La start-up toulousaine Eyelights propose un GPS projeté sur la visière des casques de moto. Une innovation inspirée de la technologie militaire pour laquelle elle va chercher à lever un million d’euros cette année.
Tout a commencé en 2013 quand Romain Duflot, l’un des deux fondateurs de Eyelights, alors étudiant à l’Institut Catholique des Arts et Métiers (Icam), passait son permis moto. « Je trouvais qu’il était difficile d’installer un GPS sur la moto sans risquer de tomber à chaque fois pour le consulter », explique le jeune homme âgé de 25 ans. « Je me suis intéressé à cette question et comme notre école demandait d’instaurer un projet de création d’entreprise pendant six mois, nous nous sommes lancés avec cinq autres étudiants ».
Moto Display nait en 2013. L’entreprise développe alors le prototype d’un boitier équipant le casque du motard, faisant apparaitre les informations à la hauteur de ses yeux. Fort de leur innovation, les étudiants présentent leur projet au Concours régional des étudiants créateurs d’entreprise (Crece), où il remporte le troisième prix en juin 2014. Ils commencent alors à tester leur solution auprès de la communauté des motards, pour mieux comprendre leurs besoins. « Nous avons participé au Mondial des deux roues avec Motoblouz, ce qui nous a aidé à améliorer le prototype », souligne Thomas de Saintignon, le second fondateur d’Eyelights. « Nous avons affiné l’utilisation, la durée de vie de la batterie ou encore l’intégration dans le casque ».
Le challenge de l’industrialisation
En mai 2015, les deux jeunes entrepreneurs remportent le prix régional En émergence de la Banque publique d’investissement bpifrance, doté de 40.000 euros. « Nous avions déposé le brevet il y a deux ans, cette récompense nous a conforté dans l’idée qu’il était important d’être suivi pour notre développement », assure Romain Duflot. Ils intègrent le Connected Camp, l’accélérateur de start-up spécialisées dans les objets connectés à Labège, près de Toulouse. « Cela va nous permettre d’avancer dans l’industrialisation de notre produit, pour en baisser le prix à moins de 1000 euros. La plus-value de notre système, c’est son intégration dans n’importe quel équipement, ce qui permet aux motards de garder leur casque, contrairement aux produits de nos concurrents ».
Pour accélérer l’industrialisation, ils prévoient une levée de fonds d’un million d’euros cette année. « Nous visons une centaine d’ambassadeurs qui pourront pré-commander le produit en en juin, pour une livraison en octobre », détaille Thomas de Saintignon. « Le but est d’en vendre un millier la première année ». Julie Rimbert
Les objets connectés au service de causes humanitaires et environnementales. C’est le nouvel objectif de la startup toulousaine Sigfo, annoncé ce mardi. Une première expérimentation va être menée à la station polaire Princesse-Elisabeth en Antarctique.
Eviter de se perdre en Antarctique
La startup toulousaine Sigfox continue de déployer son réseau mondial d’objet connecté (IoT). La société a annoncé, ce mardi 19 janvier, une nouvelle collaboration avec la Belgique et son Secrétariat Polaire, pour connecter l’expédition scientifique « BELARE 2015-2016 » depuis la station polaire Princesse-Elisabeth en Antarctique.
L’objectif est de « suivre les déplacements des chercheurs et de leurs équipements en temps réel, dans les conditions parfois extrêmes du continent blanc » explique les fondateurs de Sigfox, Christophe Fourtet et Ludovic Le Moan, dans un communiqué. Concrètement, les 45 membres de l’expédition seront équipés de trackers GPS reliés au réseau Sigfox.
L’expédition scientifique BELARE 2015-2016 cherche à comprendre les changements climatiques et la préservation de notre planète. Elle se « compose d’une équipe de techniciens et de chercheurs spécialisés en glaciologie, climatologie, géomorphologie, en charge de différents projets scientifiques belges et internationaux » précise le communiqué.
Une fondation Sigfox pour développer les connectés au service de causes environnementales
Sigfox a annoncé également ce mardi, le lancement de SIGFOX Foundation. Il s’agit d’un fonds de dotation qui a pour objectif de mettre l’Internet des objets au service de causes humanitaires et environnementales.
Baptisé « Power Of Low », le but est « de conduire des missions de protection de l’environnement et du vivant en mettant à leur service notre réseau » expliquent les fondateurs toulousains. Sigfox cherche désormais des mécènes et partenaires pour mettre en place rapidement des projets.
Sigfox est en train de créer un réseau mondial des objets connectés. Une première mondiale. La startup basée à Labège affiche aujourd’hui un chiffre d’affaire de 6 millions d’euros. « On a commencé à trois dans un garage en 2011 et aujourd’hui on est 80 » se rappelle Ludovic Le Moan, le co-fondateur de la société.
Le menu proposé à vos enfants directement sur votre smartphone.
«Qui dit Miam !» est une application gratuite, développée par une start-up de Lacroix-Falgarde, avec le soutien de Toulouse Métropole pour savoir ce que mangent vos enfants à la cantine.
C'est une «appli» qui va révolutionner le quotidien des parents toulousains et plus particulièrement celui des «parents modèles». Par «parents modèles», on entend par là les papas et les mamans qui conçoivent consciencieusement le repas du soir en fonction de ce que leurs chers petits ont mangé le midi à la cantine, afin que ces derniers s'alimentent de manière parfaitement équilibrée. Mais pour cela, justement, il faut du temps, ce qui manque bien souvent à la plupart d'entre nous. C'est pour faciliter la vie des parents pressés mais néanmoins soucieux du bien-être de leurs rejetons, que la start-up Absolom Design, installée à Lacroix-Falgarde, a eu l'idée de créer l'application «Qui dit miam !».
Plus besoin, en effet, de s'abîmer les yeux à essayer de déchiffrer les affichettes apposées à l'entrée des écoles maternelles et primaires ou de se connecter sur le site Internet de la ville pour savoir quel est le menu du jour. Vous pouvez désormais découvrir le contenu des assiettes de vos enfants directement sur votre smartphone ou votre tablette ! Grâce à l'application «Qui Dit miam», vous pouvez connaître les menus des quinze prochains jours, savoir si les aliments qui sont servis sont bio, produits au niveau local ou encore de saison mais aussi vérifier les allergènes entrant dans la composition des plats. Les menus des accueils de loisirs, servis pendant les vacances, sont également disponibles. «Qui dit miam !» fait partie des applications retenues par Toulouse Métropole pour une expérimentation réalisée dans le cadre de sa démarche Smart City, qui vise, grâce aux nouvelles technologies, à mettre à disposition des citoyens des services qui leur facilitent le quotidien. Elle a d'ailleurs été réalisée en collaboration avec les services concernés de la ville et de la métropole. L'application, qui est en test durant toute l'année scolaire, est téléchargeable gratuitement sur les plateformes Apple Store et GooglePlay jusqu'au 1er juillet 2016. disponibles !
Un blog pour la qualité alimentaire
Manifestement «excédée» par les plats servis à son enfant, élève dans une école élémentaire proche du quartier des Carmes à Toulouse et qui mange quotidiennement à la cantine, une maman a carrément créé un blog sur internet baptisé «qualite-cantines-toulouse.com». On y trouve des témoignages, dont les comptes-rendus des actions menées par Christine Chabanette, qui est à l'initiative de cet espace de paroles qui milite «pour une meilleure qualité de la restauration dans les écoles du primaire». Toulouse compte 201 écoles (maternelles et élémentaires) où tous les parents ne montent pas au créneau contre les plateaux-repas distribués par la Cuisine centrale. Martine Susset, conseillère municipale de la ville de Toulouse, déléguée à l'environnement, la régie agricole et la restauration, l'assure tout de go : «C'est rare que les parents se plaignent de la qualité des repas dans les cantines des écoles toulousaines. Il y a en effet un petit groupe très actif à Toulouse. Ce sont des personnes que nous avons reçues trois fois déjà, y compris en présence de Marion Lalane de Laubadère (adjointe aux affaires scolaires, N.D.L.R.) et que nous avons invitées à la commission d'élaboration des menus qui se tient, chaque mois, à la Cuisine centrale. Tout est fait dans la transparence».
D'autres écoles dans le mouvement
Pour autant, certains parents d'élèves n'en démordent pas. Mme Chabanette confie avoir le soutien «des écoles élémentaires Fabre, Guilhermy, Michelet, Lucie Aubrac, Port Garaud et l'ALAPE (association de parents d'élèves qui représente les écoles de Lalande et Jean Monnet) sont dans le mouvement». Purée de pommes de terre «trop liquide», petits pois «très farineux», qualité des œufs, la mère d'élève n'épargne pas beaucoup la Cuisine centrale qui concède quelques progrès à faire, dans une récente enquête de satisfaction réalisée au printemps 2015. «Pour rappel, 2 806 questionnaires ont été analysés issus de 111 écoles sur les 201 existantes, soit 10 % des enfants inscrits à la cantine, répond la Cuisine centrale. Globalement les enfants aiment manger à la cantine : seulement 13 % ont répondu non, sans que nous en connaissions les raisons qui peuvent être tout autre que le contenu de l'assiette. Par contre, 29 % des répondants ont jugé que les plats manquaient de goût, notamment les légumes, nous allons donc travailler à améliorer ce point en essayant de nouveaux assaisonnements».
