaiter une évolutiondes pratiques en la matière, et une réflexion sur le contenu de la convention d'Espoo sur l'évaluation environnemental dans un contexte transfrontalier.

 

La justice climatique a fait sienne ces principes en Europe

À l'échelle européenne, l'évaluation des incidences sur l'environnement a reposé d'abord sur la directive 85/337/CEE qui a été abrogée par la directive 2001/42/CE et dernièrement par la directive 2014/52, du 16 avril 2014. Celle-ci vient supprimer du champ d'application les "projets qui sont adoptés en détail par un acte législatif national spécifique". La révision de la directive en 2014 a permis d'ajouter l'obligation d'évaluer les incidences sur la population, la santé humaine, la biodiversité et les terres. Cette même directive est venue préciser plusieurs éléments quant au processus d'évaluation des incidences qui consisterait notamment en l'"établissement d'un rapport d'évaluation, la réalisation de consultation, l'examen par l'autorité compétente des informations fournies, la conclusion motivée sur les incidences dans une décision finale". La liste des projets soumis à évaluation est fixée dans deux annexes. Ceux de l'annexe 1 sont soumis à une évaluation obligatoire des incidences tandis que ceux de l'annexe 2 le sont uniquement s'ils sont susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement. Cette dernière directive adoptée en 2014 a été transposée en droit français par l'ordonnance n°2016 1058 et par le décret n°2016 1110 pour assurer la conformité de ses règles avec le droit de l'Union européenne en introduisant dans le code de l'environnement un nouvel article R. 122 5 qui précise que l'étude d'impact doit décrire les "incidences du projet sur le climat" ainsi que "la vulnérabilité du projet au changement climatique". Ainsi, l'évaluation préalable des activités ou des ouvrages à réaliser doit rechercher à limiter les impacts environnementaux sur le climat et donc être considérée comme un des moyens de mise en œuvre de la prévention climatique en matière environnementale dans l'Union européenne. La Cour européenne des droits de l'homme est venue renforcer la valeur des études d'impact environnemental (EIE), en soulignant que "le processus décisionnel doit tout d'abord comporter la réalisation des enquêtes et études appropriées, de manière à prévenir et évaluer à l'avance les effets des activités qui peuvent porter atteinte à l'environnement et aux droits des individus, et à permettre ainsi l'établissement d'un juste équilibre entre les divers intérêts concurrents en jeu […]".

 

Mars 2017 : la Cours suprême d'Afrique du Sud confirme

En Afrique, l'association EarthLife Africa avait contesté devant la Cour suprême d'Afrique du Sud la décision du ministère des Affaires environnementales de création d'une centrale au charbon de 1.200 MW qui devait fonctionner jusqu'en 2060. L'approbation ministérielle a été accordée sur la base d'un examen environnemental soumis à la loi environnementale de 1998. La Cour a rendu sa décision finale en mars 2017. Il s'agissait pour la Cour de savoir si, en vertu de la loi de 1998, le changement climatique était une question pertinente pour justifier l'examen environnemental, des impacts projetés relatifs au changement climatique n'ont pas été abordés de manière exhaustive avant la délivrance de l'autorisation environnementale. La Haute Cour de Pretoria a ordonné que le projet dénommé Thabametsi, ne soit réalisée que sous condition d'effectuer une évaluation de l'impact sur le changement climatique et ce, dans un délai de six mois.

Un tel exemple n'est pas le seul. Dorénavant, pour penser local il faudra apprendre à penser global.

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General Electric va construire en France la plus grande éolienne offshore du monde

General Electric va construire en France la plus grande éolienne offshore du monde | Home | Scoop.it

Cette éolienne version XXL devrait pouvoir produire 45% d'énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuellement sur le marché. Sa mise en construction devrait permettre la pérennisation et la création de nombreux emplois sur les sites de Saint-Nazaire et Cherbourg.

 

GE Renewable Energy, la division énergies renouvelables du géant américain General Electric, a annoncé, jeudi 1er mars, la construction de la plus grande et plus puissante éolienne offshore jamais créé: Haliade X. Avec un générateur à entraînement direct de 12 mégawatts (MW), elle devrait pouvoir produire 45% d'énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuellement sur le marché. Les modèles les plus puissants possédants une capacité de production de «seulement» 8MW. Culminant à 260 mètres de hauteurs, cette turbine géante sera composée d'un rotor de 220 mètres, lui-même équipé de pâles de 107 mètres de long et disposera d'une envergure de 17.000 m2. «Elle sera en moyenne 30% plus grande que ses concurrentes», indique GE Renewable Energy.

Par ailleurs, «toute son exploitation sera numérisée, ce qui permettra d'optimiser son fonctionnement et ses capacités de productions», explique le groupe. Ainsi, au total, «un mat d'Haliade-X pourra produire 67 GWh d'électricité par an, soit de quoi alimenter 16.000 foyers», souligne-t-il.

 

330 millions d'investissements en France

Pour produire sa reine des mers, GE Renewable compte investir près de 330 millions d'euros en France. Environ 60 millions de dollars devraient être destinés à la modernisation de l'usine General Electric de Saint-Nazaire, où les nacelles de l'Haliade-X seront produites. De plus, 100 millions de dollars seront investis dans l'usine de Cherbourg de l'industriel danois LM Wind, allié de General Electric, spécialisé dans la fabrication de pâles pour éolienne. Celle-ci ouvrira courant 2018, et c'est là-bas que seront fabriqués les pâles de 107 mètres qui composeront l'Haliade-X. À terme, «elle permettra la création de 550 emplois directs et 2000 emplois indirects, des recrutements ont déjà commencé», fait savoir GE Renewable Energy. Enfin, «des investissements supplémentaires, liés à l'ingénierie, au développement, à la fabrication du prototype et à la chaîne d'approvisionnement seront réalisés dans les cinq prochaines années en France», souligne le groupe.

