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Les insectes à la croisée des disciplines
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Scooped by Bernadette Cassel
November 11, 2020 10:59 AM
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Jean Argouarc'h : Archéologie du signe. Théorie unifiée de l'information et de la connaissance

Jean Argouarc'h : Archéologie du signe. Théorie unifiée de l'information et de la connaissance | EntomoScience | Scoop.it
La connaissance et l'information sont l'une et l'autre des inventions de l'évolution biologique. Nous les suivrons des insectes aux humains, à la fois sous leur forme subjective (mentale) et sous leur forme objective (culturelle). Le concept de signe sera notre fil conducteur. Au final, la théorie s'étendra à la mémoire et à l'intelligence, animales, humaines et artificielles.

 

Les Livres de Philosophie, 09.11.2020

 

via Scoop.it

Scoopé par @dm
sur Les Livres de Philosophie

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April 5, 2020 12:28 PM
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Comment le coronavirus a réveillé l’intelligence collective mondiale

Comment le coronavirus a réveillé l’intelligence collective mondiale | EntomoScience | Scoop.it
Individuellement, nous sommes tous démunis devant la crise du coronavirus. Un boom collaboratif mondial est en train de changer la manière dont la science se fait.

 

Par  Marc Santolini, 04.04.2020

 

"Partout dans le monde, épidémiologistes, praticiens, ingénieurs (et tant d’autres) exploitent sans relâche le flot de données sur l’épidémie pour modéliser sa progression, prédire l’impact des interventions possibles ou développer des solutions aux pénuries de matériel médical.

 

Ils génèrent des modèles et des codes ouverts et réutilisés par d’autres laboratoires.

 

Le monde de la recherche et de l’innovation semble s’être pris d’une frénésie de collaboration et de production de connaissances ouvertes tout aussi contagieuse que le coronavirus.

 

Serait-ce donc ça, la fameuse « intelligence collective » censée résoudre nos problèmes planétaires majeurs ?"

 

[...]

L’intelligence collective, c’est quoi ?

Si nous pouvons mesurer une intelligence individuelle via la performance à diverses tâches et ainsi dériver un « quotient intellectuel » individuel (le fameux QI), alors pourquoi ne pas mesurer l’intelligence d’un groupe d’individus par leur performance à des tâches collectives ?

 

Des chercheurs ont démontré en 2010 l’existence d’un « facteur c » d’intelligence collective prédictif de la performance de groupe aux diverses tâches.

 

Pour qu’un groupe maximise son intelligence collective, nul besoin d’y regrouper des gens avec un fort QI. Ce qui compte, c’est la sensibilité sociale des membres, c’est-à-dire leur capacité à interagir efficacement, leur capacité à prendre la parole de manière équitable lors des discussions, ou encore la diversité des membres, notamment la proportion de femmes au sein du groupe.

 

Autrement dit, un groupe intelligent n’est pas un groupe formé d’individus intelligents, mais d’individus variés qui interagissent convenablement. Et les auteurs de conclure : « il semblerait plus facile d’augmenter l’intelligence d’un groupe que celle d’un individu. Pourrait-on augmenter l’intelligence collective, par exemple, grâce à de meilleurs outils de collaboration en ligne ? »

 

C’était l’esprit à l’instauration de la plate-forme JOGL : on peut mesurer en temps réel l’évolution de la communauté et l’avancée des projets, ce qui permet de mettre en place une meilleure coordination des différents programmes, dont bien sûr les programmes Covid-19.

 

Les données offrent aussi un étalon quantitatif de « bonnes pratiques » facilitant l’intelligence collective, permettant l’avancée de recherches fondamentales sur les collaborations que nous menons au sein de mon équipe de recherche au Centre de Recherches Interdisciplinaires de Paris. En effet, en mettant en action les outils de la science des réseaux, nous étudions comment ces dynamiques collaboratives sous-tendent l’avancée des connaissances."

 

[...]

 

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February 5, 2020 5:48 PM
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Pour une recherche fondamentale publique et française

Pour une recherche fondamentale publique et française | EntomoScience | Scoop.it
En 2018, le budget recherche du CNRS était sept fois inférieur à celui d'Amazon. Si nous ne soutenons pas cette institution, des domaines comme la médecine ou l'intelligence artificielle pourraient dépendre d'intérêts privés et restreindre l'étendue de leurs projets.

 

Par Yves Gaudin, 03.02.2020

 

"... Les défis actuels – résistance aux antibiotiques, ordinateur quantique, énergies propres, réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité etc. – réclament des investissements intellectuels et financiers encore plus conséquents que par le passé. Sur ces thématiques, les géants du web (les fameux Gafam) engagent des sommes comparables voire supérieures à celles des plus grandes nations scientifiques. Le budget de recherche d’Amazon en 2018 était ainsi sept fois supérieur à celui du CNRS. (...)"

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June 14, 2019 4:59 AM
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[Conférence] Méga-performances d'un cerveau miniature - Martin Giurfa

Résumé de la conférence de Martin Giurfa : "Le cerveau d'une abeille contient à peine 960.000 neurones et son volume atteint seulement 1 mm3. Cependant, il est à la base de capacités comportementales remarquables basées sur la présence de phénomènes d'apprentissage et mémorisation dont les mécanismes essentiels ne diffèrent pas considérablement de ceux des vertébrés.

 

Conférence donnée à l'occasion du Forum des Sciences Cognitives (édition 2014), organisé par l'association Cognivence.