#webagency spécialisée dans les solutions #internet Editrice de #logiciels d'encaissement et de gestion de points de vente #connectes#caissethetic#quiditmam
#webagency spécialisée dans les solutions #internet Editrice de #logiciels d'encaissement et de gestion de points de vente #connectes#caissethetic#quiditmam
“Demain matin, cinq heures. Numéro de vol AZ610, de Rome à New York.”
C’est généralement un SMS reçu sur mon Blackberry le dimanche, au soir, qui décidait de ma destination et de mon client pour les semaines à venir.
Je travaillais pour l’un des trois plus grands cabinets de conseil en stratégie au monde.
Toute une vie rangée dans une valise. Une vie de conseil durant laquelle vous passez à côté de tout et de tout le monde dans la vie, à l’exception des feuilles de calcul Excel. Une vie professionnelle fun dont on apprend à être des esclaves parfaits dans de grandes écoles de commerce qui délivrent des diplômes que nous sommes ensuite si fiers de détenir.
Après quelques heures de sommeil, le pilote privé m’a emmené à l’aéroport de Rome Fiumicino afin que je puisse prendre mon vol de luxe en classe affaires pour New York. À l’arrivée, je me suis rendu à un hôtel cinq étoiles de grand standing puis j’ai rejoint le bureau de mon client par la suite.
Le salaire ? De luxe également. La société était fière de compter parmi celles offrants les meilleurs salaires du secteur.
Parents
Parents
Il y avait cependant quelque chose qui clochait dans cette vie de conseil. Je ne pouvais pas supporter ce merd* un jour de plus, j’ai donc appelé mes parents :
«Papa, maman, je viens de quitter mon travail. Je veux créer ma propre start-up“.
Nicolas Muller, président de Emindhub, vise un chiffre d’affaires de 300.000 euros au terme d’une année d’exercice.
L’objectif de la plateforme Web Emindhub est de mettre en relation des experts et des entreprises des secteurs de l’aéronautique et du spatial. La société toulousaine prépare une seconde levée de fonds.
Opérationnel depuis quelques semaines, ce nouveau site Internet favorise la mise en relation d’experts spécialisés dans les secteurs de l’aéronautique et du spatial et des entreprises. « Pour caricaturer, nous sommes le Meetic de l’aéronautique », plaisante Nicolas Muller, président et cofondateur, aux côtés de Yoann Babel, de la start-up qui supporte le projet.
En effet, les experts, pour qui l’inscription est gratuite, répondent en ligne aux demandes (questions, appels d’offres, annonces) des entreprises. Cette plateforme est volontairement écrite en anglais, sa vocation étant mondiale, et des modérateurs en assurent la surveillance.
1,6 million d’euros d’ici trois ans
« Nous sommes partis d’un constat : l’intelligence est disponible sur le marché et on ne s’en sert pas, à commencer par les retraités qui peuvent transmettre le savoir et les compétences. Nous pensons aussi aux doctorants qui, s’ils ne trouvent pas de travail, changent de métier, ou encore aux freelances », ajoute Nicolas Muller, qui espère compter sur les conseils de 1000 experts à la mi-2016, dont un tiers de Français.
Un premier tour de table a permis de rassembler 200.000 euros, des « sponsors » privés et la banque publique d’investissement Bpifrance, via la bourse French Tech, convaincus par la plateforme prometteuse Emindhub et sont entrés au capital.
Six embauches en 2016
Les deux fondateurs s’apprêtent à lancer un second tour de table en 2016 , espérant récolter 400.000 euros supplémentaires grâce notamment à l’appui financier de huit nouveaux acteurs privés. « Notre objectif est de lever 1,6 million d’euros d’ici trois ans », assurent-t-ils. Pour accompagner le développement de la plateforme, Emindhub devrait embaucher six personnes fin 2016. Audrey Sommazi
Depuis un an, la start-up toulousaine Monlivresms édite les échanges de textos. Elle vient de lancer son service en Italie et débarque prochainement en Angleterre.
Finis les courriers à l’eau de rose, vive les SMS ! L’avènement du texto a inspiré cinq Toulousains, fondateurs de la start-up Monlivresms, qui proposent d’imprimer dans un livre personnalisé les échanges de SMS. Depuis leur lancement il y a un an, la société a déjà imprimé 1500 livres. Les clients peuvent télécharger leur application sur iPhone et Android, via leur site internet.
« L’idée est venue de l’un des associés qui voulait imprimer sa correspondance électronique avec une personne mais il a constaté que personne ne proposait ce service », explique Patrice Rumeau, un des associés de Monlivresms. « Les profils de nos clients sont divers : bien évidemment les amoureux, des familles, les bonnes copines ou encore quelqu’un qui a perdu un proche et qui veut garder un souvenir écrit. On pensait toucher la cible des 15-30 ans mais on a été surpris de voir que les quadragénaires étaient aussi nombreux ».
Développement à l’étranger
Après avoir échangé près de 5000 SMS avec son amie à l’autre bout de la Terre, Thibault a voulu garder une trace de ces écrits, plutôt amenés à être détruits que compilés. « Cela peut paraitre rétro mais dans ce monde où l’on a tendance à zapper, je trouvais important de garder quelque chose qui a pris beaucoup de place dans ma vie à une époque », raconte cet avocat de 26 ans. « J’aime cette idée de garder quelque chose de palpable. Un téléphone, ça se perd… » Forte de son succès, la start-up toulousaine, qui compte environ un millier de clients, vient de lancer son service en Italie et elle le fera sous peu en Angleterre.
La start-up Oneweb projette de connecter le monde entier à partir d’une constellation de 900 micro-satellites pesant moins de 150 kilos. Si cette initiative émane de l’entrepreneur américain Greg Wyler, l’européen Airbus est particulièrement impliqué dans ce pari industriel.
Le patron de la start-up Oneweb, Greg Wyler, est de nature ambitieuse. En effet, il souhaite fournir Internet aux trois milliards de personnes qui n’y ont pas encore accès, en particulier dans les pays émergents. Le tout à des prix abordables. Pour Greg Wyler, « la Toile est essentielle à l’essor économique et c’est le seul moyen d’éliminer la pauvreté » Pour y parvenir, il compte mettre sur orbite 900 micro-satellites à une altitude de 1200 kilomètres, d’ici à 2019. Le business modèle de cette technologie est désormais viable, pour un coût estimé entre 2,5 et 3 milliards de dollars.
Une levée de fonds mondiale
Dans son aventure, l’entrepreneur a fait sa première levée de fonds de 500 millions de dollars en réunissant un tour de table prestigieux : le concepteur américain de puces pour smartphones Qualcomm, Bharti Enterprises (opérateur de télécom indien), Totalpay (détenu par le milliardaire mexicain Ricardo B. Salinas, Intelsat (fournisseur de services de télécommunications par satellites), Coca-Cola Company ainsi que, du côté de l’Europe, Richard Branson, (PDG de Virgin et partenaire historique de Oneweb) et Airbus Group.
Innover et penser global !
Le projet Oneweb illustre la pensée globale et mondiale que doit avoir une start-up aujourd’hui pour s’imposer demain : Penser grand. Produire vite. Dépasser les clivages et les frontières...
Tom Enders, le patron d’Airbus Group engage son groupe dans ce pari industriel où l’innovation doit être partout pour que ce projet ambitieux réussisse.
Airbus en première ligne
Outre son apport en capital, le groupe européen devra construire (au travers de Airbus Defense and Space) les 900 micro-satellites au rythme de quatre par jour pour une mise en orbite dès 2018.
Pour sa part, Arianespace - dont Airbus et Safran détiennent 27,42% du capital - a été désigné pour lancer 672 micro-satellites pour une valeur estimée à plus d'1 milliard de dollars, soit le plus gros contrat de son histoire !
L'ex-ministre socialiste du Redressement productif a passé la matinée à Toulouse. Ce matin (8 octobre), Arnaud Montebourg a visité l'association At Home, qui regroupe six startups au coeur de Toulouse. Démonstrations, échanges de cartes de visites, poses photos... On pourrait croire qu'il est en campagne, mais il l'assure : "je suis là par passion des startups". Reportage.
"J'ai un truc fou à vous proposer."
Il est 11h30 ce jeudi 8 octobre, quand un jeune chef d'entreprise toulousain s'adresse à l'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, dans les locaux de l'association At Home. "J'ai un truc fou à vous proposer : je voudrais que vous deveniez président du conseil d'administration de ma startup."
Ce jeune entrepreneur, c'est Boris Mounet, fondateur de Meet My Designer, une startup dédiée à la mode. Depuis plusieurs mois, il réfléchissait à placer à la tête de sa société un "grand nom" et la visite d'Arnaud Montebourg à Toulouse ce jeudi a déclenché sa demande.
"Sigfox a placé Anne Lauvergeon à la tête de son board. Nous voulons faire pareil avec Arnaud Montebourg. En ce qui nous concerne, nous avons du mal à travailler avec des créateurs français. Arnaud Montebourg est connu pour sa passion du Made in France. Son nom est symbolique et pourrait nous permettre d'aborder de nouveaux marchés", explique-t-il.
Réponse de l'ancien ministre (aujourd'hui vice-président de l'enseigne Habitat) : "nous allons en discuter." Il donne son adresse mail. Boris Mounet a le sourire.