Si la production de l'Haliade-X sera essentiellement assurée en France, elle ne devrait pas être visible sur les côtes françaises. En effet, actuellement, la France ne compte aucune éolienne offshore en fonction, et aucun parc éolien ne devrait être en activité d'ici 2022. «On répond en ce moment à des appels d'offres, en Europe, aux États-Unis et en Asie, on sera prêt à fournir les Haliade-X quand il faudra les installer», concède GE Renewable, sans pouvoir confirmer pour l'instant répondre à des appels d'offres destinés à la France. «Nous avons déjà remporté trois appels d'offres pour des champs éoliens offshore en France, mais ils seront équipés de modèle d'éolienne de 6MW», précise le groupe.

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New York attaque l'industrie pétrolière en justice

New York attaque l'industrie pétrolière en justice | Home | Scoop.it

Le maire de la Grande Pomme, Bill de Blasio, a porté plainte contre cinq groupes pétroliers pour leur responsabilité dans le changement climatique

 

La ville de New York (États-Unis) décide de passer à l'attaque. Après Seattle et San Francisco, c'est la Big Apple qui déclare la guerre à l'industrie pétrolière. Le maire de la ville, Bill de Blasio, poursuit en justice cinq groupes pétroliers pour leur responsabilité dans le changement climatique : Exxon Mobil, Shell, Chevron, ConocoPhillips et BP. Il demande notamment des réparations pour les dégâts causés par l'ouragan Sandy en 2012.

"Nous espérons que d'autres villes nous suivent"

"Nous mènerons cette bataille pour protéger notre population. Et nous espérons que d'autres villes nous suivent, quand ils verront que la plus grande ville du pays s'engage", a-t-il déclaré, en ajoutant qu'il est "temps que les compagnies pétrolières assument les dégâts qu'elles causent." Est-ce une bonne stratégie ? Est-ce que Paris pourrait aussi faire un procès ? Me Corinne Lepage estime que "le droit français est quand même plus strict, plus rigoureux que le droit américain, beaucoup plus ouvert à la société. Ça ne marchera peut-être pas la première fois, mais ça marchera la deuxième ou la troisième."

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-98°C : le point le plus froid sur Terre a été découvert

-98°C : le point le plus froid sur Terre a été découvert | Home | Scoop.it

La surface du glacier de Langhovde, situé dans l'est de l'Antarctique, est parsemé de petits lacs.

 

Quelle est la température la plus basse à la surface de la Terre ?

 -98°C d'après des mesures satellites récentes.

 

Cette température extrême a été enregistrée sur la calotte glaciaire du milieu de l'Antarctique au cours d'un long hiver polaire. La découverte a été publiée cette semaine dans la revue Geophysical Research Letters. Les scientifiques pensent qu'il s'agit de la température la plus basse que nous pouvons rencontrer dans notre zone du système solaire.

« À cet endroit, nous sommes si proche de la limite de la Terre que cette température aurait pu être relevée sur une autre planète », a indiqué Ted Scambos, auteur principal de l'étude et chercheur au National Snow and Ice Data Center de l'Université du Colorado.

 

Ce nouveau relevé brise le précédent record de -89°C, établi en 1983, à la station russe de Vostok, située non loin du pôle sud. Comme les humains ne peuvent respirer un air aussi froid très longtemps, au risque de s'exposer à des hémorragies pulmonaires, les scientifiques russes qui ont consulté le relevé de la station météorologique sous des températures aussi extrêmes ont dû porter des masques qui réchauffent l'air avant d'être inhalé.

 

DES DÉPRESSIONS OÙ RÈGNE UN FROID INTENSE

En surface, l'Inlandsis Est-Antarctique semble plat mais en réalité, il forme un dôme, tel une carapace de tortue. La station météorologique de Vostok se trouve presque au sommet du dôme, avec 3,5 km de glace sous ses fondations. L'équipe de Ted Scambos pensait que les températures seraient encore plus froides au sommet de l'inlandsis.

Comme il n'existe aucune station météorologique au sommet de l'inlandsis et que personne ne s'y rend en plein hiver antarctique pour relever les températures, il n'était pas possible de vérifier cette théorie. Sauf en ayant recours aux satellites : ces derniers sont capables de déterminer la température lorsqu'ils survolent la surface de la glace. Ted Scambos et son équipe ont alors passé au crible plusieurs années de données satellites, pour identifier où et quand les températures chutaient.

Ils ont alors découvert, éparpillées dans les endroits les plus hauts de l'inlandsis, une centaine de petites poches où un froid exceptionnel régnait. Les températures les plus basses ont été relevées dans des dépressions peu profondes dans la glace, de petits creux à la surface irrégulière. S'il fait si froid dans ces dépressions, c'est parce que l'air froid s'y enfonce, un peu comme dans un canyon ou une vallée fluviale, a indiqué John Turner, scientifique des régions polaires au British Antarctic Survey, qui n'a pas pris part à l'étude.

« Ces dépressions sont si peu profondes qu'il n'est certainement pas possible de les voir à l'œil nu », a-t-il ajouté.

 

Juste au-dessus de la surface, l'air se réchauffe de quelques degrés : c'est là où les scientifiques de Vostok avaient relevé la précédente température la plus froide. En comparant les mesures satellitaires avec les données recueillies par les stations météorologiques les plus proches, Ted Scambos et son équipe ont déterminé que les températures de l'air dans cette région étaient plus élevées à hauteur humaine (environ -93°C) qu'au niveau du sol (-97°C).

« Avec des températures comme celles-ci, vous ne voulez pas marcher pieds nus sur la neige », plaisante Ted Scambos. « Ce serait bien désagréable ».

 

UN RECORD DE TEMPÉRATURE LÀ POUR RESTER ?

Un froid si extrême n'est possible que si les conditions climatiques sont très spéciales. D'abord, les températures doivent être relevées en plein hiver, lorsque la période des jours polaires est terminée depuis longtemps. Ensuite, il ne faut pas de vent pendant quelques jours et le ciel doit être complètement dégagé, sans aucun nuage ni poudrin de glace au-dessus de l'inlandsis.

Malgré le froid qu'il peut faire, la glace émet de la chaleur en toute petite quantité. En général, une grande partie de cette chaleur est capturée par la vapeur d'eau dans l'atmosphère. Elle redescend ensuite sur Terre en piégeant la chaleur dans la troposphère.