 

 

"Nous montrons que des apprentissages d'ordre supérieur qui jusqu'à présent étaient considérés comme le patrimoine de certains vertébrés (catégorisation, apprentissage de règles, etc.) peuvent être maitrisés par ces insectes.

 

Nous tirons avantage de l'accessibilité du mini cerveau de l'abeille et de la possibilité d'étudier des réseaux spécifiques de neurones par des techniques invasives comme l'imagerie calcique, l'électrophysiologie et la neuropharmacologie, entre autres, afin de dévoiler les mécanismes sous-jacents à ces performances cognitives. Nous montrons qu'il est possible d'identifier les neurones et réseaux neuronaux qui sous-tendent des apprentissages d'ordre supérieur, et de comprendre comment le cerveau d'une abeille apprend sur le monde qui l'entoure.

 

Nous combinons ainsi des études de neurosciences et de comportement afin de comprendre les phénomènes de l'apprentissage et la mémoire à partir du cerveau miniature d'une abeille qui excelle dans ces capacités."

 

Bernadette Cassel's insight:

 

Événement en relation :

 

L’extraordinaire intelligence des abeilles Salle polyvalente Lauzerville 14 juin 2019 - From www.unidivers.fr - 13 June, 17:54

 

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May 19, 2019 4:39 AM
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G7 2019 : déclarations communes des académies des sciences

G7 2019 : déclarations communes des académies des sciences | EntomoScience | Scoop.it
En vue de la 45e édition du sommet du G7, qui se tiendra à Biarritz du 25 au 27 août prochains, les académies des sciences des pays membres viennent de remettre à leurs gouvernements respectifs trois déclarations conjointes pour les alerter sur les enjeux scientifiques qu’elles ont jugés prioritaires

 

 

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March 7, 2019 12:22 PM
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Percevoir et bouger : les plantes aussi !

Percevoir et bouger : les plantes aussi ! | EntomoScience | Scoop.it
Ces dernières décennies, des pas de géants ont été réalisés dans la compréhension de la vie végétale : intelligentes, communicantes et capables d’adaptation. Rencontre avec le biologiste Bruno Moulia, après laquelle vous ne regarderez plus votre géranium de la même façon.

 

Les plantes sont-elles capables de communiquer ?  À quoi pensent les plantes ? Sylvie le Roy, 26.02.2018

 
"... L’une des questions le plus débattues aujourd’hui est de savoir si l’on peut considérer la plante comme faisant partie d’un ensemble capable de résoudre des problèmes. Pour étayer cette hypothèse, Bruno cite l’exemple des colonies de fourmis capables de réaliser ensemble ce qu’aucune fourmi ne pourrait faire seule.
 
« C’est un écosystème comparable à notre cerveau où chaque neurone fait des choses très basiques, reçoit un influx nerveux, le trie, l’amplifie ou pas, passe au suivant… Un neurone seul est extrêmement déterministe. En revanche, le cerveau vu en tant que collectif devient, lui, intelligent. Ces modèles de complexité du vivant passionnent aujourd’hui les experts en intelligence artificielle comme les chercheurs qui étudient les plantes. » Des collectifs interdisciplinaires entre sciences de la cognition et sciences des plantes sont en train de se mettre en place, et peut-être vont-ils nous révéler un jour une forme spécifiquement végétale d’intelligence ?"

  

PARCOURS DE BRUNO MOULIA

 

Directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), laboratoire Physique et physiologie Intégratives de l’Arbre en environnement Fluctiant (PIAF), Inra et université Clermont-Auvergne (UCA), Clermont-Ferrand, Bruno Moulia est l’un des pionniers de la biomécanique et de la mécanobiologie végétales.

 

[Image] La dionée attrape-mouche se referme comme un piège à loup sur les insectes qui effleurent ses poils sensibles. Cette plante carnivore est donc dotée de sensibilité et de motricité. Chez la plupart des autres plantes, ces facultés sont moins visibles, mais néanmoins présentes.

 
via Les plantes aussi perçoivent leur environnement et se déplacent | Pour la Science, 21.03.2014 https://www.pourlascience.fr/sd/biologie-vegetale/percevoir-et-bouger-les-plantes-aussi-7822.php
 
Bernadette Cassel's insight:
 
À (re)lire :
 
Le tour de force perceptif des plantes pour se maintenir à la verticale - From presse.inra.fr - November 2, 2016 6:06 PM
 
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November 11, 2018 1:58 PM
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L’avez-vous vu ? De la gomme à mâcher éternelle et les leçons de karaté de la coquerelle

L’avez-vous vu ? De la gomme à mâcher éternelle et les leçons de karaté de la coquerelle | EntomoScience | Scoop.it
Une gomme qui ne perd jamais son goût, créer le parfum des parfums grâce à l'intelligence artificielle et le combat que livre la coquerelle contre la guêpe qui veut la transformer en zombie. Voici quelques nouvelles que vous auriez pu manquer cette semaine.

 

Publié le 02.11.2018

 

 

"Comment les coquerelles (Periplaneta americana) combattent-elles les guêpes (Ampulex compressa) qui transforment leurs victimes en zombies? Elles leur donnent de bons coups de patte aux allures de karaté et évitent ainsi de devenir des « morts vivants ».

 

Le neurobiologiste Kenneth Catania et ses collègues de l’Université Vanderbilt ont filmé des combats en temps réel entre les deux insectes et ont observé comment les coquerelles réussissaient à éviter d’être transformées en zombies.