Discuter, c'est précisément ce qu'Arnaud Montebourg est venu faire ce matin. "Je ne connais pas bien l'écosystème toulousain, reconnaît-il. Je ne viens pas forcément pour investir dans des startups, mais pour parler." Mais la venue de l'ancien ministre est une opportunité, notamment pour Arnaud Tersiquel, des Ateliers Tersi : "nous faisons des chaussures Made in France, je pense que ça peut l'intéresser."
Pour rappel, Arnaud Montebourg a annoncé il y a quelques jours son investissement dans une startup dédié à l'éolien. "On ne sait jamais !", sourit Arnaud Tersiquel.
"Ma passion des startups"
Arnaud Montebourg n'est pas venu en tant qu'ancien ministre :
"Je suis là à titre personnel, pour le plaisir, par passion des startups, pour encourager ces jeunes qui créent leurs propres emplois, et pour les aider."
Interrogé sur Air France, sur les manifestations contre l'austérité, sur Emmanuel Macron et sur les élections de 2017, l'invité du jour ne souhaite pas répondre : "2017 est une obsession des journalistes, pas la mienne. Je suis là pour les startups."
Et les startuppers apprécient. "Il est simple et accessible", juge Pierre Oswald, fondateur de Citizen Farm. Et pour cause, devant l'aquarium innovant imaginé par le jeune chef d'entreprise, Arnaud Montebourg a confié que, souvent, ses poissons rouges à lui décèdent prématurément. L'anecdote fait sourire l'assistance.
Pour chaque startupper, l'invité du jour se montre étonné, voire épaté. "Il fallait y penser !", s'exclame-t-il presque à chaque fois.
Les jeunes chefs d'entreprise présents ne sont pourtant pas naïfs. Arnaud Montebourg a un carnet d'adresse et une influence, mais ne fait plus partie du gouvernement :
"Je n'attends rien de spécial d'Arnaud Montebourg, si ce n'est un coup de projecteur sur les structures comme At Home et plus de visibilité pour ma société", reconnaît Shannon Picardo, de SchoolMouv.
92% des employés des startups françaises sont en CDI.
Les startups françaises sont en forte croissance, embauchent, utilisent massivement le CICE et leurs employés sont à 92% en CDI. Le nouveau baromètre des startups d'EY recèle de petites surprises.
Comment se portent les startups françaises ? A l'occasion du France Digitale Day, la grand-messe annuelle de l'innovation qui s'est tenue ce mardi à Paris, le pôle de compétitivité s'est associé avec le cabinet EY (ex-Ernst & Young) pour effectuer une radioscopie des pépites bleu-blanc-rouge.
Verdict ? Les startups se portent plutôt bien... et leurs performances feraient même pâlir bien des secteurs ! Les chercheurs ont collecté des données portant sur l'année 2014 auprès de capitaux-risqueurs et des jeunes pousses elles-mêmes. 171 startups ont répondu à l'appel, soit davantage que l'an dernier.
92%
Non, l'entrepreneuriat n'est pas forcément synonyme de précarité. Ce chiffre correspond à la part de contrats à durée indéterminée (CDI) parmi les employés des startups interrogées. Ce personnel présente aussi la caractéristique d'être hautement qualifié : 69% des employés ont un niveau master. En moyenne, le salarié-type a 30 ans. Et bonne nouvelle pour l'avenir : 88% des startups interrogées comptent embaucher l'an prochain.
37%
Les startups interrogées sont en bonne santé. Leur chiffre d'affaires a augmenté en moyenne de 37% par rapport à l'année précédente. En valeur absolue, il est passé de 2,1 à 2,9 milliards d'euros. "Les piliers de la croissance de ces sociétés sont l'innovation et l'internationalisation", explique Franck Sebag, associé chez EY en charge du baromètre. Le chiffre d'affaire des activités internationales a augmenté de 57%, soit deux fois de plus que celui des activités en France.
81%
Les startups françaises du panel bénéficient quasi-toutes du Crédit impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), institué en 2014. Cette mesure reste le soutien à l'innovation le plus utilisé, devant le Crédit impôt recherche (CIR) (71%), le label Jeune entreprise (50%) et le Crédit Impôt innovation (CII) (30%).
25%
Un quart des entreprises du panel ont été soutenues par des VC (venture capitalists, ou capitaux risqueurs) français. Elles ont levé 3,3 millions d'euros en moyenne. Le financement par VC reste l'une des conditions essentielles pour que les startups françaises soient performantes à l'étranger.
93%
Les dirigeants des startups françaises aiment bien impliquer leurs salariés en leur proposant d'investir dans l'entreprise. 72% proposent des bons de souscription, 17% des stock-options et 11% d'autres types d'actions.
9%
Oui, la French Tech est toujours aussi sexiste. 91% des dirigeants et fondateurs de startups dans le numérique sont des hommes. Âgés en moyenne de 40 ans, 94% des dirigeants possèdent un master et la moitié sont des serial-entrepreneurs. 92% des gérants ont créé l'entreprise qu'ils dirigent actuellement.
La sartup toulousaine vient comme annoncé de mener à bien une levée de fonds de 5 M€ auprès de l’investisseur MAIF Avenir.
Comme cela avait été annoncé dans MID e-news le 31 août 2015 (voir ici), la startup toulousaine Payname vient de mener à bien une levée de fonds de 5 millions d’euros, réalisée avec l’investisseur MAIF Avenir. Comme Cozynergy (voir l’article ici), qui vient d’annoncer une acquisition (l’entreprise montpelliéraine ECOSISTEMS) et l’ouverture d’une agence à Paris après avoir levé 1 M€ en 2014, Payname s’était intégré au programme Starter créé par La Mêlée.
Startuppeurs et startuppeuses de Toulouse et de sa région, La Tribune-Objectif News pense à vous ! Dans le cadre de la prochaine publication du magazine hors-série "Startup List", guide des startups du territoire, les jeunes pousses régionales peuvent gagner en visibilité en remplissant un questionnaire.
La "Startup List", guide des startups de Toulouse et sa région, est conçu comme un véritable outil à destination des jeunes pousses et de tous ceux qui s'intéressent à l'écosystème de l'innovation. Au-delà d'informations pratiques rassemblant tous les renseignements et contacts nécessaires aux startups dans la construction de leur projet, ce guide proposera des fiches présentant les startups du territoire.
Tous les secteurs d'activité innovants seront représentés (liste non exhaustive) : aéronautique, spatial et systèmes embarqués ; agroindustries ; chimie et matériaux ; e-commerce ; économie collaborative ; économie sociale et solidaire ; environnement et transition énergétique ; jeux vidéos, loisirs et tourisme ; numérique et robotique ; santé, biotechs et économie du vivant ; transport et mobilité.
Pour constituer ce guide, la rédaction de La Tribune-Objectif News a réalisé un questionnaire qui permettra aux startups de fournir les informations les concernant. La rédaction réalisera ensuite un travail éditorial de mise en forme de ces informations.
Le questionnaire complété, accompagné d'un logo en haute définition de la startup, est à retourner avant le 4 septembre sur alexandre.leoty@objectifnews.com
Avec la labellisation French Tech de Toulouse et l'émergence de grosses sociétés technologiques en Midi-Pyrénées, de plus en plus de personnes envisagent leur avenir dans une start-up. Focus sur l'emploi dans les start-up régionales.
Mais au fait c'est quoi une start-up ?
Difficile d’apporter une réponse claire et précise à cette question pourtant simple. Wikipédia, l’encyclopédie en ligne, la définit ainsi : « La start-up (ou jeune pousse) est une jeune entreprise à fort potentiel de croissance et qui fait la plupart du temps l’objet d’une levée de fonds. [….] Elle est en phase plus ou moins longue de développement d’un produit, de test d’une idée, de validation d’une technologie ou d’un modèle économique. »
Midi-Pyrénées, terre de start-up
Du côté des start-upeurs toulousains, on met en avant la rupture technologique, mais aussi le mode de vie. « Ce sont des sociétés qui sont assez attractives, avec un cadre de vie accueillant, un peu sur le modèle de Google ». Pour Pierre Scampini, le responsable de la commission emploi et formation de La Mêlée, « la taille est évidemment un facteur intrinsèque de la start-up, puisque ce sont des sociétés en phase de démarrage, tout comme le projet initial, innovant, que ce soit au niveau des technologies ou de l’usage. » Les start-up sont globalement des entreprises qui grandissent rapidement. En permanence à l’écoute de leur marché, elles s’adaptent aux besoins de leurs clients, quitte à changer d’orientation si cela s’avère nécessaire. Elles démarrent autour d’un noyau dur, composé d’une à trois personnes. Cette mini-équipe, qui s’est généralement rencontrée à l’école ou au laboratoire, cherche à démontrer la pertinence d’un concept et à créer une société. La deuxième phase coïncide souvent avec la première levée de fonds et des recrutements. Ensuite, la machine s’emballe… ou pas.