Mais en Antarctique, en période de sécheresse, la majorité de la vapeur d'eau est arrachée de l'atmosphère, ce qui « commence à ouvrir une fenêtre qui, normalement, ne s'ouvre nulle part ailleurs sur Terre », a déclaré Ted Scambos. Cela permet à la faible chaleur émise par l'inlandsis de s'échapper, laissant la surface de la glace encore plus froide.

Un ciel très clair est nécessaire pour l'apparition de ces phénomènes givrés, ce qui rend idéal l'observation de l'inlandsis depuis l'espace. C'est pour cette raison que les scientifiques ont placé un télescope à quelques kilomètres au-dessus des poches extrêmement froides identifiées par l'équipe de Scambos.

« La vapeur d'eau est notre ennemie », a précisé Craig Kulesa, astronome à l'Université d'Arizona qui travaille avec le High Elevation Antarctic Terahertz Telescope, ou HEAT, ce qui est plutôt ironique lorsqu'on y pense, puisque « heat » signifie « chaleur » en français. « Nous avons placé notre télescope dans cet endroit exceptionnellement sec, mais aurait-il été mieux de le positionner 15 km plus loin ? ».

Avec le changement climatique, il faut se poser cette question, même si aucun endroit sur Terre ne pourra offrir de meilleures conditions. Les quantités de vapeur d'eau dans l'atmosphère augmentent. Par conséquent, une plus grande partie de la chaleur émise par la glace reste piégée sous la surface, ce qui la réchauffe. À cause de cela, les conditions climatiques qui permettent d'observer l'inlandsis depuis l'espace seront moins fréquentes, laissant peu de temps aux scientifiques pour établir un nouveau record de la température la plus basse enregistrée sur Terre.

« Les quantités de gaz à effet de serre et de vapeur d'eau dans l'atmosphère ne cessent d'augmenter, il se peut donc que les températures dans l'Antarctique augmentent de 3 à 4°C », explique John Turner. « Il sera de plus en plus difficile battre le record de la température la plus basse sur Terre ».

 

 

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Climat. LREM, MoDem, PS, LR, UDI : des députés de tous bords unissent leurs forces,

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Des députés de six groupes politiques ont décidé d'unir leurs forces sur la transition écologique et solidaire, en créant un collectif inédit.

 

Un collectif « d’un genre nouveau ». Ainsi les députés de six groupes politiques qualifient-ils le groupe de travail « transpartisan » qu’ils ont créé en vue d’unir leur force sur les sujets climatiques et écologiques.

Des députés de six groupes politiques ont décidé d’unir leurs forces sur la transition écologique et solidaire, en créant un collectif inédit « pour organiser à l’Assemblée le travail transpartisan » sur ces sujets et l'« accélérer », a annoncé ce lundi Matthieu Orphelin (LREM).

 

Dans un courriel adressé à l’ensemble de leurs collègues, les 15 premiers signataires, emmenés par le député proche de l’ex-ministre Nicolas Hulot, soulignent que le nouveau rapport alarmiste des experts climat de l'Onu (Giec), publié lundi, « montre l’urgence absolue à agir pour le climat et accélérer les actions publiques ».

Lancement prévu le 16 octobre

Ils invitent les élus à rejoindre ce futur collectif « d’un genre nouveau », selon les termes de M. Orphelin, dont le lancement est prévu le 16 octobre.

Parmi les premiers signataires, outre l’élu du Maine-et-Loire, figurent Cédric Villani (LREM), le MoDem Erwan Balanant, Eric Diard (LR), Sophie Auconie (UDI-Agir), Guillaume Garot (PS), ou encore le communiste Jean-Paul Dufrègne, les Insoumis qui composent le septième groupe à l’Assemblée n’ayant pas paraphé le texte à ce stade.

Les experts du Giec soulignent dans leur dernier rapport que le monde devra engager des transformations « rapides » et « sans précédent » s’il veut limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, et mettent en garde contre des risques accrus au-delà de ce seuil.

Selon les élus, issus de différentes commissions à l’Assemblée, ce travail transpartisan sur ce sujet est « une première », l’urgence climatique exigeant d’innover « aussi au Parlement pour impulser et accélérer » le changement. Dans un document expliquant leur démarche, ils indiquent avoir décidé « d’unir (leurs) forces pour que soient portées et votées des avancées nouvelles à la hauteur des enjeux » avec pour « seule boussole l’intérêt général présent et futur ».

« Le départ de Nicolas Hulot a été un révélateur pour tous et fait écho aux alertes renouvelées des scientifiques, il doit nous faire réagir et nous motiver à ce travail en commun, dans l’esprit initial du Grenelle de l’environnement ou de la loi pour la transition énergétique ! », écrivent-ils.

 

Le collectif entend se réunir deux fois par mois et notamment unir ses analyses et votes « sur des points clefs et des avancées décisives », « y compris en déposant des amendements à l’identique », ainsi qu’initier ou soutenir « des coalitions de projets novatrices ». Ses membres comptent être force de proposition dès les discussions sur le projet de loi de finances 2019, sur des sujets comme la mobilité durable, la biodiversité ou par exemple la lutte contre le gaspillage alimentaire.

 

 

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En Martinique, Macron qualifie la pollution au chlordécone de « scandale environnemental »

En Martinique, Macron qualifie la pollution au chlordécone de « scandale environnemental » | Home | Scoop.it

L’exposition à ce pesticide très toxique va être reconnue comme une maladie professionnelle, a annoncé Emmanuel Macron lors d’une visite aux Antilles.

 

Pas question de faire l’impasse. Alors que l’arrivée du cyclone Kirk a bouleversé le programme de sa visite de quatre jours aux Antilles – les rassemblements en public ont été interdits par le préfet –, Emmanuel Macron n’a pas souhaité sacrifier la séquence consacrée au chlordécone, un pesticide toxique utilisé durant plus de vingt ans dans les bananeraies et qui a pollué pour des siècles les sols de la Guadeloupe et de la Martinique.

Arrivé tard, la veille, de New York, où il participait à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), le chef de l’Etat s’est rendu, jeudi 27 septembre, dans une ferme maraîchère de Morne-Rouge, une commune martiniquaise au pied de la montagne Pelée, où il s’est notamment entretenu avec des agriculteurs.

Le décryptage :   qu’est-ce que le scandale du chlordécone ?