 

Ces guêpes sont les prédatrices naturelles de cette espèce de coquerelles en Amérique du Nord. Elles n’ont besoin que de deux piqûres pour transformer une coquerelle en morceau de viande ambulant sans résistance.

 

Dans un premier temps, la guêpe saisit le bord du bouclier qui recouvre l'arrière du cou de la blatte et la pique, ce qui la paralyse. Ensuite, la guêpe se penche pour la piquer à nouveau à travers la gorge. La coquerelle est ainsi transformée en zombie et la guêpe n’aura qu’à tirer sur son antenne pour qu’elle la suive comme un chien en laisse suit son maître."

 

 

[Image] Une coquerelle (Periplaneta americana) se bat contre une guêpe (Ampulex compressa).  Photo : Université Vanderbilt

 

Bernadette Cassel's insight:
 
Lorsqu’une guêpe transforme un cafard en zombie | EntomoScience | Scoop.it - From cervenargo.hypotheses.org - November 6, 1:48 PM
 
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November 4, 2018 5:39 PM
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Swarm Intelligence : qu'est-ce que l'intelligence distribuée ?

Swarm Intelligence : qu'est-ce que l'intelligence distribuée ? | EntomoScience | Scoop.it
La Swarm Intelligence, ou intelligence distribuée, est un concept reposant sur la coordination entre un nombre massif d’intelligences individuelles. Découvrez tout ce que vous devez savoir à ce sujet.

 

Par Bastien L, 02.11.2018

"Dans la nature, de nombreuses créatures sont en mesure de coordonner leurs intelligences individuelles pour effectuer des tâches complexes avec efficacité ou même faire preuve de créativité. Prenons l’exemple des fourmis.

Une fourmi seule n’est capable d’effectuer qu’un nombre limité d’actions. Toutefois, une colonie de fourmis est en mesure de construire des ponts, des autoroutes de nourriture et d’informations, de partir en guerre, ou même de réduire d’autres espèces de fourmis en esclavage.

C’est également le cas des bancs de poissons, des nuées d’oiseaux, des essaims d’abeilles et d’autres espèces animales ou même des bactéries. Ce phénomène observable dans la nature a inspiré un concept que l’on retrouve dans le domaine informatique sous le nom d’intelligence distribuée, ou Swarm Intelligence en anglais."

(...)

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Rescooped by Bernadette Cassel from Biodiversité - @ZEHUB on Twitter
August 15, 2018 6:24 PM
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L'Intelligence animale

L'Intelligence animale | EntomoScience | Scoop.it
Nous sommes proches des animaux : de récentes études sur le comportement animal montrent que les bêtes sont aussi proches de nous par leur intelligence, leur mémoire ou leur conscience. Le biologiste Georges Chapouthier va nous raconter comment nos mentalités ont évolué au fil des siècles vis-à-vis des animaux.


Via Hubert MESSMER
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July 13, 2018 5:57 PM
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Podcast : Les abeilles maîtrisent le concept de zéro !

Podcast : Les abeilles maîtrisent le concept de zéro ! | EntomoScience | Scoop.it
Les abeilles sont-elles douées pour les mathématiques ? En tout cas, elles semblent maîtriser ce concept abstrait qu’est le zéro.
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April 15, 2018 5:01 PM
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« Les plantes sont beaucoup plus intelligentes que les animaux »

« Les plantes sont beaucoup plus intelligentes que les animaux » | EntomoScience | Scoop.it
Professeur à l’université de Florence (Italie), Stefano Mancuso a fondé le Laboratoire international de neurobiologie végétale. Il est l’auteur, avec la journaliste Alessandra Viola, du livre Verde brillante qui, depuis sa ­publication en 2013, a été traduit en une vingtaine de langues. La version française vient de paraître sous le titre L’Intelligence des plantes (Albin Michel, 240 p., 18 €).
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March 20, 2018 8:16 AM
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Ce que les scientifiques apprennent sur la cognition animale aide à élucider les mystères de l'intelligence  / Seven creatures with skills that easily beat humans

Ce que les scientifiques apprennent sur la cognition animale aide à élucider les mystères de l'intelligence  / Seven creatures with skills that easily beat humans | EntomoScience | Scoop.it
What scientists learn about animal cognition helps unravel the mysteries of intelligence.
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January 17, 2018 12:51 PM
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Influence du genre de l’expérimentateur - INSERM, Synthèse de presse du jour

Influence du genre de l’expérimentateur - INSERM, Synthèse de presse du jour | EntomoScience | Scoop.it
Une équipe de l’université d’Uppsala, en Suède, dont les travaux sont publiés dans Science Advances, a constaté que le genre de l’expérimentateur (homme ou femme) pèserait sur le comportement des cobayes humains dans les études, rapporte Le Monde dans son édition Science et Médecine. Le neuroscientifique Colin Chapman, qui a analysé la littérature sur le sujet, souligne l’effet booster provoqué par le sexe opposé. Le journal explique que « la présence du sexe opposé dope (…) les résultats aux tests d’apprentissage, aux épreuves physiques ou encore aux évaluations de la douleur ressentie ». Colin Chapman et ses collègues recommandent une prise en compte du phénomène à tous les niveaux de la chaîne scientifique, du laboratoire à la revue, en passant par les agences de financement.

