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October 26, 3:39 PM
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Accusée d’être “toxique” en dirigeante de la Comédie de Genève, Séverine Chavrier se dit “victime d’une cabale”

Accusée d’être “toxique” en dirigeante de la Comédie de Genève, Séverine Chavrier se dit “victime d’une cabale” | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Kilian Orain dans Télérama - le 24 octobre 2025

 

Autrice et metteuse en scène, directrice du théâtre depuis 2023, Séverine Chavrier est au cœur de deux enquêtes très accusatoires parues dans la presse suisse. L’intéressée conteste les faits reprochés.

 

Lire l'article sur le site de Télérama : https://www.telerama.fr/theatre-spectacles/je-n-ai-aucun-mepris-pour-mes-collegues-contestee-par-l-equipe-de-la-comedie-de-geneve-la-directrice-se-defend-7027987.php

 

 

Séisme à la Comédie de Genève. Sa directrice, l’autrice-metteuse en scène franco-suisse Séverine Chavrier, est accusée par deux enquêtes publiées dans La Tribune de Genève et 24 Heures (ces deux médias appartiennent au même groupe de presse) et par la RTS, mercredi 22 octobre, de « comportement toxique et pervers ; discriminations ; recrutements arbitraires et dénués de logique ; langage abusif ; dénigrements au travail ; absence totale d’écoute auprès des équipes et de volonté de collaborer ». Contactée par téléphone, Séverine Chavrier se dit « sonnée » et « victime d’une cabale ».

 

« PPSDM ». C’est surtout autour de cet acronyme de « petites productions suisses de merde », que l’artiste aurait employé, que s’est cristallisée la longue liste de reproches. « Elle n’a aucune estime pour le théâtre de la région, il n’a pour elle aucune valeur. Elle ne répond jamais aux sollicitations, très nombreuses, des metteurs en scène locaux qui lui proposent de reprendre leurs pièces. Et quand elle est obligée de le faire pour obtenir les subventions, elle dit avec le plus grand dédain : “Calons cette PPSDM ici et l’autre là” », confie une source dans l’une des deux enquêtes. « Pour elle et ses adjoints, nous sommes tous des petits protestants un peu ploucs qui ne connaissent rien au vrai théâtre, celui de la France », décrit un autre interlocuteur. « C’est monstrueux, et totalement diffamatoire, s’insurge Séverine Chavrier. Je viens de la philosophie, je ne parle pas en acronymes. Je suis désolée. Je ne me permettrais pas. Je n’ai aucun mépris pour mes collègues artistes, sinon je ne dirigerais pas une maison. D’autant plus basée dans une région où j’ai grandi, et d’autant plus en tant que binationale française et suisse. »

Affaires de sous et de territoires

Ses détracteurs évoquent aussi les trop lourdes ponctions de la directrice dans les finances du théâtre pour ses créations. « Le montant de 1 200 000 euros qui correspondrait au coût d’Absalon, Absalon ! est faux. J’ai développé ce projet avant mon arrivée à la Comédie de Genève et ai eu recours à plusieurs coproductions. » Le centre dramatique national d’Orléans, le Théâtre national de Catalogne, à Barcelone, ou la scène nationale d’Annecy, entre autres, ont ainsi cofinancé le spectacle, qui aurait coûté 450 000 francs suisses (environ 486 800 euros) à la Comédie. Rappelons que ces montants restent dans la moyenne de ceux des spectacles de Julien Gosselin ou de Caroline Guiela Nguyen.

À cela s’ajoute le reproche d’avoir monopolisé durant quarante jours une salle de répétition pour sa prochaine création, Occupations, qui verra le jour le 19 novembre (avant d’être reprise au Théâtre de Gennevilliers, dans le cadre du Festival d’automne) et qui aurait empêché que d’autres spectacles soient joués en même temps. « Je n’utilise que 15 % du temps de répétition disponible à la Comédie. Le reste est dévolu aux artistes invités qui bénéficient de quarante-deux semaines pour répéter. » Quant à son tempérament, Séverine Chavrier réfute toute propension à être colérique ou autoritaire. « Mes spectacles parlent d’eux-mêmes, je crée des œuvres polyphoniques. Et suis assez exigeante avec moi-même pour ne pas en plus l’être avec les autres. »

Soutiens parisiens

Au printemps dernier, un plénum, c’est-à-dire une réunion avec toutes les équipes du théâtre, s’est tenue après la constitution d’un dossier récoltant ces plaintes par la commission du personnel. « Ledit dossier est alors envoyé fin 2024 à la Fondation d’art dramatique (FAD), qui supervise, au-dessous du conseil administratif,  la Comédie. La commission du personnel réclame “des réactions et des actions concrètes” pour “régler la situation” », peut-on lire dans l’enquête publiée dans 24 Heures et La Tribune de Genève. « Cette réunion a permis de redéfinir les rôles de chacun et ainsi réussir à travailler au mieux pour le bien-être des salariés », affirme, de son côté, Séverine Chavrier, qui dit être victime de misogynie et d’une haine anti-Français. Lui sont en effet reprochés ses récents recrutements de personnels venus de l’Hexagone. « Deux Suissesses rejoindront pourtant prochainement les équipes », balaie Chavrier.