« Un aveuglement collectif »

« La pollution au chlordécone est un scandale environnemental, a reconnu Emmanuel Macron après une courte visite sous des averses. C’est le fruit d’une époque désormais révolue, (…) d’un aveuglement collectif. » Accompagné de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, le président de la République a annoncé l’ouverture d’une procédure permettant de reconnaître l’exposition au chlordécone comme maladie professionnelle. « L’Etat doit prendre sa part de responsabilité », a-t-il dit.

 

Concrètement, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) devront rendre d’ici à mars 2019 un rapport permettant de dire à partir de quel niveau d’exposition les ouvriers agricoles qui furent employés dans les bananeraies pourront être pris en charge et indemnisés. Ensuite, les partenaires sociaux devront s’accorder sur les modalités et notamment sur le niveau de cette prise en charge. « On ouvre un processus de reconnaissance », a plaidé M. Macron.

Par ailleurs, il a annoncé une augmentation du budget consacré aux contrôles des aliments produits sur des terrains contaminés au chlordécone. Celui-ci sera porté à 3 millions d’euros d’ici à 2020, contre 2,1 millions d’euros actuellement.

En revanche, le locataire de l’Elysée a fermé la porte à l’hypothèse d’une indemnisation générale de la population antillaise, qui a été très largement exposée à la molécule. « Si je disais qu’on va indemniser tout le monde, c’est impossible même budgétairement et ce serait irresponsable », a-t-il déclaré. De la même façon, il s’est refusé à reconnaître le lien de cause à effet entre l’exposition au chlordécone et l’explosion du nombre de cancers de la prostate en Guadeloupe et en Martinique. « Il n’y a pas aujourd’hui de preuve scientifique établie », a-t-il dit, tout en ajoutant dans un « en même temps » acrobatique : « Ce qui est établi, c’est que ce n’est pas bon. »

Explosion du nombre de cancers de la prostate dans les Antilles

Conçu pour lutter contre le charançon du bananier, le chlordécone a été massivement utilisé dans les Antilles françaises entre 1972 et 1993. Classée cancérogène possible dès 1979 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la molécule ne sera pourtant définitivement interdite en France que le 30 septembre 1993.

Outre des effets sur le risque de prématurité et sur le développement cognitif et moteur des nourrissons, le chlordécone serait à l’origine de l’explosion du nombre de cancers de la prostate dans les Antilles françaises, qui détiennent en la matière un triste record du monde : 227,2 nouveaux cas pour 100 000 hommes y sont constatés chaque année.

Plus grave, la molécule a une durée de vie de plusieurs siècles et continue de se transmettre via les produits maraîchers cultivés sur place, faisant peser une épée de Damoclès sanitaire sur les quelque 800 000 habitants recensés dans les deux îles des Antilles françaises.

Aujourd’hui, on estime que 6 500 hectares de terres agricoles en Guadeloupe et 14 500 hectares en Martinique sont durablement pollués par ce perturbateur endocrinien. Selon une étude de Santé publique en France, dont les résultats détaillés doivent être publiés en octobre, la quasi-totalité des Guadeloupéens (95 %) et des Martiniquais (92 %) sont contaminés au chlordécone.

Pour Emmanuel Macron, le retard pris par la France pour retirer le chlordécone de la liste des produits autorisés sur le territoire national doit servir de leçon, alors que la question de l’interdiction du glyphosate d’ici à 2020 continue de déchirer la majorité. « Le président de la République fait le lien direct entre le chlordécone et d’autres molécules utilisées aujourd’hui », reconnaît-on à l’Elysée.

 

Par Cédric Pietralunga

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Ariège: Ils retrouvent 14 fois la dose autorisée de glyphosate dans leurs urines et portent plainte

Ariège: Ils retrouvent 14 fois la dose autorisée de glyphosate dans leurs urines et portent plainte | Home | Scoop.it

Un agriculteur répand du glyphosate dans un champ dans l'Illinois.

 

 

D’ici la mi-octobre, soixante habitants de l’Ariège vont porter plainte contre des dirigeants de groupes produisant du glyphosate pour «mise en danger de la vie d’autrui»…

 

Soixante Ariégeois ont retrouvé dans leurs urines 14 fois la dose de glyphosate dans l’eau potable. Ils vont porter plainte d’ici la mi-octobre.

  • En juin, huit faucheurs volontaires avaient déjà porté plainte. La procureure de Foix s’était dessaisie au profit du pôle Santé publique du tribunal de grande instance de Paris.
  • 250 autres citoyens sont prêts à faire analyser leurs urines et à porter plainte.

 

Certains se croyaient au vert en Ariège. Mais les analyses d’urines se multiplient et le constat est toujours le même : le taux de glyphosate y est toujours supérieur à la dose normale autorisée dans l’eau potable.

D’ici un mois, 60 habitants de ce département vont porter plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « atteinte à l’environnement » contre les responsables des grands groupes qui fabriquent des pesticides à base de glyphosate, mais aussi les responsables qui ont autorisé leur mise sur le marché, notamment à la Commission européenne.

Elles devraient être jointes aux huit premières plaintes déposées en juin dernier par d’autres citoyens à Foix, un dossier dans lequel la procureure s’était dessaisie au profit du pôle Santé publique du tribunal de grande instance de Paris.

Lors des analyses d’urines, les plaignants ont retrouvé en moyenne 1,43 nanogramme de glyphosate par millilitres, soit plus de 14 fois la dose autorisée dans l’eau potable.

250 analyses (et plaintes) en stock

Tous ont décidé de participer à la campagne lancée par les faucheurs volontaires. « On savait depuis des mois qu’on ne pourrait pas compter sur les décideurs politiques pour prendre une décision sur le glyphosate. Il faut compter uniquement sur les citoyens et aller au bout de la démarche que nous avons entamé », explique Dominique Masset, un des responsables de l’association « Campagne Glyphosate ».

Une initiative qui fait son chemin, car 250 autres Ariégeois sont déjà sur les rangs pour faire des prélèvements devant huissier afin de savoir si eux aussi ont des taux supérieurs à la norme. Et ils sont prêts à porter plainte.