 

Le Monde, édition Science et Médecine (abonnés), 17/01

 

Au laboratoire, une femme n’est pas un homme
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/01/17/au-laboratoire-une-femme-n-est-pas-un-homme_5242762_1650684.html

 

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

Au laboratoire, une femme n’est pas un homme

 

"Plusieurs études montrent que le genre de l’expérimentateur influence le comportement des ­cobayes humains, le sexe opposé ayant toujours un effet dopant sur les performances."

 

Chronique - Nathaniel Herzberg

Publié le 17 janvier 2018 - Article réservé aux abonnés

 

"Vie des labos. En 2014, une étude conduite à l’université McGill de Montréal et publiée dans Nature Methods avait fait sensation. Le psychologue Jeffrey Mogil y révélait l’importance du sexe de l’expérimentateur sur le comportement des rongeurs. Mesures à l’appui, il démontrait l’influence ­néfaste des hommes sur le comportement de rats de laboratoire. Leur seule présence provoquait sur les animaux un surcroît de stress équivalent à trois minutes de nage forcée. Des résultats qui n’ont pourtant pas bouleversé la vie des équipes de recherche. Sauf exception, elles ne se préoccupent guère de savoir si le manipulateur ne serait pas une manipulatrice.

 

L’article que la revue Science Advances a publié le 10 janvier aura-t-il d’avantage ­d’influence ? Une équipe de l’université d’Uppsala, en Suède, a voulu voir si le genre de l’expérimentateur ne pèserait pas de la même façon sur le comportement des ­cobayes humains. Tout est parti d’un souci de reproductibilité des expériences. « J’avais conduit une étude sur le rôle de l’ocytocine dans l’obésité, se souvient le neuroscientifique Colin Chapman, et je ne retrouvais pas les résultats que plusieurs équipes avaient mis en évidence. J’ai soupçonné un biais lié au genre de l’expérimentateur. J’ai parcouru la littérature et, là, ce fut la surprise. Des scientifiques avaient déjà montré que le cerveau, le corps, aussi bien que le comportement s’en trouvaient affectés. Activation ­cérébrale, performances physiques, douleur, apprentissage, intelligence, créativité… La liste semble sans fin. »

Prenons les deux derniers exemples. Une équipe américaine a montré que des ­enfants observés par une examinatrice réussissaient mieux aux tests de QI que lorsque ceux-ci étaient conduits par un homme. A l’inverse, une autre étude a établi que les jeunes obtenaient de meilleurs ­résultats à des épreuves de créativité proposées par un homme, un résultat particulièrement net chez les jeunes filles.


Effet booster

 

Ces deux études apportent de nombreux enseignements. D’abord, elles datent respectivement de 1977 et 1967. Autant dire que ces informations étaient disponibles depuis de nombreuses années. Elles témoignent ensuite de la complexité des phénomènes en jeu : un sexe ne réussit pas mieux que l’autre. Elles orientent enfin vers une quasi-constante : l’effet booster provoqué par le sexe opposé. « Encore qu’aucune étude n’ait regardé si les sujets étaient homosexuels ou hétéro, ce qui raffinerait sans doute ce résultat », souligne Colin Chapman.

 

La présence du sexe opposé dope, en tout cas, de la même manière les résultats aux tests d’apprentissage, aux épreuves physiques ou encore aux évaluations de la douleur ressentie. Ainsi, les hommes relèvent systématiquement leur seuil de douleur ­devant une femme. Réalité de la souffrance ressentie ou souci de coller aux standards de la virilité qui, dès l’école, invitent les ­petits garçons à serrer les dents – « même pas mal ! » ? « On n’en sait rien, admet Colin Chapman. Peut-être les deux. » Ce que plusieurs études ont pu en revanche mesurer, c’est l’effet du genre sur la production de testostérone, qui pousse, par exemple, les jeunes skateboarders à prendre plus de risques devant des femmes. Pis : ces hormones seraient à leur tour absorbées par les examinatrices, ce qui pourrait modifier leur jugement.

 

« Psychologique ou véritablement biologique, cet effet devrait être pris en compte, notamment dans le développement de nouveaux médicaments », insiste Colin Chapman. Qu’il s’agisse de remèdes ­contre la douleur ou de traitements de l’inattention de l’enfant, on imagine les biais potentiels. « Ça peut conduire à prescrire des médicaments inefficaces ou à abandonner des pistes prometteuses », insiste le neuroscientifique.

 

Avec ses collègues, il recommande donc une prise en compte du phénomène à tous les niveaux de la chaîne scientifique, du ­laboratoire à la revue, en passant par les agences de financement. Un vaste chantier : à l’Inserm, par exemple, on admet « ne s’être jamais préoccupé de la question »."

 

Nathaniel Herzberg

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May 3, 2020 12:32 PM
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La science ouverte : refaire circuler le savoir librement

La science ouverte : refaire circuler le savoir librement | EntomoScience | Scoop.it
La science ouverte pourrait être un changement majeur de paradigme dans le partage du savoir scientifique : ne plus le faire payer, partager tout simplement.

 

Par Bruno David, Président du Muséum national d'Histoire naturelle, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), 09.04.2020

 

"... Des premières sociétés savantes jusqu’aux sciences participatives qui aident à enrichir les inventaires et bases de données contemporaines, l’histoire naturelle s’est co-construite avec des amateurs et des passionnés de tout bord sans qui les collections, matériau essentiel de la recherche, n’auraient jamais pu être assemblées ni décrites.

 

Bref, bien avant la révolution numérique qui a été un formidable accélérateur de ces échanges, on faisait de la science ouverte sans le savoir. Car la notion même de science est fondamentalement indissociable de l’ouverture des esprits, qui conditionne celle des publications et des données.

