Dans une action organisée par l'EMF avec le Conseil de développement du grand Angoulême, une directrice déclara qu'aujourd'hui les espaces urbains étaient structurés par les mobilités.
Il y a encore 10 ans, les territoires étaient surtout pensé à partir des logiques de développement et des logiques d'implantation de l'habitat. Nos voisinages et nos quartiers étaient en grande partie organisés autour de l'habitat ou de l'implantation de nouvelles activités. Les infrastructures devaient simplement acheminer les uns vers les autres.
Il n'est plus possible de “produire” la ville ainsi. Dans des villes de plus en plus vastes, on ne passe plus où on veut. La ville résiste fortement aux nouvelles voies et aux nouvelles mobilités qui s'imposeraient si nous voulions simplement garder l'accès le plus direct des résidences aux emplois.
C'est donc autour des mobilités, des déplacements, des
70 % d'augmentation en général, dans les grandes villes en cinq ans, l'usage du vélo fait des étincelles. Sauf à Paris où la voiture a déjà beaucoup reculé (9% des déplacements), la part modale de la voiture reste pourtant significative.
À Paris, ce sont les transports en commun qui expliquent la donne. Ailleurs, c'est plutôt la marche : les villes sont plus appropriées, on y circule, sans doute, peut être, éventuellement, … à de moins grandes distances.