« Plus il y a d’analyses, plus on fait le même constat : on retrouve du glyphosate chez tout le monde. Nous ne sommes pas les seuls à nous organiser, on reçoit des appels d’un peu partout pour savoir comment il faut faire », poursuit Dominique Masset.

 

 

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Six grands fonds souverains s'engagent pour le climat, sous l'égide de Macron

Six grands fonds souverains s'engagent pour le climat, sous l'égide de Macron | Home | Scoop.it

SOCIÉTÉ - Vendredi, six fonds souverains ont adopté une charte dans laquelle ils s'engagent à prendre en compte le risque du changement climatique.

 

Vendredi, six fonds souverains ont adopté une charte dans laquelle ils s'engagent à prendre en compte le risque du changement climatique.

Six fonds souverains pesant ensemble plus de 3.000 milliards de dollars (Norvège, Nouvelle-Zélande, Qatar, Arabie Saoudite, Koweit, Emirats Arabes Unis), réunis vendredi par Emmanuel Macron, ont décidé de s'engager pour la lutte contre le changement climatique, a annoncé l'Elysée.

Intégrer le risque du changement climatique. Dans une charte qui sera présentée vendredi soir à l'Elysée, ces poids-lourds de la finance mondiale, alimentés essentiellement par les recettes pétrolières et gazières de leur pays, s'engagent à encourager les entreprises dans lesquelles ils investissent à intégrer le risque du changement climatique et présenter des données publiques sur leur stratégie bas carbone. Leur engagement sera présenté lors d'une conférence de presse vendredi après-midi en présence du chef de l'Etat et de la Première ministre norvégienne Erna Solberg. Cette initiative est annoncée le même jour que le bilan du plan climat que doit dresser le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.

L'Elysée explique vouloir ainsi "affirmer la cohérence entre la stratégie nationale, européenne et les engagements internationaux". Les gérants des six fonds souverains seront présents à l'Elysée : Yngve Slyngstad, patron du fonds norvégien, qui pèse 855 milliards d'euros, Khalil Foulathi, gérant du fonds d'Abou Dhabi (environ 708 milliards), Farouk Bastak pour celui du Koweit (448 milliards), Yasir Al Rumayyan pour le fonds d'Arabie Saoudite (422 milliards), Sheikh Abdulla bin Mohammed bin Saud Al-Thani pour celui du Qatar (273 milliards) et Matt Whineray pour le fonds de Nouvelle-Zélande (17 milliards).

Dans le cadre du "One Planet Summit". Leur engagement commun s'inscrit dans le cadre du "One Planet Summit" du 12 décembre, qui visait à mobiliser le secteur privé pour le climat, et en particulier le secteur financier. Emmanuel Macron avait pris l'initiative d'organiser ce sommet après le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat.  Les six fonds constatent ensemble que "la transition vers une économie bas carbone crée de nouvelles opportunités d'investissements" et que les investisseurs de long terme peuvent jouer un rôle pour soutenir cette transition en encourageant des méthodes communes pour mesurer les efforts pour le climat", explique la charte.

De telles méthodes, dont les fonds souverains veulent définir le cadre avant la fin de l'année, devraient "aider les investisseurs à intégrer le risque climatique et ainsi infléchir la trajectoire de l'économie mondiale vers une croissance durable, en évitant des risques catastrophiques pour la planète". La prochaine édition du "One Planet Summit" se tiendra à New York le 26 septembre.

 

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Charbon, sables bitumineux, gaz de schiste : ce que les banques françaises continuent à financer

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Crédit agricole et Société générale soutiennent Kinder Morgan qui prévoit l'extension du pipeline TransMountain.
@Kinder Morgan

 

 

Les Assemblées Générales des banques, au cours du mois de mai, ont été l’occasion de faire un point sur leurs engagements climatiques. Montrées en exemple sur la scène internationale, les grandes banques françaises comptent en effet parmi les plus avancées sur l’exclusion des secteurs les plus polluants. Mais certaines énergies fossiles très émettrices ou des infrastructures controversées demeurent dans leur périmètre.

 

 

Les Assemblées Générales des banques, au cours du mois de mai, ont été l’occasion de faire un point sur leurs engagements climatiques. Montrées en

 

L'Assemblée Générale des actionnaires est chaque année l'occasion pour les banques de faire un point sur leurs engagements climatiques. Avec la tenue du One Planet Summit, le sommet climat d'Emmanuel Macron en fin d'année dernière à Paris, Société générale, Crédit agricole et BNP Paribas ont pris des engagements forts notamment sur les sables bitumineux et le gaz/pétrole de schiste.

Mais c'est encore insuffisant pour Les Amis de la Terre qui appellent à des mesures plus fermes. "C’est un rendez-vous manqué, estime Lucie Pinson de l'ONG. Les banques refusent d’aller plus loin et de perdre des parts de marché. Elles ont fait le maximum de ce qu’elles pouvaient faire, et qui ne coûtait pas grand-chose. Elles risquent vite de se faire dépasser. ING par exemple a acté une exclusion totale du charbon d’ici 2025." 

 

1/ BNPParibas ralentit la sortie européenne du charbon

BNP Paribas a pris des engagements très forts en excluant les sables bitumineux et le gaz de schiste de ses portefeuilles. Mais elle continue en revanche à soutenir une entreprise comme RWE. Le géant allemand est propriétaire du plus gros parc à charbon de l’Union européenne. L'énergéticien prévoit de plus d’agrandir la mine de Garzweiler en Allemagne, l’une des plus grandes mines à ciel ouvert de lignite de l’Union.   

Dans ses engagements, BNP a annoncé qu’elle ne financerait que les entreprises minières ou productrices d’électricité qui s’engagent à diminuer la part de charbon dans leur production. C'est effectivement le cas de RWE. Pour Les Amis de la Terre, "BNP doit exclure de ses financements les entreprises qui investissent dans de nouvelles centrales à charbon". RWE a été exclue par les assureurs français Axa et Scor.

 

2/ Société Générale investit dans les terminaux gaziers pour le gaz de schiste

À quelques jours de son Assemblée Générale, Société générale a publié sa nouvelle politique sectorielle pétrole et gaz. La banque continue ainsi de soutenir le gaz de schiste en appuyant la construction de nouveaux projets de terminaux d’exportation aux États-Unis, parmi lesquels Rio Grande LNG, dont l’impact serait équivalent à celui de 44 centrales à charbon. Société Générale figure ainsi parmi les 10 plus gros financeurs des entreprises actives dans la construction de terminaux LNG – telles que Cheniere et NextDecade.