Midi-Pyrénées apparaît de plus en plus comme un terreau fertile à l’émergence de ces jeunes pousses. Pour preuves, la levée de fonds record de 100 millions d’euros par Sigfox, en février 2015, la labellisation French Tech de Toulouse, ou le développement de nombreux accélérateurs dans le domaine du numérique ou celui de la e-santé. Pour expliquer ce phénomène, les spécialistes avancent l’attractivité de Toulouse, mais aussi la richesse du monde étudiant et de la recherche toulousaine. Les chiffres sont parlants : Midi-Pyrénées est la première région pour l’intensité de la recherche, la première également pour le nombre de chercheurs, 28.100 personnes évoluant dans la R&D. La présence d’Airbus ne serait pas étrangère non plus à ce bouillonnement. Avec 38.000 emplois dans les Technologies de l’information et de la communication (TIC) et 2000 établissements numériques, d’après la French Tech, sans compter les nombreux accélérateurs de start-up, publics et privés, La Mêlée, la TIC Valley et Digital Place, l’agglomération toulousaine est fortement marquée par le sceau du numérique. Mais il ne faut pas oublier le secteur plus discret de la santé, avec ses 3200 chercheurs, qui œuvrent notamment autour de l’oncologie-cancérologie, des neurosciences, et du génie biologique et médical : quelques belles pépites ont déjà émergé, à l’instar de Genoskin et Univercell. A la croisée de l’aéronautique, de l’électronique, du Big Data et du traitement d’images, les drones de Delair-Tech tirent également leur épingle du jeu Mais on peut aussi penser au Kubb, qui conçoit des ordinateurs français, et à Naïo Technologies, qui fabrique des robots.
Le goût du risque et l’indépendance
Si on se réfère à nouveau à la définition de Wikipédia, « le risque d’échec est supérieur » dans les start-up, en comparaison des « entreprises traditionnelles », du fait « du manque de visibilité de ces structures ». Les start-upeurs le reconnaissent humblement, s’engager avec eux, c’est n’avoir aucune garantie sur l’avenir. Mais c’est également avoir la possibilité d’apprendre, d’être à la naissance d’un projet, et peut-être de grimper bien plus vite qu’ailleurs les échelons, voire de les sauter. « C’est un peu écrire une histoire », remarque un responsable de pépinière. « Et bénéficier de vraies opportunités pour sa carrière, tout en apprenant énormément sur l’entreprise », poursuit-il. C’est aussi ne pas rechercher un salaire élevé, ni compter sur un comité d’entreprise, ou des tickets restaurants, et avoir des journées un peu denses. Mais c’est surtout s’investir dans un projet, et rejoindre une grande famille. Les start-upeurs l’admettent, un profil parfois moins technique, mais plus « malléable », peut être préférable. Car l’enjeu est de taille : il ne faut pas casser le mode start-up. « Pour recruter nos futurs collaborateurs, nous leurs faisons passer un test technique, puis nous les invitons à manger un sandwich de façon informelle pour vérifier que le courant passe bien », rapporte Aladin El Hedri, le créateur de Xtraball. Du côté de Prometil, autre jeune pousse toulousaine, après un premier entretien, une consultante RH indépendante est mandatée pour valider l’adéquation du profil du candidat avec celui de l’entreprise. « Nous misons sur un management très libéré, avec des équipes autonomes, dans lesquelles chacun doit faire preuve de responsabilité. Tout le monde n’adhère pas à cet esprit », souligne Charlotte Breton, de Prometil. Le profil recherché se vérifie dans toutes les sociétés : l’indépendance et une grande adaptabilité sont les deux principales qualités requises pour rejoindre une start-up. Dossier réalisé par Agnès Frémiot
Comment se faire recruter par une start-up ?
La veille sur les réseaux sociaux semble être un prérequis indispensable pour trouver les opportunités d’emploi, mais une source bien placée commande également d’éplucher la presse économique locale, et d’être à l’affût d’informations sur d’éventuelles levées de fonds ou sur le développement des sociétés, qui pourraient impliquer des recrutements. Le réseau pèse également dans ces entreprises, qui misent énormément sur la cooptation.
Elles poussent !
E-commerce
Devatics 10 recrutements à Toulouse
Les effectifs de la start-up toulousaine Devatics, spécialisée dans l’optimisation commerciale pour les sites de e-commerce, devraient encore augmenter cette année. « Nous allons recruter dix personnes et passer de vingt à trente salariés », déclare Romulus Grigoras, son créateur. L’entreprise recherche principalement des profils techniques, type ingénieur en R&D, et des personnes pour le support client.
Logisticien pour les e-commerçants, e-logik va créer six postes en 2015. Pour continuer à développer ses solutions informatiques, l’entreprise souhaite d’abord doubler son staff technique et recruter quatre développeurs avec des compétences en langages php / mysql / javascript / html5. Elle recherche également un commercial grands comptes afin d’enrichir son portefeuille clients en France, ainsi qu’un animateur réseau pour prospecter de nouveaux adhérents, et accompagner les membres de son réseau.
Ma petite mercerie 5 recrutements ou plus dans le Tarn
Ce pure-player tarnais, spécialisé dans le commerce en ligne des coupons de tissu et des boutons, va recruter cinq personnes cette année : des préparateurs(trices) de commandes et des personnes pour renforcer son équipe commerciale et marketing. En fonction du calendrier de son développement à l’international, d’autres profils pourront être recherchés. Des affinités avec le secteur de la mercerie et la pratique des loisirs créatifs, sont un vrai plus dans une candidature. Les CV remis en main propre auront la priorité.
Myfeelback va recruter sept personnes en 2015 pour des postes marketing et commercial, mais aussi des ingénieurs informatique. « La difficulté de notre recrutement tient au fait que nous cherchons des personnes expérimentées, ayant une culture américaine pour les postes dans le marketing et le business development », souligne Stéphane Contrepois, son PDG.
La start-up qui analyse le comportement des clients en boutique, grâce à sa technologie machine to machine, va réaliser une première levée de fonds en juin, afin de soutenir son déploiement national et international. Elle en profitera pour embaucher deux personnes capables de « lever des affaires » avec des profils commerciaux de niveau Bac+2 ou Bac +3, un commercial plus diplômé (Bac +5) et plus expérimenté pour clôturer les marchés, et deux développeurs titulaires d’un Bac +5.
En trois ans, la start-up Prometil, spécialisée dans le service et le conseil en informatique, devrait passer de 35 à 70 salariés. Premier palier pour la croissance de l’entreprise, le recrutement en 2015, de quatre à cinq ingénieurs en informatique. « Nous misons sur des candidats dotés d’un Bac +5, mais nous menons également une importante campagne de reconversion professionnelle », détaille Charlotte Breton, chargée du marketing et de la communication chez Prometil. « Nous sommes accompagnés par Pôle emploi dans cette démarche. Les postulants sont d’abord intégrés comme stagiaires, nous les formons, et ils signent ensuite un CDI. Ces profils atypiques nous permettent de diversifier nos effectifs. »
Originale, l’offre Blue Poppies permet de configurer et de personnaliser, étape par étape, les vêtements de ses enfants, et d’obtenir ainsi des produits exclusifs ! Ils sont ensuite confectionnés et assemblés dans l’atelier de la société, installée à Montauban. Dans le cadre de la croissance de son activité à l’export, sous la marque Cocolico, la start-up souhaite recruter une douzaine de couturier(e)s cette année.
Après cinq ans de R&D, Gaiddon Software, société spécialisée dans l’imagerie 3D, va profiter de sa levée de fonds pour recruter quatre collaborateurs et ainsi doubler ses effectifs. « Nous visons les 18 salariés courant 2016 avec, notamment, l’objectif de nous structurer commercialement », précise Fabien Gaiddon, le créateur de la société. Gaiddon Software a besoin de deux profils techniques, un ingénieur recherche et un ingénieur développement, de niveau Master, Master 2 ou diplômés d’une école d’ingénieurs. La société va également recruter un commercial et un profil marketing.
Cette société spécialisée dans la maison connectée poursuit son développement à l’international. Pour soutenir cette croissance, elle va recruter une vingtaine de personnes en 2015. Myfox recherche notamment des ingénieurs software, middleware et hardware. La start-up souhaite également intensifier son développement commercial et produits, en recrutant des chefs de produit, des chefs de projet, des développeurs web, mais aussi des community managers et des key account managers, pour ses activités de commerce à l’export et grand export. Myfox recherche des collaborateurs ouverts au risque, capables d’aller vite et agiles d’esprit, qui savent également travailler en équipe.
D’ici la fin 2015, Payname, qui ambitionne de devenir le Paypal français, devrait recruter une dizaine de personnes. Pour la partie technique de son activité, la start-up recherche des développeurs qui maîtrisent « Node.js », le « nouveau code à la mode », selon le fondateur Éric Charpentier. Elle recherche également des profils issus du secteur bancaire, ayant une bonne connaissance des produits et de l’audit interne. « Il s’agira pour eux de vérifier notamment la qualité et la fiabilité de l’information financière, de se charger du contrôle des opérations de paiement et des flux financiers, et de la conformité des activités au regard des autorités de contrôle. » Éric Charpentier ne compte pas s’arrêter là, puisqu’il vise cinquante salariés dans les trois ans.
