Dans ce rapport est dressé le constat d'une politique de santé environnementale non seulement sous-dimensionnée mais exposée à des reculs majeurs. De "nouveaux" risques sont régulièrement mis en évidence : après les particules fines, les particules ultrafines, après les pesticides, leurs métabolites, le cadmium, les PFAS… Les connaissances des effets sont très insuffisantes et dépassées par le rythme de mise sur le marché de nouvelles substances (sur les 23 000 substances chimiques enregistrées au niveau européen, quelques centaines seulement sont connues). Entre des politiques de santé et des politiques environnementales construites séparément, la santé environnementale reste dans les angles morts de l'action ministérielle : le domaine de la recherche est sous-doté.
La rapporteure liste 85 recommandations et propose de renforcer la place des ministères chargés de la santé et de l'environnement dans le pilotage de cette politique, de restaurer la crédibilité de l'action publique en élaborant une véritable stratégie nationale santé-environnement et confier à l'Anses un rôle de planification.
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