"Nous avons défini un cadre contraignant sur les fuites de méthane et la fracturation hydraulique, sur la base notamment des recommandations de l’AIE (Agence internationale de l’énergie)", explique Cécile Rechatin, responsable des politiques et des standards environnementaux et sociaux pour Société Générale. "Nous pensons que s’il est correctement encadré, le gaz peut en effet être une énergie de transition avec des impacts acceptables, bien moindre que ceux du charbon ou du pétrole issu des sables bitumineux. Notre rôle est bien sûr d’orienter l’économie, mais nous devons aussi accompagner ces évolutions, ce qu’il n’est pas possible de faire dans une démarche d’exclusion." 

 

3/ Crédit Agricole et Société Générale impliquées dans des pipelines controversés

Alors qu'elles ont banni les projets liés à l’extraction, la production ou le transport de pétrole issu des sables bitumineux, Crédit agricole et Société générale continuent de soutenir les entreprises actives dans la construction d’oléoducs telles que Kinder Morgan. Cette dernière prévoit l’extension du pipeline TransMountain au Canada, ou encore TransCanada qui porte le projet décrié du Keystone XL. "Ces capitaux sont clés pour la crédibilité et la stabilité financière de ces entreprises et la réalisation de leurs projets. Ils servent de liquidités obligatoires en cas d’accident sans lesquelles Kinder Morgan par exemple n’aurait pu obtenir les autorisations de construction", dénonce Lorette Philippot des Amis de la Terre.

"Nos financements à Kinder Morgan sont des crédits d’exploitation et non d’investissement ou d’équipement à moyen-long terme. Ils ne peuvent en aucun cas financer l’oléoduc en question. Crédit Agricole respecte ses engagements, car l’activité de transport d’hydrocarbures issus de sables bitumineux représente moins de 10 % de l’activité globale de l’entreprise", rétorque la banque. Elle ajoute vouloir privilégier "les politiques d’accompagnement de la transition pour que les entreprises intègrent les risques et opportunités liés au changement climatique, plutôt que de radicalité".

 

Concepcion Alvarez @conce1

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La France creuse sa dette écologique

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Dans un rapport publié vendredi 4 mai, le Fonds mondial pour la nature (WWF) estime que la France fait partie, cette année, des dix premiers pays à vivre à crédit sur le dos de la nature.

 

À partir de samedi 5 mai, la France aura atteint le jour de "son dépassement écologique", selon un rapport de l'ONG WWF France, en partenariat avec le Global Footprint Network, rendu public vendredi 4 mai. Concrètement cela veut dire que si le monde entier vivait comme les Français, à partir du 5 mai, la planète aurait déjà consommé l'ensemble des ressources naturelles qu'elle peut renouveler en un an.

 

L'un des plus gros "prédateurs" de la planète

Chaque année, WWF établit le jour du dépassement mondial autour du mois d'août, la date française arrive bien plus tôt et classe le pays comme un des plus gros "prédateurs" de la planète.

 

Positionnement du jour du dépassement de la France par rapport à d'autres pays. (WWWF)

 

Selon ce rapport, la France fait partie des 10 premiers pays à vivre à crédit cette année sur le dos de la nature, derrière le Qatar, les États-Unis ou la Russie, mais bien avant l'Espagne ou le Maroc par exemple. Si toute l'humanité consommait comme les Français, il faudrait près de trois planètes pour subvenir aux besoins, selon WWF. Un résultat bien au-dessus de la moyenne mondiale qui se situe autour de 1,7 Terre.

C'est la première fois que WWF France choisit de mettre l’accent sur le jour du dépassement français. L'objectif est d'"envoyer un signal fort à un moment politique clef où plusieurs lois et décisions sont attendues dans les domaines de l’alimentation, des mobilités, de l’énergie, de la biodiversité ou encore de la lutte contre la déforestation importée", indique l'ONG.

"Inacceptable"

"C'est en fait un travail de calcul qui est effectué sur la base de surfaces. À la fois les surfaces en océans qui nous sont indispensables pour pêcher, les surfaces en cultures et des surfaces notamment en forêt qu'il nous faut pour absorber les émissions de gaz à effet de serre", a expliqué Pierre Cannet du WWF à franceinfo.

Depuis 2015, année de la COP 21, le jour du dépassement [de la France] se dégrade. WWFPierre Cannet, WWF France à franceinfo

Pour WWF, c'est donc le signe "qu'il est urgent de mettre en place une stratégie de désendettement écologique" et de "revoir nos modes de production et consommation". 

 

 

Aujourd’hui, la composante carbone liée à la combustion d’énergies fossiles représente plus de la moitié de l’empreinte de la France (56%). Elle est suivie des composantes cultures (20%) et produits forestiers (11%). (WWF)

 

Dans son rapport, le WWF juge "inacceptable de continuer à ignorer les limites de la planète en opposant le développement économique à la protection de l'environnement" car "l'épuisement des ressources naturelles menace notre stabilité économique et la survie de l'humanité elle-même".

 

La France creuse sa dette écologique - reportage Anne-Laure Barral
 
 
 
Jacques Le Bris's insight:

Le rapport WWF du 4 mai 2018 :

 

https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2018-05/180504_rapport_jour_du_depassement_france.pdf

 

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Corinne Lepage appelle Agnès Buzyn à suspendre les compteurs Linky

Corinne Lepage appelle Agnès Buzyn à suspendre les compteurs Linky | Home | Scoop.it

Un collectif demande la possibilité de refuser l'installation des compteurs.

 

Ils ont les compteurs Linky dans le viseur. Direct Energie a déjà été mis en demeure par la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) fin mars, qui reprochait au fournisseur de récolter les données des clients sans leur consentement.

Cette fois, c’est l'éventuelle dangerosité de ce petit boîtier jaune qui est pointée du doigt par les consommateurs. Le compteur Linky, dont 10 millions de foyers sont déjà équipés en France, pourrait irradier ses utilisateurs d’ondes magnétiques dangereuses. Fin mars, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) expliquait dans un rapport que la souffrance des personnes électrosensibles doit être prise en charge même si aucune preuve n’existe sur la dangerosité des ondes. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit, elle, ces ondes comme potentiellement dangereuses pour la santé.