 

C’est en 2023 que l’autrice-metteuse en scène a pris la direction de la Comédie de Genève. Elle dirigeait auparavant le centre dramatique national d’Orléans où elle vient de recruter l’un de ses anciens collaborateurs en tant que directeur de la communication de la Comédie de Genève. Stéphane Braunschweig, qui a accueilli plusieurs de ses créations à l’Odéon, jusqu’à son départ en 2024, évoque « une grande artiste, exigeante, ce qui peut créer des tensions ». Mais affirme ne jamais avoir eu connaissance de problèmes rencontrés par les équipes du théâtre parisien.

Le temps de la réflexion

À Genève, Séverine Chavrier dit avoir trouvé « une équipe encore sous le choc de l’affaire Lupa et du départ de mes prédécesseurs Natacha Koutchoumov et Denis Maillefer, qui ont écourté leur dernier mandat ». La Comédie venait alors de s’installer dans de nouveaux locaux, plus grands, renouvelant au passage les équipes, passées d’une trentaine à quatre-vingts salariés permanents. « Ce qui a rajeuni les effectifs », souligne Séverine Chavrier qui a, comme le notent les médias suisses, subi plusieurs départs. « Certaines personnes proches de la direction précédente sont parties parce qu’elles ne se retrouvaient pas dans mon projet. Et c’est normal. Mais ces départs, aussi dus à des mobilités géographiques ou à des opportunités extérieures, sont volontaires, excepté deux licenciements pour motif légitime, et ont représenté moins de 10 % par an de la masse salariale totale. »

 

Deux ans après son arrivée, Séverine Chavrier revendique un bilan positif, « salué par les tutelles avec 55 000 spectateurs par an et 89 % de taux de remplissage ». Mais comment envisager la suite face à une situation aussi tendue ? La directrice se laisse encore du temps pour réfléchir et n’exclut pas d’éventuelles poursuites judiciaires.

Kilian Orain / Télérama

 

Légende photo : Séverine Chavrier à la Comédie de Genève, le 14 mars 2025. Photo David Wagnières pour Télérama

 

Lire l'article sur cette affaire dans 24heures.ch

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October 16, 4:18 AM
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Pierre-Yves Lenoir, directeur de théâtre épanoui aux Célestins, à Lyon

Pierre-Yves Lenoir, directeur de théâtre épanoui aux Célestins, à Lyon | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Joëlle Gayot dans Le Monde, publié le 16 octobre 2025

 

Celui qui dirige le théâtre municipal depuis 2023 se félicite de conserver un budget satisfaisant dans une région qui réduit ses subventions à la culture.

https://www.lemonde.fr/culture/article/2025/10/16/pierre-yves-lenoir-directeur-de-theatre-epanoui-aux-celestins-a-lyon_6647089_3246.html

Pierre-Yves Lenoir, au Théâtre des Célestins, à Lyon, le 17 septembre 2025. SUSIE WAROUDE

Un directeur de théâtre heureux, ça existe ? Oui. A tout juste 55 ans (il est né à Saint-Etienne le 16 octobre 1970), Pierre-Yves Lenoir, patron depuis 2023 du Théâtre des Célestins, à Lyon, mesure sa chance d’être aux commandes d’une institution en pleine forme, aimée par ses spectateurs et choyée par ses tutelles.

 

Six millions d’euros versés par la ville, 250 000 euros octroyés par la métropole : les subventions publiques de cet établissement municipal représentent environ 65 % de son budget annuel. Un apport important qui lui permet, s’enthousiasme-t-il, « d’accompagner au mieux les artistes et les créations » dans une région, Auvergne-Rhône-Alpes, qui ne fait pas de même. Après une baisse de près de 4 millions d’euros en 2022 des aides à la culture, une nouvelle coupe d’environ 1 million d’euros a été décidée l’année suivante par le conseil régional, alors présidé par Laurent Wauquiez (Les Républicains).

 

Si le sourire de Pierre-Yves Lenoir est sincère, il est loin d’être béat. En échappant aux restrictions qui mettent, un peu partout, le spectacle vivant à la diète, son théâtre est l’exception qui ne confirme pas la règle. « Le pacte républicain de financement de la culture ne fait plus consensus », s’inquiète celui qui doit aussi savoir dire non aux équipes qui frappent à sa porte en quête de scène et d’argent.