Science ouverte ! Ce devrait donc être un pléonasme, mais cela fait des décennies que cela ne l’est plus. Comment en est-on arrivé là alors que pendant des siècles la communauté scientifique avait réussi à échanger, à s’organiser à travers de multiples réseaux ?

Quand le privé s’accapare et monétise le savoir

Disons que le coup de grâce est venu de l’archange "bibliométrie". Les éditeurs privés, non contents de créer, voire de récupérer moult revues, ont forgé des outils comme l’impact factor (indice qui quantifie la qualité d’une revue à partir du nombre moyen de citations de ses articles) ou le H-index (autre indice qui quantifie la réputation d’un chercheur sur la base des citations de ses articles) sur lesquels les scientifiques eux-mêmes se sont précipités pour s’évaluer entre eux.

 

Magie d’une arithmétique simpliste qui, en dépit de critiques bien étayées, continue d’être utilisée et qui a cadenassé la science en lui fournissant une liste des « bonnes » revues, les plus chères bien sûr dont les abonnements pour 12 numéros peuvent coûter plusieurs milliers d’euros, voire dépasser les 10 000 euros.

Seulement voilà, après avoir demandé aux scientifiques, la plupart du temps payés par les pouvoirs publics, d’écrire leurs articles, de les éditer, de valider gratuitement ceux de leurs pairs, puis de payer pour les lire, les éditeurs ont aussi souhaité faire payer pour publier, simplement en proposant des accès facilités et accélérés à la publication contre rétribution.

 

Bref, une forme d’asservissement consenti s’est installée, où il fallait passer trois fois à la caisse. Certes, il faut reconnaître le travail et la valeur ajoutée de l’éditeur qui a des compétences propres à la valorisation et à la diffusion de l’activité scientifique : éditer, structurer et diffuser un livre, une revue, une base de données, a un coût et un entrepôt de PDF est loin d’être une revue scientifique. Encore faut-il apprécier et monnayer ce travail à son juste prix, et dans bien des cas, les comptes ne sont plus bons.

Refaire circuler librement les connaissances

À trop vouloir gagner, un vent contraire s’est levé, celui de la science ouverte. À l’heure des réseaux et du numérique, pourquoi la connaissance scientifique, bien de tous, ne pourrait-elle pas circuler librement ? Poser la question, c’est y répondre, surtout à une époque où l’acquisition de nouvelles données et connaissances n’est plus le coup d’éclat de quelque savant isolé, mais le fruit de collaborations multiples. La connaissance avance comme une vague collective où tout se partage et où chacun bénéficie de l’influence de tous. Dans un monde économiquement fracturé, la libre circulation des connaissances scientifiques est un indéniable levier de rééquilibrage et de développement, y compris dans les rapports Nord-Sud. Tout ce qui facilite les échanges fait donc sens et est même devenu une nécessité impérieuse.

 

L’avènement du numérique permet cela : au-delà des publications, le croisement et l’agrégation des données de la recherche issues de silos disciplinaires variés permet d’accélérer les possibilités de calcul, de fouille et d’analyse par l’utilisation des machines et de l’intelligence artificielle. Pour que l’innovation scientifique se déploie à cette nouvelle échelle, encore faut-il que les données soient ouvertes et interopérables, tant techniquement que juridiquement."

(...)

 

 

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February 16, 2020 5:47 PM
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L’éco-acoustique, écouter la nature pour mieux la préserver

L’éco-acoustique, écouter la nature pour mieux la préserver | EntomoScience | Scoop.it
En véritables espions de la nature, les éco-acousticiens observent sans être vus ni entendus.

 

Par Jérôme Sueur , 13.02.2020

 

Extrait :

 

"... Reconnaître automatiquement toutes les espèces qui forment un paysage sonore reste encore un défi d’identification automatique qui sera peut-être relevé un jour grâce aux nombreux laboratoires utilisant l’intelligence artificielle et des bibliothèques sonores de référence – comme Xeno-Canto ou la sonothèque du Muséum national d’histoire naturelle.

 

La deuxième option consiste à classer automatiquement, sans les connaître a priori, les sons contenus dans un fichier audio. On estime ici le nombre de sons dans un paysage sans chercher à les identifier. L’algorithme dira, par exemple, que le fichier contient cinq sons distincts sans savoir s’ils sont dus à un ou plusieurs oiseaux, amphibiens ou insectes. Cette technique dite de « classification non supervisée » progresse et devrait aider au suivi de milieux difficiles d’accès, comme la canopée ou les fonds marins.

 

La troisième possibilité caractérise un enregistrement par une seule valeur mathématique, un peu comme un indicateur économique essaie de résumer la santé financière d’un pays. Ces valeurs, ou indices acoustiques, cherchent essentiellement à mesurer la richesse ou complexité sonore d’un enregistrement.

 

Ces indices, créés il y a une petite dizaine d’année, sont maintenant très nombreux et utilisés partout dans le monde. Ils aident, par exemple, au suivi des récifs coralliens. Ces habitats marins abritent une diversité unique et fortement menacée dont une grande partie produit des sons : poissons et mammifères marins mais aussi oursins et crustacés – dont la fameuse crevette pistolet."