« Dans une start-up, il faut être curieux, ne pas avoir peur d’aller se frotter aux équipes techniques, et ne pas hésiter à passer du temps avec les ingénieurs. Il faut être à l’écoute de ses collègues, des clients, et être capable de résoudre des problèmes le plus efficacement possible. Il faut aussi avoir un certain sens du service. Enfin, les start-up attirent des jeunes qui ont le web dans le sang, notamment pour les profils techniques et commerciaux, mais dans un contexte de forte croissance, les moins jeunes sont aussi un atout. »
Édouard Forzy, La Mêlée
« Les start-up n’ont pas forcément besoin d’ingénieurs. Un passionné qui apprend sur le tas peut être tout aussi intéressant pour leur développement. L’apprentissage est également une solution pour ces entreprises. »
Alain Pakiry, Myfox
« Pour créer un objet connecté, il faut faire travailler ensemble des personnes dotées de compétences différentes, du hardware au software applicatif, en passant par les technologies mobiles. D’où l’importance de savoir travailler en équipe et de faire preuve d’agilité. »
Stéphane Contrepois, Myfeelback
« Pour les postes d’ingénieurs informaticiens, afin de limiter les risques d’erreur, nous utilisons le stage comme une période de préembauche. Nous avons rarement été déçus, sauf évidemment quand nos stagiaires nous quittent. »
Aladin El Hedri, Xtraball
« Les qualités requises pour travailler dans une start-up ? Etre capable de s’adapter en permanence et de beaucoup d’autonomie. Il ne faut pas que nos salariés recherchent un père. »
Samuel Boury, Ubleam
« Dans les start-up, nous attirons les personnes qui ont le goût du risque (souvent jeunes), et retenons celles capables de se dépasser, mais aussi d’être polyvalentes. Un responsable marketing peut ainsi jouer les commerciaux, et même faire parfois un peu de secrétariat. »
Frédéric Jourdan, Snoot Lab
« Un profil technique performant ne suffit pas pour travailler dans une start-up, il faut aussi des aptitudes sociales et être capable d’empathie. Il faut pouvoir se fondre dans le groupe, d’autant que nous travaillons bien souvent dans des open spaces. »
Eric Charpentier, Payname
« Chez Payname, nous recrutons autour d’une soirée galette ou de jeux en réseau. Nous mettons ainsi les candidats dans une situation moins stressante, et nous les découvrons dans un environnement collectif. Toute notre équipe se mobilise pour ces événements, et nous pouvons ainsi vérifier si nous avons la même approche des profils. De plus, ces soirées nous permettent d’inviter des personnes qui ne sont pas forcément disponibles, mais qui découvrent ainsi la société et ont finalement envie de nous rejoindre. »
Recensement, horaires de bus, résultats d'élections...les startups de Toulouse Métropole ont désormais un accès libre à ces données
Toulouse Métropole met à disposition certaines de ses données (recensement, équipements, élections...) sur internet. Dans une nouvelle version de son site mise en ligne le 12 mai, elle présente une centaine de jeux de données publiques supplémentaires sur une plateforme plus facile d'utilisation. Objectif, aider le mouvement open data prendre de l'ampleur dans la région, mais avant tout booster l'économie numérique.
L'open data, qu'est-ce que c'est ? Apparu aux alentours de 2010 en France, ce mouvement consiste pour les collectivités locales (mairies, intercommunalités, conseils généraux, régionaux...) et leurs partenaires (régie de transports en commun, distributeur d'eau...) à mettre à disposition des entreprises et des habitants toute une série de données qu'elles produisent. Par exemple, les équipements, les recensements quartier par quartier, les résultats électoraux bureau de vote par bureau de vote, les horaires de bus, etc. Ces données sont libres, c'est-à-dire qu'elles peuvent être réutilisées par les entreprises du numérique pour produire des application pour smartphones, par exemple.
Nouvelle plateforme
Pionnière de ce mouvement, Toulouse Métropole a mis en ligne une nouvelle version de sa plateforme Toulouse-metropole.data, le 12 mai. Outre un moteur de recherche pour naviguer dans les quelque 200 jeux de données libérées et un accès à une "interface de programmation" (API) pour les entrepreneurs, elle propose un historique de la démarche de Toulouse Métropole, un recensement des communes impliquées dans la démarche et des réutilisations des données par les entreprises, ainsi qu'un agenda des événements liés à l'open data dans l'agglomération toulousaine.
"L'idée était de mieux communiquer autour de l'open data, en libérant de nouvelles données publiques et en les rendant accessibles au plus grand nombre grâce à une interface plus simple et plus pédagogique", explique Bertrand Serp, vice-président de Toulouse métropole en charge de l'Économie numérique et de la robotique et président de l'association Open Data France.
Mille euros par an
Ce nouveau portail été conçu par l'entreprise parisienne OpenDataSoft, spécialisée dans le développement de platesformes pour l'open data. Cette société, qui compte aujourd'hui 12 salariés et espère 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires en 2015, a créé un portail-type qu'elle "loue" aux entreprises et aux collectivités territoriales, tout en continuant à le perfectionner. Toulouse Métropole s'est abonnée à la plateforme pour une durée de trois ans, à raison de "10 000 euros par an", indique-t-on à la mairie de Toulouse.
"Les collectivités territoriales ont des besoins spécifiques, observe Jean-Marc Lazard, directeur général d'OpenDataSoft. Les processus doivent être simples pour qu'un maximum de services soient autonomes dans la mise en ligne des données. La plateforme doit pouvoir s'ouvrir facilement aux partenaires. Il faut aussi faire le grand écart entre des visualisations interactives assez claires et des données utiles pour le grand public, sur les bornes vélo par exemple, et des accès API où les entrepreneurs peuvent brancher leurs applications pour récupérer les mises à jour en direct."
Toulouse, métropole "French Tech"
Un premier portail open data avait été ouvert le 22 octobre 2011. La régie de transports en commun Tisséo s'est associée à la démarche en fournissant des données, suivie par La Poste, en juin 2012, et l'Office de tourisme de Toulouse, le 18 juillet 2013. L'association de promotion de la libération des données publiques Open Data France a été créée le 9 octobre 2013, et Bertrand Serp en a été nommé président le 9 juillet 2014. En novembre 2014, Toulouse Métropole a obtenu le label Métropole French Tech.
Aujourd'hui, 9 des 37 communes de la métropole se sont engagées dans la libération de leurs données. "7 ou 8 entreprises ont déjà réutilisé les données libérées", calcule Bertrand Serp. Parmi lesquelles les startups GéOVélO (calcul d'itinéraires cyclistes à Toulouse), La ville sonore (balade créative à Toulouse), Coovia (covoiturage) et Bus31 (horaires de bus en temps réel).
"C'est un mouvement qui ne demande qu'à être amplifié, insiste Bertrand Serp. Mon ambition est que toutes les communes de la métropole libèrent leurs données, et que d'ici 5 ans, environ 300 startups spécialisées dans l'exploitation de ces données soient créées, soit 3 800 emplois."
Après à peine un an d'activité, la startup toulousaine Glouton Frais va livrer la France entière. Le fabricant de pain sans lait ni gluten disposait jusqu'à présent d'une vingtaine de points de revente à Toulouse.
Opération crowdfunding réussie pour Glouton Frais. La société toulousaine vient de réunir plus de 7 500 euros via la plateforme Kiss Kiss Bank Bank. "Cette somme nous servira à financer l'achat d'un deuxième four en vue de notre déploiement à la France entière", explique Christine Buscailhon, cofondatrice de Glouton Frais.
1 % des Français allergiques au gluten
11 mois après son début d'activité, la startup toulousaine est en pleine croissance. Glouton Frais est né de la rencontre entre Christine Buscailhon, maman d'un enfant astreint à un régime sans gluten et Laurent Dran, pâtissier soumis aux mêmes contraintes alimentaires. Ce dernier met au point un pain artisanal sans gluten ni produits laitiers : une première en France car, jusqu'ici, une dizaine de boulangers parisiens proposait du pain sans gluten mais avec du lait. "Le gluten, présent dans la farine de blé (et qui permet au pain de ne pas s'émietter), est remplacé par un mélange de farines. Des graisses végétales sont ajoutées à la place du lait", poursuit le présidente de la société.
Surtout, il répond à une demande grandissante.
"Il est très difficile de faire son pain soi-même. Or, en France, 1 % de la population est allergique au gluten. Ensuite, entre 10 et 50 % des Français digèrent mal les produits laitiers. Certains de nos clients sont aussi attirés par la qualité gustative du pain, qui est par ailleurs sans conservateurs ni additifs", ajoute-elle.
ujourd'hui, Glouton Frais vend 3 000 pains par mois dans une vingtaine de points relais à Toulouse (une boulangerie, des épiceries, des magasins bio) et dispose également d'un magasin qui les revend à Montauban. Un succès qui l'incite désormais à lancer des livraisons sur la France entière. Les clients devront réserver leur pain depuis la boutique en ligne et le produit leur sera livré le lendemain.
Dans le sillage de Sigfox, la planète startup est en pleine effervescence à Toulouse. En 2015, quatre startups toulousaines ont déjà décroché le Pass French, d'autres devraient les rejoindre cette année. Tour d'horizon des 9 startups qui ont (ou vont) réaliser des levées de fonds importantes et marqueront l'année 2016 pour leurs grands projets.
Les levées de fonds de Sigfox, Payname et Naïo accélèrent leur développement
Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox le 16 septembre 2015 à Toulouse (Crédits : Rémi Benoit).
Il fait partie des acteurs très "disruptifs" de la génération FinTech. Éric Charpentier, fondateur de la société Payname, revient sur le parcours de son entreprise et sur ses ambitieux projets. Interview vidéo.