#LINKY - Mobilisation des maires, des associations et des citoyens au nom du principe de précaution https://t.co/YCOSJH01FE

— christoleguevaques (@CLeguevaques31) 8 avril 2018

Corinne Lepage, avocate et engagée dans la protection de l’environnement, a décidé de saisir la ministre de la Santé Agnès Buzyn ainsi que son homologue à l'Ecologie Nicolas Hulot pour leur demander l’arrêt du déploiement du compteur Linky par la société Enedis. "Nous demandons au gouvernement de lancer une étude pour vérifier l’impact des ondes sur la santé et de suspendre le déploiement des compteurs dont les conséquences sur la santé seraient irrémédiables", explique Me Christophe Lèguevaques, un des avocats du collectif, composé d’une dizaine de maires de communes et de trois avocats.

Le CPL en cause

"Le problème, c’est que pour fonctionner sur 220 volts des courants porteurs de lignes, appelés CPL, sont rajoutés sur le réseau. Ce sont eux qui permettent aux appareils de la maison de communiquer avec le compteur Linky." Ce sont ces CPL qui augmenteraient le champ électromagnétique dans les habitations équipées du nouveau compteur.

Le collectif espère alerter d’autres communes grâce à son appel. "500 mairies ont déjà pris des délibérations pour refuser le déploiement de Linky. Sauf qu’elles ont toutes été déférées au tribunal administratif pour être annulées par le préfet. Cette fois, nous nous adressons à la ministre qui, elle, aurait la possibilité d’en arrêter le déploiement."

En parallèle, une autre procédure judiciaire sera lancée en juin. Elle compte 4000 personnes, parmi lesquelles des personnes s'estimant électrosensibles aux ondes. L’enjeu, cette fois, sera de demander individuellement au juge s’il est possible de refuser l’installation du boîtier jaune.

 

  Coralie Lemke

 

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Nucléaire : Corinne Lepage juge "hallucinant" qu'il y ait de nouvelles anomalies sur l'EPR de Flamanville

Nucléaire : Corinne Lepage juge "hallucinant" qu'il y ait de nouvelles anomalies sur l'EPR de Flamanville | Home | Scoop.it

L'ex-ministre de l'Environnement et actuelle présidente de Cap21 était l'invitée de franceinfo mardi, quelques heures après qu'EDF a annoncé avoir détecté de nouveaux défauts de soudure sur son chantier d'EPR dans la Manche.

 

Corinne Lepage juge "hallucinant" le nouveau retard qui plane sur le chantier du réacteur EPR de Flamanville dans la Manche. Invitée sur franceinfo mardi 10 avril, l'ancienne ministre de l'Environnement et présidente du mouvement Cap21, une fondation en faveur du développement durable, a réagi aux nouveaux retards annoncés mardi sur ce chantier, EDF ayant constaté des "écarts de qualité" sur des soudures de la tuyauterie

Elle se dit "extrêmement choquée que l'Autorité de sûreté nucléaire donne le feu vert [au démarrage du projet] malgré une baisse des marges de sécurité de 50%". L'ancienne ministre juge d'ailleurs qu'il n'y a pas de sens à poursuivre ce projet d'EPR mais que l'"on est dans un pays où l'on ne fera demi-tour là-dessus que si on ne peut pas du tout faire autrement".

 

Un principe de précaution pour Linky

Interrogée sur l'autre combat qu'elle mène actuellement pour le respect d'un principe de précaution concernant les compteurs Linky, dits intelligents, l'avocate a estimé que ces derniers sont "intelligents pour EDF mais pas pour le consommateur", rappelant le rapport de la cour des comptes le 7 février. "Dans ces conditions, est-ce logique d'obliger les gens à courir un risque, même minime ?, s'interroge Corinne Lepage, tout en précisant n'avoir "jamais dit" que les compteurs sont dangereux.

"Je rappelle que, sur l'électrosensibilité, il y a 20 ans, on disait que c'était des problèmes psychologiques, que les gens étaient un peu fous. Aujourd'hui, l'Anses elle-même reconnaît qu'il y a des pathologies liées à l'électrosensibilité", indique-t-elle encore.

 

Corinne Lepage doit écrire dans les prochains jours un courrier à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, l'exhortant de demander à l'Agence nationale de sécurité sanitaire et alimentaire (Anses) de "mener à bien" une étude sur ce sujet. En attendant le résultat de cette étude, elle demande à ce "que ceux qui n'en veulent pas ne soient pas obligés de les avoir car il n'y a aucune disposition législative ou communautaire qui oblige quelqu'un à avoir un compteur qu'il ne veut pas chez lui".

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Responsabilité sociétale des entreprises : les nouveaux outils qui cartonnent !

Responsabilité sociétale des entreprises : les nouveaux outils qui cartonnent ! | Home | Scoop.it

Confrontés à l’urgence climatique et à l’exigence de transparence, les acteurs économiques enracinent peu à peu la RSE dans leur stratégie. En s’appuyant sur de nouveaux outils pour modéliser, évaluer. En Occitanie, plusieurs pionniers préfigurent la nouvelle donne du secteur.

 

Depuis dix ans, elle sort peu à peu du bois. L’économie dite « positive », par sa capacité à créer de la valeur non seulement économique mais aussi environnementale et sociale, n’est plus une utopie ni le fantasme d’entrepreneurs éclairés. En décembre dernier, le Lab’Oïkos, espace d’accompagnement d’entreprises spécialisées dans les domaines de la RSE et de l’économie positive levait 1,7 millions d’euros auprès de grandes banques pour accélérer sa croissance à Toulouse.