 

Bernadette Cassel's insight:

 

'éco-acoustique' in EntomoScience | Scoop.it
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=%C3%A9co-acoustique

 

(3 scoops)

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June 27, 2019 6:56 AM
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Les fourmis

Les fourmis | EntomoScience | Scoop.it
Antoine Wystrach et Audrey Dussutour sont tous les deux éthologistes au Centre de Recherches sur la cognition animale à l’université Paul Sabatier de Toulouse . Tous deux étudient l'intelligence des fourmis, l'un au niveau individuel et l'autre au niveau collectif.

 

La Tête au carré

lundi 26 fév. 2018

par Mathieu Vidard

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May 24, 2019 12:43 PM
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À la rencontre du blob, cette étonnante créature unicellulaire

À la rencontre du blob, cette étonnante créature unicellulaire | EntomoScience | Scoop.it
Cet article est republié dans le cadre de la Nuit Sciences et Lettres : « Les Origines », qui se tiendra le 7 juin 2019 à l’ENS, et dont The Conversation France est partenaire. Retrouvez le programme complet sur le site de l’événement.

 

Par Audrey Dussutour, 06.10.2017

Mis à jour le 23 mai 2019

 

Un être composé d’une seule cellule

"Les blobs sont en réalité des organismes unicellulaires. Ni champignon, ni animal, ni végétal, ils font partie du règne des amibozoaires qui regroupe des organismes informes se déplaçant avec des excroissances appelées pseudopodes.

 

Les premiers blobs sont apparus sur terre il y a un milliard d’années. Le blob est composé d’une cellule mais celle-ci peut atteindre plusieurs mètres de diamètre. Une cellule humaine mesure en moyenne dix micromètres de diamètre, soit dix millions de fois moins. Comment est-ce possible ?

 

Le blob, comme nous, est issu de la fusion de deux cellules sexuées. Elles ne sont pas appelées ovules ou spermatozoïdes car le blob possède… 720 sexes différents. Une fois dans un milieu humide, ces cellules sexuées (appelées spores) partent en quête d’une cellule du sexe opposé. Avec plus de 720 possibilités, la tâche est plutôt facile. Lorsque deux cellules de sexe opposé se rencontrent, elles fusionnent pour devenir une cellule unique. Mais là, contrairement à nous, la cellule ne va pas se diviser, seul son noyau va le faire. La cellule grandira donc au gré des divisions de ses noyaux jusqu’à atteindre des tailles record."

(...)

 

 

[Vidéo] Le blob, une intelligence sans cervelle? Fiction ou réalité: Audrey Dussutour at TEDxToulouse - TEDx Talks, 15.04.2013
https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=47qiwqKRef0

Bernadette Cassel's insight:
 

"Découverte d’un mystérieux être unicellulaire qui intrigue les scientifiques ; il n’a pas de cerveau mais fait preuve d’une intelligence primitive."

 

→ From theconversation.com - 9 October 2017, 23:11
 
Bernadette Cassel's curator insight, May 24, 2019 1:47 PM

 

"Des expériences pionnières qui viennent ébranler tout ce que l’on pensait savoir sur l’intelligence du vivant."

 

 

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March 14, 2019 6:04 AM
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L'innovation Frugale, késako ?

L'innovation Frugale, késako ? | EntomoScience | Scoop.it
L'innovation frugale permet de développer de nouvelles offres à forte valeur ajoutée pour soi et son écosystème, tout en touchant un large public grâce à des prix abordables. La notion de sobriété se trouve ainsi en chaque humain et se reflète au niveau d’une équipe, d’une entreprise, de ses produits ou services.

 

Frugal Innovation day, 14.03.2019

 

L'innovation frugale - la boussole pour naviguer sous complexité et incertitude

 

Lean, agile et frugal ?

 

L'innovation frugale est l'approche non structurée et non linéaire de résolution de problèmes. Elle a été utilisée pour traiter les problèmes "épineux", sous contraintes de ressources, dans les pays émergents comme l'Inde et le reste des BRICS. Cette approche peut-elle aujourd'hui offrir quelques pistes à l’occident pour anticiper un avenir émergent ? Accélérer les projets d'innovation? Faire émerger le potentiel humain de vos équipes en face de l'IA? Réconcilier écologie et économie ?

Peut-elle générer des liens fructueux entre esprit, culture, business modèles, innovation et environnement ?

 

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January 27, 2019 11:57 AM
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À l'écoute des forêts pour mesurer la biodiversité

À l'écoute des forêts pour mesurer la biodiversité | EntomoScience | Scoop.it
Comment faire un suivi efficace de la biodiversité ? En enregistrant les sons produits par les espèces présentes dans les zones à forte végétation.

 

larecherche.fr, 14.01.2019

 

"... Cette science s’appelle l’éco-acoustique. De nombreux travaux sont déjà publiés explique Thierry Aubin, directeur de recherche au CNRS et responsable de l’équipe de communications acoustiques de l’Université Paris-Saclay. Les premières études ont commencé dans les années 1960 sur des insectes et des oiseaux avec les travaux du Français René-Guy Busnel. » Aujourd'hui, l'éco-acoustique utilise les techniques de reconnaissance de sons de l'intelligence artificielle pour une meilleure efficacité."

 

"... L'éco-acoustique se révèle précieuse pour étudier la biodiversité des écosystèmes, notamment lorsque l’imagerie par satellite échoue. « Les satellites ne permettent pas de connaître ce qui se passe sous le couvert végétal, de sorte qu'il est impossible de dénombrer les espèces », raconte Thierry Aubin. Si l'on veut analyser ce qui se passe dans les forêts tropicales, les enregistrements acoustiques sont très utiles. « Avec le mur végétal, les animaux ne voient pas très loin. Les signaux visuels sont inefficaces. Presque toutes les espèces de la forêt (insectes, batraciens, oiseaux, mammifères) n'ont pas d'autres moyens que l'acoustique pour se retrouver », expose le chercheur."