La société, qui se présente comme "la future banque en ligne que nous aurons tous demain", est la première startup à avoir obtenu l'agrément bancaire par l'autorité de contrôle des banques. "Nous attaquerons les marchés européens dans un second temps", annonce Éric Charpentier. Payname a déjà réalisé trois levées de fonds, dont la dernière, en 2015, d'un montant de 5 millions d'euros. La startup, qui table sur 20 recrutements en 2016, construit actuellement son futur campus à une trentaine de kilomètres au sud de Toulouse, dans le Volvestre. Elle s'y installera en mai 2016. La startup a remporté le prix "Nouvelle économie" lors de la soirée Biznext organisée en décembre dernier par La Tribune Toulouse.
La startup CityMeo, spécialisée dans l’affichage dynamique aura installé plus de 600 écrans en 2015, première année complète pour la commercialisation de sa solution.
Installée à Labège, la startup CityMeo a été créée en novembre 2012 par quatre jeunes ingénieurs qui venaient d’obtenir le diplôme de l’ENSEEIHT : Jocelyn Hermitte, David Kéribin, Antoine Lubineau et James Packer.
« Nous avons créé l’entreprise quelques mois après la fin de nos études avec la conviction que nous pouvions concevoir une solution d’affichage dynamique innovante », explique David Kéribin, dirigeant de CityMeo.
Jusqu’aux débuts de la commercialisation de sa solution d’affichage dynamique, les cofondateurs auront consacré près de deux années à la phase de R&D. De fait, 2015 est la première année pleine de commercialisation. Résultat : plus de 600 écrans ont été installés et la startup estime qu’elle passera un autre cap fin 2016, celui des 2000.
CityMeo compte aujourd’hui 8 salariés, soit trois de plus qu’en début d’année. En décembre 2014, voici un an, la startup a reçu le 1er prix lors de Start In Paris (voir la photo à droite), juste après avoir décroché un trophée au concours « Open Data » de Toulouse, a réussi une levée de fonds de 125.000 euros début 2015 et a été récompensée lors du Blend Web Mix 2015 à Lyon.
La solution d’affichage dynamique de CityMeo a été retenue par de nombreuses enseignes de la grande distribution en France et sera déployée par Toulouse Métropole à partir de début 2016. En 2016, une des priorités de la startup sera de se développer à l’international. « Une de nos principales forces est la simplicité de déploiement et de contrôle des écrans », conclut David Kéribin. Pascal Boiron, MID e-news
A la Une de notre digest de ce mardi 15 décembre : Lima, MyFeelBack et Samsung
A la Une de notre digest de ce mardi 15 décembre : Lima décroche une étoile de l’Observeur du Design 2016, MyFeelBack décroche le Pass French Tech, Legrand et Samsung concluent un partenariat technologique international, et toutes les autres informations qui ont retenu notre attention aujourd’hui.
Lima décroche une étoile de l’Observeur du Design 2016
Organisé par l’APCI depuis 1999, l’Observeur du Design est le prix français de design mettant en lumière le talent des entreprises et des designers. Il est reconnu et soutenu par le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique en France et par l’ICSID (International Council of Societies of Industrial Design) à l’international. Les réalisations labellisées les plus remarquables sont Étoilées par un jury, composé de professionnels du design et d’experts. Etoile qu’a donc reçue Lima, la société qui conçoit un boîtier permettant de créer son propre cloud très facilement en installant le boîtier Lima chez soi en le connectant à sa box Internet et à un disque dur externe.
My Pharma Company lance le « parrainage participatif » dédié aux investissements dans la santé
My Pharma Company, plateforme de financement participatif dédiée au monde de la santé, mène une opération spéciale de parrainage participatif. Lancée le 14 décembre pour une durée de 15 jours, cette campagne de My Pharma Company propose à tous, déjà membres de la plateforme ou non, de parrainer des amis et de gagner ainsi des points de R&D pour augmenter leurs gains financiers potentiels. Toute personne qui parraine un investisseur obtient 10% des sommes investies par son filleul sous forme de points de R&D, et permet à son filleul de bénéficier d’un bonus de 5% sur ses investissements. En fonction de l’investissement des filleuls, le compte du parrain sera automatiquement crédité de points de R&D, et ce même si le parrain n’a jamais investi par le biais de My Pharma Company.
Legrand et Samsung concluent un partenariat technologique international
Legrand et Samsung annoncent la signature d’un partenariat technologique international en vue de développer des offres améliorant le pilotage et le confort des chambres d’hôtels. Pour permettre l’accélération du développement des bâtiments intelligents, Legrand et Samsung s’associent pour renforcer l’interopérabilité entre leurs technologies. Ensemble, ils développeront de nouvelles interfaces utilisateurs. Celles-ci s’appuieront sur la solution LYNK HMS (Hospitality Management Solution) de Samsung et l’appareillage électrique de Legrand pour permettre à l’occupant de la chambre de piloter depuis sa télévision l’éclairage, la température et l’ouverture de portes. A terme, la solution issue de la collaboration assurera l’interface entre le client et les services de l’hôtel (conciergerie, réservation de taxis, services audiovisuels, etc.) pour une expérience client enrichie.
MyFeelBack décroche le Pass French Tech
La startup toulousaine MyFeelBack, reconnue comme la solution de référence d’enrichissement de la connaissance client via ses questionnaires intelligents, vient d’obtenir le tant convoité Pass French Tech, ce programme national destiné à soutenir et amplifier le développement à l’international des entreprises françaises en hyper-croissance et à très fort potentiel. La solution SaaS développée par MyFeelBack permet à ses utilisateurs, parmi lesquels figurent des entreprises leaders du e-commerce, de l’énergie, ou encore du transport, d’enrichir leurs bases de données clients en temps réel avec des données ultra-qualifiées, en posant la bonne question au bon moment.?Ses capacités d’hyper-ciblage des questions en fonction du parcours client, et d’analyse en temps réel de l’information collectée, permettent aux managers d’exploiter les données collectées dans la personnalisation des campagnes marketing, et d’intégrer les retours clients dans leur prise de décision quotidienne.
MOPeasy : La Communauté de Communes de la Haute Vallée de Chevreuse lance un projet de services d’autopartage de véhicules électriques et de covoiturage à la demande
La Communauté de Communes de la Haute Vallée de Chevreuse (CCHVC) se lance dans une offre complète et innovante, visant à proposer des solutions de charge et de mobilité et faciliter les déplacements des personnes non-motorisées. Ainsi, au-delà du déploiement des infrastructures de recharges et de 16 bornes électriques sur les 10 communes, des services d’autopartage de véhicules électriques, de covoiturage, d’accès à des bornes de recharge seront proposés, via la plateforme ouverte de MOPeasy accessible en ligne et sur Smartphone. Un « bureau des voyages » permettra de mettre en relation conducteurs bénévoles et concitoyens souhaitant réserver un trajet. L’humain est placé au cœur de ce service de « covoiturage à la demande » accessible à tous, permettant ainsi de créer du lien social et aussi de redonner un sentiment d’utilité à des bénévoles qui peuvent eux-aussi se sentir isolés, tels que des retraités ou des chômeurs par exemple. Les travaux seront lancés dès le début 2016 pour projet effectif fin 2016.
A l'occasion de la Cop 21 qui s'ouvre à Paris lundi 30 novembre, Place to B Toulouse propose une gamme d'événements collaboratifs autour de la cause climatique. Objectif : faire vivre le débat et susciter l'engagement.
En marge de la Cop 21 qui s’ouvre à Paris lundi, l’espace d’émulation autour du climat Place to B aura aussi sa caisse de résonance à Toulouse du 29 novembre au 3 décembre. Dès lundi, le fablab du climat s’installe chez l’incubateur de projets Ekito. Une déclinaison régionale de l’initiative parisienne du même nom, sauf qu’à Toulouse, l’initiative va au delà de la fabrique de l’information autour des enjeux du climat en proposant une myriade d’événements.
L’objectif de Place to B Toulouse ? Toucher différents publics, y compris les plus jeunes et les entreprises pour susciter l’engagement autour de la cause climatique, comme l’explique le porteur du projet Daniel Luciani, président de l’agence responsable Icom. « Les citoyens vont entendre parler du climat dans les médias mais le décodage ne va pas toujours s’opérer. Place to B est une initiative collective, bénévole, où chacun des acteurs impliqués, à commencer par la communauté des acteurs du développement durable, apporte ses compétences, ses réseaux, ses soutiens logistiques dans une démarche de vulgarisation des enjeux et des solutions de la transition écologique ».
Simuler par la co-création, l’engagement pour le climat
Outre un fablab de l’info coordonné par la journaliste Cécile Varin qui livrera chaque jour un journal TV et une newsletter avec une forte mobilisation des réseaux sociaux, Place to B propose des master class sur le climat en partenariat avec Toulouse Business School, une creative factory et un atelier de co-création vidéo sur le climat et des ateliers pour les enfants co-animés par le groupe Milan et l’association Avenir Climatique. Côté entreprises, deux temps forts donneront le ton de la semaine, détaille Daniel Luciani. « Le point d’orgue est le grand procès de la RSE, le jeudi, où experts et dirigeants s’affronteront autour de la responsabilité sociétale des entreprises et la création de valeur. Nous avons aussi prévu une soirée ludique le mardi, co-organisée avec le CJD, le Medef Haute-Garonne, la CGPME et le Mouves où seront proposés aux dirigeants des PME et TPE des serious game sur les négociations climatiques ». A cette occasion sera lancé l’appel des 100 entreprises pour le climat, une initiative pour inviter les entreprises à réduire leur consommation d’énergie de 10% d’ici deux ans.