 

 

 

Cette « responsabilité [est] parfois écrasante », il l’admet. Elle est adoucie par les oui. Ce que, saison après saison, il déploie : l’accueil en résidence de l’artiste russe en exil Tatiana Frolova, la présence d’artistes associés (le Munstrum Théâtre, le duo Valérie Lesort et Christian Hecq, la jeune metteuse en scène Ambre Kahan), la coproduction de The Brotherhood, puissant spectacle de la Brésilienne Carolina Bianchi qu’il accueille, en novembreAutant de personnalités et d’esthétiques éclectiques dont la venue découle de « rencontres positives, pour ne pas dire pulsionnelles ».

Pierre-Yves Lenoir dissimule son ardeur sous une parole très maîtrisée. « Je ne suis pas quelqu’un de docile, lâche-t-il en avouant, dans la foulée, être obsédé par sa programmation. J’y pense en permanence. Jour et nuit. Ce métier est une passion, une forme d’éphémère toujours renouvelé. » Il s’y est formé pas à pas, en autodidacte patient dont les artistes recherchent, aujourd’hui, l’avis et l’expertise.

Mentors prestigieux

Titulaire d’un diplôme de gestionnaire (de 1990 à 1993, Pierre-Yves Lenoir a étudié à l’Edhec Business School), il a compris, à l’occasion d’un stage à la Comédie de Saint-Etienne, qu’un avenir dans « la finance, l’audit, ou la grande distribution » ne le « brancherait » pas autant que le travail au côté des artistes.

 

Etre l’homme « au côté » et qui se tient dans l’ombre : cette position a été son fil rouge pendant près de trente ans. De 1993 à 2023, qu’il ait occupé les fonctions d’administrateur, de directeur financier, de directeur exécutif ou de codirecteur, il s’est plié au mantra du poète Jean Cocteau : « Je saute de branche en branche, mais toujours dans mon arbre. »

 

 

Sans jamais déserter le théâtre, Pierre-Yves Lenoir a été le collaborateur de Jorge Lavelli (1931-2023) puis d’Alain Françon au Théâtre de la Colline, de Jean-Michel Ribes au Rond-Point, d’Olivier Py, de Luc Bondy (1948-2015), puis de Stéphane Braunschweig à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, et enfin de Claudia Stavisky, ex-directrice des Célestins, qui l’a coopté pour lui confier les clés de la maison.

 

 

Ce qu’il a appris de ces mentors ? La « vision précise d’un projet » avec Jorge Lavelli. Avec Alain Françon, « la radicalité du dialogue et la détermination à défendre le service public » à une époque, précise-t-il, « où on pouvait encore poser des ultimatums et renverser la table ». Jean-Michel Ribes, qui le traitait affectueusement de « taliban du théâtre » trop formaté par ses années à la Colline, l’a invité à programmer le Rond-Point avec lui. « Il m’a fait de la place. Il avait la volonté farouche de faire vivre un lieu. » Luc Bondy sera l’esprit libre avec lequel il a fallu ruer dans les brancards : « Il transgressait sans cesse les cadres. Alors que, fondamentalement, je souscrivais à sa démarche, en tant qu’administrateur, je devais me faire violence pour le freiner. »

Regard panoramique

Fiévreux mais pondéré, résolu mais pas obtus, Pierre-Yves Lenoir a acquis une stature de directeur qui repose sur des bases solides. Et su faire la synthèse de ses expériences passées, ce qui lui autorise, sur le théâtre public comme privé (il a participé à l’ouverture de La Scala, à Paris, de 2017 à 2018) un regard panoramique, dénué de nostalgie et marqué par la lucidité : « J’ai connu un âge d’or, suivi, dans les années 2000, d’une fragilisation économique croissante. Lorsque j’étais à l’Odéon, nous avons vu le mur arriver, mais nos alertes auprès du ministère de la culture n’ont servi à rien. »

 

 

Les chiffres, qu’il rappelle, sont parlants : en 2006, l’Odéon disposait de 3 millions d’euros de marge artistique. En 2018, elle n’était plus que de 1,2 million. Et presque nulle lorsque, en 2024, Stéphane Braunschweig a quitté son poste. Tirant la leçon de cette inexorable dégringolade, Pierre-Yves Lenoir a un impératif aux Célestins : « Dégager un maximum d’argent pour la création, la production et la diffusion. »

 

 

Ce professionnel capé que ne tente pas du tout l’idée de devenir metteur en scène enchaîne les soirées au spectacle (il en voit entre 150 et 200 par an) et les journées en discussions : sa vie se passe en réunions, conversations, rendez-vous, déplacements. Il n’est pas le seul à la barre : « Je ne considère pas que les Célestins, c’est moi, et vice versa. » Autour de lui, son équipe fait bloc, trop heureuse, elle aussi, de la vitalité d’une maison municipale qui joue de plus en plus dans la cour des grands. Les Célestins, théâtre de ville, s’est hissé au niveau des établissements nationaux.