 

 

[Image] La forêt de San Lorenzo hébergerait quelque 25 000 espèces d’arthropodes. Crédit : H.P. Aberlenc/Cirad

 
via "Combien d’espèces d’arthropodes vivent dans les forêts tropicales ?" - CIRAD, 2013 https://www.cirad.fr/nos-recherches/resultats-de-recherche/2013/combien-d-especes-d-arthropodes-vivent-dans-les-forets-tropicales

 

Bernadette Cassel's insight:

 

L'écoacoustique ou la nature sur écoute (cycle La Nature nous parle 4/5) - Conférence MNHN - From www.dailymotion.com - June 17, 2018 10:50 AM

 

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November 9, 2018 10:57 AM
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Les abeilles sont-elles aussi victimes de leur intelligence ?

Les abeilles sont-elles aussi victimes de leur intelligence ? | EntomoScience | Scoop.it

"Pour butiner, les abeilles font preuve de capacités cognitives étonnantes. Mais les pesticides, métaux lourds et autres facteurs de stress attaquent la communication entre neurones, le butinage est perturbé, et c'est toute la colonie qui est en danger. Des biologistes nous en disent plus dans ce point de vue publié avec Libération."

 

Par Amélie Cabirol, Jean-Marc Devaud, Simon Klein et Mathieu Lihoreau, 08.11.2018
 
"... En analysant de près le comportement de ces insectes, on se rend compte que leur style de vie requiert une intelligence particulièrement développée, mais fragile, qui serait une cause majeure de leur vulnérabilité face aux sources de stress environnementaux. Ces différentes sources de stress agissent sur le développement et le fonctionnement du cerveau, altérant ainsi les capacités des abeilles à résoudre un ensemble de tâches cognitives essentielles au butinage, et donc, à leur survie."
(...)
 
[Image] À gauche, l’abeille domestique (Apis mellifera), le bourdon des champs au centre (Bombus pascuorum) et l’halicte, une espèce solitaire (Halictuys scabuisae). Crédit : Simon Klein
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August 17, 2018 11:29 AM
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Conférence de Pascal Picq : L’humanité entre l’intelligence animale forte et l’intelligence artificielle faible

Conférence de Pascal Picq : L’humanité entre l’intelligence animale forte et l’intelligence artificielle faible | EntomoScience | Scoop.it
Alors que persiste le dogme dualiste de la séparation homme et animal, qui obscurcit nos connaissances, on assiste à une déferlante inquiète de rapports et d’articles sur l’intelligence artificielle. Les animaux, pas plus que les machines, ne peuvent rien contre cet obscurantisme philosophique qui nous interdit de comprendre les autres intelligences. Face à l’arrivée des intelligences artificielles, il serait fort utile de comprendre, enfin, les intelligence animales. Ecoutez la conférence du paléoanthopologue Pascal Picq qui s’est déroulée lors de la 1re Journée mondiale de l’animal au Château de Thoiry.

 

Par Maëlle Guignard de la Bigne, 07.07.2018

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August 8, 2018 12:01 PM
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Les insectes aussi sont intelligents ! - rtflash.fr | tregouet.org

Les insectes aussi sont intelligents ! - rtflash.fr | tregouet.org | EntomoScience | Scoop.it
... Si la communauté scientifique a depuis longtemps admis qu’il existait une forme « d’intelligence collective » chez de nombreuses espèces d’insectes, elle considérait, jusqu’au début de ce siècle, que les insectes étaient dépourvus de toute conscience et de toute intelligence, au sens on l’on entend cette faculté chez les mammifères supérieurs. Mais en quelques années, ce paradigme a été remis en cause par de nombreuses recherches qui montrent de manière fascinante que, chez les insectes, intelligence collective ne s’oppose pas à l’intelligence individuelle, loin s’en faut…

Il est vrai que l’intelligence de groupe dont font preuve certaines espèces d’insectes a longtemps occulté les facultés cognitives individuelles dont disposent certains insectes. L’exemple-type de cette organisation commune reste bien sûr celle des fourmis qui possèdent une extraordinaire capacité à travailler en groupe, notamment lors de la récolte de nourriture. Tels des ouvriers spécialisés, certaines fourmis vont en effet découper les feuilles des arbres, alors qu’une autre équipe de « ramasseuses » va aller récupérer ces feuilles afin de les ramener à la fourmilière.

En août 2015, des scientifiques de l'Université catholique de Louvain (Belgique) et de l'Université technique du Moyen-Orient ont cherché à comprendre comment pouvait émerger cette division des tâches. Ces chercheurs ont simulé le comportement de fourmis coupes-feuilles avec une colonie de robots, en utilisant des robots, programmés pour réaliser des tâches simples (ramasser un objet, se déplacer...). Ces travaux ont notamment permis de montrer qu’au bout de 500 générations, ces robots, comme le font les fourmis dans la nature, commencent à s’entraider de plus en plus efficacement, non seulement en se répartissant mieux les tâches mais également en en modifiant l’ordre, de façon à ne pas ralentir la cadence de récolte, de transport et de stockage de nourriture…

Cette forme redoutablement efficace d’intelligence collective, également présente chez les abeilles, repose sur la stigmergie, c'est-à-dire la capacité de se coordonner, sans avoir besoin de communiquer. Dans ce modèle à faible consommation informationnelle, c’est la trace spécifique laissée par un individu qui va suffire pour déclencher l’action d’un autre individu.