Plus de 500 personnes sont attendues à Place to B Toulouse pour construire un autre récit du climat et montrer aux politiques, à commencer en région, qu’il faut oser, comme le martèle Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président pour le changement climatique. Aurélie de Varax
Dédié aux professionnels, le réseau social Skiller a été lancé le 30 janvier 2015 depuis Toulouse. Parmi les 6 fondateurs de l’entreprise, on compte notamment Jérôme Introvigne, auparavant en charge de l’Innovation chez Poult. Un des principes fondateurs du réseau est que c’est la communauté des membres de Skiller qui évalue et apprécie les compétences des autres membres. Par ailleurs, le réseau social vient de finaliser un partenariat avec une plateforme de crowdfunding, notamment pour valoriser les idées.
« Nous avons consacré les 9 premiers mois d’existence de Skiller à faire connaître le réseau social et son principe, explique Jérôme Introvigne. Maintenant, la taille du réseau peut évoluer très rapidement : nous comptons aujourd’hui 1 200 membres ; ils seront probablement 100 000 fin 2016 ! ».
Autre étape importante pour Skiller en 2016 : la première levée de fonds. En attendant, Skiller a étudié le profil de ses membres et affirme que « toutes les entreprises du CAC40 » y sont d’ores et déjà présentes via leurs salariés. « On les trouve parmi les 45% de nos membres qui sont cadres ou cadres supérieurs, mais 25% sont des entrepreneurs indépendants, 15% des chefs d’entreprise et 15% ont des profils divers », conclut Jérôme Introvigne. Pascal Boiron, MID e-news
Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox le 16 septembre 2015 à Toulouse
La société Sigfox, basée à Labège près de Toulouse, poursuit le développement de son réseau bas débit pour objets connectés et couvre désormais neuf pays, dont les USA, où travaillent désormais 20 personnes. Après avoir ouvert son capital pour 100 M€ l'année dernière, l'entreprise dirigée par Ludovic Le Moan envisage une entrée en bourse en 2017, mais prévoit d'ici à fin 2016 une nouvelle levée de fonds record.
Sigfox veut devenir "une licorne" : faire partie de ces startups dont la valeur atteint au moins un milliard de dollars, à l'instar de Critéo ou Blablacar. Pour cela, Ludovic Le Moan, PDG de la société, veut prendre son temps. Alors qu'une entrée au Nasdaq était annoncée pour 2016, elle pourrait être décalée à 2017 :
"Je dis 2017 pour me laisser du temps, mais des choses pourraient intervenir d'ici là. Nous sommes sollicités par des financiers qui ont beaucoup d'argent à investir et nous sommes positionnés sur un marché potentiel de plusieurs milliards de dollars."
Concrètement, Sigfox, qui développe un réseau bas débit afin de connecter les objets (alarmes, détecteurs, et trakeurs essentiellement) pourrait effectuer une nouvelle levée de fonds avant son entrée en bourse. La dernière, en février 2015, avait été saluée comme l'une des plus importantes levées de fonds en Europe. La prochaine pourrait battre ce record : "Nous lèverons plus de 100 M€", assure le PDG.
Avec les 100 millions d'euros levés début 2015, Sigfox "a largement les moyens de se développer", mais cet argent frais permettrait d'aller plus vite.
"Nous n'avons plus à prouver que notre technologie fonctionne, tout le monde sait qu'elle fonctionne. Tout est maintenant une question de rapidité d'exécution. Soit nous poursuivons notre développement en signant des contrats pays par pays avec des partenaires, soit nous développons le réseau en propre, ce qui serait plus rapide, mais aussi plus cher", indique Ludovic Le Moan.
Par ailleurs, l'entrée en bourse ne se fera pas forcément au Nasdasq : "Nous verrons là où le marché nous porte le plus. Attendons de voir l'accueil qui nous est réservé au États-Unis. Il est un peu tôt pour savoir si cette entrée en bourse se fera uniquement sur le Nasdaq, ou en France également."
Ludovic Le Moan (PDG) et Thomas Nicholls (responsable commercial) ce mercredi 16 septembre à Toulouse pour une conférence de presse
20 personnes et un siège à Boston
Sigfox vient effectivement d'annoncer son déploiement aux États-Unis.
"Cela a été plus compliqué qu'en Europe car les normes ne sont pas les mêmes et tout y est plus cher", commente Ludovic Le Moan. Désormais, 20 salariés de Sigfox travaillent sur le territoire américain, répartis entre San Francisco et Boston, où se trouve le siège américain de Sigfox. Allen Proithis (ancien de chez Hewlett Packard et fondateur de wot.io) a été nommé président pour l'Amérique du Nord. Objectif : déployer le réseau en particulier dans le cadre de programmes de villes intelligentes ou d'applications industrielles.
"Aujourd'hui, San Francisco, Boston et New York sont couvertes par le réseau Sigfox. 12 grandes villes le seront d'ici à juin 2016 : Los Angeles, Chicago, Austin, Houston, etc."
En 2015, le chiffre d'affaires de Sigfox attendra 12 millions d'euros. La société compte 140 salariés.
La start-up toulousaine Payname collectionne les bonnes nouvelles. Elle annonce aujourd'hui une levée de fonds de 5 millions d'euros grâce à de nouveaux partenaires dont la MAIF.
En seulement 2 ans, Payname boucle sa troisième levée de fonds. Après deux enveloppe de 300 000 euros chacune, ce nouvel apport financier de 5 millions d’euros doit lui permettre d’accélérer son développement. Pour son fondateur, Eric Charpentier, l’objectif est « devenir, d’ici 3 ans, la première banque en ligne collaborative« .
Etablissement de paiement depuis cet été
En juillet dernier, Payname est devenu un établissement de paiement. Une grande première pour une société de la Fintech travaillant avec les particuliers. L’agrément est attribué, au compte-gouttes, par l’autorité de contrôle des banques : l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution). « Il s’agit d’une reconnaissance de notre travail » se félicite Laëtitia Geneyton, responsable de communication chez Payname. « Cela montre que nous respectons la réglementation » poursuit-elle.
Payname reste aujourd’hui un des leaders français de ce nouveau secteur bancaire. C’est la seule plateforme en ligne qui permet de réaliser tous ses paiements de pair-à-pair (cagnotte, remboursement, service à la personne, loyer…). Le site toulousain assure les transactions, éditent la quittance de loyer ou réalise encore la déclaration à l’Ursaaf. Née en 2013, la startup toulousaine connaît une croissance exponentielle et compte à ce jour 25 collaborateurs.
Xerfi Canal présente l'analyse d'Aurélien Duthoit, directeur des synthèses, Precepta
La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, des valorisations excessives pour les startups ?
Comment expliquer les niveaux de valorisation jamais atteints par les start-up du web ? Nombre de jeunes pousses, à l'occasion de levées de fonds ou d'introduction en Bourse, atteignent des valorisations dépassant le milliard d'euros avec des chiffres d'affaires nuls ou négligeables et des dizaines ou centaines de millions d'euros de pertes. Il n'est ici pas question de savoir si une bulle est en train de se former ou non, mais de comprendre les motifs stratégiques qui justifient la confiance des investisseurs.
Deux modèles en particulier concentrent l'essentiel des valorisations
Le premier modèle est celui des services à forte audience, comme tous les dispositifs de réseaux sociaux, avec en point de mire une monétisation publicitaire probable. C'est le modèle de Whatsapp, acquis par Facebook pour 19 milliards de dollars avec zéro chiffre d'affaires.
Le deuxième modèle est celui des services de mise en relation financés par des commissions sur les transactions et des frais. C'est le cas de Blablacar, l'une des start-up françaises et européennes les mieux valorisées.
Un troisième modèle, celui des géants logiciels comme Microsoft ou Oracle, reste lui aussi très prisé, mais son existence remonte aux années 80 et 90.
Les raisons de la valorisation
Première raison à ces niveaux de valorisation, le caractère concentré des marchés sur lesquels ces sociétés opèrent. Parce que ces services s'appuient sur des effets de réseau puissants donnant un avantage maximal aux opérateurs disposant de la communauté la plus importante, ils ont vocation à devenir de quasi-monopoles sur leurs marchés pertinents, avec tout ce que ça implique en termes de rentabilité potentielle.
Deuxième raison, ces sociétés opèrent largement à coûts fixes. Une fois le point d'équilibre éteint, et il est souvent élevé au vu du caractère intensif en technologies des services proposés, les volumes d'activité vont nourrir des niveaux de rendement très élevés. Les marges de certaines sociétés technologiques, parfois supérieures à celles des champions du luxe, ne disent pas autre chose.
Troisième raison, les coûts de l'infrastructure matérielle qui permettent ces services innovants sont, à capacité égale, structurellement sur le déclin. C'est l'une des conséquences de la fameuse Loi de Moore sur les progrès exponentiels des semi-conducteurs. Pensez par exemple à Amazon et ses services de cloud computing, lancés en 2006 dans une incompréhension assez générale. Près de dix ans plus tard et probablement de lourdes pertes, ils génèrent aujourd'hui 15% de marge opérationnelle et sont l'activité la plus dynamique du géant de l'e-commerce.