 

Fils d’une mère professeure d’anglais et d’un père spécialisé dans l’événementiel, le Stéphanois n’allait pas souvent au spectacle. Son premier souvenir date du lycée. Jean-Claude Drouot jouait Coriolan, de Shakespeare, devant un jeune public si turbulent que le comédien, vexé, stoppa le jeu en hurlant : « Merde, petits cons, j’arrête la représentation. » Pierre-Yves Lenoir raconte l’anecdote en riant aux éclats. Et pour cause. Elle est aux antipodes de sa raison d’être.

 

 

Au programme du Théâtre des Célestins, à Lyon : « I’m Fine », création de Tatiana Frolova, avec le KnAM Théâtre, jusqu’au 25 octobre dans le cadre du Festival Sens interdits ; « The Brotherhood », conception : Carolina Bianchi, du 6 au 8 novembre ; « Andromaque », de Jean Racine, mise en scène Stéphane Braunschweig, du 13 au 23 novembre.

 

 

Joëlle Gayot / Le Monde

Légende photo : Pierre-Yves Lenoir, au Théâtre des Célestins, à Lyon, le 17 septembre 2025. SUSIE WAROUDE
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November 8, 2014 6:15 AM
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Vincent Baudriller amène Avignon sur les bords du Léman

Vincent Baudriller amène Avignon sur les bords du Léman | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Vincent Baudriller fait souffler un air d'Avignon sur les bords du Léman. Avec Stanislas Nordey, Dieudonné Niangouna, Angélica Liddell ou encore Julien Gosselin, le Théâtre de Vidy à Lausanne mise sur une scène contemporaine, qui s'inspire d'image, de danse ou de littérature.

 

Pour sa deuxième partie de saison, qui court de février à juin 2015, le nouveau directeur a fait appel à plusieurs metteurs en scène et chorégraphes qu'il programmait déjà lorsqu'il codirigeait le festival d'Avignon. Il veut faire de Vidy un carrefour culturel exigeant, où les artistes peuvent faire entendre leur singularité.

Rajeunir le public

Pour Vincent Baudriller, élargir le public à d'autres générations - plus jeunes - est un enjeu "majeur". Depuis la rentrée, il constate "une belle réponse du public", avec une fréquentation globale de 85%, en légère hausse.

Le Français se réjouit du succès de "l'Idiot", une création de Vincent Macaigne saluée par la critique à Paris. Même si, à Lausanne, elle a déconcerté une partie du public par son niveau sonore tonitruant: des protections auditives ont d'ailleurs été distribuées au public.

Bientôt Langhoff

Matthias Langhoff arrivera la semaine prochaine à Lausanne pour commencer à répéter le spectacle qu'il créera en janvier. "Cinéma Apollo" donne une suite au film "le Mépris", de Godard.

La deuxième partie de saison s'ouvre en février avec le chorégraphe Christian Rizzo, dont le spectacle avait fait se lever le public à Avignon, a rappelé Vincent Baudriller. Suivront deux artistes "importants": le Congolais Dieudonné Niangouna, qui incarne cette génération africaine qui a grandi dans les violences des régimes postcoloniaux, et Stanislas Nordey, qui poursuivra sa relecture approfondie de toute l'oeuvre de Pier Paolo Pasolini.

 

Capitale de la création contemporaine

En mars, durant une dizaine de jours, le Théâtre de Vidy s'associera à l'Arsenic et à d'autres lieux culturels pour proposer un "Programme commun" et faire de Lausanne rien moins que "la capitale de la création contemporaine en Europe", selon M. Baudriller. Au programme notamment Angélica Liddell, Romeo Castellucci, Cindy Van Acker et une figure montant du théâtre alémanique Thom Luz.

En avril, Vidy programme deux spectacles de danse de Maguy Marin. Suivra Julien Gosselin qui adaptera les "Particules élémentaires" de Michel Houellebecq et Nicolas Bouchaud qui s'inspirera d'"Un métier idéal" de John Berger, parlant d'un médecin de campagne. Vidy organisera un week-end de lectures autour de l'oeuvre du romancier.

Dans les salles de classe

Enfin, le théâtre ira à la rencontre des élèves dans les salles de classe, avec "Hamlet", adapté par la metteuse en scène lausannoise Magali Tosato. Le spectacle qui fait du héros de Shakespeare un lycéen circulera dès février dans les classes romandes.

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October 23, 11:43 AM
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Comédie de Genève: la direction Chavrier sous le feu des critiques

Comédie de Genève: la direction Chavrier sous le feu des critiques | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Andrea Di Guardo

 

Les accusations se multiplient contre la directrice de la prestigieuse maison théâtrale installée aux Eaux-Vives. Même si les équipes reconnaissent «la visionnaire et l’artiste hors pair».