Depuis Montpellier, la première expérimentation française d’accélération de start-up socialement innovantes Alter’Venture a permis en 2017 à six sociétés de franchir des caps stratégiques dans leur développement. Une réussite qui conduit le gouvernement a étendre l’initiative aux autres régions pour doper les futures licornes de l’ESS. Désormais, RSE et croissance ne sont plus antinomiques. « Nous sommes à la fin d’une période où l’on a traité la RSE et le développement durable en parallèle des activités de l’entreprise avec des projets financés déconnectés des stratégies et enjeux de développement de l’entreprise, régulièrement taclés de »greenwashing« , analyse Paul Boulanger, responsable RSE au sein du bureau d’étude Inddigo. »La tendance est en train d’intégrer la RSE au coeur de la stratégie et des processus de transformation de l’entreprise".

 

Produire les bons outils d’accompagnements

Si la professionnalisation du secteur est en marché, « le facteur limitant reste la capacité à produire les bons outils d’accompagnements, » ajoute l’expert. Comment mettre en place une communauté collaborative autour d’un projet qui dépasse la chaine de valeur ? Comment évaluer les contributions matérielles et immatérielles de chaque partie prenante, les tracer en temps réel pour donner corps aux engagements de RSE autrement qu’une fois pas an dans le rapport annuel ? Autant de défis qui trouvent aujourd’hui des réponses.

 

En Occitanie, des innovateurs ouvrent la voie comme la start-up Play it Open qui utilise la blockchain pour certifier le bilan carbone des entreprises et évaluer l’impact des démarches éco-responsables des acteurs. Ou encore Pierre Fabre qui s’est lancé depuis quatre ans dans l’insetting : la compensation carbone sur sa propre chaine de valeur au lieu de financer des plantations au bout du monde. Quant à l’antenne du CNPF Montpellier, on lui doit une énergie sans faille mobilisée depuis deux ans pour quantifier officiellement la séquestration de carbone en France. Le référentiel français à paraitre mi-2018 permettra aux acteurs d’obtenir des réductions d’émissions certifiées en finançant des projets agricoles ou forestiers à proximité de leur site d’implantation.


A. de V.

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Explosion dans une usine de produits chimiques entre Toulouse et Albi

Explosion dans une usine de produits chimiques entre Toulouse et Albi | Home | Scoop.it

Une explosion a retenti dans une usine de produits chimiques, classée Seveso 2, entre Toulouse et Albi (Tarn), mercredi 21 mars 2018. Deux ouvriers sont très grièvement blessés.

 

Il était environ 09h45, mercredi 21 mars 2018, quand une forte explosion a retenti à l’usine Brenntag, à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn), entre Toulouse et Albi. Il s’agit d’une usine de produits chimiques classée Seveso 2.

 

Explosion dans une cuve

Selon nos informations, l’explosion serait survenue dans une cuve enterrée contenant des produits solvants, a priori vide. « Il n’y a pas d’incendie », précise la préfecture du Tarn à Actu Toulouse.

La mairie de Saint-Sulpice-la-Pointe, qui indique que « la situation est sous contrôle », assure également qu’il n’y a « pas eu de pollution ». Elle précise :

Ce matin peu après de 10 h, au cours d’un nettoyage d’une cuve de solvants, il s’est produit une explosion accidentelle sur le site de la Brenntag, qui a malheureusement blessé deux salariés du prestataire. Aucun incendie n’est à déplorer, ni pollution aux milieux naturels. À noter qu’il n’y a pas eu d’émanation de gaz.

Pronostic vital engagé

Deux ouvriers ont été brûlés aux mains et à la tête, « très grièvement » selon la préfecture. Ils devaient être évacués en urgence vers un centre hospitalier de Toulouse, leur pronostic vital étant engagé.

Les sapeurs-pompiers du Tarn sont rapidement intervenus sur place pour porter secours aux blessés. Les gendarmes ont également mis en place un périmètre de sécurité. « Il n’y a pas lieu d’évacuer les populations », indique la préfecture du Tarn, qui écarte tout risque sanitaire.

La municipalité précise par ailleurs que « dans toutes les structures accueillant des enfants », ils ont été confinés à l’intérieur ce matin. 

Les services de la DREAL (Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement) sont également sur place. Et l’inspection du travail a été saisie. 

 

Plus de train entre Toulouse et Albi

À noter également que par mesure de sécurité, la circulation des trains a été entièrement interrompue entre Toulouse et Albi, dans les deux sens de circulation.

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Pollution de l’air : la France et les Etats cancres convoqués à Bruxelles

Pollution de l’air : la France et les Etats cancres convoqués à Bruxelles | Home | Scoop.it

La Commission organise un sommet exceptionnel mardi 30 janvier avec neuf pays qu’elle menace de poursuites judiciaires pour non-respect des normes européennes.

 

La Commission européenne le jure : cette fois, c’est le dernier avertissement. Le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella, a convoqué les Etats cancres de la lutte contre la pollution de l’air lors d’un sommet organisé mardi 30 janvier à Bruxelles. Une première.

Neuf pays sont sous le coup de procédures d’infraction pour non-respect des normes de qualité de l’air : la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne, la Hongrie, la Roumanie, la République tchèque et la Slovaquie. Et s’ils ne profitent pas de cette réunion de la dernière chance pour présenter des plans d’actions efficaces et immédiats, la Commission menace de les renvoyer devant la Cour de justice de l’Union européenne (UE).

« Nous sommes à la fin d’une longue – trop longue, diront certains – période d’offre d’aide, de conseils et d’avertissements », reconnaît Karmenu Vella. Le commissaire maltais a écrit à chacun des Etats pour leur demander quand ils comptaient enfin se mettre en conformité avec la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air. Dix ans que les mauvais élèves de l’UE font l’objet de rappels à l’ordre réguliers pour des dépassements répétés des valeurs limites d’exposition aux particules fines PM10 (inférieures à 10 micromètres) et au dioxyde d’azote (NO2). Ils valent aujourd’hui à la France d’être visée par deux procédures dites « précontentieuses ».

 

La première mise en demeure adressée au gouvernement français par la Commission remonte à 2009. D’autres ont suivi en 2010, 2011, 2013 et 2015. L’ultime avertissement – qui concernait également l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne – date du 15 février 2017. Il s’agissait déjà du « dernier avertissement ».

A chaque fois, Bruxelles martèle les mêmes griefs : « La Commission considère que la France n’a pas pris les mesures qui auraient dû être mises en place depuis 2005 [pour les PM10, et 2010 pour les NO2] pour protéger la santé des citoyens,...

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