Quatrième raison, ces niveaux de valorisation sont largement alimentés par la perspective d'un rachat dans une logique stratégique, par un géant du web par exemple, ou dans une logique financière, par des investisseurs privés. Or, le coût du capital n'a peut-être jamais été aussi durablement bas dans les pays développés, et les réserves de cash des géants du web et du logiciel n'ont jamais été aussi conséquentes. Rappelons qu'Apple, Microsoft, Cisco, Google et Oracle disposent d'un trésor de guerre cumulé supérieur à 430 milliards de dollars.
Dernière raison enfin, la peur chez les opérateurs bien en place de rater une opportunité majeure. L'histoire des plus grands groupes de technologie est jalonnée d'anecdotes d'investisseurs sceptiques ou de grands groupes n'ayant pas cru en une startup devenue Goliath des années plus tard. Nombre d'entreprises pensent aujourd'hui le problème à l'envers et ne raisonnent plus en termes de retour sur investissement potentiel, mais en termes de pertes acceptables, et sont à ce titre disposé à investir massivement pour ne pas rater la prochaine vague qui, peut-être, les submergera.
La région Midi-Pyrénées est la deuxième en TIC derrière l’Ile-de-France. Le numérique y représente plus de 34 000 emplois.
Le label a investi la ville rose fin 2014, au cœur d’une région, la deuxième en TIC derrière l’Ile-de-France, où le numérique représente plus de 34 000 emplois. Un écosystème dont Economie Réelle vous présente une sélection des start-up les plus prometteuses.
France Pari, la mise gagnante
Créée dans la région toulousaine en 2008, France Pari est aujourd’hui l’un des poids lourds du secteur des jeux et paris sportifs en ligne en France, avec environ 6% du marché, rivalisant avec la Française des Jeux. Sur l’année 2014, elle affiche pour 17,8 millions d’euros de vente, soit une croissance de plus de 40%. Le site propose de miser sur une vingtaine de sports (y compris les paris hippiques, depuis fin 2011). Elle commercialise également un logiciel en marque blanche (Sportnco, cinq clients), récemment décliné en application mobile.
Basée à Labège, au sud-est de la ville rose, France Pari dispose de parrains de choix, tels que Franck Leboeuf, Fabien Pelous ou encore Alain Prost (actionnaire de la société depuis ses débuts). La start-up a les reins solides et un avenir prometteur : selon l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), la montant total des mises enregistrées a atteint 351 millions d’euros au premier trimestre 2015. Soit un bond de 38% par rapport à la même période un an plus tôt.
Eurecia et ses 500 clients
Depuis qu’elle a vu le jour en 2006, Eurecia n’a cessé de grandir et est devenue aujourd’hui une société présente dans 43 pays, sur quatre continents. Cette spécialiste de la gestion des RH et du management commercialise une solution permettant de gérer les congés et absences, les notes de frais, les temps et activités ou encore les plannings de ressources et le suivi RH. Basée à Castanet-Tolosan (au sud de Toulouse), Eurecia connaît une croissance fulgurante, avec un chiffre d’affaires triplé depuis trois ans, qui atteint aujourd’hui 1,5 million d’euros. Elle compte environ 500 clients (iDTGV, 20 Minutes, l’Institut Curie, KPMG, Bic…), avec plus de 50 000 salariés qui utilisent ses solutions à travers le monde.
La société emploie vingt-six personnes, dont huit en R&D, domaine où elle injecte chaque année près du tiers de ses revenus. Eurecia prévoit encore une dizaine d’embauches d’ici la fin de l’année 2016.
Wiseed, au top du crowdfunding
Cette plateforme d’equity crowdfunding (financement participatif sous forme de capital) créée en 2009 surfe sur le succès de l’économie collaborative. Forte de plus de 40 000 contributeurs, elle a financé 55 start-up et a annoncé il y a quelques semaines avoir dépassé la barre des 20 millions d’euros levés. Le tout pour un chiffre d’affaires qui a plus que doublé par rapport à 2014. Wiseed (18 salariés) s’est même positionnée en début d’année pour collecter des fonds afin de racheter 16% des parts… de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Malgré 18 millions d’euros prêts à être investis par 8 000 internautes, la société a finalement renoncé.
La plateforme a lancé en 2011 sa filiale dédiée au crowdfounding immobilier, celle-ci ayant depuis récolté 2,6 millions d’euros de financements. Le modèle économique de Wiseed -qui vise une entrée en bourse d’ici deux à trois ans- a, semble-t-il, de beaux jours devant lui : selon le cabinet spécialisé Massolution, le total des sommes levées dans le monde via le crowdfounding devrait doubler cette année, pour atteindre 34,5 milliards de dollars.
Les bons retours de MyFeelBack
Née à Toulouse en décembre 2011, MyFeelBack (une dizaine de salariés) propose aux entreprises un logiciel leur permettant de mieux connaître l’opinion de leurs clients. Une solution qui consiste en la création, le ciblage et la diffusion de questionnaires dont les réponses seront ensuite analysées et qui a déjà récolté plus de dix millions de « retours clients ». Cette jeune société (qui ne communique pas son chiffre d’affaires, estimé toutefois à plus de dix millions d’euros) a annoncé en fin d’année dernière la levée de 1,3 million de dollars de fonds, afin d’appuyer son développement à l’international en installant un bureau à New-York.
Aujourd’hui, plus de 35 000 personnes dans le monde utilisent la technologie MyFeelBack, qui compte parmi ses clients de grands noms tels qu’Airbus, Orange, Sanofi, Natixis ou BMW France. Positionnée entre Big Data et institut de sondage, MyFeelBack se situe sur un marché auquel on promet un bel avenir : évalué à quatre milliards de dollars, le « smart survey » devrait atteindre 8,5 milliards de dollars d’ici 2019.
Sigfox, la start-up record
Voilà une start-up qui n’en finit plus de faire parler d’elle dans la sphère des nouvelles technologies. La toulousaine Sigfox a lancé en 2010 son réseau bas débit (moins coûteux et plus facile à déployer) permettant de connecter les objets partout dans le monde, qu’il s’agisse de domaines aussi variés que la construction, l’automobile, l’agriculture ou les services de santé. Leader mondial d’un secteur encore jeune, la start-up (80 salariés) a annoncé en début d’année une levée de fonds de 100 millions d’euros, un record pour une jeune entreprise en France. « Une nouvelle victoire pour la French Tech », twittait dans la foulée le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, félicitant ainsi Sigfox.
Installée à Labège, avec des filiales à Madrid et San Francisco, au cœur de la Silicon Valley, la société a réalisé un chiffre d’affaires de six millions d’euros en 2014. Engie (ex-GDF Suez), qui a participé à la levée de fonds, a récemment crée une filiale afin de développer le réseau Sigfox en Belgique. Mieux, il y a quelques jours, c’est le géant Samsung qui annonçait un partenariat avec la pépite toulousaine, qui intégrera sa technologie à la nouvelle plateforme du groupe sud-coréen (baptisée Artik). Et le marché de l’Internet des objets lui ouvre bien des perspectives : selon le cabinet IDC, il pèsera 1 700 milliards de dollars en 2020. A noter que le conseil d’administration de Sigfox est présidé depuis avril 2014 par Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’Areva.
La Start up Payname propose une solution de paiement en ligne 100% française. Découvrez comment cet outil vous permet de régler vos achats entre particuliers.
Vous avez sûrement entendu parler des différents services de paiement en ligne… surtout après qu’Apple ait fait son entrée dans ce secteur par le biais du service ApplePay. Mais connaissez-vous Payname, la solution de paiement entre particuliers développée en France ?
Solution de paiement entre particuliers
La particularité du nouvel outil est qu’il permet aux particuliers de payer leurs achats auprès d’autres particuliers, et facilite ainsi les déclarations avec l’Urssaf quand on paye un travailleur à domicile (ménage, garde d’enfant…)
Profitant du boom que connaît le secteur du particulier à particulier sur le web (surtout la vente de biens et des services entre particuliers via les sites d’annonces), la start-up toulousaine propose une plateforme qui facilite les échanges et les déclarations aux autorités spécialisées.
Comme tout projet innovant, la nouvelle plateforme est née d’un besoin réel et spécifique. Disposant de 10 ans d’expérience dans le domaine des services entre particuliers, Eric Charpentier a décidé de résoudre le problème du paiement des achats entre particuliers en proposant une sorte de plateforme hybride quelque part entre PayPal et eBay.
Payname : les points forts
La nouvelle application tire sa force du fait qu’elle apporte une réponse précise à une problématique concrète et partagée par un très grand nombre de services spécialisés dans le particulier à particulier.
En effet, ce type d’échange de services et de biens se développe très rapidement. De récentes statistiques montrent que 70% des Français sont désormais impliqués dans une forme ou une autre de l’économie collaborative, ce qui explique la progression rapide de la start-up.
Ainsi, Payname intervient dans le but d’assurer la sécurité et la crédibilité des transactions financières entre les particuliers qui s’échangent des services sur le web, et ce, en proposant une application de paiement avec des garanties associées (garanties sociales, fiscales, etc.)
L’application Payname est disponible sur les smartphones et tablettes fonctionnant sous Android et iOS. Téléchargez-la sur l’App Store et sur Google Play.
To get content containing either thought or leadership enter:
To get content containing both thought and leadership enter:
To get content containing the expression thought leadership enter:
You can enter several keywords and you can refine them whenever you want. Our suggestion engine uses more signals but entering a few keywords here will rapidly give you great content to curate.