 

Depuis l’arrivée de Séverine Chavrier à la tête de la Comédie en 2023, critiques et rumeurs persistantes contre sa direction circulaient dans le milieu culturel genevois. Sur les 80 employés que compte la prestigieuse maison théâtrale, plus de quinze d’entre eux, au moins, ont quitté le navire ces derniers mois. Des informations que notre enquête, menée jusque dans les coulisses du théâtre depuis plusieurs semaines, a pu vérifier.

 

Des membres de l’équipe, démissionnaires ou encore en fonction à des degrés variés de la hiérarchie, ont témoigné de l’ambiance délétère qui règne du côté de la gare des Eaux-Vives. Toutes et tous ont souhaité garder leur anonymat, mais les faits décrits sont concordants.

 

Interrogée ce mercredi soir, Séverine Chavrier réfute l’ensemble des critiques.

 

Le tableau est unanime. Et noir! Outre les départs en cascade, un certain nombre d’allégations visent directement Séverine Chavrier. Elles font notamment état de «comportement toxique et pervers», «de discriminations», «de recrutements arbitraires et dénués de logique», «d’un langage abusif», «de dénigrements au travail», «d’une absence totale d’écoute auprès des équipes et de volonté de collaborer». Des comportements inappropriés qui dépassent les murs de la Comédie, car la metteuse en scène française afficherait un «mépris intense et persistant envers la Suisse et son milieu théâtral». Beaucoup de faits dénoncés rappellent les violentes critiques formulées, fin 2024, contre un autre directeur de théâtre, Omar Porras, à la tête du TKM à Renens.

 

 

Prise de fonction tardive

Tout démarre courant 2023. Après le départ de l’ancienne direction de la Comédie, formée de Denis Maillefer et Natacha Koutchoumov, le conseil de fondation jette alors son dévolu sur une autre candidature, celle de la metteuse en scène annemassienne Séverine Chavrier, à l’époque directrice du Centre Dramatique National d’Orléans (CDNO), qui était notamment passée par le Conservatoire de Genève.

 

Séverine Chavrier doit prendre ses fonctions le 1er juillet 2023, soit en plein Festival d’Avignon. Le jour J, alors que l’équipe est prête à l’accueillir, aucune nouvelle d’elle ne leur parvient. Avant cette date, elle était venue une fois ou deux pour rencontrer l’équipe. «Qu’elle soit à Avignon pendant sa prise de fonction semblait plutôt normal, vu sa position, décrit une ex-employée. Mais, au mieux, elle est arrivée en septembre, sans qu’on ait vraiment pu faire connaissance avant.»

 

Et ses présences à la Comédie s’annonceront irrégulières durant cette première année où elle a déjà la mission de diriger le théâtre. «Elle n’a presque pas mis un pied dans le bureau, affirment plusieurs témoins. Elle était donc déjà payée pour assurer ses fonctions. Mais comme ce n’était pas elle qui avait construit la saison 2023-24, elle s’en fichait de venir tenir la barque pour des tâches administratives. Elle bossait sur ses projets… Tout ce qui l’intéresse, c’est son propre travail artistique.»

 

De la petite à la grande Comédie

La Comédie de Genève emploie près de 80 personnes, dans un établissement flambant neuf et immense, au beau milieu de la gentrification des Eaux-Vives. Le déménagement depuis la rue des Philosophes a presque quadruplé les effectifs. «On est passé d’une structure familiale à un grand paquebot aux allures de PME. La position de Séverine Chavrier est équivalente à celle d’un chef d’entreprise. Mais elle exècre ça», assure-t-on. La directrice s’entoure rapidement de son ancienne collaboratrice au CDN, ainsi que d’un employé d’un théâtre parisien, mandaté pour l’aider à asseoir son projet.

 

À la suite d’un appel d’offres public, la première nommée deviendra assistante de direction. La fonction avait été convoitée par des centaines de postulants mais, en cours de jeu, les Ressources humaines ont stipulé qu’il était «indispensable de bien connaître les productions de Séverine Chavrier pour occuper ce poste».

Elle est aujourd’hui adjointe de direction et directrice de la production. Selon des sources internes, elle devrait même prochainement passer directrice adjointe de la Comédie.

 

L’ancienne collaboratrice de Séverine Chavrier a finalement été désignée pour rejoindre la direction artistique. Peu de temps après, l’employé parisien mandaté pour l’aider à asseoir son projet deviendra, lui, adjoint au développement. En quelques mois, la Comédie s’est donc retrouvée avec une direction artistique tricéphale. Française et soudée par des liens très proches.