(...)

 

Par René Trégouët. RTFLASH,  26 juillet 2018.

 

[repéré via] Des nouvelles des insectes : les Épingles
http://www7.inra.fr/opie-insectes/epingle18.htm#per

 

Bernadette Cassel's insight:

 

'stigmergie' in EntomoScience | Scoop.it
https://www.scoop.it/t/membracides/?&tag=stigmergie

 

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June 12, 2018 12:32 PM
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Des fleurs connectées pour étudier les abeilles

Des fleurs connectées pour étudier les abeilles | EntomoScience | Scoop.it
On connaît mal la façon dont les abeilles sélectionnent les fleurs et se déplacent entre elles. Un outil original vient d’être mis au point par un chercheur, Mathieu Lihoreau, avec des lycéens de Normandie : une «fleur connectée» permettant de décrypter le comportement de ces insectes pollinisateurs. Le scientifique nous explique ce dispositif ingénieux et sa démarche participative.

 

Publié le 23.05.2018

 

[Image] Prototype de fleur artificielle connectée, sur laquelle butinent deux bourdons terrestres (Bombus terrestris). Les insectes sont équipés d’une étiquette en papier avec un QR code. 

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March 22, 2018 1:54 PM
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L’intelligence collective : Internet face à la complexité

L’intelligence collective : Internet face à la complexité | EntomoScience | Scoop.it
Le sujet du Café Science du 7 février 2017 portait sur l’intelligence collective. Aujourd’hui, grâce en partie à Internet, nous sommes plus connectés que jamais. Quelles sont les implications sur notre intelligence collective ?

 

Par Marie Christou-Kent. ECHOSCIENCES - Grenoble, 16.03.2018

 

"... Les termes ‘intelligence collective’ désignent la capacité des êtres vivants d’une même communauté à coopérer afin d’innover et résoudre des problèmes, augmentant ainsi leurs capacités cognitives. C’est Pierre Lévy qui a inventé ce terme en 1994 en lien avec la création d’Internet.

 

Il a été souligné par l’intervenant apiculteur que les humains n’ont pas le monopole de l’intelligence collective. Les abeilles, les fourmis et les termites communiquent et coopèrent de manière étroite et ont une division du travail poussée. Même si les capacités cognitives d’une seule abeille sont limitées, la ruche dans son ensemble manifeste une « intelligence émergente » qui lui permet d’apprendre et de résoudre des problèmes.

 

Ce qui distingue l’humain d’autres espèces sociales, c’est sa capacité à accumuler et transmettre ses savoir-faire d’une génération à l’autre. Cela donne une capacité d’apprentissage accélérée par rapport à la simple évolution biologique. Cette transmission existait, bien sûr, avant Internet, mais la capacité d’Internet à faire avancer la mémoire partagée ainsi que l’apprentissage collaboratif offre la possibilité de franchir un nouveau seuil d’augmentation de l’intelligence collective."

(...)

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February 27, 2018 5:11 AM
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Comment améliorer l’identification des insectes ?

Comment améliorer l’identification des insectes ? | EntomoScience | Scoop.it

"Il y a quelques mois encore, le docteur en intelligence artificielle algérien n'avait jamais entendu parler du Spipoll. Aujourd’hui, Zakaria Saoud connait la base de données comme sa poche. Son job : optimiser l’interaction entre les « spipolliens » pour améliorer le processus de validation des photos."

 

SPIPOLL : à quoi servent vos photos d’insectes ? | Par Hugo Struna, Vigie Nature, 21.02.2018

 

"... Qui valide in fine le nom de l'insecte ? Pour l'instant, ce sont les entomologistes de l'Opie (Office pour les insectes et leur environnement), du Muséum national d'Histoire naturelle et un petit nombre d'amateurs expérimentés. Cela fonctionne assez bien mais maintenant nous voulons aller plus loin.

 
Notre idée est de faire en sorte qu’à terme les participants valident toutes les photos. Et c'est possible : le Spipoll est un magnifique réservoir de passionnés dont certains sont devenus experts dans l’identification d’insectes. Plus on pratique, plus on accumule de connaissances et plus on est en mesure de reconnaître précisément les différentes espèces. En fonction de leurs affinités, localisation ou fréquence de participation, certains peuvent reconnaître, parmi tant d'autres, une espèce de mouche bien particulière, ou un groupe d'abeille ; parfois sans même en avoir conscience !  C’est toute la force du Spipoll.
 
Comment ces « experts » aideront-ils à l’identification des insectes ?
 
Avec mon équipe et un laboratoire de Rennes nous sommes en train de créer un nouveau site internet (plateforme de crowdsourcing) pour renforcer les interactions entre spipolliens. Nous imaginons des équipes qui mélangent des débutants et des experts pour que les uns profitent du savoir des autres. Cela devrait créer une émulation, des transferts de connaissances et renforcer la communauté. L'idéal serait de parvenir à quelques experts pour chacune des espèces : cela facilitera et améliorera l’identification des milliers d’insectes pollinisateurs.  Cette nouvelle plateforme en cours de construction est très ambitieuse."
(...)
Bernadette Cassel's insight:

 

SPIPOLL

Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs

 

 

Une initiative du Muséum national d'Histoire naturelle et de l'Office pour les insectes et leur environnement avec le soutien du Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer.

 

 

 

 

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