Un mode de faire qui se poursuit aujourd’hui encore. Le dernier départ en date, celui du directeur de la communication, a été effectif fin septembre. Il sera bientôt remplacé par l’un des anciens collaborateurs de Séverine Chavrier, venu du Centquatre-Paris, qui a travaillé auparavant au CDN d’Orléans. «Il y a eu un appel d’offres, mais comme par hasard c’est encore l’un de ses amis qui est nommé», pointe l’une de nos sources.

Un «management du chaos»

En prenant ses fonctions, Séverine Chavrier opère quelques changements. «Afin d’instaurer une organisation plus pyramidale, elle a très vite déconstruit la structure et l’organigramme mis en place sous la direction Maillefer-Koutchoumov.»

 

Face à cette volonté de restructuration, son management ne s’est pas avéré à la hauteur, estiment ses contradicteurs: «Séverine Chavrier est toujours sur le plateau, en train de créer. Elle n’est jamais au bureau et c’est donc à son adjointe de direction de tenir la barque. Mais tout doit passer par sa validation quand même: elle choisit tout, en faisant fi des avis des professionnels qui l’entourent. Quand on lui propose trois alternatives, elle choisit la quatrième. Elle ordonne… en traitant tout le monde comme de simples exécutants. Elle dit qu’on est des incapables lorsque l’on n’y arrive pas.»

 

Des soucis amplifiés par les compétences de son adjointe, toujours selon nos sources: «Elle ne sait pas donner de directives claires, change sans cesse d’avis et dit tout et son contraire.»

Ce «management du chaos» obligerait les équipes à devoir modifier à l’extrême dernière minute des dossiers préparés depuis des mois. De quoi «épuiser et démotiver» les collaborateurs.

Si tous les interrogés s’accordent à reconnaître «la visionnaire et l’artiste hors pair» qu’est Séverine Chavrier, ils lui attribuent des «discriminations», «des humiliations», «un langage abusif», «du dénigrement au travail». Depuis son arrivée à la Comédie, on dénombre entre 15 et 18 départs, dont la totalité des membres de l’équipe de production installée par l’ancienne direction (cinq postes). «Elle vous dira que les gens sont partis car ils avaient trouvé une meilleure opportunité, mais 9 personnes sur 10 s’en sont allées à cause d’un climat de travail toxique et d’un manque de reconnaissance de leurs contributions», ose l’un des démissionnaires.

 

«Petites productions suisses de merde»

 

Dans son cahier des charges, la directrice de la Comédie a pour mission de promouvoir les productions locales et régionales, de collaborer avec des acteurs culturels romands, mais aussi de faire rayonner les commerçants locaux, par exemple pour des logements d’artistes. Au cœur des séances de programmation, ce rôle serait mené avec un dédain qui choque les esprits. Plusieurs sources révèlent que Séverine Chavrier a créé un acronyme méprisant qu’elle utilise de manière fréquente: «PPSDM», comprenez les «petites productions suisses de merde».

 

«Elle n’a aucune estime pour le théâtre de la région, il n’a pour elle aucune valeur. Elle ne répond jamais aux sollicitations, très nombreuses, des metteurs en scène locaux qui lui proposent de reprendre leurs pièces. Et quand elle est obligée de le faire pour obtenir les subventions, elle dit avec le plus grand dédain: «Calons cette PPSDM ici et l’autre là.» En outre, Séverine Chavrier loge les comédiens dans des hôtels d’Annemasse parce que c’est moins cher. «Tout est calculé pour faire plus de spectacles, avec plus de moyens et avec toujours moins de personnel.»

 

Ce «mépris envers la Suisse» fâche à l’interne. «Pour elle et ses adjoints, nous sommes tous des petits protestants un peu ploucs qui ne connaissent rien au vrai théâtre, celui de la France.»

L’argent semble être une source de conflit au sein de la direction de la Comédie. La subvention de la Ville stipule que 55% du budget doit être alloué au bon fonctionnement de l’institution, et 45% aux créations et à l’accueil des œuvres. «Séverine Chavrier essaye d’inverser cette tendance depuis le premier jour, constatent nos sources. Sa grande stratégie est de supprimer des postes ou de les offrir à des jeunes moins formés, français de préférence, moins bien payés.»

 

Occupation de l’espace

C’est courant dans le milieu du théâtre. Quand une direction est assumée par un ou une artiste, on trouve ses créations à l’affiche de la saison. En tant que directrice de la Comédie, Séverine Chavrier programme ainsi ses propres productions. Un travail autorisé et même encouragé par son cahier des charges. D’après les témoignages recueillis par nos soins, cet aspect «dépasserait aujourd’hui certaines bornes».

 

Sur la subvention de 12 millions de francs octroyés par la Ville de Genève, la pièce «Absalon, Absalon», aurait coûté 10% du total, soit 1,2 million de francs. Cette coproduction internationale s’est retrouvée programmée au Festival d’Avignon. «Elle investit du temps – celui de ses employés –, de l’argent – celui des subventions – et surtout de l’espace, celui de l’établissement, pour promouvoir ses propres créations, dans une démesure absolue», résume un employé.

 

«Ce n’est pas Séverine Chavrier qui est au service de la Comédie mais bien la Comédie qui est au service de Séverine Chavrier», affirme un ex-employé. Pendant ce premier semestre 2025, Séverine Chavrier bloque durant quarante jours une salle de la Comédie afin de créer sa prochaine pièce qu’elle présentera au public en novembre. Tout au long de ces répétitions, aucune autre pièce ne peut être mise à l’affiche. Une réalité qui déstabilisera complètement la programmation de la saison. «Le printemps va être vécu comme un cauchemar pour nos équipes, avertit une source. On a déjà la prochaine saison à monter et désormais, beaucoup trop de spectacles à accueillir.»

 

Action du personnel

Tous ces éléments, pointés par nos sources, ont fait l’objet d’une élaboration de dossier l’an passé. «La commission du personnel a fait un boulot exemplaire et constructif en termes de recueil de témoignages, d’explicitation des problématiques et du mal-être général des employés», nous garantit-on. Ledit dossier est alors envoyé fin 2024 à la Fondation d’art dramatique (FAD), qui supervise, en dessous du Conseil administratif, la Comédie. La commission du personnel réclame «des réactions et des actions concrètes» pour «régler la situation».

 

 

C’est précisément une mission qui incombe à la FAD, «engagée à mettre en place des mesures visant à lutter contre toutes les formes de violences, d’atteintes à la personnalité, de harcèlement sexuel et moral et de discriminations directes, indirectes ou multiples […] fondées sur l’origine, l’âge, etc.»

 

La FAD, représentée par sa présidente Lorella Bertani, convoque alors des cadres afin d'éclaircir la situation. «On a compris que c’était sans espoir lorsque les cadres convoqués, à savoir l’adjointe de direction et le secrétaire général, étaient complètement dévoués à la cause de Séverine Chavrier. La FAD a fait exprès de ne pas convoquer ceux qui pouvaient pointer les problèmes», nous décrit-

 

Après ces échanges, la FAD préconise l’organisation d’un plénum interne à la structure de la Comédie. Soit une grande réunion entre tous les employés. Celle-ci se serait déroulée au printemps dernier, sans médiateur externe.

 

«La réunion s’est transformée en écoute du discours de victimisation de Séverine Chavrier, qui a balayé toutes les expériences vécues par les équipes et les problèmes pointés par la commission du personnel. Ses adjoints nous ont également fait une leçon sur le milieu théâtral, en expliquant que les problèmes venaient de nous, Suisses et Suissesses, et qu’en France, une direction a tout pouvoir pour faire ce qu’elle souhaite.»

Fin de la réunion. Désemparée, la commission du personnel renvoie alors un courrier à la FAD pour l’interpeller sur l’échec du plénum et sur «cette situation […] qui n’a pas bougé, et qui n’est pas près de changer». En vain donc. À l’heure où nous publions cet article, la FAD n’a pu se rendre disponible pour répondre à nos questions. Séverine Chavrier réfute tout en bloc. 

 

Séverine Chavrier se défend

 

Nous aurions dû rencontrer Séverine Chavrier lundi prochain pour qu’elle puisse répondre à ces attaques. L’agenda s’étant accéléré, elle a finalement été questionnée ce mercredi soir. «Navrée par la violence de ces témoignages», Séverine Chavrier réfute l’ensemble des critiques qui lui sont faites et «ne se reconnaît absolument pas dans ces descriptions».

 

Elle évoque «une situation à présent apaisée» et attribue le succès de la Comédie à «un travail d’une équipe soudée».

Concernant les départs, l’intéressée conteste. «Il n’y a pas eu quinze départs mais neuf, et je peux expliquer chacun de ces mouvements. Certains l’ont été pour des questions géographiques ou de promotions dans d’autres structures.»

 

Interrogée sur les accusations de mépris envers la Suisse, Séverine Chavrier se défend de propos qu’elle qualifie de «diffamants», notamment en ce qui concerne l’utilisation de l’acronyme «PPSDM».

 

Réaction de Joëlle Bertossa

Contactée ce jeudi, la conseillère administrative chargée du Département de la culture et de la transition numérique, Joëlle Bertossa, reste prudente. «Nous prenons cette affaire très au sérieux, et il est évident que nous allons nous pencher sur ce qui est décrit dans les témoignages, en démêlant le vrai du faux, avant de prendre les mesures qui s’imposent. En ce qui me concerne, à mon arrivée au Conseil administratif, je n’ai entendu que des éloges concernant la Comédie de Séverine Chavrier, et aucun témoignage, aucune rumeur, ne m’est remonté.»

 

Joëlle Bertossa affirmait mercredi soir son soutien à la directrice de l’institution au micro de la RTS. Elle précise aujourd’hui soutenir «la démarche artistique et le succès de Séverine Chavrier».

 

Joëlle Bertossa affirmait mercredi soir son soutien à la directrice de l’institution au micro de la RTS. Elle précise aujourd’hui soutenir «la démarche artistique et le succès de Séverine Chavrier».

 

Article du 22 octobre, mis à jour le 23 octobre à la suite d’une réaction de la conseillère administrative de la Ville de Genève, Joëlle Bertossa.

 

Andréa di Guardo / 24heures.ch

 

Lire l'article sur cette affaire publié dans Télérama

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February 19, 2024 3:28 PM
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Le Théâtre de la Concorde, cœur battant de la démocratie

Le Théâtre de la Concorde, cœur battant de la démocratie | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié sur le site d'Artcena - 15 février 2024

 

NOUVEAU LIEU
L’Espace Cardin laissera bientôt place à un lieu qui associera étroitement création artistique et débats sur les enjeux politiques et sociétaux.

Le suspense n’aura duré que quelques mois. Après que le Théâtre de la Ville eut définitivement quitté fin septembre 2023 L’Espace Cardinl’avenir promis à la salle de spectacle de l’Avenue Gabriel (Paris, 8e arrondissement) est désormais connu. Face aux nombreuses sollicitations émanant de producteurs privés, la maire de Paris a décidé de bâtir un nouveau projet, concrétisé par la création du Théâtre de la Concorde géré en régie directe et placé sous l’égide, non pas de la Direction des affaires culturelles, mais de celle de la Démocratie, des citoyen.ne.s et des territoires. « Lieu de débat, de réflexion, de contradictions et de création artistique » pensé sur le modèle des universités populaires, l’établissement se veut également, selon Anne Hidalgo, « un rempart contre l’obscurantisme ». Des termes forts, à la hauteur des enjeux démocratiques qui traversent aujourd’hui la France et l’Europe. « L’art est capable de poser les grandes questions qui agitent notre époque, sans violence, par métaphores et allégories, et en même temps avec la force qui lui est propre. C’est ce supplément d’âme que nous recherchons », souligne la directrice, Elsa Boublil.

 

 

Pour définir la ligne artistique et culturelle du Théâtre de la Concorde – dont le nom constitue en soi une promesse – l’ancienne conseillère culture et patrimoine au cabinet d’Anne Hidalgo sera secondée par un Comité d’orientation présidé par Patrick Boucheron, historien et professeur au Collège de France, et composé de personnalités issues d’horizons très différents, dont le dramaturge et metteur en scène Mohamed El Khatib, la comédienne et animatrice de radio Sophia Aram, la philosophe Corine Pelluchon, le syndicaliste Philippe Martinez, le peintre et sculpteur Gérard Garouste. Pluridisciplinaire, la programmation des spectacles s’inscrira en résonance avec les thématiques – politiques, sociétales, mémorielles, environnementales… – abordées et épousera un rythme mensuel. « Cette souplesse nous permettra d’être en prise directe avec l’actualité, de pouvoir nous y adapter et y répondre », fait valoir Elsa Boublil. Celle-ci souhaite, par ailleurs, collaborer avec des structures qui promeuvent   l’accessibilité de tous à la culture. Afin précisément de favoriser son appropriation par un large public, le Théâtre de la Concorde sera ouvert toute la journée. S’y succéderont des ateliers, des conférences et rencontres puis, le soir, des représentations. Des actions culturelles seront également menées, transformant le quartier des Champs-Élysées en un territoire à part entière. « J’ai envie qu’il devienne un lieu, non plus de passage, mais où l’on s’arrête. C’est pourquoi nous travaillerons avec les établissements scolaires, et les habitants des quartiers populaires de la ville, qui doivent s’y sentir à leur place », confie la directrice du théâtre. Un travail qu’entreprend depuis plusieurs années son voisin, le Théâtre du Rond-Point, avec lequel des liens seront tissés. Situés de même à proximité, le Grand Palais et le Petit Palais compteront sans doute, eux aussi, parmi les partenaires du théâtre.  

 

 

Entrée en fonctions le 12 février, Elsa Boublil aura d’abord pour mission d’évaluer les besoins financiers et en ressources humaines, qui détermineront le montant du budget voté cet été par le Conseil de Paris. Parallèlement, elle s’attelle d’ores et déjà à l’élaboration de la saison 2024/2025, dont les premiers contours seront dévoilés début octobre lors de l’inauguration de la salle.   

 

Publication sur le site d'Artcena

 

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